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Full text of "Zeitschrift für romanische Philologie. Beihefte"

BEIHEFTE 

ZUR 

ZEITSCHRIFT 

FÜR 

ROMANISCHE PHILOLOGIE 



HERAUSGEGEBEN 



Dr. GUSTAV GROBER 

PROFESSOR AN DER UNIVERSITÄT STRASSBURG I. E. 



I. HEFT 

L. SAIN^AN, LA CREATION METAPHORIQUE EN FRAN^ATS ET 

EN ROMAN 



HALLE A. D. S. 
VERLAG VON MAX NIEMEYER 

1905 



LA 

CREATION METAPHORIQUE 

EN FRANgAIS ET EN ROMAN 



PAR 



LAZARE SAIN^AN 

DOCTEUR ES-LETTRES, LAUREAT DE L'INSTITUT 



IMAGES TIREES DU MONDE DES ANIMAUX DOMESTIQUES 

LE CHAT 

AVEC UN APPENDICE SUR LA FOUINE, LE SINGE ET LES STRIGLENS 






,^" 



HALLE A. D. S. 

VERLAG VON IMAX NIEMEYER 

1905 



PC 



-X 



Table des matieres. 



Pag. 
Avant-propos I 

Introduction 2 — 4 



Premiere Partie: Noras et cris du chat. 
I. Le latin cattus et ses vicissitudes; Considerations chronologi- 
ques (5); Hypoth^ses sur l'origine du mot (6); Formes romanes 
de cattjts (7). 
II. Cris et gestes du chat: Cris pour l'appeler et le chasser (8); 
Le miaulement et ses inflexions (8 ä 11); Valeur psychique 
des cris et gestes du chat (11). 
III. Les noms hypocoristiques du chat: Importance de cette 
nomenclature (12); Loi d'alternance vocalique (12); Echange 
des labiales (13); La reduplication (15); Noms enfantins du 
chat (15 ä 21); Noms argotiques (22); Origine des noms hypo- 
coristiques (22 ä 23); Remarques morphologiques {24); Temoi- 
gnages litteraires (24 ä 25). 

Deuxieme Partie: Sens des noms du ehat. 

I. Sens romans de cattus 26 — 32 

II. Sens de ses derives 32 — 39 

III. Les composes romans de cattus: Importance du sujet (39); 
Composes proprement dits (403,45); Composes par synonymie 
(46 ä 49); Composes latents (49 ä 53); Controverses sur leur 
origine (54); Conclusion (55). 

IV. Sens des noms hypocoristiques 55 — 68 

V. Composes des noms hypocoristiques 68 — 71 

Troisieme Partie: Metaphores usees. 

I. Vie physiques (Parties du corps) 73 — 75 

IL Vie morale (Hypocrisie, flatterie) 76 — 77 

III. Vie psychique (Gaiete, melancolie) 77 — 79 

IV. Superstilions 79 — 82 

V. Applications techniques 82 — 83 

VI. Ironie populaire 83 — 85 



VI 

Appendice. 

pag. 

A. La fouine 86—88 

B. Le singe 88 — 96 

C. Les strigiens 96 — 117 

Notes compl6mentaires 118 

Bibliographie 119 — 122 

Index des notions relatives: 

a) au chat 123 — 126 

b) ä la fouine 126 

c) au singe 127 

d) aux strigiens 127 — 128 

Index des mots 129 — 148 

Table des noms g6ographiques 148 

Table des matiSres V — VI. 



Avant -propos. 



La metaphore embrassant toutes les manifestations de la 
pensee, on pourrait dire que son domaine se confond avec celui 
de la langue elle-meme. Dans ce vaste ensemble, le monde des 
animaux, des animaux domestiques surtout, se r6vele d'une grande 
fecondit6 pour les recherches 6tymologiques. Compagnons de 
l'homrae, ses associ6s dans la vie quotidienne, les animaux domesti- 
ques furent de bonne heure observes par lui; leurs cris, leurs 
allures, leurs penchants, notes avec Sympathie, trouverent une ex- 
pression dans la langue et fournirent des images qui constituent 
un des plus ciurieux chapitres de l'histoire de la langue chez les 
peuples romans. Ici se manifeste principalement la fertilite de 
rintelligence populaire, la spontaneite de ses cr^ations linguistiques. 

Ce monde bien vivant est, dans ses representants les plus 
familiers, le chat en premier lieu, l'objet de cette etude. Un travail 
ult^rieur sera consacr6 au chien et au cochon, un troisieme et dernier 
au betail et ä la volaille de basse-cour. On possedera ainsi, dans 
un tableau d'ensemble, la somme des id6es que les peuples romans 
ont SU tirer du monde des animaux domestiques. 

Ces etudes s'appliquent ä toutes les langues romanes, mais le 
fran(;ais en constitue le fond, parce que, seul, il possede un historigue, 
point de ddpart meme de notre travail. Nous avons largement 
puis6 dans les patois, principalement dans ceux de la France et 
de ritalie. Apres avoir depouill6 les principaux recueils dialectaux, 
nous avons eu la bonne fortune d'etre mis en rapport avec M. 
Gilli6ron, et de pouvoir controler les donndes flottantes des anciens 
patoisants par Celles de l'actualite vivante. Avec le noble de- 
vouement ä la science qui caracterise ce grand travailleur, il a 
bien voulu mettre ä notre disposition les materiaux inedits de son 
Ailas litiguistique de la France. Nous avons tire un parti inesti- 
mable des tresors accumules dans cette magnifique publication, qui 
marquera une date dans les 6tudes d'6tymologie fran^aise. 

Nous adressons nos meilleurs remerciments aux patoisants et 
aux romanistes qui ont bien voulu nous renseigner sur les noms 
enfantins des animaux domestiques (matiere qu'on trouve rarement 
dans les livres): MM. Ed. Edmont (Saint -Pol), Ch. Guerlin de 
Guer (Calvados) et I. Jeanjaquet (Suisse romande), R. Menendez 
Pidal (Espagne), M™^ Carolina Michaelis et J. Leite de Vasconcellos 
(Portugal). Nous remercions tout particulierement notre eher ami, 
M. Joseph Bedier, qui s'est donne la peine de lire ce travail en 
manuscrit et d'en rendre la forme moins imparfaite. 

Paris, novembre 1904. L^^^re Sain6an. 

Beiheft zur Zeitschr. f. rom, Phil. I. i 



Introduction. 



Les etudes d'^tytnologie romane ont certainenient fait, depuis 
Diez, d'incontestables progres. Non pas que de nouvelles avenues 
aient et6 ouvertes ä la science etymologique, mais les principes 
poses par le maitre ont 6te approfondis et 61argis, particulierement 
du cote du latin vulgaire, qui, Studie avec une veritable predi- 
lection, a grandement contribue ä faire de la phonetique romane 
un instrument d'une merveilleuse precision. L'empressement et la 
virtuosite avec lesquels se poursuit l'etablissercent des types vulgaires 
pour chacune des langues romanes ne laissent pourtant pas d'etre 
inqui^tants; car, autant le proc^de, comme exp6dient empiriquej 
se revele legitime et fecond lorsqu'il s'agit de l'ensemble des idiomes 
romans, ou du moins des mots appartenant au fond meme de ces 
idiomes, autant il devient arbitraire et dangereux, lorsqu'il s'applique 
ä des termes modernes ou r6cents. II suffit de parcourir le re- 
pertoire de Koerting, qui en donne l'image la plus fidele, pour 
etre frapp6 du caractere ä la fois problematique et vain de cette 
latinite chimdrique, et de la sterilite des efforts d^penses dans cette 
direction. 

Cest que tout d'abord on ne tient pas assez compte de la 
Chronologie. Les mots les plus v6nerables d'une langue et ceux 
d'une date plus ou moins recente sont jet6s dans la meme balance, 
et on s'efforce de rattacher les uns et les autres ä la meme origine. 
Faire deriver, par exemple, maraud, qui date seulement du XVI ^ 
siecle, du latin marem, homme, ou d'un type rnalaldus (Voir Koerting), 
est non seulement une hypothese gratuite, mais une erreur de 
mdthode. Multiplier ici les exemples de ce genre serait superflu, 
attendu que notre travail fournira les specimens les plus remar- 
quables de ce mirage etymologique. 

D'ailleurs, la raison de ces tentatives doublement illusoires, 
comme point de depart et comme conclusion, est plus profonde. 
Dans la division courante des mots en mots populaires et mots 
savants, ou dans la r6partition adoptee en AUemagne, en mots 
h6rcditaires, empruntes ou etrangers, on constate une grave lacune 
dont la mcconnaissance, en enrichissant le lexique latin-vulgaire 
d'une foule d'intrus, a empcch6 de comprendre tout un cöte de 



la langue. Nous voulons parier de la part d'originalite inhärente 
ä chaque idiome, de l'elaboration incessante des materiaux linguisti- 
ques, de l'apport des patois, du langage vulgaire, du langage en- 
fantin, de tout cet ensemble d'agents createurs qui constitue ä 
coup sür l'element le plus interessant et le plus vraiment national 
d'une langue. 

En fran^ais, ce courant createur, completement independant 
du latin, se fait sentir des le XIII ^ siede et ätteint son apogee 
au XVP, siede föcond entre tous, en idees et en expressions, et 
dont l'oeuvre de Rabelais offre le plus puissant exemple. C'est 
alors surtout qua les termes patois se predpitent de tous les cöt^s 
dans la langue, y prennent radne pour la plupart et s'acdimatent, 
malgre leur humble origine, dans le nouveau milieu oü ils se 
trouvent transplant^s. Devenus meconnaissables, isoles de leurs 
modestes congeneres par un changement scmantique, leur origine 
s'obscurdt jusqu'a devenir ä peu pres impenetrable. 

Ces mots patois appartiennent ä la langue meme; ils sont les 
cr^ations des masses, des hommes de tout äge, meme et surtout 
des enfants, creations qui t^moignent de la spontaneite de I'esprit 
populaire, ainsi que de son incessante activit6. Et ce n'est pas 
notre longue intimite avec la vie et la psychologie du peuple qui 
nous fait voir par un prisme grossissant ce travail perpetuel des 
foules sur le fond dejä existant de la langue, car des travaux tout 
recents ont fait ressortir ce contingent eminerament populaire qui 
l'emporte souvent sur le bien h6rit6, sur la tradilion latine.^ 

Pour mettre en un relief encore plus saisissant l'element cr6ateur 
du langage et sa merveilleuse force d'expansion, nous avons choisi 
comme premier sujet d'etude le nom d'un animal qui n'a qu'une 
faible attache avec la latinite de la decadence et dont le d^veloppe- 
ment semantique, etant post6rieur au XII ^ siede, tombe dans la 
Periode purement nationale de chaque langue romane. Cet exemple, 
du reste, se prete parfaitement ä illustrer la double tendance 
psychologique que nous venons d'exposer : d'un cöte, le travail mental 
des masses populaires sur une base donnee {le latin cattus); de 
l'autre, l'elaboration parallele et integrale de la meme notion par 
une Serie de veritables creations (les noms hypocoristiques de 
l'aniraal). Ces ^16ments rudiraentaires ont ensuite germe dans tous 
les sens et enrichi le lexique de tout un monde d'idees et de 
mots. La metaphore, cet agent puissant de l'evolution linguistique, 
apr^s avoir fait pousser les germes, leur a comrauniqud la vitalite 
et le mouvement. 

L'6tude de la metaphore linguistique est ä peine effleuree. Le 
seul ouvrage a citer, celui de Brinkmann {Die Metaphern, 1878) 
releve plutöt de la litterature. L'auteur se borne le plus souvent 



^ Voir la monographie de Tappolet sur les Noms romans de parente 
(1895) et Celle de Zauaer sur les Noms romans des parties du corps (1903), 
encore que ce dernier omette la nomenclature vulgaire et enfantine. 



A comraenter les proverbes pour en dcduire „l'esprit des langues 
modernes". La point de vue philologique disparait devant l'ana- 
lyse litteraire.i 

Notre 6tude est purement linguistique, mais nous n'avons rien 
n^glige de ce qui pouvait eclairer le sujet. C'est ainsi que nous 
avons mis a contribution le folklore, l'epopee animale et la fable, 
les observations des naturalistes, enfin les differents ecrits sur la 
vie psychologique et sociale des animaux domestiques. 



* La dissertation de Bull (Die französischen Namen der Haustiere in 
alter und neuer Zeit mit Berücksichtigung der Mundarteti, Berlin, 1902) est 
une simple Enumeration des noms fran9ais des animaux domestiques et les 
mentioDs paloises j' sont insignifianles. Cf. encore Fr. Bangert, Die Tiere im 
altfranzösischen Epos, Marburg, 1885. 



Premiere Partie. 

Noms et cris du chat. 
I. Le latin cattus et ses yicissitudes. 

1. Le chat doraestique est entre relativement tard dans Tin- 
timite de la vie enropeenne. Las Grecs et les Romains de l'epoque 
classique l'ignorent; leurs fabulistes le remplacent tantöt par la 
belette [yciXi], musield) et tantöt par le chat sauvage [alXovQoq,., 
felis). A la fin du premier siecle de notre ere seulement, on voit 
apparaitre le mot catta, et cela au beau milieu d'une serie d'epi- 
grammes de Martial (40 — 103), dans lesquelles il est question 
d'oiseaux comestibles. „Jamals l'Ombrie, s'ecrie le poete (XIII, 69), 
n'a produit les chattes que nourrit la Pannonie": 

Panonicas nobis nunquam dedit Ombria cattas . . . 

II faut franchir deux siecles et arriver vers l'an 250, pour trouver 
une autre mention de la chatte, dans la Vulgate (Baruch, VI, 21): 
„Noctuae et hirundines et aves, similiter et caUae." Ce passage 
pourrait ä. la rjgueur servir de commentaire ä l'epigramme de 
Martial: dans Tun et dans l'autre, la chatte se trouve rangee 
aupres d'animaux plus ou moins sauvages. 

L'existence an latin vulgaire de caf/a, au premier siecle, ne 
saurait etre mise en doute. La persistance du mot en daco- 
roumain, sous la forme diminutive cäitusia, en est la preuve: catu^a, 
aujourd'hui propre au macedo-roumain et au transylvain du Nord 
(oü il est atteste des le XVII ^ siecle) est certainement le plus ancien 
nom de la chatte en daco-roumain , oü les noms hypocoristiques 
mt^ä (Moldavie) et pisicä (Valachie) sont venus s'y ajouter plus 
tard. Son existence pan-roumaine est encore demontree par cer- 
tains sens figures toujours vivaces, et dont le principal est celui 
de „menottes, fers". Cette acception metaphorique est 6trangere 
aux idiomes slaves, mais on la retrouve en hispano-portugais: 
gatillo, petit chat et crampon.^ 



^ Deriver catü^i, fers (pl. de catti^a, chatte), du pol. kdtust, chambre 
de tortiire (litt, maison du bouneau), comme le fait eucore recemmciit Dcnsusianu 
(Histoire de la langue roumaine, I, 385), est une pure impossibilitc: l'acccDt 
et le sens s'y opposent ^galement. 



Quoi qu'il en soit, ce n'est que vers le milieu du IV ^ siecle 
que la forme caltus parait chez un ecrivain rustique, Palladius, avec 
sa fonction neltement raarquce [De re riistica, IV, q) : „Contra talpas 
prodest catos (var. cattos) frequenter habere in mediis carduetis." 
Le m6me role de preneur de souris est attribu6 ä catltis dans 
deux passages de X Anthologie laiine. Un sens purement technique, 
machine de guerre, sens qu'il gardera pendant le moyen äge, est 
attache au meme mot chez l'^crivain militaire V6g^ce (IV, 35): 
„Vineas dixerunt veteres quas nunc (au IV ^ siecle) militari barbari- 
coque usu catlos vocant." Dejä les anciens d6signaient certains 
appareils de guerre par des noms d'animaux tels que aries, cu7Ü- 
ctilus, corvus, 7nusculus, scorpio, testudo. 

Enfin, et nous nous plaisons ä relever ce premier temoi- 
gnage d'intimite entre l'homme et le chat, le diacre Jean, ecrivant 
vers l'an 600 la vie du pape Gr^goire le Grand (540 — 604), en 
cite le trait suivant (II, 60): „Nihil in mundo habebat praeter unam 
catlam, quam blandiens crebro quasi cohabitatricem in suis gremiis 
refovebat." Dans la suite des temps, plus d'un grand homme a 
temoigne le meme attachement profond pour le chat. 

Voilä ä peu pr^s les textes qui, pendant les six premiers 
siecles de notre ere, presentent le mot catlusS A partir de cette 
epoque, deux t^moignages contemporains nous renseignent suffi- 
samment sur le caractere vulgaire du mot. D'un cöte, l'ecrivain 
bysantin Evagrius Scholasticus, qui vivait ä Epiphanie, en Ccele- 
syrie, vers la fin du VI^ siecle, nous apprend (IV, 2-^ que l'usage 
vulgaire, la 6vv?'j9^eia, de son temps substituait xdrra ä aiXovQOg; 
de l'autre, l'eveque espagnol Isidore de Seville (m. 636) affirme, 
dans ses Origines (XII, 2, 38): „Musio appellatus quod muribus 
infestus sit; hunc vulgus caittim a captura vocant." C'est pendant 
le moyen äge qu'on voit surgir le premier nom hypocoristique du 
chat, musio ou miisius, dont l'origine enfantine^ sera d6montree 
plus loin. 

2. Les divers temoignages qu'on vient de rapporter ne nous 
apprennent rien sur l'origine meme de caiius. Les hypotheses 
etymologiques modernes se sont portees dans deux sens differents. 
On s'est tout d'abord efforce de rattacher catitis au latin, tendance 
qui se fait deja jour dans l'etymologie d'Isidore rapport^e plus 
haut. De notre temps, Hehn avait admis, dans les premieres editions 
de son livre, que caiius etait une appellation populaire ayant le 
sens de petit animal, „le petit", repondant ä caiulus; mais il aban- 
donna plus tard cette opinion pour s'arreter ä une hypothese 
encore moins probable, d'apres laquelle caitus serait un mot ger- 



* Voir aussi Sittl, dans V Archiv für lat. Lexicographie , V, 133 
et suiv. 

2 Wölfflin {Sitzungsberichte der Bayr. Akademie, 1894, p. II 3), se 
ralliant ä l'etymologie d'Isidore, voit egalement dans musio une formaüon 
nouvelle pour murio. 



manique passe en roman.^ D'autres fönt venir le mot du celtique. 
Stokes, par exemple, postule un type katto-s, qu'il raet en rapport 
avec le nom ethnique gaulois Catli ou Cha/li, dont Grimm avait 
d^jä rapproch6 le neerlandais hesse, chat, ainsi que le nom des 
Hessois. Et Schrader est enclin a combiner les deux hypotheses 
et a considerer le mot comme celto-germanique. 

II est certain que caltus, absolument isole en latin oü il apparait 
d'une fa9on presque mysterieuse, fait penser ä une de ces creations 
linguistiques sans histoire et refractaires a toute analyse. Le gothi- 
que ignore le mot, et sa pr^sence tardive (apres le VII ^ siede) 
dans les idiomes celtiques et germaniques exclut toute Hypothese 
d'un emprunt de la part du latin. D'un autre cöte, la raerveilleuse 
expansion du mot n'est pas moins surprenante. Non seulement 
les noms du chat dans les familles celtiques, germaniques et slaves, 
peuvent remonter ä un type catlus, dont ils d^rivenl directement 
dans toutes les langues romanes, mais les memes noms, dans les 
idiomes semitiques et fino-turcs, pourraient ä la rigueur y etre 
r6duits, II reste pourtant un r6sidu irrdductible (cf. le nouba 
kadis, chat, dans le domaine de l'ancienne Ethiopie), et l'alternance 
vocalique du nom, en germanique et en arabe,'- complique encore 
le Probleme. 

En somme, apres avoir examind les diverses hypotheses 
touchant l'^tymologie de catlus, on se voit contraint d'avouer qu'on 
n'en sait absolument rien. On ignore et la provenance du nom 
de l'animal et les modes de son voyage autour du monde. 
D'ailleurs, il serait etonnant qu'il en füt autrement, puisque les 
naturalistes ignorent ^galement la souche du chat domestique, son 
lieu d'origine et son expansion. La linguistique, tout ä fait im- 
puissante a rdsoudre le probleme, l'abandonne a la science de 
la nature. 

3. Voici les reflets gallo-romans de cattus, caila^: 

Au Nord: ca, co (f. caie), cou (Somme), keu (Pas-de-Cal.), kye 
(f. kyete) Namur, ty^, tchyi (Liege), Ü (f tele) Marne. 

Au Centre: cha (f. chaie) et Ouest, cM (f. chete) et Est, ä c6t6 
de tcha (f. tchaie), tche (f ichete), isa (f. tsate), tse (f tsUe), tso (f. tsote)\ 
sta, sß {i. siHa) Savoie, ä cöte de (a {t fafa) et /a {f./afa), sa (f. 
sa/e) Dordogne. 

Au Sud: ga [l gato), a cöte de ca {L ca/o), cha, tcha, isa (f. 
chato, tchato, tsato). 



1 Hehn, Kult urpß amen und Haustiere, VI^ ed. commentee par Schrader, 
Leipzig, 1901, p. 447 h. 455. 

2 Cf. angl. Mt, minet, allem. Kitze, i\ c6t6 de l'anglo-saxon cat (atteste 
des l'an 800), aha. chazza, mod. Katze, et kutz\ cri pour le chasser; de meme, 
arabe kitt (XIV e s.), ä c6t6 de kouttous (XV e s.) et de la forme vulgaiie 
moderne katt. 

8 D'aprSs V Atlas linguistique de la France. Notre transcriplioii se 
rapproche autant que possible du fran^ais. 



II est ;\ rernarquer qne chatte s'est ddfinitivement substitue 
au rnasc. chat dans les Vosges et en Lorraine: la forme feminine 
semble en effet chronologiqiiement antdrieure, comme le montre 
le lat. catia et le roum. cätu^ä (cf. aussi allem. Katze). 

Le type cat- se rencontre au Nord et au Sud (Gase, Lan- 
gued.) a l'etat pur; au Centre, avec l'initiale sifflante comme en 
Limousin, en Auvergne et ailleurs (Val Soana ciat). Ce type, qui 
se refiete encore dans le roum. cätu^ä,^ revient sporadiquement en 
Italie (cf. Abruz. catta, ä cöte de gatta ou jatta), oü domine la 
forme parallele gat-, comme dans le midi de la France et dans le 
reste du domaine roman (it. gaito, rdto-rom. gat, ghiat, dyat, sarde gattu, 
ghiattu, giütlii; esp.-port. gato). C'est un d6veloppement phonetique 
normal dans ces regions, et la coexistence des deux formes est 
encore vivace en Gascogne et en Languedoc. 

II. Cris et gestes du chat. 

4. Les cris dont on se sert pour appeler les chats sont gen6rale- 
ment tires des noms memes de ranimal. Ainsi, en fr.: mmi-mini! 
7ninet-?mnet ! minot-minotl (ä St.-Pol: vii7ie-mine! vii-minoute!), qui 
repondent a l'it. : mitii-mini! micco-micco! muci-muci! et ä l'esp. : 
viis-misino-viis ! viino-mis! {mini-tnizo!), mus-mus! (Galice mico-mico! 
7nichviho - michinJio ! et L6on michin-michin!). Certaines de ces 
formules ont pourtant garde la forme primitive du nom hypo- 
coristique, tandis que la langue generale l'ignore ou n'en connait 
que la forme ddriv^e: cf. d'un cöte, le galic. gache! inconnu ä. 
l'espagnol, et de l'autre, le port. bich-hich! bichinho-bichinho ! qui 
conserve le primitif bich, minet, lä oü le port. ne connait plus que 
le ddrive bi'chano, chat. 

5. Les cris servant ä chasser les chats: pss-pss! {pch-pch!) 
St.-Pol, pse! Mil., /i/jj-^m./ Montbel. etH.-ltalie (esp. bis-bisf cri d'appel), 
puxe! Galice, et piss-piss! Roumanie (dans la H.-Bretagne, cri 
d'appel). De lä, quelque noms enfantins de Tanimal: Parme biseii, 
rainet, repondant ä FaÜem. äj.? (Buse, Bizi); le valaque /»/j/cä, chat, 
dimin. de pisä (cf. alban. piso, minet), repond ä l'angl. puss {pussj>); 
cf. tamil puset, kurde pishik, afghan. picho, pers. pouchek. 

Ensuite, Mil. ghicc-ghkc\ (= gatto! gatto!), esp.-port. zape! 
fiite! ä cöte de ox-te! aba-te! Abruzz. f rüste {friste)! Certains de 
ces cris s'appliquent egalement aux chiens: Calvados ksi-ksi! Sic. 
chiss-chiss! [ghiss-ghiss!), Naples ci~ci!, tandis que l'esp. casc! (quesc!) 
sert plutot ä appeler la bete. 

6. La forme primordiale du miaulement est presque mono- 
syllabique: mi-mni\ Plus tard, cette plainte monotone s'amplifie 
de toute la gamme vocalique, et, dans une troisieme phase, sa 
forme linguistique s'achfeve par l'addition d'un certain nombre de 



^ Le masc. cotoc, cotoiü, matou, derive du slave kotü, id. 



consonnes, principalement des liquides. Les nombreuses mödu- 
lations et inflexions de ce cri caracteristique, suivant le sexe et les 
etats d'äme du chat, 6chappent naturellement a toute transcription; 
mais les patois ont essaye de tourner la difficulte ä l'aide de 
multiples approximations. Voici les premieres formes linguistique- 
ment ^iabor^es, en remarquant que chaque modulation est susceptible 
d'une forme renforcee par l'addition de la semi-voyelle y, et d'une 
forme mouillee par l'absorption du meme son:i tnawer Luxemb. 
(mais il niyo), myawer Vosges, gnatver Malm6dy; myayer [gnyayer) 
Loiret, myetver Lux., viyowva H.-Loire, myowga'^ Lozere. La forme 
vosgienne, myawer, est la plus ancienne que connaisse la langue 
litteraire, dans Renard le Nouvel (6d. Houdoy, v. 3200): 

Et Tibiers 11 cas est enclos 
En le dispense; ä miawer 
Frist si haut c'on l'o'i tout der 
Ou garding . . . 

7. Ces formes ont subi de nombreuses araplifications, par 
l'addition de consonnes simples (/, n, r, d, s) ou composees [nd, 
rl, etc.). De lä: 

L: myaler Jura, Vosges, etc. (au midi: miala), mawler Hainaut 
(midi: mätiJd), my aoler {myaivkr) H. -Marne, Liege (midi: miäuld) 
et gnaiüler Liege (Gase, gnäula) ; m^ola Charente (Albi begotila) et 
myeouJa H.-Garonne; myoler Jura, etc. (midi: miold) et myouler 
Nievre (midi: mtoula, anc. pr. miular); cf. Suisse allem, mauebi. 

N: myatmer Cöte-d'Or, etc. (midi: miand), myaontier Berne, 
Jersey (midi: niiäima), myatugna Alpes-Mar. (Nice 77iieugna, Auv. 
mihind) et gnaiügna\ myotmer Vosges, etc., myouna Vend6e, etc., 
a cote de myona; cf. Bourn. m'nana et anc. fr. mynotver (Bibles- 
worth, ap. Godefr. : Chat viynowe, serpent ciphele). 

R: viyarer Aoste (Sav. miärd), myaivra H.- Alpes, et myoiira 
Basses-Alpes; mirawi Namur; cf. allem, murren, 

D: myawder Sarthe, myoder Maine-et-Loire, myouder Vcnd6e; 
cette forme se rencontre au XVP siecle (Du Bellay, Epitaphe d'un 
Chat) : 

Ains se plaignoit mignardement 

D'un enfantin myaudement. 

S: myaousi Luxembourg; cf. allem, mauzen (= tnauen). 
ND: my ander Orne, Mayenne. 
RL: myarler Charente, Allier. 
RN: maronner Nord. 



* D'apres V Atlas linguistique (note dor^navant par A^\ les formes 

meridionales mises entre parentheses sont puis^es dans Misti;il et dans Piat. 

2 L'insertion de z/ et de ^ pour cviter l'hiatus, ä l'inslar de l'it. ntiago- 
lare et miavolare. 



lO 

8. Cc tablcau, bien qu'il soit loin d'epuiscr la richesse des 
inflexions du miaulement, peut ccpendant en donner une idce assez 
exacte. 11 conticnt la plupart des types auxquels on pourrait 
simplcment renvoyer les autres formes romanes: it. miagolare et 
gnaulare {ei. viyozvga et gnawler), miavolare et dX^X. gnavolare (cf. 
f/ivozvva), Sic. miauUari (cf. myaivkr), Genes miägna (cf. mieugna), 
Piera. gnaogne (cf. gnaugfia); esp. maullar (cf. 7natvler), mayar (cf. 
ffiyayer), miagar (cf. myowga), port. ?niar ou mear (cf. // myo)\ 
engad. viiular (cf. 7nyotiler); rom. miaiinä (cf. viyaonner) et miorläi 
(cf. myarkr). 

9. Corame les modulations du miaulement se rapprochent plus 
ou moins du cri de l'äne, de la chevre, du cochon, du chicn 
particulicrement, l'expression linguistique du grondement se con- 
fond parfois avec des verbes synonymes appliques: 

ä l'äne: braire (Morbihan, etc.); cf. Genois rägna (Napl. regnok- 
jarc), miauler et braire (sens special au parmesan); 

au bceuf: Meurthe-et-lNIos. boualer, Dröme bhila, propr. beugler; 
cf. May. jniaiider, miauler (des chats et des jeunes veaux) et Abr. 
inauld, miauler et beler (cf Abr. Tagnelle maule) ; 

au chien: Nievre, Yon. etiler (= hurler); cf. Sav. mioida (miäuna, 
miäura), miauler et aboyer, Mil. mugola et Napl. gualiari, id.; 

au cochon: Pas-de-Cal. otngtier, propr. grogner, etc. 

Ou bien, ce grondement est rendu par des verbes au sens 
general, tels que: 

brailler: Morbih., Neufchät. brailler', port. berrar, bradar (cf. 
gato berrador, bradador, syn. de gato miador)\ 

bramer: Ardeche bramä\ 

crier: Ille-et-Vil. crier; 

gueuler: Vosges, Meuse gaoler; 

piailler: H.-Marne piailler\ 

pleurer: Doubs py eurer. 

Le miaulement se rapproche encore de la voix de certains 
oiseaux, tels que le milan, le hibou (cf pr. la machoto fai ?niau), etc. 

10. Le miaulement revet une forme differente lorsqu'il exprime 
un etat passionne, l'amour ou la colere. Pour appeler le male, la 
chatte pousse le cri caressant rou-rou! ou m'rou-m'rou! De lä: 
fr. router (routonner), Liege raoter et raoler (cf Suisse allem, räulen), 
INIay. rwaoder (Sarthe rwoder), Yonne rouaner\ esp. fnarrar (morrar) 
et roum. ?näräi; ou eile pousse des cris combines: pr. rou?niao (roumo- 
roumiau, ramamiau), maragnau; Sic. mamm (mamau), viarramamau 
(gnarragnanau); esp. maumau, marramizar, ce demier employe par 
Lope de Vega {Gatoinaquia, I: Y al tiempo que los dos marra- 
mizaban . . .); cf Suisse allem, viurmau {= ?m'au). 

Dans la colere, le miaulement est bref, precede d'un gronde- 
ment sourd et rauque: pr. graumela, graula (greula), raugna, re- 
tniaunia (remoumia); Pas-de-Cal. roniyonner, Sav. rioler. Lorsque, 



II 

irrite ou eflfraye, le chat jure (comme on dit), c.-a-d. releve ses 
levres dans un rictus qui decouvre ses dents, il fait entendre une 
Sorte de crachement ff . . . pff . . ., traduit ^ds f euler (Dxömefyala), 
faire foute-foute (Calvados), repondant au Sic. affutari et au Lim. 
espotifida {cf. ^Wera. fauchen, pfuchzeii). 

11. Le ronron, ce roulement continu et monotone qui se 
produit dans la gorge du chat, fait penser au bruit d'un rouet en 
raouvement: de Iz, filer (Vendee: filer son rouet), ii. far le fusa, 
faire les fuseaux, ou tornire, travailler au tour (roum. toarce), Piem. 

fe le spole, devider, Abr. 'ndruva, filer, ou fa V urghene, faire le 
bruit de la toupie, Berg./a 'nda 7 carel, Andal. hacer el carreton', 
ou des formules plaisantes telles que dire son credo (Vendee), dire 
son paier (Pas-de-Cal.), dire son chapelet (Savoie). 

Le terme ronronner ou filer son ronron a pour correspondants 
patois: faire son rou (Loire) et faire son rou-rou (Puy-de-D6me), 
de meme es\). arrullar (marrullar); ensuite, pr. ramia (roumia), Berr. 
rominer (rouminer) , Vendöm. rander, pr. rend (Lim, rana), rouna 
(Sav, ronner), rounca [rounga, rangoula), roufa (roufla, rounfla), Pi6m. 
ronfe, port. rufenhar (tocar o rufo), et pr. ressä, propr. imiter les 
mouvements des scieurs de long (it. russar „ronfler"), ä cote de 
grhila (= crier comme le grillon). Remarquons, enfin, que le 
ronron se confond souvent avec le grondement dejä mentionne 
(cf. Suisse rotinna et pr. rougna, Berg, frtmfnma, etc.). 

12. Quelques mots sur la valeur psychique de ces cris et 
gestes. On a remarque plus haut que le miaulement offre des mo- 
dulations aussi nombreuses que variees, suivant le sentiment qui 
anime le chat. Pour demander sa nourriture, par exemple, les 
7niaou sont d'abord doux et pressants; si on la lui fait attendre, 
ils s*accentuent et atteignent un diapason tres elev6, sans cesser 
de garder l'intonation de la priere caressante. Pour appeler ses 
petits, la chatte se sert du cri tres doux et tres tendre rou . . . 
?>iia, qu'elle prolonge en fermant ä demi les yeux; pour appeler le 
male, eile pousse encore le cri caressant m'rou . . . nirouou, mais 
avec une intonation plus energique et moins tendre que Celle 
qu'elle prend pour ses petits; dans les rencontres nocturnes, ces 
miaulements deviennent des cris aigus imitant presque des cris 
d'enfant au berceau. 

La plus grande satisfaction du chat s'exprime par le ronron', 
avide de caresses, il ne sait, pour les queter, quel tour inventer: il 
va, vient, haussant la tete, faisant le gros dos (expression pass6e en 
proverbe) et se frölant contre la personne qu'il affectionne. Effraye 
ou irrite, le chat ne miaule pas, il jure et herisse ses poils ou se 
courbe en arc, haussant un dos menayant. 

Les jeunes chats sont tellement remuants, qu'a peine leurs 
yeux ouverts, ils se mettent a jouer, executant les sauts les plus 
singuliers et les mouvements les plus gracieux. Ces sauts et ces 
gambades auxquels se plaisent les minets comme les petits enfants, 



ne restent pas ctrangers au chat adulte que l'on voit souvent, en 
pleine maturite, courir et cabrioler avec mille tours apr^s sa queue, 
Oll n'importe qiiel objet qu'on agite devant lui. Ce trait charmant 
a ctc saisi deja par un des auteurs du Roman de Renart (ed. Martin, 

11,667): 

Tiebert le chat qui se deduit 
Sanz conipagnie et sanz conduict, 
De sa coe se vet joant 
Et entor lui granz saus faisant. 



III. Les noms liypocoristiques du chat. 

13. Les appellations du chat, appartenant ä cette seconde 
catcgorie, sont tres nombreuses. Elles temoignent de l'importance 
sociale de ranlmal et de la profonde Sympathie qu'il a su inspirer 
ä l'homme. Ces noms de tendresse sont propres aux enfants et 
au langage populaire, ce qui explique leur frequence dans les patois 
et leur rarete dans la litterature. Leur interet etymologique n'en 
est pas moins tres grand, car ils ont enrichi la langue litteraire 
d'une foule de mots qui y sont restes gräce ä l'oubli de leur humble 
provenance. 

Le langage enfantin a jusqu'a present attire l'attention des 
psychologues plutot que des linguistes, et les renseignements que 
nous devons ä ceux-ci, sont encore insuffisants, surtout au point 
de vue lexicologique;i mais, d'ores et d(^jä, on entrevoit la con- 
tribution föconde que ces etudes sont appel6es ä apporter ä l'6tymo- 
logie, en faisant ressortir ce cöt6 original et universellement humain. 

Un certain nombre de lois g6nerales dominent ce genre de 
creations ainsi que l'ensemble des formations imitatives. Nous ne 
pouvons que les effleurer ici, afin de faciliter la comprehension des 
faits ulterieurs. 

Sous le rapport phonetique, l'alternance vocalique (i-a-o) 
contribue ä donner ä cette catdgorie de mots une variete sur- 
prenante, laquelle a deroute jusqu'a present les 6tymologistes. On 
peut y ajouter, comme complement, l'alternance consonantique des 
labiales m et b. 

Sous le rapport lexicologique, la tendance a la r6duplication 
lui fournit un moyen autrement fecond pour (Stendre son domaine. 

a) Lei d'alternance vocalique. 

14. Une loi generale qui domine toutes les formations d'origine 
enfantine, permet aux mots de cette categorie de parcourir toute 



1 Nous nous bornons ä eiler un seul document, ties important par 
l'exactilude de )a nolation linguistique, les Notes sur Vappre7itissage de la 
parole chez un enfant, par le patoisant feu Ch. Roussey, instituteur ä Paris 
(dans La Parole de 1899 et 1900). 



13 

l'echelle du vocalisme sans que la modification de la voyelle radicale 
entraine necessairement un changement correspondant de sens. 
G^neralement, cette alternance s'arrete aux trois voy alles fonda- 
mentales: i, a, ou\ mais, souvent aussi, eile se borne aux deux 
premieres (cf. it. bimbo et bambo, enfant). Trfes souvent aussi, ces 
imances vocaliques ont et6 utilisdes comme autant de moyens se- 
mantiques, ce qui a permis de preciser les sens primitivement 
multiples des termes enfantins. 

L'alternance vocalique dont il s'agit ici, n'a rien ä faire avec 
l'apophonie indo-europeenne: c'est un phenomene d'un ordre plus 
universal qui ne concerne que la voyelle radicale, et qui, comme 
proc6de g6n6ral du langage, peut se retrouver partout ailleurs. 
Diez mentionne seulement [Gratnmaire, I, 65) „les locutions pour 
la plupart interjectives, formees de deux ou trois parties oü se 
suivent les voyelles i, a, ou, ou ordinairement les deux premieres 
seules"; mais il rattache ä tort cette apopJionie romane a „l'usage 
germanique excitant les Romans a l'imiLation". 

Ce n'est que tout recemment que cette apophonie speciale aux 
termes d'origine imitative, a commence a appeler l'attention des 
linguistes. M. Grammont en a donne une exposition tr^s claire, 
en l'appliquant aux mots ä dedoublement de formation onomato- 
p(§ique. 1 Nous en tirerons parti dans l'examen 6tymologique des 
noms enfantins du chat, et pour le moment nous retiendrons cette 
bonne constatation: „Les mots onomatopeiques obeissent servilement 
aux lois phonetiques qui dominent les autres mots de la langue ä 
laquelle ils appartiennent, meme si les transformations que leur im- 
posent ces lois doivent leur öter toute valeur expressive." C'est ce 
fait qui explique comment les formes linguistiquement elaborees des 
mots imitatifs ou enfantins se sont montrees jusqu'a present refrac- 
taires ä toute analyse 6tymologique. 



b) Eohange des labiales. 

15. Le changement de m en b n'a pas ete jusqu'ici l'objet 
d'une 6tude speciale. Les quelques exemples cit6s par Diez (I, 158), 
et qui pourraient etre multiplies, sont envisages comme des ano- 
malies inexpliquables. 

Le phenomene parait familier au langage enfantin, Tantöt le 
b (/>), initial ou median, se substitue a Vnt primitif, et tantöt la 
coexistence, a de courts intervalles, de deux phonemes semble in- 
diquer leur rapport intime. Le mot mouche, par exemple, est pro- 
nonce tour a tour, d'apres les observations dejä mentionn6es de 
Ch. Roussey (les chiffres indiquent l'äge de l'enfant par mois et 
par jours): p{b)itchs, XVII, 30; metch, XXIII, 2; 7n^ouf, XVIII, 7; 
mompv {v tr^s faible), XVIII, 17; messy, XVIII, 19; pop/, XIX, 5; 



1 Dans la Revue des langties romanes de 1901, notamment aux pages 100, 
128 et 129. 



14 

monch, XIX, 15; mo7i (le ch nasal a disparu), XX, 4; bouch {ch doux 
allemand), XXIV, 17. Donc, dans ces neuf cas, I'enfant prononce 
cinq fois Vtn initial qu'ii remplace quatre fois par b plus ou raoins 
pur. La forme m^ouf est particuli^rement interessante ä noter 
comme point de transition entre les deux sons. Cet empietement 
du b devient frappant dans les autres cas cit6s par le meme ob- 
servateur et qua nous examinerons brievement: 

«) Initial: petsy'o (monsieur), XIX, ig, et bese! XXV, i ; pesyi 
(mersi), XX, 20, et mesy, XL; bouchye (moucher), XXIV, 13; back 
(mange), XXV, 11, et basS (manger), XXXII; batö (menton), XVI, i; 
balad (malade), XXVI, 20; badeu (mon Dieu), XXVI, 7; bot (montre), 
XXVII, 2; base (marcher), XVII, 8; bizit (musique), XXVIII, i, et 
muzik, XL; 

/3) Median: bH (alumette), XIX, 4, et mit, XXIII, 17; pizy 
(chemise), XX, 4, piz et sebiz, XXXIII [a bis, la chemise, XV, 8); 
rahas (ramasse), XXIV, 22; back (fromage), XXVI, 16, et somaz, 
XXXIV; sobel (sommeil), XXXII; 

7) Final: dap (dame), XXI, 29. 

Ces diffdrents exemples, qui vont jusqu'au quarante-huitieme 
mois, terme des observations de Roussey, montrent la pref^rence 
pour b aux d^pens de 7fi, et ce n'est que relativement tard (cf. mersi, 
musique, etc.) que ce dernier reprend sa place dans la bouche de 
I'enfant. II ne s'agit donc pas ici d'une sorte d'incapacit6 physio- 
logique (la prononciation nette de maman, au prämier jour du 
dixieme mois, en prouve l'invraisemblance) , mais bien d'une sorte 
de predilection ou plutot d'affinite intime des labiales en question. 

Quoi qu'il en soit, ce ph(^nomene n'est pas exclusivement propre 
au laugage enfantin (cf. it. bimbo et mimmo) ou aux formations 
onomatopdiques (cf. beugler et jneugler); certains mots courants de 
la langue en portent la trace (cf. mandore et pandore, esp. bandurrid), 
et diverses familles linguistiques trahissent la meme tendance. C'est 
ainsi que le djagatai ou turc oriental remplace par un b Vm initial 
des mots arabo-persans [inusidman y devient bousoiinnan); inverse- 
ment, le basque change souvent en m le b initial des mots em- 
prunt^s au roman : magina y remonte ä vagina et ?naino ä bailo. ^ 
Le breton, pour citer un exemple plus rapproch^, n'est pas moins 
curieux ä cet 6gard, et le ph^nomene n'a pas echapp6 aux cel- 
tisants : „Un m ne se change pas en b, mais tous deux se changent 
en V en mutation douce et sont alors expos6s ä. se confondre 
accidentellement". 2 

Cette explication nous parait insuffisante, surtout lorsqu'on 
tient compte de I'universalite du phenomene. En realit6, ?n se change 



1 Voir Zeitschrift, XVIII, 139. 

2 Ernault, cite par V. Henry, Lexique etymologique du breton moderne, 
Rennes, 1900, p. 23. Ou y releve, enlre autres exemples, beut pour le lat. 
mentha. 



15 

directement en b, p, v (cf. dimi, dial. dnmet), Sans avoir besoin 
d'intermediaires: bonirer, pour montrer, est familier a tout l'Ouest, 
et it. musica devient en comasque buseca, comme dans le langage 
enfantin (Voir plus haut). Las noms hypocoristiques du chat 
oifriront des exemples autrement importants ä l'appui de cette 
tendance generale du langage, 

c) La reduplieation. 

16. La r6petition de la premiere syllabe du mot a toujours 
6t6 regardee comme un trait distinctif du langage enfantin, et cette 
tendance continne ä etre vivace (cf. fifille, viimlre). Le redouble- 
ment fournit aux enfants une ressource des plus precieuses qui 
leur permet, tout en disposant du meme fonds de syllabes primor- 
diales, d'accroitre leur capital d'idees. Mais il ne faut y attacher 
aucune precision s^mantique. Ou a remarqu6, en effet, que les 
noms enfantins du pere et de la mere, dans les langues des deux 
mondes, sont rendus par un petit nombre d'articulations, dont le 
sens varie incessemment, de sorte que mavia signifie pere en georgien, 
et papai, mere, en araucan; nana, mere et nourrice en slave, et 
nhii, mere, soeur ainee, frere, grand'mere en osmanli. 

C'est ainsi que nounou, qui n'est qu'un des aspects apophoni- 
ques de nana, est rendu par l'enfant de Roussey (XVII, 27) ä la 
fois par nounyo, nlni, nini, nenew, et chacune de ces formes est 
susceptible d'un sens plus ou moins rapproche de l'acception primi- 
tive: grand'mere, et subsidiairement nourrice, sens du lat. noima, 
qui est le meme mot.^ En Italien, fia?ma (pr. notmo) signifie „dodo" 
(cf. 7unna-natma) et derive de la notion de grand'mere, comme 
d'ailleurs, dodo lui-meme (qu'on derive, depuis Menage, de dor?nir), 
remonte ä la meme notion: Liege dada, grand'mere, et enfantin 
doudou, nounou (cf. Roussey, XIU, 23), et lait, ä Mayenne, ä l'instar 
de lolo, lait, en rapport avec le g6nois lala, tante, lala, grand'mere 
(en grec moderne). Expliquer les termes enfantins dont la majorite 
rentre dans la sphere des creations linguistiques universellement 
humaines, par des mots de la langue commune, c'est vouloir 
renfermer dans des cadres fig^s ce qui est extremement fluide et 
inddpendant du temps et de l'espace. 

17. Le grand nombre des termes hypocoristiques designant 
le chat derive, ä quelques expressions pres, signalees plus loin, de 
la notion miauler, l'animal ^tant simplement con^u comme le 
miauleur, comme le miaou de nos enfants. Les anciens Egyptiens, 
non plus que les Chinois, ne l'appelaient pas autrement. Les 
langues romanes sont d'une richesse exuberante quant ä cette 
nomenclature enfantine, ayant exploild la plupart des types pho- 
nctiques qui rendent le miaulement et y ayant ajout6 un certain 



1 Voir Herseus, dans \! Archiv für lat. Lexicogr. XIII, 149 — 172 („Die 
Sprache der römischen Kinderstube"). 



nombre d'autres, qui completent le tableau des formes expressives 
du chat. 

De meine que tnaoii et 7nar representent des ^tapes phoniques 
antcrieures aux types renforces niiaou et ?mar, de meme les noms 
enfantins du chat ont gardd la forme primitive de la notion verbale: 
*maler en rapport avec mialer, *majiner avec viianner, *marer avec 
7)iiarer, *tnader (cf. port. mada, miaulement) avec miader. De lä, 
quatre themes: 7nal, man, mar, mat (mad), qui ont servi de point 
de depart a. une premicre categorie des noms du chat. En vertu 
de la loi d'alternance vocalique, chacun de ces themes est sus- 
ceptible d'un triple aspect phonique, selon que sa voyelle radicale 
est plus on moins claire: i, a, ou (et les nuances: e, o, u). En 
partant donc de la voyelle claire du radical, pour aboutir ä la 
voyelle sombre, par l'intermediaire de la voyelle eclatante, on 
obtient les types suivants. 

18. Premier type: MIN, MAN, MOUN (MON) ou MIGN, MAGN, 
MOUGN (MOGN). 

a) mine, chatte, Eure-et-Loire, Deux-Sevres, Char.-Inf., Bouches- 
du-Rhöne; minaou, chat, Ardennes (fr. et pr. minaud, ftiinet); Mil. 
minau, minell (Parme mineti), Genes mi?mu, chat; mirii, minet, Berry, 
Berg, et Seville; ??nnm H.-Italie (esp. dial. mimno); pr. vitno, chatte, 
fr. viinon, chat (et Mil.), St.-Pol-ville viinoute, Saintonge mi?ioche, 
minet ;i 

viigna, chatte, Lomb. (et mignannd)', pr. mignaud, chat; Parm. 
tnignen, minet, Berg, migni, H.-Italie mignin', Piem. mig'iio, chat 
(pr. chatte); Galice inifla (minina), minette; 

menet, chat, Suisse; Piem. metio (mno), Saint, menou, minon; 
mnein, id., Bol., Reggio; 

b) niafi, dim. vianan (f. mananna), minet, Milan; 
Vaud myana, chatte; 

c) mouna, chatte, Fribourg (Valais viounin, minet); mouno,'^ 
chatte {rnoiinard, matou, et mounet, minet), Provence; mowiou, chat, 
Picardie (wall. Mons tiounou)', 

monin, minet, Venise (esp. dial. monino)', 

viogna, chatte, Milan (Berg, mognö, matou, et Venise mognin, 
minet). 

Les noms ä la nasale mouillee (cf. viigne et jiiirie, mignon et 
minott) representent la forme primordiale conservee par des noms 
propres (Mignard, Migne, Mignet). 

19. Deuxi^me type: MIR, MAR, MOUR (MOR). 

a) 7>iire, chatte, Saöne-et-Loire (Isere ?ntra, Ardeche miro) et 
Sav. mir, matou; Lyon miroti (mirou), chat; 



• Cf. Suisse allem, mitte, chatte, et les diminutifs sil^siens: minel, tnindel, 
minzel, minet [tnatinzen, miaiTJer). 



i7 

mera, chatte, Drome, Ain (Ardeche mero, Ain meura), et merou 
(meraou), chat, Dröme (Lorr. viraoii)', port. {mero dim.), vierenho, 
minet ; 

b) niara, matou, Deux-Sevres, et maro, id., Cher, Indre, Creuse 
(transcrit: maraud), Charente marao (AUier 7naraou), Noyon marezix 
(Corblet), Vend6e maroii, Forez marro\ 

7nyaro, matou, Isere (Loiret myai'ou); 

marlo, matou, Creuse (H.-Marne 7?iarIou), Vienne viarouf (et 
anc. fr.); 

c) moro, matou,! Indre (Rouergue 7norro)\ esp. morro, dim. 
morrottgo (morrono, morroncho), minet. 

20. Troisieme type: MIT, MAT, MOUT (MOT). 

a) mite, chatte, Sarthe, Mayenne (anc. fr. mite et mitte); Rehery 
7nita (Adam); Vosges mitd, matou (Poit. 7)iit07i, minet); anc. fr. mitaiid, 
mitou ; 2 

misti, 7nisti7t, chat (Calvados: Plessis-Grimault) , a c6t6 de 
mistigri ou mistrique (Caen): cette Variante ^ est un compromis 
entre la forme precedente et le septieme type finissant en sifflante; 

b) 7)iate, matou, Cantal (Ain mataou, Drome mateu, Vaud mato)', 
fr. 7}iatou, moderne et dial. (Cote-d'Or, Jura, etc.); matoloii, id., 
Fribourg; 

7natre, matou, Bearn; tnatrou, Fontenay-le-Marmion (Calvados); 
viartou, Deux-Sevres; 

7nUo, matou, Cote-d'Or; 

hattu (= mattu; cf. matou), chat, Sarde (Log.), et baituli7iu, 
minet; cf. Suisse allem, baudi, maiidi, matou; 

c) moute, chatte, Bessin (Eure moutte), mouti7t, chat, Thaon 
(Calvados), et 77iouto7i, matovi, Lot; cf. Bavar. mudel, minet; 

77ioto, matou, Puy-de-D6me (H. -Vienne, Correze motoii); roum. 
7''ota7i, matou, et mtrtaTi (^ mortan). 

21. Quatrieme type: *MIL, MAL, *MOUL. 

Ce type n'est represente que par le breton 77ialoiia (maloar), 
matou, 4 par l'esp. malo7i, chat (Menendez Pidal), et peut-etre par 
l'element final de certains composes proven(;aux (cf. gatimello, en 
rapport avec le suisse allem. zi7neli, minet, a c6t6 de zizi). II se 
retrouve egalement dans quelque patois allemands {Mull, matou, et 
Mulle, minet); cf. Bas-Gatin. bilau {= milau), chat a longs poils. 



* Cf. Suisse allem. Mumter, Murrkater, matou (,,grognon"). 

"^ Manage a indique le premier le caracteie imitalif du nom: „Mite, pour 
un chat . . . c'est une onomatopce; las Espagnols disent wz'z, en appelant un 
chat, comme nous mite." Lope de Vega appelle une des h^ro'ines de sa 
Gatotnaquia (V): Miturria. 

3 Communiqu^e par M. Guerlin de Guer. 

* P. S^billot, Traditio7ts de la Haute- B retag^ie , 11,39. 

Beihcfl zur i^eitschr. f. roiii. Phil. I. 2 



t8 

22. Certains sons propres au langage du chat, les gutturales 
par exeraple, ne figurent pas parmi les formes du verbe miaidcr. 
Dupont de Nemours, qui tenta de noter le langage du chat dans 
un merQoirei adresse a l'Institut, dit a ce propos: „Le chat a 
sur le chien l'avantage d'une langue, dans laquelle se trouvent les 
mcmes voyelles que prononce le chien, et de plus six consonnes: 
IV«, r«, le ^, le h, le v et Vf. 11 en resulte pour lui un plus grand 
nombre de mots." Les noras patois du chat confirment pleinement 
cette assertion. De h\, une scconde categorie des noms du chat, 
a finales gutturales ou sifflantes, destinees ä completer la gamme 
des modulations du miaulement. 

Cinquieme type: MIC (MIG), MAC (MAG), MOUC. 

a) mique (miquette), chatte, Jura, Bournois; Bresse viiquel, 
chat (Clairvaux viiquetle, nom general des chattes); mico, Ardeche 
et Galice, dim. miquiio (cf. allem. Micke, chatte, Suisse allem, mauki, 
minet, mauker, matou, de ?nauken, miauler); 

?}iigon, minet, Verduno-Chalonnais; 

b) 7}iaco, matou, Berry (transcrit: tncicaud), et macoti, chatte, 
Vend6e; 

viago, matou, Allier (H.-Vienne: magao); 

c) muchio (muchione), matou, Naples. 

23. Sixieme type: MIS, MAS, MOUS (MOS). Ce type, etranger 
aux patois frangais, est familier ä ceux de Tltaiie et de l'Espagne. 

a) misc (== mis), chat, Milan, et iniscin, minet; Catal. mixa 
(= misa), chatte; Tose, micio, micia, esp. micho, micha (dim. 
michinoy, 

hicJio (= micho), bichaiio, chat, et bichenho, minet, Portugal; 

b) mach : cette forme, qui parait etrangere aux patois romans, 
est familiere aux idiomes slaves (serbe viacak, matou, tcheque macka, 
chatte; cf. alban. et macedo-roum. macok, matou, istro-roum. viocke, 
chatte; 

c) mucio (mucia) et miiscio (muscia), chat, chatte, Italie; esp. 
dial.2 muxin (Colunga) et miiixo (Zamorra); 

viosc {=^ mos), chat, et rnosctn minet, Milan (Naples moscillo)', 
moxa (= mosa), chatte, Catalogne; 

bo)tda, chatte, Toscane:3 cf. Hesse haimsch, matou, Wetterau 
mimsch, Pomer. 7nünz, id., ä. cöte du suisse et bavarois tjiuIz, inaulz, 
en rapport avec mamischen (maunzen, mauzen), miauler. 

24. Septieme type: MIS, MAS, MOUS (MOS), ou MITS, etc. 
Ce type n'est qu'une Variante du precedent et, ä deux exceptions 
pres, familier aux memes patois. 



1 En voir l'analyse dans Champfleury, Le Chat, p. 198. 

2 Communiqu6 par M. Menendez Pidal. 

' Cf. Varclii : . . . la gatta s'ha a cbiamare gatta e non mucia o honcia. 



a) mis, chat, Plancher-lcs-Mines [smiss, dans l'argot parmesan) ; 
mtzo,'^ miza, chat, chatte (dim. inisino), Espagne; mifä, chatte, Mol- 
davie;2 

b) 7nats: cette forme, non plus que la forme correspondante du 
type precedent, ne parait pas avoir de representants dans les patois 
romans; eile appartient egalement aux idiomes slaves (serbe ?natsa, 
chatte, pol. maciek, matou); cf. macedo-roum. matä, chatte; 

c) vioss, chat, Ferrare; esp. 7nozo\ Sav. mezou, minet A; Piem, 
viosi (meusi). Tose, mogio, esp. mogi (cf. mogigato); 

musso, chat, Sicile, et sarde niussi, minet; bas-lat. musio et 
musius, chat (Voir i), formant la premiere pousse aboutissant ä cette 
luxuriante Vegetation des noms d'amiti6 donnes ii l'animal. 

Le primitif de musio, sous la forme miisa, revient en roman 
dans les composes synonymiques tels que le catal. gaiamusa, hypo- 
crite (chatte: cf. danois Musekate, chatte, Nemnich) et le pr. chaia- 
musa, colin-maillard (= chatte), composes dans lesquels vitisa a la 
meme valeur enfantine que Fallem. Btise, Suisse allem, chaize-husi 
(Voir 5). 

25. Huitieme type: MARC ou MARC, particulier au Centre 
et au Midi de la France. 

7narc, matou, H.-Saone; Vosges marcä, H.-Bret. marcaou (Creuse 
margaou); marco, Nievre, etc. (Correze margo), et viarcou, Loire- 
Inf., margou, Tarn, Aveyron (les deux derniers aussi en anc. fr.); 

macro (= marco), matou, Cher, Nievre; 

7nerco, matou, Cote-d'Or (Berne 7Jierga, Loire-et-Cher mergo) ; 

morcä, matou, Vienville (Adam), Celles mono, et Rehery morcou 
(Id.); Montbel. morgou, et Plancher-les-Mines 77ioirgau (a cote de 
margo). 

Ce dernier type exprime la notion de „gronder", commune au 
chat et au cochon: marcou ou margou, chat male, signifie simplement 
„grondeur" (cf. roum. 7niorcäi, miauler). La meme notion sert de 
base a deux autres noms populaires du chat: Bearn. ar7iaut (= arnö), 
matou, et Lille 7naho7i, id. (77iahou, Saint-Manvieux, Calvados; H.- 
Bret. mahon, mahonnet, chat noir): le premier n'est que la trans- 
formation de reTiaut (cf. pr. re7iä, ronronner et gronder, et renaire, 
surnom du porc), et le second une des nuances du miaulement 
{niüOiiTier ou myao7i7ier). 

Et de meme, Cantal gar, matou, Isere gari (garri), Drome 
garo (garro), et Cantal garou (Dauph. chat garoti, chat sauvage, 
Piat): cf. pr. gort (gorri), göret, rapport qui reparait entre le fr. dial. 
77iaro (marou), matou, et l'hisp.-port. marrano, cochon (cf. marowier, 
gronder, et 7niarer, miauler), entre TLsere miaro, matou, et le pr. 



^ Covarruvias a entrevu le rapport entre miz et musio : „AI gato llamamos 
miz del nombre antiguo suyo inusio." 

* Cf. su6d. miss , n6erl. mies, allem, fnieze (Bavar. mitz , minit), dim. 
miescJien, rniezchen; — alban. mitsa, russe miska; — tatare müc, etc. 



20 

miarro (gnarro), gorct; cf. Ban-de-la-Roche vouaÜre (Oberlin), chat 
male, avec le poitevin voualer, gronder. 

26. Une troisieme serie de ces noms hypocoristiques d^rive de 
r^tat du matou en chasse de la chatte; de la: 

raou, chat male,i Lorraine (cf. Plechatel (?« raou, en rut, et 
fr. votier, gronder), Yonne rouatit, matou en chaleur, May. rivdo 
(rau), a c6t6 de randoti (rwandou), id., d'oi^ randouler, se plaindre 
(de la chatte separee de son petit); 

racdo, matou, Mayenne: la chatte est en racaut, lorsque par 
ses cris plaintifs eile appelle le male (Moniere); Poit. en ravaut, 
en rut. 2 

Ou bien se rapporte au sifflement que pousse le chat en colere: 

garo (jaro, zore), matou, Savoie {c\. farou, hibou); 

fei, chat, Picardie („rarement usite", Corblet): ci. f euler, siffler 

(du chat) et l'it. dial. felippa (filippa), primitivement chatte, conserv6 

en composition (Napolit. gaitefelippe „chatteries"). 

27. Ailleurs, ces noms expriment des rapports ou des epithetes 
touchant la via physique ou morale du chat: 

Croup (crup), matou, Aveyron, Tarn, propr. l'accroupi (attitude 
familiere au chat); c'est peut-etre la meme posture qui explique 
le rapport du nom du chat avec celui du crapaud: port. sape (zape), 
chat, et sapo, crapaud (cf. Orne cahier, chat. Du Meril, et Norm. 
cahot, tetard); 

futin, Bessin, nom de chat: le ruse (= fute); 

marpo, matou, Loire-et-Cher, Sarthe: „le goinfre" ou le „voleur" 
(penchants attribues au chat), sens de l'anc. fr. marpaud; 

paiou, matou, Saoue-et-Loire (Valais, aussi, chat ä gros poils) ; 
Bearn. pato pehido, id., repondant ä l'anc. fr. patie pelue (= mitte 
pelue) ; 

vessard, matou, H. -Loire: propr. le puant, le chat en rut ex- 
halant une forte odeur; cf. H.-Bret. piiaou, chat (Sebillot) et B6arn. 
gat piloc, chat sauvage (= chat putois). 

28. Parfois, le meme nom s'applique au chat et au chien, 
surtout a leurs petits, ä l'instar du lat. catulus: a Isbergues (Pas- 
de-Cal.), chatte se dit cahtte, propr. petite chienne (anc. fr. caelei: 
cf. caler, chatter, et caeler, chienner); de meme, le galicien gache, 
chat! (cri d'appel, 4) repond ä l'esp. cacho (gacho), petit chien. 

Plus rarement, c'est le nom du rat qui passe au chat (le pr. 
garri designe Tun et l'autre; Remois marou, chat ou rat): Engad. 



' Cf. Suisjse allem, räuel, chat male, et Osnabr. ramm, matou (Souabe 
rammler), ce dernier en rapport avec le Dauphin, ratniä ronronner (des chats 
en rut): dans l'argot parmesan, le chat se dit ramogn, propr. le grondeur. 

- Racaut et ravaut Eont des formes renforc^es de raaut (rwaaut) par 
rinserliou euphonique d'une gutturale et d'une labiale (cf. it. miagolare et 
miaz'olare). 



21 

patiligana, rat (Venise pantegana^ Frioul paiitiane) et Tyrol pania- 
ga7ia, chat. 

29. Une derniere categorie de ces noms enfantins est formee: 

a) par le redoublement (integral ou simplement initial: cf. 
bobo et fifille): mimi, chat, fr., Romagne (cf. Pic. vii, minet), et 
moumou, id., Thaon (cf. Gase, mo, mono, chat), a cote de bibo et 
bobo, minet (Roussey, XXVI, 28); fr. mimiche (mimisse), St.-Pol 
mimine, fr. moumouche (et inoumoute)', 

b) par l'association de deux termes differents du miaulement: 
mamao, minet, Venise, Mantoue (Sic. mimitt, chat); Char.-Inf. marnao, 
chat (Mant. W(7r^7/(7Ci, Venise morgnao); Parme, Sic. t7tarra?nau, chat, 
et Cöme, Mil. inignao; 

c) par la combinaison du nom chat avec un des noms en- 
fantins: chamarao, matou, Poitou, Deux-Sevres, et chamahon, id.; 
Namur monichie, chat (= moute-chat): cf. Lang, rjiarrnoutin, chat, 
mot dans lequel se trouvent associ6s deux noms hypocoristiques.i 

30. Rappeions un dernier nom caracteristique du chat, Ra- 
minagrobis, immortalise par Rabelais et La Fontaine. Les patois 
modernes l'ignorent, mais il etait encore vivace au XVII ^ siecle, 
suivant le temoignage de Le Duchat („A Metz et dans toute la 
Lorraine, le nom de raminagrobis se donne ä tous les chats mäles"), 
et certainement avant Rabelais.2 Ce n'est donc pas „un mot de 
gaudisserie que le Fran(^ois a forgö a plaisir", comme le pensait 
Nicot, mais bien un mot populaire, dont les Clements sont encore 
transparents: raminagrobis, c'est le gros chat (^gros bis) qui ronronne 
[i-amind). Le terme grobis,^ familier aux XV^ et XVI^ siecles, 
contient dans son element final un nom enfantin du chat: bis 
(d'apres le cri d'appel) ; et faire le grohis, c'etait faire l'important,* 
l'entendu (aussi faire le ramiiiagrobis), image emprunt^e a l'habitude 
qu'a le chat de faire le gros dos, lorsqu'il est en quete de caresses 
(Voir 12). 

En somme, la grande majorite des noms d'amitid donncs au 



^ Un nom d'amitie plus general est coco ou coquiqui, donne au chat 
dans une formulelte enfantine du Poitou (Bujaud, Chansons populaires des pro- 
■vinces de V Ouest, 1895, 1,40): Le chat saute sur les souris, — II les croque 
toute la nuit, — Gentil coquiquil — Coco des moustaches, — Miro joli, — 
Gentil coquiquil 

2 On le trouve en effet, au XV e siecle, dans la Passion de Jesus-Christ 
ä personnages (citc par Burgaud des Marets, Rabelais, I, 612). 

ä Nemnich: grobis (groubis), chat male. 

* Cf. ce passage de Rabelais (11,30: „Je veiz maistre Jean le Maire 
qui contrefaisoit le pape ... et en faisant du grobis leur donnoit sa 
b^nediction") avec cet autre de Noel du Fail, oü il s'agit d'un ignorant promu 
magistrat par la justice venale de l'epoque (II, 25: „Cet habile homme allant 
par la rue, saluant ä poids de marc et force soie sur le dos .... avec un 
haussement d'epaule et yeux sourcilleux et admiratifs en faisant bien le ra- 
minagrobis . , ."). 



22 

chat est rediictible a la notion de miauler ou a un des autres 
faits et gestes de la vie de cet animal. 

31. Ajoutons, en finissant, les noms argotiques du chat, les 
proccd^s de ce langage particulier se rapprochant de ceux du 
parier en fantin: 

griffard (grippard), par allusion a ses griffes, et plaisamment 
gre/fier (cf. dans l'argot militaire, chat, greffier, employe aux 
6critures); 

estaffier (estaffion), par comparaison burlesque avec un courrier 
(cf. courir comme un chat maigre); 

lüvre (lapin de gouttiere): cf. chat, fr. pop. lapin, allem, dial. 
Böhnhase, chat (lievre des toits), angl. pussy-cat, lapin, lievre 
(== chat-minet) ; 

Dans l'argot des chifFonnicrs : Gaspard (argot parmesan: 
gasper, filou, gasparar, voler); 

dans l'argot bellau (des peigneurs de chanvre du H.-Jura): 
pcrro, chat, propr. chien; 

dans celui des terrassiers de la Tarentaise (Savoie): grin „le 
triste", pelyu „le pelu" et tarpo „la taupe"; 

dans l'argot parmesan: scapen („le fourbe"); cf. plus haut /utm; 

dans celui de Val Soana (Piemont): garolfo, chat, propr. loup 
garou („perciocche i gatti quando vanno in fregola miagolano 
imitando talvolta i gemiti d'uomo che muore assassinato", Dal 
Pozzo), et fdjma, probablement siffleur [Archivio, III, 60); 

dans Target Italien: ratäta, chatte, propr. celle qui ronronne. 

32. Les savants qui ont etudi6 Tun ou l'autre des noms 
hypocoristiques du chat, isolement ou tout au moins sans jamais 
en presenter un tableau d'ensemble, ont emis sur leur origine une 
th^orie tout autre que celle que nous venons d'exposer. Cette 
theorie, soutenue d'arbord par Le Duchat^ et Lacurne,^ a ete 
admise de nos jours par Scheler,3 Darmesteter,* Meyer-Lübke,^ 
et reprise tout recemment par IMarchot. 6 L'hypothese de ces 
savants est bien simple et se resume en la proposition: les noms 
enfantins du chat remontent ä des noms propres. C'est ainsi que 
le wall, marcou, chat male, remonterait a Marculphus, le lorr. raou 
ä Radulphus, le fr. matou ä Mathieu (ou Mattulphus), le dial. marlon 
a Marulphus. 

Voila pour le fran^ais; quant aux langues germaniques et 
slaves, Cihac (II, go) resume ainsi les opinions de Weigand et de 
Miklosich: „Le slave matsa, chatte, et Tallera. Mieze, minet, se 



^ Dans le Dictionnaire de Menage (au mot marcou) et dans son edition 
de Rabelais (III, 117: ä propos de Raminagrohis). 

* Dans son Dictionnaire, au mot marcou. 
3 Dictionnaire s. v. matou. 

* Vie des mois, p. I09. 

5 Zeitschrift, XVIII, 432. 

® Grajmnaire des langues romanes, II, 480. 



23 

rapportent aux noms de Marie (serb. Matsa et allem. Miezchen)', 
le tcheque tnacek, matou, öquivaut ä. petit INIathieu, et le russe 
viiska ä petit INIichel." 

En principe, aucun animal domestique ne se trouve designe 
par un nom propre et le folklore con firme ce fait, car „dans les 
r6cits populaires, lä meme ou nous les trouvons les plus repandus . ., 
les animaux n'ont pas des noms propres." i II y a mi conte que 
tout le monde connait, le Chai-botte, et qu'on trouve dejä dans 
les plus anciens recueils des contes europeens, dans les Nutls de 
Straparola (1550), dans le Petitamerorie de Basile (1637) et dans 
les Contes de ma ISÜre VOye de Perrault (1697); ^ ^^ existe en 
outre de norabreuses variantes chez les peuples de l'Europe et de 
l'Asie (Polivka en a recueilli une soixantaine), et pourtant, dans 
aucune de ces r6dactions, le chat ne porte un nom propre. En 
revanche, dans une oeuvre litteraire teile que le Roman de Renart, 
le chat porLe un nom propre: libert, dans la redaction fran^aise, 
Diepreht, dans Celle du moyen age allemand; il s'agit ici de la 
creation d'un pofete et non de celle du peuple, 

Enfin, les noms qu'on donne parfois aux animaux avec lesquels 
l'horame vit dans une familiarite affectueuse — tels, dans notre 
cas, le port. Vincente, chat, et l'esp. Bariolo, ä l'instar du russe 
Vaska (Basile) — ne sont jaraais devenus les noms usuels de ces 
animaux. Le serbe Matsa, Marie, de meme que l'allem. Miezchen, 
signifie proprement „minette": les gräces mignonnes de l'aniraal 
ont fait preter son nom au diminutif de Marie (cf. fr. Mitni et 
Marie, Poit. Migyiote et JNIarie); le russe miska signifie ä la fois 
petit chat et petit Michel, le nom propre et le nom d'amitie s'etant 
fondus dans la meme forme diminutive, et il suffit d'en rapprocher 
l'it. miscia (esp. mizcx) pour que toute trace de nom propre dis- 
paraisse (cf. fr. dial. michette, chatte, et Michette).^ 

C'est de la meme fa(;on, croyons-nous, qu'il faut envisager 
les interpretations de Le Duchat et des autres: les noms d'amitie 
donnes au chat ayant le meme suffixe que certains noms propres 
d'origine germanique, ils se pretaient facilement a une pareille 
hypothese; mais il suffit de jeter un coup d'oeil sur l'ensemble 
de la nomenclature pour se convaincre de son inanite. Le 
bearnais arnb (reno), chat, par exemple, fait immediatement penser 
ä Arnault ou ä Renault, comme raou ä Raoul; mais tandis que 
les uns sont des substantifs verbaux tires de rcnä, gronder, et de 
rouer, ronronner, les noms propres remontent a Arnolt, Reginolt, 
Radulf. 



' Gaston Paris, dans le Journal des Savants de 1894 (i\ propos de 
Sudre, Sources du Roman de Renart). 

2 Les locutions suivantes tirent egalement leur origine d'un lecit ou 
d'une fable: it, la gutta di Masino (== Tomasino; cf. angl. tom-cat) che 
chiudeva gli occhi per non vedere gli topi; B^arn. la bere gate de Faulet, 
douce de pate, de maulet; esp. el gato de Mariramos . halaga con la cola y 
arana con las manos. 



24 

33, Ceci nous am^ne a dire quelques mots sur les Suffixes 
des nonis du chat: d (= aud), / (dimin.; cf. mint, misii, cati) et 
surtout ou, ouf (oufle). 

Le Suffixe ou est caracteristique pour cette nomenclature (cf. 
marcouy marlon, matou, mitoii) et parait remonter ä miaou: le Pas- 
de-Cal. caou, matou (de ca, chat) en a subi l'influence. Cet oti 
final alterne tantot avec eu (cf. Ain mateu, matou, et Noyon viareu, 
ä cöte de rnaroii) et tantot avec on (fr. mitiou et minon, Lyon. 
7nirou et })tiro}i, anc. fr. nntou et Poit. nülon). 

Le Suffixe ouf (oufle) affecte, de meme, les noms familiers du 
chat, tels que milouf (anc. fr. initouflei), Vienne marouf, matou (cf. 
Holiband, Dict. fr.-angl.: un gros mar oufle signifie proprement un 
gros et grand chat), etc.; le sicilien gaitufu, petit chat en porte 
la trace. Ce suffixe, de meme que aud, a ete extrait des noms 
propres gerraaniques: Ernouf, Marcouf, Renouf . . . L'hypothese qui 
fait deriver les noms enfantins du chat des noms propres, a ete 
suggeree par ce fait. 

34. Du riche tableau des noms familiers du chat que nous 
avons presente plus haut, un tres petit nombre seuleraent a eu la 
fortune de penetrer dans la langue litteraire ancienne ou moderne. 
Quelques mots sur ces privilegies entre les termes patois. 

La forme ancienne migne, chatte, n'a ete conservee que par 
le nom propre Migne et ses derives Mignard, Mignet; celle plus 
moderne, mine, par son derive ininaud (Anc. Th. fr., I, 290) et par 
ses composes, au sens figure, comme le grippe-7ninaud („archiduc 
des Chats -fourres") de Rabelais, ^ le type des juges rapaces, 
surnom que La Fontaine a rendu au chat (VII, 16: Grippeniinaud, 
le bon apotre). 

11 est tout naturel que des termes qualifies de bas et de 
triviaux ne se rencontrent pas dans les ceuvres de haute litterature. 
II faut descendre dans les bas-fonds litteraires du XVI ^ siecle et 
aborder cette ceuvre etrange qui s'appelle le Mayen de parvenir, 
pour y trouver, dans un dialogue bravant l'honnetete, les premieres 
raentions des noms familiers du chat (p. 226): „Ma mie, ma mie, 
dit l'abbesse, le votre n'est qu'un petit minon; quand il aura 
autant etrangle de rats que le mien, ii sera chat parfait, il sera 
marcou, viargaut et maitre juitou." 

Ce dernier nom rappelle „notre maitre Mitis'' de La Fontaine, 
et on le rencontre deja au XVI ^ siecle, dans un serraon de Menot: 
„O, dicit mater, si eatis juxta illum quem vocatis le bonho?nnie, et 



1 Le meme terme designe, dans le Aloyen de parvenir, le jeu enfantin 
connu de nos jours sous le nom de la „Bete qui monte": les meres pour 
amuser leurs petits enfants, leurs promenent la main, en agitant les doigts, du 
venire au menton, les chatouillent en repetant grippeminaut ! grippeminaut ! 
C'est ä ce jeu que fait allusion le passage suivant (ed. Jacob, p. 392): ,,Ces 
ccus sont pour vous si vous, en pouvez prendre trois poignees, ha! en disant 
sans rire grippeminaut ! '■'■ 



vocatis Miiis, comedet vos . . ." Et c'est vers la meme epoque que 
Bonaventure Des Periers, dans sa XXIII® nouvelle, specule sur 
l'origine du mot, emettant une etyraologie qu'on a repetee depuis 
ä satiete.i D'ailleurs, mite lui meme, dont mitis est une autre forme 
hypocoristique, revient dejä au XIII® siede, dans le Roman de 
Renart, dans un vers oü le teime enfantin est juxtapose au nom 
proprement dit de l'animal (XXIV, 121): „Si l'une est chatte, 
lautre est mite", c.-a-d. l'une et l'autre femme se valent. Les 
derives ancien fran^ais du meme nom, mitau et 7nitou, se rencontrent 
dans les Serees de Bouchet (ed. Royb^, III, 55): „Un gros initati. 
de chat, un jour visitant une garenne et voyant mon müoii ainsi 
accoustre, faisant si bien la chatemite, je n'eus le courage de le 
chasser." 

Voila, ä peu pres, ce qu'on trouve jusqu'au XVI® si^cle en 
fait de temoignages litteraires sur les noms familiers du chat. Cette 
petite place occupee dans la litterature sera plus tard largement 
compensee par l'expansion des formes secondaires, des derives et 
composes de ces noms. Ceux-ci, perdant toute trace de trivialite, 
subissent un changement profond, en s'enrichissant d'idees nou- 
velles, et parviennent ä se faire une place dans la langue litteraire. 
Cette transformation s'opere gräce au travail metaphorique que 
nous allons aborder. 



' „ ... Mitis , car vous S9avez bien qu'il n'est rien tant prive qu'un 
chat, et meme la queue qui est soueve quand on la manie, s'appelle sitavis.^' 
Voir 20. 



Deuxieme Partie. 
Sens des noms du chat. 

I. Sens romans de cattiis. 

35. Le plus ancien monument oü il soit question du chat est 
la vaste collection des contes d'animaux qui aboutit au XIII ^ siecle 
au Roman de Renati, avec ses vingt-sept branches. Le chat, appele 
lyberi, n'y occupe pas la derniere place, et on y trouve plus d'un 
episode curieux de sa vie physique et morale, On a dejä men- 
tionne(i2) le trait charmant decrivant la gräce de ses jeux; voici 
maintenant un episode curieux au point de vue des moeurs du 
temps, celui de misire Tiberz li chaz que les vilains trouvent sus- 
pendu aux cordes des cloches qu'il fait sonner (XII, 1296): 

Dant Tybert troverent pendant 
As cordes, molt l'ont conjure 
Que il lor die verit6, 
S'il est bone chose ou non. 

Et le malin ne se presse pas d'eclaircir leur doute: „II ne respont 
ne o ne non." On voit ici un des plus anciens temoignages de 
la croyance populaire en la nature demoniaque du chat, considere 
comme inseparable du diable et des sorciers. 

II fallt ensuite franchir quatre siecles (car les fables de INIarie 
de France n'offrent aucun trait de la vie du chat qui soit original) 
pour arriver ä La Fontaine, le peintre par excellence de la vie 
morale du chat. En somme, excepte quelques observations psycho- 
logiques bonnes ä retenir, il n'y a rien ou presque rien, au point de vue 
linguistique special qui nous preoccupe, ä glaner dans cette immense 
histoire des faits et gestes des animaux. Le dernier remaniement 
de l'epop^e, Renard le Nouvel, est, sous ce rapport, de beaucoup 
plus interessant. Ou y trouve mentionne le cri du chat (Voir 7) et 
les premieres applications metaphoriques de son nom. 

Parmi les autres oeuvres romanes qui pourraient interesser 
notre sujet sous le rapport de sa documentation linguistique, citons 
le fameux Pataffio, satire tant soit peu rabelaisienne du XV ^ siecle, 
qu'on a atribuee a tort a, Brunetto Latini. La Crusca le compte 



27 

parmi les monuments les plus venerables du toscan;i il faut en 
rabattre et reconnaitre que cet ecrit informe n'a que la valeur 
mediocre d'un recueil de veritables coq-ä-rfine et de bizarreries 
du parier vulgaire. L'auteur, tout en puisant largement dans l'argot 
de son temps, se montre incapable de coordonner ses pcnsees 
que de nombreuses allusions a des faits contemporains rendent 
impenetrables. 

Citons encore, en passant, la Gaiomaquia de Lope de Vega 
(m. 1635); l'illustre poete y celebre en sept Silvas les amours de 
deux vaillants personnages, la chatte Zapaquilda et le matou 
Micifuf. C'est un brillant jeu d'esprit poetique, auquel l'auteur 
souhaitait une renommee universelle: 

Y escucha mi famosa Gatomaquia, 
Asi desde las Indias a Valaquia 
Corra tu nombre y fama. 

De l'ensemble des faits qu'on vient de rapporter se degage 
cette conclusion: que l'evolution semantique du nom chat ne 
remonte pas au-delä de la seconde moitie du XIP siede, et que, en 
faisant abstraction d'un cas isole, le bas-latin viusio (24*=), cette 
constatation nous sera d'un grand secours dans la discussion des 
problemes etymologiques, en meme temps qu'elle nous servira en 
quelque sorte de garde-fou contre des rapprochements imaginaires. 

36. Le point de depart des sens figures du mot chat [chatte), 
dans les langues romanes, a ete une ressemblance plus ou moins 
frappante, une assimilation totale ou partielle au physique de 
l'animal ou ä l'une de ses parties. Ses griffes, par exemple, ont 
fourni ä la technologie l'image de tout ce qui est crochu; ses 
poils soyeux, a la botanique, celle des fleurs pendantes, etc. II 
faut pourtant ajouter que ces analogies sont le plus souvent super- 
ficielles, sommaires et grossieres, la precision des contours etant plutöt 
le caractere de l'art que celui du langage, lequel se borne ä rendre 
approximativement et a sa fa^on les impressions recpues du monde 
exterieur. Les metaphores linguistiques ne sont jamais adequates 
aux Images des choses, elles sont souvent flottantes et lointaines, 
parfois indeterminees et indeterminables. Souvent aussi le point 
de ressemblance, le tertium comparatioms, echappe, et, ne pouvant 
saisir l'image qui a produit la m^taphore, on se contentera d'in- 
dlquer des cas analogiques. 

Dans le denombrement des metaphores tirees du nom chat, 
nous ferons ressortir d'abord les acceptions les plus concretes, les 
plus materielles, a savoir Celles qui ont un rapport plus ou moins 
direct avec le physique de l'animal, pour aboutir aux significations 



1 On lit dans la preface de l'edition de Naples, 171 8: „11 monumento 
piü venerabile della lingua toscana, il codice autentico della legislazione 
della Crusca", et Varchi y trouve „migliaja di vocaboli motu proverbi ri- 
boboli, e oggi di cento no se ne intenda pur uno". 



28 



qui se rattachent plutnt aux penchants et allures du chat, a son 
caractcre moral et social. 



A. D'apres la forme du chat. 

La nom chat (ehalte) designe: 

37. En Zoologie, 

a) Plusieurs especes de poissons, principalement de la familHe 
des squales, qui offrent la figure d'un petit chat: 

alose feinte (appelee aussi „pucelle"): Royan chatte, Guy. gata 
(d'oü fr. gate, Oleron gatte) ; 

chimere: pr. cat, fr. chat de mer, esp. galo de mar (cf. allem. 
Seekatze, id.); 

lamprillon: Vosges cheite; 

roussette: pr. cata, Venise gatta, catal. escat; pr. gat, d'oü anc. 
fr. gat (Belon, 1531: Un gat qui est ce qu'on nomme une 
roussette); it. (pesce) gatto. 

b) Des insectes, notamment la chenille, dont l'aspect veloute 
et la conformation oblongue ressemblent ä ceux d'une chatte: 

chenille: Auv. cato, Loire-Inf. chatte (Puy-de-D. chato), Bearn. 
gato, H.-Italie ^r7//a; cf. Pic. cahou („matou"), nid de chenille, reto-r. 
ghiata, ver oblong, et Suisse allem. Teufelskatze, chenille; 

larve de hanneton: Guern. catte (Rolland, III, 247); 

scolopendre: St. Malo chatte (Ibid.); 

ver a soie: ^o\. gatt; 

ver luisant: Basse- Auv. tsato,^ Ossola gata.- 

38. En botanique, 

a) Des plantes pourvues d'epines, ou ä la forme rampante: 
ajonc (arbuste a feuilles epineuses): c?ii?i\. gatosa; 
bugrane (plante epineuse) : esp. gata ; 

Serpentine: esp. gata {ci Ome pi'ed de chat, renoncule rampante). 

b) Les fleurs lanugineuses de certains arbres (chene, coudrier, 
noyer, peuplier, saule), comparees au pelage soyeux de l'animal, 
ainsi que l'involucre des legumineuses: 

chaton: h. chat, pr. gato, it. gatto; 

gousse (l'enveloppe con(;ue comme la larve de la plante): pr. 
gato, For. gatta. 

c) Des arbres, dont les fleurs sont disposdes en chatons: 
peuplier blanc (ital. gatto). 

d) Des fruits assimil6s ä. la tcte du chat: 
chätaigne (petite): Mayen, chatte; 



^ Dauzat, dans VAnnuaire de l'Ecole des Haiites-Etudes, 1902, p. 126. 
2 Salvioni, dans le KritiscJier Jatiresbericht, IV, l, 171. 



29 

concombre (d'Egypte): fr. chaite\ cf, it. zatta, variete de melon; 
poire (pierreuse): fr. chat, pbi're-chat; cf. allem. Katzenkopf, id. 

39. En mineralogie, matiere dure qu'on trouve dans l'ardoise: 
fr. chat; cf. allem. Katze, id. 

40. En agriculture, petit tas de javelles dressees en forme de 
cöne: Pic. caou, cahou, propr. matou; dans las Vosges, prendre le 
chat, c'est achever la fenaison ou la moisson (Sauv6). 

41. Dans la meteorologie populaire, petits nuages qui paraissent 
monter sur le versant des montagnes: esp. gatas, H.-Italie gattofii', 
cf. Bavar. Kaiz, masse de nuages sur les montagnes (ä Mecklemb., 
on dit des gros nuages, der büle Kater kommt) ; l'allem. vulg. assimile 
les vagues de la mer ä une chatte grise {graue Katze). 

42. Applications techniques. 

a) Outils et charpentes, ou excavations: 

chevalet (de couvreur) : fr. chat (en argot : couvreur) : 
toit (pour abriter les sapeurs): e.s^. gaias', 
canal (cf. chat de gouttiere): Parme gat; 

fosse (pour planter la vigne): Monferr. ^a/; cL cattus, syn. de 
vinea, dans Vegece (Voir i). 

b) Diverses machines de guerre, avi moyen äge: 

galerie (montee sur roues, poui cheminer k l'abri) : anc. fr. cat 
ou chat (Froissart, I, 20i: ... un grant beffroy a trois estages qu'on 
menoit a roues et estoit breteski6 et cuire ... et l'appeloient les 
plusieurs un cas); 

machine ä battre les murs (ayant la tete en forme de chat): 
anc. pr. cata, anc. it. gatto; cf. allem. Feiierkatze , machine pour 
assieger. 

c) Navire, et ce qui s'y rattache: 

vaisseau de guerre (au moyen äge): anc. fr. chat (XII ^ s.) et 
chatte (XlII^), ce dernier passant en Italie {sciatta, zatta) et en 
Espagne {chata); Guill. de Tyr (XII, 22), trad. fr. vers 1200: „En 
Celle navire si avoit nefz qu'on claime chaz qui ont bec devant 
(= quaedam naves rostratce, quas gaios vocant) comme galies, mais 
elles sont greigneurs." Le bas-lat. caita, caittis {gatttis), transcription 
de l'anc. fr., designe un navire du genre des galeres, appelle encore 
dromott („coureur"): donc, vaisseau ä course rapide comme celle 
du chat; 1 de lä, it. gaita [gatto), vaisseau couvert, anc. fr. gat, 
galere (auj. dans le Roussillon, gato, barque), et fr. mod. chatte, 
chasse-maree servant a la peche; 



1 Kemna (Der Begriff „Schiff" im Französischen, Marburg, 1901, 
p. 140, 183) derive le fr. chat, vaisseau, du norrois kat, id.; mais le mot 
germanique signifie lui-meme „chat" et represente la meme m6taphore. 



30 

charpente (sur laquelle passe le cäble): wall. chet\ esp. gata, 
hune de navire; 

escalier pratiqu6 dans une röche escarpee (qui conduit a la 
mer): h. ga/ (terrae pris au pr.); cf. allem. Kaizentreppe, redens d'un 
pignon crenelc. 

B. D'apres les parties de son corps. 

43. Par analögie aux griffes du chat, divers outils plus ou 
moins recourbes: 

ancre: esp.-port. gaia (gato), anc. roum. catusä et vülele corabiei 
(„les chattes du navire"), image egalement familliere aux langues 
germaniques (neerl. kal, angl. cat, allem. Katze) et slaves (anc. sl. koiva, 
Serbe macka, chatte et ancre; cf. magyar vas-?nacska „chatte de 
fer"), et qu'on rencontre deja dans une glose d'Hesychius (IV, 2: 
YQVJXEQ' ayxvgai), oü le griffen se substitue au chat, inconnu ä 
l'antiquite classique; 

crochet (ä branches de fer): ix. chat {ä griffes), pour visiter les 
canons; wall, chet („chat"), engin que l'on adapte ä. la faux; cf. 
Hain, cat, morceau de bois posant sur deux pieds et sur son ex- 
tremite inferieure avec une breche de fer en tete pour enfiler la 
bobine; cf. \)?ia-\^.\.. gattus, uncus ferreus trifidus, et anc. pr. ^t?/, 
crochet {tias de gat); 

grappin (servant a ramener du fond de l'eau des bouts de 
cäble): fr. chat, chatte; cf. St. Pol co, Hain, cat (pour retirer les seaux 
tombes dans un puits); 

mouton (pour enfoncer): it. gatto; cf. Suisse allem. Chatz, id.; 

piece de bois courbee reliant le joug au chariot: roum. catusä; 

pince (pour tirer les cercles): fr. chat; cf. Dauph. chato, morceau 
de bois fendu formant compas et pince; 

soupape (d'un soufflet): Genes gatto (do mantexo); 

traverse qui relie deux pieces de bois: roum. catusä; pr. cäio, 
dalle (allem. Katzenhalken, faux-entrait) ; cf. bas-lat. ^a//fl, trabs lignea 
(G. Ferraro, Gloss. Monferr. s. v.). 

44. Le pelage du chat a fourni, ä. son tour: 
brosse (pour nettoyer le vaisseau): Venise gatto; 
drap (de basse qualite): fr. chat; 

duvet: Parme gat; 

fourrure (de chat): anc. fr. chat (Godefr. 1386: pour les pour- 
filz de dessoubz douze chas); 

fourrure (que les dames portent au cou): \i. gatto; cf. Suisse 
allem. Chatz, boa et gant fourre; 

meche de cheveux (sourtout embrouilles) : Suisse, Sav. cata 
(Genev. catte, boucle) ; et fig. imbroglio : Romagne gatto. 

45. La peau de l'animal: bourse (et l'argent qu'on y garde): 
esp.-port. gato (et petite outre de peau de chat). 



31 

46. La queue du chat: fouet {{r. chat ä netif queues); cf. russe 
koski\ id., pl. de koska, chatte. 

C. Emploi hypocoristique. 

47. Terrae d'amitie qni s'adresse ä un petit gar^on, ä une 
jeune fille ou ä une jeune femme: fr. mon chat! ma chatte! de la: 

gar<;on et jeune fille: Gase, chat, chato, qui se se sont defini- 
tivement substitu(^s aux lat. filius, filia (a l'instar du crapaud en 
wallon), de sorte que l'illustre poete de Mireio a pu ouvrir son 
poeme par ce vers: 

Cante uno chato de Prouven^o . . . 

pere et patron (qui inspire le respect): Sic. gattw, cf. argot 
fran^ais chat, geolier. 

48. Nom de jeux enfantins oü l'on se poursuit en courant: 
fr. chat, pr. chata, cache-cache; dans ces jeux, on appelle chat, 
celui qui est oblige de courir apres les autres, celui ä qui on 
bände les yeux, etc. 

D. Emploi euph6mique. 

49. En fr. pop., on appelle chatte, une femme douillette et 
passionnee (cf. amoureuse comme une chatte); cf. argot angl. cat, 
prostituee; ensuite: 

nature de la femme: fr. pop. chat; cf. bavar. Kaiz et angl. 
pussy, id.; 

pederaste: argot fr. chatte; cf. allem. Katzenritter („dicuntur 
sodomitae quos Kusoxims feles pullarius appellat". Stieler); en lat., 
feles pullarius, chat aux jeunes gar^ons, homme deprave qui guette 
et corrompt les enfants. 

50. Diverses locutions interjectives dans lesquelles le nom de 
l'animal se substitue a des termes que la superstition ou la bien- 
seance defend d'employer: xt.catta! {dh\. cattara ! caittda!), exclamation 
de colere et d'etonnement, et gatti! gatti! gare! que Dieu nous 
preserve! En fr.: c'est le chat! pour dire qu'on ne croit pas une 
excuse vraie: chatte! jamais! ce n'est pas possible! („On emploie 
cette expression lorsqu'on retire, en plaisantant, un objet qu'on 
feignait d'offrir ä un enfant", Jaubert) et ma chatte! exclamation 
ironique qui equivaut a : je t'en souhaite, tu peux y compter (Dottin). 
Cf. Suisse allem. Chätzli! pour exprimer l'etonnement ou une male- 
diction. 

E. Epithetes. 

51. Le demier terme de l'^volution semantique du nom chat 
est son emploi comme simple epithete, se rapportant aux penchants 
attribu^s ä l'animal: 



32 

gourmand : anc. fr. et pop. chat, et fr. chatte, femme tres friande 
(cf. friande comme une chatte); cf fr. dial. marpo, chat (27); 

ivre: catal. gat; Rom. gaila, cuite; le Sic. pigghiar la gatia, se 
griser („attraper la chatte") repond au port. iomar a gata, id.; cf 
allem. (Autriche) Katz, cuite, et eine?i Kater haben, avoir la migraine 
a la suite d'un exces de boisson; 

querelleur (le chat etant tres enclin aux disputes): it. ga/ta, 
querelle et affaire scabreuse [voler la gatta, chercher noise); cf. 
allem, katzen, se disputer entre epoux; 

ruse (cf eveille comme un chat qu'on fouette): \i. gaito (uomo), 
pr. cat (fin); esp. gato; 

sot (cf. finaud, sot) : it. gatto, rustre ; 

voleur (cf. \d^.. feles, id., et Piaute yV/^j virgmalis, ravisseur): 
it. gatto, esp. gato. 

52. Applications isolees: 

ce qui coule d'un creuset par accident, en fonderie (== esca- 
pade): fr. chat; 

enrouement subit (on ne peut alors chanter, on miaule): fr. 
chat; cf. fr. pop. enrhume, qui a des chats dans la gorge; 

monnaie (anc. Norm, maille au cat, monnaie qui portait l'em- 
preinte d'un chat): fr. argot chat, piece de cinq francs, anc. ecu 
de six livres. 

Ce denombrement ne contient qu'une partie du ddveloppement 
semantique de la notion chat. Les formes secondaires, derivees et 
compos6es, fourniront un contingent autrement considerable, que 
les sens figures des noms hypocoristiques de l'animal viendront 
enrichir et completer. 



II. Sens des dMv^s romans de cattus. 

53. II est indispensable d'avoir recours ä quelques criteres 
generaux pour introduire un peu de clarte dans l'abondance des 
materiaux representant les sens des formes secondaires du nom 
chat. Ces criteres seront fournis par les notions sous lesquelles 
on groupera leur expression en roman. On evitera ainsi des 
redites continuelles dans une matiere touffue par elle-meme, et on 
sera ä meme de fournir sur chaque groupe s6mantique tous les 
renseignements qu'il comporte. 

Mais, avant d'aborder ces nouvelles series de significations, 
nous tächerons de faire ressortir par un exemple la grande variete 
de formes dont sont susceptibles certains derives de cattus. II 
s'agit de la notion de chaiouiller,^ qui ne remonte pas au-delä du 
XIII ^ siede: c'est une formation romane, c'est-ä-dire analogique, ce 



1 Voir l'article de Flecchia dans VArchivio (II, 318 — 332) et surtout la 
carte chatouiller de VAflas Imguistique (les nombreux types qui s'y trouvent 
consignes ont ele fournis, outre le chat, par le chien, le cochon, le coq, elc). 



33 

qui explique ses nombreuses variantes absolument irreductibles au 
latin.* La Gaule et la Haute-Italie ont lire cette notion du nom 
du chat, l'animal caressant par excellence, qui l'avait egalement 
fournie au germani'que {kitzeln, de kiize, minet, dejä dans l'anc- 
haut-allem.). Les variantes anc. fr, du mot, dont la plupart se 
retrouvent dans les patois, se reduisent aux types suivants: catailler, 
cateiller (chateiller), catiller (chatiller, gattiller), catoiUer (chatoiller), 
catotdler (chatouller, gatouUer) et catoidller (gatouiller) ; ou pourvues de 
prefixes, dans les patois (Pas-de-Cal,: decaiouiller, Marne decatiller A., 
et Sarthe echatoniller A). Le wallon a call (gati, gueti), comme le 
bergamasque et le proven9al, dans ce dernier ä cote de catilha 
(chatilha, gatilha), caiiga (chatiga, gatiga) et catigoula (chatigoula), 
toutes formes tirees des diminutifs, ä l'instar de l'it. gattigliare 
(sgattigliare), chatouiller en grattant (Duez), et gattarigolare , cha- 
touiller de la griffe (Id.), verbes d'aiileurs d'origine dialectale. 

Le meme verbe a subi, en frangais, diverses contaminations 
sous l'influence de notions analogiques telles que grauer (Aube 
gratouiller, Sav. gratlyi, ^»x. gratilha) , et surtout de chdtier; de lä, 
dejä au XIII ^ siecle, casleiUer (Renard le Nouvel, v. 69 lo: L'une 
casteille, l'autre rit) et, plus tard, casiouiller (Commines, VI, 7 : ... ses 
subjects estoient un peu chastoulleux ä entreprendre auctorite . . .), 
ä cote de l'anc. pr. castiglar (deja dans le Donat) et caiiglar, ä 
l'instar de l'artesien gasiiller (Pic. catiller). 

Les formes secondaires du nom chat d6signent: 

54. En Zoologie, 

a) Des poissons: 

fretin (le menu poisson assimile ä des minets): pr. chatelli; 

lamprillon (37): pr. chatilhoim, fr. cJiatillon (XVI ^ s.), dont la 
forme contemporaine chatouille präsente des variantes ant^rieures 
(1450: satoutlle, satrouille et chatrouille) encore vivaces dans les 
patois (Rolland, III, 137); 

roussette (37): \;>r.cateto,W^n.gatti?ta Qi gatiuscio {Genes gattusso), 
Sic. gattaredda, it. gattuccio, 

b) Des insectes: 

chenille (37*^): Correze tsotilho A., H.-Italie gattina (gattola), 
Sic. gattaredda', 

ver ä soie (37*^): Y\k,va. gatina, W^. gatin. 

c) Des oiseaux, dont le cri ressemble ä certaines modulations 
du miaulement: 

macreuse (double): ■pr. gatouniardo („grosse petite chatte"); 
milouin (canard): pr. catarous (cf. cataras, matou); cf. Suisse 
allem. Chätzli, canard morion. 



^ Mdnage, d'apr^s Julien Taboct, d^rive chatouiller du lat. cattillire, etre 
en chaleur, dit de la chienne (et cette Etymologie a passE chez Diez); Flecchia 
pose des types tels que cattuculare, catticulare, etc., propr. chatter. 
Beiheft zur Ztschr. f. rom. Phil. I. % 



34 

55. En botanique, 

a) Des plantes dpineuses ou agreables au chat: 

bardane: Abr. gaüella; Genevc gaitelion, bardane, et Sav. gaieJion 
(gatolion), capitules de la bardane; 

bugrane (38): e?.^. galillos (gatinos) &i gaiuna (gatuna); Galice 
unas gatas (= gatunas); 

dentelaire (sur laquelle les chats aiment ä se rouler): i)r. calussel 
(Gase, caiusso); 

gratteron: Lyon, catolle] 

herbe-aux-chats: fr. cataire (chataire), Pi6ra. cataria (gataria), 
esp. gataria, roum. cätusmcä; 

trcde des champs (appelee „queue de chat", a Noirmoutier): 
pr. catojm, Bess. chaton, Vendee chaiotinette (Rolland, Flore, IV, 139). 

b) Les folles fleurs des amentacees (saule, peuplier, etc.), ä 
cause de leur forme lanugineuse, et l'involucre des plantes: 

chaton (38^): fr. chaton, metaphore datant du XVP s. (Palsgr. 
251: chatton de saule). Norm. <:a/ö«, pr. catoun] Viem. ct'aton, fleurs 
du chataignier, \i. gattino (cf. allem. Kätzchen, angl. catkin)', 

gousse (38^): px. gatilhoiin, Come gatigol', 

noyau (de noix) : it. gattone (Duez) et Sic. gattaredda (et grain 
de blc). 

c) Les amentacees 1 elles-memes : 
peuplier (blanc): \i. gattero (gattice); 

saule: p\. catie (chatte), H.-Ialie ^a//ö/ö (gattone), o.^}. gatillo, 
d'oü ix. gatlilier (1755). 

d) Des fruits, ou des tubercules: 

chataigne (38 '^): pr. <ra// (petit chat"), chätaigne avortee; 

poire (variete, 38 '^): pr. catilha, propr. petite chatte; cf. Suisse 
allem. Chatzehirn, sorte de poire; 

pomme de terre (bulbe pareil ä la tete d'une chatte): Jura 
catine (catine-catine A.), propr. petite chatte; cf. allem. Katzenkopf, 
pomme de terre. 

e) Termes relatifs ä la vigne: 

plant noir: anc. ix. chattine', esp. gatera, raisin noir; 

vrille (a cause de sa forme enroulee): H.-Loire chatoulle (Roll., 
III, 221). 

Ou aux arbres, en general: 

elaguer ou couper les rejetons (= chatons): Mil. ^0//«^; 

fructifier ou fleurir (= pousser des chatons) : pr. catounä, Berr. 
chatonner (chatouner). 

56. En mineralogie, caillou, dont la forme arrondie rappelle 
la tete du chat: pr. catoun (catouno), repondant au Bcarn. cap de 



* Voir Nigra, dans VArchivio (XIV, 279 s.), pour l'^tymologie des noms 
d'arbres ä chatons. 



35 

gat, caillou; cf. Maine tetes de chat, calcaire qui se rencontre par 
petites masses rondes. 

57. En agriculture, champ inculte, compare ä un petit chat, 
c'est-ä-dire non developpe : port. gatenho. 

58. En mdteorologie populaire, nuages qui effleurent les cötes 
des montagnes (41): H.-Italie gattoni. 

59. Applications techniques, 

a) Supports et excavations: 

canal (pour drainer): Ven. gattola, Fern gailul; cf. Monfer. 
gaiee, sgatee (= ir ä gaii), creuser des fosses pour planter la 
vigne (42=^); 

console (support a tete de chat): it. gaitello; 

machine pour assieger (42*^): anc. pr. ga/on; 

poulie (corde enroulee) : Sav., Suisse ca/e//e (pour elever les 
gerbes de la grange); cf. esp. gaio, cric, et allem. Ka/zenro/k, id. 

b) Divers outils, d'apres leur forme recourbee: 

crampon (43): esp. gatillo; cf. it. gaWglio, jante de roue (Duez); 

davier (= crochet): ^%^. gatillo', 

ego'ine (scie au manche recourbe): it. gatluccio; Galice galerio, 
faucille pour couper les herbes; 

gächette (d'une arme a feu): Geneve gatillon, Sav. gatolion, 
Piem. gation, catal. et port. gatilho',^ 

menotte (= crampon): roum. et esp. (cf. i), d'oü a incälu^a, 
enchainer, et engatar, engatillar, attacher avec des liens de fer. 

c) Termes relatifs au filage: 

peloton (image du chat roule sur lui-meme): cf roum. cotcä, 
pelotte (anc. slave lioiha, chatte) et bavar. Katze, peloton de chanvre 
roulee ; 

poupee (de coton ou de laine), meme image que la prece- 
dente: pr. catotm (chatoun), loquette qu'on file au rouet; it. gattone, 
quantite d'etoupe bonne a filer; cf Suisse allem. Chätzli, loquette 
de coton ou d'etoupe qu'on prend en main pour filer; de lä, les 
notions de 

attraper (cf. embrouiller) : Mil. ingatlid; Padoue incatigio, truc, 
et hicaiigion, brouillon ; 

emmeler (des poils, des cheveux, cf. 44): Sav. eticatla, Ven. 
incatigiar (ingatigiar) ; Fern gattiara, cheveux emmcles, et sgaition 
(Parmo scation), personne aux cheveux ebouriffes; 

embrouiller (44): Ven. ingaitolare, H.-Italie ingaitiar ou in- 
gatligliare.'^ 



^ Cf. port. dial. (Algarve) dar ao gaiilho, fig. mourir. 
"^ Farenti: „Noi Lombardi diremo p. es. una maiassa ingattigliaia, con 
Viva metafora esprimente l'azione di un gallo che vi avesse giucato per entro 

3* 



36 

d) Termes relatifs aux fourreurs, etc.: 

manchen (44): it. gailmo', Sic. gattinu, fourrure de lapin; cf. 
Yonne seiicatiner, s'emmitoufler (== roum. mcoto^mäna, id., de co- 
to^man, matou); anc. port. galtum (manto), manteau fourrc; 

chagrin (peau de): Nice gattisa (= pr. pel de cat, id.). 

60. Faits concernant la vie physique du chat: 

etre en chaleur: pr. caiouneja [calouna, desirer ardemment), it. 
andare in gaikccio (gattesco), demander le matou (Duez), et galte- 
ggiare, courir la nuit comme les chats (Id.), Sic. gattiari', de la, 

s'araouracher: pr. s'achalourli, it. mgattire (cf. amor de gallo, 
amour furieux, jaloux et querelleur); et 

rut: Monferr. gaturnia; cf. gaiun, fevrier („toute chatte a son 
fevrier", et Bearn. loti ?nes de la gaialha, le mois de fevrier, la 
periode des amours); 

chatter: pr. catä (catouna, gatouna), anc. fr. chatener, chatotmer 
(chatouner), mod. chaiter (XVP si^cle); it. gattolare', 

gronder: it. gaitilare, crier comme un chat (Duez; auj. Ro- 
magne), bas-lat. caiülare, vocem edere instar felis (Duc); Clairv. 
catouner, bougonner, Bern ragatoner (rogatoner); Sienne rigattare, 
Sic. cahmiari (cf. gaitaredda, räle des asthmatiques et des moribonds) ; 

s'accroupir (comme le chat pres du foyer): May. scatiner, se 
blottir, et scaloimer, se ramasser a la fagon du chat pret ä s'elancer 
sur sa proie (Du Bois); Sic. aggaitirisi, id.; Galice o-fl//?1aj, accroupi ; 

egratigner: esp.-port. gatear, poit. agalanhar (dial. esgatear), it. 
gallonare (Duez) et ragattinare, enfoncer les griffes dans le dos 
de quelqu'un; 

fouiller: Piem. j^a// (V.-Soana jrö/^r) ; cf. Monferr. galee, fouger 
(du porc); Mayen, ragaiotier (rogatoner), chercher ä, tätons dans 
un coin; cf. roum. scoiocesc, fouiller, de coioc, matou; 

fr6tiller: Mayen, chatoner; 

gambader: pr. caiouneja („sauter comme un chat"), pi6tiner 
(du lievre et du lapin), lorsqu'ils fönt des tours et des d6tours et 
qu'ils brouillent leurs traces; Geneve segatter, se debattre, se 
divertir; 

grimper: May. chaioner; Berg, ga/ds su; esp. gaiear\ 

ramper: Norm, caloner {a calons, a quatre pattes), anc. fr. cha- 
tonner (XIII ^ siecle), auj. terme de venerie: marcher doucement 
(du chien, se trouvant pres du gibier), ä l'instar de l'it. aggattonare 
(cf. gaUon gatlone, tout doucement); esp. agatar (= andar a gatas), 
port. engatinhar (= andar de gatinhas); 

röder: Piem. gaioie\ 

se sauver: Mil. sgalona, esp. dar gatado (gatazo); pr. gatado, 



coU'ugne" (cit6 par Galvani, Sa£-£-io s.v.gatt). Voir Mussafia, Beiträge, 
p. 68; Nigra (-,4r<rÄz'z'zo, XV, 492) d^rive H. -Italic m^a^/zar, de gaiia, chenille, 
qui remonte ä la m^me notion (37^). 



37 

sortie des ouvriers; Geneve gaiier, faire l'ecole biüssonniere {gaite, 
gattatice, escapade). 

61. Ajoutons la chatiere: fr. chatiere (XIII ^ siede), Pic. cali'ere, 
anc. fr. chatounüre (Yonne chatougtiüre), pr. catouniero, Nice catoniera, 
Piera. ciatonera; it. gattaiola (gattarola), Monferr. gatarora (Messine 
jaitalörd); esp. gatera, port. gateira. Le terme s'est d'abord gene- 
ralise: caterole (cf. it. gattarola), trou de lapin (XVI ^ siede), et 
catiche, trou de loutre (i6go), propr. chatiere, derivant de l'anc. 
cate, chatte, ä l'aide des Suffixes diminutifs analogues ä tnöucherolle 
et ä pouliche. A la notion de chatiere remontent: 

cachot: Pist. gattaiola, Piem. gatog?ta; cf. H.-Italie ingatiar, 
emprisonner; 

conduit: fr. chatiere, Pic. catiire, gouttiere; 

soute aux poudres: port. gateira; 

subterfuge: it. gattaiola; 

treu (d'un robinet): pr. catotmiero; esp. gatera, ecubier: — 
fente (d'un jupon): pr. catoimiero; it. gattarola, Ouvertüre de devant 
d'une chemise. 

62. Faits concernant la vie morale du chat: 

allecher: Morv. achatir (achaiti), pr. agati (d'oii fr. pop. agater); 

caresser: chatouiller (53); pr. cateld (catouna): cf. fa catetos, 
cajoler; Norm, catiner, cajoler („comme le chat qui reclame des 
caresses", Moisy), Montbel. chaiti (chaitener), Berr. chatoyer („flatter 
comme lorsqu'on caresse un chat", Jaub.); esp. eitcatusar (engatusar) 
et engatar; 

griser (se: cf. ivre, 51): H.-Italie ingatiar; esp. gatera, cuite; 

fächer: waU. s'ecatiner, se depiter; pr. catuna (catigna), encaii 
(et etre maussade); 

quereller (se, 51): it. gattigliare (aggattigliarsi), repondant a 
l'anc. fr. catillier ou castillier (53), ce dernier encore vivace dans 
le patois de l'Yonne, d'oü castille, petite querelle (1478), mot familier 
au.K parlers du Centre, ä cote de l'Yonn. gatille, id.; le chat est a 
la fois avide de combats et tres cälin, ce qui explique le double 
sens de harceler (cf. l'ex. de Monstrelet s. a. 1452) et de cha- 
touiller, inherent a gatiller (castiller) et a peu pres contemporain; 
xkio-x. ghiatinar (ghittinar), disputer, et chatin (ghiatin), querelle; Sic. 
catuna, \^.; it. regattare (Napl. rtgattare), debattre,! disputer (cf. gatta, 
querelle, 45) et regatta (genois), rigatta (Sic, et rigaltu), debat, 
emulation, et course de bateaux: de lä, it. regata (anc. regatta), 
d'oü fr. rigate; esp. regatear, ruser entre deux galeres; 

se taire (le chat est taciturne): pr. catd; 

voler (55): H.-Italie gatä (sgata), gatinä, picorer {gatitio, 



^ Pieri [Archwio , XV, 214) derive rigattare d'un type recaptare, en 
rappelant l'analogie semantique de reprehendere; Caix {Studi, p. 141) tirait 
le verbe du fr. ergoter. Cf. Mussafia, Beiträge, 92 (Venise regatar = far a 
regata), et Koeiting s. v. r'iga. 



38 

poHsson); esp. gafcar, et galiaio, filou, galazo, escroqueric (port. 
gatazio, griffe de chat); cf. Suisse allem, chaizen, voler. 

63. Les epithetes derivant du nom du chat coraplctent la 
caractenstique de sa vie morale: 

espiegle: anc. fr. chaton (Des Pcriers: chafierie, chalonnie, espie- 
glerie), et IMayen. chatoncr, faire l'espiegle; pr. catouti (chatoim), 
fripon, et chalisso, espieglerie, esp. ga/ada, id.; 

gourinand (51): fr. chataud (dans Retif de la Bretonne), auj. 
Yonne; Morv. chatenet; anc. fr. chaiter, etre friand (Oudin), et Berr. 
achaiti, rendre gourmand (fr. chaiterü, gourmandise) ; it. gatteggiare 
(gattolare), friander comme un chat (Duez); 

hypocrite (cf. devot comme un chat, 51): l^orm. ca/auc/, reto-r. 
chatm, bigot; esp. gateria, hypocrisie (cf. hacer la gata)\ pr. catasso, 
femme dissimulee („grosse chatte"); 

ruse (51): it. gaitone, esp. gatallon; cf. esp. gatada, ruse du 
lievre qui se blottit, laisse passer les chiens et rebrousse chemin; 

vagabond (cf. röder, 60): wall, cati, Montbel. catin, pr. catounü 
(et iDaillard); it. rigattato. 

64. Maladies propres au chat ou qui les affectent frequemment : 
jaunisse: pr. catoio (appliqu6e aux Icgumineuses); cf. ix. gattine, 

maladie des vers ä soie (terme originaire du Midi); 

parotides (les oreillons ^tant assimiles ä la tete d'un chat): 
it. gattom, id. (cf. capogaito; dans les patois: avives); 

rachitique (qui ne croit pas): port. dial. (Algarve) etigatado, 
propr. semblable a un chat chetif; 

tumeur (ä l'encolure des mules): esp. gatillo (V. nuque, 65); 

vomir: pr. catou?iä (Bearn. gatilhä), it. ßire i gattini (= pr. 
fa de minous, faire des minets), a l'instar du bas-lat. f<7////«r^, et 
de l'angl. /o frt/, id.; cf. Sav. cate/d, avoir de la. xepugna.nce (catc/eux, 
degoütant). 

65. Certaines parties du coips portent le nom du chat: 
goitre: Bearn. gatarro, propr. gros chat (= pr. cataras); 
nuque (les petits chats ayant le derriere du cou tres charnu): 

esp. gatillo (principalement chez le taureau et le mulet), „que 
parece gato aferrado en el" (Covarruvias); cf. port. gato, terme de 
veterinaire, portion de chair grosse du chignon des chevavix. 

66. Emploi hypocoristique : nom d'amitie donne ä un enfant 
(47): fr. chaton (en argot: individu charmant), Limagne gatio, le 
dernier venu, le petit; esp. gatillo, gamin. 

67. Emploi pejoratif: 

apprenti (= petit chat): esp. gatiielo', 

femme mal mise (cf. fait comme les quatre chats): pr. catarot 
(chatarouio) , et „chipie"; cf. roum. cotoroanla, vieille chatte et 
vieille femme laide et acariätre; 



39 

heretique: anc. fr. catier, epithete ironique donnee aux Albigeois 
(Mousket, V. 2824g: Li mescreant furent nommez Katiers), qui 
rappelle le sobriquet donne par les catholiques allemands aux 
Bernois reforraes, Kaizenküsser, baiseurs de chat; des le XIII "^ siccle, 
on imputait aux heretiques de baiser le derriere d'un chat,i corame 
hommage au diable (qui en prenait la forme); cf. Suisse allem. 
Chälzler (Chätzli), terme euphemique pour Ketzer; 

marmaille (et foule): pr. catuegno, it, gatiumaglia (cf. razza- 
maglia), esp. gateria, propr. engeance de chats; 

revendeur (= disputeur, 62): it. rigaitiere (de n'gaitare, debattre), 
pr. rigatie (le fr. regrattier a subi l'influence analogique de gralter 
et de gratie), esp. regaler (regaton) et regatear, regratter; cf. 
esp. gahmero, celui qui vend de la viande de contrebande; 

vacarme (cf. musique de chats): Romagne gateria („engeance 
de Chats"). 

68. Applications Isoldes: 

avoir des reflets changeants (comme l'oeil du chat): fr. cha- 
toyer (1753), it. gateggiare; esp. gaieado, aux couleurs du chat 
(cendre, gris, noir, jaune, blanc); cf. pensee, 71a; 

brülure (faite a une etoffe par une etincelle): pr. catoun (petit 
chat = petit trou, 61); 

grumeau et gäteau (par assimilation a une tete de chat): anc. 
fr. et dial. caton, Suisse gatolmi] pr. catoun et gatilhoiin; 

poche (gousse, 55 '^): pr. gatol (gatoun); cf. it. sgatigliare, de- 
bourser (Bas-Gätinais depocher, payer). 

Les sens des formes secondaires de callus embrassent ainsi 
les manifestations les plus importantes de la vie du chat; plusieurs 
ont franchi leur sphere primitive pour se generaliser dans la langue. 
11 importe maintenant de completer ce tableau par les composes 
de caltus, dont nous allons constater la variete et l'importance. 



III. Les composes romans de cattiis. 

60. Cette partie de notre travail est herissee de difficultes et 
nous nous rendons pleinement compte des ecueils dont eile est 
environnee. Nulle part ailleurs, peut-etre, l'etymologie romane ne 
presente autant d'incertitudes ni d'obscurites, et le rcsultat de nos 
recherchcs tranche telleraent avec les donnees gencralement ad- 
mises que ce n'est pas sans quelque hcsitation que nous le 
presentons. 

Avant d'aborder les diverses categories de ces composes, 
remarquons que leur premier terme reflete les diverses formes 
romanes de catlus (3); que plusieurs de ces formes, qui tcmoignent 



* Voir Du Gange, s. v. cathari (cf. Norm, catonier, qui aime beaucoup 
les chats, Du Bois). L'assonnance des mots allemands, Ketzer, heretique, et 
Katze, chat, a probablement ficilile le rapprochement. 



40 

de penetrations dialectales, ont subi iin renforcement a l'aide des 
liquides /, r, et c'cst ainsi qu'une autre scrie vient s'ajouter ä 
la premicre: cal (gal), car (char), etc. La raison de cette am- 
plification rcside dans le caractere monosyllabique du masculin 
(le fem. cata ignorant ce renforcement); et, en effet, cal (car) 
aboutit parfois a cali (cari) en fran^ais, et a cala (cara) en provent^al, 
c'est-a-dire a un mot dissyllabique. Des doublets tels que fr. dial. 
capleure Qi carpleure, \>x. caborno &i calaborno, cabougno ^1 carabougno, 
viennent corroborer cette maniere de voir. 

INIaintenant, si l'on ajoute ä ces variantes multiples les nombreux 
terines enfantins designant le chat (17 a 30), ou, ce qui revient 
au meme, les diverses expressions du miaulement (6 11 11), on 
obtient un ensemble considerable de composes que nous repartirons 
dans les trois cateffories suivantes: 



A. Composes proprement dits. 

Le second terme de ces composes peut etre un nom ou, plus 
rarement, un verbe; le premier est ordinairement le mot chat, et 
ce n'est qu'exceptionnellement qu'il passe au second rang. Voici 
les notions que ces composes representent : 

70. En Zoologie, 

a) Des poissons, principalement de la famille des squales: 
aiguillat (variete de squale, 37): pr. cat-de-mar\ 

epinoche (appelee en Lorraine „chette d'aue"): pr. estraiiglo- 
cat („ etrangle-chat ") ; 

leiche (variete de squale, 37): pr. cal-de-foiins (squale qui habite 
les profondeurs) ; 

roussette (54): fr. chai-rochür, pr. cai-auguü („qui habite les 
algues") et cato-d'aigo („chatte d'eau"), d'apres les endroits qu'elle 
prefere. 

b) Des insectes, specialement la grosse chenille (54*^) aux 
poils longs, soyeux et toufifus (appelee peluso en Dauphinee): 
H.-Italie gaita plosa („chatte poilue"), Norm. anc. et mod. caie- 
pecetise (Palsgr.: chaltepeleuse), Ille-et-Vil. chatlepelouse A., ä cote du 
Pic. capleu (Seine-Inf. carpkii) et caploii (Somme carploii), c.-a-d. 
chat velu, le pendant masculin du precedent; le meme insecte 
s'appelle, a Guernesey, catepehure (source de l'angl. caterpiUar, 
XVII^ siecle), a cöte du Norm. f^z/A-wr^ (Calvados: carpleure), c.-ä-d. 
pelage de chatte ou de chat (anc. fr. caiepeleüre, toison de chatte); 
enfin, les variantes telles que capletise (Oise carpleuse, Eure char- 
pleuse A.) et caplouse (Calvad. carplouse, Orne charplouse A.) sont le 
resultat d'un compromis entre catepehuse et capleure; Tyrol giaia- 
magira (Alton), litt, chatte-pierre (sur laq. pullulent les chenilles); 

scolopendre (43*^): Boul.-sur-Mer carplue („chatte pelue"), Roll. 
III, 247. 



41 

c) Des oiseaux, d'apres leur cri: 

corraoran (compare a un chat noir): pr. cat-marin („chat 
de mer"); 

hibou (le plumage donne aux strigiens I'aspect particulier qui 
les fait ressembler au chat, dont ils ont encore le cri): Pic. 
co-caivan, hibou (= chat -hibou) et Yonne chai-roiianne, id. (de 
rouaiter, miauler), Sav. gaf arote (tsafarou, stafarou), hibou, propr, 
chat-hibou; 1 anc. fr. et wall, de Mons cacornii (Pic. co-cornu), chat 
cornu,2 a cause des cornes qui ornent sa tete (cf. Genois iesta da 
gallo, id.); 

plongeon (son cri ressemble a un miaulement) : Pic. camarijt 
(„chat marin"); cf. Guernes. cal-drage, espece de plongeon; 

tarin (son chant est une sorte de ronron): St.- Arne che-d^atme 
(Roll., II, 191), propr. chat de l'aune, dont les bourgeons lui servent 
de nourriture en hiver. 

d) Des betes de la famille des felins: 

lynx: chat-cervier (anc, fr. chat-loup, port. lobo-gato): esp. gato 
cerval (d'oii fr. serval, nom donne par Buffon au chat-tigre du 
Cap); ^ ^ ^ ^ 

tigre (variete de): chal-pard, c.-a-d. chat leopard (1690), a 
Cüte de gtiepard (XVIII*= siecle), Variante d'origine dialectale [gaipard 
pour gapard), repondant ä l'it. gatlopardo (le guepard, ou leopard 
de chasse, a une tete de chat sur un corps de chien tachete). 

Et specialement, les petits felins, semblables au chat: 

civette: chat-?nusqiie , it. gat!ozibello\ port. gato de algalia; cf. 
allem. Zibelhkalze; 

ecureuil (appele „petit chat" en Normandie et en Suisse): 
Barr, chal-kurieu et JNlontbel. chail gairiol, propr. chat bigarre; 
pr. cal-esqiiirol (gat-esquiro) ; cf. Bavar. Eichkatze, ecureuil, et allem. 
Kaizeneichhorn, ecureuil bleu; 

fouine (qui miaule comme un chat) : anc. fr. et dial. chafouin 
(XVI ^ s.), Y>^. cat-fouhi, Basses-Fyr. gati/pitocha (cf. putois); catal. gal- 
fagi, Piem. (Val-S.) cela-fougn;"^ anc. ix. chat-garam'er (Cotgr.) et 
carable, propr. chat qui gronde (de rabler, ronfler); 

genette (ressemble au putois): Char. chat-piilois (Roll., I, 50); 

raarte: anc. fr. chat de niars (Rabel. I, 13), z\)\)iAk. chat d' Afriqiie 
par les premiers naturalistes; esp. gata de Panonia; 

putois: Berr. chat-piitois (chat-punais), pr. cal, cal-pudis et gat- 
urlaii (Quercy), B^am gatpitoch; Genes gallo spiisso; cf zWem. Et ien- 
katze (Eibkatze), ax\^. pole-cat, id. (= allem. Kalzenpfütze, V. Grimm); 

zibeline: anc. fr. chat-soubelin (Cotgrave). 



^ Voir sur le hibou, Appetidice C. 

^ Cf. ce passage de V Histoire des Emperetirs (ap. Godefr.): Un cacorun 
(sie) que autres gens appellent huart ; E. Deschamps, VIII, 65 : chat cornu. 
^ Voir sur la fouine, Appendice A. 



42 

e) Certains mammifcresr 

chauve-souris (sa tc-te resscmble a cellü d'un chat): Pas-de-Cal. 
caie-souri (cosouri, ca-d'souri) et Yonne chai-sourt; Lecce gathi- 
pignula, propr. chat plumete; ^ cf. allem. Kaizenfledertnatis , chauve- 
souris d'Amcrique; 

singe (certaincs varictcs, p. ex. les galeopitheques, ont la taille 
et la queue du chat): \\. galtomammoiie (dial. gat-maimoii) , Y>r. cat- 
viiviotm (gaminoun), guenon; esp. gatopaul („chat de inarais" ou 
chat sauvage), singe ä longue queue; ^ cf. bas-allem. apkai (danois 
abekai), guenon, et allem. Meerkatze, id., propr. chatte d'outre-mer, 
c.-a-d. de l'Afrique; l'ar.-esp. maiinon designe une espece de chat 
(pers. viaimoun, singe). 

71. En botanique, 

a) Des plantes qui affectent la sensibilite du chat: 

bourdaine (arbuste qui croit dans les terrains humides): Hain. 
bren-d'cat ; 

cataire (55^): anc. fr. chate/ouel, propr. feuille ou herbe- 
aux-chats; it. erba gaita (erba da gatti); 

dentelaire (55=*): . pr. f<7/'//>/ (gatifel), propr. fiel de chat; Piem. 
erba dt gat; 

epurge ou ricin (dont la forte odeur ressemble a Celle que le 
chat repand pendant la periodc des amours) ; it. cataptitza (devenue, 
par etymologie populaire, cacapuzza) , d'oü anc. fr. catapnce (et 
cacapuche) ; 

menthe (d'une odeur aromatique): Norm, cateptiche (V. epurge); 
cf. it. menta dei gatti; 

terebinthe (d'une odeur forte et desagreable) : Abr. catapiizzo 
(calapuzzo), propr. odeur de chatte (V. epurge). 

Ou qui rappellent certaines parties du chat: 

eglantier (plante epineuse): Y\c. grate de cat („griffe de chat"); 

lierre terrestre (de forme rampante): Norm. d'Yeres pas-de-cat; 

pensee (fleur a trois couleurs): Aube ycux-de-chat (Roll., Flore, 

n, 175); 

prele (par allusion ä la queue du chat; cf. qtieiie de cheval, id.): 
fr. char queue, mot d'origine dialectale, repondant au Montbel. cotie 
de chat, prele; 

primevere: Ilain. catabraie ou braille de cat (Maubeuge) , plante 
appelee en fr. brayette, brate de coiicou ou brairette, c.-a-d. cri de 
coucou, oiseau qui fait son apparition au printemps; 

roseau (= queue de chat): Bess. cacotie; Norm, catecoue, roseau 
a balai; 

vulneraire: ]}X. ped-de-cat („pied de chat"). 

b) Des amentacees: 

peuplier (55 '^): it. (Luques) albogatto („chat blanc"); 



1 Cf. Zeitschrift, XVII, 159. 

* Voir sur le siuge, Appendice B. 



43 

saule (55*^): \)r. chai-sause (gat-sause), saule marceau, repond 
ä l'esp. satize-gatillo („saule-chaton"). 

g) Des fruits: 

poire (variete, 55'^): chat-brüU (chat-grille); Smsse eiraiigle-chai; 

pomme (variete de): capendti (1493) et carpendu (Nicot), terme 
d'origine normande, propr. chat-pendu, cette pomme tenant a l'arbre 
par un pedoncule tres court; de la, par etymologie populaire, 
courpendu (1601) et coiirt-pe7idii,^ cette derniere forme encore vivace. 

d) Termes relatifs ä la vigne: 

cepage (55^): anc. fr. samoireau, gros raisin fort noir (= chat 
moiraud), auj. samoiseau, cepage noir dans l'Aisne (Littre, SuppL); 

marcotte (assimilee a la tete d'un chat: cf. catal. capficat, id. 
litt, tete iichue): it. capogaito, propr. tete de chat; 

raisin (variete de) : -^x. estegne-cal („qui engoue les chats"); esp. 
esgaiia-gaios, raisin blanc (id.). 

72. Applications techniques, d'apres la ressemblance exterieure 
DU la forme recourbee: 

chenet (piece de fer ä tete de chat): pr. cafio (carfio), chafoiiec 
(caufoue), propr. chat de feu, et Isolajidier, id., Ardeche A (= chat- 
landier); cf. \i. paragatio , sorte d'ecran (les chats aimant a se 
tenir aupres du feu); 

crochet (59^): wall. Mons catepiiche, crochet a une corde de 
puits („chatte de puits"), Bern chabtii (gabut), id.; 

fronde (au manche recourbe): Y\k.m.. gaiafrust („chatte-fronde"); 

machine de guerre (42''): diwc. ir. chai-chastel (XlII'^ s.); 

outil de calfeutrage: \\. caiaraffa („griffe de chatte"); 

rape (ä percer): Piem. coa d'gat („queue de chat"); 

rossignol (fausse cle): fr. argot carouble (carrouble, caroufle), 
le grincement cause par ce crochet etant plaisamment compare ä 
un chat qui ronfle. 

73. Faits concernant la vie physique ou morale du chat: 
cabriole: galicien pinchagato, saut de voltigeur („saut de chat"); 
caresser (62): INIorv. et Yonne chagriot (faire le), chatouiller 

(de chat garimi, chat bigarre, 70 '^); port. galimanhos, minauderies 
(= ruses de chat) ; 

chatiere^ et cachot (cf. 61): it. gai/a btiia („chatte sombre") et 
catorbia (gatorbia), „chatte aveugle" (d'ou mcatorbiare) , terme em- 
prunte au piemontais; Abr. cahihbe (= catorba); 



^ Rabel. III, 13: „Vous mangerez bonnes poiies crustumenies et bergua- 
mottes, une pomme de court pendu, quelques pruneaux de Tours . . ." 

2 \.'\\..biigigatto, bouge, qu'on rencontre des le XV^ siecle (Pataffio, 
1, 14: Ciurmate baldamenle il bugigattd), est d'origine dialectale (Parme husigot) 
et rdpond au pr. bousigadou, bouloir (de hoiisigd, fouger), ä Tinstar du Genois 
burdigottu (= bugigatto), de biirdigd , fouger. Cf. Schuchardt, Romanische 
Etymol. II, 211, et Pieri, dans VArchivio, XIV, 371. 



44 

culbute; es]}. gaiaturnba (et politesse exagcrce: c^. zWcm. Kalzen- 
lucliel), Sic. calambota, caialwnmuhi (cf. it. capitombolo); 

folatrer: Gase, catifoula („jouer comme les petits chats"); 

ramper (60): Poit. ä grappe-chai (aller a), sur les picds, sur 
les mains (Bas-Gatin. ä giippe-chat); 

vacarme (67): Gase, gatibiirro, gatifurro („grondement de 
chat"); Piem. caiabtn {c\. it. buglia, mclee); esp, de mazagatos, tapage 
infernal (= a assonime-ehats). 

74. Epithctes: 

chctif: Clairv. chat d\iire, enfant delicat, faible ou mal nourri 
(== chat qui garde le coin du feu), fr. pop. chat-grillc, enfant cheiif; 

coquet: pr. cafiiwt („propret comme un chat"); 

emport6: pr. cafer („chat sauvage"), Mess. chabogne, homme 
facile ä se mettre en colere (ef. depiteux comme un chat borgne), 
mot cite par Le Duehat (dans Menage); 

hypoerite (63): -^x. cato-hagnado („chatte mouillee") et anc. fr. 
chatte mouillee (faire la), XV *= siecle; cato-faleto („chatte grise"), 
caio-morto (= it. gatla 77iorta, esp. gata muerta'. la chatte sait faire 
la morte), calo-siau („chatte-silencieuse") et calo-sourno („chatte 
sombre"); Yxkvn. gala mörbana („chatte malade"; cf. 88), 'Nknxl. gata- 
piata („chatte aplatie"); cf. anc. fr. pattepelu, doucereux (comme le 
chat qui fait patte de velours), pr. pato viineto, id. ; 

maussade: Tour., Vo\i. chabruti, sombre (= chat noir): „ä Metz, 
chabrim, mine austere, refrognee, et faire le chabrun, c'est propr. 
prendre la chevre ou bouder" (Le Duehat, dans Menage); anc. fr. 
ä rechignechat („ou en tristesee de coeur"); 

querelleur (51): pr. escaragno-cat („egratigne-chat") et Morv. 
erchigne-chat („lorsque les joueurs commencent a se faeher et ä se 
lancer de gros mots, on dit que le jeu va devenir erchignechat^ c.-a-d. 
va degenerer en querelle", Chambure); cf. cest un jeu de chat, un 
jeu qui tournera en noise (Rolland, IV, 99), et allem. Haderkatze, 
querelleur; 

vaurien: pr. escano-cat (espeio-eat), „eeorehe-chat"; Piem. scano- 
gat, it. scalzagatii, esp. pelagaios (mazagatos), id. 

75. Maladies: 

bouton (sur la main, sur lebras): H.-Bret. rÄö/-yc»/>;a' (Sebillot), 
peut-etre chat fonce (cf ibid. peiit maou de chat, bobo); 

chassieux (Oudin: ehassieux comme un chat de mars): Poit. 
chareilloux , Saint, careilloux, propr. aux yeux de chat (cf Morv. 
riyeux = yeux); 

vertige (on l'attribuait au chat, qui l'ignore): it. capogatlo, vertige 
des chevaux (= capogiro), propr. tete de chat. 

76. Emploi hypocoristique: 

bambin: Hain, cat d'mai, enfant ne en mai; Berr. chacouat et 
chactdot (INIarne charculoi), le dernier de la couvee; 



45 

jeune fille (47): Hain, chabourktie, fillette fraiche et dodue 
(„boulette comme un chat"). 

77. Noms de jeux enfantins, et spec. le colin-maillard (48): 
pr. caiohorgno („chatte borgne") et calorbo („chatte aveugle"), cati- 
torbo (= cateto-orbo) ; Piem. catorba (gatorba), \\.. gaita orba (gattor- 
bola) ou gatta cieca (cf. Suisse allem. Blindchalze , id.), Piem. ciata- 
losca („chatte louche"); fr. chat-briile, chai-cotipe, chat-malade, chai- 
perche, Varietes de jeux; Pas-de-Cal. cabouri („chat bourru"; cf. 
Meuse: Chat bouri, d'oü viens-tu?); pr. cö/öü^r^/ („chatte droite"), le 
vainqueur se fait porter sur les epaules du vaincu; port. ^^7/1? 
sapato („chat botte"), variete du meme jeu. 

78. Emploi pejoratif: 

cendrillon (le chat ne quittant pas le coin du feu): pr. caio- 
cendrotdeio, souillon; 

entremetteur (de mariages): Berr. chat-bure „chat gris" (= fiii 
matois); 

fillette (mal batie); Berr. chacrotle („crotte de chat"); 

pistület: it. vmzzagato (Duez: epouvantail pour les oiseaux); 

usurier: "^x.escaiio-cals (manjo-cats), propr. ecorche-chats (mange- 
chats). 

79. Applications diverses: 

corset (tres d6garni): Poit. cor-aii-chat („corps de chat"); 

doublure (en peau de chat): '\i. gaitofodero (chat fourre); cf. 
Saint, chaffawrer (chaffeurer), vetir ä l'exces et en se deguisant; 

embarras: fr. chat-en-jcwibes (cf. jeter le chat aux jambes de 
quelqu'un, et Geneve c'est ou la chatte a mal au pied, c'est le 
point difficile); 

fard: esp. mano de gato, id., et darse con mano de gato, se 
farder (le chat mouille sa patte avec sa salive,^ la passe et repasse 
pour faire sa toilette); 

flute (cf. fr. chatte, harpe de Birmanie): pr. cat-enfla, cornemuse 
(= chat enfle, d'apres la forme); 

galette cuite au four (68): it. (genois) et esp. gatafura (= chatte 
de four); cf. Catafura et Gati/ura, noms de chattes (dans la Gato- 
maqma), Bavar. Ofenkatz (Gogelhopf) et Suisse allem. Büsel, biscuit 
(„minet"); 

perruque a queue (= queue de chatte): May. catacoue; 

potage (= patee de chat) : Marne (Gaye) trompe-chat, soupe 
faite avec du lait; Naples calzagatt, polenta m(^lang6e avec des 
haricots; 

ricochet: Clahv. pas-de-chai't, d'apres l'allure ondulatoire du chat; 



^ Cf. la berceuse Le chat ä Jeannette (Bujaud, Chants et Chansons 
populaires de V Ouest I, 35): Le chat Ji Jeanette est une jolie bete, — Quand 
il veut se faire beau, — II se l^che le museau; — Avec sa salive, — II fait 
la lessive . . . 



46 

voile (latine): anc. fr. catepleure (Nicot, Cotgr., Oudin), proprem, 
chenille (70''), ä cause de sa pointe, appelee encore „oreille de 
li^vre" (Le Pore Rene Fran^ois, 1622, cite par Jal); cf. alle de 
pigeon, coq-souris (= chauve-souris) et papillo7i, noms de voiles, 
d'apres leur forme plus ou moins carree. 

B. Composds par synonymes. 

80. Les composes synonymiques resultent de l'association de 
deux noms du chat, dont Tun represente le terme proprement dit 
et I'autre le nom hypocoristique de l'animal, ou son 6quivalent, le 
cri. Cette juxtaposition ne modifie en rien la valeur primordiale 
du nom simple et ce n'est qu'ulterieurement, tout en partant de 
la notion chat, que la sphcre semantique en a ete agrandie. La 
synonymie joue, dans cette categorie de composes, le meme role 
que la reduplication, en sorte que le second terme renforce mor- 
phologiquement le preraier, et c'est uniquement sous le rapport 
semantique que sa sphere s'elargit. 

Le premier exemple d'un compose synonymique dans la 
langue lilteraire est chattemüe, dont les Clements constitutifs se ren- 
contrent deja au XIII^ siecle (34). Sous le rapport de la forme, 
chatletnile est une appellation enfantine de l'animal, ^ dont le dernier 
terme est l'equivalent hypocoristique du premier. La valeur primor- 
diale du compose revient dans l'ancienne langue et dans les patois 
modernes: dans une lettre de Joinville de 1295, on rencontre la 
locution en chaiemite (ap. Godefr.: Des la porte assous le pont 
jusques a la tournelle qu'on dit e7i chaiemiie), c.-ä-d. en Serpentine, 
d'apres le mouvement ondulatoire de la bete; et, dans le forezien, 
chata-mita est le nom du colin-maillard, dans lequel le joueur aux 
yeux bandes represente une chatte ä la poursuite des souris. Le 
sens ulterieur de „hypocrite", fait allusion a un trait caracteristique 
de la vie morale du chat, ainsi depeint par La Fontaine (VII, 16): 

C'6tait un chat vivant comme un devot ermite, 

Un chat faisant la chattemüe, 
Un Saint homme de chat, bien fourr^, gros et gras . . . 

Et la meme image, rendue par des composes synonymiques 
d'origine enfantine, se rencontre dans les autres langues romanes:^ 
pr. catomito (catomato, gatomieuto), catovierouno et catomiaucho (cato- 
miauno, catomiauro); \\.. gattamogna (gattamorgna); cdX?iX. catamixa 
(catamoxa, gatamoixa), gatamaida et gatamusa. 

La locution en catimini, employee d'abord par Froissart, exprime 
l'allure doucereuse que prend le chat pour surprendre ses victimes: 
formee de cati et mini (dim. de cate et mine\ eile veut simplement 



^ Analogue aux synonymes: iXlem. Busekatze, Aliexekatze, M{auhätzchen\ 
SiTi^. pussy-cat, hikS-zWtxa. putis-katfe, etc. Cf. aussi Wackernagel, Voces , 20. 

^ Ce caractere des 61^ments composants de chattemite se trouve d^jä 
indiqud' dans Rolland, Faune, IV, 119 nole. 



47 

dire ä. la fa(;on du minet qui s'avance a pas de velours. Cette 
demarche silencieuse du chat (meme sauvage) avait dejä frappe les 
Premiers observateurs, et Pline en parle avec admiration.i L'origine 
synonymique du compose (entrevue par Le Duchat, dans M6nage) 
et, par suite, son caractere eminemment populaire,^ est mise hors de 
doute par les correspondants siciliens, catamarri et 'ncalaminu, Venise 
catamellon calamellom, qui repondent au toscan gatton gallone. 

Voici les notions designees par les composes synonymiques : 

81. En Zoologie, 

a) Des insectes: 

chenille (70*^): Aude caramagno (cf. go), Bearn. gatamtna\ 
hanneton (son bourdonnement compare a un grondement de 
chat): Lorr. chatte meurotle ou chette miniaoue („chatte qui miaule"); 
ver a soie (54*^): Gironde gatemine A. (V. chenille). 

b) Des oiseaux: 

cheveche: Sologne chat-miant (Roll. II, 54); 

chouette: pr. catomiaulo; cf. allem. Katzeneule; 

mouette (son cri est une sorte de miauleraent) : esp. catarana 3 
(„chatte qui miaule": cf. genois gallo ragna, le chat miaule), 
devenu en port. tataranha (tartaranha). 

82. En botanique, chaton (55^): MoniheX. chaü-mitioji. 

83. Application technique, tire-lire: pr. catoniaiicho („chatte qui 
miaule"), le son que rend l'argent jet6 etant plaisamment compare 
a un miauiement, de meme qu'en fr., ce son argentin pretend 
imiter le chant de Talouette, son tire-lire\ cf. allem. Katze (Geld- 
katze), ceinture a argent (XVIII ^ siecle). 

84. Faits concernant la vie physique du chat: 
pleurnicher (= miauler): Poit. chameuler, pleurer comme a voix 

couverte ; 

ramper (73): Versiglio gattoinagnoni , a quatre pattes (Pieri, 
Zeitschrift, XXVIII, 181), Vihia. gatagnau, catal. ä gatameus\ fr. en 
caiimini (80). 

85. Ajoutons encore: 

culbute (73): pr. catamiroto (= cabriole de minette); 
vacarme (73): Sic. scatamasciu, propr. miauiement de chat. 



' Hist. Nat. X, 202: Feles quidem quo silentio, quam levibus vestigiis 
obrepunt avibus! Quam occulte speculalaj in musculos exsiliunt! 

"^ Cette nature vulf^aire de catimini exclut le rappiochement (tente depuis 
Manage) avec catamini (xata/irjvia), menstrues, terme technique m^dical. Cf. 
aussi la Variante caiimini (Cotgrave). 

* Depuis Covarruvias, on d6rive le mot Avi\aX. cataractes, sorte d'oiseau 
aquatique. Pour cata = gata, cf. encatusar = engaiusar, 62. 



48 

86. Faits concernant sa vie morale: 

caresser (62): h.\xy. acalanu'aula, cajoler, \>x. catimello (gatimello), 
propr. caresse de chatte (cf. calorniau/o, et 21): caresses que se fönt 
an jouant deux chats avec leurs pattes (Azais), gestes et caresses des 
yeux et de la joue que l'on fait aux enfants (Mistral); Pas-de-Cal. 
faire cate-cate, se dit d'un jeune enfant qui frappe de petits coups 
dans la main d'une personne qui le caresse (Edmont); Napl. _^a/'/^- 
felippe („gentilezze amorose segrete, e fatte piü con gesti che con 
la voce", d'Atnbra) et Sic. gattifilippi („carezze svenevole delle 
donne", Traina), propr. chatteries (26); Parm. catamletina (= pr. 
catimello) et Sic. scataminacchi, minauderies ; Rouerg. cathnoto, mi- 
nauderie d'enfant; 

se quereller (62): pr. caiaratigna, propr. gronder comme une 
chatte. 

87. Epithetes: 

bavard: pr. chamarroi\ Saint, chamarrage (chabarrage), discours 
confus (= miaulement de chat); wall, chamareite, caqueteuse; 

bigarre (comme le chat zebre): ~Qg.xx. cha?na)-ou (V. maussade) ; 

cälin: pr. catomiaulo („chatte qui miaule"); cf. Geneve caiamaiila, 
femme toujours dolente; 

faineant: Mayen, camiyao (= pr. catomiaidd)\ 

hypocrite (74): fr. chattetmte, etc. (V. 80); 

maussade (74): pr. carami (de ramiä, ronronner) et ga- 
marro (= chat qui gronde); May. chamarotc, grognon, renfrogne 
(H.-Bret, Mee: animal ou homme a poils longs et herisses, et 
homme de mauvaise mine, Leroux; Blais.: reveche, sauvage); 
H.-Italie catramonacda, chagrin profond (de *catamona = \i. gaiia- 
mogna, et pour l'epenthese, it. catrafosso et catafosso), propr. (melan- 
colie de) chatte. 

88. Maladies: 

moisissure (les fleurettes blanchätres sur les liquides 6tant 
assimilees au pelage des minettes): Mayen, camines (chamines) et 
chamarettes ; 

maladif: Abr. catamone („chatte-mine"), repondant ä l'anc. fr. 

faire la cate-catie („chatte accroupie"), imiter les plaintes d'une 

chatte malade qui est tapie sur son ventre (Eust. Deschamps, 

IX, 123): 

Faictes bien la cate-catie . . . 

Et soupirez parfondement. 

89. Emploi hypocoristique: 

enfant (76): fr. gamin^ terme recent d'origine dialectale, masculin 
refait sur gamine (Clairv. gamigm), propr. chatte (= pr. gatanmia), 
appliquee ä une jeune fiUe espiegle et hardie (cf. pr. chaio, 47);^ dans 



1 D'apr^s Schmidt -Göbel (Herrig's Archiv, XLI, 229), gatnin serait 
l'allem. Gemeiner, un simple soldat, et remonterait aux guerres allemandes 
du XVIII e stiele. 



49 

plusieurs patois (Vendee, Calvados), gamin est l'appellation generale 
de l'enfant et du petit gart^on (Norm, galmin, gamin et petit 
domestique de ferme); Mess. ga/mi'rofi, Vic. galmite; Guern. cami'on 
(cf. 7mon, 112), enfant gäte, petit favori; 

colin-maillard (47): Agde ai/o viilotuiro („chatte qui miaule"?), 
Dauph. chatomito borlyo „chatte aveugie", et Alpes chatamusa, propr. 
chatte; cf. Pic. cairabeuse, id. (> catabuse = catamuse). 

90. Emploi pejoratif: 

entremetteur de mariages (78): pr. chamarrot (= bavard, 87); 

fille (surtout en mauvaise part): Yen. catamoise (= pr. chata- 
musa) ; 

foule (= marmaille): Mil. catobolda, Berg, gatibolda (pour le 
terme final, cf. anc. fr, miaidder, miauler); pr. caramagnado (cara- 
bagnado), grande quantite (= portee d'une chatte); 

ramoneur ambulant (= vagabond, 63): Vosges caramagyia 
(Mess. caramogna), ^tameur ambulant, Mouzonnais charamotcgne, ra- 
moneur, propr. lodeur comme un chat (== r^x. caratnagno, 81*), 
fr. carmagnol, ramoneur savoyard (cf. Littre, SiippL), puis car- 
magnole, vetement et ronde r^volutionnaires. 

91. Injures et sobriquets: pr. caiamarret , terme injurieux que 
les enfants ä Aix adressaient aux Juifs, en simulant une oreille de 
porc avec le pan de leur habit, repondant au Lyon, carramiaic 
(courramiau), surnom donne aux habitants de St.-Chamond („chat 
qui gronde"); Pic. carimoireau , sobriquet des habitants de Bertangle 
(= sorciers, V. ci-dessous). 

92. Emploi euphemique: 

croque-mitaine : Frioul giatemarangule (dim. de * giatemara = 
pr. catomiauro); esp. catarana, epouvantail (81^^); 

sorcier (qui prenait, comme le diable, la figure d'un chat 
noir): Poit. chamaraud („chat-matou", d'oü enchainarauder, encha- 
barauder, ensorceler), Pic. caumaro (carimaro, carimouero), sorcier 
et bohemien, anc. fr. caramara (Cotgr.), auj. Lille, id.; H. -Italic 
cairamonaccia, sortilege, propr. sorciere (= chatte, 87). 



C. Composes latents. 

93. Nous allons grouper sous ce titre tous les composes dans 
lesquels le premier element, le reflet roman de catius, perdant peu 
ä peu son sens propre, a fini par representer une valeur intensive 
ou pejorative. C'est ainsi que le fr. dial. caborgJie (caliborgne) ne 
dit en apparence ni plus ni moins que borgne tout seul, et que le pr. 
caborno est simplement synonyme de borno. Cet affaiblissemeut graduel 
de la notion chat constitue un phenomene semantique de la plus 
haute importance, et pour en marquer les etapes successives, nous 
tächerons d'accurauler les exemples qui appartiennent principalement 

Beiheft zur Zeitschr. f. rom. Phil. 1. 4 



50 

aux patois, mais dont plusieurs ont penetie dans la langue 
litteraire. 

Pour embrasser les phenomenes de cet ordre dans leur 
generalite, il faudrait empieter sur le domaine setnantique des 
notions chien et cochon; en reservant les cas similaires se rapportant 
ä ces derniers, nous ne tiendrons pour le moment compte que 
des faits relatifs au chat, malgre les rapports intimes qui l'unissent 
avec le chien et rendent parfois inseparable leur etude meta- 
phorique. 

Voici maintenant l'analyse des composes latents particuliers 
surtout au proven^al et au fran^ais. 

94. En proven^al: 

caborno, ä cote de calaborno et caiahorno, cavite, creux, trou, 
meme sens que borno, primitivement trou de chat; de la, les accep- 
tions' de taniere (pr.), cabane (patois du Centre), ruche d'abeiiles 
(May. calibourne, ä cote du Berr. borgnofi), campanule (Bessin cali- 
bourne), etc.; 2 

cabougno, ä cote de carabougno, creux d'un arbre pourri, meme 
sens que bougno, ä l'instar du Berr. cabouinoiie, cachette, trou 
{== botnnoite); 

cafourno, ä c6te de caiaforno et gatihorno, repaire, recoin, propr. 
fourneau de chat, cette bete aimant ä se fourrer derriere les 
cheminees et les fours (cf. allem. Katzeirh'ölle , fournaise derriere le 
fourneau): Pas-de-Cal. cafourneau, petit fourneau etabli sous un 
four; Geneve faire le cafournet, se dit des femmes qui se tiennent 
comme accroupies sur leurs chaufferettes (Sav. se ca/ourner, se 
cacher); ^^oxi. cafurna, meme sens que /ur/ia, grotte, caverne (V. 
Coelho, Diccion. eti7noI.), emprant fait au provencpal ; 

capigiiä (chapigna), ä c6t6 de carpignä (charpigna), se disputer, 
en parlant des femmes et des enfants, propr. peigner un chat (cf 
penchitid la cato, se quereller, et fr. pop. se peigner, se prendre aux 
cheveux); anc. fr. et dial. capigfier (chapigner, charpigner), se battre; 
cf. anc. fr. pignechat, taquin , et Geneve voilä oü les chats se peignent, 
voilä oü est la difficulte; 

catacournüle, Forez, bluet (= cournillo), fleur appelee en pr. 
„langue de chat"; 

chabaire, Limousin, debattre, propr. se disputer a la fa^on des 
chats (batailleurs et querelleurs, 62). 

95. En italien, la plupart des composes latents se rapportent 
a la notion chien; les quelques exemples patois concernant le chat 
seraient: 



^ Cdbourne designe dans Rabelais (II, 7: le cabourne des briffaulx), un 
chapeau profond tel que le portaient certains ordres de meines: ce sens du 
mot qui repond au Polt, cabourne, bouge, est fond6 sur le rapport semantique 
entre les notions cabane et vetement; cf. Poit. bourgnon, coiffe, propr. ruche. 

2 Schuchardt {Romanische Etym., II, 139, 141) voit dans le pr. caborno, 
ainsi que dans caforno (V. plusbas), tous deux inconnus ä l'ancien proven9al, 
des d6riv6s du lat. caverna. 



51 

agaruffarsi, se quereller, propr. se disputer ' ä la maniere des 
Chats (cf. pr. capignä, 94) ; 

garusola (garösula), Mantoue, coquelicot (= Padoue rosola, 
Dauph. rousola), propr. chat-coquelicot ou pavot des champs, a 
l'instar du Lorr. catecolinjo, du Norm. cotecoUnco, id.; cf. allem. Katzen- 
Tuagen, id. (oü tnagen repond a VaWexa. Mohn, Pic. ma/wn);'^ et les 
noms siciliens de plantes tels que: caiaciiru, ä cötd de calacitni, 
oseille (plante ä saveur acide), et catatufulu, pomme de terre, propr. 
chatte-tubercule, c'est-ä-dire bulbe pareil ä la tete d'un chat (55^). 

96. Les patois des Abruzzes, de Naples et de Sicile possedent, 
il est vrai, un certain nombre de composes commen^ant par cata, 
dont la valeur est egalement intensive: Abr. caiahisse et catafunne, 
abime (cf. it. catafosso); Naples catacogliere , d'oü le toscan catacoUo, 
emprunt du XV® siecle (comme son contemporain catafascio)', Sic. 
cataniusu, ennuyeux, caiaminari (Abr. catametiarsi), se demener, etc. 
Mais l'element initial de ces composes est un reflet de l'influence 
grecque dans le midi de l'Italie.s 

97. En fran9ais (dialectal): 

catimuron. Norm. d'Yeres, müre sauvage („ chatte -müre"), ou 
fruit de la ronce (Hainaut), appelee ä Doubs mtire de chat et ä 
Fribourg isaia niiama , chatte qui miaule (Roll., Flore, V, 190); cf. 
port. caiapereiro, poirier sauvage; 

chabourrer, Berry, gronder (= hourrer, cf. 73), propr. gronder 
comme un chat, et chafourrer, effrayer, chasser avec des cris (d'un 
*fourrer, gronder, cf. gatifourro, 73), a l'instar de Vii. galta/urato 
„ spaventato da un gatto" ; 

chabranler, Berry, se balancer (pr. sahranlä, ebranler = etre 
remuant comme un chat) et chahranloire , escarpolette rustique, 
appelee en Bourgogne cabalance (calbalance) et en wall, cablance', 
cf. Lyon, gagnivelö, balancer (de niveU, niveler) ; 

chabroUer, Berry, gratter (spec. avec la pointe d'un couteau), 
et chacrotter, gratter leg^rement la terre (habitude des chats avant 
de satisfaire leurs besoins) ; 

choffourrer, anc. fr. griffonner (sens garde par les patois, d'oüi 
fr. pop. se chafourrer, s'cgratigner), et H.-Maine fouiller, bouleverser 
(d'un verbe fourrer, fouiller; cf. Vosges chafouretks, lieux d'aisance) ; 

chafuler. Norm. d'Yeres, effrayer la volaille (= siffler comme 
le chat en colere) , et Berr. chafuthi , dispute (yid\\. cafut, bagarre); 

chafrigner (chafrogner), Clairvaux, faire le degoüte (chafrognous, 
difficile ä nourrir, delicat), et Yon. chafrignard, grognon; 



* Caix {Studi, n" 297) se demande si agaruffarsi ne serait pas un com- 
promis entre garrire et arruffare. 

2 Le premier terme des composes siciliens, comme caragiai, geai, et 
carcarazza, pie, est de la meme nature onomatopeique que le fr. carcailler, 
Poit. cracasser, crier comme la pie ou le geai. 

^ Voir, pour le sicilien, Avolio, Introduzione allo stttdio del dialetto 
siciUano, Noto, 1882, p. 33; et pour le napolitain, D' Ambra, au mot cata. 

A* 



52 

cha/rtoler, fr. pop., se montrer tout rejoui, se complaire (em- 
ployc dans cc sens par Balzac) , de l'anc. fr. et dial. äffriolerf etre 
friand {comrae un chat) ; cf. Poitou chafoicrni, satisfait ; 

chatourne, Norm., soufflet, litt, tournoiement de chat (qu'on 
croyait expose au vertige, 75), et Perigord chataurelhat , taloche 
(„chat ou coup sur l'oreille"); cf. torgnole (torniole) , id., et allem. 
Kalzenkopf, taloche. 

98. Envisageons, en dernier Heu, ceux des composes patois 
qui ont pen6tre dans la langue litteraire. Gräce a cette circonstance, 
ils ont a peu pres seuls attire i'attention sur le probleme de 
leur origine, que le manque d'une vue d'ensemble rendait presque 
insoluble. 11 s'agit d'uri certain nombre de mots fran(;ais com- 
menyant par ca (amplifie en cal, cali, 69), le nom anc. fr. et dial. 
du chat. Les voici dans leur ordre chronologique : 

cahorgne, Haut-Maine, borgne, louche, ä cote du Pic. caliborgne\ 
le mot signifie propr. „chat borgne" et se trouve etre la traduction 
pure et simple d'un fait: les petits chats viennent au monde avec 
les paupieres closes et conservent jusqu'au dixieme jour cette 
cecite originelle; le vulgaire l'attribue a la häte qu'a la mere de 
mettre bas: „La gatta frettolosa fa i mucin ciechi", dit le proverbe 
Italien; de lä, les termes synonymes: Pic. calouc, May. et Yon. ca- 
louche, Auv. chalusc (= louche comme un chat), Poit. chaveuillon, 
louche (Geneve: aveugle = aveugle comme un chat), Aunis ca- 
mirau (Poit. mirer, regarder du coin de rosil), Lorr. calotigne, H.- 
Maine calorgne (chalorgne) , ce dernier se trouvant d6ja dans Eust. 
Deschamps (IX, 81): 

S'il est bossu ou s'il est borgue, 
Boiteus, contrefait ou calorgne . . . 

cafourchon (d'Aubigne), a cöte de calfourchon (Ronsard), caillt- 
fourchon (Cotgr., auj. Saintonge) , galfourchoii (Abb6 Gusteau), et 
moderne califourchon; le sens premier est „chat enfourche", par 
allusion aux minets montan t sur le dos de leur mere, habitude a 
laquelle se rapportent les synonymes: Sav. tsotiele, ä califourchon 
(= en guise de petit chat), Piem. a galalin, id.; ^x. fa las catetos, 
faire courte echelle (= faire les minets); cf. Blais. calibourdon, 
califourchon (dans le jeu de course appele „chat"), et calicalaud 
(d'un enfant qu'on porte sur le dos), Norm, calimoulette, id. (= 
mouleUe). 

La locution moderne ä califourchon fut precedee par une 
autre, ä caleforchies, qui parait reraonter ä la fin du XIIP siecle et 
qui figure dans ce passage d'une traduction en vers des Miracles 
de Notre Dame de Chartres (dans Godefroy): 

Cest Guillaume avoit en ronture (lire : routoure) 

Dont il ert si rons (1.: rous) et tranchies (1.: trancliids) 



53 



Qu'il aloit a caleforchies (1. : caleforchies) 
Pas avant autre et belement.^ 



Godefroy traduit la locution par „ä califourchon ", ce qui ne con- 
vient pas au sens et ne repond pas du reste au texte latin, qui 
porte: „Infirmitate quam rupturam nominant adeo laborat ut divari- 
catis semper cruribus innixus baculo tarde expedetentim vix posset 
incedere". Par cons6quent, aler a caleforchies signifiait marcher an 
ecartant les jambes, imiter en quelque sorte l'allure particuliere des 
chiens (cf. anc. fr. caelet, calet, petit chien ou petit chat), qui, pendant 
la marche, portent leur corps de travers, en faisant semblant de 
boiter; et le naayennois caltfourche, culbute, exprime la consequence 
de cette demarche oblique. Nous voyons dans les deux locutions, 
ancienne et moderne, des formations d'epoques difförentes et re- 
montant aux notions apparentees chat et chien (cf. Verduno-Chälon. 
canifourchon pour califourchon). Quant au bas-latin calofurcium, 
fourche, gibet (que Ducange cite d'apies un glossaire latin-fran9ais 
du XV^siecle), il n'est que la transcription du ^r. cahfourcho7i, au 
sens d'enfourchure; 

colimagon (atteste des 1529), merae sens que limagon, forme 
picarde, ä cöte de calimachon, ce dernier designant au Pas -de- 
Calais Tescargot, spec. de la grosse espece {„vieilli, on dit plutöt 
limichoji", Edmont): le terrae signifie chat-limapon, par allusion ä. 
sa forme enroulee, ^i l'instar de l'allem. Katze, nom de plusieurs 
limac^ons; 

calimande, sens identique ä limande, propr. chat-limande, ä 
cause de sa forme aplatie (cf. 37); du reste, ce terme, donne 
par Littre sans indication de source, ne parait pas etre populaire 
(il manque dans Rolland et dans les traites de peche); 

calilaiide (caillebaude), Norm., flambde vive et petillante (appelee 
baudelle, au Pas-de-Calais), et Berr. chalibaude (charibaude) , feu de 
la Saint-Jean, feu de joie, propr. fouee de chat 2, peut-etre par 
r^miniscence du feu de la Saint-Jean, lorsqu'on lächait dans les 
flammes des sacs remplis de chats, dont les cris et les convulsions 
offraient ä la populace un spectacle amüsant, un feu de joie. 

En somme, les composes qu'on vient d'analyser^ sont d'origine 
vulgaire et la plupart de date moderne ou recente. 

^ Les corrections sont dues ä l'obligeance de M. Ant. Thomas, qui 
m'ccrit ä ce propos: „Gaston Paris place la traduction des Miracles par 
Marchant vcrs 1240 ; c'est donc Xllle sifecle qu'il faut lire dans le Dictionnaire 
General, au lieu de Xlle. Ma lectuie a caleforchies m'est inspiree par le 
contexle; j'ai imprime le texte latln sur lequel Marchant avait fait sa traduction 
dans la Bibliotheque de VEcole des Charte s , tome XLII, p. 505 et suiv. Ce 
texte porte, p. 517 . . ." (Voir la citation ci-dessus.) 

"^ ,,On appelle fouee de chat, dans le pays d'Ernee, la trou})e de jeunes 
gens et de jeunes filles qui, apr^s avoir fleuri le lit de la fianc^c le dimanche 
qui prdc^de la noce , se rendent le dimanche qui suit la noce ä la ferme des 
epoux oü ils se livrent ä des danses et ä d'autres jeux entremeles de libations" 
(Dottin). 

3 Nous renvoyons, pour les autres, ä l'^tude ultörieure sur le chien et 
le cochon. 



54 

99. L'hypoth^se sur l'existence d'un prefixe frangais ca (cal) 
fut d'abord emise par Littre et reprise ensuite par Darmesteter: 
„La particule cal doit etre d'origine germanique, ou scandinave, 
ou, ce qui est moins vraisemblable, basque".i On voit quelle portee 
Darmesteter attribuait a la question. Presentee sous les auspices 
de tels maitres, l'hypothese fit fortune et les meilleurs esprits en 
subirent rillusion.2 Tout recemment, Nigra, en cueillant dans le 
champ roman une nouvelle gerbe d'exemples ä l'appui de ce 
prefixe ,3 appela de nouveau l'attention sur ce probl^me obscur de 
l'etymologie romane, Cependant, Groene s'est vainement eflforce 
de circonscrire la question 4 et de reduire presque ä neant l'exis- 
tence d'un prefixe ca (cal), et Schuchardt est dernierement venu 
appuyer de sa puissante originalite cette maniere de voir.s 

Tout en partageant son doute sur la valeur d'une particule 
ca, nous diflf^rons quant ä l'explication de son point de d^part. 
Schuchardt considere les composes de cette categorie comme autant 
de fusions verbales, chaque cas particulier exigeant un compromis 
de nature difförente, a savoir: 

cah/ourchon, compose de cahallus et fourchon [„caballus qui a 
ete en partie tres defigure et meconnu par les savants eux memes"); 

calimande, compromis entre l'allem. Kliesche, limande, et le fr. 
limande ; 

colimagon, resultante de limacoji et de l'anc. fr. escale (escaille), 
a l'instar de l'anc. esp. coguerzo, d'un type coca -j- cortice.^ 

En principe, ce procede d'interpretation verbale, lorsqu'il 
n'opere pas sur des Clements homogenes et appartenant ä la m^me 
langue, est par trop complexe pour s'imposer a l'intelligence 
simpHste des masses. Les explications de ce genre exigeant un 
effort de memoire considerable et une erudition peu commune, 
forment un veritable contraste avec les eclosions de l'esprit popu- 
laire."? Du reste, les combinaisons lexicales citees plus haut pre- 
sentent de serieuses difficultes phonetiques: 

califoiirchon reflechirait, dans son premier element, le lat. caballus; 
mais alors , comment se fait-il que dans aucun patois gallo-roraan, 
cahal n'ait abouti ä call et, cette supposition une fois admise, com- 
ment rendre compte des aspects nombreux du mot? 

On ne congoit pas non plus le compromis de cali?nafide, cas 
vraiment singulier de fusion bilingue. 

L'explication fournie pour colimagon est certainement plus 



1 Forfnation des inots composes, p. 1 1 2. 

2 Salverda de Grave croit tiouver en flamand l'origine de cal (V. Melanges 
Kern. 1903, p. 123). 

3 Archivio glottologico italiano, tomes XIV et XV. 
* C vor A im Französischen, Strasbourg, 1888. 

5 Zeitschrift, XXVII, 613 et suiv. 

^ Ce dernier excmple est emprunte aux Rotn. Etym., II, 33 ; les deux 
aulres, d'apres la Zeitschrift. 

■^ Voir les listes similaires de Caix, Studi, p. 199 ä 203. 



55 

naturelle que le fameux type cochlo-limax , iraagm6 par Manage; 
mais eile n'est pas moins embarrassante sous le rapport formel. 

100. II est permis peut-etre de conclure que rapparition 
tardive des composes de cette famille exclut tout rapprochement 
avec le latin, et que leur facture accuse nettement une conception 
originale, une creation vulgaire. Nous croyons voir, dans le premier 
terrae de ces composes, non pas un prefixe ou le tron^on d'un 
mot, mais un mot veritable qui, sous ses divers aspects, represente 
le reflet roman de cattus (ou de cam's). Ces formes multiples, qui 
ont tant surpris ceux qui en ont soulev6 le probleme, trouvent 
ainsi, suivant leur provenance dialectale, une explication des plus 
simples. De cette fa^on, le probleme, qui se presentait dans des 
conditions presque mysterieuses, rentre dans les cadres des faits 
generaux de l'etymologie romane. 

Et pourtant, au point de vue semantique, cette constatation 
n'en est pas moins interessante. Ayant souvent joue, dans cette 
categorie de composes, un role purement intensif ou augmentatif 
et pejoratif aussi naturellement, le nom du chat est descendu ä la 
simple fonction d'une particule, et c'est ce qui explique l'illusion 
des Premiers investigateurs. Cette usure du nom de l'animal 
temoigne en meme temps de l'importance du chat dans la vie des 
peuples romans. Nous ne voyons, dans le domaine animal, que 
le boeuf et le cheval, betes eminemment domestiques, qui aient joue 
chez les anciens Grecs un role metaphorique analogue: ßovjraig, 
boeuf-enfant, signifie grand enfant, et &vfiög l:njtoyvc6ficov designe 
(dans Sophocle, Ajax, V, 148) un grand esprit, des sentiments 
eleves. On peut trouver des traces de metaphores pareiiles, mais 
empreintes d'une nuance pejorative, en anglais oü Aorse-kiss designe 
un baiser brutal, et horse-latigh, un rire aux eclats. 

Les patois de la Suisse allemande n'ignorent, non plus, la 
valeur intensive du nom chat dans des composes tels que chalzgraii, 
chaizlaub, chatzangst (== sehr angst); cependant dans les noms de 
lieux, il a plutot un sens diminutif : Chatzen-See, ou Matien-See, est un 
petit lac, et Chatzen-Törli, petite porte (ä l'usage des pi^tons), etc.i 

Mais, en realite, ce sont seulement des cas isoles et tres 
eloignes des applications aussi nombreuses que vari^es que certaines 
langues romanes ont su tirer de la notion chat. La sphere seman- 
tique derivant de cette source acquiert ainsi une importance speciale 
dans le domaine de la metaphore. 

IV. Sens des noms liypocoristiques. 

101. Les acceptions figures des noms enfautins du chat ne 
sont pas de moindre importance que cellcs des appellations propre- 
ment dites de l'animal qui viennent d'etre eludiees; et comrae les 

* Cf. allem. Katzanker, pc^tite ancre, Katzensteg, sentier etroit (repondant 
au vendomois ruelle aux chats, passage tr^s 6lroit, lour d'6chelle entre deux 
maisons), Katzentisch, petite table, etc. 



56 

premieres sont de beancoiip plus nombreuses que les secondes, 
leur Sphäre scmantiqne en est d'autant plus etendue. Nous ren- 
voyons, afin d'eviter des redites, aux paragraphes consacres aux 
noms hypocoristiques du chat (i8 ä 30), en rappelant, d'un cote, 
l'cchange equivalent des labiales (m, b), dont quelques noms du 
chat portent la trace (cf. bü et mi's, sarde baitu et fr. viaiou, port. 
bicho et esp. jnkho); et, de l'autre, le mouillement de la syllabe 
initiale (it. vnagohre et gnaolare), qui est parfois reduit ä la simple 
nasale (cf. fr. pop. et dial. mioche, gnioche et nioche). Ces noms 
hypocoristiques ddsignent: 

102. En Zoologie, 

a) Des poissons: 

aigle marin (poisson appele encore „ratepenade", ou chauve- 
souris) : pr. mounino („chatte") ; 

fretin (54): esp. morralla („portee d'une chatte"); 

lamprillon (54): Finistere minard, „gros chat" (Roll., III, 97); 

merlan: pr. mouno („chatte"); 

squale (37); pr. maraco (Gase, mirco, Guy. märracho), esp. 
7narrajo, port. marraxo\ 

trigle (par comparaison de sa tele cuirassee ä celle du chat): 
pr. mineto („petite chatte"). 

b) Des insectes: 

larve de hanneton (37^): Meuse viacon et Guern. magot i^o^., 

m,33i); 

lombric (= ver): it. mignatto („minet"), esp. mitiosa, port. 
minhoca (galicien monocd) ; 

mite: fr. migne, mite de la cire (Duez), et inignon, id. (Furetiere), 
Pic. mme (mene), mite, et ininon, vers engrendres dans les viandes, 
les fruits, les fromages (Jouancoux); 

sangsue (son Corps long assimile ä celui d'un minet) : it. ma- 
gnatta,^ vtignatta (bignatta) et mignella (mignera), Sic. mignetla\ 
port. hicha („chatte") ; 

ver a soie (81): pr. et anc. fr. magnan (Rabel. II, 11: halle- 
boter apres les maignatis', fr. mod. magnanerie), avec les var. magna 
(Gard A.), magnac (H.-Loire), mogiiard (Aveyr.), magnaud (Dauph.; 
Ol. de Serres: magniaji, Cotgr.: magnaud), magni (Forez); magnon 
(Isere) et magnol (Rouergue) , tous signifiant „minet"; it. mignanna 
(Pi6m.) et mignaiii (Duez; Abr. magnate)', Arag. mona („chatte"); 

ver luisant (37 '^): Val Furva 7na7nauin, dim. de mamau, in- 
secte (V. gata, 37^). 

c) Des oiseaux: 

canard garrot (54^): pr. tnüu mieu, fr. mion (Hainaut: cri du 
chat), Jura mmi; port. meauca\ 



' Nigra, Archivio, XIV, 280. 



57 

chouette (81''): Sarthe rniou, Isere 710 (= gno), f. gnüuca A.; 
Abr. nicchie (= gnicchie), Lyon, gnocca (nocca), repondant a gnouca 
(qui miaule) ; 1 

epervier (il miaule comme un jeune chat): H.-Vienne viiau- 
lard A.; 

goeland (cf. mouette): fr. miaulard, anc. fr. niargau („matou"); 

milan (d'apres le cri): \S.xa.miaiilo (miaulard), Cantal miaroii, 
Arden. viio-mio, pr. mietoun, Palerme miula', galicien minato, minoio 
(,,minet"); 

mouette (84^): Pic. miau (miaule, miaulis), fr. miaulard, esp. 
meauca; it. mignaitino („minet"), mignattone', 

plongeon (70*=): Gard miauco; 

vanneau (son cri est aigu et court): wall. gnaivUe (gnanwete), 
Toscan miciola, mivola (Ravenne felina. Roll., II, 350). 

d) Certains petits felins: 

belette (appelee dans les patois „petite chatte"): Vosges 7nar- 
colle (Lorr. harcolle), et marcolaite (margolatte; Meuse barcolelie); 
wall, viarcotte (May. inargotaine) et marlotwtte', 

hermine (espece de belette): Norm, margotin (Roll., I, 62), 
propr. petit chat; cf. danois Icecät, norrois röskat (= fr. rosselet); 

fouine (70 '^): Lille margoiaine (Roll., I, 60). 

e) Des mammiferes: 

marmotte (119): Alpes magnoto (d'oü fr. magnote), propr. minet; 

singe (70^): fr. magot, gros singe (= matou) et matagot, 
compromis entre magot et matou,'^ singe des forains, auquel les bate- 
leurs apprennent mille tours de souplesse; it. micco, dim. micchetto 
(cf. micco-micco\ miau!), d'oü fr. mico (micou), esp.-port. mico, petit 
singe, ä cote de micia, guenon (Duez), propr. chatte; it. monna, 
mona,^ guenon [mona, une chatte, ä Venise, Duez), dim. monina 
(Mil. monina^ minette); anc. fr. moymeqiän, auj. mone (monin), singe 
ä longue queue; esp.-port. mono (mono, primitivement chat), dim. 
monico (monicaco, monicongo, monigote), et mo7ia {mona); pr. 



^ Voir Appendice C. 

2 Ce mot qu'on renconlre d'abord dans Rabelais, qui l'avait pris ä un 
paiois du Midi (cf. pr. matagot, chat sorcier), a beaucoup prcoccupe ses coni- 
mcntateurs ; voici , ä tilre de spccimen, leurs elucubratior.s ä so;i egard : 
Matagot, compose de Goths et fxaraiöc, et signifie des Goihs ineptes, imbcciles 
(Le Duchat); dans matagot, l'it. ?fiatto nous marque les foUes idees que ces 
matagots se forment de Dieu (Id.); de Golhs et fnatou, gros chat (qui est 
fou parce qu'il est en chaleur), ou de Goths et /ueza, Irans, plus que les Goths 
(Esmeingard); matagot doit signifier gtä mactant Gothas, ceux qui assomment 
les Goths, peuple hevetique (ed. Variorum); cf. Godefroy: matagot, terme 
d'injure tire du nom de Mathieu Got, chef des Anglais dans le Perclie au 
XV« si6cle ... 

3 Schuchardt [Zeitschrift, XV, 96) voit dans it. esp. mona une abrdviation 
du turc maimoiui (qui a donne en it. mammone, 70 e), et de meme, dans gr. 
mod. fwvva; ce dernier est, ü notre avis, un emprunt fait au vdnilien mona, 
ehalte et guenon (le turc mai'tnoun a doun6 en gr. mod. /.ca'if^ov). 



58 

motmo (mougno), chatte et guenon (Lim. singe), Quercy moino. Gase, 
motini (mounin), et mounard, ?)ioumno (mouneno, mougnegno), id.^ 

103. En botanique, 

a) Des plantes: 

bluet (94): pr. mounino („petit chatte"); 

cataire (71): pr. amistouso (Quercy mistorio) et menugueto 
(„minette"); fr. niitietie, anc. fr. et Vosges minon, Barr, jnignofietle, 
May. mionette \ 

dentelaire (71): pr. maturlo (matucel) et viachurlo; 

gesse (plante grimpante): Meuse macd, Troie marcou (Roll., 
Flore, IV, 209); Puy-de-Dome mioleto\ 

luzerne (V. trefle): Berr. mtgnoneite et St. -Pol minette (May.: 
hipuline); 

mandragore (herbe magique): Lim. matagot (= chat sorcier) 
et citrouille, Berr. matagot (martagot), herbe de pic („qui passe 
pour enlever au pivert la force de percer le chene avec son bec", 
Jaubert); V. singe, 102*; 

ceillet (appele dans la H. -Marne „oeillet de chat"): Lot-et- 
Gar. minoun („minet"); cf. fr. mignonette, mignotise (d'oü esp. mino- 
tisas), auj. ffiignardise ; 

trefle (ses fleurs sont disposees en chatons tres serres): anc.fr. 
et Berr. minons, May. mitons, Oise matou, Loire-Inf. tnimi (Roll., 
F/ore, IV, 139). 

b) Des amentacees: saule (71^): Mil. migna, H.-Italie mognon, 
saule poilu, Canav. ?}iusa (mudja), saule sauvage. 

c) Les chatons des amentacees (55'^): pr. niagnan (du peuplier 
blanc), it. migna, 7nignola (de l'oranger) et tnigno, mignolo (de l'oli- 
vier), Norm. Calvados mignette et minot, Berr. mignon et mi7ion (Ain 
mnon), Bess. minet, Suisse minette (du saule), Cher mino (nino A.), 
Creuse minodou (= minaud: de saule A.) et wall, minow, it. miciolo 
(du chätaignier), Vendome mijui^ May. mitons', Sav. mire, miron, 
Isere mirotm; cf. allem, dial. (Lausitz) minzel, hiselchen, id. 

d) Termes relatifs a la vigne: 

brouillard (qui fletrit les vignes): Fr.-Comte ?nagniji (Roll., 
III, 239); cf. Forez magni, ver ä soie (105^); 

elaguer (55*^): it. miagolare, Mil. gnaidari (= chatter) et 
viognä (= gatinä, 55^); 

greife (V. marcotte): pr. vieiio („chatte", et race, espece); cf. 
anc. fr. mine, souche; 

marcotte (71''; cf. couper les branches d'un arbre en dos de 
chat): marcotte (1398: mar cot; Ol. de Serres: marquote et margote) 
et margotte, propr. chatte, d'oü it. margotta (margotto),^ ä cote 



^ Voir Appendice B. 

* Menage et Diez fönt remonter marcotte au lat. mergus, provin. 



59 

de margolato (= fr. dial. tnargolate, primitivement chatte, forme 
parallele ä marcotie, 102*=); cf. Mi), magno, id. (= minet?); 

104. En agriculture, tas de ble (40): Lyon, mia^i (myo), Sav. 
tjiya, pr. minei; cf. fr. marcottin (raargotin), pelit fagot (V. marcoite, 
102^), et Poit. niioche (gnioche), tas de fagots, propr. minet; Pia- 
cenza morgtion, tas de gerbes (= matou). 

105. En meteorologie, nuage pr6curseur de la pluie (cf. 58): 
Poit. maragot, nuage qui arrive du cote de la mer (Favre), et 
maiagot (martagot), bände de nuages qui parait le soir a Thorizon 
du cote de l'ouest (Laianne); ce sont des comprorais entre marou 
et magoi („matou") d'un cote, entre viaiou et 7nagot de l'autre (V. 
singe, 102*=). 

106. Applications techniques, 

a) Outils, d'apres la forme exterieure: 
chenet (83): Clairvaux minet; 

cuve (sur pieds et munie d'anses, assimilee ä un minet): Sic. 
mucinu („bigoncia da someggiar 1' uva''), 7imdna (,,colatojo del 
mosto"), propr. jeune chat, jeune chatte. 

Ou d'apres la forme recourbee: 

crochet (65): esp. mozo („chat"), et battoir de blanchisseuse; 
port. bicheiro, gaffe; 

pelle (pour tisonner): Mayen, rouaiide, pelle pour tirer la braise 
du four (de rouauder, miauler tres fort, 10); 

verrou d'une serrure (cf. gatillon, gächette 52*^): it. honcineJlo, 
propr. petit chat {boncio). 

b) Termes pour fourrure et choses fourrees: 

bonnet (fourre): Norm. Calvad. mignette, bonnet de fillette 
entoure d'une bände de fourrure (de Guer), Sic. mimi, coiffe; 
cf. wall, madou, bonnet d'enfant fait d'une petite piece d'etofie 
(= matou?); 

duvet (44): Berr. mine, plume et aigrette des graines, et 
Pic. minon (wall. Mons minou, St.-Pol. mirioule), duvet, poils ou 
filaments cotonneux de certains graines, et St.-Pol ininine (minou, 
minoute), poils legers provenant de l'usure des Stoffes; cf. allem. 
Btise, id.; 

fourrure (59'^): Norm, minot, St.-Pol. minoute; pr. minet, manchen, 
Sav. minon (wall, minou), tour de cou en fourrure; anc. fr. miton 
(XV*^ s.), Sorte de raanchettes (Poitou et Jura, manchon; Morv., 
manche de gilet, May., cache-nez); fr. dial. mitiiisses, espece de bas 
Sans pieds (Littre, Suppl.); 

gant (les griffes du chat sont emboitees dans une membrane 
d'oii elles rentrent et sortent comme fönt les doigts d'un gant): 
anc. fr. et dial. (Berr., Poit., Fr.-C, Suisse) mite, sorte de gants 



6o 

laissant le bout des doigts ä decouvert (= chatte), mitaine (XII® s.: 
mittaine), id.,^ Suisse inettana (bettana), et tniioufle, id. (Oudin);'-' 

Velours (cf. patte de velours): r6to-r. minna („minette?") et 
Pic. mino7i, passementeries veloutees avec lesquelles on borde les 
toilettes feminines. 

107. Faits concernant la vie physique du chal: 

etre en chaleur (60): Berr., Poit. majaiider, miauler (du matou 
en rut), et allet- en viaraiide, du chat (Deux Sevres: des garcpons) 
que l'amour fait courir (cf. it. andare i7i gattesco, 60); Liege marcoukr 
(wall, marcotter), appeler le matou (se dit d'une chatte); anc. fr. 
viargauder, s'accoupler, des chats (Mayen, courir apres les femmes); 
wall. Mons marouler, crier comrae des chats en rut (et rechercher 
les femmes, chercher ä se marier), Jura ?natouIer, courir le chat; 
■^x.minound, s'ebattre avec les matous; \,oxx.raouer, courir le guille- 
dou; May. rouoder ou rander (Maine rouodir, raudir), courir le 
monde (de rouaud ou raud, chat en rat, 26), propr. roder comme 
un chat: de la, anc. fr. raudir (XV^ s.), XQ.06.. roder"^, courir c;a et 
lä, parcourir (XVP s.); Lyon ww, courtiser, faire ramour, li.mionzo, 
un amoureux (Diez); 

chatter (60) : pr. minounä, anc. fr. et Norm. 7nito7vier, Bas-Valais 
feludza [cL fei, chat, 26); 

gronder (60): May. mionner, parier entre ses dents (Amyot: 
fredonner), Bresse viiauner, fredonner (= miauler); Norm, romafic/ier 
(Bessin r'manchier, '^\?i)\ romancer) , grommeler*, Ven. rammafizina 
(romancina), gronderie (d'oü it. ramanzina, semonce); de la, les 
notions d6rivees: 

pleurnicher (84): fr. miauler (Lacurne biaukr, crier, des enfants) 
et niiailler (Chälon. miller, crier d'une maniere per^ante), it. niiago- 
lare, Vqti. gtiaular (sgnaolar), Bol. gnular; Sav. mionner (pr. inian, 
plaintes), Piem. gnaogne, gnogne, gemir (== miauler), Brescia g7iegna, 
Marches g7iag7iera (Abr., Rom. g7iagnara), pleurnicherie et miaule- 
ment (aussi bout de la queue du chat qu'on mutile pour l'empecher 



^ Manage: ,,Je crois que le mot mitames (gands d'hiver qiii sont fourres) 
a cte fait de celui de rn/^e , dans la signification de chat, par ce qu'on fait 
oidinairement les mitaines de peau de chat. Les Latins ont dit de meme 
galea, de yaXtT] , ä cause qu'on fourroit les casques de peau de chat." Le 
Suffixe -aine, se retrouve dans margotaine (102 d), dans croque-mitaine (126b) 
et dans tnarmotaine (II9). Le mot remontant ä la fin du Xlle siecle (date 
du Partejtopetis), liouve un pendant chronologique dans cateron (131 h), deux 
des plus anciennes metaphores tirees de le notion „chal". 

2 Diez derive viitahie de l'allem. Mitte, milieu (c.-ä-d. gant divise en 
deux moiti^s); Körting pose un type tnedtetada7ia (d'oü mitoye7t7ie). 

3 Diez tire l'anc. fr. raudir, med. r6der, du lat. rotare ( qui a donne 
rouei-); Cohn (V. Koerting s. v. rabies), du lat. rodere (qui a donnd l'anc. fr. 
rore, ronger), et Koerting (s. v. rotare), d'un type räbidare (qui serait la base 
de l'anc. fr. reder, deiirer). 

* May. ro7nancines (roumancines) , moustaches du chat (cf. ro7nioner, 
gronder, lO), appslees encore grondoueres ou sentoueres (cf. sentement, odeur), 
Norm. t7iingr olles et Mil. 77iis7naffi („moustaches de chat"). 



6i 

de miauler), IMonferr. gnero, enfant qu pleurniche; Come inorgnä 
(Rom. gnorgne) et Naples regnolejare (== miauler); Norm, micher^, 
Kora. g?!Üc/ie {Bo\. gm'ccar), it. 7i/cchiare, se plaindre tout bas, des 
femmes en couches (= miauler) 2; et 

mendier: May. miander, miauler pour demander a manger, et 
Venise gnaolar (sgnaolar), demander l'aumöne; St.-Etienne (Forez) 
miaolant, quemandeur („comme un chat qui miaule pour avoir un 
morceau"); Norm, millatid, mendiant (de milier, V. pleurnicher) et 
Sic. minnicu, id. („minnet"); Vosges raviiner, quemander (et se 
plaindre constamment); cf. Suisse allem, mauen, mendier (= miauler), 
et räuleii, id. (= routonner); 

s'accroupir (60): Naples muchio viiichio, tout blotti (= it. gatton 
gattone); 

cacher (r^ s'accroupir): Suisse viirihi, mettre ä couvert (de 
mire, chat); cf. ^x. fa meuco, se cacher (dvi soleil), Gi fa gnau, se 
montrer subitement; 

envelopper (= cacher): fr. amitonner (Duez: rinchiuso e ca- 
muflfato nella pelle come una gatta), enimito7iner et eminitoufler ^ (Pic, 
Norm, amisioufler) ; 

grignoter (les chafs ne peuvent manger que lentement et diffi- 
cilement) : Pic. mier, mioter, Marne (Gaye) iniouler, macher lentement 
comme fönt les vieilles gens; -^x. gnaii, coup de dent, et gnaugtia, 
pignocher; Norm, miomter, manger avidement (May.: sucer sa langue, 
remuer la bouche, en parlant des enfants); de lä, la notion de: 

pätee (panade): May. miamia, nourriture des petits enfants, et 
miachee, pätee pour les chats (Pic. miache, aliment), Plechatel mü 
(mye) et Vendome mtot (myö), fr. miaulee, pain emiette dans du vin 
ou dans du lait (Troyes: ce qu'on mäche avant de le donner 
aux petits chats, Grosley); pr. miato (gnato), miette de pain et 
pain grossier {biaio, aumone) ; anc. fr. mioche (Yon. gnioiiche) et mion 
(auj. Poitou), miette de pain, ä l'instar du Norm, iiiiton^ morceau 
de mie (fr. partie molle de pain): soupe aux müons ou ynüonnee 
{?\k.ch. milrowiee), panade qui est restee longtemps sur le feu;* 
faire mltottner un potage, faire bouillir et tremper lentement le pain 
dans le bouillon sur le rechaud (Oudin), d'oü fig. müontier, disposer 
ou preparer lentement, prendre grand soin; 

ramper (84): Clairv. miaou (marcher, aller ä), marcher courbe, 
soit pour dissimuler, soit pour cause de vieillesse ou de douleur. 



^ A la forme r6duite nicher se rapporte le second element du fr. mod. 
pleurnicher (1774), corapos6 synonymique ä l'instar du port. choramigar, dans 
lequel migar est la forme renforcee de miar, miauler (esp. tniagar, 8); l'it. 
dial. gniccar remonte ä *miccar (cf. micco, miau). 

'^ Peri {Miscellanea Ascoli, 440) fait remonter it. Jiicchiare, gemir, h. un 
type nicticulare. 

2 Diez met einmitoufler en rapport avec le lat. amictus, enveloppe. 

* De lä, aussi, Norm, niiton, poire pr6coce (Dubois), Reims mitofi, bain 
d'eau ti^de {mitonner. faire un miton , laisser s'atti6dir), et fr. onguent müon- 
mitaine (= minet-minelte), rcm^de qui ne fait ni bien ni mal. 



62 

108. Ajoutons: 

chatiere (6i): Sic. vmcüduni, bonge, propr. (trou de) rainet; 

lucarne: Terraman. maitarole (chattiere?); 

vacarme (78): Vendome ravaud, May. racaut, rut des chats et 
bruit dont on ne connait pas la cause (de ravaiil, racau, chatte 
en chaleur, 26); de lä, anc. fr. ravatidis, tapage. 

109. Faits concernant sa vie morale: 

caresser (86): Pic. atniauler, propr. flatter en miaulant, Norm. 
amioier, et fr. pop. roni-onner, cajoler; Abr. maule (mavele), cajolerie 
(= miaulement), et Mantoue gnola , Piem. gnaogne, gnogrie, pr. 
gnougnd (= miauler); Mayen, miner,^ Bol. mnein, cajoleur; anc. fr. et 
dial. mignarder, viignoritier, mignoter et inignauder (130); Naples 
gnuoccole,- cajoleries {== mignoccole, V. sot, iio), Sic. minnicaria, 
caresse (== chatterie), et tnuchiltt, caressant (= minet); Suisse mirihi 
(de niire, minet) et viitihi, May. milonner, amidonner (de niite^ jniion, 
minet) ; 

convoiter: Morv. mionner et fr. 7niauler (Oudin: Tu as beau 
miauler, tu as beau souhaiter . . .); 

fächer (se, 62): Berr. marauder, et May. se dimiter, propr. se 
mettre en colere comme un chat (cf. esp. estar de morros, bouder) ; 

flairer (queter): Sic. affutari, propr. siffler (du chat en colere); 
cf. lt. fiutare; 

lambiner: Ahr. mufid (musciä); V. languissant, iio; 

griser (se, 62): Plech. j^ ?nmer (d'oü mi'ne'e, pointe d'ivresse); 
pr. caiga la mineio, propr. charger la minette (et prene la miato, 
attraper la chatte?); catal. mix, ivre („minet"), et esp. mona, cuite 
(„chatte"); cf. Suisse allem. Biiseli, cuite lagere (== minet); 

taire (se, 62): muci! (bucü), mucio! silence! (= minet); May. 
demine, tout douceraent, et fr. pop. minon-mineite (entrer en), ä la 
derobee comme une chatte. 

110. Epithetes : 

affecte (cf. hypocrite): May. 7niaulou, id., et wall, viiauler, faire 
des mines d'affeterie (Remacle) ; pr. miafi, fa^ons (= miaulement), 
Ven. viiascio (smiascio), it. smiacio (smacio, smagio), id.; it. dial. 
morgne, ?}iogne (mone, moine), mines, dim. f?iorgnine (Cöme; Mil. 
gfiorgne), mognine („minauderies", Duez), et monine, id.; Brescia 
viignone (minone) et Frioul inignogiiulis (Napl. gnuognole), fa^ons, et 
Venise gnagneo, id., Genes gnagtiue et filecche („chatteries": cf. 
filippe, 26); pr. vmieto, mines (riwiouno, chatterie), et mi7-otm-}nirello, 
simagrees (= minet-minette); anc. fr. minois, minaudier, mod. mi- 
naiider, affecter des mines (= faire des chatteries, de ininaud, 
minet), et Champ. miiouries, chatteries, Norm, mascarade accompagnee 
d'un ceremonial burlesque („fetes populaires qu'on c616brait ä Dieppe 



^ Cf. la formulette poitevine (Pineau, Folklore du Poitou, p. 469): Minet, 
minet, d'oü viens-tu? . . . (ceci en chatouillant le creux de la main de l'enfant); 
ce qui rappelle le vieux grippe-minaut (34 note). 



63 

le jour de l'Assomption", Moisy); port. bichancros, minauderies (= 
chatteries) ; 

avare: wall, marou, anc. fr. viitou („matou"); 

bigot: pr, menet („minet") et Poit. nienette, devote (= minette); 
Perig. roumiu („qui ronronne"); 

capricieux: pr. ramagnol, remamiaii, caprice, lubie (= gronderie), 
et roumadau (Gase, arremido), id.; li. gnagnera, caprice (= miaule- 
ment) ; 

colere (74): Genes futta (Lomb, fotia), id., Sic. affutu, parole 
violente („il soffiar del gatto in difesa", 10); de la, la notion de: 

moue: Aveyr. merro („chatte"); it. boncio (chat: „botuio lo .stesso 
che broncio", Tommaseo); 

curieux (cf. fouiller, 60): Berr. mitetix, id., et Yon. j}iitöu („jeune 
chat"), homme qui se mele un peu trop des details de son m6nage; 

debauche (63): anc. fr. margou, coureur (= matou), et Liege 
viarcoieu, id.; pr. garrt, male en rut (= matou); 

doux: Berr. miiou, docile (cheval ou bceuf), pr. mistoun (nistoun), 
apprivois6; esp. morroncho, b6nin („minet"); cf. St. -Pol minöute 
(„minette"), tout ce qui est velu, doux au toucher; Alpes magn, 
Bearn minous, douillet; 

entete (cf. enteie comme un chat qui vient d'etre batlu): 
Hague tnahoun („matou"), homme entete et morose; 

friand (63): Hain, miard (miou); pr. 7nounassarie, friandise (de 
motinasso, minet); 

gentil (87): pr. 7nagnac (raagnoun), minet (menin) et mirgaud 
(„minet"), Bourn. megno et mino („chat"); 

hypocrite (87): Berr. miandoux, propr. miauleur (cf. Norm. 
amiau/er, tromper comme un chat); Pic. ?mte („chatte"), individu 
doucereux, flatteur, insinuant (Jouanc), pr. viito, chattemite; anc. fr. 
et Poit. miioti („matou"), hypocrite (anc. argot: mendiant qui se 
donnait l'air d'un malade), et miloiü7i (d'oü mitouiner, flatter), mitouflet 
(Mist, du viel Test., VI, 46126); Cöme morgnon (morgnin), de morgn, 
matou; esp. marrajo, id.; 

languissant: fr. pop. guan-gnan (cf cale catie, 88), Romagne 
gnan, Naples gnagnoUa, Mi\. gn/g/ion; Abr. mavela mavele (cf. perde 
In ?natile, esser prostrato, mogio), it. tnoscio, imiscio (Ferr. moss, 
Sic. mussu) et mogio (Piem. mösi), tous signifiant (faible comme un) 
minet (24*^) •: gatta mogia (cf. Marches viorgio, mogio, hypocrite) 
cquivaut a l'esp. mojigato, chattemite (123); 

maussade (87): Suisse gnauca, fille maussade („chatte qui 
miaule"), et mio7ina, qui se plaint sans cesse (de mio7iner, gronder, 
May. ennuyer de ses plaintes); pv. garri, mauvaise humeur („matou"), 
et Piem. 77iaruf (baruf, Dauph. barufo, moue), fachö, bourru (cf fr. 



1 Diez hesite, pour l'it. tnoscio, enlre tnusteus et *niiiccidus; Schuchardt 
{Rom. Eiym. I, 58, 60) se prononce pour le premier (auquel il i^duil 6galenient 
mogio); Pieri [Archivio, XV, 217) voit dans tnoscio un doublet de tnosso , de 
tnovere, i l'instar ^q ßoscio (= flii-xus?). 



64 

dS2\. viarotif, maton, 19''); csp. ?nom, morrina, tristesse (= minette), 
et 77iurrio, triste (cf. morro, chat); 

querelleur (74): \)\. garrouio , querelle {<1q garro, matou), re- 
pondant ä l'esp. morra, querelle, propr, chatte (= \i. gatta 51); 

rusc (63): May. mi („minet"), it. gnauo, habile, adroit (Duez); 
esp. maula, ruse (Abr. mimda); port. bichago et marraxo (= span. 
?narrajo, V. hypocrite); fr. maiois (pr. mat)y propr. matou (cf. minois 
de mini), Suisse 7niton (niton), malin, ä l'instar du Bessin marlon, 
id. (= matou, 19*"); d'oü argot inarlonserie, malice); 

rustre (87): May. marcou, homme grossier (,,matou"), et fr. 
mato7i (Oudin: un gros matou de gouttiere, un gros gar(;on, un 
bon lourdaud) ; 

sot (51): Suisse matou, stupide; 1 \t tnignocco, un badin (Duez), 
d'ou gnocco, niais; fr. viinon, simple (dans altrape-minon), Sic. minnuni 
(minnali), Gallure juimianu, Sassari mignonu (V. Ärchivio, XIV, 399), 
ä cöte du Sic. gnognu (niais et ruse), gnignu, gnegnu (it. gne gne, 
sot, et gnegnero^ jugeotte), '^ovo.. gnagn, Brescia gnagno (niais et 
finaud), Venise gnagnao, niais; anc. fr. 7nion (Oudin), Sic. miuhmi 
(de miulu, miau), Rom. 7niaca, sottise; Berr., Sav. nioche (Lyon. 
gnioche = mtoche, 112); Naples »zz/^/hö;/^ („matou"); 

vagabond (63): May. 77'Jao, id. (r/iiaoder, roder), pr. 77iag7n7i 
(Mil. mogniti), vaurien; wall. 77iargoul, vaurien {tnargou, matou), 
Chälon. 7)iargouli7t, rodeur (pr. ouvrier jeune et petit charretier. 
Norm, petit marchand forain, Lyon, colporteur) ; 

voleur (51): M\\. gnao, Tarme gnaii/a7-, voler (faelgnao = fa 
el gat), et Berg, migni „minet"; Yonn. marlotif (de marlou, matou); 
anc. fr. 77iatois (cf. langue matoise), auj. malin (V. rus6). 

111. Maladies: 

crasse (les minets en sont souvent couverts): wall. meTie (= 77ii7ie, 
chatte), crasse sur la tete des nouveaux-nes; 

fievre (petite): Yrionl gnagiiara (Mil. malaise, it. aversion), Parme 
gnignetta, legere Indisposition; 

louche (cf. chassieux, 75): Sic. miciu, propr. minet (99); Bio. 
ininon, myope (== jeune chat); 

moisir (88): 'Qexx. gnioler (= miauler) et Pas-de-Cal. 7iiiuler 
(biuler) ; Vic. 7>iino7is (wall. Mons 77miou, St. -Pol 77ii7iotite) , moisissure 
en forme de duvet (comme sur les confitures). 

112. Emploi hypocoristique, 
a) Applique aux personnes: 

enfant (89): Berr. mias (= mya) et 77iiaille (miaillon), Norm. 



J- Cf. le mal Tibaut mitaine, etre sot (Oudin), peut-etre le mal du chat 
Tibaut (ou Tibert, nom du chat dans le Roman de Renart): „Dieu gard de 
t?tal Thibaut mitaine'''' (Rabel. IT, ll). 

- Suivant Caix, Pieri et Salvioni [Romania, XXVIII, 97), le ^\z. gnegnu 
(gnignu) , jugeotte , remonterait au lat. ingeninm. Ct. pour la finale du derive 
gnegnero , la forme parallele g7iagnera, caprice (lio), Tun et l'autre derivant 
des verbes patois gnagna (= pr. miana, 7) et gnegnd (Genes miegna), miauler. 



65 

gnias igna), wall. ;«ö, bambin ; Jura mimi; fr. pop. viioche (Yon. 
gnioiiche = pr. miaoiicho „qui miaule"), anc. fr. (Oudin) et IMay. mion 
(cf. mionner, miauler), id.,i viiot (gnao), dernier ne d'une couvce, 
dernier enfant; Poit. niaraud, comme terrae d'amitie et comrae 
appellation generique (= matou, 19''); pr. menin (menit, menont), 
Suisse mimt, St.-Pol viinoute (terrae d'amitie donn^ aux chats et 
aux petits enfants): H.-Alpes meina A., Valais vujio et Aoste tnina 
A., Sic. viinimi, catal. viino, &v^. nino (cf. Cher vn'no et nmo, 103*^); 

garc^on (89): AIpes-Mar. magnan, Lyon, magnaud („fils aine", 
VendCme meniau, grand gar^on, maigre = matou), H.-Sav. megna 
(mgna), Suisse tnegnot (menot, menolet), esp.-port. nienino (d'oii fr. 
menin, auj. Berr. menin, enfant); Suisse minö (minolet), Pyr.-Or. 
mignou (Lim. viignerouji, enfant gätc) et mine A.; port. mogo , esp. 
mozo (dim. miuhacho, Arag. viesachd), propr. chat,2 d'oü it. mozzo 
(Genes miissti), valet, fr. moiisse (terrae de raarine, emprunt du XVP s.; 
auj. JNIay. monsse, petit gargon espiegle, dim. Vendöme moussepin, 
moussepion, galopin), pr. j7iossi, bambin (et mouchacJio, enfant des- 
agr^able); pr. margoulin, gamin, et argoulet (= margoulet), bambin, 
propr. jeune chat; 

fiUe (89): Jura migna (Berr. mogne^ et fr. minette (Hainaut: 
petite fille delicate); esp. moza (port. vioga), d'oii it. mozza, fiUette 
(= chatte); esp. morra, minette (terrae d'amitie); 

frere (lai): port. marrufo (cf. fr. marouf, „matou"), frere lai 
qui a soin du refectoire (cf Hain, cat d'ermile, ceux qui faisaient 
le menage dans la cuisine du couvent des carraes); 

patron (47): it. boJicio (Pulci), litt, chat; port. hichago, gros 
bonnet (= gros chat); 

poupee: pr. mico („chatte"), et menino („fillelte"). 

b) Applique aux animaux: 

lapin: Chätenois miqui (et mico! pour l'appeler); 
veau (qui tette): Abr. migiarole (de mige, min et); cf. Suisse 
allem. Buseli, veau d'un an (= minet). 

113. Noras de parent^ (comme termes d'amitie): 

grand pere (et grand' raere): pr. minet (menin), grand pcre, 
Liraagne migno (mino), grand' mere, Berr. mignon (appliqu6 ä tous 
les deux); Sarde (Gal.) minnanu, grand pere, et Corse vwinona 
(Udine ?7ienond), grand' mere; 

pere (et mere): H.-Italie 71ms c , 77iosc, propr. chat, f. 77iuscia, 
tnugia (cf Tappolet, 35); 



^ On d^rive gendralement mion, mioche, bambin, de mie, miette. 

* Suivant Guyer (dans Manage), „mozo, jeune gar^on , a 6t6 form6 de 
mustus , c'est-ä-dire novus", et cette etymologie a passe dans Diez; on a 
^galement propos6 des types comme muticus et mutius (= mutilus ; cf. Koer- 
ting). Voir sur les difficultcs phonetiques des pareilles dcrivalions, D. M. Ford, 
The old spanish sibilants, Boston, 1900, p. 76 s. 

Beiheft zur Ztschr. für rom. Phil. I. e 



66 

tante: anc. fr. amisie (= la miste), Motivier (manque dans 
Godefroy) ; it. inagna (Duez : mot lombard), auj. Piem, migna, Gase. 
motmoune (= petit chatte; cf. Bayon. megnune, oncle). 

114. Noms de divers jeux (77): 

anc. fr. mine, jeu de des {Renart le Nouvel, 4558), et minette 
(auj. Pic, jeu de boire); it. minella, jeu de trou-madame (Duez) 
et minnone, jeu de cartes (Duez; deja dans le Pataffio, III, 38); cf. 
Mantoue mignin, brisque (= minet), Arag. mona, id., ä cöte du fr. 
misti (mistigri), le trente-et-un (appele aussi mistroii) et valet de 
trefle (au jeu de brelan); Piera. mitoccia, jeu de tarots (cf. mitoiuhe, 
fem. de viitou, matou, 132), et esp. morra („minette"), jeu de la 
mourre, jeu de defi qui passa de l'Espagne (cf. morra, querelle, iio, 
et andar alla morra, se battre) en Italie et en France (Rabel. IV, 
14: Les paiges jouoient ä la mourre a belles chiquenauldes) ; 

Colin -maillard (8g ^): pr. minet-minet, id., et marcou („chat"), 
jeu oü Ton se poursuit en criant marcou! cf. Clairv. viisseratide, 
l'enfant a qui Ton a bände les yeux (il crie: cK lai misseraude!) et 
Vosges creuye d'mitä, croix de matou, jeu enfantin („signe ou croix 
trace sur la terre pour effrayer ou faire passer l'adversaire, lui 
faire man quer son coup", Sauve); cf. Suisse allem. Büseli, ?nach 
miau, id. 

115. Empioi pejoratif: 

chaudronnier ambulant (90): anc. fr. iJiaignan (Rabelais, Pro- 
nositcat. 5: lanterniers, maignins), it. magna^to, serrurier, Pic. magna- 
que, Suisse, Jura magnin, fr. magnier, chaudronnier (Bearn magni, 
ramoneur, ^\.V>owxxi.megnin, retaraeur); ci. QX?iSxv. matou chaudronnia! 
injure dont les enfants poursuivent les chaudronniers ambulants, 
etameurs, etc., et wall, de Bouillon migneroti, ferblantier qui roule 
par les villages; cf Parme mogn („matou" = rodeur), Suisse qui, 
pendant l'hiver, vend des marrons en Italie; 

chiffonnier: Berr. mignaud, marchand de guenilles (mignauderie, 
rebut de mobilier, et ramignauder, ravauder); 

novice: it. ynarruffino (de *7)iaruffo, fr. maroiif, matou, iq''), 
apprenti, auj. ouvrier en laine et en soie; 

marmaille: sarde maiigUa, propr. engeance de chats; 

usurier (78): anc. fr. mitou (= matou). 

116. Empioi euphdmique, 

a) Designant des personnes: 

galant: anc. fr. mignon, giton du roi, et Blais. mignonne, mai- 
tresse (anc. fr. mignarde et mignote, d'oü it. mignota, argot mimt), 
Mantoue niarcone, amant (V. prostitu^e); wall, viargoulet (argoulet), 
petit fat, propr. petit matou (V. gar^on, 112); 

maquereau: Berr. mar lau (= matou), id., Lorr., souteneur; 



67 

man (en mauvaise part) : fr. matou et it. marcone i (Duez : la 
pace di marcone, la besogne de Venus), port. marco, mot d'origine 
argotique (V. prostituee); 

mijauree (= chatte) : 'Lyon, gmgftetie et pr. miaureo („celle qui 
miaule"); Cöme viig7iosa\ cf. \t tnagnosa, jeune mariee (Duez); 

prostituee (49): Cöme inianna (cf. pr. mian, minauderie) ; Poit. 
menesse, femme ou fille peu riche qui afFecte des airs de grandeur 
ridicule (argot, prostituee; cf. pr. 77ieno, chatte), argot mineite (Clairv.: 
faire ininette, caresser avec la main, pop. chatouiller, et (obscene) 
„lingua c. lambere vel titillare"); May. mineite, fille faineante et 
devergondee; anc. fr. maraude (auj. Vendee meraude , femme de 
mauvaise vie qui a des enfants), propr. chatte en chaleur, ä l'instar 
de l'anc. argot marque (terme fr^quent dans les ballades de Villon), 
litt, chatte, mot passe dans l'argot it., esp. et port.: Val-Soana 
marcona, femme, esp. marca (marcona), femme publique (cf. galant), 
port. marca, maquerelle. 

b) Organes sexuels: ' 
nature de la femme (49): St. Pol. bis („minet"), et wall, minoii 

(„minet"), reto-r. minna; \i. felippa (= chatte, 26) et mozza (muzza), 
id. (112), ieio-\. miiozza', cf. hd^s-^Wera. Mutze, prostituee (Suisse 
allem. Altitz, chat); 

nature de l'homme: anc. fr. marguet (XV^ s., Romania, XXXIII, 
573), probablement petit chat mfile (cf. anc. fr. margou, matou). 

c) Etres imaginaires: epouvantail (92): Mil. et Monferr. »w^7/ß« 
(„chat"); Berg. 7«a(? (= miao); cf. Naples ^«(^«arzr^, ensorceler (= 
enchamarauder, 92). 

d) Interjections (50): pr. miau (gnau)! nenni! bernique! fr. 
minon! minon ! (Oudin: dont on se sert pour refuser a une personne 
ce qu'elle demande); ii.micio! (per micio!), mucia! pardi! 

117. Applications isolees: 

balle (comparee ä une chatte pelotonnee): it. bonciana (de 
boncia, chatte, 23^=); cf allem. Katze (Katzball), eteuf, et katzen, 
jouer ä la paume; 

colle (coller = cramponner? cf. 59*^): matou- colle, sorte de 
colle, et marouf (maroufle), colle forte (1628), propr. matou; 

fanons (ces excroissances etant comparees a des chatons): 
Mil. magnaio („minet") et Frioul mingul (id.); 

gäteau (79): Berr. miasse, miat, tarte faite avec des fruits (= 
pätee, 107), it. bonciarella, gaufre,2 propr. petite chatte (de boncia, 
chatte, 23=); cf. Liege mirou („chat"), gäteau ayant la forme d'un 
O ou d'un S; 

gourdin (son renflement compar6 ä la tete d'un chat) : wall. 
viarlouf (Yonne, matou); cf angl. cat-stick, Crosse pour jouer; 

* On rapproche marcone du lat. marculns, marcus , martcau, pris dans 
un sens obscene (V. Koerting). 

* Suivant Caix {Studi, 212), bonciarella ddriverait du lat. buccella, bouch6e. 



68 

instruraent de musique (son outre coraparc a un chat enflc, 
7q): anc. fr, vmse, mod. musette (XIIPs.), primitivemcnt petite 
chatte (24'=); 

monnaie (45): anc. fr. 7nite, mitle, mod. mitaille, mitraille, petite 
monnaie (1295: tnilaille, 1375: mis{raiUe)\ Naples migJiole, mognole., 
argent (cf. argent migno7i); 

oeil brillant: Bearn aeil d'arnaout (=r chat male, 25), oei! grand 
ouvert; ha bist Varnaoiä, faire luire l'oeil, jouer de la prunelle; 

tas (105): Bourn. /««a („minet"), gros tas de neige amoncele 
par le vent (Fourgs minaii); esp. moralla, amas (= portce d'une 
chatte). 

Ajoutons la locution: dts le patron minei,^ de tres grand matin 
(les chats se levant de bonne heure) , qui parait signifier des que 
les chats sont sur leürs pattes [patrott = pateron, dim. de pate, 
patte), repondant ä la locution synonyme dh que les chais seront 
chausses (Leroux; cf. Anc. Th. fr., VII, 144: Vous etes sortis du logis 
avant que les chats ne fussent chausses). 

Y. Compos^s des noms hypocoristiques. 

118. On a dejä releve, ä l'occasion de l'element composant 
ca (93), cette fonction particuliere a la notion chat, reduite ä 
renforcer simplement le dernier terme de la composition. Ce 
phenomene n'est pas etranger aux noms hypocoristiques parmi les 
quels 7nar, le nom patois du chat male, subit une degradation 
analogue. Les composes fran9ais mai-jnite et marmote (ancienne 
forme de niarmotte, d'oü Ton a extrait un masc. ?narmot) ne disent 
proprement ni plus ni moins que les simples i7iHe ou mote (mod. 
?nojite, chatte); l'it. marmogio est une forme renforcee de 7nogw 
(primitivemcnt chat), comme l'esp. margaion est simplement l'intensif 
de gaion. Les uns et les autres appartiennent donc a la categorie 
des composes synonymiques, au meme titre que l'it. dial. mitiügatt 
ou l'esp. rnojigato, ce dernier repondant exactement a margaion. 

Voici les notions que designe ce genre de composes: 

119. En Zoologie: 

marmotte (ce gros rat des Alpes s'appelle „chatte ",2 ä. cause 
de ses proportions qui d^passent Celles du rat ordinaire): anc. fr. 



' Ou bien d^s le patron jaquet (^oxvs\.jaquet, dcuveuil =n petit chat, 70 d), 
avec les variantes: potron (Oadin poz'tron), petron (May.), pitroun (Hague), 
formes diminutives analogues. 

* £n allem., la femelle de la marmotte s'appelle ,, chatte", et ;\ Salzburg, 
la marmotte elle-meme Mangelkatze , calandre-cliatte (V. Grimm). Quand eile 
est contente, la marmotte fait entendre un bruit Interieur analogue ä celui 
d'un chat qui file (Brehm, II, 83), d'oü l'interpretation populaire de marmotte 
par bete qui remue les levres ou qui marmotte; cf. allem. Murmeltier, aha. 
murtniinti, litt. Celle qui murmure (reto-r. murmont, id.): le murem montis, 
conjecturc par Bochart (dans son Hierozoicon), est purement imaginaire. 



69 

viarviote (raarmot, marmotaine), mod. mannoite, mot originaire de la 
Savoie, patrie de la marmotte (cf. ?nar77iouiin, chat, 29 '^); du fr., le 
nom possa aux autres langues romanes (it. marmoiia et ynarmotto); 

singe (102^): fr. viarmot^ (XV^ s.), ä cote de viarmioti et de 
marmoiise (forme conservde par le breton), dim. marmouset (XIIP s.) ; 
le masc. marmot est refait sur le fem. anc. fr. marmoie, guenon ; 2 
cf. it. ynormicca (mormecca), guenon (= micca), ä cöte de mar- 
mocchio, singe, mar/not(a, guenon (tous les deux emprunt^s au fr.); 

ver venimeux (102'^): Corse vialmignatia, marmignatiu, propr. 
mauvais ver (= chat). 

120. En botanique: 

coquelicot (98): Mantoue marusola (= mar-rusola), r^pondant 
a garusola, id. (95); 

saule (103^): ix.marsauU (XI V^ s.: mar saus , XVP s.: marsaule, 
auj. Berry), Velay marsause {= gat- sause, 71^), graphie fr. mod. 
marceau (marseau), repondant au wall, minoti-sa., saule marceau (= 
chat-saule), et au Val-Brozzo nünügali, saule sauvage (ou epineux). 

121. Applications techniques: 

pelle recourbee (106^) pour tirer le sable des rivieres: pr. 
grato-viinaud, propr. gratte-chat; 

pot oü Ton fait cuire la viande (V. cuve, io6-*): fr. viarmite 
(X1V*= s.) , pourvue anciennement de pieds (cf. Oudin : la marmite 
avec les pieds en haut, c.-ä-d. renversee), propr. chatte (123), re- 
pondant a l'angl. cai, ustensile de cuisine a pieds.^ 

122. Faits concernant la vie physique et morale du chat: 
agiter (s', 96): Sic. maratniari, propr. se demener en miaulant; 
caresser (109): anc. fr. et May. dodemmer, dodinimer (du mot 

enfantin dodo, et miner, 109); 

escarpolette (97): Viodhw^ minnigatta y repondant au Bern c/za- 
hraiiloire (97); 

gronder (107): pr. re^niaumd, remoumid, grommeler ; •* Saint. 
roumiä, räle d'agonie (= Sic. gaitaredda, 60); 

ramper (107): es^^. marramiau (ir a) Qi^l\\.7}iarabiand {üi\&\ -d); 
Monferr. mgnangai07i (mgnargaton, mgnavgaton), a quatre pattes; 

vacarme (108): 'Lyon.rama77iiau (pr., miaulement), et esp. rimru7i, 
rumeur (= ronron). 

123. Epithetes: 

bigot (iio): ?ix\c. ir. maiegri'n, trcs devot (= chat triste) et 
77iiie77ioe, litt, grimace de chat; 

1 Voir Romania, XX, 550 (Bos), et XXIII, 236 (Jeanroy), oii Ton derive 
marmot de Tanc. fr. mer/ne, petit. 

2 Voir Appe7idice B. 

^ Cf. cette devinetle de la Haute-Bretagne (Sebillot, II, 42): Qui a sept 
pieds, quatre orcilles et une queue? — Une chatte dans une marmite. 

* Suivant Hennicke {Mireio, ed. Koschwitz), ces verbes provcn^aux 
remonteraient au lat. ru?mnare. 



70 

colere (iio): Motv., 'Poit. ?narmoue, litt, grimace de chat; 

hypocrite (iio): a.nc. ir. tnarmi/e (= chattemite, 80; d'ou mar- 
viiieux),^ dont le sens premier revient dans saye marmite, sorte de 
soie, douce au toucher, comme la robe de la chatte; \>x. grapo- 
minaud (cf. anc. ix. gn'ppe-tjtinaud)', esp. margaton et viojigaio (mogato), 
chattemite, 2 Picm. inognaquacia („chatte aplatie" = Ven. gala- 
piaia, 74); 

languissant (iip): it. viarmogio (barbogio), ramolli (= mogio, 
iio); Sic. muscmma {Kbx. juKsduiiwie) et "^ü-yAc?, 7iiusctomaiieo (forme 
des syn. miiscio et *matio, chat, 20) ; 

louche (iii): wall, de Mons macaveide (macaveuque) , qui voit 
mal (surtout s'il est chassieux), propr. aveugle^ comme un chat (98); 

sot (iio): Venise marmeo (== miau „minet"). 

124. Eraploi hypocoristique : 

bambin (112): zxvc. ix. marmioji (cf. ;;/;ö«, 112); 

Cache -Cache (114): Tarn maragnaii, et cri des enfants qui 
jouent (= miau); 

Colin -maillard (114). ^Qxx. cache-mite et Cote-d'Or cache-muse, 
fr. cligne-musetle', cf. Morv. caühe-imsserande (dim. de misse, chatte) 
et Poit. Cache -mistouri (dim. de miste, chatte); Vaucluse rotwiiau A. 
(= chat qui ronronne) et Lauraguais miaulo-miaulo (V. Reime des 
langues rom., 1891, p. 271); 

gamin (82): fr. "i^o^^. gromiau („gros chat") et wall, gros g/iofi, 
gros mignon. 

125. Emploi pejoratif: 

novice (115): fr. pop. mis/i£-ri, apprenti-peintre en bätiments 
(= chat); 

vendeur de marrons (115): IMü- tnargfiac (cf. margnao, matou). 

126. Emploi euphemique, 

a) Organes sexuels: 

membre viril (116''): anc. fr. mistigouri (cf. misiigri, chat, 20^); 
nature de la femme (116^): anc. ix. grob is („chat male", 30), 
mod. mimi. 

b) Etres imaginaires: 

croque-mitaine (92): pr. mamiau, cri du chat qui mord et bete 
qui effraie, Sic. mamau, mamiu, chat et cri du chat (Forez mamiu. 



^ II sert, dans le Roman de la Rose, ä ddpeindre „la papelardie" (v. 421): 
Ele fait dehors le marmiteus, 
Si a le vis simple est piteus, 
Et semble saiate creature . . . 

2 Cette etymologie perce d^jä dans Covarruvias: „Moj'igato, el dissimu- 
lado vellaco, qua es come el mizigato, qua diziendole miz, se humilla y regala, 
y despues da uiiarada." Voir aussi M^e Carolina Michaelis, dans le Jalir- 
biich für romanische und englische Litterattir, XIII, 307. 

3 Hdcart: ,,Pour se moquer de ceux qui louchent, les enfants disent: 
Macaveule i quatre oreilles, qui saque l'bon dieu par les pieds." 



71 

espece de lutin); pr. marmau (barbau), i ogre (= chat qui miaule); 
fr. croquc-7iiiiai7ie , terme moderne qui signifie le chat {initaine) qui 
croque las enfants desobeissants (le croque-mitaine ayant remplace 
l'ancien moine-hourrii), ä l'instar du wall, crahe-maive, id.; Venise 
marmutone (mamutone), bete noire, rdpondant au Lang, marmoidin^ 
Chat (ss'^); 

epouvantail (iiö*^): Come mamao (maramao), Sic. marramau 
(marramamau , mirrimimiu) , propr. raiaulement (it. morimeo „voci di 
dolore", Fanfani); Sic. ;«rt/^?«/;/^, diable [cL Gcaes ?nduma „fatto stra- 
ordinario compiuto a caso ") , propr. chat qui miaule (Sic. f?icuuau) ; 
pr. rouvieco (raoumeco), espece de vampire2 (cf. roumiau, miaule- 
ment de chat). 

c) Interjections (116'^'): Mil. inarmao! (maramao! mamao!), 
jamais! propr. chat (cf. 51); Vsixvae. fnaramco! peste! Naples /«arra- 
7?iao! (Sic. marra?nau!), jamais! allons donc! esp. zape! que Dieu 
nous en preserve! 

127. Applications isolees: 

instrument de musique (117): ir. cornetmise (^IIV^ s), primitive- 
ment chatte qui gronde (Pic. corner, ronfler), mot passe en it. et 
en esp. {cornamusa) ; 

monnaie (117): zcacAr. niarmite („chatte"); 

thon sale (compare plaisamment ä un chat malade) : Genes 
viusciammc , Sic. musciumä (muciuma), d'oix it. inosciamä (mosciame), 
port. nioxama (cf. Sic. miisciumao, languissant, 123). 

128. Certains noms du chat, disparus a l'etat isoI6, ont trouv6 
un refuge dans les composes, particulierement dans las compos6s 
forraes par synonymie. C'est ainsi que le dernier element du 
compose provenyal catimello (86) atteste la valaur primordiale du 
terme mello (21); le compose italien marmogio recele, dans sa finale, 
le nom hypocoristique mogio (24*=); l'acception primitive de niusa, 
ä savoir minette, r^sulte d'un compose tel que le ca.ta.]. gaüünusa 
(H.- Alpes chata7nusa, 8g). Les composes synonymiques peuvent 
ainsi fournir, ä leur tour, des renseignements destines a completer 
la Serie des faits deja connus. 



1 Hennicke (Mireto , 6d. Koschwitz) renvoie marmau (et sa Variante 
marman, barian) au lat. barbain, 

'^ Diez rapproche rowneco du lat. rtitna , etre devorant; Honnorat, du 
pr. routiiec, arbuste 6pineux, et Mistral, de rheumaticam. Voir la note de 
Koschwitz aux vers de Mireio, III, 299. 



Troisieme Partie. 

Metaphores us6es. 

129. Un certain nombre de mots d'origine dialectale ont 
reussi ä s'introduire dans la langue litleraire, et tres souvent ä s'y 
maintenir, grace A l'oubli complet du sens originaire. Tout en 
gardant leur forme patoise, ces mots ont acquis en frant^ais des 
acceptions nouvelles, parfois tres eloign6es de leur signification 
primitive. Ce double proces, phonetique et semantique, a eu 
comrae resultat d'isoler dans la langue ces termes par leur forme du 
type general et, par leur sens nouveau, de rendre meconnaissable 
tout rapport entre l'origine dialectale du mot et son Evolution 
litteraire. Les mots qui se pr^sentent dans ces conditions con- 
stituent autant de metaphores usees, * lesquelles, en Opposition 
aux metaphores proprement dites qui ont garde le sens primitive- 
ment materiel de leur provenance, n'ont conserv6 que le reflet de 
la notion primordiale. Ce sont des applications figurees d'un sens 
exclusivement patois, dont la valeur primitive s'est par suite absolu- 
ment effacee. Aussi faut-il, pour saisir le developpement complet 
de cette categorie de mots, envisager les deux raoments de leur 
histoire: leur point de depart dans le parier populaire et leur 
fortune ultdrieure dans la litterature. 

Voici un exemple. 

Maraud parait, au XV*^ siecle, avec le sens de mendiant et 
de voleur, terme a la fois injurieux et plaisant comme ses syno- 
nymes coquin, gtieux: il appartient en propre aux patois du Centre 
oü il signifie „matou",2 je chat male 6tant le type du rödeur et 
du maün (sens argotique de maraud, en pr., espiegle). Le wall, viarou 
possede egalement les deux acceptions, matou et gueux, comme 
son deriv6 maroufle (35; Rabel. II, 5: marrouße), contemporain de 
maraud en litterature. L'esp. marrul/ero, ruse (port. marralhero , ä 



^ Cf. Montaigne, Essais, III, 5 : „En nostre commun (= langage), il s'y 
rcncontre des phrases excellentes, et des metaphores, desquelles la beaule 
flestrit de vieillesse, et la couleur s'est ternie par maniement trop ordinaire; 
mais cela n'oste rien du goust ä ceulx qui ont bon nez, ny ne deroge ä la 
gloire de ces anciens aucteurs qui, comme il est vraysemblable, meirent 
premierement ces mots en ce lustre." 

'^ L'historique du mot exclut le rapprochement propose avec le lat. ntas, 
marem (V. Zeitschrift, XXII, 487). 



73 

cote de l'emprunt fr. iriaroto), et le sarde marnisco, remontent ä la 
meme source. Un autre sens dialectal de maraud, maladif (cf. Poit. 
maraud, qui engraisse difficilement, et port. dial. engatado, 64) 
penetra dans las patois de la H.-Italie (Come inarb, Berg, maras, 
Genes viaroitii, malade) et dans l'allemand [marode, epuis6), ce 
dernier durant la guerre de trente ans. 

Un des synonymes de maraud, a savoir fi/ou, accuse une 
origine pareille: c'est un derive de fi/er, ronronner, ensuite voler, 
ä l'instar du parmesan gnaular, miauler et volar (iio). Dans les 
patois da la Mayenne et de la Savoie, filou a le sens de ruse, 
malin, enjoleur de filles, sans impliquer la moindre idee de vol, et 
cette acception premiere de filou coexiste avec Celle de „chanson 
d'amour" (= ronron): Pour vous endormir, la belle, j'ay dit cent 
fois le filou (Anc. Th. fr., IX, 221). Filou, de raeme que maraud, a 
penetre dans la H.-Italie (Piem. et Come filou); ajoutons que flauer 
(pour filouer), escroquer, est egalement d'origine dialactale (Pic, 
Norm, flouer, voler). 

Passons maintenant aux autres metaphores tirees de la vie 
du chat. 



I. Vie physiqiie: Parties du corps. 

130. Le chat est l'image meme de la proprete, de la grace, 
de la gentillesse". Les termas mignon et mignard (XV*^ s.) , anc. fr. 
inignot, ineg7iot et minnot (XIII'^ s.), mignatdt (XIV'^ s.) et fr. mod. 
minaud (XVP s.), sont tires de migne (mine), le nom enfantin du 
chat (18); et la meme metaphore est reflechie par l'anc. fr. misie, 
gentil (XV^ s.), par ex. dans ces vers du Mislh-e de Viel Testament 
(V, 13606): 

Elle est encore jeunette. 
Miste, gracieuse, necte. 

Disparu ä la fin du XVP siecle, 7niste s'est maintenu dans certains 
patois (Jura miste, joli, charmant, pr. misto, mistotiliu, id.).i 

131. Certaines parties du corps portent le nom du chat, dont 
la conformation physique a sugg^re ces appellations, a savoir: 

a) Tete (caboche, cräne), celle du chat est caracteris6e par sa 
rondeur et nul autre animal n'a la tete si belle: esp. morro, tete 
(d'oii morrion, armure de tete, pass6 an fr. et en it.), corps rond, 
et morra, cräna (= chatte). 

b) Visage (figure, air) , la physionomie du chat est tantöt 
intelligente et friponne, tantöt maussade et furieuse: miue (XV^ s.), 
Pic. mine, Clairv. mig7ie, primitivement visage de chat, applique ä 



^ Menage et Diez deiivenl mignoii du vha. w/i'«7?a (minja), amour; Thurn- 
eysen le rapproche du cellique inin, petit; PJennicke (dans Mireio, dd. Koscli- 
wilz) fait remonter pr. mod. miiloutin h. un type mustellinum. 



74 

rhomme (se laver la mim, dans le patois de Geneve), sens garde 
par les derives minois (XV s.), May. mmon, pr. viineto, minois (cf. 
Mouzon. yö/;-^ minette, faire belle figure); de la, les acceptions de 
figure, air (avoir une viine de chat fache) et de grimace {mines de 
singe). Le fr. tnine, chatte et visage de chatte,i passa au XVIIP s. 
en allemand et, vers la meme 6poque, en breton. Le terrae morgue, 
mine surtout hautaine (Norm.: visage, plutot favorable), emprunte au 
langued. mo7'ga, museau (V. ci-dessous), parait reraonter ä la meme 
notion (Montbdl. morgoii, matou),^ qui sert encore a designer le 
front (argot märlou, matou et front). 

c) Sourcils, tres saillants chez le chat: Norm, de Bayeux caiune, 
d'oü caiimer, froncer les sourcils, etre de mauvaise humeur comme 
un chat („a Valogne, on dit catonner^\ Dum6ril), et catunas, sournois, 
hypocrite (Du Bois), Bessin scatuner, froncer les sourcils (cf. pr. 
encatuna, s'irriter, 62), regarder en dessous, et se couvrir, en parlant 
du temps (Joret). Le terme figure uniquement dans deux passages 
de la com6die Le Brave de Ba'if, dont voici le premier (ed. Marty 
Laveaux, III, 207): 

Je vous supply, voyez sa trongne, 
Comme pensif il se renfrongne, 
Et ses chatunes il rabaisse . . . 

Chatune, sourcil (auj. dans la Mayenne), repond aux formes normandes 
catune et catonne, id., propr. petite chatte. La figure contractee du 
chat en colere et les sourcils fermes lui donnent une expression 
terrible qui frappe l'observateur; cette attitude caracteristique a 
fourni, outre le terme normand, le rouergat merro, regard oblique 
et mena^ant (propr. chatte, 19^). 

d) Bouche (surtout d'enfant ou de femme), comparee ä la 
jolie bouche rose du minet: Norm, tnargoulelte, May. margouline, 
propr. (museau de) petite chatte (cf. margou, matou); le meme 
terme des patois du Nord designe encore la mächoire et le menton. 
Le museau du chat est luisant, poli, et sa forme arrondie le 
distingue de celui de tous les carnassiers; c'est pourquoi cet organe 
porte parfois le nom du chat: pr. viozigno, tnoiino, chatte et museau 
(d'oü mougnond, bougonner, Pic. mougnonner, se dit du chat qui se 
frotte le museau contre qn. en ronronnant de plaisir); Naples 
7}mg}w, museau et Sic. mugna, bouderie; pr. mourre, museau et 
visage renfrogne (terme introduit par Rabelais), Suisse et Sav. mor, 
morOi id., en rapport avec moro, chat (19*^), esp. morro, lippe (== 
museau), ä cöte de tiiorro, matou. Peut-etre le bas-lat. mtistis 
„rostrum, rictus" est-il lui -meme apparente a musius, chat (24*^), 
s'appliquant probablement d'abord ä cet animal et passant ensuite 



* La Fontaine, en parlant de Louis XI {Oeuvres, IX, 239, ed. des Gr. 
Ecrivains) : Je lui trouvai la mine d'un matois; et Benserade, du chat (Ib. I, 
257): Puis il s'enfarina pour deguiser sa mine . . . 

2 Horning {Zeitschrift, XXI, 457 et XXVIII, 605) pose, pour morgue, 
un type morica (de niorem). 



75 

au rauscau du chien, du loup, etc. Le diminuüf miisio, a l'instar 
de son contemporain audo (oison), suppose un primitif ?nusus, 7nusa, 
(hat, chatte, qu'on rencontre effectivement en roman (cf. 24"=). 
On trouve, a cöte de Tit. muso et du fr. r/iuseau (XIIP siecle), 
une forme femmine contemporaine viusa, bouche, et 7nuse, museau 
(dim. museqiim, XV*^ siecle, et St.-Pol mnsetie), anmser, tenir le 
museau tourne et fiche a quelque chose (Nicot), it. avimnsarsi, 
mettre le museau Tun contre l'autre, se donaer du museau comme 
fout plusieurs betes (Duez); ensuite, des variantes telles que: wall., 
Pic, Norm, mouse (d'oü niouser, bouder, et Suisse motisette, Hague 
bouseik, fiUette, litt, petit museau, Sav. mouson, enfant ä la mine 
iüt^e), pr. *?nouso, d'oü mousiga (bousiga), fouger [mousigadou et 
bousigaJou, boutoir) ; Pic. moiisse, levres (cf. esp. mozalhillo, blanc-bec), 
et bouche d'un chien (Lacombe), May. müsse, id., d'oü mwiusser, 
flairer (du chien) ; pr. fnusso, museau, Naples musso, levre (ammussare, 
bouder), et Abr. miisse, museau (Sicile musso, chat, 24'^). 

e) Nuque (65): l\lorv. chacignoji, le derriere du cou, propr. 
chignon de chat; esp. ga/i7/o (65). 

f ) Doigt, et principalement le petit doigt (== petit chat) : Bearn 
(dit) mi'mn (menin), esp. menique; it. mignolo (mignoro, bignoro), 
Combi telli muninin, propr. minet.^ 

g) Moelle, substance douce au toucher comme la robe d'une 
chatte (cf. Clairv. fliehe, rate, propr. mou, doucereux): Sav. 
megiiolla („minette"; cf. Qz.'&c. meuco) et Naples faA;»i^//a (== chatte- 
minette; cf. Venise catamellon, 80). 

h) Sein (cf fr. pop. viinet, teton): Sic. Tiivvta, Naples ^ /«^««a 
(= minette); anc. fr. cateron,'^ bout de la mamelle, propr. petite 
chatte (Palsgr. chellron, minet), terme qui survit dans le Pic. cairon. 
Tun des quatre pis d'une vache (Poit. chet, pis d'une vache). Le 
mot cateroft parait une seule fois dans Aucassin et Nicolette (XIV, 
20): „Fenme ne puet tant amer l'oume, con li hom fait la fenme; 
car li amor de la fenme est en son l'ceul et en son le cateron^ de 
sa mamele et en son l'orteil del pie, mais li amor de l'oume est 
ans el euer plantee, dont ele ne puet iscir." II represente la plus 
ancienne metaphore qu'on ait tiree de la notion chat. 



* Depuis Manage, ou deiive it. mignolo d'un type latin »linimulus. Voir 
aussi Zauner, p. 117. 

^ D'Ovidio (dans le Grundrifs de Gröber, I, 503) rappioche le terme 
napolitain du lat. mina, sein sans lait (Festus). 

' C'est la le9on qui figure dans les deux premi^res 6ditions de Suchier; 
depuis, le savant editeur, admettant trop benevolement une conjecture suggeree 
par 1 1. Andersen, rem]ila9a cateron par teteron. Les objections forinulces dans 
la Romania (VIII, 293) contre la premieie inltrprelation de Suchier (öd. 1878 
et 1881: ta^^;ö«, Kätzchen, Brustwarze), tombent devant les exemples, lormels 
et semantiques, rapportes ci-dessus. 



76 



II. Yie morale: Hypocrisie, ilatterie. 



132. Le chat, cet animal „doux, büiiin et gracieux", a fonrni 
ä la langue rimage de l'hypocrisie ; i aux nombreux exemples dejä 
cites (63, 74, 80, 110, 123), ajoutons celui de sainte Niiouche. Ce 
terme se presente, des le XVP siecle, sous la double forme Miiouche 
et Nitouche (les deux dans Cotgrave) ; la forme primitive est certaine- 
ment la premiere et la seconde est mie interprctation populaire: 
iine sainte qui n'y touche pas (phonetiquement, la transition de 
mitouche ä niiouche est normale, l'inverse est sans exemple). La 
plupart des patois (wall., norm,, bourg., poit.) ont garde la forme 
mitouche (le pr, miioticho et le Piem. 7iiitoccia, Nice cahwiitocha , en 
sont des emprunts) qu'on rencontre dans VOvide houffon (1662), 
p. 463: 

Elle fit la sainte Mitouche, 
N'osant le baiser ä la bouche. 

D'un autre cöte, ?iitotiche se presente toujours dans la litterature en 
un seul mot (Rabel. I, 107: Sdiincic N'y touche). Ces faits permettent 
de remonter ä Torigine: mitouche'^ est le feminin de miioti, matou, 
et sai?ite Niiouche, c'est la sainte chatte (pr. tatan 7?ii?ieto „tante 
chatte"), la devote par excellence, l'hypocrisie personnifiee. 

133. Le chat aime a flatter et surtout ä etre flatt6; c'est ce 
qu'exprime d'abord ainadouer (R6gnier, Sat. VllI, 35: Je devins 
aussi fier qu'un chat amadoue), c.-a-d. passer doucement la main 
sur le dos d'un chat pour le rendre plus doux 3, le frotter douce- 
ment pour l'apprivoiser. Le terme qui remonte au XVP s.,* a ete 
pris aux patois du Nord: wall, ainadouler (madouler), amidouler 
(midouler), ä, c6t6 du Pic. aniitouler. Ces verbes sont des derives 
de matou ou 7nitou, chat male, et l'echange des dentales s'explique 
par l'origine enfantine du mot (cf. 17 et May. amitormcr, amidojiner, 
caresser, For. abiata. Lim. abiada, a cöte du Lyon, amiato et Ceven. 
aniiada, amadouer); sous le rapport du sens, atiiadomr repond au 
^l3.y. ariiiauler, 'Norm, amiouier (lOg), adoucir par des caresses, propr. 
flatter en miaulant (cf. Frib./aire gtia ä un chat, le caresser en lui 
passant la main sur le dos, et Suisse allem, dem Busseli miau 
machen, id.). Le sens premier de amadouer est donc liatter ou 



1 Applique aux moines, 11 a forme le terme burlesque chatnoine. Cf. 
Garasse (ap. Lacurne): „Du Moulin tourne nos mots latins en termes fran^ais 
tres impertinents et ridicules, comrae quand il traduit doctores canonici, les 
docteurs chanoines, et de lä les docteurs chamoines.^' 

2 Cette forme se trouve confirmde par Minouche , nom de chatte (dans 
La Joie de vivre de Zola): c'est le feminin de minou, nom dial. du matou. 

^ Joubert, Dictionnaire frangais et latin, 1718, s.v. amadouer: Manu 
feiern permulcere; cf. aussi Leroux, Dict. comique, amadouer. 

■* On le rencontre d'abord dans Rabelais (prologue du Ille livre) avec 
le sens materiel de toucher, frotter (ä cote de Ttiitontier). 



77 

caresser un raatou,i ensuite caresser une personne et l'enjnler par 
de belles paroles (Nicot: adoucir le coeur d'un qui ha revesche) 
et cette valeur morale du mot se trouve dejä dans Calvin leinst, 
ehret., 317: ... nous faire crouppir en nos ordures en aviadouant 
notre paresse). 

Le sens materiel est encore inherent au derive amadou, qui a 
et6 d'abord un terme d'argot avant de faire son apparition en 
litterature. Tandis que le Dictionnaire de l'Academie ne l'en- 
registre qu'en 1740, on le rencontre dans un recueil argotique de 
la fin du XVP siede, 2 oü il d6signe la substance spongieuse dont 
se frottaient les malfaiteurs pour jaunir leur teint, avoir l'air malade 
et apitoyer ainsi les personnes charitables. C'est precis6ment le 
sens de amadou, Champignon, dont plusieurs especes ont les tiges 
et les feuilles couvertes de poils longs, epais et soyeux, semblables 
ä ceux du chat;3 et l'acception secondaire de mcche ou tissu 
inflammable fait avec les poils de ce Champignon, se rapporte 
egalement k une particularite physiologique du chat, a sa fourrure 
6Iectrique.4 

III. Tie psychique: GJaiete, melancolie. 

134. Le chat est, suivant Tage, l'animal le plus joyeux ou le 
plus maussade, et sa profonde tristesse confine souvent a la folie. 
II importe d'examiner ces divers etats d'äme, qui ont laiss6 des 
traces curieuses dans les langues romanes. 

Les jeunes chats aiment passionement les jeux, les distractions. 
A peine leurs yeux ouverts, ils jouent continuellement avec la queue 
de leur mere et avec la leur propre, des que cellc-ci est assez 
longue pour leur permettre de la saisir avec leurs pattes (V. 12). 
C'est probablement ä cette particularite psychique du chat que 
remontent les termes fran^ais miiser, perdre le temps (XIIl*^ s.) et 
amuser, s'occuper des riens [bailler la muse, amuser), propr. jouer 
comme des chats (Morv. ahujer, Bearn abusa) : muse est un nom 
hypocoristique de la chatte, ä l'instar du bas-lat. iniisio (cf. allem. 
Buse, minet), encore garde avec ce sens par certains composes 
synonymiques (128). Le sens de „r6fl6chir" que possede encore 



^ Tobler {Zeitschrift, X, 576), partant de la Variante amidouler, y voit 
une dörivation de ami doiix , ä l'instar de coiicouler (de coucou); Ni^ra {Ro- 
tnania, XXVI, 560) tente iin rapprochement entre amadou et ainygdalum. 

^ Ol. Chereau, Le jargon ou langage de l'argot reforme, 2« ed. 1617: 
„Les cagoux enseignent aux apprentifs h aquiger (prendre) de V amadou de 
plusieurs sortes, l'une avec de l'herbe qu'on nomme esclaire, ponr servir aux 
franc-mitbux." 

^ La forme dial. (Sav., Geneve) la madou, pour Vamadou, resulte de la 
fusion du mot avec l'article (cf. la midon = Vamidon), ce qui a entraine le 
changement du genre (Saintonge: de la bonne amadoue). 

* Buffon: „Comme les chats sont propres et que leur robe est toujours 
sÄche et lustrce, leur poil s'dlectrise aiscment, et Ton en voit sortir des ötin- 
celles dans l'obscurit^ lorsqu'on le frotte avec la main." 



78 

muser,^ pourrait se rapporter ä l'attitude silencieuse du chat, a son 
immobilite meditative. 

135. Tandis que le jeune chat est l'image de la gaite en- 
trainante, le matou devient en vieillissant le type du melancolique, 
et dans l'argot des terrassiers de la Tarentaise (Savoie), 11 porte 
le nom de grin, le triste, a l'instar de Tangl. gnmalkin, vieux chat, 
dim. de l'anc. fr. grimauld, renfrogn6 (May. grimaud, grognon). Sa 
physionomie exprime alors presque toujours une gravite morose, et 
le proverbe „Qui ne rit point a nature de chat", en resume l'im- 
pression generale. Cet etat de choses a laiss6 une empreinte dans 
le fr. chagrin, de mauvaise humeur (= chat triste), d'abord adjectif, 
datant de la fin de XI V^ siede (Jean Petit, Livre du champ d'or, 
1389, V. 1197): 

Et sa noble teste largesce 
Degaste chagrine paresce.^ 

La finale du mot est l'anc. fr. ^/7«, triste (Borel a chagrain), ab- 
strait de graigner, attrister (Pas-de-Cal. grin, grimace, gn'gner, 
grimacer, et grignon, qui se dit des chats en chaleiir); Parme 
viorgno7i (Monfer. miirgnuti), air renfrogne, proprem, chat male (29*^). 
L'anc. fr. disait encore efi rechignediai (ou en tristesce de cccur), a 
l'instar de l'allem. Katzenangsi, grande angoisse, tandis que le com- 
pose moderne Katzenjatnmer designe le malaise qui suit un exces 
de boisson (cf. encore maussade, 87). 

Cette origine vulgaire 3 du mot explique, d'un cute, les variantes 
patoises: Yonn. chagreigne, chagrin (Brantöme dit encore chagrigneux 
pour chag7-vi)\ Bearn chegren, pr. segreti, sombre pressentiment, 
tristesse [Mtrao, ed. Koschwitz, IX, 283: Dou paire et de la 
maire a gounfla lou segre^i), d'oü it. segretina, femme maigre, propr. 
chatte sombre (Allegri: Fingen la fama svolazzante . . . e 1' avarizia 
una segrenna). Et d'autre part, les acceptions secondaires tcUes 
que: anc. fr. chagrin, humeur capricieuse et jalouse des epoux 
(Lacurne; cf. Furetiere: querelle, brouillerie entre mari et fcmme, 
entre amants); waW.chagrem, bigot (= sombre), et Norm, j^ chagrmer, 
s'assombrir (du temps); Metz chagregnon, difficile a nourrir, delicat 
(litt, chat grognon). Ajoutons que le mot fran(;ais pen^Lra en 
pi^montais [sagrin et sagrinese) et en genois [sagrtnase, se consumer). 

136. Le chat vit seul; son inquietude et sa mauvaise humeur 
le forcent ä des grimaces affreuses (Granville a compt6 75 ex- 
pressions differentes) ; il a des crises nerveuses, des troubles mentaux; 



1 Du fran^ais, muser passa en Italien {musare, rester immobile i\ regarder, 
ne rien faire); sur ammusarsi, V. 131 'i. 

^ Cite par DelbouUe, dans la Revue d'histoire litteraire, VI, 301. 

^ Menage avait propose, en passant, chagris, vieux chat qui gronde en 
lui-meme, mais il ajoute: „L'origine du mot chagrm m'est tout h. fait inconnue." 
On y voit göneralement une application mötaphorique de chagrin, peau, mais 
ce dernier est de trois siecles posterieur ä chagrin, peine (V. 143). 



1^ 

c'est le plus nerveux des etres. Le cerveau du chat, petit et de 
forme triangulaire, rendait fou, croyait-on, ceux qui le mangeaient 
ou causait de continuels vertiges ^ ; de lä, it. aver mangiato il cervel 
di gatlo, c'est etre fou (Ruini, Cav.ll, 14: E detto cervel di gallo, 
cio e capo matto e pazzo, imperocche il cervello del gatto, mangiato 
che si sia, ammalia di tal sorte gli uomini, che diventano verti- 
ginosi, pazzi ed insensati). Paracelse et Ambroise Pare partagent 
encore cette opinion. 

IV. Siiperstitious. 

137. Le chat voit la nuit comme le jour, sa demarche est 
majestueuse, sa physionomie grave et silencieuse; tout contribue a 
en faire un etre raysterieux: son corps phosphorescent, ses yeux 
etincelants et sa queue ecourt^e lui donne l'apparence d'un animal 
diabolique. Le demon et les sorciers prennent souvent, dans les 
croyances populaires, la forme d'un gros chat, surtout d'un chat 
noir. „Les chiens sont du bon Dieu et les chats sont du diable", 
dit un proverbe provengal (V. aussi 35). Ducange (s. v. caita) cite 
un passage de la vie de Saint Dunstan (XIP s,), oü Ton parle du 
dcmon sortant du corps d'un possede sous la figure d'une chatte; 
a Saint -Pol, co („chat") est un esprit follet apparaissant sous la 
forme d'un gros chat blanc (appele encore hernimetie); dans les 
poemes fran<;ais du XIP et du XIIP siecle, on parle des combats 
d'Arthur avec un monstre marin, capalu (chapalu), c'est-ä-dire 
chat des marais ou chat sauvage.^ 

138. Le chat est surtout l'incarnation du sorcier et, dans les 
feux de la Saint -Jean a Paris, l'autodafe des chats etait considere 
comme un supplice inflig^ aux sorciers; de lä: matou, sorcier sous 
forme de matou (Furetiere), Berr. macaud, viaraud^ marcou^ et 
marlon, matou et sorcier, May. randou, id.^; pr. tnatagot, chat sorcier 
enrichissant ceux qui prennent soin de lui (cf. Yonn. marlon, vieux 



1 Et pourtant, „le chat ne connalt pas le vertige" (Brehm, I, 291). 

2 V. Romania, XXIX, 121 s, (^ propos du travail de Freymond sur cet 
episode, dans les Beiträge zur romanischen Philologie, Festgabe für Gröber, 
Halle, 1899, p. 311 — 396). C'est i\ ce combat que fait allusion le vers suivant 
de P. Cardinal (ap. Raynouard): Venra 'N Arttis , sei qu' empörtet lo catz 
„Viendra le seigneur Artus, celui qui empörte le chat." L'anc, fr. chapalu 
repoud exactement ä l'esp. ^a^o paul, espece de singe (70^), et l'allem. Meer- 
katze, bas-allem. merkatte, signifie ä la fois singe et monstre marin. 

^ Jaubert: On prötend que le jour de mardi gras, les macauds ou 
marauds vont faire bombance avec le diable. 

* Id. : Mareen , le septieme gar^on d'une m^re, sans fille interpos^e . . . 
le marcou passe pour sorcier. Cf. Vendome: le tnarcoti gu^rit les dcrouelles 
par attouchement (= Lille : mal de saint Marcou, dcrouelles). 

^ Dotlin: Les randous („matous") äges d'au moins scpt ans allaient au 
sabbat; toutes les fois qu'avait Heu le sabbat, un randou etait tu6; ces randous 
parlaient la langue de l'homme; on cite celui qui dit .^ son maitre: Vgars 
R'ndo est mort, Renaud dtait le chat du voisin (cf. 32). 



8o 

richard, et "B^-zm gaiwe, petite chatte^ et tresor mysterieux). Le 
soir du mardi gras, les chats-sorciers allaient faire le sabbat a un 
certain endroit: Suisse chaüa (chetta), assemblee nocturne des 
sorciers presidee par le grand bouc (Bridel), et Vaud ch^le („chatte"), 
r6union d'esprits se promenant dans les airs (Littre, SuppL). 

La chasse sauvage, ou chasse Arthur, porte dans le Maine (V. 
Montesson) les noms de chasse-mäle et de chasse-marre (chasse-märe), 
c.-ä.-d. chasse-matou-, vialoti et marro (maro) etant les noms patois 
du chat male (19): »La chasse Ariliur 6tait causee par les chats 
males qui faisaient ce bruit de chasse en allant la nuit au sabbat" 
(Dottin). Le terme se trouve d6ja dans Coquillart: 

Elle chasse les loup-garrous 

Et les chassemares"^ de nuyt . . . 

II est donc contemporain de cauchemar (XV^ s. : qiiauqiiemare et 
cauqiiemarre, Nicot: cauchemare et chaucemare), dont le terme final 
parait remonter a la meme notion de chat-sorcier (cf. plus haut 
maraud). On pretend, en effet, que le chat aime ä se coucher 
sur le ventre des petits enfants et sur le lit des vieilles femmes 
pendant leur sommeil,^ et le wall. 77iarc, cauchemar (Liege chatte- 
viarque = chauquemarc), ä cöte de mar, vient appuyer cette Inter- 
pretation (cf. plus haut marcou). Le compos6 cauchemar signifierait 
donc le chat {niar) qui foule [cauche) le dormeur, de meme que 
le Sic. mazzamarro (mazzamareddu), cauchemar, et Napl. mazza- 
viauriello, lutin, est le chat (deraon ou sorcier) qui assomme (cf. 
sarde battii marruda, croque-mitaine, propr. chat qui gronde). Du 
reste, la date moderne de tous ces mots (l'anc. fr. disait apesart 
comme l'esp. pesadiUd) exclut une ddrivation du germanique , qui 
ignore la forme parallele inarc. 

139. Le bruit confus du sabbat a son point de depart dans 
les concerts amoureux des chats, lorsqu'ils fönt un vacarme infernal.'* 

^ Lespy: „Qti'ha la gatine , il a la petite chatte, il est riche et on ne 
sait d'oü il lui est venu l'argent; dans Tesprit populaire, une id6e de sorcellerie 
6tait attachee ä la possession de la gatine.^'' Ailleurs, on attribue au chat 
noir l'oiigine d'une fortune subite (Roll., IV, 117). 

2 Cette le^on figure dans l'edition de Jean Bonfons (de 1597.'') et dans 
Borel; les autres ^ditions ont chasse-maree, ce qui ne convient ni ä la versi- 
fication ni au con texte. Voir Les Oeuvres de Coquillart, Reims, 1847, vol. II, 
p. 78, et l'edition donn6 par Ch. d'Hdricault, Paris, 1857, vol, I, p. 104. 

^ Suivant VEvangüe des Qiienouilles (X, lo), ,,la cauquemare est une 
chose velue d'assez doux poil" (serait-ce la chatte?). Dans Rabelais (IV, 
prol. et 64) , cauquemare a le sens de monstre aquatique (,, un cauquemare 
d'Euphrates"), et r^pond ä peu pr^s ä. l'anc. fr. cß/a/« (137). Aujourd'hui, 
cauquemar signifie ^pouvantail, en Saone-et-Loire (A.). 

* Cf. Brehm, I, 293 : ,,A certaines ^poques de l'ann6e, les chats donnent 
de vrais concerts. Un certain nombre de chattes se reunissent autour d'un 
matou: assis au milieu d'elles, celui-ci fait entendre sa voix basse, les chattes 
chantent le tenor, I'alto et le soprano. On entend tous les sons possibles . . . 
ils fönt souvent un vacarme infernal." 



8i 

Ce concert est designe, en Provence et en H.-Italic, par rainadmi 
(rabadan, ramatan, roümadan), qui exprime les miaulements • des chats 
en rut (pr. ramiata, remihda, roumüiita), et en fran^ais, par charivari, 
anc. chalivali (calivali), qui remonte au XIV^ siede. Ce mot veritable- 
ment proteiforme subit de bonne heure divers changements düs tantöt 
ä. la dissimilation [chalivari ou charivali) et tantöt ä l'assimilation 
de ses dentales [charivari, seule forme littoraire, qui parait dejä 
dans Froissart) ; outre ces aspects, le mot en revet une cinquantaine 
d'autres, düs au jeu des memes consonnes.2 Le sens primitif de 
calivali y qui repond exactement ä l'angl. caterwatd, est musique de 
chats ,=^ et specialement concert bruyant et ridicule qu'on faisait la 
nuit devant les maisons des veuves nouvellement remari^es*: „Les 
femmes et les enfants courroient par les villes a bacins et a 
sonnettes si come Ten fet orendroit aux chalivaliz" (Bercheure, ap. 
Littre). Dans ces cer^monies burlesques, le chat jouait un certain 
röle: „On attachait des chats sous les fenetres des veuves re- 
mariees",5 et „dans un charivari fait ä l'occasion d'un mari qui 
se laisse battre par sa femme, on se passe un chat de main en 
main en le maltraitant tant et plus; c'est ce qu'on appelle faire 
le chaf'ß Faire le chat, c'est-a-dire contrefaire les cris des chats 
tortures, c'etait faire un charivari, un tapage infernal; de lä, aussi, 
grimaces de coquetterie, mines aifectees, que le mot a dans 
Coquillart (I, 7 : Regards, oeillades, petis charivaris . . .). La formule 
caribari- cariharal que crient les enfants, en Picardie, en donnant 
un charivari (Corblet), est restee dans le jeu de cache-cache {tarihari 
est le nom morvandeau du colin-maillard); sa Variante carimari- 
carimarä! (charivari, dans Cotgr.; cf. Bess. carimalo, id.) faisait jadis 
partie de tout exorcisme, comme l'atteste d6jä la farce de Pathelin: 

Ostez ces gens noirs ! . . . Marifnara ! ^ 
Carimari-carimara ! 

II est donc permis de conclure que calivali, de meme que ses 
variantes charivari ou carimari, exprimait d'abord les cris plaintifs 



1 Mistral et Hennicke identifient ramadan, musique des chats, avec 
l'arabe ramadan, careme des maliom^tans. 

"^ Voir Ducange, Godefroy et Mistral. Les formes bas-latines sont de 
simples transcriptions du fr., p. ex. caravallium , c'est caravali (d'oü l'allem. 
mod. Krawall); le l^yon. charabarat, marc]i6 de chevaux et maquignonnage, 
n'est que le langued. charabari, charivari. 

3 Le rapport entre carivali et caterwaul repond exactement ä celui du 
Norm, carpeleure et de l'angl. Caterpillar (70b). 

* Cf. Yonne hillade . aubade donn^e h. un jeune mari6 ötranger i la 
commune (propr. miaulement, de hiller = milier, crier, 107). 

5 Edelestaad Du Meril (cit6 par Percheron, Le chat, p. 52). 

« Rolland, Faune, IV, I15. 

' Ce terme repond ä carimara (dial. »zar, matou), compos6 analogue au 
Sic. marramau, chat (29 1j). Un commentateur ricent de Fatheli?t, M. Chevaldin 
{Les Jargons de la farce de Pathelin, 1903, p. 454) voit dans marimara, ime 
divinit^ belliqueuse ou brillante, et dans carimari-carimara, le specimen rac- 
courci d'une vcritable incantation. 

Beiheft zur Ztschr. f. rom. Phil. I. 6 



82 

du Chat, cris d'amour ou de detresse, dont on ridiculisait les per- 
sonnes qni se remariaient, ou, comrae terme de grimoire, pour 
caracteriser le bruit du sabbat.^ 

140. Ce meme bruit confus a servi parfois ä d6signer un 
discours decousu, un langage inintelligible (cf. bavard, 87): le pr. 
charabiat (sarabiat), qui d^signe specialement le patois auvergnat, et 
source du fr. charabia, baragouin (terme r6cent venu par l'inter- 
mediaire du berrichon), signifie simplement grondement de chat 
(cf. "^x. rabin, grondeur, et ramiä, gronder), a l'instar de rabadan 
ou ramadan, dejä mentionne.2 

141. Les Chats ont eu leür martyrologe; il suffit de men- 
tionner les autodafes de chats qui accompagnaient les feux de la 
Saint -Jean, ä Paris, ä Metz (jusqu'ä la fin du XVIIP s.) et en 
Picardie, oü ce divertissement se pratiquait encore au XIK*^ siecle. 
Cette cruelle distraction parait avoir laiss6 des traces dans la langue 
(V. calibatide., 98). Plusieurs noms de jeux fönt allusion ä des 
supplices infliges aux chats: tel, l'esp. correr gaios (on courait ä 
cheval sur un chat pendu par les pieds, en lui donnant des coups 
de poing sans etre egratigne); tel, le pr. esiratiglo-cat, jeu usit6 
dans les fetes de village (deux Champions enlaces au cou par la 
meme corde, tirent en sens inverse a qui mieux mieux), et lou jo 
dbu cat, jeu de la Fete-Dieu, a Aix (on jetait un chat en l'air et 
on le rattrapait dans sa chute). 

Y. Applications techniques. 

142. Le nom de la pierre precieuse camaieu, attestd des 
1295, se presente sous de nombreuses variantes (Lacurne en 
comptait plus de vingt), telles que camaheu (13 13), camahieu (138g), 
chamahieu,'^ et ganiahu (1354), gamahieu (1534), sans parier des 
formes bas-latines (p. ex. 1295, camahutus) qui ne fönt que repro- 
duire des variantes anc. fr. (c'etait deja l'opinion de Diez). Les 
autres formes romanes sont toutes posterieures: it. cammeo et camoino 
(Ven. camajiii) datent du XVP siecle; esp. camafeo (= anc. fr. ca- 
maheu) est relativement moderne. Toutes ces variantes representent 
un seul et meme nom hypocoristique du chat, ayant pour type 



1 Le mot a d'abord et^ envisag6 comme une onomatop6e (De Guez, dans 
Palsgrave); Diez a tentd de rapprocher l'eldment final de charivari, de hour- 
vari (mais la finale est primitivement vali, qui rappelle le synonyme anc. fr. 
harvale), en proposant pour le premier le lat. cälix, verre (= bruit de verres) ; 
on est alle jusqu'ä deriver le mot de l'hebreu: tantot du terme schebarim, 
trompette synagogale (V. le Tresor de Mistral), et tantot de la locution biblique 
chor vahhamör, bceuf et äne (V. le Grundrifs de Gröber, I, 664). 

* La date recente du mot et son usage local excluent la d^rivation de 
l'esp. algarahia, proposee par Devic (Littre, SuppL). 

3 Palsgrave traduit le mot par l'anglais camuse, pierre precieuse (le 
terme manque dans Murray), et son pendant Italien camussati, sorte d'ouvrage 
aux bagues d'or (Duez), manque dans Tommaseo. 



83 

cama'ku et r^pondant au pr. caiomaw, chat qui miaule. Ce sens 
primordial perce encore dans l'anc. locution fr. en gamahu (Vie des 
Peres, ap. Godefroy: . . . Bien suis assis en gamahuz), qui veut dire 
accroupi comme un chat,i ainsi que dans le terrae argotique gaina- 
hucher (= faire mineUe , Ii6^), qui a, en rouchi, le sens de 
prendre un baiser a la maniere des pigeons. La pierre precieuse 
porte ce nora de „chat", ä cause de ses couches de diverses 
Couleurs, de meme que oßil de chat sert a designer une espece 
d'agate, et que chatoyer exprime le reflet ondoyant de ces memes 
pierres. Le lapidaire auquel ou est redevable de ce terme a ete 
certainement un homme du peuple qui a puise dans le langage 
vulgaire et familier, en suivant d'ailleurs un procede habituel a la 
nomenclature technique,^ 

L'it. garmnaute, bistouri, n'est que la forme litteraire (cf. ci- 
dessus camahuius) du meme terme enfantin gamrnau (= gattomiau), 
chat (cf. ci-dessus gamahu)', l'angl. catling, signifiant a la fois minet 
et scalpel, en confirme l'image (cf. esp.gaiü/o, davier, 59*^): la 
forme courbee de cette lancette rappeile la griffe du chat. 

143. Une origine egalement indigene et vulgaire doit etre 
attribue au fr. chagr/n, cuir grenu, qu'on ecrivait chagrain au XVII ^ 
et au XVIIP siecle.3 Le mot signifie propr. „chat grenu" (anc. fr. 
graineux, grenu; cf. de meme, chagrin, triste, pour chagrineux, 135), 
etant la peau rugueuse de la roussette* ou chat de mar (59'^). 
Du fran^ais, le mot passa dans la H.-Italie (Venise sagrm, Parme 
sagren, et sigrino,^ zigrtno), oü il prit place a cöte de l'osmanli sagri, 
qui designe, non le chagrin proprement dit, mais son Imitation 
artificielle avec des peaux de croupes [sagri ayant ce sens special) 
de chevaux, änes et mulets. Du reste, on rencontre le terme 
oriental deja en moyen-haut-allemand (sous la forme sager), tandis 
que chagrin est une forme moderne et purement fran^aise. 



Tl. Iroiiie populaire. 

144. La malice du peuple a laisse son empreinte sur les 
diverses appellations de la soldatesque, dont la plus ancienne, 



1 Schultz-Gorra {Zeitschrift, XXVI, 720) confond ce gamahuz (rime: miz) 
avec un gatnahauz (G. de Coinci) ti ga?nauz {x'imQ-.faiis), qu'il derive des notes 
gama-iit. En fait, le premier terme differe du second par la forme et par le sens. 

* On a fait venir le mot de I'hebreu, du grec, du laiin (Voir Manage, 
Scheler, Koerting); cf. Diez, I, 103: „L'interpretation de cammeo est un des 
problemes ies plus ardus de l'etj'mologie roniane." 

^ L'orthographe moderne a eld- infliieucce par son homonyme {chagrin, 
peine), attestö trois siMes avant (135). 

* Borel : „ Chagrain, chagrin, ce mot vient de chat et de grain, c.-a.-d. 
du chat marin, duquel on appelle la peau du chagrin, parce qu'elle est toute 
couverte comme de pctits grains, mais rüdes, en sorte qu'on en peut polir 
le bois." En frioulan, segrin est le nom meme de la roussette dont on 
prepare le cuir de chagrin. 

^ Cette Variante repond a la forme parallele fran^aise cliegriii (Oudin). 

6* 



84 

caralin, Soldat a cheval, remonte au XVP siede. Le terme signifie 
propr. chat grondeur et vient du Midi (pr. carahin, maussade, et 
rabin, grognon), oü il fut donne d'abord aux infirmiers (cf. caralvi, 
etudiant en medicine) et aux croque-morts ^ des pestiferes (escarrabin 
dans les actes de Montelimar de 1543), avant de designer les 
soldats de cavalerie legere qu'on employait pour les reconnaissances. 
Le fr. maratide qui, a l'instar de carabin, a eu la fortune de 
penetrer dans la terminologie militaire europeenne, accuse une 
origine egalement humble et populaire. Aller en maraude, se dit 
du matou (== maraud) qui rode la nuit dans les campagnes en 
guettant les lievres et les lapins; le terrae fut applique, par analogie, 
aux soldats qui pillaient en marche. Les d^rives mar ander et 
maj-audeiir, qui datent, comme maraude, de la fin du XVIP siecle,2 
passerent en allemand pendant la guerre de trente ans, et en es- 
pagnol [merodear, par l'intermediaire d'une forme vendeenne merauder, 
cf. meraude, 116). Des synonymes tels que le berrichon maiom'n, 
raaraudeur (de matoii\ et le fr. recent chaparder (de chat-pard, 70^), 
marauder, confirment cette origine vulgaire ä, laquelle remonte 
egalement anc. fr. argoulet, archer a cheval (1548), qui repond au 
wall, argoulet (et margoulet, qui est le primitif), homme de rien, 
vagabond qui rode et court les chemins (de margou, matou). 

145. Le verbe chamailler , originaire des patois du Nord (wall., 
Norm.), signifie proprement se battre ou se frapper (sens de l'anc. 
fr. mailler) ä la fa^on des chats 3 qui s'attaquent ä bec et ä griffes. 
En passant dans la langue litteraire, il acquit l'acception de 
„frapper a coup d'espee, de hasche ou autre chose de fer, sur un 
harnois ou autre fer rüde" (Nicot), et ce sens se rencontre des 
son apparition au XIV= siecle (Guiart, Roy aux lignages, v. 6812): 

Devant li rois ou l'en chämaüle 
Est li Barrois en la bataille 
Qui Alemanz desatropele." 

L'acception moderne „se quereller bruyamment" et celle de certains 
patois (Norm, camailler, se culbuter en jouant, Bess. faire du bruit, 
Bas-Berr. chartiaille, Sorte de danse ou bourree) temoignent encore 
de la valeur originaire du mot, confirmee d'ailleurs par le synonyme 
pr. chamatä (d'oü chamatan, samatado, vacarme). Ajoutons l'allem. 
katzbalgen, se chamailler (Frisch: rixari, se lacerari more felium; 
Stieler: verbis contendere). 



^ Cf. "^oxi. gato pingado, croque-mort (,,chat barbouille de graisse"). 

2 Pourtant, ce sens perce dejä dans Rabelais (I, 36): „Les ennemis 
n'estoient que maraulx, jpilleurs et brigans, ignorans de toute discipline 
militaire." 

3 Darmesteter supposait, pour chamailler, un type clatnaculare (cf. Dtc- 
tionnaire General, Introd., p. 133). 

* Cite par Delboulle, dans la Revue d'histoire litteraire, VI, 301. 



85 

En jetant im coup d'oeil sur I'ensemble de ces applications 
metaphoriques, on ne peut s'empecher d'admirer le developpement 
auquel ont abouti des origines si modestes. Non seulement le 
nom proprement dit de Tanimal a ete feconde dans tous las sens, 
mais encore ä cote de cette souche ancienne, et parallelement ä 
eile, il a pousse toute une Vegetation nouvelle non moins exuberante 
düe aux noms hypocoristiques du merae animal. Cette nomen- 
clature n'a pas jusqu'ici attire l'attention qu'elle merite, cependant 
eile est appel6e ä eclairer d'un jour nouveau plus d'un coin obscur 
de Tetymologie romane. 

Nous avons täche d'illustrer par un exemple ce contingent 
original qüe nos etudes ulterieures mettront encore plus en evidence. 
Cet Clement createur, qui est venu s'ajouter ä l'heritage latin et 
aux emprunts etrangers, complete la serie des facteurs qui ont 
successivement enrichi le tresor des langrues romanes. 



Appendice. 



Certains animaux de second ordre en rapports plus ou moins 
intimes avec le chat, auquel ils ont emprunte une partie de leur 
nomenclature, possedent un developpement semantique qui merite 
d'etre etudie ä part. Ce sont la fouine, le singe et les strigiens. 

A. La Fouine. 

1. Les Romains confondaient, sous le nom de musiela, la 
belette, le putois, le füret et la fouine, especes qui se ressemblent 
beaucoup entre elles. Encore aujourd'hui, le pr. moustelo et le 
Sav. belelia signifient ä la fois belette et fouine, a l'instar du man- 
chois viargotm\ ailleurs, c'est le putois qui fournit son nom ä la 
fouine: Yi-ö\\-\. ßchaii (anc. h. ßsse/ , chat sauvage et putois); Bearn 
fisseu, et Cote-d'Or />/'/(? (Basses-Pyr. /»z'/öc/^ß). La fouine est cont^ue 
tantöt comme domestique (esp. gardtma ^ = allem. Haus?}iarder) , et 
tantöt comme sauvage {^x.fertmo, x(iio-x. fiertia). Le \iOxi. papalva, 
fouine, fait allusion au caractere devorant de la bete (cf. papar, 
avaler); le Basses-Pyr. caouselte, fouine A., et l'esp. dial. (montanes) 
raniila, id. (Mugica, 35), sont obscurs. 

2. Le nom le plus repandu de ce felin se rapporte ä deux 
autres particularites: la fouine se platt dans les hetres (cf. allem. 
Buchmarder^ et se nourrit de faines. Bochart, se fondant sur une 
Observation du naturaliste Gesner, a le premier indique (V. Menage) 
le type FAGINA, conserve en catalan („a cause que les fouines se 
plaisent parmi les fouteaux"), comme point de depart des appel- 
lations romanes, a savoir: 

\)X. faguino (Gase, haino, hagino), ä cöte de fahino, fa'ino (cf. 
fai, hctre, ei faio, faine), Lot-et-Gar. kavio (H.-t'yr. ga/imo, gaino) 
A.; Uvea, feino (ma.sc. yemard eX faii) &\. foino iyax fouino); 

it. (et anc. pr.) fahia\ Yö.n./oina, fiäna „marte" (inversement, 
Calvad. viarte,'^ Aveyr. maltro, Lozere niartre, fouine A.), Piem., 
Come foin', 



^ Suivant l'interpretation de Schuchardt {Zeitschrift, 'Kyilll, t,()\): le sens 
serait petite menag^re ou garde-maison (contre les souris). 

* Cf. Galice inartarana, fouine (= marte- chatte; V. esp. catarana, 
p. 47); le \<it,fe!es d^signe ä la fois le chat et la marte ou le putois. 



87 

anc. fr. faine (XIIP s. fayne), fauwine (XV^ s.), foi7ie (XVI^ s.) 
ei fomne (cf. fe, fou, hetre, ei fai'ne, faine); ^exx. fouvi, fouine et 
putois {f Olline, faine, et fouineati, hetre), '^■siSS.. fawenne , Yic/ohie, 
foigne (Pas-de-Cal. /ö««^ ei fajigne, Somme /'angne, fengne A.); 
Suisse, SiZ.v.fe}ina, foutnna (cf fenna, fouine et faine); Vosges fine, 
La Variante anc. fr. fluytie (V. Littre) revient dans le wall, de Hainaut 
flohie (^.fluenne, '^l'aS.vdkd.y flaivenne A.), a cute du Pas-de-Cal. 
froimine A., sans que nous sachions comment expliquer cette in- 
sertion d'une liquide i qu'on rencontre egalement dans certaines 
variantes proven^ales (H.-Vienne fleno , ä cute de feino A., et Auv. 
fleinard, a cute de feinard, fouine male) ; 

esp. fiiina, port. fuinha. 

Quant aux composes de fagina avec chat (par ex. chafotnn)^ 
nous renvoyons ä ce dernier (70'^), tout en tenant compte plus 
loin de leur evolution semantique. 

3. Envisageons maintenant les faits relatifs au physique de la 
fouine, et tout d'abord ses ongles pointus avec lesquels eile gratte 
la terre ou saisit sa proie; de la, 

fouiller (cf. fureter): fr. 6\^. fouiner (Lille: faire un trou dans 
la terre; Poit: chercher minutieusement), -^x.fouina, Gencwe fongner 
(y^xid fotiner), '^loxv. feugner; lÄz.y. foutiüler (^x. foimilha , fouger) 
et C\däxw. fowioiller; a cöte du wall, cafougni (de *cafougne = cha- 
fouin), Lorr. cafounier, id., repondant au Norm, chafotiiner, travailler 
interieurement a la sourdine (Du Bois); de lä, aussi, la notion de 

flairer (sentir): 'Moxv. feugiier (d'oü feugnon, flair et groin), 
Berr. aufigner (Suisse afounnd, fureter), Suisse foimnä', 

gratter: ^oxi. gatafunhos, griffonnage, et 'Mdiy. chafoumetle, outil 
des taupiers; cf. pr. escatifougna, prendre aux cheveux, et catal. 
escatafinarse, se quereller. 

4. Le male de la fouine exhale une odeur forte et desagre- 
able; de lä, 

excrement: Norm, casta/otiine (Berr. caiafouine, maladie honteuse, 
propr. chatte-fouine) ; 

odeur nauseabonde: {x. faguenas (XVP s.), emprunte au pr. 
fagaiias {■=-fagtimas, propr. odeur de fouine), lAxn. feinard („fouine 
male"); 'Qo.xx.fotiin, personne malpropre et qui sent mauvais („ il 
pue comme un fouin"), ei fouin! (foin!) interj. de m6pris, fi! (passe 
en fr. au XVP siecle). 

5. La voix de la fouine, comme celle du füret, est un mur- 
mure sourd ou un cri aigu de douleur; de lä, 

bouder: 'Qoux^. faire sa fouine, allonger le museau; 
gronder: "^oxxn.fotwier, murmurer. 

^ Peut-ßtre faudrait-il admettre l'influence analogique des verbes comme 
flairer (en pr., aussi, puer) et 'Lyon frougfii, gratter. Cf. hoW. fluwyti, fouine 
(= anc. ix.fluyjie) et ^3.m.flawein, putois (= yfdW.flawetifie, fouine). 

^ Le terme tsafotiin designe, dans le Valais, l'angora ou le chat ä longs 
poils (communiquc par Jeanjaquet). 



6. L'ext^rieur de la fouine (sa taille est celle d'un chat) a 
fourni la notion de contrefait: fr. cha/ouin (XVIP siede), de petite 
taille; port. ßcmho, maigre. 

7. Penchants, etc. attribues a, la fouine, ä savoir: 
goinfrerie: S)\xi&%& fouatnner, manger son bien, se ruiner; de lä, 
misere: ^^x. Jahino (faino), id., ei fahinous, denue de tout; 
paresse: anc. ix. fetard, paresseux, emprunte au ^x.faitard (de 

faii, fouine male), Auv. fldwaj-d, indolent (= feinai-d, 2) et pr. 
fouineio, paresse; H.-lNIaine fouinasser, se donner du mouvement 
pour ne rien faire; et, par contre, 

fatigue {labeur penible): '^x. faino; 

pillage: Saint. _/c»?««<fr, chercher a piller (comme une fouine); 
Yon. foiäner, etre a l'aflfut du gibier (et roder comme une fouine). 

8. Et les suivants se rappbrtant au moral de la bete: 
curiosite: Suisse_/bwß?««a, femrae curieuse, indiscrete (= fouine); 

fr. Y>o\). foiimer, s'occuper des affaires des autres (imiter la fouine 
qui fourre partout son museau); 

dissimulation: fr. chafoidn et Pas-de-Cal. fouinard, sournois; 
Yon. fouig7ier, feindre, et '^i'a.y. foumqtie, ombrage; 

Ia,chet6: fr. fouiner, s'echapper piteusement, faire comme une 
fouine (qui se cache dans un trou quand eile court quelque danger), 
Clairv. fouigner, Poit. fougner', Yon. founier, faire l'ecole buisson- 
niere (= Bqxx. faire la fouine); \>x. fouind, s'enfuir, et quitter son 
maitre avant le terme fixe; 

ruse: fr. pop. fouine (fouinard, fouineur), malin; May., Poit. 
fouiner, ruser comme la fouine, Monferr. y?^/;;^, id.; esp. garduno, 
voleur ruse; 

sottise: port. papalvo, sot (= fouine male). 

9. Applications isoldes: 

brülure (taches sur les feuilles de la vigne): fr. fouine, „par 
comparaison avec le brillant de la peau de la fouine" (Littre); cf 
Sav. fouitmä, dessecher, se fletrir avant d'arriver ci la maturite; 

rayon de soleil (coincidant avec la pluie): Gexieve fouine, par 
comparaison avec la queue de la fouine, ä l'instar de rate, rataco 
(= queue de rat), lumiere de soleil, reflechie par un miroir. 

B. Le singe. 

1. Les animaux sauvages, a l'exception peut-etre du loup et 
du renard, ont fourni peu de chose au lexique roman; si le singe 
a ete plus fecond ä cet egard, c'est qu'il est devenu familier aux 
Europeens gräce aux exhibitions des forains, et surtout que sa 
figure et ses grimaces etaient plus propres ä attirer l'attention. 

Les noms romans du singe, en faisant abstraction de la 
lerminologie scientifique, sont peu nombreux et different generale- 
ment d'une langue a l'autre. Le plus commun est le latin SIMIUS, 



89 

SIMIA, qu'on retrouve dans tout le domain roman (excepte le 
roumain): it. sa'mia (scimmia), reto-r. schimgia, Monferr. simmia, Piem. 
(et Alpes) sumia, Naples sa'gna (argot it. scina), Sic. Signa; esp.j'imt'a 
(ximia), poit. swna (simio); pr. sim/ (cimi) et Bea.ni si'nye, ix. singe 
(XIIP s.) et si'ngne (Monstrelet). 

2. Tout aussi familiers sont las noms tires de la notion chat,i 
tels qua fr. magoi (matagot) et marmot (marmouset), pr., it., esp. 
mico et mona, etc. (V. Chat, 102*^). Le turco-persan mazmoim, 
singe, se retrouve dans l'it. (gatto) mammoiie, singe, Nice mamois^ 
guenon (V. Chat, 70^), et dans les formes diminutives roumaines 
7naimutii, m07m'{ä, singe (ä cöte du macedo-roum. niaimimii), d'un 
primitif maintä, vioitnä (ce dernier en anc. roum.), guenon, repondant 
au magyar niajom, id., de la meme origine. 

Les seuls noms indigenes qui aient penetre en roman sont le 
port. macaco (mocaco, mococo),^ nom populaire du singe (a cote 
de mono), d'oii il passa en italien [macacco), en fran^ais [macaque, 
d'abord dans Buffon) et en proven(;al {nioucaco)) et le fr. sagouin 
(XVP s. : sagom, sagon), port. sagm', petit singe au müseau de porc, 
d^rivant, suivant La Condamine, du bresilien sa/im'n, id. 

3. Certains singes dont le museau ressemble ä celui d'un 
dogue (les xvvoxicfctXoc des anciens), portent en fr. le nom de 
babouin (1295: baheiüintis', d'oü li.babbumo, ang\. baboon), ou babion 
(V. Littre) et papion (cf. allem. Pavian, 1552). Ces diverses formes 
du nom semblent faire allusion ä leurs babines ou levres pendantes 
qui ressemblent ;\ Celles de certains chiens et qu'ils remuent con- 
tinuellement: Jacques de Vitry les appelle ca7ies silvestres, car ils 
aboient bruyamment. Cette derniere particularite se retrouve dans 
l'anc. fr. qnin (XV "^ s.), singe cynocephale, quine, guenon,* et qiiinaud,^ 
babouin (XVI' s., et quig7taud), encore auj. en Perigord („gros cra- 
paud", en Dauphine), ä cöte du Lim. qui7iard, gros singe, tous 
remontant au pr. quind, pousser des cris aigus (en parlant des 
chiens), glapir. 

Les singes sont couvert de poils longs et touffus, et il en est 
qui ont un veritable manteau de poils blancs: de la, anc. k. pekus, 
gros singe anthropomorphe, litt, velu {Ro7iian d' Alexa7idre , ap. 

1 L'esp. dial. (montanes) chouniino (= chimino, simino) dösigne le chat, 
et non le singe (Mugica, 27). 

2 L'anc. port. connait egalement un gato 7neimd, que Viterbo confond 
avec la civette [gatos meimoes, gatos de algalia). 

' Cf. Brehm, 1,67: ,,Sur les cotes de Guinee, on designe tous les singes 
sous le nom de macak ou macaco . . ."; 131: „Le nom de 77taqni, Lemur 
catta, provient du cri niake! tnake!, que fönt entendre quelques animaux apparte- 
nant ä ce genre." Ajoutons, n^anmoins, que dans le creole portugais parle 
sur la cöte de Guinee {Revista Lusitana, VII, 183), macaco est rendu par 
sancho, c'est-ä-diie par un nom propre (Voir 5). 

* Cf. Jean Le Maire {Triumphe de FAfnant vert): Avec moi le guiri et 
la marmotte . . . XV^ s. (ap. Godefroy): Qui vous fönt laides comme qidnes. 

^ Cf. Choli^res, Contes (ap. Lacurne): ,,Les medailles representent Socrates 
comme un des plus laids quinaux qu'on eust seu penser." 



go 

Godefröy: Ces pelliiz ou satires abbayent comme chiens); port. dial. 
(Beira-Baicha) samarrudo, singe, ^ propr. semblable ä un pelisson de 
berger [sa?narra). 

4. Le fr, guenon, qui designe auj. un singe de petite taille 
ou la femelle du singe, etait au XVP s. le nom du singe a longue 
queue,2 du chteropiihecus ou cochon-singe, sa queue mince etant 
enroulee comme celle- du porc: gtmion parait etre, en efFet, la pro- 
nonciation dialectale de gagnon (d'oü gaignon, guenon), cochon, 
truie, en provenc^al; de lä, les dum.xmi\{s guejuiche (XVI s.: gueniche) 
et guenitpe (Cotgr.), au sens actuel de guenon ou de petit singe. 

5. Certains noms propres de personnes ou de pays sont 
devenus des noms de singes, soit comme termes familiers, soit pour 
indiquer le Heu d'extraction. A la premiere categorie appartiennent: 
anc. fr. hertrand, vieux singe {V. INlenage), it. bertuccio, id., hertuccia 
et herta^ guenon, Sic. marluzza, Abr. marttife, id.; wall, marticot, 
singe (flamand marteken, russe mariyska, id.); dial. port. (Guinee) 
sancho, singe (= Sancho); cf. holL kees, singe, propr. Cornelius. A la 
seconde categorie: port. bugio, singe (= mono de Bugia), propr. singe 
de Bougie, ville d'Algerie, d'oii on les importait,* et fr, tartarin, singe 
cynocephale, ou singe de Tartarie, tres commun dans cette region. 

6. Faits et gestes relatifs aux singes: 

bouder: anc. fr. marmouser, se fächer (Pic. s'inquieter); pr, 
viounä, mouninä (s'enmounina, mounineja), faire la moue. Gase. 
mona, moue (port. bouderie), motmaire, boudeur; it. pigliar la mo7ia 
(„attraper la guenon"), esp. estar de monos („etre comme des singes"), 
se bouder (des amoureux); cf. it. darsi alle bertiiccie, se faire du 
mauvais sang; 

bouquer: pr. faire mouna, se soumettre; cf. fr. faire baiser le 
babouin ä qn., le reduire ä se soumettre (V, figure grotesque); 

caprice: pr. moimo, boutade, mounel, ??iounifio (mouninado, mouni- 
narie), envie bizarre, lubie; 

culbute (= tour de singe): H.-Italie si?nilon (dimin. de simial); 

epouvantail (certains singes, p. ex. les babouins a face noire, 
ont un aspect hideux; le visage du mormon est comme volle): anc, 
fr. marmot (Bouchet, IV, 6i: une nourrice menasse son enfant de 
la baboue ou du marmot), ä cote de babouin, mannequin pour 
servir d'cpouvantail (d'Aubigne), encore auj, dans la Saintonge 
(Norm, et Guern.: homme de neige); pr, babouiti et inoiino, epou- 
vantail; cf. bas-lat. 7}iojnnus, sorte de monstre anthropophage (Ducange: 
Ecce lupus, quem vulgo mojiinus vocant, hoc est humana carne 
vescentem, puerum rapuit); 

1 J.Leite de Vasconcellos, Philologia Mirandesa, II, l8o. 

2 De meme, esp. mico, d'abord singe ä longue queue, puis petite espece 
de singe, 

8 V, Baist, Romanische Forschungen, XII, 652 (qui rejette avec raison 
toute valeur mythologique). 

* Suivant Bluteau, dont l'etymologie a ete recemment reprise et corro- 
boree par M^e Caroline Michaelis (dans les Miscellatiea Caix, p. 120), 



91 

figure grotesque: fr. bahouin, figure ridicule (que dessinaient 
les soldats et que devait baiser celui qui avait enfreint les Con- 
ventions etablies entre eux), magot (de Chine), anc. fr. marmoset, 
figure grotesque faite en fa(;on d'une mamelle a une fontaine par 
laquelle l'eau sort (Nicot), Doubs motmichc, magot (Champ.: figurine, 
Statuette), et Petit-Noir mounins, figures grotesques que les ecoliers 
dessinent sur leurs cahiers; 

gesticuler (comme les singes): it. ammiccare,^ faire signe des 
yeux, du visage (de 7nicco, singe), propr. faire le singe; 

grimace (= singerie): Bas-Gätin. hahotmierie (fr. baboumer, faire 
le bouffon), et fr. singerie, bouffonnerie (surtout dans le geste); anc. 
fr. quitie-mine, mines de singe [Moyeii de parvenir, 6d. Jacob, p. 51: 
le serviteur etant dela l'eau, le pouce contre la joue, la main en 
alle . . , fit la qiiine-inine contre son maitre); pr. mouno (mougno, 
mouino), mounaco (Anjou monique), mouninarii (mougnegnarie) et 
moucaco (moucacarie) ; esp. monada, monen'a (port. monaria)', port. 
bugiaria {bugertd) et moganga (= mogiganga, V. mascarade), pl. 
griraaces et signes que fönt les amants avec les mains ou la 
bouche (d'oü mogmiguice)', 

grommeler: anc. fr. mar motter (XVP s.), propr. grommeler 
comme les singes 2 (Rabel. IV, ig: Quel patenostre de cinge est-ce 
que tu tnarmottes la entre les dents?), marinouser (auj. Berry) et 
marmotonner (cf. dire les patenotres du singe, ciaquer des dents de 
colere, ou autrement dit, gronder, grommeler, Oudin; it. dire l'orazione 
(l'ave maria) della bertuccid); May. babouiiier, remuer souvent les 
levres [babouin, celui qui parle beaucoup et peu distinctement), et 
marmiotier, marmonner; 

mascarade (cf. Berr. embabouiner, envelopper la figure): port. 
bugigatiga (mugiganga, mogiganga), mascarade que faisaient la nuit 
les Corps de metiers et oh l'on se deguisait surtout en animaux 
(= bujicanga, propr. singerie, tire du dimin. bujico, ä l'instar de 
monicongo)', &?>]). bojiganga (mojiganga), travestissement des comediens 
ambulants (emprunt au portugais, ou formation directe de 7noji, 
minet, V. Chat, 24=); 

monnaie de singe (= grimace): pr. viouninos, it. mona, esp. 
nionises; cf. fr. payer en monnaie de singe (Rabel., IV, 2), promettre 
de payer avec des paroles et des gestes persuasifs, repondant ä 
l'esp. dar un mico, ne pas payer („donner un singe"); 

morfondre (se: grommeler d'impatience comme fönt les singes): 
fr. croquer le marmot, propr. ciaquer des dents (V. marmot, machoire, 
10), et croquer le tnarmouset (Anc. Th. fr. IX, 61), Gase, croquer le 
mauset (Le Duchat, dans Menage), repondant au fr. pop. faire le 



^ Suivant Gröber {Mtscellanea Caix, p. 40), ammiccare serait une ddrivation 
de ammi {== ad me) i l'aide du suffixe iccare (cf. tutoyer). 

2 C'ötait d6j;\ i'avis de H. Esticnne: „Jlfarinotter, Gallis garrulare, factum 
ex animalis voce ut ex proprietate natura^ dicunt f Ureter"' (cite par Clement, 
Henri Estienne et son oeuvre, 1898, p. 202). Cf. Menage: „Marmotter, c'est 
une metaphore tiree des singes qui semblent parier entre leurs dents." 



92 

si7ige, attendre en allant et venant, et au Norm, guinoner, attendre 
longtemps en vain (= faire la guenon); 

railler (jeunes, les singes sont petulants et vifs): it. dar la heria 
(la monna) et herteggiare (sbertare), se moquer, dar de^ monnini, 
s'amuser {inonnino, plaisanterie, jeu de mots, propr. espieglerie de 
petit singe, et ^i?;/!?, tour, niche); ipoTt. pn-gar o mono, jouer uu tour 
(„coller un singe"), et mandar btigiar, envoyer promener (= faire 
des singeries); 

regarder avec convoitise: pr. motind, reluquer; 

tromper (cf. mascarade): anc. fr. embabotmier, tromper par des 
cajoleries, propr, coiflfer un singe (auj., en marine, engager dans 
des 6cueils); esp. hacer un mico, poser un lapin, et port. argot 
mono, fraude; cf. Suisse allem, äffen, tromper. 

7. Epithetes se rapportant au physique ou au moral du singe: 

bizarre (cf. caprice, 6) : pr. mounel (amounel) ; cf. fr. pop. viatagot, 
original, excentrique, propr. singe; 

camard: pr. mouni (mougne) et mounard {==■ singe; cf. lat. simia, 
de 61(100., camus); Galice macaco, petit chien camus et criard; 

confus (ebahi comme un singe): wall, macaiu (macasse), propr. 
magot, anc. fr. marmot et quinaud (May. quenaud, penaud, ebahi); 
pr. mouni (mougne), mougjio, Lyon monet (monin), Pic. monettx 
(„honteux"); Abr. aremane ^mhertecate, rester interdit, a l'instar de 
l'esp. quedarse hecho un mono (anc. fr. quigner, faire quine ou quinault); 

gourmand: May. sagouin', 

gracieux (certains singes sont tres jolis): esp. mono, mignon 
{monadas, mignardises), it. monnoso, gentil (Pataffio, VII, Ii8: E 
quando la monnosa va per via), et monnosino, gracieux, douillet; pr. 
mouninous, minaudier; esp.-port. boniio, gentil (= nionito, petit singe); 
cf. anc. gr. xalliaq,, singe (= mignon); 

hypocrite: anc. fr. magot et maiagot (dans Rabel. I, 54: Cy 
n'entrez pas, hypocrites, bigots, vieux viatagotz . . .); 

imitateur (gauche ou ridicule): singe (remarquable par son 
esprit d'imitation), etc. ; cf. anc. gr. (ii^kT), singe (= pers. mainiouTi), 
rapprochc de /zti^stööai, imiter; 

ivre (les singes ont un goüt marque pour tous les alcools): 
wall, macmu (macasse), propr. magot; pr. mounard et mounino, ivresse 
{senmounina, se griser), mounzo, id. (cf. esp. monazo, gros singe); it. 
scimiato et monno (= singe: cf. cotto com' una monna), Terram. 
scimone, cuite (= gros singe), Vitva. su7nia et Moniexr. simmia, id.; 
esp. ffiona (mona), id., dans ioffiar la mona, se griser (litt, prendre 
la guenon), repondant au px. prene (carga) la mounino, \i. pigliar 
la berluccia ou la 7no7ina (Pi(im. pie na sumia , Monferr. pi/ee ra S!77i- 
mia , Ven. chiapar la simia) ; cf. allem. ei7ien Affe7i habe7i , avoir bu 
un bon coup; 

laid (cf. laid comme un singe) : fr. gtmion , gue7iuche , femme 
laide (Berr., femme mal peignce), et 7nagot, homme laid, wall, magaw 
(magasse), une laide femme a long menton, Brasse 77iou7ii (mounin), 



93 

personne laide; it. herhiccia (bertuccione), macacco et (brntta) scimmra, 
M\\. bahoin (figura di); esp.-port. wzöwa et ^ort.macaca, femme laide; 

lascif (corame im singe): it. tm'cco, satyre, male; esp. nitco, de- 
bauch6; 

maussade (les vieux singes sont farouches et tristes, ou tombent 
dans un marasme qui les conduit rapidement h. la mort): anc. fr. 
marmoiiserie y melancolie (propr. marasme de singe), Messin mone 
(monin), Pic. moneux, Suisse mo?i07i („fille maussade"); pr. mouni 
(mougne), sombre, et inouniiious, triste (cf. viouninos, chagrins, soucis) ; 
Bearn monind, etre dans la tristesse par suite de l'absence d'une 
personne aimee, e.tYemsesmo7iarse, s'ennuyer (de Jwo«i?, triste) ; esp. 
Diofia, bouderie („guenon"); 

mutile (= singe courtaud): fr. inonaud (XVIIP siecle) , qui n'a 
qu'une oreille (chat, chien, cheval), wall, monä, id., et Mons: sourd; ^ 
Pic. moneux, ecourte (Demuin mo7te)', it. bertone, cheval courtaud, 
d'oü beriojiar, mutiler (des oreilles) ; 

nabot: fr. mar mauset, petit homme laid; esp. f/iouicaco, mofügo/e, 
mirmidon („petit singe"); 

ruse (cf. malin comme un singe): port. macaco', 

sale: fr. guenipe, femme malpropre, et sagouin, petit homme 
sale et laid (Vendöme sagoutne, sali); Lomb. motiät, sale (de 1110710, 
singe); 

sot: anc. pr. et Guern. babouin (et bahouine, fille sötte), wall. 
T7iacaw (macasse), rustre, May. monard, jobard (cf. pr. 7iioimard, singe), 
Lyon inoTiet (monin); it. babbutno et babbuasso („gros singe"), wza?-- 
mocchio, benet (Duez), propr. singe (13) et i7ior77iicca („guenon"), 
Abr. 77iartufe („singe") et Genes 77iarUiffo, rustre; it. sci77itmito (Venise 
51772 U7i i to) , derive de sci77i077e (auj. Terramano), Ven. si7ii07i, id. (= 
gros singe), a cote de smiiignato (Pulci), id., c'est-a-dire pareil a 
un singe 2; Ven. 77iacaco et port. ;«ö/w; cf. Suisse allem. /«;;/;// ivie 
en Äff. 

8. Applications techniques: 

brouette (dans les tuileries): Yon. gueTttiche („guenon"); 

chenet (termine en figure): anc. fr. 77iar77iouset (auj. Lorr. et 
barbousei), chenet triangulaire (1622, ap. Livet, Lexique de Molia-e: 
un büßet rempli de i/ia7-77iousets); 

cric (pour soulever des fardeaux): fr. singe, petit treuil, et 
port. 77iacaco, id.; cf. anc. fr. 7ua7-7/ioi (1634: au 7ua7-7iiot nommo souc 
de drisse; Ro777ania, XXXIII, 574); 

marmite (V. Chat, i2i): anc. fr. 7nar 7711071, argot 77iar77iouset, 



^ Ce caractere populaire du mot, de meme que son sens plus gcneral 
(cf. Feraud, 1787: rtioineau, cheval auquel on a coupe les oreilles), exclut la 
d^rivation du gr. iwvonoq, i une oreille (Littrc), mot restc- etranger meme i 
la terminologie scientifique. Le terme, employd d'abord par La Fontaine, 
appartient aux patois du Nord et repond exactement, quant au sens, ä I'it. 
bertone („gros singe"). 

^ Les variantes: scemonito, sciamunito (Duez) et sciamigna (Lucqucs) 
sont des alt(5rations populaircs dues \ l'influcnce analogique de scetno, moins. 



94 

soupiere (anc. arg. fnarmojise, chaudron); cf. Bas-Gatin. marmotte, 
rechaud (Marne: cuve; fr., en marine, baril); 

mouton (pour enfoncer): it. berta^ port. bugio et ?nacaco; cf. 
angl. monkey, id.; 

pantographe (il copie mecaniquement) : fr. singe (allem. .4^^, id.), 
et nom bvirlesque du compositeur typographe; 

piece d'un moiilin a bl6 (qui moud au moyen d'un manege) : 
esp. mamotia (certains singes etant employes dans les forges); 

plongeur (dont la tcte est enveloppce par un casque herme- 
tiquement ferme et garni de verres a la hauteur des yeux): Venise 
simiotto, propr. petit singe; cf. Vendöme babotn, capuchon en toile 
mctallique (des eleveurs d'abeilles). 

9. En Zoologie: 

chimere (poisson): port. ^«^20 marinho („singe de mer"); 
crabe: Hague sagaon (V. meduse); 

chrysalide de ver a soie (morte dans le cocon) : Lyon babouin ; 
meduse: Bessin sagone; cf. fr. singe de mer, blennie baveuse. 

10. Parties du corps: 

bouche: Norm, baboin (et visage), argot fr. marinotise (et „barbe"); 

caboche (les babouins ont la tcte enorme): port. (argot) motia, 
propr. tete de singe; 

mächoire inferieure: Yon. marmot (d'oü ciaquer le martnot, cia- 
quer les dents sous l'action du froid; Bourn. iocä lou ?)iarmot, id.); 

menton (V. mächoire): Yon. marmot', cf. Vendöme babouin et 
fr. marmotte, fichus qui se nouent sous le menton; 

prunelle: wall. Mons marmot (= enfant, 13). 

11. Noms de maladies, frequentes chez les singes: 
glandes (et leur intumescence) : roum. vioviifä („guenon"); 
maladie (grave): port. macacoa, propr. maladie de singe; cf. pr. 

marmusat, maladif; 

marasme des enfants (V. maussade, 7): Venise mal de simiotto 
(„mal de singe"); 

rhume: Pist. marj7iocchio (Luques marmocchiajd), propr. rhume 
de singe, et martnotta („guenon"); port. dial. (Beira-Alta) ensamar- 
rado,^ samarreira (de samarriido, singe, 5). 

12. Emploi pcjoratif: 

coquin : Norm, guenon, pr. quinaud; Come vionät (V. le mot suiv.) ; 

croque-mort: xl. monatto (Come moTidt) , propr. gros singe; "■^ cf. 
anc, fr. magoguet (1531), id., en rapport avec magot, singe; 

femme (en mauvaise part): Lyon, inouna (Forez: ferame laide); 
V. prostituee; 

fou de cour: anc. fr. marmouset (et favori de prince); 



^ J. Leite de Vasconcellos, Fhüologia mirandesa, II, 1 80. 
^ V. Salvioni, dans Miscellanea Rossi-Teiss, p. 406 {monatto, autre forme 
de monello). 



95 

mijaurce: pr. monnecOy esp. mona\ cf. allem. Affe, id.; 

novice: esp. vionigoie („petit singe"), et frcre lai; cf. fr. pop. 
motinin, apprenti; 

patron (maitre): fr. argot singe; 

prostituee: fr. guenoji et süigesse, argot motmühe, jeune fiUe 
amourachee; it. vionalda, id. (Pataffio, VII, Ii6: !a moiialda ViOXi '^\\o\ 
grossa badia), Berg. wo«ß; port. ioneja {=> moncjd); 

souteneur: fr. singe; it. her tone (d'oü imbertotiire, s'araouracher) 
et micco (Rlil. viiccheggid, s'araouracher), d'oü Lyon mico, fr. pop. 
miche (= michet; dim. micheton) et port. michela, prostituee (mots 
d'argot). 

13. Eraploi hypocoristique : 

enfant: fr. habouin (May. gamin) et marmot (St.-Pol mar motte, 
fillette), marmaille (Poit. marmaillon, bambin), anc. fr. et Suisse niar- 
moin (mairmoin), anc. fr. marniouset, ccolier (XIII^ siecle) et jeune 
homme (Villon: marmousets et marmouselles), fr, pop. marmouset^ 
mounin, petit gar<;on laid; pr. marniousilho, moutard; it. marmocchio 
et marmaglia (empruntes ^ au fr. du XVI*^ siecle), ä cöte de monello 
(„petit singe") et de monnino (Pataffio, VIII, 192: credetti alor 
vedere un bei moimino)', esp. monicaco et monuelo (cf. it. monello); 
port. buginico, petit gar^on remuant, vif; 

poupee: anc. fr. marmouselle (Cotgr.) et St.-Pol marmoite (en 
carton), Fribourg guetion et Vosges guefiiche; Perche matagot (= 
singe); pr. mouneco (mounaco), esp. mofla (muneca), Arag. monaco, 
port. boneca {^= moneca); Galice mo7iifate (bonifate), et, par etymo- 
logie populaire, port. motii/rate (bonifrate), marionette; 

14. Emploi euphemique: 

nature de la femme: St.-Etienne (Forez) niotma, Hain., Lyon 
moniche (= guenuche), argot mouniche, pr. moimiflo; it. monna et 
monina (Duez); 

nature de rhomme: anc. fr. qiiine („guenon"), dans Des Periers 
(Franck, Lexique, p. 159), et quifiette, verge d'un enfant (Nicot); 
Venise argot marmot, membre viril (= singe). 

15. Applications isolees: 

bagatelle: it. berta, chose frivole; esp. htigeria, inonis, babiole 
(port. bugiganga, quincaillerie ) , et mono, garniture des torreros, 
muneco, bibelot (= magot); 

bequille: anc. fr. qtdtiette („petite guenon"); 

chignon (certaines gucnons ont une belle chevelure): esp. mono 
(et „huppe"), primitivement singe, port. monho^- id., et monete, chevelure; 

1 D'Ovidio [Archivio, XIII, 406) a le premier indique cet emprunt; 
Flecchia (Ibid., II, 366) reduisait le terme Italien ;\ un type miniimiculu „trcs 
petit"; r^volution du mot est, suivant nous: chat, singe, enfant (cf. Suisse 
allem. Äffli, enfant). V. Chat, 119. 

2 Cornu (dans Gröber, Grundriss, 1,760) voit dans le port. wo;///o un 
reflct du lat. nodliis {== nodulus), petit noeud. 



96 

cochon de lait (apprete): Suisse marmot (V. Littre, Suppl.)', 

colin-maillard (cf. mascaradc, 6): Berr. babouin, ä cote de babifou 
(= singe fou? Baif: papifou); May. viaiagoi, jeu d'enfants; 

contes en l'air: anc. fr. singes verts (Rabel., I, 24 : beaux bailleurs 
de baillivernes en matiere de cinges verds), propr. singes verts du 
Nouveau Monde, appeles calüriches ou guenons ä la belle chevelure, 
rares ou inconnus en Europe (d'oü le sens de choses fantastiques); 

corset (= Corps de singe): esp. monillo („petit singe"); cf. 
port. mo7telha, bourrelet; 

escamotage: anc. fr. passe matagot\ terrae d'escamoteur, de 
joueurs de gobelets lorsqu'ils fönt quelque tour d'adresse („ils 
l'emploient comme une expression de grimoire pour faire croire 
aux spectateurs que, sans lui, ils ne pourraient reussir ä faire leurs 
tours", d'Hautel); 

galette: esp. mona („guenon de four") et Aragon vionis , me- 
ringue; cf. Suisse allem. Teigaff, pätisserie en forme de singe; 

guignon: port. macaca („guenon"); cf. viorte »lacaca, burl., mort 
desastreuse; 

sac: anc. fr. marmion, id. (Passion de J.-Chr., ap. Schoene, 
Ballades de Villon'. le marmion est a sec); it. argot beria, poche; cf. 
allem, argot Affe, sac d'ordonnance; 

tabatiere: fr. pop. magot, tabatiere en bouleau, dite „queue de 
rat"; it. beriuccmie („grosse guenon") et tmcco („singe"), pot ä tabac. 

Ces deux dernieres acceptions par comparaison avec les aba- 
joues des singes, c.-a-d. les poches interieures placees sous leurs 
joues, Oll ils mettent en reserve des fruits, etc. pour les manger ä 
loisir. 

C. Les strigiens. 

1. La plupart des noms que portent en roman les rapaces 
nocturnes, sont de formation indigene; l'heritage latin n'y est re- 
presente que par STRIGA (sarde sirea, siria, roum. de Bucovine 
strigä, chat-huant 1) , et surtout par ALUCCUS (aloccus, uluccus) 
qui a donne: it. allocco (dim. alocarello) et locco (Sienne loccat07ie), 
Parme locch (Berg, loc), Naples liiccaro, Sic. luccaru, Piem. oloch, 
oulotic (Monferr. tirticch), Novi oluc, Mil. urluc; fr. dial., Sav., Suisse 
lucher an (deja dans Cotgrave) et lucher ou, H.-Marne ucherayi (H.- 
Saöne cJiran A.) et Montbel. ucherot; esp. aluco7i. 

On pourrait y ajouter: NOCTUA (*NOCTULA): anc. it. ;w//?/a 
(XIV^ s.) repondant ä. l'angevin oiseau de la nuü, hibou, chouette; 
anc. fr. nuitre,'^ anc. pr. fiuchola, mod. tiichoulo (nechoulo, nouchoulo), 
chouette, et nuchoro (nuechour), Gase, nitolo, Sav. nuiiela (et itoula, 
Suisse eieula = nitoula), Dauph. ;//e'/ö/a, \i. notlola', et, peut-etre, 



^ Udinc. ir. st lyge, effraie (Cotgr.) et le ^oxi. estrtg-e , chat-huant, sont 
des termes savants. 

* Voir A. Thomas , dans les Memoires de la Societe de Linguistique, 
XII, 250. 



97 

OTUS (cÜTOg): esp. aiäillo, hulotte; roum. i'äure,^ id., dim. de l'alba- 
nais ut (hut), hibou, d'oü egalement serbe uima, bulg. uiva. 

2. Les langues romanes ont suivi, pour denommer les rapaces 
nocturnes, divers procddes qu'on exposera plus bas; les cris memes 
de ces oiseaux ont fourni une premiere ressource, dont on a use 
largement. La plus ancienne trace de cette nomenclature imitative 
se trouve , des le IIP siecle , dans le cauua, yXav^ , de la Version 
latine^ du Deuteronoine (XIV, 15) anterieure a saint J6röme (IIP ä 
IV^ siecle) , et dans le bas-lat. caiiannus (V^ siecle) , qui est un mot 
gallo-roman: „Sunt qui ululas aves esse putant nocturnas, ab ululatu 
vocis, quam efferunt, qu^ vulgo canannos dicunt", affirme Eucherius, 
eveque de Lyon (m. 454), et le mot est encore vivace dans les 
patois du Nord (4) et dans les idiomes celtiques modernes. 3 

3. Ces cris des strigiens, qui ont servi de point de depart a 
toute une categorie de leurs noms, meritent de nous arreter un 
instant. Les voici d'apres les donnees des naturalistes (Brehm, 
Buffon, etc.): 

Chouette (et effraie), emission de Souffles forts semblables ä 
ceux d'un homme ivre qui dort la bouche ouverte: che! cheu! 
chiou! chu-chu! chou-hou! chou-cou! L'effraie, en volant, pousse des 
cris äcres et lugubres {cre! gref), precedes^ou suivis d'un gemisse- 
ment semblable ä un soupir langoureux; le cri de la hulotte rap- 
pelle le hurlement du loup: hou-hou! hoti-ou-ou! parfois ra'i! en 
ajoutant couwitl! qiihüitt! celui de la cheveche, en volant: poupou- 
poupou! et posee: eme-hhne! tandis que la chevechette crie: quirrr- 
quirrr! ou gouih! 

Duc (et grand duc), cri sourd prolonge semblable au mugisse- 
ment d'un bceuf: bou-hou! pou-hou! hoii-hou! ouhou-bouhou! ou au 
gemissement d'une bete souffrante: honihou! huibou! 

Hibou (ou chat-huant), cri plaintif ou gemissement grave: caw! 
(cow! cowl!), cou (gou)! clout! (clou-clou!), et cri prolonge, rauque: 
hö-hö-ho! ou uc! huc! 

Ajoutons que certains strigiens claquent du bec et soufflent 
ou sifflent ä la maniere des chats. 

4. Les noms des rapaces nocturnes qu'on a tires de ces cris, 
se presentent en roman sous les aspects suivants:^ 



1 Hasdeu {Cuvente , I, 309) voit dans utiire un reste dacique; l'etymo- 
logie de autillo se trouve dans Cobarruvias. Voir, pour l'alb. ut , Gustav 
Meyer, Albanesisches Wörterbuch, s. v. 

^ Dans Heptateuchi pars posterior . . ., 6d. Ulysse Robert, Lyon, 1900. 

^ Voir la scholie aux Bucoliques de Virgile (ap. Holder, Altceltischer 
Sprachschatz s.v. cavannus): ,,Ulula; aves de ululatu dictae, cujus dimiuutivus 
uUucus, sicut Itali dicunt, quam avem Galli cavannum nuncupant." Cf. anc. 
breton couann, moyen-breton couhenn, moderne caouenn, caouen, hibou, caouan, 
chouette. Büchcler (ap. Holder) tire cavannus du lat. cava, cavernc. 

* Les rapprochements que nous citerons des patois allemands sont em- 
prunt6s au Polyglottejilexicon de Nemnich , et, pour la Suisse, ä V Idioticon 
Beiheft zur Zeitsclir. f. rom. Phil, I. 7 



98 

Simples : 

a) anc. pr. cau, f. catieco (gaueco) et Bearn cayeque, hibou, 
chouette; anc. fr. caon et coan,'^ Aisne caou, Norm, cawan, f. anc. fr. 
cawe (et Bessin), Pas-de-C. coette (anc. fr. cuelle); Aveyr. cot, hibou; 

it. chiü (Ven., Sic. chio), hibou; Abr. acchible, duc; 

\)X. chau [{. chaua, chaueco), raod. chö {L cheiio, chuito); anc.fr. 
chaon (auj. Poitou),^ wall. Mons chaou (f. chaweite, chawotie), Lorr. chawe 
(f. chawaite); anc. fr. chauan (Rabel. IV, 57), Orne chawaii (chawon) 
et chon (Meuse choutie), Marne chayan (chouyan) A.; anc. fr. choe 
(choete), m. choan,^ chouan (Ronsard), auj. Norm., Haut-Maine, etc. 
{chouon, chouou) ; anc. fr. choue, auj. Poitou (et chouatte, choiieite), Yonne 
(et chtoite, Vpsges chotiotte, Meurthe-et-Mos. choivotle A.); Vendee 
chouari, effraie ; anc. fr. chue (chuette), chouette (cf. fr. mod. chuinter), 
Berr. chukhe (Yon. chouece); 

Parme cid, hibou, Modene ciü, Marches aoeita, ciuetta, chouette ; 
Suisse et reto-r. ichuetta, id., Tyrol cniilia, Frioul ciidte; Piem. sciueta, 
chouette; cf. roura. stiow, hibou (Marian); 

anc. fr. suelte, auj. Namur, Suisse (et souetie), pr. suito, suto (Jura 
suie A,), May. souatte, Lorr. suotie, Sav. sowüta, Auv. zouetta; Piem. 
siiola, sota (soeta), Venise zoeta, Bol. zueta\ it. assiublo, duc (l'a est 
prosthetique ; cf. ci-dessus Abr. acchible) ; Novi sueita, chouette, Piem. 
suiion, effraie, Frioul cuite (guiton), chouette. 

b) Galice boy, hibou; cf. allem, didX.puy, id., Nemnich. 

c) Gase, haou, chouette (cf. Suisse allem. Haw, hibou), Char.- 
Inf houette A.; anc. fr. hua, huan (huyan), huani („son chant n'est 
que hu et cri piteux", Nicot), auj. Norm,, et htiari, huei (huette), 
huoi, auj. hiion (cf huer, crier comme le hibou). 

5. Amplifies, a l'aide des labiales (v, b, p), des sifflantes (f, 
h, s), des dentales (t, d) et des liquides (1, r), soit pour eviter 
l'hiatus, soit surtout pour rendre plus intense le cri rauque ou le 
Souffle prolonge.-* On obtient ainsi: 

a) anc. fr. et Pic. cave (cavette, cauette), chouette, Berr. cavoche', 
anc. pr. cavec, mod. caveco', 

Abr. chiove (Sic. chiovii), duc, dim. chiuvine (it. chivifio Nemnich); 
cf. aha. kuwo, tcheque kuvik, hibou; 

anc. fr. chave, anc. pr, chavesca (m, chavcc), Berr, chaveche, chavoche, 
For. chaviche, fr, cheveche (XIIP s., chevece, chevoiche) ; pr., Sav. et anc. 



de Staub et Tobler; les exemples slaves, au Dictionnaire etymologique de 
Miklosich (1886). Voir sp^cialment pour le roman : Salerne, Ornithologie, F&x'is, 
1767; S.Fl. Marian, Ornitologia popora7ia roma^ia, 1 vol., CernäutT, 1883; 
Bonelli, dans les Studi di filologia romanza, IX, 370 — 489 (Les noms d'oiseaux 
en Lombardie). 

1 Thomas, article cite, p. 249. 

^ Ibidem. 

^ Jbidetn. 

* Voir sur ces amplifications consonnantiques, Wackernagel, Voces, p. 19 s, 
et 34 s. Cf. aussi Chat, p. 9, 



99 

fr. chavan (pr. chavancoti, chavant), For. chavagne, Berr. chavtn, chavon 
(et anc. fr.), f chavolie (anc. fr. chauvetie), Indre chavouin (les strigiens 
en gen., A.); Allier chevan A., Sav. chevolard, chouette, Lorr. chevotie 
(chivotte), pr. chiveco, Loire-Inf. chovan, Lim. chovon; 

roum. ciovica (ciuvicä), et ciomvic, hibou; cf. tcheque cuvik, id.; 

pr. javafi (= chavan), Dauph. javanl (Auv. javanl, Isere chanavl 
A.) ei javanel (javaneu); 

Sav. savan, sevan [slevan, f. sevta) et sovan, hibou; cf. anc. sl. 
sova (suva), id.; Suisse suvetia, isuvetta, chouette, Fourgs suvelotte, id.; 

it. civeiia, Marches ciovetta, chouette ; ^ Tyrol cevUta ; Ossola sveita, 
Mil. sciguela, id.; 

Piem. siveia, stviiola, sviiora, chouette; 

Modene, Pavie ziveia, Venise zovelta, id. 

b) fr. cdhoche, cheveche (Littr6); pr. caban, f. cabatio , et cabec, 
f. cabeco, dim. cabanel (cabaneu); pr. gabus, hibou; 

Gir. chaban (Corr. chabo, Seine-et-Oise chabiou A.), hibou, Bearn 
chabeque (chebeque), pr. chibeco, cheveche; 

pr. ctbec (cimec), hibou, catal. sibeca (= pr. cibeco), m. siboch, 
hibou; cf irland. Ji?^ö^(r, id.; 

Deux-Sevres cop, petit duc (Roll. II, 54); Sic. srupiu, id. (cf. 
cuccupiu = cuccufiu, 8^) et Catane chiuppii (= chiü); cf. Suisse 
allem. Chöppli et anc. gr. ßxcöif),'^ id.; 

anc. fr. houpi, hibou; Pic. houpeu, H.-Bret. houpou, id., Plancher- 
les-Mines hopoUe, chouette. 

c) port. biifo, esp. buho (buharro), hibou; roum. buf, buh (buhac), 
id., f. bufä (buhä, puhä), bufnä (buhna, bufnitä); cf. gr. mod. izjiovtpog, 
\)o\. puhac, hibou, et aha. (5«/, id. (Wackernagel, 12); 

Belgique qtiiafo (tyafo), hibou A. ; 

reto-r. />?(/", hibou; 

roum. (t////, ciof, a c6t6 de ciuh, duc; Bellinzona sz^, id.; cf 
allem. Schuf ui, id., dim. dial. Jschafytlem, cheveche; 

it. gnfo, gtiffo et gofo (Duez ; auj. Menton), hibou ; anc. fr. guvel, 
id. (15 16, ap. Godefroy: un guvei o\\ guveite, c'est-ä-dire chat-huant); 
cf. allem. Gauff, aha. ü/o, üwo (hüwo, auj. Suisse Hüw), dim. favila 
(hüwila), Suisse L^wel (Hüwel), allem, mod. Eule. 

d) wall, cahu, chahu, Orne chahou, hibou, Guern. cahouati, Calvad. 
chahouan (Cötes-du-N. chohan), anc. fr. cahuan, chahuati, id. (XIIP s.), 
c'est-a-dire caüaji (= bas-lat. cauatmus, 2), rapproche, a partir du 
XVP siecle, du nom du chat, chat-huant ou chat-hibou, a. cause de 
certains traits communs (V. Chat, 70*^), ä l'instar du pr. cabrarlu 
(8"^), interprcte comme gai-brar^u, ou chat qui braille (Honnorat); 
de la, Lorr. chat-hourant (Meuse chahoran), ou chat-hibou, et May. 



^ On considfere gdneralement cette forme comme un emprunt fait au 
fran^ais. 

2 Cf. Hoefer, Histoire de la Zoologie, p. 117: II doit son nom de scops 
probablement au cri qu'il fait entendre dans les belies soir^es d'6te et d'automne . . . 

■7* 



100 

chahuchei, pelit hibou (cf. Anjou huchetie, chevechette, et hiuheur de 
niiit, hibou). 

e) •^\. caüs (cahus), cauucJie, Quercy cozs, catal. gaüs, pr. ga/ius 
(gehus); cf. allem. Iljiz (Sui.sse Chutz), Kauz, hibou; 

Venise chiusso (= chiü), Piem. ciuss, Cöme cioass, hibou; Fiioul 
(uss (zuss), chouette; rourri, du^, hibou; 

Galice bucho, hibou; cf. allem, dial. Wuisch, chouette des clochers. 

f) Quercy choc (chouoc), hibou, Gase, chouco, chouette; Novi 
duc, hibou, et Piem. cmc (cioch), dim. ctocot, id.; cf serbe cuk, id., 
albanais cokj, chouette; 

Genes tccco, duc, Velay ugou (Cantal ugtie), hibou; cf Lux. 
allem. Hugo, id.; 

anc. pr.' et fr. duc (XlII^ s.), dim. duquet (d'oü fr. ducquet), du- 
ga7iel, dugo, dugou (Gase, digou, strigiens en gen.); it. ducco, Piem. 
duch, ä cöte de duso (Brescia düs), dim. doseul (5^); Mil., Venise, 
Tyrol dugo, Frioul dug, ä cöte de dui (5 2); 

pr. mod. iuc, duc, dim. tuquet (d'oü fr. iucquei)-, Mil., Venise 
tugo, id. 

g) Marne cheuie, chouette (Roll. II, 3g) ; pr. chol (chouot), hibou, 
choio, chouette; Monferr. duil, sdutl, hibou; 

Catane chiodu, duc (suppose un type chioi)\ Gase, choudei, id. 
(de chot), d'oü fr. choudet, hibou. 

h) Lorr. hourant, hibou; wall, houreüe et huretie, hulotte, d'un 
primitif hure, id., qui survit dans le suisse allem. Hure (Höre), Hüru, 
hibou, et qui n'a garde en fran^ais que les sens derives de cette 
notion (15); roum. horez, hurez, hibou [ez, suffixe diminutif). 

6. Composes : 

a) Des memes elements, pour prolonger la duree du cri: Lorr., 
Is^re boubou, hibou (Besan^on, f. bouhotk), ä l'instar du lat. et anc. 
fr. bubo (de lä, fr. boubouler, ii. bubbolare , crier comme le hibou); 
Norm, houhou, hibou; cf. allem. U'/iu (Huhu), Snisse Hüru (Hürhu), id. 

b) D'elements divers, pour renforcer le meme cri: roum. buhurez 
(cf. allem. Buhu, Nemnich), et diihurez (cihurez, ciurez), meme sens 
que le simple hurez, hibou (cf. allem. Schuhu) ; fr. hibo^i (XVP siecle), 
Gucrn. ibo, Meuse ebou A. (= huibou! cri du chat-huant, 3; cf. Lux. 
allem. Hubo, id.); anc. fr. hucheran, Lorr. houcheran (cf. cheran, i) et 
Landes hourougou, Gase, hourouhou, hibou, k cote de ouhec, id., pr. 
ahuco, hulotte, Spezia aüco, id. 



^ La forme dtic se rencontre dejä, au Xllle siecle, dans le Donat pro- 
ven9al {ducs , dux vel quidam avis) et dans un ecrit latin contemporain (ap. 
Ducange: Aves elegerunt regem quondam avem vocatam Duc, et est avis 
pulchrior et major inter omnes aves); l'anc. fr. duc se trouve d'abord dans 
Guill. de Monglane (Godefroy, CompL). Sur la valeur des cris dou et tou, 
V. 8c (pigeon) et 8 ' (crapaud). Cf. pourtant l'allem. dial. Grojsherzog (Nem- 
nich) , ä moins qu'il ne s'agisse ici d'une traduction litt6rale du nom fran9ais 
de l'oiseau, grand duc. 



lOI 

7. Certains de ces noms se rapportent au sifflement ou 
grincement des chouettes, et paiticulierement au chuchotement 
prolonge de l'effraie, tels: S?iV. faroti, hibou (cf. ix.frouer, imiter 
le cri de la chouette), et fiou, petit duc (cf. \>x.fioula, siffler, et 
russe filinü, hibou); Sic. ftianti (fuganu, fuchien), hibou (cf. alb. 
fufufeica, chouette); esp. bruja, port. brti.xa, effraie, repondant au 
Sx. fresaie (fressaie) ei fresaud (XIP siecle), Yi.-Exet. fersaü &i fersä 
(= fersaud), -pr./resago, par l'intermediaire du V oii. presaü, Gase. 
bresago : le groupe fers (fres) ou bers (bres) traduit le bruissement ^ 
reit6r6 de l'effraie, son cri semblable au grincement d'une scie (cf. 
stnx stridtdd). Et c'est de la meme source que derivent: Anjou 
Souffleur, effraie (Roll. II, 47), Galice ralo, hibou (cf. fr. räle), et Auv. 
rahcle, id. (= rascle, räle), Sic. striula (= stridula), Sologne gouilüre, 
cheveche („a cause de son cri ordinaire goutt! quand 11 doit faire 
beau", Salerne), Anjou cloii, chevechette, Sologne clotidet, chouette 
(„ä raison de son cri clotät! qu'il repete continuellement la nuit", 
Salerne); Sav. clouie, petit duc (d'apres son cri); cf. pr. peiavet 
(petuvet), grand duc (de peiä, ciaquer). 

8. Une seconde categorie de cette nomenclature exprime les 
rapports du cri des strigiens avec celui des oiseaux plus ou moins 
rapproches d'eux, ä savoir: 

a) Du coucou, dont le cri plaintif se confond avec celui du 
hibou (cf. it. cuccü, cri du duc et du coucou, et cucaija, nid du 
coucou et de la chouette; Doubs coucou, hibou A., et fr. houhou, 
espece de coucou; alb. cuki et istro-roum. tsuc, coucou, du serbe 
cuk, hibou): Sic. cucca (Lecce cttccuascia) , chouette, cuccuni, hibou, 
cuccuvaja, Naples coccovaja, chouette (it. cuccovaja, la legende du 
coucou), et cuccuviu (Sic. cuccufiu), cri de la chouette (S.-Frat., coucou), 
repondant au gr. xixxaßav , cri du hibou (Aristoph., Ois., 262), 
xixxaßrj {xaxxcißrj) et xixvßog {xlxvfiog, xixvfiig), chouette; 
bas-lat. cucuba,"^ noctua (Papias), d'oü cucubare, huer, et cuciwia (cu- 
cumagia), hulotte; it. cuccuveggia (coccoveggia) et cuccumeggia, ä 
cote de cuccumiau (cuccumeu), ce dernier d'origine sarde; roum. 
cucuvea (cucuveicä), cucoveiä, cucumeagä, chat-huant; grec mod. 
xovxovßdia, chouette, alb. hikuinace, serbe kukuvika, id. 

b) Du corbeau, dont le cri a la meme resonance lugubre: 
anc. fr. choe signifie a la fois chouette et Corneille (Eust. Deschamps, 
IV, 318: Yeux de corbaut, noire comme une choe) et chouette, Cor- 
neille (Cotgr.) et femelle du hibou (cf. Guern. cahoueite, choquard) 
et, inversdment, Orlean. graillon, cheveche (Salerne, p. 56), de graille, 
corbeau; de la 

pr. caucalo, et cava, cäüs, Corneille et chouette (cf. Roman d'Arles, 
402 : Et el remas plus negre que corp ni que caüs) ; anc. fr. cauwe, 



^ Cf. anc. fr. fruisse, ä c6t6 de bruisson, bruit. 

^ Cf. encore Ducange: cacabus , avis nocturna qua; Galli effraie dicitur 
(= xuxxäßi}), et caballi, aves nocturnae, hse ululae dicuntur (Papias), ce dernier 
probablement pour cabatii (cf. ^x.caban, id. 5b), 



102 

Norm, cauvette (Cotgr.), Bessin covelte, Pic. couette, Corneille (= anc. 
fr. chauveite, chouette); cf. anc. allem, kau, kaive (bas-allem. kauke), 
ncex\.kauw, Corneille (angl. /i<7W, gemir, propr. crailler); ci.\)o\.kawa 
(slov^ne kavka), Corneille; 

pr. chava (chauvio, charvio, chaio), Corneille; Pi^m. ciave et czoia, 
Naples ctavole, id.; esp. choya, chova, id., et Suisse chua, chuva, freux; 
cf. anc. fr. et Sav. chue, chuetle, Corneille et chouette, Liege chawe, 
id., Sav. save, freux {saväz, choucas), et farou, hibou, en rapport 
avec le fr.i freux {== *fareu; 1493: /reu), et esp. zumaya, choucas, 
propr. le zu 2 qui miaule ; cf. serbe cava, Corneille ; 

pr. chaurilho (les strigiens en gen.), Frioul göre (zore), Corneille, 
cdita]. xura (= chura), hulotte, et anc. h. smre, id.; 3 Come äor/a, 
Corneille et hibou (cf. alb. sorä, rouna. cioara, mac^do-roum. tsoara, 
Corneille); Sic. scaramuletta, chouette (muletta = it. rnulacchia; pour 
l'initial caja, cf. Sic. caragiai, geai, p. 51 note); 

fr. chouc, choucas (anc. chucas), petite Corneille (cf. Quercy chocou, 
chouette), chocotte, id., choucou (chouchou), espece de chouette, chou- 
queüe (chouchette) , choucas, et choquard (anc. chotiquar), Montbel. 
tchoiiqueli, id.; esp. f/^(?«c«7', choucas (Sarde zonca, hibou); cf. fr. le 
chouchement de la chouette, et le mha. chouch, hibou, en rapport 
avec l'angl. chough, Corneille, roum. ceucä, cioca, serbe cavka, id., 
Autriche Tschokerl, freux ; 

Piem. croass, Corneille, et crut, hibou. 

c) Du pigeon, dont le rou! rou! langoureux rappelle le gemisse- 
ment du hibou {tou! iou! cri de la chouette, Salerne): 'Sac. iutiumiu, 
cri de le chouette; Venise iugare, roucouler; cf. allem, tuten, frouer, 
et Suisse Chuiz, pigeon (= hibou). 

d) Du milan (le hibou et le railan huent etmiaulent): anc. fr. 
hua, huant, huart, hibou, milan; Namur chove, milan (cf. Loire-Inf. 
chovan, hibou); cf. albanais huti, milan, et hut, hibou (Voir i). 

e) Du courlis (cf. le cri de la chevechette: quirrr . . ./): pr. 
chourouli, cheveche (et courouli, courlis); it. chiurlo, Modene ciurlo, 
Lomb. curlo, hibou et courlis, Rom. tururulii, id.; cf. port. curujo 
(corujo), hibou (= curulho). 

f) De la poule qui glousse (cf, Naples cecavoccola, chouette, 
propr. couveuse aveugle,* la vue de la chouette etant offusqu6e par 
la lumiere du jour): Piem. ciuss, hibou (cf. ciussi, glousser), et seuta, 
chouette (Sav. sevid) et couveuse; Gironde pioque (tyoque, tyotte), 
id. A., en rapport avec le Bearn pioc, poussin; Char.-Inf. quiouc. 



1 L'aha. hruoch , Corneille , d'oü Diez tire freux , remonte en fait ä la 
meme origine imitative; yVoM^r, d'ailleurs, s'applique au cri de la chouette. 

2 Ce zu r^pondrait ä Ysxlc. ix. cho7ie, soue, choMtnt;; la \2ins.niQ zmnacayo 
est un compromis entre zumaya et cayo, Corneille (pr. chaio). 

3 Comenius, Janua, trad. Duez, p. 55: ... oiseaux nocturnes le hibou, 
le siure, le limarre, la cheveche . . . 

* Cf. ts^. gallina ciega, b^casse (eile distingue mieux les objets au clair 
de la lune qu'au grand jour), et Vyr.-Ox. galtina cega, räle noire, poulette 
d'eau (Roll. II, 355, 363), h. c6t6 du tch^que slepka, poule (= l'aveugle). 



103 

hibou (Roll, II, 49), et Lot-et-Gar. kyoko, chouette (= cloco, cou- 
veuse); cf., aussi, Norm, de Bayeux chapon de lierre, hibou (Roll., 
II, 50), et ^\c. pmla, chouette („Celle qui piaule"). 

g) Le nom du hibou se rapproche egalement de celui de 
certains mammiferes, dont la voix plaintive ou le sifflement rappeile 
son cri faible et triste; tout d'abord du chat (cf. Lorr. chette do bo, 
hibou, chatte de bois), dont les rapports avec las strigiens ont dejä 
ete releves (V. Chat, 9, et ci-dessus s''). 

h) Du chien: Sic. cuciimi, hibou et petit chien (cf. Frioul 
cagjiass, oiseau de proie), et esp. chucho (chucha), hibou et toutou ; 1 
pr. cai'nas, grand duc, Aveyr. coinou, chouette (de caviä, geindre, 
glapir); fr. hulotlc (XVl"" s., note comme picard par Rob. Estienne), 
wall, houletfe (oulette) et holotte (Cotgr.), hoidotte (oulotte), de l'anc. 
fr. huler, wall, hotikr, hurler, a l'instar du lat. ulula, hulotte (de 
ululare, hurler). 

i) Du crapaud, surtout du petit crapaud des jardins, dont le 
cri ressemble ä celui du petit duc: Vienne cloque, chevechette, 
Yiz.\x\?o\\. cloiique, hibou (Luxemb.: crapaud), Valais c/ö (deu), duc A., 
Sav. doc, id. (Yonne: db, crapaud); Landes gnsale, efifraie (cf. pr. 
grajssan, crapaud); May. poute, petit duc {poutaiid, crapaud); pr. 
chotilo, chouette (Gers chotclou, crapaud). 

j) Du bceuf, dont le mugissement rappelle le cri effrayant du 
grand duc: roum. boü-de-noapte, hibou („boeuf de nuit"). 

k) Enfin, des chevres auxquelles, suivant la croyance populaire, 
les hibous derobent leur lait (cf. lat. amma, strix, propr. nourrice,^ et 
caprimidgus, espece de chouette qui tete les chevres): ^r. cabraraou 
(capraraou), hibou, cabraret (cabreiret), hulotte, cabriero, chouette, 
propr. chevrier, chevriere; Aoste chevrerou (cheriou), hibou, et Valais 
(Suisse) tsivrijoum (tserijouin, tserbrejouin) A., id., probablement 
jeune chevrier; esp. lechuza, hulotte („celle qui tete"): cf. Tyrol 
allem. Habergatss, effraie, et allem, dial. Melker, Milchsauger, chat- 
huant (Nemnich). 

C'est ä la meme origine que parait remonter le pr. calabrun, 
hulotte (Honnorat), pour cabriin, tete-chevre, interpr^te comme 
l'oiseau qui descend [cala) ä la brune, la vie active des strigiens 
commen^ant avec le crepuscule. 

On leur attribue, de meme, l'habitude de boire l'huile des 
lampes suspendues devant les Images des saints: pr. beuloli (Var 
beuvori), et Jan roll, effraie, Nice sussa-lampas , id.; cf. allem, dial. 
(Silesie) Oeldieb, effraie. 



* Cf. Covarruvias: „Dixose chucha de la voz que deva ser chu chu." 
Diez, en rapprochant le mot du port. chuchar, sucer, y voit un reste de la 
croyance populaire attribuant ä l'cffraie l'habitude de sucer le sang des pelits 
enfants (25). 

2 Isidore, Orig. XII, 7,42: „Strix vulgo dicitur amma ab amando 
parvulos, unde et lac praebere ferlur nascentibus". V. la note precedente. 



104 

0. Une troisieme categorie des noms romans des strigiens se 
rattache a quelques unes de leurs particularites physiques, ä savoir: 

a) Les aigrettes qui surmontent la tete de certaines especes 
leur donnent l'apparence d'oiseaux cornus: fr. cornerotte, hibou, terme 
moderne d'origine dialectale, repondant au pr. chot banu, petit duc 
(=1 hibou cornu; V. aussi Chat, ']0'^); Genes testa da gatto, hibou 
(„tete de chat"), esp. cormchicelo , id.; cf. pr. mounegucto , cheveche 
(„nonnain"), ä cause du plumage serre qui couvre sa tete. 

Ou d'oiseaux huppes: Brasse cheupran, hibou (cf. cheupe, huppe), 
Saone-et-L. cheupron A., Vosges chaperon, ä cote de huperon, wall. 
houperalle, id., Sav. loppaz, petit duc (cf. Geneve luppe, huppe). 

b) Leur large face semble une caricature de Celle de l'homme: 
Naples facciommo (sfaciommo), '&\c. facciomu (facci d'omu), hibou, 
chouette („ä la face humaine"); de la, aussi, leur designation par 
des noms propres: Messin chan (Jean) hör an, hibou, et gliaiidot, 
Lorr. diaute, cheveche („Claude"), Poit. yi?« d'au bois, moyen duc, 
appele en Anjou oiseaii Jacques, chevechette (Roll., II, 52, 56); anc. 
Tpx. barbajohan {mod. barbajan) , it. barbagianni (barbajanni ), Ven. 
barbazane (Frioul barbezuan), hibou, propr. oncle Jean (cf. Sic. pnpa- 
janni, tatajafi?n, sot); Sic. Jacobbu, hibou (= Jacques); cf. albanais 
d/oft, hibou (= DJon, Jean), d'oü gr. mod. yxicövrjg, id. 

c) Leur aspect maussade explique des appellations, telles que 
pr. et anc. fr. (1577) grimaud, hulotte (Avignon grimauld, Nemn.) 
et anc. fr. grimaiide, cheveche (Cotgr.), du pr. grim, anc. fr. grimauld, 
triste, renfrogn6; zdX?\. gamarous, hibou, repond au -pr. gamarrous, 
maussade (de gamarro, mauvaise humeur, V. Chat, 87). 

d) La hibou est grand chasseur de souris, sa principale nourri- 
ture, de lä: Sav. chasseton, duc (Nemnich), catal. mussol et soriguer, 
grand duc (= ratier). 

e) Dans la Champagne, on appelle la hulotte, trembkur, „parce 
que cette chouette crie en frissonnant comme tremblant de froid" 
(Salerne), tandis qu'elle porte, en sicilien, le nom de pigra, paresseuse, 
ä cause de ses mouvements lents et lourds (Pic. häromte, chouette, 
de lutron, lambin, musard); cf. pourtant, Parme sorazza, chouette, 
c'est-a-dire celle qui prend l'essor. 

f) La Corneille et le chat-huant, suivant la croyance populaire, 
se mangent reciproquement leurs oeufs (cf. anc. pr. el caus manja 
de nuech les nous de la monedula) ; de lä, pr. bouletou (Pyr.-Or. A.), 
hibou, repondant au Fr.-Comt6 bolotoii, denicheur, epithete donnee 
ailleurs au coucou qui passe pour manger les oeufs des autres 
oiseaux (cf. Roll. II, 93, 116). 

10. La fresaie est appellee vulgairement oiseau sorcier et 
oiseau de la mort , car, lorsqu'elle vole les pattes en l'air, c'est 
signe de mort pour celui qui l'aper^oit (cf allem. Toteneule et Leich- 
huhn, fresaie); eile inspire l'eßroi par son cri aigre et sinistre, de 
lä: fr. effraie (de effrayer), pr. aglai et esglari (de esglariä, effirayer), 



105 

esp. espantadä (suivant Nemnich, cheveche); sa fraise et son voile 
Tont fait comparer a une religieuse: fr. dame de nuit, pr. damo, da- 
viasso („grosse dame"), Piem. davia, dona, et Ossola be/la dojina, id. 
(cf. Bavar. Notme, effraie); roum.jomärifä, propr. fantome du jeudi 
Saint; enfin, Toulon gardo-vi7lo, effraie (qui semble garder ia ville 
du haut des tours, Roll., II, 46). Son synonyme, or/raü, designe 
en realite un autre oiseau de proie, dont la voix plaintive se 
rapproche du gemissement de l'effraie. 

11. Finalement, un residu de termes obscurs: 

anc. fr. canor (?) et thoon, hibou; i fr. dial.: Lorr. boulieron 
et champoneu , hibou, Char.-Inf. cossard, chouette, Suisse drohlio, 
grand duc; anc. fr. limarre (V. la citation S*^); Marne teougnin, 
hibou A. ; Norm, mauie, effraie (Du Bois); 

it. dial.: Venise iaragnöla, hibou, Sic. iiccia et Sarde totica, 
chouette ; 

YiX. cadosco, cheveche (Cevennes), charcoun, chouette (Dauph. ; 
Sav. tsarco), rispo (ripo), hibou, iartarasso, hulotte; Pyr.-Or. (et 
catal.) riäa, hulotte; et principalement machoio (machoueto), chou- 
ette, anc. fr. machette (Cotgr.), Avignon mache tte (Nemn.), Hainaut 
viaouche A., Ardeche michoulo (Dröme niisoulo), Cantal mitsowe et 
Alpes-Mar. mouechoulo, id. A., ce dernier repondant k l'esp. mochuelo, 
hibou, port. mocho; toutes ces formes semblent deriver de la notion 
de miauler: cf. Hainaut maouche et port. mocho avec le pr. maoucho 
(cato), Celle qui miaule (cf. encore Frioul caiuss, hibou, probablement 
petit Chat). 

12. Les vues que nous venons d'emettre sur l'origine des 
noms romans des strigiens, difFiferent sensiblement des opinions 
gdneralement admises. II n'est peut-etre pas superflu d'en dire 
un mot. Jusqu'a present on a envisage seulement certains termes 
isoles du tableau d'ensemble presente plus haut, et on s'est par 
suite prive de la lumiere que projette tout groupement de faits 
similaires. C'est ainsi qu'on fait venir plusieurs de ces noms du 
germanique sans refl^chir qu'il s'agit ici d'un ordre de faits universel, 
auquel remontent a la fois les termes romans et germaniques.^ Qu'il 
nous soit permis de presenter quelques reflexions ä cet egard.^ 

Mackel renvoie, par exemple, le pr. cmi (chau), anc. fr. et dial. 
cave, mod. choue, a un type germanique *kaiva, Corneille, tandis que 
Diez se bornait a dire: „le radical peut etre germanique"; Caix 



* Thomas, article cite, p. 249. Cf. pour le second, 8 c. 

* Cf. Ulysse Aldrovandi, Ornithologia, 1646, vol. I, p. 498: „Quod ad 
avium harum nocturnarum appellationem attinet, videre licet pleraque per ono- 
matopeiam conficta esse, uti etiam aliarum nonnullarum, quales sunt cuculus, 
upupa, corvus; sed harum praacipue, idq. non in unius gentis, sed quam pluri- 
marum idiomate. Gratia exempli: Grascis ßvag, bubo et ulu/a Latinis, htöou 
Gallis, Germanis Eul, Uul, Huru, omnia a sono avis vocabula formata sunt." 

' Voir, dans Koerting, les renvois pour une parlie des etymologies citees 
ci-dessous. 



io6 

derive l'it. chiurlo, de rallem. Quirl, moulinet (racception secondaire 
de „pirouette" est une image tiree de la notion hibou, 20), et 
Diez identifie le fr. mod. courlieu, courlis (Pic. corlieu, Sarde curruliu, 
it. chiurli), oiseau nomine d'apres son cri, avec l'anc. fr. corlieu, 
courrier {„qui court les lieux"); Braune fait remonter ä un type 
germanique *gufan, crier, l'it. gufo, que Diez tirait de l'aha. hilf 
(hüwo), chouette. Diez constate, a propos de hielte, que hu est 
une onomatopee a laquelle appartient egalement l'aha. htiivo, „d'oü 
peut-etre htietle est une derivation immediate". En realite, le roman 
et le germanique ont puise a la meme source.i 

Voici maintenant quelques autres interpretations. Diez faisait 
remonter l'esp. buho (port. bufo) au lat. bubo, influence par l'aha. büf 
et hü/\ Menage derive l'it. assiuolo de asitis, asiatique (le mot latin 
aurait donne agio; d'ailleurs Va est adventice, 4^). On repete depuis 
Scaliger (V. Menage), que fresaie represente un \-aX. wAg. prcEsaga 
(„ä cause que cet oiseau est de mauvais presage"), sans penser 
que cette acception figuree possible en latin, lequel cependant 
rignore, etait impossible en roman oü le mot au sens propre 
n'existe pas. La Crusca (et Menage) rapproche barbagianiii du mot 
barha („dalla barba ch' egli ha sotto il becco"); Ferrari y voit un 
compromis des mots latins bubo et asio, et Zambaldi le tire directe- 
ment d'un fr. imaginaire barbe ä Jean."^ 

Tout aussi curieux sont les avis sur l'origine du nom de 
l'oiseau duc: „On le nomme un duc en fran^ois possible quasi 
comme s'il estoit conducteur de quelques oyseaux, quand ils par- 
tent pour s'en retourner en estrange pa'is" nous dit Belon [Hisioire 
des Oyseaux), et son explication a passe dans Littre; „mais, ajoute 
Menage, les oiseaux de nuit ne voyant presque point le jour, cet 
olus etait un mauvais guide". Enfin, Thurneysen rapproche hibou 
(et anc. fr. houpi, catal. siboc) d'un breton hypothetique hibok (irl. 
seboc); en fait, hibou est la forme reduite du cri redouble du grand 
duc (Diez y voyait dejä. un mot imitatif), tandis que le terme 
catalan repond au pr. cibec, cheveche (4). 

13. En passant aux idees que les peuples romans ont tirees 
des notions hibou et chouette, nous commencerons par faire res- 
sortir les acceptions se rapportant aux faits et gestes des strigiens; 
nous examinerons ensuite les defauts et qualites qu'on leur attribue, 
et nous finirons par relever les idees superstitieuses que le vulgaire 
attache aux nocturnes et qui en ont fait un objet de reprobation. 



1 Voici un specimen de la meme tendance unilaterale: „Schuhu, hibou, 
allemand moderne, emprunte au fr. chouette, influencee par Uhu'-'' (Kluge). 
Cf. Kirchhoff (ap. Grimm: Die Eule liefs schrecklich ihre Stimme hören, 
Schuhu- Schuhuhu!) et Grimm, Märchen, 69 (Eine Nachteule schrie dreimal: 
Schu-hu-hu-hu !). Voir aussi Wcigand, au mot Schuf iit (ci. 22, gredin). 

2 De Gregorio {Studi glottologici, III, p. 239, 249) derive barbagianm 
de l'arabe bab[a)gä, perroquet, et son synonyme 's^cWxtw jacohbu, de Wx.yä'koub, 
perdrix male. 



I07 

L'aspect etrange et triste de certains strigiens ont suggere las 
notions de 

farouche: wall, cahu (Blais. chahu), homme grossier, rustre, anc. 
fr, cahuatl/e, volee de hibous (Cotgr.) et Canaille (Rabe!., III, prol.: 
cahuaille au diable!); {x. chat-huant, personne d'une figure hideuse 
et d'un caractere sauvage, et chouan, nom donne aux s^ditieux de 
la Vendee (pendant la Revolution) ; Norm, chavouillard, rustre, Bessin 
htmn, homme sauvage, anc. fr. huaille, canaille , encore employe par 
Voltaire (V. plus haut cahuaille); 

maussade (cf. triste comme un hibou): H.-Bret. chouan, homme 
sournois, Bern chouei, grave, serieux (des enfants, propr. petit de la 
chouette); cf. Mayen, chognard (= chouinard), sognard, maussade 
(Poit. chougner, sougner, avoir l'air triste) ; pr. aniachoiäi, sournois, 
sombre, choiä (chouta), etre sombre [choutaire, taciturne), et tiuechour, 
silencieux; Pist. ragguffato, renfrogne (et couvert, du temps); esp. 
buho (port. bufo), melancolique ; 

solitaire (cf. vivre seul comme un hibou): fr. chat-huant, chou- 
ette, hibou, celui qui vit isol6; ^x.cahus, misanthrope; it. gufo, esp. 
buho, port. bufo, id.; cf. allem. Kauz, homme bizarre. 

14. Les yeux larges et saillants des strigiens sont diriges en 
avant, et non sur le c6t6 comme chez les autres oiseaux; la 
lumiere du jour les blesse i et les force a fermer leurs paupieres a 
demi, parfois entierement (cf. rouler les yeux comme une chouette 
qu'on oblige ä, regarder le soleil). Eveilles du demi-sommeil dans 
lequel ils restent plonges durant le jour, ils consideient fixement, 
de leurs yeux grandement ouverts, l'objet qui a attire leur attention, 
ou le regardent en clignant (cf. Hainaut il a des yeux comme un 
cat-huant, des yeux fixes, fort ouverts et immobiles); doues la nuit 
d'une vue penetrante, ils errent en aveugles en plein jour (!e Na- 
politain appelle la chouette poule aveugle, 8^). De lä, 

borgne: pr. cabanel, id., et chavantu, qui a les yeux enfonces 
comme le hibou; Sic. occhi di cucca, yeux myopes („yeux de 
chouette"); 

cligner (des yeux): Vosges chouotier, ciller les yeux, et pr. 
faire lis uei de machoto, avoir les yeux clignotants et gonfles par le 
sommeil; port. bruxokar, trembloter (de la lumiere), et bruja, veil- 
leuse (= effraie); 

crepuscule (le temps oü les chouettes sortent de leurs re- 
traites): pr. calabrun, id., propr. hulotte (8''); cf. allem. Eulen flucht, 
crepuscule („tempus quo evolant noctuse", Grimm); 

epier, regarder attentivement: Poitou bouliter („regarder avec 
myst^re les passants par une petite ouverture", Favre), en rapport 
avec le pr. bouletou, hibou (9*^); it. alloccare (= civettare, regarder 
9a et la comme une chouette), luccherare (d'oü lucchera, regard, 



^ Cf. Bofece (dans Godcfr., Comple'tn.); . . , la suette Dont la clart^ du 
soleil nette Aveugle les yeux. 



io8 

mine: Naples luccaro = alocco), Pist. loccheggiare, „star guardando 
et spiando come di sottecchi" (Petrocchi), et Piem. oloche ou fl 
V oloch („faire le hibou"); esp. buhar, epier (d'oü biiharda, lucarne) 
et argot denoncer (d'oü buho, d61ateur). 

15. La t^te des hibous est couverte de toufFes de plumes 
qui lui donnent l'apparence d'une tele herissee ou 6bouriffee; de lä, 

blosse: fr. hure, primitivement hulotte (5^); cf. allem. Eule, 
balai ä poil doux; 

coiflfe: anc. fr. cahuet („petit du hibou"), capuchon de moine, 
chouette, sorte de coiffure (XVIP s.), et hure, bonnet ' de pretre (= 
hulotte) ; it. gufo, aumusse (= hibou) ; cf. allem. Eule, bonnet d'en- 
fant, Euletinesi, perruque, et Kauzhut, chapeau en feutre des pretres; 
Suisse allem. Chutz, bonnet fourr6 (propr. hibou); 

tete (herissee): Qw^xn. cahuche , tete (== Mdij. chahuche , hibou), 
et fr. hure, primitivement tete de hibou [Rose, 5Q99: li chahuan o 
sa grant hure), ensuite de loup (cf. hurlupe, herisse), de sanglier, etc., 
appliquee ironiquement a l'homme [Robert le Diable, ap. Diez: la 
gent barbee et ahurie); le sens propre de ahurir est rendre herisse 
d'effroi; cf. Suisse allem. Chutz, cheveux ebouriffes et personne 
ebouriffee (aussi Hüru); 

toupet (et huppe): roum. buhä, toupet, et cheveux ebouriffes 
(le roum. buhos, anc. ciuhos, ebouriffe, herisse, repond ä l'anc. fr. et 
Norm, huri, id.), et ciuf, ciof, id.; cf. allem. Suisse Huwel (= Eule), 
personne aux cheveux ebouriffes. 

16. Les cris de detresse que les hibous poussent le jour 
lorsqu'ils errent ä la recherche d'un refuge, et les voix sinistres 
qu'ils fönt entendre la nuit lorsqu'ils rodent a la poursuite de leur 
proie, ont laisse des traces en roman: 

huer (crier comme un hibou): anc. fr. htmer (= huaner), bou- 
bouler; Berr. acahuer, cahuaner, huer et poursuivre de cris, cahuler 
(et wall., Namur et Hain, chahuler), huer et crier de douleur, en 
parlant du chien (Hain, criailler), cahuler, id. (Vendome chahuter, 
crier comme un chat-huant), chavoner (achavonter), huer; wall, chaiver, 
Nam. chaweter, criailler, et chouheler (Liege, Morv. chouler), appeler 
en criant (Morv., imiter le cri de la chouette); Vendome chavauder, 
poursuivre ä grand bruit, Suisse lutseihi, imiter le cri de la chouette 
(d'un theme luche, abstrait de lucheran, hibou, i), et pousser des cris 
de joie; — pr. choucä, huer (du hibou), et alucd, appeler en criant, 
Abr. aluccd, crier, Naples aloccare (alluccare), boubouler {alucco, cri 
strident), Marches luccä („gridare a squarciagola"); — it. chiurlare, 
chiucchiurlare , huer (du duc) et imiter son cri ,2 gufare, gufeggiare, 
boufFer, souffler (du hibou): cf. Von. agotiffer, parier d'une voix 



' V. pour ce sens, Bugge (Romanta, IV, 361), qui fait remonter le mot 
au norrois hüfa, coiffe (d'oü, du reste, anc. fr. huve, id.). 

* Braune {Zeitschrift, XVIII, 528) tire chiurlare de l'allem. kurrein, 
gronder. 



I09 

entrecoupee par la colere (se dit aussi d'un chien qui se jette sur 
qn. la gueule ouverte, en aboyant avec furie); — roum. buhäi, huer, 
hurler (cf. Poit. bouoimer, boubouler), ciohät, gemir (de la chouette) 
et stn'gd, crier en general,i primitivem ent huer (des siriges ou effraies); 
cf. Suisse allem, huren, kauern, huer (de Hure, hibou) ; 

pleurnicher: Yon. choucasser, propr. gemir comme un choucas 
(wall, chouquesser, chanter avec grands eclats de voix, comme les 
pinsons), et wall, chouler, pleurer ä chaudes larmes (Nam. chahuler, 
pleurnicher); Terraman. alluccä, se plaindre; 

vacarme (cf. Hain, faire une vie de cat-huant, faire beaucoup 
de tapage): Pas-de-C. cahue, wall, cahu, bagarre, fr, pop. chahiit (ab- 
strait de chahuter, V. huer); pr. c/^ö/ar^/ (sofaret), YoW. chafri, propr. 
cri du chafarou^ oa tsafarou, chat-huant (V. Chat, 70^), et chaurit. 
Lim. Charit, vacarme, et sabbat des sorciers (de chatirio, nom coUectif 
des strigiens); Naples alluccaia, Marches luccareccio et \i. chiucchiurlaja; 
roum. buh, buhnet, vacarme, cri (primitivement du hibou); de lä, 
aussi, 

danse echevelee: fr. pop. chahui (H.-Maine: danse des sorciers 
autour du diable) et chahuter, danser en imitant le cri du chat- 
huant; roum. ciufu („hibou") et ^u^u^u (cri de la chouette), noms 
de danses rustiques (Jipescu, Opincar, ^. ^2); cf. anc. gr. öxcö^^, 
petit duc et sorte de danse. 

17. Dans les arbres, les strigiens prennent les positions les 
plus diverses: ils se baissent, se relevent, tournent la tete en tous 
sens, ou l'inclinent d'une fa(;on tres divertissante pour le spectateur. 
Ces gestes comiques en presence de l'homme et des autres oiseaux, 
Pline les attribue au scops (la Posseneule des AUemands), le plus 
charmant de tous les strigiens; il appelle (X, 49) satiricos viotus, 
ses mouvements de tete qu'Aristote comparait dejä aux gestes des 
danseurs. De lä, 

bouffon (bouffonerie) : it. alloccheria, tours ridicules du hibou; 
anc. roum. ciof, ciuf, bouffon;* rapprocher esp. chocarrero (port. 
chocarreird), bouffon, et port. choca (esp. chueca), bruffonerie, du pr. 
choc, hibou; et esp. port. chulo, plaisant, du pr. choulo, chouette; cf. 
allem. Eulenspiegel („miroir de la chouette"), surnom d'un bouffon 
populaire du X1V'= siecle, et anc. allem. Kauz, atellanus, scenicus, 
ludius, mimus (Junius, 1577); 

railler: it. civeltare, guffare (gufeggiare) , sgufare, et anc. solare, 
gausser (Duez; V. caresser, 21); Piem. ciolc (cf. cib, duc), S>\c.cucchi- 
ariy cuccuniari (it. cucculiare, id., propr. coucouer 8^), et lucchiari; 



^ Cihac: strigare'^'^exquiritare. 

* Mistral derive ctiafaret de l'hdbreu schofar, trompette synagogale (cf. 
charivari, p. 81), ou de VaraXic sofar, mois oü les musulmans c^lfebrent l'anui- 
versaire de la mort du proph^te (cf. rarnadan, p. 81). 

3 Gaster, Chrestomathie, II, 360: ,,Craiul au zls cätiä mäscäre^ul, caträ 
cioful säü . . ."; et SpincaT (ap. Dam6): ,,Polata impäräteascä au umplut'o cu 



HO 

Naples cucca, raillerie (= chouctte); la chouette, en butte aux 
attaques des autres oiseaux pendant le jour, se laisse assaillir et 
frapper sans se defendre: cf. fr. ü est leur chouette, il est en butte 
ä leurs railleries, rcpondant au Sic. essiri la cucca di tutti et au 
pr. estre la machoio, etre le souffre-douleurs; cf. anc. gr. öxoj^ro?, 
railler, moquer (de öxojip, petit duc); 

termes de jeu: anc. fr. o« /it'öou et d la cheveche, jeux d'enfants 
mentionnes par Rabelais (I, 22), fr. mod. chouette, jeu analogue au 
jeu de l'oie, et joueur qui joue seul contre deux autres (allusion 
aux attaques que les oiseaux dirigent en troupe contre une seule 
choueLte), jeu de la chouette, jeu de dupe (c.-a-d. ä qui plumera son 
compagnon, Oudin); Blais. choinne, sorte de jeu de cartes, et Aunis 
fresaie, le neuf de pique (parce qu'il est suppose porter malheur); 
it. fare {giuocar) a civetta^, jouer ä s'entre-frapper {\)X. Javant:, calotte, 
et it. ciurlotto, id., propr. coup de hibou), et goffo, jeu de prime; 
rouna. buf?ia, jeu d'enfants (V. Tiktin) ; cf. Suisse allem, hüwele, jeu de 
cartes (de huwel, chouette). 

18. Le chant du hibou et de la chouette annonce, suivant la 
croyance populaire, le froid, l'orage, le vent; de lä, 

froid (cf trembleur, nom champenois de la hulotte, parce que 
son cri ressemble ä celui d'un homme transi de froid, 9*=): roum. 
il bea buha, il gele („la chouette le boit", Marian, I, 209), et pr. a 
arrapa la chiveco, il s'est enrhum6 („il a attrape la chouette", c.-A-d. 
le froid); 

orage: pr. chavatio, bourrasque, nuee d'orage, ondee passagere 
(= chouette), Bessin chivan, oiseau de tempete (= chouan), par 
etymologie populaire, chie-vent (Roll., II, 385); 

vent (cf. houhou, hurlement de vent): pr. rispo, vent glace, bise 
froide (= hibou; faire la rispo, siffler d'une voix stridente), rispa 
raidi par le froid, et groiia (prene) la cibeco, se morfondre a la bise, 
prendre froid en attendant dehors (cf allem, eine Eule fangen, terme 
de marine, prendre vent devant). 

19. Le trou du hibou, le terrier de la chouette et le repaire 
(tapisse de feuilles et d'herbes seches) du grand duc, ont fourni la 
notion de bouge, cabane (cf nid de hibou, vieille masure inhabite): 
fr. cahute (XIP s.: chahuie, XIV*: quahute, XVP: cahuette), d'une forme 
cahue, chouette (cf. wall, cahu, hibou), Pic. cahouletle, petite cabane 
roulante de berger; pr. machoto, bouge (= chouette); esp. buhio, 
cabane („nid de hibou"). 

20. Applications techniques: 

chasse a la pipee (des chouettes ou des cheveches attachees 
pres des filets, des pieges ou des gluaux servaient jadis de leurres 
pour les petits oiseaux, lesquels, accourant ä leurs cris, venaient se 



^ Cf. Venitien, XVe siede, zogare alle goffe , mit den fewsten spielen 
(Mussafia, Beiträge, p. 65). 



III 

prendre et s'empetrer): Berr, chavon, instrument en terre cuite (de 
la forme d'un hibou) pour attirer les oiseaux, et chavonner, chouer, 
chuer, piper (en imitant le cri de la chouette), anc. fr. chouer, 
attraper (Montaigne), et anc, argot choxii, pris (comme l'oiseau au 
gluau); anc. fr. hiiatit, maquette (ayant la forme d'un hibou); pr. 
cahanaire (cabani6) et choiiiaire, oiseleur ä la pipee; it. chiurlo 
(„hibou"), chasse ä la pip6e, et civeitare, leurrer, araadouer (et 
apprivoiser); port. bufo, engin pour prendre des oiseaux, et esp. 
chnchear, chasser ä la pip6e; 

termes de marine: tomber ä la renverse (les strigiens attaques 
se renversent sur le dos et se defendent avec les ongles, position 
des oiseaux de proie i reduits ä l'extreraite): fr. cabanner, renverser, 
chavirer (1783), terme d'origine provengale (cf. caban, hibou, 5^^), 
repondant au fr. pop. chahuter, renverser, culbuter (V. vacarme, 16); 
Morv., Yon. chouer (choueter), tomber, et fr. echouer (XVP siecle), 
tomber sur un ecueil; 2 cf Norm, chouler, id. (Littre, SuppL: le 
bateau, choule le long des forts, pouvait se briser). 

Termes speciaux: 

birloir (loquet de bois, V. pirouette): it. noilola (nottolina); 

chaulferette (l'effraie, au repos, se tient accroupie): port. bruja, 
couvet (= effraie); 

ecrou d'un pressoir: pr. machoio („chouette"), qui signifie 
encore: poin^on d'une ferme (charpenterie); 

pirouette (la chouette, tiree par la corde, fait une pirouette): 
it. ciurlo (= chiurlo); 

vase pour l'oing (charronnerie) : pr. machoto. 

21. Autres faits relatifs aux strigiens: 

se blottir (la chouette, au repos, est comme ramassee sur 
elle-meme): \t. gufarsi, et „se cacher";3 GsMce aciirujar {6.Q curujo, 
hibou); cL 2i\\em. kauzefi, se tapir, et ^Qxhe cucaii, id. (de a/^, hibou); 

bouder (cf. \)X.far li cahano, froncer les sourcils, propr. faire 
la chouette, et chavan, acces de colere): May. chougner, Poit. 
cheitgner (V. maussade, 11); xovcca.. bufni (imbufni); 

caresser (le hibou et la chouette sont des parents tres tendres 
et defendent leurs petits au prix de leur vie): anc. fr. chouer (et 
Berr.), chouyer (et Morv.), chuer (et Pic, IMorv. chuyer) et suer, mod, 
choyer (Nicot choier), forme litteraire a partir du XVIP siecle (= 
anc. fr., Morv. chouyer), repondant a Tanc. it. soiare (d'un type anc. 
fr. souyer = suer) ou dare la sota, cajoler („e voce veneziana", 



* Cf. hasAaX. cucubare (de cucuba, chouette), caput in terram defigere 
pedibus smsum ercctis (Hierolexicon Macri, ap. Dacange). Cf. Pline, Hist. 
Nat., X, 19: (les chouettes entources par de nombreux oiseaux) resupinaa 
pedibus repugnant collectBeque in arctum, rostro et unguibus tote teguntur. 

2 L'appavition tardive du mot exclut toute d^rivatiou du latin (V. Koerting 
s. V. excautare). 

' Salvioni {Romania , XXVIII, 96) rapproche gufarsi „rimpiattarsi" du 
Sic. accufarisi (= it. accovolarsi). 



112 

Menage), ä l'instar de acctvetlare, flatter; le terme choyer, au sens 
de flatter et de soigner, m6nager,i est donc une image tiree de 
la tendresse maternelle de la chouette envers ses petits et de 
l'esprit de prevoyance du hibou, lequel, sobre et prudent, epargne 
la veille quelque chose pour le lendemain (cf. La Fontaine, XI, 9) ; 
de meme: May. souattoner, flatter (de souaite, chouette), et Geneve 
chougner, dorloter (= chouiner); pr. ^/iöwrz'Z/za, cajoler, Sic. cuccu7ttari, 
flatter, mignarder; cf. allem. de?i Käuzen streichen, flatter, caresser 
(XV« au XVIPsiecle); 

dormir debout (hocher la tete de sommeil, a la maniere des 
hibous): pr. chouca (et s'achouca, s'assoupir), chouta (chota), id., chou- 
taire, personne ä moitie endormie; 

echouer (ne pas reussir): it. inciveilire „riuscir vano, come gli 
auguri che si tolgono dal cantare della civetta" (Fanfani); 

s'enhardir (comme la chouette ä la pipee): it. incivettire, propr. 
devenir chouette ; 

s'evanouir (perdre le sentiment comme les strigiens attaques 
le jour par les autres oiseaux): pr. estavani, se pämer, stupefier (cf. 
Sav. stavan, hibou) ; 2 

flairer (et queter): May. chouagner, mettre le nez partout; Sic. 
cucchiari, ciucuniari, flairer, queter; 

gratter: Pic. choer (cf. anc. fr. chtier, caresser); 

manger sans macher (comme les chouettes): ii.mangiare (fare) 
co7)ie la civetta, id.; roum. ciofäi, faire du bruit avec la bouche en 
mangeant; 

reculer: Norm, chouiner (= faire comme la choe)', 

relever les oreilles (la chouette, ^veillee de son demi-sommeil 
du jour, rel^ve les plumes de ses oreilles, en tournant la tete de 
tous les cotes) : fr. chauvir (XIIP siecle , de chauve , chouette) , ä 
cote de chovir (chouir) et chauver (chouer), agiter les oreilles en 
les dressant et en les abaissant („de choe, chouette, ä cause de ce 
mouvement de plumes qui figure ses oreilles", Littre); y>x. chaurilha, 
chauvir, et ecouter attentivement (sans se montrer), 

22. Qualites et defauts attribues aux strigiens: 

avare: port. bufo; cf. allem. Kauz, et pol. syc, id. (= tcheque 
syc, chouette), albanais Strik, avare (= hibou); 

beau (certaines chouettes sont d'une beaute remarquable; cf. 
Rabel. III, 14: Ma femme sera coincte et jolie comme une belle et 
petite chouette): fr. pop. chouette, beau, excellent, cf Geneve chougnet 
et chouquet, gentil, mignon (des enfants); 

coquet (comme la chouette qui leurre les oiseaux en faisant 
des signes avec la tete): anc. fr. chouetter, it. civettare (= far la 



^ Le sens de m^nager, ^pargner, condnit ä celui d'esquiver (Monet: 
choyer une chose, 'i>i oxm. couiller, G\itin. couatller). üa.vti {Romajtia, III, 331) 
s6paie chouer de choyer, en faisant remonter ce dernier ä un type cavicare. 

^ Suivant Hennicke (dans Mireio , 6d. Koschwitz) , du lat. evanescere, 
s'ävanouir. 



113 

civetta) et coccoveggiare, Sic. cucchiari (cuccuniari), chercher ä plaire, 
coquetter; it. allocco, muguet {alloccheria , minauderie), et civetla, 
coquette (civetieria, coquetterie, mignardise), dvetlmo, dandy („petit 
de la chouette"), et civettorie, accroche-cceurs, godelureau („grosse 
chouette"), Naples coccovaja, grande coquette; pr. choucard, amant 
(„choucas"), et es^. chucheria, colifichet (= coquetterie); cf. Suisse 
allem. Hüru, chouette et reverence; 

courbe (attitude des strigiens): V6n. giifo („incurvato leggier- 
mente della persona"), propr. hibou; 

6tonn6 (le hibou reste perch6 sur sa branche, immobile et 
ahuri): Berr. chouet, capot, penaud („petit de la chouette"); pr. 
amachouti, immobile, estavani, stupefier (21), ei faire lou du, etre 
ahuri (= faire le duc) ; it. allocchire et rimaner goffo (il gufo), Abr. 
'ngufanarse, devenir muet, rester immobile; Parme far da locch, de- 
meurer coi, et irar locch, stupefier; cf. Ven. chio! chiö! iron. int. 
„che denota maraviglia" (Boerio), et Bayonne esparboulat, effare, 
etourdi (aliusion aux petits oiseaux qui ne savent plus oü donner 
de la tete quand ils aperc^oivent un oiseau de proie; Roll., 11,36); 

gonfl6 (le hibou a l'air d'etre gonfle par le sommeil): roum. 
buhäi, bouffir (buhav, gonfle), et bufnesc, s'enfler ; 

gredin: it. ciofo („uomo di condizione spregiata"),^ repondant 
au roum. ciof, hibou et coquin (V. Tiktin); cf. allem. Schuß, id. 
(bas-allem. schuft, schuvtit) en rapport avec Schiful (bas-allem. schufüt, 
schuvüi), hibou (5*^); 

ivre (cf. pr. uhriac coumo uno chuito, gris comme une chouette): 
Auv. chouc, ivre, Mil. ciocch, id., Piem. ciuc, cuite, propr. hibou; it. 
ciucca, id. {prender la ciucca = pr. prene la machoto)', 

lourdaud (la hulotte est lourde et lente dans ses mouvements; 
cf. Sic. pigra, chouette, propr. paresseuse, Q'): it. goffo, grossier,^ 
d'ou ix. goffe (XVI* s.: un aussi goffe ouvrier et ouvrage), es^. gofo; 
et goffeggiare^ bousiller; Dauph. chotü, gaucher; 

ruse (cf. H.-Bret. malin comme une chouette): it. acciveiiafo, 
degourdi, rendu sage par l'exp^rience (comme les oiseaux attires par 
la chouette, qui ont trouve le moyen de se tirer d'affaire); cf fr. 
delure, primitivement de l'oiseau qui n'approche pas du leurre; 

silencieux (les hibous volent sans bruit au-dessus du sol): pr. 
faire lou du, rester silencieux (V. etonn6); 

sot (la plus faible lueur blesse l'enorme pupille des hibous et 
les plonge dans une apathie complete, de la leur embarras quand 
ils se trouvent fourvoy^s en pleine lumiere): anc. fr. huet, sot (Marot), 
houhou (Chapelain, ap. Littr6: plus sottes que des houhous) et Suisse 
gnauca (nioca), fille ou femme sötte (= chouette, V. Chat, 102*=); 

1 Diez derive ciofo de rallem. Schuft. 

* Marchesini [Studi di filologia romanza , II, 4) identifie it. goffo avec 
\hn. gufo (V. courbe), en les laisant remonter ä un type commun: *gubbus 
(*gufus) pour gibbus; Braune (Zeitschrift, XVIII, 524) rapproche goffo d'un 
type germ. *goff, regarder bouche bee ( d'oü bavar. goff, badaud , auquel 
renvoyait d6jä Diez). 

Beiheft zur Zeitschr. f. rom. Phil. I. 8 



114 

pr. cahanel, cabec, cibec (d'oü it. cibeca,'^ Piac. zibegä, blase, propr. 
cheveche), chot, choulo, du (duganel), loco (et „fou, insens6"), ni- 
choulo; — it. allocco et locco (Piera. louc, oulotic, Monferr. urucrh), 
assiolo (capo d'), barbagianni; chiurlop- ciurlo, Ven. chtusso („dormi- 
glione"), it. civettone, gojfo (gofo, gufo); Rom. turidulü; Parme cib 
(„hibou"), Sic. cucca („chouette") et Genes iesla da gatto (= hibou); 
reto-r. />?//, id., et Frioul/ö/«j-j (= hibou); — esp. /öcö („fou": port. 
louco, sot), d'oü loquear, locura (alocado, enloquecer); 

voleur (cf. larron comme une chouette): Vendöme chouette, 
maraudeur de nuit, braconnier, fr. (argot) hibou, voleur de nuit; pr. 
chabanel („hulotte"), ecorcheur des betes mortes trouvees dans la 
campague (cf faire la tartarasso, roder, marauder); it. fiotiolone, 
rodeur de nuit (Sic. alluccai-i, escroquer), et esp. (argot) lechuza 
(„hulotte"), voleur de nuit, et (iron.) alguazil. 

23. Quelques noms d'oiseaux, rapproches des strigiens ä cause 
de leur plumage, ä savoir: 

buse: Lorr. chouatte (= chouette) et Anjou cossarde (de cossard, 
hibou); pr. tartarasso, propr. hulotte; cf. russe skopa, faucon, avec 
gr. oxcöip, hibou; 

chauve-souris : wall. chawe-sori {Namuv chehau-sori), propr. chouette- 
souris; it. noilola (nottolo, nottolone), repondant au gr. wxrsQig, 
\a.t. vesperti/io ; et Nsiples y'aaiom?/io, propr. hibou (g) ; Come taragm/a, 
id. (II); 

engoulevent (appelc „tette-chevre", S"^): Norm, /resaie; pr. nuecho 
et nichoulo, choulo et tartarasso („hulotte"), ä cöte de cabrilhau (S*"); 
it. nottolone („grande chouette"); cf russe lelek, engoulevent, et pol. 
lelek, hibou; 

fauvette : Pignerol sivitoula A. (Piem. sivitola, chouette) ; 

huppe (9): anc. fr. uhde (XV* s.), Mod^ne sorazza (Parme 
„chouette", 9^); esp. buho, hibou et huppe; cf alb. cokj, chouette et 
huppe; 

papillon: i'&iro-xo-am. ^trigä (Weigand, ¥11,353), propr. sorciere 
(25); cf. ecossais witch, papillon de nuit (= sorciere); 

plongeon arctique (ä cause des cris qu'il pousse) : huard (Cotgr.), 
propr. hibou; 

vanneau (oiseau nocturne, timide et criard): Piem. crm, propr. 
hibou (9 ^) ; roum. ciovlicä, vanneau (== ciovicä, hibou, 5 ^). 

24. Applications isolees: . 

coeur (la face de l'effraie est en forme de cceur): fr. (argot) 
chouan ; 

enfant (V. caresser, 21): y^. machoutin', anc. fr. grimaud, petit 

1 Horning {Zeitschrift, XXI, 453) ddrive it. cibecca du lat. cibus , nourri- 
ture. L'acception du i\z\. zibe^^a ( ,, schifiltoso nel cibo") est une simple 
restriction du sens general. 

* Caix {Studi, 270) d^rive chiurlo ,,uomo semplice e buono a nuUa" 
de l'anglo-saxon ceorl, rustre; Schneller (p. 164) identifie son correspondant 
tyrolien ciorlo, sot, avec l'allem. Quirl, moulinet. 



"5 

6colier (XVl^ siecle), et Suisse allem. ABC-Chutz, id. (de Chutz, 
hibou); cf. anc. fr. marmosel, id. (p. 95) et Piem. prima mignin, 
premiere ecole enfantine (= premier minet); 

monnaie d'or (les yeux de la chouette etant d'un jaune clair): 
it. ( occhi di ) civeiia et Sic. liucari („ danari ") ; anc. gr. yXav^, 
monnaie (portant l'empreinte d'une chouette); 

nature de la femme (terme euph6mique): Come loch (= it. 
alocco). 

25. Des id^es superstitieuses et lugubres sont attachees aux 
nocturnes: ce sont des oiseaux de mauvais augure, dont les ge- 
missements sont des prdsages funebres; le fait que les strigiens 
etanchent parfois leur soif avec le sang de leurs victimes a donne 
naissance a la croyance populaire qui les repr6sente comme des 
vampires su(^ant le sang des petits enfants; d'un autre cöte, les 
sorcieres peuvent prendre la forme de la chouette et surtout de 
l'effraie; de lä, 

diable (cf. Piem. diavo W moniagna, hibou): ^r. grimaud (Voir 
sorciere) et roum. ctof, propr. hibou (V. Tiktin) ; 

fantome: Pic. houpeux., lutin qui imite la voix du hibou (H.- 
Bret. houpou, lutin dont la voix ressemble ä celle du chat-huant); 
fr. hiiau, 6pouvantail de chasse (V. Littre); Bessin htcard („hibou"), 
lutin, farfadet, et Suisse tseveco („cheveche"), lutin qui a la seconde 
vue, spectre; DdiVi-ph.. javatte („duc"), lutin qui prend la forme d'un 
grand hibou; CdiidA. sibeca, siboch, epouvantail (= hibou); xouva. ciuha, 
6pouvantail (= chouette); cf. Suisse allem. Hüru, Huri, chouette 
et fantome qui en prend la forme. Gehurt, epouvantail (ä chene- 
viere), et Nachthuri, fantome qui rode la nuit pour enlever les 
enfants qu'il rencontre; 

sorciere (sorcier): anc. fr. estrie (du lat. siriga, effraie et sor- 
ciere). Gase, estrego, cauchemar (= sorciere; cf pr, estre calcat per 
las mascos, avoir le cauchemar, litt, etre foule par les sorcieres); 
it. strega (Mil. stria), ra. siregone; esp. estrige, vampire, roum. strigä, 
sorciere! (auj. „vieilles femmes qui s'en vont la nuit toutes nues 
et les cheveux flottants derober le lait aux vaches", Dame, cf. 8*^), 
et strigoiü, vampire; anc. ix. fresaie Qt fresaude (G. de Coinci, ap. 
Godefr. : cqWg. fresaie, Celle drague . . . Miracles de N.-Dame: ceste 
fresaude, ceste drage . . .), ä cote de bruesche (pays du Foix: Borel), 
catal. bruixa. Gase, broxa (Ducange) , B6arn brauche, Sarde brusciu, 
esp.-port. bruja 2 ; pr. gri?natcd, sorcier ( = hibou ) , grimaudo et 
garamaudo , sorciere et guilledou (cf. wall, caweler, courir les "filles, 
litt, chouetter, cf. 22); 



^ Cf. Cantemir, Descriptio Aloldavice , p. I42: Striga, a grseca voce 
OTQiyXTj, idem quod apud Romanos etiam hodie inier Moldavos denotat, 
venefica nimirum vetula, quiu diabolica virtute infautes neonates, ignotis modis 
interimat. Superslilio et Transylvanis pr^sertim frequentissima . . . 

^ V. Archivio, XV, 506, oü Nigra rapproche esp. bruja, etc. de bruscus, 
crapaud (dont le ddmon revgt parfois la forme); mais la notion primitive est 
fresaie et non sorciere. 

8* 



ii6 

vieille femme (= sorcicre): anc. fr. houhoue, vieille sorciere 
(Oudin; Hainaut: vieille femme sans dents), propr. hibou; pr. 
chavant, vieille femme mechante, rispo, femme mechante, et tarta- 
rasso, vieille grondeuse (= hulotte); 

vieille fille: roum. jotmän'ß („effraie"); Saintonge /ai're chouc 
(faire la chouette), coiffer Sainte Catherine. i 

26. Le nom du hibou, anc. fr. et pr. grimaud, a ete finale- 
ment appliqu6, comme injure, aux protestants, probablement a cause 
de leurs reunions nocturnes: „Defense de converser cum his qui 
dicuntur huguenotz aut gri7)iautz" (1561, ap. Godefroy). Tout en 
admettant l'origine suisse du nom huguenoi (et, par suite, l'etymo- 
logie Eidgenossen), il n'en est moins vrai que, passant en Languedoc, 
ce nom a ete rapproche vulgairement de celui du hibou, uganau 
et duganau (cf. ugou et dtigoti), comme le prouvent les nombreuses 
variantes occitaniennes du nom huguenot (V. Azais et Mistral). 
Non seulement, ce rapprochement '-^ trouve un pendant dans par- 
paillot, autre surnom des protestants en France (du pr. parpalho, 
petit papillon, et Ubertin, paillard), mais encore certains sens spe- 
ciaux du mot huguenot resteraient inexpliquables, en dehors de 
cette hypothese. Tels, le pr. uganau, terme de moulin d'huile 
(„rondeau en bois que l'on place entre chaque cabas d'olives, 
lorsque la pile n'est pas suffisamment haute", Mistral), et le fr. 
hugiienote, terme de cuisine („marmite de terre sans pieds oü l'on 
fait cuire les viandes", Littre), qui trouvent, Tun et l'autre, de frap- 
pantes analogies dans les acceptions techniques du pr. machoto (20). 

27. Relevons en dernier Heu un nom du chat-huant qu'on ren- 
contre souvent chez les naturalistes,^ mais qui a passd completement 
inaper^u par les romanistes. II s'agit du terme gr6co-latin surnia 
qu'on trouve uniquement dans Festus comme synonyme de strix,'^ 
et qui remonte probablement a la meme origine que le synonyme 
catalan chura (8^). Ce surnia parait survivre en roman, sous la 



1 Sebillot, Traditions, II, 165: On croit que les vieilles fiUes sont 
changees en chouettes apres leur niort; dans les Vosges, les filles qui arrivent 
ä trente ou quarante ans sans etre marines, vont crier la chouette. 

* Le pasteur A. Mazel l'a fait, le premier, dans une notice sur l'origine 
du mot huguenot en Languedoc (dans le BulUtin de la Societe d'histoire du 
protestantisme frangais, tome XLVII, 1898, p. 653 — 659). 

3 A. M. C. Dum6ril {Zoologie analytique, 1808, p. 34) a le premier etabli 
le genre surnie (surnia) dans la famille des chouettes (sans indiquer la pro- 
venance du mot); apres lui, Savigny etablit le genre syrnium, et le prince 
Ch. Bonaparte la sous -famille des surninees (surninae) dans la famille des 
strigiddes. 

* Festus, 6d. Thewrek de Ponor (Budapest, 1889), I, 456: Stri . . . 
GrDeci CYPnia ap . . . quod maleficis mulieribus nomen inditum est (suit une 
formule preservative en un grec tr^s corrompu). Dans le Thesaurus de 
Henri Estienne, au mot ovQVia, on renvoie ä Festus. Le premier naturaliste 
qui enregistre le mot est Ulysse Aldrovandi, Ornithologia, 1646, I, 561 
{ovQvia); et c'est chez celui-ci que Dumdril l'a denich^ pour lui rendre une 
nouvelle vitalit^ dans le domaine scientifique. 



117 

forme sürna, dans certains termes qui n'ont garde que le sens 
secondaires tires de la notion „hibou" (ce qui est parfois le cas 
de la descendance romane de sfrix), a savoir: 

Cache et dissimule (= taciturne, 22): fr. sournois (XVP si^cle), 
deriv6 1 de sourne ( primitivement eflfraie ) , a l'instar de matois, 
;7«>;m (adj.), etc.; de lä, it. sorm'one, ä cote de susornione, ce demier 
influence par susurare, chuchoter; 

crepuscule (14): ^x\c. ix. sorne"^ (Nicot: brune, Oudin: principio 
della notte), anc. argot sorne, nuit (dejä dans Villon), pass6 avec 
ce sens dans l'argot espagnol {sorna); anc. pr. sorn, obscur, sombre, 
pr. mod. sourno (a cote de chour?20 , ce dernier influence par la 
sifflante initiale des autres noms des strigiens), avec de nombreuses 
formes ddrivees; 

lenteur (22): e.s'p. sorna, paresse (du franyais?); 

raillerie (17): anc. fr. sortie (XV^ siecle, ap. Littre: rians et 
faisans leurs sornes du roy), d'oü sörner, railler, et sorneite (1452: 
soumeiie),'^ moquerie (Berr. sobriquet), jeu d'esprit (Rabel. IV, 52: 
Apres Souper feurent jouees plusieurs farces, comedies, sornettes 
plaisantes). 

Ainsi, en ecartant certains termes homonymes d'autre origine,* 
surnia appartiendrait en propre au domaine gallo-roman. 



1 Diez fait venir sournois du lat. taciturnus; Menage et Scheler y voit 
une alteration de *sourdmois (de sourdin). 

2 Storm {Romania, V, 104) tire l'anc. fr. sorne, brune, de *seorne (sa- 
dorne), du lat. Saturnus. 

^ Diez rapproche sornette du kymri swrn, un peu. 

* Tels que sorne, scorie, anc. fr. sournoiller, ronfler; Bearn sourna, 
moucher, et it. sornacchio (sarnacchio), gros crachat. 



Notes complementaires. 

P. 2: ... qui date seulement du XVIe siecle (lire XV^ si^cle) . . . Nous 
emploierons souvent ce tour ou des tours analogues pour dire: d'apr^s le plus 
ancien exemple actuellement connu. 

P. 8. Le type gattus revient d6jä dans les gloses ä, c6t6 de cattus (C. 
gloss. 1. i8, 49): aiXovQoq gattus, et (431, 12) ayQioxcara gattoferus. 

P. 13. Meyer -Lübke {Einführu7ig in das Studium der romanischen 
Sprachen, igoi, p. 78) touche ä la creation spontanee du langage, en divisant 
les mots imitatifs en primaires ( Urschöpfung) et secondaires ( Umprägung). 
Voir les articles suggestifs de Schuchardt {Zeitschrift XV et XXI) sur la 
Lautsymbolik, ou qualite expressive de certains phenom^nes qui les fait choisir 
de preference pour exprimer certaines idees , ce que Grammont appelle mots 
expressifs , designant non pas im son (onomaiope'e) , mais un mouvement, un 
sentiment, une qualitd materielle ou morale, action ou etat quelconque, dont 
les phonSmes entrent en jeu pour peindre l'id^e. 

P. 19: ... Tose, mogio . . . Aj outer: primitivement chat, aujourd'hui 
languissant (iio). 

Bearn arnäut . . . Ajouter: Vosges arnb, argno, chat male; 'iAa.y. rendo, id. 

P. 20: . . . le nom du rat qui passe au chat. Ajouter: Le chat con9u 
comme chasseur des souris, de lä bas-lat. murilegus (terme litt^raire, ä cote 
du vulgaire ntusio), pr. ratou?i (cf. Raton, dans La Fontaine) et Metz chesson, 
petit chat (Roll. IV, 83), propr. petit chasseur. 

P. 21: Langued. mar>noutin (Roll., IV, 81). 

Grobis ... K]o\xitr: pain de grosbis (Coquillart) , c.-ä-d. pain grossier, 
qu'on emiette pour les chats (cf. pr.gnaio, miato, pain grossier et miette, 107); 
de ]h, trancher du grobis (Marot), locution analogue ä celle de faire le grobis. 

P. 28 : alose feinte . . . Les formes patoises d'apr^s le Nouveau Diction- 
naire general des peches , Paris, 1868, par De La Blanchere ; la Variante 
bordelaise agate (Roll., III, 122), pour la gate , rapprochee du nom propre 
Agathe sous l'influence analogique des appellations synonymes telles que 
jfacquine et pucelle (Ibid.). 

P. 29: H. -Italic gattoni. La v6ritable place du mot est au n° 58. 

P. 33: Chatouiller . . . Cette forme est moderne (XVIe siecle) et ddrive 
de chatouille, petit chat (XVe siecle, ä cote de satouille , 54), precöde par 
chateille, chatille, chatoille, chatouUe (auj. dial. 55 e), types des formes verbales 
correspondantes. L'evolution de ces diminutifs est chronologiquement analogue 
ä Celle de cornouille (Xlle siecle cornille, XIII^ s. cornolle, XV« s. corneilh, 
XVIe s. cornoille et cornoaille) et de grenouille (Xlle s. reinoille , XI Ve s. 
renoulle). Ajoutons la forme vaudoise gatodi, chatouiller A. (de gataud: cf. 
chataud , 63) et ceUe de la Loire chatria, tsatrouia A. (cf. pour l'epenthese, 
chatrouille et satrouille, 54). 

P. 34: Caillou . . . Ajouter: esp. morro, morrillo, id. (= pr. catoun), 

P. 38: Hypocrite . . . Omettre le renvoi 51. 

Goltre . . . Supprimer cet en-tSte, le bearn. gatarrou se rapportant 11 une 
autre origine. 

P. 45: Flute . . . Lire: inslrument de musique. 

P. 59: Tas de ble . . . Supprimer Lyon myö et Sav. mya . . . Voir la carte 
meule de V Atlas linguistique : Ain meya, Saone-et-Loire myb , Gen^ve miya, 
H.-Sav. mya, et mwea, mwela. 

P. 60: Gronder. Ajouter; maronner, terme r^cent d'origine dialectale, 
propr. miauler (7). 

P. 83 : pr, catomaio . . . Lire : catomiaulo. 

P. 86: . . . le putois fournit son nom ä la fouine . . . Ajouter: et inverse- 
ment, Gironde chafouin, putois (Arifege gamartre), id. A. 

P. 87: ... wall, cafougni . . . Supprimer le mot et son Interpretation. 



i 



BiMiogr«apliie. 

I. Ouvrages generaux. 

Dictionnaires etymologiques: Fr. Diez (5 ed., 1887) et G. Koerting (2 6d., 
1901). 

Periodiques: Archivio glottologico italiano (1873 s.), Ro^nania (1872 s.) 
et Zeitschrift für romanische Philologie (1876 s.). 

Caix N., Studj di etimologia italiana e romanza, Florence, 1878. 

Schuchardt H., Romatiische Etymologien, I — II, Wien, 1898 — 99. 

Wackernagel W., Voces varice animantium, Programme, Bäle, 1869, 

Nemnich, Ph. And., Catholicon oder allgemeines Polyglottenlexicon der 
Naturgeschichte, Hambourg, 1793 — 98. 

II. Fran^ais. 

Ancien: J. Palsgrave (1530), J. Nicot (1606), R. Cotgrave (l6ll), Ducange 
(6d. Favre, 1883); Lacurne de Sainte-Palaye (ed. Favre, 1875 — 82), Fr. Gode- 
froy (1880 — 1902) et A. DelbouUe (dans la Revue d'histoire litter aire de la 
France, 1894 s-, et dans la Romania, XXXI s.). 

Aloderne: A. Oudin (1656), G.Menage (ed. 1750), A. Scheler (3 ed., 1888), 
E. Littre (1863 — 67, Supplement 1877) et Dictionnaire General (1900), 

Argot: Ph. J. Leroux {Dictionnaire comique, 1 786) et d'Hautel {Dictionnaire 
du bas-langage, 1808); L. Larchey (10 ed., 1889), L. Rigaut (1881), G. Delesalle 
(1896) et A. Bruant (1901). Voir R. Yve-Plessis, Bibliographie raisomte'e de 
Vargot et de la lattgue verte en France du XV« au XX^ siede, Paris, 1901. 

A. Patois Gallo-Romans. 

J. Gilli^ron et E. Edmont, Atlas linguistique de la France, 1902 s. 
D.Behrens, Bibliographie des patois gallo-romans (2 ed., 1893) ^^ Sup- 
plement de 1892 ä 1902 (dans la Zeitschrift f. neufr. Sprache, 1903). 

1. Patois Fran9ais. 

Lettres ä Gregoire sur les patois de France (1790 — 94), ed. Gazier, 
Paris, 1880. 

Wallon (Pays): Verviers: L. Remacle (1844) ; Liege: Ch. Grandgagnage 
(1845 — 80, et Vocabtilaire des noms d'' animaux . . . , 1857), et Tl. Foiir (1875); 
Mons: J. Sigart (1870); Hainaut: Hecart (1833). 

Picardie: Abbe J. Corblet (1851), et Jouancaux et Devauchelle (1880); 
Demuin: A. Ledieu (1893); Saint-Poh Ed. Edmont (1897). 

Normandie: E. et A. Dum6vil (1849), Dubois et Tiavers (1856), H. Moisy 
{1885); Guernesey:G.Mk\:\V\(tx{\'i'-jO); ^c^jj/«: C. Joret (1881); //a^w<?: J. Fleury 
(1886); Calvados: Ch. Guerlin de Guer (communications ä l'auteur); Veres: 
V. Delboulle (1876). 

Ile-dk-France; (Seine-et-Marne) Bas-Gätinais: C. Puichard et A. Roux 
(dans la Revue de philologie frangaise, VII, X et XI). 



120 

Ouest: (Bretagne) Ille-et-Vilaine: Ad. Orain (1891), et Mee: A. Leroux 
(1881); H.-Maine: C. R. Montesson (3 ed., 1899); Mayenne: C. Dottin (1899); 
Plechatel: Dottin et Langouet (1901); Anj'ou: C. Moniere (1883). 

SUD-OUEST: Poitou: L. Laianne (1868) et L.Favre (1867); Saintonge: 
P. Jonain (1869). 

ORLE.A.NAIS ET Berry: Comte Jaubert (1864 — 69); Blaisois: A. Thibault 
(1892); Vendome: P. Martelliere (1893). 

Sud-Est: Morvan: Ed. de Chambure (1878); Bresse: L. Guillemant (1902) 
et Verduno-Chalonnais: F. Fertiault (1896); Dijon; Cunisset-Carnot (1889); 
Yonne: S. Jossier (1882). 

Champagne: Tarbe(i85i); Reims: E. Saubinet (1845); Foret de Clairvaiix 
(Aube): A, Beaudouin (1877); Gaye {},\.zxu€): C. Heuillard (1903); Mouzonnais: 
N. Goffart (dans la Revue de Champagne et de Brie, 1895 — 99)- 

Lorr.^ne: L.Adam (1881); (Alsace) Ban de la Roche: Oberlin (1775); 
Vosges: N. Haillant (1886); Meuse: H. Labourasse (1887); Pays Messin: 
D. Lorrain (1876) et E.Rolland (dans la Romania, II et V). 

2. Patois Franco-Provencjaux. 

Dauphinois: Isere: Champoilion-Figeac (1809). 

Lyonnais: N. du Puitspelu (1887—89); Forez: L.P.Gras (1863), et 
Saint- Etienne: P. Duplay (Zö da do parla gaga, 1896). 

Savoie: A. Constantin et J. Desormaux (1902). 

Franche-Comte: (']\ixa.) Montbeliard: Ch. Contejean (1876), et Chdtenois: 
A. Vautherin (dans le Bulletin de la Societe belfortaine, 1896 ä 1901); Petit- 
Noir: F. Richenet (1896); Plancher-les-Mines [Yl.-'S:,2.bx^&): F. Poulet (1878); 
Les Fourgs: J. Tissot (1865), et Bournois (Doubs): Ch. Roussey (1894). 

Suisse: Doyen Bridel et L. Favrat (1886); Ge?ieve: J. Humbert (1842); 
Fribourq-: L. Grangier (1864); Neufchatel: J. H. Bonhotte (1867); Bas-Valais 
(Vionnaz): J. Gilli^ron (1880). 

3. Patois Proven9aux. 

Anciens: F. J. M. Raynouard (Lexique, 1838 —44) et E. Levy {Supplement- 
Wörterbuch, 1892 s.). 

Modernes: S. G. Honnorat {1846— 49), G. Aza'is (1877—81), Fr. Mistral 
{1879 — 86) et L. Piat (1893—94); Auvergne (Limagne): Pommerel (dans le 
Bulletin de V Auvergne de 1897—98); Aveyron: Abbe "Vayssier (1879); 
Bearn: Lespy et Raymond (1886); Limousin (Corrdze) : N. Beronie (1823); 
Nice: Abbe Pellegrini (1894). 

Etymologie: Mistral, Mireille, ed. Koschwitz, avec glossaire par 
Hennicke, 1900. 

in. Italien. 

Ancien: Nalh. Duez, Dictionnaire italien-frangais, Venise, 1678 (d'une 
richesse qui depuis n'a jamais ete egalee), et G. Menage, Le origini della 
Lingua italiana (2 ed., 1685). 

Moderne: N. Tommaseo et B. Bellini (1865—74), P. Fanfani (1875); P. 
Petrocchi (1894) et F. Zambaldi (1889). 

Argot: G. Volpi (dans les Miscellanea Rossi-Teiss, 1897). 

B. Patois Italiens. 

A. Bacchi della Lega, Bibliografia dei vocabolari nei dialetti italiani 
raccolti e posseduti da Gaeta^io Romagnoli, Bologna, 1879 (cf. V. Collins, 
Attempt at a catalogue to the library of the late Prince Luden Bonaparte, 
Londres, 1894, p. 265 i 309) et, pour les derniers quinze ans, les rapports 
periodiques, dans le Kritischer Jahresbericht de Karl VolmöUer (1890—98), 
par C. öalvioni (Haute-Italie), C. De Lollis et E. Monaci (Centre), H. Schnee- 
gans (Sicile) et P. E. Guarnerio (Sardaigne et Corse). 



I 



121 

1. Haute-Italie. 

B. Biondelli, Sa^gio sui dialetti gallo-üaUci, Milan, 1853, et A. Mussafia, 
Beiträge zur Kuttde nord-italiänischer Mutidarten im XV. Jahrhundert, 
Wien, 1873. 

Piemont: V. di Sant- Albino (1859), G. Gavuzzi (1891) et Maggiore dal 
Pozzo (2 ed., 1893); Val Soana: C. Nigra (dans VArchivio.lll); Monferrino: 
G. Ferraro (2 ed., 1889). 

Genes: G. Casaccia (2 6d., 1890). 

Lombardie: Milan: Fr. Cherubini ( 1839 — 43) et F. Angiolini (1897); 
Come: P. Monti (1845); Bergame: A. Tiraboschi (2 6d., 1873); Brescia: G. 
Rosa (1877); Cremone: A. Peri (1847). 

Emilie: Romagne: A. Morri (1863); Mantoue: Fr. Cherubini (1827); 
Ferrare: L. Ferri (1890); Bologne: C. Coronedi-Berti (1877); Modene: G. 
Galvani (1868) et E. Maranesi (1893); Parme; C. Malaspina (1856—59); Pia- 
cenza: L. Foresti (3 ed., 1882). 

Venetie: G. Boerio (1829). 

SuissE ITALIENNE : Arbedo : V. Pellandini (dans le Bolletino della Societä 
Sviizera italiana, 1895 — 9^)- 

2. Patois du Centre. 
Abruzzes: G. Finamore (2 ed., 1893); Terramano: G. Savini (1881); 
Les Marches: A, Neumann-Spallart (dans la Zeitschrift, XXVIII, 1904). 

3. Patois du Sud. 
Naples: R. d' Ambra (1873) et E. Rocco (1880). 

Sardaigne: G. Spano (1851) et P.E. Guarnerio (dans VArchivio, XIII 
et XIV). 

Sicile: A. Traina (1888) et Pitre (Voir IX). 



IT. R^to-Roman. 

Grisons: O. Cavisch (1852); Surselve: B. Carrigiet (1882); Engadin: Z. 
Palliopi (1895—99); Tyrol: Ch. Schneller (1870) et J.Alton (1879); Frioul: 
J. Pirona (1871). 

V. Roumain. 

Dictionnaires: A. de Cihac (1870 — 79), Fr. Dame (1893) et H. Tiktin 

(1895 s.). 

Patois: G. Weigand, Jahresbericht des Instituts für rumänische Sprache, 
Leipzig, 1894 et suiv. 

YI. Catalan. 

Don Pere Labernia y Esteller, Dicciotiario de la llengtia catalatia ab la 
correspondencia castellana, Barcelone (sans date). 

YII. Espagnol. 

Ancien: Sebastian de Cobarruvias, Tesoro de la lettgua castellana e 
espanola, lÄzAx'id, 1611, et C6sar Oudin, Tresor des deux langues, espagnolle 
et frangoise, Paris, 1 660. 

Moderne: R. J. Cuervo, Diccionario de construccion y regimen de la 
lengua castellana 1884 s.) , et N. F. Cuesta, Dictionnaire espagnol-frangais, 
Barcelone, 1886. 

Patois: P. de Mugica, Dialectos castellanos . . ., Berlin, 1892; Aragon: 
G. Borao, Diccionario de voces aragonezas, Saragosse, 1889; Am6riquc: R. J. 
Cuervo, Apuntaciones criticas sobre el lenguage bogotano, Chartres, 1885. 



122 

VIII. Portugals. 

F. A. Coelho, Diccionario manual etimologico da lingua portuguesa, 
Lisbonne, 1890. 

Patois: Revista Lusitana (1887 s.); Galice: Cuveiro Pinol, Diccionaj-io 
gallego, Barcelone, 1876; Miranda: J. Leite de Vasconcellos, Estudos de philo- 
logia mirandesa, Lisbonne, 1900; cf. Idem, Esquisse d'une dialectologie por- 
tugaise, Paris, 1901. 

Argot: F. A. Coelho, Os Ciganos de Portugal, Lisbonne, 1892. 



IX. Folklore (dans ses rapports avec la linguistique). 

E.Rolland, Faune populaire de la France, Paris, 6 vol., 1877 — -83, et 
Flore populaire, 5 vol., 1896 — 1904. 

P. Sebillot, Traditions et Superstitions de la Haute-Bretagne , 2 vol., 
Paris, 1882, et L. F. Sauve, Folklore des Hautes-Vosges, Paris, 1S89. 

G. Pitre, Usi e costumi, credettze e pregiitdizi del popolo siciliano, vol. XIV 
ä XVII de la Bibhoteca delle tradizioni popolari siciliane , Palermo, 1870 
et suiv. 

J. Leite de Vasconcellos, Tradigoes populäres de Portugal, Porto, 1882. 



X. Histoire Naturelle. 

Buffon, Oeuvres, 6d. Flourens, Paris, 1853 s. 

Brehm, Les Mammifhres, 2 vol., et Les Oiseaux, 2 vol., trad. fr. (sans date). 

Ch. J. Cornish, Les Animaux vivants du Monde, traduit de l'anglais 
par Ernest Guilmoto, 2 vol., Paris, 1903 s., et Les Animaux dotnestiques, leiirs 
moeurs, leur i7itelligence, etc. (Complement au pr6c6denl). 

Champfleury, Les Chats, Moeurs, Observations, Anecdotes , Paris, 1868. 

G. Percheron, Le Chat, Histoire naturelle, Hygiene, Maladies, Paris, 1885. 

A. Landrin, Le Chat, Zoologie, Origine, Histoire, Paris, 1894. 

P. Megnin, Notre ami le Chat (Les chats dans les arts, l'histoire, la 
litterature, etc.), Paris, 1899. 

Mme Michelet, Les Chats, Paris, 1904. 



Index des notions. 

(Les chiffres indiquent les pages.) 

A. Relatives au Chat. 

aboyer 10. battre 50. brülure 39. 

accroupir 36. 61. bavard 48. bugrane 28. 34. 

adroit 64. beler 10. cabane 50. 

affecte 62. belette 5. 57. cabriole 43. 

aglter (s') 69. benin 63. cache-caclie 31. 70. 

aigle marin 56. bete noire 71. cacher 50. 61. 

aigrette (des grai- beugler 10. cachette 50. 

nes) 59. bigarre 48. cachot 37. 43. 

aiguillat 40. bigot 38. 63. 69. caillou 34. Il8. 

ajonc 28, 78. cajoler 37. 48. 62. 

aliment 61. biscuit 45. calcaire 35. 

allecher 37. bistouri 83. calfeutrage 43. 

alose 28. 118. blottir 36. califourchon (ä) 52. 

amant 66. bluet 50. 58. cälin 48. 

amas 68. bceuf 10. campanule 50. 

amouracher 36. bohemien 49. canal 29. 35. 

amoureux 60. bonnet 59. caprice 63. 

ancre 30. boigne 52. caresser 37. 43. 48. 

äne 60. bouche 74. 62. 67. 69. 

apprenti 66. 70. boucle 30. cataire 42. 58. 

apprivoise 63. bouder 62. cauchemar 80. 

attraper 35. bouge 62. cavite 50. 

aumöne 61. bougonner 36. ceinture (ä argent) 

avare 63, bouleverser 51. 47. 

aversion 64. bourdaine 42, cepage 43. 

aveugle 52. bourru 63. chagrin (peau) 36. 

avives 38. bourse 30. 83. 

badin 64. bouton (sur la chagrin (peine) 48, 
bagarre 51. main) 44. 78. 

balancer 51. brailler 10. chaleur (etre en) 

balle 67. braire 10. 36. 60. 

bambin 44. 65. 70. bramer 10. Champignon 77. 

bardane 34. brosse 30. chanson d'amour 

barque 29. brouillard 58. 73. 

battoir 59. brouillon 55. charpente 30. 



chasse-marde 29. 
chasse sauvage 80. 
chasser (en criant) 

51- 

chassieux 44. 
chätaigne 28. 34. 
chätaignier (fleur 

de) 34. 58. 
chatiere 37. 43, 
chaton (fleur) 28. 

34- 47- 58. 
chatouiller 32. 37. 

43. 67. 118. 
chatter 36. 60. 
chatterie 20. 62. 
chaudronnier 66. 
chauve-souris 42. 
chenet 43. 59. 
chenille 28. 33. 36. 

40. 47. 
chetif 44. 
chevalet 29. 
cheveche 47. 
cheveux 35. 
chevre 10. 
chien 8. 10. 18. 20. 

22, 
chiffonnier 66. 
chimere (poisson) 

28. 
chouette 47. 57. 
citrouille 58. 
civette 41. 
cochon 10. 19. 
coifle 59, 



124 



col^re 63. 70. 
Colin -maillard 45. 

49. 66. 70. 
colle 67. 
colpcrteur 64. 
complaire 52. 
concombre 29. 
conduit 37, 
console 35. 
convoiter 62. 
coquelicot 51, 69. 
coquet 44. 
cormoran 41. 
cornemuse 45. 
Corps rond 73. 
corset 45. 
coulage 32. 
Couleurs 39. 
coureur 63. 
courir (le monde) 

60. 
course ( des ba- 

teaux) 37. 
courtiser 60. 
couvreur 29. 
couvrir ( se : du 

temps) 74. 78. 
crampon 35, 
cräne 73. 
crapaud 20. 
crasse 64. 
creuser 35. 
creux 50. 
cric 35. 
crier 10. 61. 
crochet 30. 43. 59. 
croque-mitaine 49. 

70. 80. 
croque-mort 84. 
Crosse (pour jouer) 

68. 
cuite 32. 37. 62. 
culbute 43. 47. 53. 
curieux 63. 
cuve 59. 
dalle 30. 
davier 35. 
d^bat 37. 



ddbattre 36. 37. 39. 

50- 
d^bauche 63. 
debourser 39. 
dcgoütant 38. 
degoüld 51. 
delicat 51. 
demon 26. 79. 
dentelaire 34. 42. 

58. 
depiter 37. 
desirer 36. 
devot 63. 
discours (confus) 

48. 82, 
diable 71. 
dispute 51. 
disputer 32. 37. 50. 
dissimule 38. 
divertir 36. 
docile 63. 
doigt (petit) 75. 
dolente 48. 63. 
doublure 45. 
doucement 36. 46. 

47. 62. 
doucereux 44. 63. 
douillet 63. 
doux 63. 
drap 30. 
duvet 30. 59. 
dbattre (s') 60. 
ebranler 51. 
ician 43. 
ecubier 37. 
ecureuil 41. 68. 
effrayer (en criant) 

51- 
eglantier 42. 
egoine 35. 
egratigner 36. 
elaguer 34. 58. 
embarras 45. 
embrouiller 35. 
emmeler 35. 
emmitoufler 36. 
empörte 44. 
emprisonner 37. 



Emulation 37. 
enfant 44. 48. 49. 

64. 
enrouement 32. 
ensorceler 49. 67. 
entete 63. 
entremetteur 45. 

49. 
envelopper 61. 
epervier 57. 
^pinoche 40. 
epouvantail 45. 49. 

67. 71. 
epuise 73. 
epurge 42. 
escalier (abrupt) 

30. 
escapade 37. 
escarpolette 51. 69, 
escroquer 73. 
escroquerie 38. 
espece 58. 
espiegle 38. 
esprit foUet 79. 
etameur 49. 66. 
^tres imaginaires 

67. 70. 
fächer 37. 63. 
fa9ons 62. 
fagot 59. 
faineant 48. 
fanon 67. 
fard 45. 
fat 66. 
faucille 35. 
fente 37, 
feu (de la saint- 

Jean) 53. 
fevrier 36. 
fiivre 64. 
figure 74. 
filaments 59. 
fillette 31. 44. 45. 

48. 65. 75. 
filou 38. 73. 
finaud 64. 
flairer 62. 75. 
flambee 53. 



flatter 37. 63. 76. 
tolätrer 44. 
fosse 29. 
fouet 31. 
fouger 36. 75. 
fouiller 36. 51. 
fouine 41. 86. 
foule 39. 49. 
fourche 53. 
fourneau 50. 
fourrure 30. 36. 59. 
fredonner 60. 
frere lai 65. 
fretiller 36. 
fretin 33. 56. 
friand 32. 38. 63. 
fripon 38. 
fronde 43. 
fructifier 34, 
gächette 35. 
gaffe 59. 
galant 66. 
galere 29. 
galerie (sur roues) 

29. 
galette 45. 
garabader 36. 
gamin 65. 70. 
gant 59. 
gar9on 31. 65. 
gare! 31. 

garrot (canard) 56, 
gäteau 39. 67. 
gaufre 67. 
g^mir 61. 
genette 41. 
gentil 63. 
geolier 32. 
gibet 53. 
goeland 57. 
göret 19. 20. 
gourdin 68. 
gourmand 32. 38. 
gousse 28. 34. 
gouttiere 37. 
grain 34. 
grand m^re 65. 
grand pere 65. 



125 



grappin 30. 
gratter 51. 
gratteron 34. 
greffe 58. 
griffe 38. 
griffonner 51' 
grignoter 61. 
grimace 73. 
grimper 36. 
griser 32. 37. 62. 
grogner 10. 19. 20. 
grognon 48. 51. 
grommeler 60. 
gronder 36, 51. 60. 

69. 118. 
gros bonnet 65. 
grumeau 39. 
guenon 42. 57. 69. 
gueuler 10. 
gueux 72. 
hanneton 47. 
harceler 37. 
herbe -aux-chats 

39- 42. 
herbe de pic 58. 
hdrdtique 39. 
hermine 57. 
heure (de bonne) 

68. 
hibou 10. 20. 41. 
humeur (inauvaise) 

63. 
hurler 10. 
hypocrite 38. 44. 

46. 48. 63. 70. 

74. 76. 118. 
imbroglio 30. 
inculte (champ) 35. 
instruments de mu- 

sique 45. 68. 70. 

118. 
interjections 31. 

67. 71. 
ivre 32. 
Jamals! 31. 71. 
jante 35. 
jaunisse 38. 
jeux 45. 66. 77. 



joli 73- 
jugeotte 64. 
lambiner 62. 
lamprillon 28. 33. 

56. 
languissant 63. 70. 
lapin 22. 65. 
larve de hanneton 

28. 56. 
leiche 40. 
lierre 42. 

lieux d'aisance 51. 
li^vre 22. 
lima^on 53. 
limande 53. 
lombric 56. 
loquette 35. 
louche 52. 64. 70. 
loup garou 22. 
lubie 63. 
lucarne 62. 
luzerne 58. 
lynx 41. 
machines de guerre 

6. 29. 35. 43. 
macreuse 33. 
maitresse 66. 
maladie des vers ä 

soie 38. 
maladif 48. 73. 
malaise 64. 
malice 64. 
malin 64. 73. 
manchon 36. 59. 
mandragore 58. 
manger 61. 
maquereau 66. 
maquerelle 67. 
marceau 43. 
marcotte 43. 58. 
mari 67. 

marmaille 39, 66. 
marmotte 57- 68. 
marte 41. 
matifere dure (dans 

l'ardoise) 29. 
maussade 37. 44. 

48. 63. 



m^che 30. 
mendiant 61. 63. 72. 
mendier 61. 
menottes 4. 35. 
menthe 42. 
raenton 74. 
m^re 65. 
merlan 56. 
miette 61. 
mijauree 67. 
milan 10. 57. 
milouin 33. 
minauderie 43. 48. 

62. 63. 
mine 74. 
mite 56. 
moelle 75. 
moisir 64. 
moisissure 48. 64. 
moisson (achever 

la) 29. 
monnaie 32. 68. 71. 
montrer (se) 6r. 
morion (canard) 36. 
morose 63. 
moue 63. 
mouette 47. 57. 
moustaches du cbat 

60. 
mouton (pour en- 

foncer) 30. 
müre sauvage 51. 
museau 74. 75. 
myope 64. 
navire 29. 
nature de la femme 

31. 67. 70. 
nature de l'homme 

67. 70. 
niais 64. 
novice 66. 70. 
noyau (de noix) 34. 
uuages 29. 35. 59. 
nuque 38. 75. 
ogre 71. 
oeillet 58. 
olivier (fleur de 1') 

58. 



oncle 66. 
oranger (fleur de 

1') 58. 
oseille 51. 
outre 30. 
ouveiture (d'une 

chemise) 37. 
paillard 38. 
pain emiett6 61. 

118. 
pain grossier 61. 

118. 
panade 61. 
parcourir 60. 
parotides 38. 
passage (6troit) 55, 
passementeries 60. 
pätee 61. 
patron 31. 65. 
pattes (ä quatre) 

36. 47. 69. 
p6deraste 31. 
pelle 59. 69, 
peloton 35. 
pelotte 35. 
pens6e 42. 
p^re 31. 65. 
perruque 45. 
peuplier 28. 34. 42. 

58. 
piailler 10. 
picorer 37. 
pidce de bois 30. 
pidtiner 36. 
pince 30. 

pis (de vache) 75. 
plant 34. 
pleurer 10. 47. 
pleurnicher 47. 61. 
plongeon 41. 57, 
poche 39. 
poils 59. 
poire (variet^s de) 

29. 34- 43- 
poirier (sauvage) 51, 
polisson 38. 
politesse (exag6r6e) 

43- 



126 



pomme (vari^tes 

de) 43. 
pomme de terre 34. 

51- 
pot 69. 
potage 45. 
poulie 35. 
poupee 65. 
poupee de coton 35. 
prele 42. 
primevere 42. 
prostituee 31. 67. 
putois 20. 41. 57. 
quantite (grande) 

49- 
querelle 32. 37. 64. 
quereller 37. 48. 

50. 51. 78. 
querelleur 44. 64. 
queter 62. 
queue (du chat) 60. 
race 58. 
rachitique 38. 
raisin (varietes de) 

34. 43. 
räle 36. 69. 
ramolli 70. 
ramoneur 49. 66. 
ramper 34. 44. 61. 

69. 
räpe (ä percer) 43. 
rat 20. 21. 118. 
recoin 50. 
redens 30. 
regard (oblique) 74. 
regrattier 39. 



belette 86. 
bouder 87. 
chat 86. 87. 
chercher 87. 
contrefait 88. 
curieux 88. 
dessecher 88. 
excrdment 87. 
feindre 88. 
flairer 87. 



renfiogn^ 48. 78. 
renoncule 28. 
repaire 50. 
repugnance 38. 
reveche 48. 
revendeur 39. 
ricin 42. 
ricochet 45. 
roder 36. 64. 
roseau 42. 
rossignol (fausse 

cle) 43. 
roussette 28. 33. 

40. 
ruche 50. 
rumeur 69. 
ruse 32. 38. 64. 

72. 73- 
rustre 32. 64. 
rut 36. 
sangsue 56. 
satisfait 52. 
saule 34. 43. 58. 

69. 
sauvage 48. 
sauver (se) 36. 37. 
scolopendre 28. 40. 
sein 75. 
semonce 60. 
Serpentine 28 ; (en) 

46. 
serrurier 66. 
Serval 41. 
silence! 62. 
singe 42. 57. 69. 



sobriquet 49. 
sorcier ^g. 79. 80. 
sortie (des ouvriers) 

37- 
sortilege 49. 
sot 32. 64. 70. 
souche 58. 
soufflet 52. 
souillon 45. 
soupape 30. 
sourcil 74. 
soute 37. 
souteneur 66. 
squale 28. 40. 56. 
stupide 64. 
subterfuge 37. 
taire (se) 37. 
taloche 52. 
tanifere 50. 
tante 66. 
tapage 62. 
taquin 50. 
taria 41. 
tas (de ble) 29. 

59. 118; (de 

neige) 68. 
taupe 22. 
tdr^binthe 42. 
tete 73. 
thon sale 71. 
tigre (variete de) 

41. 
tire-lire 47. 
toit (pour abriter) 

29. 
traverse 30. 



trefle 34. 58. 
trigle 56. 
triste 64. 78. 
trou 37. 50. 
truc 35. 
tumeur 38. 
usurier 45. 66. 
vacarme 39. 44. 47. 

62. 69. 80. 
vagabond 38. 64. 
vague 29. 
vaisseau de guerre 

29. 
Vampire 71. 
vanneau 57. 
vaurien 44. 64. 
veau 10. 65. 
Velours 60. 
vendeur de marrons 

66. 70. 
ver 28. 69. 
ver ä soie 28. 33. 

47- 56. 
ver luisant 28. 56. 
verrou 59. 
vertige 44. 79. 
vetir 45. 
Visage 73. 74. 
volle (latine) 45. 
voler 37. 38. 64. 
voleur 32. 64. 72. 

73- 
vomir 38. 
vrille 34. 
vulneraire 42. 
zibeline 41. 



B. Relatives ä la Fouine. 



fouiller 87. 
füret 86. 
fureter 87. 
grifFonnage 87. 
groin 87. 
gronder 87. 
interjection de m6- 

pris 87. 
labeur 88. 
maigre 88. 



maladie(honteuse) 87. rayon de soleil 



malin 88. 
marte 86. 
mis^re 88. 
odeur (mauvaise) 

87. 
paresseux 88. 
piller 88. 
putois 86. 87. 
quereller 87. 



roder 88. 
ruiner (se) 88. 
ruse 88. 
sauver (se) 88. 
sentir 87. 
sot 88. 
sournois 88. 
tache 88. 
taille (de pelite) 



127 



amouracher (s') 95. 
apprenti 95. 
attendre (en vain) 

92. 
babiole 95. 
b ambin 95. 
barbe 94. 
böquille 95. 
bibelot 95. 
bizarre 92. 
blennie 94. 
bouche 94. 
bouder 90. 
bouderie 90. 93. 
bouffon 91. 
bouquer 90. 
bourrelet 96. 
brouette 93. 
caboche 94. 
camard 92. 
caprice 90. 
capuchon 94. 
chagrins 93. 
Chat 89. 
dienet 93. 
chien 89. 90. 92. 
chignon 95. 
chim^re (poisson) 

94- 

chrysalide 94. 
ciaquer des denls 

91. 94- 
cochon 90. 95. 
colin-maillard 96. 
compositeur (typo- 

graphe) 94. 
confus 92. 



C. Relatives au Singe. 

conles en l'air 96. guignon 96. 



coqum 94. 
corset 96. 
courtaud 93. 
crabe 94. 
cric 93. 

croque-mort 94. 
cuite 92. 
culbute 90. 
debauch^ 93. 
douillet 92. 
ebahi 92. 
enfant 95. 
ennuyer (s') 93. 
epouvantail 90. 



honteux 92. 
hypocrile 92. 
imitateur 92. 
inquieter (s') 90. 
interdit 92. 
ivre 92. 

jeu d'enfants 96. 
jeu de mots 92. 
lai (frere) 95. 
laid 92. 
lubie 90. 
mächoire 91. 94, 
maladie (grave) 94. 
mannequin 90. 



escamoteur(tourd') marasme 94. 



96. 
excentrique 92. 
fächer (se) 90. 
favori (de prince) 

94. 
femme (laide) 92. 

94- 
figure (grotesque) 

91. 
fillette 95. 
fou de cour 94. 
galette 96. 
gamin 95. 
gentil 92. 
gesticuler 9I. 
glande 94. 
gourmand 92. 
gracieux 92. 
grimace 91. 
griser (se) 92. 
grommeler 91. 



marionette 95. 
marmonner 91. 
mascarade 91. 
maussade 93. 
m^duse 94. 
m^lancolie 93. 
menton 94. 
meringue 96. 
mignon 92. 
mijauree 94. 
minaudier 92. 
monnaie (de singe) 

91. 
moquer (se) 92. 
morfondre 91. 
moue 90. 
moulin (pi^ce de) 

94- 
mouton (pour en- 

foncer) 94. 
mutiler 93. 



nabot 93. 

natura de la femme 

95- 
nature de l'homme 

95- 
niche 92. 
novice 95. 
pantographe 94. 
pätisserie 96. 
patron 95. 
plaisanter 92. 
plongeur 94. 
poche 96. 
poup6e 95. 
prostituee 95. 
prunelle 94. 
railler 92. 
reluquer 92. 
rhume 94. 
ruse 93. 
rustre 93. 
sac 96. 
sale 93. 
sombre 93. 
sot 93. 
soucis 93. 
soumettre (se) 90. 
soupiere 93. 
sourd 93. 
souteneur 95. 
Statuette 91. 
tabatiire 96. 
tour 92. 
treuil 93. 
triste 93. 
tromper 92. 
visage 94. 



ahuri 108. 113. 
alguazil 114. 
amadouer iii. 
amant 113. 
assoupir 112. 
apprivoiser iii. 
attraper 113. 



D. Relatives aux Strigiens. 

aumusse 108. blas6 114. 



avare 112. 
bagarre 109. 
balai 107. 
beau 112. 
birloir iii. 
bizarre 167. 



blottir (se) iii. 
boeuf 103. 
bonnet 108. 
bouder III. 
bouffir 113. 
bouiTon 109. 



bouge HO. 
bourrasque HO. 
bousiller 113. 
brosse 108. 
buse 114. 
cabane iio. 
cach6 117. 



128 



cacher in. 
cajoler in. Ii2. 
calotte HO. 
Canaille 107. 
capot 113. 
capuchon loS. 
caresser in. 112. 
caucbemar 115. 
chat 97. 103. 
chauve-souris 114. 
chauvir 112. 
chavirer iil. 
ch^vre 103. 
chienxo3. 108. 109. 
ciller (lesyeux) 107. 
coeur 114. 
coifFure 108. 
colfere (accfes de) 

III. 
colifichet 113. 
coquet 112. 113. 
coquin 113. 
corbeau lOl. 
coucou lOI. 
courbe 113. 
courir les fiUes 115. 
courlis 102. 106. 
couvet III. 
crapaud 103. 
cuite 113. 
culbuter lll. 
crepuscule 107. 117. 
crier 108. 
dandy 113. 
danse 109. 
degourdi II3. 
denoncer 108. 
diable 115. 
dissimul6 117. 
dorloter 112, 
dormir (debout) 

112. 



^bouriffe 108. 
echouer 112. 
ecolier 114. 
6corcheur 114. 
ecouter (atlentive- 

ment) II2. 
6crou (de pressoir) 

III. 
enfant 114. 
engoulevent 114. 
enhardir 112. 
enrhumer 11 o. 
epier 107. 108. 
epouvantail 115. 
escroquer 114. 
^tonne 113. 
evanouir 112. 
excellent 112. 
fantome 115. 
fauvette 114. 
femme (vieille) 1 16. 
fille (vieille) 116. 
flairer II 2. 
flauer 112. 
fou 114. 
froid 110. 
froncer (les sourcils) 

III. 
gaucher 113. 
gausser 109. 
geler iio. 
geniir 109. 
godelureau 113. 
gonfler 113. 
gratter II2. 
grave 107. 
gredin 113. 
grossier 107. 113. 
guilledou 115. 
heriss^ 108. 
huer 108. 109. 
huppe 114. 



hurler 103. 109. 
immobile 113. 
ivre 113. 
jeux HO. 
lenteur 104. 117. 
leurrer lil. 
lourdaud 113. 
lucarne 108. 
lutin 115. 
manger (sans mä- 
cher) 112. 
maquette in. 
maraudeur 114. 
marmite 116. 
maussade 107. 
melancolique 107. 
menager 112. 
milan 102. 
minauderie 113. 
misanthrope 107, 
monnaie 115. 
moquer lio. 
moquerie 117. 
myope 107. 
nature de la femme 

115. 
nuit 117. 
orage iio. 
pämer (se) 112. 
papillon 114. 
paresse 104. 117. 
penaud 113. 
perruque 108. 
pigeon 109. 
pipde HO. III. 
pirouette 106. 1 1 1. 
pleurer 109. 
plongeon 114. 
poin9on iii. 
poule 102. 107. 
Protestant II 6. 
quSter 112. 



railler 109. HO. 
raillerie HO. 117. 
räle lOl. 102. 
reculer 112. 
regarder (attenlive- 

ment) 107. 
renfrognö 107. 
renverser Hl. 
rev6rence 113. 
roder 114. 
rondeau (en bois) 

116. 
rus6 113. 
rustre 107. 
sabbat 109. 
sauvage 107. 
seditieux 107. 
s6rieux 107. 
silencieux 107. 

"3. 
sobriquet 117. 
soigner H2. 
solitaire 107. 
sombre 107. 117. 
sorcier II 5. 
sorciere 115. 
sot 113. 114. 
sournois 107. II 7. 
spectre 115. 
stup^fier 112. 113. 
tapir (se) ill. 
tete 108. 
tomber lil. 
toupet 108. 
trembloter II 7. 
vacarme 109, 
Vampire 115. 
vanneau 114. 
vase (pourl'oing) 11 1. 
veilleuse 107. 
vent HO. 
voleur 114. 



129 



Index des mots. 

(Les chiffres indiquent les pages.) 

A. Langues romanes. 
1. Fran9ais (et patois). 



abujer 77. 
acahuer 108. 
achaiti 37. 38. 
achatir 37. 
achavonter 108. 
agate 118. 
agater 37. 
agouffer 108. 
ahurir 108. 
amadou 77. 
amadouer 76, 
amadouler 76. 
amiauler 62. 63.76. 
amidonner 62. 76. 
amidouler 76. 
amioter 62. 
amiouler 76. 
amiste 66. 
amistoufler 61. 
amitonner 61. 76. 
amitouler 76. 
amuser 75. 77. 
apesart 80. 
argnö 1 1 8. 
argoulet 66. 84. 
arnö 118. 
attrape-minon 64. 
aufigner 87. 
aumusser 75. 
babifou 96. 
babion 89. 
babouin 89. 90. 91. 

93. 94- 95- 96. 
babouine 93. 
babouiner 91. 
barbouset 93. 
barcolle 57. 
barcolette 57, 
bertrand 90. 
beugler 14. 

Beiheft zur Ztschr. 



67. 



biauler 60. 
bibo 21. 
bilaiid 17. 
billade 81. 
bis 8. 21. 
biuler 64. 
bobo 21. 
bolotou 104. 
boualer 10. 
boubotte 100. 
boubou 100. 
boubouler 100. 
boulieron 105. 
bouliter 107. 
bouourer 109. 
bousette 75. 
braille de cat 42. 
brailler 10. 
brayette 42. 
braire 10. 
brairette 42. 
bren de cat 42. 
bruesche 115. 
bubo 100. 
ca 7. 52. 
cabalance 51. 
cabanncr III. 
cabier 20. 
caboche 99. 
caborgne 49. 52, 
cabouinolte 50. 
cabouri 45. 
cabourne 50. 
cacapuche 42. 
Cache -muse 70. 
cache-mistouri 70. 
cache-mite 70. 
cacornu 41. 
cacoue 42. 
ca d'souri 42. 

für rom. Phil. I. 



caeler 20. 
caelet 20. 53. 
cafougni 87. 118. 
cafounier 87. 
cafourchon 52. 
cafourneau 50, 
cafourner 50. 
cafournet 50. 
cafut 51. 
cahou 28. 29. 
cahonan 99. 
cahouette loi. 
cahoulette HO. 
cahu 99. 109. HO. 
cahuaille 107. 
caliuang9. 107. 109. 
cahuaner 108. 
cahuche 108. 
cahue 109. 
cahuet 108. 
cahuette iio, 
cahuler 108. 
cahute 1 1 0. 
cahuter 108. 
caiche-misseraude 

70. 
caillebaude 53. 
caillifourchon 52. 
calbalaiice 51. 
caleforchies (i) 52. 

53- 

caler 20. 
calette 20. 53. 
calfourchon 52. 
calibaude 53. 82. 
caliborgne 49. 52. 
calibourdon 52. 
calibourne 50. 
calicalaud 52. 
califourche 53. 



califourchon 52. 54. 
calimachon 53- 
calimande 53. 54- 
calimini 47. 
calimoulette 52. 
calivali 81. 
calorgne 52. 
calouc 52, 
calouche 52. 
calougne 52. 
camailler 84. 
camaieu 82. 
camarin 41. 
camines 48. 
camion 49. 
camirau 52. 
camiyao 48. 
canifourchon 53. 
Ganor 105. 
caon 98. 
caou 24. 29. 98. 
capalu 79. 
capendu 43. 
capigner 50. 
capleure 40. 
capleuse 40. 
carabin 84. 
cavable 41. 
caramagne 49. 
caramara 49. 
caramogna 49. 
caracailler 51. 
careilloux 44. 
caribari 81. 
carimalo 81. 
carimari 81. 
carimoireau 49. 
carmagnol 49. 
carmagnole 49. 
carouble 43. 



I30 



carpeleure 40. 81. 
carpeleuse 40. 
carpendu 43. 
carpigner 50. 
car])leu 40. 
carplue 40. 
carramiau 48. 
castafouine 87. 
casteiller 36. 
castille 37. 
castiller 37. 
castouiller 33. 
cat 29. 30. 
catabraie 42. 
catafouine 87. 
catailler 33. 
calaire 34. 
catamoise 49. 
catapuce 42. 
cataud 38. 
cat d'ermite 65. 
cat d'mai 44. 
cat drage 41. 
cate 7. 

cate-cate (faire) 48. 
cate catie 48. 88. 
catecolirjo 51. 
catecoue 42. 45. 
cateiller 33. 
cateleux 38. 
catelle 35. 
catepeleure 40. 45. 
catepeleuse 40. 
catepuche 42. 43. 
caterolle 37. 
cateron 60. 75. 
cate-souris 42. 
cati 24. 33. 38. 46. 
catiche 37. 
catier 39. 
catiere 37. 
catiller 33. 37. 
catimini 46. 
catimuron 51. 
catin 38. 
catine 34. 
catiner 36. 37. 
catolle 34. 



caton 34. 36. 39. 
catoner 36. 
catonier 39. 
catonner 74. 
catouiller 33. 
catouller 33. 
catouner 36. 
catrabeuse 49. 
catte 28. 30. 
catunas 74. 
catune 74. 
catuner 74. 
cauchemar 80. 
cauette 98. 
cauquemare 80. 
cauwe loi. 
cauwette 102. 
cave 98. 105. 
cavette 98. 
cavoche 98. 
cawan 98. 
cawe 98. 
cha 7. 

chabarrage 48. 
chabogne 44. 
chabourlette 44. 
chabourrer 5 ' • 
chabranler 51. 
cbabranloire 51.69. 
chabrotter 51. 
chabrun 44. 
cbabut 43. 
cbacignon 75. 
chacouat 44. 
chacrotte 45. 
chacrotter 51. 
chaculot 44. 
chaffeurrer 45. 
chafouin 41. 87. 

88. 
cbafouiner 87. 
chafouinetle 87. 
chafourettes 51. 
chafourni 52. 
chafourrer 51. 
chafrfe 109. 
chafrigner 51. 
chafrioler 52. 



chafrogner 51. 
chafuter 51. 
cbafutin 51. 
chagrain 78. 83. 
chagregnon 78. 
chagreigne 78. 
chagrin 78. 83. 
chagrigneiix 78. 
cbagriot 43. 
chaboran 99. 
chabou 99. 
chabouan 99. 
cbabu 99. 
cbabuan 99. 109. 

III. 
cbabuchet 100. 108. 
cbabuler 108. 109. 
cbabut 109. 
cbahute iio. 
cbabuter 108. 
cbait gairiot 41. 
cbaitener 37. 
chaiti 37. 
cbait-minon 47. 
chalibaude 53. 
cbalivali 8r. 
cbalorgne 52. 
cbamabieu 82. 
chamabon 21. 
cbamailler 84. 
cbamarao 21. 
cbamarou 48. 
cbamarrage 48. 
cbamarrette 48. 
cbameuler 47. 
cbamines 48. 
chamoine 76. 
cbamponeu 105. 
cban boran 104. 
cbaon 98. 
chapaki 79. 
cbaparder 84. 
cbapelet (dire son) 

II. 
cbaperon 104. 
chapon de lierre 

103. 
cbarabia 82. 



cbaramougne 49. 
cbarculot 44. 
rbareilloux 44. 
cbaribaude 53. 
cbarivari 81. 82. 109. 
charpigner 50. 
cbarpleuse 40. 
cbarqueue 42. 
cbasse-mäle 80. 
cbase-mare 80. 
cbasseton 104. 
cbastoulleux 33. 
chat 22. 28. 29. 30. 

31. 32- 
cbat ä griffes 30. 
cbataire 34. 
cbat h neuf queues 34. 
cbataud 38. 
chat bouri 45. 
cbat-brüle 43, 45. 
cbat-bure 45. 
cbat-cervier 41. 
chat-cbastel 43. 
cbat-cornu 41. 
chat-coupe 45. 
cbat d'älre 44. 
cbat de mars 41, 
chat de mer 28, 
chat-ecurieu 41. 
chat (faire le) 81. 
chatefouel 42. 
chateiller 33. 118. 
chatener 36. 
chatenet 38. 
chat en jambes 45. 
chat foince 44. 
chat garannier 41. 
chat-grille 43. 44, 
chat-bourant 99. 
chat-huant 97. 99. 

107. 
chatiere 37. 
chatiller 33. II8. 
chatillon 33. 
chat-loup 41. 
chat-malade 45. 
chat-miant 47. 
chat-musqu^ 41. 



131 



chatoiller 33. 118. 
chaton 34. 38. 
chatonner 34. 36. 

38. 
chatonnie 38. 
chatougniere 37. 
chatouille 33. 118. 
chatouiller 32. 33. 

37- ii8- 
chatoulle 34. 1 18. 
cliatouller 33. 1 18. 
chatouner 34. 36. 
chalounette 34. 
chatouniere 37. 
chatourne 52. 
chatoyer 37. 39. 

83. 
chat-pard 41. 84. 
chat-perchd 45. 
chat-putois 41. 
chat-rouanne 41. 
chatrouille 33. Il8. 
chat-soubelin 41. 
chat-souris 42. 
chatte 8. 25. 28. 

29- 30. 31. 32- 

45- 
chatte meurotte 47. 
chattemite 46. 
chatte mouillee 44. 
chattepelleuse 40. 
chatter 36. 38. 
chatterie 38. 
chattine 38. 
chatton 34. 
chatune 74. 
chauan 98. 
chaucemare 80. 
chauver 112. 
chauvette 99. 102. 

112. 
chauvir 112. 
chavagne 99. 
chavan 99. 
chavauder 108. 
chave 98. 
chaveche 98. 
chaveuillon 52. 



chaviche 98. 
chavin 99. 
chavoche qS. 
chavon 99. in. 
chavoner 108. i il. 
chavotte 99. 
chavouillard 107. 
chavouin 99. 
chawan 98. 
chawatte 98. 
chawe 98. 102. 
chawe-sori II4. 
chawer 108. 
chawetle 98. 
chawetter 108. 
chawon 98. 
chawotte 98. 
chayan 98, 
che 7. 

ch^ d'auue 41. 
chegrin 83. 
chehan-souri 114. 
cheran 96. 
chesson Il8. 
chet 30. 75. 
chete 7. 80. 
chette 28. 
chette de bos 100. 
chette-miniaoue 47. 
chettron 75. 
cheugner lll. 
cheupran 104, 
cheute 100. 
chevan 99. 
cheveche 97. 98. 

HO. 
chevoiche 98. 
chevolard 99. 
chevotte 99. 
chie-vent HO. 
chiotte 98. 
chivan iio. 
chivotte 99. 
choan 98. 
chocotte 102. 
chocou 102. 
choe 98. lOl. 112. 
choer 1 1 2. 



choete 98. 
chognard 107. 
chohan 99. 
choier iii. 
chon 98. 
choquard 102, 
chotte-marque 80. 
chouagner 112. 
chouan 98. 107. 

114. 115. 
chouart 98. 
chouatte 98. II 4. 
chouc 102. 116. 
choucas 102. 
choucasser 109. 
chouchette 102. 
chouchou 102. 
choucou 102. 
choudet 100. 
choue 98. 102. 105. 
chouer ili. 112. 
chouet 107. 
choueter ill. 112. 
chouelte 98. lOi. 
106. 107. HO, 
112. 114. 
chougner 107, 1 1 1. 
112. 

chougnet II 2. 

chouheler 108, 

chouine HO, 

chouiner 112, 

chouir 112. 

chouler 108. 109. 
HI. 

choune 98. 

chouon 98. 

chouotte 98. 

chouotter 107. 

chouou 98. 

chouquar 102. 

chouquesser 109. 

chouquet II 2. 

chouquette 102. 

chouyan 98. 

chouyer lil. 

chovan 99. 102. 

chovc 102. 



chowotte 98. 
choyer iii. 112. 
chue 98. 102. 
chu^che 98. 
chuer III. 112. 
chuette 98. 102. 
chuinler 98. 
chuyer H i . 
cligne-musette 70, 
cloque 103. 
clou 10 1, 
cloudet lOi. 
clouque 103. 
cloute lOl. 
CO 7. 79. 
coan 98. 
co-cawan 41. 
coco 21. 
co-cornu 41. 
coette 98. 
colima9on 53. 54. 
cop 99. 
coquiqui 21, 
cor au chat 45. 
cornemuse 71, 
cornerotte 104. 
co-souri 42. 
cossard 105, 
cossarde II 4. 
cotecolinco 51. 
cou 7. 

couailler 112. 
coucou lOI. 
coue de chat 42. 
couiller 112. 
courlieu 106. 
courpendu 43. 
courramiau 49. 
court-pendu 43. 
covette 102. 
cracasser 51. 
crah6-maw6 71. 
credo (dire son) li, 
crier 10. 
croque-mitaine 60, 

71. 
cuette 98. 
dada 15, 

9* 



132 



dame de nuit 105. 
d^catouiller 33. 
delure 113. 
demine 62. 
d6miter 62. 
diaute 104. 
dodeminer 69. 
dodo 15. 69. 
doudou 15. 
duc 97. 100. 106. 
ducquet loo. 
ebou 100. 
ecatiner 37. 
ecliatoiiiller 33. 
echouer 1 1 1 . 
effraie 97. lOi. 104. 
^gatter 36. 
embabouiner 91. 

92. 
emmitonner 61. 
emmitoufler 6r. 
encatiner 36. 
enchabarauder 49. 
enchamarauder 49. 

67. 
erchigne-chat 44. 
estaffier 21. 
estrie 115. 
6trangle-chat 43. 
euler 10. 
faguenas 87. 
faine 87. 
fangne 87. 
fawine 87. 
fei 20. 60. 
fengne 87. 
fersaie lOl. 
fetard 88. 
feugner 87. 
feugnon 87. 
fenler 11. 20. 
fichau 86. 
filer II. 73. 
filou 73. 
fine 87. 
fissel 86. 
flawenne 87. 
flouer 73. 



fluyne 87. 
foin 87. 
foine 87. 
fouainner 88. 
fou^e de chat 53, 
fougner 87, 88. 
fouin 87, 
fouinard 88. 
fouinasser 88. 
fouine 41. 87. 88. 
fouiner 87. 88. 
founiller 87. 
founique 88. 
foute II. 
fresaie 10 1. 106. 
HO. 114. 115. 
fresaude lOi. 115. 
fressaie lOl. 
freux 102. 
frouer loi. 102. 
fureter 87. 91. 
futin 20. 22. 
galfourchon 52. 
galmin 49. 
galmiron 49. 
galmite 49. 
gamahu 82. 83. 
gamahiTcher 83. 
gamigne 48. 
gamin 48. 49. 
gamine 48. 
gaoler 10. 
Gaspar 22. 
gastiller 33. 
gat 7. 28. 29. 30. 
gate 28. 
gatemine 47. 

gati 33- 
gatille 37. 
gatiller 33. 
gatillier 34. 
gatouiller 33. 
gatouller 33. 
gattance 37. 
gatte 28. 37. 
gatter 37. 
gattiller 33. 
gattine 38. 



gliaudot 104. 
gna (faire) 76. 
gnan-gnan 63. 
gnanwete 57. 
gnao 65. 
gnas 65. 
gnawer 7. 
gnawete 57. 
gnawler 9. 10. 
gnias 65. 
gnignette 67. 
gniocbe 59. 61. 64. 

65- 
gnioler 64. 
gnyayer 9. 
goffe 113. 
goutti^re lOl. 
graillon lOl. 
grappe-chat 44. 
gratouiller 33. 
gratter 33. 39. 
grau de cat 42. 
griffard 21. 
grignon 78. 
grimaud 78. 104. 

114. 116. 
grimaude 104. 
grimauld 78. 104. 
grin 22. 78. 
grippard 21. 
grippe-cliat 44. 
grippe-minaud 24. 

62. 70. 
grobis 21. 70. 118. 
gromiau 70. 
grondou^res 60. 
gros gnon 70. 
guenon 90. 92. 94. 

95- 
guenuche 90. 92. 

93- 95. 
guenupe 90. 93. 
guepard 41. 
gueti 33. 
guinoner 92. 
guvet 99. 
herminette 79. 
hibou 97. 100. 105. 



106. 107. HO. 

119. 
holotte 103. 
hopotte 99. 
houcheran 100. 
houette 98. 
houhou 100. loi. 

HO. 113. 
houboue 116. 
houlette 103. 
houperalle 104. 
houpeu 99. 115. 
houpi 99. 106. 
houpou 99. 115. 
hourant 100. 
hourette 100. 
hua 98. 102. 
huaille 107. 
huan 98. T02. 107. 
huant 98. III. 
huart 98. 114. 115. 
huau 115. 
hucheran lOO. 
huchette lOO. 
hucheur de nuit 100. 
huer 98. 108. 
huet 98. 113. 
liuette 98. 106. 
huguenot 116. 
liuguenote 116. 
hulotte 97. 103. 
huner 108. 
huon 98. 
huot 98. 
huperon 104. 
hure 100. 108. 
hure 108. 
hurette 100. 
hurlup6 108. 
huve 108. 
huyan 98. 
ibo 100. 
Jacques (oiseau) 

104. 
jeu de chat 44. 
Jon d'au bois 104. 
jurer 11. 
li^vre 22. 



133 



limarre 102. 105. 
lolo 15. 
lucheran 96. 
lucherou 96. 
lutronne 104. 
macaque 89. 
macasse 92. 93. 
macaud 18. 
macaveule 70. 79. 
macaw 92. 93. 
mache tte 105. 
macö 18. 58. 
macon 36. 
macou 18. 
raacro 19. 
madou 59. 77. 
madouler 76. 
magao 18. 
magasse 92. 
magaw 92. 
magnan 56. 
magnaque 66. 
magnaud 56. 65. 
magnier 66. 
magnin 58. 66. 
magnote 57. 
magoguel 94. 
magot 18. 56. 57. 

89. 91. 92. 94. 

96. 
mahon 19. 
mahou 19. 63. 
maignan 56. 66. 
mairnioin 95. 
maloua 17. 80. 
mandore 14. 
maou de cliat 44. 
maouche 105. 
maqui 89. 
mar 68. 80. 81. 
maragot 59. 
m'raoti 17. 
maraud 2. 17. 65. 

72. 73- 79. 
maraude 60. 67. 84. 
marauder 60. 62. 84. 
maraudeur 84. 
marc 19. 80. 



marcaou 19. 24. 
marceau 69. 
marcolatte 57. 
marcolle 57. 
marcot 58. 
marcotte57.58.59. 
marcotler 60. 
marcotteux 63. 
marcottin 59. 
marcoii 19. 22. 24. 

58. 64. 79. 80. 
marcouler 60. 
mareux 17. 24. 
margaou 19. 
margau 24. 57. 
margauder 60. 
margo 19. 
margolatte 57. 59. 
margotaine 57. 60. 
margotin 57. 86. 
margotte 58. 
margottin 59. 
margou 19. 63. 67. 

74. 84. 
margoul 64. 
margoulet 66. 84. 
margoulette 74. 
margoulin 64. 
margouline 74. 
marguet 67. 
marjmara 81. 
marlou 17. 22. 24. 

64. 66. 74. 79. 
marlouette 57. 
marlouf 64. 68. 
marmaille 95. 
marmaillon 95. 
marmion 69. 70. 93. 
marmioner 91. 
marmite 68. 69. 70. 

71. 
marmiteux 70. 
marmoin 95. 
marmot 69. 89. 90. 

91. 92. 93. 94. 

95- 
marmotaine 60. 69. 
marmote 68. 69. 



marmotonner 91. 
marmotte 69. 93, 94. 

95- 
marmotter 91. 
marmoue 70. 
'marmouse 69. 93. 

94. 
marmouselle 95. 
marmouser 90. 
marmouserie 93. 
marmouset 69. 89. 

91. 93. 94. 95. 

114. 
marnao 21. 
maro 17. 19. 80. 
maronner 9. 19. 

118. 
m'rou! 10. 
marou 17. 19. 20. 

24. 63. 72. 
marouf 17. 24. 64. 

65. 66. 67. 
maroufle 24. 67.72. 
marouler 60. 
marpaud 20. 32. 
marque 67. 
marquote 58. 
marroufle 72. 
marsault 69. 
martagot 58. 59. 
marte 86. 
marticot 90. 
matagot 57. 58. 59. 

89- 92. 95- 96- 
matau 17. , 

mategrin 69. 
mateu 17. 24. 
matois 64. 117. 
niatolon 17. 
matou 17. 22. 24. 

58. 64. 67. 76. 

79. 84. 
matou chaudronnia! 

66. 
matouin 84. 
matouler 60. 
matrou 17. 
maute 105. 



raawer 9. 
mawler 9. 10. 
megnot 65. 73. 
mene 56. 64. 73. 
menesse 67. 
menet 16. 
menette 63. 
m^niau 65. 
menin 65. 
menolet 65. 
menot 65. 
menou 16. 
meraude 67. 84. 
merco 19. 
meto 17. 
meugler 14. 
mezou 19. 
mi 21. 64. 
miache 61. 
miachee 61. 
miaille 14. 
miailler 60. 
mialer 9. 19. 
miamia 61. 
miander 10. 61. 
miandoux 63. 
miao 64. 
miaoder 64. 
miaolant 61. 
miaou 15. 24. 
miard 63. 
raias 64. 67. 
miasse 67. 
miat 67. 
miau 57. 
miaulard 57. 
miaulder 49, 
miaule 57. 
miaulee 61. 
miauler 9. 15. 60. 

62. 
miauloux 62. 
miauner 60. 
miawer 9. 
miche 95. 
micher 61. 
micheton 95. 
michette 23. 



134 



midouler 76. 
mi6 61. 
mier 61. 
mignard 73. 
mignarde 66. 
mignarder 62. 
mignaud 66. 
mignauder 62. 
mignauderie 66. 
mignault 73. 
migne 16. 24. 56. 

73- 
migneron 66. 
mignette 58. 59. 
mignon 16. 56. 58. 

65. 66. 68. 73. 
mignonne 66. 
mignonner 62. 
mignonette 58. 
mignote 66. 
Mignote 23. 
mignoter 62. 
migon 18. 
millaud 61. 
miller 60. 

mimi 21. 58. 65. 

66. 70. 
Mimi 23. 
mimiche 21. 
mimine 21. 
minaou 16. 
minard 56. 
miaaud 16. 24. 62. 
minauder 62. 
mine 8. 16. 24. 56. 

58. 59. 66. 73. 

74- 
minee 62. 
miner 62. 69. 
minet 8. 16. 58. 59. 

62. 75- 
minette 58. 65. 66. 

67. 74. 83. 
mingroUes 60. 
mini 8. 16. 24. 46. 
minine 59. 
minnot 73. 

minö 65. 



minoche 16. 
minois 74. 
minois 62. 64. 117. 
minolet 65. 
minon 16. 24. 56. 

58. 59. 60. 64. 

67. 74. 
minon-minette 62. 
minon-sä 69. 
minot 8. 58. 65. 
minou 24. 58. 59. 

64. 67. 76. 
minouche 76. 
minoute 8. 16. 59. 

63. 64. 65. 
mioche 59. 61. 65. 
mion 49. 56. 61.64. 

65. 70. 
mionette 58. 
mionner 60. 61. 62. 

63. 65. 
miot 61. 65. 
mioter 61. 
miou 56. 63. 
miouler 61. 
mique 18. 
miquet 18. 
miquette 18. 
miqui 65. 
mirawi 9. 
mire 16. 58. 
mirou 16. 24. 58. 
mirou 16. 24. 68. 
mis 19. 
mjsse 70. 

misseraude 66. 70. 
miste 73. 
misti 17. 24. 66. 
mistigouri 70. 
mistigri 17. 66. 70. 
mistin 17. 
mistouri 70. 
mistraille 68. 
mistrique 17. 
mistron 66. 
mitä (creuye d') 

66. 
mitaille 68. 



mitaine 60. 71. 
mitau 17. 25. 
mite 17. 25. 59. 60. 

62. 63. 68. 70. 
mitemoe 69. 
miteux 63. 
Mitis 24. 25. 
miton 17. 24. 58. 

59. 61. 62. 64. 
miton-mitaine 61. 
mitonnee 61. 
mitonner 60. 61. 

62. 76. 
mitou 17. 24. 25. 

62. 63. 66. 76. 
mitouche 66. 76. 
mitouf 24. 
mitoufle 60. 
mitouflet 24. 63. 
mitouin 63. 
mitourie 62. 
mitrounee 61. 
mitte 17. 68. 
mittaine 59. 64, 
mittasse 59. 
miuler 64. 
mnon 58. 
mogne 65. 
moineau 93. 
moirgan 19. 
monard 93. 
monaud 93. 
mone 57, 93. 
monst 92. 93. 
moneux 92. 93. 
moniche 95. 
monin 57. 92. 93. 
monique 91. 
nionnaie (de singe] 

91. 
monnequin 57. 
monon 93. 
morcou 19. 
morgue 74. 
morgou 19. 74. 
mote 68. 
mougnonner 74. 
moumou 21. 



moumouche 21. 
moumoute 21. 
mouni 92. 
mouniche 91. 95. 
mounin 16. 91. 95. 
mounou 16. 
mourre 66. 
mouse 75. 
mouser 75. 
mousette 75. 
mouson 75. 
mousse 65. 75. 
moussepin 65. 
moutchie 21. 
moute 17. 68. 
moutin 17. 
moutou 17. 
moutte 17. 
müre de chat 51. 
muse 67. 70. 75. 

77- 
museau 75. 
musequin 75. 
muser 77. 78. 
musette 67. 70. 75. 
müsse 75. 
mya 59. 64. II 8. 
niyaler 9. 
myander 9. 
myanner 9. 
myaoler 9. 
myaonner 9. 10. 
myaousi 9. 
myarer 9. 
myarler 9. 10. 
myarou 17. 
myawder 9. 
niyawer 9. 
myawler 9. 10. 
myayer 10. 
mye 61. 
myewer 9. 
mynwer 9. 
myö 59. 61. 118. 
myoder 9. 
myoler 9. 
myonner 9. 
myouler 10. 



135 



niche 75. 
nioche 64. 
nio 65. 
niton 64. 
Nitouche 76. 
nounou 15. 16. 
nuitre 96. 
oeil de chat 83. 
ceillet de chat 58. 
oiseau de la nuit 

96. 
oiseau de la mort 

104. 
oiseau sorcicr 104. 
orfraie 105. 
ouigner 10. 
oulette 103. 
oulotte 103. 
pandore 14. 
papifou 96. 
papion 89. 
parpaillot 116. 
pas de cat 42. 
pas de chait 45. 
passe matagot! 96. 
pater (dire son) 1 1. 
pateriotre (du singe) 

91. 
patron minet (des 

le) 68. 
palte pelue 20. 44. 
peleus 89. 90. 
pelu 22. 
piailler 10. 
pied de chat 28. 
pignechat 50. 
pitaou 20. 
pitö 86. 
pleurnicher 61. 



poire chat 29. 
poute 103. 
prendre le chat 29. 
presaie lOi. 
pyeurer 10. 
quahute HO. 
quauquemare 80. 
quenaud 92. 
queue de chat 34. 
quiafo 99. 
quigner 92. 
quignaud 89. 94. 
quin 89. 
quinaud 89. 92. 
quine 89. 92. 95. 
quinemine 91 
quinette 95. 
quiouc 102. 
racaut 20. 62. 
ragatoner 36. 
ramignauder 66. 
Raminagrobis 21. 

22. 
raminer 61. 
rander II. 
randou 20. 79. 
randouler 20, 
raoler 1 0. 
raotev 10. 
raou 20. 22. 23. 
raouer 60. 
ratacö 88. 
Raton 118. 
raud 20. 60, 
rauder 60. 
raudir 60. 
ravaudis 60. 
ravaut 20. 62. 
rechigne-chat 44. 78, 



r^gate 37. 
regrattier 39. 
renäo 79. 118. 
rioler 10. 
roder 60. 
rogatonner 36. 
romancer 60. 
romancines 60. 
rominer 11. 
romionner 10. 60. 
ronner 11. 
ronronner 11. 62. 
rou 10. II. 
rouande 59. 
rouanner 10. 41. 
rouauder 60. 
rouaut 20. 
rouer 20. 23. 
roumancines 60. 
roumiä 69. 
rouminer II. 
router 10. 
routouner 10. 
ruelle aux chats 55. 
rwandou 20. 
rwao 20. 
rwoder 10. 59. 
sagouin 89. 92. 

93- 
sagon 89. 94. 
samoireau 43. 
samoiseau 43. 
satouille 33. 118. 
satrouille 33. 118. 
sentou^res 60. 
Serval 41. 
singe 89. 92. 93. 

94. 95. 96. 
singerie 91. 



singcsse 95. 
singne 89. 
siure lo2. 
sognard 107. 
sorne 117. 
sorner 117. 
sornette 117. 
souatte 98. 112. 
souattoner 112. 
souette 98. 
Souffleur 10 I. 
sougner 107. 
sourne 117. 
sournette 117. 
surnoiller 117. 
sournois 117. 
stryge 96. 
suer III. 
suette 98. 
suotte 98. 
sute 98. 
taribari 81. 
tarpo 22. 
tartarin 90. 
teougnin 105. 
te.e de chat 35. 
thoon 105. 
Tibert 23. 26. 64. 
trembleur 104. HO. 
trompe-chat 45. 
tucquet 100. 
tyafo 99. 
ucheran 96, 
ucherot 96. 
ulule 114. 
vessard 20. 
voualere 20. 
yeux de chat 42. 



2. ProveriQal (et franeo-proven9al). 



abiada 76. 
abiata 76. 
abusa 77. 
acatamiaula 48. 
achatourli 36. 
achouca i i 2, 



afounna 87. 
agati 37. 
aglai 104. 
ahuco 100. 
aluca 108. 
amachouti 107. 1 13. 



amiada 76. 
amiatö 76. 
amistouso 58. 
amounel 92. 
argoulet 65. 



arremido 63. 
babouin 90. 
barbajan 104. 
barbäu 71. 
barufo 63. 



arnaul 19. 23. 68. 118. begoula 9. 



I 



beitana 60. 
beula 10. 
beuloli 103. 
biato 61. 
boubou 100. 
bouletou 100. 107. 
bousigä 43, 85. 
brania 10. 
bresago lOi. 
brouche 115. 
broxa 115. 
ca 7. 
9a 7. 

caban 99. loi. ill. 
cabanel 99. 107. 

114. 
cabanie lli. 
cabano in. 
cabec 99. 114. 
caborno 49. 50. 
cabougno 50. 
cabrareu 99. 103. 
cabriero 103, 
cabrilhau 114. 
cadosco 105. 
^afarou 41. 
cafer 44. 
cafinot 44. 
cafio 43. 
cafourno 50. 
cahus 100. 107. 
ca'inas 103. 
calaborno 50. 
calabrun 103. 107. 
caousette 86. 
capigna 50. 
carabagnado 49. 
carabin 84. 
caiabougno 50. 
cararnagnado 49. 
caramagno 47. 49. 
carami 48. 
carfio 43. 
caro 20. 
carpigna 50. 
castiglar 33. 
cat 7. 28. 32. 41. 
cat auguid 40. 



cat de mar 40. 
cat de founs 40. 
cat enfla 45. 
cat esquirol 41. 
cat fouin 41. 
cat marin 41. 
cat minoun 42. 
cat pudis 41. 
cdta 7. 28. 29. 30. 
catä 36. 37. 
cataborno 50. 
catacournillo 50. 
catadret 45. 
cataforno 50. 
catamarret 49. 
catamaula 48. 
catamiroto 47. 
catamitocha 76. 
cataras 33. 38. 
cataraugna 48. 
catarot 38. 
catarous 33. 
catasso 38. 
catelä 37. 38. 
cateto 33. 37. 52. 
cati 33. 34. 
cati^ 34. 
catifel 42. 
catifoula 44. 
catiga 33. 
catiglar 33. 
catigna 37. 
cadgoula 33, 
catilha ^^. 34. 
catimello 48. 71. 
catimoto 48. 
catitorbo 45. 
cato 7, 28. 30. 
cato bagnado 44. 
cato borgno 45. 
cato cendrouleto 45. 
cato d'aigo 40. 
cato faleto 44. 
catoio 38. 
catomaio 83. 
catomato 46. 
catomaucho 47. 
105. 



catomcrouno 46. 
cato miaucho 46. 
cato miäulo 47. 48 
cato miauno 46. 
cato miauro 46. 
cato miloueiro 49. 
cato mito 46. 
cato morto 44. 
catoniera 37. 
cato orbo 45. 
cato siau 44. 
cato sourno 44. 
catomi 34. 35. 38. 

39- 
catomid 34. 36. 37. 

38. 
catouneja 36. 
catouni6 38. 
catouniero 37. 
catouuo 34. 
catuegno 39. 
catuna 37. 
catusso 34. 
cau 98. 105. 
caucalo lOl. 
caueco 98. 
caufoue 43. 
caüs 100. loi. 104. 
cauucbe lOO. 
Cava lOl. 
cavec 98. 
cayeque 98, 
cha 7. 
chaban 99. 
chabanel 114. 
chabatre 50. 
chabeque 99. 
chabiou 99. 
chabo 99. 
chafaret 109. 
chafarou 41. 109. 
chafouec 43. 
chaio 102. 
chalusc 52. 
chamarrot 48. 49. 
chamata 84. 
chamatan 84. 
chanave 99. 



chapigna 50. 
cliarabarat 81. 
charabari 81. 
charabiat 82. 
charcouu 105. 
Charit 109. 
charpigna 50. 
charvio 102. 
chat 7. 31. 
chat sause 43. 
chata 7. 31. 
chatamusa 19. 49. 

71- 
chatarouio 38. 
chataiuelhat 52. 
cbatelli 33. 
chatid 34. 
chatiga 33. 
cliatigoula 32. 
chalilha 33. 
cliatilhoun 33. 
chatisso 38. 
chato 7, 28. 30. 

31. 48. 
cbatomito borlio 49. 
chatoun 35. 38. 
cbatria I18. 
cliatta 80. 
chau 98. 105, 
chaueco 98. 
chaurilha II 2. 
chaurilho 102. 109. 
chaurit 109. 
chauvio 102. 
cliava 102. 
chavan lll. 
chavancou 99. 
cbavano iio. 
chavant 99. I 14. 
chavantu 107. 
cbavec 98. 
chavesca 98. 
chebeque 99. 
chegren 78. 
cbeito 98. 
cheriou 103. 
chetta 80. 
ctievrerou 103. 



137 



chibeco 99. 
chiveco 99. 100. 
cho 98. 

choc 100. 109. 
chocou 102. 
chot 100. 104. 114. 
chota 107. 112. 
choti6 113. 
clioto 100. 
chouc 113. 
cbouca 108. 112. 
clioucard 102. 113. 
chouco lOi. 
choudet 100. 
choulo 103. 109. 

114. 
chouoc 100. 
chouot 100. 
chouqueli 102. 
chouriio 117. 
chourouli 102. 
chouta 107. 112. 
choutaiie in. 
chovon 99. 
chua 102. 
chuito 98. 113. 
chuva 102. 
cibec 99. 106. 1 14. 
cibeco 99. HO. 
cimec 99. 
cimi 89. 
coi 98. 
co'inou 103. 
co'is 100. 
courouli 102. 
Croup 20. 
clup 20. 
damasso 105. 
damo 105. 
deu 103. 
digou 100. 
do 103. 
doc 103. 
droblio 105. 
du 100. 113. 114. 
duc 100. 

duganel 100. 114. 
dugo 100. 



dugou 100. 116. 
duquct 100. 
encati 37. 
encalla 35. 
encatuna 37. 74. 
enmounina 90. 92. 
escano-cat 44. 45. 
escaragno-cat 44. 
escarrabin 84. 
escatifougna 87. 
esglari 104. 
esparboulat 113. 
espoufida II. 
estavani 112. 113. 
estegno-cat 43. 
estranglo -cat 40. 

82. 
estrego I15. 
eteula 96. 
fa 7. 

faganas 87. 
faguinas 87. 
faguino 86. 
fahino 86. 88. 
faino 86. 88. 
fait 86. 88. 
faitaid 88. 
farou lOl. 102. 
feinard 86. 87. 
feiuo 86. 87. 
feludza 60. 
fenna 87. 
feruno 86. 
fiou loi. 
fisseu 86. 
fleinard 87. 88. 
fleno 87. 
füino 86. 
louainna 88. 
Ibuina 87. 88. 
fouineto 88. 
fouinna 87. 
fouino 86. 
founilha 87. 
Ibunnä 87. 
fresago lOl. 

Ca 7- 
gabus 99. 



gagnivel6 ^l. 
gagnon 90. 
gahiuo 86. 
gahus 100, 
gaino 86. 
gamarro 48. 104. 
gaminoun 42. 
gar 19. 

garamaudo 115. 
gardo-villo 105. 
gari 19. 
garo 19. 
garou 19. 
garri 19. 20. 63. 
garro 19. 
garrouio 64. 
gat 7. 28. 30. 
gat brareu 99. 
gat esquiro 41. 
gat pitoc 20. 41. 
gat sause 43. 69. 
gat urlan 41. 
gata 7. 28. 
gatalha 36. 
gatamina 47. 48. 
gatarro 38. II 8. 
gate de Faulet 23. 
gatelion 34. 
gati 33- 
gatibourro 94. 
gatifel 42. 
gatifourro 44. 51. 
gatiga 33. 
gatihorno 50. 
gatilha 33. 38. 
gatilhoun 34. 39. 
gatillon 35. 59. 
gatimello 17. 48. 
gatine 80. 
gatio 38. 
gato 7. 28. 29. 
gatodi 118. 
gatol 39. 

gatolion 33. 35. 39- 
gato mi^uto 46. 
gaton 35. 
gatoun 39. 
gatouna 36. 



gatouniardo 33. 
gatupitocha 41. 
gatusa 36. 
gaueco 98. 
gehus 100. 
gnarro 20. 
gnato 61. 118. 
gnau 61. 67. 
gnauca 57. 63. 

113- 

gnaugna 9. 10. 61, 
gnäula 9. 
gni^uca 57. 
gnocca 57. 
gnougna 62. 
gori (gorri) 19. 
grapo-minaud 70. 
gralo-minaud 69. 
graula 10. 
graumela lO. 
gresale 103. 
greula 10. Ii. 
grimaud 104. I15. 
grimaudo 115. 
hagino 86. 
lia'ino 86. 
haou 98. 
hourougou 100. 
hourouhou 100. 
itoula 96. 
Jan l'oli 103. 
jaro 20. 
javan 103. 
javan^ 103. HO. 

115- 
javanel 103. 
jo düu cat 82. 
loco 114. 
loppaz 104. 
lutseihi 108. 
niachoto 105. 107. 

1 10. III. 113. 116. 
machoueto 105. 
machoutin 114. 
machurlo 58. 
magn 63. 
magna 56. 
magnac 56. 63. 



138 



magnan 56. 58. 65. 
magnard 56. 
magnaud 56. 65. 
niagni 56, 58. 66. 
magnin 64. 
m.ignon 56. 
magnot 56. 
magnoto 57. 
magnoun 63. 
maltro 86. 
mamiäu 70. 
mamiu 70. 
niamois 89. 
niara 17. 
maraco 56. 
maragnan lO. 70. 
marcou 19. 66. 
margoiilet 65. 
margoulin 65. 
marlo 17. 
marmäu 70. 
marraousilho 95. 
niarmutin 21. 69. 

71. 117. 
marmusat 94. 
maro 17. 19. 
marracho 56. 
maiTo 17. 
marsause 69. 
martou 17. 
martre 86. 
mat 64. 

matagot 57. 58. 
mataou 17. 
mate 17. 
raato 17. 
matre 17. 
matucel 58. 
maturlo 58. 
mäula 9. 
mcgna 65. 
megnin 66. 
megno 63. 
megnolla 95. 
megnune 66. 
meina 65. 
mello 71. 
menet 16. 63. 



menin 63. 65. 75. 
menino 65. 
menit 65. 
meno 58. 65. 67. 
menout 65. 
menugueto 58. 
möola 9. 
mera 17. 
merco 19. 
merga 19. 
mero 17. 
merou 17. 
merro 63. 74. 
meto 17. 
mettana 60. 
meuco 61. 75. 
meura 17. 
mgna 65. 
miäla 9. 

mian 60. 62. 67. 
miäna 9. 64. 
miaoucho 46. 65. 
miära 9. 
miaro 17. 20. 
miarou 57. 
miarro 19. 
miato 61. 62. 118. 
miau 10. 67. 
miauco 57. 
miäula 9. 
miaulard 57. 
miaulo 57. 
miaulo-miaulo 70. 
mihuna 9. 10. 
miäura 10. 
miaureo 67. 
michoulo 105. 
mico 18. 65. 95. 
mietoun 57. 
mieu 56. 
mieugna 9. 10. 
mieuna 9. 
migna 65. 
mignaud 16. 
migneroun 65. 
migno 16. 65. 
mignou 65. 
mina 65. 



minau 68. 
minaud 16. 
mine 65. 
minet 16. 59. 63. 

65- 
minet-minet 66. 
mineto 56. 62. 74. 

76. 
minin 75. 
mino 16. 58. 63. 

65. 
minodou 58. 
minon 38. 
minoun 58. 
minouna 60. 
minouno 62. 
minous 63. 
mio 57. 60. 
miola 9. 
mioleto 58. 
mionna 63. 
miou 57. 
mioula 9. 20, 
mirco 56. 
mire 16. 
mirgau 63. 
mirihi 61. 62. 
miro 16. 
miroun 58. 
miroun-mirello 62. 
misto 73. 
mistorio 58. 
mistoulin 73. 
mistoun 63. 
mitilii 62. 
mito 63. 
mitoucho 76. 
mitsowe 105. 
miular 9. 
mna 68. 
mnana 9. 
mo 21. 
moino 58. 
mona 90. 
monina 93. 
raor 74. 
morga 74. 
moro 17. 74. 



morro 17. 
mossi 65. 
moto 17. 
motou 17. 
moucacarie 91. 
moucaco 89. 91. 
mouchacho 65 
mouechoulo 105. 
mougne 92. 93. 
mougnegnarie 91. 
mougnegno 58. 
mougno 58. 74. 91. 

92. 
mougnonä 74. 
mouino 91. 
mouna 16. 90. 94. 

95- 
mouna 90. 92. 
mounaco 91. 
mounaire 90. 
mounard 16. 58. 

92. 93- 
mounassari6 63. 
mouneco 94. 
mounegueto 104. 
mounel 90. 92. 
mounet 16, 
mouni 58. 92. 93. 
mouniflo 95. 
mounin 16. 58. 
mounind 90. 
mouninado 90. 
mouninarie 90. 91. 
mounineja 90. 
mounino 56. 58. 90. 

91. 92. 
mouninous 92. 93. 
mouno 16. 56. 58. 

74. 90. 91. 
mounoune 66. 
mounzo 92. 
mouo 21. 
mourre 74. 
mouset 91. 
mousiga 75. 
moustelo 86. 
musso 75. 
myana 16, 



139 



myaro i6. 
myaura 9. 
myeoula 9. 
myona 9. 
myouna 9. 
myoura 9. 
myowga 9. 10. 
myowva 9. 10. 
nechoulo 96. 
nichoulo 96. 114. 
nietola 96. 
nino 58. 65. 
nioca 113. 
nistoun 63. 
nitolo 96. 
nitsoulo 105. 
no 57. 
nocca 57- 
nouno 15. 
nouchoulo 96. 
nuchola 96. 
nuchoro 96. 
nuecho 114. 
nuechour 96. 107. 
nuitela 96. 
ouhec 100. 
parpalho I16. 
pato mineto 44. 
pato peludo 20. 
ped de cat 42. 
peluso 40. 
penchina la cato 
50. 



petavet lOl. 
pioque 102. 
pitocha 86. 
quina 89. 
quinard 89. 
quinaud 94. 
quioco 103. 
rabadan 81. 82. 
rabin 82. 84. 
rahcle loi. 
ramadan 81. 82. 

IC9. 
ramagnol 63 
ramamiau 10. 69. 
ramatan 81. 
ramia 11. 20. 82. 
ramiata 81. 
rana II. 
rangoula II. 
raoumeco 71. 
ratoun llS. 
raugna 10. 
remamiau 63. 
reiniäuma 10. 69. 
remiSuta 81. 
remoumia 10. 69. 
rena li. 19. 23. 
renaire 19. 
ressa 11. 
rigatie 39. 
ripo 105. 
rispa(dü) iio. 
rispo 105. 1 10. 116. 



roufa II. 
rougna 11. 
roumadan 63. 
roumatan 81. 
roumeco 71. 
roumia il. 
roumiäu 10. 70. 71. 
roumieuta 81. 
roumiu 63. 
rouna i i . 
rounca 11. 
rounfla II. 
rounga II. 
rounna 11. 
sa 7. 

sabranla 51. 
samatado 84. 
sarabiat 82. 
savan 99. 
savaz 102. 
save 102. 
segren 78. 
sevan 99. 
sevta 99. 102. 
simi 89. 
singe 89. 
sivitoula 114. 
sofaret 109. 
sorn 117. 
sourna 117. 
sourno 117. 
sovan 99. 
sta 7. 



stafarou 41. 
sie van 99. 
suito 98. 
sumia 89. 
sussa-lampas 103. 
suto 98. 
suvetotte 99. 
suvetta 99. 
tartarasso 105. 1 14. 

116. 
tsa 7. 

tsafarou 41. 109. 
tsafouin 87. 
tsarco 105. 
tsato 7. 28. 
tsatrouia I18. 
tserbrejouin 103. 
tserijouin 103. 
tseveco II5. 
tsivrijouin 103. 
tsolandie 43. 
tsotiele 52. 
tsotilho 33. 
tsuvetta 103. 
tue 100. 
tuquet 100. 
lyoque 102. 
uganau 116. 
ugue 100. 
ugou 100. 116. 
zore 20. 
zouetta 98. 



3. Italien (et patois). 



acchiole 98. 
accivellare 112. 
accivettato 113. 
affutari 11. 62. 
affutu 63. 
agaruffarsi 51. 
agattigliarsi 37. 
agattirisi 36. 
agattonare 36. 
albogatto 42. 
alloccare 107. 108. 
alloccarello 96. 



alloccheria 109. II3. 
allocchire 113. 
alloccogö. 113. 114. 
allucca 108. 109. 
alluccari 114. 
alluccata 109. 
allucco 108. 
aminiccare 91. 
ammusarsi 75. 78. 
ammussare 75. 
assiuülo 98. 106. 
114. 



auco 100. 

ave maria (della 

beituccia) 91. 
babbuasso 93. 
babbuiuo 89. 93. 
baboin 92. 
barbagianni 104. 

106. 114. 
barbajanni 104. 
barbazane 104, 
barbogio 70. 
baruf 63. 



battu 17. 
battuliuu 17. 
battu niarruda 80. 
bella donna 105. 
berta 90. 92. 
berteggiare 92. 94. 

95- 96. 
bertonar 93. 
berlone 93. 95. 
bertuccia 90. 91. 9: 
bertuccio 90. 
bertuccione 92. 96. 



140 



bignatta 56. 
bignoro 75. 
bis 8. 
bisen 8. 
boncia 18. 67. 
bonciana 67. 
bonciarella 67. 
boncinello 59. 
boncio 59. 63. 65. 
brusciu 115. 
bubbolare 100. 
buci 62. 
bugigatto 43. 
burdigotto 43. 
busigot 43. 
cacapuzza 42. 
calacitru 51. 
calapuzzo 42. 
calzagatt 45. 
camajin 82. 
cammeo 82. 83. 
camoino 82. 
camussati 82. 
capogatto 38. 43. 

44. 
caragiai 51. 102. 
carcarazza 51. 
carel (fa 'nda '1) 11. 
cata 8. 51. 
catabisse 51. 
catabolda 49. 
catabui 44. 
calacitru 51. 
cataco^liere 51. 
catacolto 51. 
catafascio 51. 
catafosso 48. 51. 
catafunne 51. 
catamarri 47. 
catambota 43. 
catamella 75. 
catamellon 47. 75, 
cataminari 51. 
catamlenna 48. 
catamone 48. 
cataniusu 51. 
catapuzza 42. 
catapuzzo 42. 



catavaffa 43. 
cataria 34. 
calatufulu 51. 
catatummulu 43. 
catorba 45. 
catorbia 43. 
catralbsso 48. 
cati'amonaccia 48. 

49- 
catta 8. 31. 
cattara 31. 
cattula 31. 
catubbe 43. 
catuna 37. 
catuniari 36. 
cecavoccola 102. 
cervel di gatto 

79- 
cctafugn 41. 
chiö 98. 113. 
cliiodu 100. 
chiove 98. 
chiü 98. 

chiucchiurlaja 109. 
chi-acchiurlaie 108. 
chiuppu 99, 
chiurlare 108. 
chiurli 106. 
chiurlo 102. 106. 

114. 
chiusso 100. 114. 
chiuvine 98. 
cliivino 98. 
ciat 8. 

ciata losca 45. 
ciaton 34. 
ciatonera 37. 
ciave 102. 
ciavole 102. 
ciö 98. 
ciocch 113. 
cioetta 98. 
ciofo 113. 
cioia loi. 
ciole 109. 
ciorla 102. 
ciovetta 99. 
ciü 98. 



ciuc 113. 
ciucca 113. 
ciuetta 98. 
ciiirlo 102. 
ciurlotto HO. 
ciuss 102. 
ciusso 100. 
ciult 100. 
civetta 99. iio. 

112. 115. 
civettare 107. 109. 

III. 112. 
civetteria 113. 
civettino 113. 
civettone 113. 114. 
coa d' gat 43. 
coccovaja loi. 1 13. 
coccoveggia loi. 
coccoveggiare 113. 
cornamusa 71. 
croass 102. 
crui 114. 
cucca loi. 107. 1 10. 

114. 
cucchiari 109. 112. 

113- 

cuccovaja lOl. 
ciiccu lOI. 
cuccuascia loi. 
cuccufiu loi. 
cuccuja loi. 
cucculiare 109. 
cuccumeggia loi. 
cuccumiau loi. 
cuccuni loi. 
cuccuniari 109. 112. 

113- 
CQCcupiu 99. 
cuccuvaja lOl. 
cuccuveggia lOi. 
cuciuni 103. 
curlo 102. 
curniliu 106. 
diavo 'd montagna 

doseul 100. 
ducco 100. 
duch 100. 



dugo 100. 

düs 100, 

duso 100. 

dut 100. 

erba di gatt 42. 

facciomrno 104. 

114. 
faina 86. 
fajma 22. 
felina 57. 
felippa 20. 67, 
filecche 62. 
filippa 20. 62. 
filon 73. 
tiutare 62. 
Ibin 86. 
foina 86. 
fotta 63. 
friste (fruste)! 8. 
frunfruna il. 
fuanu lOl. 
fuchien lOi. 
fuganu loi. 
fuina 86. 
fuinä 88. 
fusa (far le) li. 
futta 63. 
gammaute 83. 
garolfo 22. 
garusola 51. 69. 
gat 8. 28. 29. 35. 

64. 
gata 8. 28. 
gatd 37. 
gatafrust 43. 
gatafura 45. 
gatagnau 47. 
gatalin (a) 52. 
gata morbana 44. 
gata piata 44. 70. 
gataria 34. 
gatarora 37. 
gatäs SU 36. 
gat6e 35. 36. 
gateria 39. 
gatibolda 49. 
gatigol 34. 
g'itin ^s. 



141 



gatina 33. 
gatina 34. 37. 58. 
gatino 37. 
gation 35. 
gat-maimon 42. 
gatogna 37. 
gatoid 36. 
gatorba 45. 
gatorbia 43. 
gatta 8. 28. 29. 32. 

37- 
gatta buia 43. 
gatta cieca 45. 
gatta di Masino 

23- 

gattafurato 51. 
gattaiola 37. 
gattamogna 46. 48. 
gattamorta 44, 
gattaorba 45. 
gattaredda 33. 34. 

36. 
gattarigolare 33. 
gattaro]a 37. 
gatteccio 36. 
gattefelippe 20. 48. 
gatteggiare 36. 38. 

39- 
gattella 34. 
gattello 35. 
gattei-o 34. 
gattesco 36. 60. 
gatti! 31. 
gattiari 36. 
gattice 34. 
gattifilippi 18, 
gattigliare 33. 37. 
gattiglio 35. 
gattillare 36. 
gattina 33. 
gattino 34. 36. 38. 
gatto 8. 28. 29. 30. 

32. 36. 
gattofodero 45. 
gattola 33. 35. 
gattolare 36. 38. 
gattolo 34. 
gattomagnoni 47. 



gattomammone 42. 
gatton gattoue 36. 

47- 
gattonare 36. 
gattone 34. 35. 38. 
gattoni 35. 38. 118. 
gattopardo 41. 
gattorbola 45. 
gatto spusso 45. 
gatto zibetto 45. 
gattu 8. 31. 
gattuccio 33. 35. 
gattuffu 24. 
gattul 35. 
gattumaglia 39. 
gattupi[^nula 42. 
gattuscio 33. 
gattussu 33. 
gaturnia 36. 
gatun 36. 
ghiattu 8. 
ghicc! 8. 
ghiss 8. 
giattu 8. 
gnagn 64. 
gnagnä 64. 
gnagnao 64. 
gnagnara 60. 64. 
gnagnarire 67. 
gnagneo 62. 
gnagnera 60. 63. 64. 
gnagno 64. 
gnagnolla 63. 
gnagnue 62. 
gnan 63. 
gnao 64. 

gnaogne 10. 60.62. 
gnaolar 60. 61. 64. 
gnarragnanau 10. 
gnaulare 10. 
gnauo 64. 
gnavolare 10. 
gnegna 60. 
gne gne 64. 
gnegnero 64. 
gnegnu 64. 
gnero 61. 
gniccar 61. 



gnicchd 6t. 
gnignetta 64. 
gnignon 63. 
gnignu 64, 
gnocco 64. 
gnogn^ 60. 62. 
gnognu 64. 
gnola 62. 
gnorgne 62. 
gnorgne 61. 
gnular 60. 
gnuoccole 62. 
gnuognole 62. 
goffeggiare 113. 
goffo 110. 113. 114. 
gofo 99. 114. 
gualiari 10. 
gufare io8. 109. 
gufarsi III. 
gufeggiare 108. 109. 
guffo 99. 114. 
gufo 99. 106. 107. 

108. 113. 114. 
imbertonire 95. 
incatigiar 35. 
incatigio 35. 
incatigion 35. 
incatorbiare 43. 
incivettire 112. 
ingattiar35.36.37. 
ingattigiar 35. 
ingattigliare 35. 
ingattire 36. 
ingattolare 35. 
jacobbu 104. 106. 
jatta 8. 
jattalora 37. 
loc 96. 
loccaione 96. 
locch 96. 113. 115. 
loccheggiare 108. 
locco 96. 114. 
louc 114. 
luccä 108. 
luccareccio 109. 
luccari 115. 
luccaro 96. 108. 
luccaru 96. 



luccbera 107. 
luccherare 107. 
lucchiari 109. 
macacco 89. 92. 93. 
magna 66. 
magnan 67. 
magnano 66. 
magnate 56. 
magnato 67. 
magnatta 56. 
magno 59. 
magnosa 67. 
malmignatta 69. 
mamao 21. 71. 
mamau 10. 56. 70. 

71- 
mamauin 56. 
mamiu 10. 70. 
mammone (gatto) 

42. 89. 
mamutone 71. 
mananna 16. 
mao 67. 
marabiand 69. 
maramao 71, 
marameo 71. 
maramiari 69. 
maras 73. 
marcona 67. 
marcone 66. 67. 
margnac 70. 
margnao 21. 70. 
margolalo 59. 
margotta 58. 
margotto 58. 
marmaglia 95. 
marmao 71. 
marmeo 70. 
marmignattu 69. 
marmocchiaja 94. 
marmocchio 69. 93. 

94- 95- 
marmogio 68. 70. 

71- 
marmot 95. 
marmotta 69. 94. 
marmotto 69. 
marmutone 71. 



142 



m.ire) 73. 
marottu 73. 
marramamau 10.71. 
marraraau 10. 71. 
marrufino 66. 
marrusco 73. 
martufe 90. 
martuffo 93. 
tnartuzza 90. 
maruf 63. 
marusola 69. 
matlaiole 63. 
iTiaüglia 66. 
maule 62. 63. 
maule lo. 
mauma 71. 
mavele 62. 63. 
mazzagatto 45. 
mazzamario 80. 
mazzamauriello 80, 
'mbertecale 92. 
menna 75. 
menona 65. 
mgnangaton 69. 
miaca 64. 
miägna 10. 64. 
miagolare 9. 10. 58. 

60. 
mianna 67. 
miascio 62. 
miaula 64. 
miauliari 10. 
miavolare 9. 10. 
• micca 69. 
miccheggiä 95. 
micco 8. 61. 
micco 57. 89. 93. 

95- 
micchetto 57. 
mi^e 65. 
micia 18. 57. 
mi9iarole 65. 
micio 18. 67. 
miciola 57. 
miciolo 58. 
mldu 18. 64. 
migna 16. 58. 66. 
mignanna 16, 56. 



mignao 21. 
mignatla 56. 
mignatti 56. 
mignattino 57. 
mignalto 56. 
mignattone 57. 
miguella 56. 
mignen 16. 
mignera 56. 
mignetta 56. 
migni 16. 64. 
mignin 66. 114. 
migno 16. 58. 
mignocco 64. 
mignoccole 62. 
mignola 58. 
mignole 68. 
mjgnolo 58. 75. 
mignone 62. 

mignonu 64. 

mignoro 75. 

mignosa 67. 

mignota 66. 

mimi 21. 59. 

mimiu 2f. 

minau 16. 

minell 16. 

minella 66. 

minen 16. 

mini 8. 16. 

minin 16. 

mininu 65. 

minna 75. 

minnali 64. 

minnanu 64. 65. 

minnicaria 62. 

minnicu 61. 

minnigatta 69. 

minnona 65. 

minnone 66. 

minnu 16. 

minnuni 64. 

minon 16. 

minone 62. 

miniigatt 68. 69. 

mionzo 60. 

mirrimimiu 71. 

mismaffi 60. 



misc iS. 
miscin 18. 
mitoccia 66. 76. 
miula 57. 
miulu 64. 
miuluni 64. 
mivola 57. 
mnein 16. 62. 
mno 16. 
mogio 19. 63. 71. 

118. 
mogn 66. 
mogna 16. 
mognd 58. 
mognaquacia 70. 
mogne 62. 
mognin 16. 
mogniue 62. 
mognö 16. 
mognole 67. 
mognon 58. 
moine 62. 
mona 57. 89. 90. 

95- 
monalda 95. 
monät 93. 94. 
monatto 94. 
mone 62. 
monello 95. 
moniu 16. 
monina 57. 95. 
monine 62. 
monna 57, 92. 95. 
monnino 92. 95. 
monno 92, 
monnosino 92. 
monnoso 92. 
mono 93. 
morgio 63. 
morgn 63. 
morgna 6i. 
morgnao 21. 
morgne 62. 
morgnin 63. 
morgnine 62. 
morgnon 59. 63. 78. 
morimeo 71. 
mormicca 69. 93. 



mosc 18. 65. 
mosciame 71. 
moscillo 18. 
moscin 18. 
moscio 18. 63. 
mosi 19. 
mösi 19. 63. 
moss 19. 63. 
mezza 65. 67. 
mozzo 65. 
muchio 18. 61. 
muchione 18. 64. 
muci 8. 62. 
mucia 18. 67, 
mu^iä 62. 
mucina 59. 

mucino 59. 

mucio 18. 62. 
muciulu 62. 

muciuluni 62. 

muciumä 71. 

mugia 58. 65. 

mugna 74. 

mugno 74. 

miigola 10. 

muninin 75. 

murgnun 78. 

musa 58. 75. 

musare 78. 

musc 65. 

muscia 18. 65. 

muscid 62. 

musciamme 71. 

muscio 18. 63. 70. 

musciomatteo 70. 

musciumä 70. 71. 

musc 75. 

mussi 19. 

müsse 19. 75. 

mussu 19. 63. 65. 

75- 
muzza 67. 
'ncataminu 47. 
'ndruva 11. 
'ngufanarse 113. 
nicchiare 61. 
nicchie 57. 
noUola 96. III. 114. 



143 



noUolina ill. 
nottolo 114. 
nottolone 114. 
nottua 96. 
oloch 96. to8. 
oloche 108. 
oluc 96. 
orazione (della ber- 

tuccia) 91. 
oiilouc 96. 114. 
pantegana 21. 
papajanni 104. 
paragatto 43. 
pigra 104. 114. 
piula 103. 
rabadan 81. 
ragattinare 36. 
ragguffato 107. 
rägna 10. 47. 
ramadan 81. 
ramanzina 60. 
ramogn 20. 
rautta 22. 
regata 37. 
regatta 37. 
regaltare 37. 
regnolejare 10. 61, 
rigatta 37. 
rigattare 36. 37. 

39. 
rigattato 38. 
rigattu 37. 
romancina 60. 
ronfe II. 



russar II. 
sagri 83. 
sagrin 78. 
sagrin 83. 
sagrinäse 78. 
sarnacchio 117. 
sbertare 92. 
scalzagatti 44. 
scanagat 44. 
scaramuleta 102. 
scatamasciu 47. 
scataminacchi 48. 
scalar 36. 
scation 35. 
scemonito 93. 
sciamunito 93. 
sciatta 29. 
scigna 89. 
scigueta 99. 
scimia 89. 
scitniato 92. 
scimignato 93. 
scimmia 89. 92. 
scimone 92. 93. 
scimunito 93. 
scina 89. 
sciueta 98. 
sciutt 100. 
scupiu 99. 
segrenna 78. 
seuta 102. 
sfacciommo 104. 
sgatd 37. 
sgat6 36. 



sgatee 35. 
sgatona 36. 
sgattigliare 33. 39. 
sgattion 35. 
sgnaular 60. 61. 
Signa 89. 
sigrino 83. 
simia 92. 
simiotto 94. 
simmia 89. 92. 
simiton 90. 
simon 93. 
simunito 93. 
sitola 98. 
siveta 99. 
sivitola 99. 1 14. 
smacio 62. 
smagio 62. 
smiacio 62. 
smiascio 62. 
smiss 19. 
smona 93. 
smonarse 93. 
soeta 98. 
soia III. 
soiare 109. in. 
sorazza 104. 114. 
sornacchio 117. 
sornione 117. 
sota 98. 

spole (fa le) 11. 
strea 96. 
strega 115. 



strcgone 115. 
Stria 96. 115. 
striula lOl. 
suetta 98. 
suiton 98. 
sumia 89. 92. 
susornione 114. 
svetta 99. 
svitora 99. 
taragnöla 105. 114. 
tatajanni 104. 
testa da gallo 41. 

104. 114. 
ticcia 105. 
tonca 105. 
tornire II. 
tugare 102. 
Ingo 100. 
lurululü 102. 114. 
tuttumiu 102. 
ucco 100. 
urghene (fa 1') 11. 
urluc 96. 
urucch 96. 114. 
zatta 29. 
zibega 114. 
zigrino 83. 
ziveta 99. 
zoeta 98. 
zonca 102. 
zovelta 99. 
zuela 99. 
zuf 99. 



boQ-de-noapte 103. 
buf 99. 

biifnS 99. HO. 
bufni Hl. 113. 
bufnitä 99. 
buh 99. 109. 
buhä 99. 108. 1 10. 
buhac 99. 
buhäi 109. 113. 
buhav 113. 
buhnä 99. 
buhnet 109. 



4. Roumain (et 

bullös 108. 
buliurez 100. 
cälusä 5. 30. 35. 
cätusnicü 34. 
ceucä 102. 
cihurez ICO. 
cioara 102. 
ciocä 102. 
ciof 99. 109. 113. 
ciof 2i 1 1 2. 
ciohSi 109. 
ciomvic 99. 



macedo-rouinain). 
ciovicä 99. 114. 
ciovlicä 114. 
ciuf 99, 109. 
ciufu 109. 
ciuh 99. 
ciuhä 115. 
ciuhos 108. 
ciuhurez 100. 
ciurez 100. 
cius 100. 
ciuvicä 99. 
cotcä 35. 



coloc 8. 36. 
coloiu 8. 
coloroantä 38. 
cotosman 36. 
cucoveta loi. 
cucumeaga 10 1. 
cucuvea lOi. 
horez lOO. 
hurez loo. 
imbufni iii. 
incätusa 35. 
incolosmäna 36. 



144 



joimäritri 105. II 6. 
macioc 18. 
maimunu 89. 
maimuta 89. 
märäi I o. 
matS 19. 
miauna 10. 



cagnass 103, 
catuss 105. 114. 
cevitta 99. 
chatin 37. 
ciuite 98. 
ciuitta 98. 
fore 102. 
^uite 98. 
^uiton 98. 



catamixa 46. 
catamoxa 46. 
escat 28. 
escatafinarse 87. 
gallina cega 162. 
gamarous 104. 
gat 32. 



agatar 36. 
alucon 96. 
autillo 97. 
Bartolo 23. 
bojiganga 91. 
bonito 92. 
bruja lOt. 115. 
bugeria 95. 
buhar 108. 
buharda 108. 
buharro 99. 
buhio HO. 
buho 99. 106. 107. 

108. 114. 
caio 102. 
camafeo 82. 
carreton (hacer el) 

II. 
cataraSa 47. 49. 86. 



miorcäi 19. 
miorläi 10. 
mirtan 17. 
mita 5. 19. 30. 
moimä 89. 
momi|ä 89. 94. 



molan 17. 
pisicä 5. 8. 
puhä 99. 
scotocesc 36. 
striga 96. 115. 
strigä 109. 



5. Reto-roman. 



9USS 100. 
dug 100. 
dyat 8. 
fierna 86. 
gat 8. 
ghiat 8. 
ghiatin 37. 
gbiatinar 37. 
ghittinar 37. 



giata-magna 40. 
giatemarangule 49- 
mignognulis 62. 
mingul 67. 
minna 60. 67. 
miular 10. 
muozza 67. 
murmont 68. 



6. Catalan. 

gatamaula 46. gatosa 28. 

gatameus (a) 47. gaüs lOO. 

galamoixa 46. miSo 65. 
gatamusa 19. 46. mix 62. 

71. mixa 18. 

gat fagi 41. moxa 18. 

7. Espagnol (et patois). 
chata 29. enloquecer 114. 



chocairero 109. 
choncar 102. 
chova 102. 
choya 102. 
chucha 103. 
chuchear ill. 
chucheria 113. 
chucho 103. 
chulo 109. 
chumino 89. 
coguerzo 54. 
cornamusa 81. 
cornichuelo 104. 
correr gatos 82. 
encatusar 37. 47. 
engatar 35. 37. 
engatillar 35. 
engatusar 37. 47. 



esgana-gatos 43. 
espantada 105. 
estrige 115. 
fuina 87. 
gacho 20. 
gallina ciega 102. 
garduiia 86. 
garduno 88. 
gata 8. 28. 29. 30. 

38. 
gatadePanonia4i. 
gatada 38. 
gatado 36. 
gatafura 45. 
gatallon 38. 
gata muerta 44. 
gataria 34. 
gatas (a) 36. 



strigoiu 115. 
stioiu 98. 
sususu 109. 
tsoärä 102. 
tsuc lOI. 
iitiire 97. 



pantagana 21. 
pantigana 21, 
püf 99. 114. 
schimgia 89. 
segrin 83. 
tchuetta 98. 
zore 102. 
zuss 100. 



mussol 104. 
ruta 105. 
sibeca 99. 115. 
siboch 99. 106. 115. 
soriguer 104. 
xura 102. 116. 



gatatumba 43. 
gatazo 36. 38. 
gateado 39. 
gatear 36. 38. 
gatera 34. 37. 
gateria 38. 39. 
gatillo 5. 34. 35. 

38. 83. 
gatino 34. 
gato 8. 30. 32. 35. 
gato cerval 41. 
gato de Mariramos 

23- 
gato de mar 28. 
gato paul 42. 79. 
gatuelo 38. 
gatuna 34. 
gatunero 39. 
gatuno 38. 



145 



gatuna 34. 
gofo 113. 
jimia 89. 
lechuza 103. 114. 
loco 114. 
maimon 42. 
maimona 94. 
malon 17. 
mano de galo 45. 
marca 67. 
raärcona 67. 
margaton 68. 70. 
marrajo 51. 63. 
marramiau 69. 
marramizar 10. 
marrano 19. 
marrar 10. 
marruUero 72. 
maula 64. 
maullar 1 1 1 . 
maumau 10. 
mayar 10. 
mazagatos 44. 
menino 65, 
merodear 84. 
mesacho 65. 



miagar 10. 61. 
micha 18. 
michin 8. 
michino 18. 
micho 18. 56. 
mico 57. 89. 90.91. 

92. 93- 
mini 8. 16. 
minino 16. 
mino 8. 
minotisas 58. 
minosa 56. 
mis 8. 
misino 8. 
miz 17. 
miza 19. 
mizo 8. 19. 
mochuelo 105. 
mogato 70. 
raoji 19. 91. 
mojiganga 91. 
mojigato 63. 68. 

70. 
mona 56. 57. 66, 

89. 92. 94. 95. 

96. 



monada 91. 
monazo 92. 
moneria 91, 
mouicaco57.93.95. 
monico 57. 
monigote57.93.95. 
monillo 96. 
monino 16. 
monis 95. 96. 
raonises 91. 
mono 57. 90. 
monuelo 95. 
mona 57. 62. 64. 

93. 95- 
monaco 95. 
mono 57. 95. 
morra 64. 65. 66. 73. 
morralla 56. 68. 
moirillo 118. 
morrina 64. 
morrion 73. 
morro 17. 62. 64. 

73. 74. 118. 
morroncho 17. 63. 
morrongo 17. 
morrono 17. 



8. Portugals (et patois). 



acurujar 11 1. 
berrar 10. 
bich 8. 
bicha 8. 56. 
bichaco 64. 65. 
bichancios 63. 
bichano 8. 18. 
bichciro 59. 
bichenho 18. 
bicho 18. 56. 
boneca 95. 
boneja 95. 
bonifate 95. 
bonifrate 95. 
bonilo 92. 
boy 98. 
bradar 10. 
bruxaioi. 107.111. 

"5. 

bruxolear 107. 

Beiheft zur Zeitschr 



bucho 100. 

bufo 99. 107. III. 

112. 
bugeria 91. 
bugiar 92. 
bugiaria 91. 
bugico 91. 
bugiganga 91. 95. 
buginico 95. 
bugio 90. 94. 
cafurna 50. 
catapereiro 51. 
chocarreiro 109. 
choramigar 62. 
chulo 109. 
corujo 102. 
curujo 102. III. 
engatado 38. 
eugatar 35. 
engatinhar 36. 
f. rom. Phil. I. 



ensamarrado 94. 
esgätear 36. 
estrige 96. 
fuinha 87. 
fuinho 88. 
fute! 8. 
gache 8. 20. 
gata 8. 30. 32. 
gatafunhos 87. 
gataria 34. 
gatazio 38. 
gatear 36. 38. 
gateira 37. 
gatenho 35. 
gatilho 5. 35. 
gatimanhos 43. 
gatinhos 36. 
gato 8. 30. 3S. 
gato de algalia 41. 
gato meinS 89. 



moza 65. 
mozalbillo 75. 
mozo 19. 59. 65. 
muchacho 65. 
muixo 18. 
muneca 95. 
muneco 95. 
murrio 64. 
mus 8. 
muxin 18. 
nino 65. 
pelagatos 44. 
pesadilla 80. 
ramila 86. 
regatear 37. 39. 
regatero 39, 
regaton 39. 
runrun 69. 
sapo 20. 
sauze gatillo 43. 
sorna 117. 
ximia 89. 
zape 8. 20. 71. 
zumacayo 102. 
zumaya 102. 



gato pingado 84. 
gato sapato 45. 
gatum 36. 
lobo gato 41. 
louco 114. 
macaca 92. 96. 
macaco 89. 92. 93. 

94- 
macacoa 94. 
mada 16. 
marca 67. 
marco 67. 
niaroto 73. 
marralhero 73, 
marraxo 56. 64. 
martaranha 86. 
mear 10. 
meauca 56. 
menino 65. 
merenho 17. 



146 



miar 10. 61. 
michelä 95. 
michinlio 8. 
mico 8. 18. 57. 89. 
minina 16. 
minha 16, 
minhato 57. 
minlioca 56, 
minhoto 57. 
miquilo 18. 
mo9a 65. 



mocaco 89. 
mocho 105. 
mo^o 65. 
moganga 91. 
mogiganga 91. 
mona 57. 89. 90. 

92. 94- 
monaria 91. 
moiielha 96. 
moiiete 95. 
monifate 95. 



mono 57. 92. 93. 
monho 95. 
monhoca 56. 
miigiganga 91. 
moxania 71. 
papalva 86. 
papalvo 88. 
pinchagato 43. 
ralo 10 1. 
rufenhar II. 



sagui 89. 
samarreira 94. 
samarrudo 90. 94. 
sanclio 90. 91. 
simia 89. 
tartaranha 47. 
tataranha 47. 
unbas gatas 34. 
Vincente 23. 
zape 8. 20. 



aluccus 96. 
amma 103. 
babcwinus 89. 
bubo 100. 105. 

106. 
caballi lOl. 
caccabus lOi. 
camahutus 82. 83. 
caprimulgus 103. 
caravallium 81. 



B. Latin 

catta 5. 6. 7. 8. 29 

79. 
cattillare 36. 38. 
cattus 6. 7. 29. 118 
cauua 97. 
cauannus 97. 
ciicuba lOi. III. 
cucubare lOl. I II 
cucuma lOi. 
faeiua 86. 



(et bas-latin). 

feles 5. 31. 32. 86. 
gatta 30. 

gattus 29. 30. 118. 
moniuus 90. 
murilegus 118. 
musioö. 19.77. "^'S. 
musiusö. 19.74.75. 
musus 74. 75. 
mustela 86, 
noctua 90. 



nonna 15. 
otus 97. 
pisesaga 106. 
simia 88. 92. 
simius 88. 
striga 90. 1 15. 
sumia 116. 
uluccus 96. 97. 
uluk 103. 105. 
vespertilio 114. 



C. Grec (ancien et moderne). 

alkovQog 5. 6. xaxxüßy] 10 1. 

ßoimaiQ 55. xcaza 6. 

yXavS, 115. /(ixxaßav loi. 

yxiojvijq 104. xixxaßr'j loi. 

yQimsq 30. xixvßoi loi. 

xaXkiaq 92. xlxi\uoq loi. 



xovxovßaia loi. 
f.iiß(.ö 92. 
ßovva 37. 
f.iJiov(pog 99. 
vvxT^Qiq 114. 



axMJtXio 110. 
oxojip 99. 109. HO. 

114. 
oiQVia 116. 
(bxoq 97. 



abekat 42. 
Affe 92. 93. 94. 96. 
äffen 92. 
Äffli 95- 
apkat 42. 
baboon 89. 
Baudi 17. 
Baunsch 18. 
Bise 8. 
Bizi 8. 

Blindchatze 45. 
Böhnhase 22. 
Buchraarder 86. 
buf 99. 106. 



D. Langues 

Buhu 100. 
Buse 8. 77. 
Busel 45. 
Buselchen 58. 
Buseli 62. 65. 66. 
camuse 82. 
cat 7. 30. 31. 38. 

69. 
Caterpillar 40. 81. 
caterwaul 81. 
catkin 34. 
catling 83. 
cat-stick 68. 
Chatz ^0. 



germaniques. 

chatzangst 35. 
Chatzebirn 34. 
Chatzebuse 19. 
chatzen 38. 
Chatzensee 53. 
Chatzen törli 53. 
chatzgrau 55' 
Chätzli 31. 33. 35. 

39- 
chatztaub 55. 
chazza 7. 
Chöppli 99. 
chouch 102. 
chougli 102. 



Chutz 100. 102. 

108. 114. 
fauchen 1 1 . 
Eichkatze 41. 
Eibkatze 41. 
Ellenkatze 41. 
Eule 99. 105. 108. 

HO. 
Eulenflucht 107. 
Eulennest 108. 
Eulenspiegel 109. 
Feuerkatze 29. 
flawein 87. 
fluwyn 87. 



147 



Gauff 99. 
Gehüri 115. 
Geldkatze 47. 
grimalkin 78. 
Grofsherzog lOO. 
Habergaifs 103, 
Haderkatze 44. 
hauern 109. 
Hausmarder 86. 
Haw 98. 
Hesse 7. 
Höre 100. 
hruoch 102. 
Hubo 100. 
Hugo 100. 
Huhu 100. 
Hür 115. 
Hure 100. 
huren 109. 
Hiirhu 100. 
Hüru 100. 105, 

108. 113. 115. 
Huw 99. 106. 
Hiiwel 99. 108. 

110. 
Huwele 1 10. 
hüwila 99. 
hüwo 99. 106. 
kat 29. 30. 
Kater 29. 32. 
Katz 29. 31. 32. 
Katzanker 55, 
katzbalgen 84. 
Kätzchen 34. 
Katze 7. 8. 29. 30. 

35- 39. 47- 53- 

67. 
Katzball 67. 
katzen 32. 67. 



Katzenangst 78. 
Katzenbalken 30. 
Katzenbuckel 43. 
Katzeueichhorn 41. 
Katzcneule 47. 
Katzenfledermaus 

42. 
Katzenhölle 50. 
Katzenjammer 78. 
Katzenkopf 29. 34. 
Katzenkiisser 39. 
Katzenmagen 51. 
Katzenpfütze 41. 
Katzenritter 31. 
Katzenrolle 35. 
Katzensteg 55. 
Katzentreppe 30. 
kau 102. 
kauke 102. 
kauw 102. 
Kauz 100. 107. 

109. 112. 
kauzen III. 
Kauzhut 108. 
kaw 102. 
kawe 102. 105. 
kit 7. 

Kitze 7. 33. 
kitzeln 33. 
Krawall 81. 
kutz 7. ICO. 
kuwo 98. 
Leichhuhn 104. 
loekat 57. 
Mangelkatze 68. 
marode 73. 
marteken 90. 
Maudi 17. 
maueln 9. 



maueu 61. 
Mauensee 42. 
mauken 18. 
Maulver 18. 
Mauki 18. 
maunschen 18. 
maunzen 16. 18. 
Mautz 18. 
mauzen 16. 18. 
Meerkatze 42. 79. 
Melker 103. 
merkatte 79. 
miau machen 76. 
Mieke 18. 
Mies 19. 
Mieze 19. 
Milchsauger 103. 
Mindel 16. 
Mine 74. 
Mine 16. 
Minel 16. 
Minz 19. 
Minzel 16. 58. 
Miss 19. 
Mitz 19. 
monkey 94. 
Mönz 18. 
Mudel 17. 
Mull 17. 
Mulle 17. 
Munsch 18. 
Murraau 10. 
Murmeltier 68. 
murmunti 68. 
murren 9. 
Murrkater 17. 
Murrner 17. 
Musekate 19. 
Mutz 19. 67. 



Mutze 67. 
Nachthuri 115. 
Oeldieb 103. 
Ofenkatz 55. 
Pavian 89. 
pfuchzen II. 
pole-cat 41. 
puss 8. 
pussy 8. 31. 
pussy-cat 22. 
Puy 98. 
Ramm 20. 
Rammler 20. 
Räuel 20. 
räulen 10. 61. 
röskat 57. 
Schuft 113. 
Schufut 99. 106. 

113- 
Schuhu 106. 
schuvut 113. 
Seekatze 28. 
Teigaff 96. 
Teufelskatze 28. 
Toteneule 104. 
Tschafytlein 99. 
Tschukerl 102. 
tuten 102. 
ülo 99. 

Uhu 100. 106. 
Uul 105. 
Üwel 99. 
üwila 99. 
üwo 99. 
Wutsch 100. 
zager 83. 
Zibethkatze 41. 
Zimeli 17. 
Zizi 17. 



caouan 97. 



E. Langues celtiques. 



couann 97. 



katto 7. 



seboec 99. 106. 



148 



Cava 102. 
Cavka 102. 
cucali III. 
cuk 100. loi. 
cuvik 99. 
lilinu 10 1. 
kavka 102. 
kawa 102. 



F 

koska 31. 
koäki 31. 
kolü 8. 
kotüka 35. 
kotüva 30. 
kukuvika loi 
kuvik 98. 
lelek 114. 



Langues slaves. 

macak 18. 
macka 18. 30. 
maciek 19. 
niartyska 90. 
matsa 19. 
miska 19. 
mocke 18. 
puhac 99. 



skopa 114. 
slepka 102. 
sova 99. 
Suva 99. 
syc 112. 
utina 97. 
utva 97. 



G. Albanais. 

cokj 100. 114. gon 104. kukumace lOi. piso 8. 

cuki loi. hut 97. 102. macok 18. strik 112. 

fufufeika 106. huti io2. mitsa 19. ut 97. 



Table des noms geographiques. 

(Cites en abrege). 



Abruzzes. 

Andalousie. 

Ardennes. 

Auvergne. 

Aveyron. 

Bergame. 

Berry. 

Bassin. 

Blaisois. 

Bologne. 

Bournois. 

Calvados. 

Catalogne. 

Champagne. 

Charente. 

Clairvaux. 



Correze. 

Dauphind. 

Ferrare. 

Forez. 

Gallure. 

Gascogne. 

Geneve. 

Genes. 

Gironde. 

Guernesey. 

Guyenne. 

Plainaut. 

Haute-Bretagne. 

Languedoc. 

Limousin. 



Lombardie. 

Lorraine. 

Luxembourg. 

Mantoue. 

Mayenne. 

Messin (Pays). 

Milan. 

Mon ferrin. 

Montbeliard. 

Morvan. 

Naples. 

Noimandie. 

Parme. 

Picardie. 

Pi6mont. 



Pistoie. 

Plechatel. 

Poitou. 

Pyrenees-Orientales. 

Romagne. 

Rouergue. 

Saintonge, 

San Fratello. 

Savoie. 

Sicile. 

Toscane. 

Tourraine. 

Vendome. 

Venise. 

Yonne. 



Imprimerie de Ehihardt Karras, Halle a. S. 



BEIHEFTE 

ZUR 

ZEITSCHRIFT 

FÜR 

ROMANISCHE PHILOLOGIE 

HERAUSGEGEBEN 



Dr. GUSTAV GROBER 

PROFESSOR AN DER UNIVERSITÄT STRASSBURG I. E. 



IL HEFT 

P. SKOK, DIE MIT DEN SUFFIXEN -ÄCUM, -ÄNUM, -ASCUM UND 
-USCUM GEBILDETEN SÜDFRANZÖSISCHEN ORTSNAMEN 



HALLE A. D. S. 

VERLAG VON MAX NIEMEYER 
1906 



DIE MIT DEN SUFFIXEN 

-ÄCUM, -ÄNUM, -ASCUM und -USCUM 

GEBILDETEN 

SÜDFRANZÖSISCHEN ORTSNAMEN 



VON 



Dr. PETER SKOK 



HALLE A. D. S. 

VERLAG VON MAX NIEMEYER 
1906 



Meinem hochverehrten Lehrer 



Prof. Dr. Wilhelm Meyer -Lübke 



gewidmet. 



Inhaltsverzeichnis. 



Seite 



Einleitung. I — 3. Aufgabe der Abhandlung. 4. Ethnologische 
Grundlage der Suffixe, 5. Ihre Funktion 

I. Teil. Über die Entwicklung der Suffixe -äcum, -änum, -ascum 
-uscum. A. Das Suffix -äcus. I. Verhältnis von -äcus 
und -iäcus. 2. -äcus verbunden mit Appellativen. 3. mit 
keltischen, lateinischen und germanischen EN. In Belegen 
-äcum, heutige Entsprechung ohne -äcum. 4. Betonung und 
Quantität. 5. Grammatische Wandelbarkeit des Suffixes. 
6. Entwicklung auf dem provenzalischen Gebiete. Zusammen- 
fall mit -ate und -anum. 7. Entwicklung auf dem siidost- 
französischen Gebiete. 8. ieu > y. 9, Erklärung der Ent- 
wicklung iacu]>ieu. 10. eu>-ieu. II. iacu^ia. 

12. Zusammenfall mit P^l. -ate, pal. -atis. 13. Verhältnisse 
in den Dp. Jura und Savoie. 14. acu ]>• ai und -iacum 
> ei. 15. acu^au. — Konstatierung zweier Typen der 
Entwicklung. 16. Sind diese zwei Typen für Jura, die 
Schweiz und Val Soana anzunehmen? 17. Ob sie auch in 
Nordfrankreich zu konstatieren seien? — Erklärung dieser 
Erscheinung. 18. Erweiterung durch -ittus und -olus. 19. Chro- 
nologische Bemerkungen. 20. Geographische Verbreitung . 

B. Das Suffix - änus. i. Funktion des Suffixes. 2. -anus 
in der Bezeichnung der Gegend. 3. -anus angehängt an 
lateinische, keltische und germanische (?) EN. 4. Entwicklung 
auf dem süd- und südostfranzischen Gebiete. 5. In Belegen 
-anum, heutige Entsprechung ohne -anum. 6. Wieder 
gäbe des -ianus durch i^s. Zusammenfall mit -enc 
8. Unetymologisches -t und -c. Andere Fälle des Zusammen 
falles. 10. Erweiterung durch -icus. II. Funktion des 
-anicus. 12. Erweiterung durch -ellus und -Tttus 

13. Geographische Verbreitung 

C. Über -ascu, -uscu-Suffixe. i. Ansichten über ihre Her 
kunft. 2. -uscus. 3. Funktion. 4. Entwicklung auf dem 
süd- und südostfranzösischen Gebiete. 5. Suffixtausch 
6. Schwund des Suffixes. 7. Geographische Verbreitung 



5—27 



27—39 



39-47 



VIII 

Seite 
II. Teil. A. Lateinische Eigennamen 48 — 144 

B. Keltische Eigennamen 145 — 204 

C. Germanische Eigennamen 204 — 209 

D. Christliche Eigennamen 209 — 210 

E. Appellativa. «) Pflanzennamen 210 — 216 

ß) Tiernamen 21 6 — 2 1 7 

y) Bodenbeschaffenheit und Kultureinrichtungen . . , 217 — 223 

F. Adjektiva 223 — 225 

Anhang 226 — 231 

Verzeichnis der modernen Ortsnamen 232 — 262 

Nachträge und Berichtigungen 263 — 265 



Benützte Werke (ich führe nur die wichtigsten an): 

Brun-Durand, Dictionnaire topographique du dp. de la Drotne. Paris 1891. 
Germer-Durand, Dict. topogr. du dp. du Card. Paris 1868. 
Gourgues, Dict. topogr. du dp. de la Dordogne. Paris 1873. 
Guigue, Topographie historique de l'Ain. Trevoux 1873. 
Raymond, Dict, topogr. du dp. des Basses-Pyrenees. Paris 1863, 
Romans, Dict. topogr. du dp. des Haute s- Alpes. Paris 1884, 
Thomas, Dict. topogr. du dp. de VHerault. Paris 1868. 

(Der Kürze halber werden diese Werke bei den Belegen nicht erwähnt.) 

# 

Von Urkundensammlungen wurden herangezogen: 

Bemont, Roles gascones. 2 Bde. Paris 1900. (Ro. gase). 

Bernard, Cartulaire de l'abbaye de Savigny, suivi du petit cartulaire de 

l'abbaye d'Ainay. Paris 1853. (In CoUection des Doc. ined. sur l'hist. 

de France. Ser. I, 3«) (CS). 
Dom Bouquet, Recueil des historiens des Gaules et de la France. Bd. I bis 

XXIII. Paris 1738 ff. (DB I— XXIII). 
Chassaing, Spicilegium brivatense. Paris 1886. (Sp. briv.). 
Chevalier, Archives dauphinois. Lyon 1878. (Arch. dauph.). 

— Documents inedits sur le Dauphine. 1869 ff. (Doc. in6d.). 

— Cartulaire de l'abbaye de St. Andre le Bas de Vienne. Vienne-Lyon 

1869. (CV). 
Cholet, Cartulaire de St. Etienne de Baigne, en Saintonge. Niort 1868. (CBai.). 
Deloche, Cartulaire de l'abbaye de Beaulieu, en Limousin. Paris 1859. (In 

CoUection des Doc. in6d. sur l'hist. de France. Ser. I, 3.) (CB). 
Desjardins, Cartulaire de l'abbaye de Conques (Aveyron). Paris 1873. (CC). 
Doniol, Cartulaire de Brioude {H.-Loire). Clermont-Paris 1863. (CBr.). 

— Cartulaire de Sauxillanges , en Au-uergne. Clermont-Paris 1864. (CSau.). 
Grasilier, Cartulaire de Saintong-e. 2 Bde. Niort 1871. (CSai.). 
Guerard, Cartulaire de Saint Victor de Marseille. (In Coli, de Doc. in6d. 

sur l'hist. de France. Ser. I, 3 d.) (CM). 
Guigue, Cartulaire Lyonnais. Lyon 1885. (CL.) 
Marion, Cartulaires de l'eglise cathddrale de Grenoble , dits cartulaire de 

St. Hugues. Paris 1 869. (CGr.) 
Pardessus, Diplomata. T. I. 2. Paris 1843, 1849. 
Pertz, Diplomatum imperii t. i. (In Monumenta Germ, histor. Bd. I. 1826). 



Tardif, Monuments historiques. Paris 1866. 

De Vic et Vaissette, Histoire g^n^rale de Languedoc. Toulouse 1872 — 92. 
I — 15 Bde. (benützt nur i — 7). (DVi„7). 
Dazu noch hie und da Cartulaire de Lerins (CLerins) ; Cartulaire de 
Nice und Cartulaire de Lantosque (CNice, CLant.), beide letztere hgg. von 
Cais de Pierlas. 

* 

Von den Werken über die Ortsnamen und anderen histo- 
rischen Werken: 

D'Arbois de Jubainville, Recherches sur l'origine de la propri6te fonciere 
et des noms de lieux habites en France (periode celtique et romaine). 
Paris 1890. (D'Arbois). 

— Les Premiers habitants de l'Europe. 2. Aufl. Paris 1889 — 1894. 2 Bde. 
Desjardins, Geographie historique et administrative de la Gaule romaine. 

Paris 1876— 1893. 5 B<^e- 
Kölscher, Die mit dem Suffix -acum, -iacum gebildeten französischen 

Ortsnamen. Diss. Strafsburg 1891. 
Longnon, Atlas historique de la France. Paris 1884, 1888. (L). 

— Geographie de la Gaule au VI« siecle. Paris 1878. 
Aleyer-Lübke, Die Betonung im Gallischen. Sitzungsberichte der Wiener 

Akademie, Phil.-hist. Klasse. Bd. CXLIII. 

— Einführung in das Studium der romanischen Sprachwissenschaft. Heidel- 

berg 1902. 

Quicherat, De la formation fran^aise des anciens noms de Heu. Paris 1867. 

Williams, Die französischen Ortsnamen keltischer Abkunft. Diss. Strafs- 
burg 1891. (Williams) 



Moderne Ortsnamen sind gesammelt bei: 

Joanne, Dictionnaire topographique et administrative de la France et de ses 
colonies. Paris 1891 ff. 

— Petit dictionnaire g^ographique de la France. Paris 1872. 

* 

Sprachwissenschaftliche Werke: 
Brächet, Dictionnaire savoyard. Albertville 1883. 
Devaux, Essai sur la langue vulgaire du Dauphine septentrional au moyen- 

äge. Paris 1892. 
Luchaire, Etudes sur les idiomes pyreneens Paris 1879. 
Meyer-Lübke, Romanische Grammatik. Leipzig 1890. (RGr.) 
Philipen, Le patois de Jujurieux. Paris 1892. 

— Le patois lyonnais au XVIe siecle. Rom. XIII. 

— Le patois de Saint Genis-les-Olli^res (Rhone) in Revue des patois I — III. 
du Puitspelu, Tr6s humble essai de phon^tique lyonnaise. Lyon 1885. 

* 



XI 

über die Eigennamen: 
Corpus inscriptionum latinarum. (CIL), 

Holder, Altceltischer Sprachschatz. 2 Bde. (Holder I — II). Leipzig 1896 fF. 
Schulze, Zur Geschichte der lateinischen Eigennamen. Berlin 1904. (Schulze). 

Abkürzungen: 

EN = Eigenname, ON = Ortsname, V = Völkername, Dp. = Departe- 
ment (die Namen der Dp. sind gewöhnlich ganz ausgeschrieben oder nur mit 
drei Anfangsbuchstaben angedeutet), sofr. = südostfranzösisch , j.= jetzt, sfr. 
= südfranzösisch, ndfrz. = nordfranzösisch, Frkr. = Frankreich, p. = pagus, 
com. = comitatus, Rom. = Romania, Zs. = Zeitschrift für romanische Philo- 
logie, RC = Revue celtique, ALL = Archiv für lateinische Lexikographie. — 
Die Zahlen beziehen sich auf das Jahr des Beleges, die vor einem ON stehenden 
geben an, wie viel Mal er in einem Dp. vorkommt. * bedeutet, dafs der ON 
nicht urkundlich belegt ist. Die Belege sind gesperrt gedruckt, die Eigen- 
namen in Majuskeln, die moderne Gestalt der ON kursiv. 



Einleitung. 



I. Die allererste Aufgabe der vorliegenden Arbeit besteht 
darin, die ursprüngliche Form der mit den Suffixen -äcum, -änum, 
-ascum bezw. -üscum gebildeten ON möglichst genau fest- 
zustellen. Dabei sind möglichst alte Belege unerläfslich. Leider 
sind sie meistenteils in Latinisierungen seit der Merowinger-Zeit 
und fast gar nicht bei den gr.-röm. Autoren überliefert. Diese 
Latinisierungen enthalten mehr oder weniger deutliche Züge der 
romanischen Entwicklung, die wir erkennen, wenn wir sie mit der 
heutigen Form vergleichen. Sie bewegen sich in gewissen Rich- 
tungen; so zeigen z. B. ursprüngliche j -Verbindungen meist schon 
die romanische Entwicklung, wobei aber Willkür herrscht, wie wenn 
z. B. der heutige ON keine Spur von Mouillierung zeigt und dieser 
Name doch nur mit -iacum belegt ist. Dafs das reine Willkür ist, 
erkennen wir sofort. Nehmen wir z. B. Antionay (Ard.), welches 
nach dem lo. Jahrb. als An non iacum belegt ist.* Aus der laut- 
lichen Entwicklung des -iacum in diesen Gegenden ergibt sich 
sofort die Unrichtigkeit der Latinisierung; denn hier ist -iacu >> y 
(über -ieu, wie wir später nachweisen werden), oder, was am 
meisten vorkommt, >» ieu. 

Dafs die heutige Form allein nicht ausreicht die ursprüngliche 
zu bestimmen, ist selbstverständlich; ^ selbst da, wo sie klar und 
durchsichtigt zu sein scheint. Ich erwähne nur Chilieu (Js.). In 
Frankreich gibt es viele ON, welche ein Calliacum von EN 
Callius fordern (vgl. D'Arb. S. 204), und man wäre versucht 
Chelieu auf *Call iacum zurückzuführen. Lautlich stünde dem 
gar nichts im Wege. Nun ist es aber in CGr als Caduliacum be- 
legt (s. auch Holder I 850), eine Form die jedoch wiederum für 
die lautliche Entwicklung nicht genügt: sie würde *Chaulieu, 
*Cholieu ergeben. 3 Wenn wir dagegen ein *Catulacum (v. EN 



^ Im Cart. de Dombes, hgg. von Charpin: Annoniaci, deAnnoniaco 
villa (1173 — 1190), im CL castrum de Annoniaco 1206; die roman. Ent- 
wicklung ist latinisiert in CGr. Annonaicum 1157, Annonagicensis ager 
996, Annonaicen. 

- Vgl. auch Meyer-Lübke Einführung § 206. 

2 Da die i- Verbindung die Synkope verhindert, vgl. R. Gr. I §344, und 
Jurosicek Zs. 27, 704. 

Beiheft zur Zeitschr. f. rom. l'hil. II. I 



Catulus, vgl. Schulze S. 313, 118) voraussetzen, so können wir 
über *Catlacu zu einer richtigen Form gelangen. Ein Catu- 
lacus scheint auch vorzuliegen in einer Urkunde von 750: Fari- 
nario illo in loco noncopante Cadolaico, infra terraeno Verninse 
(Pertz. Dipl. bei Holder 1). Auf Merow. Münzen ist Catolaco 
reichlich belegt. Wenn Holder Chilieu sub Catulliacum einführt, 
so ist das nicht ganz richtig. 

Als ein weiteres Beispiel sei erwähnt Lagnieu (Ain). Ohne 
die älteren Belege; Latiniacum könnte man auf ein *Laniacum 
schliefsen. EN Lanius ist belegt (s. Schulze S. 192). 

Zur richtigen Grundform kann man demnach gelangen, wenn 
man fortwährend die moderne Form mit den Latinisierungen des 
Mittelalters vergleicht. — Das ist die erste und wichtigste Aufgabe. 

2. Die zweite besteht darin, etwas zur Aufklärung der Ent- 
wicklung der Suffixe -äcu, -änu, -ascu beizutragen, insbesondere 
auf dem sofr. Gebiete. Wir werden bei -acu sehen, dafs neben 
der diesem Gebiete eigentümlichen Entwicklung: >> ieu auch die 
Formen >»)■; !>ey; >*ie; ^e vorkommen, von welchen einige 
auch anderswo in Frk. anzutreffen, dafs sie aber hier ganz anders 
zu deuten sind (I. Teil). 

3. Die mit diesen Suffixen gebildeten ON liefern, da sie 
meistens auf einem EN beruhen, auch sehr gutes Material zur 
Namenkunde Galliens. Ich war bestrebt, diese Seite ebenfalls zu 
berücksichtigen (II. Teil). 

4. Die ^drei Suffixe entstammen auch verschiedenen ethnischen 
Sphären. -Acus ist unzweifelhaft keltisch. 1 Ob -ascus, uscus 
als ligurisch zu betrachten seien, bleibt noch immer zweifelhaft. 
Es ist wahr, dafs die ON mit diesem Suffixe meistens auf dem 
ligurischen Gebiete anzutreffen sind; aber es ist auch in Spanien 
von D'Arb. de Jub. Les premiers habitants II2 nachgewiesen; dann 
überall in Frankreich. Manche Namen mit diesen Suffixen bietet 
auch Bayern. Das veranlafste D'Arb. de Jub. a. a. O. zu schliefsen, 
dafs diese Gebiete von den Ligurern bewohnt waren. Dieser Schlufs 
ist aber gewagt, besonders da ein strikter Beweis, dafs dieses Suffix 
wirklich ligurisch sei, bis jetzt noch nicht erbracht wurde. Es ist 
sehr wahrscheinlich, dafs es ein solches ist, zwingend aber ist die 
Annahme nicht.2 

^ S. jetzt darüber auch bei Schulze S. 14 fF. 

' Im Lat. kommt das Suffix -usca in einigen Pflanzennamen vor: 
asinusca, atrusca, amarusca, vgl. Thomas, Melanges d'etym. fr9. S. 98 ff. 
Im Sp.-port. ist das Suffix -asca und -usco in vergröbernder Funktion üblich. 
Ich zitiere hier einige Beispiele aus Tolhausen Sp. Wörterbuch und Michaelis 
Port. Wörterbuch: a) Pflanzennamen: sp.-port. verdasca > *viridasca 
Schofsreifser (Tolhausen), junger biegsamer Zweig (Michaelis), vgl. vardasca 
Rute, was man in lautlicher Hinsicht mit barbasco neben verbasco ver- 
gleichen kann. Die Bedeutungsentwicklung ist hier ganz klar: der Übergang 
von stark grüner Farbe zum Gegenstande, dem sie anhaftet, ist leicht 
begreiflich. Port, lavrascas wilde Weintrauben, (1 ab r usca Säuerling, 



Nun könnte uns das Studium der ON über die ethnologischen 
Verhältnisse ein wenig aufklären. Es steht fest, dafs -anum am 
häufigsten nur in den südlichsten Dpts. und — wie wir sehen 
werden — auf dem sofr. Gebiete, vorkommt. Das könnte auf den 
Umstand zurückgeführt werden, dafs Südfrankreich von den Römern 
früher erobert und infolge dessen früher kolonisiert wurde als 
Nordfrankreich. Vielleicht werden sich auf diesen Umstand auch 
viele ON, denen colonicum' und Romanis zu gründe liegen, 
beziehen. 

5. Es erhebt sich nun die wichtige Frage, inwiefern und in 
welchem Umfange wir in den heutigen ON mit diesen Suffixen 
Gentilnamen zu sehen haben.^ Sie könnten zur Bildung von ON 



wilde Weintraube, im Sp. ebenfalls) gegenüber lat. labrusca vitis, uva, die 
wilde Rebe, labruscum (Georges). Port, panasco Futtergras mit den Ab- 
leitungen panascal, panasqueira. Carrasco, Scharlachbaura, — de grä 
Roteiche (s. bei Michaelis auch andere Bedeutungen), carrascal Eichenwald, 
ebenso im Sp. b) Andere Appellativa: borrasca Ungewitter mit anderen 
Ableitungen. Sp. rabiasca Ungeduld der Kinder zu rabiar, port. varrasco, 
verrasco (cf. noch sp. verraco) neben barräo Eber. Port, farrusca 
Rufsfleck, alter rostiger Degen. Sp. port. tarasca häfsliches Weibsbild, 
c) Bei Adjektiven ist meist -usco üblich; für -asco habe ich nur port. tarasco 
(s. oben). Sonst negrusco; port. velhusco alt, labrusco wild, par- 
dusco hellgrau, im sp. auch pardisco, port. patusco lustig (vgl. sp. pa- 
taco, ca bäuerisch); farrusco dunkelfarbig. RGr II S. 559 vergleicht -usco 
gegenüber -Tsco in diesem Falle mit -ejo neben uj o (S. 469), wofür aller- 
dings sp. pardisco gegenüber port. pardusco, port. rabisco, rabiscar 
neben rebusco in derselben Bedeutung (das lautl. Verhältnis von dem letzten 
Worte ist mir nicht klar) sprechen würde. Wenn das der Fall wäre, so 
würde das sp.-port. -usco für die Quantität des u gar nicht in Betracht 
kommen. Das Sp. Port, weist auf die Länge des u hin (vgl. im Frz. lam- 
bruche gegenüber niaroute bei Thomas a. a. O. S. 105, dann frz. lambruche 
gegenüber it. abrostola; nach Meyer-Lübke wäre lambruche allerdings ein 
Buchwort), was mit dem u in ON nicht übereinstimmt, welches, wie wir sehen 
werden, ü war. Das afr. lambrois Rom. XVIII, 144 zeigt wiederum ü. Von 
diesen Suffixen aus dürfte im Sp. und Port. asc(u)lus ^ acho, usc(u)lus> 
ucho abgeleitet worden sein, imd damit wäre das in RGr II §420 verlangte 
Vorbild für diese Suffixe gegeben. Ob irgend welcher Zusammenhang zwischen 
diesen Suffixen und denjenigen in ON bestehe, kann ich nicht sagen, ebenso 
wenig wie zwischen -aca in lat. Pflanzennamen und dem gal. acos (vgl. noch 
unten C3 Anm. 2). 

^ Heute CoUonges , Collongues, Collorgues , Coulotirgues; cf. in CB 
Gerardus de Collongas. — Sub CoUonges schreibt Joanne Dict. geogr. et 
adm. II S. 1025: ,,Terme du vocabulaire topographique de la France, qui se 
rencontre surtout dans la region du Sud-Est. II semble d^river du latin 
colonia; mais peut-etre a-t-il une autre origine, s'il faut voir dans la termi- 
naison du mot la desinance germanique -ungen," womit ich in Bezug auf 
das Suff, nicht übereinstimme (aus lautl. Gründen). — Die Geschichte wird 
jedoch zu entscheiden haben, ob die oben erwähnte Annahme zutrifft, da hier 
auch der mittelalterliche volkswirtschaftliche Ausdruck colonica (vgl. Du 
Gange) sehr begreiflich wäre. 

'^ Dafs in einigen Fällen nur Erweiterung mittelst -äcus vorliegt, beweist 
die Stelle in Vita Dagoberti III praef. MG. SS. Mer. II p. 581,34: Frater- 
nilas itaque Satanagensis; 14 p. 520,35: in Locum qui tunc Sathon nunc 
Satanacus vocatur. Holder II 1374. In wievielen wir das anzunehmen haben, 
läfst sich heute nicht ermitteln. 

I* 



auch mit anderen Appellativen dienen. Das ist eine Frage, die 
in jedem einzelnen Falle zu lösen unmöglich ist. Der Wortschatz 
der gallischen Sprache ist uns sehr mangelhaft bekannt; von der 
Geschichte der einzelneu Ortschaften wissen wir noch weniger, so 
dafs die Frage im vollen Umfange nicht zu lösen ist. Dafs wir 
aber in einem jeden -ius,^ das sich in heutigen ON erkennen 
läfst, nicht sofort einen, römischen Gentilnamen zu postulieren haben, 
wie das anzunehmen D'Arb. de Jub. vielfach geneigt ist, ist für mich 
selbstverständlich; z. B. bei *Castagnac (H. Gar.), * Chatajg7tat (Ain). 
Einen Gentilnamen *Castamus gibt es nicht, und wir brauchen auch 
hier in -ius nicht das bekannte röm. Gentilsuffi.x zu sehen, denn 
es kann Casiania^ zu Grunde hegen. Es kann sich in diesem 
Falle nicht um dieselbe Bildung, wie in Luciacus, Mercuriacus 
etc. handeln. Wenn solche Bildungen auch in der Bretagne mög- 
lich sind, wo seit dem achten Jahrhundert Les Rattenuc „chateau 
ou cour de la fougeraie", Terra anPrunuc „terre de la prunaie", 
Banazlec von banazl = genet, Quelennec von quelen = 
houx (s. D'Arb. a.a.O. S. 176) vorkommen, warum nicht auch 
aufserhalb der Bretagne? S. 177 gibt D'Arb. de Jub. eine Möglich- 
keit solcher Bildungen in frz. ON zu „Le fait est possible, mais 
non prouv6." 



^ Über das SufF. -ius bei Baumnamen siehe RG II § 403. 

2 Ja in den ON (z. B. La Verg?te) kann als eine Kollektivbildung auf- 
gefafst werden. Solche Eildungen scheinen schon im kelt. vorhanden gewesen 
zu sein. So fafst Prof. jNIuch (Vorlesung über das Altgallische, Sommer- 
Semester 1902/3) Alisia als eine Kollektivbildung zu alisa = Erle Ali- 
sincum, dann Lentia ^Zz«z als ,, Lindenwald" etwa. Für derartige lat. 
und roman. Bildungen vgl. A. Thomas: Essais de philologie fran^aise S, 80 
bis 85. 



I. Teil. 

Über die Entwicklung 
der Suffixe -aeum, -sin um, -siseuni, -uscum. 

A. Das Suffix -äcus. 

1. Lange Zeit hat man -iäcus als ein selbständiges Suffix 
betrachtet. D'Arb. de Jub. hat dagegen nachgewiesen (S. i4giT.), 
dafs wir in -i- vielmehr das i von dem lateinischen Gentil- Suffixe 
-ius zu sehen haben: Juli-acum, Curti-acum etc. Es ist mög- 
lich,! dafs es später''' als selbständig von diesen Fällen aus auf- 
gefafst wurde. Vgl. Schulze a. a. O. S. i8: so kann man einem 
Sabiniacum nicht ansehen, ob Sabinus oder Sabinius zu Grunde 
liegt.3 

2. Wir haben schon oben die Vermutung aufgestellt, dafs 
-acum auch mit anderen Appellativen verbunden vorkommt. So 
finden wir in Dp. Dord. Vernac, was genau den anderen frz. ON 
Alnetum entspricht. In CS finden wir Verniacus silva in agro 
Tarnatensi (ungefähr um 970). Derselbe ON ist auch als Verney, 
Verneto belegt. In diesem Falle kann Verniacum eine schlechte 
Latinisierung der roman. Entwicklung des Suff, -etum > ey, ay 
darstellen. Aber in den Dp. Vienne, Char. Inf., wo Vergne 
Vergnec 1183 heifst, liegt offenbar *Verniacum zu Grunde; 
ebenso in „in Verniago" 996 — 1031 j. Le Veriihas (Aveyron) 
CG. Le Vernay kommt in den Dp. Isere, H. Savoie, Ain vor. Der 
Artikel scheint auf -etum hinzuweisen. In dem ersten Falle kann 



^ Für diese Möglichkeit sprechen einige germanische Namen, welche 
nicht mit -acum sondern mit -iacum verbunden sind: The o debertiaca 
curtis > Tiberzey (Vendee), R o t b e r t i a c u m ]>> ^oöc'/rÄz'^j (Ilennegau), Rat- 
bertiaca c\\x\k^ Rapsecourt (Marne), Fulc oldiac us ]> Foucouzy (Aisne), 
Landoldiacus >• Landouzy (Aisne); dann Bittuldiaco auf Mcrow. Münzen. 
Siehe Holder; Quicherat 37. Juroszek Zs. 27, 681. 

'^ Auf diese Weise erklärt sich die in der Einleitung erwähnte massen- 
hafte Setzung des -iacum an Stelle des -acum in mittelalterlichen Urkunden. 
Jedoch ist das meistenteils erst in den Urkunden seit dem 10. Jhrh. der Fall; 
vgl. die Beispiele im II. Teile. 

* Nicht nur römische Gentilicia waren die Quellen dieses j^, sondern 
auch die Suffixe -arius und -ius bei Baumnamen, wie wir später sehen 
werden. 



-acum das lat. -ctum vertreten. Auch mit dem Suffix -uscus 
kommt venia vor im Dp. Ard. Vcrnosc Dafs in Dp. Vienne 
Vergne, Le Vergtiay ein mouilliertes n enthält, beweist noch 
nicht einen EN Vernius, sondern es kann von vernia aus ge- 
wonnen werden, wie Castaniacum von Castania. Vernia 
kommt in ON vor: wie La Vergne (Dord.) 1197 La Vernia 
1197. [Char. Inf., Corr., Lot, Lot-et-Gar; H. Vienne, H.Loire.]' 
Wir haben auch einige Aunac [Char., H. Loire, Tarn-et-Gar.2], 
Auniac (Lot),"^ welche möglicherweise neben Aiinay •< Alnetura auf 
*Alnacum hinweisen. Jedoch habe ich für diese ON keine 
sicheren Belege.^ Ein Cogn. Veknus ist zwar belegt (s. D'Arb. 
a. a. O. S. 544), aber in diesen Fällen wäre verna ganz verständ- 
lich. Verna ist auch mit dem Suffix etum belegt, so in Dp. 
Yonne Vernetum o. Jhr. >> Vernoy. 

Ebenso scheint es zu sein mit Fotiiagnac (Gard), welches sehr 
oft vorkommt : Fontagncux (Gard), Fofitagnac (Dord). In CBr. lesen 
wir „in villa quae dicitur Fontenaco." Vgl. fontana mit -etum: 
Fontanetum > Fontenay (Calvados), Fonienoy (Aisne) bei d'Arb. 
a. a. O. S. 630 flf. Ein EN Fontanius ist nicht belegt. Fon- 
t an i acum kann möglicherweise ein Pendant zu vielen ON La 
Fontaine sein. Dann Canabac in „Historia Wambae regis" bei DV. 
In „Ex tabulis ceratis a. 1307 lesen wir apud Cerasiacum (auch 
Cerasium, Cerisiacum belegt) j. Cerisy-la-Salle (D. B XXII). In CS: 
Rotbertus de Piniaco, daneben aber auch Pinetus, so dafs hier 
auch Latinisierung vorliegen kann. Vgl. auch Pinac (Dord.). DB X 
Ceresiacus villa eccl. Aurelian. in p. Namnet, dann Cersiacus 
villa super Ligerim; und vülare Cirasagum in valle confluent. 
(DB IX), vgl. viele Cergy, Cerzy. Dann Primae (Herault) zu 
prünus, wofür ich leider keine alten Belege habe. 

Also scheint es ziemlich wahrscheinlich zu sein, dafs -acum 
auch im Sinne von -etum stehen konnte. 

Ferner: In CB erscheint Asenacensis pagus, Asinacensis 
vicaria84i, dann mit Synkope Asnagum, (auch Assenacensis 
geschrieben), was Deloche mit Puy-d'Arnac identifiziert. Also ein 
Asinacum von asinus, was wir mit so vielen anderen Asnieres, 
Anüres, Aynüres <C Asinarias in Zusammenhang bringen könnten. 
Desjardins bringt noch (im CC) parrochia de Asnago ii.Jahrh. 
in Ainaco ii.Jahrh. jetzt Agnac, wo rl aus -sn- auffallend ist 
in einem Gebiete wo -asinus >> ane (vgl. Gillieron c. 41). Jeden- 



1 Williams S. 77. 

2 Da manche von diesen ON auch auf dem Gebiete vorkommen, wo 
1-Kons. bleibt, so ist es nicht gestattet dieselben auf *Alnacum zuiiicli- 
zuführen. EN AUNUS, AUNius ist auch belegt, vgl. Holder I 294, dann 
Schulze S. 73, 130. 

* Vgl. Alniacensis, Alniensis pagus (DB X); vgl. Augnac (Ard.), 
Augnat (Puy-de-Dome), Augnax (Gers); in CBr. villa Augniaco; cf. Al- 
natum (H. Gar.) bei DV5. Bei Leroux, Documcnts sur la Marche noch 
Aulnac, Aunac. 



falls dürften sich viele heutige Ayfiac auf A s i n a c u m zurück- 
führen lassen; hierher wahrscheinlich auch Eynac (H. Loire). — Ob 
auch Caballiacum in diese Kategorie einzureihen ist, ist fraglich, 
da ein EN Caballius belegt ist. 

Ob wir in hünderten von heutigen Montagnac, Moniagny, 
Montagnieu den EN Montanius sehen sollen, welcher übrigens 
sehr selten ist, bleibt zweifelhaft. ^ 

Bei weitem häufiger sind dagegen die Fälle, wo ein EN zu 
Grunde liegt; und damit werden wir uns am meisten zu be- 
schäftigen haben. 

3. Es kommen drei Gruppen von EN mit diesem Suffixe vor: 
I. Keltische EN: Camarus (vgl. D'Arb. S. 171), Cambarics (ib. 
S. 206), Cambius (ib.), Camulus (ib. S. 356) etc., 2. eine bei 
weitem gröfsere Gruppe ist diejenige, die röm. Gentiiicia enthält. 
3. Zu beachten ist, dafs auch germ. EN vorkommen: Teodeber- 
ciacus (ib. S. 145), Childriciaca villa (Holder I 1006). Diese 
letzte Tatsache spricht dafür, dafs wir nicht in einem jeden Falle, 
wo -acum vorliegt, auf das Vorhandensein der keltischen Be- 
völkerung schliefsen dürfen , denn zur Zeit dieser germ. Namen 
war das kelt. schon längst in Vergessenheit geraten (vgl. Grundrifs 
d. rom. Phil. i. Aufl. 1 S. 298). Vielmehr hat sich zur Merowinger 
Zeit der Usus die ON mit -acum zu bilden erhalten. Wir finden 
aber andererseits in Merow. und Kar. Urkunden viele ON, die mit 
-acum geschrieben sind, während die heutige Form keine Spur 
davon zeigt: so Compendiacum >> Compains (Puy-de-Dome), 
Catusi-acura >• nach Holder I Bois de Chaourse (Dp. Aisne) [dem 
heutigen ON wird vielmehr *Catussa zu Grunde liegen (Holder 
I 863)], dann Engoniacus >> Angoin (Saone-et-Loire), Gauriacum 
> Giieures (Seine-Inf.), Geldonacum >> Jodoigne (in Belgien). 
Während uns die germ. Namen den Gedanken nahe legen, dafs 
dieses Suffix zur Merow. und Kar. Zeit noch lebenskräftig war, so 
scheinen die letzten Beispiele dafür zu sprechen, dafs es zwar in 
manchen Fällen in der Büchersprache lebenskräftig war, im Volke 
aber nicht; so dafs also bei den späten Bildungen ein Einflufs von 
dieser Seite her denkbar ist.2 

4. D'Arb. de Jub. hat a. a. O. 126 — 137 nachgewiesen, dafs 
dieses Suffix langes a hatte. Wie die heutigen frz. und nital. ON 



^ Vgl. noch bei DB II 659 in Chronicon Fontane!.: Ofliciniacas et 
Beitonis curtem in p. Tellau (a. 723). 

2 -acus wurde auch sonst verwendet bei Ableitungen von Städtenamen: 
man vergleiche Paris iaca urbs, pagus Chersiacus, neben anderen Suffixen 
(-inus, -ensis) in tjleicher Funktion. Vgl. CSL XIII 3026 nautae Parisiaci. 
S. darüber Schulze S. 1 1 und die Noten. Das dies auch in anderen Fällen 
vorhanden war, dürften noch die hier im Texte angeführten Beispiele bezeugen. 
Ist auf diese Weise Mogontiacum '^ Mainz, Mayencc zu erklären? Es 
wäre demnach anzunehmen, dafs -äcos als ein AbleitungssuHix von Slädte- 
namen gefühlt und dann abgeworfen worden sei (s. unten Q meine Erklärung 
des Verhältnisses zwischen Gaf und Vapincum). 



zeigen, trug es immer einen Hauptakzent, mit Nebenakzent auf der 
ersten Silbe. Anders in den germ. Ländern. Da bekam die erste 
Silbe unter dem Einflufs des germ. Akzentgesetzes den Hauptton 
und das Suffix trug den Nebenakzent. Hier wurde auf bis jetzt 
unerklärte Weise -iacu (über -*iach, -*iech?) zu -ich (in einigen 
ON ist auch Anlehnung an -ig zu konstatieren), -acum aber >> 
-ach: Marciacus, (Kar.) > Merzig (also *Martiacus); Albini- 
aca > Elvenich (Rheinprov.) ; Tulpiacus, Tolbiacus vicus >» 
Zülpich (Rheinprov.); Liniacus > Lenick (Belgien, Brabant); 
Viroviacus > Werwicq (Belgien); aber Antunnacum >> Ander- 
nach. Wenn -ach auch aus -iacum vorkommt, so wird es wahr- 
scheinlich die Analogiewirkung sein: so haben wir Illzach, welches 
in comtatu Ilzicha 672 heifst, actum Hilciaco, palatio regis 835; 
im 13. Jahrh. Ilzecha 1233, Ilzeche 1246, Hilzich 1280. 

5. Bevor wir uns nun zur Betrachtung der Entwicklung dieses 
Suffixes in Sfrk. wenden, sei uns gestattet, einige Worte über die 
grammatische Wandelbarkeit zu sagen. 

In Merowinger Urkunden braucht es, wenn -acus mit der 
Apposition villa vorkommt, nicht mit ihr im Genus übereinzustimmen.' 
Diese Fälle werden wir bei der Betrachtung einzelner ON hervor- 
heben. Es gibt dennoch ON, die das Femininum erhalten haben, 
so Sinaca (Kar.) "> Senanque (Vanduse), wo wahrscheinlich Suffix- 
tausch (-inca?) vorliegt. Zur Merow. Zeit sind im Fem. belegt 
Betiniaca villa >> Bethiniville, Gerniaca curtis >> Gernicourt, 
Catuiaca (schon in röm. Zeit) irgendwo in Dp. Basses Alpes; 
Arciaca > Arcis-sur-Auhe ist auch schon in röm. Zeit belegt 
(S. Longnon Atlas Text); dann Tasciaca > Thesee (Loire-et-Cher). 
Aus Merow. Zeit noch: Ledriaca curtis > Landricourt (Marne). 
Die roman. Entwicklung zeigt in diesen Fällen keine Spur vom 
Femininum.^ 

Wie wir also sehen, läfst sich von so und so vielen ON mit 
-acus nur eine kleine Anzahl im Fem. nachweisen. Ich hebe das 
hervor, um zu zeigen, dafs man in dieser Richtung die Erklärung 
der Entwicklung von ^c^ in -acu nicht suchen darf (wie beispiels- 
weise bei vai > vagus und vrai nach dem Fem.). Dafs diese 
ON mit ihrer Apposition villa curtis nicht übereinstimmen, erklärt 
sich wohl daraus, dafs vor der Entstehung der betreffenden villa 
oder curtis (da villa überhaupt sich erst in Merow. und Kar. 
Zeit herausbildete) hier nur die Benennung nach fundi vorlag, 
und dafs diese Benennung, die ursprünglich jedenfalls adjektivisch 
war, als selbständiger Begriff erstarrte, so dafs ein Bedürfnis nach 
Übereinstimmung nicht mehr empfunden wurde. Es ist recht auf- 



1 Vgl. jetzt noch Schulze a. a. O. S. 12. 

* Vgl. noch Gradagua 960 Grazac (H. Gar.) bei DVg. — Ich führe 
aus den Urkunden noch Fälle an, wo die Übereinstimmung vorliegt: Mutatio 
Cerebelliaca im Itinerarum Antonini DB I; in villa Mulaca 981 (p. Rossi- 
lionensis) DB IX; actum Strennaca villa 834 DV.j. Vgl. noch Darentiaca 
j. Saillans (Drome). 



fallend, dafs in Sfrk. vom Fem. bis auf wenige Beispiele * keine 
Spur vorhanden ist. CL bringt: Briniacas villa 869, wovon wir 
sehr schöne Übergangsformen besitzen: Brignaes, Brignaies, 
Brignayes (auch in CS), Brignais (auch in CS) j. Brignais 
(Rhone). Die Fem. in Merow. Urkunden können auch auf falschen 
Latinisierungen beruhen so: Audriaca villa (Longnon) >> Orville, 
wo die heutige Form gar keine Spur von -iacum aufweist.'- Vgl. 
noch: in einer Urkunde (anno 837) des Kaisers Ludwig des Heiligen: 
Comaiagas locus, pertinens ad Anianense monasterium; derselbe 
ON erscheint auch als Comaiacae 852 in einer Urkunde Karls 
des Kahlen (DB VIII).3 

Vom anderen Kasus kommt insbesondere der Abi. PI. in Be- 
tracht. Ich zitiere einige Beispiele, wo dieser Kasus zu Grunde 
zu liegen scheint. Orbacis monasterium >> Orbais-rAbbaye (Marne), 
Resbacis (Kar,) monasterium, pagus Melcinensis > Rebais, ein anderes 
Resbacis auch im pagus Laudunensis (Aisne) > Roubaü; Scal- 
bacis (Somme) Longnon (Kar.). Daher dürfte vielleicht auch das 
-s in manchen heutigen -acum ON seinen Ursprung haben, wie 
Servais (Aisne) << Silvacum 868, Courgais << Curciacus (D'Arb. 
225). Es ist aber doch merkwürdig, dafs in Sfrk. dieser Kasus 
keine Spur hinterlassen hat. Wenn Kölscher in seiner Dissertation 
S. 42 in Süden ein Paar Beispiele mit dem Ausgang -ais nach- 
weist, so sind das in alter Zeit unbelegte Formen. Thiiret (Puy- 
de-Dome) < (bei Longn.) Turiacus wird wahrscheinlich schon dem 
nfrz. Gebiete angehören, da es sich im Norden dieses Dp. befindet. 
Also scheint es mir auch ausgeschlossen zu sein, in dieser Richtung 
die Entwicklung von -acu zu suchen. 

Der Nom. pl. kommt ebenso in wenigen Beispielen vor. Ich 
kann nur zitieren: Dottiniacae > Dottignüs (Belgien, Flandre 
occidentale) bei Longnon. Beauvaü kann auch nom pl. sein von 
dem V. Belovaci was ein ganz verschiedener Fall ist, vgl. Schulze 
a. a. O. S. 3. Aus Sfrk. kann ich kein einziges Beispiel beibringen. * 

Die einzigen Kasus, die hier in Betracht kommen könnten, sind 
der Abi. sg., der Akk. sg. und das Neutrum sg. Vgl. einiges 
über die Deklination bei den ON jetzt Schulze a. a. O. S. 4 ff. 



1 Aus moderner Zeit führe ich an: * ü Arzagtie (Bach, Basses Pyr. ) 
neben Arzacq; '^Brisague (ein Wald, II. Alpes); *Grag7mgue (H. Gar.); 
La Genolhague (Gard) neben Genolhac im selben Dp; *Mengnague (Dord.); 
Lavignagiie (Gid.); Laubague (H. Gar.) neben Lanbac (Cantal). Cß brinjijt 
noch in lila Pedraga 913, etymologisch wohl von ,,ad illo Pedrono" 
ebenda nicht zu trennen. 

^ Vgl. Valerignaca curtis in Cgr. j. Valernes (Basses Alpes). 

' Acc. plur. fem. kommt noch in folgenden Beispielen vor: im CC 
Isagas j. Isagues (Aveyron). Desjardins will mit diesem Orte noch Avi- 
sago 990, Auzago identifizieren, jedoch ist das lautliche Verhältnis nicht 
klar. Suagas locus in p. Rutenico 883 bei DVg. El mas de Fresagas 
in CC (1087— 1 107); (P. de) Marnagas bei DV. 

* Das auslautende -s in den ON verdient untersucht zu werden. 



lO 

6. Die Entwicklung von -acum, -iacura auf dem prov. Ge- 
biete ist >> -ac, -iac.i Hölscher hat es geogr. abgegrenzt S. 15, 
nach ihm genauer Juroszek Zs. XXVII, 552 ff. Es bleibt uns nur 
übrig, einige sekundäre Erscheinungen zu besprechen. Zunächst 
sei der Zusammen fall von -acum mit einem anderen kelt. Suffix 
-ate^ auf dem grofsen Gebiete erwähnt.^ Dieses Suffix dürfte im 
Süden ebenso produktiv gewesen sein wie -acum. Wie pratum 
>> prat, so hat ate >> at ergeben, und als das auslautende c 
von ac verstummte, wurden die Graphien verwechselt; dann auch 
die Schreibung mit -s, welche aus den Phallen wie Romanis >> 
Roma7is und -atis -atz -as gewonnen wurde. Wir haben z. B. 
Mari ate vicaria (Kar.) > Meyras (Ard.), welches den anderen 
Mariacum entspricht; Luciate (Kar.) > Lnssas (Ard.), daneben 
viele Luciacum; in Dp. Gard Curtionate > Courco?ias, was eine 
Bildung von Cüktio -onis,^ dieses wiederum von Cürtius ist. 

Wie -acu, so trägt auch -ate den Hauptakzent. In den m. 
a. Urkunden wird es auch -atum geschrieben: Lezatum (Kar.) 



1 Neben -iac kommt in Urkunden auch die Schreibung -ag vor: so in 
CC Sablonag 1074 — 1087 j. Le Sablona (Gir.) etc.; dann -ach: so DB XXI 
Orilac, Orliach, Orillac j. ^«rzV/a^ (Cantal); in CSan. Eccl. de Godoniach; 
Blanzac (Gard), — -ach 1156; im Cartulaire de Nice hg. von Cais de Pierlas 
Orbazach, Orbazac villa, Auriach 1107. 

2 Es dürfte die ursprüngliche Bedeutung des -ate = lt. ensis gewesen 
sein, wie aus Namausatis auf der Inschrift von Vaison (Vaucluse) zu ersehen 
ist [nach Stokes roovTiovQ Na/javocczic = civis Nemausensis]. Alan ver- 
gleiche es mit dem -ensis -Suffixe in frz. ON wie Bean-voisis > Belova- 
censis, welches für Pagus-Benennungen gebraucht wird, -ensis dient aber 
nicht nur zur Bezeichnung einer Gegend, sondern auch einiger Ortschaften: 
so wird sich erklären Razes <^ Redae, eigentlich Redensis, vgl. pagus 
Redensis bei DV („ville 2-6^^1 ne subsiste plus aujourdhui"). Auf diese 
Weise erklärt sich das angehängte -z in i?o£?^0 <^ Ruteni, während pagus 
Rutenicus ^ Rouergue ergeben hat. Vgl. noch Gredenensis vicaria^ 
Grezcs (Lozere) 998 bei DV5, auch eccl. S. Martini de Greza belegt (a. 972); 
dann Agonensis vicaria 804, 1175 de Agaunico j. Agones (Heraull). In 
Notiiia provinciarum: civitas Rciensium > Riez (Basses Alpes), vgl. Des- 
jardins: Geogr. de la Gaule romaine III. Bd. S. 503. Schulze S. 3 will hier 
nom. plur. (V Reii) sehen, was lautlich nicht pafst. — Auf -ate = ensis scheint 
hinzuweisen der Umstand, dafs viele Völkernamen von den Städtenamen ab- 
geleitet worden sind: z. B. V Elusates, daneben civitas Elusa ^ ä^j^ von 
den Römern wahrscheinlich wiederum nach dem V. Elosatium, Elusatium 
umgetauft; vgl. noch Sotiates und den heutigen ON Sos (vgl. Monlezun: 
Histoire de Gascogne I S. 423). Zu dem Inselnamen \\\'3.'i;> Elba bildete 
man den V Ilvates.zu Veleia-Veleiates. 

3 Neben -ate kommt noch -atis (vgl. unten 12) in Betracht: Cur- 
bissatis 971, 1080, Corbessatz 1233, Corbessaz 1121 j. Courbessac 
(Gard). Ohne moderne Entsprechung CL Corsenatis villa 984 (im Texte 
aber Cortenatis), CS hat Corcenatis. Vgl. noch Tetignax (B. Pyr.) 
Titinhatz im 13. Jahrhr. Die Urkunden bringen manchmal -atis, während 
der moderne ON keine Spur davon zeigt: Marciolaiis (Holder II) j. 
./I/crw/a^ (Puy-dc-Dome) und umgekehrt: Maria te j. JÄ-^vß^ (Ardeche). Das 
-s kann auf -tz zurückgehen: Roussas (Drome) 1211 Rossatz. 

* Über die EN auf -io, -onis s. Zimmermann ALL 1903. 



II 

> Lezaf,^ vgl. noch Lordadura ministerium >» Lordat (Ariegc) 
[Kar.]. 

Diesen Zusammenfall hat Hölscher unter -iacum > iat, -ias 
-ia (S. 26) und iacum -acum > at, as, a dargestellt.^ Er hat 
Beispiele aus dem ganzen Süden beigebracht und es als laut- 
gesetzliche Entwicklung angenommen. Lespy, Gramm. Bearn. S. 115 
sagt aber, dafs das ausl. t heute dort gesprochen wird, ebenso 
-c, wie es die Schreibung -cq beweist: z. B. Arzacq (Bass. Pyr.). 
Wie demnach Maillas (Landes) <C. Malliacus (Longnon) zu deuten 
ist, ist mir unklar. Ob d'Arb. de Jub. S. 279 mit Marsas (H. Pyr., 
Gironde) < *Marciacus recht hat, soll dahingestellt bleiben. Sonst 
ist dieser Zusammenfall aufserhalb der Gascogne sicher. In Sp. 
Briv. (Beispiele meist für Auvergne) erscheint an Stelle von -ac 
im Laufe des 13. Jahrh. ungefähr -at.3) 

Eine anderer Zusammenfall drohte in Languedoc mit -an um. 
Das erklärt sich durch das sogenannte bewegliche n. So haben 
wir in Dp. Her. Campagnan, das 804 als Camp an iacum belegt 
ist, seit 1385 aber Canpagnanum. In Dp. Gard: Lignan: 920 
villa Irignacum, 103 1 Irignanicus. In Dp. Drome Chaurisan: 
de Chaurisiaco 1290, Chaurisat 1344. In Pyr. Orient., Aude, 
Aveyron dürfte dieser Zusammenfall besonders häufig vorgekommen 
sein: so Perpignan, welches schon in der Römerzeit als Perpi- 
nianum belegt ist, erscheint im 13. Jahrh. als Perpiniacum 
latinisiert. 

Diese Entwicklung ist also ganz durchsichtig. Eine andere 
Entwicklung mit '^c'' >> y dürfte nicht vorkommen. Jedoch haben 
wir einige Beispiele, welche dagegen zu sprechen scheinen. In 



^ Vgl. im CSau Alsiato villa, CB vicaria Argen ta den sis, Argen- 
tadum j. Argentat (Correze), de Brenato (13. Jahrh.) in CL. 

^ Über -iat auf dem sofr. Gebiete s. später. 

^ Ich führe einige Beispiele an: Ayac, Ayat 1263 j. Ayat (Puy-dc- 
Dome); Alassiat, -ac 1263 j. Massiac (Cantal). Die Fälle wiederholen sich 
auch in Jblgender Zeit: ^//«^«ai* (Puy-de-Dome), 1249 -ac, 1401 -at; Agnat 
(H. Loire), 1362 -ac. Es kommen sogar Fälle vor, wo im 13. Jahrh. blofs -a 
erscheint. Montmoirac (H. Loire), 1247 Monraaira; Pionsat (Puy-de- 
Dome) 1294 Pionsat, Pon^a, Ponciaci. In einigen Dp. dürfte -c ^ -t 
lautgesetzlich sein (vgl. Gillieron Atlas epi-espit (Ariege, Landes). Aus 
anderen Dpts. lassen sich ähnliche Fälle nicht so früh konstatieren. Im Dp. 
Dordogne aus dem 14. Jahrh. Curat — Auguracum, Exguratum 1380; 
Issac — Issacum 13. Jahrh., Ischat 1382; Nantiat -iac 13. Jahrh., -iat 
1380; Liorac — Leurat 13. Jahrh., -acum 1382; Brenac I2c^0, -as 13. Jahrh., 
Bussac — -as 13. Jahrh., -acum 1380' Creyssensac (Dord.) erscheint sogar 
Creichensa 1203, -acum 13. Jhrh., vgl. noch Beonac, 1260 Beona; es ist 
aber hervorzuheben, dafs von diesen zwei letzleren Beispielen ein älteres 
-acum nicht belegt ist, so dafs auch a «<; anum vorliegen könnte. Aus dem 
Dp. Dröme Condülac — -aco 1360, -at 1548, sogar 14. Jahrh. -ano; Chau- 
vac -aco 1232, -assi 1360. Hautes Alpes: Charbillac ■ — -acum 1307 — 
1322, -atum 1490. Andere Beispiele, wo dem -ac der mittelalterlichen Ur- 
kunden jetzt -at, -as und umgekehrt entspricht, werden sich im zweiten Teile 
der vorliegenden Arbeit iinden. Die ganze Frage nach der Zeit der Ver- 
stummung der auslautenden Konsonanten im Prov. bedarf noch sorgfältiger 
Untersuchung. 



12 

B. Pyr. Louvigtiy < Lupiniacensis 984, aber 1272 Lobinhora, 
1307 C. de Lovinherio, 1443 La baronie de Lovigner, Lovigne 
15 13, Lovignher 1552. Aus diesen Belegen geht sicher hervor, 
dafs es sich hier überhaupt nicht um -acus handelt, denn der 
ON ist nur mit -acensis in lat. Gestalt belegt; dafs aber dieses 
Suffix für Benennung der Pagi nach Analogie von anderen ON, 
wo -acus tatsächlich vorhanden war, geschaffen wurde, ^ bezeugen 
folgende Beispiele: Sahnoracensis, Salmoriacensis pagus, 
comitalus, daneben richtiger auch Salmoirencum, j. Salmorens 
(Isere); dann Scutiacensis comitatus j. Scodingue (in CGr,); 
ebenso Stabiliacensis ager 975 — 992 j. Esirablin (Isere) in CV. 
Der Beleg Lupiniacensis ist demnach eine Latinisierung. Lo- 
bignom scheint auf *Lupiniöne hinzuweisen, die späteren Belege 
aber auf -arius. -y kann in diesen Gegenden auch auf -arius 
zurückgehen, p > v ist sehr auffallend; vielleicht sekundär durch 
amtl. Einflufs entstanden. Für den Suffixwechsel vgl. Mont Pessu- 
lanus >> Montpellier, welches jedoch früher IVIont pessularius 
belegt ist. 

D'Arb. de Jub. S. 237 rechnet zu Floriacus auch Fleury 
(Aude). Ich glaube, mit Unrecht. Zunächst ist der ON ohne 
Belege. Es wird sich da um dieselbe Erscheinung handeln wie in 
Desiderius > Dezery, so Florium >■ Flori, vgl. Courry (Gard) 
•< Curium 1384. Der Übergang von o > eu dürfte amtlichen 
Ursprunges sein. Die ähnlichen Beispiele, die Kölscher S. 81 bei- 
bringt, sind, wie er S. 43 andeutet, zweifelhaft. Holder II bringt 
ebenso zu Mauriacum viele sfr. Maury ohne Belege, -y könnte 
in diesen Fällen auch das Suffix -Inus darstellen; vgl. Qtiercy < 
Caturcinus pagus, in aprov. Caerci, Rebentinus villa in p. 
Carcass. > Rehcnty (Aude) bei DV-^. 

7. Viel interessanter gestalten sich die Verhältnisse auf dem 
sofr. Gebiete. 

Fangen wir mit Dp. Rhone an: 

-iacu > y, hervorgegangen aus älterem eu: Chassagny, im 
13. Jahrh. Chassagneu. Philipon, Rev. des patois III 164 nimmt 
hier den amtlichen Einflufs an. 

> ie: Villiacum > Villie; Julliacum > JiiUie. Auch hier 
kann ein älteres -eu vorliegen: >■ e: leize <; *Tasiacum, belegt 
Tayseu, Theysieu, Teise; Drace-le-Panoux (Rhone) in CS. 
Draciacus, Traceu, Draceu, Drace, Dracieu. Andere Bei- 
spiele für > e: Demare (Rhone) < Domariacus 921; Denice <i 
Deniciacus villa 1089, von Puitspelu ist falsch Dionisiacus als 
Etymon angegeben. Älteres ieu jetzt > y: Maximiacum > 
Maysimieu in CL j. Messimy. In GL Lentiliacum >• Lentilleu, 



1 Es ist möglich, dafs von da aus in den Urkunden -acus hinzugefügt 
•wurde: Cocagne [hxn) erscheint im 10. — 11. Jahrh. als ager Cosconacensis, 
V. Cosconacum. 



13 

j. Lentilly, Montaniacum > Montaiyneu j. Montagny. Auch 
jetzt noch -ieu: Floriacum > Floireu j. Fleurieux. Auch -ay: 
Vaug7teray < Vallem Neriacum; *Poillegnay in CL; > ey: Sarcey 
— Sarsaicus 982, Sarsai, Sarsay 13. Jahrh. in CL;i Petssellay, 
Paisseleis iioo Passiliacus 950. Das letzte Beispiel kann auch 
eine falsche Latinisierung sein. 

-acu >■ ay: Le Barnay < Brenacus vel Brennacus villa 
in valle Bevronensi 950; Athanacum >> Aytiay. Vielleicht auch 
>> ou: Panoiix in Drace-le-Panoux: Pudiniacus, in villa Dra- 
ciaco, ubi eccl. in honore sti. Petri 947, was in *Pudinacus zu 
korrigieren wäre (CS.). 

Die Entwicklung iacu > ieu überschreitet die Rhone nach 
Westen im Dp. Loire: Salvinieux << Salviniacum. 

Im Dp. Ain herrschen dieselben Verhältnisse: 

iacu >> e: Rand >> *Ranciacu früher Rancey, Rancies, 

In Balgiaco >> Bage-la-ViUe, Baugies, Baugie. 

>> ey: Boissey, Par. Boissiaci, Boesy, Boysie, Boisseis, 

daneben auch ein ON *Boisstetix. 

> ay: Gignay vgl. Gigny (Jura) >> Giniacum CS. 

> eis: *Luyseis, vgl. Luisieux (Ain) << in Lutiaco 861; vgl. 
dann Thoissey; in Villa Tusciaco, Tossei, Toissai, Thoissei. 

> oux: Orbagnoux < de Orbaniaco 1244; Injoux < Eccl. 
Ingiaci, curatus de Ingiou 1198. 

> y: Pougtiy i e 50, auch Pugnye, Pounie, Pougnie be- 
legt; wie in Dp. Rhone, so kann auch hier y auf früheres eu 
zurückgehen: Pluvy: Pluyveu, Pluvix; oder Lurcy << Luper- 
ciacum, Lurce, Lurcieu, Lurceu. 

> ieu am gewöhnlichsten: Songietix, in älteren Urkunden 
Songiou. iou-Entwicklung ist auch in Dp. Rhone CL vertreten: 
1095 ad Clamensou, li Buxiliou 1238, im 12. Jahrh. Hugo de 
Coloneiaco, daneben auch dominium de Coloniou. Davon in 
der jetzigen Topographie von Rhone keine Spur. In Dp. Ain 
wechselt ieu — iou manchmal Stiirieu, Subtriacum, Sultriacum, 
de Soutriaco, Soutriou, de Sutriaco 875; Stirjoux, im 
13. Jahrh. Chargiou; Lochieu; de Lochiou 13 10. 

-acu > ay, welches zu e(x) fortschreiten kann: Vesenex, wo 
Vesenay belegt ist; Ornex <<de Ornacho, Ornay; Maconex, 
1189 Maconay, Masconex. 

> oux, nur ein Beispiel Epinoux << Spinacus 1004 ager 
Spinacensis. 

Im Dp. Savoie dürften die Verhältnisse ganz ähnliche sein; 
leider sind wir wegen des Mangels an herausgegebenen Kartularien 
zu schlecht unterrichtet. 



^ Puitspelu S. 29 hat Salsiacus. Die Belegstelle gibt er nicht an. Die 
anderen Beispiele für -iacum>ay bei ihm sind offenbare Latinisierungen. 



iacu > y, früher eu: Loagneu 1124 j. Loiivagny pres d'An- 
necy << Lovaniacus 1030; -ieu: Loisieux, de Loisiaco (Doc. 
in. IV); > e: (Aymo de) Chissiaco 1388 j. Chtsse (Doc. in. IV). 

> ey: Barberey < de Barbariaco 11 10; *Saugey. 

Im selben Dp. viele -iacu > y, früher -ie: Gresy, 14. Jahrh. 
Greyssiaco, G-ie; oder früher -e: Jarsy (S.) — 14. Jahrh. Jarse 
<; *Garciacu. 

-acu >> ex: Servolex früher Servolais, sonst ay. 

Für Dp. H. Savoie gilt dieselbe Bemerkung: 

iacu > y, früher -ie: (Rouletus de) Amancie 1329 (Arch. D.) 
j. Amancy, dann (Richardus de) Chillye j. Chilly; (Parrochia de) 
Cusie j. Cusy. Auch auf älteres -eu kann heutiges -y zurück- 
gehen: (Guiüelmus de) Montinef 13. Jahrh. j. Montigny', 13 19 
Druyseu und Druycie j. Droisy^ 

> ier: Nernier: Nernie, N-yaco, N-yer (de) Boso; dann 
Terniaco j. Ternier. Es ist möglich, dafs sich auch der Beleg 
Teruef auf diesen ON bezieht, denn auch Chevalier gibt die 
Identifizierung mit leriiay (Isere) mit Fragezeichen, was lautlich 
nicht genügt. 

>> ey: *Bossey. 

Die heutigen Formen in Dp. Savoie und H. Savoie bieten 
meist -y. 

In Dp. Isere liegen die Verhältnisse ähnlich (Beispiele aus CV 
und Cgr.). 

iacu >> ieu: Dentaiseu << *Dentatiacu j. Demplezteu. 

>> ier: Biviers, belegt als Biveu, Biviu, Biviacum,^ Cam- 
paniacum > Campagnier, 

;> ies: iJ/fj'wz^j << Messiacum, con. de Vienne, früher Maisseu 
(Devaux, Vocab.) oder Meyrie, belegt May reu, Mayref, Meyreu. 

>> ey, früher eu: Lancey, früher Lanceu, de Lanciaco 
(Doc. ined. IV). 

;> ay: Arzay •< de Arboziaco 11. Jahrh. Die Identifizierung 
ist von Chevalier und recht bedenklich. 

>> c auf früherem eu: St Mattin de Misere, de Miseriaco 
1261, Miseren. 

> y: *Agny; *Atnby. 

acu > ay: acu >> ay in sehr gerigem Umfange: Annonay <i 
Annonacus (Longnon). 

In Dp. Drome geht die Grenze weiter: 

-iacu > ieux: Fontaigneux, 1553 merkwürdigerweise Fon- 
tanau! 

>» ey: Charpey «< de Carpiaco 1070. 



1 Nur ein einziges Beispiel aus diesem Dp. habe ich, wo heutiges -y 
auf früheres -eu zurückgeht, Gresy -stir -Isere (H. Savoie), arrondissement 
Albertville, cO" de Gr^sy, im Cgr. Graiseu, Graisevum, Greysiacura. 

■■^ Vgl. in Tabula alimentaria de Veleia: fundus Bivianus. 



15 

Sonst ist hier die übliche Entwicklung > ac, >» iac. Im Dp. 
Vaucluse und Hautes Alpes ist die sofr. Entwicklung nicht an- 
zutreffen. 

Est ist daher nicht ganz richtig, was l'abbe Devaux, Essai 
sur la langue vulgaire du Dauphine septentrional S. 144 in Bezug 
auf ieu sagt, obwohl er die Grenze im grofsen und ganzen gut an- 
gegeben hat: „ce qui est vrai, c'est que nous avons la un trait 
franco-proven(;al, developpe dans l'Isere sans concurrent serieux, 
tandis que dans l'Ain, le Rhone et la Loire, le domaine de iacum 
se partage ä peu pres egalement entre ses successeurs ieu, iat, y 
et e." Er gibt dann eine kleine Statistik von dem Verhältnisse 
ieu-y-e in diesen Dp., aber nach l'Annuaire des Postes, wo 
natürlich nur die modernen ON zu finden sind; und deshalb hat 
diese Statistik nicht viel Wert. 

8. Jetzt erhebt sich eine Reihe von sehr wichtigen Fragen. 
Zunächst untersuchen wir, ob in den Dp. Isere, Rhone, Ain, wo 
iacu ]> früher ieu, jetzt ]> y, wirklich auf amtlichem Einflüsse 
beruht. Die Untersuchung wird erschwert durch den Umstand, 
dafs wir Angaben für mundartliche Aussprache vermissen. Ich 
möchte einige Beispiele anführen, welche uns y- Entwicklung für 
das 13. Jahr h. sichern: in CL neben Chassagnia, Chassagnia, 
und Chassagneu auch (Parrochia de) Chassagni; dann ebenda 
{Parrochia de) Chauciogny; ebenda: (Humbertus de) Toiry. In 
Dp. Ain: Thoyry: de Toiry, Thorie, Toyrie, Toiri (13. Jahrb.). 
In CS heutiges Cogny (Rhone) wird gSo als Cogniacus, Cog- 
nacensis, Coniacensis 1000, und dann als Coigneu, Coigne, 
Coigny belegt. In Dp. Ain: Cessy wird als eccl. de Seyssiaco, 
prior de Sessier, Sessi, Sessye belegt. Leider gibt Guigue in 
seiner Topographie historique nie das Jahr der Belegstelle. In 
Arch. Dauph. II Gull, de Viscencie, aber 1302 Stephan de 
Visonscy 1302 j. Vesancy (Ain). Für Isere fehlen mir Beispiele, 
deshalb will ich nur aus dem Buche von Abbe Devaux S. 141 
zitieren: man spricht aus „a St. Jean-de-Bournaz: äriye (Heyrieu), 
a Chaponay Eärl." Ich bin deshalb der Ansicht, in diesem y 
eher den Sieg der dialektischen Aussprache zu sehen als den 
amtlichen Einflufs. Der Vorgang dürfte derselbe sein, wie bei 
dem Diphthonge ie, welcher sehr oft in diesen Gegenden kon- 
trahiert wird. So in Bresse, wo -arius, -ariam >> er, eri, da- 
neben bietet le Terier de Bage ier, ieri kontrahiert zu iri: 
tissiri, charriri, Anires j. Asniers. Philipen nennt diese Formen 
„francisees"; jedoch kann es nach meiner Auffassung eine Über- 
tragung von den Fällen Paiat -j- arius in diesem Dialekte sein, 
wie vachiers -< vaccarius, verchieri < verdicariam, ver- 
chiri. Für die Kontraktion des e > ie — i zitiere ich folgende 
Beispiele (nach Philipon): tint < tenet, Pirro < Petrus, nis 
< nepos, pici < pettiam. Auch in alyon.^ ist diese Kon- 

^ Vgl. Beiträge zu Lyoncr Dialekt von Zacher. Diss. Bonn. 



i6 

trahierung teilweise bekannt: so diu < deus, rivira < riparia, 
entirement. Aus dem Buche von Devaux S. 151 zitiere ich tino 
> *tieno, Andreu, — Andre, — Andrieu, — Andry „cette 
dernicre forme n'est que la r6duction de ie, avec chute de V6\6- 
ment labial de la diphtongue. Aujourdhui Andri ne survit qu'en 
quelques patois et seulement j)our les noms de lieu: cht Andri 
(St. Andre) d'a])res la prononciation de localites environantes." 1 

Der Vorgang ist demnach dieser: iacu > ieu >> i6 > iß 
Der Schwund des labialen Elementes erklärt sich durch die gröfsere 
Betonung des e-Elementes, also durch ieu. Wo sich ieu erhalten 
hat, da nehme ich für die Betonung des eu schwebende Akzen- 
tuation an. Deshalb ist es mir etwas unverständlich, wenn Philipen 
sagt: „en hiatus avec un u postonique l'e rejette sur lui son accent: 
Matheus, Onceu, Deu, Bertolomeu/' Richtig ist aber, wenn er 
sagt: l'e peut conserver son accent et a la place de l'u disparu 
apparait alors un r inorganique: Andrer, Iners, Andriers, Bertolo- 
miers." Und auf diese Weise erklärt sich die Entwicklung von 
iacu > ier. 

Die Durchführung dieses y dürfte jüngeren Datums sein, wie 
es Inf. cachi < cacher, meingy < manger, die Subst. chivra 
< chevre, chin < chien, chiri < chaise zeigen, welche Formen 
nach Philipen im 17. Jahrh. konstant sind. Es gibt auch Beispiele 
aus dem 16. Jahrh.: eydy < aider, arrachy < arracher, und, 
wie wir gesehen haben, auch aus dem 13. Jahrh. 

Bemerkenswert ist daneben die Form Floriu < Floriacum, 
welche der Form diu < deus genau entspricht. Daneben findet 
sich -iou. Ob hier wirklich der Triphthong vorliegt oder ou blofse 
Schreibwei.se ist, vermag ich nicht sicher zu sagen. Es wechselt 
manchmal mit -ieu: so Coacu (Ain): Domus Coce, Cociou, 
Cossieux, seit 1233 belegt; in CL im 12. Jahrh. (Eimardus de) 
Loirou, daneben Luiriaci decima; Marcillieux (Ain) Marsilia, 
Marseillou. Vgl. im 14. Jahrh. in Lyon siou < sebum, was 
auch als sieu, siu vorkommt. Hier hat sich der mittlere Vokal 
des Triphthonges dem Velar angeglichen. Es könnte aber auch 
Schreibung sein, wie cuvro, couvro < cuprum, jours, jors 
bezeugt. 

9. Was die Entwicklung von -iacu > ieu betrifft, so ist sie 
so zu erklären: nach dem sofr. Gesetze wird a nach Pal. zu (i)e. 
Nur müssen wir uns fragen, ob früher der Ausfall des Gutturals 
stattgefunden hat oder der Übergang Pal. + a>(i)e. Marego, 
Silvego, Miserego, welche Formen l'abbd Devaux S. 143 aus 
dem Cgr. anführt, scheinen mir nichts zu beweisen, weil sie auch 
Latinisierungen sein können; ebenso Salceneg im Cartulaire de 



^ Es ist jedoch hervorzuheben, dafs die Kontraktion nicht gleichzeitig 
in allen Stellungen stattgefunden hat; z. B. die Form *tieno findet sich 
nirgends; es ist also zu schliefsen, dafs sie zuerst vor Nasalen eingetreten sei. 

^ Über die Reduzierung von \h > i vgl. R. Gr. I § 178. 



17 

Cluny. Die Formen wie Orbagnoux ^ würden für das sehr grofse 
Alter des Ausfalls des ^c^ sprechen, so dafs a noch nicht zu e 
fortgeschritten sein konnte. Jedoch könnte, wie wir gesehen haben, 
diese Form nur eine Schreibweise für Orbagniu sein. L'abbe 
Devaux hat den Ausfall des ^c^ für später angenommen als P^'a >> 
ie. Aber das ist nur eine Annahme, um für die Erklärung des 
Unterschiedes zwischen ieu und ay irgend welchen Anhaltspunkt 
bekommen zu können. Ein sekundäres au kann nach dem Pal. 
zu eu werden, wie calce>>cheuz Philipon Rom. XIII, S. 5422 
carru >» chier, carnem >> eher beweist. Wenn wir Octavum 
vicus> ö///ifr3 (Isere), a. 1247 Oyties cf. Devaux S. 43 1 (Fufsnote) 
und Pictavu > Poitou gegenüberstellen, so sehen wir, dafs der 
pal. Kons, im Sofr. anders wirkt als im Ndfr. Das bestätigt auch 
chenevo* (savoy. stenave, steneve), welches sich neben cha- 
nava^ findet, gegenüber dem nfr. chanvre; am glänzendsten aber 
die Formen im savoy. (chat-e) stet, staita, dann (chose) stieuse, 
(chou) st ieu (s. Brächet, Dict. savoyard. und Gillieron Atlas: chose); 
in Freiburg (15. Jahrh.) carru > eher, carne > chers, eher (vgl. 
Zs. 24, S. 208). Also in Bezug auf die Wirkung des vorhergehenden 
Pal. auf a gehen das Ndfr. und das Sofr. nicht vollständig Hand 
in Hand. Es ist daher sehr wahrscheinlich, dafs der Schwund des 
^c^ diesem Übergange vorangegangen ist. 

Es ist zu beachten: P^'a] scheint nur zu e fortzuschreiten. 

Noch ein Umstand scheint dafür zu sprechen, dals '*'c^ früher 
ausgefallen ist, als der Übergang a > ie. In älteren Urkunden 
finden wir iaeu > eu, nicht ieu, wo also a auf gleiche Weise 
behandelt wurde wie P^'a] : z.B. Claseu, Cleyseu im 12. und 
13. Jh. [im 13. Jh. beginnt auch Cleysieu (montes de)]. Devaux 
hat das auch bemerkt, aber anders erklärt; ieu im 13. Jh. ist 
noch sehr selten. 6 



1 Vgl. bei l'abbe Devaux S. 139: La prononciation actuelle (sc. v. ieu), 
comme poiir ai, varie d'un pays ä l'autre. Pour ne citer que quelques examples 
autour de Grenoble, on dit Provezyü (Betonung.''); ä Biol et aux environs, 
on dit Vyeriaw (Virieu), ä S. Didier-de-la-Tour: Vzeryaw; ä Trept, 
Kremü (Cremieu)." Es dürfte auch in diesem Falle eine solche dialektische 
Verschiedenheit vorliegen. 

"^ Merkwürdigerweise zeigt Gillieron Atlas linguistique (chaux) keine 
ähnliche moderne Form. 

3 S. Longnon, Geogr. de la Gaule au VI. siecle; vgl. Uchaud (Gard) später. 

" S. jetzt auch Gillieron, Atlas linguistique, c. 234. 

^ S. Zacher, Beiträge zum Lyoner Dialekt. 

•^ Ich führe Beispiele aus CL an: Archiacum 984, Archieu; Buli- 
nieu, Bulligniaco 987; Bulliaco, Bullieu neben Bulleu; prioratus de 
Charpieu; territorium de Parillieu 1229; Poillieu eccl. neben villa de 
Poilleu; (Umbertus) Quirieu neben portus Quiriaci; (Vicenlius de) Birieu 
1263; dann aus Cartulaire de Dombes hg. von Charpin: Boulieu, Bolieu; 
vinea de Cuisilieu 1173 — 1190, auch Cuissilieu, Cussilieu geschrieben; 
terra de Balbinieu 1060; apud Coindrieu 1251; villa de Sargieu, da- 
neben auch villa de Sarzis; Satilieu, Satillieu in CV Satilliacus 996. 
Im Dp. Drome noch: Porta dicta de Clairieu. 

Beiheft z, Zeitschr. f. rom. Phil. II. 2 



Dieses Ergebnis würde zu dem Nfr. stimmen, wo fagu^fou 
beweist, dafs ^g^ früher ausgefallen ist als a >> e. 

10. Wie ist dann eu >> ieu zu erklären? 

Die Ergebnisse der Untersuchung l'abbc Devaux', wann ieu 
an die Stelle von eu getreten ist, gelten im grossen und ganzen 
auch für das Dp. Rhone, und höchst wahrscheinlich auch für das 
Dp. Ain. „On peut donc placer au milieu du XIV^ siecle le d6- 
veloppement de la graphie ieu, comme de la graphie ier (<;ariu)"; 
nur dafs im CL ieu schon im 13. Jh. häufiger um sich greift, als 
das im Dp. Isere der Fall ist. L'abbe Devaux, welcher annimmt, 
dafs iacu von allem Anfang *iego ergeben müfste, ist geneigt, 
den Schwund des i dem gespr. Vulgärlatein in der Dauphine zu- 
zuschreiben: „le latin populaire a dit Miserego pour Miseriego 
comme il disait paretem pour parietem, quetum pour quietum. 
Quand, plus tard, on ecrira par exemple Virieu au lieu du Vireu 
du XP siecle, l'i ne representera plus celui de Viriacum, mais 
sera un produit nouveau de la diphtongaison de e (S. 144)". Nun 
ist Devaux S. 145 ff. zum Ergebnis gekommen, dafs im Haut 
Dauphin6 die Diphthongierung des § erst mit dem 13. Jh. beginnt, 
und erst im 15. Jahrb. ganz herrscht. Nach den Angaben von 
Philipen herrscht in Bresse im 13. und 14. Jh. die Diphthongierung 
in Pieros, pieci, aber Matheus, Onceu, deu, Bartolomeu, 
Andreus, letzteres Wort kommt auch als Andrios, Andriers 
vor. Im 14. Jahrb. erscheinen in Lyon beide Formen: pecy und 
pieci, pera und piera <; petra, secho und siecho < *sedicura, 
Nizes und Nizies < Nicetius.^ W^ir können Abbe Devaux' Aus- 
führungen etwas modifizieren und sagen: die Diphthongierung von 
q vor u beginnt schon mit dem 13. Jahrh.2 

Dafs es nun eine zweite Diphthongierung sei, nachdem die 
erste (P^^'a^ie) dem vulgärlateinischen Gesetze anheimgefallen 
wäre, wie es Abbe Devaux will, ist unannehmbar, da es jetzt schon 
eine ausgemachte Tatsache ist, dafs die Entwicklung a > e im 
Laufe des 8. Jahrhs. vollzogen wurde (cf. Rom. Gram. I, § 255) und 
quietus >> quetus gewifs viel älter ist.3 Vgl. Meyer -Lübke Ein- 
führung §101. 

11. Bisher haben wir eine andere Entwicklung von -iacu, 
die im Norden des Dpts. Ain stattgefunden hat, nicht betrachtet. 
Nach den urkundlichen Belegen scheint hier iacu >• iat (vgl. auch 



1 Vgl. Rom. XIII, 545. 

2 Viel ähnliches bietet für die sofr. Behandlung von ieu die von eu im 
Limousinischen. Vgl. Chabaneau, Grammaire limousine, S. 48 fF. 

^ Wenn er a. a. O. S. 449 sagt „ou bien l'i a ete attire dans la syllabe 
prdccdante: *Ariego = Ayreu, *iIasiego = Maiseu", so ist das eine 
Art Selbsttäuschung, wie CL Ornaceu 1231 j. Ornacieux (Is^re) [im CV 
Ornaceiacum villa I157 latinisiert, was eine roman. Vorlage *Ornacei 
(vgl. 14) voraussetzt; andere Belege für dieselbe Ortschaft in CGr. sind: 
Ornacevum, Ornatiacum, Orniciacum], Maceu, Veraceu (12. Jahrh.) 
j. Varacieu (Isere) in CV etc. beweisen. 



19 

Juroszek Zs. XXVII 559 f.) zu ergeben: z. B. Chaveyriai, seit dem 
10. Jahrh. als Cavariacus belegt. Nun müssen wir uns fragen: wie 
verhält sich dieses ia zur ieu-ie- Entwicklung, welche für das So fr. 
charakteristisch ist? Philipen (Rom. XVI 270) ist geneigt anzu- 
nehmen, dafs hier -iacum von Anfang an zu iat geworden ist. 
]\Iit dieser Annahme stünde aber dieses Gebiet zu isoliert. In 
älteren Urkunden lesen wir für heutiges -iat -ie bezw. ieu und 
somit ist ein Zusammenhang gegeben: so Gerviagnat {hm) <! Ger- 
maniacus, Germignies, Germinia; Greziat (Ain) << Graisiacus, 
Graisies, Greisieu, Greziat; Floriat (Ain) ■< de Floriaco, 
Flories, Fluria; Chillia (seit 13. Jh. belegt): parr. de Chiliaco, 
eccl. de Chiliaco, Chilie; Condtyssiat (Ain) seit 912 in loco qui 
dicitur Condoiseu, de Conduxiaco, de Conduxia, Con- 
doizieu, Condoiseas; Billiat (Ain): eccl. ßiliaci, Bilie, Bilia, 
dann Bilieu, eccl. de Biliaco; Bereysiat (Ain) << Bereysia, Be- 
raciaco, de Beraysiato, parr. de Berisie. In GL lesen wir: 
Chavagna (Ain): Chavaigneu, Chavaignia. Diese Beispiele, die 
sich leicht vermehren liefsen, weisen auf den Übergang von aus- 
lautenden ie > ia hin. Leider sind wir nicht imstande anzugeben, 
wann dieser Vv^andel stattgefunden hat, weil die Topographie 
historique von Guigue die Jahreszahlen nicht angibt. Im 14. Jahrh. 
zeigt Bresse nach Philipen davon noch keine Spur. Es ist dieselbe 
Erscheinung, die in Vionnaz und Bresse pede über pie > pya 
ergeben hat.^ In manchen Fällen können wir auch auf *iei -ie 
-ia zurückgehen, vgl. lectus>lya in Jujurieux (Le patois de 
Jujurieux v. Philipon S. 73). Ich glaube, damit fällt die Annahme 
Philipons weg. Spuren von einer solchen Entwicklung sind sehr 
vereinzelt auch in der Dauphine anzutreflfen, so Parzen, welches 
auch als Parzia belegt ist, ebenso in GL Montaignieu — ■ Mon- 
tania; im Dp. Isere Pusignan in CS Pusigniacus, Pusigna, 
einmal im Arch. dauph. II Pusinief. 

12. Nun ereignete sich auf diesem Gebiete der Zusammenfall 
von i'^'-acu und P^'-ate, P'^'-atis. Nach der Regel, die Philipon 
gegeben hat (vgl. R. Gr. I § 266) erwartet man hier P^'-ate > a, 
P^'-atis aber > ies: laicha — laisse, kemechia — comence, 
meita < medietate; aber albergies -< albergatos, chauchies 
<calcatos. Polliai, Attignat, Viriat, Fotssat, Maiiziat, Martig7iai, 
Maillar- wären, da sie mit -ie nicht vorkommen, als mit Suffix 
-ate gebildet anzusehen, das dann mit -iacu zusammengefallen ist. 
Infolgedessen konnten die mittelalterlichen Schreiber -ate von -acu 
nicht mehr unterscheiden. Sie geben für alle ON die Endung 
-iacu, und hie und da -ado, -ato. 



1 Vgl. auch fua < focu, lua < locu, Zs. XII, 297 ff. R. Gr. I § 198. 
Rom. XIII, 547, pia 545. 

* t ist nur moderne Schreibweise, welche in den Urkunden nur hie und 
da vorkommt, z.B. Attignat (Ain) in CS Alinies, Attignia, Attigna, 
ebenso im CL. Heutiges -s kann ebenso wechseln mit -t: Janneyras (Isöre) 
im CS Janeyra, Janeyrat. 

2* 



20 

Wir sind imstande, das Gebiet, wo dies stattgefunden hat, 
genauer zu umgrenzen. Die südliche Grenze geht durch die Mitte 
des Dp. Ain: von Thoissey durch Pont-d'Ain, Outriaz nach Billiat, 
Nantua und umfafst, kann man sagen, im grofsen ganzen den 
Norden des Dp. Ain und den Süden vom Dp. Jura. — K. -}- ate 
hat regelrecht a ergeben. Wenn wir daneben die Latinisierungen 
mit -acu antreffen, so ist das Willkür, z. B. Nanhia. Die älteren 
Formen sind Nantuadis, Nantuado, daneben Nantuaco; vgl. 
auch den keltischen Völkernamen Nantuates.i K. + -atis wird hier 
zu -az, -as: Chablenas (Rhune) im CS Cablionatis.2 

Der Zusammenfali mit dem Suffix -ate ereignete sich auch 
anderswo in Sofr., so z. B. Moidieu, welches als villam quae nomi- 
natur Moydiacus, 986 Mogdiacensis auftritt; älter ist -atis: 
Moydatis g8i, Modiatis 977, 1005, 1018. Es wird dasselbe 
Wort sein wie in Moydans (H.- Alpes) Mogdanis. Ferner zitiere 
ich Meyrieu (Isere), belegt 975 — 993, 1004 — 5, 1023 Mariatis, 
aber 967 in villa Mariaco; dann Moissieu (Is^re) Mossiatis villa 
937 — 8, aber 1018 — ig Moxiaco, de Moissaco 1088 — 11 19. 

13. Die Verhältnisse in Dp. Savoie und Jura weiter zu ver- 
folgen, war mir leider nicht möglich wegen des Mangels an Car- 
tularien. Jedenfalls scheint im Dp. Jura -ieux nicht mehr vor- 
zukommen. Aus diesem Dp. habe ich mir nur ein Beispiel notieren 
können für -ie > -ia (parrochia de) Soucie 1324 j. Soucia (in 



^ Auch auf andere Weise ereignete sich auf diesem Gebiete der Zu- 
sammeniall mit -ate. Im nördl. Teil vom Dp. Ain hat ay >■ a ergeben. Wie 
digitus>da wird Belley^ Bella (s. Philipon: Le Patois de Jujurieux, 
S. 32). Die ältere Stufe -ai ist nachweisbar: z.B. in Peronas: Peronai, 
Perona, Peronaz (seit 1106) <[ *Petronacum von *Petro, onis, cf. Pe- 
TRONius (cf. Devaux S. 136), dann in Jullenay im CS j. Julienas (Rhone), 
vielleicht auch noch in Marsonnas (Ain): de Alarsonaco, Marsona, Ma- 
cornai (?). Der letzte Beleg bei Guigue dürfte Verschreibung sein, da wir 
im CL 1275 de Marzonay, parrochia Marzonay finden. Vielleicht auch 
Chavannai (H. -Savoie), wenn der latinisierte Beleg Cavanaicura eine rom. 
Gestalt *Chavanai darstellt, daneben aber findet sich auch ein Beleg Ca- 
vanniacum. — Im Dp. Isere habe ich ein Beispiel wo heutiges a auf älteres 
au zurückgeht: Polienas in CGr. Polenau, Polinau, derselbe ON in Arch. 
Dauph. (2 Mal) Polenaf und Polhonaz. Vielleicht *Pollionacum von 
PoLLio. Cf. Rom. XIII 543 clavem > cla, plur. aber des; dann S. 562 vra <Ü 
veracum neben veray. 

2 Vgl. noch Savadatis (a. 1055) i^i CV j. Savaz (Isere) und Sento- 
latis (a. 830) in CGr. j. Satolas (Isere); für den Schwund des Nasals vgl. 
Sanctum Symphorianum ]> S. Saphorin Doc. II 234. Cercenatis 858 
im CS ist wahrscheinlich zu identifizieren mit Cercenaz in CGr. j. Sarceyias 
(Isere). Ein anderer Beleg im CS ist vielleicht eine Latinisierung: Acer- 
cenacus vel Cercenacus lOio, -az, -as ist auf dem sofr. Gebiete ziemlich 
häufig anzutreffen: *Cha}bonnax (Aiu), * Charinaz (Ain) etc., auch in Urkunden: 
(Guillermus de) Frontanas a. 1179 in CL Asprenaz 1264; cappellanus 
molendinum, parrochia Orlenas, Orlenaz 13. Jahrh. Weitere Beispiele: 
*Beriaz (Ain) neben *Beriat; *Bollonaz (Ain), *Brenaz (Ain). Das aus- 
lautende -z, -s kann aber auch blofs graphisch sein: Marzolas (Ain) 1308 
Marzola; Lacenas (Rhone) im CS Lacenaa, Lacena und auch Lacenas. 
Vgl. noch dazu (Johannes) Borseuz und prioratus de Borzeu 1283 in CL. 



21 

Arch. dauph. IL). — Wie sich im Dp. Savoie Clery neben dem 
mundartl. Cliarie, Gemilly — Zemeli6, Gilly — Zeli6 neben 
Chambery — Stambry (vgl. Brächet, Dict. savoyard 178) gegen- 
einander verhalten, ist mir unklar. Hier scheint -y wirklich unter 
amtlichen Einflüsse entstanden zu sein: aber Stambry! — 

14. Eine andere Entwicklung ist die von -ay, die am meisten 
anzutreffen ist in den Fällen, wo dem -acum kein Palatal vorher- 
geht, -ay kann weiter zu -ey fortschreiten, was ganz natürlich ist, 
und schliefstich zu e monophthongiert werden, wodurch wiederum 
der Zusammenfall mit -6 aus -ieu eingetreten ist. -ei (-ay) kommt 
aber auch in den Fällen vor, wo -iacum vorliegt; sogar in den 
Urkunden wechselt es vielfach mit -ie, -ieu: S. 1370". führt l'abbc 
Devaux Parcei — Parcia ^ — Parceu; Breisseu — Breissei an. In 
Doc. ined. II: Boucieux-le-Roi j. Bocey curia regis 1379, ebenda 
Clerieux — Clarei. Auch GL kennt solche Formen. Im Dp. Ain 
ebenso: Ltiisieu, de Lutiaco 861, dann Luyseis, und eine sich 
darauf gründende Latinisierung Luseiaco. Im Dp. Dröme: Fiancey, 
1158 de Finceu, aber schon 1483 Fiancey. Hier ist vielleicht 
an eine Reduzierung des Triphthonges *iai — *i§i > ei zu denken. 
Im Alyon, kommen beide Reduzierungen vor: ie und ei:i so MO. 
leit 624, und liet 53,15, esgleisi und esgliesi; dann demei < 
dimedium, aber meidi und medi; daneben fast immer Nisi es •< 
Nicetius und liere < legere. Also konnte es auf der Stufe 
iacu > i6 sich leicht mit iaco > ei (siehe unten) kreuzen. Da 
aber ieu am häufigsten vorkommt, so werden alle drei vermengt. 

15. Wie iacu > ieu, so acu > au, ou vgl. Iacu > lau: 
Spinacus > Epmotix. In CS lesen wir de Appinaco (1000 un- 
gefähr; spätere Belege enthalten ein falsches i: Appeniacus, 
Apiniacus 1098, Apiniacus 1070, j. Apinost (Rhune).^ Mit 
grofser Wahrscheinlichkeit haben wir in -od im Dp. Ain -acu zu 
sehen: *Corbonacum > Corbonod, wo *Corbonacum allerdings 
nicht belegt ist; vgl. aber Rostonnaco 861 j. Rothonod (Ain), 
was für diese Deutung spricht.^ Charnoz (Ain) wird immer als 
villa Charnauz, Charnaus, Charnoux belegt. Diese Belege 
stammen erst aus dem 13. Jahrh.4 



Wir haben vor uns zwei Typen der Behandlung von -acu: 
wo ^c^ vollständig schwindet wie in Iacu > lau, und zwar 



1 Vgl. Zacher, Beiträge zum Alyoner-Dialekt, S. 24, cf. Devaux S. 156; 
Rom. XIII, 545. 

2 D'Arb. de Jub. Les prem. hab. II, 108 will hier -oscus sehen, -st 
ist hier vielmehr blofse Schreibweise, übertragen aus den Fällen, wo wirklich 
-uscus vorlag. 

3 Williams o. c. S. 10 führt Beispiele für ein kelt. Suffix -et an. 

'' Interessant ist die Form vreou neben veray, die nur zweimal vor- 
kommt (s. H. Iserloch, Darstellung der Mundart der delphin. Mysterien). 



22 

gröfstenteils in den Fällen, wo dem -acura ein Palatal vorhergeht. 
Es gibt auch Beispiele für K. -j- acu. 2. wo ''c^ > i; meistenteils 
in -acu, wo kein Palatal vorhergeht, aber auch in Pal. -\- acu. 

16. Der Gegensatz pflanzt sich vielleicht dann weiter zu den 
Francoprovenzalen nach Italien, in die Schweiz und dann weiter 
ins Dp. Jura fort. Für das letztere Dp. zitiere ich Beispiele nach 
Hölscher: *Cavariacus >> C/iaverta, Cressia >Cresciacus L. II, 
Gisia < Giziacus, Thoissia < Tusciacus L. II, Chancia < *Can- 
tiacus, T^ö/V/a <C Turiacus, i^ifr/a/ < Floriacus, Z>^w/ö<De- 
ciacus, Marigna << Mariniacus, Marh'gnat < Martiniacus. 
Lauter Beispiele, wo Pal -\- acu vorliegt. Arteriaz kann *Artonatis 
sein, oder -ay, -ey > a. Daneben aber haben wir -acu > ay: 
Charnay < *Carnacum, Frontenay < *Frontonacum, Chatonay 
<C *Capitonacum, Chambley < *Camulacum; auch -iacum 
>> ey; *Campaniacum > Ckampagney , Germiniacum >■ Ger- 
migney. S. Hölscher S. 53. Diese ey- Entwicklung, welche in 
Doubs über i^i (wie überhaupt in Frankreich) entstanden ist und 
lautlich das nfr. -y vertritt, erscheint besonders im Dp. Doubs, vgl. 
Hölscher S. 51. Ä-ifZ/o-z/t^ < Brittiniacus, Champagney <i Czin- 
paniacus, Ama?icey <C Amantiacus, Flagey < J'laviacus. Vor- 
läufig mufs ich sagen, dafs das Verhältnis dieser Formen zu den- 
jenigen im Dp. Ain nicht recht klar ist, da mir die urkundlichen 
Sammlungen aus diesen Dp. fehlen; denn hier ist auch die Ent- 
wicklung *i^i > ie, -ia denkbar, wie auch L. J. Juroszek Zs. 27,560 
annimmt. Aber dann bleiben die Fälle iacu > ei unerklärt. Ich 
weifs nicht, ob man hier zwei verschiedene Behandlungen von i^i 
annehmen darf, wie das in alyon. der Fall ist. 

In Freiburg im 15. Jahrh. haben wir folgende Formen: Mon- 
taniacu>il/{;«/a«?i', Montagnie; ^^;>>Agiacu? INIarliacu — 
*Meruliacu >> il/ßr//^; Favriniacu, *Fabriniacu >> i^a^'ör//;£'/-; 
^z^/-/^ > Eburiacu? Altiniacu > /I?^r//^«/(?. Ältere Beispiele habe 
ich nicht. Girardin Zs. 24, S. 210 nimmt hier an *iei, -ie, -i, was 
auch möglich ist, vgl challie < catalectu, lectu heute yi. Da 
mir die älteren Belege fehlen, so kann ich das Verhältnis zwischen 
den Formen in Freiburg und denjenigen im Dp. Rhone, Ain, 
Isere, Savoie nicht statuieren. 

Für Vaud habe ich ähnliche Beispiele wie in Freiburg aus 
„Archives dauphinoises": (Stephanus de) Disie j. Disy, im 14. Jahrb., 
hier auch -ier: Janolye 14. Jahrh. j. Genolier. 

In Italien (Val Soana) AUiacum >> ^^//i?; hier lectu ylt: 
die ON weisen demnach auf die ältere Stufe hin. 

Für Dp. Jura, Schweiz, Val Soana schliefse ich vorläufig nur, 
dafs hier unsicher bleibt, ob zwei Typen der Behandlung des "c^ 
vorliegen. 

17. Bevor wir an die Erklärung dieser Tatsache herantreten, 
sei uns gestattet, diesen Gegensatz auch in Ndfrkr. zu verfolgen. 
Von vornherein mufs ich sagen, dafs das von mir gesammelte 



23 

Material , welches den Dict. topogr. oder den Cart. entnommen ist, 
nicht über alle Zweifel erhaben ist. 

Im Dep. Marne (Dict. top.): Bagneiix <C de Belniaco 1155; 
sonst ist hier -ay -ey: Barbariaco > Barherey. Im selben Dp. 
Montorüux , Montaiirietix 16S7 und daneben Montotiry (ein and. 
ON.) < *montem Auriacum. In diesem Dp. gibt es mehrere 
-eux ohne ältere Belege. Vigneux «< Viniacus 1162, jedoch 
weisen andere Belege Vinoit 1165, Vinioit 1172 auf Vinetum 
12 10. Das Verhältnis ist mir unklar. 

Im Dp. Meuse (Dict. top.): Herbeuville: Herberici villa? 701, 
702 Herberiaca villa, aber 952 Harboldi villa. Das Beispiel 
ist ganz unsicher. Bovie <C Bauviacum 870, Boviacum 948. 
Sonst ist in diesem Dp. iacu >> y, vielleicht aus älterem ey: Issey 
< Isciacus 925, Juvigny <; Joviniacum 874, Gevigney 1264. 
Pouilliaux und daneben Pouilly << Polliacum 104 5. Auch in 
diesem Dp. gibt es -eux ohne ältere Belege: Prigneiix. 

In Dp. Eure-et-Loire (nach Holder I): Brai-acum j. Brou; 
vgl. Brageac (Cantal). 

In Dp. Nievre (Dict. top.): *Bois-de-Mardoux , ebenda 11 Mal 
*]\larcy. Viele auf -oux ohne ältere Belege; es kann -olus sein. 
*Pot{üleux, *Pouillot, daneben '^Pouil/y < *Pauliacum. 

In Dp. INIeurthe (Dict. top.): 3 Blenod < Bladenaco 836, 
Bladenacum 870, Bladenau 875, Blenou 1295. Ga//aud <^ 
Gaiacum im 10. Jahrh. Sonst hier die Entwicklung (i)acu > -ay, 
-ey, -y. 

In Belgien Gemblacus (Namur) > Getnbloiix (Merowing. Zeit) 
Longnon; Stabulacus > Stavclot (Liege), sonst in Belgien Tur- 
nacus > Tournay-. Niederländer in Zs. 24 S. 9 (die Mundart von 
Namur) erwähnt noch Templiacum > Temploux. 

In Cote-d'Or: Najttoux < Nantuacus (Car.) Longnon. 

In Elsafs-Lothringen : Rembacus >> Rembas (Longnon). 

Im Cartulaire de Chartres haben wir Argentiacus > Argeri^on, 
wo der Suff-Tausch nur auf der Stufe *Argen(;o möglich zu sein 
scheint. Im selben Cart. Bociacum >> Boisset. Ebenso Jusiers <^ 
Josiacensis cella, Gisiacus, Josiacum, Gizei, Gesei, Gesia- 
cum. Das Verhältnis dieser Formen ist mir nicht verständlich. 
Ebenda Telliacum, Tilleium> Teillean oder Tilly nach Gu6rard. 
Das Beispiel also äufserst unsicher. Wadriacum, Wa drei um >» 
Gaiidrez. Diese letzteren Beispiele wären denjenigen in Chan, Inf., 
Char., Vienne ähnlich, wo wir viele ON. auf -ec finden, daneben 
auch ay. Argay < Arciacus 781 (Vienne), Civray < Severi- 
acum, Benassay < Benaciacum 889, Bernezay «< Bernaciaco. 
Daneben aber -e, welches auf früherem -ec beruht: Ablet -< in 
Abliaco 969, Ablec 1155, Marigne — Marignec 1353, AilU <^ 
Alliacus 673, Ailec 1092. Aber auch y: yi?//^^';// < Autiniaco, 
Autignec 1184, wo der amtliche EinlUifs vorliegen kann. In 
diesem Dp. auch Formen, welche auf völligen Schwund von ^c'' 
hinweisen: Chambo^mcau <; (villa cui nomen est) Camboniaco 



24 

super fluviüm Milcionis 950, aber 1 100 Terra de Cambonelli. 
Das Beispiel ist unsicher, da ein Suff.-Tausch vorliegen kann. Cf. 
viele ON. Cambon. Hier gibt es mehrere auf -oux ohne ältere 
Belege: so Corneroux, Magnoux, Orioux, Poniignoux, Poniilou. Hier 
erklärt sich vielleicht acu > ec durch zwei Strömungen, welche 
sich hier zu kreuzen scheinen: i. die Erhaltung des '^c^ wie im 
Prov. acu > ac, 2. der. nfr. Übergang von a > e (das Bartsch'sche 
Gesetz hat bekanntlich hier keine Gültigkeit). 

Interessant ist auch im Dp. Marne: Luxemojit < *Luciacus 
mons, Haussigncmont <i *Alsiniacus mons neben Rcinicouri < 
Remiaca curtis, Frignicourt < Freniaca curtis, Larzicoiirt < 
*Latridiaca curtis, Sapignycourt < Sapiniaca curtis, wo einmal 
c mit u geschwunden zu sein scheint: iacu > e (über ie), ein 
anderes Mal aber >> i (über *iai, *iei). 

Aus diesen Beispielen kann man nur auf die Wahrscheinlichkeit 
des Schwundes in Ndfrk. schliefsen. 

17. Wie sollen wir nun diesen Gegensatz erklären? Es gibt 
zu dieser Erscheinung Parallelen, auch bei den Appellativen: Iacu 
> afr. lai (R. Gr. §§ 438, 439), aber fagu > fou, vgl. bei Gode- 
froy daneben auch fai. Muret ^ möchte neben fou in ON. Fay, 
z. B. Fay-les-Essarls hierherziehen. Jedoch kann man damit nicht 
operieren, da viele Fahy, Fay auf *fagetum (vgl. Boissi <, buxetum, 
s. D'Arb. S. 617) zurückgehen können (vgl. R. Gr. § 105). Auf 
dem sofr. Gebiete lacum > lau, 2 paucu > pou und poi (R. Gr. 
§ 289 und 438), in Sofr. scheint poi nicht vorzukommen. In einem 
Falle wird acu wie fagu behandelt, in anderem aber wie paier <; 
pacare. In alyon. auch auslaut. c > i: oy < hoc, avoy < apud 
hoc, lay < illac.3 vay < vagus und veray < veracus können 
nicht hierhergezogen werden, da sie nach dem Fem. analogisch 



1 Etudes romanes d6dies ä Gaston Paris, S. 472. — R. Gr. I § 438 
unterscheidet im Französischen primäres agu von sekundärem agu (aus -acu), 
-agu^ou, -acu oder -aco dagegen ]> ai (vgl. auch §439). Für das Sofr. 
würde dies nicht zutreffen. 

* In Vionnaz aber le: vgl. Gillieron, Le Patois de Vionnaz, S. ig 
(S. 161 le!, bei ihm ist e = ferme, e := ouvert). Da hier trabem>tr6, 
calet;>ts6, au aber > ü, so hätten wir zu erwarten Iacu >■ 16. Somit 
haben wir für dieses Gebiel Palatalisierung des "^'c^ anzunehmen. Vgl. auch 
Odin, Patois de Vaud S. 161 (Index) le und S. 25 fragum>>fre neben 
fagum;>fao, was sehr merkwürdig ist. Wie daraus zu ersehen ist, weicht 
das schweizerische Sofr. von dem delphinatischen ab. Das würde stimmen mit 
der Tatsache , dafs wir hier für - i a c u > ie eine ältere Stufe -ieu nicht nach- 
weisen können. liier wäre demnach -iacu^*iai^iei — ie anzunehmen. 

s loy = location (Revue des patois III 166) im Alyon. wird vielmehr 
von loyer < locare ein Deverbal sein. Sonst ergiebt hier jocus, focus, 
locus, Philipou Rom. XIII, (lyon.) fua, lua, in Bresse (Philipon Rev. pat I) 
fues, fue, Beljue (Beaujeu) „ne peut s'ouvrir en ua: lua, fua", in Dau- 
phind (Dovaux S. 280) fue, lue, lua. Diese Formen kann man leicht durch 
eine Übergangsstufe *lueu, *fueu, *jueu erklären, wo der letzte Bestand- 
teil des Triphthonges infolge der Dissimilation geschwunden wäre (cf. auch pou 
neben po). 



25 

gebildet worden sein können (cf. R. Gr. § 439). Dieselben Ver- 
hältnisse herrschen in Haut-Dauphine. 

L'abb^ Devaux, der diesen Gegensatz (o. c. S. 133 — 145) zum 
erstenmale dargestellt hat, versucht ihn auf folgende Weise zu lösen. 
Er vermutet, dafs man, nachdem iacu >- iego, das Gefühl für 
dieses Suffix verloren habe und dafs dann iego v^'ie ego > eo 
behandelt wurde. Mir scheint das ganz unrichtig zu sein. Erstens: 
ego > eo ist gemeinromanisch. Zweitens: der Schwund kommt 
nicht nur bei pal -|- acu vor, sondern auch bei K. + acu; umge- 
kehrt ^c^ > i nicht allein in K. + acu, sondern auch bei iacu. 
Diese Annahme scheint demnach gar nichts zu erklären. Übrigens 
scheint die sehr kleine Anzahl von falschen Latinisierungen von 
diesem Suffix (nur einigemale, wo ieu — evum latinisiert wird), 
darauf hinzuweisen, dafs dieses Suffix nicht sofort nach dem ver- 
meintlichen Übergange iaco > iego vergessen wurde. — Devaux 
achtet zu wenig auf die Chronologie der Laute bei der Erklärung. 

Wenn man diese Fälle mit jocu, focu, locu^ in Zusammen- 
hang bringt, so glaube ich, dafs wir eine verschiedene Behandlung 
von '^c'^ annehmen müssen, je nachdem es vor -u oder -o zu 
stehen käme. Dieser Unterschied erklärt sich durch die verschiedene 
Wirkungsfähigkeit des auslaut. -u und -o. U war imstande c zu 
labialisieren, o dagegen nicht; und als die Auslautgesetze zu wirken 
begannen, traten ganz verschiedene Konsonanten in den Auslaut: 
I. aqu, 2. ayo. Der erste Typus hat dann au ergeben, der 
zweite ai. 

Einige Andeutungen zu einer ähnlichen Theorie hat Muret in 
„Etudes romanes dedies ä Gaston Paris" gegeben, indem er auch 
für c vor -o -u verschiedene Behandlung annahm. Dafs wirklich 
eine verschiedene Behandlung des c° annehmbar sei, scheint afr. 
lues aus loco zu beweisen (luecs — • lues), vielleicht auch rogo 
> rui(s) (R. Gr. §438), cf. Meyer-Lübke Zs. IX, 538. L'abb6 
Devaux will (o. c. S. 141, in der Fufsnote) dieser Annahme be- 
gegnen mit dem Hinweis auf die Form fau > *faco, welche in 
alten Texten von Grenoble vorkommt; aber damit wird nicht be- 
wiesen, dafs hier der Schwund des ''c'' vorliegt, denn es könnte 
ein analogisches Produkt sein. 2 Wir hätten folgendes Schema: 

I II III IV 

-acu 3 >> -aguu > augu > au* 
-aco >» -ago > ayo > ai. 

Wie lacunam > lona zeigt, ist diese Erscheinung im Sofr. 



' S. S. 24, Note 3. 

2 Für vado (vao, stao) fehlen leider Belege. — Eine Nebenform für 
1. p. s. ist noch foiz s. Devaux o. c. S. 384. 

^ Unabhängig, ob Pal. vorhergeht oder nicht. 

* Nach dieser Stufe kann im Sofr. Pal. -f- au > eu. 



26 

nicht an die Akzentstelle gebunden, vgl. noch Segusiüm > Suse; 
im Lyon, noch ulli (11 mouill.) < acucula (Puitspelu S. iio).' 

18. In späterer Zeit wurde -acus durch das Suffix -ittus 
erweitert. Dafs das eine spätere Bildung ist, sieht man an der 
Gestalt -aguet; Orlhagtiet (Aveyron, Correze, Dordogne), im 1 1. Jahrh. 
Aureliageto; *Chauliaguet (Cantal), ^Gaillaguet (H. Gar.) etc. 
Diese Erweiterung konnte ich auf dem sofr. Gebiete nicht nach- 
weisen. Vielleicht liegt die Ursache darin, dafs das auslautende 
-ieu, -ay keine passende Stütze für -ittus war, was gerade die 
Tatsache bestätigt, dafs diese Erweiterung keine ursprüngliche, 
sondern eine sekundäre ist. Desjardins bringt z. B. für OrUiaguel 
auch Aureliacensis, Aureliaco (i i. Jahrb.), daneben im 12. Jahrh. 
in einer in prov. Sprache abgefafsten Urkunde Aurlaguet, Aur- 
Ihaguet. Auf dem Gebiete, wo diese Orlhagtiet vorkommen, gibt 
es auch viele Aurilhac, Orlhac (vgl. den zweiten Teil). In der 
Auvergne findet sich neben Caulhac auch das obenerwähnte Caii- 
Ihaguet, im Dp. H. Gar. neben GaiHac auch Gaillaguet. Es ist 
demnach anzunehmen, dafs zwei -äcum ON in derselben Gegend 
und mit derselben Grundlage später durch das Hinzufügen dieses 
Suffixes unterschieden wurden. Dasselbe dürfte der Fall sein bei 
der Erweiterung durch ein anderes verkleinerndes Suffix -olus. 
Das geht hervor aus Campaniagolum prope Carapaniacum 
(ca. 860) in CB. Im selben Cartulaire noch Spaniagol j. Espa- 
niagol (Corr.). -olus, das sonst in ON häufig vorkommt, findet 
sich in dieser Verbindung selten. Vgl. noch B I2. 

19. Wie germ. EN zeigen, steht es fest, dafs dieses Suffix 
zur Merow. und Karol. Epoche lebensfähig war. Das ist der einzig 
sichere Anhaltspunkt für die Chronologie. 

Für die Chronologie wären dann zu verwerten offenbare ge- 
lehrte Bildungen wie Pontiacq (Basses Alpes) 1385 Ponteac^; 
Besiiac (Gers). Ob Marciac (Gers) < Martiacus, und Torsiac < 
Tauriciacus (H. Loire), ^ ebenso zu beurteilen sind, müfste spezieil 
untersucht werden, was bei der jetzigen mangelhaften Überlieferung 
nicht möglich ist; es konnte nachträglich -iac eingeführt werden 
von den Fällen wie Tauriac, Aiiriac, Mauriac, auch deshalb, weil 
■iacum viel häufiger vorkommt als K. + acum (vgl. Juroszek: Zs. 
27, S. 559).^ Nicht hierher gehören Fälle im Dp. Jura und Ain 
wie Chaveria, Cressia, Thoissia, wo iacu >> ie — ia; li konnte auch 

1 Die Note bei Devaux S. 449, als Korrektur zu der S. 142 1. 5 <;c- 
gebenen Erklärung von -acum, verstehe ich nicht. 

* Oder vielleicht liegt in diesem Falle *Pontei-acum zu gründe; cf. 
Juroszek, Zs. 27,678: * Meolans (Basses Alpes) «< *m e di ol anum für die 
Behandlung vjv. Dann wäre es nicht gelehrt. 

3 In Chron. de S. Marcial hg. von Agier-Duples aber regelrecht Torsac. 

■* Vgl. noch -iac in: *At2tomac (Dord.); *Coulou7iiac (Dord.), *Chava- 
niac (Gard.) aber 1715 Chavagnac; Sioniac (Corr.) in CB. Siuiniacus, 
*Bouhac (Gard.), Colias (Gard.) 1150 Colliaco. Wie werden diese ON 
mundartlich ausgesprochen .'' 



^7 

hier das palatale Element des Diphthongen aufsaugen wie Martigna 
<C. Martiniacus, Savigiia << Sabiniacus, Cogna < Coniacus 
beweist. 

Das wären die sprachlichen Merkmale für den terminus ad 
quem. Für den terminus a quo besitze ich nichts. Die Annahme 
D'Arb. de Jub. § 5, S. 146, dafs -iacum ON nur nach der röm. 
Eroberung hervorgegangen sind, läfst sich nicht halten, da man 
dem Kelt. ein Gentilsuffix yo nicht absprechen kann.' Die kelt. 
und röm. EN., welche hier vorkommen, helfen uns für die Chrono- 
logie gar nichts, da auch nach der röm. Eroberung die kelt. Namen 
noch fortbestehen, wie die -anum ON beweisen. 

Dieselben Bemerkungen über die Chronologie, die hier gemacht 
sind, gelten auch für die -anum, -uscum, -ascum ON. 

20. Über die geographische Verbreitung ist wenig neues zu 
sagen. Am seltensten scheint acum vorzukommen in der Proven(;e 
und in dem Dp. Pyrenees Orientales. Dafs diese Tatsache auf 
den ethnologischen Verschiedenheiten beruhen könnte , ist wahr- 
scheinlich. Ganz sicher ist es nicht, denn wir finden z. B. auf 
dem aquitanischen Gebiete, wo Iberer safsen, -acum ON in Hülle 
und Fülle. Die ältesten Belege für -acum ON in diesen Gegenden 
stammen aus dem 6. Jahrh.2 n. Chr., wo die kelt. Bevölkerung schon 
längst romanisiert war. Es ist allerdings möglich, dafs dieses 
Faktum mit der Eroberung der iberischen Länder durch Gallier in 
Zusammenhange steht.3 Und dann mufs man immer mit der Tat- 
sache rechnen, dafs das Suffix auch zur Zeit der germ. Invasion 
lebensfähig war. Es wäre daher auch möglich, dafs -acum in 
Aquitanien späteren Datums sei, etwa aus der Zeit, wo sich der 
Brauch, die ON mittels -acum zu bilden, weiter ausgestaltete. 

B. Das Suffix -an US. 
1. Es ist schon längst erkannt worden (vgl. Flechia a. a. O. 
[Suffix -anus], D'Arb. de Jub. o. c. S. 162), dafs das Suffix -anum 
in den gallo -romanischen ON eine gleiche Funktion vertritt, wie 
das schon besprochene -acus. Neben der Formel EN -}- anum, 
gibt es einige Adjektiva -|- anum als ON. Diese sind, soviel ich 
bis jetzt ermitteln konnte, albus, ^ altus,-^ medius.^ Dafs es auch 

1 Vgl. 'S^eyoiiuQoq. Ovt?.?.oreog , EaxiyyOQHq Kor6i?J.eoQ; vgl. Schulze 
a. a. O. S. 20 flf. 

* Marsas (Gir.), im 6. Jahrh. Älarciacus. 

ä Cf. darüber Luchaire, Sur les idioms pyreneens S. 25. Auf der S. 37 
spricht er weiter von der „Cellisation" der aquitanischen Stämme. 

* *albanus meist in Verbindung mit montem: 2 Mo?itauban (Dxomn), 
Montauban (Tarn-et-Gar.), 3 Montauha^t (Dord.). 

5 *altanus: Les Antanes (I f. Alpes) Altana 739; Autanc (II. Alpes, 
Drome [Altana 805]). 

^ median us: Äfyans (Savoie) im CGr. Meianes; gewöhnlich aber in 
Verbindung mit anderen Appelativen: Sarreviezan (H. Gar , Lot), Sarre- 
tni^^eane (A.udc), <:^*serra mediana; Sauremea (B.Vyr.) 1323 Seubemea, 
Saubemeaa 1385 -<*si Iva mediana. 



28 

an andere Appellativa hinzutreten könne, werde ich im folgenden 
nachzuweisen versuchen. Wie bei -acum, so auch hier, ist diese 
Funktion vielfach unsicher. INIan kann nämlich nicht mit Sicherheit 
sagen, ob Montaniacura (s. D'Arb. S. 285 und Holder II) und 
Campaniacum (s. D'Arb. S. 210 und Holder I) wirklich von den 
EN abgeleitet sind, oder ob sie von den Appellativen campania, 
montania, w-elche ohnehin in der französ. Topographie sehr 
verbreitet sind, durch -acum erweitert wurden, wie das beispiels- 
weise bei filicariai der Fall ist. Dasselbe gilt auch für Cam- 
panianum (s. D'Arb. S. 2 10) und Montanianum (ib. 286), welche 
allerdings in etwas beschränkterem Umfange nachzuweisen sind. 
Pieri in seiner Arbeit „Toponomastica de!le vaUi del Serchio e 
della Lima Cap. II" will etwas ähnliches nachweisen: Fro?izolano 
zu fronde, Gambano zu gambo, Quarqidtana von quercus, 
Gt'twitano zu rubus, Selvafw und Salvano zu silva; dann in 
Cap. III Gambrano zu cammarus. Also in sehr beschränktem 
Mafse; denn die Funktion bei der Bildung von ON von den 
Pflanzen und Tieren übernehmen -etum bezw. -arius. Wir finden 
zu merula in Sfr. *I\Ierulacum und vielleicht *Merulanum (cf. 
Mekulla), dann zu berula *berulanum. Abeillan (Her.) könnte 
man auch als von abelha abgeleitet auffassen, doch findet sich von 
einem *apiculanum in den Urkunden keine Spur, so dafs ich 
vielmehr geneigt bin, darin eine Ableitung von dem EN Apelliüs 
zu sehen. Ebenso ist zweifelhaft ob wir in Dragiägrian (Var.) <; 
Draconianum dasselbe Wort suchen müssen, welches in Drago- 
nüres <^ *draconarias vorliegt. In vielen urkundlichen Mor- 
lanum und heutigen Morlans könnte man eine Deminutivform 
von morus sehen, cf. bei Pieri o. c. p. 94 Monte Morlo, umso 
eher, als man hier nicht, wie D'Arb. de Jub. fälschlich annimmt, an 
ein Deminutivum vom EN Maurus denken kann. Vielen *Pina- 
cum in Eccl. de Pinac, Piniacum in CS. Pinetum (s. D'Arb. 
S. 624) scheint Pinianum 1025 j. P/gnan (Her.) zu entsprechen, 
desgleichen Prugnanes (P. Or.). Dasselbe ist auch bei vielen Orsa}i 
der Fall, welche man sowohl durch ursus als auch durch den EN 
Ursiüs erklären kann. Aber gerade von den für die franz. Topo- 
nomie sehr charakteristischen Pflanzennamen alnus und verna 
kann man, abgesehen von unsicherem *Vernosan (Ain), welches 
wahrscheinlich von *vernosus (vgl. viele Vernoux) gebildet ist, 
keine Bildung auf -an um nachweisen.^ Um Alles zusammenzu- 
fassen, die Tier- und Pflanzennamen kann man in den ON mit 
-an um vermuten, nicht aber streng nachweisen. 



1 Faugeras (Drome) 1374 Faugeyrac; Falgayrac (Dord.) 1282 de 
Falgueyraco; Fougerac (Dord.), Fougerat (Chat.) ^ *filicariacum neben 
vielen Les Fougeres <:^Y\\\c'3.x'\2i'i\ bei DVj Felgares villa. 

^ In Piemont heifst ein ON Alisanum (a. 1199), welchen Deecke auf 
alisos = Erle zurückführt, dann ein Bach im Dep. Aube Hozatn , älter 
^Mzam <[ *Alisan US. Aber auch ein Göttername Alisanus ist belegt. Cf. 
Jahrbuch für Gesch., Sprache imd Litteratur Elsals-Lotringens 10, S. 10. 



29 

Eher aber die Appellativa, welche sich auf Boden und mensch- 
liche Kultur beziehen. Zu den oben erwähnten campaniae und 
montaniae füge ich noch folgende hinzu: castellum hat viele 
castellanum ergeben, ebenso capella. UOrio/an (Gard) könnte 
man durch ein Deminutiv von hortus — hortulus erklären vgl. 
bei Pieri o. c. S. 91 Ortola, Nortola. In Sauvan, Salvan könnte 
man die Ableitungen von silva sehen: silvanum. Von den 
anderen Wörtern führe ich noch an: cumba, vicus, urbs, Cam- 
pus und mons. — 

2. Eine noch im Lat. übliche Funktion hat sich in den ON 
erhalten, nämlich die Adjektiv -Bildung von den Städtenamen zur 
Bezeichnung der Gegenden: z. B. colonia Salon itana, obwohl 
diesen Dienst im Galloromanischen das Suffix -ensis übernommen 
hat. So haben wir pagus Gabalitanus >> Gevaudan von Gabalis 
'^Javoids, pagus Tolosanus >■ 7ö«/ö/ija/«, von Tolosa > Töw/öz/j^; 
Bigorritanus > Ä^öz/r^am von Wigorxdi "^ Bigorre; pagus Gra- 
tianopolitanus > (rra/5'/z;ö?/ö'i2« von Gratianopolis > ör^f/w^/^; 
Empuritanus pagus in den Merow. Urkunden ';> TAmpurdan; 
pagus Y.Viis.nus '^ L'Eiisafi von ~E\\x?,di'^ Eatize; dann „le pays de 
Za(5ö«r <; Lapurdum oder Lahoiirdan. Vgl. dagegen in Ndfrk. 
pagus Belovacensis >> Beativoisis, woher auch der nfrz. Brauch 
die Gegend durch ensis >» ais zu bezeichnen, 

3. Weit überwiegender ist dagegen die Bildung : EN + anum, 
ganz entsprechend EN -j- acum. Die Personnamen, welche da vor- 
kommen, lassen sich abgesehen von vielen anderen dunkler Herkunft 
in a) keltische, b) römische einteilen. Germanische lassen sich nicht 
mit Sicherheit nachweisen. So z. B. a) Boics,^ Domatius (?),2 
GoRDüS,3 Lauküs,* Segodanniüs,^ Talakius,6 Vindos'' etc.; 
b) Celsius, 8 Tulliüs,^ Servils,'" Rutilius,ii Cornelius (D'Arb. 
S. 358), AuKELius (ib. 434), Sempronius,12 Lutatius,13 Marcius 
(ib. 275), Makiüs,!^ Julius (ib. 142), Flavius (ib. S. 235), etc. etc. 



1 Boujan (Herault) — Boianum 937. 

"^ Domazan (Gard.) 1294. 

3 *Gonrdan (Ard^che, H.-Gar., Alpes-Mar.). 

* Lauianus locus in Carcassensi pago884; ^Laiiran Gnzxs. Vgl. D'Arb. 
Rev. Celt. XVI, 130. 

» de villa Segod -inniano 1066 j. Serdynia. Vgl. Rev. Celt. XI, 48off. 

® Talairan (Aude). 

' Vendanum in CGr., nach Marion vielleicht Le Veyer (H.-Alpes). 
Für die Quantität des i vgl. Vindonissa> Vendenesse (Saone-et-Loire) s. 
D'Arb. a. a. O. S. 583. 

^ Celsianus vilaris in pago Empuritano 874 (DB. VIII). 

^ T Olli an um (843) j. Tidlins (Isere). 

1" Servian (Hörault), aber de Cerviano 1065; *La Servianne i^o\sf^^^- 
du-Rhone). 

*^ Rutilianus villa in suburbio Nemausensi a. 813 bei DV.^, 

^2 Semprugnanum in CGr., von Marion (mit Fragezeichen) mit Sa- 
vournon (H.-Alpes) identifiziert. 

^ä Ludazanum in CM. 

^* Mairan (Herault), Mayran (Gard). 



30 

Es wäre ganz falsch, wenn man darin das Bestehen dieses Suffixes 
vor und während der römischen Epoche sehen wollte. Denn die 
Unannehmbarkeit einer solchen Annahme läge auf der Hand. 
Dieses Suffix wurde nach der Eroberung Galliens in die französ. 
Toponomastik eingeführt. Ich schliefse mich der Erklärung, welche 
Prof. Meyer - Lübke 1 inbezug auf das Verhältnis der -acu und 
-anu ON gegeben hat., an. Die -anum ON weisen danach auf 
römische Siedlungen mit römischer Bevölkerung hin. Diese doppelte 
Provenienz von Namen beweist nichts anderes als die Tatsache, 
dafs die Römer zu dieser Zeit von den Kelten einige Namen an- 
genommen haben, oder, da diese ON auf eine Bevölkerung mit 
lateinischer Sprache hinweisen, dafs die Kelten schon damals ro- 
manisiert waren. Es werden sich wahrscheinlich auch andere 
Provenienzen von den in den ON enthaltenen Personennamen 
nachweisen lassen, griechische, illyrische und ligurische etc., was 
wiederum auf dieselbe Art zu erklären ist. 

Anders wäre es natürlich mit germ, Namen ; denn wir wissen, 
wann die Germanen in Gallien eintreten. Leider habe ich nur 
wenige Beispiele, wo man germanische Namen vermuten könnte: 
*Bauda7i < *Baldanum, und *Friolan < *Fridulanum, aber 
ohne ältere Belege. Da könnte man auf den Fortbestand dieses 
Suffixes während der germanischen Epoche schHefsen. 

4. Jetzt wollen wir die lautliche Entwicklung betrachten, 
welche viel einfacher ist, als die von -acus. Beginnen wir mit 
den südlichen Dpts. und zwar von Westen nach Osten.2 



1 Vgl. Einführung § 215; dann von demselben: „Ein Corpus topograpbi- 
cum orbis antiqui" in Zts. für die österr. Gymnasien. 53- Jahrg., Heft 8 — 9. 

2 Bevor ich an die Betrachtung der lautlichen Gestalt herantrete, will 
ich einige Bemerkungen über die grammatischen Verhältnisse dieses Suffixes 
vorausschicken. . Nach der modernen Gestalt kommt es sowohl im Fem. als 
im Mask. vor. Die Beispiele dafür sind in Hülle und Fülle vorhanden. Ich 
zitiere nur urkundliche Beispiele: Vatiana, civitas Burgundiae, DB I, 170c 
(ex Anonymo Ravenate) ; Simiana j. Simiane (Bouches-du-Rhone) in CM.; 
Ruffiana, urbs Nemetum bei Ptolomaeus DB I, 78b; „et est ipsa pecia de 
vinea in com. Nicensis prope civitatis, prope muro antiquo qui pergit ad 
Arisana" lesen wir im Cartulaire de Nice 1002. Liviana in Tabula Peu- 
tingeriana DB I; Marignana (Longnon Kar.) j. Marignane (Bouches-du- 
Rhone) neben *Älarig7ian (Gers), '^Marignans (Pyr.-Or.). — In den Urkunden 
kommen auch solche Fälle vor, wo es mit villa nicht übereinstimmt: „et villa 
Tauriniano" (a. 950) DB IX; de villa Tortiliano DB IX, in villa Sau- 
riniano 985 DB IX. Hier kann -o auch Nom. sein, cf. Paciano villa in 
p. Gerundensi 922 DB IX; Daviano Mutatio DB I, in. Wenn man die 
grammatischen Verhältnisse in wirkliche übersetzt, so heifst das, dafs wir vor 
uns zwei Klassen von -anum ON haben: l. diejenigen, die an fundus oder 
ager anknüpfen oder die ursprünglich ein Neutrum waren , 2. die mit villa, 
colonia , terra ursprünglich übereinstimmten. Dafs diese zwei Klassen auch 
zwei zeillich verschiedene Schichten darstellen, ist wohl nicht anzunehmen. — 
Dem -es der modernen ON entsprechend, findet man auch in den Urkunden 
ein Akk. pl. fem. -as: so bei DV2 in Maridianas 871; Salmazanas, 
mansus Belloloco concessus 1007 — 1108 in CB; Velcianas villa in p. Ot- 
mensi (a. 980) DB IX; Andanas locus in CS. an. — Die modernen ON 



31 

Auf dem südwestfrz. Gebiete gestalten sich die Verhältnisse 
folgendermafsen : 

a) der Schwund des '^n^, welcher im Bearn Dehnung mit sich 
bringt: in Bas-Pyr. j^^zrWa <; *Barbanum; Ca^/trca <; Castella- 
num, Morläa < INIorlanum, Mouliäa •< Molianum, Le Chrestiäa 
mehrere JVIale, daneben auch Les Chrestiannes. Die moderne amt- 
liche Orthographie hat vielfach -an wiederhergestellt, wo früher 
-aa war: wie z. B. Montaiiban^ 1540 Mo n taub a; Barban 1440 
Barbäa. Dieser Schwund ist weiter in Hautes-Pyr., Gers, Aude, 
und im Languedoc zu konstatieren. Aude: Petianum villa a. 889 
bei DV- >-Äjß; Asperazano xoc)^"^ Esperaza; Constancia- 
n u m > Cotistanssa ; castrum de Lupiano> Lotipia. 

Pyr.-Or.: Folianum > Feidlla; Lupianum > Lliipia\ Api- 
anum (a. 991) > Pia. 

In Herault hat die moderne amtliche Orthographie n wieder- 
hergestellt: 

Cornelha 1363 > j. Corneilhan\ Aureillan < 815 Aurelia; 
Lignan << 1384 Ligna; aber Cesseras << 898 Cesaranus. 

H.-Gar.: (Bernardus de) Juliane bei DV^ >> Julia. 

Tarn-et-Gar.: Guassaranum ministerium j. Gasse ras {Longnow). 

Gironde: Ayllans 1243, Aylano (cantjun de) > Ayllas in 
Ro. gase; ebenda Rustanus de Landirans >» Landiras. 

Lot-Gar.: Gassas < Stus. Vicentius de Agassano (cf. im 
II. Teile Acaciacum) in Ro. gase. 

Aus den Dp. Char. Inf. kann ich nur anführen: Les Romas im 
Cß. Romas 1078, vorausgesetzt, dafs es *Romanis ist. 

Im Dp. Ardeche: (Petrus de) Rosanis 1363 > Rosas in Cßourg.; 
villa de Galexiano j. Galezas in Doc. ined. II << *Galatianura; 
Chalianus (a. 943) > Chalias (d'Arb. S. 205). 

In Dp. Drome: Älixan > 1 193 Aleissa; Chabrillan > 1171 
Chabreilha. 

Auf den Zusammenfall, der sich infolgedessen mit -acum er- 
eignete, wurde schon hingewiesen (A^;). 

b) Sonst ist die gewöhnliche Darstellung: an. In Dp. Basses- 
Pyr. finden wir noch -ains: Les Marsaifis, — 1289 Los Mar- 
sains, Los Marsanhs 1376, Marsoinx 1719, Marseings 1728, 

< *Marcianis; Domezain — ii93 Domesang, Domezan 
13. Jahrb., Domazanh 1287 (liegt auf dem baskischen Gebiete) 

< *Domatianum; Urdains, — Ordains 1739, Urdainz 1402;' 
*Burgussain 1247; Osserain — de Osaranho 1256, Osran 



zeigen vielfach ein -s am Ende. In vielen Fällen ist es blofs ein ortho- 
graphisches Anhängsel: Tollianum (Kar. L.) j. Tiillins (Is^re); in anderen 
aber ist es etymologisch berechtigt. In mittelalterlichen Urkunden kommen 
-anum ON oft im Abi. vor: so Pavasianis villa in p. Lugdunensi (a. 898) 
DB VIII; Blidanis villa 960 bei DV2; Mutatio Vancianis im Itinerarium 
Antonini DB I, iii; actum villa Sitilianis 896 DB IX und das bekannte 
Aurelianis>> Orleans. 

1 Vgl. *Ordan-Laroque (Gers). 



13. Jahrb., Lo Sarrainh (auf dem baskischen Gebiete). In den 
Belegen -anh, wo jetzt nur -an: Atgnan — 1385 Anhanh 
<; *Anianum. Da diese ON teils auf dem baskischen Gebiete, 
teils in der Nähe desselben liegen, so geht uns diese Entwicklung 
eigentlich nicht an. Da sie aber dem B^arnischen nahe stehen, 
so kann man -anh wiederum nicht als Bezeichnung jenes eigen- 
tümlichen Nasallautes, ansehen, (bonus > bongn), da dieser ge- 
rade hier nicht vorkommt (vgl. Luchaire, Etudes sur les idiomes 
pyrdneens S. 249 ff,). 

c) Auch die Entwicklung des a -|- Nasal zu o spiegelt sich 
in den ON hie und da wieder. Pisangoti (Dröme) früher Pisan- 
cianum; noch im 14. Jahrh. Novayson, N-ssano, Noveysiano j. 
Noveisan (Doc. ined. 2. Bd.); (Rostangnus de) Corniliano 1288 j. 
Cornillon, belegt auch Corniliani (Petrus). Die Hinzufügung des 
n erklärt sich aus der Latinisierung und aus der Analogie von 
anderen ON auf -on < one. 

Im Dp. H^rault ohne n: (Marie Raimere de) Valrano jetzt 
Valros (DV7). 

In Dp. Lot-et-Gar. : In Ro. gase, homines de Agulano jetzt 
Aiguillon. 

d) auf dem sofr. Gebiete wird Pal. + anu > in: 1 in Dp. 
Dröme: Pairanum 1050, Pairi 1 193 > /*i?>'r/«j. 

Jedoch ist es sehr merkwürdig, dafs das in den Urkunden 
belegte -in jetzt wieder als -an hergestellt wird, so: Coucoiirianne 
1538 Coquerina; Malossanes — 1556 les Malaussines; Royans 
— 13. Jahrh. Roins, Roinum 1080; Tersane — Tercina 1200, 
Tercine 1403, Tersanum 1514. Diese Tatsache ist mir unklar.2 

Im Dp. Isere : Brocianus >> j. Bressin; Calessianum > j. 
Chaleyssin; Mathaysana > j. Islaihaysine. In den Urkunden: 
Merzianis, Merzino 975. 7>^«« < Trecianum; Taulianensis, 
Tollianum j. Tullins. Mit dem Schwunde des n: Aloianae j. 
Alloix wenn es nicht eine Latinisierung ist, was viel wahrschein- 
licher ist, cf. in Dp. Dröme Pairi.3 In Arch. Dauph. sind mehrere 
-in angegeben: Bregnino, Bre-o j. Bemm (wo der Schwund 
der Palatalisation auffällt); (Brunetus) Chayssins; (Herlinus de) 
Chiglino, Chiilius; de lUino j. Iili?is; stagnum de Lancino j. 
Lancifi; Divisino D-so (La Bastide de) j. Divisin; par. de Doissino 
j. Doissin. 

Auch im Dp. Isere ist jene Erscheinung zu beobachten, wie 
im Dp. Drome (in den Urkunden -in, j. -an): Chaysillina, C-ss-a, 
Chey-a (de) parrochia im 14. Jahrh. j. Chichiliane. Ebenso im 
Dp. Hautes- Alpes in einem jedenfalls nicht ganz sicherem Beispiele: 
Chabarini, C-is (Collis de), j. Chapeiran (Arch. dauph. II), 



^ Vgl. darüber auch Devaux S. 113 ff. 

2 Vgl. in Nordfrankreich Aurelianis > afr, Orliens, nfr. Orleans. 

3 Vgl. noch im CS Irigny (Rhone) 1351 Irignis, daneben einmal 
Irignins; ebenso Agny (Rhone) im CS Dagninus, Day^nins. 



33 

Im Dp. Savoie: S, Cassianus j. >> S. Cassi'n; jedoch zeigt 
Myans, im Cgr. Meianes, Meians, Mea, Mians, Myani 
<*medianis keinen Einflufs des vorhergehenden Pal. 

Im Dp. Ain vielleicht *Foncm < *Pontianum. Jedoch gibt es 
in diesem Dp. auch Beispiele von Pal. -{- anu > an: *Hairaiis 
< *Arianum, vgl. Gantian. Insbesondere aber im Dp. Savoie: 
Mons Welianus > j. Moni Meltan; ^Domian; *Sarvian «< *Servi- 
anum oder * Sil vi an um. Es ist nicht ganz klar, wie es sich 
eigentlich mit diesen ON verhält. Einige zeigen ein entschieden 
gelehrtes Gepräge. Sie können als sehr späte Bildungen aufgefasst 
werden. 

e) Es gibt Fälle, wo man den nfr. Einfluss sieht, der durch 
die Behörde erfolgt ist: so a) -ienne: in Dp. Basses Alpes: Fon- 
teiana > j. Fontienne; in Dp. Ain: Vahnciennes; dann b) -a^ine in 
Pyr.-Or. Lloussannes\ in Dp. Basses-Pyr. Bonnecianiies 1741, Gensanne\ 
Vaucluse: Sänne <; Aciana. 

5. Es kommt vielfach vor, dafs der ON in den Urkunden 
mit -an um belegt ist, die moderne Gestalt aber keine Spur davon 
zeigt; insbesondere im Dp. Aude. So: Asilianum superius, villa 
in territ. Narbonensi a. 878, erscheint in den Urkunden bei DV2^ - 
immer so belegt, j. Azille; Cepianum, (Heu de diocese de Nar- 
bonne) j. Cepie; Macrinianum villa in Narbonensi a. 782 j, Magrie\ 
Prulianum villa 804, Prolhanum 1363 j. Prouille (Her.); Bicianum 
a. gii, Bisano j. Bize (Aude). Im Dp. Herault Cartouire — 936 
Carturanis villa; Cö7/j'i'^j-et-Veyran — 12 10 Cauciana, Caussa 
1327; C«7^(?i'-et-Rocosels — 1103 Silias, 1222 Celianum (der 
heutige Name erst von 1625 an); Mas de Quarci — 814 Quarci- 
anum. Bei DV: Quatorzanum j. ^«ö/ö;-0^ (Aude); Tautiranum, 
Tausiranum (a. 908) villa in p. Carcass. j. Taurtse-en~Val (Aude); 
Virzilianum, Virgilianura villa 1150 j. Verzeille; Trenciano, 
Traussanoj. Trausse (Aude); (Raimundus Ferrandus de) Laurano 
j. Laure (Aude). Im Dp. H.-Gar.: Nouellanes villa (a. 960) j. 
Noueilles. Im Dp. Ardeche: Mixanum in Vivariensi (a. 950) j. 
Meisse. Im Dp. Dröme: Upie — 1231 castrum de Upiano, 
Upianum 1307, Le Chastel du Piet (volkselymologisch!), Upian, 
Upien 1421, Ulpian 1617. Im Dp. Gard: Octabianum vel 
Sanctus Petrus de Octavo, villa in Territorio Nemausensi erscheint 
nur einmal mit -anum, die moderne Form weist auf Octavum 
zurück > Uchaud, vgl. Oitier (Isere); es dürfte also wohl eine 
mifslungene Latinisierung sein. Cornicianum j. Corneze (Aude). 
Brossis (Vienne), 975 — 997 in Brocianis. Cornilianum j. 
Cortieille (Aude), vgl. in Cornilio >■ Cornils. Im Dp. Tarn: 
castrum de Dorgnano j. Dourgne. — Wahrscheinlich auf eine 
und dieselbe Ortschaft dürfte sich beziehen: Ca 1 cum praedium 
(10. Jahrh.) Mon, StabuL, Caucus villa (10. Jahrh.) in pago Carcass.; 
dann aber Caucano, locus in p. Sonelietensi (a. 958) [bei DB IX] 
844 Caucana in p. Narbon. — Es ist dabei ein6 Tatsache zu 

Beiheft zur Zeitschr, f. rom. Phil, II. •> 



34 

bemerken: alle diese ON weisen nach ihrer raodernen Gestalt auf 
den Auslaut -ia zurück. D'Arb, de Jub. hat in seinem Werke 
S- 375 eine Reihe von Beispielen angeführt, wo der röm. Gentil- 
name auf -ius in der Feminin-Form erscheint, wie z. B. Aria>^/r,?. 
Jenes an um ist also entweder bei einigen Belegen als falsche 
Latinisierung aufzufassen, oder, da sie in jetzigen ON im Nom. in 
weiblicher Form erscheinen, als acc. auf -ane und von da aus 
latinisiert. Für die letzte Annahme spricht der Umstand, dafs 
Azille (Aude) auch Azillan heifst (DV4 Ind.); dann de monte 
Rixano (ioiq), de Montraissan im 12. Jahrh. (in einer Urkunde 
in prov. Sprache!) j. Montreisse (Cantal); und dann, wie aus den 
obigen Belegen zu ersehen ist, einige früher in ganz roman. Ent- 
wicklung nur an nicht an um hiefsen, bei ihnen also eine falsche 
Latinisierung unmöglich ist.' 

6. Es gibt noch ein Paar Beispiele, wo -ianus durch ies, 
iers (<; arius) wiedergegeben ist; so Neffianum j. Neffih (Her.): 
990 castrum Niffiani, 1059 Nifianis, aber 1273 Neffiariis und 
1733 Neffian oder Neffier; dann Salianum, Celianum 1135 
j. Saliers (B.-du-Rh.); vielleicht Sinianum j. Seignier (Var); 
Affanüs (Herault), St. Affanian, noch 1760 Affanhan. Ebenso 
ist merkwürdig, dafs Monipellier in den älteren Belegen jMont- 
pessularius, in den späteren Latinisierungen als Mons pessulanus 
erscheint. Hier haben wir es mit einem Suffixtausch zu tun, dessen 
ratio mir unklar ist.^ 

7. Der Zusammenfall ereignete sich auch mit verschiedenen 
anderen Suffixen. Schuld daran ist in manchen Fällen der nord- 
französische Einflufs; so vor allem mit dem germ. Suffix -ing 
> prov. enc: Les Rapaülans (Drome) — Raspalhenc 141 3, 
Rapaheno 1605; Parnans {T)xoxxi^ — Pernanz 1196, Parnancum 
1327, Pernenc 1460 (nicht ganz klar; wahrscheinlich nicht hierher 
gehörig); Moiran (Isere) — Moirencum castrum dioec. Gratianopol. 
1109. Garnerans (Ain) — Garnerens, Garnerans; Jassans (Ain) 
in CS Jassens; Ecorans (Ain) — Ecorrens, Ecorens, Ecoran 
seit 1278 belegt; Doriati (Ain), — belegt Dortemt, Dorten, 
Dortencus, Dortentus, in CS seit 855: contulimus cellam 
Dortincum, de Dordingo, de Dortenco, Dortento, Dortenc, 
Dortans; Bohafi (Ain) — eccl. de Buenco, de Boent, Buhens, 
Buenc seitdem 13. Jahrh. ; Z' ö/jfl«j (Isere) — Oysenco, Oysencio 



' Vgl. noch in Sp. briv. Jausan, Jauzan, Josan, Jouza 1250 — 1263 
j. Jose (Puy-de-Döme). 

^ Vielleicht sind die Beispiele aus Dp. Hdrault mit der Erscheinung, 
welche Mufshacke, Französische Studien IV, S. 20 bespricht, in Zusammenhang 
zu bringen: im 14. Jahrh. erscheinen nämlich die Formen ia^ie: capelanie, 
notarie, compagnie, draparie, baglie, Marie, mit Accentverschiebung 
malautie, fouli6, plur. fouli^s, friponaries; also vielleicht iä ]>■ i6. 
Jedoch stelle ich das, da mir bei Appel. ähnliche Beispiele abgehen, nur als 
eine Vermutung hin. 



35 

(curia, de), Petrus et Stephan Oyssenc; S. Moirnns (Drome) — 
S. Moyrenc 1540, St. Moyreng 1574; Atiffanans (Ain) Offeningo 
villa (a. 952), caropus de Ouffanens, Omfanens. Ob in einigen 
Fällen vielleicht das kelt. Suffix -incus wie in Alisincum, Age- 
dincum, Vapincum(?) vorliege, läfst sich natürlich nicht aus- 
machen. 

8. Man könnte ON anführen, wo ein unetymologisches t 
bezw. c erscheint. Jedoch dürften sich nicht alle Fälle auf die 
gleiche Weise erklären lassen (vgl. darüber Chabaneau, Rom. VIII, 1 10 fi. 
und Paul Meyer, Rom. VII, 107 ff.): Aulan (Drome) — Aulancum, 
Aulanco 1383, Aulanc im 18. Jahrb., Ollan 1705; Ardessan 
(Gard) Arderancum, Airancum 908, Ardenancum 1021, 
Arderanum 1121, Arderagum 1144, Ardairancum 1109, 
Arderanum 1322, Ardesanum 1384 (alle diese Belege werden 
sich schwerlich auf die Ortschaft im Dp. Gard beziehen). Zu be- 
merken ist, dafs Chabaneau a. a. O. -nc -c nur auf dem gascogn. 
Gebiete nachweist. Aus Dp. Drome nur obiges Beispiel. Vgl. 
IL Teil Ardin acum. 2. -t Arnans (Ain) in vicaria Arnant 900, 
Arnanx, Arnant, Arnens, Arnen, Arnant 1227 in CL. Aber 
Clerans (Dord.) — Clarentium 1158, eccl. de Ciarens (im 
13. Jahrh.) — C. de Clarenxs, Clarenthis, Clarentiis dürfte 
nicht hierher gehören. Vgl. die Endung mit Tauru-entura. 

9. Andere Fälle, wo, wie in den obigen, das Verstummen aus- 
lautender Konsonanten den Zusammenfall mit sich brachte: z. B. Mas 
Duran (Dord.) — Mansus Durandi 1345, Masus Durandi 
1499; Allaji (Drome) — Sancta Maria de Allondo 1183, castrum 
de AUando, terra Allandi 1442, Allondum 1362, Allundum 
1540, Alan im 17. Jahrb., Allond im 18. Jahrh. ist etwas un- 
durchsichtig (wegen des Wechsels an — on). Vielleicht ist es auf 
gleiche Stufe zu stellen mit Rossan (Rhone) — Rossontis villa, 
Rossonis villa (um 1000 ungefähr), wo sich on >> an wie Lug- 
dunum > dialektisch Lian erklärt. Vgl. noch Doalon im CM j. 
Dolan (Lozere).i 

10. Das Suffix -anus wurde auch durch ein anderes Suffix 
-icus, welches auch sonst in ON vorkommt: so bei Pagus- 
bezeichnungen wie: Cenomanicum > Le Maine, Perticum > Le 
Perche, vgl. noch Aventicum >• Avenches, erweitert: anicus. Darüber 
hat bereits D'Arb. de Jub. o. c. S. 569 — 578 gehandelt. Die Ent- 
wicklung ist vollkommen identisch mit monicus > i. morgue 
und 2. monge und colonicus > i. colorgue uud 2. colonge. 



^ Die Fälle, wo modernes -an auf früheres -on zurückgeht, sind häufig. 
Ich zitiere Mulcedonum 830 j. Moussidan (DoxA.)-, Foret de ^owaw (Dord.), 
Silva Boon,Boonz. Im Dp. Drome Chabrillatt, 1282 Chabrillon; Chazssan, 
1484 serrum de Chesson; Daillan — 1413 Grangia Dalhonis. So kann 
man in vielen Fällen blofs der modernen Gestalt nicht ansehen, ob sie auf 
•anum, -incum, -onum oder -ione zurückgeht. 

3* 



Die Entwicklung -argue gehört den südlichsten Dp. an; sie iimfafst 
also: Aude, Herault, Tarn, Aveyron (vgl. Rouergiie <; pagus 
Rutenicus!), Lozere (Canonica > Canourgue Quicherat), Ardeche, 
Bouches-du-Rhöne, Vaucluse (Limenica vallis, Kar.) > Lütiergue), 
Var (Lonicus > Lorgues und Mayranicae >■ Meyrargues Quicherat 
S. 33), Basses- Alpes und einen Teil vom Dp. Tarn-et-Garonne 
[Gibintargues, c. de Puy-Cornet), Cantal {Chaliyiargues) und Puy- 
de-Dome [Poulargties). In Auvergne dagegen -ange. Das 
eigentliche Gros dieser ON liegt auf dem rechten Rhöneufer, und 
zwar insbesondere in Languedoc und Auvergne — soweit es mir 
möglich war, auf Grund des vorhandenen Materials eine Statistik 
aufzustellen. Aus Basses-Alpes ' habe ich nur Bedexanicus 
>> Bissargnes', für Dp. Drome nur Caturanges 1005. Für die 
Bestimmung der Grenze kann auch colonicum dienen. In Gard 
z. B., wo -anicus ]> argues, ergibt auch colonicum >• Colorgues; 
im Dp. Correze, wo anicus >> anges (Laurestanicus > Lostanges 
Quicherat), da auch Collonges. Collonges kommt vor: im Dp. Ain 
(hier auch *montanicus >- Monianges), H.-Savoie (hier auch 
*campanicu3 >> Champanges), Rhone, Savoie, Isere; dann Char.- 
Inf.: Coulotige, Char.: Coulonges', [im Dp. Alpes-Maritimes ' und H.- 
Pyr.: Collo7igues\\ Dp. Puy-de-D6me: Colongas 1250 — 1263 in 
Sp. briv. j. La Collange. 

Der Übergang des vorkonsonantischen n in dieser Gruppe zu 
r scheint jüngeren Datums zu sein. Einige Belege sprechen dafür, 
dafs er erst im Laufe des 13. oder 14. Jahrh.'s ganz zum Durch- 
bruche gekommen ist. Zuerst haben wir nämlich ganz unsynkopierte 
Formen: anegues: so im Dp. Gard Porcayrargues — 1146 Por- 
cayranegues. Im selben Dp. kann man noch für das 13. Jahrh. 
-anegues nachweisen: Galargnes — villa Galacianicus 1007, 
Galazanegues 121g; Domessargues — 1239 Domensanegues. 
Ebenso im Dp. Herault: Sauteyrargues: Centrairanegues 1174; 
Coussergues — 804 Caixanego, 1079 Cossanegues, Caissa- 
nigis 1107, de Coccianeges 1156 (das Verhältnis der Belege 
ist mir unklar); aber merkwürdigerweise bei Galargues (Herault), 
schon 987 Galhiargues, während 1027 Galazanicis, 115O 
Galadanicus, Galargues 1226. Andere Beispiele siehe bei der 
Besprechung der einzelnen ON. 

Die Belege, die wir oben für -argues beigebracht haben, 
zeigen, dafs wir im Auslaute -es keine etwa moderne offizielle 
Darstellung sehen müssen, sondern dafs es auch aprov. war. Es 
ist also -anicus, -anicum(?) oder anicos 2 anzusetzen, wie schon 



^ Das Dp. Haiites-Alpes geht nicht mit: Prata Monacorum j. Les 
Monges; Pratum Domenge j. Le Pre-Domenche , wo sich ch vielleicht 
durch den schriftsprachlichen Einflufs erklärt. 

2 In späteren (etwa seit 10., 11. Jahrh.) Urkunden kommt auch -anicis 
vor. Es wird sich wohl um eine Lalinisierung des -anegues, -argues 
handeln, -anicum vergehe ich deshalb mit Fragezeichen, weil meine Beispiele 
in alter Zeit sämtlich - s im Auslaute zeigen. Man wird also zwischen 



37 

Paul Meyer, Rom. 24 S. 544, erkannt hat. Es fragt sich nun, ob 
wir dasselbe auch für -anges anzusetzen haben. Wenn man 
monicus >> monge, dann Coininges << Convenicumi ansieht, 
so ist die Frage ohne weiteres zu bejahen. Dasselbe bezeugt auch 
Albillanges im 13. Jahrh. (s. Rev. celt. XX, 440). 2 Andererseits gibt 
CBr und CSau immer -anicas für Sauxilanges."^ Dem folgte auch 
Quicherat S. 34. Wie Dp. Landes, H.-Gar., Tarn-et-Gar. {CoIIonge), 
Lot-et-Gar. {Collonges) zeigen, wo ich anicus ]> ange, enicus 
>> inges nachweisen konnte, kommt z auf einem Gebiete vor, wo 
ca ga nicht palatalisiert,* und das ist wohl bei der Erklämng von 
diesem Falle zu berücksichtigen. Für Gascogne gibt INlistral 
mounge an. Es ist also auszugehen von *anyu, wie bei -aticu 
> adyu (apr. -atge). Diese Übergangsform ist auch belegt. Für 
Saiixillanges bringt Longnon aus Karol. Zeit Celsinaniae, vgl. 
Possanias 127 1 j. Poussanges (Puy-de-D6me) in Sp. briv.s -as 
kann auch Latinisierung sein. 

Auf dem sofr. Gebiete scheint auch -an che vorzukommen 
(neben anges: vgl. in GL curtile de Dozanges und anfangs be- 
sprochenes Coulonges). CV und Gr haben mehrere ON auf -anicus, 
deren moderne Entsprechungen unbekannt sind; so CGr: Druc- 



-anicus und -anicos wählen müssen. Man findet in Urkunden meist diese 
Übereinstimmung: villa Bonan tianicus 1004 j. Boulouzargues; villaGala- 
cianicus 1007, 1219 Galazanegues. Dafs aucli -anica eine falsche Latini- 
sierung sein kann, zeigt villa Athatianica 1099, aber 1179 Dassanegues. 
Für -anicos zitiere ich villa Alairanicos 804 , Alairanichos 1008, 
Aleyrargues (Herault), was jedenfalls nichts beweist, da es auch ein -anicus 
sein kann (u ]> o). 

1 S. A. Thomas, Essais de la philologie fran^aise S. i ff. 

' Vgl. noch campus canonicus 1380 ^ camp-Canorgue 1479 j. 
Possac (Gard). 

3 Vgl. noch im CB Lostanges (Corr.) — Laustangas oder Laustan- 
guas, Laurestanecas 913. 

* Mit dieser Entwicklung ist diejenige von aticus > atge (vgl. auch 
pagiis Uceticus ^ Z'C/z(5^^ gegenüber Uzes) zu vergleichen. Es findet sich 
gelegentlich auch die Form -atgue, welche mii Herr Dozent Dr. Karl v. Ett 
mayer liebenswürdig mitteilt. Ihre geographische Verbreitung ist mir unbekannt 
Im Memorial des nobles von Montpellier (also im Gebiete von -argues) Rev 
des langues rom. Bd. IX messatgue (Jahr im, 1174, 1125), clergues etc. 
später aber pesatge, usatges, eretgia, ebenfalls in Montpellier (zwei Ur 
künden aus der I. Hälfte des XII. Jahrh., Rev. des lang. rom. II). Vom 
Standpunkte des Nfrz. ist hier noch eine Bemerkung zu machen. Während 
wir -aticus^age haben, begegnen wir andererseits A v e n t i c u m ^ ^t't'wcÄ^j-, 
pagus Perticus^Z^ Perche, \>Qr1\c\i'i'^ le porche. Wie ist dieser Gegen- 
satz zu erklären? Es wird sich hier wohl um zwei verschiedene Stellungen 
des y(z)-Lautes handeln. Im ersten Falle konnte ^tv ^ cl noch werden, im 
zweiten aber mufste t bleiben, infolgedessen erhalten wir zwei verschiedene 
Assimilationen. Der Vorgang wäre also ähnlich wie bei nitidus > nette, 
mucidus ^ molte gegenüber malehabitus |>- malade, malesapidus >• 
maussade, tepidus ]> tiede. 

^ cf. R. Gr. §439: im prov. amic neben amiu: „es scheint, dafs auf 
bestimmten, noch zu untersuchendem Gebiete c nach allen Vokalen vor u 
verklungen sei, bevor die auslautenden Vokale fielen." Vielleicht werden auch 
diese Studien etwas zur Bestimmung der Grenze beitragen. 



38 

talanicae, Dructelanice, in Doc. incd. II Tabellianica 1288. 
Für -anche darf man vielleicht anführen *Rivoi>-anches (Isere), vgl. 
im selben Dp. *Les Rivoirans, wofür ich leider keine Belege habe, 
sodafs auf dieses Beispiel kein Wert zu legen ist. Für die Dauphine 
gibt Mistral raanchi und mangi << manica, sodafs also die 
Doppelform auch in Appellativen zum Ausdrucke kommt. 

11. Die Funktion dieses neu entstandenen Suffixes -anicus 
ist ganz dieselbe wie die von -acum und -an um. Es kommen da 
wie bei diesen augenscheinliche Gentilicia vor: wie Aukeliüs 
(D'Arb. S. 571), Albucius (ib.), AcuTius (ib. 570), Bcllius (ib. 571), 
Celsinus (ib. 573), Arminius (ib.), Julius,^ Marcklliüs (ib. 574), 
Marius (ib. 575), Makinius (ib.), Martinius (ib.), Petroniüs (ib. 
576), QaixNiTiLius (ib.), Sabiniüs (ib. 577), Silvinius (ib.), Veneriüs 
(ib.). Auch keltische EN kommen vor: Cantillius (ib. 572), Galatiüs 
(ib. 576); für die germ. EN vgl. IL Teil Dkuctanus (s. oben), 

RODARIUS."'' 

Analogien zu lüpari-acum^ findet man auch hier: so 
Porcarianicus > Porcayrargiies (Gard) und Poriiragues (Herault). 
Vom lautlichen Standpunkte ist dieser letztere ON auffallend. 
Es ist belegt: 1035 Porcaimiaco (was Thomas in Por- 
cairaniaco nicht ganz zutreffend korrigiert), 1115 castrum de 
Porcairanicis, Porcairaneges, Porcairangues 1179, Por- 
cairaignes 1313(1), Portiragues 1760. Was es für eine volks- 
etymologische Umgestaltung sein mag, weifs ich nicht. Jedenfalls 
ist sicher, dafs das zweite r durch Dissimilation verschwunden ist. 
Diesen Vorgang werden wir gerade bei diesen Bildungen zu be- 
obachten oft Gelegenheit haben. Das vortonische ai 1. wurde zu 
i reduziert (was wir im IL Teile auch oft antreffen werden): so 
*Porquiragues. Jetzt fragt man sich nur, wie sich t an Stelle 
von k eingefunden hat? — 

12. Andere Erweiterungen des Suffixes -anus sind nicht 
wichtig und werden bei der Besprechung der einzelnen ON zur 
Sprache kommen. Diese Suffixe sind -ellus, -ittus: Reihanette 
(Dr.) — Relhaniae castrum; *QiiiUanei (Au de) neben Qnillan 
(Aude); -ellus: Barancianellum, locus in pago Carcassensi 
(a. 98 1) DV,. 

13. \\'as die geographische Verbreitung dieses Suffixes betrifft, 
so konnte ich es, soweit mir das gesammelte Material das gestattete, 
nachweisen in folgenden Dp.: Gironde (49), Landes (10), Basses- 
Pyr. (14), H. Pyr. (25), Pyr.-Orient. (17), Aude (34), H.-Gar. (21), 
Gers (58), Tarn-et-Gar. (6), Lot-et-Gar. (19), Lot (i), Aveyron (3), 
Herault (94), Bouches-du-Rhöne (21), Gard (67), Dröme (60), Isere 



1 *yullianges (H. Loire), '^Julianges (Lozere). 

* Roderanicas (a. 972) bei DV5 S. 273. VgL den EN Rodario 
bei DVi. 

3 Loubeyrat (Puy-de-D6me), vgl. * 1 u p a r i o s > Zo/^^'/^r.?. 



39 

(ii), Savoie (6), Vaucluse (14), Var. (15), Hautes-AIpes (30), Rhone 
(4), Basses- Alpes (8), Dordogne (*io), Correze (*5), Alpes-Maritimes 
(*4), Ariege (10), Ardcche (*5), Cautal (*i), Charente (*i), Puy-de- 
Döme {*i), Haute-Vienne (*3), Charente-Inferieure (*3), Lozere (*i), 
Creuse (*i). Zusammen also 643 ON. Viele von ihnen sind uns 
nicht urkundlich gesichert; deshalb besitzt diese Statistik nur einen 
kleinen Grad von Wahrscheinlichkeit. Das gilt namentlich für die 
Dp., welche mit Sternchen versehen sind. (In diese Statistik 
sind nur solche ON aufgenommen, welche auf den Typus EN 
+ an um zurückgehen.) Besonders fällt die sehr grofse Anzahl 
von ON in Gallia Narbonensis auf. In Gallia Lugdunensis dürfte 
die Zahl dieser ON viel gröfser sein, als es unsere Statistik zeigt; 
leider sind die betreffenden Dictionnaires noch nicht erschienen. 
Sporadisch treten diese ON auch in der Auvergne auf, wo -anicus 
ziemlich beträchtlich ist. Auf allen diesen Gebieten kommen auch 
die -acum ON vor, sodafs eine Abgrenzung nicht möglich ist. 



C. Über -ascu-, -uscu-Suffixe. 

1. Der erste, der diese Suffixe auf dem gallischen Boden 
systematisch studierte, war Giovanni Flechia. In seiner Arbeit „Di 
alcune forme de' nomi locali dell' Italia superiore" 1871 S. 60 — 74 
hat er angenommen, dafs hier ein ligurisches Suffix vorliege, wie 
auch nachher MüllenhofF „Deutsche Altertumskunde" III. Bd. S. i8q 
gegen Zeufs „Grammatica celtica" S. 775 getan hat. Als Grund hatte 
Flechia S. 62 — 63 angeführt ihr ältestes Vorkommen in der Genuater- 
und Viturier-Tafel (a, 113 vor Chr.) und den Umstand, dafs sich 
diese Suffixe nur auf dem ligurischen Gebiete finden. Seitdem ist 
D'Arb. de Jub. zweimal auf denselben Gegenstand zurückgekommen, 
einmal in „La propri6te fonciere et les noms de Heu en France" 
i8go S. 593 — 601, und das zweite Mal in „Les premiers habitants 
de l'Europe" 2. Bd., wo er über Ligurer spricht. Die Annahme 
Flechia's übernimmt er stillschweigend und benutzt die mit diesen 
Suffixen gebildeten ON, um die Ausbreitung der Ligurer zu be- 
stimmen. Jedoch scheint es, dafs man dabei auf einen Umstand 
nicht genug acht gibt. Die Statistik dieser ON zeigt, dafs sich 
das Gebiet dieses angeblich ligurischen Suffixes mit dem einstigen 
keltischen Gebiete fast genau deckt. Die Ausnahme macht nur 
Corsica, wo man moderne ascu-ON antrifft, wo aber nach D'Arb. 
de Jub. Kelten nie sefshaft waren. Es fragt sich nun, wie alt (ur- 
kundlich nämlich) die -ascu-ON in Corsica sind. Sie konnten 
z. B. von Genua aus leicht gekommen sein.i In den Urkunden 
scheinen sie nicht belegt zu sein, wenigstens bringt D'Arb. kein 
Beispiel. Da sich nun also asco- und das keltische Gebiet decken, so 



1 In korsikan. modernen ON kommt auch ein -aca- Auslaut vor, und 
D'Arb. o.e. 2, Bd. S. 97 folg, zieht sofort den Schlufs: acus sei auch ligurisch. 



40 

müfste man noch einen anderen Grund beibringen, um die ligur. 
Herkunft aufser Zweifel zu stellen. ^ — Seit D'Arb. de Jub. ist mau 
überall der Ansicht, dafs das Suffix ligurisch ist, so Dr. C. Mchlis 
in ,, Archiv für Anthropologie" Bd. 26, wo er die Ligurer- Frage von 
dem anthropologischen Standpunkte aus zu lösen versucht, Kretschmer 
in „Kuhns Zeitschrift" XXXVIII S. 97 IT. über die Inschrift von 
Ornavasso, dann Camille Julian in „Beiträge für die alte Geschichte" 
igo2 im Artikel „Sur la necessitd d'un corpus topografique du 
monde ancien", früher W. Deecke in seinem Artikel „Ligurer im 
Elsass" im „Jahrbuch für Geschichte, Sprache und Litteratur 
Elsafs-Lothringens" V.; jetzt auch Schulze a. a. O. S. 543. 

Indessen nimmt D'Arb. de Jub. manchmal -ascus an, wo es 
nicht belegt ist. So II, S. 102 z. B. in den im CG belegten ON: 
„in Adisasgo" (im 11. Jahrb.), dann II, S. 105 Eymaix (Drume), 
wo der Beleg Hemuscum I3.jahrh. lautlich nicht einmal genügt, 
andere Belege aber vielmehr auf -iacum hinweisen; 2 dann S. 108 
bei Apinosi (Rhone), siehe bei -acum. Ebenso II, S. 105 Matusgus 

> Matouge (Marne), wo kein -uscus vorliegen kann. 

2. Neben -ascus findet sich -oscus, welches in ältester 
Gestalt als -uscus vorkommt, so dafs das o sich als romanisches 
Produkt erklärt: vgl. Caranusca. Wir haben also: Blanusca 930 
j. Blanot (Saone-et-Loire); dann Venusca vallis in pago Viennensi 
a. 848 (bei DB VIII); Mentusca j. Manioche (H. Saone); dann 
villam Enuscho in comit. Bisuldunensi a. 951 (DB IX); Centusca 

> Santoche (Doubs); im CM erscheint Catarusca, Cadarusca, 
Cadaroscum j. CadaroL Daneben ist eine sehr merkwürdige 
Form noch unerklärbar Vindausca, im achten Jahrh. Vennasca 
(s. D'Arb. S. 600) j. Venasque (Var.). Die Form kommt schon auf 
den Inschriften vor, s. CIL XII. Es erscheint noch weiter in EN 
ViNDAUscius und Vindauscia. Ob es was mit diesen Suffixen zu 
tun hat, ist mir nicht bekannt. Das V^erhältnis dieser Formen ist 
vollkommen dunkel.^ 



1 Vgl. z.B. die richtige Bemerkung Müllenhoffs III, 190: ,,Im Osten der 
Alpen aber hat sich die Ableitung für die Bildung von Adjectiva in der nord- 
italienischen Mundart bis heute lebendig erhalten und sich sogar weiter ver- 
breitet als je Ligurer gewohnt haben oder nachzuweisen sind, bis in das 
Gebiet des Churwelschen." Ebenso bei Flechia S. 62 oben. 

2 Ich führe die Belege an: Esmers 13. Jahrh., Esmiacum 1267, 
Esmet, Aymnest,Aymec 1273, Hemuscum 1293, Emus cum 14. Jhrh. 
Emussium 15. Jahrh., Emuscium 1458, Aymieu 1545, Hemieu 1580, 
Ymeux 1776. Es wird sich hier wahrscheinlich um zwei verschiedene ON 
handeln, die der Herausgeber des Dict. top. zusammengeworfen hat. 

3 Müllenhoff III, 189 nimmt auch eine Schwächung von -asc zu -esc an: 
Vinelasca und Vinelesca in Tabula alimentaria de Veleia. Ich bin nicht ge- 
neigt in Vindausca, welche in mittelalterlichen Urkunden (DV5) auch Vendesca 
heilst, denselben Vorgang zu sehen, sondern möchte darin vielmehr einen 
Suffixtausch sehen, wie hier auch an Stelle von -ausca, -ascain der Tat 
getreten ist (esca<^isca kommt in ON massenhaft vor). 



41 

3. Was die Namen anbelangt, von denen diese ON gebildet 
sind, so kann man zwei Klassen nachweisen: A) Personennamen, 
B) Appellati va, vorläufig ganz dunkle Wurzeln aufser acht lassend. 
Die EN sind meistenteils keltisch, und in zweiter Linie römisch. 
Zu den ersteren sind (wahrscheinlich) zu zählen: Archantius 
(wahrscheinlich zu Arganto gehörig) i, Arto (D'Arb. S. 597), Camulus 
(ib. 59q), Camalus,! Cambus (ib. 594); Cappo (vielleicht),'^ Cavannus,^ 
Catakus (ib. 600), Genus, 4 *Gokdulus zu Gokdus,i Lavarius,^ 
Lantus, 1 Vindos (s. oben); zu den römischen: Albius (s. D'Arb. 
S. 593), Albinius,! Amelius (für Aemilius),i BONius,^ Bascius (ib. 
593), Blandius,! Cukius (ib. 594), Caius,! Canius (ib. 594), Canus 
(ib. 597), Flavius (ib. 594), Gkatiüs (ib. 593), Montius (ib. 596), 
Martiüs (ib. 594), Sevekus,! VicroRius (ib. 596). 

Von den B) Appellativen: a) Pflanzennamen: verna; b) Tier- 
namen: branos (= corvus); in italienischen auch capra; c) Boden- 
bezeichnungen: petra; *• d) Siedlungswesen: taberna und capanna; 
dann noch adj. viridis. Jedoch ist vieles von diesem wenigen 
nicht einmal ganz sicher. In branos will D'Arb. de Jub. einen 
EN sehen, ebenso in Vernosc, in Cavrasca eine Ableitung von EN 
Ca per. Jedoch scheinen Taver7wsc" und in Gallia novissima 
christiana 1 (in der Diözese von Gap) col. 302 belegter ON (prior 
de) Cabannasco die Möglichkeit einer Ableitung von den 
Appellativen zu sichern. Italienische ON bieten noch mehr der- 
artiges (vgl. Flechia o. c. S. 63 ff.).* 

Noch will ich bemerken, dafs man, wenn man bei der These 
D'Arb. de Jub.'s bleiben wollte, dafs nämlich die -acum, -ascum 
ON nur von EN gebildet werden konnten, nachweisen müfste, dafs 
dies der ursprüngliche Zustand war, welcher sekundär — durch 
Analogie etwa, als man die Bedeutung des Suffixes vergessen und 
es als ein topisches aufgefafst hat — auf andere Fälle übertragen 
wurde. Die Anhaltspunkte zu einer solchen Annahme fehlen uns 
vollständig, da wir die Entstehungszeit der ON nicht wissen. 

4. Bei der Betrachtung der lautlichen Entwicklung müssen 
wir A) -ascu-uscu von B) -asca-usca unterscheiden, wie das 
auch im Nfr. am deutlichsten zum Ausdrucke kommt: luscu >■ lois, 
musca > mouche. 



1 S. das Verzeichnis bei D'Arb. de Jub. Los preiiiicis habitauts de 
l'Europe 11. Band und unten. 

2 Chaponost (Rhone) in CS Chaponno, Chaponuoz, Chaponost. 
2 Chavanoz (Isere) C h a v a n o s c , C h a v a u o s t. 

* (Humbertus de) Genost im CL. 

* Bognoscum in CGr. 

6 * Per räche (Rhone), *Par räche (IL Alpes), *Pey röche (Ard^che, Puy- 
de-D6me) ; vgl. noch Peyrescanes ^Iler.) de Peyrascanas 1303. 

' Vgl. bei Flechia S. 73 Tavernasco. 

** ] lier wird die Kullurgeschichle zu entscheiden haben , ob nicht dem 
-uscum eine vergröbernde Bedeutung , welche an sich auch hier möglich ist, 
zukommt. Falls sich das herausstellt, so wird man vielleicht ein Verhältnis 
zwischen diesem -uscum und demjenigen in Appellativen annehmen dürfen. 



42 

A) -ascu-uscu. 

Im Dp. Basses -Pyr. ist die Entwicklung -ose vgl. Aubosc. 
Bei einigen, wie Balasque — de Balasco 153g (vgl. Behasqne) 
ist man jedoch im unklaren, was -e bedeuten soll; es kann die 
französierte Form von -asca sein, oder ein graphisches Zeichen 
dafür, dafs c gehört wird. Die heutige Sprache zeigt scu > ch: 
buscu >■ buch (s. Gillicron Nr. 186), aber die Orthographie der ON 
geht gewöhnlich auf die alte Sprache zurück. 

In anderen languedocischen und provenz. ON ist teilweise 
Verstummung auslautender Konsonanten eingetreten: im Dp. Heraut: 
S. Si'x/e d'Avenas •< Avanascus 1236;! aber auch -sc: Salasc 
<C de Salasco 87g; — im Dp. Tarn-et-Garonne: Caioscum > j. 
Caillou (vgl. bo<;boscus in Auvergne),2 aber Leribosc zeigt die 
Erhaltung, — ebenso im Dp. Haute-Garonne: Laverfiosc? In dem 
letzten Dp. haben wir auch Verdach, was mit anderen Ver Jaches 
<; *viridascas zusammenzuhängen scheint. Hier hätten wir 
demnach ganz moderne Entwicklung zu sehen, vgl. Gillieron c. 186 
buch. — Im Dp. Ardeche: Vernosc, Vanosc — de Vanosco im 
13. Jahrb., während Dp. Gard den Schwund bietet: Branoux — 
im 14. Jahrb. Branosco und Branasco (vgl. darüber D'Arb. S. 5g8). 
Im Dp. Ardeche haben wir auch eine Form, welche das Verstummen 
des s*^ zeigt: Bonetus de Gilloscho 12 18 in Colect. de Gart, de 
Dauph. j. Gilhoc. In derselben Sammlung kommt iig2 de An- 
dalosco, Andalosc 1207, Andaloc vor. Vielleicht wird dasselbe 
Sadroc (Dord.) aufweisen. 

Eine vollständige Darstellung zu geben, ist vorläufig unmöglich, 
da das Material fehlt. Etw^as besser bestellt ist man am linken 
Rhone-Ufer. Die provenzalischen ON sind einfach, sehr compliziert 
ist dagegen das Sofr. Im Dp. Bouches-du-Rhöne zeigt Cadarot, 
belegt in CINI immer Cadarosco, das vollständige Verstummen. 
Das auslautende -t werden wir auf dem sofr. Gebiete bald kennen 
lernen. — Vielleicht ist dasselbe zu sehen auf der rechten Seite 
der Rhone: im Dp. Lot: *Setiot <;*Senuscus. — Dp. Var da- 
gegen zeigt volle Erhaltung: Cagfiosc, belegt: in Caniusco; Flayosc 
im II. Jahrh. Flayosc; dann Arligjiosc, aber im CL auch Andosta 
ii.Jahrh. In Vaucluse ebenfalls das Verstummen des c: *Senos 
<; *Senuscum; — Dp. Alpes -Maritimes dagegen Erhaltung: 
Jl/agagnosc, — ebenso Dp. Basses-Alpes: Vilhosc im CM Viliosco 
1038; dann Aubtgnosc. In Albiols, welches als Albiosc belegt ist, 
wird Suffixtausch vorliegen (-olus). — In Hautes- Alpes Erhaltung: 
*Revillasc <C *Rubiliascum?, Brasc. 

Im Dp. Dröme sind die Verhältnisse complizierter: a) man 
findet die Verstummung des auslautenden c: Chatios, belegt Chanosco 



1 Vgl. noch im Dp. Dröme Brascum 1379 j. Bras; Le Brusc j. Le 
Brus und eine andere Ortschaft Le Binse. 

^ Gillierons Atlas linguistique Nr. 186 zeigt hier buch, büych. Also 
dürfte hier Volksetymologie im Spiele sein. 

' Vgl. Solmsen, Studien zur lat. Lautgeschichte, S. 102 Laverna, lavernio. 



43 

g6o, Canoschum 1090, aber 1551 Chanot, Chanod 1568, 
Chanauds 1604 (woraus zu ersehen ist, dafs s nicht ausgesprochen 
wird); b) die Verstummung des s'^: Chamaloc: 13. Jahvh. Chamalost, 
Chamalosco 1299, ^ oder c) die vollständige Verstummung wie 
Ornosc im 13. Jahrh. j. Lariiaud. 

Ähnliche Verhältnisse wie im Dp. Drome sind auch auf dem 
übrigen sofr. Gebiete zu konstatieren. Im Dp. Isere: Venöse, aber 
daneben auch -oz: Chanoz. Die letztere Schreibung scheint älter 
zu sein, denn im 13. Jahrh. ist sie im CL anzutreffen; dann der 
Schwund: Brignond, belegt Brinos cum, Brinosc. -oscund-ost^ 
wechseln in den Urkunden: im CGr: Bracoscum 976, Bracosto 
1050 j. -S". Mattiert. — Ebenso im Dp. Rhone: hier erscheint in 
-ascu, -oscu t an Stelle des c: JSlomelast, Genost im 13. Jahrh.; 
dann Chattihost, 1000 Chambosco; Bibost, 067 Biboscho, Biboc 
1286; aber auch der vollständige Schwund: -oux: Garnioux — 
Gerniost, Jarniost im CS. x wird wahrscheinlich desselben 
Ursprungs sein wie in ieu-ieux. — Dasselbe im Dp. Ain: -ost: 
Niost, belegt Novioscus, Noioscum 971, dann de Nieste, 
Neosto, Noesco, Noyost; Chardenost; Beost, Beynost seit 1183; 
mit der Verstummung des s: Chattibot in CL Chambost, Chim- 
bost; auch manchmal, wie schon oben angedeutet, mit angehängtem 
d geschrieben; also -od, -oud: Genod, belegt Gen ost (dasselbe ist 
der Fall auch im Dp. Jura Larnod: Larnosch 1124, vgl. Rev. Celt. 
XXIV, 166); auch -oz: Marhoz, im CS Marbos, Marbo, Mar- 
boscus seit 974 (wie ersichdich, z nicht ausgesprochen); hierher 
vielleicht unbelegtes *Aignoz << *Anioscus. In diesem Dp. gibt 
es viele ON, welche auf -oux, -od ausgehen, wir haben aber 
keine älteren Belege.3 Dann -x: Varax, belegt Varasc.4 — Im 
Dp. Jura ebenso: oz: Stguroscus >> Siroz, Hagnoscus, bei DB 
Haganoscus 854 >> Onoz (bei Sachs -Vilatte Aussprache: Onos). 

Die allgemeine Tendenz sowohl auf dem sofr. als auch in 
anderen sfr. Gebieten ist die teilweise oder vollständige Verstummung 
der scu -Verbindung im Auslaute. Man darf selbstverständlich 
nicht vergessen, dafs die Orthographie dieser ON einesteils auf 
der Entwicklung, die die Sprache noch im Mittelalter erlangt hat, 
und andererseits auf dem amtlichen (nfrz.) Einflüsse fufst. — Wie 
aus den Belegen zu ersehen ist, wechseln -ost und -ose. Auch 
bei den Appellativen scheint dieser Wechsel stattgefunden zu haben: 



^ Vgl. Paul Meyer, Rom. XX, 83. Er erwähnt eine Form Chamaloht 
(13. Jahrh.), was auf Verstummung des s^ hinweist. 

' Vgl. auch im Dp. Hautcs-Pyrcnees *Ansost, *Arbeost. 

^ So z. B. 2'reveux, was man mit Trevasco in der Provinz Bergamo 
vergleichen kann. Guigue bringt folgende Belege: seit lOioTrevos, Trevoz, 
-X, -ost, Trevotz, Trevolx, Trcvolz, Trevoulz Trevous, Trevouz, 
Trevo, Trevol, Treves, Trevoult, Trevoulz, villa Trevosi, Trivoli, 
Trevolii etc. („semble remonter ä une haute antiquite"). Was ist Tri- 
vultium? 

'• Vgl. bei Flechia S. 73 Varasca (Bergamo), Varaschi (Torino), was 
er von Varius herleitet. 



44 

L'abbc Devaux bringt nur maresc, maret = marais, während 
piscem > peys, farseisont > (3. P. pl.) -iscunt (a. a. O. S. 171). 
Er nennt maresc, maret „mi-savant". boscus > buec und bosc 
ist dann sehr merkwürdig (a. a. O. S. 203), jetzt nur bwe. -sc 
> -st kommt auch in Nordfrankreich vor: Blanuscus 950 >> Blanot 
(Saone-et-Loire), Cambio sco >> Champlost (Yonne). Gegenüber 
piscem ist zu bemerken, dafs es eigentHch nicht hierher gehört, da 
sc^ sich anders entwickeln könnte als sc°; desgleichen farseisont, 
welches sowieso eine analogische Form ist; wir können aber nicht 
behaupten, dafs die 1. sg. farseis >> -isco wirklich lautgesetzlich ist, 
da sie wiederum von -isc'^ isc'' beeinflufst werden konnte. Es 
liegt demnach kein Grund vor, maresc, maret als „mi-savant" an- 
zusehen. Vielleicht wird es sich hier um folgende Erscheinung 
handeln, -uscus und -ustus wechseln ja: so it. abrostola — fr. 
lambrüche; vgl. noch bei Thomas Melanges d'etymologie S. 105 ff.: 
amarusta; 1 vgl. bei Livius 42,7 Carustum oder Carystum, was 
nach Müllenhoff III, i8q als Caruscum zu lesen ist. Wenn wir 
das auch für unsere Fälle annähmen, so wäre die Entwicklung 
folgendermafsen darzustellen: -ustus oder -ustis >• -oz vgl. Con- 
drustis >• Condroz (Meyer-Lübke, Betonung S. 16, 42), -ustum 
(-usto) >> -ost oder -ose. 

Nur zwei mir bekannte Beispiele scheinen auf eine dem nfr. 
ähnliche Auflösung hinzuweisen, nämlich sc >> is: im Dp. Isere 
AI losch > Alloix (nach Marion in CGr), im Dp. Ardeche (Kar.) 
Paliarascus >> Palhares. Oder vielleicht haben wir in diesem 
letzten Beispiele Suffixtausch zu sehen (6s >> ensis). Hierher 
wird vielleicht gehören im Dp. Lozere Meyrueis, belegt im CM 
Mairossium, Mairosium (offenbare Latinisierungen), Mairois, 
Mairoix.2 

B) -asca-usca.3 

Aus den Dp, Herault, Tarn-et-Gar., Lot-et-Gar., Basses-Pyr. 
habe ich keine Beispiele. Aus Dp. Tarn bringt CC Andoca 11 10 
j. AndoiKjue, wo man vielleicht ein verstummtes s oder -cc- ver- 
muten darf Aus Dp. Lot nur *Toulousque. Im Dp. Ardeche 
scheint die Palatalisation schon eingetreten zu sein: *Pey röche, wenn 
man es mit vielen anderen *Pey räche <[ *petrasca in Zusammen- 
hang bringen darf. Sie herrscht weiter in Clar.-Inf: *Senouche, 
wenn man es mit anderen *Senuscum in Zusammenhang bringen 
darf, dann in Puy-de-D6rae: *Manarache, wenn es -asca enthält, 
ebenda '^Peyroche. Wie zu ersehen, finden sich auf dem rechten 
Rhöne-Ufer nur recht spärliche Beispiele. 

In der Provence sind die Verhältnisse etwas verwickelter. — 



' Vgl. brustum neben bruscum, Äleyer - Lübke , Zu den lateinischen 
Glossen (Wiener Studien 25, S. 94 fF.). 

2 buscus lautet im älteren sofr. buec, vgl. Devaux (Index). 

3 Dafür wurde auch die Arbeit von Paul Meyer, c et g suivis d'a ea 
prov. Rom. 24, 529 ff. herangezogen. 



45 

Im Dp. Bouches-du-Rhone tritt keine Palatalisierung ein: Gratiasca 

> Greasque. — Im Dp. Var ein unsicheres Beispiel Brasca in 
CM von Guerard mit La Bracasse identifiziert, was nicht stimmt. 
Von anderen Beispielen fehlen moderne Entsprechungen. — Für 
Dp. Vaucluse nur *La Valviasque. (Andere Beispiele s. unten.) In 
Alpes-Maritimes ebenso keine Palatalisierung 'n\*Peiasque,*Pierr-asquas, 
Lantusca >> Lantosque, *GordoIasca, *Agiasqne\ aber "^ Mauruche, 
wenn es -usca enthält, weist auf Palatalisierung hin.^ In Basses- 
Alpes wie hier: Manuasca, Manoasca in CM j. Manosque, wo 
die Vokalisation Schwierigkeiten macht. Müllenhoff III, 189 hat 
auch einen Beleg Manuesca, O. Schultz Zs. 18, 428 führt aus 
1206 Manosca an. Bei Curioscum in CM j. Ciiriusque ist eine 
ähnliche Bemerkung zu machen, wie sub A) im Dp. Basses-Pyr. 
Aber *Verdaches <C *viridascas,"^ *Lwuche würden wiederum, voraus- 
gesetzt, dafs sie auf -asca-usca beruhen, Palatalisation aufweisen. — 
Im Dp. Vaucluse wiederum keine Palatalisation: Vindausca 

> Venasque, was auch die Ergebnisse von Paul Meyer S. 555 be- 
stätigen. — Im Dp. Drome fehlen Beispiele. — In Hautes-Alpes 
erscheint Palatalisation: Nevache < Annavasca 739,3Nevasca 1118, 
Nevascha 1225, Nevaschia 1330, Nevachia 1358, Nevasia 
1334, bemerkenswert Nevaysse 1568. Vielleicht auch *PmacheA 
Dann auch -aisse wie in dem eben erwähnten Belege: Severaisse 
"< Severasca, vgl. in Lou tresor dou felibrige: mouicho, 
mouisso in den Alpen. In demselben Dp. auch unpalatalisierte 
Form: *Fiasque, cf Paul Meyer I.e. S. 555. In den Alpen scheinen 
also sporadisch palatalisierte Formen vorzukommen. Diese Dpts. 
zeigen auch die Erhaltung des in Auslaut getretenen s (bei 
boscus). — Im Dp. Isere kommt nur die palatalisierte Form vor: 
Gilivache , belegt im CGr. Girvascha, wo der Swarabhakti -Vokal 
sehr auffallend ist. — Für Dp. Ain habe ich ein unsicheres Bei- 
spiel: Se?ioches , im 15. Jahrh. Senosches, 1114 Senochias, aber 
Guigue hat auch einen Beleg Senolcas; die Belegstelle und das 
Jahr gibt er wie gewöhnlich nicht an. — Im Dp. Doubs ebenfalls 
Palatalisierung: Centusca > Santoche, dann vielleicht *Pisse-Navache. 

Im CM kommt eine andere Entwicklung zur Verzeichnung: 
Albaros, Alberussum, Alberuscum, Albaruffum, Alborus- 
sum, nach Guerard Aubusson (Vaucluse). Vgl. nach der Angabe 
Mistrals mousso < musca in Dauphine. Ähnliche Entwicklung 
zeigt Braniousse, im 14. Jahrh. Bramoscus (vgl. D'Arb., Prem. hab. 
S. 107), wo jedoch dem heutigen Namen nach auf -usca zu 
schliefsen ist. Vielleicht sind hierher zu ziehen auch ChavaTiosse 



* Da es in der cne Vallauris liegt, also in einer Gegend, wo Palatali- 
sierung in diesem Dp. nicht vorkommt, so könnte es möglicherweise ein 
Francesismus sein, v. Paul Meyer, Rom. 24, 544. 

* Die Ortschaft liegt im Arr. Digne, wo die Palatalisation durch andere 
ON bezeugt ist, s. Paul Meyer, Rom. 24, 552. 

^ Vgl. Solmsen, Studien, S. 139 Annavus, 

* Für -asca spricht Penasca in der Prov. Como. 



46 

(Ain): 1321 La ville de Chavanuce, vgl. im CL (Petrus capelanus 
de) Chavanosco, (mausus de) Chavanos, parr. de Chavanosco, 
(alle aus dem 12. Jahrb.), sofern sie sich nicht auf den ON im 
Dp. Isere beziehen. Im Dp. Var la Colle Craissinousse — im CM 
Crixonosa, locus prope Calars, was vielleicht ein *Crixsionusca 
postuliert. Im CM noch Cadarossa, Cadrarossa j. Cader ousse 
(Vaucluse) 1 ganz entsprechend dem ON Cadarot (Bouches-du- 
Rhöne). Hier hätten wir also eine Reihe von Beispielen, wo die 
Gruppe sc* durch reinen Spirans, wie auch oben schon bemerkt 
wurde, vertreten ist. 

5. Jetzt möchte ich ein paar sekundäre Erscheinungen be- 
sprechen. Zunächst den Suffixtausch. Riacioscum in CGr. wird 
von Marion mit Roissard (Isere) identifiziert. Es erklärt sich wahr- 
scheinlich zunächst durch den Tausch mit -ascus, welcher dem 
-uscus am nächsten 2 steht und dann durch das Verstummen des 
ausl. -sc (st). Ähnliche Erscheinung bietet auch Silva de Maiasco 
in demselben Cartulaire j. Foret-de-Mayard (Isere). Mehr Schwierig- 
keiten bietet dagegen Basciascus a. 73g (bei Marion CGr.) j. 
Boissieu (Isere).^ I\Ian mufs den Vorgang sich etwa so vorstellen: 
wie eher < carne, cheuz < calce zeigt, konnte Pal. -}- a in 
sofr. auch in gedeckter Stellung zu (i)e werden (cf. auch R. Gr. 
§ 262) und so bekommen wir *Basciescu, und nun dürfte sich 
bei dem Verstummen des auslautenden sc (st) das in diesem Dp. 
so verbreitete Suffix -iacu >■ ieu eingestellt haben. Dieselbe Er- 
scheinung zeigt Vitrieu, belegt Vitroscho im CV, wo doppelter 
Suffixtausch vorliegt.^ Wahrscheinlich auf dieselbe Weise dürfte 
Albariacus, belegt im CStH > j. Albarel ergeben haben; hingegen 
hat castrum Albiols 1096 in CL j. Albiosc das Verstummen des 
auslaut. 1 die Hinzufügung von sc herbeigeführt. 

6. Wie wir bei -anum und -acum schon gesehen haben, 
finden wir auch hier den Schwund des Suffixes, jedoch nur in 
wenigen Beispielen : Lavarioscum in CGr. von Marion identifiziert 
mit Lavars (Isere), welcher ON 1318 de Lavario heifst (Arch. 
Dauph.). Ob hierher auch Artonoscos j. l'Aragtie (pays de Gap, 
Holder 1) zu ziehen ist, weifs ich nicht, da der moderne ON in 
keinem Falle mit dem alten zusammengehört. Wie dieses Beispiel 



1 Bei Paul Meyer, Rom. 24, S. 557 ein Beleg Chaarossa, wo vdv ge- 
schwunden. Vgl. auch Rom. XX Le Langage de Die. 

" Diesen Übergang zeigt auch Tarascon (Bouches- du -Rhone), welches 
bei Ptolomaeus und Strabo TaiJOVOyM v. heifst, vgl. D'Arb., Les prem. II, 105. 
Vgl. mit diesen ON Maiascus, Maiasch j. Maast (H.-Marne) Rom. 
XXV, 95. 

3 Wie erklärt sich oi in vortoniger Silbe? Vgl. die Belege für * Mar ia- 
cu m >• 7l:%'ra^ (Ain), einmal bei Guigue Moiria (Moria, Moriac) neben 
Mayria. 

* Analoge Erscheinung haben wir in Ora«^<f «< Arausio, Aurasica, 
Aurasca, wo die letzte Stufe -asca durch ein in ON häufigeres Suffix -enga 
(germ. -ing) vertauscht wurde. Vgl. Zs. 10, S. 425— 429. 



47 

zu erklären ist , ist dunkel , jedenfalls müfste man , um eine be- 
friedigende Erklärung zu versuchen, mehrere ähnliche haben. Es 
ist möglich, dafs dieser Fall auf einen Gebrauch von -oscus hin- 
weist, wie ihn Müllenhoff" III in Nit. hervorgehoben hat, wo man 
nämlich von den bestehenden ON aus neue Adjektiva für die Be- 
zeichnung der Gegend bilden kann: Comasco (zu Como), Berga- 
masco (zu Bergamo) etc. cf. bei Mistral: Mounegasc, Mouna- 
gasco „habitant de Monaco", dann Gillieron Atlas Nr. 3 mentunask. 
Für nördlichere Gegenden konnte ich gar kein Beispiel finden. 
Jedoch müfste man dies für unser Gebiet nachweisen. Auf diese 
Weise erkläre ich mir z. B. den Schwund des Suffixes in Vapin- 
cum >> Gap. — Ine ist im Prov. ja sehr beliebt und dient be- 
sonders in dieser Gegend (cf. Gillieron Atlas Nr. 3) auch zur Ab- 
leitung der Adjektiva, welche die Abstammung aus einer Ortschaft 
bedeuten, wie z. B. Cotmdrieulenc „aus dem Orte Condrieu". (Mistral, 
Lou poemo dou Rose). Nun konnte sich bei Vapincum eine 
falsche Interpretation sehr leicht einstellen: Vapincus „aus Gap — 
die Leute aus Gap", und von da aus bildete man Gap. -ing 
kommt in sfr. ON sehr oft vor. Aber, wie gesagt, um diese leicht 
verständliche Erscheinung auf Lavarioscum anzuwenden, müfste 
man mehr Beispiele haben. Dazu kommt es, dafs wir gerade über 
die ON auf dem linken Rhone -Ufer am schlechtesten unter- 
richtet sind. 

7. Über die geographische Verbreitung dieser Suffixe hätte 
ich gar nichts Neues zu sagen, da dies schon ausführlich von 
D'Arb. de Jub,, Les premiers habitants de l'Europe B. 2 2 S. 115 
geschehen ist. Nur inbezug auf die Chronologie möchte ich auf 
den ON Onoz (Jura) hinweisen, welcher einen germ. EN Haganus 
enthält (siehe den II. Teil). Das sichert uns also den Fortbestand 
dieses Suffixes zur Zeit der germ. Periode. Auch da mufs man 
demnach vorsichtig sein, wenn man aus dieser Art ON auf das 
ehemalige Vorhandensein der Ligurer schliefsen wollte. 



II. Teil. 

A. Lateinische Eigennamen. 

Zu Grunde wurde Schulze, Zur Geschichte der lateinischen 
Eigennamen gelegt. Gelegentlich werden jedoch auch, wo es der 
lautliche Zusammenhang nahelegt, einige keltische EN berührt. 
Auf nähere Prüfung dieser Namen, ob sie etruskischer etc. Provenienz 
sind, lasse ich mich nicht ein, da dies zum grofsen Teile schon 
bei Schulze geschehen ist und zu keinem besonderen Resultate 
führen würde. Der Kürze halber gebe ich bei den Belegstellen 
nicht die Seiten an, da sie in den den Kartularien beigefügten 
Indices leicht nachzuschlagen sind; desgleichen bei den Zitaten 
aus Holder. Obwohl Vollständigkeit angestrebt wurde, konnte sie 
doch nicht wegen des Mangels an topographischen Dictionnaires 
und Kartularien erreicht werden. 

1. AccAUS, AcCAVA, AccAVUS sind reichlich belegt (vgl. 
Holder 1), sie haben dem Suffixe nach keltisches Gepräge. Viel- 
leicht liegen sie vor in Acavanos locus in pago Lemovicino et 
in vicaria Asnacensi 841 in CB. Der ON ist nicht zu beurteilen, 
da die moderne Entsprechung fehlt. Nach Solmsen, Studien S. 125 
ist der Name pälignisch. S. jetzt auch Schulze S. 47. 

2. Aziliacum sive ipsa Turris j. La Tour d^ Eine (Pyr.-Or.) 
945 bei DVo geht wahrscheinlich auf *Aciliacum zurück von 
AciLius; vgl. Azille oder Azillan (Aude) bei DV4. 

3. *ACULIUS (vgl. D'Arbois 376 f.) hat einigen ON zur 
Grundlage gedient, so Aguliana villa in einem Diplom Ludwigs 
des Stammlers (a. 878); in Gar. Rous. Aguliana ist vielleicht 
identisch mit diesem ON; dann *AguiUan (Dröme), *Aigutllanes 
(Ardeche). Wir haben also -ü zu Grunde zu legen. Vgl. in 
Aguliaco in der Chronik S. Benigni Divionensis (DB VII), und 
Eguilly (Aube, Eure-et-Loire) < *Aculiacum (s. Holder I, t^:>^. 
Hierher wird vielleicht auch *Gutllac (Gironde) gehören. Den Fall, 
wo der Artikel verwachsen ist, zeigt wahrscheinlich Uguillac (Dord.), 
Laguilhacum im 13. Jahrh. Ob wir in *Peguilhan < *podiura 
Aculianum zu sehen haben und in *Preguillac -< *pratum 
Aculiacum, ist unsicher. Der EN wäre aus CIL 58g Aculeia 
zu erschliefsen ; vgl. noch bei Schulze iii Acülenus. 



49 

4. Von AcuTius Schulze 403 haben wir Acutianum mo- 
nasterium (DB) und hn Dp. Gard Aguzan, welches im 14. Jahrh. 
als Aguzanum belegt ist. Hierher gehören vielleicht noch *La- 
guzan (Gers); *Sarraguza)i (Gers) < *serrum Acutianum. 

Mit -anicus: Giizargiies (Her.) villa, castrum de Agusanicis 
922, Gusargues 1688. S. D'Arbois 571. 

Die ON in Nordfrankreich weisen auch auf ü hin : Aguisy 
(Oise), vgl. D'Arbois 189. 

Vom Cogn. Acutus CIL. II, 2450 vielleicht: *Gudannes (Ariege). 

5. Häufig sind die ON, wo wir EN, welche von albus ab- 
geleitet sind, erkennen. Albus liegt vor in: Anbac (Gard) 1616. 
Ob hier ein Cogn. Alrus anzunehmen ist, ist nicht sicher. Man 
vergleiche es mit vielen *montem albanum in Südfrankreich 
(s. unten 622). Häufiger kommt Albius (vgl. Schulze 119) vor: 
Albiacus haben wir in Albiac (H.-Gar., Lot [967]), Aubiac (Gir., 
Lot-et-Gar.), Aubiat (Puy-de-Döme) in Sp. briv. 1263 Albiacus, 
Albias (T.-et-G.), vielleicht auch in *Les Daujats (Ain) und *Argeats 
(Ain); dann haben wir in com. Arvernico, in vicar. Nonatense Al- 
biatus, zur selben Zeit auch Albiacus geschrieben. Dazu: Alby 
(H.-Sav.), 1353 de Albiaco (Inv. de Ar. V.). 

*Albenus: Aubenac 1489 (Dord. ); Aubenas (Ardeche), im 
13. Jahrh. Aubenaci conventus (DB. XXIII), bei DV^ mit -ate: 
Albenate (a. 950); Aubanas (Gard) 1782 Aubenas. Albenus ist 
nicht belegt; vgl. aber Alfenus bei Schulze 120, und ebenda 
S. iig Albienus. 

Albillius (vgl. noch Holder I, 82) : ^Les Arbillats (Ain). 

Viel häufiger dagegen Albinius (vgl. Schulze 118 f.): Arbignieu 
< de Albiniaco 14. Jahrh. (Ain); Aubi'gtiac 1461 (Gard); Arbigni 
(Ain): Albignies, Arbinia in CS.; -4«i5/o-;/öj- (Ard.) << Albiniacus 
Merow. ; Albigny ( Rhone ) ; Aiibignac ( Gard ) Elbignac 1461, 
Aubagnac 1824. 

Albanius (vgl. Schulze 533): Albagnac (Aveyron, Cantal) ; 
Aubag?iai (H. -Loire) , Aubagnac (Gard , H6r.) ; Aubag?iat (H.-Loire) 
1670. Auch das Cogn. Albanus ist belegt CIL. II, 2038. 

Fast dieselben EN kommen in ON mit -an um vor. Albian 
(Herault).i Häufiger kommt albanus vor, das sich schwerlich auf 
das Cogn. Albus beziehen wird: so Guillelmus de Alba in Bigorra 
in Tabulae ceratae a. 1308, vielleicht das heutige Haicban (H.-Pyr.). 
Am häufigsten finden wir albanus in Verbindung mit montem: 
so zwei Montauban (Drome), Moniatiban (B.-Pyr.) ; Motiiaiiban (T.-et- 
G.), drei Monlauban in Dord., blofs Albatt im Dp. Tarn. Es ent- 
spricht vielen Monlb/anc in Frankreich. Montblanc (Herault) hiefs 
1197 Mons albus. S. 629. 

Albanius: -S". Etienne-d'' Albagiian (aber Albinianus villa 844, 
de Albaniano 776; solchen Wechsel zwischen -inius und -anius 



^ Akßiava hält MüUenhoff III, 180 für nicht lateinisch. 
Beiheft z. Zcitsclir. f. roni. Phil. IL a 



50 

werden wir öfters beobachten können), bei DV2: Albanianum 
vilare in pago Cerasia (a. 869); im Dp. Landes: Auhagnan. 

Albinius: Auh'gnan (Vaucluse); bei DV2 noch Albini an um 
vilare in p. Bisuldunensi (a. 844). 

*Ai,BASius:^ Albasian, auch Albasiane, Albasicen, in 
Albasini 984; vgl. bei DV. castrum de Albasio > Aubais (Gard). 
Dagegen yi«3^2(7f (H.-Loire) inSp.br. Obazac (in einer französisch 
geschr. Urkunde!) 1337 verlangt *Albati-acum. Albatius ist 
reichlich belegt, s. Schulze 119 etc. 

Die ON mit -uscus: vielleicht Alboscum, Aboscum in agro 
Forensi 970; Aiibosc (B.-Pyr.). Es könnte auch der Dativ vom 
Artikel -f- b OS cus sein, vgl. Alboscarios 11. — 12. Jahrh. < Z^j 
Alhusquüs (Aveyron) in CC. Albius: Albiols (B.-Alp.), logö Albiosc 
in CL. In CM wird auch ein Albioscus erwähnt.^ Albinius: 
Aubignosc (B.-Alpes). 

Eine Ableitung von albus ist vielleicht auch Albücius 3. Das 
lange ü ist belegt, s. Schulze, S. 119. Im Dp. Corr. Albussac <^ 
Albuciacus in vicaria Beenatensi in CS. Eine Unregelmäfsigkeit 
im Vokalismus zeigt Aubessas (Card), 1344, 1732 als de Albussaco 
belegt. Wie hier ü > e zu erklären ist , ist mir unbekannt. Mit 
-anum: *Arbussan (L.-et-G.). ]\lit -anicus: Aubussargues (Gard), 
villa de Albussanicis 1381. Vgl. noch Albucione >> Aubiisson 
(H.-Loire) bei D'Arbois 509. Die Schreibung Albücius ist auf 
den Inschriften die häufigste. Es gibt auch Albutius: so Albu- 
TiANUS auf einer Inschrift in Gallia cisalpina, und Albutius Capito 
in Hispania. 

In diese Sippe gehört vielleicht auch Albarius : Albariac (Gard) 
1209 Albara; bemerkenswert ist Enbayrac (H.-Alpes) , 1423 de 
Aubeyraco, wo au- zuerst als Artikel im Dat. empfunden und 
dann durch die Präposition en ersetzt wurde. Ob in vielen Aubrac 
(Aveyron), Aiibras (Gard), dann in nordfranzösischen Aubray, Aubri^ 
die Synkope vorliegt, läfst sich nicht behaupten, da die Belege 
fehlen. Vgl. auch die Namen Albrenus, Albricius bei Schulze. 
Auch in den ON mit -uscus: Albarioscum (^ara/'zVr?) (H.-Alp.) ; 
a. 739 eine colonia quae dicitur Albarioscus. Aubusson (Vaucluse) 
wird in CM mit Albaros, Alberussum, Alberuscum, Alba- 
ruffum, Alborussum identifiziert; schwerlich richtig, vgl. vielmehr 
das obenerwähnte Albucione. Hier ist man nicht sicher, ob EN 
oder das Appellativum albara = Xsvxtj (vgl. Meyer -Lübke in 
Arch. f. lat. Lexic. XII) vorliegt. Albarius CIL. X, 88 nur einmal ; 
vgl. bei DV2 Albarus judex und die Ableitungen: Albarinus 



J 



1 Für -asius vgl. bei flolder I, 247 Cavar-asius, Gervasius, 
Gildasius. 

' Vgl. Chevalier, Gall. christ. nov. I, S. 559 — 560 Albiosc und Le Biosc. 

3 Albücius hält MüUenhoff III für ligurisch. 

* Im südlVanzösischen Aubri wird germ. Alberich vorliegen ; vgl. DV 
Albaricus, Albri. 



51 

CIL. XII, 1157; V, 2845; dann bei Schulze iig, 344 Albarenius. 
Holder I verzeichnet auch Albar-ascus a. 839. Aber — wie 
gesagt — es ist auch möglich, dafs hier albara = Xevxrj vorliegt; 
vgl. bei DV2 Albaria >> JLe monl Albere, DV-: Albariis im 
13. Jahrh. > Albars (Aude), DV^: Albaron (chäteau dans la 
Camargue); vgl. EN Albaron Sancho in Sp. briv. 

Hierher wird auch gehören * Aubejac [CdinidiX) «< *Albei-acum. 
Albeius Schulze 1 19, 345. 

6. Zu Alina, Alinna, Alinnius bei Schulze 70 wird gehören 
Alig7ian [W^x.), seit dem 12. Jahrh. als Alinia, Alinana, Aligna- 
num belegt. Vgl. noch bei Holder I, 95 Allinius und CIL X 
Allenius und Alenius. Ein ON mit -uscus wird in Gallia 
Christ, nov. I, coli. 385 erwähnt: prior Sancti Martini de Alinhosco. 

7. Allarius ist in südfranzösischen ON ziemlich verbreitet. 
So im Dp. Her. Aleyrac („mieux Alayrac"), welcher ON aber in 
Urkunden mit dem Suffixe -anicus belegt ist: villa Alairanicos 
804, Alairanichos 901, Alairanicum 1206. Es wird entweder 
.schlechte Latinisierung oder schlechte Identifizierung seitens des 
Verfassers vorliegen; das letztere ist wahrscheinlicher, da im 
17. Jahrh. Aleyrargues vorkommt, Alairacum seit 12. Jahrh. 
Im Dp. Drome Aleyrac, im 18. Jahrh. Aleyras; im Dp. Gard vier 
Alairac , im Dp. Corr. AUeyrat, und in CB Aleyracus in Vicaria 
Usercensi. Hierher gehören zwei Laleyrat (Ain) , belegt als De 
Aloyria, de Alleyria, Alleiria, Alleyrias; dann vielleicht Z/rat 
(Gard), doch unsicher, da es in 945 als Leyracum belegt ist, 
und auf *Lariacum (s. 441) zurückgehen könnte, die späteren 
Belege aus 1292 und 133 1 eccl. Sti. Petri de Alliraco, Alhiracum 
könnten ein prothetisches a (von ad) enthalten. 

Mit -anicus: Leyrargties 06.&: Lairargties i^^^x. 1809) L'Hair- 
argues 18. Jahrh., eccl. de Aleyranicis 1280. 

Im Sp. briv. erscheint Alayras, prioratus Voltae 1288, da- 
neben 1263 Bertrandus, Guillelraus, Raymundus Alayrans. Es 
könnte hier vielleicht der nämliche ON vorliegen: also < *A1- 
larianis. 

Allarius ist nur im Fem. belegt: Allaria CIL IX; Alarius 
s. bei Schulze 345. In CB kommt vor zweimal: Alaria, uxor 
Ademari de Archiaco, uxor Arnaudi de Rausers; wahrscheinlich 
germanisch, vgl. auch Förstemann 12 Alaheri 52. 

8. Allius Schulze 423: *Alliacum: *Montaillac (Dord.),i im 
selben Dp. noch sechs andere Aillac, welche seit dem 12. Jahrh. 
belegt sind. Eyliac im selben Dp. bietet ai— >> ei, das in den 
Urkunden des 14, und 15. Jahrhs. mit i- wechselt: Ilhacum, 
Y 1ha cum. Montaillac erscheint am Ende des 11. Jahrhs. als 



* Hierher vielleicht auch zwei Montailloux (Ain). 



52 

Monte Aliado. Im Dp. Aricge ein '^Aillat; Aillac (H.-Loire) 
17. Jahrb. Aillat in Sp. briv. ; dann vielleicht ^'Illac (Gir.). 

Die ON mit -anum: in einer Epistel des Papstes Agapes II. 
951 in coniitatu Narbonensi eine villa: in villa Alianeto (voraus- 
gesetzt, dafs eto = ittus). 

Allius übergegangen in die n-Dekl. : Aillon (Savoie), prioratus 
de Aylhone im 14. Jahrb. (D'Arb. de Jub. 509), dann Alionacum 
villa pertinens ad eccl. Cenom. (DB VI), vgl. Allionici, Allioncus 
in CGr., nach Marion vielleicht Agjiielles (H.- Alpes), was lautlich 
nicht geht. Vgl. bei Schulze 307, 345 Alio. 

9. Neben Alsius CIL X, 1403, V, 1813 gibt es auch Aucius 
mit der Ableitung Aucilius (Aücissa, Auceia), welchen wir von 
Alsius auf dem Gebiete, wo 1*= >> u, nicht zu unterscheiden ver- 
mögen. CL parrochia S. Desiderii de Auciaco i2d>^ "^ S. Didier- 
(T Aussiat (Ain); im selben Dp. noch ein Aussiat. Mit dem -ate, 
nur in falscher lat. Gestalt, kommt in CS vor: Alsiato villa, in 
patria Arvernica, in com. Talamitensi; ein anderer ON heifst Hal- 
ciacus villa Mon. S. Amandi (899) in einer Urkunde Karls des 
Einfältigen (DB VIII); dann in com. Tardanensi Auchiacus villa; 
Aussäe (Char.) < Alciagus (Lo. Mer.). 

Auf Alsius können sich nicht beziehen Auzat (Puy-de-D6me) in 
Sp. briv. Auzac, Auzat 1263; Daiizat-sur-Nodahle (Puy-de-D6rne) 
1401 Auzat-sur-Nodable; *Auzat (Ariege, H.-Vienne), Aiizas 
(H.-G.). Sie sind leider nicht urkundlich belegt, aber durch das 
z ist Alsius ausgeschlossen, denn "^si >> ss. Auxius ist belegt; 
s. Schulze 130, auch Auxus. In den Ableitungen kommt in Süd- 
frankreich Aucius einmal vor: Ozilhan (Gard), im 17. Jahrb. locus 
Sti. Hilarii de Ausiliano; vgl. CIL XII Aucilius, Aucilta, Aucius. 
Vgl. dann Ozillac (Charente-Inf.) , belegt im CB Ausiliacum villa, 
Osylliacense territorium, Oxiliacensis eccl.; dann in CSau. 
El coin Dauzillac. 

10. Alvinius liegt in zwei ON vor: Alvignac (Lot), in CB 
als Alviniaco belegt und in Arvigtia?i (Gard) — Arvignane 
1607. Alvinius kommt auf den Inschriften nicht vor, wohl aber 
Alvius, welcher im ON Aluiaco (Merow. Münzen) erscheint. Ein 
anderer ON Alviniaco 11. Jahrb., Aluiniaco kommt in CB vor 
j. Vtgnac (Char. c°", c"^ de Barbezieux). Der Herausgeber bringt 
noch Auvignac (Char., c"^ de Montils), vgl. noch ebenda Daluilac 
(de Alviniaco) sacerdos 1109 — 1121. V/gnac zeigt uns be- 
merkenswerten Schwund der ersten Silbe, der sich dadurch erklärt, 
dafs sie als Dat. des Artikels empfunden wurde. 

11. Amantius ist als EN oftmals belegt: s. Schulze 121. Es 
scheint nicht blofs lateinisch zu sein : wir haben einen Flufsnamen 
Amantia |> Amance (Seine). *Amantiacus erscheint in A?nancy 
(Rhone) im 11. Jahrb. Amanciacus in CS, auch als Mancy belegt. 
Als eine Ableitung ist Amantinius (s. Schulze 121) zu betrachten: 



i 



53 

Mantigny (Rhone) < in CS als Amantiniacus villa in agro Tar- 
natensi (looo) belegt. Vgl. auch *Manteney (Ain). 

Mit -anum: Amantiana in Gesta de Concilio Tolosano mg 
(DB XIV). Dafs hier eine Ortschaft gemeint ist, beweist die Aus- 
drucksweise „ prior Aman tianensis ". Auch mit dem Suffix -anicus: 
Amantianicus colonia in p. Magalonensi 844 in einem Diplom 
Karls des Kahlen (DB VIII). Interessant ist auch La Mausson (H6r.) 
<; Fluvius Amansionis 1055, 1121 Amancio, La Mausson 
1630. Holder I bringt noch den Flufsnamen Amance (Nebenflufs 
der Aube) und Atwtance (Allier); vgl. noch den V. Amantini 
zwischen Save und Drau. Unverständlich ist, wenn Holder I, 112 
für Atnasse (Tourraine) belegtes Amatissa zu *Amantissa korrigiert. 

12. Amatius, s. Schulze 120, 125, 345 und Cogn. Amatcs 
CIL II, 2486, steht in Ameysüu (Ain) , welches nur in folgenden 
Latinisierungen belegt ist: eccl. Ameysiaci, de Amaysiaco, 
Amaysieu, Amaisia. Auf einer Inschrift, die da gefunden ist, 
liest man Valentinus actor fundi Amatiaci. 

Mit -anum wahrscheinlich: Amaysinio, A-no, A-ssino (de) 
im 14. Jahrh. erhalten im Familiennamen Amaysin (Arch. Dauph. II). 

13. Die vulgärlat. Form Amiliüs 1 statt Aemilius scheint vor- 
zuliegen in ON: Atm/Ziac [Her.) Amiliacum villa 1178, Amilacum 
iigo, dann Ameliacum, auch Amilarium 1194, was als eine 
Verschreibung zu betrachten ist. Im Dp. Gard Ainilhac, welches 
im II. Jahrh. ohne a- erscheint, mit a- seit 18. Jahrh. (also un- 
sicher, ob hierher gehört): 1721 Le fief d'Ameliac und Amaliac. 
Holder I nimmt auch für Milhac (Vienne) *Amiliacu an. Jedoch 
sind auch andere Ammius, Ammilla, Ammilius belegt, so dafs wir 
mit entschiedener Sicherheit nicht behaupten können, dafs es gerade 
vulgärlatcinische Formen sind, denn Amiliacu, Amiliavu mit 
einem m sind uns erst aus späterer Zeit belegt. 

Auch mit dem Suffixe -uscus kommt Amiliüs vor: Amilhos- 
cus im 10. Jahrh. (bei D'Arbois, Les prem. hab. II, S. 158). 

Mit -anum nur in dem Namen: Bertrandus d'Ameilhan 
119 1 bei Chevalier, Cart. eccl. S. Petri de Burgo. 

14. Vielleicht kann man aus *Ampiac (Aveyron) auf Ampius 
(s. Schulze 257, 345) schliefsen. Dieser EN, durch -ullius er- 
weitert, würde dann vorkommen in Ampuliacus villa (930) in 
pago Lemovicino, dann bei DVj, Ampuliacus villa in pago Tolo- 
zano j. Ampouillac (H.-Gar.) (a. 967). A]\u'ius ist auf den In- 
schriften mehrmals belegt: CIL IX Ampius (fünfmal), X, XIV; dann 
Ampeius CIL III, 2400, und cogn. Ampellius CIL VIII. Ampul- 
Lius ist nicht belegt (vgl. Catüllus). Auf Ampellius bezieht 
sich wahrscheinlich Ampühat (H.-Loire) 17. Jahrh., Ampilhac im 
13. Jahrh. in Sp. briv. 



^ Vgl. bei DV2, 5 im Index die EN der chvistl. Bischöfe AllEi.lus und 
Amelie; vgl. bei DV5 Amils, alos in vicaria Colicnsi, j. S. Quintm (Ariege). 



54 

15. In „ Ex gestis Ambasiensium Dominorum " (bei DB XVII) 
wird „villam nomine Anaziacum prope Baugenciacum " erwähnt. 
Heutiges Etmczac (Puy-de-Dome) erscheint als Anazac in „Scripta 
de feodis ad regem spectantibus" (DB XXIII); heutiges Atuysieu 
1282 im Namen eines gewissen (Jacobus de) Anaysiaco (oficiahs 
curiae Viennensis). Diese ON lassen einen ^Anatius postulieren. 
Für die Möglichkeit eines Anatius vgl. Anatinius Schulze 346. 

16. Enkirch (Kreis Zell) nach Holder I, 137 < *Anchariacu; 
auf dieselbe Grundlage dürfte hinweisen mit -anum: Ancheranus 
vilare in pago Narbonensi 849 in einer Urkunde Karls des Kahlen 
(DB VIII und DV2). Anchariüs ist in CIL II, X, XII oftmals 
belegt. 

17. Anicius liegt vor in Nissan (Herault), 1199 Anicianum, 
einmal auch Aniscianum geschrieben. Der heutige Name erscheint 
seit dem 17. Jahrh. Vgl. noch bei DV4 Anicium, nom latin du 
Puy. Anicius CIL II, 3 11 9, (abl.) C. Anicio CIL II, 2554. 

18. Annius ist in ON mit -acum und -anum vertreten. 
Im Dp. Herault haben wir ein Agnac, das im 13. Jahrh. als Agania 
belegt ist, im 14. Jahrh. als An h acum, so dafs wir nicht wissen, 
ob Agania ein Fehler oder eine andere Ortschaft ist. (Im Dict. 
top. von Thomas kommen schlechte Identifizierungen oft vor.) Im 
Dp. Dord.: Atgnac, welches im 11. Jahrh. Aunac (St. Saturninus 
de Aunac) heifst, was wiederum ein Identifizierungsfehler sein dürfte. 
Agnac (H.-Loire) identifiziert Chassaing in Sp. briv. einmal mit 
Augnac, ein anderes mal mit (Bernardus d') Amnac 1362. Die 
erste Identifizierung ist ganz falsch; der Beleg könnte sich beziehen 
auf Aunac 1247 j- Atignat (Puy-de-D6me), vgl. Aln-iacum oder 
Auni-acum in der Einleitung. Dann: *Agnac (Lot-et-Gar.); 
*Aignac (Loire-Inf.). Hierher auch eccl. de Anhac 1060 j. Niac 
(Ariege) bei DV5, wo man den oft vorkommenden Abfall des An- 
lauts a sieht. Im CB noch de Aniaco (12. Jahrh.). 

Die ON mit -anum: im Dp. H6r. Am'ane — im 8. Jahrh. 
Anianum, seit dem 9. Jahrh. dem heutigen Namen entsprechend 
Aniana. Im Dp. Gers *^zi^?M«; ylz^wa;^ (Basses-Pyr.) im 14. Jahrh. 
Anhanh. Es dürfte auch der Heiligenname Stüs-Anianüs vielen 
Ortschaften den Namen gegeben haben. So haben wir S. Aignan, 
seit dem 14. Jahrh. so belegt. Interessant ist im selben Dp. Les 
Saintagnaiiiz, welches seit dem 13. Jahrh. belegt ist, so „versus 
sanctum Anianum, ad sanctum Anhanum" 15; im Kataster heifst 
die Ortschaft Les Saüiis Agnats. Ich erkläre mir diesen Plural so: 
ursprünglich dürfte die Ortschaft *Anianis geheifsen haben, was 
*Anhanz ergab, und eine Vorstellung von der pluralischen Gestalt 
erweckt haben dürfte. Es könnte sein, dafs diese Ortschaften nicht 
von einem Heiligen ihren Namen erhalten haben, sondern dafs das 
römische Annianum zu christlicher Zeit das Adj. Sanctus erhalten 
habe. Ein solcher Vorgang ist bei ON in Frankreich nicht selten 



55 

(s. Quicherat). Wir haben S. Aniani Monasterium in Septimania 
(DB V). Quicherat a. a. O. sieht ganz richtig im Ch = sanctus: 
ChmiiVie (Herault). 

Auch mit -anicus haben wir eine Bildung. So in CM: 
Agnaniga, welches Gucrard, wohl unrichtig, mit Garrigties (Gard) 
identifizieren möchte. Auch Anianus ist belegt. 

19. Im Dp. Pyr.-Orientales *Aiisignafi, dann *Ansigny (Savoie) 
gehören wahrscheinlich zusammen. Für EN vgl. Ansiüs (Schulze 
241, 40.5) Ancius, Ancilius. 

20. Antius hat in ON folgende Vertretungen. In GL parrochia, 
villa de Anceu 1269, vgl. auch Guillelmus de Anziaco; im Dp. 
Charente Ansac; dann im Dp. Rhone ein A?icy, welches im ll. Jahrh. 
de Anciaco heifst. 

Als Ableitungen von diesem EN sind zu fassen: *Anticius, 
Antissac (Dord.) 13. Jahrb.; in CG im Jahre 823 eine „villa Anti- 
ciaco, nach Desjardins Anzat-le-Luat (Puy-de-D6me) , ich weifs 
nicht ob richtig. Dieselbe Synkope sollte in Inzago (Oberitalien, 
Holder I, 159) vorliegen «< (nach Holder 1) *Anteciacum oder von 
Anticius. Auch Antiscius ist belegt GIL II, iioi. DVo Antici- 
acum villa in p. Arvernico (a. 823). 

Mit -anum: *Ansan (Gers), ^Antichan (H.-Gar„ H.-Pyr.) wird 
wahrscheinlich auf *Antiscianum zurückgehen. 

Antonius: Antoniacum, Antonac in GB. oi- > i- wird 
vielleicht aufweisen: in GL (Henricus de) Anthigniaco, dominus 
S. Grucis 1277, vgl. Goloniacum >> Coligny. Dann ^Antignac 
(Charente -Inf., Cantal, Gorreze, H.-Garonne). Im Dp. Dord. An- 
loniac; *A?itagnac (Lot -et -Gar.); '*Antug7iac (Aude). Vgl. Anlogny, 
Antogtie in Nordfrankreich, vgl. in Spie. briv. *Aniomg (Puy-de- 
Döme) << *Antonius. 

INIit -anicus: Anfi'gnargues (Gard). 

Vielleicht ist als eine Ableitung auch *Antenus (vgl. bei Schulze 
123 Antenius) hierher zu ziehen in ^Antenuac; dann *Antutius 
in *Antutianum > ^Antuzan (Ariege); vgl. bei Holder I, 163 Cod. 
tradd. eccl. Raven. 35. 21. 

21. In GIL IX ist Apellius belegt, welches in Abeilhan 
vorzuliegen scheint (Her.).i Manche B.elege im Dict. topographique 
weisen auf Albinianum (1167) hin. Wahrscheinlich schlechte 
Identifizierung, denn es heifst auch Aubilianum, und 1*^ schwindet 
hier nicht. Altere Belege sind Abelino (!) 1059, de Abellano 
1142, Abelliano 1142. Im Dp. Isere AveiUans ^ in Doc. incd. IV 
Avelhans, Avil-s, A-llians (1400 ungefähr), in CGr Avelhanae, 
Avillant kann nicht hierher gehören, weil Pal. -{- anum hier > in. 



* Nach A.Thomas RC XX, 2t6 *ApTlianum. Jedoch mi)fs man fragen, 
woher man wissen kann, dafs wir Apilius anzusetzen haben ? 



56 

22. Appius ist auf den Inschriften fast immer mit pp belegt. 
Jedoch setzen einige Ableitungen auch Apius voraus. *Appia- 
cum oder *Apiacum liegt vor in vinea de Aypeu 1223 in CL; 
'^IJ Achat (Ain) gehört vielleicht auch hierher; dann vielleicht auch 
Apchat 15. Jahrh. j. Apchai (Puy-de-D6me) in Sp. briv., auch 
Atchiac, Atchiaci, Atciac ebenda belegt, was mir nicht ganz 
verständlich ist (vgl. sapiam > sapcha). Mit -anum: bei DV.^ 
in villa A piano ggi > Pia (Pyr.-Or.), 

Von Appius dürfte Appinius CIL III, 2818 abgeleitet worden 
sein: Api?tost, belegt im CS Apiniacus, Appeniacus, Apiniacus, 
Apinacus villa; vgl. ^Apinac (H.-Loire) < *Appinacum. 

Apiüs wird vorausgesetzt von Apellius CIL IX, 4138: in CC 
Abeliac j. Billac (Aveyron) < *Apelliacum vgl. oben 21. Äbeilhan 
(Ilerault); ebenso von ApIsius Schulze 71; in CM: Abiciacum in 
valle Rostanensi j. 6". Sever-de-Rabesta7i (H.-Pyr.); vgl. Abziacum 
Villa (p. Cabill.) BB VIII (a. 915). Im Dp. Dord. sechsmal Abzac, 
Abjac, Ajac; der älteste Beleg stammt aus dem 12. Jahrh.: Apsa- 
cum, Abzacum. Derselbe ON in Char. und Gir. 

23. Arborius kommt in folgenden ON vor: Arboras (Dp. 
Rhone); dann in CV 1083 „in villa Arboriaco in pago Viennensi". 

24. Für Aprius Schulze iio habe ich in den ON keine 
sicheren Belege: *Appj-ieu (Is^re) sieht sehr gelehrt aus, wenn es 
überhaupt hierher gehört; vielleicht *Avrieiix (Savoie), *Evrieu 
(Isere); Abriac (Corr.) ist sicherer. 

Apr-iliüs cogn. CIL II, 2342, auch Aprilis 2346: ^Abrtllac 
(Dord.) und im Dp. Ain *Avrillat. ad Briliaco villa in „ex 
chronico Eucolismensi" (DB VII) gehört vielleicht auch hierher. 

Aprius erweitert durch -Inius: Abriniacus cum eccl. S. Jo- 
hannis in diöc. Gratianop. 1032 in einer Urkunde der Königin 
Ermengarde (DB VIII). 

-icius: *Avn'ssieiix (Ain) < *Apriciacum, "^Avressieux (Savoie); 
vgl. dann bei Devaux im Glossar Avriceu, -ef. 

Holder I, 167 identifiziert Apriancum vicus in vicaria User- 
censi mit jetzigem Abriac, Chabfig7iac (Corr.) oder Chevry (Seine- 
et-Marne). Apriancum erscheint auf Merowing. Münzen. Die 
Identifizierung wird wohl unrichtig sein. Das Suffix kann ich nicht 
beurteilen. Dürfte es -anicus sein? 

25. Im Dp. Char.-In& Archiac erscheint als Castellum Ar- 
chiaci (DB XII); dazu Archieu in CL 984 Archiacum; sie 
stellen vielleicht Akchia dar; vgl. bei Devaux im Glossar noch 
Archen j. ^. Jean d' Arche (ä Limandres). 

26. Das Cogn. Argutus, im CIL V belegt, finden wir im 
Dp. H6r. in einer Ortschaft Arguzac, belegt einmal iioo < *Ar- 
gütiacum. 

27. Arius CIL III, 5627: Serenus Arionis, vgl. Holder I, ist 
in ON mit -acum, -anum vertreten, nicht aber mit -uscum, 



57 

-ascum. So Ariacum: in Hey rieux (Iahe), belegt Ariaco 9. Jahrb.; 
in CGr pratum de Airaga (Dp. Boucbes-du-Rhone) 1094; *Airias 
(Ardeche). D'Arbois S. 379, 381 und nach ihm Holder sind ge- 
neigt hierfür *Arriacum anzusetzen von Arrius; doch müfste, 
wie einige andere Beispiele zeigen, i bleiben: Sarr'iac (H.-Pyr.) und 
viele Barriac (vgl. Juroszek, Zs. XXVII, 559). Mit den überlieferten 
Formen können wir aber vollkommen auskommen. In CC: vicaria 
Ariacensis 2. Jahrb. Ich glaube nicht, dafs Arjac (Aveyron) 
Ariacus ist, wie D'Arbois a.a.O. will; aufser wenn es wie Aujar- 
gues <C Aurianicus zu beurteilen wäre, Sarriac und Barriac 
wären dagegen. Heyriat (Ain) belegt seit 1300 Eria, Hcriat, 
Heyria; Ayreu in Doc. ined. II bezieht sich wahrscheinlich auf 
Heyrüux (Isere), vgl. Devaux 249. Hierher wird nicht gehören: 
im CB Areac, Areiac, Reiac j. Arriac (Char.-Inf.). Es gehört 
wahrscheinlich zu Aregius oder Aredius, welche in mittelalter- 
lichen Urkunden öfters vorkommen. 

Als eine Ableitung ist wahrscheinlich Arinius Schulze 125 zu 
fassen: *Arig?tac (Ariege). 

Die ON mit -anus: '^Airäns (Ain); Airati (Gard), Eyran 1562. 
Dann: *Eyra)i (Gironde). Es ist schwer zu bestimmen, ob wir 
hierher auch Sandeyran (Gard) zu ziehen haben; der ON ist im 
Jahre 1549 als „La tour et mas de St. d'Eyran" belegt, was man 
als eine volksetymologische Auflösung auffassen könnte. Arrius 
aber: Arriana villa (in Roussillon?) in comitatu confluentino 
(a. 981) in einer Urkunde des Königs Lothar (DB IX) und DV2 
Arrianum, locus in p. Elenensi (a. 857) sind wahrscheinlich mit 
DV2 Arrian (chateau dans le confluent ou Roussillon) j. Arria 
(Pyr.-Or.) identisch. 

28. Armacianicus 951 ]. Ay mar gues {GiZx6), Armadanegues 
villa iii8, Armasanica 813; dann im selben Dp. Armatianicus 
971 jetzt unbekannt. Vgl. noch cccl. S. Saturnini de Armazanitis 
1 205 in GL. Der Beleg aus 1 1 1 8 erklärt sich als schlechte Latini- 
sierung; man fafste z als M'*' auf. Solche Latinisieriingen werden 
wir öfter antreffen. Der moderne ON zeigt den Ausfall von z, 
welches nicht auf ^d^ zurückgeht. Dafür habe ich noch drei Bei- 
spiele aus den ON: Gratiasca > Greasque (s. 152), Lucernanicus 
>» Lorlanges (Corr.) (s. 446), Galatianicus ~y> Galargties (Gard) 
(s. 411). Bemerkenswert ist auch r'^ > y (vgl. R. Gr. 1,475), Cha- 
baneau S. 92: eimari — prov. armari, aybre << arbor, poyre 
< portum. In ON nur ein Beispiel. Akmatius kommt in CIL 
VIII, 830 Armatius Senorinus vor. 

29. Aruntius CIL VIII. Auf *Aruntiacum dürften sich 
beziehen *Ronsacq (Landes) und *Ronsieux (Loire). In CIL II, 1842 
mit zwei r: Arrunti M. servus, s. auch Schulze 72 etc. 

30. AsELLUs kommt selten vor. Im 12. Jahrh. Asellac, von 
Desjardins in die Umgebung von Montpezat (Quercy) gesetzt. 



58 

31. AsPERius (s. Schulze 254, 347) ist meistens in ON mit 
-an um zu belegen; so in zwei ON im Dp. Gard: Espeiraii, 
welche in den ältesten Urkunden Aspiranum heifsen (a. 87g, 11 19), 
dann Espeiranum, Speiranum. Für -acum hat Holder I 
Spirago (Pavia) << *Asperiacum und franz. Aprey. Hierher mit 
-anum: Aspiran (Herault) — Aspirianus 804, bei DV5 noch 
Notre-Dame-d'Aspiria j. Espira de l'Agly (Pyr.-Or.); vgl. bei 
DV5 noch Aspiragüm, villa (a. 960). 

32. D'Arbois 462 leitet Epernay oder Epernex (Savoie) vom 
röra. Cogn. Asfrenus (vgl. Schulze 186 Asprenas) ab. Die Rich- 
tigkeit wird durch den ON (Hugo de) Asprenaz in CL 1264 
nahegelegt. Eine andere Ableitung dürfte in Asperazano 1095 
j. Espcraza (Aude) DV5 vorliegen < *Asperatianum. Vgl. bei 
DV5 noch Aspres, locus (a. 1030) (= ad ipsos Aspres). 

33. Mit Aterius (Schulze 269) dürfte zusammenhängen: Bona 
Adiriaci, wahrscheinlich in p. Engolismensi (DB XII), vgl. noch 
in CBai. Ladirac. 

34. Attius (vgl. Arno bei Holder I) und Accius sind infolge 
lautlicher Entwicklung zusammengefallen, in den Ableitungen sind 
sie erkennbar. Davon ist Ascius Schulze 347 (AsciA bei Holder 1) 
zu unterscheiden. Assac (Gard) — Eyssacum 1456 weist aut 
*Asciacum hin; ebenda Mas-d Assac\ Essieu (Ain) Ayssieu 1249 
< *Asciacum; *Assieu i^%hx^', *Axmi (Aviege), in CBr villa Asiag 
-< *Atti- oder *Acci-acum. Auf *Asciacum wird wahrschein- 
lich noch zurückgehen: Issac (Dord.) — Yssacum 13. Jahrb., 
Eychacum 1343; dann *Eyssac (H.-Loire). Vgl. bei Schulze 426 
Assius, welcher neben Ascius auch in Betracht kommt. 

-Inius: Atiniacum locus juris Monasterii S. Salvi (DB XI), 
vielleicht als Attiniacum zu lesen. Im Dp. Ain drei Attignat, im 
Dp. Savoie zweimal. Holder I, 275 Attinus. 

Von Accius — AcciNius : Assigtian (Herault). Derselbe ON 
wird im 10. Jahrh. zweimal mit einem s und z geschrieben (vgl. 
DV5), die heutige Schreibung ist seit dem 13. Jahrh. anzutreffen. 

Die ON mit -an um: Sänne (Vaucluse) in CM Aciana, Azana. 

Att-ilius (Schulze 448 f.): villa quae dicitur Attilianus in 
territ. Narbonensi (a. 902). Im Index zu DB IX wird dieser ON 
mit Azilles (DV4 hat Azille ou Azillan [Aude]) identifiziert, was 
lautlich nicht geht; vgl. bei DV4 Attilian village („ancien nom 
du lieu de Quarante"). Vgl, ebenda EN Attilio „fondatcur ou 
restaurateur de S. Thibery." 

Athus durch -Icius erweitert: *yl///Vja«<? (Basses-Pyr.) Atticius 
ist bei Schulze 428 belegt. 

Zu unterscheiden davon ist Asius. Dieses liegt in folgenden 
ON vor: Eysac {G?Lrdi), welches merkwürdigerweise 121 1 als Essat 
erscheint, was wohl als Verschreibung zu betrachten ist, denn die- 



59 

selbe Ortschaft erscheint in 146 1 als Plan d'Ayzac wieder. Im 
Dp. Ardeche *Atzac, im Dp. Ain *Eisieu. Im CL dagegen (Prior 
de) Azaco, dann Azat-Chatenet (H.-Vienne) und Azas (H.-Gar.), 
im Dp. Drome Azüu, mg Aziacum scheinen auf << *Atiacura 
zurückzugehen. So hätten wir zu unterscheiden Atius (s. Schulze 
68) mit einem t von Attius. Die Ableitungen bestätigen das: 
Ateluus (Schulze 151, 440): im Dp. Hcrault Adi/lan, Adillanum 
ggo, Adelianum 12. Jahrh. «< *Atillianum, ebenso S. Marcel 
d'Adeillan, — de Adellano 1137; und eine Ableitung Atistius 
(Schulze S. 70) oder Axissius (CIL VI, 5816): Adissan, welcher in 
1323 als de Deyssano erscheint, im 16. und 17. Jahrh. aber die 
heutige Form, so dafs wir eigentlich über den Wert des Anlauts 
a im Unklaren sind. Vgl. im CV in Aticiaco (a. g7o). Atius 
und Atilius (nach Schulze S. 151, 440 i) sind reichlich belegt, 
CIL XII, auf einer Inschrift aus Beziers lesen wir: D. I\I. Attiae 
Feliclae bene merenti T. Atius Vitalis Miles de suo posuit. Wie 
sich Atius zu Attius verhält, vermag ich nicht zu sagen. 

Merkwürdig ist der von DV5 zitierte ON Attilianus (a. go2), 
de Azillano, villa in Narbonensi (a. 1127) j. Azille; Asilianum 
superius (a. 878). Der moderne ON postuliert *Acilia von AciLius; 
s. oben 2, vgl. auch DV5 Asiliensis sive S. Martinus de Masia, 
alias abadia de Azil j. Le Mas d'Azil < *A eil iura. 

35. Atrius Schulze 26g liegt wahrscheinlich in Adriacus 
in pago Belcinensi (DB IX) vor. In manchen Fällen dürfte er mit 
*Ari-acu zusammengefallen sein. Vgl. noch Adriliacus villa in 
p. Aurellian. (DB X); Atrilius bei Schulze 26g. 

36 AuDius liegt vor in Audiacus locus in CSau. und in 
Aujac (Gard), welches so im 14. Jahrh. belegt ist. In CS bringt 
Doniol noch Audiacus, w^elches in einer Urkunde (S. 331) Audac 
geschrieben wird, in der Karte 327 aber Auziaco; vgl. Auzat 
(Puy-de-D6me). ]\Iit -anum: *Aujan (Gers). 

37. Es gibt ein Cogn. Augur, inschriftlich belegt. Vielleicht 
darf man es sehen in heutigem ON Gurat (Dordogne), welcher 
im 14. Jahrh. als Auguracum belegt ist, — daneben ist ein 
anderer Beleg Exguratum. Lat. augur hatte ü. Ein sicheres 
Urteil aber ist allerdings nicht möglich, weil wir zu wenige und 
zu späte Belege haben. Daher ist es auch zweifelhaft, ob *Le 
Gouiran (H.- Alpes) und *Pt'goiiirafi (<< Podium Augurianura?) 
hierher gehören. 

38. AuLius Schulze 73 liegt vor in Auliacus villa in pago 
Arvernico, auch Aulac einmal (CSau.). Im Dp. Dordogne Aulhac, 
im 14. Jahrh. wird es Ulhac, Ü 1ha cum geschrieben (wahrschein- 
lich au' < ou, vgl. vnla > Auliacum bei Dauzat g), einmal 
auch Alhacum, was wohl verschrieben sein dürfte. In CS Ouilly 
(Rhone) < Auliacus villa in pago Lugdunensi, welches Ayleu(!), 
Ouilliacus 1033 geschrieben wird. Aulhai (Puy-de-D6me) ist 



6o 

vielleicht mit dem oben erwähnten Belege im CSau. identisch ; * Aulhai 
(Corr.); * Jw/Zöc: (Cantal, Lot, Lot-et-Gar.) ; *Aulias Ifi.-Loixe). *Aiiliadd 
in Cantal läfst deutlich das Suffix -ate erkennen: «< *Auliate + 
ittum. *Aulmi (Aveyron) wird vielleicht *Aulione sein. 

Auch AuLUS ist belegt; vgl. Aulanae boscus in CGr (Isere), 
wenn es nicht vielmehr *avellana wäre, vgl. Devaux S. 15Q, 165. 

39. Sehr viele süd französische ON sind von AuRius ab- 
geleitet. 1 Neben AuKius scheint es, dafs wir auch *Okius (s. bei 
Schulze Oreius S. 349) zugrunde zu legen haben, das dem Ver- 
hältnisse von aurum und orum entsprechen würde. Jedoch ist 
es nicht ganz sicher, da mir die Kontrolle über die betreffenden 
Urkunden abgeht. Auf Orius bezieht sich vielleicht Ouriac (de 
Ouriaco 1181, was auch au- >> ou^ sein könnte) Dord. ; daneben 
im selben Dp. yi/zr/c?«: (1365). Im Dp. Gard haben wir z\^iA Aiiriac, 
welche in Urkunden als Auriac (1380) und Oriac (Noriac 1412) 
belegt sind; La Combe d' Auriac (Gard) — La combe Doria 1552. 
Im Dp. Cantal: Auriac: Auriacus 1337, Auriat 1407 (Sp. briv.). 
*Auriacum wird in (Petrus de) Oyreu in GL vorliegen, vielleicht 
auch in Huiriat (Ain), ad Yureacum, Uyria. CS erwähnt eine 
Oriacus villa in agro Forensi, Q37 — 993 Oriacus silva in agro 
Tarnatensi. Hierher vielleicht *L'Oreac (H.- Alpes). 

Diese Doppelform scheint auch in den Ableitungen vorzu- 
kommen: AuRiNius und Okinius (vgl. bei Schulze Okenius 349 
und Cogn. Aukina CIL V: Aurinae uxori auf einer Inschrift in 
Gallia cisalpina und Orinus auf einer Inschrift in Macedonien CIL 
III, 633 (in Colonia Augusta Julia Phiiippi) (Grata statt aurata 
ist bekannt): im Dp. Corr. Orgnac, ebei:iso im Dp. Ardeche Orgnac, 
welches Longnon mit Auriniacus belegt; dann *Ortnac (Cantal, 
Lot), Ornhac (Lot) bei DV^ Auriniacum alos 961, dann *Ornac 
(Tarn). In H.-Pyr. On'gnac, bei Longnon ebenso mit Auriniacus 
belegt. Im Jahre 841 in einem Diplom des Kaisers Lothar heifst 
eine villa, welche zum Monasterium Flaviniacense gehörte, Origni- 
acum (DB VIII), ebenda Oriniacum, villa regia. Dagegen: Aurtgnac 
(H.-Gar.). Da wir die mundartliche Aussprache vermissen, so 
können wir nicht sagen , ob die obenerwähnten ON auf dem amt- 
lichen Einflüsse beruhen, oder die tatsächliche Aussprache andeuten. 

Dasselbe ist der Fall bei Aurelius. Auch AurIlius kommt 
vor (seit dem 2. Jahrh. in Rom, s. Lindsay S. 24 f.). Aurelius 
liegt vor: Aurelhacum 1384. CG bietet Aureliacensis, Aure- 
liaco, welche Desjardins mit Orlhaguet identifiziert. Die Schreibung 
mit o wird sicherlich auf dem amtlichen Einflufs beruhen, denn in 



1 Vgl. Auribat IJ20 — li34<;Auria vallis, Auribat 1 105 (Landes) 
in CSor. 

* In Limousin, Auvergne, Rouergue kann auA^ou abgeschwächt 
werden. Chabaneau, Gram, limous. : L'affaiblissement de ai — ei, au — ou 
quand cos diphtonges ne portent pas l'accent, doit remonter assez haut, dans 
notre dialecte; mais il ne commence ä se marquer dans l'^criture que vers la 
fiu du XlVe sieclc: repousar, pouzar, ouvit. 



6i 

einer provenzalisch geschriebenen Urkunde aus dem 12. Jahrh. 
heifst der ON Aurlaguet, Aurlhaguet latinisiert einmal Aure- 
liageto. Auriliacum >> AiiriUac, welches im g. Jahrh. in einem 
„ Fragmentum Historiae Franciae" (DB VII) Auriliacum heifst. 
Jedoch ist es nicht ganz sicher, ob wir Aureliacum oder Auri- 
liacum zu Grunde zu legen haben, da ei - >• i (vgl. Dauzat S. 74). 
Die Nebenform *Onlius (vgl. bei Schulze S. 443 Orillius) liegt 
vielleicht vor in Aurillac (Cantal), welches im 13. Jahrh. Orillac, 
Orilac, Orliach geschrieben wurde („Excepta et memoria histo- 
riarum Johannis a Sancto Victore", DB XXI), in Sp. briv. de 
Aureliaco 1224; OrUiac (Lot), in CB Aureliacus, ist wahr- 
scheinlich wie oben zu beurteilen; (9;7/ä£' (Dordogne) seit 13. Jahrh. 
Im Dp. Herault haben wir Oniac, welches als Orlacum 1182, 
Orlhacum 1212 belegt ist.^ Hierher vielleicht *Dorh'ac (Aude). 
In Sp. briv. Orlac (H.-Loire) — 1352 Orlat; dann Orliat (Puy-de- 
Dome) 1250, *Orlac (Char.-Inf.). Auf dem südostfranzösischen 
Gebiete bleibt natürlich diese Doppelform unentschieden: *Orly 
(Savoie). 

Eine andere Ableitung vielleicht *Aurentius: Auren ciacus 
villa in pago Carcassensi 870 (DB VIII, DVo), vgl. mit -anum: 
*Aiirensan (Gers, H.-Pyr.). 

Es ist nicht sicher, ob wir einen Aukicius anzusetzen haben: 
Auriciacus villa pertinens ad Monasterium S. Dionisii 862 (DB 
VIII); eccl. de Auriciaco heifst in 11 15 das heutige Avt7-sütix 
(Savoie) in CGr, was sehr merkwürdig wäre; indessen wird hier 
aller Wahrscheinlichkeit nach u für v stehen und die Grundlage 
demnach *Apriciacu (v. Apricius, s. Aprius) sein, vgl. auch bei 
Devaux 137 Avrisseu (12. Jahrh.) j. Avrissieux (Isere). Für AuRi- 
cius finde ich keine Belege, vgl. bei Schulze 551 Auricus. 

Die ON mit -anum: Aurignana; Aurenzana, beide in CM. 
*Aiirignan (Pyr.-Or.). *Aurelianum liegt vor in S. Jean d^Aurei- 
Ihan (Herault), S.Jean dAurelia 815, dann in *Aureilhafi (Landes, 
H.-Pyr.). Merkwürdig ist der ON Lieuran-Cahrüres, welches 
Aurelianum 918 heifst, Aureliacum 816, Aureliatis 1031, 
Aurlac 1161, aber Lieuran 1649, Aliurano 1097. Diese Ent- 
wicklung ist sehr schwer zu erklären. Wir müfsten annehmen, 
dafs AuRtLius im Volkslatein zu *Ai<elius wurde, was nicht 
statthaft ist, da nur au — u > u — u, und a- im ON als Präpos. 
ad aufgefafst wurde, und infolgedessen abgeworfen, und dann die 
Umstellung des r — 1. Dann bleibt dennoch unerklärt der Tri- 
phthong und warum das Wort die Mouillierung eingebüfst hat. Arel- 
Lius ist zwar auf den lateinischen Inschriften in Südspanien CIL II 
belegt. Übrigens gibt es viele ON in Südfrankreich, welche lÄeuran, 
Lictirac heifsen und welche sich unschwer auf Liber-acum, -anum 
zurückführen lassen. Es liegt also wahrscheinlich ein Fehler in 



^ Zum Überg.inj:; von 1' in ü vgl. Bourciez, Notes de la phon^tique 
gasconne RPhFP VIII, 62—64. 



62 

der Identifizierung vor. Die Belege scheinen ganz zusammenge- 
worfen zu sein. Dann bei DB II in provincia Lugdunensi Civitas 
Aurilianorum. Hierher vielleicht auch *Les Dor/eans (Suvoia). — 

Wir haben auch Aukeius, vgl. CIL VIII [9455] Aureia, in 
einem ON im Dp. Gard: *Aurejan. — 

In *On'ane (H.-Alpes) wird wahrscheinlich *Auriana vorliegen. 
Mit -anicus: Abbatia Sti. Martini de Orianiches 11 ig, Oria- 
nicae 1151, Orjanegues 1179, Aujargues i66g, Orjargues 
1696 j. AuJdJ-gues (Gard). In diesen zwei letzten ON wird ri 
behandelt wie nach au; deshalb ist es schwer die Nebenform 
Orius hier anzunehmen. O konnte vielleicht in Oriane die 
moderne amtliche Aussprache sein, im zweiten vielleicht die un- 
genaue Wiedergabe des ou (aus au—). 

Merkwürdig ist die Nebenform *Auralius. W^ir haben eine 
Auralianus villa in coraitatu Belicensi 861, in einer Urkunde 
Karls des Königs von Provence (DB Vlll). Denselben ON belegt 
auch Guigue in GL: in Auraliano. Ich bin nicht imstande zu 
sagen, ob die Form nur eine Verschreibung für Aurelius ist. 

Es ist fraglich, ob wir in fons de Aurano, j. Font de Eyrand 
das Suffix -anus zu sehen haben. Holder I verzeichnet Aurana 
>» Ohm (was auf dem germanischen Akzentgesetze beruhen dürfte). 
Da es ein Flufsname ist, so kann auch Obliquus in latinisierter 
Gestalt (von -a -ane) vorliegen; vgl. Aura fl. j. Aure (Eure); und 
im Dp. Dord. EyrenviUe <C. Aurevilla 1052, Eyrenvilla 1298 für 
au — ey, wofür ich keine anderen Beispiele habe. Hierher viel- 
leicht auch *L'Oran (H.-Alpes). Auch Auka CIL X. Vgl. Oranago, 
in comitatu Brivatensi, in villa quae dicitur — , in CBr. 

AuKELius in n-Dekl.: Orlhoiiac (Aveyron), vielleicht identisch 
mit Aurelionacus alos 972 bei DVj. Aurklio ist nicht belegt. 
Auch mit -anicus kommt Aurelius vor: Peyroti (Gard) hiefs 
986 Aurelianicis, Peyronum de Aurelhanicis 1183, d'Aure- 
Ihargues, d'Orilhargues 1479. 

AuRUS wird vorliegen in S. Georges d'Aurac (H. -Loire), in 
Sp. briv. Aurat 1091, im selben Jahre (Bernardus de) Aurach 
oder Aurath, wo also -ate vorliegen kann. In Ro. Gase. Ponte 
de Auro, Ponte de Aurato j. Pondaurat (Gironde). 

40. Auxillac (Lozere) könnte man vergleichen mit Auxiliacus 
villa j. Oisilly en Bourgogne bei Pertz dipl. p. 40, 42. AuxiLius 
CIL VIII, 900 cogn. Jedoch weifs man nicht, was für einen Laut 
X in modernen ON darstellen soll. Der ON in Bourgogne ist 
jedenfalls eine falsche Latinisierung; es geht vielmehr auf *Auci- 
liacus zurück (s. oben 9). 

41. Vassac im Dp. Gard, belegt 1275 D. de Avarsacco, 
Homines de Versaco 1309, Aversac 1337. Hierher vielleicht 
auch *Avessac (Loire-Inf.), wofür Holder I, 313 Avesiacus hat, 
was offenbar ohne Annahme falscher Latinisierung nicht genügt; 



63 

dann (mansus, trivium d')Avarzeu 1242 in CL. Es wäre *Avar- 
ciacura oder *Averciacum zu postulieren, vgl. Averciaco ON 
j. Avrechy. Der ON im Dp. Gard zeigt uns deutlich, dafs es mit 
Apertius CIL XIV nichts zu tun hat. Avercius ist belegt, s. 
Schulze tog. 

42. Avius Schulze 348: mit -ate: Vias (Herault), villa 
Aviatis 1118, Aviaz 1128, Aviats 1222; ob auch in Evieu [Ain), 
seit dem 13. Jahrh. als Eviu, Evieux belegt, ist unsicher. 

Von den Ableitungen von diesem EN: Avinius Schulze 72: 
mansus in Aviniaco 1003 in CV; vgl. mit -enus: Avenus 
Schulze 72: im CL (Johannes de) Avenay 1298. 

Die ON mit -anus zeigen uns auch andere Ableitungen von 
diesem EN. AvEius Schulze 348: Avejan, im 14. Jahrh. Avei- 
anum. CIL XII, 5148: C. Aveio Severe (Bordeaux bei Jullian), 
dann *Avajan oder Avejan (H.-Pyr.); vgl. Avoyatt (Dröme) — apud 
Avoyanum 1183. 

43. Ziemlich verbreitet ist AviTius Schulze 34, vgl. Avicia, 
monialis, mater Petronillae de Rocha in CSai. Wir haben in CSau. 
Avezago, -ziaco, Aviziaco, villa in comitatu Arvernico, in 
vicaria Ambronensi. In CC ein ON, welcher 990 Avizago und 
mit der Synkope Auzago heifst; vgl. obenerwähntes Auzac unter 
Alsius. Desjardins identifiziert den ON mit Izagtus (Aveyron), 
auch Isagas in den Urkunden. An der Identifizierung ist aus 
lautlichen Gründen zu zweifeln. Das Verhältnis zwischen Isagues 
und Auzago ist nicht klar. Auf AviTius bezieht sich auch vinea 
de Avezago in pago Arvernico, in comitatu Telamitensi, Ave- 
zago in CBr, auch Aviciago. In CB ebenso villa Aveziacus in 
pago Caturcino, auch Aviciacus. In einer Urkunde Pippins L, 
Königs von Aquitanien wird „Aviziaci villa regia in Aquitania" 
erwähnt (829). Im Dp. Pl.-Pyr. *Avezac-Pratf bei Longnon Avi- 
ziacus; dann Avizac (Herault) «< Aviciacum bei DV5, und Sainl 
/z//ün-d' Avt'zas {U^rauh), villa Avizatis 804, Avizaz 103 1, welches 
-atis enthält. Bei DV5 noch Avesagus alos 1002 > Bc'zac 
(Ariege), wo b wie in La BernMe > *Verneta und civitas Vasa- 
tica j. Bazas in Notitia prov. zu erklären ist, und auf dem gascog- 
nischen Gebiete ganz verständlich. 

Mit -anum: Avisanis, de Avizano im 14. Jahrh. j. Visan 
(Vaucluse). In Ro. gase: Villa regia de Avizan 1242; dann 
*Avezan (H.-Pyr., Gers). 

AviTUS kommt in Avitacus (Rom.) vor j. Aydat (Puy-de- 
Dome), wo der Ausfall des ^v^ recht auffällig ist. Den Ausfall 
sieht man auch in Vellavi >» Velay, aber hier erklärt er sich durch 
die Dissimilation, die schon im Vulgärlatein in einigen Beispielen 
vorkommt: failla für favilla. Vielleicht ist in diesem Falle an 
*ab Avitaco zu denken. Aber dann fragt man sich, warum hat 
diese Formel in anderen Fällen nicht gewirkt? 



64 

44. Baebius ist CIL IX sehr häufig belegt; vielleicht in 
*Bebian (Gard) erhalten. 

45. Ziemlich häufig ist Baliuus anzutreffen : Barby (Savoie) 
in CS Balbiacus in agro Savoyensi (lOio?), vielleicht identisch 
mit Balbiaco villa ggS in CV, es wird auch Balbeium, Balbe- 
rium, Bapbir, Barbiacum belegt, was nur latinisierte Übergangs- 
formen andeutet, in Doc. incd. IV Balbiaci, Balbie, Barbie 
(auratus de). Bauhiac (Gard), 1558 Le mas de Baubian, was 
sich nach I A^ erklärt. ^a/(5/a£' (Ardeche), bei Longnon Balbiacus. 
In CL noch (Guigo de) Balbeu; vgl. in Nordfrankreich Balbiac 
(ensis) p. >> Baiigy. — Zwei Bage (Ain), belegt als Balgiaco, 
Baugia, Baugies, seit dem Q. Jahrh. 

Von den Ableitungen ist Balkinius (s. Schulze 403) zu nennen: 
Balbiniacum in p. Lugdunensi 1174 > Barbigni (DB XV), viel- 
leicht identisch mit (terra de) Balbinieu 1060 in CDombes, *Bar- 
bt'gnat (Ain). Vgl. cogn. Balrinus, Balbinianus CIL III. 

Dann Baluilius CIL XIV und cogn. Balbilla CIL X: *Bar- 
billieux (Ain), vgl. auch Barbilius Schulze 349. 

46. Balius kommt in CIL III, 1629, 3 vor, dann Ballius 
Schulze 206. Davon abgeleitet ^Balinms: *Balignac (Tarn-et-Gar.). 
Balius: mit -anicus: ^Baillargnes (Herault). In Ro. gase. Hospitalis 
S. Jacobi de Ballaco 1253 j. Bayac (Dord.).i Balavo j. Baillou 
(Loir-et-Cher.) bei Holder I ist auch in *Baliavo zu korrigieren; 
vgl. Balioialum > Bailleul (Nord, Eure). 

47. Barassan (Herault), dazu Begoi-h-Bas (Herault), welches 
990 villa Baraciaco seu Barciaco in vicaria Begosense hiefs. 
Vgl. Baracio CIL III, 2749. 

48. Bakbariu.s ist zu Grunde zu legen für Barberey (Savoie) 
eccl. de Barbariaco 11 10; vgl. in diesem Dp. auch Barberaz: in 
Doc. ined. IV Barabaraci, de Barbaras 1319. Bajbaira (Aude) 
wird -anus enthalten, da bei DV5 Barberan (a. loSi). Barbayrac 
(Herault) 1185 Barbarianum; bei DV castrum de Babairano 
im 13. Jahrh. Mit -anicus: eccl. de Barbarangis in Doc. in^d. 
II; in Sp. briv. Barbaranghas 1337 j. Barbaranges (Cantal) [gh 
kann g andeuten, wie Barghac j. Barjac (Gard) im selben Spie, 
beweist). Vgl. cogn. Bakbario CIL III, 2333, Barbarus. 

49. Barbatius (Schulze 43g) meist in ON mit -anum: 
*Barbazan (H.-Gar.), in CM Barbaza j. Barbazan-Dessus (H.-Pyr.), 
vgl. * Barbazanville (Correze). Barbezeacum in Pictonibus (DB 
XIII) für jetziges Barbezieic ist eine schlechte Latinisierung, da hier 
acu nicht > ieu. Im CBai. erscheint der ON ganz korrekt Bar- 
bezillum, Berbezillum, Berbecilum, Berbezil und dürfte sich 
auf <<vervecile beziehen. 



* S. Chabaneau S. 99 Ih^y in bas-limous. 



65 

50. BasIlius Schulze 440 kommt einige Male vor: s. bei 
Holder I, 356; dazu Monihazillac (Dord.) 1555 Mons Bazalha, 
1480 monte Bazalano, 1692 Montbazaliat, vgl. papilione >> 
pabailhon; dann *Baze7'llac (H.-Pyr.). Basilius kommt auch in 
mittelalterlichen Urkunden als EN vor. 

51. Bassius kommt sehr häufig iu der Toponomie Südfrank- 
reichs vor. Es ist von Baccius CIL II, VIII zu unterscheiden, vgl. 
auch CIL XII cogn. Bacchius, Bacchyus. Hierher wird gehören: 
Baciacum super ripam Carantae, a. 852 (DB VIII). 

Bassus, Baccius oder Battius (Schulze 423) liegt vor in 
Bassac (Dord.) 13. Jahrh.; *Bassac (Char.) und *Bassieti (Ain). Viel 
häufiger ist *Bassi-acum oder *Baxi-acum (vgl. bei Schulze 
S. 214 Baxius) > *Baissac (Gard), *Beyssac (Lot); *Bessas (Ardeche); 
^Bayssac (H.-Gar., Lot-et-Gar.), ßeyssac (H.-Loire) im Sp. briv. 
Bayssat 1321. 

Von den Ableitungen: BassInius (Schulze 214): Bassiniagum 
villa 1030, vgl. zwei *Bassignac (Cantal, Com); bei DB XIV Bassi- 
nacus in Arvernia j. Bassigfiat (Ex act. Sanct. et, ill. vir. gestis). — 
Dann *Btyssenac (Correze) << *Bassienacum (s. Bassienus bei 
Schulze 213) oder *Bascienacum; dann Bassülac (Dord.), erst 
im i6. Jahrh. belegt, von Bassilius bei Schulze 447. 

Die -anus-ON: Bassus, Baccius oder Battius: ^Bassmt 
(Bouches- du -Rhone); ^ Bassanne (Gir.); Bassan (Her.), Bacianum 
villa ggo, Basianum 1210, Bassanum 1323; in CM Bacianes. 
Von Bassius oder Baxius: zwei Baissan (Herault); dann „fiscos 
juxta Bassianum villam, in com. Narbon." 881; *Ä7w/a?? (Drome), 
Dunkel ist Bessa7i (Herault), welches der modernen Form gemäfs 
im 13. Jahrh. als Baissanum erscheint, früher aber als Betianum 
940, Becianum 1134, Bessanum 1194 belegt ist; die Zusammen- 
ziehung von ay '- >> e ist sonst zu dieser Zeit nicht anzutreffen. 
Der Herausgeber führt noch Belege Bitignanum, Bitinianura 
villa 1053 an, was aber gar nicht pafst und, wie öfter in diesem 
Dict., eine schlechte Identifizierung ist. 

52. Mit dem cogn. Basterna CIL III [D XIX] dürfte Ba- 
thernay (Drome) — villa de Basternaco 942, Basternas 1393, 
Basternas 1459 [wo sich die Entwicklung des Suffixes durch den 
südostfranzösischen Einflufs erklären dürfte, da die Belege aus 
1393, 1459 acum >> as zeigen] zusammenhängen. 

53. Bi-.LLUS (davon Bellius und Bellio]: Bell acum castrum 
in Marca lemovicina, in Chron. Ademari Cabanensis (DB X). Bellac 
(H.-Vienne) > Bella cus bei Longnon. Der n- Stamm: Bellonaie 
(Ain), vgl. Bellonius bei Brambach. Belliacum: Billac (Lot), 
belegt Beliacus ou Biliacus. Wir wissen nicht, ob *ä///(7c (Corr.) ; 
Billiat (Ain); Billiat (Ain): belegt eccl. Billiaci, Billie, Billia; 
daneben im selben Dp. *Les Billiets und Billiew. eccl. de Billiaco, 
ei-'- > i zeigen, da die Quantität von Billius, Bilius (Schulze 

Beiheft zur Zcitschr. f. rom Phil. II. C 



66 

S. 423) nicht bekannt ist. CIL IX, 6409 bringt allerdings Biliorum 
mit I longa (s. Schulze 423). Auf diese letzten ON beziehen sich 
vielleicht: de Biliaco eccl. Balmensis (DB XV) und Biliacura, 
cccl. in pago Aeduensi 935 (DB VIII). Chez-BilUac (Dord.); Bilhac 
(H. -Loire) in Sp. briv. 1365 Bilhaco. Ohne ei— > i in Berlhac 
(Dröme), Belliac, Belhac 1630 belegt; der Einschub von r erklärt 
sich durch volksetymologische Anlehnung an berle, welches in 
Langucdoc und Gascogne berlho heifst. ^Belliac (Cantal) und im 
Dp. Iscre Bilh'eu — (Albertus de) Billiaco im 13. Jahrh. 

Von den Ableitungen kommen *ßELLiTiUS (vgl. bei Holder I 
Bellitiona), Belicius CIL IX und *Bellinius (vgl. bei Holder I 
Bellinus, Bellina) vor: *Beauzac (H. -Loire); '^Beauziac (Lot-et-Gar.) 
und eine unsynkopierte Form *Belizac {Gditd) fordern *Bellitiacum, 
Bellicius (vgl. Schulze Belllcus, -ius, S. 42, 292, 428): *Bf/h'ssac 
(Lot-et-Gar.). Vielleicht gehören hierher auf den Merow. Münzen : 
Belciacum und Balciacum; vgl. noch *Baussac (Gard). — Bel- 
LlNius: Beligneux (Ain) , und Beligniat (Ain), als Belignia, Bel- 
lignia belegt. In CS Beliniacensis ager, Beliniacus villa. Vgl. 
das keltische Belenos, Belinos. 

54. '^Besiiac (Ariege) dürfte sich auf cogn. Bestia CIL X 
beziehen, vgl. Best isla cum j. Betisy (DB XII). Jedoch zeigt 
Besiiac keine volkstümhche Behandlung der Gruppe sti. 

55. Blandiüs: Blanzago in Arvernia in CBr, wahrscheinlich 
identisch mit Blanciago im selben C. , dann viele Blanzac, 
Blanzay, welche man bei Holder I verzeichnet findet. Vier Blanzac 
(Dord.). Vielleicht zeigt *Balanzac (Char.-Inf.) nur ein parasitisches 
a. In Ro. gase. Dominus de Blenzac j. Blanzac (Char.-Inf.). Auf 
Blandiacus wird sich wahrscheinlich auch Blangiacas silva 937 
beziehen (DB IX) ; vgl. Blatigy in der Picardie. Die Entwicklung 
der Gruppe ndi ist hier sehr interessant: i. bleibt: Blaiidy (Seine- 
et-Marne), wahrscheinlich gelehrt, und wie Nemetiacus >> Nempty 
zu betrachten; 2. ng: Blangy (picardisch) ; 3. nz: Blanzac. Merk- 
würdig ist B/auzac (G&rd) — 1147 Blandacum, 1156 Blanzach, 
Blandiacum, Blauzat (mit u) 1533. Der Herausgeber E.Germer 
Durand hält es für eine Alteration von Baudiliacum, von dem 
hl. Baudile, welcher der Patron des Vikariats Bauzac war, was 
lautlich nicht möglich ist. 

Mit -ascus: Blansasca (Alp. marit.). 

Blandus: mit -ate: Blatidas (Gard) villa Blandatis 921. 
Cogn. Blandus ist reichlich belegt: CIL VIII. 

56. Nach D'Arbois S. 439 liegt cogn. Bonus in folgenden 
ON vor: Im Dp. Ain Borias im 14. Jahrh. Bonaz << *Bonatis? 
und Bonay; Bonac, *Bonnac (Cantal, H.-Vienne); Bonagum (a. 960) 
j. Bonnac (Ariege) bei DV5, *Bofmat (Creuse, Puy-de-D6me). Davon 
abgeleitet *Bonitius: Bonzac (Gir.); in pago Viennensi Bontiaco 
villa a. 928 (DB VIII). BoNiTus ist belegt, vgl. Holder 479. Da- 



67 

neben Bonneciannes (B.-Pyr.) Bonesiannes 1741, welches ein ge- 
lehrtes Gepräge zeigt. Vgl. die Namen Bonacius, Bonacus, 
BoNATUS Lumbardus, clericus regis. 

BoNius mit -uscus: Bognoscum in CGr. Bonieux (Vaucluse) 
gehört nicht hierher, da es bei DV7 im 13. Jahrh. als Bonilis 
und in CM Boniis, Bonilz (daneben ein unverständlicher Beleg 
Boniletae) belegt ist. 

57. In den ON sind wir nicht imstande Broccius, Bruccius, 
Bruttius zu unterscheiden. Dafs sie auf den Inschriften denselben 
EN darstellen, kann man nicht behaupten. In CS Brussieux (Rhone) 
< Bruciacus in agro Bevronensi 980, derselbe ON in CL (terra 
de) Bruciaco, Bruceu, weist auf ü; vgl. *Brussac (Aveyron und 
Gir.). Brossac (Char.) in CBai. Brociaco, Brocaco, (Fulco et uxor 
Aleaiz) de Bruciaco. Hierher werden nicht gehören zwei Bruzac 
(Dord.) Bruzacum im 13. Jahrb., ^r/^2a^ (Ardeche), vielleicht *Brüti- 
acum von Brutus (Georges). In germanischen Ländern ist Bruttius 
noch ersichtlich: Bruttiacum > Briittig (Preufsische Rheinprov.). 
Auch Bj-oussy (Marne), als Bructiagum belegt, ist wohl ein lat. 
Bruttiacum (Holder I, 624). 

In „Borciaco villa in com. Arvern. super fluvium Helerim" 982 
(DB IX), in CS Burziacus villa in agro Monte Aureacensi 1023, 
liegt vielleicht die Umstellung des r vor wie in Brenacus > Bai-nay 
(Rhone). Im Dp. Dordogne fünf Boursac , von denen eines 11 10 
Bordacum latinisiert, jedenfalls falsch. In CL (Johannes) Borseuz, 
(prioratus) de Borzeu 1283; im Dp. Isere 13. Jahrh. Borceo, 
B-eu, B-siaco; dann Borciaco, villa in com. Arvernico, super 
fluvium Helerim. (DB IX). Borcius ist nicht belegt; vgl. aber bei 
Schulze BuRCHius iio, ebenda BuRsius und Burtio(s); vgl. die 
ital. ON Burciano pr. Arezzo, Burgi'mio pr. Firenze, die ebenda 
angeführt sind. 

Die -anum-ON: in Bruciano villa 878 (DB VIII), dieselbe 
Ortschaft in CL Breciano 984, Brociano 843, j. Bressin (Isere). 
Chevalier identifiziert Brosses (Isere) auch mit Brocianis 975 — 997. 
Im Dp. Gard zwei Broussan: Brucianum villa S78, Brocianum 
1060, Brosanum 1146; ^Broussan (Var); vgl. Brossain (Ardeche). 
Mit -anicus: Boussargties (Gard): Brossanicae 1384, Boussar- 
gues 1620. Der Schwund des ersten r erklärt sich durch Dis- 
similation. 

58. BuLTius CIL X, CIL VIII [B]ultia Hortensia Lurdinia 
Antonia: Auf Bultiacus geht wahrscheinlich zurück: Bolziacus 
mens 975 — 993 j. Bossieux (Isere), auch Bulzeu 982. In CI3 
Boussac (Lot) heifst Bulciacus. Der -anum-ON: (Bo de) Bol- 
zanis 1162 in Cart. de Bourg. Vgl. auch CIL X Boi,ciA. 

59. Für Caesarius habe ich nur ein Beispiel: Screzm (Isere), 
belegt Cesarino (a. 956) in Recueil de Chartes de Cluny, a. 924 



68 

ebenda Cisiriano, a. 975 Cesariano ebenda; vgl. Devaux 1. c. 
113, vgl. S. 311. 

60. *Calciaciim oder *Caltiacum (von Caltius bei Schulze 
138), vgl. Calicius CIL VIII, Cai.caeus 6736, hat in südfranzö- 
sischen ON keine sicheren Representanten: Chauciogny 12. Jahrh, 
in CL wäre *Calcioriiacum. In CSai. Calziacum, Cauziacura 
wäre nach Chasilier vielleicht Chalezat oder Chauzat (Char.-Inf.), 
wovon Chalezat *Caletiacum von Caletius (Holder 1) verlangen 
würde. Mit Chauzat vergleiche man auch Schulze 148 Cautius, 
Causus. Vom lautlichen Standpunkte ist Chalezat selbstredend 
mit den Belegen nicht zu identifizieren. 

Mit -anum vielleicht hierher Calsanum villa, dep. ab eccl. 
Cenoman. 832 (DB). S. Jean-de-Chaussa7i (Rhone) in CS Chauczans, 
Chauczons, Chauzans, Chossan und de Calcianis (15 — 16) 
was eine Latinisierung sein kann, wird wahrscheinlich nicht hierher- 
gehören, da wir hier -ianu >■ in erwarten. Calzati (Ariege) heifst 
1070 Ca 1 San (DV5); Causse-et-Veyran (Her.) wird bei DV5 (a. 990) 
als Calsanum belegt. 

61. Cogn. Caldus CIL X: *Choudan (Ain) und *Choudanne 
(Ain). 

62. Chaleysshi (Isere) wird belegt in CGr. Callessianum 
(a. S30), in CV Calexianum a. 927, ebenda noch im 11. Jahrh. 
Calaxiano. Alle diese Belege könnten Latinisierungen sein. 
Calexius oder Calessius sind nicht belegt, vielleicht Calixtus: 
also *Calixti-anum, vgl. Sextianum für die lautliche Entwicklung. 
Die lautliche Gestalt gestattet es nicht mit Calaciacus (Schulze 15) 
und Calaasiu-S (ebenda 299) in Zusammenhang zu bringen. 

63. Callus ist nur zweimal belegt CIL I, 1180: C. Marius 
C. 1. Salvius Callus, VIII, 16493: M. Pompeius Callus. In ON auch 
nur zweimal: Callaco villa in patria Arvernica, in com. Brivatensi, 
in vicaria Radiatensi; dann wahrscheinlich in *Challey (Ain); Challay. 
Nach Longnon mufs Calagum in der Peutingerischen Tafel zu 
Caliacum korrigiert werden, wie die moderne Entsprechung 
Chailly en Brie (Seine -et- Marne) zeigt, vgl. bei DV2 Callavura 
(a. 782) villa in pago Narbonensi, j. Caillau (Aude), welches ebenso 
in Calliavum zu korrigieren ist. 

Weit häufiger kommt Calli-acum vor von Callius s. Schulze 
138, 171: Caillac (Lot) in Ro. gase, de Cayllac im 13. Jahrh.; 
*Challiac (Drome), ebenda Caillat und Le Caillat; es ist jedoch 
wegen ca- zweifelhaft, ob diese zwei letzten hierhergehören. In 
CS ChaUat (Jura) ist als Chaleya, Chalaye, Chalie belegt: viel- 
leicht *-ei-acum. Im Dp. Ain Chillia, belegt seit 1322 als (parr. 
de) Chiliaco, Chilie. Im Dp. H.-Savoye ^Chilly; dann ^Cheyltac 
(Dord.); Chillac (Char.) in CSai. Chalac, in CBai. Caliac, Calia- 
ccnsis rivus, Chalac 1225, Chaliac, schon 1077 (Guillaume de) 



69 

Calac, Chillac; Chillac (H.-Loire) in Sp. briv. seit 1192 Chili- 
acus belegt, daneben ebenda ein Beleg Chisliacum, wo s nur 
eine falsche Latinisierung des i sein dürfte, welches sich vor 1' 
entwickelt. Die Entwicklung von ai— >» ei — i haben wir mehr- 
mals gesehen. Hierher vielleicht *Quillac (Dord.). 

Mit -anum: Cailla (Aude) ist bei DV als Kallianum villa 
in Fenioletensi belegt (a. 898). Chalias (Ardeche) heifst 943 Cha- 
lianus (s. D'Arbois 205). Cailiafi (Herault) — Callianum 1187; 
Callian (Var) belegt seit 1038; '^Cnllian (Gers). Wahrscheinlich 
hierher: Qiälhan (Gard) Quillano 963, *QuiUan (Aude). Im Dp. 
H.-Alpes La Queylana heifst 1493 Caylana, Queylane 1497; 
*QuiUanet (Aude). 

Calinius, da es einmal auch mit 11 belegt ist (s. D'Arbois 
S. 205), ist eine Ableitung von Callius (vgl. Schulze 138). Es 
kommt auf etruskischen und oskischen Inschriften als Kalinis vor. 
Calinacus villa heifst eine Ortschaft in CSau. Vielleicht gehören 
hierher: *Chaunac (Dord.) und ^Catma (Landes). Dafs u hier auf 
1*^ zurückgehen könnte, wird durch Calniacus villa S. Germ. Autios 
(DB IX), dann Calnacus villa super Isaram in Chron. Frodoardi 
(DB VIII) j. Chauni, dann in CB (Gerardus de) Chalnac iioo j. 
Chanac (Corr.) nahegelegt. *Chawiac (Char.-Inf.). *Caliniacum > 
*Cah'gtiac (Lot-et-Gar.); C/iallignac (ar. de Barbezieux, Char.-Inf.) in 
CBai. de Caliniaco, Calinac; dann zwei Chalagfiac (Dord.) seit 
13. Jahrh. so belegt; vgl. Chaligny (Meurthe-et-Moselle) und Cali- 
gnago (Pavia). 

64. Calventius kommt sehr oft auf den Inschriften vor. In 
CB erscheint Calvenciacum, Calvinciacum, Caluenzas, 
Chauuenzas. Der Herausgeber identifiziert es mit Cluvanceaux, 
c°" de Montlieu, ar. Jonzac, was lautlich nicht stimmt. 

65. Calvius kommt sehr häufig vor: in CL villa de Calveu 
12. Jahrh.; *Cö/OTaf (Gard), zwei *Canviac {fj-äx(^\ Gz/w'ßc (seit 1 153) 
[Dord., Lot, Lot-et-Gar.]. Chauvac (Corr.) heifst in CB Calviacura; 
es ist ein Latinismus, wahrscheinlich *Calvacum. Dasselbe dürfte 
der Fall sein bei drei Chauvac (Dröme), in 1232 castrum de 
Chovaco, erst 1314 de Chauviaco; vgl. noch Calvates, villa 
(a. 806) bei DV2. Dann dürfte hierher gerechnet werden „ ad 
Calbanum pogium in p. Ruscion" 981 (DB IX). — Hierher noch 
de Calviaco veteri 1263 j. Choviat (Puy-de-Dome) in Sp. briv. 

Calvus in n-Dekl. CIL III, 3791 Calvo Severi f.: Charvonay 
(Savoie) in CS belegt Calvonacus villa. 

Von Calvius ist Calvinius abgeleitet, CIL XII cogn. Calvinus 
kommt häufig vor: *Chalvignac (Cantal); *Cauvig7iac (Gir.); *Cal- 
vigytac (Lot); Chativignac (Corr.), die zwei letzteren in CB Calvi- 
niacum. Im Dp. Cantal noch *CaIvanhac, welches schwerlich 
hierher gehören wird. Hierher noch * Aloncalvignac (Tarn-et-Gar.) 
— montem Calviniacum. In Ro. gase. (Willelmus de) Calvi- 
niaco, Calminiaco. 



70 

Hierher *Calvicinius [vgl. Schulze 139 Calvicius, dazu noch 
Calvicione 1157, Calvitione 1060 j. Calvisson (Gard)]: Calbi- 
cinianum villa {DB IX), vorausgesetzt, dafs b nur eine schlechte 
Latinisierung sei (vgl. bei Schulze 139 noch Calbilius). Calvilius 
Schulze 139: mansus de Calviliano (Ardeche). 

66. Camilius Schulze 140 (auch Camillius): Camiliacum 
>> Chetm'l/ai (Ain) 1276 Chimillacura; zwei *Che?nilieu (Ain) de 
Camiliaco, de Chemiliaco 11 00; '^Älont-Chemiliat (Ain); *Cha- 
millac (Corr.) ; *CamiUac (Gir.). Camiliacum kommt häufig auf 
Merow. Münzen und in Nordfrankreich, vgl. Holder I, 718, vor. 

67. Campanius (vgl. Schulze 352, 532) kommt sehr häufig 
vor. Campanus nur einmal: de Campanacus in aice Brivatensi, 
in vicaria Radicatensi. Im Dp. Gard zwei Camp ania cum 896 j. 
Campagnac; im Dp. Dord. zehn Champagnac, Campagnac; im Dp. 
Isere ChampagTiier: in CGr und Doc. ined. IV Campaniacum. Auch 
mit dem Suffix -olus erweitert Campaniagolum locus in orbe 
Lemovicino, in territ. Tornensi, prope Campaniacus et Pardinas 
situs 860 in CB. — Ob in Campagna (Aude) -acus oder -anus 
vorliege, läfst sich nicht entscheiden. Campagnan (Her.) hiefs 804 
Campaniacum, seit 14. Jahrh. aber Campaignanum; Campagnan 
(Gard). Vgl. viele Ableitungen von campus in II D. 

Neben Campanius verlangen viele ON "^Campinius (vgl. ClE 
2284 bei Schulze canpiniei) , so DB IX Chempiniaco apud Vau- 
denses 962. Holder I bringt mehrere Beispiele aus Nordfrankreich: 
Campeneac (Morbihan, bretonisch!), Campigny (Aisne). Als eine 
blofse Variation zu Campanius möchte ich es nicht betrachten, wie 
D'Arbois S. 210 tut, zumal da wir Campilus (Schulze 115) und 
Campilius (ebenda 115) finden: Campiliacus > Champilkt (Indre), 
bei DVo Campilianum villa in p. Helenensi (a. 876); Champion 
(in Lothringen) < Campio(n) s. Holder I, 723. Also Campinius 
könnte von Campius (Schulze 115) abgeleitet worden sein. Vgl. 
auch die von Schulze a. a. O. angeführten italienischen ON Cam- 
pigno, Camptgnano, Campigliano. 

Auch Camponius ist anzusetzen: eccl. de Camponiaco 1150 
in CL, vgl. ChampotigJiy (Meuse), und Camponi V. in Aquitanica 
im Tale Carnpan (H.-Pyr.); Campona ON in Panonia inferior. 

Dann noch Campusius CIL III, 6824: *Campiisa7i (H.-Pyr.). 
Campatius CIL VIII [912] cogn. *Campazan (H.-Pyr.). Ob diese 
EN zusammenzustellen sind, weifs ich nicht. 

68. Besonders bemerkenswert ist die Entwicklung von Can- 
diacum wiegen der Behandlung ndi. Die Gruppe bleibt in 
Candiac (Gard) 1098 Candiacum^ und Chandieu (Isere), welches 



J 



1 Juroszek denkt Zs. XXVII, 681 an Candidiacum, was wohl möglich, 
nicht aber nachweisbar ist. Nach Devaux o.e. S. 114 wäre Blmidin (Isere) 
•<]*Blandianum; jedoch unsicher, da die Belege fehlen. 



71 

als Candiaco in CS belegt ist, dann in Arch. dauph. Candef, 
Candiaco; eccl. de Candaico in episc. Vienn. gg8 (DB XI). 
Die letzte Schreibweise ist wohl als Verschreibung oder wie Cam- 
braicüs nach Camhrai aufzufassen. 

In Nordfrankreich wird aber ndi regeh-echt zu ny: Candi- 
acum > Change. Hierher vielleicht auch Chongeat (Ain). 

Ableitungen von *Candius sind vielleicht *Candinius und 
Candilius: Candillac (Dord.): inclusa de Candilhaco 1457, ^"d 
Candiniacum cum capella in com. Viennensi 998 (DB III). Mit 
-anicus: im Dp. H^rault Candillargues, belegt Candianicas 960, 
villa Candianicus (a. 985) bei DV5, Candelacis 103 1, Candel- 
aneges 1093, castrum de Candilhanicis 1304, Candilhargues 
1649. Vom lautlichen Standpunkte aus ist der ON nicht ganz klar. 
Es fragt sich, worauf geht Ih zurück? Für *Candinius habe ich 
keine Belege, für Candilius nur CIL X, 55S8, s. Schulze 144. 
Dazu vgl. Candelium (a. 11 43) j. Candeil (Tarn) bei DV^. 

69. Canus ist in südfranzösischen ON häufig anzutreffen: 
Canac (Tarn, Aveyron, Tarn-et-Gar., Card, da in latinisierter Form 
Caniacum 1384 belegt); ^Chanac (Corr.) in Sp. briv. de Chanaco 
1385; ^Chanai (Puy-de-Döme) in Sp. briv. 1250 — 1263 Chanac; 
'^Chenac (Char.-Inf.). Im Dp. Ain 8 Chanay [auch mit dem Artikel 
Le Chanay, in welchem Falle vielleicht *cannetum (s. Körting 
1883, 1841), vgl. Caneto (a. 11 10) j. Canet (Aude) bei DV5 oder 
cassanetum vorliegen dürfte] curatus de Chagnay, de Chanei, 
seit 935 belegt; merkwürdig ist daneben ein anderer Beleg Cani- 
sium, welchen Guigue bringt. Im selben Dp. kommen noch vor 
Chanaz, Cha?ieaz ohne ältere Belege. 

Auch mit dem Suffixe -ascus: Canascus locus, bei Brioude 
(H.-Loire). Diese Wurzel kommt sehr häufig vor: Canavos, 
Canaus, vgl. bei Holder I, 731 die neukeit. Sippe; Canavillus; 
vgl. in CL (Berengarius de) Canavaco 1291, (Petrus de) Cani- 
viaco ebenda 1200. 

Ebenso häufig Canius (Schulze S. 144): *Chagnac (Dröme) ; 
Caniac (Dordogne), *Caignac (H.-Gar., Cantal, Tarn, Tarn-et-Gar.), 
zwei *Chig7iac (Dordogne), *Chigtiaqitei (Dord.). Chajieac (H.-Loire) 
und *Cha7i£ac (Ardeche) sind wegen der i -Verbindung sehr merk- 
würdig, wenn sie hierher gehören (vielleicht *Canei-acum von 
Cankiu.s Schulze 144): in Sp. briv, 1405 de Chancaco; Chariial 
(H.-Loire) in Sp. briv. 1287 de Chamnhat. Im Dp. Ain zwei 
Chcgnieii, belegt als Chagnieu.i 

Mit -anum: in CM Cagnana vallis, welche Ortschaft Gucrard 
mit La Cayraiie identifiziert, was lautlich nicht pafst; bei DVo 
Cagnanum villa in Narbonensi (a. 782); dann „villa Caniano in 



* Als eine volksetymolo<^ische Verunstaltung sind zwei Campniac (Dord.), 
belegt Campnac, Canhac, Cait^nac im 12., 13. Jahrb., zu erklären, indem 
man wahrscheinlich darin den Zusammenhang mit campus suchte. 



72 

com. l'lmpuril. (a. 982) iii einer Urkunde des Königs Lothar für 
das Kloster des hl. Petrus in Rodez (DB IX). 

Von Canuis ist vielleicht *Canilius abgeleitet: Canillac {Lozl-xe) 
in Sp. briv.; vgl. CänInius bei Schulze S. 141. 

Mit -uscus: in CS Chanos, j. ein Bach. Im Dp. DrOme 
Chanos, villa Chanosco 960, vilUi qua Canoscus vocatur 1030, 
im J. 1447 als Lou Chänaiis belegt, was wahrscheinlich nur ortho- 
graphisch ist, dann Chanasium, Chanascum, 1551 Chanot, 
Chanod, Chanauds. Im CM Kagnoscum, Chainosc, jetzt 
6". Jaques-de-Cagnosc (Var). 

Zu Cano(n) j. Chinon (Indre-et-Loire) vgl. villa de Canonac 
951, in qua piscatura habet Mon. Crassense (DB IX), dann in 
Sp. briv. Chanonac 1293 j. Chanonai (Puy-de-D.). Vgl. Canonis 
villa > Chenville. Bei Schulze 142 Canonius. 

CIL X Caneius (aber VIII 4515 Canneius) : *Caiiijan (Gir.). 

*CanIcius : *Canissac (Aveyron), vgl. bei Schulze 142 CanItius. 

Hierher vielleicht auch *Canezac (Tarn), vgl. CIL VIII 2567, 6 
Julius CanetüS, vgl. dann Canetis villa auf Merow. Münzen; 
dann Canetomum j. Le Vüleret (Eure) bei Holder I. 

70. Capatius (Schulze 145) : *Cabezac (Aude); mit -anum 
(Johannes de) Cabazan in Ro. gase. 

71. Ob cogn. Cap£R, wie D'Arbois S, 435, 537, 590 sehen 
möchte, oder capra in vielen *Capracum vorliege, kann man 
nicht entscheiden. *Chabrac (Char.), *Chebrac (Char.). Auch mit 
-anum: *Le Rocher Chahraji (H.- Alpes), *Boh-de-Chabran (Drome), 
*Chabran (Char.). 

Sicherer vielleicht Caprius (Schulze 234): Chabriac (Gard) 
Cabriac i6ig, s. bei Holder I Beispiele für Italien und Nord- 
frankreich. Cieurac, Cwrac, Civray, Civry, welche er an dieser Stelle 
anführt, gehören nicht hierher, sondern höchst wahrscheinlich zu 
*Severiacum. Schwieriger zu beurteilen ist Cabriac (Dord.), 
welches 1460 ripayrium de Cabiraco belegt ist. Es kann Ver- 
schreibung sein. Hierher auch Chevry (Ain) , belegt seit 1235 als 
Ecl. de Chivriaco, de Chivrier, Chivrie. Vgl. die keltische 
Entsprechung *Bucciacum. 

Mit -anicus: in CB Cabrianecum in vicaria de Juliaco. 

Eine Ableitung ist *Capkinius, vgl. CIL XII Capronia: Chabri- 
gnac (Corr.), Chabrignacum im 13. Jahrh. (DB XXI); *Chabrignac 
(Char.), zwei *Chabrignac (Dord.). Dann Caprilius CIL VIII: 
*Chabri//ac (Cantal), *Chabreillac (Dord.), vgl. ebenda viele La Cha- 
brela, Chabrelie, Chabrelks, Chabrerie [es könnte auch ein Appelati- 
vum sein]. Mit -anum: drei Chabrtllaji (Drome) Chabreilha 1171, 
aber 1282 Chabreillion (s. I B). — 

In CSau. lesen wir: Cabraraco villa in p. Arvernico, in 
vicaria Ucionensi. Wir haben viele La Cabrüre, Cabrüres , Cha- 
brüres, Chevrier, Chevrüre in ganz Frankreich: -< caprarias. Hier 



11 

könnten wir von caprariacum ausgehen. Doch ist auch Caprarius 
CILX belegt. 

72. D'Arbois S. 472 leitet ganz zutreffend Capdetiac (Lol) 
von Capitonacus, vgl. Capduelh, caduel <; capitolium, 
capd^l << capitellum. Die Ahschwächung des o ' >> e geschieht 
ja oftmals. Hierher ist aller Wahrscheinlichkeit nach auch Oiaionay 
(Isere, Jura) zu ziehen: Pertz, Captonaco, palatio publico (.s. Holder 
1,759); vgl. dazu *Chalo?t7iax (Ain) ; *Chalonod (Ain). ''■'Cap-de- 
Naguei (Aveyron) dürfte wahrscheinlich eine volksetymologische 
Auflösung sein: <; Capitonacum -f- ittus. Wie capitellu > 
cadet, so könnten *Cadettac (H.-Gar.) ; *Chadenac (Char.-Inf., H.- 
Loire) — vgl. in lautlicher Hinsicht Chadeuil <i, Capitolium (Char.- 
Inf.) — auch Capitonacum sein. Über Cogn. Carito vgl. bei 
D'Arbois a. a. O. 

73. Der bekannte römische Cogn. Carbo, -onis hat nur in 
zwei südfranzösischen ON Spuren hinterlassen: *Charbonnaz (Ain); 
*Carhomü (Cantal), vielleicht *Carbonatis, *Carbonate; bei DV, 
Carbo nac um, palatium regium, a. 822. 

74. Carcilius Schulze 172: (Willelmus de) Carciliaco 1158 
in CL, wofür der moderne ON fehlt. 

75. Cassius kommt häufig vor: Chessy (Rhone) in CS Cas- 
siacus; im Dp. Isere Chessieu, welches als Casiacensis vicus vel 
ager 1050, Cassiacus 890, Chaceu, Chasseu, Chassieu belegt 
ist; im Dp. Ain Chessieiix: de Chaisiaco, Chaseu, Chayseu, 
Chaisic, seit 12. Jahrh. belegt. '*Chassac (Card, Corr.) seit I5.jahrh. 
belegt, *Chassat (Dord.) im 15. Jahrh. Chassac und *Chassieq 
(Char.) gehören wahrscheinlich nicht hierher, 1 wohl aber Qiieyssac 
(Dord.) Quayssacum 1382; zwei *Cheyssac (Dordogne); ^Cheyssac 
(Cantal); vgl. noch bei Mistral: Fotiscais >> Fonscassius. 

Auch mit -anum: zwei Cassati (Her.) Cayssanum villa 12 10, 
de Cassiano 1080. C/iaüsajt (Drome) 1484 serrum de Chesson, 
1000 Cheyssan. Heute ^S'. Cassien (Isere), S. Cassin (Savoie); 
*Cachan (Gers) ist nicht sicher. Mit -anicus: Caissargiies (Chä- 
teau, diocese de Nimes) Cart. de Nimes. 

Die Ableitungen vielleicht : *Cassellus oder Cassillus Schulze 
449: Chasselay (Rhone) in CS Cacellacus, Cacelliacus 919; 
*C/iasseäas (Saone-et-Loire). *Cassilius: *Cassi//ac (Her.) Boaria 
de Cassiliaco iti6, de Casiliaco 1174; vgl. CiL XII Cassiolus 
*Cassinius oder Cassemius Schulze 147: Chassignieu (Isere); 
es wäre hier vielleicht auch *cassinus gegenüber cassanus wie 
castinus gegenüber castanus möglich, s. Cassaniacura: Chassagfiy 
(Rhone), 960 Chassagniaco, Chassagneu in CS; vgl. Cassa- 
nomagus, Cassanoialum bei Holder I. 

* Für diese ON würde eher Cattius, Schulze 76, passen, jedoch s. Cassan 
(Ilerault). 



74 

Mit -ascus: bei Gu6rard, Divisions de la Gaule p. 151: ager 
Cassiascensis in Viennensis I. 

76. *Caulus, Caulius CIL III, X, selten in ON: in CBr 
„de villa quae dicitur Caulaco," ebenda wahrscheinlich dieselbe 
Ortschaft Cauliago in patria Arvernica, in vicaria Nonatensi, j. 
Cau/hac {Lozhxe), 1288 Chaulhac inSp. briv. ; "^Chauliaguei {CdLX\\z\). 
Caulac in CSau. identisch vielleicht mit Chaulac 1263 j. Chauliac 
(H.-Loire) in Sp. briv. 

In CL eccl. de Cauliniaco 1206. In CBr belegtes Culi- 
gnago in patria Arvernica in aici Ambronensi dürfte auch hierher 
gehören. Cauliniüs ist nicht belegt. 

77. Celsius, ein bekannter Name, hat auf dem gallorömischon 
Boden Celsiacus ergeben: Sourcieux (Rhone) in CS als Celsiacus 
villa in valle Bevronica 920 belegt; dann Serceu, Sourciacus. 
In CB vineis de Celsiaco. Hierher vielleicht auch Celsihiacus 
villa in agro Jarense 1029 in CS; dann parr. de Cilseu im 
13. Jahrh. in CL. 

Für -anum habe ich nur ein Beispiel: Celsianus villaris in 
p. Empuritano in einer Urkunde Karls des Kahlen 844 (DB VIII). 

Eine Bildung von Celsius ist Celsinics (Schulze 148): Celsi- 
nianum monasterium, Celsiniacus, ovilis Celsinanias; Celsi- 
nanicas locus in CSau., lauter Belege, welche sich auf Sauxi7/afigcs^ 
beziehen. Die Entwicklung ist ganz in der Ordnung: n — n> 
1 — n: Bononia > Boulog7ie\ Bologna (Meyer-Lübke , Einführung 
S. 187). el'^ > au ist auch verständlich. Cogn. Celsinus ist 
häufig auf den Inschriften. 

78. Die lateinische Entsprechung zum gall. Cakvios (s. II B) 
wäre Cervius, welcher in ON ebenso vorkommt, jedoch mit Servius 
zusammengefallen ist. In CS Cerviacus villa in agro Tarnatensi 
970, dann Cerviacus villa in Monte Aureacensi; vgl. 6"ör^f' (Sarthe) 
<C Cerviacus. Mit -anum: Cervianum castrum in territ. Narbon. 
j. Cervian (DB XVII); dann in einer Urkunde Karls des Kahlen 
(855) Cirvians in comitatu Ausonense (DB VIII). — In CL Cer- 
variacum 1144 wird sich als Appell. -[- arius + acum erklären 
(man erwäge auch Silvariacum !). 

79. CicoNius liegt in einigen ON vor: Ciconiacum > 
Sigognac (Dord.) ; ^Sigogtiac (Gir.). Vgl. (Bertrannus de) Ciconiis 
j. Sigogne (Char.-Inf.). 

80. CiLius ist reichlich belegt. Es scheint, dafs es mit 1 
anzusetzen ist: C«7/öf (H.-Alpes) Vallis Celiaci 11 19, Valis Ciliaci 
1178, vgl. Cilliacum villa Monast. S. Vedasti (a. 890) DB IX. 

Mehrere Beispiele bieten die -anum-ON: Cilianum, Cellaus, 
Celans, Celanz, Selianae, Silianae, Silanz in CM: i^ Sillans 



1 Nach A. Thomas RC XX, 440 ist Celsinanicas anzusetzen, da hier 
11 kein 1' darstellt. 



75 

(Var), 2ö Seillans (Van). Dieselbe Ortschaft erscheint als Cilianum 
villa in comitatu Forojuliensi 884 (DB VIII) belegt; dann in CC de 
villa Ciliano in comitatu Narbon. (Ende des 11. Jahrh.) j. Celiati 
(Aude), In CL noch eccl. de Cellian 1206. 

81. Kelt, CiNTlus oder röm. CiNCtus (I?) liegt in Ci'ssan 
(Her.) vor. Der ON ist als Cincianum 822, dann auch Cinci- 
nianum belegt. Dann: Cinsend {GaiXd) (-end nur Graphic !) : villa 
Cincianum 837, Sincianum 999. Von CiNCius dürfte abgeleitet 
sein *CiNCiLius: in CS ad Cinciliacum (gegen 1000). INIit 
CiNTlus hängt vielleicht zusammen *Cintkius (vgl. CIL VIII Cix- 
TiRio m.): Cintriacum in CB; dann Cintriacum j. Cintray 
(Eure-et-Loire). Kelt. Cintiüs steht wahrscheinlich im Zusammen- 
hange mit cintu-, wie z. B. in Cintu-genüs, air. Cet-gen „der 
Erstgeborene" und dürfte demnach dem lat. Primus entsprechen 
(s. unten). 

82. CiRCius Schulze 172 liegt in wenigen ON vor: In CSau 
in Cirsago locus, und dann vielleicht in Cercenas j. Sarcenas 
(Isere), in CS als Cercenatis villa in agro Tarnantensi belegt (858), 
dazu im selben C. Acercenacus vel Cercenacus villa in agro 
Forensi (lOio ungefähr). Vgl. auch Circiacus vicaria, j. S.Denis 
(Indre). Auch ein Cekcius ist belegt CIL II, 1788 und Cekcenius 
Schulze 172. In CDombes granzia de Cercenacio 1273; vielleicht 
ist diese Ortschaft identisch mit Monte de Cercenay, Sercenay, 
Sersonay im 14. Jahrh. in Arch. Dauph. j. Mont Saxonnex 
(H.-Savoie). Vgl. noch in Ro. gase. (Sabina de) Cirtiaco im 13. Jahrh. 

83. CiRius als cogn. ist CIL XII 5685 belegt; auch Ciriacus 
kommt einmal auf den Inschriften vor: CIL II, 2267. In ON 
haben wir Ciriacus locus cum silva in agro vallis Bevronensis 975 
in CS; vgl. Ciriacura, curtis super Ligerim (a. 929) BD IX. Wir 
wissen nicht, was für eine Quantität der Vokal hatte, da das 
jetzige *Ciriez (Ain); *Ctyras (Puy-de-Dume) unbelegt sind. 

84. Clarius: *CArßr (Char.-Inf.); *Clairac (Lot-et-Gar., Dord., 
dreimal im Dp. Card, Drome, Herault) < *Clariacum. Im Dp. 
Drome drei Clerieu: 1360 Clairieu, Clariacus 109 1, Claireu 
1150; im Dp. Isere Cleriu, in CV Silvius de Cleriaco 1157, in 
CL curtile de Clireu 12. Jahrh., Clery-Fonlenex (Savoie) in Doc. 
ined. IV. Clayriaco, Cler-o, Cley-o (de). Clayrac (Tarn-et-Gar.) 
in Ro. gase, im 13. Jahrh. homines de Cleyrac. — Ci.ARUs: *Claracq, 
*Clarac (B.-Pyr., Dord.). 

Mit -anus: in villa Clariano 952 (DB VIII); Clariana 
castrum 657 (DB IX). Im Dp. Card zwei C/airan, Cleyran, seit dem 
13. Jahrh. belegt. Im Dp. Dordogne *Cause-de-Clerans. Liierher 
vielleicht Fontclairivtt (Puy-de-D6me) «< fontem Clarianum. 

Mit Clarius dürfte *Clarentius zusammenhängen: Clarensac 
(Gard) 1027 Clarentiacus und im Dp. Her. Clarence oder 
Clarensac, mansus de Ciarencia seu de Clarenciaco. 



76 

Zu den obenerwähnten *Claracum erwähne ich noch Cla- 
rasca bei Müllenhof III, 178, welches er für ligurisch hält. Für 
Clarentius habe ich aus den Inschriften keine Beispiele. 

85. Heutiges Chysieux (Aiii) wird in CS als Claiseu, Cley- 
seu, Cleseu belegt, auch Cliseuz, in CS ebenso: Clayseu, 
Cleyseu, Cleysieu (12. Jahrb.). Also es geht zurück auf Clati- 
oder Clasi-acum. Vgl. Clasia fl. j. La Claise (Tourraine) bei 
Holder I. Clatiüs CIL IX, 368, Clatia. CL'^sius ist nicht belegt. 

86. Clemhntius kommt auf den Inschriften selten vor: im 
Dp. Ain Clhneticia , belegt seit 1184 als eccl, de Clemenciaco; 
*Clemenciat (Ain); Clenmisat (Puy-de-D.), in CSau. u. Br. als Cle- 
mentiag, Clemenciac belegt; CUmensat (H.-Loire), 1250 Cle- 
mensac in Sp. briv. 

Dann *Clamensac (Aveyron, Corr.) bei DB IX Clamentiacum 
villa in com. Scutindis (a. 903); in CDombes vineam ad Clamen- 
sou vielleicht. 

Mit -anum: S. Marihi-de-ClemcnsaJi (Her.) 1178 de Clemen- 
tiano; * Clemensanne (B.-Alp.). 

87. Mit Coiacus j. Coyecques (Dp. Pas - de - Calais) dürfte 
Acoyeu (Ain) zusammenhängen; der ON ist ist belegt als eccl. de 
Cohiaco 11 49, Acotneux\ *Coyac (H.-Loire). Coios, Coius ist 
reichlich belegt, vgl. Holder I, 1063 und Schulze 155. 

88. CoLius, CIL XII, 1181 CoLTA Maxuma, konnte ich nur 
in zwei ON finden: Colias (Gard), Colliaco aus der Merowinger Zeit, 
Coliaz 1151, Coliacum 1188, Coliatz 1237; es scheint im 
heutigen ON -atis zu stecken. Hierher wird vielleicht auch *Culhai 
(Puy-de-D.) gehören. 

89. Neben vielen Colonicum gibt es ebenso viele Coloni- 
acum. Im Dp. Ain Coligtiy und Colongtiy. Coligny ist immer als 
Coloniacum, Colognacum, Coloignacum im CS belegt. In 
CL noch (Hugo de) Coloneiaco, dann (dominium de) Coloniou. 
^Colognac (Ardeche, Gard); *Coidoimiac (Dord.). Ob sie gerade 
von CoLONius abgeleitet sind, kann man nicht wissen. Bemerkens- 
wert ist, dafs Coligny (Ain) in der dortigen INIundart Coligna 
gesprochen wird (s. C16dat, Revue des patois III). Colognia ist 
auch als Cologneu belegt; im selben Dp. noch *Colognat. Vgl. 
noch Coionzal {Loi) — Colongas bei Deloche, eine mir unverständ- 
liche Bildung, wenn es überhaupt hierher gehört. 

90. D'Arbois S. 365 leitet Communay (Isere) von cogn. Com- 
munis. Derselbe ON wird in CV auch als „in Comnaco villa 
922 und Comennayco, in CL (Berno de) Comenay belegt, so 
dafs ü im modernen ON sekundär zu sein scheint, etwa Anlehnung 
an comune. Auch villa Comugniaco 928 (DB IX) dürfte sich 
auf denselben ON beziehen. 



77 

91. CoNATius cogn. III CIL 6010: Connezac (Dord.), Conazac 
im 13. Jahrh. Die Abschwächung des a- >> e ist öfter zu kon- 
statieren. 

92. CoNSTANTius: Constantianum villa 1157 bei DV5 j. 
Costaussa (Aude). IMit -anicus: Contessargues (Gard) Mansus 
Constantianicus 1070; vgl. *Conste?isons (Aveyron) ■< *Con- 
stantione. 

93. *CoKBius scheint nicht bt-legt zu sein. Bei Livius kommt 
nur CoRHis vor; vgl. Schulze 576 Cokbio; aber wie corvus >• 
corbus, so könnte auch Cokvics Schulze 156, 234 Corbiüs er- 
geben; dann bleibt noch Curviüs Schulze 155 und die Möglichkeit 
einer Ableitung mittels -iacum und -ianum von dem Appellativum 
corvus zu berücksichtigen übrig. In ON kommt Corbiacum 
häufig vor: in CC Corbiago (Ende 11. Jahrh.) j. Courbiac (Lot-et- 
Gar.); ^Corbiac (Dordogne) ; * Courbiac (Char.-Inf., Ariege, Lot-et- 
Gar.) ; Coiirbiat. Hierher wird wahrscheinlich ^Corby (Ain) gehören. 

Auch mit -anum: Co rb ianum >> zwei Corbian (Herault), 
villa de Corbiano 1103; villas quae vocantur Corbianum per- 
tinens ad Mon. S. Petri Vienn. 907 (DB IX) ; *Courbian (Gir., Lot- 
et-Gar.) ; "^Corbiaii (Lot-et-Gar.). 

Von '''CoRBius scheint abgeleitet worden zu sein: Corbelius 
CIL II, vgl. auch CuRVELius Schulze 155: in CC „in Corbiliaco" 
996 — 103 1; Coti7-bil/ac [ChdLV.); in villa Corbeliano in qua aliquid 
habet Mon. S. Teuderii in einer Urkunde Hugos Königs von Pro- 
vence aus 928 (DB IX). 

Corveissiai (Ain) scheint einen EN wie *CoRvIssius zu postu- 
lieren; der ON ist seit 1258 belegt: Corveysia. Für zwei Cour- 
bessac (Gard) werden wir etwas ähnliches postulieren dürfen: 971 
in terminium de villa Curbissatis, 1080 villa Corbessatis, Cor- 
bessaz 1121, Corbessatz 1233, Corbessac 1479. Vgl. Vin- 
donissa. 

Auch CoRBO, onis CIL III [3776 1] : Corbonan, Corbonant 
j. Corbonne in CGr. Wenn die Identifizierung Marions richtig ist, 
so dürfte hier nicht das Suffix -anus, sondern die Dekl. -a, -ane 
vorliegen; vgl. Corbonacus > Corbeny (Aisne). 

94. Cordeac (Isere) ist sehr merkwürdig, wenn es hierher 
gehört, denn hier ergibt acu > ay, oder au ^ — ■ ou; es wird wahr- 
scheinlich ate vorliegen und dann eine graphische Anlehnung an 
das südfranzösische -ac. Dann die Behandlung von di! Hier 
kann diese Gruppe bleiben, wie Candieii < Candiacum beweist. 
Dazu *Courgeac (Char). Cokdius CIL XIV. Dann als Ableitung 
*CoRDiLLius, vgl. CIL II, 1542 Acilia Sex. f. Coruilla: *Cordeil- 
lan (Gir.). 

95. CIL VIII CoRENTUs, cogn. Corinthius. Dazu vielleicht 
Curenciacus villaris in p. Narbonensi; *Courensan (Gers). 



78 

96. Cornelius kommt in Südfrankreich in -acum und -an um 
ON vor. *Cofm7/ac {li.-A\pcii), Cö/-;;z7A7(: (zweimal, Drome) hiefs 1251 
Cornillan; *Les Cumil/a/s (Ain). Mit -anum: Corneilhan (Her.) 
1035 Cornelianum, Cornelha 1363; Corneliana villa in p. 
Carcassonensi 870 (DB VIII); in Corniliano in p. Redensi 888 
(DB IX); bei DV5: Cornilianum villa > Co r««7/a (Pyr.-Or.), 
DVo Cornilianum. > C(?;7?i?//Z? (Aude); vgl. Cornilio >■ Csrwz'/j; 
dann zvi^ei *Corneillan (Gers). Mit -anicus: in locum qui dicitur 
Cornilianicus gog (DB IX). 

97. Zu cogn. CoKPio CIL III, I7g8 könnte man *Corpius 
denken: Cokpius wird verlangt von *Courpiar. (Gir.), dazu als eine 
Ableitung *Corpinius, vgl. Corpennius Schulze 155. *Courpignac 
(zweimal Char.-Inf.). 

98. Crassius (und Crassiacus CIL VIII, 1336, 360): 
*Craissac (Lot), ^Crassj (Ain) von Ckassu.s. Für den ON Graz im 
selben Dp. bringt Guigue einen Beleg Craciaco 11 10, was nicht 
stimmt. *Grassac (Char.). 

99. CrTspius (über die Kürze des i s. Schulze 157 Notei): 
Crispiacum in CV, nach Marion wäre es vielleicht Charpieiix, 
was lautlich nicht geht. Im Dp. Ain Crepiat und Crepüux, der 
letztere ON ist seit 1183 Crispiaco belegt. In CC Crispiacus 
gi4 j. Crespt'ac (Aveyron). 

Mit -anum: Crispianum villa in terr. Narbon., und Crispi- 
anus villa in p. Bisuldunensi 844 (DB VII). Im Dp. Gard Crespian, 
1138 Crispianum. 

Eine Ableitung von Crispius ist Crispinius CIL IX, 5867, 
und cogn. Crispinus (s. Schulze 156 f.): Crepigtiac (Corr.) in Cß 
Crispiniacus ; ebenda auch Crispinianicas. Im Dp. Ain Cre- 
pignat. Mit -anum: Crispiniani villara in com. Bisuld. 8gg 
(DB IX). Nordfranzösi.sche IBeispiele s. bei Holder I, ii68 — 11 6g. 

100. Cupius ist belegt : CIL II, VIII. Vorausgesetzt, dafs er 
ü hatte (vgl. bei Schulze 283 Cüpiennii), wird er vorliegen in: 
'''Coiipiac (Gard, H(ir., Aveyron), *Coi(piagtut (Aveyron), vgl, '■^'Coupy 
(Ain). 

101. CupiTiUS CIL XII (vgl. auch Holder I) hatte vielleicht 
ö: *Ciibzac (Gironde), *Cuhjai (Dord.) Cubzacura 1365. 

Auch in den -anum-ON: Cubitiano villaris in p. Petrae 
Pertusae 842 (DB VIII). Als eine falsche Latinisierung gehört 
vielleicht hierher Cuvicianus, villa Mon. Crassensis 876 (DB VIII). 
Dann in Ro. gase. Cupzan im 13. Jahrh. Vgl. noch cogn. 

CUPITUS, CUPITIANUS. 

102. CiTRius hatte ü (Georges) : es ist nicht von CoRius zu 
■ unterscheiden (s. Holder Corius) : Couyrac (Dord.), 155g Coyrac; 

*Coirac (Gir.). Hierher ist vielleicht *Le Courac (Gard) zu rechnen 



79 

wo der Schwund des i-Vorschlages vorliegen kann wie in Couran 
(Herault) 1064 de Coyrano. *Le Cotiyran (Gard). Daneben zeigen 
einige ON ü-: *Curac (Char.), '^Ctiiry (Aisne), "^Curey (Manche), 
vgl. Curago (Beiuno). Ob sie hierher zu ziehen sind, weifs ich 
nicht. Vgl. Courry (Gard) Curium 1384. 

Mit -anum: Coriani portae Narbonae 914 (DB IX) , vgl. 
„Cuirrhano vico in com. Auson." 982 (DB IX) ; vgl. ^Coinmne 
(Isere) ; bei DV- (Robertus) Coriani. 

Eine Ableitung von CoRius oder CaRius dürfte Corinius 
sein: ^Corignac (Char,- Inf.). Auch *Cokellus. Corellius als 
cogn. kommt in CIL IX vor. Courlac (Dord.) 1078 Curlac, Corlac 
im 13. Jahrh. vielleicht <; *Corellacum, 

Zu CuRius mit -anum: Curianum Promontorium ^ (DB I), 
Curüfine (Savoie) : in CGr Coroana, Curruana, Curiana, Curi- 
anae, Curruanum, wird wahrscheinlich nicht hierhergehören; 
auch die nordfranzösische Form des Suffixes wäre hier merkwürdig. 
Vgl. *Curati (Aveyron), 

103. CuRTius kommt in ON häufig vor: DB X Cruciacus 
seu Curciacus alodium in com. Milidun. Ich habe kein Beispiel 
.solcher Umstellung finden können. Zwei ^Coursac (Dord.) ; *Cour- 
chac (Gard) seit 1310. Im Dp. Ain Courcy, in CS als Corzeu, 
Corsiacus belegt. In CBai. Corsiac, Acorciac j. unbekannt, 
Curciac, Acurciac. Merkwürdig sind Cursac (H.-Vienne) in CB 
Cursiacensis vicaria, dann Cursiat (Ain), belegt seit 951 als 
Curtiacus villa, Curtia, Curcia, weil sie u statt o zeigen. Bei 
Schulze 260 finden wir auch CuRSlus, doch ist die Quantität nicht 
bekannt. 

Mit -anum: *Coursan (Aude) bei DV 1180 Cordanum; in 
Curtiano 967 (DB IX); *Corsm (Isere). In CL (Humbertus de) 
Corzans 1294, *Corsant (Ain). Vgl. noch (Martinus de) Cursan 
im 13. Jahrh. (Ro. gase.) j, Gursän (Gir,), 

Von den Ableitungen sind zu erwähnen: Cuktinius Schulze 
78 in Curtiniaco 899 (DB IX) ; vgl. toskan. ON Coriigno, Corli- 
gnano ebenda. 

Dann *Curtenus: Courtenay (Isere), seit S85 belegt; vgl. 
bei Schulze a. a. O. Corieimaiio. 

*Curtellius, vgl. bei Brambach Curtelia prepusa Marti 
Loutio : *Cotirt€lieu (Ain) 1280 Cor teil leu. 

CuRTiLius CIL VIII, IX, XII: *Le CoxiriiUac (Gir.), '''Courtülas 
(Char.). Es könnte auch eine Bildung von cortile sein; dann 
wäre der Artikel in ON im Dp. Gir. erklärlich. 

104. Auf den Inschriften kommen Cusius, Curius, Cussius 
vor (s. jetzt Schulze 158, 78, 426a). Inwiefern sie in den ON zu 
unterscheiden sind, ist schwer zu bestimmen, da wir die Quantität 
nicht wissen. Nur einmal auf einer Inschrift aus Mailand ist 



^ Vgl. darüber Desjardins, Geogr, de la Gaule rom. I, S. 263. 



8o 

Cutiae mit apex versehen; vgl. auch Schulze 78. Cuciacus m 
comitatu Arvernico 88g (DB IX), Cuciacus in p. Meldensi 839 
(DB VI). Das erste ist bei Holder mit Cusset (Aliier), das letzte 
mit Ctnsy (Seine- et -Marne) identifiziert. Also *Cussiacum und 
*Cutiacum gleich latinisiert. Cusius oder Curius finden sich in 
Cuisia (Jura); Cuisiat (Ain) belegt als Cuisiacus, Cuysia, Cusi- 
acus, einmal auch de Crusiaco (wahrscheinlich verlesen für 
Cuisiaco); Cuzieu (Äin) seit 13. Jahrh. als de Cusiaco, de Cuisia 
belegt (13. Jahrh.); dann im Arch. dauph. Cusiaco j. Cusieu (Loire), 
ebenda parrochia de Cusie j. Cusy (H.-Savoie). Cutiacum werden 
verlangen: *Cuzac (Lot), '^Cusac (Dord.). Cussac wird im Jahre 
1142 als Cutiaco belegt, wahrscheinlich schlecht latinisiert oder 
identifiziert. Vgl. noch mit -anum: Cutiano, Cuciano locus 
975 — 992 in pago Viennensi. Cussius: vgl. Cussanus villa in 
com. Belicensi (a. 861) (DB VIII), in villa Cussana in p. Ruscino- 
nensi 981 (DB IX). Cussac (Aveyron) in CC Cutiaco 838 latini- 
siert. Cussac {CAx.) in Ro. gase. Cusac geschrieben (13. Jahrh.). 
Cuciacus villa in p. Vellaico 975 bei DV j. Cussac (H.-Loire). 
Ob Cusciacus villa in Aquitania (838) bei DB VI nur eine Schreib- 
weise ist, kann man nicht wissen, bis es nicht identifiziert ist. Auch 
*CuTTius, CuTTiA neben CuTius kommt vor (s. Holder I, 1209), 
vgl. Kütiig (Coblenz). Fast alle südfranzösischen Cussac möchte 
Holder I, 1209 auf Acutiacum zurückführen, was lautlich nicht 
geht.i 

Daneben haben wir zu unterscheiden Cocius Schulze 426, 
CoTTius und Cosiüs Schulze 158 Coci-acum liegt in Cocieu (Ain) 
seit 1233 als Domus Coce, Cociou, Cossieu belegt, vor, und 
*Cotcssac (H.-Vienne) bei Longnon als Cociacus belegt. Cosiacus 
dagegen in Cinsi'a (Jura). 

105. Dalmatil's ist nur einmal mit -acum belegt in CBr 
villa quae dicitur Dalmaciaco; s. D'Arbois 33g. Zu dem bereits 
von D'Arbois erwähnten Daumazaii (Ariege) füge ich noch Dom- 
mazane (Dröme) 1297 Territ. de Dalmasana hinzu. Den Schwund 
des Y- wird vielleicht *Damazan (Lot-et-Gar.) zeigen. Dazu noch 
*DaImazane (Corr.). Auch im frühen IMittelalter war der Name 
üblich, vgl. Index onomasticus zu DV^. 

106. Für Decius (auch Deccius geschrieben) habe ich in 
Südfrankreich keine sicheren Belege: ^Dtssac (Corr.). Dessia (Jura) 
wird nicht hierher gehören, weil es in CS als Deissia belegt ist. 
Nicht hierher werden gehören die Formen, welche Holder I, 1248 
unter Deciacum (wahrscheinlich nach D'Arbois S. 409) bringt: 
Dizy, bei Pardessus als Disiacum (a. 662) belegt, dann ein 
anderer ON Ditiagus 713 (vgl. D'Arbois S. 227) Dizy (Aisne) ; 
dann Dicy (Yonne) und Dissai (Sarthe). Es ist klar, dafs alle 
diese ON nicht unter einen Hut zu bringen sind. 



1 Über diese Gruppe, die bei Holder aufseioidentlich vermengt ist, siehe 
jetzt Juroszek, Zs. XXVII, 686. 



8i 

Disius ist belegt: CIL III 1624^ vgl. Disiniüs und Disocnus. 
Mit Ditiacum vgl, man Ditiano sive Bellona, sive Curtinellas 920 
(Gard); vgl. damit auch Dictus Schulze 32. Dem ON im Dp. Jura 
wird Dessius Holder 1272 oder Dtxius (Schulze 272) genügen, 

107. Decimius, belegt CIL IX, 3148, ist in folgenden süd- 
französischen ON zu belegen: Dizimieu (Isere), in CL de Dissi- 
mieu 1220; in Dp. H.-Savoie *Deswgy; vgl. noch bei Holder 
Decimiacum (Yonne), Chevalier hat für Disingy einen unsicheren 
Beleg Designaci decima 14, Jabrh. Hierher wird gehören: Di- 
siniacus, Dissinniacus villa Mon. S. Germ, Autiss. > Disangy 
(DB IX). 

108. Dentatius, von dem bekannten röm. Cogn. Dentatus, 
wird in Dempuzieux (Isere), belegt als Dentaciacum, in CV (Hugo 
de) Dentasiaco, im 14. Jahrh, Denteysieu, vorliegen, 

109. Denke (Rhone) in CS als Deniciacus villa 1087, Dini- 
ciacus belegt, vgl, Demiecy (Nie vre) seit 13. Jahrh. so belegt: Puits- 
pelu setzt in „Phonetique lyonaise" Dionisiacum an, ohne die 
Belegstelle anzuführen. Lautlich genügt es nicht, aufser wenn wir 
annehmen, dafs es von Denis aus gebildet wäre. Auf Dioni- 
siacum könnten vielleicht zurückgehen: *Denizy (Seine-et-Oise), 
*Denizet (Saone-et-Loire), dann Deneze (Maine-et-Loire). 

110. Zu Dociacus, welches D'Arbois 228 in Doussay (Vienne) 
und Doucy (Savoie) nachweist, möchte ich noch hinzufügen : *Doussac 
(Dordogne). Doissac (Dord.), so 1053, Doichacum 1365, dann 
Dussac (Dord,) 1337, Duschac 1337, Duchacum 1365, vgl, 
Dupchac in episc, Petracor, a. 1121 (DB XIV), vv'erden hierher 
nicht gehören; vgl, mit diesen zwei letzten ON Dosso, DossoNius 
(Holder I, 1310) und Dussius (Schulze 423), 

Mit -an um zwei *Za Doussane (Hautes-Alpes). 

111. Zu Doliacus in Vita Haduindi i. 2, dann Dolis villa 
in Vita Mevenni 5. Anal, BolL, dann zu mehreren Dolus j. Deols 
(Indre), Dol-de-Brelagfie (Ille-et- Villaine) stelle ich noch Doliana 
in DV, identifiziert mit Dolati oder Doulan (Vaucluse) < *Do- 
lanum. Dazu wahrscheinlich ^Dotilhac (H.-Vieime), vgl. Cogn, 
Dolo CIL III und Dulio CIL III. 

112. Zu Dominacus >> *Dotnpnac (Ardeche) ist wahrschein- 
lich auch ^Dompniat (Corr.) zu stellen. Ohne Synkope *Domenac 
(Lot). Höchst auffallend ist Dominargiies wegen der Bewahrung 
des vortonigen i. Der ON wurde vielleicht gebildet zu einer Zeit, 
als die Synkopegesetze zu wirken aufhörten, und das schon bei 
anderen ON bekannte Suffix argues angehängt wurde. 

113. DoMiTius: Domitiacum ist in Südfrankreich ziemlich 
häufig: *Donzacq (B.-Pyr,) 13. Jahrh,; *Z?ö«0fl'f (Tarn-et-Gar., Gironde, 
Landes), vgl. D'Arbois S, 230. Dazu wird wahrscheinlich auch 

Beiheft z. Zeitschr. f. rom, Phil. II. 6 



82 

Demiciacensis ager in diöc. Lugd. (DB IX) gehören. Vgl. Donzy 
(Nievre) Domiciacus 600. ^Donzenac (Correze) wird vielleicht auf 
*Domitianacum zurückgehen. Beispiele für Nordfrankreich s. bei 
Holder I, 1303. 

114. DoNATius, vgl. CIL X cogn. Donatus Donatianus, liegt 
in folgenden ON vor: Donnazac (Tarn). Bei DB 1,426 Dona- 
tiacum Monasterium puellarum prope Vesontionem. In CSaü. 
Donaziago, -tiago, wahrscheinlich identisch mit Donazac 1250 
— \2bT, ']. Do?inezat (Puy-de-D.). Im selben Dp. noch ein Donnezal 
und Donazac. *Do?i}iezac (Gir.). 

-anum: Donacia n um j. S. Felix (Ariege) bei Longnon. 

115. Draguignan (Var) wird einmal in CM als Dragognan 
belegt. Dafs wir ein *Draconianum zu Grunde zu legen haben, 
zeigt dieser Beleg. Dkacoxius ist nicht direkt belegt, vgl. Dka- 
CONIAE CIL III cogn. Vgl. aber auch viele Dragonüres (Aveyron, 
Isere, Vend6e), so dafs man hier auch ein Appell, sehen konnte. 

116. Drüsius wird vielleicht in *Drugeac (Cantal) vorliegen. 
INIit mehr Sicherheit darf man hierher ziehen Driisieux 1449. Holder 
führt unter Drociacum Drugy (Somme) auf, wie der Vokal und der 
Konsonant zeigen, ohne jede Berechtigung. Drociacus wird wahr- 
scheinlich eine latinisierte roman. Entwicklung von Drüss(i)-acus 
darstellen, vgL CIL IX Dkussia, Dkussius; vgl. D'Arbois S. 230: 
*Droussac (H.- Loire), vielleicht identisch mit Drociaca villa in 
vicaria Brivensi (a. 9 1 7) bei DB IX. 

117. Wenn Dusiaca villa j. Tousey bei Toul (Holder) richtig 
wäre, so könnte man dieselbe Grundlage für Doyseu in Arch. 
Dauph. j. Doizieii (Loire) fordern. Vgl. DoTius und DuTius. 

118. Was die ursprüngliche Form von Lesligtiac (Dord.) 1395 
sein mag, ist schwer zu bestimmen. Vielleicht haben wir in L 
den Artikel zu sehen, und dann wäre darin vielleicht Estanius CIL 
IX, 3542 oder Stennius IX, 1826 zu erkennen. Für den ver- 
wachsenen Artikel vgl. drei Leguilhac (Dordogne): Laguilhacum 
13. Jahrb., L'Agulhacum 1382 < *Aculiacum: Lespinassai (Dord.); 
Espinazac 1 105 << *spinaceacum. Dafs etwas ähnliches in 
unserem Falle vorliegt, wird vielleicht durch *Etigny (Yonne), *Etagnac 
(Char.) nahegelegt. 

119. FarrIcius (über die Kürze des i s. Schulze 518 Note): 
Fabriciano villa in com. Narbonensi (a. 951). Im Dp. Aude 
*Fabrezan wird wegen des z hierher nicht gehören; vgl. * Fahr esse 
(Marne), dann in Ro. gase. (Galfridus de) Fabriciis (13. Jahrb.). 

Farsac (Dröme) scheint auf *Falciacum zurückzugehen: 1430 
Oschia de Falsa, Fohs de Fausa 1508, La Font de Farsa 1542. 
Es gibt mehrere gleichklingende ON: * Farsac (H.-Vienne), *Farssac 
(Tarn), vgl. dazu Le Harcila?we (ein Bach im Dp. Basses-Pyr.). Über 



83 

Falcilius s. Schulze 272, 356. l'^ > r ist auf diesen Gebieten 
unerhört. 

120. Fdbiargues (Gard), wird 1345 als Mansus de Fabayra- 
nicis, was wahrscheinlich schlechte Latinisierung ist, belegt; (der 
Schreiber erinnert sich, dafs -anicus hier -argues ergeben hat, 
und kontaminierte dann beide Formen), 1634 Faviargues. Zu 
Fabius möchte D'Arbois S. 438 auch Fajac und Fajan (Aude) 
stellen. Da diese ON als Fabiacum bezw. -anum nicht belegt 
sind, so kann man wohl daran zweifeln, umsomehr, da wir in 
diesem Dp. haben: -S". Esieve-d'Oiäavioji, Rouhia, wo man die Er- 
haltung vi und bi deutlich sieht. 

121. Da wir keine Belege für *FaztUac (Dord.) haben, so 
können wir über den etymologischen Wert des ''z'' nichts sagen; 
vgl. Cogn. Facilis und Fadiliacum^ > Failly (Marne). 

122. Falekiüs kommt CIL IX vor: dazu tenementum Fa- 
leyrac 1670 (Dord.). Vielleicht enthält Faleviacum prope Nigellam 
(DB XIII) einen Schreibfehler. 

123. Fanius CIL IX, 2647 : vielleicht dazu "^Les Fagnan (Dord.). 

124. Farius: Schulze 272 erscheint in Fayrac, aber im 
13. Jahrh. Afayrac, Feyracum 1365; dann im selben Dp. *Ca- 
siellnau-et- Fayrac, s. dazu noch das Cogn. Farianus CIL III, 6179. 

125. Zu Feruciacum, welches auf Merowinger Münzen vor- 
kommt, bringt Holder I, 1494 Fursac (Creuse),2 eine synkopierte 
Form, wo sich ^— > « durch labiale Nachbarschaft erklärt. Andere 
Formen sind unsynkopiert: *Ferrussac (H.-Loire, Lot-et-Gar., Tarn- 
et-Gar.), *Ferroussac (Puy-de-D6me), *Ferronssat (Puy-de-D6me), 
*Ferrussac (Lozere, Gard); Ferrussac (Her.): Ferroussat 814, 
Ferruciacum 1120; vgl. bei DV2 Ferrucius villa in Albigensi 
j. Castel ferrus (Tarn-et-Gar.). In CBr Ferruciago, dann eine 
Variante Ferriciaco fiscus, ubi possessio Mon. St Dionysii (um 
1008 ungefähr), vgl. Fericy (Seine-et-Marne), und Fericiaco in p. 
Milidunensi a. 878 (DB IX). Vgl. Feridius (Schulze 166). 

Mit -anum vielleicht Fursannes (H.-Vienne), -anicus: Fa- 
sanges (Puy-de-D6me). 

Ferronius (Schulze 165). Ferroniana in CLer., vom Heraus- 
geber mit Ferane (Bouches-du-Rhöne) identifiziert: lautlich decken 
sich diese zwei ON nicht; vgl. viele La Ferronüre. 

Noch *F£Rissius ist anzunehmen: Fereissac locus in CSau. 

*Ferrentius vgl. CIL VIII, [619] Ferrentianus cogn.: Fer- 
ransac (Dord.), 1363 Ferrensacum; *Ferrensac (Tarn-et-Gar.). 



^ Dasselbe tut auch Juroszek Zs. XXVII, 564. Vielleicht haben wir 

hier *Fa(li-acum bezw. *Fadi-anum zu sehen (vgl. Holder 1,1491). 

* In CB Firciacensis vicaria; vgl. Ferciacus villa pert. ad Coma- 
riceiise Mon, (a. 820) bei DB VI. 

6* 



84 

126. FüSTius Schulze 167: Festiacum (in Majus Chronicon 
Lemov. bei DB XXI) >> Feytiat (H.-Vienne), wo die Entwicklung 
von sti auf nicht volkstümlichen Charakter hinweist; in CB Fis- 
ciacum postea Festiacum in vicaria Lemovicensis. Hierher dürften 
de Fessago alodium pertinens ad S. Anton. Ruten, in Testamentum 
Raimundi I. com. Ruten, göi (DB IX), '^Fessy (H.-Savoye, Isere), 
*Fessieux (H.-Loire), ^Fissac (Char.) gehören. 

Eine Ableitung von diesem EN liegt in Festinius (Schulze 
S. 167) CIL X vor: Fitignieti (Ain), De Phitigniaco 13. Jahrb.; 
im Dp. Isere Fetigni in Doc. ined. IV Festegnino, Fe-tig-o; 
vgl. *Feh'gji}' (Jura), *Festigny (Marne); Festiniacus villa Mon. 
S. Germ. Autiss. (a. 884) DB IX. 

127. In CBr. kommt einmal Filciago vor, dann bei DB IX 
Filciacum villa Mon. S. Vedasti (8go), im CM Filciacum, welches 
Guerard mit Felix (Bouches-du-Rh.) identifiziert. Da die mod. 
Formen fehlen, so können wir nicht sagen, ob diese ON irgend- 
welchen Zusammenhang mit Feliciaco 1275 j. Feliciat (Ain), mit 
-anum in CBr villa cujus vocabalum est Feliciano von Ffltx 
(Schulze 525) oder Feltcius (ebenda i8g), haben. Es ist auch 
etwas anderes möglich. Wir haben nämlich im Dp. Gard Font-de- 
Fouzan, 101 1 Villa Felzane, dann Eons de Feuzano, (liegt hier 
überhaupt das Suffix -anum vor, da loii -ane?). Dieser letzte 
ON scheint von dem Appellativum feuze >» filice abgeleitet zu 
sein. Dafs es auch die oberen seien, läfst sich nur vermuten. 

128. FiDENTiACUS D'Arbois 340 liegt zu Grunde in: Vic- 
Fezensac (Gers) < vicus F.; zwei Fiancey (Dröme) sind sehr merk- 
würdig belegt: Finciaci, Franciaci (könnte eine Verschreibung 
für Fianciaci sein), Faieiaci 1157, de Finceu 1 158, Fienceya- 
ciüm (-acium angefügt an die moderne Form). 

129. Zu Firminiacum j. Firmeyiich (bei Köln) stelle ich De 
Firminiaco (S. Martini cella) pert. ad Mon. Insulae Barbara 971 
(DB IX); * Firmignac (Aveyron); vgl. Firminy (Loire). Vgl. den 
christl. Namen Ferminus und Firminus, Schulze 167. 

INIit -anicus: Firmiiiargues (Gard) Firminhanicae, Firmi- 
nargie 1526. 

130. Figeac (Lot), vgl. D'Arbois 231, kommt vom 8. Jahrh. 
an als Figiacus belegt vor; einmal auch in CC Fiaco. Im Dp. 
Tarn Fiac, im Dp. H. -Alpes Pre-Fiasque. Diese ON könnten zu- 
sammenhängen, vgl. auch Fiacus villa in p. Tornodorensi (a. 872) 
(DB VIII); und Fidiacus bei Pertz dpi. 97, 30. Fmius ist 
belegt. 

131. Le Filan (Drome) El Filang 1327, La forest de Filhan 
1540; Fillan (Dröme, ein Bach), Le ruy de Filliani547; im 
Dp. B.-Pyr. Hillaiii, Filhan 1538, Hillan 1540 werden zusammen- 
gehören. Vgl. CIL IX FiLLius (fünfmal), CIL II Fxlia Bace. 



85 

132. Zu den S. 163 von D'Arbois angeführten Vertretungen 
von Flor(i)acum möchte ich noch folgende südfranzösische Formen 
hinzufügen: Floirac, Florac (Gard) 1309, Floraco 1262, aber loog 
villa Frodnaco und 1860 Frugnat, was ich mir nicht erklären 
kann; Fleurac (Dord.) — Floyracum 13. Jahrh. ; Floirac (Dord.) ; 
Floirac (Dord.) in CC Floriaco. Hierher wahrscheinlich auch 
*Fleriai (Jura); Fleiirimx (Rhone) in CS Floireu, Floriacus; im 
Dp. Ain zwei Fleurieux, belegt als Fluiriaco, Flu y reu; Fleyriai 
(Ain) belegt als Flariaco (latinisiert, da ey- auch auf ai- zurück- 
gehen kann), de Fluyriaco, Florier, Fluyria; '^Florac (Loz^re). 

Mit -anum: */)i?«;7fl7/ (H.-Gar.) ; Florian (^zx^ seit 16. Jahrh. 
belegt; vielleicht auch *Florins (H.-Savoie); Les Florins (H.-Alpes) 
mit merkwürdigem Beleg aus 1465 Fl oh ans. 

Von den Ableitungen sind zu nennen : Florinius (vgl. Flo- 
KONlus Schulze 480) Flourgnac (Dord.), ohne Synkope Fleurignac 
(Char.), vgl. Fleiirigny (Yonne) , auf Merow. Münzen Fluriniacus 
j. Fleurigny (Ille-et-Villaine). 

133. Zu den Ausführungen von D'Arbois S. 233 ff. über 
Flaviacus füge ich folgende südfranzösische Beispiele hinzu: 
'^Flaujac (Lot), Flaujac (Aveyron) in CC Flaviaco, Flaviago; im 
Dp. Dordogne Flauviac, Flayac und Flaujeac, 1.555 Flauiac und 
Flaviaco. In Ro. gase. Portus de Flaujagas (13. Jahrh.) j. Flau- 
jagues (Gir.). In CBr cultura de Flayaco, in villa de Flayaco; 
vgl. Flayat (Creuse). ^Flaviac (Ardeche, H.-Loire); Flevieux (Ain) 
> *Flaiveu, vgl. Flevieu bei Devaux S. 327 (a. 508) Flavi- 
acum, zeigen die Erhaltung des v. vi > z: *Flageac (H.-Loire); 
*Flagy (H.-Savoie); *Flagey (Doubs). Also inbezug auf die Be- 
handlung des vi bieten uns diese ON höchst interessante Beispiele: 
I. vi bleibt in Ardeche und H.-Loire; 2. vi >> vj > ug in Dor- 
dogne, Lot, Aveyron und Gironde; 3. vi >> y (vgl. Blavia >> 
Blaya, s. darüber jetzt bei Juroszek Zs. XXVII, 569) in Brioude, 
Creuse, Dordogne, Var;i 4. vi > iv im Dp. Ain (vgl. *sabius > 
saive); 5. vi > g in H.-Loire, Savoie, Doubs. Im Dp. Dordogne 
liegen die Verhältnisse am verwickeltsten: i. neben Flaugeac 
finden sich viele Flageas, Flageat; 2. neben Flauyac (Mayn. de 
Flaujac) viele Flayac, was sich durch verschiedene Kreuzungen 
erklären dürfte, einmal liegt Dp. Dordogne im Norden des gas- 
kognischen Gebietes, wo vi > ug, ein anderes Mal im Westen des 
g-Gebietes. Mit Unrecht zieht Holder I, 1496 hierher: Le Fleix 
im Dp. Dordogne (im Dp. Vienne kann es auf Flaviacum zurück- 
gehen): es ist belegt als Fleisch, Flexus 1364. Zu beächten ist 
Fleac (Charente, Char.-Inf.), welches sich nur durch die Mittelstufe 
*Flay-ac erklärt. 

* Es ist auch Flaius belegt: CIL VI, 3388, XIV, 2379, s. Solmsen, 
Studien zur latein. Lautgeschichte S. 73, 200. Dann würde natürlich diese 
schwierig zu erklärende Entwicklung, s. Juioszek, Zs. 27 S. 567 fl"., entfallen. 
Wie Gavius : Gaius bei Solmsen S. 73, so vgl. die ON Gaviacum : Gai- 
acum. 



86 

Im Dp. Var zwei Belege für *Fla(v)ioscurQ: Flayosc, Flayos- 
quet (vgl. CM Index). 

Mit -anum: Flavienne im Dp. Bouches- du -Rhone (Rom.); 
dann Monast. S. Aegidii in Valle Flaviana (in der Note: prope 
Nemausum) DB VI und Flayvins im Cart. de Valbonne (s. Devaux 

s. 527). 

Von den Ableitungen kommt nur Flavinius vor (CIL II, 2854, 
2868): Flavignac (H.-Vienne) in CB Flaviniacensis vicaria. Viel- 
leicht liegt die Synkope vor in: Flaugnac (Lot), vgl. Flauniacus 
j. Flogny (Yonne). 

134. Zu Flacciacus bei Holder I S. 1496 gesellen sich 
folgende südfranzösische ON: Flaxieu (Ain) belegt als villa de 
Flassiaco, locus Flaxiaci, Flaccieu (seit 1136); Flacütix 
(Rhone) in CS als Flaciacus belegt; dann *Flassieu (Isere) ; 
*Fiassac (Vienne). Unsicher ob -anum oder -acum: *Flassa 
(Pyr.-Or.). 

ON mit -anum: Flacciano villa in Com. Redensi in einer 
Urkunde aus 881 des Königs Karloman. Ob hierher auch Fla- 
zanum villa in Rossil. com. 950 in einer Urkunde des Papstes 
Agapet gehört, kann man nicht sicher sagen; doch ist es wahr- 
scheinlich, da in den Urkunden ci sowohl mit z als mit s als ss 
wiedergegeben wird. *F/assa?is (Var) ; *Fiassan (Vaucluse). In CL 
eccl. S. Marie de Flaciano 1206. Ob hierher auch Fracianum 
villa in com. Narbonensi 933 bei DV gehöre, ist unsicher. 

135. *F/aj}ienac (Char.); *F/amm(m (Her.), *Le Flaman (Gir.), 
vgl. Flainanville (Seine -Inf.) dürften zusammengehören. Vgl. cogn. 
Flamma CIL VIII, X; dann Flaminius bei Schulze 108. 

136. In CM ein Flufsname Fluvianus j. La Fluvia (Kata- 
lonien); auch ein Fluviano vilare 898; dann Fluvianus fluvius, 
alveus (DB VI). Ein FluviüS ist nicht belegt, vielleicht Fülvius? 

ON Fontienne (Basses- Alpes) ist in CM als Fonteana, Fon- 
teiena, Fontelana (1 wahrscheinlich latinisiert, da hier 1' als y 
ausgesprochen wird). Vielleicht haben wir es hier mit einer Grund- 
form *Fonteiana zu tun, weil sonst die Behandlung des ti un- 
verständlich wäre. Die nordfranzösische Gestalt des Suffixes ist 
doch auffällig. Dann in CC (Bernardus de) Fontiano. Fon- 
cianum villa in Carcassonensi j. Fo?iiüs - d' Aude 1095 bei DV5 
wird inbezug auf ti ähnlich zu beurteilen sein. FoNTius ist nicht 
belegt, FoNTEius aber reichlich CIL II, IX, X, XII, ebenso Fonti- 
Nius Schulze 212, 293. 

*FoNTlLius: Fonteillac (Dord.), vgl. aber auch Les Fo7iteilles 
(Creuse), La Fontille (Puy-de-D6me), so dafs einigermafsen zu 
zweifeln ist, ob Fontilius oder ein Appellativum anzusetzen ist. 

Wir haben schon I A die Schwierigkeiten angedeutet, ob wir 
in vielen heutigen Fonfagnac, Fontagny und ebenso zahlreichen 
Foiitenay EN oder Pendants zu vielen anderen Fontaines, Fonteiielles 



87 

zu sehen haben. Hierzu noch *Les Fontagneux (Dröme, Is^re), 
dagegen gehört Fontanieu (in Doc. ined. IV deFontanalibus und 
Fontanilis, was richtiger sein dürfte) wahrscheinlich nicht 
hierher. In CBr haben wir „villa quae dicitur Fontenaco in p. 
Arvernico". Neben Fontamus scheint eine Nebenform Fontinius 
vorhanden gewesen zu sein: Fontiniacum prädium eccl. Tüll. 
(DB XI). 

Mit -anum: *Fonianean (Gir.); *Fontainant (Savoie). 

137. Zu Fortiacum>- Forzago gesellt sich in Südfrankreich 
Fortiano villa in qua aliquid habet Mon. Sti. Petri Rodez 982; 
einmal auch Furtianus superior et minor; vgl. '^Fourson (Lot) «< 
Fortione; *Forsac (Correze). Vgl. den EN Fokcius Cordcr in Ro. 
gase, (im 13. Jahrb.). 

138. Zu Folliacum in Vita Praecordii gesellen sich viele 
südfranzösische Folianum: Folianae terminiura in p. Gerund. 922, 
dann „in valle Foliano" 950; Fuliano villa in valle Confluent. 
(DB IX); in CM Folianum > Fuilla (Pyr.-Or.): im Cart. Rouss. 
heifst Fulhä Faulianus und Folianus (die letztere Schreibung 
dreimal, die erstere ist wohl Latinisierung); im Dp. Drome drei 
Feuilkvis: de Fullans 1540, Fouillane, Fulhane 1627; Pre- 
Foiälkni (H.-Alpes). Vgl. bei DB XV Folliacum villa Corbeiensis 
mon. j. Le Foullois. Im Dp. Isere *Fouilleux könnte Folliacum 
sein, aber vgl. auch Fouilloux, Fouillouse, Fouilleuse << *foliosum 
von folium. Für EN s. CIL IV Folium (asc), CIL IX, 1455, 3, 80 
FoLius oriens, X Folia, Follta. 

139. Frontius (vgl. CIL XII Fkontia Marciane) hat in ON 
eine ganze Sippe ergeben. Der älteste Beleg stammt von 662 : 
in Fronciaca villa (Pertz. Dipl.); DB XII Fronciacum in „Ex 
historia pontif. et comitum Engolis."). Dazu vgl. *Fronsac (H.-Gar., 
Gironde, Dord.), vgl. *Frons (Aveyron); bei DB X „abest uno plus 
miliario a Castro Frontiaco, insula Dornonia in Terit. Burdiga- 
lensi" j. Fronsac (Gir.), in Ro. gase. Fruneiaeum, Fronciacum. 

Mit -anum: Frontiana (Rom.) eine Station zwischen Cessero 
und Forum Domitii. 

Sehr häufig sind die Vertretungen von *Frontenus: in CBr 
„in villa Frontenago"; Fronie7iay (Jura) in CS merkwürdigerweise 
als Fron tena, Frontenas belegt (wahrscheinlich dialektische Aus- 
sprache, in burgund. ey > a); Frontenas im Dp. Rhone wird wahr- 
scheinlich -ate enthalten. *Fronlenex (Savoie) gehört (mit -acu) 
auch hierher; ^Frontenac (Gir., H.- Loire, Lot). Im Dp. Rhone 
gibt es neben Frontenas auch Froriionas , welches in dieser Gestalt 
seit 1179 in CL (Guillermus de Frontonas) belegt ist. Es dürfte 
der n- Stamm von derselben Wurzel sein, vgl. Holder I, 1500 auf 
einer Inschrift: Ratiu Brivatiom Frontu Parte(lso) nios ieuru; vgl. 
* Fronton (H.-Gar.). Es wäre natürlich auch möglich, dafs in 



88 

allen diesen ON Fronto (Schulze 45, 315) vorliegt, da die Ab- 
schwächung des o— >• e häufig vorkommt. 

Eine andere Ableitung wäre Frontinius CIL XII (auch cogn« 
Frontinus häufig): Frontignan (Her.) Frontinianum castrum 
105 1; * Frontignan (H.-Gar,); *Frotiiigny (Rhone, Saone -et- Loire) ; 
'"^ Fronlignac (H.-Vienne, Lot-et-Gar.) < Frontiniacum; vgl. damit 
Frontignes (H.-Gar.). Daneben die Form *Fkontamus vgl. Fkon- 
TONius CIL II: obediencia de Frontaigniaco 1170 in CL. 

Die keltische Entsprechung dieses Namens dürfte Talus, 
Talius sein. S. II B. 

140. Zu Fusciacum, D'Arbois S. 238 füge ich noch fol- 
gendes bei: Foissiat (Ain), seit 1076: Parr. Foyssiaci, Foissia; 
*Fuyssteux (Isere); Foissac (Aveyron) in CC Fossiago, Foisago 
im il.Jahrh. (Gard, Tarn-et-Gar.). *Fonssac (Vienne), *Foussaguet 
(Gard) und Fossieu (Ain) belegt seit 1340, verlangen vielleicht 
*Fauciacum von Faucius Schulze 365, 555, curia Faucia 151. 

FusciNius, eine Ableitung von Fuscms (vgl. cogn. Fuscinus 
CIL II, X) : * Foiissignac (Char.) ; in CDombes (Guigues VII comes 
ac dominus) Fucigniaci, in Arch. dauph. II Fuciniaci 1343 j. 
Le Faucigjiy (H.-Savoie, Savoie). Hierher wahrscheinlich mit 
-anicus: Foussignargues 1698 Faussignargues. Faucius: *Fous- 
sargues (Gard): Faussargues 17 15. 

141. Fosianum villa regia wird in einer Urkunde des Königs 
Karloman aus 881 (DB IX) erwähnt. Dazu wird auch Fosignana 
( 1078 ungefähr) in CNice gehören. Fosinius ist belegt, s. 
Schulze 171. 

142. DV5 hat für Fustiniacum zwei Beispiele: Fustiniago 
(a. 945) villa in pago Tolosano, dann ein anderes (a. 1058) für 
Fustignac (H.-Gar.). Vgl. CIL VIII, 8062 FusTius Babius. 

143. Zu Fouzilhon (Herault), welches 1323 als Fodiliono 
belegt ist, gehört wahrscheinlich auch Fouzilhac (Corr.). Ich finde 
nur FuDius, dann Fudiüianus, bei Schulze 239 belegt. Voraus- 
gesetzt, dafs u kurz war, so würden wir hier *Fudilius haben. 

144. Fulcin(i)us Schulze 169: Folcinianum (a. 966) bei 
DV5. Moderne Entsprechung fehlt. Hierher: Fulciniacum im 
CDoraina j. Faucigny (Savoie). 

145. Sehr reich vertreten ist in südfranzösischen ON Gavi- 
acum, welches manchmal infolge der lautlichen Entwicklung nicht 
leicht von Gabiacum, Gai-acum, Gaudiacum, Galbiacum zu 
trennen ist. Gat4geac ij^ox^ogwo) 1153 Gaviac, Gayac 13. Jahrh. 
(der Wechsel von -ug und y << vi ist in Belegen zu beobachten), 
Gaugeacum 13 17, Gauiat 1555. Ob dasselbe Etymon auch 
Gageac (Dord.) verlange, ist nicht sicher, da sich 11 09 Gaiacensis 
Gaiac 1377 findet, also mit Gai-acum von Gaius auszukommen 



ist. Im Dp. Gard zwei Gatijac, 12 18 Honor de Gauiac, aber 
1247 Gaudiaco, wird also wahrscheinlich nicht hierher gehören. 
Ebenso unsicher ist Jaujac (Ard^che). Sicherer dagegen Jaiiviac 
(Dordogne). Gagiacum 785 in Exandonensi pago in CB wird 
entweder *Gai'acum oder Gavi-acum darstellen. In CM Gaviac. 

ON mit -anum: *Gaujan (Gers) vielleicht. 

Gavillius CIL III, Gavilius CIL III: cultura de Gauilgaco, 
Javiliaco, Gaviliaco. Es ist unsicher, ob wir in Gauliacum 
villa in com. Cadurc. (DB IX) , im Dp. Dordogne zwei Gauliac ; 
*Jaulhac (Cantal), in CL (capellanus de) Jaulleu 1243, dann fünf 
Gaulegeac (Dord.) < Gaulei-acum die Synkope sehen müssen, da 
wir auch *Gaulius postulieren können: vgl. Gaulinianus CIL 6284, 
Gaulanus CIL X, 3019, Gaul-otus bei Livius 38, 19, 2, dann bei 
Schulze 172 Gaulexus, Gaulonius. 

GaviniusI (Schulze 76): Javiniaco villa in com. Lugdunensi 
998 in einer Urkunde des Königs Rudolphs von Burgund. INIit 
-anum: Gavig7ian (Gard) belegt 1463, vgl. Gevenich (Rheinprov.) 
und auf den Merowinger Münzen GAVINL\CO. Ob in (Aimericus 
de) Jauniaco 11 06 — 11 19 die Synkope vorliege, ist zweifelhaft 
(CB), da wir ON Gatmia haben, dann Gaunus CIL III, 10950, 
CIL VI, 3500 Gaunia, Gaunius bei Schulze 76; vgl. *Jajmac 
(Ardeche), * Jaugnat (Char.). 

146. Gaudiacus von Gaudius: drei Gaujac (Gard), Gaui- 
acus 1060, Gaudiacum 1247, Gaugiacum 825; * Jaujac (Ar- 
deche); dann in CL (Johannes de) Joiaco 1212.2 Weitere nord- 
französische Belege s. bei Holder I, 1990. 

Mit -anum: '^Jaujan (H6r.). -anicus: Gaujargues (Gard.), 
1376 P. de Caussanis belegt, was mit *Gaudianicus nichts zu 
tun hat. Vgl. jedoch Gavianum oben. 

147. Zu Gaiacura j. Gaggiago (Domodossola, Italien) ge- 
sellen sich folgende südfranzösische ON: Jayai (Ain), belegt seit 
1082: in villa Jaiaco, Geiia, de Geya, Jeya, Jaya; *Jayac 
(Char.-Inf.). Im Dp. Dordogne drei Jayac, seit dem 13. Jahrh. so 
belegt, auch Geac 1447, und viele andere Jayas, Jayai; *Geac 
(Char.-Inf.); *Giat (Puy-de-D6me) 1401 Giac. 

Mit -anum: In CV: in monte Gaiano 925, auch Jaianus, 
Jaine (wahrscheinlich dieselbe Ortschaft) (Chevalier identifiziert es 
mit Genas [Isere], was lautlich nicht pafst.'') Ein anderes Gajanus 
vilare Monast. Sti. Policarpi in com. Redensi 844 (DB IX) j. Gaja- 
et-Villedieu (Aude). Vgl. bei DV5 noch Gaia locus in territorio 
Tolozano 107 1 j. Gaja (H.-Gar.). Im Dp. Gard zwei Gajan, 937 
Galans, Gaianum 1007. 



^ Oder Gabinius, der nach Föistemann P qeini. ist (?). 

^ In CS Joieu, Joious, Joyacus, Joyeux; cf. *jfoyeiix (Ain). 

^ Vgl. im Dp. Isere Les Geymonds. 



90 

148. Für Galerius habe ich in den ON nur einen Beleg: 
Jaleyrac (Cantal). Vielleicht hierher auch Gelarianus villa in 
agro Argenteo (a. 825) bei DB VI. 

149. Gentius ist sowohl in -acum- als in -anum-ON ver- 
breitet. In CG a Genzago (ii.Jahrh.), in Ro. gase. Genciacum, 
Gensacum, Genzak (im 13. Jahrh.) j. Gensac {Ci\x^', Geiisac (fZ\\zx^ 
in CBai. Gentiaco, Gensac; *Gensac (H.-Gar.); Jansac (Drome) 
1200 Gensac, de Gentiaco 1227, *(H.-Pyr., Tarn-et-Gar., Char.) 
*Jansiac (Basses- Alpes). Im Dp. H.-Loire Genzai in Sp. briv. 1070 
Gensat; in Sp. briv. Gensac 1303 j. S. Blaue (H.-Loire). 

Gentianum: CGr Gentianum; *Gensan7ie (B.-Pyr.), de Gen- 
zane 12. Jahrh. INIerkwürdig ist in CBr „villa quae dicitur Genti- 
anedo in com. Arvernico in Bezug auf -edo. *Gentianne (B.-Pyr.); 
*/ansane (Creuse), * Jansanas (Creuse), vgl. bei DV^ (Arnaudus) 
Genciani. 

150. „In Generaco villa in qua Mon. S. Aegidii campos et 
vineas habet" in einem Sendschreiben des Papstes Johann VIII. 
878 (DB IX). In Südfrankreich kommt Gener(i)-acus mehrere 
Male vor: Generac (Gard) 821 Generiacum, Generacum 87g, 
de Geneirago 1060; Generac (Gironde) villa Genneirac in CB. 
Vgl. bei Holder I Generiacum > Gendrey. 

Mit -anicus: Ecclesia de Generanicis 1276, de Genay- 
ranicis j. GenSrargues {G^xd)', vgl. G^«^m//^ (Aude, Eure-et-Loire). 

151. Zu Gradiacus j. Gray (H.-Saone), s. Holder I, gesellt 
sich als eine Ableitung Gradiniacus villa in agro Solobrensi 968 
in CS, wenn es nicht *Gratini-acum darstellt, s. unten. Vielleicht 
*Gradianum in Graia, de Greiano in CSai. j. Grayan (Gironde). 

152. Wir haben in den ON Gratius von Gkacius (auf den 
Inschriften auch Graccius) zu unterscheiden: *Grazac (Tarn, H.- 
Loire, H.-Gar.i), *Grasac (H^r.), "Grezac (Char.); Greziat (Ain), 
belegt Graysiacus, Graysies, Greysieu, Greziat in CS (vgl. 
auch ebenda Graise); Grezicux (Rhone) in CS Grasiacus, Grasi- 
acensis, Greziacum 1174 (DB XV); Gresy (H.-Savoie) in CGr 
Graiseu, Graiserum, Graisiacum. Im Dp. Rhone zwei Grizieii. 
Hierher vielleicht auch Grizac (Lozere).^ 

Davon verschieden ist: in CBri Graissago; Gressac (Gard) 
Graziacum 1344, Le Grezat 1731; Greissac (Gard) Grisacum 
1365, Graissat 1824; vgl. Gkaxius CIL V oder Grassius 
Schulze 173. 

ON mit -anum: *Grezian (H.-Pyr.), drei Grezan (Gard). Für 
diese letztere Ortschaft bringt Dict. top. einen Beleg Gragnano 
905, was wahrscheinlich nicht hierher gehört, und Gradanum 



1 Bei DV5 ist dieser ON also Gradagua villa (a. 960) belegt, vgl. die 
obige Erklärung. 

2 Vgl. noch in CC Graisago 1065, was infolge des Mangels der mod. 
ON nicht zu beurteilen ist. 



91 

II 15 wird eine falsche Latinisierung sein (d > z) ; Grazan (Herault) 
de Grazano 1088; Grezan oder Grazan (H6rault), belegt 1085 
Gradanum (was wie oben zu beurteilen ist), aber 1118 Graza- 
num; ^Grazan (Gers); vgl. Aquae Gratiani >» Aix-en-Savoie. 

In den Ableitungen: Gkacilius CIL III, 5484: *Gresillac (Gi- 
ronde) ; dann die Belege für Gauzignan (Gard) Grasilhanum 
1310, Graisignan 1789 (was mit den mod. ON in keinem Zu- 
sammenhange steht). 

GkaciiNIUS bei Schulze 85, 172: Graciniacum > Chapelle- 
Gresignac (Dord.), de Grasinhaco 13. Jahrb.; *Grezig}iac (Chan), 
vier *Greztgnac (Dord.) 1243 C. de Greziniaco; cf. in CBr. Gri- 
siniago. Vgl. auch Graecinius, Graecinus bei Schulze 81, 522. 

Dagegen von Gratius — Gkatinius CIL IX, XII : ^Gj-adignan 
(Gironde). 

Mit -ascus: Gratiasca > Greasque (Bouches-du-Rhone) 
belegt in CM Grezascha, Grazasca, Gratiascha (ich weifs 
nicht ob sich darauf der Beleg Gardasca bezieht, wie Guerard 
will). Für den sekundären Schwund des ^z^ vgl. Ay??iargties (s. 28), 
Lorlanges (s. 451). 

153. D'Arbois bringt S. 247 f. Griniacus in Zusammenhang 
mit Graniacus von Granius mit Hinweis auf die Assimilation 
von zwei i, was nicht zutreffend ist. In den ON haben wir die 
zwei Namen zu unterscheiden: *Gragnague (H.-Gar.), *Le Gragny 
(Savoie). Auch *Grann-acum scheint vorzukommen: in CBr 
Granago, vgl. *Le grand Grattay (Loire), Grannum auf den 
Merowinger Münzen j. Grand (Dp. Vosges). Über Grannos siehe 
Holder I, aber auch Schulze 237a Gränius und D'Arbois a.a.O. 
*Grannione >> Gration (Spanien), Gragnolei (Isere) -< *Grannio- 
littum, vgl. dazu den Namen einer Frau IHCh52: Granniola 
famula d(e)i. — *Greignac (H.-Vienne). — 

Eine Ableitung dürfte '""Gkanqliüs sein: Granouillac (Lot) 
< Granuliacum in CB ; vgl. auch *Granouillii (H.-Loire) ; vgl. 
Granilla CIL X cogn. und Gkanonius Schulze 480. 

Dagegen Griniacum häufiger: Grigny (Rhone) in CS als 
Grinacas, Grigneu, Grignieu, Grigny; *Grtg7iac (Cantal). Aber 
auch hier kann in einigen Fällen i-' auf ai— zurückgehen, wüe 
Gn'gtiol (Dordogne) beweist: 1072 Granol, Grainol logg, Gra- 
nolium 1135, Granolh in einem Sirventes von Bertran de Born; 
Greniols 13 10, Grignaus 1450. Dann mit -anum: Grignan 
(Dröme) castrum de Grainan iiiq, Graignanum 1262, Grasi- 
gnanum 1252 (merkwürdige Latinisierung, wenn es richtig identi- 
fiziert ist), de Greyniaco 1415, Grainham 1393. Vgl. aber 
Grinniacae (casae, domus) j. Grinaghe (Berg.). 

154. In villa Honeriaco, in p. Minervensi a. 898 (DB IX) 
dürfte vielleicht Honokius enthalten. Honorius als ON kommt in 
Vita Winebaudi vor: in agello vicino, nomine Honorius; vgl. 
damit Honorisiactis (Heikler 1) und L'Honor-de-Cos (Tarn-et-Gar.). 



92 

155. Hosiiaz (Ain), belegt seit 1130 Territorium Hostiarum 
(ofienbar latinisiert), de Hostiaco, Ottiaz, Hostiaco sieht ganz 
gelehrt aus, wenn man es mit Hostiacum>> Ussago (Friaul)i 
vergleicht, HosTius CIL III. 

HoSTiLius: Hostiliacus in Praeceptum Caroli Magni pro eccl. 
Cenomanensi bei DB. 

156. Ignius CIL III: *Igniacum kommt mehrere Male vor: 
*Igny (Rhone), *Ignac (Gir.); vgl. *Ignaux (Ariege). Andere Bei- 
spiele in Nordfrankreich *Igney (Vosges, Meurthe-et-Moselle), ^Igny 
(Cher, Haute- Saonne, Seine-et-Oise, Marne); vgl. dann *Ignam>iUe 
(Somme, Seine-Inf.), *Tgno7i (Cote-d'Or). 

157. *Jonac (H.-Vienne) ; * Juac (Char.) gehen vielleicht aut 
*Jov(i)-acu zurück. Hier haben wir vielleicht einen ON vor uns, 
dessen Grundwort von einem Götternamen herrührt; vgl. Alajou >• 
Ära Jovis (Herault) , Faiijoux', Fangeaux (Gers), Fanjcaiix (Aude) 
Fano Jovis 1344 bei DB XXIII und DV=,. Doch müfste diese 
Annahme von der Archäologie und Geschichte bestätigt werden. 

158. In CB 832 erscheint ein pagus Juconciacus, Gegun- 
tiacus, dann auch Jocondiacus. Die ersten zwei Belege dürften 
falsche Latinisierungen sein, ndi >• nz (s. Juroszek Zs. XXVII, 680). 
Vgl. ^Jagonzas (H.-Loire) , dann ^ Jonzier-Epagny (H.-Savoie) , J071- 
zieiix (Loire). S. D'Arbois S. 250. 

159. JüVENTius CIL II, VIII, X (belegt auch mit dem 
Schwunde von v: Juentia CIL IX, XII, 3310, über die Kürze des 
u s. Schulze 281, 482) liegt vor: in Jovenciaco, Juvenciago 
in CS; dann Juventiacum villa Mon. S. Vedasti 8qo (DB IX) ; 
dann in vico Jovinziaco 894 in einer Urkunde des Königs Ludwig 
von Provence; einst Jovinzieux j. S. Donat (Dröme), vgl. Jouancy 
(Jonne) -< Jovenciacum. Bei DV zwei Juvenciacum palatium 
regium a. 832; dann Jonzac (Charente-Inf. ) belegt in CSai. Joen- 
ziacum, Joanzach; in CBai. Joenzac. (Damit entfällt die 
Identifizierung von D'Arbois S. 251 mit Jucundiacum). 

160 JuviNius CIL II, 495, vgl. Juvenius CIL 111: Juvignac 
(Herault) Juviniacum 799; '^ Jiivigny (H.-Savoie), Vielleicht hierher 
auch '^Juignac (Charente). Jovignac (Char.) weist aber entweder 
auf ü oder o hin. Vgl. viele nordfranzösische Juvigny bei D'Arbois 

S. 254. 

161. Sowohl in ON mit -anum als -acum kommt Julius vor. 
Zu den von D'Arbois S. 141 bereits besprochenen ON füge ich 
noch folgende hinzu: Juillac (B.-Pyr.) St. Pierre de Julhac 1227; 
drei Juillac (Dord.), Jullyac 1457. Jidia (Puy-de-D6me) in Sp. 



1 Holder I bringt hierher Ussac (Corr.); Ussy (Calvados), jedoch alle 
ohne Belege; vgl. Stiago (Ven.). 



93 

briv. Julhat; dann ebenda _/«///<?/ (H. -Loire) julhac, Julhat i66g. 
Juülagiiet (Char.) ; Jidlie (Rhone) in CS julliacus. 

Eine Ableitung dürfte *Julienus sein: Jiilienas (Rho.) in CS 
als Jullenay, Jullienas belegt; über ay > a vgl. lA. 

Mit -anus: Juillatis (Bouches-du-Rhöne) in CM. häufig belegt. 
Fontjuliarie (Dröme), Jullianne; Les Jullianes, Julian (Drome) der 
letztere ON erscheint als Riparia de Julho, Julha 1508, Julias 
1530- Jullian (Her.) Jullians (Vaucluse); * Juliin (Rhone). In CC 
Juliani Mansus 1065 — 1087, ebenda Julianus, j. S. Julien-de- 
Pigagnol (Aveyron). Bei DV.2 JuUanum villa in p. Narbonensi; 
dann bei DV Julianum castrum. Es ist nicht klar, was La 
Jullienne ( Basses- Alpes , Charente) Julliens (Dröme), Julien (Var) 
darstellen soll, ob Julianum, wo ien unter frz. Einflüsse entstanden 
wäre, oder nfr. Jullien. Mit -anicus: *Jullianges (H.-Loire), ^ Juli- 
anges (Lozere). 

162. Juniacum ist ebenfalls in ON ziemlich häufig an- 
zutreffen: so Jmiiac (Dord.), Junniac 13. Jahrb., Jupnhac 1382; 
Jwiiat (H.-Vienne); Junliac (H.-Loire); vgl. * Jugnon < Junione 
und *Jugny (Cote-d'Or, Deux-Scvres) ; *Jug7ie (Loire -Inf., Sarthe, 
Maine-et-Loire). Dazu noch Juniacum fiscus in Substancionensi, 
a. 898 bei DV5. 

163. Jüstiacum ist wahrscheinlich anzusetzen für: Jiissieiix 
(Rhone) in CS belegt in villa Jussiaco iioo; ^Jussy (H.-Savoie); 
*Jussac (Cantal, H.-Loire, H.-Vienne), * Jussat (Puy-de-D6me), *Jussas 
(Char.-Inf.), vgl. Nordfrankreich '^ Jussay (Deux-Scvres), "^Jusse (Ille- 
et-Vilanie), ^Jussey (H.-Saone, H.-Marne); Jussy (Aisne, Nievre, 
Yonne, Cher.). 

Mit -anum: Jussanum Monasterium Vesuntione (DB V), auch 
Jussianum. Wegen der Behandlung der sti-Gruppe ^lehi Jusiian 
(Gers.) ganz gelehrt aus. 

JusTiNUs: ^Jusliniac (Ariege), vgl. '^Justigny (Eure-et-Loire, 
Seine-et- Marne). 

JusTiLius, vgl. cogn. JusTiLLA CIL II, 2799: La Plaine de 
Justilianne, belegt 1676. 

164. Unter Laboriacus verweist Holder II, 125 ohne jede 
jede Berechtigung auf Lauriacum. Ich habe aus CS Laboriacus 
villa in agro Tarnatensi (1030 ungefähr). Für die Vergleichung 
mit den modernen ON habe ich ^Lavours (Ain), dazu noch *Zö- 
vaury (Allier). Man darf es vielleicht mit Laburius, Schulze 162 
in Zusammenhang bringen. 

165. Latini-acus kommt in ON häufig vor; s. D'Arbois 
S. 144. Lagneu (Ain) belegt als Laigniacum, Laigneu; Lagniat 
(Ain) belegt als Laduni um, ager Ladiniacensis; Lagnieu (Ain) 
villa Latiniacus. Vgl. einen Beleg in CS Mansus ad Lada- 
niacus (953?). "^Lagneux (Savoie). In CBr kommen Ladin iacus 



94 

und Latiniacus vor. In Dp. Rhone Legny — Lagniacus be- 
legt; in Dp, Loire Leignieux könnten auch auf *Laniacum zurück- 
gehen; Lanius Schulze 192. Viele südfranzösische Ladt'gnac (Corr., 
H.-Vienne, Dord., Aveyron, Lot-et-Gar., Cantal), *Ladigttat (H.-Loire). 
Für -anum nur ein Beispiel: drei Ledignan (Gard), Ladignan 
1037, Ledignanum 1050, Ladinanum 1216, dann bei DV- : 
(Bernardus Rogerii de) Ledini an o j. Ladigne (Aude). 

166. Lavinius kommt ebenso häufig vor: Lavignac (Dröme) 
so 141 3; Lavignac (H.-Vienne) in Ro. gase. (Asso de) Lavinnac; 
*Lavignac (Corr.), *Lavignague (Gir.); *Lavigny (Jura). Ob wir 
auch eine Nebenform Lavanius anzusetzen haben, ist nicht sicher: 
Experandieu Cite de Lemovices n. 81 p. 180 hat eine Inschrift 
D(is) M(anibus) Lavanus et Noma vivi posuerunt (bei Holder II). 
Vielleicht ist es überhaupt nicht in Ladanus zu korrigieren, 
wie Holder will. In ON Lavani-acum: Lavagnac (H6rault) 
804 — 806 Lavania, Levaunachum 922, Villa de Lavainag 
et de Lovainag 11 26 (o vielleicht aus labialer Nachbarschaft); 
dann *Lavag?iac (Gir., Aude); vgl. Lavagnes (Her.). In Lavania 
mansum unum 804 — 820; im selben Dp. Lavagiiol und im Dp. 
Gard La Lavagne, 1391 Lavagnol. 

Mit Abschwächung des ersten a wird es *Levig7iac (Lot-et-Gar 
[Holder Laugnacum, Leugnacum, schwerlich identisch], H. Gar., 
Landes). Daneben gibt es in Südfrankreich viele Laugnac so im 
Dp. Gard: villa de Leugnaco 993, villa de Lunacho 1146 (?), 
Podium de Launiaco 1196, Locus de Lonhaco 1461; Laugnac 
(Lot-et-Gar.), dann '^Latinac (H. Gar.); ^Launaguet (H. Gar.); dann 
über ganz Frankreich zerstreute Latmay (worunter sich, nebenbei 
gesagt, eine grofse Anzahl auf Art. -j- alnetum zurückführen lassen 
dürfte, da ja auch Laiinois ^ Launoy vorkommt). Wir können nicht 
behaupten, dafs in diesem Falle romanische Synkope vorliege, da 
wir Launius CIL V, 8752, Launio, LaUiNILLUS belegt finden. 
Glück hat im Kompositionsteile -launos in Are-launum etc. (bei 
Holder II, 159) eine Kontraktionsform aus *lavenos , fröhlich', 
w. llawen, pret. luan, corn. lauen, louen, lowen angenommen. 
Laven US als cogn. kommt auch vor: CIL XII, 2230, vgl. ^Lavenay 
(Sarthe). — -anicus in CM Launanicus, was Guerard mit Lati- 
nanet (H.-Alpes) identifiziert; der moderne ON verlangt -ittus. 
Launus war auch im Mittelalter üblich: vgl. CBai Launus, Launo, 
Launone, Launoni. Nach Förstemann P ist es germanisch. 

167. Lavius cogn. CIL III, 2792, 1269, vgl. Schulze 38, 179 
kommt in den ON selten vor; sicher ist nur Lavieu (Loire), welches 
in CDomb. im 13. Jahrh. (Jaucerandus de) Laviaco, in Arch. 
dauph. (Bernardus de) Laveu, Lavief, Layviaco belegt ist. 
*Laujac (Gir.) ist wegen des Mangels an Belegen unsicher, wie 
Flaujac < Flaviacum, so könnte es auf La via cum zurückgehen, 
aber vgl. Laudiacum. 



95 

168. Lavari-oscum kommt in CGr vor, von Marion wird 
es mit Lavars (Isere) identifiziert; vgl. noch *Laveyron (Dröme, 
Landes); *Laveyrone (Ardeche); "^Laviron (Doubs); ^Lavironne (Puy- 
de-Dome); und Lavariaco j. Lavare (Sarthe), welches Holder 
II, i6i fälschlich unter Lauriacum stellt; dann Lavarioscus im 
Testament d'Abbon, wahrscheinlich identisch mit den obenerwähnten 
ON. Für EN vgl. Lavar.-vtus Holder II, 165, Lavaris. 

169. Laenius Schulze 187 ist nicht sicher in ON nachzuweisen. 
Es ist manchmal zusammengefallen mit Lanius Holder II, CIL 
V 4191, X, dazu auch Schulze 192. Nach Holder Laniacus > 
Lai'gne. *Leignac (Cantal) und *Leg7ieux (Ain) könnten beides sein. 
*Lagtieux (Savoie) könnte auch << Latiniacum sein, vgl. Lagnieu 
(Ain) < Latiniacum. Sicherer ist *Laniacum in *Lagnac (Ave- 
yron), vgl. dazu *Za Lagne (Basses- Alpes) ; ^Lagnes (Vaucluse), 
dann ^Lagnoti (Cantal, Flufsname); dazu '^Leignon (Namur). Holder II 
führt alle südfranzösischen Z4^;zflc und französische Zz^^r^' auf Lae- 
niacum zurück; für die betreffenden ON bringt er keine Belege; 
s. Lini-acum. 

170. *Laudi-acum von Laudius Schulze 17g liegt vor in 
Lodiacensis pagus: j. Loudeac (DE XV) (Cötes-du-Nord, breto- 
nisches Gebiet). In Südfrankreich habe ich folgende unbelegte 
ON: *Laujac (zweimal, Gironde, vgl. oben Lavi-acum); bei DV, 
Laudatis locus in Vivariensi (a. 950). Vgl. Laudiacus im 
6. Jahrh. >> Moni Louis-sur-Loire (Dp. Indre-et-Loire). 

171. CIL IX kommt Lartius vor. *Larti-acum (wofern es 
wiederum mit Art. *Artiacum nicht zusammengefallen ist) scheint 
vorzuliegen: in zwei Larzac (Dord.), so seit dem 13. Jahrh. belegt; 
"^Larsac (Gard). Auch Larcius ist belegt, s. Schulze 83. 

Vielleicht wird '*Larse?iac (H.-Loire) ein *Lartienacu von 
Lartienus Schulze 84 darstellen. 

172. Auf Leonius dürfte vielleicht Leognati (Gir.) zurück- 
gehen. Bei DB VIII in „De laudibus Berengarii 1. IV 160 kommt 
Leoniana urbs seu Sti. Petri Burgus, ubi erat Sti. Petri basilica" 
vor; dann bei DV2 Leonianum villa in pago Narbonensi. Vgl. 
bei DV auch Lkonius (abbas St. Hilarii), 

173. Levius: in CL (Girinus de) Leviaco, dann ^-Leviac[Gexs) 
'^'Levejac (Tarn) << *Levei-acum. 

Eine Ableitung von diesem EN dürfte Levinius sein: in Levi- 
niago 924 j. Livinhac (Aveyron), dann Levinac (Dord.). In CB 
(Artmandus de) Liviniaco 11 10; in CS Liviniacus vel Luvi- 
niacus villa in agro Forensi 980 (labiale Nachbarschaft!) könnten 
auch Ableitungen von Llvius darstellen. ^Levignac (H.-Gar; Lot- 
et-Car); -^Levignacq (Landes). LiviNius ist CIL V, 1009 belegt. 
Auch könnte man an I — i>>e — i wie in vicinus > vezin denken. 

Livius in ON s. bei D'Arbois S. 155. Mit -anum: in Tabula 



96 

Peuting. Liviana; unclLivianum castrum in finibus Prov. Narbon. 
*Llviniacum >> zwei ^Livinhac (Aveyron). 

174. Cogn. LiBER ist in ON auch anzutreffen: so in CM 
Liberacum, welches Guerard nicht identifiziert. Hierher dürften 
gehören: "^Lieurac (Ariege) ; zwei Livrac (Dord.) Leurat 13. Jahrb., 
Leoratum 1326, Leuracum 1382, Liouratum 1454, Liora 
1723; *Lieurtac (Cantal) ; *Lioriac (H. -Loire) ; vgi. *Lieiiras {\s,hx(i). 

In ON mit -anum: Lieuran (Her.) ggo villa Liuranum, 
danii '*Lioraii (Cantal). Nordfranzösische Liberiacum > Livry 
s. bei Holder II, 204. Mit -anum noch *Lihran (Bouches-du-Rh.), 
*Le Lieuran (Lozere) ; ^Livran (Gir.). 

175. LiciNius Schulze 108 kommt auch in ON häufig vor. 
Da Holder II, 209 fast alle Liciniacum in Frankreich aufgezählt 
hat, so beschränke ich mich auf -anum-ON: Lesignan (H6r.) Lizi- 
anum 1065, Lisignano 1097; Lesignan (Drorae) so seit 1238. 
Lezignan (Aude) im CM Lezignanum, Lesiniana. Lusignan 
(Lot-et-Gar.) in CC (Hugo de) Laziniano 1108, wo das -a- des 
Beleges auffällig ist; vgl. noch Lusignan (Char.-Inf., Vienne), Lusi- 
gnat (Ain, Creuse).i Lezignan (H.-Pyr.) vgl. Lezignat (Char.). Bei 
DB VIII Liciniano locus in pago Narbonensi 847 in einer Ur- 

. künde Karls des Kahlen. Bemerkenswert ist Notre-Dame-dc-Lignan 
(Gard), belegt Lerignano 1310, Nostre Dame de Lignan 1530, 
La gleire de Herignan 1540, Nostre Dame de Lesignan. 
Wie sich diese Belege zu einander verhalten, ist nicht klar, vgl. 
den sekundären Ausfall des ^z^ bei Gratiasca >> Greasquc (siehe 
oben 152). 

176. Mit LicoNius Schulze 67, vgl. noch Lico-Rix darf 
man vielleicht in Zusammenhang bringen: Legonano vel Ligo- 
gnano (vallis de) in CM, von Guerard identifiziert mit Logognane 
(valle de) Bouches-du-Rhone. Im selben Dp. ist Ligagnan im 
selben C als Legunium, Leguinum, Leonium, Leung, Leo- 
gnum (das Verhältnis der Belege ist mir nicht verständlich) belegt, 
vgl. bei Longnon Geogr. S. 500 Licaniacus vicus (a. 475 — 480). 
Er hält es für „une forme corrompue" von Liciniacus. Hierher 
vielleicht auch Ligonac (Dord.), vgl. ebenda Ligon. 

177. Wie in Frankreich Lüciacus verbreitet ist, zeigt das 
Verzeichnis bei Holder II, 298. Ich beschränke mich auf die Hin- 
zufügung noch einiger ON. Lussac (H6r., Dord., Gard) Lussas 
(Ardeche), bei DV2 eccl. S. Mariae in Luciacense a. 950; Lucy 
(Ain), vgl. ebenda Lucinge > Lücinga; Lucey (Savoie). Im CS 
Champlecy (Seine -et -Loire) < Campus Lüciacus. Gehören 



1 Diese ON würden nur dann hierher gehören , wenn in ihnen derselbe 
Fall wäre wie in Lusignan (Vienne), welches im 13. Jahrh. Lizignen hiefs, 
s. D'Arbois 257. Es ist daher auch LuciNius Schulze 85 ganz gut möglich. 



^7 

hierher auch '^Ltichac (Charente), *Luchai (Haute -Vienne), *Luchat 
(Creuse) ? i 

Ebenso häufig kommt es in ON mit -anum vor: In CV 
Cronnum Luciani; *Lussaii (Gers, Gard) ; Lncian (Her.); Lussan 
(H6r.) ; ^Lussant (Char.-Inf.) ; *Lussaii (H.-Gar.) ; *Luxan (Gir.) viel- 
leicht. Bei DV5 noch Luciano 1058 j. Ltissan-Bouconne (H.-Gar.). 

In Liissaye (Dröme), belegt als Luzaias 1240, Lussayas 1342, 
Lussaye 1620, darf man vielleicht *Luciacas sehen. 

Von den Ableitungen von diesem EN kommen vor : *Lucenus, 
vgl. CIL XII, 4063=^'^'^ LuCENiA Dubita: Lucennacum villa in parr. 
Viennensi 885 ; vielleicht identisch mit Luzinay (Isere) in CGr 
Lucennacum, welches vom lautlichen Standpunkte, wie Devaux 
S. 284 zeigt, nicht klar ist (c^ > is); *Luccnay (Rhone) (wie ist die 
mundartliche Aussprache ?) ; Luzenac (Ariege). 

LuciNlus (vgl. Schulze 85, 183): *Lusignat (Ain) , *Lnstgnac 
(Dord.), ^Lusignat (Creuse). Luzinay (Isere) wird in CV Luci- 
niaco latinisiert, jedoch vgl. Lucenacum. Zwei Louztgnac (Chsx.- 
Inf.) gehören nicht hierher, sondern vielleicht zu Laucinna, Lau- 
SENNA oder Laucius (vgl. Schulze 85). Mit -anum vielleicht 
Lusigiian (Lot-et-Gar.), vgl. Licinianum 175. 

LüciLius (i nach Schulze 412 und nach Georges) s. D'Arbois 
S. 262: Luzillat (Puy-de-Döme) in Sp. briv. Lticidiacus, was zu 
korrigieren wäre, wenn Chassaings Identifizierung richtig ist; 
spätere Belege sind Luzilhacx, Luzilhat. Vgl. Luciliacus 
vicus, errichtet 529 — 546 j. Luzille (Indre-et-Loire). 

Bei DB XI lesen wir Lucidiacus vicus, pertinens ad abatiam 
Casae Dei. Moderne Entsprechung fehlt. Vgl. CIL XII cogn. 
LuciDUS und Schulze 348 Lucideiüs. 

Es ist unsicher, ob Lisinangus vel Lusinangus locus in p. 
Lugdun ensi (a. 930) hierhergehört. 

178. Luriacum kommt in Loirieu (Isere) vor, belegt in CGr 
als Loreu, Luyriacum; dann Luyrieux (Ain) belegt seit iioo 
de Luyriaco, de Luyreu, Lhuirieu, Luyrieu. In CL kommt 
Loirieu (Aimo de) und (Emarus de) Loirou, auch Luireu und 
Luiriaci (villa, decima) vor, alle im 12. Jahrh. ^Loirac (Gir.), 
*Zö/;-(2j (Herault). LuRius CIL III; vgl. Holder II S. 350. Daneben 
gibt es auch LoRius: Hubert 746 LORII; dann Lorinus CIL 
XII, 4400, vgl. Holder II, 287. Vielleicht haben wir Lqrius von 
LoRius in ON zu scheiden. Vgl. ON Lorium an der via 
Aurelia bei Bottaccia und Castel de Guido. Lorinus: *Lortgnac 
(Char.-Inf.). 

1 ci]>ch kommt nach Gillierons Atlas vor in Haute -Vienne (Chälus, 
Coussac-Bonneval); Corr^ze (Seilhac, Meymac, Lärche, La Roche-Cauilhac); 
Dordofjne (Villefranche-de-Belv6s); Lot (Souillac, Gouvdou, Cahors); Lot-et- 
Gar. (Tournon-d'Agenais) ; Cantal (Pleaux, Massiac, Las Termes); Haute-Loire 
(Pauchaguet, Chamaliferes, Ristord, Solignac-sur- Loire); Ardeche (S. AgrSve- 
les-Olli^res, Vion); Gard (Alais, Barjac, UzSs) [s. die Karte acier] also auf 
einem Streifen, welcher ziemlich zusammenhängt. 

Beiheft zur Zeitschr. f. rom. Phil. II. n 



9Ö 

170. Luniaco kommt bei DB XI vor: „in villa dicta Luni- 
aco in valle Clusa" 1028; in CL (Arduinus de) Lugniaco (cano- 
nicus Matisconensis) j. Lugiiy (12 19); vgl. viele Ltigny (Aisne, 
Saone-et-Loire, Cöte-d'Or, Cher). Im Dp. Ain Lugny, belegt (domus 
de) Loignie (zu erklären wie üna >> ona und Lugdunum >> 
Lyon), de Lugniaco 1272. In Sp. briv. Lunhac, Luynhac 1263 
j. Li'gtiai (Pu) -de-D6me), vgl. vocitus >> vide. Luna: Lnnac 
(Aveyron) in Sp. briv. 1381 Lünac; *Lu}iaguei (Tarn). 

LofJipuas [Ain) wird seit 12. Jahrb. de Lomniaco, de Lothna, 
de Lonnaco, Lonnax, Lompnas belegt. Das Verhältnis dieser 
Belege ist nicht ganz klar. Im selben Dp. auch Loinpnieu seit 
13. Jahrh. Curatus Longnarum, de Lomgnis, de Lognyou, 
Logniou. Auch Lompnes seit 12. Jahrh. castrum Lonnarum, 
Lompnarum, Lognes, Lugnes, de Lonnis, Lompnis. Es 
scheint also, dafs mpn = n andeutet. Vgl. Beiträge zum Lyoner 
Dialekt von A. Zacher S. 44, wo die Verdoppelung des n im Alyon. 
erwähnt wird (dann ü geschrieben als gn, ign, in und sehr häufig 
nn). Hierher vielleicht "^Loymac (H.-Loire), *Louignac (Corr.). Viel- 
leicht haben wir hier Luniacum bezw. Lun-acu zu sehen, vgl. 
luna >> lona im Südostfranzösischen. Jedoch vgl. auch Launius 
unten. 

-anum: in CB Lunianas villa, S. Petro dimissa, ubi eccl. de 
Agolas (11. Jahrh.). 

Vielleicht beziehen sich diese ON auf den Kultus der Göttin 
Luna, worüber zu entscheiden die Aufgabe der Archäologie sein wird. 

180. Zu Lücaniacus (Holder II, 296) sind noch Lugagnac 
(Lot, Gir., Loire-Inf., Lot-et-Gar.), dann in CBai. Luganiaco villa 
1075 — 1081 („qui etait pres du chäteau d'Archiac") zu ziehen. 
Bei Ausonius wird EN mit ü gemessen: Villa Lucani mox potieris 
-aco. Mit -anum: *Lugagnan (H.-Pyr.). 

Ob dieser EN etwas mit Lucos zu tun hat, weifs ich nicht. 
Vgl. Luconnacum in einer Urkunde des Königs Ludwig von 
Provence 892; vgl. CIL IX Luco, XII Luconianus. Bei DV5 
Lucum villa in Redensi (a. 889) j. Zr^rc-sur-Aude (Aude) , ebenda 
Lucum villa in Biterensi j. Luc (Herault) und manche anderen 
werden sich auf lucus = Hain (s. Georges, wo auch einige ON 
in Gallien angeführt sind) beziehen. 

Es gibt auch viele ON, welche auf *Lucanum zurückgehen: 
In CG vicaria Luganensis (a. 103 1 — 1061) j. Lugan (Aveyron), 
Lugan (zwei Tarn, Tarn-et-Gar.). Hier ist eine Ableitung von dem 
obenerwähnten lucus möglich. 

*Lucoius: Lucoiacum > S. Martin de Ligaujac (Gard) Loco- 
giacus 925, Lucoiacus, Licouiacum 1170. 

181. Der bekannte röm. EN Lutatius scheint in Ludazanum 
in CM vorzuliegen. Es wird von Guerard mit Lazanne identifiziert. 
Vgl. bei DV4 noch S. Nazaire de Lodazan. 



99 

182. Der bekannte römische EN Lucullius steckt vielleicht 
in Luguiliacum in Vivariensi a. 950 bei DV2. 

183. Logrian (Gard) ist in Dict. top. lOOi Logradano be- 
legt. Der Beleg ist mir unverständlich; seit 1161 erscheint es als 
de Logriano belegt. Cf. Lucrio X, CIL III Lucria cogn. 

184. Lupius und seine Ableitungen kommen in QP^ massen- 
haft vor. So: Loupiac (Cantal, Aveyron [alos de Lupiaco, a. 961 
bei DV5], Gironde, Lot), vgl. D'Arbois 8,263 *Lupmc'^ (Gers). Ob 
Loiipia (Aude) -acum oder -anum enthalte, ist nicht zu ent- 
scheiden. Auch Lupus (vgl. DV2) ist nachzuweisen: so identifiziert 
Deloche (mit Fragezeichen allerdings) Lupiacus villa in orbe 
Lemovicino et in vicaria Asnacensi, ubi locus ad illo Bosco dictus 
891, in einer anderen Urkunde Lupiacus in p. Caturcino, mit 
Laubai (Correze), wo der moderne ON auf Lup-acum hinweist; 
*Latibac (Cantal), vgl. *Laubagiic (H.-Gar.). Für die Schreibung vgl. 
Launüde (Dord.): L'Olmede 1672 -< *Ulmeta. *Loubat oder 
Louvat (Bach im Dp. Charente-lnf.) ; vgl. Loiibant (Ariege), dann 
*Loubens (Ariege, H.-Gar., Gir., Landes) < *Lüpincum. — Lupi- 
caga pogius in p. Rossil. supra litus maris a. 981 (DB IX) wird 
wahrscheinlich eine Schreibweise für *Lupiaga sein, vgl. Alb ig a, 
Albia j. Albü Hierher werden vielleicht noch gehören: Lochieu 
(Ain) 1310 deLochiaco, deLochiou, dann *Lochac (Alpes-Mar.) 
10. Jahrh. in CLer. 

ON mit -anum: in villa Lupiano, in com. Rossill. 982; 
dann Lupianum in Occitania 11 34 j. Lhupia; Loupian (Herault) 
Lupianum villa 990, de Lopianis 1002; ^Loupian (Lot-et-Gar.). 

In CBr noch „in villa quae dicitur Lopiago"; im Dp. Ain 
noch Lupieu (für ü aus ü o s. R. Gr. I, § 353), was dieselbe Ent- 
wicklung wie *Apiacum >> Aipeu zeigen würde, vgl. aber auch 
Lochieu. 

Es scheint indessen, dafs wir Lupius von Luppius zu unter- 
scheiden haben. Wenigstens in den Ableitungen. Lupiniacum > 
Loubignac (Char.) in CBai. Lobiniaco, Lubiniaco, Lobiniac; 
*Loubignat (Char., Corr.); vgl. Loubigni (Deux-Sevres), Loubinoux 
(Cantal) << *Lupin-acu, vgl. Lupiniacus villa in p. Cabilon. 
(a. 869) und in p. Lugdun. (a. 843) DB VIII. Dem gegenüber 
steht *Loupinat (Lot-et-Gar.). In Nordfrankreich Louvigny, LouvignS, 
Louvignies. Soll man damit den Gegensatz zwischen Louppy (Meuse), 
Liipe (Loire) und Louchy (Allier, Cher) erklären ? Auf diesen Gegen- 
satz scheinen noch hinzuweisen: La Loupe (auch Flufsname) [Eure- 
et -Loire], Loupes (Gir.), aber La Loube (Var), Loubes (Gir.) und 
dann La Louve, Loue (Flufsname), Louvcmont (H. -Marne) ; ebenso 
Loubüli (Deux-Sevres), aber Loupille (Eure-et-Loire). Auf den In- 



1 Juroszek Zs. XXVII, 576 setzt für diesen ON *Lu(p)piacus. Ich 
weifs nicht, ob mit Recht. 

t 



100 

schrifLen: cogn. Luppo CIL III, 6010, CIL VIII Lupula und Lup- 
PULA, LuppüS, CIL XII LuppA ; vgl. die Belege bei Holder II. 

Ebenso ist mit pp anzusetzen: *Lupponate > Luponas (Ain) 
belegt in CS als Loponas, Lopona, auch Lupiniacum, was 
jedenfalls eine schlechte Latinisieiung ist. Dasselbe verlangt auch 
Lozipotgfie (Brabant), belegt als Luponium; vgl. Lupeigne (Aisne). 
Ob Lupus und Luppus etwas gemein haben, weifs ich nicht. 

*LuPEius: *Lupei-acum: so in de Lobegiaco alodium et 
eccl. a. q6i in Testamentum seu potius codicillus Raimundi I com. 
Rutenensis (DB IX), was eine Latinisierung wäre, j. Loiihejat (Com), 
dann ^Loubejac (Dord., Tarn-et-Gar., Lot, Cantal), '^Louhijac (Tarn- 
et-Gar.), *Loubajac (H.-Pyr.), vgl. Louhejon (Lot). 

*Luppissius: *Loubeissargues (Cantal). 

Sehr häufig kommt Lupercius vor: Luperciacum in CV j. 
Lurcy (Ain) 885, belegt auch Luier (?), Luherciaco, Lurciaco, 
Lurce, Lucieu (?), Luriceu, Lurcieu, Lurceu; Lurcieux {^\^n^, 
949 in CS Luirciacus vel Lurciacus in Valle Bevronica; dann 
Luperciaco villa in com. Scutingensi (ungefähr 846) DB VIII; 
Lubersac (Corr.) < Luper ciacus in CB; im Dp. Dordogne zwei 
Libersac, 1346 Lubersacum; im T>^. Y.oi Loubressac {WiQnne, Lot), 
vgl. im Dp. H.-Vienne La Loubresse «< Lupercia, Loubarset (Cantal) 
in Sp. briv. Lobarses «< *Lüper cittum ; aber Lupersat (Creuse) •< 
*Lupperciacum. In CBai. Loberciac, Loperciac (da wahr- 
scheinlich latinisiert!), Aloberciac. Das u statt o bezw. ou erklärt 
sich durch labiale Nachbarschaft (vgl. aber auch opacus >> ubacX). 

Mit -anum: *Loubersan (Gers), vielleicht *L/oursafmes (Pyr.-Or.). 

*LuPERCENUs: *Loubersenac (Ariege). 

LupiLLius, vgl. CIL IX cogn. Lupilla, Lupillus: Lubeliacus 
villa monasterii Carrofensis (DB VIII) ; in CBr „villa quae dicitur 
Lubiliaco"; im Dp. H.-Loire Lubilhac 129g in Sp. briv.; vgl. 
LoubilU (Deux-Sevres). 

LuPANius: Louvagny (Savoie) in CS Lovaniacus 1030, Lo- 
agneu 1124; vgl. Louvagny (Calvados), Lotiannec (Cotes-du-Nord), 
Louan (Seine-et-Marne) ; Louans (Indre-et-Loire), Loiivaiiies (Maine- 
et-Loire). Interessant ist La Haute- Aubagne, 1494 Lobayne, wegen 
der volksetymologischen Umgestaltung. 

185. Zu Holder II, 368 *Macriniacum j. Mechernich (Rhein- 
provinz) bringe ich noch Magrigjian (Her.); bei DV.^ Macrini- 
anum villa in Narbonensi a. 782 j. Magrü (Aude) (über ni >> y, 
was auch hier zu konstatieren ist, vgl. R. Gr. I S. 433) ; vgl. dazu 
noch Magrigttes (Gironde), Magrin (Tarn, Aveyron). CIL III 
Macrinius. 

186. Madernatis ist in Doc. ined. II belegt, dann Maernatz, 
es wird identifiziert mit Mamas, latinisiert auch Marniaco. Es 
geht auf das Cognomen Matiirnus, ]Materna zurück, welches auf 
den Inschriften sehr häufig vorkommt. 



lOI 

187. Zu den Ausführungen von D'Arbois S. 265 über Magni- 
acus füge ich noch folgende südfranzösische ON hinzu: drei 
Magnac (Dordogne) , Manhac 1344; Blag7iac (Aveyron) , Magnas 
(Gers); Maignac seu Manihac in vicaria de Negroraonte in CB; 
^Magnagues (Lot); Magny (Rhone) in CS Magniacus. Im Dp. 
Ain Magnet', Magneux (Ain), Magnieu im 14. Jahrh. de Magni- 
aco; Magny (Ain) de Maimaco, de Maimiaco (diese zwei Be- 
lege, falls sie keine Verschreibung enthalten, werden schwerlich 
hierher gehören, s. 198), de Magniaco, Magnie seit 1153; 
*Chamagnieu (Is^re) >■ vielleicht Campum Magniacum; vgl. in CL 
prioratus de Megnay 1245. '^Montmignac (Loire-Inf.) >» montem 
Magniacum; "^Chamagjiy (Savoie), vgl. ON im Dp. Isere); ^Four- 
?nagnac (Lot) > forum Magniacum. In Sp. briv. Manhac 1334 
j. Maytiac (Cantal); '^Magnier (Isere), * Magny (Savoie). 

ON mit -anum: ^Magnan (Gers), '^Magnan (H.- Alpes), zwei 
^Magnan (Dröme); '^Magnane (H.-Alpes); "^Le Magnin (Rhone, 
Savoie) vielleicht; *Le Magnans (Basses-Alpes), *Maignan (Gir.). 

Bei DB VIII Magnianacus villa in p. Tolozano super Fluvium 
Fiscavum a. 854 in einer Urkunde Karls des Kahlen dürfte wahr- 
scheinlich Magnanac (H.-Gar.) sein; vgl. Mag7ianon (Char.). 

MAGNiO, onis: *Magnoac (H.-Gar.) auf dem gascogn. Gebiete, 
deshalb Schwund des '^n''. Vielleicht hierher auch Magnaiay 
(Savoie) in Arch. dauph. (Hugonetus de) Manignia; vgl. auch 
Magnenoux (Creuse). 

Vgl. den EN Magneus (frater Petri de Funteynes) in Ro. gase. 
Auch EN Manius ist möglich. 

188. Zum Cogn. Major wird Majorac (Aveyron) , in CG als 
Majoriaco 933 belegt, gehören. 

189. CIL III ist Malcio als Cogn. belegt ; daraus Malcius : 
*Malci-acum würde dann zugrunde liegen in Maussac (Herault, 
Correze, H.-Alpes), jedoch ohne ältere Belege. 

Maussane (Bouches-du-Rhone) identifiziert Guerard mit Mamu- 
ciana in CM, was lautlich nicht geht; ^Maussmi (Vaucluse), 
*Maussa7i (Tarn). 

Vielleicht hierher *Malsignat (Creuse). Malcinius ist nicht 
belegt. 

190. Malliacus kommt als Personenname mehrere Male vor, 
vgl. Holder II, 396; als ON sehr oft: drei Maä/ard {Ain), Maillat 
als Eines Masliaci, territ. de Mallia, de Malliaco (seit 13, Jahrh.) 
belegt (der Beleg Masliacum ist mir unverständlich); *Mai!l}> (Ain), 
Maillac (Her.) Alod. de Malliaco 1082; Mailhac (Aude) im CM; 
^ Maillas (Landes); * Mailhac (H.-Vienne, Dord., Gard), ^Malliac 
(Gard), *Malhac (Gard); vielleicht auch zehn Mayac (Dord.) de 
Majac II 20, vgl. aber auch Maiacum IIB. ^Mz/Z/w/ (Puy-de-D.), 
im Sp. briv. 1263 Malhac, Masliac, *AIaillac (Corr., H.-Gar.). 



I02 

Interessant ist Maillesais (Vend6e) aus Malleacensis Abbatia 
(DB XII). Cf. noch *Mailhaux (H.-Savoie), "^'Maliac (Gers). 

Ebenso ist Mallianum stark vertreten: Mailiane (Vaucluse) in 
CM Malana; ^Maillamie (Bouches -du -Rhone) ; villa Malliana; 
*Les Mayans (Bouches-du-Rhone) ; Mailhati (H.-Gar.); *Maillan 
(Dord.); Mas-Mailhan (Gard), ebenso Le Mas Malian 1157, Devesia 
Malianorum; ■^■' Moulin-Malhan {Gdird); Malkan {H.-Gar.). Vgl. bei 
DV2 Malianus villa in Narbonensi a. 782; in CLant. Magliano. 
Vielleicht auch Maillant (Allier). Dann vielleicht '^-Meilhan (Lot-et- 
Gar.), wofern es nicht Aemilianum ist. Mit -anicus: *Maillargues 
(Cantal). 

Für Maillac (Aude) hat DVo den Beleg Maglacum villa in 
Narbonensi a. 782. Es ist deshalb zweifelhaft, ob dieser ON 
hierher gehört. Vgl. auf einer gallischen Inschrift: magulo. 

Mallinius vgl. CIL VIII [425, 426] Cogn. Mallina und 
Schulze 188 Malin (lus): *Malignac (Dord.), "^Malagnac (Dord.); 
*Meligna (Jura) ; vgl. Maligny (Cöte-d'Or, Yonne). 

191. *Marconiacum wird jedenfalls in *Marcognac (Haute- 
Vienne) vorliegen, vgl. Marconnave (Ardeche). Der EN wird 
entweder mit latein. Marcus oder kelt. marca zusammenhängen. 
*Marcanum liegt vor: Markan (B.-Pyr.), Marcha7fip (Ain) , seit 
85g viUula Marchantiaci (latinisiert aufgrund von Marchant mit 
unetym. t, Marcaniaci, Marciant, Marchiant, Marchant. 

192. Sehr verbreitet ist Maria cum und Marianum. Im 
Dp. Ain zwei Meyriat, belegt seit 11 18 De Moria (wie ist dieser 
Beleg aufzufassen?), Mayria, Moiria, Moriac, Meyria; 
"^Meyrieu (Ain); ILyricu (Isere) belegt als Mariacus, Mariatis 
villa in CV, in Arch. dauph. Mayref, Maren; im Dp. Savoie Mery, 
belegt in CGr Meyriacum, Maireium (daraus vielleicht *Mayrey 
zu erschliefsen als Übergangsform), im Arch. dauph. de Älayriaco, 
Meyriaco. Mairaco villa in p. Carcass. 908 (DB IX) j. wahr- 
scheinlich I\Iairag (Aude). Meracq (B.-Pyr.) Meirac 13. Jahrb., 
Lo IMerac 151O, zwei Meyrac — Mayrac 1376; i7/ar?a^ (Ardeche), 
wo die Behandlung ri auffällt; vielleicht auch Maral (Puy-de-D6me) 
(Longnon Mariacus). Bei DV2 Mariacum villa in Nemausensi 
a. 844. 

ON mit -an um: Maitan (FIcrault) ; May ran (Gard, Drome); 
Caslehnayran ( Tarn -et- Gar. ) ; Monlvityrati (Drome) castrum de 
Montemarrano 1158 (wahrscheinlich verschrieben für Mariano), 
Monmayran 1191. In CBai. „villa quae vocatur ad Fontem 
Marianam" 11. Jahrb., dann im Itinerarium Antonini: Fossas 
Marianas (DB I).i Ob hierher auch *Miran (Dord.) 13. Jahrh. 
Mirant, ^Mirannes (Gers, Lot-et-Gar.) gehören, ist nicht sicher. 
La Marejanne (H.-Alpes) dürfte vielleicht auf Maridius (Schulze 
198) zurückgehen; dazu vgl. auch in Maridianas, locus in parr. 



1 Im Dp. Bouches-du-Rhone vgl, Desjardins G^ogr. IV, 71, 210. 



I03 

Helenensi bei DB VIII (a. 871). Anicus: Mtyrargiies (Bouches- 
du-Rhone) in CM Mairanicae, Mairanigae, Mayranegae be- 
legt; Mairanichos villa in Substancionesi a. Ii66 j. Meyrargues 
(H6rault). Im CM identifiziert Guerard Mairanicae mit Men'gue, 
jedoch vom lautlichen Standpunkte unrichtig. Der heutige ON 
dürfte sich vielmehr mit Matrica in Zusammenhang bringen lassen, 
vgl. Matrica O. in Panonia inferior, südlich von Budapest (Holder II), 
und in lautlicher Hinsicht Marticum >■ Martigues (Bouches-du- 
Rhöne). 

Marinius CIL XII, dazu Cogn. Marinus (häufig): *Marini- 
acum sehr häufig: > Marignat (Ain), de Marignia 1272; Mari- 
gnieu (Ain) villa de Marigniaco, Marigneux; Martgneu (Isere) 
in CS Marigneu; *Marig)iac (Card, Dröme, H.-Gar., Char.-Inf., 
Tarn-et-Gar.), *I\larigmer (H.-Savoie). In CS Marinacum cultura 
in p. Sanctonensi vel Engolismensi, dann Marinatis villa 102g, 
was nach dem Herausgeber Mareiay (Char.-Inf.) sein sollte, schwer- 
lich richtig. Mit -anum: Martg?iane (Bouches-du-Rhone) in CM; 
dann im Dp. Drome, Gard, H.-Savoie; *Marigna7i (Gers), *Mari- 
gnans (Pyr.-Or.). Hierher auch Camarignan (Gard), welches 821 
Campus Marignani heifst. Mit -anicus: Men'giiargues (Gard) 
Mirignanicus 927 (latinisiert), Marignanicus 1060, Merigna- 
nicis 994. Mirignargues 1479. *Mariniolacum > '^Margnolas 
(Ain). Vielleicht hierher auch *Merg}iat (Correze). 

*Marillius vgl. CIL VIII, 6787 Marilla : Marillai (Ain), belegt 
1330 Marlia, Marrilia; *Marillac (Char.), cf. *Marillet (Vendee). 
-anum-: *Mertlha?i (Lot-et-Gar.). 

*Marisius: Marisiacus villa Mon. S. Medardi 893 (DB IX), 
vgl. Marisy (Aisne). Es könnte hier auch germ. äIariza Förste- 
mann Sp. 909 vorliegen. 

ON mit üscus: in CM Mairossium, Marois, Mauroix (?) 
j. Meyrueis (Lozere) wird möglicherweise hierher gehören. 

193. Marmius kommt auf einer Inschrift aus Verona, dann 
aus Rom CIL V, 8 114 vor. Marminius, welches eine Ableitung 
davon wäre, scheint nur in ON belegt zu werden: Marminhac (H.- 
Loire) in CBr Marminiacus, in Sp. briv. Marminiacus 1255; 
*Marminiac (Lot); vgl. *Marmignolle (Cher, Allier); ^Marmagnac 
(Cantal). *Marmillius: Marmilhac 1292 j. Marmilhat (Puy-de- 
Dome). 

194. Zu Marmoriacus j. Villers -Marmery gehört in Süd- 
frankreich eine in CSau. als Marmoirac, Mermoirac, Mormo- 
iracus, Mamoirac belegte Ortschaft; vielleicht ist sie mit Mont- 
nioirac (H.-Loire), in Sp. briv. Monmaira 1247, wo die Volks- 
etymologie im Spiele wäre, zu identifizieren. Im Dp. Gard ebenso 
Monlmoirac: locus de Mormoiraco 1294, locus de Malmoyraco 
1345, Mormoyrac 1567, vgl. (Latilus et Ysnardus) Mirmurione 
(13. Jahrh.) in Arch. dauph. j. Monnoiron (Vaucluse). Diese ON 



I04 

sind vielleicht mit dem Cogn. Marmoris CIL IX [887 1] in Zu- 
sammenhang zu bringen. Vgl. auch Mirmius CIL Xll und Merniian 
(Her.), de Mermiano 1156. 

195. In ON ist es unmöglich Martiacum von Marciacum 
zu unterscheiden; wohl aber sind IMartius und Marcius in den 
Ableitungen erkennbar. Martius: Mars {Qtzxd) S. de Martio 1163. 
In einigen ON ist die j -Verbindung durch -z ausgedrückt; es ist 
wahrscheinlich nur eine Schreibweise, welche in Urkunden häufig 
vorkommt. Mit z ist dargestellt: zweimal Marzac (Dord.) Domus de 
Marzaco 1400, *Marzat (Dord.). Gewöhnlicher aber mit s: zwei 
Marsac (Dord.), Marszac 1181, *Marsac (Tarn-et-Gar., Gironde). 
Vgl. im Dp. Nievre Marzy, belegt eccl. de Marsiaco 887, de 
Marziaco 1100, Marzeiura 1150, Marciacum 1287. In anderen 
Fällen ist die i-Verbindung durch ci, ss, q dargestellt: so *Marciat 
(Saone-et-Loire, Gers), *Marcia (Jura, Ain), Marcieux (Savoie) in 
CS Marciacus villa; auch im Dp. Nievre Marcy\ mit ss nur 
Marssac (Tarn) bei DV5 Marchiacum 1163 belegt. Hierher 
vielleicht * Marchat (Ain). Vgl. Gillieron Atlas acier (in Savoie ci 
>> ch in einigen Kommunen). Hierher dürfte auch Marcac in CBr 
zu stellen sein, vielleicht identisch mit Marsac, IMarsiacus, 
Marssat 1250 j. Marsat (Puy-de-D6me). 

ON mit -anum: zwei Marsane (Drome) , Marsana 117 8, de 
Marssana 1341; Marsane (Gard); Les Marsains (B.-Pyr.) Los 
Marsains 1289, Los Marsants 1376, Marsoinx 1719. Marsan 
(Gers) in Ro. gase. Marsan, Marchan, Marthan, Marthoni, 
März an (13. Jahrb.). Merkwürdig wäre in Bezug auf die Endung 
Marcina villa in CM, wenn es nach Gu6rard Marcialy (Vaucluse) 
wäre. Im Dp. Gard drei Massane, Marzanicus (s. unten) 1038, 
Marsane 1435. *Marzan (Creuse). Mont-de-Marsan (Landes) 1276 
Mons Marciani. Vielleicht hierher auch ^Vahierchan (Gard) < 
*Vallem Marcianum. In CL kommt 981 villa de Marciano, 
Merciano vor, vielleicht identisch mit CV Merzianis 975 — 993, 
Merzino (villa de). Vgl. ci > ch (pik.): Marcian(ensis eccle- 
sia) > Marchie/ines (Nord) DB XIIL — Anicus: Marcianicus 
villa dioc. Magalon. (DB XI) , was man mit grofser Wahrscheinlich- 
keit mit Massar gues (Ardeche, drei Gard) vergleichen darf; Massar- 
gues (Gard) — Marsanicae 1215 ; dann *Massanges (Puy-de-Dörae). 
Ob hierher auch *Massalgiies (Tarn) gehöre, ist nicht sicher. 
Sichere Beispiele für -anicus >-algue habe ich nicht. In CM 
Marzaneges j. Mazargues (Bouches-du-Rhöne). rs (rci) > ss ist 
sehr üblich [vgl. Arzacio (a. 1156) j. Assas (Her.) bei DV5] : so 
Massanes (Gard) Marsane 1435, früherer Beleg „villa quae vocat 
Marzanicus" 1038, bezieht sich vielleicht auf Massargues im 
selben Dp. Es ist daher möglich, dafs in vielen *Massac (Aude, 
Char.-Inf., Tarn, H.-Gar., Vienne); Massane (Pyr. or.) *Marciacus 
bezw. Marciana vorliegt; aber es kann auch Mattiacum (vgl. 196) 
vorliegen. 



I05 

Die Ableitungen: 

I. ]\Iarcilius CIL IX (oder Marcellius) : Massülac (Gard) 
Marciliachum 1146, 941 Marceglago; zwei Marciliac (Dord.), 
[H.-Loire] de jNIarcillaco 1400; in Sp. briv. Marsilhac seit 1250 
j. Marciliac (Puy-de-Döme), Marciliac (Aveyron) in CC seit 
12. Jahrh. so belegt. Marcillieux (Ain) , belegt als Marsiliacum, 
Marsilia, Marseillou, Marselieu, Marseilleux, Massilieu; 
im Dp. Ain noch ein Marcillia, welches im Arch. dauph. Marcillef, 
Marcilleu heifst. Marcilly (Rhone), — ON mit -anum: Calm- 
Marcillayie (La) 131 1; Marcillanum villa in pago Auscensi 817 
(DB VI). MarseiUan (Herault) — Marcelliano logS. — Anicus: 
Massillargues (Gard) de Massilianicis 1345, Marcilhanicae 
1384, im Dp. Herault il/arjr//flr^?/fj, ebenda 2l\\(^ Marsilian; ^'' Mar- 
cellange (Puy-de-D6rae). 

Dagegen 2. Martilius (vgl. auch Maktüllus): Martillac 
(Dord.) so 1484, drei Martillac (Gir.) ; Martiliacum bei DB IX 
„Ex chronico Ademari Cabanensis ") ; "^Martaillac (Lot-et-Gar.), vgl. 
auch viele Marteillc. 

1. Marcinius vgl. Marcinus CIL II, XII Cogn. und Schulze 
188: Marciniacensis ager (970 ungefähr); Marciniacum villa 
super Ligerim 543 (DB IX), vgl. dazu viele Marcigny in Nord- 
frankreich. 

2. Martinius (s. D'Arbois S. 279): Martiniacus villa, Mar- 
tignas (Gir.); Martignat (Ain), *Martignat (Ariege, Lot), *Martigna 
(Jura), Martignat (Puy-de-D6me), Alartigny (H.-Savoie); dann ]\Iar- 
tiniacus a. 844 colonica in pago Magalonensi bei DB VIII. 1 Mit 
-anum: .^/örÄo-;/(7/i (H.-Gar., Vaucluse), Martinianum sive Artizum 
a. 960 j. Artix (Ariege) DV. Mit -anicus: Martignargues (Gard), 
Martiniacum colonia 850; de Martinhanicis 1314, de Marti- 
gnargues 1346. 

1. ]\Iarc(i)enus: Marcenat (Cantal, Lot [in CC Marcen- 
nago]); dann vielleicht Massen acus locus in fine de INIarciaco 
villa 970 j. Le Massenet (Rhone); *Marze?iay (Jura). 

2. Martenus: "^Mai'ieiiex (Haute-Savoie), *]SIarienod (Haute- 
Savoie); in CB Geraldus de Martennac, Martemniac, Mar- 
tempniac 1118. 

In n-Deklination Marcio CIL II, XII Cogn.: Marcionacum, 
de Marsona, de INIarzonaco, de Marconay, de Marzonay 
(seit 1208 belegt) j. Marso?ias (Ain), in GL 1275 Marzonay. 
*Marto -onis: in CC Martonag, Martonnaco 12. Jahrh. 

Martiolus vgl. CIL II [2750] Cogn. Martiola: Marzolas {kiw) 
seit 1308 Marsola belegt; bei Holder II, 422 IMarciolatis j. 
JSlarsolat (Puy-de-Dome) ; vgl. *Marsol (Puy-de-Dome). 

*Martisius: *Martisan (Tarn-et-Gar.); vgl. *Mariisay (Indre) 
und *Martaise (Vienne); vgl. bei Holder II, 446 Marticiacus O. 



^ Die Stelle heifst: in eodem pago colonicam Amantiniacum, quae & 
Martiniacum vocatur. (Falls nicht Mantiniacum zu lesen ist.) 



io6 

um Limoges auf Merowinger Münzen, Prou 2039: MARTICIACO. 
Für das letztere vgl. *j\Iariissan (Tarn-et-Gar.). Vgl. Martidius 
CIL XII. 

Auch Mars -tis: Martanicae a. 966 bei DV5 im Testament 
von Manfred, vicomte de Narbonne, 

Mit -uscus: in CM im 9. Jahrh. Marzoscus, nach Guerard 
vielleicht Marsons (Basses-Alpes). 

*Massillan (Vaucluse), *Massillargues (Aude) vielleicht << *Mas- 
sellianum oder *Massillianum bezw. -anicum; über EN siehe 
Schulze 189. 

196. Mattius Schulze 275 oder Macius 184: Maciacus bei 
Longnon II j. Massiac (Cantal); *Massac (Charente-Inf.); *ßfassai 
(Aricge); dann in CBr Maciag; Masse (Isere) Maciacus 1016, 
Maceium 1057 (latinisierte rom. Entwicklung!) in CV; Massieux 
(Ain) belegt im CS als Maceu, Macieu; *]\Tassiat (Ain), vgl. 
Massiacum locus in CSau. vielleicht identisch mit Massiac (Cantal). 1 

*Mattionacum wird vielleicht in *Mäss07iex (Ain) vorliegen. 
Vgl. Matto Lutevi f. CIL XII, 1431. 

Von *Mattiacum haben wir *Matiacum zu unterscheiden: 
Matius CIL III, 5319, 51 19, X und Schulze 275 in CS Maysiacus, 
Mayseu j. Meysieu (Isere); *Mtysieux (Loire) könnte sowohl zu 
Matius als auch zu Masius Schulze 189 gehören, vgl. in CV 
Masiatis (a. 994) und im selben C Masianus locus oft belegt 
(a. 927). Auf Matiacum weisen wahrscheinlich hin: in Mazago 
in CG j. Mazac (Aveyron), und *Mazac (Dordogne); Mazac (Gard) 
1620 Majac. In CS wird Mazieux (Rhone) nicht hierher gehören, 
da es 1024 Moisiacus heifst. 

ON mit -anum: Macianicus in com. Arelatensi (CM), j. nach 
Guerard Le Mas-de-Macy (Bouches- du -Rhone), was nicht stimmt. 
Matius: in Mazana villa in valle Petrariensi 982 (DB IX). 

Alle diese EN sind auch in den Ableitungen vertreten: *Mat- 
TiNius: "^Matlgnac (Aveyron). Masinius CIL 4515: ^Mesigny (H.- 
Savoie); Masinianum villa in Narbonensi a. 782 j. 3Iasigfian (Aude) 
bei DVo. -anicus: Maziniargiies (Cantal). 

Massius Holder II, 455 ist nicht nachzuweisen, wohl aber 
*Massinius und Massillius Schulze 189: Massignüu (Ain) in villa 
Mazinaco, Massigneu iiio. Maciliagum in CGr j. MachiUy 
(H.-Savoie), vgl. Massiliacus j. MarcilU-la-Ville (Mayenne). 

197. Mauriacum kommt ebenso sehr häufig vor. Moyria 
(Ain), seit 13. Jahrh. belegt; Ville Morien (Isere); in CM Mauriac 
(Aveyron) Mauriacum; andere Mauriac (Cantal [in Sp. briv. Mau- 
riac, Mauriacus], Gironde, Dord. [Mouriaco 1262]), Mauriat 
(Puy-de-D6me), *Moiri (Rhone); Mauriat (Dordogne); in CBr. „in 
territorio de Maoriag"; Moriat (Puy-de-D6me) 1293 Mauriac in 



1 In Sp. briv. Massiat 1261 Macsiat, auch Marssiac, wo in letz- 
terem Beispiele Dissimilation ss;>rs wie in Massilia > J/arj^z//*? vorliegt. 



I07 

Sp. briv., wird amtliche Aussprache, oder au- > ou aufweisen, vgl. 
den ON im Dp. Dord.); Ilonyrac (Lot), Maurus (als christlicher 
Name sehr häufig): *Mauras (Ardeche), *Maurat (Ariege, H.-Gar.). 

Mit -anum: In CV Maurianensis 953 — 954, Maurien-s, 
Maurigen, civitas j. vS*. Jean- de - Maiinejine (Savoie). In CS wird 
La Matirienne (Savoie) als Muriana (10 10?) [wahrscheinlich auf 
Grund der o- Aussprache latinisiert] belegt. Im Dp, Savoie kann 
*Maurin <^ *Maurianum oder *Maurinum sein. *Mauria7i (H.- 
Gir.). Maurus: in CM Maurana j. Mmirans (Bouches-du-Rhone); 
'^Mauran (H,-Gar., Gers, Tarn, Jura), vgl. in Ro. gase. (Bernardus, 
Johannes) de Mauran; *Moranne (Landes); Puymauran (H,-Vienne) 
«< *podium Mauranum. ]\Iit -anicus: Mata-iange (Correze), 
vielleicht identisch mit INIauriangas in vicaria de Faisco in CB; 
*Mora7iges (H.-Loire, Puy-de-Döme) << *Mauranicus; in CM 
Mauranicus, welchen ON Guerard mit Maurus identifiziert, was 
jedoch inbezug auf das Suffix nicht stimmt, da der moderne ON 
*Mauriensis verlangt. 

Mauriniüs: *Maurignac (Dord., Lot- et- Gar,), vgl. Morigny 
in Nordfrankreich; mit -anum: Maurinianae vallis 920. Vgl. 
noch bei DV2 Maurium, und im Sp. briv. de Monte Maurino 
13 19 j, Montmorin (Puy-de-Döme). 

Maurellius (vgl. S. Maurilius, andegav. episcopus DB VIII): 
Mdurillac (Dord.) 1363 Maurellac; vgl, Les Maurillotix Viel- 
leicht mit Synkope: Le Mourliac (Dord,) 1620 Mourlac, Mit 
-anum: Matireilhnn (H6r,) 804 Maurellanum, Maurillan 1681; 
*Maureilhan (Landes) ; Maureillas (Pyr.-Or.), Vgl, auf Merowinger 
Münzen MAVRILIACO. 

Maukentius: Moranceu 1245, de Morenceu in CL j. 
Morance (Rhone), vgl. dazu noch 31oranzy-les- Fermes (Aisne). Wie 
Cincianum ]> Ct'ssan (s. 81), so könnte hierher auch ATauressac 
(H.-Gar.) gehören. Mit -anum: Maurencianas in vicaria Spa- 
niacensis in CB; dann in CBr Maurincianegas; im Dp. Gard: 
Mauressargties: B Maurussanegues 1216, aber 121 1 Mau- 
ressargues, 17 17 Maurensargues, aber noch wahrscheinlicher 
EN Mauricius. 

Viele Mmiry in Südfrankreich enthalten kein -acum, vgl. lA 
Fleury; deshalb von Holder II, 486 falsch unter Mauriacum ge- 
bracht. Auch "^Maura, Maurias kommt in ON häufig vor; vgl. 
auch Maurisca colonica. 

Holder II möchte Mornac (Char., Char.-Inf.) mit Maurinacum 
zusammenstellen. Ich möchte ihm darin nicht folgen. Es mag 
richtig sein, dafs Morgtty (Eure, Aisne, Seine-Inf.) [vgl. Morniacum 
villa in Praecej)tum Caroli Magni pro eccl. Cenomanense bei DB V] 
auf *Mauriniacum zurückgehe, dort ist au >► o lautgesetzlich; 
aber Mornas (Char.) ist offenbar von Mornans (Drome), so belegt 
seit 1304, Mornas (Vaucluse), Mornat (Creuse), Mornon (Gir.) nicht 
zu trennen, wo aber au bleiben müfste. Ob o oder au enthalten, 



io8 

ist bei Mornay (Ain), de IMornaco, Mornais 13. Jahrb.; *Mornay 
(Iscre), *Le Morfiet (Savoie); *Mornex (H.-Savoie, Ain) nicht sicher. 
Mornay im Dp. Drome scheint hierher nicht zu gehören: 1009 
Mornadeis belegt. Mornas (Drome) ist als Mornassio 1483 
belegt, was jedenfalls eine Latinisierung ist. *Mor)ihac (Dordogne). 
Longnon hat für Mornac (Chat.) Belege Muriacus, und dann 
Murniacus, was wohl genügen dürfte. Bei DV2 Morenatus, 
Marenatia, Murenas locus in p. Arausione sive Aurasione a. 81Q, 
822, 837 j. Morfias (Vaucluse) scheint die unsynkopierte Form 
aufzuweisen. 

Ebenso ist es sehr fraglich, ob man La Morlaye '(Oise) in 
Merowinger Urkunden Morlacas vico publice, auf *Maurulacae 
(S. 487) zurückführen darf. Der ON ist sehr verbreitet: Morlac 
(Cher), Morlaix (Finisterre) etc. In Südfrankreich haben wir 
nämlich: Mor/aas ( Basses- Pyr.), Morlaujie (B.-Pyr.), vgl. Morlain- 
cotirt (Meuse), Morh'ncourt (Oise); dann *3Iorlhon (Aveyron), 
*Morlo7t (Creuse). Morlanum, v. Mon. S. Martini Tur. (DB IX); 
*Morla7i (Ain); Vallis de Morlanis > Morlains (Somme) DB XXII; 
Morlanum > Morias (DBXll); Mourlan (Alpes-Mar.), Les Mour- 
lans (Alpes-Mar.), Mourlan (Gin); bei DV5 Morlanensis, Morla- 
norum moneta a. 1128. Also haben wir gar keine Berechtigung 
hier -au- anzunehmen. Vielleicht ist eine Deminutivbildung von 
morus morulus anzunehmen. 

Mit -usca vielleicht: ^Maurtiche (Alpes mar,). 

Maurellus, Maukicius, Maurinus sind auch im Mittelalter 
sehr beliebte Namen. 

198. Maxim-acum kommt hier und da vor: Maismacensis 
Abbatia in Lemovicino j. Maimac (DB XII), im CB Meimacum 
postea Maismac in vicaria Rosuriensis; in CC de Maismago 
1032 — 1060 j. Maymac (Aveyron). Andere Maymac in Cantal, 
Tarn; *Mf.ymac (Cantal, Correze). Unsynkopierte Form bietet 
Messimy (Ain) in villa Maximiaco, eccl. Maysimiaci, Maissi- 
mieux, Meissimi (1153, 960); Mfxmüux (Ain), de Maximiaco, 
Maysimiaco etc. 1070; im Dp. Rhone ebenso Messung; dann 
vielleicht Mryssinhac (H.-Loire); *Massignac (Char.) ist unsicher, vgl. 
Schulze Macceniüs 184. Über mi > li. vgl. Sabersky, Zur pro- 
venzalischen Lautlehre S. 83. 

Mit -anum: Maximana curtis, villa eccl. Aurelian. 990 in 
einer Urkunde Hugo Capets (DB IX); *Mcy?nans (Dröme), Maes- 
mans 1233; mit -anicus: Meymargues (Cantal). *Maximianum 
> *3Iass?gnan (Aude), jedoch s. die obige Bemerkung. 

MaxIiVIINUS CIL II Cogn.: bei DV^ Maximinianum villa in 
p. Narbonensi a. 836; vgl. dazu Maximinum superius, villa in 
pago Narbonensi. 

199. Bei vielen heutigen Meilhac und Milhac ist die Etymo- 
logie sehr schwierig zu bestimmen. In einigen dürfte Ameliacum 



log 

(von Aemilius) die Grundlage sein: so Millac (Dord.), 1115 
Miliacum, aber 1156 C. Ameliacum, Ameilhac 1156, Melhac 
1471. Es könnte in einigen auch Miliacus zugrunde liegen, vgl. 
CIL VII, 1336, 709 Miliaci. Die Quantität ist unbekannt. Auf 
den Merowinger Münzen kommt Milico vor, identifiziert mit Milhnc- 
de-Nontron. Das würde vielleicht für I sprechen. Im Dp. He- 
rault Miliac (ou Milician), 804 Miliacus fiscus, Miliciano 804, 
Milcianus im 13. Jahrh. Diese Belege können natürlich für die 
Quantität nicht beweisen. Milieu (Ain), 85g Villula Milliaci. Im 
selben Dp. auch ""Millet und ""Les Millets. Milly (Rhone) ist in CS 
als Miiliacus, de Miliaco in Valle Bevronense 1000 belegt, im 
CDorabes (Petrus de) Milieu logo. Milieu (Isere) im Arch. dauph. 
de Millef. Also ist es nicht ganz sicher, ob wir zwischen Maeli- 
acum und Miliacum zu unterscheiden haben. Auf den Inschriften 
kommt auch Melius und Mellius (Schulze 193) häufig vor, vgl. bei 
Holder II, 539. CIL XII, 3745 (aus Nimes) C. Melius C. f. (also e). 
Also Aemilius, Mklius, Maelius, Milius sind in den ON zu- 
sammengefallen. Meillac (Basses-Pyrennees) Melhac 1402, Meillac 
(Aveyron) in CC Meliaco, Meliago. 

ON mit -anum: in villa Miliano in com. Narbon. 951 in 
einer Urkunde des Papstes Agapet IL In CGr und CL vor- 
kommendes Monte Meliano j. Montmelian (Savoie) sieht ganz ge- 
lehrt aus oder gehört vielleicht garnicht hierher; im Arch. dauph. II 
(Agnellus de) Millian j. Miliin (Isere). 

In n- Deklination: *Mellionate > Meillofiax, belegt in villa 
Milonaco, de Mellionaco, Mellyona, Mellona, Melionaz, 
seit ino. 

200. *Melicius vgl. CIL VIII Mklicio, dann *Mellitiüs vgl. 
Mellitus CIL VIII: *3Llisey (H.-Saone, Yonne), hierzu als synkopierte 
Form *Meuzac (H.-Vienne); neben '^Milissieux (Loire), vgl. Mtlesse 
(Sarthe) < Milicia, synkopiert ^Mcussac (Char.), Meussia (Jura). 
Jedoch fehlen mir vollständig die Belege für diese ON, vgl. Mil- 
cianensis vallis (La portion Interieure de la vallee de la Ceze, 
affluent du Rhone) Kar. Dafs die Synkope möglich ist, scheinen 
zu beweisen: Militiano, villa S. Petri dicta in com. impur. (982) 
in einer Urkunde des Königs Lothar; dann Milcianus fiscus, 
cujus duae partes juris sunt eccl. Uretiensis (896) in einer Urkunde 
des Königs Ludwig von Provence (DB IX); die letzte Ortschaft 
erscheint in CM als Miliciana villa in com. Aquensi, dann Milci- 
anensis, Melcianensis vel Milianensis (?), was Gucrard mit 
Meynes (Gard?) identifiziert, was aber lautlich garnicht stimmt. Vgl. 
auch MinTius CIL XII, dazu Milizac (Finisterre), Milisiac (Morbihan). 

201. Zu den von D'Arbois S. 447 besprochenen Mercuriacus 
> Mercury - Gemilly (Savoie), Mercury (H.-Loire) füge ich noch 
hinzu: DB VIII Merceriaco sub regio Sallita a. 870 in p. Valla- 
vensi dürfte vielleicht für Mercüriaco stehen. *Mrrcoiras (Ar- 
dcche). — Ohne -acum ist nachzuweisen: im Dp. Drome: 



I lO 

Mt-rcurol — castrum Mercuriolum 1064; dann drei Le Mercou 
<C castrum de Mercurio; -inus: La Mt/rou/me, 161 2 La Mer- 
corine 1612,1 ebenda Mercoufy; -incus: im Dp. Herault Mer- 
courani, 1809 Mercoren, ebenda auch ein Flufsname Mcrcory; 
3Iercorens ( Haute - Savoie ) ; viele Slcrcoeur (Lozere, Haute -Loire 
[in Sp. briv. Mercures], Puy-de-Döme [Mercorius]), Mercoire 
(Lozere), Iltrcniy (Rhone), Ilcrcuetl (Cote-d'Or), Mercuer (Ardeche), 
Mcrcuh (Lot); Mcrcure (H.-Marne, Vendee); -ittus: Mercunt (H.- 
Loire). Vgl. bei Caesar Comt. VI, wo für die Gallier gesagt wird: 
deum maxime Mercurium colunt, cf. noch bei Holder II, 572. 
Paul Monceaux in „Revue historique" Bd. 35 ist geneigt in allen 
diesen ON den Gott Mercurius zu sehen, worin man ihm auch 
beipflichten kann (s. seinen Artikel Le grand temple du Puy-de- 
Döme). 

ON mit -anum: bei DVj Mercurianum villa in Narbonensi 
(a. 782) j. Marcorigtian (Aude)?; dann vielleicht in llerclaiis (Dröme), 
Marclan 15 13; im Dp. Isere ^ManoUtn', -anicus: Marcollange 
(Puy-de-Dome) (r — r > r — 1). 

Mercurinius vgl. in Gart, de Nimes: Mercorinus (a. 902): 
*Marcongnan (Aude). 

202. Merduel oder Marduel (Rhone) heifst in CS Merdacus 
villa in agro Tarnatensi 926. Es ist interessant wegen des Suffix- 
tausches; es scheint, dafs sich dieser auf der Stufe acu > ou er- 
eignete und dann sich -olus einmischte. Mit Merdaillac (H. -Loire) 
vergleiche man afr. merdaille „troupe des gens meprisables" 
(Godefroy). Förstemann^ Sp. mg bringt auch EN Mardo, Mardulf 
mit latein. merda in Zusammenhang. 

203. In CB „in villa Membriaco in orbe Lemovicino, et in 
vicaria Verdensi sita" 913; man vgl. -''Membrey (H.-Saone), *Zfl 
Membrolle (Indre- et -Loire, Loire- et -Cher, Maine-et-Cher). CIL IX 
[3442, 3535 b] dann X ein Cogn. Memor. 

204. Der bekannte römische EN Metellius kommt in ON 
ziemlich selten vor: *McJillac (Char.). Hierher wahrscheinlich „in 
villa Medelliaco, in quae aliquid habet Mon. S. Teuderii" a. 928 
in einer Urkunde des Comes Hugo von Provence (DB IX); vgl. 
dann zwei *Medillac (Dord.), so 1260. 

Mit -anum: Ilcdcillan (Herault) oder Mt-datllan, Metilianum 
1128, auch Metaliano 1156, Metellianum 121 1, dann *Mt:diliaii 
(Char.-Inf.) ; Medellanum villa in Narbonensi a. 782 bei DVo j. 
Madaille, grange, pres de Lespignan (Cassini); vgl. in Tabula ali- 
mentaria de Veleia Metellianus fundus. 

205. Monti-acum, vgl. Cogn. Montianus CIL VIII, ist nicht 
oft anzutreffen. Sechs *3Ionsac (Dordogne, H.-Vienne), *Monsaguel 



1 Es kann auch das Suffix -ianus vorliegen. 



III 

(Dord.). Monthüu (Ain) in CS Monteuc, Monteux wird nicht 
-acu enthalten, sondern wahrscheinlich auf -< *montellus zurück- 
gehen. 

Viel häufiger dagegen Montaniacum, s. die Beispiele bei 
Holder 11, 626. Daneben gibt es eine Nebenform Montiniacus 
(Aveyron), Montiniacense in CC; in Montiniaco in CBr, Mon- 
tignac (Dordogne), Castellum Montiniacum im g. Jahrh. Diese 
zwei Nebenformen dürften sich vielleicht wie Castanus und 
Castinus verhalten. — Montan-acum scheint vorzuliegen: in 
Monianay (Ain), belegt seit dem 10. Jahrh. de Montaniaco, de 
Montaneisio; Montaney (Ain) 1223 Montanie, Montanez. 

Es ist merkwürdig, dafs neben diesen so verbreiteten -acum 
ON sehr spärliche auf -anum vorliegen: *Monligna7i (Gers); 
-anicus: Mo?ilignargties (Gard) Montinanegues 1169. 

Dafs man hinter Montaniacum und Montiniacum keine 
Personennamen suchen darf, wird wahrscheinlich auch die Lage 
der betreffenden Ortschaften bestätigen. So gibt Joanne in seinem 
Dictionnaire topographique et administrative bei 44 ON für deren 
17 an, dafs sie sich auf den Hügeln befinden, drei haben Schlösser; 
die übrigen 24 auf der Meereshöhe 55 — 1500 m. Jedoch bedarf 
die Sache diesbezüglich noch genauer Untersuchung. 

Eine andere Ableitung dürfte *montalis und montellum 
sein: '^Mofitalieu (Isere), vgl. Montatllon (Deux-Sevres), Montatlloji 
(Ariege), *Monlals (Aveyron). — In einer Urkunde aus 843 Mon- 
te lianos villa in pago Cersaniae (DB VIII), vgl. viele Monicil, 
Monie/ in Südfrankreich, dann Monteil in Sp. briv. logi Montellius; 
Moniels (Herault), Montilium villa in Gabalitano. Vgl. noch 
^Mofitaillac (Lot -et -Gar.) und Montiliachus villa pertinens cum 
eccl. ad Mon. Argentoilum 1003 (DB X). 

Auch Montanum kommt häufig vor: S. Mon/afi/ {Dxome) 1552 
Montan ohne St.; Montans (Tarn) etc. Der letzte ON erscheint 
bei DV5 im Jahre 966 als de Montaningos belegt, später aber 
als Muntanum (a. 972) oder Montaniense ministerium (a. 920). 

Vielleicht steht in irgend welchem Zusammenhange auch Les 
Moniezes (Gard) 1387 Montesiae; Motiiezafi (Ain), Montezargiies 
(Gard) 17S0. Vgl. bei Mistral mountesoun, afrz. montaison. 

MoNTius mit -uscus: Montiosco, Monciosco, Monzosco 
aus dem 10. Jahrh. in Urkunden von Cluny. 

206. MoLius CIL X. Moliacum scheint vorzuliegen in: 
*Moml/ac (Gir., Tarn -et -Gar.), Molhac (Dord.) 1304; vgl. *Moutly 
(Meuse), *Momllon (Cöte-d'Or). 

ON mit -anum: Le Mouliäa, so seit 1385 L'ostau deu Moliaa, 
Les Moliaa 1535. Mit -anicus: „de villa mea quae vocatur 
Molliangas in Vicaria Spaniacensi seu Faurcensi" 927 — 932, 
nach Deloche Monanges (Correze)? 

207. MoLLicius CIL III: *Molessiat (Ain) vielleicht. 



112 

208. Musciacum ist häufig anzutreffen: In CM Musciacum, 
nach Gucrard j. Mousc (Var), wo dem modernen ON nach Latini- 
sicrung vorliegt. De Musciaco, Mussiaco j. Moissac en Querci 
bei DB IX (Tarn-et-Gar.), in Chron. de S. Martial Moichac. Moissac 
(Dord., Cantal, H.-Alpes [Moyssac 1301]), Moissac (Gard) ; Mots- 
sieux (Isere) ist in CV als (Ademarus de) Moisiaco 1088 — 11 19, 
villa Moxiaco 1018 — 101g, Mossiatis villa 937 — 938 belegt. — 
Es ist nicht sicher, ob hierher Moussac (Gard) Mozac 1169, 
Mociacum 1228, de Mossiaco 13 14, *Moussac (Vienne), dann 
in CGr Moussiacum, Mouxiacum j. 3Iouxy (Savoie), in Arch. 
dauph. Moussye, Mouxiaco gehören. (Mucius hat ü, s. Schulze 
194 ; kann also nicht vorliegen). 

ON mit -an um: *Moucha7i (Gers), dagegen Moussan (Aude) 
bei DV7 Mociano, Mosciano, Mossiano; Moussans (Ht^rault), 
Moncenum 1138, Mosanum villa 1182, Mocianum 1190, auch 
Modanum 1213; ^Moussan (Drome). *3Iussanne (H.-Alpes), Mis- 
sanes 15 18 wird vielleicht zu Mücius gehören; Mutiano villa in 
com. Beücensi 861 in einer Urkunde Karls des Königs v. Provence 
(DB VIII) zu Mütius (Schulze 194). 

*MusciLLius vgl. CIL 1853 MusciLLUs: Missilieu (Rhone) in 
CS Musciliacus vel Mussiliacus villa (a. 1000). 

209. Natali-acum kommt in ON ziemlich häufig vor: zwei 
Nadaillac (Dord.) Nadaillac 1099; '^Nadailhac (Puy-de-Dome), 
*Nadaillai (Puy-de-D6me), ^Nadaillac (Aveyron, Lot); Nadilhac (Lot), 
Naddüac (Aveyron). Holder hat noch Nailhac (Dord.) Nadiliacus 
in Test. Elaphii a. 586, was nicht sicher ist, denn ''t^ schwindet 
hier nicht.i Vgl. noch *N^adal (Puy-de-Dome) ; *Nadalie (Dord.). 
Nataliüs ist nicht überliefert, wohl aber CIL VIII Cogn. Natalus, 
III Natalinus. 

Mit -anum: Nadailhan (Her.) villa de Nadallan 1180; dann 
S. Marie de Nadailhan, eccl. de Nataliano 990. 
Vgl. Naillac (Indre, H.-Vienne), Nailly (Yonne). 

210. Naevius wird wahrscheinlich vorliegen in Nevian (Aude), 
bei DV2 als Nivianus villa in Narbonensi (a. 782) belegt. Man 
vergleiche auch Neviasca in Tabula alimentaria. 

211. iVör7//2öc (Dordogne), im i3.Jahrh. Narnac bei DB XXI, 
dürfte zu Naknia Schulze 478 gehören. 

212. Navius CILX: vielleicht *Natijac (Gir.), '^Naugeat (H.- 
Vienne). 

Navicius CIL V: vielleicht in *Naussac (Lozere, Aveyron); 
dann im Dp. Dord. *N'atissan7ies, so belegt seit 1286. 

213. Zu Nepotiacus > Niveze (Lüttich), Nivezes (Lüttich) 
s. Holder II stelle ich aus Südfrankreich *Nehouzat (Puy-de-Döme) ; 



^ Man vergleiche diesen ON vielmehr mit Naillat (Creuse) <^ Anali- 
acus RC XXIT, 225, s. auch unten Novelliacum. 



"3 

*Nebouzan (H.-Gar.). Cogn. Nepos CIL III, VIII [4977], Cogn. Ne- 
poTiA, Nepotianus, VIII, 2568 Nepotius. 

214. Nigriacum > Neyrac (Aveyron) bei Quicherat S. 35, 
dann Negrinac in CBai. verlangen EN Nigrius bezw. Nigrinus ; 
CIL III Cogn. Nigrinus; vgl. noch Nigkianus, Nigrina. 

215. Sehr viele ON gehen auf Novelliacum oder Novali- 
acum zurück: Noaillac [Corr.) in CB in villa Noalliaco, in CSau. 
Novaliaco, Nuva-, Null-, Nualac; in CBr Nualiaco, Nueli- 
aco, ai— aus ei- erklärt sich wie pabailhon << papilione. Bei 
DV2 Noviliacus locus in p. Rutenico (a. 874). '^Noalhat (Puy- 
de-D6me, Loire, Ain); Nolhac (H. -Loire); *NoaIhac (Card, Lozere, 
Correze, Gironde, Aveyron). Im Dp. Dord. zwei Nouaillac, Noa- 
Ihac 1462; dann im selben Dp. vier Naillac, im 13. Jahrh. Noa- 
Ihac; Neiällac (Char.-Inf.). Vgl. Noviliacus im 6. Jahrh. >> NeulU 
(Touraine) und viele nfrz. Neuilly, dazu noch bei DV2 Novalius 
locus in pago Narbonensi (a. 800 ungefähr). 

In ON mit -anum: *Noilhan (Gers), Noaillan (Gir.) in Ro. 
gase. Noalhan, Noalhano, Noailla, auch Noylan, Noyllan 
im 13. Jahrh. ; Nouilhan (H.-Pyr.) ; in CV Noviliani fons 937 — 993. 

216. Zu *Octaviacum j. Tavig?ty , it. Tavagiiacco , dann 
Octaviacum j. Taviet (Belgien, Namur); Tavy (Belgien, Luxem- 
burg) stelle ich Octavianum locum, in quo Mon. S. Cucuphatis 
in Diöc. Barcin. 878 in einer Urkunde Ludwig des Stammlers 
(DB IX) ; im Dp. Herault Sainte-M agdelaine-d^ Odavian (ganz gelehrt), 
15 18 Octobian; vgl. CM Octobianum, von Guerard identifiziert 
mit Donohian (Aveyron), was nicht pafst. 

217. Occo (ALL 13) Schulze 72, dann CIL VIII, 4660 OcciA, 
XII Occus, Occia : dazu Occiacum: 1 Cellam quoque de Occiaco 
in einer Urkunde Konrads (DB IX); dann bei DV2 Ociacum villa 
in Vivariensi a. 950. Hierher als Ableitung vielleicht *Occisius: 
Occisianus villa in agro Argenteo 825 (DB VI), bei DV2 wird 
dieselbe Ortschaft auch als Occisio belegt. 

218. Olius, CIL III, 250 Olius primus, kommt in ON nicht 
häufig vor: ''Olhat (Puy-de-Dome) ; *OUy (H.-Savoie); ^Ouilly 
(Rhone); dann HuilUeux (Ain), belegt seit 859 in villula Uillacio, 
Uilicio, eccl. de Oleiaco, apud Auleu, apud Uliacum subtus 
Grolea. In den ON aus Dp. Isere, Rhone könnte auch *Auli- 
acum vorliegen. Vgl. noch in CB „vinea de Oliado" 943 — 948; 
bei DB IX noch Oulliacum villa Mon. S. Eligii in einer Urkunde 
des Königs Lothar, und *Oleac (H.-Pyr.). Mit -anicus vielleicht: 
Huliargues (Gard), le lieu d'Oulliac 1704. 

219. Orbatiacum kommt in den Urkunden manchmal vor: 
in CNice Orbazach, Orbazac 1156; Orbatiacus villa in com. 



* Was llülJer falsch für Oisy (Belgien, Namur) als Etymon ant^ibt. 
Beiheft zur Ztschr. für rom. Phil. II. g 



114 

Lemovicino in einer Urkunde Karls des Kahlen 876 (DB VIII), 
auch Orbaciacus geschrieben, in CB postea ad illo Salente j. 
Le Sailknt (Correze). In CM Orbatachum, Orbazag in com. 
Venciensi nach Guerard Gorbassel (Var). In modernen ON kann 
ich es nicht nachweisen, deshalb ist es nicht sicher, ob ti vorliegt. 
*OKBATiUS ist nicht belegt. Okbasius Schulze 364 genügt nicht. 

Orbicius CIL V, 1851 (s. Holder II): ^Orbessy-Dessotis (H.- 
Savoie); *Orbassy (Savoie) ; "^Orbessan (Gers). 

Okbius CIL IX, XIV, cogn. Orbus XII, Schulze 364. 

220. *Orbiniacum wird vielleicht in *Herbignac (Loire-Inf.) 
vorliegen, vgl. Herbilly (Loire-et-Cher) < Orbiliacus nach Holder 
II, 2052, und Orbiniacus, Orbaniacus im 6. Jahrh. j. Orbigny 
(Indre-et-Loire) s. Longnon G6ogr. S. 283. Der Name ist vielleicht 
von Okbius (Schulze 221) abgeleitet. 

221. Orcilius Schulze 64: Orsillac, Orzilliacum im CM, 
nach Guerard vielleicht Ozillac (Char.-Inf.), welche Identifizierung 
falsch sein dürfte, vgl. Auciliacum 9. 

222. In ON kommen die Varianten i. Ornati-acum und 
2. Ornaciacum vor: i. ^Ornczac (Gers), vielleicht *Dournazac 
(Dord.); 2. O rnadeux (Ishre) im CGr. Ornacevum, Ornatiacum, 
im CL villa de Ornaceu i'23i, im CV villa Ornaceiacura 1157 
(latinisiert wahrscheinlich auf der Grundlage *Ornacei). Vgl. CIL 
VIII [6 1 2] cogn. Ornata. 

223. Im CSau. ecci. de Ozac, Oziacus fiscus regius in 
Lemovicino pago 846 (DB VIII) wird wahrscheinlich auf *Oti- 
acum von Otius (Schulze 202) zurückgehen; vgl. Osiacum > 
Oisy (Nord) bei Holder II. Vielleicht hierher auch Dnysiat (Ain) 
1438 Duiziat, Duysia, vgl. noch in pago „Oxiacense" 
(II. Jahrh.) in CC. 

224. Paccius kommt auch in Südfrankreich vor; nordfranzö- 
sische Beispiele s. bei D'Arbois S. 164: Pacciacum >> */'öjj/^z^a- 
(Savoie), */*(?j'jö£- (Vienne). In n-Dekl. Paccionacus locus in pago 
Rotenico a. 813 bei DV^. 

Mit -anum: Paciano villa in p. Gerund. (a. 922) bei DB; 
mit -anicus: Paciangas, locus in villa Darciliaco (976 ?) in CS. 

225. Pagnius (Schulze 203) kommt auf den Inschriften selten 
vor; s. CIL IX, 3633: in CS Paniacus locus 1022 — 1032; */'ö- 
gfieux (Ain); Pagnac (Dord., H.-Vienne); '^Pagney {]\xx2^\ Pagnagues 
(Lot-et-Gar.). 

Mit -anum: in CGr Pagnanum; */{2^«ö«/ (Puy-de-Döme). — 
Holder II, 925 gibt *Paniacum an, jedoch ist Panius, soviel 
ich sehe, nicht belegt, aufser wenn wir ihn aus Panicius (Schulze 
203) erschliefsen wollten. 



115 

226. Palius, Palhus s. Schulze 206, dazu noch Cogn. Pallo 
CIL III, 51OQ, CIL VIII Pallia und Cogn. Pallianus: *Palliacum: 
in CL Palliaci domus, ad Cluniacense mon. pertinens 1244; 
*Pailhac (H.-Pir.) ; * Pai7/ias {Aveyron); "Paillat (Puy-de-D6me) ; vgl. 
Paille (Char.-Inf.); Palliacum >• Pailly (Yonne) bei Holder II. 

Mit -anum: *Paillan (Gers); -anicus: Paillargues (Puy-de- 
Döme). 

Palinius Schulze 206 in: Palignan (H^r.) Palignanum 1305. 
Ob in *Paugnac (Dord.), welches mit Paiinac (Dord.) Possesio 
Palnatensis, Paonat, Pounat zusammenzugehören scheint, die 
Synkope vorliege, ist nicht sicher. 

227. Der bekannte römische Gentilname Papikius liegt vor 
in S. Pierre-de-Papi7-an (Her.), Papiranum villa in com. Agathense 
1097, villa Pabeirani 1120, villa Pabirani 1223, Pabeirano 
1131. Es scheint, dafs die moderne Form unter volksetymologischem 
Einflüsse von papier entstanden ist. Für -acum nur ein Beispiel: 
Pabeirac (Le moulin de ce nom 6tait dans la presq'ile de Ma- 
rennes) in CSau. Unsere ON weisen hin entweder auf 1 oder e, 
während Schulze 86 und Georges Belege für Paplrius bringen. 
Jedoch beachte man auch die Formen Papeikio und Paperis, 
welche Schulze a. a. O. bringt. 

228. Cogn. Passer ist in CIL, dann Passekius CIL XII und 
Schulze 213 belegt. Darauf dürften sich zwei ON beziehen: Pas- 
siraco, Passirac, Passeirac, belegt seit 1077 in CB j. Passirac, 
c"^ de Brossac (Char.-Inf.); dann mit -anum: Passeranis ager 
(a. 975) in p. Salmoriacense in CV. 

229. *Passinius, vgl. Passinia Schulze 213. Dazu wird 
PassTg?tac (Charente-Inf.), belegt in CBai. in Passiniaco, Mons 
Passiniac gehören. 

230. Auf dem Gebiete, wo tr > yr wird, sind Patrius 
(Schulze 102), Petrus, Parius (Schulze 206, 424) zusammen- 
gefallen. Im CB heifst Peyrai — Pariacensis vicaria (H.-Vienne). 
Für Le Ptyrat hat Longnon Pariacus. Dagegen für Peyrat (Ain), 
Peyrieii (Isere, Ain [de Pariaco, de Periaco, de Peyriaco seit 
lOio]) dürfte wirklich Pariacum die Grundlage sein; vgl. *Pareac 
(H.-Pyr.). Für Peyrai (Corr.) hat CB Padriacus sive Pairacus; 
Patriacus fiscus in pago Lemovicino 903 (DB IX); für Pay/ac 
(Lot) CM Pairacum; *Peyriac (Herault), *Peyrac (Dord.); Peyriac 
(Aude) erscheint bei DV5 als Petriacus, Periachum, Periag 
Menetensis (a. 1070), Piriacum belegt; vgl. noch in CB für Peirat: 
Abbas Petras. *Petracum dürfte vorliegen in Per r ex (Ain): in 
agro Poriate, Perroes, Perresc, Perees, Perezt, Peres (seit 
dem 10. Jahrb.). Jedoch sind die Belege nicht ganz durchsichtig; 
vgl. noch im selben Dp. *Les Perrets (Ain); *Z^ Perrat (Ain). Im 
CB lila Pedraga, mansus im Monronle (913 ungefähr). 

8* 



ii6 

Pktkü, -Ollis vgl. PüTKONius: Peromias {hin), belegt seit 1106: 
De Peroniaco, de Paruniaco, Peronai, Perona, Peronaz; 
*Pironac (Char.); vgl. viele Peyron (Dröme), sodafs in diesen zwei 
ON auch ein Appellativum vorliegen könnte. 

Mit -anum: Peyrins (Dröme) 1050 Payranum, Pairi 1193 
Pairi, Payris 12. Jahrb., de Payrano 1247; bei DV Payrano 
(eccl. de) a. 1119 j. Payra (Aude). 

Patkinius: Patriniacum villa in Burgundia bei DB VIII j. 
Perignat (Ain zweimal); villa Patriniaco in pago Uscarensi a. 885 
(DB IX); drei Peyrignat (Dord.) so belegt seit 13. Jahrh. [auch 
Petroniacus ist möglich]; im CL de Padriniaco eccl. 984, de 
Parriniaco; *Peyrmhac (Lot); *Perignac (Char., Char.-Inf.) ; *Z^ 
Perignai (Puy-de-D6me). Der letztere ON kommt immer als Petri- 
acensis vicaria (seit 940, 947) im CBai. belegt vor, was offenbar 
nicht genügt. Mit -anum: Peyrinha 1381 j. Perignan (Aude). 

Patricius: im CB Patriciacum in vicaria Vertedensi j. Le 
Vert\ *Paj'rissac (Con.); * Pay rtssa i (hot); dann nach D'Arbois S. 342 
Parcieux (Ain) und Percy (Isere); "^Perissac (Gin, Char.-Inf.); */cj- 
rissac (Corr.); Peyrissas (H.-Gar.); "^Parissieiix {K\Vi)\ vielleicht auch 
*Parsac (Char.). Mit -anum: Patricianis bei DV5 (a. 1070) j. 
Peyrissas. -anicus: *Perissatiges (Puy-de-Döme). Vgl. noch Par- 
riciacus villa (DB: Carolus Magnus pro monasterio Turon.). 

Patrilius: de Padriliaco in CB j. Pcyrilhac (H.-Vienne) ; 
*Peyrillac (Dord.); dann in CL Parillieu 1229; PeyriUac (Lot-et- 
Gar.); vgl. auch Peyrilles (Lot). Mit -anum: *Ptrillanes (Tarn); 
vgl. noch Parelianum j. vielleicht Chapareillan nach Marion. 

PexRONius: Petronianellum, villa in com. Agathensi a. 972 
bei DV. Mit -anicus: Parignargues (Gard) Petroniacum 812, 
Patronianicus 898, Pedrognanicus 931, Parinanicae 1108, 
Pairinanicae 1205, Perignargues 1435, Parignargues 1551. 
e— >■ a wird sich durch den Einflufs des folgenden r erklären. 

Zu Pariniacus > Parne (Mayenne) stelle ich '^Font-dc-Par- 
gnans (Dord.), ^Parnac (Lot), ^Parnans (Dröme). 

231. Cogn. Pardus kommt CIL IX, 1728 etc. vor. Vgl. „in 
villa Pardiaco, in vicaria Brivensi" (a. 917) bei DB IX, Wegen 
der Erhaltung cons(jj werden Le Pardiacq (B.-Pyr.) und Pardiac 
(.\riege) schwerlich hierher gehören. Der letzte ON kommt bei 
DB II als Pardiniaci com. vor. Diese zwei ON liegen auf dem 
gase. Gebiete, deshalb wäre hier ni >• y anzunehmen (vgl. R. Gr. I 
§512), vgl. noch ^Monpardiac (Gers) < *montem Pardiniacum. 
Bei DV5 Pardiniacum in Chronicon eccl. S. PauU Narbonensis. 
Vgl. Pardinae 1250 j. Pardines (Puy-de-D6me). Merkwürdig wäre 
Pradeaux {0[^M%ii), wenn es sich nach Deloche auf De Pardaniaco 
in CB bezöge. Der moderne ON scheint vielmehr auf *pratellos 
zurückzugehen. 

Auch Cogn. Pakdalas, Parualus ist belegt CiL VIII, IX, 



117 

Pardalis III, 2332, Pardala 3069. *Pardalianum > Pardailhan 
(H6r.), Pardellan 1216, Pardelhanum 1362; ^Farda2'l/an{Doxd). 

232. DB IV Pastoriacum, hospitiolum in Cadurcino terri- 
torio, vielleicht identisch mii Fast urac {hoi)\ vgl. noch bei Holder II 
Pasturiaux (bälg. Hennegau), Pasturago (Mailand), vgl. aber auch 
die ON La Pasiourie (H.-Gar.), Les Patures (Nord), Le Paturier 
(Is^re), welche von Appellativen herrühren. * 

233. Paterius, welches auf den christlichen Inschriften vor- 
kommt, wird wohl in *Padtrac (Lot) << Pateriacum vorliegen. 
Andere Beispiele habe ich nicht. 

234. Heutiges Payerne (Kanton Vaud) [wie ist die mund- 
artliche Betonung?] in CV actum de Paterniaco 1014 Paterni- 
acensis prior 1135 in CS, in Arch. dauph. prior de Paternay. 
Über ^\y > y in diesen Gegenden s. R. Gr. I § 436. Im Dp. 
Gironde Padernac; vgl. noch im Dp. Herault Villa Padornogo j. 
Gigean. Holder stellt hierzu sämtliche südfranzösische Parnac^ ohne 
irgendwelche Belege anzuführen. In Nordfrankreich ist es möglich, 
dafs Pargny, Pargnay auf diese Grundlage zurückgehen. S. bei 
DV5 Padernum j. Padetn (Aude); im Dp. Herault Paders < S. 
^Michaelis de Padernis 11 56. 

Paternius kommt häufig vor, s. CIL III und Schulze 192. 

235. Pauciacus von Paucius Schulze 151 wird vorliegen: 
in cultura de Pauziaco, bei DB IX Pauciacum in p. Tüll., zwei 
Pdiissac (Dord.), wofür der Dict. top. aus dem 13. Jahrh. den Beleg 
Perssac hat, was selbstverständlich nicht stimmt, aber 1365 
Paussacum. Wegen des z wird *Pauzac (Dord.) nicht hierher- 
gehören. Vgl. noch bei DV2 Pauchiacum villa (a. 804). 

Mit -anum: Paussant (Gard) de Paussano 1343. 

Hierher vielleicht auch Pociacensis ager 882, Pociagus 
villa 882 j. Poussieu (Isere) in CV, aber auch Poccius kommt vor, 
s. Schulze 426. 

236. Auf dem südostfranzösischen Gebiete konnten Pauuus 
und Poixius Schulze 424a zusammenfallen, während das übrige 
provenzalische Gebiet dieselben bekanntlich auseinanderhalten mufs; 
vgl. Potdllon (Landes), belegt in Ro. gase. Polio, Polion (castrum 
de). Im Dp. Ain haben wir Pouillat belegt Polies, Pollia, Poli- 
acum, Polliaz (seit 984); Pollieu (Ain) im 13. Jahrh. Poilliaco, 
Pouillou, Poiliou, Poulieu, Poulieux; Poiiilly (Ain) seit 
10. Jahrh. ad Pulliacum, Pollie, PouUier; auch Paideux- Julien 
(Ain) dürfte hierher gehören; im Dp. Rhone: Poiälly in CS 
(10. Jahrh.) Poliacus; vgl. noch in CV terra de Puliaco in p. 
Vienn. (10. Jahrh.). Auf dem provenzalischen Gebiete: Paidiac 
(H^r., Dord. viermal), ä?//;ö/ (Puy-de-D6me) 1250 Paolhac in Sp. 
briv.; *Paidhac (PL-Loire); Pauilhac (Gers) in CM Paula c; Paulhac 
(Cantal) in Sp. briv. Paulhacus, Pauliacus; Paulhagiiet i^.-\uO\x^\ 



ii8 

im Dp. Char.-Inf. Poiiülac, belegt im CBai. Paolac, Paiolac, 
Paulac II. Jahrb.; dann Pauliacus Monasterium j. S. Sernin 
(Aude); bei DV (Bernardus Poncius de) Paolhaco j. Paulhac (H.- 
Gar.). *Polliacus vielleicht aber in *Poiäl/ac-Orignac (Gironde), 
*Pouliacq (B.-Pyr.). Hierher noch: Ca77ipauliac (H.-Gar,) -< *campus 
Pauliacus. 

PoLLio, -onis: PoUionfiay (Rhone), belegt in CS Pollenay, 
Pollonay, Poillenay, Pollioney, auch 1257 Poillegnay im 
GL; dann Poliinas (Isere) in CGr Polenau, Polinau, Pollenau, 
im Arch. dauph. Polhonaz. 

ON mit -anum: Pauliayme (Dröme) 1540 Le Mandament de 
Peolhane;! Paulhan (Gard), 134Q Polhano; Paulhan (Her.), 
Paulianum 881. Von Paulus: *Poulan-Pouzols (Tarn). 

Paulinius : Pouh'gnac (Dord.), zwei Polignai Paoulignac 1203; 
Polignac (Char.-Inf.) in CBai. Pauliniaco, Paulinac (12. Jahrb.), 
Pouh'gnac (Char.) ; vgl. Puliniacum situs in com. Rutenensi (DB XI); 
*Paulagnac (Puy-de-D6me) ; Poligny (H.-Alpes), castrum de Polli- 
naco 1271. Mit -anum: *Pau/ignan (Aude); Polignan (H.-Gar.). 
In manchen ON dürfte Pollinius Schulze 366 zu Grunde liegen; 
vgl. jedoch auch *Polemni-acum. 

237. *Pecci-acüm, vgl. bei Longnon Geogr. S. 328 Piciacus 
in La Tourraine, ist nicht selten anzutreffen: *Pessac (Gin), *Pt'ssat 
(Puy-de-Döme), *Pessay (H.-Savoie); vgl. noch tenimentum de 
Pissaca (Dord.) und *Pissac (Corr.). 

Mit -anum: Pecianum monast. in Vasconia (DB X); *Pessan 
(Gers); in CGr Peccianus Torridus; vielleicht hierher auch Peti- 
anum villa in com. Petrapertusiensi 888 (DB IX). Über Pkccius 
s. Schulze 308. 

238. Percennius CIL IX und Schulze 87 oder Persinus 
Schulze 207 werden vielleicht vorliegen in: Persignal (Puy-de-D6me), 
jedoch nicht sicher, da dieser ON in Sp. briv. Presinhac 1250 
heifst. Man könnte auch denken an eine Weiterbildung von 
Precius Schulze 318: *Precinius. 

239. Pekpetus CIL III und Perpktuus als Cognomen kommt 
häufig vor. Auf *Perpetiacum lassen schliefsen: Perpeziacum 
in vicaria Uzercensi in CB, vielleicht identisch mit Perpezac (Corr.); 
Perpezai (Puy-de-D6me) in Sp. briv. mehrere Male Perpezac; 
Perpezac (poxQ.^, belegt einmal Perbessac 1521; vgh Perpetiacus, 
v. eccl. Aurelian. (DB IX). 

240. Peksius CIL III, 2743 und II: *Persiacum> Parcieux 
(Ain) im CS De Parciaco, ager Parciacensis q8o, Parceu, 
Parcieux, auch Partiaco, de Perciaco, Perceu, Percieu; 
"^Parsac (Creuse, Gir.), ^Parcey (Jura). Mit -anum: *Parsan (H.-Pyr.); 



1 Wie ist dieser Beleg zu beurteilen.-' 



iig 

vgl. noch Parzac (Char.) (<^ Vax d-ia.cum'?). Jedoch ist es möglich, 
dafs in einigen *Pakcius ein Primitivum von Parcilius Schulze 74 
und Pakcilia CIL V vorliege: *Para7iac (Dord.). 

241. Cogn. Pestillus ist reichlich belegt, s. Holder II, 1009. 
Hierher dürfte gehören: im CC Pestiliago j. PesHllac (Lot), dann 
"^Peiillat (Grause); vgl. ''Petille (Dröme); *Peiillon (Pas-de-Calais). 

*P£STiNius Vgl. CIL X Pestania und Schulze 527 Pestanius: 
Petigny oder Piligny (Ain), belegt als Petugnie, Pistignie, 
Pitigny 1198 — 1210; vgl. *Patigny (Savoie). 

242. *Piliacum von PiLius CIL IX und Schulze 456, vor- 
ausgesetzt dafs 1 war, wird vorliegen: in eccl. S. Petri de Pelliaco 
in CL; Piliacensis vicaria in Petragorensi p. 947 in „Ex Chronico 
Ademari Cabanensis " (DB VIII), zwei Pillac (Dord.), vicaria Pili- 
acensis, Piliacum 1171; Pillac, c°" d'Aubeterre (Char.-Inf.) 1146 
Pillach in CBai. 

Mit -anum: zwei Peilhan (H6r.) Peyanum villa 899, Pili- 
anum villa 896. Der Beleg aus dem Jahre 899 ist mir wegen 
des y unverständlich. 

*PiLicius: in CM Pellitiana, Piliciana j. Pellissane (Bouches- 
du-Rhone). 

243. Villa Peciliano, villa in com. Rossil. a. 899, in CC 
de Peceliago 1032 — 1060 j. Passellac (Aveyron) und in CL 
Paisselay (Rhone), Paisselleis (iioo ungefähr), Passiliacus vel 
Pessiliacus villa in agro Tarnantensi (980 ungefähr) in CS 
gehören vielleicht zusammen. Ein Primitivum *Pkscius von Pes- 
CENNius wäre denkbar und dieses wiederum erweitert entweder 
durch -ellus Schulze 80, oder -illus. 

244. In CS kommt Planciacus vel Plannacus vor, (das 
Verhältnis dieser zwei Formen ist mir unverständlich, vielleicht nur 
Verschreibung); in CGr Plancianum, von Marion mit Platnans 
identifiziert, was lautlich nicht geht; vgl. Cognomen Plancianus 
CIL IX. 

245. In ON haben wir Platius CIL IX, 1444 (Platia 
Rufina) und *Plassius vgl. Plassa bei Schulze 366 zu unter- 
scheiden: *Platiacum >» Plazac (Dord.) Plazat 1169, Plazaco 
1477; in CL nemus de Plaiseu 1214 (aber 1210 nemus illud 
quod dicitur li Plaissier de Piniaco); *Plaizac (Charente). Mit 
-anum: Plaizians (Dröme) Plazianum 1216, de Aplaysiano 
1293, de Plasiano 1217. Mit Pj.atius vgl. man auch keltische 
Amtsbezeichnung platio-dunnos BJ 64, 43, 67,7 bei Holder IL 

*Plassiacum: sechs Plaissac (Dord.), Le Pleyssac 1723, vgl. 
*Plassac (Char.-Inf.). 1 Mit -anum: Plaissan (Herault), Plaxanum 



^ In Ro, gase, caslrum Poncii de Mirabel Plessak. 



120 

villa 826, Plaissanum 1171, Pleissan 1626. Vgl. noch Tlessac 
(Chan); Playchac (Lot-et-Gar.).i 

246. Plautiacum von PLAunus, Plautus wird vorliegen 
in: „in CSau. cultura de Plauziago in p. Talendensi"; dann de 
Plauciago, mansus Monast. Saviniacensi (DB XI); *Plauzat (Puy- 
de-D6me), 1401 Plozat; vgl. noch Holder P/ö«0f/ (Puy-de-Dome). 

247. Polemniacum in ON ist manchmal von Pauliniacum 
nicht zu scheiden. Polignac (H.-Loire) ist bei DB XII „Ex chron. 
monast. S. Petri Aniciensis als Podemniacum belegt (d wahr- 
scheinlich Schreibfehler); dieses d erscheint mehrere Male, Podora- 
niaco, Podompniaci etc. Bei DB Polemniacum monast. in 
Ducatu Burgundiae j. Poligni. Hierher vielleicht *Pou/logny (Ain) 
(o würde sich aus der labialen Nachbarschaft erklären). 

Auf den Inschriften erscheint auch Polemius CIL IX: hierher 
Poleymieux (Rhone) in CS Poleymeu, Poleymieu. In den Be- 
legen erscheint auch hier o, das sich wie oben erklärt: Polomiacus 
villa in agro Tarnantensi (looo ungefähr), auch Poloniacus ge- 
schrieben [vgl. oben Pouiogny (Ain)]; in CL auch Polamiaco (eccl. 
de) 984, dann Poloimeu, Polomeu 12. Jahrb.; vgl. noch *Po- 
lemie (Lot). 

CIL X PoLEMiNius: *Pohninhac (Cantal), 

248. Pompei-acum: in CBr villa Pompeiago; *Po7npejac'^ 
(Lot-et-Gar.) ; *Pompiac (Gers) jedoch vgl. auch eccl. de Pompiaco 
a. 1250, und CIL XII 4Ö0, 3337 PoaiPius; ^Pompejac (Gir.). Dann 
hiefs Mas-cT Agenais (Lot-et-Gar.) 585 castrum Pompeiacum. 

PoMPONius: Ponpojiiat (Dord.) 12. Jahrh. Pomponhac. Hier- 
her wahrscheinlich auch: Pompignac (Gir.) in Ro. gase. (Bertran 
de) Ponpenac; *Pompigtiat (Puy-de-D6me) ; 3 *Pompignac (Cor.); 
*Pompignat (Creuse). 

Mit -anum: zwei Pompignan (Gard) Vallis Pompinianae 1384; 
*Po7npignane (H6r.); * Pompignan (Tarn-et-Gar.). 

249. Pontiacum liegt folgenden ON zu Grunde: Poncteu 
(Ain); in CBai Ponciac, Pontiac 11. Jahrh. j. unbekannt; in Sp. 
briv. Ponciacus 1250 j. Pionsal (H.-Loire) Pionsat 1294.4 Im 



1 Es könnte hier auch Appelat. plais, plaissa Hecke, afrz. plaissie, 
plaisseiz, plaissier, nordfranzösischer ON Plessis vorliegen, s. Körting 
Nr. 7239, was mir umso wahrscheinlicher erscheint, als man *Plassus oder 
*Plassius erst mit Mühe aus Plassa erschliefsen mufs. 

2 Pompeliagus villa in p. Agenensi a. 680 wäre nach DV2 j. Pompcjac 
(Lot-et-Gar.). Wie ist, wenn die Identifizierung richtig ist, dieser Beleg zu 
beurteilen ? 

8 Für oi-^>i in Basse-Auvergne vgl. Dauzat o.e. S. 100 inodiare>> 
enidza ; conoistrai^ kunitre. 

^ i wird ein Gleitelaul zwischen p und o sein, vgl. popula ^ pyibulae 
s. Dauzat Etudes linguistiques S. 29, obwohl sonst als Gleitelaut w zu erwarten 
wäre (vgl. ebenda Fufsnote, und im Glossar S. 159 pwä <; pontem). — Der 
ON wird auch als Punsat belegt; Holder identifiziert auch den Beleg bei 
Greg, de Tours mit ihm, was nicht geht. 



121 

Dp. Dord. Ponchai: Punchac 1122, Pounhiac 1178 (unverständlich), 
Ponchacum 1360. 

*PoNTio, onis: (Gull, de) Ponczonatis 1228 in Arch. dauph. 
j. Ponsonas (Isere), in CL 1268 Ponsenas; vgl. viele Ponsofi, und 
CNimes Pontio. 

ON mit -anum: in CV Pontiana, Pontianum villa in p. 
Viennensi Q02; vgl. damit *Pondn (Ain), *Ponctn (Loire) und *Les 
Poncins (Savoie);! dann „Pontianae insulae, a. 11 12 in „Ex histor. 
Pontif. et. com. Engol." (DB XII); *Ponsan (Gers); Ponsas (Drome) 
locus de Ponsanis 1503. 

PoNTüs dagegen in Pont-acum: /bw/^c^ (B.-Pyr.) Pontacum 
970, Lo cami Pontagues 142g; ^Pontac (Gir.); *Ponhux (Drorae); 
vgl. Pontonis j. Pontotix (Landes). 

PoNTEius Schulze 366: *Pontejac (Gers); vielleicht auch Pontiac 
(B.-Pyr.) so belegt 1385 und *Pü?itiac (Lot). 

*PoNTicius, vgl. PoNTicus CIL VIII, IX, X: *Pontissac (Dord.); 
vgl. bei Greg. Tur. lib. vitae patrum: silvae Ponticiacenses. 

PoNTiNius, Schulze 212 und CIL IX Cogn. Poxtina, Poji- 
tignat (Drome) Pontignas 1650; vgl. Pontigiiy (Yonne); Poftiigtie 
(Maine -et -Loire) und im 6. Jahrh. Pontiniacus (dans la partie 
de Berry). 

PoNTiLius CIL II, 3433 und Schulze 212: Les Poniillacs 
(H.-Alpes) 151 2 Pontilassi; vgl. noch *Poniaillac (Char.-Inf.) und 
Plolder II, 1034. jMit -anum: in Pontiliano, villa in com. Rossil. 
(982) in einer Urkunde des Königs Lothar (DB IX). 

250. PopiLius Schulze 2iöa: wahrscheinlich in *Pouvilietc 
(Ain); vgl. Popiliaco in Vita Donobii j. PoiUi\ Popiliacum in 
p. Cenomanico (in Praeceptum Childeberti bei DB IV); dann bei 
DV5 Popilianus villa in comitatu Redensi (a. 989). 

251. *Poppianum von Poppius Schulze 17 liegt in Popian 
(Her.) Popianum castrum 996 vor. 

252. Porciacum: *Poursac (Char.); Porcieu (Isere) [im Dp. 
Var kann Porcieux nicht -acu enthalten, vielleicht *porcile]; 
*P(?«jjcy (H.-Savoie) ; *Poursai{C\\dLr). *Possac (Gdixd) 1780 Poussac, 
1380 aber hicfs diese Ortschaft campus Canonicus > Camp 
[Canourgue]. 

Etwas häufiger kommen die Belege für Porcianus vor: 
Poursan (Her.) Villa Porcianus 960, Castrum de Porsano 1290; 
dann pagus Porcianus, castrum Porteanum j. chäteau Porcieii 
(DB VI); Porcianum (DB XXI) j. S. Porgain (Allier); vgl. Pourzin 
(H.-Loire). 

*PoRCiNius Vgl. Porcina Schulze 421: *Poussignac (Lot-et- 



^ Puncianum castrum et eccl. (a. 1119) idenlitizioit DV5 mit Füusse 
(Aude), was doch nicht geht. 



122 

Gar., Gir.). -anum: Porcinianum villa in valle Confl. a. 985 in 
einer Epistel des Papstes Johann XV (DB IX), auch in CRouss. 

Mit -anicus: *Poursanges (H. -Loire); *Potcssa)ige (Creuse); 
^Poussanges (Creuse). Für diese zwei letzten und für Poussy, 
Poussac könnte auch Poccius Schulze 426 genügen. 

253. In villa Postumiaco in com. Uscarensi 885 (DB IX). 
PoSTUMiüS kommt häufig auf den Inschriften vor, vgl. '^Posthomy 
(Aveyron); dann in CM Postemana villa von *PostuxMUS vielleicht. 

254. Cogn. PoTENS, Potentianus, Potentinus Schulze 525 
sind häufig auf den Inschriften zu belegen. ^Potentiacum wird 
vorliegen: in CB (Arcambaldus) Poenzaco 1061 — 1076; Poden- 
ciacum castrum j. Podettsac (Gironde), ebenso in Ro. gase, im 
13. Jahrh. (DB XXI). 

PüTENTiNius: „in Potentiniaco, villa in pago Lemovicino, 
a. 845 (DC VIII); vgl. Pouancay (Vienne); Pouanci (Eure-et-Loire, 
Maine-et-Loire). Merkwürdig wäre Potensac (Gir.), wenn es hierher 
gehörte. 

255. Primiacum (von Primius CIL III, 5606, XII, Cogn. 
Primus häufig) s. D'Arbois S. 300 wird vielleicht vorliegen in 
"^Pringy (H,-Savoie); "^Preignac (Gir.). 

Mit -anum: zwei Premian (Her.) 1235 Purmianum 1135 
(vielleicht *Prumianum, u wegen der labialen Nachbarschaft, vgl. 
nprov. proumi6), aber 1182 Allodium de Premian o; in CLer. 
Primianus (irgendwo in der Umgebung von Arles); vielleicht 
"^Previin (Isere); "^Preignan (Gers, Corr.,* Tarn). 

Prtmilliüs, vgl. CIL III Cogn. Pkimilla, Primillus: '^Premillac 
(Dord.); im Dp. Ain Premillien, seit iioo als de Prumilliaco, 
Prumilliex, de Prumillieu, de Promilie belegt, in CL terra de 
Prumillia 12. Jahrh.; Pro?nilhac (Aveyron), vielleicht identisch mit 
territorium de Promillaco, a. 1166, in sp. briv. Prumilhac 1293; 
vgl. noch bei DV Primulac (in Narbonais). Vielleicht gehört 
hierher auch Parmülieu (Isere), in CS Palmilleu, Parmilleu, 
in CL Palmiliaco 1150. Mit -anum: "^Promtlhanes (Lot). 

Auch Pkimus kommt vor: S. Johannes de Primago, parrochia, 
a. 1080 bei DV5. Oder ist vielleicht hier Primius wirklich als 
Zahlwort aufzufassen: vgl. S. Petrus de Octavo j. Uchaud (Gard); 
Octavum vicus im 6. Jahrh. nach Longnon Geogr. S. 202 j. Oytier 
(Isere), was lautlich stimmt, jedoch ist L.'s Erklärung, gegeben in 
der Fufsnote, wonach -i- aus Octavium wäre, zu verwerfen. Viel- 
leicht auch Prcmeyrac (H. -Loire), Primeyrac 1288 in Sp. briv.: 
<; *primariacum von primarius >» premier. Ordinalia kommen 
in ON häufiger vor: bei DV noch Quatorzanum j. Quaieourze 
(Aude), dann Septimus villa j. Pounserme (Aude). 



1 Über m j. > ü siehe Sabersky o. c. S. 83; Dauzat o. c. S. 47, 2". 



123 

256. Priscius CIL III kommt häufig vor: in CSau. villa de 
Pressaco, auch als Preisago in CBr belegt, scheint hierher zu 
gehören. Pressiat (Ain) in CS: de Preyssiaco, Prissia, Preissia, 
Pressia belegt; zwei Prechacq (B.-Pyr.) Preciani (nach dem Heraus- 
geber des Wörterbuches: com. de Cesar), Prexac ii. Jahrb.; *Pre- 
chac (Landes); im Dp. Dord. zwei Preyssac. 12^"/ Preichac, Prey- 
sac 1318, Preychacum 14. Jahrh.i 

Mit -anum: Pre/xan (Aude) bei DV^ (Bernardus de) Preis- 
sano, vielleicht identisch mit Pressanum seu Prissanum, cas- 
tellum prope Carcassonam (in Petri Hist. Albig. DB XIX), auch 
Prexiano geschrieben (854) in DB VIII; Prensan (Aude). Hier- 
her vielleicht (Humbertus de) Prissino j. Pressins (Isere). Dann 
mit -anicus: Priscianicus vicus Lugdunensis, villa super Cala- 
ronam 485 j. 6*. Didie?--sur-ChaIaronve. 

Pkiscinius vgl. CIL III Cogn. Priscinus: Pressignac (Dord.), 
Prescignac 13. Jahrb.; *Pressignac (Char.). Vgl. Prisciniacus 
vicus im 6. Jahrb. j. Pressigny (Indre-et-Loire) und Prissiniacus 
bei Holder II, 1046, was vielleicht nur eine Latinisierung ist. 

*Priscillius vgl. Priscillus III CIL: *Precillac (Dord.); *Pre- 
cilly (Vienne). 

Hierher gehören vielleicht auch *Darnepressac (Ardeche) 
<< *darna Prisciacus; s. über darna = Teil bei Holder I; 
*Trapreyssac (Dord.) ■< * Trabs- Prisciacus. 

257. Privatius CIL III, 5684, Privatianus CIL VIII kommt 
nicht häufig vor: Preyvezieu (Ain), wo der Vokal in der einen Silbe 
gegenüber Privezac (Aveyron) in sp. briv. Privazac 1381, Priva- 
sacum cella Casae-dei monast, (DB XIV) auffällig ist. Ob hierher 
*Priezac (Com, Char.) gehöre, weifs ich nicht; vgl. für den Ausfall 
des ^v^ Avitacum > Aydai (s. oben 43). — Sanctus Privatus 
kommt in der südfranzösischen Toponomie häufig vor. 

258. Proliaco, in vicaria Ambronensi in p. Arvernico in 
com. Telamitensi in CBr; im CL „liberi de Proilleu 1267; 
Prouilleux (Ain) seit 14. Jahrh. belegt; Prouillac (Lot); bei DB XXII 
„apud Prullacum" „Ex tabulis ceratis a. 1303 — 1304 j. Prouille 
(Aude), nach DV5 aber ist dieser ON mit Prolianum castrum 
a. 1063 zu identifizieren; vgl. PreuiUy (Indre-et-Loire). 

Mit -anum: S. Andre-de-Prolian (Her.) de Proliano 1156 
prior de Prolhano 1323; in CM Prolianum j. Protiillan (Gers); 
dann ebenda Proliana in Com. Arelatensi j. Brouillany (Bouches- 
du-Rhöne); dann im Dp. H^rault Prulianum villa 804 und so 
bis 1182 j. Prouille; vgl. auch Bruliano locus in p. Ruscin. (a. 981) 
DB VIII. 



1 Ob hierher auch ^Pressac (Vienne) und *Pressy (H.-Savoie) gehören, 
ist schwer zu entscheiden, da die Belege fehlen und Pkeccius Schulze 424 
genügen würde. 



124 

Ein Prolius oder Pkulws ist nicht belegt. Man könnte diese 
ON auf *Proc(u)lacum, bezw. Proc(u)lanum zurückführen; je- 
doch zeigt die Überlieferang gar nichts davon; vgl. Les Prouillh-es 
(Sarthe), was ein Appellativum verlangen dürfte. Proculus kommt 
mit der Synkope sehr oft auf den Inschriften vor: CIL XIV Pkocla 
(achtmal) für Procula, Procltanus, [ProJcliana. 

259. Probiacum vgl. Cogn. Probus: *Probiac (Gard). 
*Probilliüs vgl. CIL 111 Cogn. Prokilla, IX *Pkobilianus: 

de Probilanicas alod. et eccl. (a. q6i) im Testamentum Raimundi 1 
comitis Rutenensis (DB IX); bei DV5 ebenso Probilanicas a. g6o 
und in CC decimas de Prebilangas 1087 — 1107; vgl. Prouifly 
(Marne) < Proviliacus bei Holder 11. 

Pkobatius bei DV IV, CIL 111 Cogn. Probatus, Probata: 
Provayseu, Proveysiacum in CGr j. Proveyzieux (Isere). 

260. PuGNius vgl. PuGNi CIL XII, 5686, 724 (Gen.) kommt 
häufig vor: Pogniacum, Pounyacum j. Pugtiy-Chatettod (Savoie) 
in CGr; Pougtiy [hAn] belegt seit i25oPugnye, Pounie, Pougnier; 
Poignat (Ain), was aber auch mit ager Podiniacensis verglichen 
werden kann; Pugjiy (Rhone) in CS Pugniacus, Pugneu 947; 
im Dp. Isere Pugny-Chatejtod, in Arch. dauph. Pugniaco, P-ieto, 
Puigneto (de, latinisierte Aussprache: Puigne). *Potihac (Dord.) 
Pognat (Puy-de-Döme) ; *Pugnag (Gironde). Hier geht Holder 11 
von *Puniacos aus und unterscheidet zwischen ü und 0. Aus 
dem Beispiele aus Dp. Ain sieht man, dafs o- unter palatalem 
Einflüsse > u sein kann. ÄhnHch dürfte sich Pugny (Deux-Sevres) 
erklären lassen. 

261. PusAb-US CIL 111 739 Cogn. (0?) oder PoTius Schulze 
216: vielleicht in *Poisey (Ain); Poisieu (Ain) belegt Poisiaco, 
Poysieu; *Poisieux (Ain) dann Le Poüat (Ain) Poizatum 1145 
in CL; vgl. bei DB IX „in villa Poisiaco a. 928 in einer Urkunde 
des Comes Hugo v. Prov. Mit -anura gehört vielleicht in diese 
Gruppe bei DV^: castrum de Poisano, was aber gegen ti spricht. 

CIL III Cogn. PüsiLLA, auch IX Posilla s. Solmsen, Studien 
zur lat. Lautgeschichte S. 97 : dazu Pouzilhac (Gard) castrum de 
Posilhac 1221, de Posiliaco 1176. 

262. Piisignan (Isere) ist immer als Pusiniacus belegt: im 
DS Pusigniacus, Pusignan, Pusigna, Pusignan im 15. Jahrb.; 
im CL (Guido de) Pusiniaco, (civis Lugd.) 13. Jahrb., einmal in 
Arch. dauph. II Pusinief Die Suffixentwicklung ist bemerkenswert. 
Es ist ausgeschlossen, dafs das Suffix anus vorliegt, da Pal + anus 
> in. Wir haben uns die Sache wohl auf folgende Weise vor- 
zustellen: iacum > ia (was in unserem Falle auch belegt ist) und 
dann tritt der Suffixtausch ein, was sich wohl daraus erklärt, dafs 
iacum > ia in diesem Dp. selten ist. CIL 111 Cogn. Pusinnio, 

PüSlNIO, PUSINNUS, PUSINNA. 



125 

Pamiac (Lot) belegt Poznac, in CB Puzinacum, wird 
hierher wegen der Verschiedenheit der Vokale (u) nicht gehören. 
Jedoch beachte man die Vokalverhältnisse bei Püsilla und 
PosiLLA ! 

263. PüHLlus: Buhlane (Ain), villa Publiana, Bublens, 
Bublan, de Bubiana (seit 13. Jahrh.) belegt. Jedoch unsicher. 
Vielleicht mit -iacu: *Publier (H.-Savoie). 

Fluvy (Ain), seit 1286 als Piuyveu, Pluoix, Pluois belegt. 
Pluvius ist nicht belegt. Vielleicht Pübli-acum? 

264. PuKELLiüS CIL IX, 2368. Vielleicht hierher Vourillan 
(H.-Alpes). 

265. Qualrieux (Ain). Die Gruppe -tr- ist wohl nicht ur- 
sprünglich, vgl. Quiteriacum bei DB XXII j. Guitry (Eure). Diese 
zwei ON dürfte *Questoriacum am besten erklären. Cogn. 
QüESTOR ist CIL VllI [2554, 11] belegt. 

266. QuiNTlus (auf den Inschriften auch Quinctius ge- 
schrieben) s. auch D'Arbois 156: in CC Quinciago; Quissac 
(Gard) Quintiacum 1274; ^Quissac (Loi); *^«/«jöc (Gard); Quin- 
cieux (Isere) in CGr Quincevum (latinisiertes *Quinceu), Quin- 
ciacum, Quintiacum; *Quindeux (Ain); Quincie (Rhone) im CS 
Quinceyus (latinisiertes Quincey), Quinceu, Quinciacus; 
Quincieux (Rhone) Quinceu 15. Jahrh.; "^Quinsac (Dord., Gironde) 
[in Ro. gase. Kinsac, Kynsac]; Quincy (H.-Savoie); vgl. noch bei 
DV5 Quenciagum, villa in p. Carcass. a. 981, wo der Vokal auf- 
fällig ist. Ebenda noch Quinciacum locum super Garonnam 
(a. 1 105) j. La Salvetat, sur la Garonne, entre Salles, & S. Julien 
sur la Garonne. 

Mit -anum: in CM Quintianum mons; dann bei DV-i 
Quincianus villa in p. Narbonensi (a. 782); im Dp. Drome noch 
Quificent (ruisseau) Quinsans 1484, Rivus de Quinsan (1520). 

*QuiNT£MUS: Quintefias (Ardeche) im CV (prior de) Quin- 
tiniaco 1106 — 11 12 belegt, auch ad Quintenas 1095. 

QüiNTiNius Schulze 229: in villa Quintiniaco in p. Uscarensi 
885 (DB IX); Quintiniacum villa in Burgundia in „Ex chronico 
S. Benigni Divionensis" (DB VIII). Mit -anicus: Quintig nur gues 
1479 (Gard), Quintignanicus 994. 

QuiNTiLius CIL III und Quinctilius bei Schulze 443: *Serre 
de Quintillan (Aude); mit -anicus: Saitite-Croix-de-Quiiitil/argucs 
1688 (Her.), Quintilanegues 1146. 

In N-Dekl.: Quintio: Quincion, villa in p. Cadurcino et 
vicaria Casiliacensi j. Quinson (Lot) in Cß. Dann Quinsonnas (Is^re) 
14. Jahrh. Quinczonas in Arch. dauph. 

QuiNTUS vielleicht in *Quintan (Lot-et-Gar.). 

267. Quiriacus castrum Vienne 565 (DB II); derselbe ON 
im CL Quirieu 13. Jahrh. j. Quirieu (Isere), ebenso in CS. 



126 

268. Rdgeal (Ishve) ist in CS im 15. Jahrh. als Ragia belegt. 
Es würde mit Rabiagum (dans la vicairie de Puy d'Arnac) in CB 
[nach Deloche Rahotl (Corr.), was nicht stimmt] lautlich stimmen; 
s. Devaux S. 327 ff. Vgl. noch in CS Allo de Raybiaco (1140 
ungefähr). Vgl. aber bei DVj Ragiatis in Vicariensi a. g8o. 

Rabius ist nicht belegt (vgl. aber bei Schulze gi Rabiuus), 
wohl aber Raius CIL II, IX Raia für Ravius s. Solmsen, Studien 
S. 73. Germ. Ragio Försteman Sp. 1007 kommt für den ON bei 
DVj in Betracht, genügt aber für die ON im Dp. Isere nicht. 

269. Raniüs Schulze 281: *Ragfiac (Dörd.); dann bei DV5 
S. Petrus de Ragnaco in com. Ruthenico a. 105 1 j. Rlgnac (Aveyron). 
Andere Belege sind in CC Riniacus, Regnaco, Regniaco 1061 
— 1065. 

*Rariacum nur gelegentlich: Reyrieii (Ain) in CS de Rariaco, 
Rayreu, Rariacus villa in agro Parciacensi 980; Reyrac (Lozere). 
Mit -anum: *Le Reyran (Gir.); *Reyrün (Bach, Var). Vgl. noch 
bei DV5 Rairacus villa (a. 1139). Rakius kommt nicht vor, wohl 
aber Cogn. Rarus CIL X [642]. 

270. Rance {Kin) ist in CS als Ranciacus, Rancies, Ran- 
cey belegt; Ranciat (Puy-de-Döme) 1250 Ranciat, Rancia in 
Sp. briv., vgl. *Rancy (Senie-et-Loire). Vielleicht ist zu Grunde zu 
legen *Rantiacum von Rantius Schulze 78 und Rancius 281; 
vgl. Rantillus CIL III, 5513. Mit -anum: '^Ranganne (Char. 
Char. Inf.). 

Vgl. *Rantinius: Rantigny (Oise); Ranteil (Tarn); Ranton 
(Vienne). CIL II, 2825 Rantc' 

271. Rabejac (Herault) geht mit einem anderen Rahejac im 
selben Dp. vielleicht auf *Rapidiacum zurück. Rapidius CIL X. 
Thomas, der Herausgeber des Dict. topogr., bringt aus 1153 einen 
Beleg Riviniacum, was wohl eine schlechte Identifizierung sein 
dürfte. 

272. Da Rkllius nicht belegt ist, so möchte ich folgende 
ON auf *Reg(u)lacum oder *Reg(u)liacum zurückführen: 
*Rtlh'eux (Ain); jedoch wird Reilieu (Ain) 971 als Religiacum 
belegt, vgl. auch Religiacus villa Monast. Insulae Barb. bei DB, 
aber andere Belege sind Relliaco, Rilleu, Rillieu, demnach 
gehört es also nicht hierher. Religius ist nicht belegt, vgl. Re- 
GiLius Schulze 444. Rilhac (Corr.) in Sp. briv. Reillac 1206, 
Rialhac 1271, Rilhac; zehn Reillac (Dord.), 1485 Mayn. de 
Relhaco; *Reylac (Gard); '^Rilhac (H.-Loire, Lot, Puy-de-Döme), 
*Reilhaguet (Cantal, Lot). Vgl. noch bei DB VIII Reliacus villa 
in p. Arciacensi und Riliacus in p. Andegavensi; in CBr noch 
Rilago. 

Mit -anum: Reliana, Reilana j. Reillane (B.-Alp.), in Kar. 
Zeit auch Reglana geschrieben (könnte also auch *Regulana von 



127 

Regulas sein); 1 Relianeta, Reguaneta, KeiWaneta. ]. Rei7/iane/e 
(Dröme) in CM; dann Tenementum de Relhanh 1485 (Dord.) 
<; *Relitajiensis. Vgl. noch Relano villa in com. Rossil. a. 950 
(DB IX). 

273. *Regi-acum, vgl. Regus Holder II, 11 13 und Regius 
Schulze 220, wird vielleicht vorliegen in: *Le Riac (Gard); *Le 
Roche r-du-Riac (H. -Alpes). Mit -anum: La Reyanne (Bach, Gard). 
Hier ist nicht ausgeschlossen, dafs obl. -ane vorliege, da ein Dorf, 
das der Bach durchläuft, Rey heifst. In CM Riannum, Riantium 
(latinisiert Riant), Rianni, Rianz j. Rians (Var); *Reans (Gers). 
Vgl. auch Reius Schulze 215. 

274. Reticius ist reichlich belegt, s. Holder II, 1178: Redessan 
(Gard) — villa Redecia no in com. Nemausense 90g. 

275. Zu Remiciaco super Ligerim (a. 943) bei DB IX wird 
sich vielleicht Rensejac (Dord.) stellen; vgl. noch Remcionacus 
villa Mon. S. Hilarii Pictav. DB IX. Vielleicht gehören diese ON 
zum Cogn. Remicius CIL XII, 5686. *Remiciacum, *Remicei- 
acum, *Remicionacum. 

276. RoMANius Schulze 368 ist in ON sehr verbreitet, vgl. 
D'Arbois S. 304: Roviagnieii (Ain), belegt seit 1150 als eccl. Ro- 
magniaci, Romaniaco, Romanieux; vgl. ebenda Romanlche 
<C. Romaniscas; im CL eccl. de Romanaco 1206; dann Ro- 
maniacus campus a. 557 in Aimoni monachi Floriacensis de gestis 
Francorum (DB II); Romagneu (Isere); Romagtiai (Puy-de-Dome) 
von Longnon, Geogr. S. 510 identifiziert mit Romaniacus campus 
a. 560 bei Greg, de Tours. Im CM Romagnacum in com. Sene- 
censi, welches Guerard fraglich mit Rouanne (B.-Alpes) identifiziert, 
was lautlich nicht geht; *Roumagnac (H.-Vienne); *Ro7na}netix 
(Ardeche). 

Mit -anum: de Romaniano, locus in Arare a. 968 in einer 
Urkunde des Königs Lothar (DB IX); dann Romagnano in com. 
Bisuldunensi 89g in einer Urkunde Karls des Einfältigen (DB IX); 
dann in CM Romagnana prope Fluvium Vuelnam, vielleicht 
Romagnac (Bouches-du-Rh.) nach Guerard. Merkwürdig ist die 
Doppelform i?ö?«a«ß«.r oder Romanin (Ain), Romanins 1313. -ins, 
wenn -anus vorliegt, wäre bekanntlich nur nach einem Palatallaut 
berechtigt. 

Es ist zu bemerken, dafs in der südfranzösischen Toponomie 
sehr häufig Romanus allein vorkommt: Romana villa in com. 
Lugd. 998 (DB XI), vier ^Romaiis (Ain); "^ Romans (Isere); "^ Roman 
(Gard); Roinatis (Ain) de Romanis 912; Romas (B.-Pyr.), Arromas 
im 12. Jahrh. (nach gase. Gesetzen!), Romaas 12. Jahrb.; im Dp. 
Drome viermal, wo aber bei Romans ar. de Valence der älteste 



' Vgl. in Vita Vedasti Refruliacum (Holder II) von Reguhus Schulze 
220. Leider fehlt die moderne Entsprechung. 



128 

Beleg 908 Roraanis ist, später aber Rotmanensis, Rotomanum, 
Rotmani 1096. Im Dp. Hautes-Alpes fünfmal. Die obigen ON 
könnten daher nur eine Erweiterung mittels -acum, -iacum, 
-ianura von roraanus sein. Jedoch wird die Archeologie darüber 
zu entscheiden haben. 

Mit -anicus: *Romamargues (Cantal); auch *Romange (Jura) 
< *Romanicus. ^- 

Interessant ist Le Romejac (ein Bach, Gard), welches 16 14 
Rieu Mejan < *rivus medianus hiefs; später mit -c geschrieben. 
Das war nur dadurch möglich, dafs -n nicht gesprochen wurde. 

277. *Roumillac (Drorae); in CB Romeliacus in vicaria 
Barrensi (irgendwo im Dp. Lot); in CL Rumiliaci (prior Petrus), 
Rumilleu, Rumillieu j. Riimilly (H.-Savoie); *Routnaillac (Corr.) ; 
'^ Roumaillac (Dord.). Mit der Synkope vielleicht Rombly (Pas-de- 
Calais); *Rombiaz (H.-Savoie). 

RoMiLius ist belegt, s. Schulze 368 etc. 

278. CIL IX RoMAEUs: ^Roumieux (Dröme) vielleicht; *Ro- 
mejac (Dord.) < *Romeiacum. 

279. Der bekannte röm. EN. Roscius kommt in ON nicht 
häufig vor: *Ruissac (Char., Ardeche). Roussieux (Dröme) Castrum 
de Rosseu 1266, Rossiacum 1305 und *Rossy (H.-Savoie) sind 
nicht hierher zu ziehen. Vgl. *Roissonne (Isere). 

*RosCENUs: Roussetiac (Aveyron) in CC als Rucenniaco 819 
belegt; *Roticenac {Dord.) Roscenacum 1090, decanatus de Ron- 
cenaco 1143, Rochenac 1143; vgl. noch in CSau. Roisnago 
locus. 

*RosciLiüs: RoussiUac (Vaucluse). 

*RosciNius: Roussignac (Gard); vgl. Roscinione> Rossillon 
für die Behandlung sc'. 

Mit -an um vielleicht: "^Russan (Gard); *Russargues (Gard). 

280. Roteliat (Ain) , belegt 1470 de Roteliaco, verlangt tt. 
RoxrELius ist nicht belegt, wohl aber RoiTio CIL XIII, 2104. 

281. Rüssus: *Roussac (H.-Vienne) wird immer in Chron. de 
S. Martial als Rossacum belegt. *Roussac (Dord.); "^Roussac (H.- 
Alpes); Roussas (Dröme) 12 11 Rossatz, wahrscheinlich -atis. 

282. Rodilhan (Gard) Rodilanum könnte vielleicht auf 
*Rütilianum (s. Schulze RüilLius) beruhen; vgl. noch "^Les Ro- 
dillions (Allier); *Rodeilhac (Var) spricht gegen die Länge von i. 
Bei DV2 Rutilianus villa in suburbio Nemausensi a. 813; bei 
DViv Ru tili ans (chäteau aux environs de l'abbaye de Lezat); im 
CM Rutillagus 1062, welche ON wegen des Mangels an modernen 
Entsprechungen nicht zu beurteilen sind. 

283. Rubiacum ist ziemlich häufig anzutreffen: Roubiac 
(Her.); zwei i?öi5/ö<r (Gard) de Robiaco 1119; Rouhia {kvid€) kann 



129 

auch -an um enthalten; bei DV5 noch Rubiacum abbatia a. 901; 
Rougeac (H.-Loire) bei Longnon II Rubiacus, vgl. Rouge (Loire- 
Inf.) ; zwei *Rougeai (Ain) ; hierher vielleicht auch im CBr in parr. 
Arvernico, in vicaria Brivatensi, in villa cui vocabulum est Roiaco. 

Mit -anum: Rubiano, villa in p, Rossil. 981 ; Rubianus 
ager j. Rouhian (Bouches-du-Rhöne) [Kar.]. 

RuBENUS vgl. RuBENius Schulze 220 dann Rubennius, Rubena 
CIL 11, 4402 : *Rouvenac (Aude). 

RuBiNius: Rouvignac (Gard) 1430 Rovignaco; im Dp. H6rault 
\\&r Roiwigtiac, belegt villa Rubia, in villa Roviniaco vel Lumi- 
gnago, de Ruviaco vel Remugnaco 987, Robianum 996. 
Das Verhältnis dieser Belege ist nicht klar. Lumignaco, Re- 
mugnaco dürften vielleicht falsche Lesungen sein. Rubia, Ru- 
viaco beziehen sich vielleicht auf Roubiac im selben Dp. Jedoch 
mufs darüber der Lokal-Geschichtschreiber entscheiden. 

RuBELLius CIL IV, 842, X, vgl. aber auch CIL III, 6017, 12. 
13 RoBiLius: *RouviUac (Drome) ; Mas-Rouvillac (Gard) heifst 895 
merkwürdigerweise „in terminium de Ubilionicas, in valle Anagia, 
in hunc comitatum Nemausense", 155 1 Roubillargues; ebenso 
merkwürdig ist Rouhillac (Gard): Rovinanague 1203, Rouvillac 
1824. Hier hat wahrscheinlich der Herausgeber Belege, welche 
sich auf verschiedene ON beziehen dürften, zusammengeworfen. 
Bei DBj Rovilianicae a. 966. Mit -ascus vielleicht: *Le Moullin- 
Revillasc (H. -Alpes). 

N-Dekl. *Le Roubion (Flufs bei Montelimar), dann * Robions 
(Vaucluse), *Robion (Basses-Alpes, Alpes-Mar.). 

RüBius, welches bei Schulze S. 424 mit ü angegeben ist, ist 
vielleicht eine echt lateinische Entsprechung des RuFius. Unsere 
ON verlangen entweder ü oder o. Auch Rubbius ist belegt s, 
Schulze a. a. O. 

284. Zu den Ausführungen von D'Arbois S. 307 über Ruf- 
fiacum füge ich noch folgendes hinzu: Roiffieu (Ardeche) in CV 
eccl. S.Martini de Rufiaco 1 106 — 11 12; zwei Ruffieu (Ain) seit 
12. Jahrh. belegt: Rufiacura, de Ruffiaco, eccl. Ruffiaci, Ro- 
phiou; im CC Roffiaco, Rufiaco j. Roffiac (Cantal) ; Roffiat 
(Loire-Inf.) ; Rouffiac (Cantal, Aude, Charente [im CBai. Rofiac, 
Rofiaco villa], Charente-Irjf., H.-Gar., Lot); im Dp. Dord. sechs 
Roufiac; dazu noch (Herault) Rnffas, Rufiacum 11 18, Rofiacum 
II 18, wo der Schwund des i auffällig ist; Rouffiac (Aveyron) ist 
bei DV Rufiniacum, curtis in p. Rutenico a. 937 belegt (gase. 
Gebiet, vgl. 185). 

RuFiNius Schulze 221: Rofiniacum in vicaria Rarrensi in 
CB j. Roufignac (Lot) ; im Dp. Dord. fünf Rou/fignac, belegt seit 
1335; Roufignac (Corr., H.-Vienne, Char., Char.-Inf.). 

RuFiLius Schulze 123: Rou filhac {Loi). -anicus: RouffiUange. 

Mit -anum: vgl. Rufiana ürbs Nemetum bei Ptolom. (DB 1). 

Beiheft z. Zeitschr. f. rom. Phil. II. Q 



I30 

RuFFUS als Vorname ist auch im Mittelalter beliebt (s. einige 
im CSai. 11). Alle diese EN kommen auch massenhaft vor. Ru- 
FiNUS Cogn. CIL III, III, 5661 RuFiNius, RuKiLLA CIL III, 815, 5 1 24. 

285. RuNius kommt CIL XII, 5102 vor, s. Schulze 368: im 
CSau. cultura de Runiaco in vicaria Ucionensi; *Rognac (Dord.), 
*Rougnac (Char.), ^Rogna (Jura); i?<?^««c (H.-Loire) 1443 Runhac 
im Sp. briv., *Roignais (Savoie) ; vgl. auch bei Holder II, 1247 
Runiacum j. S.Josse (Pas-de-Cal.). Rognac (Bouches-du-Rhöne) 
«< Roniacus bei L IL *Rogtionas (Bouches-du-Rhöne) ■< *Rü- 
nionacum. Vgl. auch RoNius Schulze 132 und Förstemann 
Sp. 1062. 

286. Sahazan (Gers), dann Cebazan (Her.) Zebezan 859, de 
Sabaza iioi, Sabazan 1625 sind lautlich sicher identisch; vgl. 
noch dazu Sabacianicus im CM nach Guerard vielleicht Z(? ^'az'ö/z 
(Vaucluse), was lautlich nicht stimmt; dann Sabazac 1267, Saba- 
ziacum, Cebaziacum j. Cebazat (Puy-de-D6me) im Sp. briv. 
Sabbatiüs ist belegt. Sabbatia CIL III suppl. Nr. 9588 (Salona), 
Sabbatius, Mann der Vigilantia, Schwester des Kaisers Justinus I. ; 
CIL V, 8120 drei Sabbatius, was ganz gut pafst. 

287. Sabinius Schulze 222 etc. kommt in ON mit -acum 
sehr häufig vor. Ich habe wenige Beispiele für -an um. Savignciix 
(Ain) gehört nicht hierher, da es als Sarbiniacum, Salviniacum 
belegt ist, daneben auch Savigniacum, Savigne, Savignieu; 
Savigfiy (Rhone), bei D'Achery Spec. t. V, p. 1 10 Saviniacus 
(10. Jahrb.), dafür in CS auch einmal Sapiniacensis, was nur 
eine Latinisierung sein dürfte. Savignac (Aveyron) kommt in CC 
als Selvaniaco belegt vor. Zwei Savignac (Her.), drei Savignac 
im Dp. Dord., vier Sevignac (im Dp. Basses-Pyr.) 1270 Sevignag, 
Savinhacum 1286; vgl. bei DV noch Seviniacum in Pago 
Rutenico a. 934, dann noch in Ro. gase. (Amandinns de) Savin- 
gnac. Sauvagnac (Gard), welches der modernen Form gemäfs 
auf *Silvaniacum zurückgeht, erscheint einmal als Savagnac 
belegt; umgekehrt Savagnac (Herault) erscheint in der Karte von 
Cassini als Sauvagnac; vgl. Savanac (Dord,). Es ist viel wahr- 
scheinlicher, dafs diese letzten ON auf *Silvaniacum zurückgehen. 
Bei DV2 noch Saviniagus villa in p. Elesano a. 680 j. Savignac- 
Laussonne (Gers); bei DV5 Sabiniagum sive Mairacum, villa in 
p. Carcassonensi j. Mairac (Aude). Im Dp. Loire zwei SavigJietix, 
in Sp. briv. Savinhacus 1381; s. noch das Verzeichnis bei Holder 
11, 1381. 

Mit -anum: Savinianis villare eccl. Narbon. (a. 884) bei 
DB IX; mit -anicus: Saviniangae, vill. eccl. S. Marcelli Cabil. 
Hierher wird nicht gehören: Savignargues (Gard) Salvananegue 
1138, Savinanicis 1156, Salvananicis 1175. Bei DV5 Savi- 
nianus villare in parr. Redensi, a, 883 j. Savignac (Ariege); vgl. 
auch den Beleg bei DB. 



13» 

288. Ceyzeriai [kin), belegt Saisiriacum, Seysiriaci, Say- 
siria, Cesiria; *Z? Ceyzeriat (Ain) ; Ceysirüu (Ain), ebenso de 
Saisiriaco, Sesiriaco, Ceserieux belegt (seit I2.jahrh.) werden 
vielleicht auf *Sacer-iacuni von Cogn. Sacer zurückgehen. 

289. Dunkel ist Salagnac (Creuse), welches im CB als Sela- 
bunac erscheint, lautlich aber damit nicht zu vereinigen ist. Im 
13. Jahrh, Salanhacum (DB XXI). Im CB erscheint noch Selania- 
cum in vicaria de Juliaco; vgl. noch bei DB VIII in Salanaco, villa 
Monast. S. Audochii Augustod. (a. 859). In Chron. de S. Martial 
auch Salanac für Salagnac (Creuse), also Selabunac vielleicht 
Verschreibung. Im CC erscheint Solanac 1087 — 1107, von 
Gu^rard mit Sitihalac (Aveyron) identifiziert; vgl. noch im CBr. 
Solaniaco, was sich vielleicht auf den ON im Dp. Creuse beziehen 
könnte. 1 Wenn die Identifizierung von Guerard richtig sein 
sollte, so würde der heutige ON an conucula > kulina^ in 
Vinzelles, und coloigni im alyon. erinnern. Salanius ist belegt: 
Schulze 369, Salanus bei Ovid, ex Ponto 2, 5. i. 

290. Sanctius (zusammengefallen mit Sancius; vgl. Holder 
II, 1348; Santius CIL XIII, 6607 ; vgl. noch Sentius und Sintius) 
kommt auch häufig vor: im CL eccl. de Sanciaco 984; *Le Sancey 
(Ain); Sanciat (Ain) de Sanciaco 1271; Sansac (Cantal) im CC 
Sanciago; *Sansac (H.-Loire); vielleicht auch ^Smsac (Dord.); 
s. noch Holder II, 1348. 

i\Iit -anum: Satisan (Gers), vielleicht identisch mit Sancianis 
in CC und Santianus in CRousill.; bei DB VIII Santiane villula 
in com. Scutingensi (a. 846). 

*Sanctinius oder Sentinius Schulze 228: *Saintignac (Avey- 
ron); in CBr in cultura de Sentinago; in CSau. Terra de San- 
tiniac; vgl. bei Holder II Saint-Ig7iy (Rhone). 

*Sanctilius oder SiiNTiLius Schulze 229: Santilliacus villa 
in agro Gofiacensi (a. 1000 circa). 

Für Senienac (Ariege) hat Holder II Sentiniacus, was nicht 
ganz geht; vgl. *Santenay (Ain). Sentennus ist belegt. 

291. Sedeilhac (H.-Gar.) und Sadillac (Dord.), belegt 1363 
Sadelhac, Sedalhacum, Sedilhac im 16. Jahrh. gehören höchst 
wahrscheinlich zusammen. Hierher vielleicht auch Sitilianus villa 
in com. Avenion. (a. 896) in einer Urkunde des Königs Ludwig 
von Provence (DB IX). CIL X Satilius (zweimal), vgl. CIL IX 
Satellius; auch Setiliüs ist belegt, s. Schulze 458. Die Ab- 
schwächung des a im Anlaut zu e kommt häufig vor; deshalb ist 
eine sichere Entscheidung nicht möglich. 

292. In CLant. kommt (Gcrard de) Saciag vor; dann Saci- 
acum im CGr; *Sassac (H.-Loire). Zu unterscheiden wäre Satiag 

1 Man könnte hier an eine Ableitung von Solanum (von solum) denken; 
vgl. Solanum in pago Tolozano j. Soula (Arifegc); vgl. solarium (II D); 
aber auch SoLANius ist belegt, Schulze 371. 



im CBr, vielleicht identisch mit S^zac (Corr.). Auf den Inschriften 
kommen vor: CIL VIII Sattiis, vgl. noch VIII Sattonius, Cogn. 
Satta CIL VIII [9097]; vgl. Schulze 224, daneben auch mit einem 
t: Satia CIL X, vgl. Satus III, 5465, Sato VIIL 

*Sattilius vgl. Sattellia Schulze 225: Satilliacus superior 
996 j. Satilieu (Ardeche) im CV, vgl. noch Satiniangum im CGr. 

*Satto -onis, vgl. Sattonius: *Satonay (Ain) belegt de 
Satenay (seit 12. Jahrb.), vgl. noch ^Sothonay (Ain). 

293. Cogn. Satykus kommt auf den Inschriften häufig vor. 
Sadirac (Gir., Dord., zweimal im Dp. Gir., B.-Pyr. 11. Jahrb.). In 
CC in vicaria Saddiraco in p. Caturcino im 11. Jahrb.; hierher 
auch Ceyras (Herault) villa fiscus Saturatis 804 — 820, Ceiracum 
1029, Sedratis (DV2), Seirac, Seiras 1008, wo also sehr frühe 
Synkope vorliegen dürfte; vgl. bei Holder Saturiacus villa (a. 673) 
j. Sarry (Marne). 

Mit -anum: Saduran (Gard zweimal) 1254 de Sadoirano, 
rector eccl. de Sadoirano. Merkwürdig ist Saturargues (H6rault), 
vielleicht ist eine Beeinflussung von Satyrus möglich. Die Belege 
sind übrigens sehr unklar: S. Sesteiranegues 1157, Scurdu- 
rengues 1226, de Saturanicis 1538, Santurargues 1684, aber 
1440 ganz korrekt villa de Saduranicis. Hier dürfte es sich 
wiederum um Belege verschiedener ON handeln, die der Heraus- 
geber zusammengeworfen hat. 

Mit -uscus vielleicht: *Sadroc (Dord.). 

294. DB IX hat „villam scilicet quae vocatur Saxiacum in 
comitatu Deensi" in einer Urkunde des Königs Ludwig von Pro- 
vence; dann bei DB XIX Saxiacum castrum in Carcass. j. Saissac 
(Aude); Saissac (Lot) bei DV5 Saxiacum monasterium; dann 
S. Benoii- de-Cessieu, 859 Saxiaco im C de Ainay (vgl. Philipen 
R.C.XX, 293); Sayssac oder Sayssaco 1250 j. Ceyssac {\il.-Lo\re); 
hierher wahrscheinlich auch Saisac 1253 j. G'ssac (H.-Loire) in 
Sp. briv., dann Seyssagueto (de) 1466 j. Ceyssaguet (H.-Loire). 

Mit -anum vielleicht: Saissins (Isere) in Doc. in6d. II apud 
Saisinum. 

Saxius ist belegt: CIL III, 5414, Saxia, IX. Auch Sassius 
Schulze 369 wäre lautlich möglich. 

295. Sempronius kommt nur in einem Beispiele vor. Sem- 
prugnanum in CGr, von Marion (mit Fragezeichen) identifiziert 
mit Savournon (H.-Alpes), was lautlich nicht geht. Vielleicht hierher 
auch Samprinianum (a. 066) bei DV5. 

296. Serenius Schulze 229 ist auch häufig anzutreffen: in 
CB „in allio loco . . . Sereniaco" 896; *Serignac (Lot-et-Gar., 
Tarn-et-Gar., Gard, Lot), vgl. *Serenac (Tarn). 

Mit -anum: zwei Sengtia>i (Herault) Surignanus villa 990 
(wahrscheinlich verschrieben), später Sirignanum und Serin ha 



133 

1368; *Berrc-de-Serignan (Dröme) in Serinham 1489; *Serignaii 
(Vaucluse). 

Es scheint auch hier die Synkope vorzukommen: im CC 
Serniaco, Serniag, Serniago loio — 1053; *Begude-de-Sernhac 
(Gard); Sernhac (Gard) Sarnacum 11 6g, eccl. de Sarnhiaco 1386; 
*Sargnac (Chan, Creuse); Les Sarniacs (Char.), Sarniat (H. -Loire) 
im CBr Sirnac. Man beachte jedoch auch Cernius Schulze 271 
und Saknius Schulze 224. 

297. Skrius Schulze 229 oder Cerius Schulze 271: '^•Serac 
(Lot-et-Gar.), *Seyrac (H.-Gar.) im CC eccl. de Serraco 11. bis 
12. Jahrh. (wahrscheinlich mit serrum in Zusammenhang gebracht); 
Ceyras (Gard) Seyracum 1384, Auch Sarius Schulze 224 wäre 
nicht ausgeschlossen. 

Mit -anicus: Saint- Jean-de-Ceirargues (Gard) Seyranegues 
1237, de Seyranicis 1295. Vgl. Serio (n) j. ein Ciron (Neben- 
flufs der Gar.), zwei Cerons O. (Gir.) bei Holder II. 

298. Secundius kommt in einigen ON vor: Segonciacum 
in vicaria Exandonensi j. Segojizac (Lot); dann Segonciacus par- 
rochia prope Alpes (a. 812) in einer Urkunde Karls des Kahlen; 
vgl. auch Segen tiacus villa Monast, S. Eugendi bei DB VIIl, 
was lauter Latinisierungen von ndi > nz wären. *Segonzac (Dord); 
im Dp. Aveyron im CC Segonziaco; Segunzac 1247 j. Segonzat 
(Puy-de-D6me) im Sp. briv., z zeigt, dafs hier Segontius (vgl. 
D'Arbois, Les noms gaulois, S. 80) nicht vorliegen kann. Hierher 
wahrscheinlich auch ^Segougtiac (Lot-et-Gar.), vgl. Verecundiacum. 
S. noch das Verzeichnis bei Holder II, 1426. 

Mit -anum: „villam Secundianum in valle confl. (a. 985)" 
bei DB IX. 

299. Severus kommt in ON mit -acum, -iacum und 
-anum sehr häufig vor. Im CL: Sivreu, Sivreuz, Sivriaco, 
Sivrieu (11. — 12. Jahrb.); C/zrz^wx (Ain) de Sivriaco 984, *Ce7.'raz 
(Ain). Chevalier identifiziert de Sivriaco (1080? — 1075) im CV 
mit Siirieu (Isere), vgl. dazu noch die Formen Seureu, Siureu, 
Suireu bei Devaux 165; im Dp. Jura Civriai, im CS Civria belegt. 
In CBr in patria Arvernica, in vicaria Nonatense, in villa Severiaco; 
DB XI Sivriacura, castrum in Aquitania. *Cieurac (Lot), *Süurac 
(Gers, Tarn); *Sü'uras (Ardeche, H.-Gar.). Im Dp. Dord. sechsmal 
*Siorac; *Siorac (Char.-Inf.), im Dp. Lot noch zwei Cieurac\ vgl. 
noch bei DB V Sibriacus pagus. Das sind lauter synkopierte 
Beispiele. Es gibt auch ON, wo keine Synkope vorkommt: Severac 
(Gard), 1174 (G. de) Seveiraco; Severac (Aveyron) im CC Severi- 
acensis, Severiago; Sevirac (Her.) locus de Seveniacho 1271 
(verschrieben?) Severac in der Karte von Cassini; dann in Puy-de- 
Döme Civerac; im Dp. II.-Loire Civeyrac (zweimal) im Sp. briv. 
Civayrac 1552; im Dp. Lozcre ebenso Civeyrac, *pz;^röf (Puy-de- 
Döme). Hierher vielleicht mit vortonischer Synkope Cyourat 1401 
j. Surat (Puy-de-Dörae) in Sp. briv. 



134 

Mit -anura: Siverana villa in com. Empur. (a. 981) bei 
DB IX und Siurana castrum Hispaniae montanis bei DB XII. 

Wie musca >» mouicho, mouisso so Severasca > La 
Severaisse (Bach, H.-Alpes), belegt „inter duas Severiascas" 1148, 
Severaista flumen 1178, Severayssa 1373, Severaychia 1393; 
im selben Dp. noch La Severaissef/e; vgl. noch das Verzeichnis bei 
Holder II, 153 1. 

300. Sextiacum ist ziemlich häufig (zusammengefallen mit 
Cesti-acum und Cessi-acum von Cestius und Cessius). Zwei 
Seyssac (Dord.) Saichac 1346; vgl. auch Saxiacum und Sisci- 
acum (II B). Nach D'Arbois S. 320 wahrscheinlich auch Cessieu 
(Is^re); Holder II, 1534 bringt noch *Ojjn' (Doubs); *Cessiat {hSxiy 
Jura); *Sextia (Bouches-du-Rhone). 

Mit -anum vielleicht: *Seissan (Gers). 

Der älteste Beleg für * Sextiacum ist wahrscheinlich bei 
Longnon G6ogr. au VP S. 600 Sexciacus vicus vel domus cum 
eccl. belegt bei Gregor von Tours. 

Sextinius, vgl. CIL III [4459] Cogn. Sextina: „in villa quae 
dicitur Sestiniaco" im CBr, im CSau. Sestinac locus, wahr- 
scheinlich identisch mit Sestinhac 1274 j. zerstört im Dp. Puy- 
de-Döme (Sp. briv.). 

301. SiGNius CIL III: Segny (Ain), wofür auch Senius' 
Schulze 228 möglich ist. Sannat (Corr.) identifiziert Deloche mit 
Signacus, was merkwürdig ist. (nn ist im Alyon. manchmal Be- 
zeichnung für 11; ob das hier der Fall ist, ist schwer zu entscheiden, 
da wir die mundartliche Aussprache nicht kennen). Mit -anum: 
zwei Signan (Gard), Garica Signanese 916, Vallis Sinnani 
13. Jahrh. 

302. Auf dem südostfranzösischen Gebiete sind Silvius, Ser- 
vius, Salvius zusammengefallen. Cervius von Servius kann man 
unmöglich unterscheiden. Endlich ist nicht sicher, ob wir in 
Sergeac (Dord.) de Sergiaco 1053; zwei Sargeac (Dord.); dann 
Sergy (Ain) de Sergiaco, iixo Sersie, Sergier, Sergie; dann 
*Sorgieu (Ain); in CDomb. Sargieu (villa de), auch villa de Sarzis: 
*Serviacum oder *Sergiacum zu suchen haben. 

Servius oder Cekvius: mit -anum: Servian (H6r.) castrum 
de Cerviano 1065; *La Servianne (Bouches-du-Rhone); *Sarvtan 
(Savoie) (auch = Silvianum möglich). 

Servilius CIL IX: *ServiUal (Ain), *ServeiUac (Dord.). 

Servatius, vgl. Servatus CIL III, dann auch Servatius 
Lupus, der bekannte Gelehrte im Mittelalter: *Servisey (Ain). Mit 
-anum: *Serveza?me (Gard); *Sarhazan (Landes); vgl. Servationum, 
in Vivariensi a. 950 bei DV^. 

*Servicius: *Servissac (H.-Loire). 

Weiter kommt der Zusammenfall von SiLVius Schulze 371 und 
Salvius Schulze 93 in Betracht: vgl. silva > saube, sauva. 



135 

SiLVANUS kommt ziemlich häufig vor: *Salban (Lot-et-Gar.), Salvan 
(H6r.) ; Les Sauvans (Gard); Mas-de-Sauvan (Gard), Sauvan (Drome), 
Sauvane (Dröme) Salvana 1540; 6". Sauvant (Char.-Inf,). *Silva- 
nicir.s > Salvangis colonia (nach 1032) im CS. — Silvanacum 
wahrscheinlich in *Servanac (Tarn-et-Gar.). Viel verbreiteter ist 
*SiIvani-acus: eccl. de Sylvaniaco 984 im GL; La Tour-dc- 
Salvagny (Rhone) im CS Salvaniacus, Salviniacus belegt; Sal- 
vagnac (Her.) seit 16. Jahrh. belegt; '^Salvaniac ((Z^lvXzX); *Servagnat 
(Jura) ; *Sauvagnat (Lot-et-Gar.) ; Sauvagnac (H.-Gar.) ; *Saiiva?iJac 
(Char.); *Satcbagnac (Landes) in Ro. gase. Saubanac; *Soiibagnac 
(H.-Pyr.); *Le Saubagnac (B,-Pyr.); vgl. noch bei DVj Selvani- 
acum villa in parr. Rutenico (a. 8ig); Sauvagnat (Puy-de-D6me) 
Salvagnac 1250 in Sp. briv. 

Mit -anum: *Sauvagnan (Ariege), *Soubaigna7i (Gers); *Salvi- 
giianne (Tarn), dazu vgl. Salvinii s Schulze 93. 

SiLViNius Schulze 393: vielleicht Servigiiat (Ain), de Servignie, 
de Servigniaco, Servignia, Servigniat (seit 13. Jahrh.); bei 
DB IX Silviniacus, villa in p. Cabilon (a. 890). Mit -anicus: 
im CBr Silvignanicus in p. Arvernico, in com. Brivat.; bei DVj 
Silvinianicus, villa in parr. Nemausensi (a. 819). Im Dp. Gard 
Souvignargues, Silvagnanicus 1031, Salviananegues 1125, Sal- 
vagnargues 1435 gehört zu Silvanius. 

Salvtacum oder Silviacum: *Salviac (Lot); *Sauviac (Gers, 
Gir.); Sauviac (Herault) [die Belege 813 locus de Salignacio et 
Salignanello dürften nicht auf diesen ON Bezug haben]; Sauviat 
(Puy-de-D6me) 1401 Salviat in Sp. briv.; *Z<3 Säugiat (Jura); 
Sauviat (H.-Vienne). Andere Beispiele siehe bei D'Arbois S. 312. 

Mit -anum: Sauvian (Her.) de Salviano 1070; vgl. noch 
(probi homines de) Saubion in Ro. gase. j. Saubton (Landes) < 
*Salvione. 

*Salventius: Salvenciacum in CM j. Sauvensa (Aveyron); 
-anicus: *Sauvessanges (Puy-de-D6me). 

*Salvicius: *Saubissan (H.-Pyr.). 

303. Cognomen Similis CIL III oder Similius Schulze 232: 
*Se?niIlac (Char.-Inf.); *Seineillan\ vgl. Similiacum bei DB XII. 

304. SiMius CIL III, 2315: Les Simians (zweimal, Gard), 
Simiane (Bouches-du-Rhone) in CM Simiana; Champ-Simian (H.- 
Alpes) wird merkwürdigerweise 1526 campus Symeandi belegt; 
deshalb nicht sicher, ob hierher zu ziehen. 

305. Socius Schulze 22^1, vgl. CIL X Socilia: Soucieux 
(Rhone), belegt im CS Sociacus, Soceu, Socieu; *Soussac {QAx}^', 
*Souda (Jura , Ain). Hierher wird nicht Souzy (Rhone) gehören, 
obwohl es als Suciacus in CS belegt ist (auch S. Stephanus de 
Sauczy). Soussat (Puy-de-Döme), vielleicht identisch mit Sociacus 
villa (a. 1252) in Sp. briv. 

Mit -anum: *Soussaus (Gir.). 



136 

306. Neben Sollemnius s. D'Arbois 328, welcher in Solem- 
niacensis ager j. Soligtiac (H.-Loire); Solignac (H.-Vienne) in 
Cronicon de S. Martial inamer als Solemniacensis belegt, scheinen 
einige ON *Sole(o)mius zu fordern: *Souloumiac (Her.); Soleymieu 
(Isere) im CS Soloymeu; im Arch. dauph. II de Solomef j. 
Soloyyiieu (Isere). In Doc. ined. relat. au Daup. erscheint (Ray- 
mundus de) Sollerppniaco 1288. Es wäre interessant zu wissen, 
ob sich das auf die ON im Dp. Isere beziehe. In CL Solomi- 
acum; Solomiat {Km) apud Solomiacum, Solomia 1145; *Soley- 
mieux (Loire); ^Solonuac (Gers, Tarn -et -Gar.). Hierher vielleicht 
auch: Solminhac (Dord.) eccl. de Solminhac 1457, dann Solvi- 
nhac 147 I «< *Solominiacum; vgl. (P. G.) de Solomnac. Viel- 
leicht ist doch an mni > mi zu denken; vgl. aber auch Polem- 
Nius und POLEMIUS. 

307. SoRNius CIL X: *Sourtnac (Cantal); ^Soiirgnac (Dord.), 
dann vielleicht auch *Sornac (Corr.). Jedoch fehlen die urkund- 
lichen Belege. Vielleicht auch Saturni-acum? 

308. Auf ein Sophroni-acum geht vielleicht *Soufrignac 
(Char., Dord.) zurück. CIL IX Cogn. Sophron. 

309- Für Statius Schulze 37 habe ich aus DV2 Statianum 
villa in Narbonensi (a. 862). 

310. SuPERius kommt in ON mit -acum und -anum häufig 
vor: Süperiacum: '^Souherac (Char.); Sojihirac (Dord.); vgl. noch 
*Superiat (Ain). 

Besonders häufig in ON mit -anum: vier *Soubeyran (Gard, 
zweimal H.-Alpes); *Souk'raii (Gers, zwei Landes); *Souöeyran oder 
*Soubeyras (Her.) seit 1168; Souheyran (Dröme), Sobeyra, Sobey- 
rana 13. jahrh. Im CB Superiana villa in p. Caturcino prope 
villam Fanum 860; dann *La Souheyranne (zweimal Gard, Ardeche), 
Auch mit der Synkope: '^Soubran (Char. -Inf.) , *Z^ Rocher-Souhran 
(Dröme), *Subrane (Dord.). Superius ist belegt, obwohl eine Ab- 
leitung von super nicht ausgeschlossen ist. 

311. SuRTius Schulze 235 im CBri. Sorciacus in p. Briva- 
tensi, in vicaria Nonatensi, vielleicht identisch mit Soursac (Corr.). 
Deloche möchte diesen ON mit Sulciacum im CB identifizieren, 
was nicht sicher ist, da in diesem Dp. F nicht > r. Dagegen 
Sourzac (Dord.) Petrus de Sorziaco 1080; Sourzy (Rhone), dann 
bei DV5 Sorsat eccl. in Tolozano j. Sorgeai dürften nicht hierher 
gehören, sondern vielleicht Surdi-acum von Sürdus Schulze 240 
darstellen. 

Vgl. noch Sortiliano, villaris S. Aniani Mon. (a. 899) bei 

DB IX < *SURTILIÜS. 

312. CIL X, 5970 Tallentius: nur ein Beispiel: Talenti- 
acus villa in agro Monte Aureacensi 1002 im CS; hierher wahr- 



137 

scheinlich auch Talancieux (Ardeche) c°" d'Anonnay; vgl. in Nord- 
frankreich Taknsac (Ille-et-Vilaine). 

313. Auf dem südostfranzösischen Gebiete sind TuRius 
(Georges) und Taukius zusammengefallen. Tauriacum liegt vor: 
in Tauriac (Tarn-et-Gar.) im CC Tauriaco; im CC Tauriacus j. 
Tauriac (Lot) und (Aveyron). In Thoiria (Ain), vgl. im selben Dp. 
Thoire, belegt de Toria, de Tauria, de Thoyri, seit ii. Jahrb.; 
*Thotria (Jura); Ihoiry (Savoie), belegt im CGr Thoiriacum, 
Toirevura (latinisierte Vorstufe Thoireu); im Dp. Ain ebenso 
Thoyry, belegt de Toiry, Thorie, Thoyrie (seit 13. Jahrh.) 
könnte, wie gesagt, auch Türiacum vorliegen; vgl. de Tuyriaco 
j. Tirieu (Isere) wie vocitus >> vuide — vide. 

Auch Taükus ist in ON nachzuweisen: Taurane campus in 
p. Gerund. (a. 922) bei DB IX, vielleicht identisch mit Tour ran 
(Gir.); dann Le Toras (Drome, Bach) Rivus de Taurano 1344. 
Ob -anica oder -inca, ist in '^Toranrhe (Rhone) nicht ersichtlich. 
Bei DV5 noch Tauranum alos j. Totiran (Aude); vgl. ebenda noch 
Taurus villa, Thorana in Arch. dauph. j. Thoranne (Isere). 

Taukinius CIL XII, 3361 : s. D'Arbois S. 333 Thorigny (Rhone) 
in Torriniaco 950, in Toroniacas 983, Tauriniaco 971, 
auch de Torognieu in valle Bevronensi; dann vielleicht Thuri- 
gneux (Ain), belegt im CS Turine, Turigneu; *Thurignat (Ain). 
Hier au- >> u: vgl. Uriage (Is^re) im CDomina: Auriatge, Au- 
riatgum. — Mit -anum: in villa Tauriniano in valle Confluent. 
(a. 950) bei DB IX. Zwei Taurignan (Ariege) bei DV^ Taurini- 
acura (a. 854) Taurinianum (871); Taurinya (Pyr.-Or.) im CRouss. 
Taurinianus. — Taukius mit -anum: Bartolomeus Toyrans 
notarius publicus im CLant. (oder Türius). — 

TüRiLius s. D'Arbois S. 333: Tourliac (Lot-et-Gar.) < Turi- 
liacus. — 

D'Arbois S. 331 verlangt für nachstehende ON Tauricciacus. 
Auf eine solche Grundlage würde nur Taurcianus vicecomitatus, 
belegt zur Karolinger Zeit j. Le Tursac hinweisen. Auch für ON 
wie Torcüux (Ain), belegt im CS Torceu, Toceu, Torcieu; dann 
in Torciaco villa in pago Engol. (a. 852) bei DB VIII j. Torsac 
(Char.) geht das noch. Aber auf diese Grundlage kann nicht 
zurückgehen Torciac (H.-Loire), weil es im Sp. briv. als Estour- 
siac 1401 belegt ist; vgl. noch zwei Tursac, Tnrsat (Dord.) [seit 
13. Jahrb.], und noch Roquefort- de -Tursan (Landes) in Ro. gase, 
castrum de Rupeforti de Tewersano (vielleicht schlechte Lesung 
für Taursano?). 

314. Temniac (Dord.), belegt 1305 Tempniacum, Temp- 
nhacum 1397, Entegnacum 1586 geht vielleicht auf *Temoni- 
acum von Temonius CIL IX, 5052 zurück. 

315. Für Terentius habe ich einige Beispiele: Trensacq 
(Landes) jedoch ohne ältere Belege; im CBai. noch Trensiac, 



138 

Atrensiac j. Transac (Char.-Inf.) c"= de Montlieu. Mit -anum: 
Tressan (Herault): villa de Trenciano seu de Trinciano 990, 
Terencianum 1130; auch Tercianura 1150, was für die Lati- 
nisierung daaialiger Zeit charakteristisch ist. Man sieht, dafs der 
Schreiber auf Grund der romanischen Form die lateinische sucht 
(sec. ns > SS, auch rs > ss). DVj identifiziert Trencianum 
villa in p. Narbonensi 869 mit Trausse (Aude). 

316. Tertius ist auf den Inschriften und in den ON ziemlich 
häufig. Terciacum im CB j. Tersac (Lot); Tarsacq (Basses-Pyr.) 
Ter^ag 1286, Tarsac 1344; Tersac (Dord.) Terssac 1324; 
"^Tersac (Lot -et -Gar.); * Tarsac (Gers); * Terssac (Tarn) bei DV^ 
Terciachum 1163. 

Mit -anum: vielleicht Trecianensis ager, Trecianus villa 
915 j. Tressin (Rhone), vgl. aber auch Terentianum; Ter saue 
(Drörae) Tercina 1200, Tercine 1403, Tarsanum 1514, Ter- 
sane 1594; '^Tarsanne (Puy-de-D6me) ; *Tessan (Gar.). 

317. TiLius, CIL XIV, 780 TiLLiA kommt häufig vor: Tillac 
(Gers) Tiliacus villa in agro Forensi, im CS; dann in CL fon- 
tanetum ad Telliaco im 13. Jahrb.; Teilhac (Corr.). 

Mit -anum: zwei Teillan (Gard) Tellianum 850; Tilianum 
901, Tellan 920; bei DV2 Telianum, Tellianum villa in parr. 
Nemausense (a. 813) j. S. Silveste-de-Tellan. Hier ist wiederum die 
Frage, ob TiLius oder das Appelativum tilia vorliege. Auch 
Tellius kommt vor, s. Schulze 267. 

*TiLiNius: Tiliniacus villa in p. Oscarensi (a. 859) ixv einer 
Urkunde Karls des Kahlen bei DB VIII. 

318. Im CIL X kommen TiNEius, Tennius vor. AufTenni- 
acum scheinen zurückzugehen: *Tignac (Ari^ge), ^Teignac (Haute- 
Vienne), *Teigneux (Dröme); *Tignac (Lozere); "^Tignieu (Isere); im 
CL Tigneu 1250, und in villa de Tigniaco; im Dp. Ain *7'4''"^^- 

319. *Tizac (Gir.); im CL in Tisiaco im 13. Jahrb., wahr- 
scheinlich identisch mit Thisy (Rhone): in Tisiaco 984 — 990; 
^Tizac (Dord.) 1273 gehören wahrscheinlich zusammen. Jedoch 
TiTius (nach Georges und Schulze) kann nicht zu Grunde liegen. 
Man vergleiche Tisianus und seine Sippe bei Schulze 159 ff., wo 
aber die Quantität des -i- nicht bekannt ist. 

320. Tortiliano villa (inter eccl. Vienn. et Mon. Aeduense 
bei DB IX); dann im Dp. Dröme Tortilianum 887 j. Alhon. 
Ein ToRTiLius, soweit ich sehe, ist nicht belegt; vielleicht hier 
Tertullius. 

321. Cogn. Tritus CIL IX: vielleicht geht auf Tritiacum 
> *7'mac (Cantal) zurück; vgl. bei Holder I, 30 noch Tritiniacum. 

322. Der bekannte römische Name Tullus dürfte vielleicht 
in *Toulotisque < *TOllusca vorliegen. Doch fehlen alte Belege. 



139 

323. TuLLius: Tulliacum villa S. Apri im lO. Jahrh. bei 
DB IX; wahrscheinlich auch Tuilliacum villa Mon. S. Mansueli 
lo. Jahrh. (bei DB IX); im CB Toliagum, nach Deloche wäre es 
mit Teillei (Corr.) zu identifizieren, was lautlich nicht pafst; *2eutllac 
(Gir.); vgl. noch CL Tuulleu im 13. Jahrh. 

Mit -anum: Tollianum (a. 843) j. Tullins (Isere). 

324. Einige frz. ON, welche auf Turnacum zurückgehen, 
hat schon D'Arbois S. 364 angeführt. In Südfrankreich ein *Tur- 
nacum >» Tornac (Gard) Tornagus 814, Tornacus Q22; Thour- 
nay (Drome): 1080 villa Turna; 1449 Tornaias (vielleicht *Tur- 
nacas anzusetzen). Merkwürdig sind Belege für Tomas (Ain): in 
villa Tornaco, Tornati, Tornaca, apud Tornos, Tournaz, 
Tornai. Vgl. im CL (Guichardus, Henricus Laurentia) deTournous 
im 13. Jahrh. *Turnac i^oxdi), *Turnac (Ariege). — Zwei *Turni- 
acum > ager Torniacensis im 13. Jahrh. im Dp. Ain; Thorni- 
acum villa cum eccl. pert. ad Mon. S. Petri Viennen. (a. 967) bei 
DB IX; Journhac (Aveyron), *Tourniac (Ariege, Cantal [bei DV5 
Tornagum], Lot). 

Mit -anum: Tournan (Gers), belegt zur Karolinger Zeit als 
Tornanum; dann ^Tournans (Doubs). 

325. *TüRTURius vgl. CIL IX, 1970 Turturia Nice, kommt 
selten in ON vor: Tourioirac (Dord.) Turturiacum 1025, Tosto- 
riacense, Tusturiacense 1182 (s statt r in diesen zwei Belegen 
erklärt sich durch falsche Latinisierung, in diesen Gegenden kann 
s"^ >> r sein, vgl. Arnac ■< Asinacus. 

326. Tüsciacum von Tuscius CIL VIII, XII: *Thoissia 
(Jura); Thoyssey (Ain): in villa Tusciaco, Tosciacum, Tossi- 
acum, villa de Thoissy, Thosey, Toissai (seit 10. Jahrh.); bei 
DB XI Tüsciacum villa in com. Lugd. (998 in einer Urkunde 
des Königs Rudolph von Burgund). Tuscius wäre demnach mit 
Tossius CIL XII zusammengefallen, — Zu unterscheiden wäre 
Toccius, welches auf den Inschriften auch vorkommt: Tossiat (Ain), 
belegt de Tocia, de Tociaco, Tocies, Tocieu, Toussa (seit 
1173); Toussieux (Ain) de Toceyo, Toceu, Tossieu (seit 
12, Jahrh.); im Dp. Isere Toussieux, im CS als Toceu, Tocieu 
belegt. ]\Iit -anum: *Toussans (H.-Gar.). 

327. CIL VIII Ulcius: Ulciacum super Notram fluvium in 
„Ex vita Caroli Magni per monachum Engolismensem descripta" 
bei DB V; im CB Ulciacum in vicaria Uzercensi, nach Deloche 
Ussac (Corr.), Heutiges Oulchi, bei DB XIV Ulciacum castellum 
comitis Campaniae weist auf ü zurück. Ob hierher auch Oussiat 
(Ain), belegt als Hucies, Ocies, Oucia (seit 13. Jahrh.) im CS 
gehört, ist nicht sicher, da auch Occius Schulze 424 a zu Grunde 
liegen kann. 



140 

328. CIL XIV Umbrius, vgl. auch UmbrIcius Schulze 245: 
Holder I, 30 Umbriacus. Mit -anum führe ich noch an: Um- 
brianus locus im CLer. j. Noire-dame-d' Embrt'an (Var) 1030 — 1044; 
vgl. noch Umbraniaco villa im CBr. 

329. Cm'ac (Aude), Ognj' (Ain), dann Oniacum villa eccl. 
S. Marcelli Cabilon. a. 885 bei DB IX werden wahrscheinlich zu- 
sammengehören. Der ON im Dp. Ain und der Beleg bei DB IX 
können auf ü hinweisen, da hier una > ona. CIL XIV, 1038, 
2605 Cogn. Unio, XII, 5686 Unius. 

330. Holder I, 30 hat Uriacus. Dieselbe Grundlage scheint 
zu verlangen *l7rar (Gers, H.-Pyr.); vgl. CIL XII Cogn. Urio, 
Uritto, Urittia. 

331. Urbanius CIL X [Cogn. Urbanüs ist sehr häufig]: im 
CBr. Orbaniacus, in CSau. Urbaniago villa in pago Talemdiso, 
in vicaria Ambronense, dieselbe Ortschaft heifst ebenda „cultura 
de Orbagnago"; Orbagnoux (Ain) de Orbaniaco 1244. 

332. *Ukbilius, vgl. CIL XII, 1683 ... a Urbi[ci]lla: *Urbillac 
(Ardeche), *Urbillat (Puy-de-D6me). 

333. Ursius (s. D'Arbois S, 385) kommt in ON mit -acum 
und -anum vor. Ursiacum ist seltener: vielleicht im CL (Gui- 
fredus de) Hurceu 1222; vgl. de Ursiaco, villa eccl. Nivernensi 
a. 886 bei DB IX; dazu noch Orssaz 1254 im CL, *Orsaix (H.- 
Savoie). Urs(i)anum dagegen häufiger: Orsan (Gard) Orsanum 
1310; '^Orsain (Charente-Inf.); *Orsatis (Aude, Doubs); bei DV2 
Orsianum in Vivariensi a. 950; dann Ursian villa in pago Urgel- 
lensi a. 946. *Orsane (Ardeche, Flufsname), *Orsans (Aude, Doubs). 

Als ^Ableitungen sind wahrscheinlich zu fassen: 

1. Ursenus Schulze 203; vgl. CIL X, 3149 Uksena: *Orcenac 
(H.-Loire). 

2. Ursinius CIL III, 5158, 5587: ^Orsignac (H.-Loire). 

3. Ursilius Schulze 261, vgl. CIL III Uksilla, Ursilianus 
*Orsi/hac (H.-Loire); vgl. bei Holder I, 30 Ursiniaca cortis und 
Ursiliacus. 

Im Mittelalter kommt der Name Ursus häufig vor; s. CSai. 
II Index; als Cognomen ist er auch auf den Inschriften zahlreich, 
s. Indices zu CIL. 

334. Utiüs CIL IX, 2975: bei DV.2 Utiacum, villa in Viva- 
riensi (a. 950); vgl. dann im CL eccl. S. Andree de Usiaco a. 984, 
dann ebenda Ysiaco und Isieu. 

Mit -anum: zwei Uzan (B.-Pyr.) erwähnt im 10. Jahrh., dann 
vielleicht Uzano, villaris Mon. Montis rotundi a. 897 bei DB IX. 

335. Der bekannte Name Valens oder Valentius Schulze 
376 liegt zu Grunde in: Valentiaco locus in vicaria Adriacensi 



141 

a. gi7 bei DB IX. Mit -anum: Valenciennes (Ain); wahrscheinlich 
auch Valencin (Isere) villa de Valencins 1363 (im Texte Valan- 
cins), dann (Bartolomeus) Valensani 1291 im Arch. dauph. 

*Valentinius: im Dp. Drome „ad Pontem Valentinianam" 
1282 j, Le Pont. 

336. Der bekannte römische Gentilname Valerius kommt 
manchmal in ON mit -anura und -acum vor. *Valeriacum >> 
Vallery (H.-Savoie); im CL (Rodulphus de) Valeriaco im 12. Jahrh. 
Mit der protonischen Synkope: *Valrac (Her.); hierher vielleicht 
auch *Vaunac, *VauHas (Dord.). 

Mit -anum: Valerianis sive Bagnilis, locus in Septimania 
a. 839 bei DB VI; mit der Synkope: „in Valrano locus ibi eccl. 
habet Mon. S. Cucuphatis" a. 986 bei DB IX; im Dp. Herault gibt 
es fünf Valras, welche auf *Valerianum zurückzugehen scheinen: 
so Valras -te- Haut: de Valrano 1068, de Valerias 1153, de 
Valirano 1170, Valdras 1518; und dann noch im selben Dp. 
Valros 990 Valeros, 1 130 Valranum. Mit -anicus: Valerargues 
(Gard), de Valayranicis 1314; vielleicht mit der Synkope Vau- 
rargues (Gard). 

1. *Valerisius: Valerisiacum villa Mon. S. Medardi a. 893 
bei DB IX. 

2. *Valerinius: merkwürdig ist Valerignaca curtis j. Va- 
lernes (B. -Alpes) in CGr. Das Verhältnis des Beleges zu dem 
heutigen ON ist nicht verständlich. 

337. Valius, CIL IX Valia, auf den Inschriften auch Valltus 
Schulze 376: *Valliacum >> Vaillac (Lot); in alio loco vocabulo 
Valiaco in CBr, identisch wahrscheinlich mit de Valiaco 1078 j. 
Vailhac (H.-Loire) in Sp. briv.; Vellag in CG 1070 — 1090 j. Veillac 
(Aveyron); vgl. bei Holder II, 30 Valliacus. 

Mit -anum: Vailhan (Her.), castrum de Vallano 1178; Veil- 
llanne (H. -Alpes). Merkwürdig wäre Veillan (Corr.), wenn es „in 
Valentinianam" 1165 — 1170 nach Deloche CB wäre. Vgl. in 
Tabula alimentaria de Veleia: fundi Valiani. 

338. Bei DB I kommt Vatiana civitas Burgundiae vor; hierher 
auch Vatiacum, villa eccl. S. Marcelli Cabilon. a. 885 bei DB IX. 
Hierher vielleicht Veyziai (Ain) de Veziaco 1184. Über Vatius 
s. Schulze 249. 

339. Venantius liegt vor in: Venanciacum villa M. S. 
Hilarii in p. Carcass. a. 981 bei DB IX; derselbe ON bei DVr, 
Venantianum alosium in p. Carcassensi a. 961 j. Bencausse {kwdi^\ 
vgl. den Namen des bekannten Dichters Venantius Fortunatus. 

340. Vencius CIL XIV: Venciac, Vinciac im CBai. j. 
Vinsac (Char.); '^Vmsac (Dord.); Vensat (Puy-de-Döme) in Sp. briv. 
Vensac, Vensacz, Venssa 1250; ^Vanciat (Ain); *Vensac (Gir.); 



142 

vgl. Venciacum, villa pert. ad eccl. S. Martini Turon. bei DB IX 
und Vinciacum (lo. Jahrh.) bei DB IX. Vgl. auch Vintius, 
ViNTiA CIL X Vintium > Ve)ice (Schulze 17), und auch ]\Iutatio 
Vancianis bei DB I; dazu noch Vensius Schulze 166, Ventius 252. 

1. Vente(nus) CIL IX: Ventenacum castrum, castrum Nar- 
bonensi 1217 j. Venienac (Aude) 856 Ventenachus bei DB VIII 
(Aricge); *Vente7iat [Cx&vlsq.); vgl. noch bei DB IX Venteniaco 
villa in com. Carcassonensi dürfte Latinisierung sein. 

2. Vkmtinius Schulze 252: *Veniignac (Dord.), vgl. Ventini- 
acus villa in p. Gerund, bei DB IX. 

3. *Vkntulus vgl. Ventulania CIL X: Ventulano locus in 
valle Petrar. a. 982 bei DB IX. 

4. Ventilius Schulze 252: *Ventillac (Tarn-et-Gar.) ; *VentatUac 
(Lot). Vgl. noch CIL III Ventidia. 

341. Venerius (vgl. CIL XIV Index Venerius und Bene- 
Rius): Venirieu (Isere). Mit der vortonischen Synkope sehr häufig: 
podium de Vindreu im CL im 13. Jahrh.; *Vindry (Rhone) belegt 
im CS Vindreu 1228, Vindriacus (um 1000 ungefähr); Venri- 
acus (11. Jahrh.) j. aber La Veyrie (Aveyron) nach CC, was nicht 
stimmt; vgl. im Dp. Drome Mons Veneris >■ Monivendre; termi- 
nium Veneris 1140 > Ve?idres (H6r.). 

Mit -anum: *Les Vetidrans (Vaucluse); *Vendras {Ga.xd)\ Puy- 
Vendran (Dord.); ^Pre-Vetidran (H.- Alpes); *Moulin-de-Vemdran 
(Gard); Vendran (Gard) seit 1423. Es könnten hier natürlich auch 
die Ableitungen von Venus, Veneris vorliegen, worüber die lokale 
Geschichte zu entscheiden hätte. Mit -anicus: Venranicis 105 1, 
Venranichos göi villa, de Vendranicis 1528 j. Vendargues <^kx^\ 
hier wäre eine Übergangsform *Vendrargues anzunehmen, wo 
das erste r durch Dissimilation geschwunden wäre; ebenso im Dp. 
Gard Venda^-giies , 924 villa Ven er anicus; vgl. noch *VeindrangfS 
(Loire) und im CS Veindranges, Vandranges. 

342. Vekecundius ist in einigen ON nachweisbar: *Ver- 
gognac (Her.), zwei '^Vergoignan (Gers); dagegen Vergonciag in 
CBr, identisch wahrscheinlich mit Vergonsat 1443 j. Vergonzac 
(H. -Loire) in Sp. briv. zeigt ndi > nz, wie auch die anderen 
Beispiele. 

343. Vetius Schulze 425, vgl. *Vezian (Her., Pyr.-Or.); zwei 
*Vezac (Dord., Cantal), *Vesay (Ain). 

Vecilius Schulze 250: Vezillac (Gard), belegt Ten. de Vezi- 
nena, Vezinaria 132g, erst 1747 Vezilia, welche Belege nicht 
stimmen; *Veselly [hm). Zum letzten ON s. Veselius Schulze 256, 
was hier besser pafst. 

344. Vlßius Schulze 102, 425: *Vibianum vielleicht in *Le 
Vigean (Cantal, Vienne); im Dp. Drome 1310 Lacus de Vibiano. 



143 

*ViBUS: in Vibaco villa in pago Lugdunensi a. 885 bei 
DB IX. Man fragt sich aber, ob dieses Vibacum nicht eine Lati- 
nisierung von Vevey (Kanton Vaud) wäre, wofür D'Arbois S. 548 
Vibiscus gibt. Über Vibius vgl. ebenda. Als eine Variante wird 
ebenda Vivius aufgefafst; vgl. dafür (Petrus) Viviaci 1244, (Petro- 
netus) Viviani 1312 in Arch. dauph. IL 

345. Holder \, 30 führt Vibriacus vicus an. Dazu werden 
in Südfrankreich folgende ON gehören : La Roque-de- Vibrac (Her.) ; 
*Vibrac (Char.); *Vtörac (Char.-Inf.) ; *Viblac (H.-Vienne). Vibkius, 
Vibrio Schulze 103, 108. Mit dem ON in Haute -Vienne vgl. 
ViBLius 183. 

Mit -anum: in Vibrano, villa in p. Minerb. a. 898 bei DB IX. 
Vgl. noch * Vibrezac (Cantal). 

346. Vicius 261, Viccius Schulze 380: vielleicht in *Vessac 
(Aveyron), '^Vessai (Dord.); aber Vissac (H.-Loire) im Sp. briv. de 
Viciaco 1078- — 1091, Vissac, Vissat und *Vissaguei (H.-Loire) 
zeigen eine andere Qualität; indessen ist auch Vethus belegt, 
womit wir auch für die obigen ON auskommen können (über 
Vettius s. D'Arbois S. 451). 

347. D'Arbois S. 335 hat Victoriacus besprochen: Victo- 
riacum castrum prope Brivate a. 827. Die Synkope scheint hier 
sehr alt zu sein: bei Ermoldus Nigellus Victriacum. '^Vitriaz 
(Ain); Vitrac (Puy-de-Döme) 1250 in Sp. briv. S. das Verzeichnis 
bei D'Arbois. 

Vitrieu (Isere) wird im 10. Jahrh. als Vitrosco belegt; dann 
im CV Vitros, Vitroscho, Vitroscus. Sicherlich wird hier Suf- 
fixtausch vorliegen; vgl. S. 46. 

348. ViLius Schulze 267 und Villius: Viliacum j. Villieu 
im CGr (Ain) [der Beleg de Vialleu wird auf i schliefsen lassen, 
vgl. R. Gr. I §37]; Villü (Rhone) Villiacus im 15. — 16. Jahrb., 
im CL in Viliaco 984; *Vilhac (Ariege); Villac (13. Jahrh.) Vilha 
(Dordogne). 

Mit -uscus: Vilhosc (B.-Alpes) im CM Vilioscus, Viloscus, 

349. (Anseimus de) Vinneu im 12. Jahrh. in CL, wahr- 
scheinlich identisch mit Vigneu 1334, Viniaco (de) 1339 in Arch. 
dauph. II j. V/g?!iet( (Ishre), bei DV XIV Vinniacum castrum dioc. 
Gratianop., dann *Vigneux (Ain), *Vigiiy (Ain) gehören wahrschein- 
lich zusammen. Vgl. noch bei DV5 Viniacum fiscus in p. Narbon. 
a. 899. ViNNius kommt in CIL XIV, 1864, 2032 vor (vgl. Lindsay, 
Lat. Spr. S. 136). Auch *VInnus ist zu fordern: Vinay (Isere): 
Vinnacum, Vinai, Vinaicum, Vinniacum im CGr. Vgl. noch 
Vinaciacum villa in p. Carcassensi a. 870 bei DB VIII, dazu 
ViNATius bei Schulze 380. Vgl. DVj Vinionis, villa p. Carcas- 
sensi (a. 854). 



144 

Mit -anum: *Z^ Vtgnan (Gir.). — Es fragt sich hier wiederum, 
ob nicht die Ableitungen von vinea vorliegen. 

350. CIL VII ViNDEMiA, ViNDEMiALis als Cognomen: dazu 
Vendemian (Her.), Vendemianum 1171, Vindemianum 1187. 

351. Im CV: Verliacus villa 975 — 993 j. Verlieux (Ardeche), 
im CL (Guigo de) Verl eu im 13. Jahrb.; Verlhac-Trescou (Tarn-el- 
Gar.) bei Mistral Viriliacum, bei DV5 auch Varliagus (a. 961); 
Verlac (Aveyron) im Sp. briv. Verlhacus 1381 gehören zusammen. 
ViRiLLius ist häufig, vgl. Cogn. ViRius. 

352. Vitiliacus villa Mon. S. Apri (10. Jahrb.) bei DB IX 
und Vidiliaca villa pertin. ad eccl. Tüll, bei DB VIII in pago 
Bituricensi wird wahrscheinlich mit VidaiUac (Lot) belegt im 10. Jahrh. 
als de Vidaliaco alod. pert. ad Marciliacum bei DB IX; dann 
'^Vidaillat (Creuse) zusammengehören; vgl. noch Vidiliacum in 
Borgundia j. Vehay (?) bei DB XIV. VItellius CIL VIII (Georges). 

Mit -anum: Vitiliano villare in pago Narbonensi a. 849 bei 
DB VIII j. VediUan (Aude) nach DVo 

353. Visago villa in p. Engohsmensi a. 852 bei DB VIII 
und Visiacus, villa Mon. Valliliensis a. 853 dürften zusammen- 
gehören. ViTius Schulze 464; vgl. noch CIL XII ViTio, Vitiola. 

Mit -anum: Vizana curtis bei DB IX a. 955; *Vtsan (Vau- 
cluse), vgl. ^Visancourt (Isere)? 

354. VoLLius: Volhac (H.- Loire) bei DV5 Voliacus locus 
a, 1097; *Vouillac (Char., Char.-Inf.); *VoiIhac (Aveyron); *Voilhat 
(Puy-de-D6me). 

Mit -anum vielleicht: (Girard de) Vollino in Arch. dauph. 

n, 315- 

355. Zwei Volognat (Dp. Ain), belegt seit 1143 de Voloni- 
aco, Voloniet, Volognies, Volongnia, Volagne, Volognia 
haben als die Grundlage vielleicht *Volumniacum von VolumniüS 
CIL IX, XIV; vgl. Polemniacum > Polig7ii. Doch ist auch 
VoLONiA belegt, s. Schulze 99. 

356. VoLMUS Schulze 99: Vonnas (Ain), belegt als Volniacus 
ager, Vanna, Vonnaz; doch finden wir keine Spur von ni. 

357. CIL III Cogn. Voltia, Voltio oder Volsius Schulze 44: 
hierher vielleicht * Fö/fc7f (Cantal) ; vgl. bei Holder 1,31 Vulciacus. 

Als Ableitung vielleicht: *Voltatius, vgl. bei Schulze 131 
VoLTACiLius: Vultaziacum in centena de Vinogilo j. Voutezac 
(Correze). 



145 

B. Keltische Eigennamen. 

Hier wurde Holder, Altkeltischer Sprachschatz zu Grunde ge- 
legt. Es ist jedoch hervorzuheben, dafs bei heutigem Stande der 
Wissenschaft eine strenge Scheidung zwischen den lateinischen und 
keltischen EN unmöglich ist. Insbesondere gilt das für diejenigen 
EN in unserer Abhandlung, wo neben „s. Holder" noch „s. Schulze" 
steht. 

358. Acinnacum ecclesia q6i j, Cenac (Lot) bei DV5. 
Jedenfalls müssen wir hier ein -ss- voraussetzen, da ''c^ > z. 
Holder I, 24g verzeichnet Assix\o. Hierher vielleicht auch Assenat 
(Her.), eccl. de Assenaco in episc. Vapincensi. 

359. AcoNius, dessen Simplex Aco(n) in drei ON des Dp. 
Dordogne: Agonac, in Urkunden mit und ohne i: Agoniacum, 
Agonag im 13. Jahrh., zur selben Zeit Agonhac, im 18. Jahrh. 
Agonat; dann Agügnac wo o- >> u dem palatalen Einflüsse zu- 
zuschreiben ist. Merkwürdiger ist Eygoniac ebenda; ey wird 
vielleicht nur eine Abschwächung des Anlauts a zeigen, welche 
öfter anzutreffen ist. — Mit -anum: *Guignan (Gir.). 

Aco und AcoNius sind inschriftlich reichlich belegt; siehe 
Holder I, 850 f. 

360. In Ayac, Ayat 1263 j. Ayat (Puy-de-Döme) Sp. briv. 
und "^Ajac (Dp. Aude) könnte man vielleicht *Adi-acum oder 
*Ai-acum sehen von Adius oder Aius, welch letzterer öfter vor- 
kommt als Adius (Holder I); auch Agius kommt (im Mittelalter) 
vor (s. DB Vni). 

361. Alanhac 1249, Alaignat 1401 in Sp. briv., j. Allagnat 
(Puy-de-D6me) wird vielleicht ein *Alaniacum verlangen; dazu 
vgl. Cogn. Alanis CIR (bei Holder I) und LAllagnon (affluent 
del'Allier) < *Alanione; aber auch der germanische EN Alain, 
Alanus (DB VIII) ist zu berücksichtigen. 

362. In S. Elienne-d^Alensac [Gzxd), 1 170 de Lensaco, 1620 
Allensa haben wir wiederum einen Fall, wo a in späteren Ur- 
kunden hinzutritt. Es ist deshalb nicht sicher, ob es zu *Allanti- 
acum, vgl. ALANCIACOFITVR auf Merowinger Münzen, j. Halanzy 
(in Belgien) und Ellenz an der Mosel gehört; vgl. Alengon (Orne), 
LangoTi (Bouches-du-Rhöne) bei Holder I, 74. 

Mit -anum: Alentianus 1158 bei DV5 ; DVj Alancianus 
villare prope Narbonam a. 857. 

363. Dem lat. Albus entspricht im Keltischen Alpes. Diesem 
Verhältnisse nach dürfte sich Alpius zu Albius stellen. Von 
Alpius dürfte abgeleitet worden sein ein *Alp£;nus, welcher in 
Aupenac (Herault) vorliegt (17. Jahrh. belegt). Zu Alpes vgl. im 
Dp. Dröme Larps — 1343 Montanea d'Alpich, 1456 La Mon- 
tagne d'Alpe, Mont Alpi 1513, La montagne de Lars 1661, und 

Beiheft zur Ztschr. f. rom. Phil. IL jO 



146 

Aups (Hautes-Alpes, Var). Dann Alpinius CIL III, 6010; X, XIII: 
*Aupinhac (H.-Loire); *Alpigny (H.-Savoie) und mit Dissimilation 
von ü — n zu 1' — n *DAnpillon (B. -Alpes). Für *Auc/ij' (Pas-de- 
Calais, Oise, Nord) wird man vielleicht *Alpiacum ansetzen dürfen; 
vgl. *A\pia.cum. '^ A/pago bei Holder I; doch kann auf dem picar- 
dischen Gebiete ch auch andere Quellen haben. Alpius CIL IX, 
dann Cogn. Alpus CIL III. Andere Auffassung dieses EN bei 
Schulze 120. 

364. Alacius CIL V, 1983 in Gallia Cisalpina kommt in 
ON vor: Alaciacum in Exandonensi pago in CB, parrochia de 
Alaciac. Vielleicht identisch mit AUassac (Correze), im 13. Jahrh. 
Allassacum (DB XXI); bei DV7 terminium de Alassaco 1262 j, 
Lassac (ecart sur d'Orviel). 

365. Ambius scheint vorzuliegen in *Amhy (ein Flufsname 
im Dp. Isere), vgl. V. Ambiani >> Amiens und noch bei DVo Am- 
finianum, villa in pago Tolozano, a. 680. 

Ambarrius ist viel häufiger anzutreffen: so in CC Ambari- 
acus > Aynbeyrac, im Dp. Ain Ambariacum, belegt im 6. Jahrh. 
(s. Longnon, Geogr. S. 71) >> Ainberieiix, 852 Ambariacus villa 
in com. Lugdunensi. Der EN ist auf den Inschriften mit rr belegt, 
unsere ON verlangen aber r: CIL XII Ambarriae C(ai Ambarri) 
fi[I(iae)] Remulae; vgl. V. Ambarri, was man als Ambarari „auf 
beiden Seiten des fl. Arar" deutet, jedoch nicht mit genügenden 
Gründen. 

Auch in ON mit -anus: Evibayran ou Amhcyran (Herault) — 
de Ambayrano 1323. 

366. Wegen der Behandlung von cti wäre recht merkwürdig 
Amhazac, wenn es nach D'Arbois S, 445 auf -< *Ambactiacus 
zurückginge. Longnon bringt einen Beleg Ambaciacum. Der 
heutige ON postuliert Ambatiacum, ebenso Amhoise (Loire-et- 
Cher), welches als Ambazio belegt ist, bei Fortunatus Ambatiae 
ad vicum properat deducere turmas; vgl. Holder I, 113. Cognomen 
Ambatüs ist auch reichhch belegt; s. Holder I, 116. Ob Ambatus 
und Ambactus identisch sind, weifs ich nicht. Die Etymologie 
von D'Arbois ist zu verwerfen und als Grundlage *Ambatiacum 
anzusetzen ; vgl. in Rev. celt. XX, i den Artikel von Antoine Thomas. 

367. Naillac (Dord.) erscheint immer in Cronique de S. Martial 
als Analac. Der heutige ON geht also auf < *Analiacum 
zurück, wie schon Thomas Rev. celt. XX richtig erkannt hat. 

368. Andius liegt zu Grunde in Arigeac (Char.), bei DB VI 
Andiagum seu Andiacum; bei DV Andiacum (a. 781). Im 
Dp. Dröme Beata Maria de Andiaco j. Le PrieurL Vielleicht 
gehört hierher auch Anzat-le-Lugiiet (Puy-de-Dome) 1401 in Sp. briv. 

Vom Andius wird abgeleitet sein *Andillus, welches in 
Andelat vorzuliegen scheint; dann *Andilliacum >> *Andülac 
(Tarn), *Andilly (Haute-Savoye). In CL lesen wir (Johannes de) 



147 

Andeliaco, de Andiliaco und villa, taschia Andiliacus >> 
Ajidilly (Rhone). In CC im ii.Jahrh. Andaliago, Andaliaco, 
Andialiaco; vielleicht wird hier *Andalius vorliegen. 

Vielleicht ist auch als eine Ableitung aufzufassen: Andariüs 
vel Andariacum in agro Tarnatensi (looo ungefähr in CSi). 
Mit -anum: *Andiran (Lot-et-Gar,), *Zfl'wr/z'ra;r (Gers, Gironde, Lot- 
et-Garonne). 

Andus liegt vor in: Andavum > Laitdou (Gard). In CLer. 
heifst eine Ortschaft im ii.Jahrh. Andosta, im Dp. Var, 'wahr- 
scheinlich < *Andusca. Hierher noch Andanus locus in For- 
nolense in CSau. 

369. Zu Angeriacus vicus > j. S. Jean d'Angely (Char.-Inf.) 
und Aingerey (Meurthe-et-Moselle) Holder I, 453 habe ich aus CL: 
(G. de) Angeriaco oboedientia Sti. Justi, dann (Petrus de) An- 
gireu 122 1, derselbe ON auch (Petrus de) Angiriaco; vgl. dazu 
Anger, Angeris > fl. j. VIndre. 

370. Zu ON Anvinium > j. Anvaing in Belgien (Henne- 
gau) s. Holder I läfst sich vielleicht "^Anviac (H. -Loire) vergleichen. 
Anvius ist nicht belegt. 

371. A?nbronay (Ain), seit 8. Jahrh. belegt, wird in den Ur- 
kunden fast immer mit j -Verbindung geschrieben, so in CL juxta 
villam Ambroniacum, 1144 Ambroniacensis ecclesia, conventus, 
abbas. Die heutige Gestalt kommt seit dem 13. Jahrh. vor. Es 
hatte also nie einen mouillierten Konsonant; daran ändert nichts 
die Latinisierung „ archipresbyter de Ambrogniaco." Die Schreib- 
ungen mit i sind falsch, es ist Ambronacum anzusetzen, welcher 
Stamm im v. Ambrones vorkommt. CS auch nur Ambroniacus 
villa (1000 ungefähr). 

372. *Andressac (Lot) wird vielleicht mit dem bei Gregor, 
de Tours vorkommenden Andarcius zusammenhängen. < *An- 
darciacum. 

373. In CS heifst ein ON um 1030 ungefähr „in agro Fo- 
rensi, in fine de Arcoliaco"; vgl. den EN ARCo(n) Holder I, 184 
< *Arculiacura. 

374. In Vita Domitiani 2, 16: In Arandato. Derselbe ON 
kommt im Dp. Ain vor: Arandas, belegt in Arandato, de Aran- 
daco, eccl. S. Petri de Aranda, Arendaz, Arendas seit 426. 
Im selben Dp. kommt auch Arandoz vor, was entweder *Aran- 
dacum oder *Aranduscum ist; ebenda auch Arandon, belegt de 
Arandone. Derselbe Stamm ist noch nachzuweisen wahrscheinlich 
in Arandis O. der Celtici in Lusitania, j. Ourique; bei Plinius 
Aranditani V.; dann *Arandunum O. j. Hotirnize, was Holder 



^ Es ist auch möglich, dafs hier ein germanischer Name vorliegt: vgl. 
Förstemann l^ Sp. 103 Andahar (Antheri). 



10" 



148 

aus CIL XII, 4155: [D]is M(anibus) T. Jul. Aviti vicini [lis vicani] 
Arandunici pos. gewinnt. Der obige ON aus Ain enthält -ate. 
Vgl. noch Randanum vicaria j. Randän (Kar). 

375. Argentius liegt in Argen sac (Dord.) vor. Es ist sehr 
zweifelhaft, ob wir in Argenian (Gard) das Suffix -anus zu sehen 
haben, es ist nur als de Argento-Clauso 1345 belegt. Über 
Argentos s. DArbois S. 531. 

In CM lesen wir: Archantioscus, Archentioscus, Archin- 
coschus, Arcincosa, Arcincoscus (villa et vallis), welche Belege 
Gu6rard mit Charagouse oder Saragouse identifiziert. Lautlich sind 
die Namen selbstverständlich nicht identisch. Merkwürdig ist da- 
neben auch die Wiedergabe g^ durch ch, da es sehr nahe liegt, 
dies mit Argantiuscus zu identifizieren. Übrigens vgl. Thurneysen 
Keltoromanisches, S. 8 und 11. 

Argentus *ate >> Ar gentat (Corr.), belegt in CB als vicaria 
Argentadensis, Argentadum. 

Mit -an um: *Argentoulan (Dord.). 

376. D'Arbois (bei Holder I) leitet Arnac von Ar(i)nacum, 
wahrscheinlich angeregt durch Flechia S. 15. Das wird durch 
Arigfiac, Aregny nicht bewiesen, weil für südfranzösische ON, welchen 
auch Arnos, Arnius CIL V, 522: [L. Arnius L. f. Pup. Bassus mil. 
leg. XV Apolinaris] genügt, eine ältere unsynkopierte Form nicht 
belegt ist. Vielmehr liegen in Arignac, Aregny Arinius und Arenius 
vor, welche belegt sind. Die Synkope ist möglich, aber nicht nach- 
weisbar. So haben wir Arniacus villa, pertinens ad Monasterium 
S. Dionysii a. 862 (DB XII). Im Dp. Dröme vier Larnac, wo 1 den 
verschmolzenen Artikel darstellen soll, denn der älteste Beleg 
stammt aus dem 14. Jahrb.: ecclesia de Arnaco 1314 und dann 
haben wir ein fünftes Arnac im selben Dp., wo noch heutzutage 
der Artikel getrennt geschrieben wird: L' Arnac. In Cantal: * Arnac. 
*Arniacum > *^rg-«ß/ (Puy-de-D6me); im Dp. Gard auch ein 
Argnac in Moulin d'Arg7iac, welches im Dict. top. mit Mansus de 
Armadanicis identifiziert wird. Armadanicis wird sich wohl 
auf Aymargaes beziehen (s. II A). Für Arnas (Rhone) hat Quicherat 
einen Beleg (wahrscheinlich aus CS) Arnacus, ohne Angabe des 
Jahres. An -acus >> -as ist in diesem Dp. zu zweifeln, da hier 
acu > ay, ey; ey aber nur in Bresse und im Burgund. zu a 
weiter fortschreiten kann: ■< *Arnate. 

*Arnos scheint vorzuliegen in *Arnogilum > Arnoul (Char., 
Holder I); vgl. Arno, -onis: Erat quidem Martinus de Arnonis 
Cohorte (= in curte Arnonis in Burgund, villa cognomine) und 
den Flufsnamen Arn (Herault) Arnus. 

Es ist schwer zu sagen, ob parrochia de Arnant 1227 im CL, 
Arnans (Ain) seit goo Arnant, Arnanx, Arnens, Arnen, -anum 
enthält, da auch *are nantum, s. Meyer-Lübke Beitr. S. 13 mög- 
lich wäre. 



149 

Joanne hat fünf *Arnac, zwei *Armwe (Ariege); dann *Arf!a- 
ville\ '^'Arnonvüle, drei *Arne, zwei *Ar?tette, *Arnicourt, *Artiieres, 
zwei *Ariion, Les Arnoux (Nievre) etc. Dieser Stamm scheint sehr 
verbreitet zu sein. Dazu kommt vielleicht als eine Ableitung *Ar- 
nicius in Arnissac (H.- Loire). Vgl. noch Flechia Ar?iago (Trentino). 
Jedoch hat Holder für Arnac- Pompadour (Corr.) Artonacum. Es 
scheint also doch, dafs alle diese ON auf Arn-acum, Arni-acum 
nicht zurückgehen werden. 

377. -acus, angehängt an einen n-Stamm, kommt häufig 
vor: so Aponai 1223 in CL, vgl. Apponiacus villa bei Orleans. 
Wenn man diese ON mit Appoigny (Yonne) Q. Jahrh. Epponiacus 
zusammenhält, so würde man auch hier eine ähnliche Grundlage 
ansetzen dürfen: *Eppon-acum. D'Arbois Les noms gaulois S.i i6fF. 
bespricht eine ganze Sippe von keltischen Namen, welche mit epos 
im Zusammenhang stehen; vgl. aber auch Appa Holder I, 167 und 
Apponius bei Schulze 66. 

378. *Arco/iac (Ariege) dürfte ARCo(in) enthalten, welcher 
einigemale auf den Inschriften vorkommt, s. Holder I, 184. 

379. Aronnacum, parrochia dioecesis Cadurcensis ist 630 
bis 655 belegt (DB IV). Vielleicht ist nn nur Verschreibung für 
rr. ARRo(n) kommt auf den Inschriften einigemale vor, vgl. Holder 
I, 221. 

380. Vielleicht darf man mit Apullonus CIL V, 5605: Ca- 
murius Apulloni f. den ON Abolnaco, Abulnaco in com. Ar- 
vernensi in einer Urkunde des Königs Ludwig in Zusammenhang 
bringen. Man könnte auch an germ. EN Abbolenus (s. Förstemann 
12 Sp. 1 1) denken. 

381. Artius^ erfreut sich in ON grofser Verbreitung. Auch 
ein EN *Akcius scheint vorhanden gewesen zu sein: vgl. Arceius, 
Arcinius, Arcioni (bei Holder I, 183 — 184), welchen wir in den 
ON nicht unterscheiden können. Im Dp. Rhone Reccy, in CS 599 
Arciacus in pago Rodanensi. Im Dp. Ain Artiat (die Schreibung!) 
1080 Arciacus; im selben Dp. auch *Ardeti. Im Dp. Card 
Chäti'au-d'Assas, 1763 Chateau d'Arsas; *Arsac [Cantal, Charente, 
Corr. H.-Loire); *Arsague (Landes). 

Von den Ableitungen sind zu nennen: -enus: *Artenacura 
> -"^Artenac (Her.); *Arthenac (Char.). Indessen ist es nicht ganz 
sicher, ob wir da eine Ableitung auf -enus anzunehmen haben. 
Ein o— kann sehr leicht zu e abgeschwächt werden, wie das bei 
Capdenac < Capitonacus, und Consorannis < Couserans (Aude), 
civitas Consorannorura der Fall ist. Dann wäre es vielleicht 
besser, *Artonacum anzusetzen, wie in Arnac (Corr.): Arnacum 



1 Vgl. D'Arbois 381 ff. und die Korrekturen dazu von Juroszek 
Zs. XXVII, 682. 



I50 

antea Artonacum in vicaria Luperciacensi in CB. So würde artu, 
artonos dem cattu, onos, epu, eponos genau entsprechen. 

Im Dp. Gard und Heraul t finden wir drei ON, welche Larsac 
heifsen, von denen einer seit ii. Jahrh. belegt ist: Larsacum, 
Larsacquis, Larsach; dann eine andere Ortschaft bei DV2 
Larciacum villa in Rutenico a. 865. Es ist nicht zu entscheiden, 
ob wir in 1 den Artikel sehen müssen. Da aber Lartius und 
Larsius inschriftlich belegt sind (s. Schulze 84), die einfachere 
Form aber *Arsac von denselben ON nirgends, so ziehen wir vor, 
darin *Lartiacum oder -siacum zu sehen. 

*Viarsac (Drome) «< *vicus Artiacus. 

Dann von Artius ein *Artissius abgeleitet: *Ari/ssac (Dord.) 
vgl. *Artisius in Artisiacus > Ariezi (Holder I, 227). 

Die uscus-ON: Artonoscum, nach Marion und Holder 
Laragne (H.-Alpes), was keine lautlichen Anhaltspunkte für sich 
hat. Artinius CIL VI, 3186: Artignosc (Dp. Var). 

382. Arcisüs Arenteri filius CIL II, 733: *Arcisac (H.-Pyr.) 
mit -anum: zwei *Arazans (H.-Pyr.) 

383. Zu x^taciaco vico auf Merow. Münzen (Holder I) wird 
man wohl Dassargiies (Gard) stellen können: villa Athatianica 
1099 wird offenbar schlechte Latinisierung sein, 1125 Attassyanica, 
Adasanicae, Dazanegues 1171, Dassanegues 1199. Vielleicht 
steht der EN mit dem Flufsnamen Atax-acis >• Aude in irgend 
welchem Zusammenhange; vgl. dazu V. Atacini, und Cog. Atacinus, 
Atacina ; und von da aus dürfen wir vielleicht auf das Vorhanden- 
sein eines *Atacius schliefsen. 

384. Ob AvANTius und Aventius identisch sind, vermag ich 
nicht zu sagen. Jedenfalls sind beide nicht selten. Wir haben 
v. Avantici und ON Aventicum. Ob gerade heutiges Avensac 
(Gers) AvENTiüS darstellen soll, oder vielmehr einen Ort, der der 
Göttin AvENTiA gewidmet ist, wird die Lokalgeschichte zu entscheiden 
haben. Auf *Avantiacus geht zurück: Vanchy (Ain) und Vancia 
(Aih), locus qui Axancia (!) dicitur, parrochia de Avancia, apud 
Avanci, Avancie, Avanciat, seit 5. Jahrh. nach Guigue nach- 
weisbar. 

Mit -anum: *Avefisan (Gir.); dann Aventinius in *Aveniigna}i 
(H.-Pyr.). 

385. AvAROS liegt vor in Veyran (Her.), 922 Möllns de 
Avairano, dagegen Veuranegues 804, de Veiranicis 1156; 
Villa Vairago 990 dürfte als eine schlechte Latinisierung auf 
Grund des verst. n betrachtet werden, wie es 1501 Vayra belegt 
ist. Ob bei -anicus eine andere Ortschaft vorliegt, läfst sich 
nicht entscheiden. 

386. CIL XII, 1088 bringt Minervai [TJulla Aucalonis [f.] 
V. s. [1] a. Desjardins bringt im CC einen ON Aucaliago (envi- 
rons d'Entraygues?) 



151 

387. Mit Aginnum bei Nitiobriges j. Age?i (Lot-et-Gar.), 
dann Contra Aginnum > Condreti (Aisne) Holder I, 58 dürfte 
zusammenhängen Agenat (eccl.) >» Genat (Ariege) bei DV5 ■< 
*Aginnate. Vgl. Brivate > Brioude und Brivatiacum < 
Brivezac; vgl. auch DV2 M. Aginus vir. illustris. 

388. Balarus, ein lusitanischer EN ist nach Stokes = (paXaQoq 
(vgl. Holder I). Balarius ist zwar nicht belegt, aber möglich. 
Wir haben zwei Balayrac (Herault), belegt seit dem 16. Jahrb., 
im Dp. Dordogne Baleyrac; ein anderer ON Mansus de Balirac 
1471, zeigt ey— > i, was im Limousin. ganz in Ordnung ist. 
Dasselbe zeigt Balirac (B.-Pyr.), belegt seit 10. Jahrb., wo aber 
*Valeriacum vorliegen kann. Es ist auch zu erwägen, ob nicht 
dahinter Valerius steckt, welcher auf den Inschriften häufig 
Balerius geschrieben wird : so CIL X. Vgl. in Corsica hiefsen 
Balaqoi nach Pausanias die Flüchtlinge xovq, cpvyaöac,. 

389. „De Balasco molinum" in einer Urkunde des Königs 
Lothar (p* Gerundensis), dann Balasque (B.-Pyr.) de Balasco 
1536 darf man vielleicht mit dem ersten Bestandteile in Balodorum 
j. Baleure (Saöne-et-Loire) vergleichen; vgl. Ballan (Indre-et-Loire, 
Manche), dann * Ballancoxirt (Seine-et-Oise), *Ballans (Char.-Inf.), 
Ballat (Saöne-et-Loire), *Bal/ay (Ardennes, Pui-de-D6me), Ballons 
(Drome) — Ballonis 1337, welche aber alle 11 zeigen, und bei 
DVj noch EN Balan (abbe de Sorede). 

390. Balizac (Gir.) dann Ballasiaci oder Ballaciaci villa 
in einer Urkunde aus 830 (Ager von Cessieu, Isere) könnte man 
mit Balatedo j. Baksmes (Indre-et-Loire), Balatodorum in pago 
Remensi bei Pard. dipl. n. 118 t. i. p. 86: dann mit Balatonium 
villa in solo Portensi O. j. ä/Z/ww (Ardenne), Balatonna villa bei 
Pard. dipl. n. 328 t. 2 p. 105 (a. 637); dazu ist noch Balatonius 
BC 1899, Balatulla, zu vergleichen; also *Balatiacum. Balezai 
(Creuse) 1257 Balazac verlangt in der Tat ti vgl. A. Thomas 
RC XXII, 217. 

391. Baianus villa in pago Minerbensi erscheint 844 in 
einer Urkunde Karls des Kahlen (DB VIII), dieselbe Ortschaft aber 
Babiano vel Baiano (DB IX). Da die moderne Form fehlt, so 
ist der letzte Beleg schwer zu beurteilen; vgl. Baius Cogn. CSL V, 774 
Baio, und silva Ba'ina, 915 Bayana j. Bayance (Drome). 

392. Baccoriacum kommt in CGr vor, von Marion mit 
Bascuirieu (Isere) identifiziert. Der EN ist vielleicht abgeleitet von 
Baccüs bei Hübner Exemplar 200, bei Rufmius h. e. 2, :iii Theophan. 
Chronolog. i. p. 24 de Boon: Tavra Povcpvvog Iotoqü JcaQa rov 
avTov ßa<ji2.£cog rcov 'ißrjQcov BattHOVQCov axtjxomg, sonst ist 
der EN mit einem c bei Aminian belegt, vgl. Bacorus in Anali del- 
rinstituto 1885: M. Ulpius Bacorus. Mit -anum vielleicht: (Petrus 
de) Becoiran j. Bouqueyran (Gir.) in Ro. gase. 



152 

393. Von Banius haben wir wenige Beispiele in den ON: 
^Baguac (Dord. Lot.): Bagny (Rhone) in CS Bagniacus in agro 
Tarnatensi 1023. Ob dazu Bainac (Dord.) gehört, ist zweifelhaft 
(vgl. in Roman de Flam. die Bezeichnung in für e). Vgl. Banio 
Verecunuo CIL III, 5076, dann Banillus, Banio (n). Baniola, 
Baniolum >• Bagjieux kann vielleicht nur Balneolum sein, deshalb 
wohl nicht mit diesem ON zu vergleichen. 

394. Bantius: s. Holder I, 243 (auch bei Schulze 212) 
Banzat (Puy-de-D6me) in sp. briv. Banssac 1250, auch Banzat; 
in CBr u. Sau. de Banciaco villa, Bansaco, Bansiag. Vielleicht 
sind alle diese Belege identisch. Mit -anum: eccl. de Bancianis, 
in Doc. in6d. IL 

395. Wir müssen *Barius vgl. Bakus Holder I, 354 u. *Barrius 
(Holder I, 354) von Barrus unterscheiden: Bari ac um (s. Holder 
I, 350) Bairag in CC j. Berrac (Gers), ^Beiriaz (Ain), *Beria/ (A.in) 
*Beyriaf (Ain), in CL (Andreas, cumba, terra, decima de) Baireu, 
*Berrias (Ardeche), *Birac (Charente, Lot-et-Gar). Holder zieht 
hierher noch -fför/öf, ohne Dp. und Beleg anzugeben! *Barriacum 
> Barriac (Cantal), in CL de Barriaco; vgl. Barrac (Herault). 
Zu Bakus noch (Deude de) Barasc, G. Barasc in Ro. gase, im 
13. Jahrh. Mit -anum: *Biran (Gers, zweimal in Dp. Dord.). 

Von *Barius ist *Barillus abgeleitet, vgl. Bariila CILX, 2265, 
und BAKiacA, Bakicillo, *Barillan (Gard); *Baraillan (H.-Gar.). 

In einem Zusammenhange mit derselben Wurzel dürften noch 
Barentenagus j. Baretmac in CB, vgl. Barontus; dann Baraci- 
acum villa ggo bei DV [vgl. Barace (Maine-et-Loire) und Baracio 
CIL III, 2749] stehen. 

Bareyrac (Dord.) dürfte ein Pendant zu vielen La Barrüre 
(Gers, Ariege, Gard) sein: << *barrariacum. 

396. *Bakdius wäre vielleicht ein Gentilname zu Bardos 
(Holder I, 348). Jedoch haben wir in ON keine sicheren Beispiele. 
Im Dp. Gard fünf Barjac, welche seit 12. Jahrh. de Barjaco, 
Barjacii belegt sind. Merkwürdig ist Bardejart, welches ggo 
Barbeianum hiefs; auch Bardos scheint vorzukommen: Johannes 
de) Podiobardaco j. Puech hardat Lot-et-Gar); vgl. Barda j. Barde 
in CBai. 

Eine Ableitung wäre *Bardenus: *Bardenac (Char.) Dann 
*Bardentius: *Bardensac (Dordogne). Vgl. noch die mittelalter- 
lichen EN wie Bardet Bernardus, Archelmus Bardi, Constantinus 
Bardinus, Helias Bardo im CSai. IL 

397. CIL X, 6776 bringt einen Cogn. Batusius. Auf *Ba- 
tus(i)acum dürfte sich Batusaco in patria Arvermica, in com. 
Brivatensi (im CBr.) beziehen; vgl. mansum de Batsac 1064- 1087 
(„environ de Bournazel") nach Desjardins CC. Vielleicht geht auf 
dieselbe Wurzel *Badatllac (Cantal); Badatllac, Badaülat (Dord.) < 



153 

*Bataliacum zurück, dann vielleicht in CL Baassac, Baassat 
(ex ortarie de) << *Bataciate; vgl. in bat, bret. baz „stock" \v. bath 
„coin" pl. bathan. Für *Batacius und *ßATALius habe ich keine 
Belege; vgl. Bato CIL VIII und Batoniüs XII, s. auch Schulze 31. 

398. Mit Basoretenses vicani in CIL III, 3673 könnte man 
Bazordan (H.-Alpes) vergleichen. 

399. Bascius: Basciascum in CGr. (in Testam. Abbonis) 
identifiziert Marion mit Baix (Isere) oder Boissieii (Isere). Holder 
entscheidet sich für das letztere; s. Einleitung I C. 

400. Blaius kommt manchmal vor, s. Holder I, 444 und 
Schulze 185. Vielleicht darf man ihn in *Blajan (Haute-Garonne) 
erkennen? 

401. Zu Blavia > .5*/d7if (Gir.) wird vielleicht *Blaviniacun 
>> Blavignac (Cor., Lozere) gehören. 

402. Blanos, wenn es überhaupt ein EN ist, findet sich in 
einigen ON mit -uscus: Blanoscum 1095 j. Blanot (Seine-et-Loire), 
einmal auch Blenoscus und Blanuscus geschrieben; vgl. Blanio- 
brigensis CIL II, 2902; Blanoilus j. Bleneau (Yonne), Blanona 
0. in Liburnia j. Vrama. Auch Blanius vgl. Blannius bei 
Schulze 423: bei DV5 de Blaniaco vel Blanaco eccl. 1098 > 
Blagnac (H.-Gar.); Blagnat (Drome) — de Blanhiaco 1430; vgl. 
noch Blaniacum in p. Nivernensi (DB XV); (prepositura de) 
Blagnagues im 13. Jahrh. j. Blagnac (Gir.). Mit -anum: ^Blaignan 
(Gir. H.-Pyr.). 

403. Blattius (Schulze 423) wird auf den Inschriften auch 
mit einem t geschrieben. Südfranzösische ON weisen auf tt zu- 
rück: CBr villa quae vocatur Blaciac, vielleicht jetzt Blassac (H.- 
Loire). In CGr identifiziert Marion Blaciacum (?) mit „Flassieu 
ou Balesieu^', was lautlich nicht geht. Vielleicht gehört hierher 
auch *Blessac {Cxense). Holder hat noch Plassac [Gix), 615 Blac- 
ciago belegt. Der Anlaut erklärt sich vielleicht durch volksetym. 
Anlehnung an place. 

404. Belenos oder Belinos, eine keltische Gottheit, wird 
wahrscheinlich vorliegen in Belnaco, Bellnat, Belnevilla in 
com. Arvernico (in CBr). Darauf wird sich wahrscheinlich auch 
beziehen ^öwöc (Dord.), belegt 1485 Beunac, dann Beonac {Doxd), 
1260 Boria de Beona, wo eu > eo zu beachten ist, vgl. Ciotat 
ON << ci vi täte. Vgl. aber auch Beotie im selben Dp., so dafs 
diese Etymologie für diesen ON nicht sicher ist, und Belenava> 
Be/lenave {Cote-d'Or) und Bei enate > S. Bennet (Puy-de-Dome). 
Hierher vielleicht mit -anum: pratum de Beunant 13. Jahrh. im 
CL; dann l'eglise de Belinhano in der Diöcese von Beziers bei 
Leroux Doc. I, S. 126. 



154 

405. Bessius,! Bissius und teilweise Bassius (lat, Schulze 
350) sind in ON zusammengefallen: *Bissi€ux (Ain); Bissiacum 
in CV, dann Doc. ined. IV Bissiaco, Bissie, B-ye (eccl.) ]. Bissy 
(Savoie); dann in CS Biciacus vel Bissiacus super rivulum 
Scaravacum loio; Bissy (bei Holder I, 410) <! in Bissiaco. Gegen 
1 scheint vielleicht zu sprechen Bissonnum villa > Besson (Gir.), 
wenn es einen Zusammenhang mit Bissus hat. D'Arbois S. 457 
leitet von Bessius *B essen us: in Besseuay (Rhone) Bessenacus 
villa ab. Ob in vier Beyssac (Dord.) Bassius oder Bessius an- 
zunehmen ist, läfst sich nicht feststellen, da sie nicht belegt sind. 
Von Bessius ist abgeleitet: *BESSiNius: Bessignan (Dröme), 1275 
Bessignanum, 1296 castrum de Businano wird entweder eine 
Verschreibung sein, oder ein Einflufs des Labials, vgl. Liciniacum 
> Lusignan. 

Von Bissius ist zu unterscheiden Bisius (vgl. auch Schulze 
133): Bisiacus villa in pago Lugdunensi 871, 875, im 13. Jahrh. 
Bisiaci par. Im Dp. Ain Biziat und eine andere Ortschaft Bisieux, 
als Bisiacus seit 842 belegt. Zwei *Bi.zac (Char.-Inf.); *Bizag 
(Gard) 876 Bizagum aber 8go Bidagum, was vielleicht eine 
falsche Latinisierung ist, sind nicht sicher. — Es ist vielleicht auch 
*ßESUS zu unterscheiden: *Besac (Herault); *Bese7iac (Dord.), seit 
12. Jahrh. so belegt. Über Besius s. Holder 1,409. 

406. Bercius Holder 1,401: Bersac (H.-Vienne) > Berci- 
acus bei Longnon. Zwei Bersat (Dord.) 13. Jahrh.; ebenda Le 
petit Bersac. Wie Brenacu << Le Barnay (Rhone), so durfte Ber- 
ciacu — Barciacu ergeben: eccl. de Barciaco in p. Lemovicino 
(DB XIV). Le Bersac, Barsas 1203, Barsanum 1206, Barza 
1210. — In CM Barcianeges, Barzaniges, Barzaneges: 
Gu6rard identifiziert (mit Fragezeichen allerdings) mit Bramegean 
o\x Branegean, was lautlich nicht geht. Hierher Barcianicae 1209 
i. Bassargues (Gard); vgl. villa Bartianicus in CLer. (Var.). — 
Für Berciacum noch: In CL Berciaci dominus, Berzia. In 
CB Berciacus im 9. und 10. Jahrh. j. Berchat (Correze). Im Dp. 
Gironde Bersac. in Ro. gase, im 13. Jahrh. Barsac, Bersac und 
(homines de) Berciaco. 

407. Benacus ist sehr verbreitet: Beyiac (Arge, H.-Pyren.); 
Benagucs (Arge) vgl. Williams S. 34, Benac (B.-Pyr.). In CBr. Be- 
nago, ebenda Begnago (da wir nicht wissen, wie heute die Ort- 
schaft heifst, so wissen wir nicht, welche Form richtig ist). Benacus 
locus wird immer in latein. Texten mit einem n geschrieben. Ob 
es daher mit benno- in Canto-bennum in Zusammenhang zu 
bringen ist, bleibt zweifelhaft, vgl. Meyer-Lübke, Zs. XIX, 274. Die 
Überlieferung von franz. ON läfst uns natürlich, was die Doppel- 
konsonanz anbelangt, fast immer im Stiche. Benaias vico auf 



1 Vgl. Schulze 39: Bessus und D'Arbois S. 457, wonach dieser Name 
nicht hierher gehören würde. 



155 

Merowinger Münzen j. Betiayes (Corr.) wird kein -acus enthalten. 
Es gibt auch Bennius. Dazu werden vielleicht gehören: *Bignan 
(Dröme); *B?gnac (Char.); *B/gnac (Dord.); "^Bignat (Gin); vgl. noch 
Benejac (B.-Pyr.), ii. Jahrh. Banayacum, Beneigac 1376. Vgl. 
auch Bena f. (Holder I, 397). 

408. BiRius ist ein seltener EN. Holder bringt nur einen 
Beleg: CIL VIII, 17022 Seia Birius Fortunatus. Bin'eux (Ain): 
eccl. Biriaco, prioratus Biriaci, homines Byreu, de Bireu, seit 
1168 belegt; *Birac (Lot-et-Gar,, Char., Gir.); vgl. noch *Biraii 
in 395. Merkwürdig ist Biragum sive Belad 1040 j. Berat (H.- 
Gar.) bei DV5, wenn es hierher gehört, weil es 1 zeigt. 1 

409. Mit Bibacon im Germanischen bei Hermunduren, bei 
Ptol. B(ßaxov, dann Bib-ali j. Val Bihalo, ein V. in Hispania 
Tarraconensis , Bib-esia (Flufs in Spanien) j. Bibey kann man 
nicht Bibost (Rhone) in Biboscho 967 in CS, in CL auch einmal 
Biboc 1286 vergleichen; vgl. *Bibos (Seine-Inf.) ; *Bibomi/e/ {Isere). 
Die ON sichern uns 1 und bb. *Bibbüs finde ich nirgends belegt. 

410. Bidisciacus >• Besse (Maine-et-Loire). Hölscher ver- 
gleicht damit Bessac (Char.); Le Bessat (Loire). Dieselbe Wurzel 
kommt vielleicht in *Betusciacus |> Biotissac (Char.) vor; vgl. 
Bedociacus villa in agro Rodanensi (um lOio ungefähr) im CS. 
CIL III, 4055 C. Betuscius Tertius. Hierher vielleicht auch Be- 
dexanicus locus in territ. Relianae nach Guerard >> Bissargties 
(Basses-Alpes) im CM. 

411. Bereysiat (Ain), belegt Bereysia, in villa Beraciaco, 
Beresiaco, Birisiaco, de Baraysiato, parr. de Berisia, seit 
9. Jahrh. bei Longnon (Kar.) Bericiacum, wird wahrscheinlich mit 
Barisiacum (a. 661) j. Barisis (Aisne) bei Pertz zusammenhängen. 
Wie gewöhnlich, gibt Guigue das chronologische Verhältnis dieser 
latinisierten Belege nicht an. Barisius ist nicht belegt; vgl. Barius. 

412. Merkwürdig ist Beiirac (Herault) — Bitinianum et 
Betinianum 1105, dann Betenac 1175, Betignanum 1325 
wegen n > r. Wir haben einen EN mit -tt- vorauszusetzen; vgl. 
Betinae ON j. Bethines (Dp. Vienne) und Bettinis ON auf Mero- 
winger Münzen, Holder 1,412; dann Bittiniaca cnxiis'P' Betigni- 
court (Aube). S. die Belege für Bittius bei Holder I, 430, Bitticus, 
BiTTALiüS,2 BiTTio. Dagegen mit einfachem t: *Bedaiac (Char.- 
Inf.); Betiniaca > ^(?^«?' (Ardennes); Bedenense monasterium > 

1 Da der ON auf dem gascognischen Gebiete Hegt, so kann Berat auf 
*Bellate zurückgehen, was in „sive Belad" 1040 zu erkennen wäre. Dem- 
nach dürfte Biragum entweder nichts mit diesem ON zu tun haben oder eine 
falsche Latinisierung sein. 

2 Vgl. vicaria Bealiacensis forte pro Betaliacensis j. Betaille bei 
D^loche in CB. Es verlangt auch tt, aber der erste Beleg mit dem Ausfalle 
des t ist unverständlich. 



156 

Bedhie (Avejron); vgl. im Dp. Ariege BedciUac\ da es aber auf dem 
gascognischen Gebiete vorkommt, so könnte es *Vitelliacum dar- 
stellen; vgl. aber auch Betheliaca villa in p. Aurelian. (DB IX). 
Vgl. dazu BiTiLLA. 

413. Für Bedühan erwähnt der Herausgeber des Dict. top. 
du Dp. de Gard .eine keltische Inschrift BIAIAAANO, der ON 
ist aber Q26 als villa Bitiliano belegt, was auch die moderne 
Form verlangt. Es ist daher sehr schwer, die inschriftliche Form 
(s. Holder I, 417) zu beurteilen. Für den EN vgl. Bitilla CIL 
III, 7458: Coniux tua Bitilla. 

414. Biveu, Biviu, Biviacum, Bieu ']. Biviers enthält den 
kelt. Bivius, welcher dem lateinischen Vivius entspricht. Hierher 
vielleicht auch die ON *Bevas, *Bevey, *Bevieux, *Bcvy (sämtlich im 
Dp. Ain); für i >> e in diesen Gegenden, vgl. saleva << salivam. 
Philipon, Fat. Jujur. S. 8; spina >> epena; also es wäre vielleicht 
anzusetzen *Blvate, *Blvaco und Biviacum. Kelt. bivos =^ 
lat. vivus. 

415. Braccius kommt häufig vor: so drei Brassac (Dord.), 
seit 14. Jahrh. belegt, Brassac (im Dp. Tarn-et-Gar.) Brassiacum 
q6i bei DV, in CB vicaria de Brassiaco, offenbar latinisiert. 
*Brassac (Tarn, Herault, Puy-de-Döme 926, H.-Alpes); vgl. Braxi- 
aco 990 (Rhone). Vielleicht steht auch Braconac (Tarn) < *Brac- 
conacum in irgendwelchem Zusammenhange mit diesem EN; 
vgl. dazu noch Bracon, Braconcf. CIL VI, 3387: T. Fl. . . . liberto 
Braco Justinus patrii: = onus b. m. f., wo aber nur ein c vorliegt. 
Belege für Braccius s. bei Holder I. 

416. Brennus und seine Komposita kommen häufig in der 
Topographie vor: '^Brenaz (Ain), in CL im 13. Jahrh. de Brenato. 
Brignais in CS wird -acas enthalten, s. S. 9. Brennat (H.-Loire); 
in Sp. briv. 1390 Brennacus j. Brenat (Puy-de-Dome); ^Brenac 
(Aude, Dord,); ä-^o-«?'!?;- (Ain), de Breniaco, seit 13. Jahrh. Andere 
ON zeigen uns Umstellung von re >> er: Le Barnay (Rhone) > 
Brenacus villa in valle Bevronensi in CS 950 (?); vielleicht auch 
"^Bertiac (H.-Pyr., Lot-et-Gar.), vgl. Bernacus villa Mon. S. Germ. 
Autiss. (DB VIII). D'Arbois S. 496 bringt mit diesem EN auch 
Brinnius in Zusammenhang, aber mit welchem Recht, gibt er 
nicht an:i wir haben schon Brinniacum obenerwähnt, dazu noch 
*Brignac (Corr., Dord.). Auch Brennius; vgl. Bregiiür (Ain) und 
ebenda Bregnes. Brenan (Ain) erscheint ohne ältere Belege. Holder 
gibt Beispiele auch für *Bk.innos, so Brinnacus '^ Beniis {khne), 
Brinnaicus >• ^c?;«fly (Orne), so dafs I kurz wäre, i in Brignac 
dürfte unter dem Einflüsse des nachfolgenden Palatals entstanden 



^ Zeuss, Gram. celt. S. 85 führt einige Beispiele für e — T -Wechsel in 
heutigen kelt. Sprachen an: Cunobilin, Cunobiline und Kvvoße?J.ivog. 
Virgilius und Vergilius darf man nicht damit vergleichen. 



157 

sein. Im Dp. H^rault Brignac wird auf Apriniacum zurückgehen, 
da es als Abriniacum 1182, aber mg Abroniacum belegt ist. 
Ob auch bei anderen Brignac diese Korrektur vorzunehmen ist, 
bleibt zweifelhaft, da z. B. Brignacs seit 868 als Briniacas villa 
erscheint. 

Mit -anum: *Z^ Breignan (Ain), leider ohne ältere Belege; 
vgl. *Montbrign(m (H.-Vienne). 

Brinosc iioo j. Brignoud (Isere) wird hierhergehören. In 
CGr als Bregum, Brinosch, Brinoscum belegt. 

Hierher vielleicht: '^Beriiezac (Char.-Inf.) <; *Brennati-acum, 
belegt im CSai. I als Bernazac. Brennatus ist nicht belegt. 

417. Es ist nicht möglich in ON Brittius, Briccius und 
Breccius zu unterscheiden. *Bressac (Dord.); *Bressteux (Savoie); 
*Bressac (Drome); ^Bressieu (Rhone). Bressieux (Isere) in CV als 
Brissiacum belegt. Breyseu, Breysseu, Breisiaco im 13. 
Jahrh. wird wahrscheinlich nicht hierhergehören; ebenso wird 
Brissac (H6r., Gard), die Reduzierung ei— >> i zeigen, wie es tat- 
sächlich im Dp. Herault belegt ist: Breisach, Breixac 922, 
Breissac 1156, Brissiacum seit 11. Jahrb.; vgl. Brexius, Bkis- 
cius oder Brixius bei Holder I. 

Von Bkittus ist Brittenius abgeleitet: *Breteg7iy [km); *Bre- 
tigney (Doubs). Von Briccius vielleicht: Briciniacum villa et 
eccl. (DB X). 

418. Bertiniacum in Burgundia (DB XIII) und Beriignat 
(Puy-de-D6me) in Sp. briv. Bertinat 1401; dann Bertiniaca 
curtis j. S. Blin (H.-Marne) verlangt Bkrtinius, vgl. berto = nitidus, 
pulcher. Es könnte auch german. sein. Auch Bertus: (Port de) 
Bertaco 13. Jahrb., in Ro. gase. 

419. Boius: Boyeux (Rhone) wird im GS allerdings mit 
Fragezeichen mit Boyacus identifiziert. Derselbe Beleg wird aber 
von Guigue auf Boyeux (Ain) — Boyacus in agro Tarnatensi 1020 
bezogen; *Buyat (Ain). Über Boius s. Holder I, 472. Mit -anum: 
-ß'ö//;ö« (Herault) — Boianum 937, ßuianum villa 990, Bojanum 
seit 12. Jahrh. 

420. Vollständig dunkel ist der ON Bohas (Ain); es wird 
im 13. Jahrh. belegt als Bodago, de Boaco, villa de Buaz, 
Bua, Buas, Boha, Bohaz. Wenn man es mit el Boac in CG 
vergleiche, so dürften wir Bodaco als eine Latinisierung betrachten; 
vgl. Boates V. in NG: In prov. Novempopulania civitas Boatium 
und BoATius CIL III, 1934; Boacias f. Liguriens j. Vara, dann 
ad Boas Dalmatiae locum (Ammian). Bohan (Ain) eccl. de 
Buenco, seit 13. Jahrb., enthält das Suffix -ing, das in diesem 
Dp. reich vertreten ist. Im Dp. Dord. zwei Bouan: 11 99 Baon, 
1209 Boon, 1460 Boan; dann * Bouan (Ariege); *Bouhans (Saone- 
et- Loire); in CBai. Boac, acqua (cours d'eau, prcs de Chillac) 
[Charente]. 



158 

421. *Boucla7is (Doubs), wo unsicher ist, ob überhaupt -anum 
vorliegt, darf man vielleicht mit Bocula nach D'Arbois zu air. boc. 
«< *bucco in Zusammenhang bringen. Vgl. Bocconi ON in Gallia 
Narben, j. vielleicht Boucon (H.-Gar.) und bei Holder I Boccus. 
Hierher vielleicht auch Bocurus CIL XII, 2903. Auf ein *Boccu- 
rianum geht zurück: Boucoiran (Gard): Bocoiranum 1027, 1555 
Bocqueyranum, locus de Becoyrano 1461; vgl. in Arch. dauph. 
1261 mandamentum Bucurionis j, Bouqtieron (Isere) < *Buc- 
curione. 

422. Buccius ist in den ON häufig anzutreffen und dürfte 
ein Verhältnis zu Cogn. Boxcos, welcher „Ziegenbock" bedeutet, 
haben, s. Holder I, 626. In CB Bociacum j. Boussac (Creuse); 
Bossieu (Isere): im C Bonnevaux: Bucciacum, Buceu, Boc- 
cium, Boceu; *Bossey (H.-Savoie); *Bossieux (Ain); Bossiacum 
Villa 972 j. Boussac (Lot) bei DV^. In CS Boziacensis ager, 
auch Buziacensis ager 1019; wegen des Fehlens des modernen 
ON ist diese Latinisierung nicht zu beurteilen. Neben diesen ON 
mit o firlden sich auch solche mit u: Bussac {Dxövae), seit 17. Jahrh. 
so belegt; drei Bussac (Dord.) 1380 Bussacum; Bussac (Char.-Inf.) 
bei Longnon Bussiacus. Wahrscheinlich liegen zwei verschiedene 
EN zu Grunde; vgl. Holder I, 644 Bussi-enus. 

ON mit -anum: *Prt-Boussan (H. -Alpes); *Bo7issan (Arit;ge, 
Gir., H.-Gar.); Bucianum vicum super Maternam flumen: Ex vita 
S. Reguli episc. (DB). 

Von den Ableitungen von diesem EN kommt vor: BucciNius 
CIL III. Vielleicht in *Boussenac (Ariege) < *Buccenacum. 

Ob in einigen von diesen ON auch Buttius (vgl. Schulze 215) 
oder BoTTius Holder I, 496 enthalten ist, läfst sich nicht beweisen, 
da *Butti-acum dasselbe ergeben würde. Jedenfalls eine Ab- 
leitung von diesem EN liegt in La Botiitgnane (Gard) seit 17. Jahrh. 
belegt, vor, < *Büttiniana; vgl. bei Schulze 215: Boitignano 
dann in CM Boutenachum j. Boutenac {h.\xde) < *Buttenacum. 
Über BuTTUS vgl. Holder I, 646. 

Zu unterscheiden ist *Buscius, vgl. Buscilla (nach Stokes zu 
latein. fuscus): eccl. Busciani in parr. Cabilonensi 1023 (DB X). 
Boissey (Ain) als Par. Boissiaci, Boesy, Boysie, Boisseis be- 
legt; ^Boissac (H.-Vienne); im Dp. Dordogne *Boissac (ebenda viele 
Boyssard^ Boisse, Boisset, Boisseuil, Boisseron, Boüsüre, welche lauter 
Ableitungen von buxum sind: buxetum, *buxariolum, buxa- 
ria etc.), wenn hier etwa nicht *buxacum vorliegen dürfte. 

423. BuRRUS und BuRRius sind nach südfranzösischen ON 
mit ü anzusetzen; dagegen *Burey (Eure, Meuse); *Bury (Oise). 
Wir haben vielleicht zwischen Buriüs und Burrius zu unter- 
scheiden (s. Belege für beide EN bei Holder). So haben wir: in 
viUa Boriaco 928 (DB VIII), Boriaco locus 975 — 992 in CV. 
*Bojirrac (Char.). — Besonders häufig in ON mit -anum: Borri- 
anum in CM; vgl. Burria na urbs Hispaniae (DB XIX). In CSau 



159 

Mansus de Borriana; dann *Böiirran (Lot-et-Gar.). Baurianicas 
in CBr dürfte vielleicht latinisiertes *Borianicas sein. — Eine 
Ableitung von Burrus ist vielleicht *Burkellus, vgl. aber im 
Mittelalter Borrellus bei DV2: Pre-Borrellan (H.- Alpes) Clotum- 
Borellum 1410, aber 1450 Pratum Borrelenchus, so enthält 
der moderne ON nicht -an um, sondern -enc. 

In H.- Alpes auch La Buriane, Burriane, seit 12. Jahrh. so 
belegt, würde auf ü weisen, aber vgl. viele Hiibac (Dröme, Gard, 
Herault); Ubac (Gard, H.- Alpes) < opacus. 

In CC wird Bourran (Aveyron) Borranio latinisiert; "^ Botirr an 
(Lot-et-Gar.); *Bourrianne (Cantal). 

424. BüRNOs: Bornacum in CM j. Bournac (Aveyron), 
Bornago 838; Bournay (Isere) in CGr Bornacum (vgl. ebenda 
Borna tiuvius j. La Bourne). Merkwürdigerweise wird dieser ON 
in Arch. dauph. II mit de Ambornay (castrum) identifiziert. Jedoch 
ist es nicht ausgeschlossen, dafs sich der Herausgeber Chevalier 
irrt und der Beleg vielleicht auf Amhronay (Ain) sich bezieht. Zwei 
* Bournac (Dord.); *Bo7irnac (Herault). — Daher auch Burnius: 
zwei Bourgnac (Dord.), Bornac 11 17, Bornhacum 1360; '*Bour- 
gnac [Gdixd); ^Bttrgfiac (H.-Yienne); yg\. Burnomagns "^ Bournand 
(Vienne, Saone-et-Loire). *Burnio, onis: Bourgnotmac [Tarn). Vgl. 
CIL II, 2484 Camalus Burni f(ilius). 

425. BuLLius ist nach den ON mit ü anzusetzen. Bouliac 
(Gard); vier Bouillac (Dord.), wo auch Botdllaguet — mit dem 
Suffix -ittus erweitert worden ist, was, nebenbei bemerkt, ganz 
jung ist — , belegt im 13. Jahrh. ^Bouillac (Tarn); *Bouillac (Avey- 
ron) Buliago 838; '*Boulieu (Isere). Heutiges Bully (Rhone) wird 
als Buylleu 1267, BuUieu, Bulliaco, Bulleu (im 13. Jahrh.) 
belegt, wo ü sekundär unter dem Einflüsse des folgenden Palatals 
entstanden sein kann; vgl. *Builac (Aude), drei * Bullae (Lot). Im 
CDombes wird Bonlieu (en Vivarais) als Boulieu, Bolieu 1095 
belegt; die heutige Form zeigt deutlich den volksetymologischen 
Ursprung. Hierher wird nicht gehören Bouliac (Gironde), welches im 
6. Jahrh. Vodollacus vicus in Territorio Burdegal. hiefs; s. Longnon 
Geogr. 548. Für v > b in gase. ON siehe Vasates "> Bazas (Gir.). 

Mit -anum: zwei Bouillaji (Drome) 1539 Croix Bolhane. 
Hierher vielleicht *Bouilland, *Boutllant, *Bouillanis (Char.-Inf.). Mit 
-anicus: zwei Bouillargues (Gard) Bulianicus 916. 

Von BuLLius dürfte *Bullinius abgeleitet worden sein; vgl. 
BuLLONius CIL XIL Bouligneux (Ain) Bulligniaco 987, Bolo- 
niacum, Bulineu belegt (kann auch Bulloniacum sein, vgl. 
Coloniacum > Coligny). BoTiniaco villa in com. Lugd. a. 998. 
Ein anderes Bulliniacum liegt in p. Carcass. (DB VIII). ^Bollonaz 
(Ain) vielleicht < *Bullonate, wie Bolionacum 899 j. Bouillo7iac 
(Aude) bei DV,. 

D'Arbois 511 bringt Bullione 1052 j. Boulhon (Puy-de-Dume). 
Der EN dürfte keltisch sein; vgl. Holder I, 631 und Schulze 350. 



i6o 

Zu den erwähnten ON noch: Bullonne in pago Wapincensi, Bul- 
lonium in dioecesi Traiectensi. Hierher vielleicht auch: zwei 
Botilazac (Dord.) Bolazac 13. Jahrh. << *Bullatiacum; über Bül- 
LATius, Bulatius s. Schulze 350. 

426. Zu BouTius stellt D'Arbois S. 458 Boutenachus 1185, 
j. Bouienac, was jedoch nicht geht, weil der moderne ON tt ver- 
langt, wie bei DV auch Bottenacum tatsächlich belegt ist; vgl. 
BuTTUS CIL III, BuTTo CIL III. Zu Boutius darf man vielleicht 
folgende ON stellen: zwei Boujac (Card), Bouzac 1812; Bouza 
(Drome), Bougeac an Rochas 1650. 

427. Zu Burdillensis pagus (Dord.) stellt sich vielleicht Bour- 
deliac (Gard), Bordelianum 1078, Bourdeille 15 18; dazu vgl. 
noch Bordelan (Rhone). Der EN ist vielleicht zu suchen in Cogn. 
BuRDo, BuRDU bei Holder I, 638; Burdonus CIL XII; 1 davon ist 
vielleicht *Burdinius abgeleitet: eccl. S. Martini de Burdiniaco 
in CDombes; vgl. Burdigna — Burdigne {^^on^). Vgl. noch Bor- 
dezac (Gard) de Bordezaco 1345, Bordeza 1715. 

428. Mit BussuLLUS, Bussulla s. Holder I, 645 dürfte in 
Zusammenhang stehen: Buslana villa in Aquitania, pert. ad Mon. 
S. Germ, a Pratis (a. 829). 

429. Die Wurzel car- hat sehr viele EN ergeben. Carus, 
welcher auch lateinisch ist, allein kommt sehr selten in ON mit 
-acum vor, am meisten Carius (vgl. auch Schulze 114). Auf 
*Caracum dürfte sich beziehen: "^Carac (Dord.). N-Stamm: Card, 
onis CIL III: "^Cheronnac (H.-Vienne); vgl. Caronius CIL II, 41 17. 
Es könnte im obigen ON car = Stein vorliegen. 

Carius (auf den Inschriften daneben auch Carrius CIL V, 
245g, Carriae, vgl. in ON im Cart. rouss. Carriago RC XI, 488). 
In CL (castrum de) Chireu 13. Jahrh.; *Chirac (Dröme, Correze, 
Char., Loz., H.-Loire, Gard); "^Cherac (Char.-Inf.) ; *Chtyrac (Dord., 
H.-Loire). Merkwürdig ist wegen des Suffixes: *Chiriac (Savoie), 
wenn es hierher gehört, denn hier -iacum >- *iai > ie >> i; viel- 
leicht -ate, und orthographisch angelehnt an südfranzösisches -ac; 
vgl. Chiriaci cmtis (a. 927) bei DB VIII. Chirac (Loz^re) in CM 
Cyriacum 1062, Chiriacum 1079, bei DV heifst dieselbe Ort- 
schaft (St. Petrus et Gerardus de) Cairago, auch Cheiracensis 
aicis (a. 825). Die Bemerkung Paul Meyers in Rom. 24, 560, dafs 
es Cyriacus sei, ist demnach hinfällig. Chirac (H.-Loire) in Sp. 
briv. 1443 Cheyrat. Queyrac (Gir.) dürfte Cariacum sein, da- 
gegen Bonvesse-Quirieu (Isere) nicht,, da es auf dem Gebiete liegt, 
wo ca >> cha, sondern wahrscheinlich *Quiriacum. Cairag en 
Quercy heifst de Cairago 961 (DB VIII). In CSau Cheriaco in 
p. Arvernico, in vicaria Nonatensi. 



1 Es ist auch zu beachten, dafs im Mittelalter Cart. de Niraes Bordellus 
vorkommt. 



i6i 

ON mit -anurn: Cheyran (Gard), aber 1345 Parr. de Coyrano. 
Es ist wahrscheinlich eine schlechte Identifizierung oder Ver- 
schreibung. Vielleicht gehört nicht hierher S. Benezet- de -Cheyran 
(Gard), welches 103 Villa Sancti Benedicti de Octodano heifst, 
und dann 1463 Locus Sti. Benedicti de Uchezano, also ist 
hier Uchezan >> Cheyran, ^z^ > r (s. R. Gr. I §456), ey ist viel- 
leicht nur eine Schreibweise; für den Abfall des U- vgl. Ugernica 
> Jarnegue (Gard). Sicherer scheint *Carianum vorzuliegen in 
Queyran (H.- Alpes); Villefranche-du-Qutyran (Lot-et-Gar.); vgl. die 
Schreibung Caturcinus > Qitercy. In Le Cayran (Dord.) ist der 
Artikel auffällig, vielleicht hier quadranum von quadrum, vgl. 
Bellum quadrum > i?^(7?^f(7zy^. Dann bei DV Cheiranum villa 
in p. Tolozano; *Cheyran (Basses- Alpes); vielleicht *Brouqueyran 
(Gir.) < *broga Carianum. Cayranne (Vaucluse) in Arch. dauph. 
Cayrana, Qua-an. 

*Caraius: Caraiacum locus in p. Magdalonensi 837 (DB VI). 
Dann Caratius Holder I, 774: *Caratiacum> Chareisiat (Ain); 
in CSau. villam cujus vocabuium est Caraisago in patria Arvernica, 
in aise Cheiracensi; dann Caraciacus irgendwo in Burgundien in 
Fredegarii Cholastici Chronicon (a. 605) (DB II). 

CarIsius Holder I, 788 und Schulze 147 für I: Carisiacum 
>» Cariseu (Isere) in CS wird wahrscheinlich nicht hierher gehören, 
denn wir erwarten hier ca > cha; vielleicht ist oboedientia de 
Quariseu 13. Jahrh. in GL richtiger, dann (Guilelmus dictus de) 
Cariseu; vgl. Carisiacum >> QiUerzy. In CSau „in villa Cari- 
siaco, in patria Arvernica, in com. Brivatensi". Vgl. Carriciacus 
alodus, villa Nuchariensis Mon. j. Charsay (DB X). 

Carinus, Carinius (vgl. auch Schulze 146): *Charinaz (Ain). 
In CSau Br kommt Cariniacura, in cuUura de Carignaco in 
vicaria Ucionensi, dann als Carniaco, Charniaco, Chargnac, 
(s. dafür den Artikel Carn-acus), Karinnacus villa; in Sp. briv. 
noch Charignac 1455. Mit -anum: Carinianum (DB I); vgl. 
bei Schulze 146 ON Carignano. 

Carantos, Carantius CIL III, IX: Carantacum> Charantay 
(Rhone). Über andere Carantiacum s. bei D'Arbois S. 211 und 
Holder I, 767. Mansus de Caranciaco g6i bei DV. j. Cransac 
(Aveyron); Cransac (H6r.) Merkwürdig ist Carancianum 1002, 
wenn es nach DV^ Crausse (.\ude) wäre. Solche Fälle, wo au an 
Stelle des n fälschlich gelesen wurde, erwähnt Schulz-Gora (Festschrift 
für Tobler S. I92f.). Dann Carentius: G. de Carensano 1224 j. 
Carsan (Gard). Die Entwicklung ist hier sehr merkwürdig: zu- 
nächst *Caressanum, wo sekundär ns >> ss wie Cincianura > 
Cissan (Herault) und dann sekundäre Synkope, welche hier ziemlich 
jung wäre: Carsanum 1320, wofür ich leider keine anderen Be- 
lege habe. In Sp. briv. Charensac 1250 — 1263 \. Charensat {Vüy- 
de-Dome). Carentius ist nicht belegt; es dürfte, wenn es über- 
haupt bestanden, latinisiertes Carantius sein. 

Beiheft z. Zeitschr. f. rom. Phil. II. II 



102 

*Carilius vgl. CIL II, 2865 Cakilla: Cariliacum villa dep. 
ab. eccl. Cenom. 832 (DB VI). Holder I: Cariliacum > Charly 
(Aisne). In Südfrankreich keine sicheren Beispiele: Charly (Rhone) 
immer belegt als Carliaci villa 13. Jahrb., parr. de Charleu, 
Charlieu; dann *Charlas (H.-Gar.); *Carlac (Tarn); Carlatense 
castrum (a. 1148) j. Carlat (Cantal) nach DV5; dann noch bei DV5 
Cör/fl-/<?-Cb;«A' < Carliagum (a. 961). Sie können jedoch auch 
auf *Carol(i)acum zurückgehen. 

430. Cavarius kommt öfter in ON vor: Cavariaco in com. 
Lugd. 998 in einer Urkunde Rudolphs III., Königs von Burgund j. 
Chaveyrat (Ain); *Chaveria (Jura). Im Dp. Gard vier Caveirac, in 
terminium de villa Cavariaco 893; im Dp. H^rault Caveirac, 1343 
Cavayracum. Vgl. V. Cavares, Cavari nach Zeufs „die Riesen", 
und Cavaros, ein gallischer König in Trakien. Hierher wahr- 
scheinlich auch Caviriacum, eccl. Vindocin. monast. (DB XIV); 
Cabiriacum in Vicaria Rusuriensis in CB ist wahrscheinlich nur 
als Latinisierung aufzufassen. 

*Cavarnac (Dord.) wird vielleicht auf *Cavarinacum zurück- 
gehen; Cavarinacum villa in CV (index) (a. 871). Über Cava- 
KiNUS s. Holder I, 874. 

Vielleicht mit -uscus: *Chavarot (Puy-de-D6me) ; "^Chavaroux 
(Puy-de-D6me) ; Chavaroche (Cantal) ist als Cavarocca belegt. 

431. Camaros Holder I, 708, 717: Camariacum > (Bompar 
de) Chamayreu I3.jahrh. in CL. In CB Chamairacum 1245, 
Camerachus j, Chameyrac in terra Brivensi (Corr.). Camaracus 
liegt vor in *Chamarac (Dord.), vgl. Camhray. 

Es ist unklar, ob hierher auch Camarcius zu stellen ist: 
Camarciacus > Camarsac (Gir.); vgl. Chamhrecy (Marne) < Ca- 
marciacum. 

*CAMARANUiM Scheint vorzuliegen in '*Chambran (H.-Alpes). 

432. catu = Kampf ergab viele EN. In Südfrankreich 
kommen folgende vor: Catiüs CIL III (dreimal), IX (13 mal), dazu 
vgl. Schulze 76: vielleicht *Cazac (Aveyron, H.-Gar.); Chazay (Rhone). 
Jedoch sind diese Beispiele nicht ganz sicher, da die älteren Be- 
lege fehlen. 

*Cat-enus vgl. bei Schulze 76 Catenius: *Chadetiac (Char.- 
Inf); vgl. Chaniiay en Anjou -< Catenacus; Capitonacum ist 
auch nicht aufser Acht zu lassen. V. Catenates; für -enus s. bei 
Holder I, 1440: Vind-enae. 

Cat-alius: Cadaliacus villa (Corr.) 11. Jahrb., nach Deloche 
Cazillac. Mit -uscus: in CM Catalioscus ii.Jahrh. Vgl. Ca- 
TALIA CIL XII, 2657, Catalos CIL V, 907, davon villa Catala- 
cense in Audoeni vita S. Eligii i. i. 

Cat-ilius, vgl. Catilus Cogn. bei Brambach, CIL V, 4186. 
Catil...: Cadillacum prope Burdigalam, heute Cadillac (Gir.) 
bei DB XX; *Cadilhac (H.-Gar.), zwei Cadillac im Dp. Dordogne. 



i63 

Catiliaco kommt auch auf den Merowinger Münzen vor. Mit 
-anum: *Cadillan (Bouches-du-Rhöne), *Cadeilhan (Gers, Tarn-et- 
Gar., H.-Pyr.). 

Catirius: ^Chadirac (Dord.). Chatrat (Puy-de-D6me) wird 
nicht hierher gehören (tr statt dr!): vielleicht ist *Catturacum 
anzusetzen, vgl. Cattorosco in p. Arelatensi, Pard. dipl. t. 2, p» 371. 
DB XI hat Cathriacum, ubi eccl. habet Mon. S. Salvi. Die Synkope 
werden aufweisen: *Chidrac (Puy-de-D6me); *Ghadriat (H.-Loire), 
1255 Chadriac in Sp. briv. Mit -anum: *Chadran (Var); dazu 
noch Chadrac (H.-Loire), in CSau. de Chidraco. 

Catinius vgl. Schulze 76: *Chadigfiac (Char.-Inf.); mit -anum: 
*Cadignan (Gers). 

Caturus: mit -uscus Cattoroscum in CGr, bei DB DC 
villam quam vocant Catorosco 963, auch Catharoscus in CM 
j. Cadarot; vgl. Cadarossa in CM — j. Caderousse (Vaucluse). 
Jetzige ON verlangen demnach ^t^, ebenso Chaarossa a. 1141 
(Catarosca) bei Paul Meyer Rom. XX: Le langage de Die au 
XIII« siecle. 

Im Dp. Dordogne: Chadourgnac, welches vielleicht ein *Catu- 
r(i)niacum darstellt, vgl. CAXaRKius CIL III, 5289. 

Wie oben schon gesagt wurde, identifiziert Deloche Kata- 
liacum mit Cazülac (Corr.). Was t >> z anbelangt, so ist es nicht 
ganz unmöglich, obwohl auch in den ON ganz selten; vgl. Biterris 
> Beziers. Aber es gibt viele heutige Cazülac, welche in den 
Urkunden als Casiliacum belegt sind. Im Dp. Herault vier 
Cazilhac, villa de Casiliaco 1150, Casiliacum 1107. Cazülac 
(Lot) in CB Casiliacum, Casliacensis. Bei DB VI Casiliacus 
villa in Aquitania pertinens ad Pratis 829; in CBr „in cultura de 
villa Casiliago" 193. Casillus ist belegt, CIL III, 4743; dazu 
*Kasilos, gen. Kasiloi, EN eines salassischen Königs oder eines 
anderen Magistrats (Holder I, 822); vgl. auch bei Schulze 271 und 
550 ON Casillnum. 

Im Dp. Herault Catum'an, 998 Chatunianense. In CIL IX 
ist Catunius belegt, aber unser Fall verlangt tt. Es dürfte eine 
Weiterbildung von Cattos sein, CIL III, 5042: Altero Fest! et 
Cattuni Montanihe f.; dazu noch Schulze 76. 

Zu dieser Wurzel dürfte möglicherweise *Catarnos oder 
*Caternos gehören; vgl. Skgiarnus, Covarnus, Dousarnos. Es 
erscheint in Cadarnaco oder Cadernaco in CBr, ebenda auch 
als Quadernac geschrieben, vgl. Queyrac < Cariacum. In CS 
Charnay (Rhone) als Caarnacus in agro Tarnatensi belegt (970 
ungefähr), Caarnaco 1021; in CL (Johannes de) Chaernai im 
12. Jahrh. In CSau: in villa Catarnaco, in p. Brivatensi, in vicar. 
Nonatensi. Bei DB X Caderniacus in p. Andegavensis; Jader- 
nacus vicus in p. Arvernico gehört vielleicht hierher. *Chadernac 
(H.-Loire); vgl. auch *Chadernolles (Puy-de-Döme). Wie alle diese 
Belege und modernen ON zeigen, ist an Cognomen Quaternus 
nicht zu denken. 

II* 



164 

Catarus mit -uscus: Cadarosca j. Caderousse (Vaucluse) 
Cadaroscus > Cadarot (Bouches- du -Rhone). D'Arbois S. 600 
stellt es mit gr. Catharos zusammen. 

Eine Ableitung von catu ist vielleicht Catullus: Catullacura 
>- Chelieii (Isere) s. Einleitung S. i f. 

433. Ein gallischer EN Cavannus ist nur zweimal belegt; 
Cavanos auf einer Silbermünze. Kaßarvog dürfte die griechische 
Aussprache sein. Für die modernen ON ist *Cavannacum und 
*Cavanniacum anzusetzen. Es ist fraglich, ob wir überall in 
Cavannacum einen EN zu sehen haben. Es kommt überall in 
FraTikreich vor. Auf dem Gebiete, wo p > v, ist es mit *Capan- 
nacum zusammengefallen. Wir beschränken uns blofs auf Süd- 
frankreich. In CG Gavanago 1075 j. Cavanac (Aude). *Chavannaz 
(H.-Savoie) in CGr „Gavannaicum ou Gavanniacum" ist, wie 
gesagt, zweideutig. — *Gavaniacum: Cavagnac (Lot) in GB Ga- 
vaniacus villa; drei *Cavagnac, Chavagnac (Dordogne); *Gavagnac 
(Gard); ^Chavaniac (Gard). *Chavagneux (Isere); Chavagnat (Ain) 
aber Gabaniacus in GGr; Ghavagna (Ain) in GS Ghavenna, 
Ghavagneu, Ghavagnia, Ghavania; drei *Ghavagneux (Ain); 
Chavanay (Ain) Mansus de Ghavanei; *Chavagneux (Loire) sind 
zweideutig. Im Dp. H. -Loire zweimal Chavagnac: in Sp. briv. 

Vielleicht ist auch gestattet, dieses Wort mit cavannus abr. 
couann, afr. choe,i prov. cau, chau in Zusammenhang zu bringen, 
vgl. Holder I, 872. Es würden also diese ON eine Stätte be- 
zeichnen, wo sich Eulen befinden, eine Höhle; vgl. Cavanü (Lot) >> 
cavanarium.^ Neben vielen Ortschaften, welche diese Namen tragen, 
befinden sich (nach Joanne's Dictionnaire) grofse Waldungen. Jedoch 
müfsten alle diese Ortschaften diesbezüglich untersucht werden. 

Vinea de Gavaneiaco in GL 984 könnte eine Latinisierung 
sein. Auch ohne -acum: Gavannas > Chavatmes (Seine-et-Oise), 
Gavana vicaria j. Chavanne (Rhone). In -ius brauchen wir wiederum 
das Gentil-Suffix nicht zu sehen, da viele heutige ON auf Gavan- 
nia hinweisen: *Chavagne (Ghar.-Inf., lUe-et-Vilaine, Deux-Sevres, 
Vendee); *Chavagnes (Maine-et-Loire, Vendee). Über Gavaniacura 
siehe D'Arbois S. 475 und Holder I, 871 und Joanne, Dictionnaire 
gdographique. Mit -anum nur: ^Cavagnan (Lot-et-Gar.). 

Gibt es ein Verhältnis zwischen Gavannius und Gavinnius 
Schulze 76? Gaviniacus > Cavignac (Dord., Gir.); vgl. im Dp. 
Dord. Cavigne — Gapvignies 1056. Chevignat (Ain); in GS Che- 
vinay (Rhone) belegt Ghiviney, Ghiviniaco. Hierher auch parr. 
de Ghivignay 13. Jahrh. in GL. D'Arbois S. 458 ist geneigt darin 
eine Ableitung von Gavius zu sehen. Ist vielleicht da nicht viel- 
mehr dasselbe zu sehen wie in castanus und castinus, vgl. 
Gastiniacum > Chaiignac (Ghar.)? In *Chavenat (Ghar.), *Cavefiac 
(Gard) dürfte die Abschwächung des -a- vorliegen; vgl. Brivezac. 



* stevan „choue" im Savoyischen geht zurück auf cavannus (Brächet, 
Dict. savoyard). 



i65 

Zwei *Cabanac (Dord.), *Cahanac (H.-Gar., H.-Pyr., Gir., Lot) gehören 
wahrscheinlich zu vielen Cahane >• capanna. 

Auch mit -uscus: in CS Chavanoz (Isere) belegt als Chava- 
nosc, Chavanost. Dieser ON dürfte identisch sein mit (Petrus 
de) Chavanosco, (parrochia de) Chavanosc, (raansus de) Cha- 
vanos 12. Jahrh. in CL; vgl. noch *Chavanod (H.-Savoie). 

In diesem Zusammenhange noch Cavilius Schulze 77 als eine 
Ableitung vielleicht von Cavius CIL II, Schulze 76, welcher eigentlich 
in das vorhergehende Kapitel gehört: *Cavillac (Dord.); Chevillard 
(Ain) vilja de Chiviliaco, seit 935 belegt; in CL Cheviliaci 
montis 1176. Im Dp. Ain noch Chavilieu, 1157 de Caviliaco, 
Cavilleu. Dann mit -anicus: Cavülargues (Gard): Cavillanicae 
1384, Cavilhargue 1435. 

434. Der bekannte kelt. EN Camulos diente folgenden ON 
als Grundlage: Camulacum >> Chamolay (Isere); *Camuliacum 
>> Chamouillac (Char.-Inf.). Auf dem südlichen Gebiete scheinen 
*Cha?nblat (Cantal) und *Chamblay (Jura) die Synkope aufzuweisen; 
vgl. in Nordfrankreich Chiwiblay und Chambly. — Dann *Camulati- 
acum >> drei Beispiele aus dem Dp. Dord. Camblazac, Camlasac, 
Hospitium de Camblazac 1365. Über *Camulatius vgl. CIL 
XII, 3645: Camulatiae Severae; XII, 2480: C. Valerius Seno-rigis f. 
Camulatus vivus sibi et Valeriae. In einigen ON könnte auch 
Camillus Schulze 290 vorliegen; vgl. *ChimiIin (Isere) < *Camilli- 
anum Devaux o.e. 114. 

Mit -anum vielleicht: *Camblanes. 

435. Cantrius, Cantrus Holder I: Cantriacum 1144; der- 
selbe ON erscheint auch als (Bernardus de) Cheintriaco in CL. 
Die moderne Entsprechung ist unbekannt. Von Cantrius verlangt 
A. Thomas RC XXII, 220 eine Ableitung *Cantretius für Chan- 
irezac (Char.): Cantrecianensis eccl. in der Chronique von Ademar 
de Chabannes. 

436. *Chardonnay (Ain) dürfte einen n-Staram repräsentieren; 
vgl. Chardonnet (Saöne-et-Loire) Cardoniacus, wo jedoch i nicht 
berechtigt ist. In CSau. ebenso „in cultura de Cardoniaco"; im 
Dp. Tarn *Cardonnac. *Cardo ist nicht belegt. Zu demselben 
Stamm auch Cardaillac (Lot) in Ro. gase. (Bertrandus de) Carde- 
Ihaco, Cardilaco im 13. Jahrh., in Sp. briv. Cardalliaco; *Gar- 
daliac (Dord.); *CarJilhac (Herault). In CIL V, 2462 Qu. Baebi C. 
f. Cardili Maria C. f. Tertia uxor soll nach Pauli venetisch sein; 
vgl. auch Schulze 45 Caruelia und EN Cakdilliacu.s. Hierzu 
noch *CardeiUac (H.-Gar.). 

*Cardius Schulze 145: in Cardiaco viila in CSau. Auch 
Cardus kommt vor: CIL X, 8042, 31 : *Cari!a)i (Gir.) 

437. Caballius kommt auf den Inschriften ziemlich häufig 
vor. Aus den südfranzösischen ON habe ich folgende Beispiele: 



i66 

in CC „en Cavaillac" ii. — 12. Jahrb.; Cavaillac (Gard) strata de 
Cavalac 1164; *Cavaliat (Gar.); ^Cavaillac (Gir.). 

438. ChSzery (Ain), belegt als Casiriaco, a Chiziriaco, 
Kaseriacum, Cheystri (? !), de Cheysiraco, Cheisirier, Che- 
sery, seit 1140 wird wahrscheinlich mit dem Frauennamen Casaria, 
belegt bei Fortunatus, oder mit Caserius Schulze 147 zusammen- 
hängen. Die Belege sind nicht ganz durchsichtig; leider gibt 
Guigue die Jahreszahlen nicht an. 

439. Cambos kommt nur in ON mit dem Suffix -uscus vor. 
So in CS heifst Cha?nbosi (Rhone) Chamboscus (1000 ungefähr) 
in CL eccl., parr. de Chambosco 1150. Daneben findet sich im 
Dp. Ain Chambot ohne ältere Belege. Hierher dürfte gehören in 
CDombes Chimbosc 1276. 

Für Cambius nur zwei Beispiele: *Chamby (Ain) und in CV 
„villa quae dicitur Cambaicus" (1. Hälfte des 11. Jahrh.) in anderen 
Urkunden Cambiacus, also wahrscheinlich eine Verschreibung. 
Für Cambiac (Dp. H.-Gar.) setzt Holder I, 711 *Cambelliacum, 
was nicht notwendig ist, da wir mit Cambiac um auskommen 
können. 

Cambarius CIL XII, 3505, Cambarus CIL V, 2590. Camba- 
racum > Le Chambarac. Cambariacum dagegen in *Chavibery 
(Savoie); *Cambayrac (Lot). In CC „villam suam Combariacus" 
in p. Bicelmense 1062 dürfte nicht hierhergehören; vgl. Combako- 
MARUS, in ON Combaristum (Maine-et-Loire). — Mit dem Suffix 
-anum selten: Chamharafi (Dröme) Silva Cambaran 1062. 

Von Cambakius dürfte *Cambarellus abgeleitet worden sein: 
Chamberlhtac (Dord.) belegt als Chambralhaco, Chambarlhacum, 
Chambarliat 1503. — 

-uscus wird enthalten: Charabalot 1245 in CL; vgl. im 
CBai. molendinum de Cambalo j. Chamballon (Char.). 

440. Carvius, vgl, CIL VIII, 9384: Liccaius Carvi f. ist in 
ON nicht sicher nachzuweisen. ^Charvieu (Ain, Isere) könnte auch 
auf Calviacum zurückgehen, *Les Chargeans (H.-Alpes) könnte 
*Cardianum sein. Dann zwei Surjoux (Ain) belegt Chargiou 
im 13. Jahrh. 

Carvilius, vgl. Schulze 451 I, auf den Inschriften Carbilius 
CIL II, s. Holder I, 820: ""Charbillai {Mn); zwei *C^«r/>///öf (H.- Alp.). 
Mit dem Suffixe -anus: Carvilianum, Carbilianum, Carbil- 
lanus villa Massiliani j. Caravaillan. Im Dp. Puy-de-D6me Char- 
villat identifiziert Chassaing mit terra de Cavanhac 1263 in Sp. 
briv., was lautlich gar nicht geht. 

Carvanius CIL III, 8308 : *Carvatgnac (Dordogne). 

441. Cartius s. Holder I, 818, CILUI Carteia, IX Cogn. 
Cartus; vgl. Carti-manduo.s, Karti-litanos, und Carto-briga 
> Chartreuve (Aisne); dann Carto und Cartokius; dazu auch 



i67 

Schulze 145. Cartiacum scheint vorzuliegen in zwei *Carsac 
(Dord.), belegt seit dem 13. Jahrh. Zwei *Charsac (Dröme), dann 
vielleicht Chierzac (Char.-Inf.). 

Mit -anum: „villam de Carciano eccl. Gerundensi" 886 
(DB IX). Dieselbe Ortschaft erscheint in einer anderen Urkunde 
Quarcianum villa geschrieben (881), auch Quertianum (a. 922). 
Mit -anicus vielleicht in CC: Garcangas, Quarciangas Guar- 
zanguas 948. 

Cartinius Schulze 145: Cartignac (Gir.). Garcenac-Peyrales 
(Aveyron) wird als Cartennacum locus in p. Rutenico belegt, 
was aber nicht pafst; vgl. Cartennacum in Vivariensi (beide bei 
DVo); wir könnten aber mit *Cartien-acum auskommen. 

Cartus CIL IX: vielleicht *Ghertan (Ain). Dazu noch *Car- 
tassac (Lot). Cartacius ist nicht belegt. 

442. Cantius Holder I, 751 und Schulze 144. Cantiacum 
> Chancia (Jura). 

Cantenus Holder I, 746: Cantenag (Dord.), Cantenagus; 
*Cantennac (Gironde). 

Cantiliüs, vgl. Liv. 22, 57, 3 und Schulze 144a: Cantili- 
acensis silva, Chantiliaco, Chantillac in CBai.; ChantiUac [Omx., 
H.-Loire); Cantillar (Dord.). Mit -anicus: in CBr in vicaria Can- 
tilianico in patria Arvernica. 

Cantinius CIL VIII, 7272 und Schulze 144: "^Chantigmeu {km); 
Chaniignai (Puy-de-Döme), 1250 — 1263 Chantignac. 

443. *Cant-arius, vgl. Holder I, 747 Canterius: Cantari- 
acum > drei Chanierac (Dord.) Cantairac 1122. Dann die Flufs- 
naraen: Canfarana (Roussillon), zwei Caiiterane (Gard) Valiatum de 
Canterranas 1310I; zwei *Canteranne (H6r.); Chatiieranne (Puy- 
de-D6me, Haute -Vienne). Bei DVy (Fortius de) Cantirano im 
13. Jahrh. j. Cantiran (Gers). 

N-Stamm dürfte vorliegen in *Chantonnax (Ain) < *Cantonate, 
vgl. Cantonius Schulze 144; vgl. ^Chaniojinay (Saöne). 

Dann ^Cantulius: Cantoliano j. Chaniilin (Isere) auf den 
Merowinger Münzen Cantoliano fec. Vgl. Cantullus (a. 972); 
Cantul (a. 1069) j. Canluels (Aveyron) und Cantogilum villa in 
p. Ruthenico (a. 936) j. Canteuges (H.-Loire) bei DV5. 

444. Cammius ist sehr selten auf den Inschriften anzutreffen; 
s. Holder I, 721; vgl. auch Schulze 31. In Südfrankreich nur ein 
Beispiel *Camiac. 

445. Für Camonius Holder I, 721 nur ein Beispiel: *Cha- 
mognat (Ain). 



^ Hier scheint es vielmehr, dafs kein -anum, sorclern Acc. -ane vor- 
liege, da andere Flufsnamen Kander, welche auf dem germ. Gebiete liegen, 
auf Nom. *Cantaria hinweisen. 



i68 

446. Zu Camisiacum>- Changy (Marne) dürfte '^Chamizac 
(Dord.) gehören. Für Camisius keine Belege; vgl. Holder I, 721, 

447. Es ist sehr schwer zu sagen, was für ein Etymon wir 
für viele südfranzösische Cahusac zu suchen haben. Cahusac (Tarn 
[Causagum 1035 bei DV5], Gers, Dord. [Chausac 1188, Cau- 
sacum]); *Causac (Lot -et -Gar.); *Caujac (H.-Gar.). Mit diesem 
letzten ON vergleiche man auch Caligiacum locus in Vivariensi 
(a. 950) bei DV2. Vielleicht steht h an Stelle eines ausgefallenen 
d, vgl. Cahors < Cadurci; also < *Cadus(i)-acum; vgl. CIL 
II, 5248 Cadus Laroni f(ilius). Vgl. bei Chabaneau S. 75 öubahi 
«< obedire, trahire << tradire. Für einige würde auch Cautius 
Schulze 148 vollkommen genügen. 

448. Zu dem Cogn. Caurus CIL V 725 [vgl. CaurQ, Cau- 
KiNUS, Caurion Stadt der Lusitani] ist ein Gentilname *Caurius 
denkbar. In CBr Chauriac locus, Choriat 1401 in Sp. briv. j. 
Chortat; Chauriai (Puy-de-Döme); *Caurac (Gard) < *Caur-acum. 

Caurus in ON mit -anum: Chauranne (Hautes- Alpes) , Ripa 
Chaurane (1377) [vielleicht blofs Acc. -ane!]; *Choranne (Bach 
im Dp. Drome), *Cdte-Chatiria7ine (Drome); vgl. im selben Dp. viele 
Choriol, Chauriols. 

*Caurisius: Chaurisan (Drome), Chaurisat 1344, de Cau- 
risiaco 1290. 

Vgl. Chauranche, Chorenchii, Corenchii j. Choranche 
(Isere), wahrscheinlich -inca. 

449. Carmanos: Char?nagneu (Dröme), Haramaneum 1153, 
Charmaneum 1153, Pedagium de Carmaniaco (offenbar Latini- 
sierungen!); dann ebenso Caramagium in CGr in agro Idrico j. 
Charamanay <;*Carmanacum. Cakmanos kommt auf den Münzen 
der Atrebates vor; s. Holder I, 790; vgl. auch viele Caraman in 
Südfrankreich (H.-Gar.) bei DB XIX Carmanum castrum et marchio 
natus in Narbonensi prov. prope Ruscinonensem in Petri Historia 
Albigensium. 

Cakminius Schulze 174: Chermignac (Charente-Inf.), in CSai. 
Chermegnac; *Carmignan (Gard). 

^Carmentius: '^Carmensac (Aveyron)? 

450. Für Capiacus hat Holder I, 758 Cappy. Für Süd- 
frankreich habe ich zwei Beispiele: Chapiat (Dröme), de Chapiaco 
1183, Chipiacum 1441; im Dp. Ain Chappiat seit dem 14. Jahrh. 
so belegt. Vielleicht haben wir Cappius anzusetzen: CIL XII 
bringt einige Male Cappius. Es ist auch eine Ableitung *Cappilius 
anzusetzen: Chipüly (Somme) < Cappiliacum; vgl. im Dp. Drome 
Ghampignol — ^539 Capilhonolo, was sich unter Annahme von 
pp aus der Anlehnung an Champignon erklärt. 

Hierher werden wahrscheinlich *Chapi<u (Isere); *Les Chapüux 
(Savoie); *Chapias (Ardeche) gehören. 



451. *Chapponay (Rhone) erscheint im CL 1257 (Bartolomeus 
de) Chapponay 1257. *Chaponnay (Isere). Damit ist zu vgl. 
Cappo CIL XIII, 5027; vgl. Cappius, dann Caponago (Mailand). 
Holder vergleicht auch Capnie (Lot), jedoch mit Unrecht, da wir 
nicht wissen, was sich unter dem Anlaute versteckt (-arius?). Vgl. 
*Chaponeau (Loire). 

Hierher dürfte auch Chaponost (Rhone), belegt in CS als 
Chaponno, Chaponnoz, Chaponost << *Capponuscus gehören. 
Was für ein Verhältnis zu vielen Cappas > Chappes (Aube, Jonne, 
Eure-et-Loire) ; Cheppes {D'p.lÄQxne); Cappis (Flufsname in Gallien) 
besteht, kann ich nicht sagen. Vgl. Cappanum unter 597. 

452. Choysy (H.-Savoie) fordert *Causi-acum. Vgl. Causia 
CIL III, 488g. Damit soll zusammengestellt werden *Chajisafi 
(Drome); *Ca?«^7/j (Cantal, Vaucluse) ; für den letzten ON vgl. auch 
Cautius. 

453. In Südfrankreich kommt ziemlich häufig *Cattal-anum 
vor: ^'^Catala7i (Gers); La Catalane, Les Catalans, Le Cataian (H.- 
Alpes); Cataläa (B.-Pyr.). Vgl. Cattos. Es ist auch möglich, dafs 
diese ON von den Katalanen herrühren. 

454. Mit Cacava bei Schuerm. darf man vergleichen „villam 
quae vocatur Cacavianus" (eccl. Gerundensis) in einer Urkunde 
Karls des Dicken (a. 886) DB IX. 

455. Camuriacus kommt CIL X vor: vgl. *Camurac (Aude); 
s. bei Holder I, 729 Camukus. 

456. Vielleicht hängt mit Carmo Adnami libertus *Carma- 
tiacum > Cormazac (Dord.), Hospitium de Carmazaco 1365 zu- 
sammen. 

457. Chichiliane (Isere), nach den Belegen im Arch. dauph. 
s. oben S. 32, scheint auf *Caciliana zurückzugehen. Holder I 
hat Cacillus und Schulze 350 Cacilius. Hierher vielleicht Cachi- 
liacum (auch Gachiliacus DB IX geschrieben) in parr. Gratian. 
a. 885 (DB IX), dazu vgl. in Cacenaco in parr. Cabillon a. 894 
(vgl. I B) zu Cäcius, Cacus Schulze 484. 

458. Cahiac (Gard) 1714, dann *Cabias gehen wahrscheinlich 
auf Cabiacum zurück, s. bei Holder I Cabilius, CIL XII Cogn. 
Cabiatus. 

459. CKNTo(n) s. Holder I, 989; vgl. auch Schulze 149: 
Sonthonax (Ain), belegt als Centonas, Santonas, Santonax. 
e" >> a" > o" ist hier regelmäfsig. Dann Santonax (Jura) im CS 
Centonas, Santonas 15. — 16. Jahrh. Von Centius Schulze 14g 
ist *Centinius, vgl. ebenda Centinus, abgeleitet: in CL (Stephanus, 
curatus beate Marie de) Centigniaco; dann Cintiniacum in 
vicaria de Juliaco in CB. Für den letzteren ON wäre eine andere 
Ableitung von Cinth s Schulze 354 auch möglich. 



I70 

*Centus: Centusca >■ Santoche (Doubs). 

In Centernacum vllla (899) bei DV. scheint eine Ableitung 
mit dem Suffixe -erno zu sein. Vgl. Centones > Senion (Her.). 

460. Cicius und Cissius sind zusammengefallen, s. Holder 
I, 1012 und 1033. In CC Ciciago 961; im Dp. Correze C/'ssac, 
Ciciacus belegt; Cissac (Gir., Aveyron, H. -Loire); in CB Ciciagum 
in vicaria Spaniacensi sita seu proxime, et non ionge a viUa 
Marco (861). 

461. CoRNOs, wenn es überhaupt EN ist, hat Cornacum 
ergeben: *Cornac (Lot); Cornas (Ardeche) < Cornate (Kar.), *Cour- 
nac (.^ude); vgl. auch Cornacon ON in Panonia inferior, dann 
Cornacates, ein Volk in Panonien. Corn iacum > Cör^wöc (Dord.) 
13. Jahrh. von Cornius Schulze 77. S. Williams S. 46. Nach 
Holder I, 11 29 würde hierher auch *Gornac (Gir.) gehören. Vgl. 
viele Gournay, welche er bringt. Jedoch nicht sicher. Vgl. Cornone 
im Dp. Herault. 

Die Ableitungen sind vielleicht *Cornatius: Cornazac (Dord.). 
In CSau. Cornaciacus, Cornazago in patria Arvernensi in vicaria 
Ucionensi (auch Cornezago geschrieben), vielleicht identisch mit 
Cornezac (Cantal). *Cornassac (H.-Loire, Puy-de-D6me), verlangt 
dagegen *Cornaci-acum. Vgl. bei Flodoardi bist. Rem. eccl. 2, 1 1 
in pago Tardonensi in villa Corneciaco. Dann *Cor.nitius oder 
*CoRNETius: Corniciano cella in p. Carcassonensi 881 (DB IX), 
nach DV, j. Corneze (Aude). 

462. CoNNOS, welchen man zu ir. conn „sensus", connaidhe 
stellt, hat Connacum ergeben, [vgl. Connaco-rix, ein Galater] >- 
Connac (Aveyron) Connago in CC; Cö«öc (Char.-Inf.). Hierher viel- 
leicht Masco-nnex (Ain), belegt Maconay, Masco n ex seit 1189 
-< *mansus Connacus. 

Conan (ein Flufsname im Dp. Rhone) wird nicht hierher ge- 
hören und Acc. -ane enthalten: in CS belegt: Colna, Colensis 
ager. 

Häufiger erscheint Connius: Cognac (H. -Vienne, Char. [als 
Coignacum DB XXI belegt], Coniaci burgus DB XII); ^Coignac 
(Corr.). Cugnac (Dord.) Cunacum 1145, Cunhac 1400 zeigt 
vielleicht o - >> u. Cogfi^' (Rhone) in CS Cogniacus, Coniacensis 
980, dann Coigneu, Coigne, Coigny belegt. Connac (H.-Loire) 
132 1 Conhac in Sp. briv. Mit -anum vielleicht Cogjiin (Savoie) 
in Doc. IV Cognino. 

*CoNNiLius vgl. CIL XII CoNNiOLA: *Conilhac-(k-la-Montagnc 
(Aude). 

463. CoNDUS als EN erscheint in CIL XII, VU, und als zweites 
Compositionsglied in Senocondus „vieux citoyen" nach der Über- 
setzung von D'Arbois. Vielleicht liegt es in ON vor: Condac (Char.- 
Inf.) bei Longnon als Condacus belegt, Condacus villa in p. 



171 

Carnotino pBVIII); vgl. *Condacus in ir. EN Condacii. Jedoch 
ist es angesichts vieler Condat, Gondi, welche auf Condate zurück- 
gehen, nicht ausgeschlossen, dafs in diesem Falle auch Condate 
vorliegt, vgl. Condat (Dord.) Condat 1175, Condacum 1365. 

Eine Ableitung von Condos dürfte Condilius sein: vgl. 
EoxiyyoQsig KoösiXXevq; in ON CotidiUac (Dröme), castrum de 
Condilaco 1360, im 14. und 15. Jahrh. schwankt Condilhat 
und de Condilhano, was auf die Verstummung der auslautenden 
Konsonanten hinweist; *Condilhac (Charente). 

Eine andere Ableitung dürfte vielleicht in Condicio CIL X, 
XII, XIV vorliegen: *Coitdissas (Gironde). Dann *Condussius: 
Condeissiat (Ain) seit 912 belegt in loco qui dicitur Codoiseu, 
de Conduxiaco, de Condoipso (!) de Conduxia, Condoysiaco, 
Condoizieu, Condoisias; in CL (territ. de) Condoisieu 1092, 
Condosseu, Condossyaco. Die Entwicklung von oi v >• ei ist 
etwas ungewöhnlicher, doch müfste das die Vorstufe zu oi >> i 
gewesen sein. Conduzorgues (ruisseau, Card) — Conduzonicis 
1444 Condesorgues dagegen weist vielleicht auf *Condütio- 
nicus. 

Vielleicht ist gestattet in Condrieu (Rhone), ein *Condariacum 
zu sehen. Der ON ist in CL als castrum de Condriaco 1251 
belegt, dann Condreu, Coindreu, Coindriaco, Coindrieu 
1251, wo das vortonige i mir unerklärlich bleibt. Über Condarius 
vgl. Ver-condari-dubnus, Tar-condarius; vgl. noch *Condroux 
(Sarthe); *Conoros (H.-Loire) *Condres (Lozere). 

464. Contius: Holder I 1108 Contiacum > *Consac (Char.- 
Inf.). Bei DB XI Conziacus villa Mon. Saviniacensi in agro 
Tarnantensi j. Conzy (Rhone) (960 ungefähr); dann Conzieu (Ain) 
seit 1107 villa de Conziaco, prior Conziaci, decima de Conzeu, 
könnten *Condiacum sein. 

*CoNTJLius: vgl. Gontilly (Sarthe), in Südfrankreich nichts. 
*CoNTiNius: m CSau. „eccl de Continiaco"; vgl. Coniigne 
(Maine-et-Loire), Contigny (AUier). 
*CoNTETius: *Contezac (Dord.). 

465. CoTiNius ist mehrmals mit einem t belegt (CIL III, 5626, 
VII, 8801). Die Südfranzösischen ON verlangen Cotti.mus, welcher 
eine Ableitung von CoTnos 1 sein dürfte. Gottignac (Var), belegt 
in CLer. Cotinacum, Cotinnacum, Cottinach; in CM einmal 
Codiniacum, Cotigniacum und Quintignacum (!), wenn es 
richtig identifiziert ist, vgl. Gotigny (Manche). 

Davon ist zu unterscheiden Cotonius; vgl. CIL III, 4888 
Cotoniae: Godognan (Gard) Codonianum 1094; Goudougnan 
(Her.); s. bei Holder S. 1143 Cotonaco bei Grenoble; dann 



* Coctiacus, vicus publicus in Praeccptum Caioli Magni pro eccl. 
Cenomanica (DB V.) ist vielleicht eine Latinisierung l'üi *Coltiacus. 



172 

Co donhat 1441 j. Codenhat (Puy-de-D6me) in Sp. briv. Vgl. noch 
portellura de Coteanicis bei DV. 

466. CoMMios, ein schon bei Caesar vorkommender gallischer 
EN, kommt in ON öfters vor: *Commiac (Card, Lot). *Commaios: 
Commaiacae locus pertinens ad monast. Anianense 852 (DB VIII), 
derselbe ON auch Comaiagas 837 (DB VI). Vgl. Cumiacum 
V. in pago Nivern. (a. 890) bei DB IX. Comics Schulze 271 und 
CuMiA 166 sind auch zu berücksichtigen. 

Mit -anus: Comean (H.-Alpes) Commeanum 1390 (vielleicht 
<< *Commei-anum). Hierher dürfte gehören: „villam Cummiano" 
951 in com. Carcass. (DB IX). Zu einem *Commeianum (von 
*CoMMEius) möchte ich Combejean (Her.) rechnen. Es ist als 
Cuminjanum villa S89 (!!), eccl. Cumexano 950 belegt. Der 
Einschub des b würde sich durch Einmischung von cumba, welches 
in ON häufig vorkommt, erklären (vgl. in diesem Dp. 16 Combe). 
Dasselbe ist der Fall bei »S". Jemi-de-Comhajargues, belegt als 
Cumajacas 799, Comaiacas 820, Commajacas 853, Coma- 
jagac 1154. Hier ist Suffixtausch anzunehmen. 

CoMMiNius, CoMMiNUS CIR 316: "^Commüiac (Ariege); in CBr 
„in com. Arvernico, in villa quae dicitur Cuminiaco." 

CoMisius Schulze 292: Comisiacus villa Sti. Mon. Turon. 
(DBX); vgl. Commisciacus >> Commissey (Jonne) bei Holder I. 

467. CoGius vgl. CoGi-DUBNUS erscheint in einigen ON: In 
CB Cogiacus villa in p. Lemovicino et in vicaria Asnacensi 869; 
bei DV2 Cogiacum villa in p. Rutenico. In CBr Cogiaco in 
patria Arvernica, in com. Brivatensi, auch Cojago geschrieben, 
wahrscheinlich identisch mit Coiac lo blanc 1256 j. Cougeat (H.- 
Loire), auch Coghat, Coughat in Sp. briv. geschrieben. Auch 
Coius Schulze 155 wäre möglich. 

468. Compreignac (H.-Vienne) und Compregnac (Aveyron) ver- 
langen entweder 1 oder e: *Comprinniacum oder *Compren- 
niacum. Gonpreignac ist als Compriniacus belegt. EN wird sich 
mit CoMPRiNNUS CIL VII zusammenstellen lassen; vgl. RC XIV 
304 A. Thomas. 

469. Cougoiissac (zwei Aveyron, zwei Lozere). Auf den ON 
im Dp. Lozere bezieht sich wahrscheinlich in CBr Cogociaco in 
com. Arvernico, in vicaria Radicatensi; dann zwei Cougoussac (Card). 
Diese ON fordern eine Grundlage *Cocociacum; vgl. auf den 
gallischen Silbermünzen KcoKOCIOC, wie Robert liest (bei Holder 
I, 1059), was unsere ON stützen. Bei DV5 heifst Cuxac-d'Aude 
Cucuciacum (a. 1002), Cuguciacus (a. 990), Cugciacum (a.959), 
Cucuciacum, Curcuciacum (?) sive Geminiacum (1032); vgl. 
dazu auch Cuxa (Pyr.-Or.) belegt als Coxanum monasterium (968). 
Ob diese letzten ON mit den obigen in Zusammenhang zu bringen 
sind, weifs ich nicht. 



173 

470. In Cucuniano villa in suburbio Petrapertusensi (a. 951) 
in einem Sendschreiben des Papstes Agapet, wo er die Privilegien 
des Klosters von Carcassonne bestätigt; vielleicht identisch mit 
* Cucugnan (Aude); wegen ch kaum Holder I, 1059 Coconiaco ON 
j. Chaucouin (Seine-et-Marne) bei Pertz; vgl. Cüculnius Schulze 150. 

471. CIL VII, 1396 bringt Cocürus; vgl. Coucourmnne (Dröme) 
1538 Coquerina. Unser ON verlangt cc: *Coccurüs. 

472. Zu Corcoras fl. in Noricum j. Gurck stellt sich in CS 
villa de Corcoirac; vgl. Cükcureti in Adamanni vita Columbae, 
s. Holder I, 11 18. Vgl. noch *Courcoury (Char.-Inf.) und *Cotir- 
couronnes (Seine-et-Oise). 

473. Zu Cormones, Cormonense castrum j. Cormons in 
Gradisca, Corma vicus j. Cormes (Sarthe, Alpes-Mar.) , und zu 
Cormaco in Adamanni vita Columbae darf man in CBr. vor- 
kommendes „in com. Brivatensi, cujus nomen est Corminiacus" 
stellen. 

474. *Corrousac (H.-Gar.) < *Corotiacum, vgl. den Bei- 
namen Mars' (s. Holder I, 1134) CIL VII, 93 a Deo Marti Corotiaco 
Simplicia Proce v. p. 1. m. 

475. Crixsius, welcher auch als Crixius, Crixia geschrieben 
wird, kommt in südfranzösischen ON öfters vor; vgl. dazu D'Arbois 
S. 222. Man, kann in diesem Falle den Gentilnamen von dem 
Cogn. Crixsus, Crixus nicht unterscheiden. Im Dp. Dordogne 
Creyssac im 13. Jahrh. Creyschac; im selben Dp. *Le Cressac; 
*Cressac (Charente). Crecy (Rhone), im CS als Criciacus, Crisi- 
acus und (testimonio de) Criceu 11 24 belegt. Cressieu (Ain) — 
Villa Cressiaci 859; Cressia (Jura) bei Longnon Cresciacus. 
Creissag in einer in provenzalischer Sprache abgefafsten Urkunde 
in CC wird nicht hierher gehören, da es nach Desjardins auch als 
Crassiago belegt ist. Vgl. bei DV5 Crissagum villa in com. 
Carcass. (931). Jedoch wäre in einigen ON auch Crittius Schulze 
79 möglich. 

Dafs Crixsius mit i anzusetzen ist, beweisen auch seine Ab- 
leitungen. In CS Cressüüu (Rhone), belegt als Crissiliacus, 
Crisciliacus villa in agro Bessenacensi 1003, auch als Trischi- 
liaco (wo tr- mir unverständlich, wahrscheinlich blofse Verschreibung), 
Crissileu 1279. *Crixsilius ist nicht belegt. 

Creissan (Herault) — Cresciantis 804 — Creixanum 952, 
Creysano 1132. Dafs -anum hier vorliegt, kann man nicht be- 
haupten. Für -antum siehe Beispiele bei Holder I, 158: Medu- 
antum, Tarnant-one, Nuraantia, locus Brigantinus. 

476. Devaux S. 249 (Note) und 321 will in Cremieu (Is^re) 
ein Stramiacum sehen, jedoch ohne jede Berechtigung, Der ON 
ist belegt in CL als (Willelmus de) Crimeiaco (Latinisierung), de 



174 

Crimeu 1121, Crimiaci villa 1250. Cremius ist CIL XII, 4150 

belegt. Eine Ableitung davon *Cremilius: „in Crumiliaco in 

aice Brivatensi" in CBr., vgl. Prtmiileu < Primiliacum. Über 
Stramiacum s. später. 

477. In CIL XI, 1146 (Tabula alimentaria v. Veleia) fundum 
Crossiliacum. Als Simplex zu Ckossilius ist vielleicht *Crossius 
zu denken. In CSau. apud Crossiacum, locus; vgl, Cj-oissy (Oise, 
Seine-et-Oise). Hierher gehören vielleicht auch "^Crossac (H.-Loire, 
Loire-Inf.); *Croussac (Correze). 

478. Zu Crucilia>> Croixilk (Mayenne) vgl. in Südfrankreich 
*Crouzillac (H.-Loire, Corr., Lot -et -Gar.); *CroustUat (H.-Vienne); 
vgl. im Dp. Gard La Crousüla, Mansus de Crousilhada. 

479. A. QQO villam Churchuciaco in p. Bitterensi (bei DV5). 
Im 5. und 2. Bande identifiziert aber DV Curcuciacus (a. 857 
und 1152) mit Cuguciacus (s. oben 369). Mir scheinen eher 
diese zwei Belege nicht zu trennen zu sein. *CuRCUCius steht 
vielleicht im Zusammenhange mit Cukcus (Holder I); vgl. *Cur- 
culiacum >> Gorlago (Bergamo) bei Holder I. Vielleicht dann in 
n-Dekl. *Cürconiacura: S. Atarim-de-Corcognac (Gard) de Cor- 
quonaquo 1441, der andere Beleg Mansus de Corsenaco wird 
wahrscheinlich nicht hierhergehören. 

480. Mit den ON Cuculla, Cucullae j. Kuchl (Salzburg), 
Cucullus > Gogols in der spanischen Provinz Gerena darf man 
vielleicht noch Le Quiquilhan (Bach im Dp. Gard) — Cuquilhan 
1731 — Coquilhan (Cart. hydr. du Gard) < *Cucullianum ver- 
gleichen (oi— > i). Es kann auch lat. cuculla vorliegen. 

481. Heutiges Darazac (Correze) und Darayseu (par. de) 
1265 in CL verlangen ein *Daratiacum; bei Longnon nur als 
Daraciacum belegt, ebenso in CB. In CB Durazat (für Darazac) 
wird wohl einen Schreibfehler enthalten. Bei Holder I wird es 
mit ir. dair „quercus", gen. darach < *darac-as (c-Stamm) in 
Zusammenhang gebracht, was für unsere ON nicht zutrifft; vgl. 
Darantasia und Darentiaca 333 (Drome) ]. Le Pontaix (THoxa^). 
Daratius ist nicht nachweisbar. 

482. Danius (oder Dannius vgl. Schulze 423) ist reichlich 
belegt, s. Holder I, 1222, vgl. Sego-danni-anum. Dagniacum 
villa in p. Lugdun. 885 (DB IX) j. Dagtieitx (Ain), Danneu, 
Daigneu; *Daignac (Gir.). Vgl. auch Dagnus, cancelarius in 
Aquitania (a. 816), und Dagnensis pagus (a. 817) bei DVj. 

Mit -anum: *Dagnan (Gers). Vgl. nordfranzösische Dagny 
(Seine-et-Marne, Aisne); Daigny (Ardennes). 

Segodannius kommt mit -anum vor: de villa Segodanniano 
1066 j. Scrdyniä (Pyr.-Or.), vgl. RC XI, 480 ff. Die Behandlung 
der Gruppe gd ist merkwürdig, ich habe leider keine analogen 
Beispiele, 



175 

483. Devay (Nievre) << eccl. de Davaco 1121 (ein anderer 
Beleg de Davaiaco wird nur als eine Latinisierung der romanischen 
Entwicklung zu betrachten sein). Zu *Davus s. Holder I, 1246 
gesellt sich *Davtnius vgl. Holder I Davina: Davignac (Corr.). 
Davius: Davianum j. Veynes (H.- Alpes) (die Entwicklung unver- 
ständlich); -anicus: in CC Daviangas ll. — 12. Jahrh.; dazu noch 
DB I „Daviano mutatio". Davejean (Aude) bei DV5 Daveganum 
villa 1067 verlangt vielleicht Daveius. Vgl. Davollano i 161 bei 
DV^ — Davilus (Holder I). 

484. Damius (s. bei Cicero ad Att. 4, 3, 3, CIL VII, 1146; 
Schulze 240) läfst sich in folgenden ON nachweisen: „villa quae 
dicitur Damiacum, Damiago in urbe Lemovicino, in pago Tor- 
nensi et in vicaria de Torinna" (932) in CB; vgl. Damiac (H.-Gar.). 
^Les Damians (H.-Alpes). Vgl. Damigni (Orne) «< *Daminiacus 
von Daminius bei Holder I, 12 18 und Damate in Vivariensi 
(a. 950) bei DV2. 

485. Aus Dallus, was nach Stokes und Ernault „blind" 
bedeutete (vgl. das lat. Cognomen Caecus), bildete man vielleicht 
*Dallius: *Daillac (Correze) , dann Daillancourt; Daillan (Dröme), 
1413 Grangia Dalhonis, campus de la Dalha. Man erwäge auch 
die Möglichkeit de -}- Alliacum. 

486. Mas-de-Daynac vielleicht < *Dagenacum, vgl. ON 
Dagenis j. Z>ö'/«-en-Sauluois (Elsafs-Lotr.). 

487. Dkviacüm von Dt-Vius Holder I, 1275 liegt vielleicht 
in *Deviat (Char.) vor. Als eine Variante von DSvius wird Divius 
zu betrachten sein: Divione >> /?/)'(?« (Cotes-d'Or) , dazu La Di- 
jonne (Drome) < Divione 1240, Dujon 1245; vgl. Diviacum, 
villa eccl. Matisc. (DB IX), falls es nicht eine schlechte Latinisierung 
für Divione wäre. Auch Diva statt Deva: im Dp. Dordogne 
Diva > ZJ/j/^j, 1499 Divo, lo grano de Divas 1526. Im Dp. 
H6rauit ein merkwürdiges L'Andiole, 1789 La Vionne, 1828 
L'Andiole, auf einer Inschrift DiloNA; vgl. für Dßvius, Diaus in 
Deiotaros. Das Verhältnis dieser letzten Formen zu einander ist 
mir unklar. S. bei Holder I, 1289 andere Dive in Frankreich, 
dazu vgl. (Petrus de) Divac 13. Jahrh. in Ro. gase. 

Eine Ableitung zu Diivius ist Devilius: '^Devtllac (Lot-et-Gar., 
Lot). Devillus, Devillia Holder I, 1275. Daneben zweimal auf 
den Inschriften DiviUA CIL XII, 2498; vgl. Devilly (Nievre), dann 
Devilk (Ardennes, Manche, Seine-Inf.). 

Als eine Ableitung ist vielleicht auch DiviTius zu fassen: 
S. Marlin- de -Divisan, 1323 Vicarius de Divizano. Die Belege 
Dunzano 959, De Donza 973 werden wahrscheinlich nicht hierher 
gehören; vgl. Divitia j. Deutz (auf dem rechten Rheinufer). Da- 
neben die Formen mit e: Deviciacum >» Devecey (Doubs); ^De- 
vessei (Ardeche). Neben Divitia auch Devitia > La Devhe (Aude, 



176 

Aveyron, Cantal, H.-Pyr., Gir.). Im Dp. Drome viele Devh, welcne 
als de Devezio 1494, Devez 1599, Deveysius 1363 belegt sind; 
vgl. Le Devizet (H.- Alpes), 1413 Devesium, dann La Devine (ein 
Bach), wo auch I — 1 > c — i vorliegen kann. 

488. DiüNUS zeigt 1. Deshalb werden die südfranzösischen 
ON Digna (Jura), in CS Digna, Digniacus, Dignat; Dignac 
(Char.); Digjiy (H.-Savoie); * Dignac (Corr., Gir., zwei H. -Loire) 
vielmehr auf DiNius hinweisen, wie es in der Tat für Digny (Eure- 
et-Loire) ■< Diniacus vorliegt. Der Name ist keltisch; vgl. Dino- 
MAGius, DiNOMOGETiMARUs; Vgl, Dinia > Digne en Provence. 
Dinacus, Diniacus in vicaria Rarensi (Corr.) in CB. 

Les Dignans wird wahrscheinlich auf DTgnus zurückgehen, da 
es 1556 Le Denias heifst. 

489. DociLius ( Schulze 21), dazu *Douzillac (Dord.) 1 1 2 2 
Duzilac. 

490. DoMMius ist CIL V, 443 belegt. Vielleicht hierher *Do- 
mian (Savoie), wenn es überhaupt -anum enthält. *Dommiliacum 
>> Doumillac (Lot-et-Gar.). 

491. In CBr. lesen wir Domaciago, welche Ortschaft mit 
Domezac (Corr.) zu identifizieren ist; vgl. Domaze (Puy-de-Döme); 
*Dommezac (Gir.). Domatius CIL III, X. 

Mit -anum: Domatianum > Domatan (Gard), villa de Do- 
mezano 1211, de Domazano 1294; Domezain (B.-Pyr.) Dome- 
sang 1293, Domazanh 1487. 

Domatius ist zu vergleichen mit Domhius CIR 1572, CIL 
VII, 1336 DoMETOs f(ecit). 

Domessargues (Gard) 1235 Domensanicis, Domensanegues 
1237 verlangt Domentius, was nicht belegt ist; vgl. auch ^Domancy 
(Savoie). 

492. Draccius Holder I, 1313, liegt in Drace-le-Panoux 
(Rhone) vor, in CL Draciacus, Traceu, Draceu, Drace, Dra- 
cieu belegt; vgl. Dracy (Nievre) <Draciacumi233. Im selben Dp. 
wird Tracy-sur- Loire als Draptiacus, Dractiacus im VI. und 
VII. Jahrh. belegt; de Traciaco 1147; für dr- > tr- vgl. die 
obigen Belege, dann Ladrech, La Drech j. La Trech (Hdrault). 
Wie dieser Wandel zu fassen ist, ist mir nicht klar (volksetymo- 
logische Anlehnung an trace?). 

493. Schuermann 2028 bringt Dkinus: hierher vielleicht 
*Drignac (Cantal). 

494. Zu Durhon (H.-Alpes, cf. ubac < opacus), belegt als 
Durbo 1116, Dorbonus 1135, Dorbon 1193 [im selben Dp. 
auch Durbonas major mons Durbonis 1138] darf man als 
-acum-ON Dorbonacum in episc. Lugdunensi (a. 998) DB XI 
hinzufügen. Vgl. La Dourbie (Her.) Dorbia flumen 11 10, Gard: 
Dourbie, de Dorbia 1156, und Durbis flumen in Brittanien. 



177 

495. DuKius Holder I, 1382 und Schulze i6o — Dorieu 
(Rhone), in CS volksetymologisch latinisiert: eccl. de duabus rivis. 
Auf ü weist auch Doire (Cantal) hin. Hierzu ist auch villa Duri- 
oscho in CV zu ziehen. Aber Durianiie (H.-Loire) ü. 

Dieser Name ist vielleicht in Zusammenhang zu bringen mit 
Dura, welches auch ü aufweist: Dora Balten und Riparia in Piemont; 
Duero hcifst lat. Durius (*duiro > duero). D'Arbois will darin 
Dhu-ra aus dheu „laufen" sehen; s. Les premiers hab. S. 133 ff. 

496. Zu dem gall. Durnacos, welches zu durno, air. dorn, 
plur. duirn „Faust, geballte Hand" und „ein Mafs" gehört, darf 
man vielleicht auch Dournazac (H.-Vienne) <] *Dürnatiacum 
hinzufügen. Durno- ist ziemlich verbreitet in der frz. Toponomie: 
Lc Daum (Tarn); Doiiriie (Ariege, ein Bach); Dournon (Jura, H.- 
Savoie); weitere Beispiele s. bei Williams S. 58. Vgl. de Dorni- 
tiaco in Nivernensi j. Dornecy (DB XIX) (also Dorniciaco). 

497. DuNius nur einmal auf den Inschriften belegt CIL 
VI, 188; vgl DüNOMAGius, DüNOMARUs; dazu habe ich Duniana 
insula pertinens ad monasterium S. Aniani in p. Narbonensi (a. 844) 
DB VIII. 

498. In CL erscheint 1225 (Aymo de) Doaiseu, dann 
Duaiseu, dann wiederum Duasiacum mit verschiedenen anderen 
Lesarten: Duassiacum, Urrasiacum, welche aber leicht in 
Duasiacum zu korrigieren sind. Vielleicht darf man hierin Düatüs 
(Holder I) sehen. 

499. Zu Ebriacus > Yvre-le- Polin (Sarthe) stellen sich in 
Südfrankreich *Yvrac (Gir.) ; vgl. Ivre (Maine-et-Loire) ; Ivrey (Jura) ; 
Ivry (Cote-d'Or, Eure, Öise, Seine). Wenn *Ivory (Isere) dazu 
gehört, so würde es keine Synkope zeigen: *Eburi-acum. Was 
die Behandlung des prot. e betrifft, so vergleiche man: Sivrac, 
Sivry ■< Severiacum. Mit erhaltenem e sind folgende ON zu 
nennen: *Evry (Jonne, Seine -et -Marne, Seine- et- Öise); *Evreiix 
(Ain, ebenda Ivreux, Ivroux)', dann Evro?i (Mayenne) ■< *Eburone. 
Hierher vielleicht auch Montebracum villa (a. 991) bei DV^ <; 
*montem eburacum. Ebrius soll eine synkopierte Form von 
Ebukius sein, s. Holder I, 1398; vgl. Eburovices ^i^z^r,?«.!- (Eure). 

Eine weitere Bildung von Eburos ist *Eburülus, welcher 
zweimal vorzukommen scheint: in Sidon. Apollinar. ep. 3, 5, 2 Ebo- 
rolacensis praedii, und vielleicht „ab Ebrulliano" (locus in p. 
Ruscinon 981) in einer Urkunde des Königs Lothar (DB IX). 

Unter dasselbe Etymon sind vielleicht zu stellen: Ebriis 
> Vevre am Doubs (?) ; Vevres (Aube) heifst auf einer Merowinger 
Münze (Prou 2556) *EBRORA VICO (Holder I, 1394), wo das 
erste R zu streichen wäre. 

500. Von Eno-bux CIL III, 4725, Eno-clia (vgl. dazu EN 
mit Doppel-n bei Holder I, 1439 — 1440, was man bei den keltischen 

Beiheft zur Ztschr. f. rom. Phil. II. j2 



178 

und lateinischen EN öfters antrifft) wäre an *Enos zu denken: dazu 
„villam Enuscho in com. Bisuldunensi" in einer Urkunde aus 951 
(DB IX). 

501. *In'ssac {A.veyron) geht vielleicht auf *Erici-acum von 
Ericus in CIL III, 12014, 265 zurück; vgl. LErissac (Dord.); 
*Leyrissac (Dord.) ^ auch L'Erissac geschrieben (vgl. im selben 
Dp. Ley risse). 

502. Zu dem Fanula (?) CIL XIII, 5713, vgl. noch Fanu, 
Fanus bei Habert, wird vielleicht (Gauzebertus) de Fanlaco in 
CB gehören. 

503. Frangy (H.-Savoie), dann Frimiacum villa in com. 
Redensi 931 (bei DV^ locus dans les environs de Donazac [Aude]); 
S. Sebastien-de-Fremian (Herault) eccl. S. Seb. de Froemiano 1102, 
de Fromiaco 1195 gehören wahrscheinlich zusammen; vgl. bei 
Holder I, 1500 FRiiMMo(N) CIL V, 2272; dann CIL V, 2973: C. 
Lemonius C. f Mollo sibi et FremantIoni uxor I. 

504. *Gaverius vgl. Gavero Holder I: Gavirac (Dordogne). 
Es ist unsicher, ob hierher als synkopiert zu rechnen sind: Ganriac 
(Gir.). Holder I, 1992 gibt für diesen ON Gaviriacus ohne die 
Quelle anzugeben. ^Jauriac (Dordogne). In CBr. villa Jauriag, 
w^ahrscheinlich identisch mit Jauriac, Jauriacus 1155 — 1156 j. 
Jauriac (H.-Loire). Vgl. dazu Gaukinus CIL III, 3180 und Ga- 
BERius Schulze 162. 

505. Gabriacus kommt häufig vor. Zu den bei D'Arbois 
S. 436 gegebenen Beispielen füge ich noch folgende aus Südfrank- 
reich hinzu. Bei DV2 Gabriacum fiscus a. 806; (Guillelmus de) 
Gabriac in CC; *Gabriac (Gard); Gahriac (Herault) Gabriacum 
fiscus 804; Gevrüux (Ain) communitas de Gevriaco 1443; *Givry 
(Ain). Es wäre nicht ausgeschlossen, dafs auch *Gauriac (Gir.), 
Gauriaguet (Gir.), und *Jauran (Lot-et-Gar.) ^ hierher gehören. 

Von den Ableitungen sind zu nennen: *Gabrissius und *Ga- 
bretius (oder -iTius): Geovreissiat (Ain), belegt als Gevreset, de 
Gevreseto, Gevreissia (o— hat seinen Ursprung aus der Stellung 
vor v); '^Geovreisset i^Km). Andere ON weisen auf ti hin: Javrezac 
(Char.) in Cronique de S. Martial Javarzac,^ *G/wt'Söc (Char.-Inf); 
und dann mit der Umstellung des r: *Javerzac, *Javarzac (Dord.); 
vier "^Giverzac (Dord.) Givarzacum 1341, Javerzaco 1370. Vgl. 
noch Jahruzac (H.-Loire). 

Auch Gabk ILEUS Holder I, 15 10: Javcrlhac (Dord.) belegt 
seit 1264. 



1 Vgl. Holder I, 15 10 Gabranus. — An einen Zusammenhang mit 
Gabrius = CAPKR, wie es D'Arbois S. 436 tut, glaube ich nicht. 

"^ Auch germ. Gebahakd Förstemann 1^633 wäre möglich: *Geba- 
hardi-acum. 



179 

506. Galliacum von Gallius war auch fruchtbar. In CG 
Galiaco 964 j. Gail/ac, Galliacus 838; in CB Galiaco 823 in 
Caturcino pago. ^JaUieu (Isere); GaiUac (Tarn) in Ro. gase, (homines 
de) Galliaco; *Gaiilac (H.-Gar.). Ob hierher auch "^Gayac (Dord.) 
gehört, soll dahingestellt bleiben. Jailleux (Ain) belegt in CS als 
Jailleu, Jaillieux und Jalliaco. *Gailhac (H6r.). Hierher viel- 
leicht auch Gilhac-tt-Briissac (Ardeche); sicher ist GaiUaguet (H.- 
Gar.) < galliacum -f ittus. 

Gallinius Schulze 307 und Gallinia CIL VIII: Geligneux 
(Ain), belegt seit 1152 als Gelyniaco, Gilignieu, de Juligneu 
(Verschreibung?); Gelineu. Mit -anum: Gallinianum in CM 
j. GaUignan (Bouches- du -Rhone); vgl. Galignano in Toscana 
bei Schulze 171. 

Gallicius Schulze 171 und CIL VIII, 3637 Gallicia: Gali- 
cian (Card) Galichan 1779, Gallissian 178g. 

507. Galbiacum liegt sicher in zwei Galbiac (Gard) Garbi- 
acum 1256, de Galbiaco 1321 zu Grunde. In „Galgiacus 
villa Farae-Monasterii " (um 84 1 ungefähr) DB VIII dürfte es wohl 
auch vorliegen. Ob in vielen anderen Gaujac Gaudiacum oder 
Galbiacum vorhege, ist — wie 146 gesagt — nicht sicher zu 
bestimmen. Vgl. *Jatige (Vende); *Jaugey (Cöte-d'Or). Galba 
kommt massenhaft vor; Galbius CIL IX (fünfmal). 

508. Zu Gargagnago (prov. Verona) , welches auf Gargoni- 
acum wohl von Gargoniüs Schulze 171 zurückgehen könnte, wie 
Holder I, 1983 ansetzt, gesellt sich in Südfrankreich Jargagnac. 
Von derselben Wurzel: Gargaillan (Her.); vgl. Fundum Gargili- 
anum legavit Scaevola Dig. 32, 41,3; s. bei Schulze 172 Gar- 
GELLius, GargIlius Und Gargallus. Garg- scheint in ON sehr 
produktiv gewesen zu sein: *Gargan (H.-Vienne); *Gargan-ViUar 
(Tarn-et-Gar.) ; *Gargas (H.-Gar., Vaucluse, Isere, H.-Pyr.); *Gargo 
(Lozere); ^Gargoile (Gir.); Jarjayes (H.-Alpes) «< Gargaia 1080. 
Im Dp. Dröme La /argeaf/e <C.Ga-rga.tas 1022. Gargogilus >> j. 
Jargeaii (Loire); vgl. auch Gargarius >■ Garguicr (Bouches-du- 
Rhone). 

Auch in der Onomastik: Garg-enus, ein Fürst der Boier, 
Garg-Ilius sehr häufig, ebenso Gargoniüs; Gargorix (vgl. bei 
Holder I, 1983 die Belege). 

Hierher vielleicht: vallis Gargiana, auch Garjana, Garjania 
in CM, nach Guerard Garguier oder Garguille (valle de) (Bouches- 
du-Rhone), was nicht stimmt. 

509. Zu Garuli, ein Volk südlich von Apennin, darf man 
vielleicht Jarleu 1245 in CL stellen; vgl. *yar/<?£r (Char.-Inf), dann 
Jarle (Deux-Sevres) und Garelianus cellula, subjecta Monasterio 
S. Hilarii sito in p. Helenensi (DB VI), mehreremale so belegt. 

510. In CB kommt einmal (Elisius de) Jadaliaco, mansus 

12* 



i8o 

(1059 ungefähr) < Gadaliacum; vgl. viele ^Gazelle (Ardeche, 
Cantal, H.-Loire, Lot-et-Gar.). Gadalis bei Holder I, 151 1. 

511. Galacianicus 1007, de villa Galazanicus 1027, ein- 
mal auch Galadanicis 1156, was nur eine Latinisierung für d > z 
ist, j. Galargties (Gard). Über das Cognomen Galata s. Holder 
I, 1615 und D'Arbois 576. Für den sekundären Ausfall von "z"' 
vgl. Aimargues (s. oben 28). 

512. Javeysieux (Dröme) 1615 Gavesieu, und Gevezi (lUe- 
et-Vil.) dürften zusammengehören und ein *Gabatiacum als 
Grundlage haben. Als ON kommt das Symplex in Gabatum im 
alten Berry j. Levroux vor. Im Dp. Dröme noch S. Marcel- Ih- 
Valence hierher 1245 Tenementum de Gavaisa, terra de Javay- 
sano 1261, Javaysan 1276. 

513. Galgan kommt in CG in latinisierter Form Galganio 
vor. Vielleicht darf man darin *GalIicanum sehen? Als Cogn. 
kommt Gallicus häufig vor, s. Holder I, 1950. 

514. CIL V, 3517 Gamianus; davon *Gamius: *Gam{ac {y.o^\ 
vgl. *Gangy (Calvados). 

515. CIL XII, 3222: L. Gappi (1. Sappi?) Secundi. Für die 
Möglichkeit der Lesart Gappi spricht vielleicht *Gappillac (Vaucluse), 
dann zwei Gapian (H.-Alpes). 

516. Gatus kommt sehr häufig vor. Hierher *Gati-acum 

> *Les Gazacs (H.-Gar.). Holder bringt Gatiaco >> Chezy (Loiret), 
was lautlich nicht pafst. Gaciaco auf Merowinger Münzen wird 
bei Holder I, 151 1 für Gizia (Jura) angeführt, der moderne ON 
verlangt demnach Gatiaco. 

517. Zu Gabianus bei Habert 574 (bei Holder 1) stellt sich 
in Südfrankreich Gabianum >- Gabia (Aude); bei DV2 Gabianum 
villa in Narbonensi (a. 782) j. Pont-Sep?ne (pres l'etang de Cabes- 
tang); Gabian (Her.) «< Gabiana 954; im Dp. Drome Jubiane, 
Gibiane 1307. 

518. ^Gauvagnaft (Gers) scheint *Galvanianum zu postu- 
lieren; vgl. Gauvain im höfischen Epos und Galvanus, frater 
Galfridi in Ro. gase. 

519. Gennius Holder I, 2001 und Schulze 357: *Genniacum 

> Gignac {J^xome) de Giniaco 1280; *Gigtiac (Lot); im Dp. Herault: 
Gignachum 1094; Gigny (Jura) in CS Giniacum, Gigniacum; 
*Gig?iay (Ain); Genihac 1304 (Dord.); ^Gignat (Puy-de-D6me) 
1401. In CSau. Ginniaco, Ginnaco, Gignaco. In CM Gign- 
acum j. Gignac (Bouches-du-Rhone), ebenda Ginnatum, Ginn- 
acum j. Gignac (Vaucluse). Vgl. Adgennorix, Adgennus, Ad- 
GENNONis. Vielleicht *Genn-acum > *Genac (Char.). 

Mit -US aus: (Humbertus de) Genost i2.Jahrh. in CL. 



520. Gemilius Holder I, vgl. auch Gemellius Schulze 441: 
Gimilleu 1240 in CL; dann Gemiliacum in Cß j. Jumillac\ 
*GemiUy (Savoie); zwei Jumülac (Dord.) dioecesis Gemiliacensis 
580, Gemiliacus 7. Jahrh., Jumilhacum 1365, wo sich e > u 
aus labialer Nachbarschaft erklärt. 

Gemilius läfst uns vielleicht auf ein Simplex *Gemius vgl. 
Gemio Schulze 108 schliefsen: Gemiaco villa in patria Arvernica, 
in vicaria Talamitensi ohne moderne Entsprechung; vgl. *Gmgean 
(H.-Savoie). 

*Gematius: * JaiJieysieii (Isere), wenn es nicht vielmehr Gama- 
tius ist; s. die Schreibungen Gamatus für Giamatus. *Gemu- 
Tius: *Gemozac (Char.-Inf.). 

Geminius CIL XII und Schulze 108: Geminiaco locus in 
CSau. und Giminiacus in CS; vgl. ^Gemigny (Loiret); Jumigny 
(Aisne). Mit -anum: Gerainiano sive Cuguciano (ecclesia de) 
a. 950 bei DV5 j. Cuxac-d' Atide. 

521. Gessius: *Gissac (Aveyron, Gard); im Dp. Dröme zwei 
Geyssans, villa Gissianum 950, zwei villa Gessianum 952, Jaisas 
1221; im selben Dp. noch Gcyssons Jesson 1659 << *Gessione. 

Daneben haben wir zu unterscheiden *Gis-acum, *Gisi- 
acum: Gisac (H.-Loire) vgl. in CBr. cultura de Gisago in com. 
Brivatensi; vgl. "^Gisancourt (Eure); *Gisay (Eure). Vgl. CIL III, 
12014, 290: Gisaco, aber Catalogue du musee d'Amiens: Gesaco 
Aug. Saturninus Secci. fil. v. s. 1. m.; dann Gisacum ON in der 
Nähe von Vieil-Evreux: Druta Gisaci civis. So hätten wir viel- 
leicht auch hier ein Beispiel, wo e und 1 wechseln. Gisiacus > 
Gista (Jura). Vielleicht darf man Gisariae O. j. S. Albin (Mäcon- 
nais?), und Giserac (Lozere) vergleichen; vgl. Giseriacum ON in 
Burgund. Gisus ist gerra., s. Förstemann 1^, 644, Gisio, Gisa, 
auch als zweiter Bestandteil in germ. EN üblich. 

522. In Galatien gibt es eine Stadt Germia (s. Holder I). 
Diese Wurzel scheint auch in den Personennamen häufig vorzu- 
kommen: Germo, Germullus, Germus, Germekius. In den ON 
habe ich *Ger?nülac (Dord.); vgl. Germilla, Rossi, I. ehr. R. IV, 116, 
94 et 88. 36. Hierher vielleicht auch *Germmian (Gir.); vgl. Ger- 
minio > Gernunon (Marne). Holder hält Gekminus (siehe auch 
Schulze 36) für einen germanischen Namen, s. auch Förstemann 
12 Sp. 929. 

523. Zu Gevissi V. bei Baeda h. e. 2. 8 (bei Holder I) ge- 
sellt sich vielleicht Gieussac (Aveyron); vgl. CzVwrar < *Severiacum. 

524. Germani-acum kommt in der französischen Toponomie 
häufig vor; vgl. D'Arbois S. 242 ff., Holder I, 2012. Germignac 
(Char.) wird in CBai. als Jermanac, Aiermanac, Ajermanes 
und Germanes belegt. Die letzten zwei Belege sind in Bezug 
auf die Endung dunkel. Die Belege zeigen auch, dafs das i— aut 
ai— zurückgeht. 



I82 

525. Mit *Garacum > Gärac (H.-Gar.) vgl. Garos CIL 
II, 3302 (vielleicht derselbe EN in Garrius, Garria CIL V, 6013, 
Gakrus Schuermann 2362, da ja die Konsonantenverdoppelung 
in den keltischen und lateinischen EN öfter anzutreffen ist), Gako- 
MARUS CIL III, 6010, 94. Auch Gkkus ist belegt CIL XII. Auf 
*Geri-acum gehen vielleicht zurück: Giriacum in pago Lugdu- 
nensi 1174 j. Giry\ dann Giriat (Ain) im 13. Jahrh. Ciriacus; 
Girieu (Ain), belegt als Cella Giriaci, castrum de Gireu, Jurieu 
(vgl. Juri-acum!) seit 1095. *Girac (Gard) J. de Giraco 1345. 
Sengeyrac (Dord.) wird als Sengeyras 1273, S. Geyracum 13Ö5 
belegt, damit vgl. Geyrac (eine andere Ortschaft im selben Dp.) 
seit 13. Jahrh. belegt; *Geriac (ebenda). Hierher wird nicht ge- 
hören Girac (Lot), welches in CB als Igeracus, Agaracus, Agi- 
racus oder A Girac belegt ist; vgl. noch Girac (Char.) und mit 
-an um: *Font-Giran (Dord.). 

Als Ableitung *Garelius (vgl. Garenius bei Schulze 146): 
Gareliacus, Garelianus cellula in p. Carcassensi a. 825 j. Gar- 
lieux (Aude), wo die Endung nicht klar ist, falls es gut identi- 
fiziert ist. 

Man vgl. noch Giriniacus j. Gergny (Aisne). 

526. GoRDUS kommt auf einer Inschrift bei Allmer-Dissard 
(Boissieu p. 355, 43) nur einmal vor: Bononius Gordus medicus 
castrensis. Davon *Gordius: '^^ox6.\2.XiWXCL'> S. Etienne-de-Gorjan 
so belegt seit dem 12. Jahrh.; *Gord-anum: *Gourda?i (Ardeche, 
H.-Gar., Alpes-Mar.); *Gordiacum vielleicht in ^Goiirge (Deux- 
Sevres); (jöttr^i?o?z (H.-Sa6ne) < *Gordione; vgl. (?örr/f'j (Vaucluse); 
dann Gourdans (Ain) — de Gordanis, de Gordano (seit 1183). 

Mit -anicus: Gordanicus cellula >> G^(9«(/a;-^//t'.\' (Gard), wo 
sich der Schwund des ersten r wohl durch Dissimilation erklärt. 
Im selben Dp. auch Gordus j. Font-Bouteüle Vilare Gordus 921, 
Gors, Gores 1380, Gors noch 1692; vgl. *Les Gors (Char.); 
*Gours (Gir.) und dann viele Goiu-; Gourd (Rhone, Loire). Auch 
im Dp. Herault Cazeneuve: Casanova sive Gordanicum 820. 
Als eine volksetymologische Auflösung ist vielleicht zu betrachten: 
S. Georgices-d^ Orques < Cella de Gordanico 1154, S. G. de 
Dorgues 1535. Zu den vielen heutigen Gourdon vgl. Gourdon 
(Herault) < Feudum de Gordone 1161; Saiicerre (Cher): Gor- 
donis castrum. Vielleicht haben wir in Gordolasque (Name eines 
Wildbaches im Dp. Var) <; *Gordülasca zu sehen. 

527. Auf den kelt. EN Giamatus, Giamallus, welche die- 
selbe Wurzel wie lat. hiems haben, dürften sich vielleicht *Gim- 
malac (Aveyron); *Gininiazane (Corr.) beziehen. 

528. Zu Girv-ense monasterium (Irland) bei Holder I, 2023 
gehört vielleicht *Girvana in vier Gervane (Drome), passus de 
Gervana 130g, Gervana 1262, ad Pontem Girvane 1294; 
*Gervans (im selben Dp.) im 15. Jahrh. Girvant; G^<f;-zw«j (ebenda), 



i83 

villa quae dicitur Gervanciaco gog (latinisiert), Girvant 1323; 
mit -asca: Girvascha j. Gillivache (Isere). 

529. CS bringt eine villa Gramiacus in agro Forensi (um 
970 ungefähr). Vielleicht haben irgend etwas gemein mit diesem 
ON *Gramagnac (H.-Vienne) und ^Gramai^ (Lot); vgl. eine Variante 
Gramato zu Epomanduodurum; dann villa Gramacianicus que 
vocant Paliarius (j. Pailhes , von palea) (Herault) g6o [vgl. damit 
Gramazie (Aude)], welches bei DV5 als Garmacia erscheint; 
dann *Gra?nensac (Dordogne). 

530. Gricciati kommt auf den Merowinger Münzen vor. 
Vielleicht hierher *Grissac (Tarn); vgl. auch Grisciacus villa 
(DB XI). Vgl. Grittius Schulze 424. 

531. Zu Grussius villa in pago Turonico (Holder I) \_<:^Gr€Ux 
(Indre-et-Loire)] stelle ich noch folgende ON zusammen: Groissiat 
(Ain), belegt 1084 (prioratus et capella de) Grossiaco, Groissia; 
dann im Dp. Aude Gruissan. 

532. Zu den schon von D'Arbois S. 148 gebrachten Beispielen 
für Icciacum bringe ich noch folgende südfranzösische: *Fssac 
(Puy-de-D6me) schon bei D'Arbois a. a. O. Wie Icciomagus > 
Usson (Loire) D'Arbois a. a. O., so vielleicht *Icciacum >■ [/ssac 
(Gard), volksetymologisch 1553 La Font de Sac belegt; *Ussac 
(Corr.); *Uchac (Landes); vgl. Moniussaji (Gir.) < *montem Icci- 
anum. Im Dp. Herault *Issac; im Dp. Ardeche *Issac und *lssas; 
vgl. Lsey (Meuse); Isse (Loire-Inf.) ; Issay (Eure-et-Loire); Iccione 
>■ Isson (Marne); Issoncotirt (Meuse). 

Von Iccius ist Eccius zu unterscheiden, s. Holder I, 1404. 
*Ecciacum > *jS'.fj/(?« (Ain); *Essia (Jura); vgl. viele andere Essey 
(Meurthe-et-Moselle, H.-Marne). 

Von Iccius ist weiter *Isius oder Ixius Holder II, 86 zu 
unterscheiden: Izieu (Ain). Dieser ON ist sehr merkwürdig bei 
Guigue belegt: De Yssiaco, de Isiaco, de Ysiaco, de Ysseu, 
Essieu, Ezieu, Isieu (seit 11. Jahrb.). Vielleicht beziehen sich 
diese Belege auf verschiedene Ortschaften; vgl. Essieu (Ain). Vgl. 
Ize (Ille-et-Vilaine, Mayenne). Es gilt dasselbe für Izeures (Indre- 
et-Loire) < Iciodururo (Rom.); Izeure (Cöte-d'Or) < Isiotrum 
(Kar.), was zu *Isio durum zu korrigieren ist; vgl. bei Longnon 
S. 273 Iciodorum vel Isiodorum vicus. Demgegenüber steht 
Iciodurum> Issoire (Puy-de-D6rae). D'Arbois a. a. O. vermengt 
diese ON. Für Iccius vgl. noch Is (Cote-d'Or) Hiccium (siehe 
Williams S. 62), Iccia villa > Isse (Marne), Juroszek Zs. 27, 698, 
womit auch I bewiesen wird. 

Mit -anum vielleicht: *Issan (Gir.); *Issans (Doubs). 

533. Inciacum castrum territ. Camerac. bei DB XV darf 



J Für diesen ON hat Mistral den Beleg; Communitus Gramatensis. 



184 

man vielleicht mit Insac (Puy-de-D6me) vergleichen. Dagegen 
würde vielleicht E7iza (bei Holder I, 38 mit Fragezeichen) < Incia 
(bei Plinius Incian) sprechen. Vgl. Incenus bei Holder IL 

534. Jurieux (Rhone) und Jtirignac (Char.) scheinen zurück- 
zugehen auf *Juri-acum bezw. *Jurini-acum. Jorignac (Char.- 
Inf.) aber weist auf ü oder o. Mit der Synkope: terra de Jurniaco 
in CS (1030 ungefähr), in CSau. Pols Jurnacus; '^ Journiac {Dord., 
zweimal), im 13. Jahr h. Jornhac. S. bei Holder II JuRius, Juro- 

NIUS, JUKICUS? 

535. Jurceu (conventus, domus, monialis) in 1225 im CL; 
Joiirsac (Cantal) in Sp. briv. Joursac, Jurssac 1285; Jourssai 
(Puy-de-Dome) scheinen auf Jürciacum zurückgehen; vgl. Jour- 
chafie (H.-Loire). CIL XII Jurca Cogn., Holder IL 

536. Laki-acum liegt vor: in Layrac (H.-Gar.) in CM Lair- 
acum, in CC Lairag wahrscheinlich dieselbe Ortschaft; vgl. noch 
Leracum (DB XII) j. Lerac; Leyrieu (Isere), wofür Chevalier eccl. 
Sti. Martini de Lerisiaco bringt, was lautlich aber durchaus nicht 
stimmt, in Arch. dauph. Leyrieu. Bei DV5 Leyracum villa in 
p. Uzetico (a. 945). Im Dp. Ain *Leyriat, ebenso im Dp. Creuse. 
*Layrat (Puy-de-Dome); *Layrac (H.-Gar., Lot-et-Gar.), vgl. Lari- 
acus in Burgundia ii.Jahrh. (DB VII). Im Dp. Ardeche Z^^röwac 
< *Larionacum von *Lakio. Der Name des Lago di Como ist 
uns als Larios überliefert. Als EN kommt es CIL IX, 1855 vor; 
s. Holder II, 144 — 146 und Schulze 84. Dabei kommen noch in 
Betracht viele *Laire\ *Leyre (Ardeche, Cantal, H.-Loire, Puy-de- 
Dome); *Latre (Correze, Doubs, Loire, Mayenne, Puy-de-Dome, 
Deux-Sevres); *Laires (Pas-de-Calais) ; *Lairon (H.-Savoie); vgl. noch 
bei Holder Larriacus>j. LarrL 

Mit -an um: *Leran (Aude) vielleicht. 

537. Lamius, vgl. Schulze 87 Lamia (umbrisch, nach Conway), 
Lamus, ist sehr selten auf den Inschriften. *Lamiacum kommt 
in CBr vor: in aice Cantilanico in villa quae dicitur Lamiago; 
im Dp. Ain wahrscheinlich ^Leymtat, vgl. in CS Lamacus vel La- 
miacus villa in agro Tarnatensi (1005). Vgl. damit ^Lameac 
(H.-Pyr.); *Lamccourt (Oise). 

538. Lacceius kommt CIL IX, 2726 vor; vgl. Schulze 358. 
Auch Lacius kommt vor, s. Schulze 163. Lacci-acum scheint 
belegt zu sein für Lassay (Mayenne), auf Merowinger Münzen 
^ACCIACOVI und LASCIANICO (s. Holder II, 116). Wenn da- 
gegen Holder a. a. O. für andere Laciacum Alatiacum ansetzt, 
so ist das offenbar falsch. Hierher noch ^Lassieu (Ain). Dagegen 
*Leyssac (Dord.); *Leyssac (Corr., H.-Loire); in CC Laiciacensis 
vicaria 996 — 1031 j. Laissac (Aveyron) scheinen *Lasciacum zu 
verlangen. Lascius ist nur einmal belegt: CIL III, 2988 Cogn.; 
das scheint aber Lascivus, welches als Cogn. massenhaft vorkommt. 



i85 

zu vertreten; dazu noch Lascianus Schulze 296. Unseren ON 
genügt auch Lassius Schulze 35g. 

Lacenas (Rhone) in CS als Lacenaa, Lacenas, Lacena 
belegt, ist mit Lacenus CIL V, 2095 nicht in Zusammenhang zu 
bringen. Der moderne ON verlangt entweder cc oder ss oder ci. 
Vielleicht *Laccenus von *Lacciüs. Vgl. Laccobriga Holder II, 1 16. 

539. Laurus CIL III, IX, XII Cogn. kommt in folgenden 
ON vor: *Laurac (Ardeche); *Laiiras (Aveyron); Lauraco villa in 
com. Redensi 931 in einer LTrkunde des Königs Rudolph, nach 
D'Arbois RC. XVI, 130 Lawac (Aude); andere Laiirac (H.-Gar., 
Gers); Laurat (Drome); ^Lauras (Ain); in CD (Petrus de) Lauraco 
miles 1263. Lauri-acus: in CSau. und Bri. Lauriacus villa; in 
Lauriacensis pagus ]. Le Laiiragais ist i latinisiert; Za«;7(zc (Gers) ; 
Loirac (Gir.) wäre nach D'Arbois (a. a. O.) < Lauriacus, jedoch 
bringt er dafür keine Belege. Vgl, viele Laurc, Lauret. 

In ON mit -anum: Lauranus locus in Carcassensi pago 844; 
bei DV^ Lauranus villa in p. Carcassensi j. Laure (Aude); Lau- 
rigano a. 898 dürfte sich nach Albia, Albiga > Albi (Tarn) 
erklären; dann * Lau ran (Gers). 

Es ist nicht sicher, ob *Lornay (H.-Savoie) •< *Laurinacura 
ist: CIL X Cogn. Laurinus, Laurina; vgl. auch CIL XII Lokin us. 

Nach D'Arbois a. a. O. ist Laurus keltisch = ir. lour „süf- 
fisant". 

Hängt mit diesem EN Laurentius zusammen? Zu Lauren- 
tiaca > Lorenzaga (Friaul) gesellen sich in CM vorkommendes 
Laurinzanicus und ^Laurenzanne (Gir.). 

540. Zu dem ersten Bestandteile des in pago Wapencense 
vorkommenden ON Latiomaus 739 (Renov. testam. Abbonis) 
bringe ich *Latiacum: Leysieu (Ain), seit 1360 so belegt. In 
CSau. Lasiacus territorium, Lasiacus vicus eccl. S. Nazarii 
Aeduensis 936 (DB IX) 936 Laisiacus. Dazu lassen sich noch 
folgende moderne ON hinzufügen: Laiziat (Jura); Laize (Saone-et- 
Loire); Laizy (ebenda). Lezan (Card) Lezanum 1207; *Lezan 
(H.-Gar.) werden wahrscheinlich nicht hierher gehören. Vgl. CIL 
III, 3466 Latio, X Latia P. f. Auleia Prima; Holder II, 159 Latius 
und Schulze 176. 

541. Bei DV5 wird S. Afre (Lot) a. 961 als alos. de Lan- 
giaco belegt. Zur selben Grundlage dürften noch gehören Langeac 
(H. -Loire) in Sp. briv. als de Langiaco und bei DV5 Langat 
(a. loii), eccl. in com. Gabalitanensi belegt; '^Langeac (Gard); 
*Langeas (Creuse). Auf den ON in H.-Loire oder Creuse dürfte 
sich Langiacus locus im CBr beziehen. Mit -anum vielleicht 
*Langin (H.-Savoie), belegt im Arch. dauph. Langiis, Langinis, 
L-no, L-ns, L-guins (de). Für *Lanüius vgl. Langobriga. 

542. Lentiacum ist stark vertreten: Lansac (Lot) Lensiacus 
943 — 948 in CB. Zusammengefallen mit Lantiüs vgl. CIL X 



i86 

*Lantia oder mit Lancius CIL II, 573. ^Laiisac (Pyr.-Or., Dord.). 
In Cß auch de Lanzaguas mansus 1059. Im Dp. Ain "^Landeu; 
im Dp. Rhone La?icie in CS Lanciacus; im Dp. Isere Lancey 
belegt in CGr Lanceu. 

LeiNTIUS Holder II, 184 und Schulze 191. Lentiacum könnte 
man mit Lentia > Linz (Oberösterreich) vergleichen (nach Much 
in Vorlesungen im Sommersemester 1903 über die gallische Sprache 
[Wien] „Linde"); vgl. Lentinum > Lejnply (Puy-de-Döme). 

Von Lentius — Lentenus: Lentennacum villa in Burgundia 
ii.Jahrh. (DB VII); vgl. Layitenay (Ain) seit 1205 als De Lante- 
niaco, Lantenais, Lentenay, Lenteney belegt. 

Lentinius vgl. CIL VIII, X Lentinus: *Leniignac (Dord.); 
*Lenligny (Loire); Lantignie (Rhone) aus Lantignieu 1300. Hier- 
her vielleicht auch Lintinianum villa in territ. Narbon. a. 983 
bei DV5. 

Lentilius: Leniilly (Rhone) in CS als Lentiliacus 975, Len- 
tilleu belegt; "^LeniiUac (Lot); ^Liniillac (Corr.). Interessant ist 
DiniiUat (H.- Loire), welches nach Sp. briv. 1271 (P. de) Lentihac 
hiefs. L- wurde als Artikel aufgefafst, abgeworfen und durch de 
ersetzt. 

*Lentülius oder Lentulus Schulze 313: *Lantouilly (Ain). 

Im Dp. Drome haben wir Puyssac, welches 1037 Terra de 
Lauzatis belegt ist (mit u); spätere Belege aber weisen auf n hin: 
Lanszas 1223, Parr. de Lansas 1231, de Lanssas 1253, 1710 
Puy-Lansas. Es ist also eine Zusammenziehung von *podium 
Lanciatis, welche mir etwas unverständlich ist; vgl. einigermafsen 
Purgnon «< Podium Urnionis 1232, Puergnon 1555. Die Zu- 
sammenziehung ist in unserem Falle ganz modern. Die Zusammen- 
ziehungen bei den ON, welche mit Podium -f- EN gebildet sind, 
sind nicht selten: Puilacher (Her.): Poium ad Maires 804, Poig- 
lechier 115g, oder Pujaut (Card): Castrum Podii Alti 1175. 

Zu Lant- dürfte Lanfosquc (Alpes-Mar.) gehören, welches in 
CNice im 12. Jahrh. als Lantosca, Lantuscia erscheint; vgl. 
noch *Lanh'gnac (H.-Gar.) und Lanticiaco j. Lanzac (Lot) auf 
Merowinger Münzen (Holder II, 143). Der moderne ON ist in 
lautlicher Hinsicht merkwürdig. 

543. Liccus, air. EN, kommt auch als n- Stamm Licco auf 
den Inschriften vor; s. Schulze 31. In CIL IX auch *LicciA, CIL X 
LiccA Bardi f. 

Es scheint, dafs wir viele heutige Lissac (H.-Loire, Ariege,i 
Dord., Correze); Lissieux (Rhone) in CS Lissiacüs 980 — 990, 
auch Lisseu auf *Licci-acum oder Lissi-acum von Lissius 



^ Diese Ortschaft erscheint bei DV5 a. 968 als Lacianense ministerium, 
wo der vortonische Vokal doch auffällig wäre. Aber dieselbe Ortschaft er- 
scheint a. a. O. auch als Liciagum 1040. Wahrscheinlich haben diese zwei 
Belege hier nichts zu tun. 



i87 

Schulze 424 zurückzuführen haben. Dagegen ^Petit-Lessac (Char.), 
wenn es hierher gehört, verlangt 1; vgl. Uques (Gard) Villa Licas 
gOQ, eigentlich zu *Liccas zu korrigieren, Leccae 1273; vgl. bei 
I)V2 Lecas, villa in Narbonensi (a. 782). In CL lesen wir „in 
villa Lisciaco in pago Viennensi" 976. Auch Liscius kommt 
vor: CIR 825 L, Liscius gentilis, auch Lisco, Liscus (Holder II, 239). 
Es ist möglich, dafs in Lissac, Lissieux auch lissos, ir. less „ein 
mit einem ringsumlaufenden Erdwall befestigter Wohnsitz" steckt. 

In Cßr lesen wir Lecarnago, vielleicht -< *Liccarnacum. 
Im Dp. Gard viele La Liquiere und Le Liquiere , La Licayrola 
1437 sind zu vergleichen mit Licairac (Aude) bei DV5 de Licai- 
raco 1089. Der ON verlangt *Liccarius, während nur Licarius 
belegt ist: CIL VIII, 8960. 

Mit -anum habe ich nur ein Beispiel: Licianum in CM j. 
Llissa (in Catalonien). Vgl. Lichans (Basses-Pyr.) Lixans 1385, 
Lissans 1475, Lixantz 1480, Lexans 1608, dann Lcchan (H.- 
Pyrenn6es) <[ *Liscianum. Vgl. noch Licionicas > Lüsorgues 
(Aveyron) in CC. 

544. Zu Lisia (Flufsname in Vita Mauronti 3 ASS 5. mai 
II p. 53e: Secus Lisiam), dann Liso CIL III, 6424 und Lisius 
Schulze 181 gesellt sich vielleicht *Lizüu (Ain), im 13. Jahrb. Lis- 
sieu geschrieben, *Z/2ßf (Tarn-et-Gar., Vienne) ; *Z/2<7_>' (Char.-Inf.) ; 
*Lizüux (H.-Loire). 

Hierher vielleicht: Lizaa (B.-Pyr.) < *Lisiana. 

545. In CGr kommt Luxiviacum vor. Marion identifiziert 
es (jedoch mit Fragezeichen) mit Löe'x (H.-Savoie), was lautlich 
nicht geht. Vielleicht darf man es mit Luxovium, O. der Sequaner 
j. Luxen en Franche-Corate in Zusammenhang bringen; vgl. auch 
Luxiacum j. Lichy (Nievre), aber Luciaco 859, Luchiacum 11 20, 
Lyssiacum 1278, Lichiacum 1478, Lischy 1540; woher Holder 
II, 356 den Beleg hat, gibt er leider nicht an. 

546. Villa Luzernanicas, Luzernangas in CBr, Lucer- 
nanjas 1267 j. Lorlanges (H.-Loire) in Sp. briv.; vgl. A.Thomas 
RC XX, 3. In Bezug auf den Schwund des ^z^ vgl. Gratiasca > 
Greasque über Grazasca. In Sp. briv. finden wir für dieselbe 
Ortschaft Luzernanias belegt. Luceknus ist aus Lucernio Holder 
II, 298 und LuCERNius Schulze 182 zu postulieren. Die mehrfach 
beobachtete Dissimilation n — n > 1 — n ist auch hier zu kon- 
statieren. 

547. Luisieu (Ain) Lutiaco86i in einer Urkunde des Königs 
Karl von Provenze; Luyseis (Ain), belegt de Luseiaco (was nur 
eine latinisierte romanische Entwicklung ist), de Luziaco, eccl. de 
Luyseis seit 1270. Es scheint ü gehabt zu haben. *Z?<2ö(r (Char.- 
Inf.); vgl. Lusiacum > Lusay (Deux-Sevres). Mit -anum: *Luzan 
(Landes); *Lusans (Doubs); ^Luisans (Doubs). Lutiüs ist nicht 



i88 

belegt; vgl. Lutia Stadt der Arevaci; dann LuTO, Lutonia bei 
Holder II, 354 und Luteus für Lutevus Schulze 2^A 

Es gibt auch ON, welche auf ü oder o hinweisen: *Loisieux 
(Savoie); *Loisia (Jura); *Louzac (Char.); vgl. LoTius Schulze 180. 

548. Pard. dipl. n. 241, t. i, p. 227: Villa quae vocatur 
Matrius, quae est in oppido Camliacense. Damit kann man 
vergleichen Mayre (Isere, Ardeche, Pay-de-D6me) < *Matra; dann 
*Matriacum, welches in südfranzösischen ON nicht zu erkennen 
ist, weil lautlich mit Mariacum zusammengefallen. Dagegen 
gehen Madriai (Puy-de-D6me), wofür Holder II Maceriacus hat, 
was lautlich nicht stimmt; Madriat (H.-Loire); *Madrias (Ardeche), 
in CBr. und Sau. Madriaco, villa de Madriag wegen der Be- 
wahrung des t wahrscheinlich auf *Materiacum zurück. Über 
]\Iatrius s. Holder II, 468. 

Eine Ableitung dürfte Matrinius sein: Mayrinhac (Lot) kommt 
in CB als Matriniacus, Madriniacus, Mairiniacus belegt vor. 
Mayrinhac (Aveyron, Corr.) in CC Madrinago (11. Jahrb.); Ma- 
driniacus villa in patria Arvernica, in com. Brivatensi, in vicaria 
Ucionensi, auch in CSau.; vgl. noch *Mengnac (Char., Char.-Inf, 
Gir., Ille-et-Vilaine, H.-Vienne); *]\Ierigfias (Gir.); *Merignat (Ain, 
Creuse); *Mirigneux (Loire), für welche indessen auch Mariniacus 
in Betracht kommt; dann noch '^Meyrignac (Dord.). Matrinius 
CIL III, 1301, XII, IX und Schulze 192. 

549. Mantius kommt häufig auf den Inschriften vor, siehe 
Holder 11,411 und Schulze 274. In Südfrankreich sind folgende 
Manti-acum zu nennen: Matisac (Corr.) in Chron. de S. Martial 
Mansac. Auch Mancius Schulze 360 ist ebenso gut möglich. 
Dagegen sind zwti J]Ianzac {\)oTd), Menzac 1243, Manzac 1383; 
Manzac (Corr.); Manziat {Km)^ in villa Manciaco, de Manziaco, 
Manzie, Manzia (seit 10. Jahrb.), nicht sicher, da wir nicht 
genau wissen, wie -nz ausgesprochen wird, z. B. schreibt Dict. de 
postes Mansac (Char.-Inf.); Majisat (Creuse), während Dict. ad- 
ministrative Majizat; vgl. *Amandiacum (II D). Merkwürdig ist 
Mantiat, wenn es auf dasselbe Etymon zurückgeht. 

ON mit -anum: ^Maiisati (H.-Pyr.); *Mansant (Gers). 

Auch Mantus ist belegt: CIL III, dann Manto CIL V, 2988 
*Mantonacum > Maiiteiiay (Ain), belegt in villa Mentoniaco, 
de Mentonaco, de Mantenio, de Mantonaco, de Menthonay, 
Mentoney, Manteney, einmal auch (wahrscheinlich mit Umstellung 
des Vokals, was dem Schreiber zuzuschreiben ist) Montanaco 
(seit 10. Jahrb.). 

Vgl. *A^anioche (H.-Saöne); *Mantois (Seine) >> *Mantusca 
bezw. - u s c u m. 



1 Vgl. auch Lusius CIL III, IX (fünfmal), IX Cogn. LusiANUS, dazu 
noch Schulze 184. 



550. *]Maus(i)-acum wird vielleicht vorliegen in: *Mauzac 
(Char.-lnf.) ; *Mauzat (Puy-de-D6me), in CS apud Mauziacum 
1298, ebenso in CBr. und Sp. briv. belegt. Es kommt in Alvernia 
auch Mozac vor: IMozacum in Alvernia in Tabulae ceratae Petri 
de Condeto (DB XII). Also das würde für au >> o in Puy-de- 
Dome sprechen. Dann Manzac (H.-Gar. [DV5 identifiziert diesen 
ON mit Marciagus locus in einer Urkunde aus 1072, was lautlich 
nicht geht], Dordogne [Mausacum 14. Jahrh.]); vgl. viele Mauze 
in Nordfrankreich. 

Ob hierher auch Moziano in vicaria Uzercensi (10. Jahrh.) 
gehört, ist wegen des o zweifelhaft. Vgl. "^ Mozanne (Eure-et-Loire); 
*Mozas (Isere); *Moze (Maine-et-Loire, Nord). Hier könnte man 
vielleicht an einen ähnlichen Fall denken wie in Cloi-Mozaji (H.- 
Alpes), wo o ein Produkt von o + 1 ist: Clotum Molsano im 
15. Jahrh., dann Clotum Molesano, wahrscheinlich dasselbe Ety- 
mon wie in Moulezan (Card), de Molazano 11 19, Molezanum 
1405; vgl. Molisiaca bei Holder II, 618. Mausig wäre nach 
Förstemann I2, 1118 germanisch; vgl. aber auch Holder 11,487 
Mausaiios, Mausaeus. 

551. Dem *mapos, acy, map, w. mab, air. maic würde 
vielleicht *Mapius 1 entsprechen, was in den Ableitungen Mapiliüs 
BE 1882 p. 121, Mapillus, Mapilla CIL XII, 1950, Mapinius, 
Maponos (Beiname Apollos) 2 vorliegen dürfte. Auf *Mapiacum 
würde Mepieu (Isere) zurückgehen: in CS als Maipeu, Maipieu, 
Meypieu belegt. Vielleicht ^Mepin (Isere) Maipin 1228, Mey- 
pino 14. Jahrh. s. Devaux o. c. 318 << *Ma planum; vgl. *Machy 
(Aube); *Machy (Rhone, Somme). Ob Maipa O. in den Ardennen, 
bei Pertz Dipl. 62 (a. 692) p. 55, 32 ebenso zu beurteilen ist, weifs 
ich nicht, pi > ip hat im Dp. Isere auch in den Appellativen 
Anklänge; s. Devaux o. c. 317 f. 

552. In CV wird La Maiaisine (Isere) als Mathaysiana 
belegt („in ea parte que dicitur .. ., pars episcopatus Gratianopolit.). 
Es dürfte wahrscheinlich mit dem Mattatus CIG 29 in Zusammen- 
hang stehen: *Mattatiana. Man vgl. aber auch Maltasiana 
(bei Longnon: au confluent de la Roisonne et de la Bonne, c"' 
de Sievoz [Isere] Kar.) 

553. Macconius CIL XI, 193 dürfte in Maconiagura vor- 
liegen, nach Marion entweder Maconür oder Champagnieu (Isere). 
Macogny (Aisne) weist offenkundig auf cc hin. *Maccon-acum 
vielleicht > *Maconnex (Ain) (s. auch 462); *Maconod (Ain); vgl. 
Macqutgny (Aisne). Lautlich, glaube ich, würde in Isere Maconür 



' Vgl. Fick-Bechtel, Griechische Personennamen, 2. Aufl. S. 228: Ilcdö- 
Uaido- zu naZg: IlaiÖUQyiq, Ilaidlmrog, FluiöbQOjq, Ilaiöbccg, üaiötag, Ilai- 
6ivuq, UuiÖloxi], UaLÖÖTiiOipOQ, IJaiöiojv. 

2 Vgl. Mabono Fonle in CS, was D'Arbois RC XIV, 152 auf Maponus 
zurückführt. 



tgo 

stimmen und zwar müssen wir Einmischung von -arius annehmen 
(deshalb ri unterbHeben); vgl. noch bei Holder II, 365 Maccognago 
(bei Mailand); Ä/aaignaga [Novana.). Vielleicht hierher auch *Macanan 
(Gir.) > *Macconanum. *Macogm'n (Ain) > Macconianum. 

554. Maius vgl. Maiorix und Schulze 185: Maiacum viel- 
leicht in *Jlfüjac (Tarn-et-Gar.); dann in „Maiasco (silva de)" in 
CGr von Marion mit Mayard identifiziert. Vgl. noch bei Pard. 
dipl. n. 64, t. I, p. 35 Villa Maii. Hierher noch Maianum villa 
(a. 990) j. Villemagne (Her.). Ob ein Verhältnis zwischen dem 
Belege und der jetzigen Form besteht, weifs ich nicht. 

555. Magen tiacum ist in südfranzösischen ON folgender- 
mafsen vertreten: Magenciacense S. Launomarii Monasterium in 
Arvernis j. Mainsac. In CB (Willelmus de) Maenzac, de Main- 
zaco. In CS Maginciacus villa in agro Monte Aureacensi, 
Maienciacus villa 950, Mainciacus. In GL Mayenceu 1260. 
Moderne Entsprechungen wären noch * Maimac (Char.); *Mainzat 
(Creuse); *Mmzac (Dordogne, Drome Ii2i); *Mefisac (Drome) 
Mainzac 1145, de Majenziaco 1224. In Sp. briv. 1250 
Maynsac identifiziert Chassaing unrichtig mit Moissat (Puy-de- 
Dome), was nicht geht. Für diesen ON vgl. vielmehr *Musci- 
acum (s. oben 208). Magentius konnte ich bisher nicht belegen; 
vgl. Mogontia später Magantia >• Mainz, hz. Mayence, ii.Magofiza. 
(Mainz wird dial. als Moinz ausgesprochen). 

556. Mit Maginaco bei Pard. dipl. n. 177, t. i, p. 132 (ca. 
a. 570) darf man vielleicht Ad Mainanos, mansus prope Camai- 
racus (880) vergleichen (CB); dann in CM Mainosco vgl. BSAF 
1886: [Deo] Mercurio Sex. Sulpicius Maginus. Da die modernen 
Entsprechungen fehlen, so ist das nicht ganz sicher, da in auch n 
andeuten könnte; vgl. Maino in CDomina. 

557. Mit -mageto- in Admagetobriga darf man „(in 
villa de) Magdaco in pago Arvernico" in CSaul. vergleichen: -< 
Magetacum; vgl. *Mogetacum. 

558. Mettius Holder II, 579 und Maccius Schulze 185 
sind in den ON zusammengefallen, in mittelalterlichen Urkunden 
wird dafür Meciacum geschrieben: Messia bei Longnon II Meci- 
acus; *Messac (Char.-Inf.) ; vgl. Messac (Ille-et-Vilaine), bei DB XVII 
Messiac, castellum veteris de Monte in „Ex Radulphi de Diceto 
imaginibus historiarum". Daneben sind Mtscius und Messius^ 
Schulze 33 zu unterscheiden: Äleyssiat (Ain) belegt 1368 Meissia; 
*Mtyssac (Corr.); dann Meissiacus villa 1055, auch Mesciacus 
ager 1022 — 1023 in CV j. Mtyssies (Isere); vgl. auch Missiaco 
(a. 867) villa in qua ecclesiam habet Mon. S. Petri Vienn. (DB IX), 
dann Mesciacum, Misciacum (DB IX). 



^ Vgl. Messianus fundus in Tabula alimentaria de Veleia. 



IQI 

*Metto, Ollis, vgl. in Tabula Alimentaria de Veleia Mettunia. 
Über das Verhältnis zwischen -unius und -onius s. etwas bei 
Müllenhof III, i8i. *Mettonacum > *Mettott?iex (Ain). — Von 
Mescius — Mescenius CIL III: Meyssinhac (H.-Loire). 

559. In CL kommt zweimal Murinen 1222 j. Murinieu vor; 
es weist auf ü zurück. Doch könnte es auch *Mauriniacum 
sein; vgl. Devaux o. c. S. 261. Murinius ist nicht belegt, wohl 
aber Mükics und Murrius; s. Holder II, 655 und 658. MuRius: 
Muriano villa in p. Gerundensi (a. 922). Nach den Beispielen, 
welche Holder II, 658 bringt, müfste man ü ansetzen: Moreux 
(Belgien, Hainaut); Morhei (Luxemburg) Moirago. Für ü spricht 
aber: * Murine (Adeche); *Murieu (Loire); dann "^Alurinais (Isere) 
und Murigny (Marne), wofür Holder Moriniago hat. Moirans 
(Drome): Saint Moyrenc 1540 entscheidet hier gar nicht, da es 
auch *Mauringus sein kann, *Mouyrac (Lot), auch nicht, da hier 
die Reduzierung von au ' > ou vorliegen könnte, also auch auf 
Mauriacum zurückgehen; vgl, noch iJ/oj-r^si^j- (Aveyron) > *Mori- 
acensis. Für die Beispiele, welche Holder bringt, könnte man 
auch *Mauriacum ansetzen und Muriacum als Latinisierung 
auffassen. 

560. DB VIII Monianus villa in pago Helenensi. Damit 

könnte man *il/(?z^«/ (lUe-et-Vilaine); *Moignard {^i\'d.r?i{s); *Mognc- 
ville (Meuse); *Mogne (Bach im Dp. Aube) vergleichen; vgl. in Vita 
Treveri 1,3: Rivulus, qui dicitur Monienta^ und *Moug}iy (Nievre, 
H.-Savoie). Bei Holder II, 624 *Monniacum oder Mauniacum 
j. Moigny (Seine-et-Oise) etc. MoNius bei Holder II, 624. 

561. Moydieii (Isere) wird im CV als Modiaco 1083, Mo- 
diatis 1075, aber Moydiatis 1036 — 1050, Moidiacum 975 bis 
q86, dann im 14. Jahrh. Moydies belegt. Der richtigere Beleg 
ist jedenfalls in agro Mogdiacensi (975 — 993)- Es ist selbst- 
verständlich, dafs wir hier kein di zu sehen haben; s. Devaux 
S. 306 und 431 (Fufsnote). Der Beleg aus 975 — 993 läfst sich 
mit Mogdanis 988 j. Moydans (H.-Alpes) vergleichen. Es scheint 
hierher auch *Moidons (Jura) zu gehören. Schon D'Arbois hat für 
den ON in H.-Alpes Moüetos vorgeschlagen (s. Les Noms gaulois 
chez C6sar et Hirtius S. 75, und dort die ganze Sippe von EN 
MOGET-), was lautlich genügt. Ob hierher auch *Modane (Savoie) 
gehört, ist nicht sicher; vgl. *Modhie (Vaucluse). Wir hätten also 
*Mogetatis, *Mogetanis. 

562. Vielleicht wird Muffieu (Ain) mit Mufo(n) CIL III, 5485 
zusammenhängen; vgl. auf den Merowinger Münzen Mufoienos. 
*Mouffy (Yonne) würde aber auf ü hinweisen. 

563. Zu Mercennacum j. Marsanny-la-C6t<>, belegt in Pertz 



1 Vgl. Moignans (Bach, Ain) <[ Monienta bei Guigue. 



192 

dipl. n. 42, p. 40, 2 (a. 664) läfst sich Merceiiac (Ariege), dann 
(Gisbertus de) Mercenaco 1364, dann Marcenat (Cantal) 1401 
vergleichen. *Mekci!:nus dürfte eine Ableitung von Mercius sein; 
s. Holder II, 552. In vielen Fällen dürfte Merciacum mit Mar- 
ciacum zusammengefallen sein; jedoch gehen vielleicht auf Mer- 
ciacum zurück: *Mercey (Cöte-d'Or, H.-Saone, Saöne -et- Loire) ; 
*Mercy (AUier, Yonne, Meurthe-et-Moselle, H.-Savoie); dann vielleicht 
(rs > ss) in: Messanges (Cöte-d'Or, Landes); *Messargues (Allier) ; 
(auch *Metti-anicus ist möglich), aber es sind lauter ON ohne 
ältere Belege. CIL VII, 1336, 700 Mercios fe(cit). 

564. Natiitia (Ain) wird als Nantuadis, Nantuado Abatia, 
dann Nantuacum 1144, Nantuacense Monast. in p. Lugdun. 
a. 885 (DB IX), Nantoas, Nantuas belegt. Wir haben schon 
S. 20 erwähnt, dafs hier kein -acu, sondern -ate vorliegt. Es liegt 
wahrscheinlich ein u -Stamm vor. Auch der n- Stamm ist in ON 
belegt: *Nanton (Saöne-et-Loire, Yonne); Chateau-Lafidon (Seine-et- 
Marne) Nantonis bei Longnon (über nant- siehe bei Williams 
S. 67). Auch in den Personennamen: Nantonius, Nanton'icnos. 
Nannay (Nievre) im 6. Jahrh, Nantiniacus, im 7. Jahrh. Nanto- 
niacus, Nannay 1132, wird wohl auf *Nantin-acus oder 
*Nanton-acus zurückgehen. 

Von derselben Wurzel wahrscheinlich auch Nantius , was 
häufig vorkommt, und man kann nicht behaupten, wie Holder nach 
dem Vorgange von D'Arbois tut, dafs es wegen -ius ein römischer 
Gentilicium ist; vgl. z. B. CIL XIII, 5485 Nantigkix. Für Nanti- 
acum habe ich: in CB Nantiacum in vicaria Padriliacensi. 
*Nanciat (Ain); *Nancy (H.-Savoie). Merkwürdig sind *Na7iihiat 
(Dord.); ^Nanthiat (H.-Vienne). Diese gehen vielleicht auf *Nan- 
tei-acum zurück; vgl. Pompiac >» Pompeiacum, da sonst die 
Behandlung K -}- ti unverständlich wäre. Vgl. dann viele Nancon, 
Natison < *Nantione; dann N'ans (Alpes-Mar., Jura, Var, Doubs); 
Nant (Ain, Aveyron, Savoie, H.-Savoie, H. -Loire, Isere, etc.) ; dann 
Nantaux (H.-Savoie); Nanteau < Nantellus. *Nanteius ist nicht 
belegt. Vgl. Forga de Nanzac 1222 (Dord.). 

ON mit -anum: Nantianis curtis, alod. Monasterium S. Apri 
(DB IX). 

Für Nantilius habe ich in Südfrankreich keine Belege; vgl. 
Nantilli (Char.-Inf.) ; ^Naniilly (H.-Saöne). 

565. Neriacum erscheint auch sehr häufig als ON. So 
sechs Neyrieu im Dp. Ain: villula Neriaci 859; vgl. ebenda Ney- 
rolles und Neyron; Vaugneray (Rhone), belegt im CS als Neri- 
acensis vallis, Neriacensis ager 980, Valnerey, Vaneyreu, 
Vannereu, wo die Palatalisierung des n auffällt; *Z^ Neyrac 



1 Oder vielleicht ist unser Fall dem iV<?w/i/_;)/ <; Name t acu s gleich- 
zustellen; vgl. Juroszek Zs. 27; zuerst wäre *Nantac und dann von den 
Fällen wie Auriac, Mauriac, Barriac etc. -iac herübergenommen. 



193 

(Aveyron, Ardeche) in CC ,,in vicaria Neriacense" 959, in CBr. 
„in cultura quae dicitur Neiraco"; Neyrac-les-Bains (Ardeche, 
H.-Alpes); *yV6rrtf (Lot-et-Gar.); '^Neyrague i^oi); Le Neyret {^^so\(i)\ 
*Nc'ry (Rhone); *Neyrac (Gir.) in Ro. gase; Neyrieux (Loire), im 
Arch. dauph. de Neyriaco. 

In vielen Fällen dürfte es mit Nariacum zusammengefallen 
sein: vgl. in CL (Gerardus de) Nayreu (miles) 13. Jahrh., aber 
dieselbe Person heifst auch „de Neyreu", so dafs hier eine Ent- 
scheidung unmöglich ist. 

Mit -an um nur ein Beispiel: Nayratine (Drome) 1627 Neyrane; 
vgl. bei DV7 (Chevalier de) Neirano. 

Über Nekiüs siehe Holder II, 721, CIL III Nekianüs und 
Schulze 363. 

566. N er via cum in einigen Beispielen: Nervieii (Rhone) 
Nerven 1258, Nerveiacum 11 74 (latinisiert auf der Grundlage 
Nervei, -ei und -eu wechseln ja, vgl. S. 21), Nerviacus villa 1000 
in CS; *Nervteux (Loire). Für den EN vgl. Nekvii in Gallia 
belgica; dann den Flufsnamen La Nievre: Molendinum super Ner- 
vium fluvium im 13. Jahrh., Riparia Nervii 1298; dann Nerva 
Schulze 363. 

Vgl. mit -ascus: (Campana de) N erb asc im 12. Jahrh., dann 
l'ostau de Monant de Narbasc 1385 in Cart. de Sorde. 

567. Nertiacumi wird vorliegen: -^Nersac (Char.); im CS 
Nerciacus villa in agro Forensi 991 (?) , Nercieux, Nercieius; 
Nerciat (Ain), im 14. Jahrh. Nercia. Vielleicht gehören auch 
hierher viele Narcy (H. -Marne, Nievre [: Narciacus 9. Jahrh.]); 
Nargais (Deux-Sevres); Nargay (Indre); .Vör^J (Maine-et-Loire) ; vgl. 
auch *NarceJat (Char.-Inf). 

Dann in CB Narcianus villa in urbe seu pago Lemovicino 

943—948. 

Vgl. *Nercilkv: (Char.). Über Nertius vgl. Holder II. 

568. Zu Nebiasca fluvius, vgl. D'Arbois, Les premiers habi- 
tants, gesellt sich mit -anum: Nebian, Nibianum et Nebianum 
990, Nibianum 1 123 (Herault), dann *AWa.y (Aude). Vgl. Holder 
II, 695 Nr/ßiog jiOTafiov > Neyva. 

569. Für Novius habe ich nur ein Beispiel: „Ecclesia de 
Noviaco" 1471 (Dord.); vgl. Noviomagus > Noyon (Oise). 

Mit -uscus ebenso nur ein Beispiel: Niost (Ain) wird als 
Noioscum, de Noyosco, Neosco, Niesto, Neosto, Noyost, 
Neyost belegt (seit 971), für die Behandlung oi ' > i vgl. Coligni 
< Coloniacum. 

NovATius vgl. CIL III Cogn. Novatus, II Novatianus: *Le 
Col-de-Noveysan (Dröme); zwei Noveysan (Drdme) de Novaisano 

' Vgl. Ne7-s (GarJ), 1121 Ncrs, Nercium 1247. 
Beiheft z. Zeitschr. f. rom. Phil. II. I3 



194 

(Drorae) de Novaisano iiQi; vgl. Noaziacus, dependentia 
Fagae-curtis in com, Pictav. (DB IX). 

Novicius CIL III, 5693, Cogn. VIII: Novicianicus villa in 
p. Nemausensi (a. 813); vgl, *Neiissargnes (Cantal); dann vgl. No- 
vicius villa in p. Nemausensi a. 813 bei DVj. 

570. Mit Nosio villa in Vita S. Desiderii ep. Caturcensis 
cap. 17 (in Albiensi territ.) vgl. Nosiacus fiscus, vicus in Milidu- 
nensi com. (DBX); vgl. '^Noüy (Seine- et -Oise, Seine, Seine-et- 
Marne); *iV(?/2(3>' (Indre-et-Loire) ; AWz/ (Deux-Sevres) unter welchen 
einige vielleicht auf << *nücetum zurückgehen dürften. Vgl. '^N'ozac 
(Lot) und auch *NouziIIac (Vendee). 

571. Obellius, Obelia, Obellianus, Obilüs kommen ziemlich 
häufig auf den Inschriften vor, s. Holder II, 821, dann vgl. ON 
Obeleses Matres, Obilonna, Vgl. dazu Hubiliacus vicus in 
p, Cabillon (a. 885) in einer Urkunde des Kaiser Karls des Dicken 
(DB IX); auch Ovilius CIL II, 4317 ist belegt; vgl. Ouveillan (Aude) 
bei DVj [(im Texte S. 286 Oveliano (a. 978)], Ovilianum (a, 990), 
Ovilis (a. 999; in derselben Urkunde wie Ovilianum) ^ belegt, in 
CC Ovili 996 — 1031 1; vgl. noch andere *Otivi/le (Manche, Cal- 
vados, Seine-Inf., Somme). Vgl. noch bei DV.2 Obiles villa in 
pago Narbonensi (a. 813); DV5 Poncius de Obilione (a. 1125); 
aber vgl. a. 1120 Petrus d'Obillan und Bernardus de Obillos 
(zweimal); so dafs wir nicht wissen, ob hier roman. b oder latein. 
vorliege. 

572. Zu Ordonus >> Ordon (Seine -et -Marne) bei Holder II 
möchte ich Ordomtas (Ain) stellen, belegt seit dem 12. Jahrh. als 
Ordinato, Ordenassum, Ordonax, vgl. dazu im CL Ordenas, 
Ordinacii, Ordinati eccl., Ordinato (villa de) [i dürfte wahr- 
scheinlich die Latinisierung des zu e abgeschwächten o darstellen] 
«< *Ordonate; ^Ordonnac (Gir.); *Ourdenac (Ariege); vgl. *ordos, 
ir. ord, ordd, acy. ord, w. gordd, acorn. ord, abrett. (h)ird; und 
Ordovices. *Ordanum > Ordan (Gers); Urdains (Basses-Pyr.), 
Urdaitz 1255, Urdainz 1402, Ourdains 1739. 

Dazu vielleicht *Okdiuus: *Ordilly (Rhone). Für Ordo, -onis, 
Ordilius habe ich keine Belege. 

573. *Pasi-acum: zwei Peyzieux (Ain), belegt seit 943 in 
agro Pasiacho, parrochia de Payse, Peysiaco, Payseu, Poy- 
sieu (?); ^Pt'zieu (Ain); *Le Pczieu (Bach, Ain); zwei Peyzac (Dord.), 
Peyzacum 1408; *Payzac (Gard); *Payzac (Ardeche); '^Pcyzat 
(Creuse); ^Peycüux (Savoie); Paysac (H.-Loire) 1235 in Sp. briv. 

Mit -anum: ^Peysan (Landes) vielleicht. 

CIL III, 2004 Pasia, VIII Pasienus, Pasenius, Holder II, 951 
Paso. 



I 



1 Welcher Beleg vielleicht als Nom. aufzufassen ist, vgl. Albi (Tarn) <; 
Albia, Albiga geschrieben; s. S. 33. 



195 

574. Persac ist 1097 — iiio als Paraciacum belegt; auf 
dieselbe Grundlage gehen zurück: vier *Parassac (H. -Alpes); vgl. 
*Parassa/ (Isere) und Parassay (Cher) Parreciacum 1429 (viel- 
leicht «< *Patriciacum). Dagegen Paraza (Aude) verlangt ti. 

Paracius ist nicht belegt, wohl aber Parassius CIL XII, 2943, 
was aber nicht genügt; s. Holder II. Der ON im Dp. Cher könnte 
wohl *Patriciacum sein. 

575. Palariacus, ethnicura eines pagus CIL V, 4992. In 
Südfrankreich drei Palayrac (Dord.), so seit 13. Jahrb., *Palayraguet 
(Dord.); vgl. ebenda Las Palayras; * Palayrac (Aude); vgl. Palawe 
(Loire, Vend^e, Drome). Palarus kommt CIL II, 5709 vor. Vgl. 
Palerago villaris in p. Petrae pertusae (a. 842) DB VIII; Pala- 
raracus (was wahrscheinlich ein Druckfehler ist) villa Mon. Cras- 
sensis (a. 876), vielleicht identisch mit obenerwähntem Palayrac 
(Aude). 

Dagegen Palharh > Paliarascus (s. S. 44) und Pailherey 
(Dröme) Palheriacum 1518, Palliares 1178 dürften nicht hierher 
gehören, sondern zu palearis, e, palearium „Spreuboden" oder 
zu paliero, paiero (Mistral) gehören, 

576. PiPius CIL XII, 5722: in CS (Stephanus monachus de) 
Pipiaco 1096, in CL ebenso de Pipiaco im 13. Jahrh. 

577. Pinsac (Lot) wird in CB als Penciacus in vicaria 
Cambolivensi belegt; im Dp. Dordogne noch zwei * Pinsac. In der 
Provinz Geronna Pinzachus im 10. Jahrb., dann Pintia j. Valla- 
dolid. D'Arbois RC XIII, 286 hält PiNTius für Quintius; vgl. noch 
CIL III Cogn. PiNCius, PiNCio. 

578. In CL haben wir parr. Pisiaci, mansus de Pisiaco 
987, daneben mandamentum de Pisaiz, de Piseis, Piseiz; ebenso 
in CV Pisaicus locus 1030, j. Pisieu, Pysiacvim villa 967. Im 
Dp. Ain zwei Pizay, worauf sich wahrscheinlich die Belege aus 
CL beziehen; vgl. noch *Pisay (Loire) CIL III, 3128 PItius, wo 
uns I gesichert ist; vgl. Holder II, 10 10. 

579. *Pugeac (Dord.); Pugieu (Ain) Pugy 13. Jahrh. und 
nemus de Pugiaco 13. Jahrh. in CL werden vielleicht zusammen- 
zustellen sein. PuGiüS CIL 2380; s. Holder II, 1052. 

580. In CS haben wir Polosiacus in agro Tarnantensi 
(a.950). Da die Urkunden in Bezug auf die Wiedergabe der i- 
Verbindungen äufserst ungenau vorgehen, so könnte man diesen 
ON mit Polos sat (Isere) vergleichen. Vielleicht haben wir darin 
eine Ableitung von Pollüx, PollOcis zu sehen, welcher auch bei 
den Kelten bekannt war (s. Holder II); vgl. auch die Nebenform 
PoLOCES auf den Inschriften. 

581. Reni-acum ist in ON zahlreich vertreten, sowohl in 
den südfranzösischen als in den nordfranzösischen. In CL: Rineu, 

T3* 



196 

Ring neu; (Aimo) prior de Riniaco 1180; im Dp. Ain Rii^'naf: 
ecci. de Riniaco, Rinna, Rignies, Rignia, Rigna 1120; dann 
zwei Rignicii (Ain) De Riniaco, versus Rineu, Rignieux (1191); 
Rignii: (Rhone) im CS Rigniacum; Rigny (Loire) Rigniacus 
10. Jahrh. Reignac (Corr.) heifst in CB Rignacus vel Riniacus; 
in CBr. „de ponte qui dicitur Riniacus" vielleicht identisch mit 
Riniac 1223 (H.-Löire) in Sp. briv. *Reignal (Puy-de-Döme). Im 
CB Riniaco, Rinac (Ende 11. Jahrh.) j. Reignac (Charente-lnf.). 
Viele andere s. bei D'Arbois S. 393. — Desjardins im CC bringt 
auch Ruthiniacense, Rutiniacense für heutiges Rignac\ wenn 
man damit Rodinag in CM j. Rognac (Bouches-du-Rhöne), wo die 
Entwicklung klar ist, vergleicht, so ist in diesem Falle, falls die 
Identifizierung richtig ist, der Schwund des "t^ ziemlich auffällig, 
jedoch könnte man Rouergue <; Rutenicus, gegenüber Roikz << 
Ruteni vergleichen. Rutinius ist nicht belegt. 

582. RiXA Holder II, 1198: im Dp. Herault zwei Raissac, 
Raixacum 1120, Rixac 1184, Reissac; Rexaco villa in parr. 
Narbon. 899 bei DB IX; * Reissac (Lot-et-Gar.) ; *Rissac (Creuse); 
Raissac (Ariege, Aveyron, Tarn, Aude [bei DV2 Resciacum villa 
in p. Carcass. a. 870]); *Raissaguel (Tarn); *Z(? Ratssagiie (Aude), 

Vgl. noch de monte Rixano (1029), de Montreissan im 
12. Jahrh. (in einer Urkunde in prov. Sprache) j. Monireisse (Cantal). 
Rescius ist nicht belegt. 

583. Riacioscus in Testamentum Abbonis (a. 739) identi- 
fiziert mit Roissard (Isere), was lautlich nicht ganz durchsichtig ist. 
Arch. dauph. II haben noch ein Beleg: de Roissanis; vgl. RiATlus 
(Aquileja) CIL V, wo wiederum die i-Verbindung nicht stimmt. 

584. RuLLius Schulze 424 wird nach den ON ü haben: 
Roiiil/ac {Doxd.); vgl. ebenda Lcs Rouillas, Rouillat, Rouillon\ in CS 
Mons Ruillacus vel Montruel, wo man -acus nur als ein durch 
Latinisierung angehängtes Suffix auffassen kann, vgl. Mons aure- 
acus j. Mont-d^Or im selben C; dann Roliacum villa super 
fluviam Noiram in Engolismensi pago 812 in einer Urkunde Karls 
des Kahlen (DB VIII), auch Ruliacus minor, villa in p. Engolis- 
mensi geschrieben. *Rouilhac (Lot); ^Rouilhat (Puy-de-D6me); 
*R(>iiillac (Char.). Holder II, 1244 gibt Ruliacus an, was nicht 
zutrifft. RuLiA Holder II, 1044. 

585. Saujüfi (Card) heifst 825 Salatianum. Die Synkope 
ist hier doch auffällig. Dagegen verlangt wahrscheinlich Salazac 
(Card) Solazacum 1384, Salazac 1550, Sallezac 1620 dieses 
Etymon. Salatius, was am besten genügen würde, ist nicht belegt. 
CIL V kommt Salasius vor, VIII Cogn. Salasüs; vgl. Schulze 369. 

586. Salius Holder II, 1310, auf den Inschriften auch Sal- 
r.ius, Selius und Celius sind in ON nicht zu unterscheiden, [CIL 
XII Selia, auch mit 11: Sellius, Selius, Sellia, s. Holder II, 1461]; 



197 

vgl. auch Schulze 224, 89, 227. Beide scheinen reichlich vertreten 
zu sein. Seilhac (Corr.) im CB Salliacensis vicaria; Saülat (H.- 
Vienne) bei LII Salliacus; *Sailloc (Lot); zwei *Satllac (Dord); 
*Sail/ac (Drome). Im CL Selleu, Selliaco, Silliaco, Siliaco j. 
vielleicht Ceillai (Ain). Seyliac (Dord.) Seylhac 1508; Celhac (H.- 
Loire) im Sp. briv. 1443 Seilhac oder Selhac; Silhac (Ardeche); 
Les DiiciUacs (Drome), locus dictus en du Silha 1445, wo die 
Hinzufügung des Du- recht interessant ist. Es erklärt sich wahr- 
scheinlich aus dem Umstände, dafs man nicht den ON, sondern 
die Einwohner bezeichnen wollte. 

Mit -anum ebenso häufig: *Seylan (Gard); Salianum, Celi- 
anum j. Saliers (Bouches-du-Rhöne); * Seil/ans (Var); *Sei//an (H.- 
Gar.); ^Sailhan (H.-Pyr.); *SaiUans (Pyr.); '^Sillaiis (Var). Les Sail- 
lans (Isere) gehört wahrscheinlich nicht hierher, denn viele Saülani, 
vgl. z.B. in Sp. briv. Sailhens, Salhenz j. iSaz'/Za;// (Puy-de-D6me), 
dürften auf saliens, -entis von salire zurückgehen. 

Die Ableitungen sind vielleicht: i. Sallinius Schulze 224: 
Salagnat (Ain), belegt (?) de Saliniac, Saligniac, Silignia; ^Sa- 
A^wrt'f (Char.-Inf, Gir., B.-Alpes); vier Salignac (im Dp. Dord.) 11 15 
Salenac, 1122 Salaihnach, Salanac 1152, Saleniacum 1240. 
Mit dem letzten ON vgl. Salenu.s, -lus bei Schulze 224. Die 
Lokalgeschichte wird zu entscheiden haben, ob vielleicht in einigen 
von diesen ON nicht eine Ableitung von salinae vorliege; vgl. 
Salin as, Salinis j. Salies-de-Bearn (B.-Pyr.); vgl. dann auch sali- 
narias > Saunüre (Creuse, Saöne-et-Loire). Vielleicht liegt die 
Synkope vor in: „in villa Salniago" im CBr., vielleicht identisch 
mit Saunat, Saunac 1250 in Sp. briv. j. Sauna/ (Puy-de-D6me); 
Le Sonnay (Rhone) — Saugnatis villa in agro Floriacensi (um 
1000 ungefähr). 2. Selenius Schulze 227: *Senignei/x (Ain); *Se- 
lignac (Ain); Sliigney (Jura). Vgl. S.iliniacum villa in Burgundia 
(bei DB VII): Silignat (Ain), Silinies, Siligna, wo vielleicht das 
erste I lang ist; vgl. SiLius Schulze 232. Mit der Synkope: *ScU' 
gnac (Char.-Inf.). 

N-Deklination: ä/Z/öw/zö^- (Ain) eccl. de Selon ato, Selinnaco, 
Selluenaco (seit 1103); vgl. im selben D^. Seillon. *Sallio oder 
*Sellio sind gleich möglich; vgl. La Seille (Flufs, Ain) > Sallia, 
Ouvius (a. 878). 

587. Samnius Holder II, 1350 oder Sanius wird vorliegen: 
in villa Samniaco in com. Arvernico, in vicaria Ucionensi in 
CSau., vielleicht identisch mit Sagnat (Creuse); in CSau. auch als 
„cultura de Sagnaco", Sannaco geschrieben; im CS Justus de 
Saniaco, laicus 960 — 978; fünf Sagnac (Drome). Es wäre auch 
eine Ableitung von sagno = Binse möglich. 

588. Sakrius vgl. Cogn. Sarro CIL XII, 3622, dann Sarra, 
Sarkanus, Sarrutus: .S'arrzöc (H.-Pyr.) ; vgl. noch *Serieux (Savoie). 

Mit -anum: Sarrianis potestas Cluniacensis Mon. (DB X), 
Sarrians (Vaucluse); *St'n'an (Gers). 



igS 

589. Vielleicht gehören Suriacus villa in Espinacensi pago 
(a. 860 oder 861) in einer Urkunde Karls des Kahlen, Soiriat 
(Ain) und Sauriacum, villa eccl. S. Marcelli Cabillon. (a. 885) in 
einer Urkunde Karls des Dicken, zusammen. Über Saurius siehe 
Holder II, 1384. Vgl. noch „in villa Sauriniano in Confluent." 
(a. 985) bei DB IX. 

590. *Escayrac (Lot), dann *Lcs Esqucranes (Ariege) dürften 
zusammengehören; vgl. noch *Escayre (H.-Gar.); '^Escaro (Pyr.-Or.). 
CIL XII, 3270 ScARius; CIL II, 4970 Scarus; V, 1430 Scaro. 

591. CIL III, 6707 ScAURUS, CIL XII Cogn. Scaurianus. 
*ScAUKiNius wird gefordert von: De Scauriniaco (a. 573) im 
Testaraentum Aredii Pard. dipl. t. i n. 150 p. 137; dazu Chourgnac 
(Dord.) Eschaurniac 1025, Eschornacum 1365. 

592. Im CIL kommt Cogn. Sennus vor (auch mit einem n: 
CIL III, 5426; XIII, 847); Schulze 40 hält auch diesen EN für 
gallisch. .Auf ein Senacum scheinen hinzuweisen *Setiac (H.-Pjr.); 
Cenac (Dord.), 1149 Prioratus de Senaco. Hierher wahrscheinlich 
auch *Stnejac (Aveyron, Gir.) > Senei-acum v. *Seneius. 

Dann Seniacum von Senius (gewöhnlich mit nn, s. Holder 
II, 1479 und Schulze 228): *Ceignac (Aveyron), Seniac, prioratus 
S. Martialis in Lemov. bei DB XVIII. Vielleicht gehören auch hier- 
her drei Sinhac (Dord.) domus de Sinhaco 1562, Signac (Dord.). 
Mit -anum: Sinianum in com. Forojuliensi in CM, nach Guerard 
Seignier'i vgl. aber auch Signiacum 301. 

Senilius Schulze 228: Sanillac (Dord.) 1199 Seneillac, im 
13. Jahrh. Senilhacum; eccl. nova de Sinilhac 1300; Sani/ha, 
(Gard.) castrum de Sennilhach 1156. Mit -anum: Sinilianef 
alod. in com. Auson. (DB IX). — Vielleicht hierher noch Scnaillac 
(Lot). 

Senicius (s. Holder II, 1474 Senecius, Senecia, Senicia, auch 
mit zwei n: Sknnicia) Schulze 228: Syniciaci dominus im 13. Jahrh. 
im CL, dieselbe Ortschaft im CS Siniciacus villa in agro Solomia- 
cense 1003. Im Dp. Ain Sinissiat und Säiissiat. Jedoch kommt 
auch SiNiClus CIL VIII vor. Vgl. noch Senisciacus villa in 
Matisconensi com. (a. 871) bei DB IX; bei DV2 Seniciachum 
villa (a. 806). 

*Senullius: *Sefioui/lac (Tarn). 

Mit -uscus, -usca sind wahrscheinlich gebildet: *Senos (Vau- 
cluse); *Senot (Lot-et-Gar.), *Senouche (Char.-Inf.), Smoches (Ain) er- 
scheint seit 1145 Senochias, Senosches, Senoche. 

593. Sisciacum in vicaria Noviacensi im CB. Siscius kommt 
in CIL III vor. Hierher vielleicht noch: Ä'j.vßf (H.-Vienne), vgl. de 
Sisiaco villa ecc!. Viennensi (a. 858) in einer Urkunde des Königs 
Karl V. Prov., wo freilich, da die moderne Form fehlt, der Wert 
des s nicht zu beurteilen ist; vgl. noch .Siciacum villa eccl. Matisc. 



199 

(DB IX). Mit -anum vielleicht *Seissan (Bouches-du-Rh.) ; vgl. noch 
Seisani cus in aice Brivatensi im CBr. 

594. SoLLius Holder II, 1608 und Schulze 239; vgl. D'Arbois 
S. 327: drei Souillac (Dord.); Soliacensis S. Mariae eccl, dioc. 
Burdig. j. Solac bei DB XV wird wahrscheinlich eine Latinisierung 
sein und nicht hierher gehören; Souillac (Lot) bei DV^ S. Maria de 
Soliaco; vgl. noch im Dp. Ain SoUiard. 

*SoLiNius vgl. ager Solinius bei Schulze 563: zwei Sidignat 
(Ain) de Soliniaco, de Sulignaco; im CC Sollinago 997 — 1031 
j. Solinhac (Aveyron); *Solignac (Dord.) Solinhacum 1400; Solignal 
(Puy-de-D6me) Solignac 1401 in Sp. briv. Es könnte hier auch 
Solemniacum vorliegen, vgl. auch Solonius Schulze 239; im 
Chronique de St. Martial (S. P. de) Solonnac, wo aber die moderne 
Entsprechung nicht bekannt ist und bei DV.i Solonellum, villa in 
com. Redensi (a. 870). 

595. Salmoriacensis pagus kommt in den Urkunden häufig 
vor; Salmoriacum ebenso häufig j. Sennerieu (Rhone), belegt 
Salmaireu, Salmeyrieu, Sermerieux (15. — 16. Jahrb.); im CB 
Saumairac j. Chaumeiral; hierher wahrscheinlich auch Samiriat oder 
Semeria (Ain); im CBai. Saumeirac j. Soumras (? Char.-Inf.); vgl. 
noch Sommery (Seine-et-Loire) im CS Salmiriacus im 16. Jahrb.; 
dann vgl. noch Salmoirencum j. Sermorens (Isere); vgl. bei Flechia 
S. 54 Siimiiago, Samarate und den Familiennamen Salmoiraghi. 
Es wäre danach Solimariacum von kelt. Solimarus anzusetzen. 
Die Umstellung der Vokale ist doch merkwürdig! 

596. *Esparsac (Tarn-et-Gar.) und *Eyparsac (Corr.) gehören 
sicherlich zusammen; \g\. woch. Eparcy [K\%n&). Sp.\rtius ist belegt, 
s. Holder IL *Spartinius: *Espartignac (Com). 

597. Espeyrac (Aveyron) heifst in CC adEspeyrago(i i. Jahrb.). 
Sparus bei Holder II, 1625. Dieselbe Grundlage ist vielleicht auch 
für Spiriacum, villa Vireliacensis monast. (DB XVIII) zu postulieren. 

598. Taledius Schulze 94: vielleicht *Talayac (Aveyron). 

599. Talasius Holder II, 1708, öfter aber Talassiüs ge- 
schrieben; vgl. auch Schulze 94: Talaisagus vicus (Cantal), im 
CLerins Talaisag, Talaixac; auf Talassiüs geht zurück: *Ta- 
layssac (Aveyron); aber *Ja/azac (H.-Pyr.); "^Talazargues (Gard) ver- 
lang *Talatius. Bei DV.2 Talasianicus, villa in p. Narbonensi 
a. 836 j. Talair an (Aude) ist wahrscheinlich verschrieben für Ta- 
larianicus (s. unten). 

600. Talarius Holder II, 1709: Takyrac (Gard) 1262 
Talair ac; Lc Taleyrac (Gard, Bach); im Sp. briv. Talairat (H. -Loire) 
1247 villa Talairac, vgl. noch im Sp. briv. Thaillerat 1401 j. 
S. Blaise (Puy-de-D6me). 

Mit -anum: lalairan (Aude) bei DV (baron de) Talairan. 



200 

601. Takius CIL XII, 1872 Schulze 89 kommt in ON häufig 
vor: Tariacum >> *Tayrac (Lot-et-Gar.), *Teyrac (Dord.); Teyrieu 
(Ain); *7l!r/>« (Isere); *7z>7'<7c (Aude); Therac, c""^ de Gonds (Char.- 
Inf.), belegt im CSai. Tairac. 

Mit -anicus: De Teirangas 11. — 12. Jahrh. im CC, von 
Desjardins identifiziert mit Tarenqius, was lautlich nicht pafst, oder 
haben v^'xx vielleicht hier einen ähnlichen Suffixtausch wie in An- 
dusianicus j. Andiisenque vor uns, s. D'Arbois S. 570. 

1. Taracius Holder II, 1726 vgl. auch Schulze 97: *Tarassar 
(Her.); vgl. aber noch im CL eccl. S. Mariae de Terracia im 
12. Jahrh., was auf ein Appell, hinweisen würde, nfr. terra sse. 

2. *Taravius, vgl. CIL IX, 6078, 158 Taraveius: Tara- 
viacus villa in agro Gofiacensi 990 j. Taravd (Rhone) im CS; vgl. 
in Sp. briv. Taravelle 1364 j. Tanavelle (Cantal), dann bei Holder 
II, 1730 Taravus >> Tharaux (Gard). 

3. Vgl. noch Taralago, villa in valle Confl. (a. 958) in einer 
Urkunde des Königs Lothar bei DB IX, wenn es nicht zu *Talarago 
zu korrigieren ist (s. oben) Holder II, 1738. 

Auch Takus scheint vorzukommen: Taranicus, alpes in 
Vivariensi bei DV5 (a. 950) j. Le Tanargues, montagne, wo sehr 
junge Dissimilation r — r^n — rzu beobachten ist. 

602. Tannius Holder II, 1721 ist in ON nicht häufig: Tani- 
acum in com, Avalensi (a. 880) bei DB IX; *Tagnac (Gard) 1346; 
vgl. Taninacus locus in villa Tasiaco 984 — 993 in CS. 

603. Zu dem Flufsnamen Tarnus dürfte sich gesellen: Tarnac 
(Petrus de, testis) 1194 in CS; centena Tarnacensis j. Tarnac 
(Limousin); *Tarnac (Corr.); *Tarfiac (Dord.) 

Tarnacensis ager im CL j. Ternay (Isere) s. Holder II, 1735 
Tarnatense castrum; im CL Tarnans, Tarnant im 13. Jahrh.; 
vgl. noch Tarnesca villa in p. Ruthenico a. 862. 

604. Teyssac {?^x.-Ox>i könnte sich vielleicht auf *Tasciacum 
beziehen, vgl. bei Holder I, 30 Tasciaca, Tascilliacum > *Thcs- 
sillac (Lot). Tascius und Tascillus s. bei Holder II, 1745, 1744. 

605. Tallius (auch mit einem 1: Talia CIL XIV) CIL XII 
s. Holder II, 1709 (vgl. auch Schulze 94) dürfte vielleicht dem 
römischen Fronto entsprechen (talus = frons als zweiter Bestand- 
teil sehr häufig in kelt. EN). — Taliacus, Talliacus, Tasliacus 
villa in Beoronica, nach Guerard Tallot was nicht ganz pafst (in 
CS); ""Taülac (B.-Pyr.); *Tayac (zweimal Dord.); *TaiUac (Gers), 
Taillac (Dröme); *Tailhar. (H.-Loire); in Ro. gase. (Petrus Arnaldi 
de) Tailac. 

Mit -anura: Taliano locus in p. Sonelit (a. 958) bei DB VIII; 
*Z^ Taillan (Gir.); *Talian (Var). 

Talicius Schulze 94 vgl. Tallicus CIL II, Talicus Holder 
II, 1709: Talissac (Dord.); vgl. noch Talexano (a. 871) im Com. 
Bisuldunensi (DB VIII). 



20I 

Tallussius Holder II, 17 12: *Tn!ussac (Dord); *TaIissieu (Ain), 
belegt Talluysiaci, Taluxiaci, Talussiaci, de Thalusseu, 
Talyssieux (seit 1180 — iioo). 

606. Tasiacus kommt in ON einige Male vor: Theisi (Rhone) 
Tasiacus in agro Tarnatensi 832, Tayseu, Theyzieu im CS; 
in CSau. villa de Taisaco; dann vielleicht *Thezac (Dord., Pyr., 
Lot-et-Gar.), Thezac (Char.-Inf.) im CSai. belegt als Taizaco, ebenso 
in Sp. briv. Jedoch ist zu bemerken, dafs einige von diesen Thezac 
auch *Titiacum von TiTius Schulze 425 enthalten könnten. 

Desgleichen ist es nicht sicher, ob in vielen heutigen Thezan 
(Gers, Aude, Gard, Her.) << *Tasianum vorliege. Der älteste Beleg 
stammt aus 833: Tezanum vilia in p. Russil; im Dp. H^r. Thezan: 
de Tesano Q77, de Teciano 1105, Tedan 1123, Tedanum 
1127. Die letzten Belege können Latinisierungen sein (d > z). 
*Titianum genügt vollkommen. *Tajan (H.-Pyr.) könnte *Tatianum 
von Tatius Schulze 97 darstellen. Vgl viele Taizy, Taize in 
Nfrkr. — Ein Tasius finde ich nicht belegt. Tatius genügt den 
sfrz. ON nicht. Vgl. aber Tasi-nemetum O. in Noricum. 

607. Auf TouTius von toutus = got. |?iuda (Toutorix = 
Theodorich) vgl. Cogn. Toutus CIL III, dann Tautius CIL II, 2773: 
beziehen sich vielleicht: Toiseu (Isere) im CV als Tausiacensis 
ager 925, Tosciacus, Tosiacus viiia 994 belegt; vgl. bei DB 
IX Tausiacum villa im 10. Jahrh. Dann *Touzac (Lot); Touzac 
(Char.-Inf.) im CBai. Tauzac. Tüthjs Schulze 247 ist wegen der 
Länge ausgeschlossen. 

""Toudenac (Gir.) vgl. Touro CIL XII Cogn. Vgl. bei Holder 
II, 1755 Taudiniaco villa und Tudiniacum, Todiniacum j. 
Toigni (Sarthe). 

Mit -an um vielleicht: *Toiizan (Tarn-et-Gar.). 

608. Varius, Veril'sI (lat.), Virius (lat.) konnten in ON 
zusammenfallen (auf dem Gebiete, wo aij* > ei:L > i). i. Vari- 
acum scheint vorzuliegen in: Villeveyrac (Her.), Vairacum alodium 
et villa eccl. S. Felicis in pago Agathensi 1034; Veria oder Veyra 
(Jura), belegt im CS Veries, Vayres, Vayria, Vayres, Veira, 
Veyria; Veyriat (Ain) 1246 Villa de Vairia; vgl. auch im CL 
silvuia eminens de Vareiaco, Vareio, Varey im 13. Jahrh. (< Var- 
acum); Veiracus, terra prope podium uxellod bei DB IV; *Veyrac 
(H.-Vienne); *Veyras (Ardeche); im Dp. Herault viermal Veyrac, 
im Dp. Gard zweimal Veyrac: 1554 Vayrac; nach D'Arbois S. 33g 
noch Viry (H.-Savoie). 

Mit -anum: *Veyran (Lot-et-Gar.); Vey ranne (Ardeche); *V(y- 
rans (Ardeche). Mit -anicus: Virurgues (H6rault) 1684, de Vey- 
ranicis im, de Vayranicis 1201. 



1 Auf den Inschriften auch Vekkius: CIL XIV Index. 



202 

S. 339 möchte D'Arbois noch Vi^/y (Vaucluse) und GnJrv (Lot- 
et-Gar.) hierher zielen; jedoch mit Unrecht. 

Im CM kommt Veiranae vor j. Les Veranes (Vaucluse); und 
Veiranicus colonica apud Bergemulum, nach Gu6rard vielleicht 
VerJons (Var), was lautlich nicht stimmt. 

Varius, welches auch nichtkeltisch sein kann s. Schulze 249, 
ist vielleicht abgeleitet von einer Grundform, deren Ableitung in 
Ambi-vareti vorliege. Darüber vgl. Glück, Kelt. Namen S, 22 f. 
Demnach wäre Vari-acum dasselbe wie lat. Liberi-acum. Va- 
RETIUS liegt vielleicht vor in Varezago villa in pago Arvernico; 
auch Vazerago im CSau. geschrieben. 

Vakenius CIL III, X, XII: zwei *Varagnac (Dord.): vgl. ebenda 
Varagne) vielleicht hierher mit vortonischer Synkope *Vargnac (Her.). 

*Varilius: vgl. de Variliis j. Vareille {Mn); CIL II Vakilla: 
zwei Varaillac (Her.). 

*Varentius: St. Genies-de- F<7rd'«,<-ö/ (Her.) Varensac 1625. 

2. Verus (lat.) wird vielleicht vorliegen in Verac (Gir.); eccl. 
Sti. Johannis de Veray 1120 j. Verel-de-Montbel (Ain). Zu -el vgl. 
Vareiisal (oben). 

Die Ableitungen sind: 

a) Veracius Schulze 379, auf den Inschriften kommt immer 
nur Veratius vor (CIL XIV), was in unserem Falle nicht genügt: 
Varacini (Isere), belegt als Veraceu in CV und in Arch. dauph. 
Veracef, Verasevo; vgl. bei Holder I, 30 Veratiaco. Vgl. auch 
Verax Schulze 379. 

b) *Vekisius: Virisieu {hxa), belegt Verisieux; Virisieiix {kKvi). 

c) *Verenus: apud Verennai im CL im 13. Jahrh. 

d) Verinius CIL XIV: Veyrignac (Dord.), prioratus de Veri- 
niaco (ohne ey-); vgl. *V^n'gnon (Ain). 

3. ViRius Schulze 380 (I longa) kommt auf den Inschriften 
und in den ON recht zahlreich vor. *Viriacum > Virac (Dord.), 
so im 9. Jahrh. Virac (Dord.) 1226; Vir/'a/ (Ain) de Viriaco, 
Viria, Viries (seit 1184) belegt; Vt'rieu (Ain), de Viriaco 1150; 
Virüu (Isere) im CGr. Vireu, Virevum; Viry (Savoie), belegt im 
14. Jahrh. in Arch. dauph. II de Viriaco, V-ie, V-es. 

ViKiNius CIL II, 1251: Viriniacum villa eccl. S. Marcelli 
Cabillon. a. 885 bei DB IX; im CL (capellanus de) Virigniaco im 
13. Jahrh., dazu *Virignin (Ain) mit -anum vielleicht. 

609. Von Vassius wäre Vaccius Schulze 376 zu unterscheiden: 
Vassieux (Isere) Vaceu im CS >> *Vacciacum. *Vessieux (Ain); 
*Vaissac (Tarn-et-Gar.); Vaissiat (Jura); im CBai. Vaseac, Vassiac 
dagegen *Vassiacum; vgl. Vassy (H.-Marne) < Vassiacus D'Arbois 
S- 'hZy'- der Beleg scheint da eher eine willkürliche Latinisierung 
zu sein. 

Mit -anum: '^'La Vtissanne (Dröme). 

Vassit.lius CIL XIV, 2746, 2857 oder besser Vassallus: de 
Vassaliaco in CS j. Vassalieu (Loire); Vtssilieu (Isere) in Arch. 



203 

dauph. de Vassaliaco; *VersaiUal (Ain); Versailleux (Ain) belegt 
de Vassaliaco, Vassaliacho, Vasseyliaco, Vasselie, Varsaleu ; 
vgl. Massalia > Marseille. Vassiliago 904 — 930, im 10. Jahrh. 
Vasseliago im CC j. Valayssac (Aveyron), wo die Umstellung der 
Konsonanten zu konstatieren ist. 

*Vassenius: *Vassagnac (Corr.), *Vessignat (Ain). 

610. Holder I, 30 hat Vatiliacum. Jedoch verlangt Vatileu, 
Vatilievum im CGr. j. Vatilieu (Isere) entweder tt oder *Valtili- 
acura von Valtilius (nach Müllenhof 111, 191 ligurisch). Für den 
Schwund von 1"^ vgl. Bagc -< *Balbiacum. 

611. Vercius CIL XIV, 1052, 4424: *Verciacum: * Verein 
(Jura); *Fi?raif« (Isere) in CL (Boso de) Verceu im 13. Jahrh. *Puy- 
lie-Versac (Dord.); vgl. ^Virsac (Gir.). 

Mit -an um: *La Versane (Dord.); *V^ersa}us (Dord.); Les Ver- 
sannes (sechsmal im Dp. Drorae): In Versanis 1399. 

VfikCELLius CIL XIV, 4008: Versilhac (H.-Loire) a. 1381 in 
Sp. bin, vgl. Verciliacum, villa in qua campum habet Mon. S. 
INIansueti bei DB IX im 10. Jahrh. CIL X Vercilla.. 

*Vekcio, -onis: Versonex (Ain): de Versonay, Versenay, Ver- 
senai (seit 12. Jahrh.). 

612. Zu Vergiacum Mon. in p. August, im 10. Jahrh. bei 
DB IX j. Vergi wird vielleicht Vergezac in Sp. briv. 1401 (H.-Loire) 
< *Vergetiacus gehören; vgl. im Dp, Card Verghe, 1925 Ver- 
geda (kann Latinisierung sein), Verzeza 1151, Vergesiis 1384. 
Vgl. Vergo-bretus. Als eine Ableitung ist wahrscheinlich auch 
V^RGiLius zu fassen: bei DB IX Verzeliano villa in com. Carcass. 
951, wahrscheinlich identisch mit Virzilianum, Virgilianum villa 
1150 bei DV j. Verzeille (Aude). 

613. Zu Venöse (Isere) [wahrscheinlich identisch mit Venu sc a 
vallis in p. Viennensi a. 848 bei DB Vll] 1 gesellt sich vielleicht in 
Vennago im 11. — 12. Jahrh. j. Vennac (Aveyron) in CC; dann 
Vnnnac (Dord.) 1382 Vennac, Vannacum 1365. 

Vennus darf man postulieren aus: Venni CIL XIV, 370, 
Vknnonius CIL XIV; vgl, Cogn. Venna und Vena; CIL IX, 2255 
Vennius, dazu noch bei Schulze 22 Vennus und Venacus. Veneius 
Schulze 378: Venejan (Gard), de Venejano 1121. 

614. ViATius CIL VIII: *Viazac (Lot, Aveyron); vgl. ^V/^/sm 
(H.-Savoie). 

615. ViNüOS: *Vindacum > Vindae locus im CSau., auch 
Vendiacus rivulus im selben Dp.; hierher vielleicht Venzac, Venzay 
im CBai. j. Vanzac (Char.-Inf.). 

Mit -anum: Vendanum im CGr., nach Marion vielleicht Zc 
Veyer (H.-Alpes), was nicht pafst. Vemknesse < Vindonissa zeigt 
1. ViNDius Schulze 22. 



' Vgl. auch Vanosc (Anlache). 



204 

Mit -asca: Venasqur (Vaucluse) Vennasca (ii.Jahrh.) wird 
bei DVr, als Vendesca (a. i i6o) castrum 1160 belegt (wahrscheinlich 
Suffixtausch) und von D'Arbois 600 f. mit Vindausca, was auf 
einer Inschrift aus dem drittem Jahrh. erscheint (CIL XII), identifiziert. 
Bei DB VIII a. 863 Venasca castrum in Provincia, aber auch 
Vendascensis episcopus. Für nd > n auf diesem Gebiete habe 
ich keine Belege. 



C. Germanische Eigennamen. 

Den vorangehenden zwei Gruppen gegenüber ist diese ziemlich 
klein. Es scheint indessen, dafs Nordfrankreich diesbezüglich mehr 
bieten wird als Südfrankreich. 

616. Arbo hat in ON mit -anum einige Spuren hinterlassen: 
Abonaneges villa (a. 1172) bei DV5 und verweist auf Podium 
Abonis > Puechahon (Her.); vgl. Les Abbkinches (Ain), wo viele 
Gegenstände aus gallorömischer Zeit gefunden sind. Mit -anum 
allein vielleicht *Abbetians (Doubs); hierher bei DV2 Abuniacum, 
Habunianum villa in Narb. 978 > Bougnea (Aude). Vgl. Förstemann 
12 Sp. II. 

617. AiMO kommt sehr häufig (s. DB IX) vor. In den ON 
begegne ich nur Aimoniacum, (nom d'un bois Neuvic Montguion) 
in CBai. (1075?). 

618. Zu dem Aldo Förstemann I-, 56 dürfte vielleicht ge- 
hören Mesaudac (dans la viguerie de Blaye) 11. Jahrh. in CBai. 
> *mansum Aldacum. 

Hierher auch: *Aiidinac (Ariege) ; Le Dignac (Dord.), 1540 
Daudignac. Vgl. den sehr beliebten EN Audebertus, Auoennus, 
AuDEjERius in CSai. II, dann bei DV2 Aldana, uxor; Aldkmarus, 
Aldefonsus ebenda. 

619. Ein EN Altarius ist auf den Inschriften nicht belegt, 
und doch kommt er in südfranzösischen ON mehrmals vor. In 
CBr. Alteriacus, Altariacus villa, wahrscheinlich identisch mit 
Alteyrac 1401 j. Auteirac (H.-Loire) in Sp. briv. In CC Alteriaco, 
Altairaco j. Alteyrac (Lot). Im Dp. Gard Alteyrac, P. de Altaraco 
1373. Ebenda auch Altariacus, j. unbekannt. Alteyrac (Lozere); 
dann im CSai. Autirac, Outirac j. Le Tirar, c"^ de Lorignac. 
In einer Urkunde Chlotars III Alteriacus 644. Im Dp. Ain Oiitriaz, 
in einer Urkunde Lothars, 855 Altriacum. Wir können nicht 
behaupten, dafs es gerade Alteriacum ist, aber der Stamm scheint 
in der französischen Toponomastik beliebt zu sein. So führt Holder I 
Altricus, Altreia, j. Altrich in Rheinpreufsen, Altrisiacus vicus; 
Autre < Altrum (Ardennes), und Dict. topogr. et administr. eine 
Masse anderer ON: Autrac (H.-Loire) 1401 in Sp. briv., zwei '^Autrans 
(Isere); Antrhhe (Indre~et-Loire), Autrhhcs {(d\%€) wahrscheinlich mit 



205 

-iscus; dann AutreviUe und Autrecourt. Das jetzige Dorf Autrey 
(in Borgogne), zu Merow. Zeit < Alteriacum, erlaubt uns viel- 
leicht auch in Outriaz die Synkope zu sehen. Die südfranzösischen 
ON zeigen meist unsynkopierte Formen: Auteyrac (H.-Loire) in Sp. 
briv. Autariacus logi, zwei Auteyrac im Dp. Gard. Manchmal 
sind diese ON als Altariacus belegt. Teyran in Herault: 982 
Ternantis, in 1 100 aber Alteyranicis. Diese zwei Belege haben 
wahrscheinlich mit einander nichts zu tun. AI- wurde als Dativ 
aufgefafst und dann abgeworfen, vgl. oben Le lirac (Char.). Ich 
vermute in *Alt£RIUS einen germanischen EN, vgl. in Cde Nimes, 
dreimal Auterius bei Leroux, Documents sur Marche auch Auterius, 
AuTARius (DB VIII), dann Autier, vgl. auch Altekann us, Auter- 
RANNUS (DB IX). Jedoch könnte man in diesen ON auch an den 
Zusammenhang mit altare denken. Darüber wird die Lokalgeschichte 
zu entscheiden haben. 

620. Audrac im CSau., dann Commeudrat (Drome), belegt 
als Combe Audrac 1407, dann viele andere Audrat , Audran 
dürften sich auf *Aldar(i)acu bezw. *Aldar(i)anu beziehen. 
Zwei Audran (Herault), Audrans (Dröme), U Audran 1821, zwei 
Audran (Dröme), Audrans 1391; Audran (Gard). Hierher vielleicht 
die unsynkopierte Form Audiracq (B.-Pyr.) Audirac 1385. Der 
Name dürfte germanischen Ursprungs sein: *Aldhari, s. Förstemann2 
Sp. 57 Aldrus, Aldara. Vgl. im Cart. de Niraes Alderius, dann 
bei Leroux: Auderius, Audiers, Audarius; vgl. DV2 Alderii 
villa (a. 851), in p. Carcassensi, jedoch auch Addarii (a. 828) be- 
legt, j. VzllaUer (Aude). 

621. Amblariacum in CGr. j. Ambhrieu und *Amblagnieu 
(Isere) dürften vielleicht im Zusammenhange stehen. Ich vermute 
hier einen germ. EN Amalhari Förstemann I Sp. 76; vgl. dann 
für den letzten ON zwei Amblinus, Amalini Sp. 78; dann im CBai. 
Amblardus, DV2 Amalakicus; DV^ Amalricus. 

622. Der heutige ON Annonay (Ardeche) gehört zu jenen 
vielen ON, welche heute keine Spur von einer j -Verbindung zeigen, 
in den Urkunden aber meistenteils mit i -Verbindung belegt sind: 
in GL de Annoniaco 1206, Die richtigere Form in CGr. in agro 
Amonagicensis, Annonaicen, 1157 Annonaicum; was den 
Auslaut betrifft, so sind diese Belege latinisierte romanische Ent- 
wicklungen << Annonacum. Anno und Annonius sind auch auf 
den römischen Inschriften belegt: CIL XII, 4590: Annoni — An- 
NONiA. Auch im Mittelalter war dieser EN vorhanden, s. Cart. de 
Nimes: Anno, presbyter; DV2 Anno und Förstemann I- Sp. 99. 
Vgl. DV5 S. 363 Annonas, villa (a. 1015). 

623. Ein lt. EN Armanius ist nicht belegt, s. aber Akmannus 
in Cart. de Nimes (a. 917) und DV5; vgl. DV2 Armafredus. Wir 
finden Armaniacum bei DB XII im frühen Mittelalter > Armagnac 
in Gase. In Sp. briv. aber 1364 Arminhat. Ein anderes *^;7/w^«af 



2o6 

befindet sich im Dp. Dordogne, und dann Loire. Armagnac in 
Gascogne ist seit 960 bekannt. Es wird auch als Arminiacum 
comitatus in gesta Philippi Tertii Francorum regis (DB XX), comes 
de Hermegniaco belegt; in Ro. gase, de Arminach, de Erminac 
(12. Jahrb.). Im Dp. Dordogne L Hcrmignac (Dord.). In Betracht 
kommt auch Akminius Schulze 127. 

624. Longnon erwähnt Astariacus pagus. Auf dieselbe 
Grundlage dürften mehrere ON hinweisen *Monf-(rAstarac (Gers); 
*Esttrac (H.-Pyr.); ^Eslerar (Aude); vgl. Asteriacus ON j. Beaiwoir} 
(Holder I, 149). Für Asfarac bringt DV5 eine ältere Form Astai- 
racum (a. 1079). Vielleicht gehört hierher *Etriac (Char.). Der 
EN dürfte germanischen Ursprungs sein: Förstemann Sp. 129 Asthak; 
dann DVo Asterius, archidiaconus Caturcensis; DV5 Astake, 

ASTERIUS. 

625. Thonac (Dord.), seit 14. Jahrb. so belegt, Tonnac (Tarn) 
< vielleicht *Attonacum. Atto, onis ist reichlich belegt s. Holder 
I, 276 und DB VIII. Vgl. Atoniaca fiscus in Cron. Frodoardi 
(DB VIII). Auch bei DV5 Atto, Ato und Atho geschrieben. 

626. Zu Baldacus > Baudeiix bei Holder S. ^^^b gesellt 
sich Mas-Baudati (Gard) << *mansus Bald-anus von germanischem 
Baldus. Vgl. Baudoncourt (H.-Saone), Baudonvükrs (Meuse). 

Dagegen sind wir bei -iacum nicht sicher, ob der germanische 
Name vorliege: *Beaujan (Lot-et-Gar.),i Baujac (Gard). Wie Bau- 
diacum villam bei Pard. dipl. n. 300 t. 2 p. 70 (a. 642!) dann 
Baudiliacum villa pert. ad Mon. S. Germ. Autiss. a. 863 (DB VIII 
j, Bouilly (Yonne) zeigen, dürfen wir in u nicht 1"= sehen. Baudius ist 
belegt: CIL VI, 3594. Holder verweist auf Boudios, Boudiobriga. 
Baudillius kommt bei Greg, de Tours vor. Vgl. noch *Boujac 
(H.-Gar.); *Biijac (Gir.). Wohl aber dürfte auf Baldi-acum zu- 
rückgehen: Balzac (Aveyron), als Balciac, Balciaco in CG belegt. 

Baldinus: *Baudignan (Landes); vgl. Bandignies (Nord), *Bau- 
dignard (Var). — Über Baldus und Baldinus vgl. Förstemann2 
Sp. 235 u. 236. 

627. Brün-iacum: *Brugnac (Lot-et-Gar.) ; im CS Curtile 
de Bruniacum, identisch wahrscheinlich mit vinea de Bruniaco 
1223 im CL; bei DV5 Bruniacum 1142 j. Brugnac (H.-Gar.). 

Mit -anum: *Brugnan (H.-Gar.). — Brunus als Vorname 
kommt in mittelalterlichen Urkunden häufig vor: Bkunus, Bruno, 
Bkunellus, Bkunetüs, Bruna (f.) im CSai. II, in CNimes. 

Holder I, 633 hat noch Brunium j. Brignon, jedenfalls *Bru- 
nione; dann Bruniola, Brinolium j. Brignolks (Var); vgl. noch 
*Brunittum > Brunei (B. -Alpes). 

628. DoMARius , nach Förstemann Sp. 342 germanisch: 
Demari (Rhone) in CS als „in Domariaco 950, Domariacus 



^ Baudean (H.-Pyr.) dürfte jung sein. 



207 

vel Dommariacus villa 921", in CL „inDoraereu 127g" *Domarin 
(Isere) vielleicht < ^Domarianum. 

620. In CGr. erscheint Dructalanicae. Es scheint, dafs 
wir den germanischen EN Dructannus (s. DB IX) zu suchen haben. 
*Dructananicae wäre dann nach dem bekannten Gesetze dissi- 
miliert. 

630. Von Frido dürfte *Fridilus abgeleitet worden sein: bei 
DV5 Fredelacus (a. in 1), Fredelar (a. 1 125), Frezales (a. logs), 
auch Fredelesio (a. QÖi), Fredeleiz geschrieben. Moderne Ent- 
sprechung fehlt. Das Verhältnis dieser Belege ist mir unklar. Es 
wird wahrscheinlich kein -acus vorliegen. Vgl. bei DV IV Fredelo, 
Fkedelon, Fredol, Fredulon. 

Vielleicht mit -anus: *Friolan (Savoie). 

Frido: *Fridon-iacus >• * Fredignac (Gironde), vgl. für die 
Behandlung ^'d^ vidubiura > bedouch, bezouch. 

631. Bei Longnon belegtes Gavardanum j. Le Gavardan 
(Loire-Inf.) und Javardos, prioratus Casae dei 1381 j. Givardon 
gehören vielleicht zusammen. Dazu noch Javerzac, Javarzac (Dord.), 
vier Giverzac (Dord.) Givarzacum 1341, Javerzaco 1370: 
< *Gabahard-iacum. Förstemann 12 Sp. 563 Gaba, Gabuard, 
also *Gabahard. 

632. Zu Gerniaca curtis in p. Laudunensi j. Gernicourt 
(Aisne) wird Jarnioux (Rhone), im CS als Gerniost, Jarniost 
belegt, also <C *Gerniüscus; vgl. Genies (Correze). Hierher dürften 
vielleicht viele südfranzösische Jarnac gezählt werden: *Jarnac 
(Drome, Gard); *Jarnat (Ariege), * Jarnac (Gir.); vgl. noch Jarnoi 
(Nievre), Jarnoz 164g, Jartiois (Nievre) < *Gernuscus. Vielleicht 
haben wir hier EN *Gernus zu postulieren; über -gernus vgl. 
Förstemann I2, 630, Gerna. 

633. Oiioz (Jura), belegt bei DB VIII, 394 Haganoscus, 
villa monasterii S. Eugendi, in einer Urkunde des Kaisers Lothar 
von 854, bei Holder I, 2048 noch Hagnoscus, erinnert in seiner 
Entwicklung an sagma>sauma, some. Jedoch ein ganz ver- 
einzelter Fäll! Der EN ist germanisch; s. bei Förstemann P, 718 
Haüanus, Aüanus, Hagen, bei DV5 Hagano, notarius. 

634. Im CSau. kommt Ugeriah villa in p. Arvernico vor. 
Hier könnte der germanische EN Hucger, Hughier, Föstemann^ 
925 vorliegen. Mit -ach wird mehrere Male -ac bezeichnet. 

635. Leopardus kommt häufig in französischen ON vor. 
Hierher mit -acum vielleicht *Lihardac (Gii.). Bei DV2 kommt 
auch Leopardus vor. 

636. Manissieux (Isere) im CS Manisseu; im CB Manici- 
acum in vicaria Asnacensi; im CL (Gaufridus, Richardus de) 



208 

Manasseu 1228 könnten vielleicht den germanischen EN Mannico 
(Menika) s. Förstemann I, 903 enthalten. 

637. In „Müneriaco" villa in qua aliquid habet Mon. S. 
Teuderii 926 in einer Urkunde des Comes Hugo v. Prov. wird den 
germanischen EN Münihaki, Monacharius enthalten, s. Förste- 
mann 2, 1137. Vgl. noch *Mondree (Manche), *Mondrecoiirt 
(Meuse). 

638. Roderanicas heifst ein ON (a. 972) im Testament von 
Garsinda, comtesse v. Toulouse bei DV5, S, 273 [localite inconnue, 
pres Carlencas & Levas (Herault), canton de Bedarieux]. Man 
könnte hier den germanischen EN Rothek sehen, vgl. Rod-üerius, 
RoD-BEKTUS bei DV5. Dann bei DVo Rotharias, villa in p. Rutenico. 
Bei DV4 EN RoDAKio Bernardino. "Vgl. noch ON: DV5 S. Martinus 
de Rodoniag (a. 1090) eglise de Unnet (H.-Gar.), ebenda noch 
homines de Rodiniago (a. 1090) in derselben Urkunde (wahr- 
scheinlich auch dieselbe Ortschaft, DV5 S. 722). 

639. *Roniaran (Rhone), * Ramer ac (Her.) gehören vielleicht 
zusammen. Vgl. Hrumheki, Romachar bei Förstemann 1 Sp. 749 
oder vielleicht eher mit Rotmarus, vgl. DB VIII, 208; dazu noch 
(Petrus) RoMERius in Ro. gase. Vgl. DV2 Romarici villa (a. 855) 
j. Remiremont. 

640. Mit Rafiliacus seu Basilica et Basilicus villa eccl. 
Aurelian (DB X) könnte man *Ra/mllac (Dord.) vergleichen. S. 
Rafilo Förstemann I Sp. 1006. 

641. Raspaülac (Her.) Respaillac (carte de Cassini), *Ras- 
paillac (Avoyron, Lozere), vgl. Raspail (Lot-et-Gar.); Les Rapaillans 
(Dröme) 14 13 Raspailhenc (also< Raspaling) gehören zusammen. 
S. Förstemann Sp. 1036. Vgl. noch "^Rapissat (Creuse). 

642. Rastignac (Dord.) Hospitium de Rastinhaco 1483, vgl. 
noch Restiniacus, villa Mon. Sti. Martini Turon. (DB IX); wahr- 
scheinlich germanisch. S. Förstemann I Sp. 1036. Hierher vielleicht: 
*Ratougnac (Dord.), *Rastassac (Lot), *Rostassac (Lot), *Rastouillac 
(Lot-et-Gar.). 

643. In Rostonnaco, villa in com. Belicensi (a. 861) in 
einer Urkunde des Königs Karl v. Provence, j. Rothonod (Ain), auch 
Rotono geschrieben. Vgl. Förstemann I Sp. 1064 RusTO und DV5 
Rostann US. 

644. In mittelalterlichen Urkunden, wie z. B. in CSai., erscheint 
RoTGEKius. Darauf dürfte sich (Terra de) de Rogeriach im 
selben C beziehen. 

645. Randanum in Kar. Urkunden j. Randan (Puy-de-Ddme) 
ist vielleicht germanisch. — Vgl. -rand als zweiten Bestandteil im 
germanischen EN. Förstemann P, 1246 Rando. 



209 

646. Gasseras (Tarn-et-Gar,), belegt bei Longnon Gassar- 
anum ministerium scheint einen germanischen EN zu enthalten; 
vgl. Wassus Förstemann. 

647. In Ro. gase, kommt (Rudolphus) Guideluk vor. Der 
Zuname könnte wohl auf *Widil-acus von germanischem Widilo 
zurückgehen. 

648. ^'Gaiid/gnac (Dord.) >» Waldin-iacum, vgl, afr. Gaudin 
und Valdoleno, Valdolina (s. Waltemath: Die fränkischen Elemente 
im Französ. S. 36); Gaudillac (Dord.) Mayn. de Gaudilhaco ■< 
*Waldil-iacum. 

649. Goffieiix (Rhone), im CS als Goffiacus belegt, geht 
vielleicht auf *Wolf-iacum zurück. Puitspelu S. 94 hat einen 
Beleg Wofiacus; die Fundstelle gibt er nicht an. 



D. Christliche Eigennamen. 

Hier führe ich einige christliche und griechische Eigennamen 
an. Es ist besonders auffallend, dafs diese Gruppe schwach ver- 
treten ist, da sonst die Zahl der ON, denen ein christlicher Eigen- 
name mit dem Adjektiv sanctus zu Grande liegt, sehr grofs ist. 

650. Im Dp. Dordogne gibt es ein Agassas, welches als 
Sanctus Vicentius de Agassano belegt ist, also ein *Acacianum 
verlangt. Denselben EN scheinen zu verlangen Ägassac (Gir.) in 
Ro. gase: de Agathac (!); '^Agassac^\.-Q-äx^\ "^Aguessac {k.\&^xov[)\ 
nicht aber '^'Egassieux (Ain), welches vielleicht auf *Aquaceacum 
zurückgeht: vgl. nprov. eigasso «< *aquacea und andere Ab- 
leitungen von aqua. AcACius ist ein christlicher Heiliger. 

651. Alexius kommt selten vor. Alixan (Drome); seit 915 
Villa de Alexiano, Aleissa 1192. Wir dürfen vielleicht in 
■^Alixas (im selben Dp.) dieselbe Grundlage annehmen (auch als 
Bachname kommt es vor). Nicht sicher, ob mit -acu oder -anu 
gebildet *Ahxas (Ardeche); vgl. *Alltssans (AUier). 

652. Manzat (Puy-de-D6me) wird zweimal Amanziaci par- 
rochia, oder Amanzac, dann in Namen: Astorgius Amanziaci, 
Johannes de Amanziaco belegt, seit 1263 (Sp. briv.). Es scheint 
demnach, dafs wir *Amandiacüm anzusetzen haben von EN 
Amandus. 

653. Anemil's kommt selten in den ON vor; nur einmal in 
CS in „Animiacensis, Aynimiacensis, Inimiacensis ager" (a. 994), 
welche Belege wegen Mangel des modernen ON nicht ganz durch- 
sichtig sind; vgl. Anemius, Bischof von Albi bei DV IV. 

654. Arcadius: damit dürfte vielleicht zusammenhängen der 
ON Arcaiatis bei DV., (a. 950). 

llcilicft zur /tsciir. f. lüiii. Plül. il j^ 



2IO 

655. D'Arbois S. 490 leitet heutiges Aynay (Rhone) vom gr. 
EN Ad^avaq. Vgl. aber auch in germ. EN Athanagildus DV.,. 

656. Der christliche EN Blasius dürfte vorhanden sein in 
Blaisac (H. -Loire) in Sp. briv, 1263. 

657. Crescentius: '^Cressensac (Lot); Creyssensac (Dord.) be- 
legt seit 13. Jahrh. In CV (villa de, decimarius de) Crisinciaco 
dürfte vielleicht hierher gehören. 

658. Irigny (Rhone), in CS Irignis 1351. Es wird aller 
Wahrscheinlichkeit nach von dem christlichen Namen Ikeneus her- 
stammen. Vielleicht gehört hierher auch Lignan (Card), 920 Villa 
Irignacum (Germer- Durand gibt aber für 923 ubi vocant Lau- 
signano, was mir mit diesem Belege und der modernen Form 
ganz unvereinbar erscheint) 103 1 Irignano, Irignanicus, 1233 
Erignano, 1274 Irinnanum, 1310 Villa Beatae Marlae de Le- 
rignano. Mir ist die lautliche Entwicklung nicht ganz begreiflich^ 

659. Pallagianum, villa in p. Helenensi bei DVo (a. 876). 
Vielleicht haben wir da Pelagiüs zu suchen. Hierher wahrschein- 
lich Palaianum (a. 1121) j. Palaja (Aude); und Palajanellum 
j. Palajanel (Aude); vgl. bei DVo noch Palagione in Vivariensi 
(a. 950). 

660. Remigianus burgus bei DB und Ramejan (Herault) 
Ramigacum vel Raynacum villa 987 (vel Raynacum mir nicht 
verständlich), aber Remigianura 1132, Rameianum castrum 1187 
gehören wahrscheinlich zusammen. Remigius. 



E. Appellativa. 

a) Pflanzennamen. 

661. In Azerat (H.-Loire) 1 sieht D'Arbois 468 Cogn. Acer. 
Ein anderes Azerat liegt im Dp. Dordogne, welches seit 14. Jahrh. 
belegt ist: als Azerat, Aseracum, Azaracum, Asseracum. 
Vielleicht gehört hierher auch Aziriaca villa, locus in centena 
Oscarensi (DB V); vgl. Asiriacus villa S. Benigni Divion. (DB X). 
Eyzerat (Dord.) Azeracum 13. Jahrh., Eyzeracum 1365, Ayze- 
racum 1555. Oder hat man es hier mit acer = erable zu tun? 
Darüber wird die lokale Geschichte zu entscheiden haben. Über 
dessen Kultur vgl. bei Desjardins Geogr. de la Gaule rom. S. 438. 

662. Es ist nicht ganz klar, wie wir uns L'Auvergnac (Loire- 
Inf.) zu erklären haben. Dieser ON scheint lautlich zu gehören 
zu Alvernago in Com. briv. in einer Urkunde des Königs Lothar; 
dann (bei DB IV, 48) Alevernacum, hospitiolum in Cadurcino 



^ Erscheint einmal in Sp. briv. als Arezacus 1155, was nur eine Ver- 
schreibung sein dürfte, dann aber Aserat 1397, 1118 Azerac. 



211 

territorio in einem Sendschreiben des Papstes Agapet an Desideriüs, 
Bischof von Cahors (650 — 655); vgl. noch in Sp. briv. Decima 
del Vernhac 1298, wo das anlautende al- als Artikel aufgefafst 
wurde j. Ativenwt (H.-Loire). Zwei Erklärungen sind möglich: 
I. man könnte hierin *Arverniacum = „Besitz eines Arverners" 
sehn; 2. wie *Arenemetum (nach Thomas RC XX, 2 f. Meyer- 
Lübke, Betonung im Gallischen, 13) > Arkmpdes, so könnte auch 
hier *Areverniacum sein = „ein fundus oder domus bei Ver- 
niacum". *Verniacum kommt in der französischen Topono- 
mastik oft vor: Vergttac (Dordogne); Vergnas (Aveyron) in CC in 
Verniago (a. 996 — 103 1). Für die letzte Auffassung scheint die 
Schreibung Alevernacum zu sprechen. Es gibt viele ON in 
Frankreich, welche sich auf *are vernis (?) beziehen dürften: so 
Alvernis in der Loiregegend Pard. dipl. n. 442, t, 2, p. 244 (a. 679), 
Amv/s (Manche); Auvers-k-IIamon, Auvers-sous-Alonifaiicon (Sarthe); 
Äiivers bei Etampes und Auvers-sur-Oise {?i€i\\&-QX-0'\%^\ Alvernas 
j. S. Etietme-d'' Alvernes ifj^xdi).^ Alvernicum > f^r«^?"^ (ßouches- 
du-Rhöne), wo sich der Schwund des Anlauts -al- folgendermafsen 
erklärt: zuerst wurde es als Dativ aufgefafst, dazu ein Nom. ge- 
bildet (vgl. in Gall. Christ, nov. I, S. 55g — 560 Albiosc und Le 
Bio sc), und dann als Artikel weggeworfen. 

Vielleicht darf man selbst den Völkernamen Arverni^ als 
„Bewohner der Gegenden bei den Erlen" erklären. Dagegen 
könnte man i. die Form ar- statt are- geltend machen, aber auch 
Aremorici kommt öfter bei Cesar und Hirtius ohne e vor (vgl. 
Holder I); 2. das Fehlen des Suffixes -icus; man würde nämlich 
analog dem Namen Aremorici ein *Arevernici erwarten (was 
später als Bezeichnung des pagus und als ON erscheint) ; vgl. aber 
V. Sequani nach dem Flufsnamen Sequana. Für das Vorhanden- 
sein der Form are- könnte man vielleicht anführen: Jordan. Get. 
25, 238: Arevernara galliae civitatem; 240 ebenso; dann urbera 
Arevernate (Holder I, 237), dann einmal auf den Münzen (Holder 
I, 242) ARE[V]ERNO, dann Alevirnis in Martyr. Hieronymian. 
12 Kai. Feb. (Holder I, 240). Das Fehlen des Suffixes -icus 
könnte man vielleicht so erklären, dafs man annimmt, das Volk 
habe den Namen von der civitas Arvernum, Arverna erhalten 
(s. Holder I unter Arverni).^ 

663. Mit dem Pflanzennamen aparia dürfte vielleicht Abi- 
rachum 1163 bei DV [localite inconnue pres Marsac et Fersac 



* Holder I, 244 möchte darin arvernisclie Kolonisten sehen, wofür wir 
al:)er keine historischen Nachrichten haben. 

- 1 aus r schon in Vita Amabilis: Alverno constructa (Holder I, 241), 
dann bei Pard. dipl. n. 177, t. I, p. 132 (a. 570) Alvernico (zweimal), was 
sich als Dissimihation erklärt. 

3 Vgl. V. Begerri (Holder I, 417) mit ihrer Stadt Begorra. Im 
Gebiete der Aduatuci liegt nach Caesar ein Ort Aduatuca. Andere ähn- 
liche Beispiele s. bei Schulze a. a. O. S. q. 

14* 



212 

(Tarn)] zusammenhängen; vgl. Nabirat (Dord.), Ebiracum 1283, 
Nabirac 1489. Über aparia s. Holder I, 165. Vgl. noch Guil- 
lelmus de Abeira bei DV:,. Jedoch kommt auch Aperius 
Schulze 270 in Betracht. 

664. Mit berula > berle dürfte Berlane (B,-Pyr.) 1368 zu- 
sammenhängen. Dieser ON scheint verbreitet zu sein: *Les Berlans 
(Gir.); *Birhvi (Tarn, Char.-Inf.); *Be?ia7id (Isere, Rhone); vgl. in 
Tabula Alimentaria de Veleia fundus Berullianus; dann bei Mistral 
Fonl-de-Berliero (Bouches- du -Rhone) >< *berularia und bei DVr^ 
Berleriae fons (a. 975). 

665. Im Dp. Card drei Ciscrac (seit 17. Jahrb.); im Dp. 
B.-Pyr. La Basth/e-Q'zeracq, belegt seit 12. Jahrh. dürften auf 
ciceracum von cicer (Georges) zurückgehen. Mit -anum: im 
Dp. Dröme vielleicht La Sizerannc, Nemus de Sozeiranas 1194, 
Ceserana 1245. 

666. *Castagnac (H.-Gar.); '^Chastagnac (Corr.); *Chataigna! 
(Ain) gehen auf Castaniacum zurück. Daneben ist bemerkens- 
wert Castigfiaji (Hdr.).i Castanus und Castinus wechseln ja. 
Plier soll eine ähnliche Erscheinung vorliegen. Hierher noch drei 
Chatenay (Ain), Castaniacum, prior Castaneti, parr. de Casta- 
neis, Chastanay, Chastenay (seit 9. Jahrh.), wo allerdings auch 
-etum vorliegen könnte, und Castaniacum wäre dann Latini- 
sierung; im CBai. Chastanac. 

667. Cassanus ist nicht nur in Cassaniola, Cassanoialum, 
sondern auch in ON mit -acum belegt. Cassagiiac (Lot); vgl. 
viele Cassagnes, Cassagnas, Cassanatis; Cassanaticum > 
Sassenage (Isere). Mit der Synkope: eccl. de Casnac 13. Jahrh., 
Quasnac, castrum de Casnago 1333; vgl. C/;a/««/ (Puy-de-Döme); 
Cheynac (Ardeche). Über s'= >> i vgl. Patois de Vinzelles von Dauzat 
S. 28. Über andere Beispiele vgl. Meyer- Lübke, Betonung im 
Call. S. 41 fi. 

668. Zu den S. 6 erwähnten Cerasiacum gesellt sich 
Cifrz«/ (H. -Loire), belegt in Sp. briv. Cerasac 1272, dann Cerassac, 
Cerazac, de Ceresiaco, Cezerat belegt; vgl. DV.i Ceresius, 
locus in p. Bisuldunensi. 

669. Mit droui = „variet6 de ebene dont le gland a la 
cupule heriss6e de petites pointes" (Mistral) dürften vielleicht 
folgende ON zusammenhängen: Drouillac (Correze); Le Drouiilac 
(Dord.) Drouilla, Drouillas vgl. Drouillasson und Droiiillard-des- 
Bois {^\x)\ d2,r\n Druil/at (zweimal im Dp. Ain): Durlies, Durille, 
Durlya, Durlia, Druylles, Druillard, Druillat (seit 13. Jahrh.); 
vgl. Drouilly-sur-Isson (Marne) bei Holder I 1330 Drulliacus, 

* Vgl. Castiniacus villa in com. Bellovacensi (DR X). 



213 

Dru Heins. Dieses Appellativum kommt auch sonst oft in der 
Topographie vor: -eta: Drouiedo (Gard); Les DrouilleJfs (Gard); 
-ia: Drciiillh (Ariege, H.-Gar.), La Druye, Drulho 1429, La 
Drulhe; Drulhes, Drulia 1027 (Gard); Drouille (Basses -Alpes, 
Creuse); DrouilUl (Gironde) [kann -etum und -ittus sein]; Les 
Druilicis (Ain) [nur -ittus]; Drulhe (Tarn-et-Gar.); Drulhes (Cantal). 

670. Vielen ON Les Foiigera < Filicarias entsprechen 
*Filicariacum > Faiig<'ras (Dröme) 1374, Faugeyrac; Falgayrac 
(Dord.) 1282 Hospitale de Falgueyraco; Falgayrat (Dord.), vgl. 
ebenda Falgairet; Fougerac (Dord.); Foiigerai (Char.); vgl. dann 
viele Fougeray (Ille-et- Villaine) ; Foiigere (Maine-et-Loire, Vendde) ; 
vgl. bei DVo Felgares villa in p. Rossilionensi; Felgars in parr. 
Bisuldunensi und Felgeirolas (a. 855) villa in p. Ausonensi; DV5 
Felgerias (a. qq8) j. Faiiga-cs (Ardeche); Felgarias (a. 890) j. 
Falgiäercs (Gard); bei DV4 cglise de Falgairolles, Faiigeres, 
(seigneurs de) Fei gar (Victor) Fougeras; bei DV^ noch de Fal- 
gairolas (a. 961) j. Fr ejair olles (Tarn), und Falgairas (a. 11 50), 
villa in archiepiscopatu Narbonae. Zu filex — filicis wird wahr- 
scheinlich auch Fonf-de-Fouzan (Gard) gehören, villa Felzane loii, 
Föns de Feuzane 1263. 

671. Millcry (Rhone), belegt in CS Mille reu, INIilleriacus, 
JNIillireu, Milleriacum 984 in GL; *AliUcrat (Ain); vgl. noch 
"^ Miller y (Cöte-d'Or, Meurthe-et-I\Ioselle, Saune -et -Loire) dürften 
Pendants zu vielen Milier es in Frankreich sein: *Miliari'acum 
von milium (te millet), über dessen Kultur s. Desjardins S. 452. 

672. Ernault (bei Holder II, 600) hat meiner Ansicht nach 
Mepillai (Ain) ganz zutreffend als „Heu abondant en neflier" erklärt. 
Es ist belegt als in villa Mispiliaco, Mespillie, Mespileu, 
INIespliaci, Mespiliaco, Mespillieu, Mespilia (seit 10. Jahrh.) 
[vgl. miepla, niepla = nefle im Savoy. s. Brächet Dict. Savoy.]. 
Hierher auch Mcrpilioc (Com), wo s"^ > r ganz in Ordnung ist. 
Auch in anderen ON ist mespillus nachzuweisen: *mespillarium: 
*Mcpiller (Saone-et-Loire) ; *Les Mipliers (Saune-et-Loire); ^Mesplicr 
(Dord.); ■Mespl^s {Gera); *mespilletum: *i^^j'/)AW<? (Landes, B.-Pyr.), 
vielleicht auch drei *Mespoulet im Dp. Dord., vgl. nespola im 
Italienischen; dazu noch *Mespoulie (Lot); *iT/(\f/f/ (Tarn) ; *Mespaul 
(Finistere); *Mesples (Allier); *Mespoi/ls (Lot). Über mespillum 
gallicum s. Desjardins S. 443. 

673. Zu Malva il. j. Maiae (Loiret) gehören: Malvanus 
torrens j. Le Malvaii (Alp.-i\Iar.).i Malva kommt oft vor: Mauvcs 
als Flufsname (Cote-du-Nord, Ardeche, Loire-Inf, Ornes); Malves 
(Aude); *Malvie (Dord.); *Malvies (Aude) < malvariura. '^Malvat 



' Vgl. Malvagneu im CDombes I168 — 1173; in Sp. briv. de Mal- 
vanhaco 1390 j. ÄfauvaQtiat {ü.-'Loixc) , dann Malvagnaguet 1390 j. 
Mauva^naguet (II. -Loire) <[ *MaI vaniacum. 



214 

(Rhone) vgl. aber auch Malvacus CIT. VIII, 1336, 622. Vielleicht 
ist hierher auch Marhoz (Ain) zu ziehen: Marbosco im CS (vgl. 
Parodi Rom. XXVII, 236 *malba in ital. Mundarten), l'^ >» r ist ja 
auf dem südostfranzösischen Gebiete ganz in der Ordnung. Es 
kann aber auch * malus boscus sein; vgl. viele Malbos in Süd- 
frankreich. 

674. Im CS haben wir (Robertus de) Piniaco und eine 
andere Ortschaft daneben Pinetus, ebenso CL nemus de Piniaco 
1185, apud Piniaco 1240, daneben lo Pinei, Pinetus Johannes. 
Keiner von den Herausgebern hat versucht, diese ON zu identi- 
fizieren. Es ist nicht ausgeschlossen, dafs es sich um eine und 
dieselbe Ortschaft handelt, -etum wäre etwa die Grundform und 
-iacum falsche Latinisierung, da hier iacum >• ey. -acum liegt 
aber sicher vor in: (Eccl. de) Pinac, vgl. daneben viele Pmet. 
Über die Kultur von pinus in Gallien s. Desjardins S. 43g. 

Auch mit -anum: *Le Fotir-de-Pigtian (Gard); Pignan (Her.) 
Pinianura castrum 1025, Piniacum 1156; im CV Piniacura, 
Pinianum, Pignanum j. Pignans (Var). Piniana, castrum infra 
cujus terminos alod. habet Mon. S. Cucuphatis, g86 in einer Ur- 
kunde des Königs Lothar (DB IX); in Pignano, vicus in qua 
Mon. S. Aegidii vineas habet 878 in einer Urkunde des Papstes 
Johann VIII. (DB IX); im CGr. Pinianum. Vgl. aber auch PiNius 
Schulze 133, 209. 

675. Villa de Poimia 1223, vinea de Poimie, mansa de 
Pomiaco 1158 — 1179 im CL entspricht anderen ON, welche auf 
pometum zurückgehen: Pojnoy (H.-Saöne), Po?)itiieys (Rhone); 
Ponimay (Eure-et-Loire). pomarius: Pomayrol, Pomüs, Pomarak 
(Aude, Lot, H.-Gar., Her., Landes); *Pom?neraye (in Nordfrankreich) 
<; *pomareta; hierher noch *Pomaray (Savoie). Pomcrieux (Rhone) 
wird nicht -acum enthalten, da es in CS als Pomariolis villa in 
agro vallis Bevronicae vorkommt, wohl aber Poumayrac bei 
]\Iistral. 

676. Prunus: *Prunac (Her.); '■^Prugnanes (Pyr.-Or.); vgl. 
prunetum > Pninoy (Yonne); prunarius ]> ^ Primies in ganz 
Frankreich. Progny (Rhone), Prunacus villa in agro Tarnantensi 
1000. Hier ü > o, wie in Lugdunum > Lyon, una > ona. 

677. Panacea: *Panassac (Dord*) ^Paiiassac (Gers). 

678. Zu Ratiatum j. Reze (Loire-Inf.) Desjardins I, 286 
gehört vielleicht auch K'zac (in Dp. Char.-Inf); im Dp. Dord. sechs 
Razac, i66g Village de Rageat, in den Urkunden Rezac, Rezach. 
Die Grundlage dürfte vielleicht kelt. rate = fougere, welch letztere 
auch in ON häufig vorkommt, sein. 

679. Salciac, Salciacus, Salsiacus 1155 — 1156 (PL-Loire, 
jetzt zerstört) im Dp. briv., Sarciacus, villa in p. Tardanensi 



215 

(DB VIII) j. Sarcey (Rhone), belegt auch in CS Sarsay, Salsiacus 
(seit 982); Satisac (Her.), eccl. de Salziaco 1157 im CV, (z wie 
in sauze >» salice), *Saussac (Dröme) 1627 Saulsat könnte man 
mit Sausse (H.-Gar.) >> salice, La Saussave (Seine-Inf. , Eure) 
<; saliceta, Sausscy (Cöte-d'Or) <[ salicctura, Sansses (Basses- 
Alpes, Ardeche) in Zusammenhang bringen. Auch Saltius Schulze 
227 ist möglich. 

Mit -anum: Saussan (Her.), Salzano Ii6g. i" *Salicina: 
Saussignac {Y)oxd.^ 1053» Salsinac 1117; vielleicht auch *.S(/;r;]§'/2<2« 
(Gir.), *Sarsigfiati (Ardeche).i Vgl. bei Mistral saussino, „variete 
de saule, tres petite comme en Guienne". Im CSai Mons de Sal- 
sinac. 2. *Sausst'nac (Tarn.); für Saussenac (Gard) gibt jNIistral 
(nach Dict. top.) den Beleg Socenacum und Somniacum, welche 
lautlich hier nicht passen. Vgl. auch Saltienus Schulze 224. 2. Sali- 
ciarius: Sarsireu 13. Jh. im CL. Vgl. bei Mistral Saussieiro 
„petite oseille sauvage en Guienne und sausiero (prov. sauzer)" 
„saussaie". 

680. L^Epigny (zweimal Savoie); Lipigny (Savoie) sind nicht 
belegt. Vielleicht darf man diese ON mit Epinoux (Ain) 1004 Spi- 
nacus, ager Spinacensis in Zusammenhang bringen. Wenn sie 
mit spina zusammenhängen, so wären sie als gelehrt zu betrachten, 
da hier epina > epena;2 vgl. noch im CL doraina de Lespinaci 
1205. Vgl. auch Spin(n)ius Schulze 236. 

Mit -anum: Lespig?ian (Her.) de Laspiniano 1156. Las- 
pignanum 1157, Lespinianum 1122, ganz unsicher; vgl. ON 
Spignano bei Schulze a. a. O. 

Spinacea: quercus de Espinaceu 1249; dazu stimmt Les- 
pinassal (Dord.), Espinazac 11 15, Lespinassa 1484; aber 
Espinazac (Ardeche) weist auf ti hin. Vgl. bei DV IV Espinasse 
(forets ä deux Heues de Toulouse), E Espinasse , couvent de l'ordre 
de Fontevrault. Bei Mistral espinasso, espignassa (1), espi- 
nacho (d), aprov. espinassa „grosse epine; endroit plein d'6pines, 
Mistral gibt noch folgende ON: Espinassd ; Espinassie, E Espinassiero 
<< *spinaciariu-a; Espinasson > *spinacione; Les Espifiassounels, 
Espinassoux (Gard). 

681. Seglan (H.-Gar.) geht vielleicht zurück auf *secalanum. 
Vgl. seglan (champ de seigle, en Pcrigueux); vgl. noch Scgland 
(Eure-et-Loire). Die Belege fehlen. 

682. Verna: Vernacum > zwei Vernac (Dord.); * Venia 
(Isere) < *vernate. Mit -uscus: Veniosc (Ardeche) im C Dombes 
(Jacobus de) Vernosco 1281. Mit -anicus vielleicht: Vauvcnargues 
(Bouches-du-Rhöne) < *vallem Vernanicüm. Vgl. eine andere 
Auffassung bei D'Arbois S. 544. *Verniacun > Vergnac (Dord.); im 



^ Vgl. DV de Salsinhano j. Salsigne (Aude). 
* Vgl. *Epe7ieux (Ain) <[ *spinosus. 



2l6 

CC Verniago QQÖ — 103 1 j. Le Vergnas (Aveyron); im CL de 
Verniaco 984, und ad Virniacura locus im CSau. 

Im Dp. Ain: Le Venioux, La Vet'tioiise, Vernoiix in Vivarais 
< ''-vernösus; dazu mit -an um *Vernozan (Ain). 

683. Ornus = Esche. Mit -uscus scheint Ornosc ge- 
bildet zu sein. Der ON ist im 13. Jahrh. unter dieser Gestalt 
belegt, j. L'Arnaud. Diesen ON kann man auch mit Urnasca 
(12. Jahrh.) > ^rwä^r/z vergleichen. Vgl. mit -acu: Orncx (Ain) 
— De Ornacho, Ornay 1153. 

ß) Tiernamen. 

684. Von kelt. branos (Rabe) dürfte vielleicht Branoscus, 
Branascus (14. Jahrh.) j. Branoux (Gard) abgeleitet worden sein. 
Der ON dürfte dann vielen anderen La Corlih-c entsprechen; vgl. 
Braus, pres Villars (Basses-Alpes). Hierher vielleicht "^Branlac 
(Gir.) <'-^branul-acum;i vgl. Branlasses (Nievre). S. eine andere 
Auffassung bei D'Arbois S. 598. 

685. Es ist schwer zu entscheiden, ob in vielen heutigen 
ON Colomlian Colombanus oder eine Ableitung von columba vor- 
liegt. Colomhan (H.-Alpes, Ain); im CNice St. Columbanus castrum 
im 12. Jahrh. Quicherat S. 68 erwähnt einen Vorgang bei der 
Ortsnamenbildung, wo dem ursprünglichen ON durch falsche Inter- 
pretation Sanctus vorhergesetzt wird. Dafs eine Ableitung von 
columba möglich ist, scheint Columbangas 838 in CC zu be- 
weisen, wo das -anicus-Suffix vorliegt; vgl. Columbarium cella 
super fiuvium Taceram in pago Iraporitam, und viele Colombürcs 
in Frankreich. 

686. Zu vielen Luparias > Zo/.Tv'ifrj gesellt sich *Luparia- 
c\axQ.'> Louheyrat (Puy-de-Dome), in Dp. briv. Loupbayrat 1401 
geschrieben; vgl. im CBr. in villa de Lubiriaco. 

687. Marlat (Creuse); il/ar^Vz^ (Ain) apud Marliacum 11 So, 
de Marleu, in agro Marliacense (seit 10. Jahrh.); im CBr. „villa 
quae dicitur Marlago; ^Marlmi (Isere); Marlat (Creuse), in Sp. 
briv. Castel-Marlhac, 1185 Castel-Marlac; *Merlat {hcre); *MtTl- 
hac (Cantal), Merlhiar (Corr. bei DVo noch ]\Ierlac in p. Gerund. 
905: Merlacum werden auf merul-acum bezw. -iacum von 
merula zurückgehen. Vgl. Chaumerliac (Corr.) < calrna INIeru- 
1 iacum; und Merliacum O j. Meslay (Eure-et-Loire) bei Holder. 
Bei Longnon castrum Meroliacus j. Castel-Marlhac. Auch eine 
unsynkopierte Form scheint vorzukommen: *Merol}' (Ain). 

Mit -an um: "^ Mar Hannes (Creuse); * Marlon (Aveyron, Loire- 
Inf.); Merlan (Ain, Landes). Mit -anicus: Marlanges (Cantal). Vgl. 
noch ^Marolland (Savoie) und Merland (Ain), belegt Marlant, 
Marland. 



1 Vgl. aber auch branil ,,espece d'herbe tres commune dans les jardins, 
en Bas-Limousin" (Mistral). 



217 

Auch sonst kommt merula sehr häufig in ON vor: Marie (Aisne, 
Savoie); *Marleinont (Ardennes); Marks (Somme, Pas-de-Calais, 
Seine- et-Marne); La Merk (Ain, Ardeche, Isere, Landes, Loire, 
Lot-et-Gar. ; Savoie, Nievre, Cantal); *Merkmoni (Oise); Les Merks 
(Dord., Meuse, Oise, Tarn-et-Gar., Yonne, H.-Loire); Le Merk 
(Gard) — locus de Merulo 1461. 

Hierher vielleicht auch Marksay (Rhone) < merulatiacum; 
vgl. Mistral „merlado" nichee de merles, afrz. merlaison „chasse 
du merle" (Godefroi). 

Es ist allerdings auch cogn. Merula belegt: s. D'Arbois S. 564. 

688. Zu den ON Porcarias > Porqiäers, Forchürs gesellt 
sich Porcheyrac (Dord") ■< porcari-acum. Über Porliragues s. S. 38. 

689. Taupiniac, Taupignac im CSai j. Taupignac (Char.- 
Inf.) geht auf *Talpiniacum zurück; s. bei Georges talpinus. 

690. Vulpecula (aprov. volpilh): INIansus Vouspi'i/ae (Corr.) 
(F > s!); *Volpillac (Aveyron) wird vielleicht identisch sein mit Vul- 
piliagum, villa in p. Tolozano a. 780 bei DVo, im CRousill. 
ebenso Vulpiliago 1067; in der Prov. Gerona Vulpelach 
(lo. Jahrh. Vulpiliacus); vgl. im Dp. Gard La Volpdliere; im Dp. 
Isere La Verpilliere apud Vulpilleriam 1203; La Volpiliere 
(H.-Loire). 

;') Bodenbeschaffenheit und Kultureinrichtungen. 

691. Agernac (DB XII, Ex historia pontif. et com. engol.) 
ist vielleicht identisch mit Ajarnacura j. Jarnac (Char.) Dazu 
vgl. Agarnagensis j. Agarnaguex (partie du Toulousain) im CLant.; 
dann Aganargues < Agarnanicus, wo der Schwund des ersten r 
sich durch die bekannte Dissimilation erklärt und Agarne (Gard). 
Vielleicht darf man auch eine Interpretation versuchen. Die Wurzel 
scheint dieselbe zu sein wie in Agedincum, was Glück mit montanus 
zutreffend übersetzt (Gall. Namen S. 15. ff.). Das Suff wäre wie in 
is-arnos „ferreus" und die Bedeutung wäre ebenso „montaneus". 
Dazu wäre IMontaniacum lat. P'ntsprechung, — Vgl. noch in Dp. 
Dord. Borderia de Ag-arn und Agedunum in Doc. \i\kdi.]. Ahun 
(Creuse). 

692. Mit Acaunum, Agaunum von acauno „Stein, Fels" 
dürfte Agaunacum in p. Engolismensi zusammenhängen (DB). 

693. Anliran hängt vielleicht mit *ardis air aird „Spitze" 
zusammen. Arderancum, Airancum 918, Ardenancura 
1021, Arderanum 1 121, Arderagum 1144, Ardairancum ii6g, 
Arderanum 1322 gibt Germer-Durand als Belege für Ankssan 
(Gard), was offenbar lautlich nicht zusammengehört. Diese Belege 
würden vielmehr mit der Ortschaft im Dp. Lot-et-Gar. lautlich 
stimmen; -c würde sich wie bei venenum > bezenc, tantum 



2l8 

bene > tabenc, sinum > scnc erklären, s. Chabaneau Rom. VIII, 
113. Vgl. noch UArdane (Bach, B.-Pyr.). S. WiUiams S. 21 . 

694. Mit ■■'•'brogilurQ, welches in afrz, breuil, bruelle; prov. 
broils, bruels, bruelha; it. broglio vorliegt, dürften zusammen- 
hängen: Breiiillac (Char., Char.-Inf., Vienne); BroiiUlac (zweimal 
Dord.) Brolhacum; BroidHaguet (Dord.) ; vgl. im selben Dp. 
Broinllas; Brouillat, Brouilht. Im CL campi de Bruleu, de Bru- 
liaco, podium de Bruliaco, Johannes BruUat, Brulaz. Also 
*brogilacum; vgl. Brugilum in p. Cenomanico j. Le Brcnil, Pard. 
dipl. n. 230 t. I. p. 203 (a. 615); dann Brullioles (Rhone); im Dp. 
Gard Le Brouillet. 

695. Car (= Stein) -J — avos: Caravos, vgl. Carav-anca 
CIL II, II, 6298; Car a vis ON in Hispanien. In zwei ON: (Jo- 
hannes de) Charavay, 13. Jahrh. im CL, und „villam vocatam 
Caravianum im p. Emporit. 881 in einem Diplom des Königs 
Karloraan (DB X); et villara Cavavianum (DB VIII) 844 dürfte 
vielleicht zu Caravianum zu korrigieren sein. Vielleicht sind hier- 
her zu zählen: Cravasca im CGr., ebenda auch Cravioscum. 
In Prov. Genua auch zwei Cravasco, in Ivrea Craviasco. ]\Iüllen- 
hof III, 193 ist der Ansicht, dafs craou von der Wurzel car = 
Stein entstanden ist, vgl. Cravura sive ager lapideus in mittel- 
alterlichen Urkunden. Wie ist c in crauc zu erklären? Die ur- 
sprünglichere Form caravo- dürfte sich im lombard. (Mailand) 
erhalten haben. Da haben wir caravee (caraveto) = macia, 
macereto, sasseto etc. Flechia S. 81 möchte es mit clap in Zu- 
sammenhang bringen; aber die Wörter, welche er ebenda anführt, 
weisen alle auf -pp- zurück, er nennt sie nur „per aventura mere 
varietä die forma!". — 

696. Vom kelt. carn „congeries lapidura", „Haufen, Hügel" 
wurde wahrscheinlich *carn-acum, -iacum gebildet. Charnay, 
Charnas (Bernadus de) Charnauz im 12. Jahrh. in CL. Im 
Dp. Ain: Charnay, *Le Charnay, Charnoz (Ain) belegt seit 13. Jahrh. 
villa de Charnauz, Charnaus, Charnoux, im Arch. dauph. II 
Chamo. Ebenda auch Charnosco 1330; ob es mit den ON 
im Dp. Ain zu identifizieren ist, gibt Chevalier nicht an. '^Camac 
(Lot). 

*Carniacl'm: *Carniac (Lot); *Chargttac (Dord.); S. Rerny-ih' 
C^f/rfi-z/f?/ (Puy-de-D6me) 1250 — 1263 Charnac in Sp. briv. Siehe 
andere ON bei Holder I, 79, 793. 

Ob Charnod (Jura) auch -acu enthalte, bleibt unsicher, da 
mir die Belege fehlen. Vgl. noch Williams S. 46 ff. Auch Carnius 
ist belegt, s. Holder I, 791. 

Für die Bedeutung füge ich noch folgende Angaben aus 
Joannes Dictionnaire hinzu: „Carnac (Morbihan) befindet sich ,dans 
un pays de landes, d'etangs, de dunes, sur une colline', Charnay 



219 

(Saöne- et -Loire) ,pieri'es de taille", Charnos (Ardeche) sur une 
coUine". 

697. Im Dp. Drome Chomerac heifst 1336 latinisiert Chal- 
meyracium; im Dp. Ardeche auch ein Chomerac (bei Mistral 
Chaumeira, b. 1. Calmeracum). Es werden wahrscheinlich mit 
chaumiero > *calamaria „lieu oü les brebis se reposent" zu- 
sammenhängen. Zum selben Stamme: calmelh „öde Ebene, 
Haide", in O^ Chaumelh {Corr.) mit -acus: Chatimilhac (en Velay). 
Chauine << calamus als ON ist häufig. 

698. Zu vielen castellione > Chatillon (s. Holder I) bei 
Pertz dipl. n. 230, t. i, p. 201 (a. 615) gesellt sich: Castaliago, 
Castaliaco (11. Jahrh.) im CC j. Casiaillac (Aveyron). Für vor- 
toniges ai aus ei vgl. pabaillon ■< papilione, Cavaillon << Ca- 
bellione. Mit -an um: Castülane (Pyr.-Or.). 

699. *Cappellanum ist ein nicht seltener ON (von cap- 
pella): *Caplane (B.-Pyr.); "^ Roche -Chapelane (Dord.); Le Capelan 
(zwei Gard). 

Auch Cappa > Chape kommt in ON vor; dazu mit -anum: 
Chapan (Isere) im CGr. Chapan. 

700. Capitellum scheint vorzuliegen in: Capdeläas (B.-Pyr.) 
Capdelas 1544, 156S Cap-de-Las geschrieben. Auf diese Weise 
ist wahrscheinlich Cap-de-Laine aufzufassen; vgl. Cap-d'Ouillet (H.- 
Gar.) -<*capitolium -\- ittus; vgl. *Capielai (H.-Vienne). 

701. Conqueirac (Gard) (G. de) Concayrac 1256 fordert 
'="Concari-acum. Im Dp. Gard gibt es mehrere Les Congues, 
und einmal Les Conquieres; vgl. Concas j. Conqiics (Aveyron) < 
concha (= Einsenkung), concharia wird auch hier zu Grunde 
liegen. 

702. Zu Cumbae Holder I, 1190 gesellt sich mit -anum: 
*Conihans (Var), *Combant (Isere). 

703. Zu Darnas, eccl. in p. Lugdun. (a. 587) Pard. dipl. 
n. 196, t. I, p. 157 darf man vielleicht *Darnac (Ariege); *Darnat 
(Creuse) stellen; vgl. Darna j. Dame (Isere). Darnac (H.-Vienne) 
gehört dagegen nicht hierher: A. Thomas weist eine ältere Form 
d'Adernac 1120 nach; im CBr. de Adarnacus < *Aternacus 
von Aternus. Vgl. die obigen ON mit kelt. *darno „Stück, Teil", 
mbret., nbret. darn, frz. darne tranche (de poisson). 

704. Zu Grauiacis, ON in Noricum, stellen sich folgende 
südfranzösische: Gravagncu (Ain) belegt seit 1250 Mansus de 
Grivigncu, Gravagneux; vgl. Grm>ig7iy (Eure, Seine- et -Oise), 
Gravinum ON j. A^ormaimille (Seine-Inf.) und bei Holder Gra- 
vi eius j. Grivy (Dp. Ardennes) , wo die Endung wahrscheinlich 
eine latinisierte roman. Entwicklung enthält. Mit -uscus: Gra- 



220 

vioscus 739 im Testament von Abbon. *Gravi7lar (Dord.), vgl. 
Grivilly (Rhone), in CS Griviliacus in agro Tarnatensi und '^La 
GraviVe (Gironde, Lot, Seine-Inf.); *Gravillon (Rhone). 

Graviüs, Gravinius, Graviliüs sind nicht belegt. Hier könnten 
vielmehr die Ableitungen von kelt. grava vorliegen; wie z. B. in 
np. gravihas „lieu graveleux" < *graviliaceus, dann graveno, 
grabeno (rouerg.) [aprov. gravena] „gravier terrain graveleux"; 
gravenoux < gravenosus; graviho „petit gravier" << *gravilia; 
graveu << *gravellum. gravas „grande greve, lieux pierreux, 
lit d'un torrent, ravin" < *gravaceura (Mistral). 

705. *Gorti-acum >: vier Goursac (Dord.), einmal merk- 
würdig als eccl. de Gornhac archiep. de Exidolio belegt; ^Gotirsac 
(Char.); *Goursat (Dord.) stellen sich wahrscheinlich zu gall. gortos 
= lat. hortus „garten". Vgl. viele Ortolan, Ortol, Ort, Jardin 
als ON. 

706. Zu gronna, nach Zeufs „loca palustria et herbosa" 
gehört vielleicht *Grugiia<- (Lot) -< *gronniacum. 

707. Miseriacum von IMiser und Maceriacum von ma- 
cer ia sind vielfach nicht zu unterscheiden. Misere (Isere) im CGr, 
iMiseragum, Miseregum, Misereu, auch Misereaco; dann in 
com. Telamitensi, in vicaria Bonorensi Miseriacus villa; im Dp. 
Ain Miseriat, seit 1154 als Meseriaco, Miseriaco, de INIeze- 
riaco, Mizeria belegt; Mizerieux (Ain) Miseriaco, Misereu, 
Misere, i in der unbetonten Silbe kann sekundär sein (vgl. Belege 
für Miseriat). Diese ON könnten auch auf Miseri-acum zurück- 
gehen. Im Dp. Loire ebenso Mizerieux; Mezayrac (Lot) im CB 
de Beaulieu Miseriacus; Le Col-Miseyrat (Dröme), im 17. Jahrh. 
Meseyrat, Mezerac. 

Sicher Maceriacum > zwei il/ÄtWö/ (Ain): JNIaysiria, Mey- 
seria, Meyzeriat, Masiriaco (seit 996). Im CBr. Meseirag in 
com. Arvernico, in vicaria Brivatensi, im Sp. briv. Mazeracs und 
jNIarazac, so mehreremale mit Urnstellung von z und r, Mare- 
ziacus 1078 j. Mazerai-Auroiise (H.-Loire). Marat (_Puy-de-Döme) 
wird ebenfalls mit Mazerac 1293 von Chassaing identifiziert, jedoch 
nicht überzeugend (vgl. Lucer nanicus >> Lor langt s). Dann Ma- 
zeyracus 138 1 in Sp. briv. j, Maziyrat-Crispinhac (H.-Loire); IMe- 
zairac 1262 j. Mazerat (H.-Loire). Im CS Masziriacus villa in 
agro Forensi 1000. Mazeiras (Corr.) in CB Alias Mazerias; 
* Mazerac (Gir., Tarn-et-Gar.); vgl. Mazeres (Gir.). Mezerac (Gard) 
villa Mezeria 945, Mezeyrat 1781. * Mezerac (Aveyron, Loire- 
Inf). Es sind Seitenstücke zu vielen Macerias >> Mazercs, Meziers 
in Frankreich.! Maccriaco curtis in com. Tholoraitense 898 
(DB IX); Mazerac (Herault) Mazeran 1840; Mazeyrac (Ardeche) ; 



* Vgl. afr. maiseie, meisere, meisiere = muraille. 



221 

Äfazty /■ a/ (Creuse); Maceriaco in CBr. D'Arbois S. 480 will auch 
hier Macer sehen. Die Lokalgeschichte wird zwischen diesen 
zwei Etymologien zu entscheiden haben. 
Mit -anum: ^Mazeran (Gard). 

708. Mallac {Utix), villa de Mallaco 1185; datum Mellaci 
1121 im CV; Mellatis (a. 877), Melatis 952 bei DVo j. Mellas 
(Ardeche); dann bei DVr, ebenfalls Meli acum villa in p. Ruthenico 
a. 934 j. Mellac (Aveyron). 

Mit -ascus: ager Mellascensis in Viennensi I bei Guerard 
„Divisions de la Gaule" p. 151; im CL (Guilermus de) Momelast, 
Mommalastum 1249, Monmalas, Monmalast <; *montem 
Mellascum; vgl. Malascus, castrum Malasti j. Monfolieii (Aude). 

Diese ON dürften mit mellum (ir. meall „Hügel") s. Glück 
S. 138 zusammenhängen. Monmalast wäre dann vielleicht eine 
Übersetzung wie Litiguaglossa in Italien, ThunJorf in der Schweiz; 
s. Meyer- Lübke Einführung §211. Es könnte auch natürlich se- 
kundär sein, da Monmalast erst im 13. Jahrh. belegt ist. 

709. LOrtolan (Gard) 1551, Les Ortolans 1585; im CL 
(Petrus) Ortolani, (Johannes) Ortolano im 13. Jahrb.; bei DV- 
(Gilius de) Ortolano. Es liegt sehr nahe diese ON mit (Petrus 
de) Orto, (Martinus de) Orto, (P.) Ortalis, (Martin) Ortais bei 
DVy in Zusammenhang zu bringen. Afrz., aprov. ort Abortus 
ist ja vorhanden; ebenso hortulanus >» ourtoulan, ourtouran 
(Var), Ourtalan, Ourtala (1.), in apr. ebenso, in afrz. ortelain 
= jardinier (vieux). Im Dp. Gard Horloux, Ortoli 123g, 
Hortols 1517; im selben Dp. auch viele Les Horts \ in Nord- 
frankreich gewöhnlich Jardin als ON. 

710. Zu O Ilarias > Ollüres (Rhone) von olla gesellt sich 
*01lariacum: im CBai. Doleirac, Dolerias, Adolerias viel- 
leicht. Die heutige Entsprechung fehlt. 

711. Petra: i. *petrosus: '^Perosan (Ain); vgl. bei DV2 
Petrosa villa (a. 498). 2. petrula: *Peyrolan (Gir.); vgl. Petro- 
lianum villa in comun. Agatensi a. 972 bei DV5; und PeyroUes 
(Bouches- du -Rhone, Gard, Aude, Tarn); bei MLstral Peirolo, 
Peiroro (m.) rom. Peirola. S. bei DV- Petrolae, villa in Re- 
densi (a. 889) j. PtyroUes (Aude). 

petra (oder Petrus) + ascus: ^Peirachc (Rhone); ^Parrache 
(H.-Alpes); *Pierache (Vosges); vgl. noch '^Pierrascas (Var). Pe- 
trasca -\- anus: Peyrasca7ies (Her,), 1303 Mansus de Peyrascanas. 
Mit -usca: *Pey röche (Ardeche, Puy-de-D6me). 

712. Pradaches (Dord.), locus vocatus las Pradachas, darf 
man mit pradesco, pradasco (quere.) bei Mistral „prairie au 
bord de l'eau, pre palustre" vergleichen; also > pratasca. Auch 
mit -ing: praden, pradcnc (1. g.) -enco. 



222 

713. Zu vielen Riparias >> Rivüres stellt sich mit -acum: 
Rihirac (Dord.), Castellum Ribairac lo. Jahrb., (Raimundus de) 
Ribeirac 1180; in Ro. gase, domus Ribperiaci. ^ Ribty raguel 
(Dordogne). 

714. Silva: Silvacus villa bei DB VII; *Servas (Ain), Silva, 
Serva 15. — 16. Jahrh. Desjardins Geogr. de la Gaule rom. S. 436 
„le Silva cum, ou district forestier du Laonnais et du Parisis", 
wo deutlich wird, dafs hier silva vorliegt. Hierher: Soubac (B.-Pyr.), 
Lo Sobac 1487; Las Soubacs; Le Soiibayet (Bach); vgl. im 
selben Dp. Le Soiibestre <^%\\\&'s>\x\'s,, Saubeste 1188, Sobeste 
1576, Soubeste 1409 und Sobamea j. Äzz/t'c^;«/«? << silva me- 
diana; Soobagnos j. Sauvagnon < *Silvanione; dann ^Sauvas 
(Ard^che); *Sauvai (Cantal). 

715. Solacura, Solacensis S. Mariae eccl. (DB IX) j. Solac; 
mit -anum: Solan (zweimal Gard) -< Solanum 1207 scheinen zu- 
sammenzugehören. Bei DV5 noch Solanum boscum in p. Tolozano; 
Solanum villa in com. Tolosano j. Soula (Ariege). In Ro. gase. 
Solako, Solak (villa de) j. Sou/ac (Gir.). Es dürfte „solum" zu 
Grunde liegen. Sola kommt als ON auch vor: Soule, Sole, 
Seule, Syule (Homines de) j. Soule (B.-Pyr.) in Ro. gase; vgl. bei 
DV5 Solaticum in com. Rutenieo j. Soidages - Bonntval (Ariege). 
Solaria bei DV.2 presidium regium in Arelatensi a. 822; dazu ON 
Soiilaire (JNIaine-et-Loire) ; Soulaires (P2ure-et-Loire) ; Soidieres (Marne) ; 
Souliere (Corr.); SouUe (Her.); als Pendant dazu mit -acum: ^Soii- 
larac (Ariege); ^Solerieux (Dröme). S. Körting S. 884 sölärium 
prov. solars, soliers „Stockwerk, plattes Dach". Zur Bedeutung 
des ON dürfte besser solum „ Grund , Boden , Bauplatz " 
passen. 

716. Zu salarius Körting 8278 wird vielleicht Salerans (H.- 
Alpes) gehören. Es ist belegt: 11 78 Salaranum, Salarani 
14. Jahrh., Salaroni 1408, aber merkwürdigerweise 1125 Eccl. 
Salardani, was mir nicht verständlich ist. 

717. Teulana j. Tau/ainic (B.- Alpes) in CIM geht vielleicht 
auf *tegulanum von tegula zurück; vgl. zwei Ortschaften Te- 
gulata in Itinerarium Antonini. 

718. Tab er na erscheint in der französischen Topographie 
sehr häufig; s. Taverne; vgl. auch Zabeni in Elsafs. Hierher mit 
-useus: Tavernost (Ain), belegt 1344. Auch in Italien: Tavernasco 
in der Provinz von Mailand. Auch mit -acum: *Taverny (Seine-et- 
Oise); '*Tavernay (Seine-et-Loire) ; "^Tavernat (H.-Loire). 

719. Urbanus kommt hier und da in ON vor: Orbana, 
villa eccl. Lugd. a. 878 bei DB IX. Dieselbe Ortschaft heifst auch 
Urbana a. 85g bei DB VII; im Dp. Tarn. Orban. Im CS villa 
Urbana j. Ville-Urbane (Rhone). 



223 

720. Zu VercMres (Rhone, Saone-et-Loire, Manie-et-Loire) 
ist als ein Pendant Verchery (Rliune) aufzufassen, belegt im CL 
Verchireu, Verchayreu 13. Jahrh. Vgl. bei Puytspelu varcheri 
= „dot, part d'heritage"; in den Urkunden vircaria im CV = „terre 
pour le betail, metairie" (Du Gange VI, 8964), was für die Be- 
deutung des ON besser pafst. 

721. Wie pagus — paganus, so vicus — vicanus: bei 
DV.2 noch Vicanum in Vivariensi (a. 950); Le Vigan (Gard) locus 
de Vicano 1050; es ist möglich, dafs hier vicanum volksetymo- 
logisch an Stelle von Avicantus (Inschrift v. Nimes) angetreten. 
Der ON heifst 542 Civitas Arisitana. Dann Paroisse-du-Vigan 
(Gard) Vicano 1462; Vicanum vicaria in Leraovicino bei Deloche. 
Auch vicus allein kommt im ON vor: s. Mistral. 

722. Vigneras (Dord.) Vinhayrac 1320 < ^vineariacum 
von vinearia. 

723. Germ, warda wird vorliegen: Guardana, Gardana 
im CM j. Gardanne (Bouches-du-Rh.); vgl. Garde ebenda; dann 
Guardiola im selben cartulaire. 



F. Adjektiva. 

724. Albus: (Guillelmus de) Alba in Bigorra (in Tabulae 
ceratae a. 1308), vielleicht j. Haiihan (H.-Pyr.). Am häufigsten 
finden wir albanus mit montem: Zwei Montaiiban {DiC-imG); Mont- 
auhan (Basses-Pyr.) , Moniauhaji (Tar.-et-Gar.) . drei i]/(9;;/a«/'ö// (Dord.), 
und es entspricht Mojitblanc in Nordfrankreich, aber auch in 
Südfrankreich Montblanc (Her.), welcher aber 1197 Monsalbus 
hiefs. Blofs Allan im Dp. Tarn. 

725. Altus: Lcs Autanes (H.-Alpes) Altana 739; Autane 
(H.-Alpes, Dröme [Altana 805]). 

726. *P'oranus von foras: Sigurei-Foran (H.-Alpes); Le Bois- 
Foiiran H.-Alpes); Champ-Fouran (H.-Alpes) Campus Foranura 
1232, 1232 Rivus campi Forani; Champ-Foiira (H.-Alpes); Fonl- 
Fourane (H.-Alpes); Fonran (zweimal PI. -Alpes); Foiiranne (Dröme); 
Oräas (B.-Pyr.) Oras im 13. Jahrh.; vgl. forain. 

727. Jaiinac (H.-Pyr., Ard.) wird zu anderen Jaiilnay (Vienne) 
bei Longnon Gelnacus im Zusammenhang stehen. Im Dp. Drome 
Faiiconicrcs , früher L'Eissartaria de Jalnac, lo Mas de Jaunac 
12. Jahrh., Jonac 1509. Vgl. gel na cum in Vita Leodegarii et 
Girini 4. 68. Daneben besteht auch Gelon-acum O. j. vielleicht 
Gelcnard (nach Holder I, 1895 im Dp. Saöne-et-Loire). Vielleicht 
darf man in oben erwähnten ON die Syncope sehen. Man ver- 
gleiche damit Gellona (Herault) j. S.-Gtiilhcin-lc-Dcsert\ *Gillonay 
(Isere); Gillorgues > Gellonicus (Aveyron). Dann Gelli O. j. 



224 

Gilles (Eure-et-Loire) ; dazu vielleicht *Gt'Iay (Rhone), *Gelat (Ariege, 
Puy-de-D6me) , ^Gilky (Doubs), dann viele Gil/y. Mit diesem ON 
vergleiche man gel los „braun", gegenüber sl. zelenü. 

728. Medius: medianus: Myans (Savoie) im CGr. Meianes, 
Meians, Mea. Mians, Myani belegt. Medianus kommt gewöhn- 
lich in Verbindungen mit Appellativen vor: *Sau?nejan (Lot-et-Gar.) 
<; Silva m. Das Auslauts-a ist wahrscheinlich nach Analogie anderer 
-anum verloren gegangen (?) Sarre7nezan (H.-Gar., Lot), Sarre- 
migeane (Aude) >• *serra mediana; Mas mejean (Ardeche) << 
mansus m.; Sauvemea (B.-Pyr.) 1373 Seubemea, Saubemeaa 
1385, Sobamea 1538, Souba mea 1548 <; silva m. Andere 
Mediana -US sind: Mtjean (Bouches-du-Rhöne); '^Mejeanne (Ardeche), 
La Mea7inc (Corr., H,-Loire); Les Meatis (H.-Aipes). Auch viele 
podium medianum; auch podium medium: zwei Le Pty-Mey, 
aber 1460 de Podio Meya, Pey Mie 1339, Podio Meya, Pey- 
my (alle im Dp. Dord.). 

729. Raugiacus villa in p. Lemovicino et in vicaria As- 
nacensi seu Asinacensi sita 841 in OB; dann Rogiacus ager in 
Com. Viennensi 964 im CV; Roujan (Her.) castellum de Royano 
1059, Rogianum 1172, Roganum 1258 werden wahrscheinlich 
zusammengehören. Es könnte hier vielleicht *Raudiacum bezw. 
*Rodiacum -anum vorliegen; vgl im Lat. raudus, rödus, rudus 
(ein gall. Lehnwort im Lat. nach Kretschmer). Vgl. Raudii campi 
bei Vercelli in Piemont. Hierher dürften noch folgende ON ge- 
hören; *Royas (Ardeche, Isere), Royat (Ariege, Puy-de-Dome [im 
Sp. briv. 1401 Royac]). Mit -anum: *Royan (Char-Inf.); Les 
Royannez (Drome); in diesem letzten Dp. sehr viele Le Roy ans — 
Roianum 1040, Roins 1523, Les Roions, villa Roioni 970, 
dann sechs Royannais. Im CC Roianis j. Roanne (Loire). Le 
Royans (Drome, Isere), Roianum, pagus Roianensis 1040, Roi- 
num 1086; Roias 1 100, Terra de Roanis 1332; St. Jean-en- 
Royans (Drome) — Villa St. Joh. de Roins. Im CL Campus Roian 
(13. Jahrb.); und (Girardus de) Roieu (miles) < *Rodiacum. Vgl. 
noch im CM eccl. de Rodanis j. S. Jean (Var). Prov. roia, 
roga geht vielleich auf rodia nicht rubea. In Betracht kommen 
noch Roius Schulze 194 und *Rodius, erschlossen aus Rodienus 
und RoDiONius, Schulze 222. 

730. Vicinus kommt sonst in ON ziemlich häufig vor. Mit 
-acus: Vicinacus vicus bei DB XI j. Voisin Heu dürfte nur Latini- 
sierung für '• vicinus locus sein, aber in Veseyiex (Ain) belegt de 
Vesinai, Vesinex, Vesenay seit 1228 (hier In > an; zu be- 
merken ist, dafs die Dissimilation I-i^e-i demnach älter ist als 
In > an), wird in der Tat *vicinacum vorliegen; vgl. noch Vesignin 
(Ain) < vicinianum. Daneben zeigen aber im Arch. Dauph. II 
Visignie, Visinef (terra de) 1319 }xnd*Vicignai (Ain), wenn sie 
hierher gehören, andere Behandlung. 



225 



731. Viridis: * Verdau (Savoie); dann vieUeicht in Castera- 
l-erdusan (Gers) < *castellanum viridosanum. 

Hierher mit -ascus: viele Verdache, Verdaches (Basses -Alpes)- 
vgl bei Flechia S. 72 Verzasca\ vgl. Appell. Verdache bei Mistral 
und verdasca im Sp, u. Port. 

, l^?'- *Voiiydane (ein Wald im Dp. H.-Alpes) geht vielleicht 
aui - Vocitana zurück. Im Savoy. vocitus > vouide, voade 
(vgl. Brächet, Dict. savoyard). 



Beiheft zur Ztschr. für rom. Phil. II. 



Anhang. 



733. Zu Jarsy (Savoie) S. 14 Z. 6 gesellen sich noch folgende 
südfranzösische ON: Jarcieu (Isere) , in Arch. dauph. apud Jarseu 
(14. Jahrh.), Le Gassac (ein Bach im Dp. Herault), belegt 1122 
usque ad Garciacum et ad flumen Erauris, schon 1173 Molen- 
dinum de Gassac. Hierher ist wahrscheinlich auch S. Petrus de 
Guarciaco, ecclesia in Tholosano (a. 9Q7) bei DV zu ziehen, wofür 
aber moderne Entsprechung fehlt. Man vergleiche noch Jarzi- 
acum >> Jarze (Maine-et-Loire) bei Longnon, Gerzati (Char.-Inf.) 
und (Petrus, Vitalis) Gassiat in Ro. gase. Es liegt sehr nahe, in 
allen diesen ON den beliebten spanischen EN Garcia, welcher in 
Ro. gase, massenhaft vorkommt, zu sehen. 

734. *Bracariacum ist in zwei sicheren Beispielen vertreten: 
Bragayrac (H.-Gar.) und Bergerac (Dordogne), welch letzteres 
jedenfalls unter volksetymologischer Anlehnung an berger entstanden 
ist. In Ro. gase, ist es als Brageraeo, Brageriaco, Bragerac, 
Bregeraeo, Brigeraco, Brugeraco villa (13. Jahrh.) belegt, 
ebenso im CSai. II Brageiraco. Mit der Grundlage vgl. bracarius 
„ Hosenfabrikant ". 

735. *Blotonnay (Ain), belegt als Bletonnay, Blotonee, 
gehört zu anderen zwei *Blttonnay (Ain), *Le Bletonnet. \A'ir wissen 
nicht sicher, ob hier -aeus vorliegt, da -etum ebenso gut möglich 
ist. Der ON hängt wahrscheinlich mit den bei Mistral angeführten 
Appelativen „bletouno" = bagouette, petite gaule, bletounet = bois 
de melezes, dans les Alpes, zusammen; vgl. dazu noch bloto = 
chenevotte, tige de chanvre tille, en Forez mit Blote (Holder I) 
auf den Merowinger Münzen j. Blot-VEglise (Puy-de-D6me), Wäre 
vielleicht nicht möglich, alle diese Wörter, da sie ja tt verlangen, 
mit dem bei Marcellus medicus überlieferten Pflanzennamen blut- 
thagion, vorausgesetzt natürlich, dafs -agion ein Suffix ist, in 
Zusammenhang zu bringen? 

736. Buciniacus villa pertinens ad monasterium Crassense 
(a. 876) in einer Urkunde Karls des Kahlen (DB VIII) ist vielleicht 
mit Buziniacus villaris in p. Petrae Pertusae identisch und ent- 
spricht vielleicht dem modernen ON Bouzignac (Aude). Vgl. noch 



227 

Businiaca villa in Polyptyque de S. Arnaud und Bucinus Portus 
bei Holder I. Hierher dürfte mit -anicus gehören: Buzignargues 
(Her.) so 1625, aber der Beleg eccl. S. Stephani de Bezanicis 
1095 scheint hierher nicht zu gehören. Bei DV haben wir noch 
Buzinacum villa in com. Petrae Pertusae (a. 860). Die Belege 
sichern uns -c-; vgl. daher Ad-bucillus. 

737. Zu Blariacum j. Blerik an der Maas (Holder, Longnon) 
gesellt sich in Südfrankreich Blairach (terre des environs de Pont- 
l'Abbe). 

738. Zu S. 151 Z. 4. Bn'vezac (Corr.), belegt in CB Briva- 
ciacum in vicaria Asnacensi, bei DB Vll Brivaciacus fundus in 
quo cellula Afrensis, dann bei Leroux, Documents sur Marche 
Brivasac, Brivasaco, Brivazac. Die Belege sichern uns also 
*Brivatiacum, Dies Etymon ist dann mit Brivatiom auf der 
Inschrift aus Vieux-Poitiers und mit Brivates > Brive (Loire-Inf.) 
zu vergleichen. Des weiteren ist nicht zu vergessen, dafs sich 
Brivate > Brioude (H. -Loire) zu Brivezac, da sie ja nicht weit 
von einander entfernt sind, wie Chatuzange (Dröme) zu Chatuse 
(ein Bach in demselben Dp.) verhalten könnte. 

739. Aus ^'Barciignan (Gers) und *Barciignas (H.-Gar.) dürfen 
wir vielleicht auf das Vorhandensein eines EN *BarcuniüS schliefsen; 
vgl. Quenvendani fili Barcuni bei Holder I. 

740. Zu Basiüs CIL V, 4858 wäre als Ableitung *Basinius 
denkbar (vgl. Basinus, Basina, nach Holder I fränkisch); dazu 
Basigtian (Gers). Hierher vielleicht auch Basellanum, eine Ort- 
schaft, erwähnt im CM; vgl, Basila bei Holder I. Mit Basius 
vgl. '^Bayzan (Ardeche). 

741. *Barbanus kommt häufig in den ON vor: Barban 
(B.-Pyr.) Barbaa 1400; Berbäa (B.-Pyr.); Barban (H.- Alpes); 
Champ-de-Barban (H.-Alpes); Puybarban (Gir.) , in Ro. gase. Pugs- 
barban << podium b. 

742. Mit Batiana j. Mirmande (Drome) auf der Tab. Peu- 
tingeriana Holder I, 359 ist mit -acum *Bazac (Char.) zu ver- 
gleichen. 

743. ChauJeyrac (Lozere), belegt im CM Caldayracum, 
* Chaudeyrac (H,-Loire) und *Cauderan (Gir.) gesellen sich zu vielen 
anderen Chaudüres < Caldarias, Caudih (Pyr.-Or.). 

744. Zu Crauna, Cravana j. Craonnc (Aisne) bei Holder I, 
vgl. noch dazu Craon (Cher, Mayenne, Vienne, Marne); Cravan 
(Ch.-Inf.), und viele Cravant, gesellt sich mit -acum: Craoniacum 
castrum in pago Petragor. (DB X), wahrscheinlich identisch mit 
Crognac (Dord.), welches als Craoniacum, de Craunhac 1285, 
Croynak 1348 belegt ist. Hängen alle diese ON mit cravum 
„ager lapideus" zusammen? 

15* 



228 

745. *Caizac (Aveyron, Cantal); ^Quizac (Cantal, Lozere) 
gehen vielleicht auf *Casiacum zurück; vgl. den Beleg villa de 
Casiaco 1176 für Chasey (Ain), was übrigens nicht ganz stimmt. 
*Casius wäre ein Symplex zu Casillus (s. S. 163). 

746. *Dilhac (Cantal) und '^Dillanges (Corr.) hängen wohl 
zusammen. Vielleicht liegt Dellius CIL III, 2921, i6g zu Grunde. 

747. Zu dem auf den Merowinger Münzen belegten Dari- 
aco j. Dierre (Indre) bei Holder I gesellt sich in Südfrankreich 
Dairac (Chatelaine de Barbezieux) in CBai. Damit vgl. noch 
Dirac (Char., Char.-Inf.) und Dariac (Tarn -et -Gar.). Es ist viel- 
leicht an ir. dair, cy. dar pl. deri wie in *Darimagos > Dermagh 
(Irland) zu denken. 

748. Zu Dänare Nr. 628 gesellt sich noch vielleicht ^Dou- 
merac (Char.). 

749. Für zahlreiche Fontana > Fontaine, Fontan, Fontaines, 
Fontains, Fontans, Fontanes brauche ich wohl keine Belege anzu- 
führen. Es gibt aber noch Ableitungen davon: *Fontanat (Puy-de- 
Döme, -acus?) und mit -icus Fontanges (Cantal). 

750. Jujiirieiix (Ain) ist in CS als Jusireus, Jusireu, Ju- 
siria, Jusirieu belegt. Guigue in seinem Dictionnaire bringt 
noch folgende Belege: Prior Jusiriaci, eccl. Juseriaci, de Juy- 
siriaco (seit 1141). Die Ortschaft dürfte sehr alt sein; es sind 
da auch Medaillen von Aurelian, Faustina und Gordian gefunden. 
Das zweite j des modernen Namens wird wahrscheinlich auf ^'s^' 
zurückgehen und nicht auf ^c^, wie roje •< rosarium, cerije gegen- 
über soze >> salice, puze > pulice, vesin, luiza > lacertam, wovon 
aber ijö >- avicellum, s. Philipon Patois S. 32 eine Ausnahme macht, 
zeigen. Es wird also ein Jus(e)iriacum zu Grunde liegen; vgl. 
damit Jusiers ( Seine- et -Oise) und Jusiacum villa in Burgundia 
(in „Ex Chronic© S. Benigni Divionensis") bei DB VII. Der Name 
ist vielleicht germanisch ; vgl. bei Förstemann 2 Jusirihc und Jusila. 

751. Zu S. Q5 Nr. 169. Für Liniacum habe ich folgende 
Vertretungen: Pard. dipl. t. 2 p. 423 hat eine Ortschaft Liniacus, 
dann in Vita Humberti 2, 13 Liniacas (s. Holder II). In den 
modernen ON ist es weit verbreitet: Ligneux (Ain), belegt als 
custos Ligniaci, Lignei, prior de Ligneu, Lignieu; ganz un- 
verständlich ist mir der Beleg Lehennacum, vielleicht hat er mit 
diesem ON garnichts zu tun. Bei DB VI Liniacus villa in pago 
Meldensi (a. 839), dann Liniacus villa monasterii S. Vedasti 
(a. 890), vielleicht derselbe ON ^Lignac (B.-Pyr., H.-Vienne); Lignat 
(Puy-de-D6me). Auch *Lin-acum scheint vorzukommen '^Linac 
(Lot); * Linas (Gir.); vgl. *Linay (Ardennes) und Linogile villa 
(a. 884), villa Linonis j. Lignon, was sicherlich in *Linionis, wie 
Holder II, 237 auch tut, zu korrigieren ist, aber auch Linon (Lot, 
lile-et-Vilaine). 



229 

Auch in ON mit -anum: Lignan (H^r.) Lignanum 1187, 
Linha 1384; Lignan (dreimal im Dp. Gironde); Lignarie (Bouches- 
du-Rhone, Dröme). 

Diese ON könnten mit lat. llnura zusammenhängen, denn alle 
ON stimmen in der Länge des i überein. Davon abgeleitet ist 
*Linariacum >> Lignerac (Corr,), in CB als Linairac belegt, wo 
man also die Übertragung der Palatalisation sieht. Ob dasselbe 
auch viele heutige Lignüres, Lignerolhs, Li'gneron, Ligneroux (Corr.) 
zeigen, soll dahingestellt bleiben; vgl. jedoch Linerolus villa in 
Chronicon S. 13enigni bei Holder II und Linard {Creuse, H.-Vienne, 
Char., Lot). Doch kommt Linarius auch als EN vor; s. CIL VIII. 

752. Lamairac (Char.); Lainer ar (Char.), belegt in CBai. als 
Lamairac, Lamarac, Lamariaco (villa, eccl. de). Man könnte 
hier an eine Ableitung *lamaria von lama „Sumpf, Morast" denken. 
Vgl. noch Lamassac (zweimal, Lot-et-Gar.) und Lameyrand (Puy- 
de-D6me), belegt in Sp. briv. Lacmayras, Lacmaira. Wie ist 
hier Lac- zu beurteilen? Dagegen LJmayrac (Aveyron); Limerac 
(Char.); Limeyrac (Dord.); Limeyras (Dord.) gehören wohl zu 
limarius (Georges) von llmus „Kot, Schlamm". 

753. Für podium medianum S. 224 Nr, 728 habe ich 
folgende Beispiele: in CM pogium medianum in territ. Bruniolae, 
nach Guerard jetzt vielleicht Merjajts (Var), was nicht stimmt; 
Puech-Mtjan (dreimal Gard), 1144 Podium Meianum. Vielleicht 
ist Pied-Mijan (ein Berg im selben Dp.) nur eine nordfranzösische 
Verunstaltung. Peymean (Dröme); Pänea (Dröme) 1640 Peu Meyan. 
Medianus kommt noch in folgenden Verbindungen vor: Mons 
median US bei Deloche j. Miege-Mont (Corr.), also medius allein, 
vgl. Peymieiix (Dröme) in Pediomyen; Peymce (Dröme); Campus 
medianus: Camp-Mejan (Gard); Champ-Mean (H.-Alpes), belegt 
schon 1343; und Chamian (H.-Alpes) belegt 1343 Campum me- 
dianum; *calama mediana: Chaumiane (Dröme) i486 Calma 
Media; Chomeane (Dröme) 1169 Calma Mediana; rocca m.: 
La Roche-Meane (zweimal H.-Alpes); pratum medianum: Pre-Mian 
(H.-Alpes); costa m.: Cote-Mianne (zweimal, Dröme) 1413 Costa 
Mediana; Coste-Müane (H.-Alpes); und zuletzt Clos-Mejan (Gard). 
Zu serra' m. sei noch nachgetragen: Ära/«/«;? (Dröme); Serrcynean 
(dreimal, Dröme); Sermean (Dröme); Sarrameyan (B.-Pyr.). Zu 
medianum, -a sei noch envähnt: Mejan (dreimal, Gard); Lac- 
Mezan (H.-Alpes) und im selben Dp. vielleicht auch Mazan ; Mejan 
(dreimal, Herault); Le Mian, Les Mcans (beides im Dp. H.-Alpes); 
Le Mehan (H.-Alpes); Le Mian, La Miane, Les Miancs (alles im 
Dp. H.-Alpes); Mian, Les Miannes (beides im Dp. Dröme); Mian, 
Mians (Dröme); dann bei DB Mediana, Medianum, locus in 

' Vgl. sp. Sierra = Berggegend, Gebirgskelle; in .südfianz. ON noch 
Nerpol-et-Serre (I?ere); Serre-Potily (Diöme). 



230 

p. Rossil. Milieu (Lere) wird schwerlich zu Nr. igg gehören, da 
Chevalier einen Beleg ad Mediane 1036 — 1050 hat. Es wäre 
merkwürdig, wenn sich die Belege Mediana, Mejane, Mejana, 
Maiane nach Guerard auf MaiUannc (Bouches-du-Rhone) bezögen 
(s. dagegen S. 102 Z. 3). Diese Belege dürften sich vielmehr be- 
ziehen auf Mejean (s. S. 224 Nr, 728), eine Ortschaft, welche in 
demselben Dp. liegt. Hierher vielleicht noch Lamijeanne (Aude). 

754. '^Margaillan (H.- Alpes) ; *Margaillan (Bouches-du-Rhöne) ; 
Margallana in CM, welchen Beleg Guerard auf Magnanc (Basses- 
Alpes), mit Fragezeichen allerdings, bezieht, und Marguliagum, 
villa in territorio Biterensi (a. 842) bei DV sind wohl mit dem 
Appellat. margal, margau, margai, mirgalh (bei Mistral) in Zu- 
sammenhang zu bringen. Dazu vgl. Margalier (Gard) mit mar- 
gaieiro, margalheiro „c-hamp oü le raygras abonde"<*marga- 
liaria. Der Beleg bei DV ist mit margoui, margoul „plongeon, 
grebe, oiseau", margouio, margoulho „castagneux, oiseau" zu 
vergleichen. Mistral hat noch Margoye (monticule pres de L'Isle, 
Vaucluse). 

755. Der Herausgeber des Dict. top. du Dp. de Gard hat 
die Belege für Mo7jteirargiies , Montezorgues und Montezargiies ganz 
vermengt, i. Monteirargiics (Gard) ist bei ihm 1345 als (A. de) 
Montusanicis belegt, 1474 aber Monteyrargues; 2. Monte- 
zorgues (Gard) erscheint 124g Montissanicis und 1277 dreimal 
als Montusanicis; 3. Montezargucs (Gard) Montairanicae. Der 
zweite ON durfte -onicus enthalten, die anderen -anicus. Der 
erste Bestandteil des ersten ON erscheint auch sonst in der süd- 
französischen Toponomastik: Montayrol (Lot-et-Gar.) ; mit -acum 
vielleicht in Montareu in Doc. in^d. j. Montarieiix (Ain). Vgl. 
damit die Appellativa mounteyrou, mountairou „petit monceau, 
tas, amas" bei Mistral. Der zweite und der dritte ON dürften 
dieselbe Etymologie haben. Mit dem Belege Montusanicis 
können wir auskommen, wenn wir an ü und an Consorannis> 
Couserans denken. Doch auch Les Monthes 1381 Monthesiae 
sind vorhanden. 

756. Zu Perpignan (Pyr.-Or.), welches auch, wie schon S. g 
gesagt, bei DB auch als Perpiniacum erscheint, gesellt sich noch 
Perpignan (Gard); mit -acum vielleicht Prepigneux (Ain). 

757. Zu Rupiacum in Vita Haduindi j. Le Rocher (bei 
Holder II) bringe ich mit -anum: in colle Rupianum (a. 563) in 
„Ex vita S. Teuderii Abbatis Viennae" (DB II). Rupianus ager 
in CM, wofür Guerard auch Rubianum planum bringt und es 
mit Ronhian identifiziert, wird eine falsche Latinisierung sein. Mit 
Rupiacum vgl. noch Rochacum und Ropago im CBr. *Rupiüs 
ist nicht belegt, ist vielleicht aus Rxrpii.ius CIL IX (und Georges) 
zu erschliefsen. 



231 

758. '^Rouveirac (zweimal, Gard) wird mit vielen La Rotiveyre 
(Ard., H. -Loire); Rouviere (B.-Alpes, Ard., Gard, Lozere), Les Roii- 
vieres (Tarn, Var) entsprechen: *rübariacum von rübus. 

759. Rovoiranicae villa in Rutenico (a. 865) bei DV ent- 
spricht vielleicht dem ON Rauret (Gard) Roveretum und Rovereto 
(Südtirol): < *roborianicae. 

760. Mit Caerelliacum > Erlach, Cerley s. Meyer-Lübke, 
Einführung 124 dürften folgende südfranzösische ON zusammen- 
hängen: Sereilhac (H.-Vienne) in Chronique de St. Martial Saralhac, 
ebenso bei DB XXI, Sirillac (Corr.), Sereillar. (Dord.), welches im 
13. Jahrh. merkwürdigerweise Ceraules heifsen sollte; mit -anum: 
Sereillan (Gir.). ]Mit vortonischer Synkope vielleicht Sarliac (Dord.), 
1220 St. Petrus de Sarlhac; S. Blaise-de-Sarlhac (Puy-de-D6me) 
in Sp. briv. Sarlhac, Sarlhaco 1293. Vgl. »SarA?/ (Dord.), belegt 
als Sarlatum in späten Urkunden. Über er >&g