Library of the University of Toronto CT 2 2A#4277 Digitized by the Internet Archive in 2010 with funding from University of Ottawa http://www. archive.org/details/histoirenaturel04lama « d< ast4 { LL L2 : LU Ü » L D - A . nf 2 S "M" la re He L 5 : ï œ er Le FA L] AE T ru HISTOIRE NATURELLE DES ANIMAUX SANS VERTÉBRES. DE L’'IMPRIMERIE pAserz LANOE, RUE DE LACHARPE, N.0 75. HISTOIRE NATURELLE DES ANIMAUX SANS VERTÈBRES, PRÉSENTANT LES CARACTÈRES GÉNÉRAUX ET PARTICULIERS DE CES ANIMAUX, LEUR DISTRIBUTION, LEURS CLASSES, LEURS FAMILLES, LEURS GENRES , ET LA CITATION DES PRIN- CIPALES ESPÈCES QUI S'Y RAPPORTENT; PRÉCÉDEZ Dp'uxE Inrropucrion offrant la Détermination des caractères essentiels de l’Anumaï , sa distinction du végétal et des autres corps naturels, enfin, l'Exposition des Principes fondamentaux de la Zoologie. Par M. ze Cuevaurer DE LAMARCK, Membre de l'Académie Royale des sciences de Paris, de la Légion d'Honneur, et de plusieurs Sociétés savantes de l’Europe ; Pro- fesseur de Zoologie au Muséum d'Histoire naturelle. Nihil extià naturam observatione noitum, TOME QUATRIÈME. PARIS, $ DETERVILLE , Libraire, rue Hautefeuille, n. 8. CE k ( VERDIÉRE, Libraire , Quai des Augustins, n.° 27. 112417 Mars. — 81". ES ‘ 8x DA: Part ta à fakes ZOAMUA É + ne TrAaŸ TE sÙ : - L È : _ *, . "+ 4 a L PR : [ | (yon TR TA TJt12790 ecairas eux : | # hi APORREN LANDIS ; do Ta Tri AIS TI XDAMTE à | t _A tait CET CUITATE) J 1 L'n AE na PHUAS , 2.3 127 L E : TPE TAU FA FEU LEE RE RLPA AM = or be oo Ù | | : tata AN [ ‘ | x , dé de Cents M Met tPLE v2 à, lannpA'l ob ile:tneszs. 186254 qu Aoitisognci |, ntitiré clsrrasee ep esrion pe: siens i-80. 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Leurs antennes vont en s’épaississant de la base vers le sommet, de manière à former, dans la plupart , nne mas- sue allongée, prismatique ou en fuseau, et terminée, soit par un filet court, soit par une pointe arquée et crochue. Mais les sphingides tiennent aux lépidoptères nocturnes en ce qu'ils ont leurs ailes horizontales ou en toit dans l'inaction , et qu’à la naissance des ailes inférieures, il y a un crochet subulé qui va s’insérer dans une boucle de la base des ailes supérieures. Tome IF. £ ANIMAUX D Dans ies sphungides , les ailes supérieures sont pres- que toujours plus grandes et plus longues que les infé- rieures. L’abdomen est conique et nu dans les grandes espèces ; il est obtus avec une brosse dans les petites. Cette famille comprend huit genres qui paraissent très-distincts et que je divise de la manière suivante. - DIVISION DES SPHINGIDES. [1] Antennes bipectinées , soit dans les deux sexes, soit seulement dans les mâles. Stygie. Procris. {2] A ntennes simples dans les deux sexes. ne (a) Palpesgréles, barbns ou hérissés,_ Zygène. Sésie. ; Macroglosse, (b) Palpes larges; très-écailleux. | (x) Troisième article des palpes peu distinct, Une corne caudale sur le dos de la chenille! Sphinx. Smérinthe. ( x x) Troisième article des palpes très-distinct. Point de corne caudale sur le dos de la chenille. Castnie. SA GIE (Stygia.) Antennes bipectinées dans les deux sexes, à sommet nu. Deux palpes triartculés. Trompe plus ou moins distincte. SANS VERTÈPRES: 3 Ailes oblongues, en toit. Port des zygènes. Antennæ in utroque sexu bipectinatæ ; apice im- berbi. Palpi duo triarticulati. Proboscis plus minusve distincta. ÆAlæ oblongæ , deflexæ. Habitus zygœnarum. OBSERVATIONS. Sous la dénomination de s{ygie, je réunis les aglaopes, les glaucopides et les stygies de M. Latreille. Toutes ces sphingides ont le port des zygènes, et les antennes bipecti- nées dans les deux sexes, En cela, elles se distinguent des procris dont les antennes ne sont bipectinées que dans les males, ESPÈCES. 1. Stygie polymène. Stysia polymena. S£. nigra ; alis maculis luteis : anticarum tribus ; posti= carum duabus ; abkdomine cingulis duobus coccineis. Zygæna polymena. Fab. Sphinx polymena. Lin. Glaucopis. Latr; Habite en Chine, 2. Stygie dos-bleu. Stygia augé. St. sanguineo cæruleoque varta, Llateribus sanguineo pi: losis; alis fenestratis, postice nigris. Zygæna auge. Fab. Sphinx auge. Lin. Habite en Amérique, sur le parthentum. 3. Stygie argynne. Stgia arzyÿnnis. S£. alis virescenti- atris : maculis aureis, poslicis fuseis bast aureis. Zygœna argynnis. Fab. Habite au Brésil. 4. Stygie malheureuse, Stygia infausta. SL. alis fuscis : posticis interne sanguineis: Lygœna infausta, Fab. 4 ANIMAUX Engr. pap. d'Europe. pl. 103. neo 152. Aglaope. Latr. Habite l’Europe méridionale, 5. Stygie australe. Stygia australis. St. luteo fulvo fuscoque varta : ano barbato. Stygia australis, Latr. gen. crust.etins. 1. tab. 16. fig. 4-5. Habite dans le midi de la France. PROCRIS. (Procris.) Antennes bipectinées dans les mâles ,simples ou un peu velues dans les femelles , avec le sommet nu. Deux palpes écailleux. Ailes en toit. Antennæ masculis bipectinatæ , feminis simplices vel tantum subhirtæ : apice imberbi. Palpi duo squa- mali. Alcæ deflexeæ. OBSERVATIONS. Les procris, de mème que les stygies, tiennent aux zygènes par leurs rapports, et sont remarquables en ce que leurs antennes sont bipectinées, au moins dans les mâles, ainsi qu'on le remarque ici. Sous cette coupe, je réunis les procris et les atychies de M. Latreille. Les premieres ont les ailes longues et les palpes non velus, ne s’élevant pas au- dela da chaperon; mais les secondes ont les ailes courtes et des palpes très-velus, qui s'élèvent davantage. ESPÈCES. 1. Procris du statice. Procris statices, P. viridi-cœrulea ; alis posticis fuscis. SANS VERTÉBRES. 5 Sphinx statices. Lin. Zygœna statices. Fab. Procris. Latr. La turquoise. Geoff. 2. p. 132. Habite en Europe, dans les prairies. 2. Procris du prunier. Procris prunt. P.viridi-cœrulea ; alis posticis nigris. Zygæna pruni. Fab. Engram. pap. d'Europe, pl. 103. n.o 151. Habite en Allemagne , et aux environs de Paris. Antennes simples dans les deux sexes. ZYGÈNE. (Zygæna.) Antennes simples, courbées en cornes de bélier, ren- flées en massue pointue vers son extrémité. Deux palpes pointus. Ailes en toit : les supérieures oblongues. Larve dé- pourvue de corne. Chrysalide dans une coque. Antennæ in utroque sexu simplices, clav& apice subacuté terminatæ , cornua arietina incuryalione si- mulantes. Palpi duo acuti. Alæ deflexæ : superioribus oblongis. Larva cornu nullo. Pupa folliculata. OBSERVATIONS. Les zygènes ont le vol court et diurne. Elles paraissent , ainsi que les genres précédens, plus rapprochées des bom- bices que les sésies et les sphinx. Mais leurs antennes épais- sies ou renflées vers le bout, les distinguent de toutes les pha- lénides, et les font ranger naturellement parmi les sphin- gides, dans le voisinage des sésies. 6 ANIMAUX Dans la plupart des espèces, les ailes sont ornées de cou- leurs vives, le plus souvent rouges avec des taches poires, et ont un aspect assez agréable. Les zygènes, en général, volent lourdement , et ne par- courent que de petites distances à chaque vol. tou chenil- les n'ont point de corne , et ne se retirent point dans la terre pour se métamorphoser. On trouve ces insectes sur les herbes, sur % fleurs des plantes les moins élevées. ESPÈCES. 1. Zygène de la filipendale. Zygœæna filipendulæ. Fab. Z. alis anticis cyaneis : punctis sex rubris, posticis ru- bris: margine cyaneo. Sphinx filipendulæ. Lin. Sphinx. Geoff. 2. p. 88. no r3. Habite en Europe , dans les prairies. 2. Zygène du lotier, Zygæna lot. Zyg. alis anticis viridibus : punctis quinque rubris : pos- ticis sanguineis : limbo cyaneo. Zygœna loti. Fab. Engr. pap. d'Europe, pl. 18. n.° 158. Habite en Europe. " 3. Zygène de la scabieuse. Zygœna scabiosæ. Fab. Z. atra ; alis anticis viridibus : maculis oblongis, appro- æimatis, sanguinets ; posticis rubris. Eugr. pap. d'Europe, pl. 95 et 96. n.0s 133— 135. Habite en Europe , sur la scabicuse des bois , la piloselle. 4. Zygène de l’esparcette. Zygæna onobrychis Fab. Z. atra; alis anticis cyaneis : punclis sex sanguinets occi- latis, posticis rubris : limbo nigro. Engr. pap. d'Europe, pl. 89. n.o 4o. Habite en Autr che. 5, Zygène de la bruyère. Zygæna fausta. Fab. Z. alis concoloribus rubris : maculis nigris, margine nigro- conneris. SANS VERTÈBRES,. : n £phinx fausla. Lin. Engr. pap. d'Europe, pl. 100. n.o 442. Habite en Europe. Etc. SÉSIE. (Sesia.) Antennes cylindriques , un peu renflées et fusiformes vers le bout. Deux palpes. Langue filiforme, rétractile, Ailes horizontales, vitrées. Anus barbu et obius, Vol diurne et rapide. Chenille dépourvue de corne, . Antennæ cylindricæ, versàs apicem fusiformes. Pal. pi duo. Lingua filiformis , retractilis. Alœ horisontales , subdivaricatæ, lyalino-fenes- tratæ. Anus barbatus. Volitus celer, diurnus. Æruca cornu nullo. OBSERVATIONS, Toutes les sészes sont beaucoup moins grandes que les sphinx, et néanmoins s’en rapprochent davantage que les zygènes. Elles ont le vol très-rapide, bourdonnent comme les mouches, et volent le jour et même par un beau soleil, tandis que les sphinx ne volent que le soir. Ces insectes se soutiennent en l’air, devant les fleurs, et paraissent alors presqu'immobiles en volant. Les vraies sésies ont leurs ailes peu chargées d'écailles, et offrant des espaces nus, transparens, comme vitrés. Par leur aspect et leur petite taille, ces sphingides ressemblent à des abeilles, des guèpes, etc. Leurs larves n’ont pointde corne, et vivent cachées dans l’intérieur des parties des. végé- taux. [à en Pas ANIMAUX 4 à ESPECES. . Sésie apiforme. $esia apiformis. Fab. $. alis fenestratis ; abdomine flave : incisuris atris ; thorace nigro : maculis duabus flavis. - Sphinx apiformis, Lin. Engr. pap. d'Europe, pl. gr. n.0 rar: Habite en Europe. Sésie tipuliforme. Sesia tipuliformis. Fab. S. alis fenestratis : margine fascidque nigris; abdomine barbato nigro : incisuris allernis margine flavis. Sphinx tipuliformis. Lin. Engr pap. d'Europe, pl. 94. n.° 199 et 130. Yabite en Europe. Sésie culiciforme. Sesa culiciformis. Fab. S. alis hyalinis : margine fasciaque dj abdomine bar- balo: cingulo fulvo. Sphinx culiciformis. Lin. Engr. pap. d'Europe, pl. 93 n.0 126. Tlabite en Europe. Sésie vespiforme. Sesia vespiformis. Fab. S. alis fenestratis : margine fascidque nigris ; abdomine barbato nigro : segmentis pluribus flavis. Sphinx vespiformis. Lin. Engr. pap. d'Europe, pl. 92. n.o 124. Hibite en Europe. Etc. MACROGLOSSE. (Macroglossum.) Antennes subeylindriques, un peu renflées et fusifor- mes vers le bout, Deux palpes. Langue longue, filiforme, rétractile. Aiïles horizontales, couvertes d’écailles, quelquefois vitrées. Anus barbu et obtus. Vol diurne et rapide. Che- nille munie d’une corne caudale. SANS VERTÈBRES. Q- Antennæ subcylindricæ, versus apicem fusiformes. Palpi duo squamati. Lingua longa , filformis , retractilis. Alæ horisontales, squamis penitus obtectæ , inter- düum fenestratæ. Anus barbatus , obtusus. F'oltus celer, diurnus. Eruca cornu dorsali. OBSERVATIONS. Les macroglosses tiennent en quelque sorte le milieu en- tre les sésies et les sphinx. On les a confondues avec les pre- mières, parce qu’elles ont,comme elles, le vol diurne et ra- pide , et qu'il y en a dont les ailes sont vitrées. Mais elles se rapprochent des sphinx par la corne caudale de leur larve. Aünsi, il convient de les distinguer, avec Scopoli, comme un genre à part. ESPÈCES. 1. Macroglosse du caille-lait. A/acroglossum stellatarum. I. abdomine Larbato: lateribus albo nigroque variis ; als posticis ferrugineis. Sphinx stellatarum. Lin, Sesia stellatarum. Fab. Le moro-sphinx. Geoff. 2. p. 83. n.o 6. pl. 11. f, 5. Engr. pap. d'Europe, pl. 89 et 90. n° 116. Habite en Europe , sur le caïlle-lait , les rubiacées gallioides. 2. Macroglosse fuciforme. Macroglossum fuciforme. M. abdomine barbato nigro; fuscid flavescente; alis [e- nestratis : margine nigro. Sesia fuciformis. Fab. Sphinx. Geoff. 2. p. 82. n.0 5. Engr. pap. d'Europe, pl. 89 et go. n.° 11. Habite en Europe. IVola. Le sesia bombyliformis de Fabricius ne nons parait être qu'une variété de cette espece. 10 ANIMAUX SPHINX. (Sphinx. Antennes épaissies en massue prismatique dans leur par- tie supérieure , quelquefois subciliées, terminées par une pointe. Deux palpes courts, larges, très-écailleux. Langue allongée. Ailes entières on presqu'entières. Une corne caudale sur le dos de la chenille. Æntennœæ in clavam oblongam et prismaticam ver- sus apicem incrassatæ , interdum subciliatæ , apice acuto. Palpi duo breves , lati, densè squamati. Lin- gua elongata. ÆAlcæ subintesreæ. Eruca posticè cornu dorsal. OBSERVATIONS. Les sphinx ne volent point en plein jour, comme les sésies et les macroglosses , mais seulement au déclin du jour er le soir. Ils ne tiennent aux macroglosses que par la corne dorsale et caudale de leur larve. On ne les confondra point avec les papillons, puisqu'ils ont des crochets à la naissance de leurs ailes inférieures, que leurs ailes dans l’inaction sont horizontales ou en toit, et que leurs antennes sont épaissies et prisinatiques dans leur partie supérieure, La plupart des sphinx ont un vol rapide , font entendre un bourdonnement remarquable en volant, et pompent la liqueur mielleuse des fleurs sans se poser. Leur abdomen n'est point obtus comme dans les deux genres précédens, mais se lermine en pointe. Les chenilles des sphinx ont seize pattes, sont rases, à peau lisse ou chagrinée, et ont une corne sur le dos pres de la queue. Leur attitude singulière dans le repos leur a fait douner le nom de splunx. SANS VERTÈBRES. TI C’est ordinairement dans l’intérieur de la terre ou à sa surface que ces chenilles se changent en chrysalide. Elles se "fabriquent des enveloppes grossières avec des feuilles et des particules de terre qu’elles réunissent avec de la soie. ESPÈCES, 4. Sphinx du liseron. Sphinx convolvuli. S. alis integris nebulosis : posticis sulfasciatis; abdomine cingulis rubris, atris albisque. Sphinx convolvuli Lin. Fab. Geoff. 2. p. 85. n.0 g. Engr. pap. d'Europe, pl. 86—87 — 122. n.0 14. Habite en Europe. 2. Sphinx tête de mort. Sphinx Atropos. S. alis integris: posticis luteis, fasciis fuscis ; abdomine luteo : cingulis nigris. Sphinx Atropos. Lin. Fab. Geoif. 2. p. 85: no 8. Eugr. pap. d'Europe, pl. 145 et 106. no 154: Habite en Europe, sur la pomme-de-terre , etc. 3. Sphinx du tithymale., Sphinx euphorbice. S. alis integris grisets : fisciis duabus virescentibus, pos- ticis basi strigdque nigris, antennis nivets. Sphinx euphorbiæ. Lin. Fab. Engr. pap d'Europe, pl. 107 et 108. n,o 155. Habite en Europe. 4. Sphinx du troëne. Sphinx lisustrt. $. alis integris, posticis rufis : fasciis tribus nigri: ; ab- domine rubro: cingulis nigris. Sphinx ligustri. Lin. Fab. Goff. 2. p. 84. no 7. Engr. pap. d'Europe, pl, 85. n.o 113. Habite en Europe. D. Sphinx de la vigne. Sphinx elpenor. S. alis inleoris 5] pit idi pui urcoqueé Vars : osticis FUOrIS , 2 P bast alr LS, 12 . ANIMAUX Sphinx elpenor. Lin. Fab. Geoff. 2. p. 85. n.0 10. Engr. pap. d'Europe, pl. 112. n.0 160. Habite en Europe. Etc. . SMÉRINTHE. (Smeriathus. ) Antennes insensiblement plus épaisses dans leur moi- tié supérieure , prismatiques , sabpectinées ou en scie, un peu crochues à leur sommet, Deux palpes comprimés, écailleux. Langne très-courte , presque nulle. Ailes anguleuses. Une corne cauuale sur le dos de la chenille. Antennœæ versis medium et sensim crassiores , pris- maticæ , subserratæ ; apice uncinato. Palpi duo com- pressi, squamati. Lingua brevissima, ferè nulla. Ale angulatæ. Eruca cornu dorsali postico. OBSERVATIONS. Les smérinthes sont éminemment distingués des sphinx par leur trompe ou langue très-courte et presqu'avortée. Ils volent peu etse posent pour prendre leur nourriture ; on peut mème penser qu’ils n'en prennent guère ou que pendant peu de temps. Ces lépidoptères out d’ailleurs de très-grands rap- ports avec les sphinx, et sont en général assez élégamment ornés. Leurs ailes, surtout les supérieures, sont anguleuses, et leur abdomen se termine en pointe. ESPÈCES. 1. Smérinthe du tilleul, Smerinthus tilior. S. alis angulatis , virescenti-nchulosis, saturatiùs fascia- . lis ; posticis suprä luleo-testaceïs. Sphinx Liliæ Lin. Fab. SANS VERTÈBRES. 13 Geoff. 2, p. 80. n.0 2. Engr. pap. d'Europe, pl. 115—118. n.o 163. Hibite en Europe. 2. Smérinthe demi-paon. Smerinthus ocellatus. S. alis angulatis : posticis rufis ; ocello cœæruleo. Sphinx ocellata. Lin. Fab. Geoff. 2. p. 799. n°1. Engr. pap d'Europe, pl. 119. n.0 164. Habite en Europe. 3. Smérinthe du peuplier. Smerinthus populi. S. alis dentatis, reversis griseis: anticis puncto albo, pos- ticis basi ferruginets. Sphinx populi. Lin. Fab. Geoff. 2. p. 81. n.o 3. Engr pap. d'Europe, pl. 114 et 116. n.o 1612. Habite en Europe. 4. Smérinthe du chène. Smerinthus quercüs. S. alis angulato-dentatis , cinereïs : strigis obscurioribus, posticis ferruginets : angulo ant allo. Sphinx quercüs. Fab. Habite en Allemagne, Rare. CASTNIE. (Castnia.) Antennes filiformes, se terminant en massue allongée, avec un petit crochet au bout. Deux palpes triarticulés, non contigus. Ailes horizontales ou en toit ? Antennæ filiformes , clavd oblongé terminatæ ; api- ce acuto uncinato. Palpi duo distinctè triarticulati, non contigui. Alæ horisontales aut deflexæ ? OBSERVATIONS. Les castnies ont été confondues parmi les papillons, parce que la massue des anteunes ne commence que vers 14 ANIMAUX l'extrémité de ces parties. Elles se rapprochent, en effet; par leurs anténnes , de ceux des papilionities que nous nom- mons , avec M. Latreille, les uranies et les hespéries. Mais leurs ailes inférieures sont munies de crochets pour retenir celles de dessus , et il est probable que , dans le repos, leurs ailes sont plutôt horizontales ou eu toit que relevées. Ce sont des sphingides qui font le passage aux papilionides. ESPECES. 1. Castnie de Surinam. Castnia Îcarus. C. alis integris, suprà albis : fasciis fuscis , sublüs fasciis albis nigrisque «liernis. Hesperia Icarus. Fab. Papilio Icarus. Gmel. Pap. Plilemon. Cram. 2. tab. 22. fig. G—H. Habite à Surinam. : Castnie de Guinée. Castnia Dædalus. ". : C. alis integerrimis fuscis, albe-maculatis, subtüs brun: nets. Papilio Dædalus. Fab. 3. 1. p. 53. Habite la Guinée. 3. Castnie Cyparisse. Castnia Cyparissias. C. alis integerrimis nigris : fasciis duabus albis ; antica= rum obliquis, posticarum punctatis. Papilio Cyparissias. Fab. 3. 1. p. 39. Cram. 1.1.1. fig. A—B. Habite l'Amérique méridionale. 4. Castnie d'Inde. Castnia Orontes. C. a!ïs caudatis nigris : fasciis duabus virescentibus ; cau- dis albis distantibus. Papilio Orontes. Fab. 3. 1. p. C9. Cram. 5. t. 38. fig. A—B, Habite dans l'Inde. Etc. SANS VERTÈBRES. 19 SECTION DEUXIÈME. Point de crochets au bord externe des ailes inférieures. LES PAPILIONIDES. Antennes filiformes , simples , terminées par un bouton droit ou par un renflement oblong et crochu. Deux palpes apparens , courts, comprimés ;, velus. — Les ailes élevées dans l'inaction ; leur bord intérieur étant alors moins élevé que l'extérieur. fol diurne. — Larve à seize pattes et sans corne. Chrysalide presque toujours à nu. , OBSERVATIONS: Les papilionides embrassent tous les lépidoptères con- nus généralement sous le nom de papillons , et par consé- quent le genre papilio de Linné et de tous les auteurs. Ils constituent la dernière , la plus grande et la plus belle famille des lépidoptères. | * On les distingue des autres lépidoptères, 1.° parce qu'ils n’ont point de crochets subulés à la naissance des ailes inférieures ; 2.0 parce que, da s le repos, ils ont leurs ailes plus où moins completement relevées, mais jamais tout-à-fait horizontales, ni en toit; 3.0 parce que tous généralement ne volent que le jour ; 4.° enfin, par- ce que, dans la plupart , leur chrysalide est suspendue, nue et anguleuse. | | De tous les lépidoptères, et peut-être de tous les in- sectes en général , ce sont les papilionides qui offrent le plus d'intérêt par leur beauté , leur vivacié, l'élégance 16 ANIMAUX de leur forme et l’admirable variété de leurs couleurs. En effet, la beauté du papillon, sa légèreté, son air ani- mé, ses courses vagabondes et volages , tout nous plaît en lui. Il voltige de fleur en fleur , parcourant ainsi les ver- gers, les prairies et ies plaines : l'inconstance semble for- mer son caractère. Une collection de papillons, riche en espèces et bien conservée, nous présente un des plus beaux spectacles qu'on puisse voir dans un cabinet d'histoire naturelle. Ces insectes semblent se disputer à l’envi la beauté des cou- leurs, l'élégance de la forme. Ce sont, en général, les papillons de la Chine et de l'Amérique méridionale, surtout ceux de la rivière des Amazones et du Brésil, quise font remarquer par leur grandeur , et par le vif éclat de leurs couleurs. Avec de grandes ailes légères, la plupart des papillons, néanmoins, volent d'assez mauvaise grâce : ils vonttoujours par zigzag, de haut en bas, de bas en haut, à droite et a gauche : cela provient de ce que leurs ailes sont li- bres, ne frappent l'air que l'une après l’autre , et peut- être avec des forces alternativement inégales. Ce vol leur est très-avantageux, parce qu'il leur fait éviter les oiseaux qui les poursuivent ; car le vol de la plupart des oiseaux est en ligne droite ou par lignes droites, et celui du pa- pillon est continuellement hors de cette ligne. Pour faciliter l'étude des nombreuses espèces de papil- lons , dont on'connaît plus de 900 , onles avait divisées en plusieurs tribus , auxquelles on avait donné des noms par- ticuliers; ce qui, jusqu'a un certain point , eût pu suflire , si les caractères de ces tribus eussent été moins vagues, mieux circonscrits. Mais il paraît que personne, avant M. Latreille , n'avait assez étudié les papillons pour les SANS VERTÈPRES. 17 partager en différens genres , et en former une famille particulière. Je ne suivrai point cet entomologiste dans toutes les distinctions qu'il a établies parmi les papilionides ; maïs, profitant des principaux caractères qu'il a-fait connaïre, je me bornerai à présenter ces papilionides partagés en dix coupes circonscrites , que je considère comme cons- tituant dix genres distincts. Voici la division de ces genres. DIVISION DES PAPILIONIDES. (. Quatre épines aux jambes postérieures : deux vers le milieu du côté interne , et deux au bout. Uranie. Hespérie. S(. Deux épines seulement aux jambes postérieures. (1) Troisième article des païpes toujours très-distinet et presque nus, À 54 Chenille courte , ovale on en forme de cloporte, Argus. (2) Troisième article des palpes, soit presque nul ; Soit trés-dis- tinct, mais alors couvert d’écailles on très-velu. Chenille allongée, subcylindrique. * Chrysalide nue, suspendue par son extrémité postérieure, Quatre pattes ambulatoires , soit dans les deux sexes, soit dans les mâles seulement; les deux pattes antérieures étant relevées contre le cou (en palatine). (a) Les deux pattes antérieures relevées et non ambalatoires dans les deux sexes, (+) Palpes courts, comprimés, presque contigus. Nymphale, Tome IF. 2 18 ANIMAUX (++) Palpes longs, cylindracés, grèles, très-écartés. Danaïde. (b) Les deux pattes antérieures relevées et non ambulatoires dans les mâles seulement. Libythée. #* Chrysalide quelquefois dans une coque, le plas souvent nue, et alors attachée par un cordon dans son milieu. Toutes les pattes ambulatoires dans les deux sexes. (a) Aïles inférieures formant, par le rapprochement de leur bord interne, un canal qui recoit le corps. Picride. (b) Ailes inférieures écartées à leur bord interne, et laissant le corps à découvert en dessus et en dessous. (+) Chrysalide dans une coque. Une poche cornée à l'extrémité de l'abdomen des fe- melles. Parnassien. (++) Chrysalide nuc: Foint de poche particulière à l’abdomen des femelles. Thaïs. Papillon. URANIE. (Urania. ) | Antennes filiformes , très-grèles , sétacées et crochues a leur extrémité, Deux palpes grèles et longs, à troisième article nu. Ailes n'étant point toutes relevées dans l’inaction. Qua- tre épines aux jambes postérieures. Antennæ filiformes, ad apicem graciliores, seta: SANS VERTÈBRES. 19 ceæ et arcuatæ. Palpi duo elongati, graciles ; arti- culo tertio nudo. Alæ omnes in quiete non erectæ. Pedes postici bis quadrispinosis. OBSERVATIONS. Les uranies tiennent aux hespéries par les quatre épines de leurs jambes postérieures ; mais on les en distingue faci- lement par leurs antennes sétacées et courbées ou crochues à leur sommet , et par leurs palpes grêles, longs , à troisième article nu. ESPÈCES. 4. Uranie leïlus. Ürania leilus. U. alis caudatis, concoloribus nigris : fascii strigisque viridibus, nilentibus, numerosts. Papilio leilus. Lin. Kab. 3. p. 21. Cram. ins. 8 t. 85. fig. D—E. Habite en Amérique , sur le citronnier. 2. Uranie d'Inde. ÜUrania ripheus. U. alis sex dentato caudalis, nigris, viridi-fasciatts : posticis sublùs macula ani ferruginea, nigro punctata. Papilio Kipheus. Fab, p. 21. Cram. ins. 33. t. 385. fg. A—B. i Habite la côte de Coromandel, 3. Uranie Oronte. Urania Orontes. U. alis caudatis nigris : fasciis duabus virescentibus ; cau- dis albis distantibus. Papilio Orontes. Lin. Fab. p. 69. Craro. ins. 7. t. 58. fig. A—B, Habite dans l'Inde. 4. Uranie Patrocle. Urania Patroclus. UÜ. alis caudatis concoloribus fuscis : fascié lineart, obli- qu, albé, apicibusque ablis. Popilio Patroclus. Lin. ZVoctua Patroclus. Fab, Habite dans les Indes, Etc. 20 ANIMAUX HESPÉRIE. (Hesperia. ) Antennes filiformes, terminées en bouton ou en mas- sue oblongue. Deux palpes courts ,- larges , très-écailleux. Les deux ailes inférieures peu relevées dans le repos. Quatre épines aux jambes postérieures. Antenne filiformes , apice capitulo vel clavé oblon- gd terminatæ. Palpi duo breves, lati, valdè squa- mati. Ale inferiores in quiete vix erectæ. Pedes postici quadrispinost. OBSERVATIONS. Les Aespéries, ainsi que l’uranie, paraissent ètre les papi- lionides les plus rapprochés des lépidoptères précédens ; car leurs ailes ne sont point toutes relevées dans le repos, et leur chrysalide , en général, n’est ni nue, ni anguleuse. C’est au moins ce que l’on sait à l'égard des espèces d'Europe qui ont été observées. Leur chrysalide est enveloppée d’une légère coque de soie, et l'insecte parfait n’a pas ses quatre ailes entièrement relevées dans les temps de repos. D'ailleurs les hespéries etles uranies sont bien distinguées des autres papilionides , ayant quatre épines aux jambes postérieures , et les autres papilionides n’en ayant que deux. ESPECES. 1. Hespérie de la mauve. Æesperia malve. H. alis dentatis, divaricatis , fuscis cinereo-undatis : an- ticis punctis jenestralis ; posticis sublùs punclis albis. Papilio plebeius malvæ. Lin. Hesperia malvæ. Fab. 3. p. 350. Le plein-chant. Geoff. 2. p. 67. n.o 38, Habite en Europe. Coimune. SANS VERTÈPRES. 21 2. Hespérie grisette. Âesperia tages. H. alis integerrimis dent'culatis, fuscis, obsolele albo-punc- Latrs. ” Papilio plebeius tages. Lin. Hesperia tages. Fab. 3. p. 354. Le p. grisette. Geoff. 2. p.68. n.° 3. Habite en Europe, dans les bois. 3. Hespérie plein-chant. Æesperia fritillum. H. alis integris, divaricalis , nigris , albo-punctatis. Hesperia friillum. Fab. 3. p. 351. * Engr. pap. d'Europe, suppl. 3. pl. 7. n.° 97 bis, Habite en Europe, dans les prés. 4. Hespérie bande-noire. Aesperia comme. H. alis integerrimis , divaricatis, fulvis : lincolé nigré, subtùs punctis albis. * Papilio comma. Lin. Hesperia comma. Fab. p: 525. Geoff. 2. p.66. n.0 37. Engr. pap. d'Europe. suppl. 3. pl. 7. n.0 97 bis. Habite en Europe, dans les prés. Etc. ARGUS. (Argus.) Antennes filiformes , terminées en massue. Troisième article des palpes très-distinct et presque nu. Aïles relevées dans le repos. Un canal au bord interne des ailes inférieures. Chenille courte, subovale. Chrysa- lide obtuse aux extrémités. Antennæ filiformes , clavé terminatæ. Palporum articulo tertio distincto , subnudo. Ale in quiete erectæ : posticæ abdomen subius in canali excipientes. Eruca brevis, subovata. Chrysalis apicibus obtusis. DA ANIMAUX CBSLRVATIONS. Les argus, comme les autres papilionides qui suivent, n'ont que deux épines aux jambes postérieures. Ils sont nom- breux en espèces , et remarquables par la singularité de leur chenille, Elle est courte, presqu’ovale, et a, en quelque sorte ,la forme d’un cloporte. Dans l’insecte parfait , le troi- sième article des palpes est toujours bien distinct, grèle, presque nu ou peu chargé d’écailles. À ce genre, je rapporte les erycines de M. Latreille, et ses polyommates. Dans les premières , les deux pattes anté- ieures sont beaucoup plus courtes dans les mâles que dans les femelles ; les six pattes des seconds sont également am- bulatoires dans les deux sexes, ESPECES. * Toutes les pattes ambulatoires dans les deux sexes. ( Argus européens. ) 1. Argus commun. Ærgus vulgaris. A. alis rotundatis, integris, fuscis, fascif marginali fulvd, subis cinereis , ocellisque cœrulco-argentets. Hesperia argus. Fab. Papilio argus. Lin. Goff. 2. p. G3. n.0 32. Engr. pap. d'Europe. pl. 38. n.0 80. Habite en Europe; très-comman. >. Argus Corydon. #rgus Corydon.. A. alis integris, cæruleo-argenteis : margine nigro, sub= lus cinereis , punctis ocellaribus, posticis maculd cen« trali albi. Ilesperia Corydon. Fab. p. 298. Eagr. pap. d'Europe. pl. 39. n.0 85. Habite en Allemagne, en France, 3. Argus minime. Argus alsus. A. alis integerrimis, fuscis, immaculatis sublùs cinercis : striga punclorum ocellatorum. SANS VERTÈBRES. 23 Hesperia alsus. Fab. p. 295. Habite en Europe. 4. Argus Méléagre. Argus Meleager. A. alis dentatis, cœæruleis : limbo nigro, subtus canis : punctis ocellaribus nigris. Hesperia Meleager. Fab. p. 292. Habite en France , en Allemagne. > Argus de la ronce. Ærgus rubr. A. alis subcaudatis, supra fuscis, subtùs viridibus. Hesperia rubt. Fab. p. 287. L'argus vert ou aveugle, Geoff. 2. p. 64. no 34. Habite en Europe; commun dans les bois. Etc. ** Mäles ayant les deux pattes antérieures plus courtes et non ambulatoires ( Argus étrangers ). 6. Argus Capidon. Argus Cupido. A. alis posticis sexdentato-candatis : subtùs albidis ; ma- culis argentets. Hesperia Cupido. Fab. p. 258. Habite en Amérique, sur le cotonnier, er Argus Endymion. Argus Endymion. A. alis bicaudatis, subtùs viridibus aureo rufoque irrora- tis: poslicis strigd atra4 fascidque sanguine. Hesperia Endymion. Fab. p. 268. Papilio regalis. Cram. ins. 6. t. 92. fig. E—F. Habite à Surinam. 0. Argus Mélibée. Argus Melibeus. A. alis bicaudatis cærulescentibus : limbo fusco, subtùs fla- vescentibus : anticis fusco, posticis nigro, strigosis, an- gulo ani atro ; annulis cæruleis. Hesperia Melibeus. Fab. p: 27% Habite dans l'Inde, es 9- Argus Lysippe. Ærgus Lysippus. A. alis angulatis fuscis : omnibus strigé rubra , sublüs cinereo punctalis. 24 ANIMAUX Hesperia Lysippus. Fab. p. 321. Habite en Amérique. Etc. NYMPHALE. (Nymphalis.) Antennes filiformes, terminées en massue. Deux palpes courts, comprimés, presque contigus. Les deux pattes antérieures inutiles et relevées contre le cou dans les deux sexes. Les ailes inférieures embras- sant l'abdomen en dessous. Onglets des tarses bifides. Antenne filiformes clavé terminatæ. Palpi duo bre- ves, compressi, subcontigui. Pedes duo antici spurü , collo appressi in utroque sexu. Alæ posticæ abdomen infra amplectentes. Tarsi unguibus bifidis. OBSERVATIONS. Ce genre embrasse non-seulement les nymphales de M. Latreille, mais en outre ses satyrus, biblis, vanessa, argynis et cethosia, Il est conséquemment fort étendu, et comprend beaucoup d'espèces exotiques. Dans toutes les 7ymphales, les deux pattes antérieures sont en palatine et sans usage dans les deux sexes. La mème chose a lieu dans les danaïdes ; mais celles-ci ont des palpes allongés, cylindracés, très-écartés. | _ Je ne citerai que quelques espèces d'Europe. ESPECES. 1. Nymphale demi-deuil, Nymphalis Galathea. AV. alis dentatis, albo n'groque variis : sublùs anticis ocel- lo unico, posticis quinque. Papilio Galathea. Lin. Fab. p. 239. SANS VERTÈBRES. 29 Le demi-deuil. Geoff. p. 74. pl. 11. f. 3—4. Habite en Europe , dans les prairies. 2. Nymphale Procris. Nymphalis Pamplhilus. AN. alis integerrimis flavis : subtùs antieis ocello unico, posticis cinereis : fasci& ocellisque quatuor oblitteralis. Papilio Pamphilus. Lin. Fab, p. 221. Procris. Geoff. 2. p. 53. n.° a1. Habite en Europe. Espèce petite; commune. 3. Nymphale Céphale. Nymphalis arcanius. ÎV. alis integerrimis ferrugineis : sublüs anticis ocello unico , posticis quinis : primo fascid remolo. Papilio arcanius. Lin. Fab. p, 221. Le Céphale. Geoff. 2. p. 53. m.° 22, Habite en Europe. 4. Nymphale Myrtil. Nymphalis janira. IV. alis dentatis, fuscis : anticis subtüs luters ; ocello utrin- que unico; posticis sublùs punctis tribus. Papilio janira. Lin. Fab. p. 241. Le Myrtil. Geoff. 2. p.49. n.o 17. Habite en Europe. F 9. Nymphale Amaryllis. Nymphalis pilosellæ. 7 IV. alis dentatis, fuscis : disco fulvo, anticis utrinque ocello nigro : pupilla gemina, posticis sublüs punctis ocellaribus niveis: Papilio pilosellæ. Lin. Fab. p. 240. Geoff. 2. p. 52. n.0 20. Habite en Europe. 6. Nymphale Hermione. Nymphalis Hermione. IV. alis dentatis, fuscis : fascid pallidd, anticis ocellis supra duobus , sublüs unico. Papilio Hermione. Lin. Fab, p. 232. Le Silene. Geoff. 2. p. 46. n.0 13. Habite en Allemagne, en France. 7. Nymphale satyre. Nymphalis mæra. IV. alis dentatis, fuscis: utrinque anticis sesquiocello; posticis ocellis supra tribus , sublüus sex. Papilio meæra.\Lin. Fab. p. 227. » a 2 ANIMAUX Le satyre. Geoff 2. p. 5o. n.° 19. Habite en Europe. Le papilio megæra s’en rapproche beau- ceup. ETS DANAÏDE. (Danaus. ) Antennes filiformes , terminées par un bouton. Deux palpes longs, grêles, cylindracés, très-écartés. Les deux pattes antérieures courtes et en palatine dans les deux sexes. Les ailes ovales ou oblongues : les infé- rieures embrassant à peine l’abdomen en dessous. Onglets des tarses toujours simples. Antenne filiformes, capitulo terminatæ. Palpi duo elongau, graciles, cylindracei, valdè remoti. Pedes duo antici spurü , collo appressi in utroque sexu. Alæ ovales vel oblongæ : posticæ abdomen in- Jrà vix amplectentes. Tarsi unguibus simplicibus. OBSERVATIONS. Ce genre embrasse les danaïdes et les héliconiens de M. La - treille. Ces lépidopteres , dans les deux sexes, ont les deux pattes antérieures en palatine, comme dans les nymphales ; mais leurs palpes allongés, grèles et écartés, les en dis- tinguent principalement. Quant aux héliconiens , on les dis- tingue des autres danaïdes parce qu'ils ont gs ailes oblon- gues etétroites. Ils ont en outre les palpes un peu plus longs et le bouton des antennes plus droit. ESPÈCES. { Danaïdiens ]. 1. Danaïde pieds-liés. Danaus plexippus. D. alis integerrimis fulvis : venis nigris dilatatis , margine { SANS VERTÈBRES. 27 nigro : punctis albis, anticis fascié apicis allé. Papilio plexrppus. Lin. Fab. p. 49. Cram. ins. 1. tab. 5. fig. A—B. Habite en Amérique. 2. Danaïde concolore. Danaus similis. D. alis subrepandis concoloribus : punctis cærulescenti- albis versus basim lineatis. Papilio similis. Lin. Fab. p. 58. Habite dans l'Inde. 3. Danaïde midamus. Danaus midamus. D. alis integerrimis nigris albo punctatis : anticis suprà cærulescentibus, posticis suprä punctorum alborum strigd. Papilio midamus. Lin. Fab. p. 30. Habite les Indes orientales. 4. Danaïde veinée. Danaus idea. D alis rotundatis denudato-albis : venis maculisque nigris. Papilio idea. Lin. Fab. p. 185. Habite dans les Indes. [ Héliconiens. ] . Danaïde rouge. Danaus horta, [SA D. alis integerrimis rubris : antieis apice hyalinis , posti- cis sublüs albidis nigro-punctatis. Papilio horta. Lin. Fab. p. 150. Habite en Afrique, 7) Danaïde Terpsichore. Danaus 7 erpsichore. D. alis oblongis integerrünis fulvis : posticis nigro punc- lalis. Papilio Terpsichore. Lin. Fab. p. 164. Habite en Asie. Le . Danaïde Polymnie. Danaus Polymnia. D. alis oblongis integerrimis : anticis maculis apiceque nigris ; fuscid flav&; posticis fasciis 3 nigris : medid serrat&, Papilio Polymnia. Lin. Fab. p, 164. Habite l'Amérique méridionale. 28 ANIMAUX 8. Danaïde Doris. Danaus Doris. ; D. alis oblongis integerrimis atris : anticis flavo-macula- Lis, posticis supra basi cæruleo-radiatis. Papilio Doris. Lin. Fab. p. 166. labite à Surinam. Etc. LIBYTHÉE. (Libythea.} Antennes filiformes , un peu courtes, terminées par un bouton allongé. Deux palpes souvent plus longs que la tête, réunis en un bec avancé. Les deux pattes antérieures en palatine dans les mâles sculement. Les ailes inférieures embrassant l'abdomen en dessous. Antenne filiformes ; breviusculæ , capitulo elongato terminatæ. Palpi duo sæpiüs capite longiores, in r'os- tellum porrectum conniventes. Pedes duo antici, in maribus tantum, brevissimi , . Scolie front jaune. Scolia flavifrons. &. atra ; abdomine fasciis duabus flavis; alis ferruginetis apice cyaneis.F. Scolia hortorum. Fab. pag. 232. Mas. Scolia flavifrons. Fab. p. 229. F'emina. Roem. geu. ins. tab 25.f.5. Habite le midi de la France, l'Espagne. 3. Scolie insnbrienne, Scolia insubrica. Latr. S. nigra, cinereo-hirta ; abdomine atro : fasciis sex flavis, anticis tribus interruptis. Scoliainterrupta. Fab. p, 236. Panz. fasc. G2.t. 14. Spher canescens. Scop. flaura et fauna, insub. 2. t. 22. f. 8. Habite le midi dela France , l'Italie, la Suisse. 4. Scolie quadriponctuée. Scolia quadripunctata. | S. atra; abdomine punctis quatuor albis; alis ferrugi- neis apice fuscis. F. Scolia quadripunctata. Fab. p.236. Panz. fase, 3. t. 22, Jas. SANS VERTÈBRES. 107 Scolia violacea. Panz. fase. 66. t. 18. Femina. Habite en Italie, en France. 5. Scolie marquée. Scolia signata. S'atra; abdomine fasciis duabus flavis, his utrinque punclo atro; ano tridentato; alis apice fuscis. P. Scolia signata. Panr. fasc. 62. t. 13, Ross. faun. etr. tab. 8 fig. D. E. Habite le midi de l’Europe. 6. Scolie cylindrique. Scolia cylindrica, S. atra ; abdominis segmentis margine punctoque laterali . margine continuo flavis. Scolia cylindrica. Fab. p. 238. Elis cylindrica ejusd. S'apyga cylindrica. Panz. fisc. 87. t. 10. Myzine. Latr. Habite en Italie, etc: Corps fort allongé. Mandibules bi- dentées, Etc. SAPYGE. (Sapyga.) Antennes filiformes, un peu longues, s'épaississant sou- vent vers leur sommet , non plus courtes que le tronc dans les femelles. Mandibules fortes, trigones, pluriden- tées. Les yeux échancrés. Corps allongé, glabre ou pubescent, Corselet tron- qué antérieurement. Pattes courtes : à jambes presque lisses. Antennæ filiformes , longiusculæ , versus apicem sœpè incrassaiæ, tn feminis non trunco breviores. Mandibulæ validæ, trigonæ , pluridentatæ., Oculi ema rgunall. ? Corpus elongatum ; glabrum aut pubescens. Thorax anticè truncatus. Pedes breves : tibiis sublævibus. 108 ANIMAUX OBSERVATIONS. Les sapyges tiennentde trés-prés aux scolies par feurs rap- ports et même par leur aspect. Néanmoins leurs antennes sont un peu plus longues dans les deux sexes; et, quoique celles des femelles soient moins longues que celles des mâles, elles sont au moins aussi longues que la tête et le tronc réunis. Leurs pattes d’ailleurs n’ont point la jambe épineuse, ni fortement ciliée comme celles des scolies. Ces insectes se distinguent des tiphies par leurs palpes maxillaires plus courts que les mächoires. Nos sapyges sont ceux de M. Latreille ; auxquels je réu- nis ses polochres. On les rencontre dans les lieux exposés au soleil, autour des inurs et des terres où habitent les aprai— res. M. Latreille soupconne que ce sont des parasites, c’est-à-dire, qu'ils sont carnassiers etinsectivores. ESPECES. Sapyge ponctué. Sapyga punctata. £.atra ; abdomine punctis quatuor albis. Sapyga punclata. Latr. hist. nat. des crust, et des ins. 13. p. 272. et gen.crust etins. vol. 1. tab,13.f. 9. Vespa, n° 13. Geoff. 2 p.350. Panz. fase. 100: t. 17 Habite cn Europe ; auxenvirons de Paris, Sapyge prisme, Sapyga prisma. … S:.atra ; abdomïne fasciis tribus : anticé posticäque Mis ruptis puncloque anualt flavis.F, Apis clavicornis. Lin. Sapyga prisma. Latr. hist. nat des crust. , etc. Masuris crabron!formis. Pauz. fasc, 47. t. 22. Scolia prisma. Fab, p. 236. Habite en Europe. SANS VERTÈBRES, 109 THYNNE. (Thynnus.) Antennes filiformes, presque sétacées, plus courtes et plus épaisses dans les femelles que dans les mâles. Mandibules étroites, saillantes, arquées , subunidentées , plus fortes dans les femelles. Les yeux des femelles en- tiers. Corps allongé , presque linéaire dans les mäles. Pattes courtes, comprimées ; à jambes des postérieures ciliées, sabépinenses. Antennœæ filiformes , subsetaceæ , in feminis brevio- res et crassiores. Mandibulæ angustæ, exsertæ , ar- cuatæ, subunidentatæ, in feminis validiores. Oculi in Jeminis integri. Corpus elongatum , in masculis sublineare. Pedes breves, compressi; tibüs posticorum ciliato-spinosis. OBSERVATIONS. Le genre thynne a pour type un insecte recueilli à la Nouvelle-Hollande , et probablement il y en existe plusieurs especes. Par leur forme , les thynnes semblent annoncer le voisinage des pompiles. M. Latreille les range dans sa fa- mille des sap ygites. ESPECE. 1. Thynne denté. Thynnus dentatus. Fab. T. abdomine atro : segmento secundo tertio qualorque punctis duobus albis. Fab. p. 244. Thynnus dentatus.Latr. gen. crust.et ins. 1.t, 13. f.1—2, et vol. 4. p.111. Habite la Nouvelle-Hollande, I10 ANIMAUX POMPILE. »(Pompilus. ) Antennes menues presque sétacées , à articles oblongs, Mandibules, soit simples, soi subdentées au côté in- terne. Quatre palpes : les maxillaires souvent plus longs. Les yeux entiers. ( Corps obloug; abdomen ovoïde , subsessile ; les pattes longues : les postérieures étant une fois aussi longues que la tête et le tronc réunis. Antennæ graciles, subsetaceæ ; articulis oblongis. Mandibulæ simplices , aut latere interno subdentatæ. Palpi quatuor : maxillaribus sæœpè longioribus. Oculi InLegTT. Corpus oblongum ; abdomen obovatum , subsessile, Pedes longi : posticis capite truncoque conjunctis du- plo longioribus. OBSERVATIONS. Les pompiles se distinguent des insectes des quatre gen- res précédens , au premier aspect, par la longueur de leurs pattes postérieures. Ils sont assez nombreux et constituent une famille dans l'ouvrage de M. Latreille. Leurs habitudes, et un peu leur port, les-rapprochent des sphex ; car il pa- rait que plusieurs font de même leur nid dans la terre, aux lieux sablonneux exposés au soleil. Leur corselet néanmoins les en distingae, son premier segment étant prolongé en dessus , jusqu’à l’origine des ailes supérieures. SANS VERTÈPBRES. ITE ESPECES. > Pompile annelé. Pompilus annulatus. Latrs P. ater ;capite, thoracis antlico , abdominisque segmentis , basi flavis; alis ferruginneis ; apice atris. Jur. Pompilus annulatus. Panz. fase, 56. t. 16. Spher annulata Fab. suppl. p. 245. Habite le midi de la France, l'Italie. 2. Pompile quadriponctué. Pompilus quadripunctatus. Latr. P.ater ; antennis, thoracis striga anticé, scutello, punctis quatuor abdominis, alisque ferrugineis. Sphex quadripunctata. Fab. p.10. Pompilus octopunctatus. Panz. fasc.76.t. 17. Habite près de Bordeaux ,et en Espagne. 3. Pompile des chemins. Pompilus viaticus. P. pubescens , niger; alis fuscis; ahdomine anticè ferru- gineo: cingulis nigris. F. Sphex viatica.Lin. Pompilus viaticus. Fab. suppl. p. 246. Panz. fase. 65. tab. 16. Habite en Europe. Il fait son nid dans la terre, aux lieux sa- blonneux ; y dépose un œuf et des larves. 4. Pompile brun. Pompilus fuscus. Latr: P. glaber, ater; abdomine bast ferrugineo. F. Pompilus fuscus. Fab. suppl. p. 246. Panz. fasc. 65. tab, 15. Sphex fusca. Lin. Ichneumon , n.0 74. Geoff. 2, p. 354. Habite en Earope. 5. Pompile rufipède. Pompilus rufipes. Latr. P.ater; abdominis segmentis utrinque puncto allo; alis apice fuscis. F. Panz. fase. 65. tab. 17. Fab. suppl. p. 250. Sphex rufipes. Lin. ilabite en Enrope. 112 ANIMAUX 6. Pompile biponctué. Pompilus bipunctatus. Lair. P. glaber, aler ; abdomine punctis duobus fascidque pos. ticé albis ; alis apice fuscis. F. Pompilus b'punctatus. Fab. suppl. p. 251. Panz. fase. 92. tab. 8. Habite en Europe. 7. Pompiletacheté. Pompilus maculatus. P. glaber, ater; thorace maculato, abdominis segmento primo punctis duobus ; secundo margine albis, Evania maculala. Fab.p. 193. Pompilus frontalis. Panz. fasc. 72. tab. 0. Ceropales maculata. Latr.gen. crust. etins. 4. p. 63. Habite en Europe. Commun en France. Ete. SPHEX. (Sphex.) Antennes filiformes, grêles , rapprochées à leur in- sertion , souvent arquées ou en spirale. Lèvre supé- rieure très courte. Mandibules , soit simples, soit den- ? tées au côté interne. Quatre palpes grèles. Promuscide plus ou moins allongée, trifide , fléchie dans son milieu ou vers son extrémité. | Tête grosse; corps allongé ; abdomen pédiculé ; pattes postérieures fort longues. Anus des femelles muni d'un aiguillon caché. ÆAntennœæ filiformes , graciles , ad insertionem ap- proximalæ , sœpe arcuatæ aut in spiram contortæ. Labrum brevissimum. Mandibulæ vel simplices, vel latereinterno dentatæ. Palpi quatuor graciles. Promus- cis plus minusve elongata , trifida, medio aut versus apicem flexa. Caput magnum ; corpus elongatum ; abdomine pe- SANS VERTÈBRES. 113 diculato. Pedes postict prœlongi. Anus feminarum aculeo abscundito instructus. OBSERVATIONS. & Les sphex ont l'aspect des ichneumonides , et surtout des cryptures, à cause du pédicule, souvent assez long, qui joint leur abdomen au corselet ; mais les femelles n'ont point de véritable tarrière; elles n’ont qu'un aiguüillon simple et caché dans le dernier anneau de leur abdomen. On a confondu les spkex avec les pompiles, les uns et les autres ayant les pattes postérieures fort allongées , et peut-être des habitudes analogues. M. Larreille a montré que ces deux genres étaient bien distingués par le premier segment du corselet qui, dans les sphex, est transversal , étroit, et ne se prolonge pas en dessus jusqu’à l’origine des ailes supérieures. Nos sphex sont partagés en différens genres par M. La- treille. Il en forme sa famille des sphégimes. Ce sont des insectes carnassiers, parasites. Ils font Ieur nid dans la terre, y déposent un œuf , et placent à côté , soit une che- nille, soit une araignée qu’ils ont tuée avec leur aiguillon. La larve, qui ne tarde pas à éclore, se nourrit alors de cette provision. Dans les uns, la promuscide , qui se compose de la lèvre inférieure et des mächoires, est allongée en trompe, et sa longueur surpasse de beaucowp celle de la tête; dans d’au- tres, elle est à peine plus lorigue que la tête. Les sphex de M. Latreille sont dans ce second cas. ESPÈCES. [ Mandibules dentées au côté interne. | 1. Sphex dessables. Sphex sabulosa. T.. S. hirta, nigra; abdominis petiolo biarticulato, segmento secundo tertioque ferrugineis. L Tom. IF. 8 11/4 ANIMAUX Sphezx sabulosa: Lin. Fab. p. 198. Panz. fase. 65, t. 1a, ÆAmmophila sabulosa. Latr. Ichneumon,, n.°63. Geotf. 2. p. 349. Habite en Europe. 2. SP hex langue-blanche. Sphex lutaria. F, 5. nigra, glabra; abdomïinis petiolati segmento secunde terilioque rufis ; Labio argenteo. Fab. p. 199. Panz. fasc. 65. t. 14. Ammophila. Latr. Habite en Europe. 3. Sphex des chemins. Sphex arenaria. S. nigra, hirta ; abkdominis petiolo ( brevi) uniarticulato ; segmento secundo lerl'oque rujis ; alis longitudine cor- poris. Sphex arenaria. Fab. p 199 Panz. fase. 65.t. 13. Sphezx viatica. Lin. ex D. Latr. Ammophila. Latr. Habite en Europe, aux lieux sablonneux, sur les chemins, 4. Sphex ailes jaunâtres. Sphex flavi pennis. Lair. S.atra, fronte aure“, abdomine rufo : petiolo apiceque- atris.F. Spher flavi pennis. Fab. p.201. Pepsis flavipennis ejusd. Habite l’Italie , la Provence, les environs de Bordeaux. [ Mandibules sans dents au côté interne. ] 5. Sphexspiralier. Sphex spirifex. $. atra; thorace hirto immaculato ; petiolo unt articulato ; flavo, longitudine abdominis. L, Sphex spirifex. Lin. Fab. p. 204. Panz. fase, 76. tab. 15. Pelopæus. Latr. Habite l’Europe australe, le midi de la France; Etc. BEMBÈCE. ( Bembex. } Antennes filiformes, grossissant un peu vers leur sommet, rapprochées à leur insertion. Lèvre supérieure | SANS VERTÈBRES, 115 trèés-saillante , en triangle allongé, rostriforme, Mandi- bules pointues, dentées au côté interne. Palpes grèles, courts. Promuscide ( mâchoires et lèvre inférieure }) al- longée , ‘fléchie. Corps allongé. Segment antérieur du corselet trans- versal , étroit. Abdomen ovale-conique, presque ses- sile. Pattes courtes ou moyennes. Antennæ filiformes, sensim extrorsum crassiores , ad insertionem approximatæ. Labrum penitus exser- tum , elongato-trigonum , rostriforme. Mandibulæ acutæ , latere inierno dentatæ. Palpi graciles, breves. Promuscis elongata , inflexa. Corpus elongatum. Thoracis segmentum anticum transversale, angustum. Abdomen ovato-conicum , tho- raci pediculo brevissimo affixum. Pedes breves aut lon- gitudine mediocres. OBSERVATIONS. Les £embèces ont des rapports, par leurs habitudes, avec les sphex et les crabrons. Elles ressemblent un peu aux guêpes par les couleurset la forme de leur corps, mais leurs ailes supérieures ne sont point plissées , et leur abdomen est presque sessile. Enfin, leurs imächoires et leur lévreinférieure forment une promuscide allongée , fléchie presque comme dans les abeilles. Leur lèvre supérieure tres-saillante , pro- longée en bec souventabaissé, est ce qui les caractérise émi- nemment. Ces rapaces font leur nid dans laterre , et y déposent un œufet des insectes pour nourrir la larve qui doit y éclore. ESPÈCES: 1. Bembèce à bec. Bembex rostrata. B. labio superior conico fisso; abdomine atro : fascits glaucis repandis, F, 116 ANIMAUX Apis rostrala. Lin. B'mbex rostrata. Fab. Panz. fase. 1. tab. 10, Habite en Europe, sur les collines sablonneuses. 2. Bembèce oculée. Bembex oculata. Jur. B. labro conico , thorace immaculato , abdomine nÉgro : Jasciis flavis, primé interrupt&, secunda oculat&, reli- quis repandis.P. Panz. fasc. 84. tab. 22. Habite en Suisse, aux lieux montagneux. Voyez, dans le même fascicule de Panzer, son bembex in- legra,t. 21. 3. Bembèce marquée. Bembex signata. B labio superiorirotundato integro; corpore nigro flavo= que vario. F. Bembezx signata. Fab, p. 247. Monedula. Latr. Habite en Amérique. Etc. LARRE. (Larra. ) Antennes filiformes ou subsétacées , insérées près de la bouche. Lèvre supérieure petite, cachée ou peu dé- couverte. Mandibules souvent échancrées au côté infé- rieur près de la base , avec un angle en saillie. Les yeux grands , souvent rapprochés postérieurement. Tête transverse. Premier segment du corselet trans- verse, étroit, marginal. Abdomen allongé-conique. Pattes courtes ; à jambes postérieures ciliées ou épineuses. Antenne filiformes vel subsetaceæ, os versus inser- tœæ. Labrum parvum, absconditum aut parum detec- tum. Mandibulæ sæpe latere infero versus basim emarginalæ , cum angulo prominulo. Oculi magni, posticè sæpe convergentes. SANS VERTÈBRESe 107 Caput transversum. Thoracis segmentum anticum transversale , perangustum , marginale. Abdomen elongato-conicum. Pedes breviusculi ; tibüs posticis ciliato-spinosts. OBSERVATIONS. Les /arres sont fort nombreux , paraissent tenir aux cra- brons et aux sphex parleursrapports, et plusieurs même res- semblent aux ichneumonides par l'aspect. M. Latreille, qui en forime sa famille des /arrates , les a divisés en treize genres. Croyant pouvoir me dispenser d'entrer dans ces dé- tails, je distingue ces insectes des bembèces , par le labre caché ou peu découvert; des crabrons, par leurs yeux pro- longés jusqu’au côté postérieur de la tête ; enfin , des phi- lanthes , par leurs antennes insérées près de la bouche et non loin d’elle. Les insectes , dont il s’agit , font leur nid dans le sable, ESPECES. Mandibules échancrées au côté inférieur , près de la base. 1. Larre ichneumoniforme, Larra ichneumoniformis. Fe L.atra: abdominis primo secundoque segmento rufis. Fab, p- 221. Panz. fasc. 76. tab. 18. Coqueb. ill. ic. dec. 2. t. 12. f. 10. femina.et f. 11. mas. Habite en Hongrie et dans le midi de la France. 2. Larre tricolor. Larra tricolor. L. nigra j abdomine ulrinque lunulis argenteo-sericeis < basi rufo , apice nigro. Pompilus tricolor, Fab. Panz. fase. 84.t. 19. Lyrops. Latr. Habite en Barbarie, ete. 118 ANIMAUX 3. Larre pompiliforme. Larra pompiliformis. P. L. n'gra; abdomine nigro, basi ferrugineo. Panz. fase. 80. tab:513: si Lyrops. Latr. Habite en AJlemagne. 4. Larre peint. Larra picta. L. nigra, lævis ; thorace maculato ; abdomine ferrugineo : fasciis tribus flavis Crabro pictus. Fab, p. 299. Panz. fasc. 17.t. 19: et fasc. 72° t. 10. Dinetus. Latr. Habite en Allemagne. 5. Larre flavipède. Larra flavipes. L: nigra; thorace macultato; abdomine flavo : segmentorum marginibus anoque nigris Philanthu: flavipes. Fab p. 290. Panz. fasc. 84. t. 24. Palarus flavipes.Latr. geu. crust. et ins. 1. t. 14. f. 1. Habite l'Europe australe, l’Italie. Mandibules non échancrées au côté inférieur. 6. Larre à cinq bandes. Larra quinquecincta. L. nigra; scutello flavo; abdomine fasciis quinque flavis coniinurs. Mellinus quinquecinclus. Fab. p. 287. Panz. fasc. 79. t, 14. Gorytes quinquecinctus. Latr. Habite en Europe. Voyez Panzer, fasc, 98. t. 17. 7. Larre épineux. Larra spinosa. L. nigra, nitida ; abdomine fasciis tribus transversis flavis: primé interrupt&. IVysson spinosus. Latr. Panz. fasc. 72. 1. 13. Habite en France, en Allemagne, etc. Etc. CRABRON. ( Crabro. } Antennes filiformes, courtes, brisées, le premier | | article plus long, insérées près de la bouche. Lévre su- | SANS VERTÈBRES. 119 périeure petite, peu découverte. Mandibules bidentées ou pluridentées. Les yeux non rapprochéssupérieurement. Corps allongé. Premier segment du corselet transver- sal, linéaire, marginal. Pattes courtes ou moyennes. Antenne filiformes, breves , fractæ, propè os in- sertæ : ariiculo primo longiore. Labrum parvum , paululim detectum. Dandibulæ bidentatæ aut pluri- dentatæ. Oculi subovati , superre distantes. Corpus elongatum. Thoracis segmentum anticum {ITAnsyesum , angustum , marginale. Pedes breves aut longitudine mediocres. OBSERVATIONS. Les crabrons sont des insectes assez communs , que l’on rencontre sur, les fleurs, et qui ressemblent presqu’a des guèpes , leur corps étant en général varié de noiret de jaune. Ils font leur nid dans le sable, dans les vieux bois à dans les fentes des murs; déposent un œuf au fond, et placent auprès, soit des mouches, soit quelqu'autre in- secte , pour servir de nourriture à la larve qui y naitra. Avec nos crabrouns et les philanthes qui viennent ensuite, M. Latreille forme sa famille des crabronites qu'il divise en un 2ssez grand nombre de genres. Ces insectes sont effective- ment nombreux et variés ; maïs ils se tiennent par de grands rapports , et les deux genres que je présente me paraissent suffire. Dans nos crabrons , les antennes sont courtes, brisées, ont le premier article plus long , et s'insèrent près de la bouche. Elles sont plus longues dans les phr/anthes , non brisées, et s'insèrent loin de la bouche. De part et d'autre , les yeux ne sont point rapprochés postérieurement comme dans les Zarres. Plusieurs crabrons ont la levre ar: gentée et brillante. | 120 ANIMAUX ESPECESNE 4. Crabron souterrain. Crabro subterraneus. C. thorace maculato, abdomine utrinque maculis quinque Jlavis ; pedibus ferrugineis. Crabro subterrancus. Fab. p. 29%. Panz. fase. 3, t. 21. Habite en Europe. 2. Crabron à six bandes. Crabro sexcinctus. C. thorace maculato ; abdomine fascis sex flavis : primis interruptis. F. Crabro sercinctus. Fab. p.295. Panz. fase. 64. t. 13. Habite en Europe. 3. Crabron fossoyeur. Crabro fossorius. ©. thorace immaculato, abdomine maculis quinque lutes- centibus, pedibus nigris. F. Crabro fossorius. Fab. p. 294. Panz. fasc. 7a.t. 11. Sphez fossoria. Lin. Habite en Europe. 4. Crabron porte-erible. Crabro cribrarius. C. niger ; thorace maculato ; abdomine fasciis flavis : in- termediis interruplis ; Libiis anticis clypeis conca- vis. F. Sphex cribraria. Lin. Crabro cribrarius. Fab. p. 297. Panz. fase. 15. t. 18—19. Habite en Europe. Le premier article des tarses antérieurs esë dilaté en palette. Etc. PHILANTHE. (Philanthus.) Antennes beaucoup plus longues que la tête , renflées vers le bout, et insérées loin de la bouche. Lèvre supérieure courte, transverse , fléchie. Mandibules presque sans dents au côté interne. Les yeux écartés eu dessus. SANS VERTÈPRES. 121 Tête grande, plus large que le tronc. Abdomen ovale- conique. Antennæ capite in plurimis multo longiores , sen- sim extrorsim crassiores, capitis faciei medio insertæ, ab ore distantes. Labrum reve , transversum 1n- flexum. Mandibulæ latere interno subedentulæ. Oculi supernè distantes. Caput magnum, trunco latiws. Abdomen ovato-co- nicuIn. OBSERVATIONS. Les philanthes tiennent de très-près aux crabrons par leurs rapports et par leurs habitudes. Cependant on peut les en distinguer par la forme et l'insertion de leurs an- tennes. [ls ont d'ailleurs le chaperon trilobé et souvent les yeux échancrés. Je rapporte à ce genre les philanthus et les cerceris de M. Latreille , quoiqu'ils puissent être distingués. ESPECES. 1. Philanthe couronné. Puilanthus coronatus. Ph. niger, thorace maculato ; abdominis fasciis quinque Jlavis: anticis duabus interruptis. F. Philanthus coronatus. Fab. p.288. Latr. Panz, fasc, 8/. t. 23. Habite en Europe. Se trouve aux environs de Paris. 2. Philanthe apivore. Philanthus apivorus. Pl. niger ,ore ronteque flavo maculatis ; thorace maculato; abdomine fasciis sex flavis: anticis duubus semi-inter- ruplis. Philanthus apivorus. Latr. hist. des fourm. p. 307. pl. 12. f, 2. femelle. Philanthus pictus. Fab, Panz. fase. 47.t. 23. mile. Habite en Europe, 11 fait son nid dans les terrains exposés au 122 | ANIMAUX : soleil, et s'empare de l'abeille domestique qu’il tue et place dans son nid, près de son œuf. 3. Philanthe à oreilles. Philanthus lœtus. Ph niger ; thorace masulato : abdominis primo segmento ; punctis duobus, reliquis fuscia flavis F. Philanthus lœætus. Fab p. 291. Panz. fasc. 63. t. 11. Cerceris aurita. Latr. Habiteen Europe. Se trouve aux environs de Paris. Etc. SECONDE SE GTION. HYMÉNOPTERES A TARRIÈRE, [ Terebrantes. Latr.]. Abdomen des femelles muni d'une tarrière qui sert à déposer les œufs. Les hyménopières nombreux que comprend cette section sont remarquables en ce que les femelles ont à l'extrémité de l'abdomen, une tarrière qui leur sert à déposer les œufs. Cette tarrière, qui est rarement pi- quante , est, le plus souvent , saillaute à l'extrémité de l'abdomen. Elle y varie dans sa grandeur, sa compo- sition et sa direction, étant tantôt droite et caudiforme , tantôt reconrbée sous l'abdomen ou au-dessus, etc. En général , elle est composée de plusieurs pièces sépara- bles longitudinalement ( Deux pièces latérales servant de gaine à la vraie tarrière. ) Cette section embrasse six familles distinctes, que je distribue, divise et caractérise de la manière suivante. SANS VERTÈBRES. 123 TR ——— DIVISION DES UYMÉNOPTÈRES A TARRIÈRE. (. Zarrière tubulaire conique , non fissile. Les tubulifères. (. Tarrière plurivalve , fissile. {1) Abdomen pédiculé ou sabpédiculé, II tient au corselet par un pédicule ou par un point. Larves apodes, (a) Les quatre ailes veinées. (*) Antennes filiformes ou sétacées , de vingtarticles etau- delà , le plus souvent vibratiles. Les ichneumonides. (**) Antennes de douze à seize articles. Pédicule de l’abdo- men s’insérant au-dessus de l'extrémité postérieure du corselet, Les évaniales. (b) Les deux ailes inférieures non veinées. (*) Antennes brisées. Abdomen caréné en dessous. La tar- ritre jamais roulée en spirale. Les cinipsaires. (**) Antennes droites. Abdomen caréné en dessons, La tarrière roulée en spirale, au moins dans sa base, sous l'abdomen, Les diplolépaires. (2) Abdomen tout-à-fait sessile. Il tient au corselet par toute sa largeur. Larves pédifires. Les érucaires. 12/4 ANIMAUX > LES TUBULIFÈRES. La tarrière des femelles , plus ou moins apparente , Jorme un tube conique pointu , quine se divise point en plusieurs valves longitudinales séparables. Sous cette coupe, je réunis les chrysidides etles proc- totrupiens de M, Latreille, dans l'intention de réduire, le plus possible, le nombre des familles et surtout ce- lui des genres, lorsque les insectes me paraissent se rap- procher assez par leurs rapports. Ces insectes font, en quelque sorte, une transition des hyménoptères à aiguillon , à ceux qui ont une vé- ritable tarricre. Dans les chrysidides, la tarrière n'existe pas encore par des pièces particulières ; elle n'est formée que par les derniers segmens articulés de l'abdomen; enfin, elle est rétractile et porte à son extrémité un petit ai- guillon. Mais dans les proctotrupiens , quoique tubulaire et pointue, la tarrière semble souvent formée de deux valves soudées , qui ne se séparent point , et déjà elle est distincte des derniers anneaux de l'abdomen. Les hyménoptères tubulifères ont l'abdomen inséré au corselet par une portion de son diamètre transversal. Leurs ailes inférieures n’ont point de nervures distinctes. Je les divise ainsi. (1) Tarrière rétractile formée par les derniers anneaux de l’abdomen, et portant un petit aiguillon. Le corps se contractant en boule lorsqu'on le prend. SANS VERTÈBRES. 1925. (a) Mandibules allongées et étroites. Chryside. {b) Mandibules courtes, larges, tronquées, dentées, Clepte. , (2) Tarriére saillante, pointue, sans aiguillon. Le corps nese con- tractant point en boule. (a) Corselet entier , non divisé, à segment antérieur toujours court. Oxyure. (b) Corselet divisé en deux parties, ou ayant le segment an- térieur allongé. Dryne. CHRYSIDE. (Chrysis.) Antennes filiformes , brisées, vibratiles, un peu plus longues que la tête. Lèvre supérieure très-petite. Mandi- bules allongées, étroites, pointues. Quatre palpes iné- gaux:- Tête transverse. Corselet tronqué aux deux bouts. Ab- domen concave en dessous. Le corps brillant, orné de couleurs métalliques, se contractant en boule, Antennæ filiformes, fractæ, vibratiles , capite pau- dd longiores. Labrum minimum. Mandibulæ elongateæ , angustæ , acutæ. Palpi quatuor inæquales. Caput transversum. Thorax anticè posticèque trun- catus. Abdomen subis fornicatum. Corpus splendi- dum , coloribus metallicis sæpius ornatum , in globum contractile. 126 ANIMAUX OBSERVATIONS: Les chrysides semblent avoir des rapports avec les guè+ pes ; ‘aussi Geoffroy ne les en avait pas distinguées. Ce sont de petits insectes glabres , trés-brillans et que l’on recon- nait d’abord aux belles couleurs métalliques dont la plupart sont ornés. Leur abdomen , presque sessile ou attaché par un pédicule très-court , estconcave en dessous, et souvent terminé par des espèces de dentelures, Ges insectes se con- tractent en boule lorsqu'on les prend. Les femelles font sor- tir de leur anus un aiguillon conique , faible, peu ou point piquant, et qui est une espèce de larrière. L’insecte l’allonge et le dirige comme à volonté, et s’en sert pour déposer ses œufs. On voit souvent les chrysides voltiger près des murs ex- posés au soleil, cherchant des trous pour y faire leur nid. ESPÈCES 1. Chryside enflammée. Chrysis ignita. Ch. glabra , nitida ; thorace viridi ; abdomine aureo apice quadridentato. Chrysis ignita. Lin. Fab. Panz. fase. 5. t. 22. Vespa, n.0 20. Gcoff. 2. p. 382. Habite en Europe. Très-commune. Abdomen plus rouge que doré. 2. Chryside éclatante. Chrysis fulgida. Ch. glabra , nitida ; thorace abdominisque primo segmento cœruleis ; ano quadridentato. Chrysis fulgida. Lin. Fab. Panz. fasc. 79. t. 15. Habite en Europe. 3. Chryside brülante. Crysis calens. Ch. cœrulea , nitida ; akdomine aureo , ano quadridentato cæœruleo. ( Chrysis calens. Fab. p. 239. Stylbum. Latr. Habite en Europe , dans le midi de la Dance, Etc. SANS VERTÈBRES 127 CLEPTE. (Cleptes.) Antennes filiformes, vibratiles , presque dela longueur du corselet. Mandibules courtes, larges, subirigones, dentelées. Promuscide nulle : la lèvre inférieure étant courte , arrondie au sommet, Abdomen ovale, subpédiculé, déprimé, non voûté en dessous. Antenne filiformes, vibratiles, thorasis ferè lonsitu- dine. Mandibulæ breves, latæ | subtrigonæ, denti- culatæ. Promuscis nulla : labio brevi, apice rotun- dato. Abdomen ovale, subpediculatum , depressum , in Jrà non fornicaturn. OBSERVATIONS. . Les cleptes ont des couleurs brillantes comme les chry- sides, mais ils en diffèrent éminemment par la forme des mandibules. Leur corselet est un peu rétréci en devant. Les femelles ont une tarrière tubuleuse , rétractile. ÉSPECGES, » 1. Clepte demi-doré. Cleptes semi-aurata. C. abdomine 'errugineo, apice cyaneo. Ichneumon semiaurutus. Fab p. 184. Panz. fase. 5r. t 2. mas, etfasc. 52, t.1. fem. : Habite en Europe. 2. Clepte niidule. Cleptes nitidula. C:cyaneo-nigra; thorace abdomineque anticè ferrugt- nets. Ichneumon nitidulus, Fab. p. 184. 128 ANIMAUX Coqueb. ill. ic. dec. 1. tab. 4.f. 5. Habite en Italie, aux environs de Paris. 3. Clepte pallipède. Cleptes pallipes. C. capite thoraceque suprà aurais ; abdowinis segmentis primis supernè ferruginets. Cleptes pallipes, Le pelt. ann. da mus. vol. 7. p. 1194 f. 1. Habite aux environs de Paris. D'XXUR E. (Oxyurus. ) Antennes filiformes , quelquefois s’épaississant vers leur sommet , plus longues que la tête, insérées au mi- lieu du front ou près de la bouche. Lèvre supérieure pe- tite. Mandibules variées, pointues, avec où sans dents. Corselet allongé, continu , non divisé en deux nœuds. Tarrière tubuleuse , rarement cachée. * Antenne filiformes , interdum extrorsum crassio- res, capite longiores , frontis medio aut pauld inferius insertæ. Labrum parvum. Mandibulæe variæ , acutæ, dentatæ aut edentuleæ. Thorax elongatus, continuus, non binodis. Fe- minarumterebra tubulosa , acuta , rard occulta. OBSERVATIONS. Je rapporte à celte coupe , que je présente comme géné- rique , ceux des proctotrupiens de M. Latreille, dont le cor- selet est continu et non divisé en deux nœuds ; le segment antérieur de ce corselet étant court, transverse et arqué. Les insectes qui sont dans ce cas, constituent nos oxyures. 1ls ne sont point brillans comme les chrysides et les cleptes, et les femelles ont une véritable tarrière tubuleuse, pointue, non fissile, presque toujours saillante, Les antennes de ces SANS VERTÈERES. 129 insectes ont dix à quinze articles , sont un péu longues, qüel- qüéfois brisées, et quelquefois aussi vont en s’épaississant vers leur sommet. L'abdomen est un peu pédiculé, caréné en dessous dans les femelles. ESPECES. [ Antennes brisées. ] i, Oxyure frontale. Oxyurus frontalis. O. niger ; capite punctato ; abdomine depresso subsessilé. Sparaston frontale. Latr. Habite en France, dans le Piémont. 2, Oxyure antéon. Oxyurus anteon: O. niger, nilidus; pedibus flavescentibus. Anteon jurianum,. Latr. . Habite en France. 3. Oxyure conique: Oxyurus conicus. O. niger ; abdomine conico acutissimo ; femortbus elavatis ferrugineis. Ichneumon conicus. Fab. Chalcis conica, ejusd. Liapria conica. Latr; Habite en Europe. 4. Oxyure cornue. Oxyurus cornutus. O. ater, nudus, niltens ; vertice cornuto: Psylus cornutus. Panz. fase. 83. t. 113 Diapria cornuta. Latr. Habite au midi de la France , etc. [ Antennes non brisées. 5. Oxyure brévipenne. Oxyurus brevipennis. O. niger; thorace posticè granulato ; abdomine pedtbus- que fusco-fulvis. Proctotrupes brevinennis. Latr. gen. crust etias. 1, tab. 13; f. 1. et vol, 4. p. 38. Habite le midi de la France ; sur la terre. Tom. IF. “ 130 ANIMAUX 6. Oxyure noire. Oxyurus niger. O. totus ater, nilidus ; antennarum articulo primo pedi- busque flavis. - Codrus niger, Panz. fase. S5. tab. 9. Proctotrupes. Latr. Habite en Allemagne. 7. Oxyare anomalipède., Oxyurus anomalipes. O. ater, nitidus; pedibus anticis, tibiis tarsisque mediis et posticis lestaceis. Sphex anomulipes. Panz. fase. 52. t. 23. etfasc. 100. t. 18- Helorus anomalipes. Latr. Habite en Allemagne, et aux environs de Paris. = DRYNE. (Drynus.) Antennes filiformes , insérées près du bord antérieur de la tête. Mandibules dentées, très-pointues. Palpes inégaux ; les maxillaires plus longs. Corps allongé. Corselet, soit formé de deux nœuds, soit continu et ayant le segment antérieur allongé. Abdo- men ovale , attaché par un pédicule court. Antennæ filiformes , os versus propè clypeum in- sertæ. Mandibulæ dentatæ , acutæ. Palpi inæquales : maxillaribus longioribus. Corpus elongatum. Thorax vel binodis , vel conti- nuus : segmento antico elongato. Abdomen ovale , tho- raci pediculo brevi affixum. OBSERVATIONS. Sous le nom de dryne, je réunis le drynus et les bethylus de M. Latreille. Ce sont encore des proctotrupiens pour cet antomologiste; mais leur corselet est formé de deux nœuds, SANS VERTÈBRES. ï31 vu a son segment antérieur allongé; ce qui n'a point lieu dans nos oxyures. Dans le aryrzus de M. Latreille, les antennes sont droites, longues , etont dix articles; celles de ses beshylus ont treize articles et sont brisées. ESPÈCES. ï. Dryne formicaire. Drynus formicarius. D. subruber ; thoracis parte poôsticé abdomineque nigres- centibus ; alis anticis fusco-fasciatis. Drynus formicartius. Latr. gen. crust. et ins, 1, tab. 12.f. 6. Hist. nat. des crust. et des ins. vol. 13. p. 228. Habite le midi de la France. 2. Dryne cénoptère. Drynus cenopterus. D. ater, lœvis, nitidus ; pedibus fuscis ; alis opacis sub- aveniis. Tiphia cenoptera. Panz. fase. 81.t. 14. Bethylus cenopterus. Latr. Habite en Allemagne et aux environs de Paris. 3. Dryne hémiptère. Drynus hemipterus. D. ater , glaber ; alis brevissimis. Tiphia hemiptera. Fab. suppl.p. 254. Panz. fasc. 97. t. 14. Bethylus hemipterus. Latr. Habite en Allemagne. Etc. TARRIÈRE PLURIVALVE, FISSILE. Elle se divise longitudinalement en plusieurs valves , dont les latérales servent de gaine à la tarrière pro= prement dite. Cette coupe embrasse le reste des hyménoptères, et se trouve ici partagée en cinq familles, savoir : les ich- neumonides , les évaniales, les cinipsaires , les diplo- 132 ANIMAUX lépaires ou gallicoles , enfin, les érucaires. On remarque que les trois premières de ces familles sont des insectes carnassiers dans l'état de larve, puisqu'ils dévorent les larves et les chrysalides des autres insectes ; tandis que les insectes des deux dernières familles ne sont que des phytiphages et ne se nourrissent que de substances végé- tales. Exposons-les successivement. 'J'UT-T-TvTv-O-CO.-.-.-—— LES ICHNEUMONIDES. Antennes filiformes ou sétacées , de vingt articles et au-delà, le plus souvent vibratiles. Les quatre ailes veinées. On a donné le nom d'ichneumonides aux hyménop- ières pupophages qui composent principalement le genre ichneumon de Linné ; et, comme ces 2chneumonides sont nombreuses en races diverses, on les a divisées en beaucoup de genres. Les insectes dontil s’agit, sont des hyménoptères à tar- rière , remarquables en général par leur corps grêle, al- longé, à abdomen pédiculé, ayant des antennes longues, droites ou avancées, muluarticulées et vibratiles. Les femelles de ces insectes ont une tarrière composée de trois filets, dont les deux latéraux, par leur réunion, servent de fourreau à celui du milieu. Les larves des ich- neumonides sont sans pattes , et vivent toutes dans le corps des autres insectes. Les femelles, en effet, percent avec leur tarrière le corps des autres insectes encore en larves, surtout des chenilles, et y déposent un ou plusieurs de leurs œufs. La, ces œufs ne tardent pas à éclore , et + SANS VERTÈBRES. 133 les jeunes larves ichneumonides se nourrissent aux dé- peus de la chenille on de la larve d’hyménoptère ou de diptère qui les contient , et en dévorent le corps graisseux sans attaquer les organes essentiels de l’insecte ; ce qui fait qu'il contivue de vivre, et parvient souvent à se changer en chrysalide avant de périr. Quant aux larves ichneumonides, elles se développent dans la larve qu’elles dévorent , s'y transforment en chrysalide après s'être en- veloppées d’une coque de soie, et arrivées à l’état par- fait, elles sortent du corps qui les contenait, après en avoir percé la peau. Le groupe que forment les ichneumonides est natarel, assez bien circonscrit par le caractère des antennes de ces insectes, et a pu , avec raison, être considéré comme un genre. Mais ce genre étant extrèmement nombreux en espèces , on a pensé qu'il serait utile de le partager en plusieurs coupes particulières, comme autant de gen- res séparés , et qu’on ne devait considérer le groupe lui- même que comme une famille. En conséquence , prenant toujours en considération les caractères qu'indique M. Latreïlle, je divise Les ich- neumonides de la manière suivante. DIVISION DES ICHNEUMONIDES. 1. Mandibules non dentées ou en pointe entiere à leur ex- trémité. Tète globuleuse. Xoride. 2. Mandibules bidentées ou échancrées à leur extrémité : elles sont étroites, allongées , croisées, 134 ANIMAUX (a) Abdomen va en dessus, offrant au moins cinq anneaux distincts. (+) Bouche point avancée en bec. Ichneumon. Crypture. (++) Bouche avancée en bec. Agathis. (b) Abdomen vu en dessus, paraissant inarticulé ou formé au plus de trois anneaux distincts, Sigalphe. 3. Mandibules tridentées à leur extrémité, formant un carré irrégulier, grandes et écartées. Alysie. XORIDE. (Xorides. } Antennes filiformes, droites, un peu longues. Palpes maxillaires très-longs. Mandibules simples ou un peu si- nuées sur les côtés : à sommet entier , non échancré , ni denté. ‘Tète globuleuse. Abdomen oblong, rétréci en pédi- cule à sa base. Tarrière saillante. Antennæ filiformes , rectæ , longiusculæ. Palpi mazxillares longissimi. Mandibulæ simplices vel ad latera subsinuatæ : apice integro, nec dentato , nec emarginato. Caput globosum. Abdomen oblongum, in pedicu- lum ad basim attenuatum. T'erebra exserta. SANS VERTÈBRES. 139 OBSERVATIONS. Saufles æorides dont il s’agit ici, les autres ichneumoni- des , selon M. Latreille , ont le sominet des mandibules, soit échancré , soit bidenté ou tridenté : c’est donc un genre assez bien circonscrit dans son caractère. Nos æorides embrassent celles de M. Latreille , et ses s4é- planes. Néanmoins il n’y aencore que très-peu d'espèces d’indiquées. ESPÈCES. 1. Xoride indicatrice. Xorides indicatorius. X. niger, punctatus ; thorace immaculato ; abdomine rue Lescente : lateribus inferis albido-maculatis. JIchneumon éindicatorius. La. gen, crust. et ins. 1.t. 12. LEE Habite en France. 2. Xoride prédicateur. Xorides prœcatorius. X. ater; scutello flavicante ; thorace maculato ; abdominis segmentis margine albidis ; pedibus rufis. Ichneumon præcatorius. Fab. p. 139. Latr. Habite en Allemagne. 3. Xoride couronnée. Xorides coronatus. X. ater; alis fuscis : lunul& pallid“'; abdomine ferrugineo, apice nigro; femortbus posticis serratis. Ichneumon serrator. Fab. suppl. p. 224. Bracon serrator ejusd, , Piez. p. 108. Stephanus coronatus. Jur.hymen. pl. 7. Panz. fasc. 76. t. 13, Latr. gen. crust. etins. 4. p. 4. Habite la France , l'Allemagne. ITCHNEUMON. (Ichneumon. ) Antennes filiformes ou sétacées, droites, longues, multiarticulées , vibratiles. Palpes inégaux ; les maxillaires 130 ANIMAUX plus longs. Mandibules allongées, bidentées ou éehan- crées à leur extrémité, Tête transverse. Abdomen subpédiculé. La tarrière bien saillante et caudiforme. Antenne fdiformes aut setaceæ , rectæ, longæ, mul- tarticulatæ , vibratiles. Palpi inæœquales : maxilla- ribus longioribus. Mandibulæ elongatæ, apice biden- tatæ vel emarginatæ, Caput transversum. Abdomen subpediculatum. Te- rebra penitus exserta , caudiformis. OBSERVATIONS. Quoique M. Tatreille ait divisé les ichneumonides en huit genres, son genre Zchzeumon est resté d’une étendue énorme par le nombre des espèces qui s’y rapportent. D’a- près eelte considération, j'ai cru qu’il serait utile de profiter de la principale division qu'il y introduit, pour le partager en deux coupes génériques , assez faciles à distinguer. Ainsi c’est avec les ichneumons de sa première division, dont je ne sépare pas ses acænites , que je forme le genre zcAneu- mon dont il s’agit ici. A-peu-près comme tous les autres, ce geure est sans doute artificiel ; mais il embrasse des es- pèces convenablement liées entre elles par leurs rapports, et qui, toutes, offrent cette particularité, dans les femelles, d’avoir à l'extrémité de leur abdomen, une tarrière cau- diforme , toujours saillante, quelquefois fort longue. Elle indique les habitudes particulières de ces races; carelle fait sentir qu’ayant l'habitude de rechercher les nids des autres insectes pour y enfoncer leur tarrière , ou de percer les larves quisontsousles écorces des arbres, elles ont souvent de grands obstacles à vaincre pour pénétrer dans les lieux eù elles doivent déposer leurs œufs ; par suite leur tarrière SANS VERTÈBRES. 137 en a obtenu une saillie constante et une longueur plus ou moins grande , appropriées aux habitudes de ces animaux. Comme les autres ichneumonides, leslarves de nos ichneu- mons sont carnassières, et vivent toujours dans le corps des autres insectes. Parvenus à l’état d’insecte parfait, les ich- neumons dont il s’agit, ne se distinguent principalement de nos cryptures que parce que les femelles de celles-ci ont la tarrière rétractile , entièrement ou presqu’entiérement cachée dans l'abdomen lorsqu'elle n’est pas employée. ESPECES. [ Æbdomen presque sessile. ] 1, Ichneumon persuasif. Zchneumon persuasorius. I. scutello albo , thorace maculato , abdomine segmentis omnibus utrinque punctis duobus albis. Fab. Panz. fasc, 19. tab. 18. Pimpla persuasoria. Fab.Piez. p. 112. Habite l’Europe boréale. 2. Ichneumon manifestateur. Zchneumon manifestator. L. ater ,immaculatus ; abdomine sessili, cylindrico ; pedi- bus rufis. « Ichneumon manifestator. Lin. Fab. Latr. Panz. fasc. 19. tar. Pimpla manifestator. Fab. Piez, 113. Habite en Europe, 3. Ichneumon piéton. Zchreumon pedator. I. luteus ; abdominis segmentis utrinque puncto atro ; an- tennis aculeoque nigris. Tchneumon pedator. Fab. p. 157. Pimpla pedator, ejusd. Piez. Habite aux Indes orientales, 4. Ichneumon extenseur. /chneumon extensor. I. niger; abdomine subcylindrico; pedibus rufis; aculec corpore longiore. Jchneumon extensor. Lin. Fab. p. 168. 138 ANIMAUX * Pimpla extensor. Fab. Piez. p. 115. Ichneumon. Geoff. 2. p. 359. n.o 86. Habite en Europe. 5. Ichneumon réluctateur. /chneumon reluctator. I. niger ; abdomine piceo vel sanguineo; tibiis anticis cla- valls. Ichneumon reluctator. Panz. fase. 1. t. 13. Cryptus reluctator. Fab. Piez. p. 79. Habite l'Europe boréale. 6. Ichneumon douteux. Zchneumon dubitator. K. Later, nitidus; abdominis segmento secundo tertioque ru- Jis , reliquis margine flavo. Ichneumon dubitator. Panz. fase. 78. t. 14. Cryptus dubitator. Fab. Piez. p. 85. Acænites. Latr. gen. crust. etins. p. 9. Habite en Allemagne, 7: Ïchneumon plumuleux. {chneumon pennator. 1. niger ; abdomine sessili cylindrieo ; pedibus rufis ; aculeo longitudine abdominis hirto. F. \ Ichneumon pennator. Fab. p. 171. Pimpla pennator. Fab. Piez. p. 116. Habite à Kiel. [ bdomen pédiculé. ] 8. Ichneumon élévateur. Zchneumon elevator. I. ater, pedibus flavis : posticis apice albis ; abdomine cla- valo. Panz. fasc. 71. tab. 15. An ophion clavator ? Fab. Piez.p. 134. Mabite en Allemagne. 9. Ichneumon abbréviateur. /chneumon abbreviator. I. niger ; abdomine brevissimo clavato rufo, apice truncato nigro. Ichneumon abbreviator. Fab. Ophion abbreviator, ejusd, Piez. Panz. fasc. 71.1. 17. Habite en Allemagne, SANS VERTÈBRES. 139 10. Ichneumon jaunissant. /chneumon flavator. I. ater ; alis nigris immaculatis ; abdomine flavo. Ichneumon flavalor. Fab. p. 161. €Coqueb. illust. ic. dec. 3. tab. 11. f. 9. Habite en Barbarie. Tarrière de la longueur de l’abdomen. Y1. Ichacumon incubateur. Zchneumon incubitor. 1 niger, «bdomine ferrugineo, apice nigro : maculd alb4; alis hyalints. Ichneumon incubitor. Lin. Fab. Cryptus, n.° 53, ejusd. Piez. Geoff. 2. p. 341. pl. 16.f.1. Habite en Europe. 12. Ichneumon pédiculaire. Zchneumon pedicularius. I. aplerus, rufus; capile thoracis abdominisque postico nigris. Ichneumon pedicularius. Panz. fase. 81. t. 13. Cryptus pedicularius. Fab. Piez. p. 92. Habite en Europe. 43. Ichneumon lunulé. Zchneumon lunator. L nigro flavoque varius ; abdomine clavato : utrinque lunu- lis flavis. Ichneumon lunator. Fab. p. 162. Habite l'Amérique septentrionale. Tarricre plus longue que le corps. Etc. CRYPTURE. ( Crypturus.) Antennes filiformes on sétacées | multiarticulées, vi- bratiles , plus ou moins longues. Palpes inégaux. Man- dibules allongées , bidentées ou échancrées à leur extré- mité. . ‘Tête transverse. Abdomen allongé, pédiculé, quel- quefois presque sessile. Tarrière aculéiforme , rétractle, non saillante ou peu saillante dans l'inaction. 140 ANIMAUX Antenne filiformes aut setaceæ , multiarticulatæ , vibratiles, lorgitudine variæ. Palpi inœquales. Man- dibulæ elongatæ , apice bidentatæ vel emarginatæ. Caput transversum. Abdomen elongatum , pedicu- latum, interdum subsessile. Terebra aculeiformis , re- tractilis , in abdomine abscondita , vel parum ex- serta. OBSERVATIONS. Nos cryptures peuvent être considérées comme un sous- genre, cest-à-dire , comme un démembrement du genre tchneumon , que je ne divise que pour faciliter l’étude des nombreuses espèces de ce dernier, et que pour soulager la mémoire à l'aide d’un nom particulier. Ainsi les cryptures , dont il est ici question , embrassent les ichneumons de M. Latreille, dont la tarrière, retirée dans l’inaction , est alors cachée entièrement ou en grande partie , et ne forme point une queue bien remarquable à l'extrémité de l'abdomen des femelles. La facilité qu'on a de saisir ce caractère semble cons- tituer son seul intérêt. Il en offre cependant un autre; car il indique, en quelque sorte, les habitudes parti- cuheres de ces ichneumonides, En effet, les cryptures n'ont pas autant de difficultés à vaincre pour placer leurs œufs que la plupart des ichneumons, puisqu'il paraît qu'elles ne recherchent, pour déposer leurs œufs , que des corps mous età découvert, tels que les chenilles et les chrysa- lides non cachées. Une tarrière courte et fort petite a donc pu leur suffire, et dans l’inaction cette tarrière a pu ren- trer entiérement ou en grande partie dans l'abdomen. Ceux de ces insectes dontl’abdomen est pédiculé, peuvent etre pris pour des sphex ; car ils en ont l'aspect , leur tar- rière élant non ou peu apparente. Quoique les cryptures SANS VERTÈBRES. T4T soient nombreuses en espèces , je n’en citerai ici que quel- ques-unes pour exemple. ESPECES. 1. Crypture meurtrière. Crypturus sugillatorius. Cr. scutello flavicante, thorace immaculato , abdomine atro: segmento primo secundoque utrinque puncto albo, pedibus rufis.F. Ichneumon sugillatorius. Lin. Fab. Geoff. 2. p. 345. n.° 54. Habite en Europe, dans les bois. 2. Crypture entrepreneuse. Crypturus molitorius. Cr. scutello allo, thorace immaculato ; abdominis apice tibiarumque basi albis. Ichneumon molitorius. Lin. Fab. Pauz. fase. 19. tab. 16. Habite en Europe. 3. Crypture étendue. Crypturus extensorius. Cr. scutello flavicante , thorace immaculato , abdominis scæmento secundo tertioque ferrugineis; ultimis apice albidis. Ichneumon extensorius. Lin. Fab. Panz. fasc. 19. t. 17. Habite en Europe. 4. Crypture joyeuse. Crypturus lætatorius. Cr. niger; scutello albo, thorace maculato; abdomine rufo apice nigro ; Libits posticis annulo albo. Ichneumon lœtatorius. Fab. Pauz. fasc, 19. t. 19. Habite en Europe. 3. Crypture cracheuse. Crypturus sputator. Cr. niger ; thorace immaculato ; abdominis segmento se cundo tertioque rufis. Ichneumon sputator, Fab, Piez, p. 66. Panz. fasc. 10, t. 20. Habite en Europe. 1/42 ANIMAUX 6. Crypture vespoïde. Crypturus vespoides. Cr. ater ; sculello bidentato, margine flavo; abdominis segments margine flavis : secundo.bipunctato, ultimo im mmaculato. Ichneumon necatorius. Fab. Piez, p. Ga. Panz. fase. 47. tab. 19. Habite l’Allemagne , le midi de la France. Abdomen ses- sile, 7. Crypture bidentée. Crypturus bidentorius. Cr. scutello flavicante; thorace submaculato ; abdominis segmento secundo tertioque bast flavis; pedibus rufis. Ichneumon bidentorius. Fab. p. 147 et Piez. p. 63. Panz. fasc. 45. tab. 15. Habite l'Europe boréale. - Etc. L’ichneumon deprimator de Fab. Panz. fasc. 59. t.11.ap- partient à ce genre. AGATHIS. (Agathis.) Antennes sétacées , multiarticulées, droites ou pres: que convolutes. Bouche avancée en bec droit ou incliné. Mandibules bidentées au sommet. Lèvre inférieure al- longée , subbifide. Corps allongé. Abdomen oblong, subpédiculé. Tar- rière saillante. Antennæ setaceæ , multiarticulatæ , rectæ aut sub- convolutæ. Os in rostellum prominens, rectum aut inflexum. Mandibulæ apice bidentatæ. Labium elon- gatum , subbifidum. ; Corpus elongatum. Abdomen subpediculatum , oblongum. Terebra exserta. OBSERVATIONS. Sous le nom d’agathis, je réunis ceux de M. Latreille avec ses bracons, qu'auparavant il avait nommés vipiones. SANS VERTÈBRES. 143 Ce qui m'y autorise, jusqu’à un certain point, c’est que les unes et les autres de ces ichneumonides ont la bouche avan cée en bec. Par cette considération seule, je les distingue de mes ichneumons. ESPEC.ES. [ Museau droit. ] Agathis des malvacées. Ægathis malvacearum. A. niger; pedibus fasciäque propè basim abdominis rubes- centibus ; tarsis nigrints. Agathis malvacéarum. Latr. hist. nat des crust. et des ins. 13. p.175. et gen. crust. et ins. 1. tab. 12. f, 2 Habite aux environs de Paris Tarrière de la longueur du corps. . Agathis jaune. Agathis purgator. A. luteus ; antennis aculeoque nigris; alis hyalinis : fass cits duabus fuscis. Ichneumon purgator. Fab. p.156. Coqueb. illust. ic. dec. 1. tab. 4. 1.3. Agathis. Latr. Bracon purgator. Kab. Piez. p. pot Habite en France. [ Museau tres-incliné. | . Agathis nominateur. Ægathis rominator. A. luteus, nigro-maculatus; alis 1 luñuld alba. Ichneumon nominator. Fab, p. 155° Bracon nominitor. ab. Fiez p.104. Latr, Vipio Latr hist. des crust., etc. 13. p. 176. Panz. fase. 59. f. 10. à Habite en France Tarricre très-longue, 4. Agathis urinateur, #sathis urinator. A. niger ; lhorace untice rufo; abdomire ts maculls dorsalibus nigris ; alis fusées. 04»; Ichneumon urinator, Fab, Panz. fase, 5G t. 12. , Bracon urinator, Kab. Piez. p. 109, Habite en Allemagne ; dans les bois. 1 10 ANIMAUX SIGALPHE. ( Sigalphus.) Antennes sétacées , multiarticulées. Mandibules ar: quées , bidentées au sommet. Palpes maxillaires à six articles. Tête transverse. Abdomen ovale , arrondi au sommet, n'offrant que trois segmens dorsaux, où qu'un seul. Tarrière courte, cachée. Antennæ setaceæ, multiarticulatæ. Mandibulæ ar- cudtæ. Palpi maxillares articulis sex. Caput transversum. Abdomen ovale, apice rotun- dato , subsessile : segmentis dorsalibus tribus , aut uni- co. T'erebra brevis, abscondita. OBSERVATIONS. Les sigalphes tiennent à nos cryptures par leur tarrière; mais ils sont tres-singuliérs en ce que leur abdomen n'offre pas plus de trois segmens dorsaux , et quelquefois n’en mon- tre qu’un seul. Le nombre des articles de leurs palpes maxil- laires , sertaussi à les distinguer. Leur abdomen est voûté en dessous. ESPÈCES. 1. Sigalphe arroseur. Sigalphus irrorator. Latr. $. ater ; alis anticis apice ‘nigris; puncto albo; abdomine clavato : apice maculd villosä aured. Cryptus irrorator. Fab. Piez. p.88. Degeer, mém. sur les ins. 1.pl. 36. f. 12—13. Ichneumon. Geoff. 2. p. 837. n.o 36. Habite l’Europe australe. 2. Sigalphe oculé. Sigalphus oculator. Latr. S. ater; abdominis basi utrinque puncto flavo ; fhorace poslice bidentalto. SANS VERTÈBRES: 144 Tchneumon oculator. Fab. p. 169. Piez. p 68. Panz. fasc. 70. t. 3, Habite en Europe. Commun aux environs de Paris, ALYSIE. (Alvysia.) Antennes filiformes, submoniliformes , longues, mul- tiarticulées. Mandibules grandes , écartées , larges et tri: dentées à leur extrémité” Palpes maxillaires à six ar- ticles, Tête transverse, large. Abdomen en massue , rétréci en pédicule vers sa base. Tarrière courte , peu saillante. Antennæ filiformes, submoniliformes , lonsæ, mul- tiarticulatæ. Mandibulæ magnæ , intervallo dissitæ , ad apicem latæ et tridentatæ, Palpi naxillires arti- culis sex. Caput transversum , latum. Abdomen clavatum , in pediculum versus basim attenuatum. Terebra brevis , subexserta. OBSERVATIONS, 11 paraît que les a/ysies sont les seules ichneumonides qui aient les mandibules tridentées au sommet. Elles ont les palpes maxillaires à six articles comme les sigalphes. M. Latreille , qui n’en indique qu’une espèce , dit qu’elle dépose ses œufs sur les excréiens humains. ESPECE, 1, Alysie stercorure. {sta stercoraria. Latr. Ichneumon manducator. Panz. fase. 72 t. 4. Cryptus manducator. Fab. Piez. p. 87. Habite aux environs de Faris, et en Allemagne. Tome IF. 10 146 ANIMAUX LES ÉVANIALES. Antennes filiformes, de douze à quinze articles. Ab- domen inséré sur le dos du corselet , ou au-dessus de son extrémité postérieure. Les quatre ailes ver- C4 71E6s. Les évaniales sont des insectes à larves carnassières et pupophages. Ces insectes se rapprochent beaucoup des ichneumonides par leurs habitudes et souvent par leur aspect. Ils en sont distingués par la singulière insertion de l'abdomen sur le dos du corselet , ou au moins au- dessus de son extrémité postérieure, près de l’écusson. Son pédicule est long, plus ou moins recourbé. Cet abdomen n’est point caréné en dessous. Les évaniales d’ailleurs sont distinguées des ichneumonides, parce que leurs antennes ont moins de vingt articles. Ces insectes ont les ailes courtes, et les pattes postérieures longues. Je ne les partage qu'en deux genres : savoir , évanie et Jæne. ÉVANIE. (Evania. ) Antennes filiformes , de treize articles , rapprochées a leur base. Quatre palpes inégaux , subsétacés. Man- dibules trigones , subdentées. Tête transverse ; corps court ; abdomen très-court, comprimé, attaché à un pédicule arqué , qui s’insère sur le dos du corselet. Tarrière courte ; pattes postérieures fort longues. SANS VERTÈBRES. 147 Antenne filiformes , tredecim articulatæ , ad inser- tionem approximatæ. Palpi quatuor inæquales, sub- setacei. Mandibuülæ trigonæ , subdentatce. Caput transversum; corpus breve ; abdomen brevis- simum , compressum , pediculo arcuato supra thora- cem insertum. Terebra brevissima ; pedes postici prœ- longr. OESER VATIONS, Les évanies sont des insectes très-singuliers à cause de la petitesse de leur abdomen et de la situation particulière du pédicule qui le soutient. Elles ont la tête verticale , trans- verse; le corps court; l’abdomen subtriangulaire ou ovoïde, comprimé, trés-pelit, et comme suspendu à un filet ar- qué, inséré au-dessus du métathorax. Ces insectes ont les ailes courtes. On n’en connait encore qué les espèces sui- Yantes. ESPÈCES. ï, Évanie lisse. Ævania lœævigata. OI. E; atra; thorace scabro ; capite lævi. Oliv. dict. n.° 2, Spher appendigaster. Brown. jam. t. 44. f. 6. Habite en Amérique. 2. Évanie appendigastre. Evania appendigaster. Æ. atra , thorace capiteque scabris ; alis nigro-venosis puné; toque marginall nigro. Oliv. dict. n.° x. Sphezx appendigaster. Lin. « Panz. fusc.62. t. 12. Habite l'Italie , la France australe. 3. Evanie naine, Ævania minuta. O1. ÆE. atra; alis albis, Lasi tantum nigro-venosis. Oliv. dict, n4. Habite aux environs de Paris, 148 ANIMAUX FŒNE. ( Fœnus. ) Antennes filiformes , droites , de treize ou quatorze articles. Quatre palpes filiformes. Mandibules dentées. Tête, soit sessile, soit élevée sur un cou. Abdomen allongé, à pédicule court, s’insérant au-dessus de l’ex- trémité postérieure du corselet. Tarrière saillante. Les pattes postérieures fort longues, à jambes renflées en massue. Antennœæ filiformes , rect®æ , tredecim aut quatuor- decim articulatæ. Palpi quatuor filiformes. Mandi- bulæ dentatæ. Caput vel sessile, vel collo elevatum. Abdomen elongatum ; pediculo brevi suprà thoracis extremita- tem posticam inserto. Pedes postici longi ; tibiis cla- vatis. OBSERVATIONS. Les fœnes , comme les évanies, doivent ètre séparées des ichneumonides , puisque leurs antennes ont moins de vingt articles. D'ailleurs les unes et les autres ont le pédi- cule de leur abdomen inséré au-dessus de l'extrémité pos- térieure du corselet. Dans les fœnes, ce pédicule sin- sère plus bas que l’écusson, et dans les évanies , il paraît s’insérer plus haut encore. Mais ce qui distingue plus forte- ment nos fœnes, c’est leur abdomen qui est fort allongé, soit linéaire , soit en massue. Ici, nous réunissons le genre fœne et le genre pélécine de M. Latreille. ESPÈCES. x. Foœne jaculateur. Fœnus jaculator. Latr. F. niger; abdomine falcato, medio rufo; lébiis posticis clavalis, bast apiceque albis. ; SANS VERTÈBRES. 1/49 Ichreumon jaculator. Lin. Fab. p.177. Oliv. dict. n.o 149. Ichneumon Geoff. 2. p. 328. n.0 16. Fœnus jaculator. Latr. hist. nat. des crust. et des ins. 13, pl. 100. f. 4. Pauz. fase. 06. tab, 16. Habite en Europe. 2. Foœne polycérateur. Fænus polycerator. F.ater; abdomine lineari-longissimo ; tibiis posticis cla- valis. F. Ichneumon polycerator. Fab. p. 162. Oliv. dict. n.o 113. Pelecinus polycerator. Lat. Drar. illust. of. ins.exot. 2.pl. 4o.f, 4. Habite en Amérique. LES CINIPSAIRES. Antennes brisées, de six à douze articles. L’abdomen caréné en dessous dans les femelles. La tarrière ja- mais roulée en spirale. Les deux ailes inférieures non veinées. Les cinipsaires tiennent encore aux ichneumonides et aux évaniales, puisque ce sont des hyménopières car- passiers et pupophages , qui vivent aux dépens des autres larves d'insectes. Elles détruisent un grand nombre dr chenilles ou autres larves , ainsi que des chrysalides me en a qui piquent les galles que des diplolèpes on°*°"M665 et de l'œuf qu'elles y déposent, sort une #7V€ 4 dé- vore celle du diplolepe. Les antennes des cinipsaires srit coudées , et ren- flées en massue vers le bout. J=tarrière des femelles est en général cachée sous l'akdomen , entre les deux lames étroites de sa carène, sans être roulée en spirale. Dans la plupart de ces iasectes , les pattes postérieures sont propres à sauter. Voici comment je les divise. 15a ANIMAUX (1) Pattes postérieures à jambes très-arquées, Leucopsis. Chalcide. {2} Pattes postérieures à jambes droites. (a) Segment antérieur du corselet grand, en carré transversal, ou en triangle tronqué à sa pointe. Cinips. (b) Segment antérieur du corselet très-court, transverso-li- néaire, Cinipsile. LEUCOPSIS. (Eeucopsis.) ÂAntenues courtes, brisées, grossissant vers le bout, de douze à treize articles, Palpes filiformes. Mandibules cornées , bidentées. Lèvre inférieure allongée , échan- crée au sommet. Tête transverse. Corselet fort élevé. Abdomen com- primé , arrondi à son extrémité, à pédicule très-court. Tarrière des femelles sétiforme , naissant entre deux TB. e la base de l'abdomen , ensuite se recourbant sur ut ae e ESSOR Le Les pattes postérieures à cuisses renflées et à jambes ares Les ailes supérieures doublées longi- tudinalement. Æntenn& breves , fractæ , versùs ;japicem incras- satæ, duodecim aut tredé.s;m articulate. Palpi filifor- mes. Mandibulæ corncæ , L'dentatæ. Labium elon- patun , apice emarginatum. Caput transversum. Thorax valde gibbus. Abdo- SANS VERTÈBRES. D3Ÿ à men compressum , apice rotundatum , quasi sessile : pedicülo brevissimo. Feminarum terebra setiformis , ex abdominis basi enascens , intra lamellas duas va- ginata , dein super abdomen recurva. Pedes postict Jemoribus turgidis, tibüsque arcuatis. Alæ superæ longistrorsim duplicatæ. OBSERVATIONS: Les Zeucopsis tiennent aux chalcides par leurs rapports, et ressemblent un peu aux guêpes par leurs couleurs et le plissement de leurs ailes. Ils sont tres-distingués des chal- cides par la longueur etla singulière situation de leur tar- rière , et ne peuvent se confondre avec les guëpes , leur tarrière ou leur aiguillon étant toujours hors de l'abdomen et recourbé sur le dos. Les larves de ces insectes sout carnas- sières. Il paraît que les femelles déposent leurs œufs dans les nids des apiaires. ESPECES. 1. Leucopsis géant. Leucopsis gigas. F. L. nigra, thorace punctis duobus dorsalibus , abdomine sessili : fasciis quatuor flavis. Fab. p.245. Leucopsis gigas. Coqueb. illust. ic. dec. r. tab. 6, £. 1. Pauz. fasc. 84. t. 17 et 18. Habite le midi de la France. 2. Leucopsis dorsigère. Leucopsis dorsigera. L. abdomine sessilj nigro : fasciis duabus puncloque flavis, Fab. p. 246. Leucopsis dorsigera, Oliv. dict. ne 1, Panz. fase. 58. t. 15. Habite le midi de la France, l’Italie, Il s’introduit dans les guêpiers pour y pondre. 152 ANIMAUX 3. Leucopsis intermédiaire. ÆLeucopsis intermedia. Ilig. L. nigra; thoracis maculis duabus abdominisque fasciis quatuor inæqualibus flavis. Leucopsis dorsigera. Faur. fasc. 15. t. 17. Habite 1ë midi de la France. Ses rapports le rapprochent de l'espèce 0.0 I. Etc. CHALCIDE. (Chalcis.) Antennes courtes, brisées, de onze ou douze articles, à partie supérieure fusiforme. Palpes filiformes. Man- dibules courtes, eornées. Tête transverse | presque sessile. Corselet élevé. Ab- domen subglobuleux, acuiminé postérieurement , com- primé sur les côtés inférieurs, attaché par un pédicule court, Tarrière des femelles courte , cachée sous l'ab- demen entre deux lames. Paites postérieures à cuisses larges, comprimées , dentées , ct à jambes arquées. ÆAntennæ breves , fractæ, undercim vel duodecim articulatæ; parte superiore fusiformi. Palpi filifor- mes. Mandibulæ breves, corneæ. Caput transversum , subsessile. Thorax elevatus. Abdomen subglobosum, postice acuminatum , ad la- tera inferiora compressum , brevi pediculo thoraei af- Jixum. Feminarum terebra brevis , abscondita ; sub abdomine intra lamellas duas vaginata. Pedes pos- tici femoribus lLatis compressis dentatis ; tibüs ar- cualis. OBSERVATIONS. Les chalcides ont beaucoup de rapports avec Îles CIM ps ; mais elles en sont distinguées par leurs antennes courtes. ; SANS VERTÈBRES. 153 brisées, etpar les jambes arquéesde leurs pattes postérieures. Ces hyménoptères ont le corps petit, souvent orné de couleurs brillantes ; l'abdomen ovale ou presque globuleux, terminé en pointe ; enfin, les cuisses des pattes posté- rieures grandes , renflées |, comprimées, ce qui donne à ces insectes la faculté de sauter, presque anssi vivement que les puces. Leurs ailes ne sont point doublées longitudinale- ment comme celles des leucopsis , et leur tarrière est pe- tite , cachée sous le ventre. ESPÈCES. 1. Chalcide déginguendée. Chalcïs sispes. F. C. nigra; abdominis petiolo femoribusque posticis incras- satis, flavis. Fab. p. 194. Sphex sispes. Lin. Vespa Geoff. 2. p. 380. n.° 16. Chalcis sispes. Oliv. dict. n.o 2. Panz. fase. 57. t. 11. Häbite le midi de l’Europe. Rare aux environs de Paris. 2. Chalcide clavipède. Chalcis clayipes. T. C. atra; femoribus posticis incrassatis rufis. Fab. p. 195. Chalcis clavipes. Latr. Oliv. n.o 3. Panz. fasc. 58. t. 15. Habite en Allemagne, et aux environs de Paris. 3. Chalcide naine. Chalcis minuta. F. C. atra ; femoribus posticis incrassalis, apice flavis. Fab. P- 195. Vespa. Geoff. 2. p. 380. n.0 15. Chalcis minuta. Latr. Oliv. n.0 5. Panz. fase. 32. t. 6. Ejus- dem. Chalcis flavipes. Panz. Fasc. 98. t. 16. Var. pauld major. Habite l'Allemagne, la France, 4. Chalcide annelée. Chalcis annulata. F. C. atra; femoribus posticis incrassatis dentatis : puncto apicts albo; tibiis albis nigro-annulatis. Fab. p.197. Habite en Amérique. On la trouve dans les nids des polistes ( guëpes cartonnières), Sa larve vit aux dépens de celles de ces guépiaires. Ete: 194 ANIMAUX CINIPS. (Cinips.) Antennes courtes , brisées , de six à douze articles. Palpes presqu'en massue. Mandibules cornées , dentées au sommet. Corps très-petit. Segment antérieur du corselet spa- cieux, en carré transverse, ou en triangle obtus ou tron- qué au sommet. Abdomen subovale, caréné en dessous, attaché par un pédicule court. Tarrière saillante ou ca- chée entre les lames de la carène. Les jambes des pattes postérieures droites. Antennæ breves , fractæ ; articulis sex ad duo- decim. Palpi subclavati. Mandibulæ corneæ , apice dentatæ. Corpus perparvum. Thoracis segmentum anticum spatiosum, transversè quadratum aut triangulare : apice obtuso vel truncato. Abdomen subovale , subtüs carinatum , pediculo brevi affixum. Terebra exserta vel intra lamellas carenæ occulta. Tibiæ pedum pos- ticorum rectæ. OBSERVATIONS. En réduisant les cinips aux cinipsaires à jambes posté- rieures droites, et dont le segment antérieur du corselet n'est pas un rebord étroit et transversal , nous réunissons aux cinips de M. Latreille quelques-uns de ses genres qui, quoique pouvant en être distingués, y tiennent assez par leurs rapports pour autoriser cette association. Ces genres sont ses eurytomes, ses eulophes , ses cléonymes, et ses spa- langies. SANS VERTÈBRES. 155 Nos cinips sont de petits hyménoptères ornés de cou- leurs très-brillantes, parmi lesquels plusieurs ont la faculté de sauter. Ils ont des rapports avec les chalcides, les péri- lampes et les diplolèpes. Ces petits insectes volentavec agi- lité, et presque tous vivent aux dépens d’une grande quan- tité de chenilles, et de chrysalides, que leurs larves car- nassières détruisent. Aussi plusieurs de leurs espèces ont été confondues par les auteurs avec les ichneumons. ESPECES. 1. Cinips du marceau. Cinips caprecæ. C: viridis, nitida; pedibus pallidis. Linn. Cinips capreæ. Fab. p.102. Oliv. dict. n.0 51. Cüinips. Geoff. 2. p. 302. n.0 18. Habite dans toute l'Europe , sur le saule marceau. 2. Cinips du bédegar. Cinips bedegaris. C. viridis , nitens; abdomine depresso aureo. Linn. Cinips bedegaris. Latr. Oliv. dict. n.o 2. Geoff. 2. p. 296.n., 1. Ichneumon bedegaris. Fab. p. 185. Habite en Europe. Sa larve vit dans les galles chevelues du rosier sauvage en y dévorant l'hôte de ces galles. 3. Cinips pourpré. Cinips purpurascens. C. viridi-œneus, nitidus ; abdomtne purpurascente : prime segmento œneo. Fab. supp.p.231.1chneumon. Diplolepis purpurascens. Fab. Piez. Habite les environs de Paris. 4. Cinips dorsal. Cinips dorsalis. C. pallidus ; capitis thoracisque dorso viridi-æneo ; alis maculd transversd fuscd.F. Ichneumon dorsalis. Fab. suppl. p.231. Diplolepis ejusd. IHabite en France, 9. Cinips de la sarrète. Cinips serratulæ.- C. atra , nitida ; antennis verticillato-pilosis. Fab. suppl p.214. 156 ANIMAUX Eurytoma serratulæ.Latr. gen. crust, et ins. 4. p. 27. Habite la France, l'Allemagne, etc. 6. Cinips ramicorne. Cinips ramicornis. C virid's; antennis ramosis. Eulophus. Geoff. 2 p.313. pl. 15. f. 3. Oliv. dict. Latr. gen. crust. et ins. 4. p. 28. TIchneumon ramicornis. Fab. p. 190. Habite l'Europe. Ce cinips est très-singalier par ses antennes ; mais il parait seul dans ce cas. 7. Cinips déprimé. Cinips depressus. C. obscurè aureus ; abdomine depresso cyaneo; alis apice fuscis : maculd fasciäque postica albis. Ichneumon depressus. Fab. suppl. p. 231. Cleonymus. Latr. gen. crust. et ins. 4. p. 29. Habite aux environs de Paris. Etc. CINIPSILE. (Cinipsillum.) Antennes filiformes , en général brisées , souvent épaissies vers leur sommet , de huit à douze articles. Quatre palpes. Mandibules variées. Corps court. Corselet transverse , à segment antérieur très-court , ne formant qu'un rebord transverso-linéaire. Abdomen très-court, presqu'en cœur , ou spatuliforme, caréné en dessous. Tarrière courte , le plus souvent ca- chée entre les lames de la carêne. Antennœ filiformes, in universum fractæ , sæpè versus apicem crassescentes ; articulis octo ad duo- decim. Palpi quatuor. Mandibulæ varie. Corpus breve. Thorax transversus : segmento_ an- tico brevissimo , transverso-lineari. Abdomen subcor- datum aut spathuliforme , brevissimum. T'erebra bre- pis , sæpius inträ lamellas carenæ occulta. SANS YERTÈBRES: 157 OBSERVATIONS. Sous cette dénomination nouvelle, que j’'emploie pour évi- ter toute confusion, je réunis les périlampes, les piéro- males , les encyrtes, les platygastres, les scéhions , et les té- léas de M. Latreille, c’est-h-dire , les cinipsaires à jambes droites , qui ont le corselet plus large que long, et dont le segment antérieur très-court, n’est qu’un rebord transver- so-linéaire. En me bornant à ce cadre, je facilite l'étude, sans nuire à la possibilité de rétablir les coupes infé- rieures. ESPECES. 1. Cinipsile violet. Cinipsillum violaceum. C. capite thoraceque obscurè œneis ; abdomine angulato, nilido , violaceo, apice emarginato. Chalcis violacea. Panz. fasc. 88. t. 15. Cüintps violacea. Latr. hist. nat. des crust, et des ins. 13, P:-222: Perilampus. Latr. gen. crust, et ins. 4. p. 30. Habite en Allemagne, 2. Cinipsile doré. Cénipsillum chrysts. C.viridi-œneum , nitens; abdomine ovato aureo. Ichneumon chrysis. Fab. p. 185. Perilampus. Latr. Habite la Barbarie , le midi de la France. 3. Cinipsile des galles. Cinipsillum gallarum. C. fusco-æneum, abdomine nigro ; tibits pallidis. Diplolepis gallarum. Fab. Piez. p.141. Pteromalus. Latr. Habite... 4. Cinipsile grand écusson. Cinipsillum infidum. C. nigrum, antennarum Last, fronte, pedibusque rufis”; scutello flavo , apice bifurco. Ichneumon infidus. Rossi. faun. etr. append, p, 11. 158 ANIMAUX Encyrtus. Latr. Habite l’Italie, la France. 5. Cinipsile rugosule. Cinipsillum rugosulum. C, nigrum, subtilissimè punctulato-rugosulum ; abdomïne suprà longistrorshmque striato. Scelio rugosulus. Latr. hist. des crust. et des ins. 13. p. 227. et gen. crust. et ins. 4. p. 32. Habite aux environs de Paris. 6. Cinipsile clavicorne. Cinipsillum clavicorne. €: nigrum , nitidum , punctatum ; abdomine suborbiculato ; antennis brevibus , apice clavatis. Scelio. Latr. gen. crust, et ins. 1. tab. 12. f.get 10. mas, etf. 11et12. femina. Teleas clavicornis. Latr. gen. crust.etins. 4. p.33. Habite aux environs de Paris. em LES DIPLOLÉPAIRES. Antennes droites, de onze à seize articles. Abdomen caréné en dessous. La tarrière roulée en spirale sous l'abdomen. M. Latreille donne le nom de diplolépaires à des hy- ménoptères très-voisins des cinipsaires par leurs rap- ports, mais qui ont les antennes droites, l'abdomen tou- jours caréné en dessous, et la tarrière des femelles roulée en spirale, au moins dans sa base, et cachée sous l'ab- domen entre deux lames. Les diplolépaires doivent effectivement être distinguées des cinipsaires ; car ce sont des insectes phytiphages, c'est-à-dire, qui ne se nourrissent que de matières vé- gétales. Les larves de la plupart sont gallicoles, et ha- bitent dans çes excroissances végétales et singulières , | | | | | | | SANS VERTÈBRES. 159 connues sous le nom de noix de galles. En effet, les femelles de ces insectes ayant piqué différentes parties des végétaux pour y introduire leurs œufs, elles ont occasionné dans ces parties une extravasion des sucs de la plante, et par suite ces monstruosités appelées galles dont je viens de parler. Ce sont donc les di- plolépaires qui donnent lieu à la formation des galles, et non les cinips qu'on en voit quelquefois sortir ; ces derniers n'ayant introduit leur œuf dans la galle déjà exis- tante, que pour que la jeune larve carnassière s’y nour- risse aux dépens de celle du diplolèpe. Comme dans les cinipsaires , les ailes inférieures des diplolépaires sont sans nervures distinctes. Je ne divise cette petite famille qu'en deux genres, de la manière sui- vante : (1) Antennes de onze à douze articles. Abdomen atta- ché au corselet par un pédicule allongé. Eucharis. (2) Antennes de treize articles au moins. Abdomen atta- ché au corselet par un pédicule tres-court. Diplolèpe. EUCHARIS. ( Eucharis. Antennes épaisses, moniliformes, droites , à onze ou douze articles. Palpes très-petits. Mandibules allongées ? pointues, inermes. Corselét convexe, se terminant par un écusson sim- ple ou fourchu. Abdomen ovale, subtrigone , attaché au corselet par un pédicule allongé. 160 ANIMAUX Antennœæ crassæ ,; moniliformes , rectæ : articulis undecim vel duodecim. Palpi minimi. Mandibulæ elongalæ , acutæ , inermes. T'horax convexus , posticè scutello simplict vel fur- cato terminatus. Abdomen breviter ovatum , subtrigo- num , pedunculo prælongo thoraci affixum. L OBSERVATIONS. Les eucharis diffèrent éminemment des diplolèpes par le loug pédicule de leur abdomen, ét même par leurs antennes qui n'ont que douze articles. Ces insectes semblent ténir en- core aux cinipsaires par leurs couleurs brillantes et métalli- ques ; mais ils ont les antennes droites, non brisées. Ces an- tennes sont courtes. L’abdoinen est court, ovale-trigone, comprimé sur les côtés inférieurs, ce qui le rend caréné en dessous. ESPECES, 1. Eucharis relevée. Eucharis ascendens. E. œnea; abdomine petiolato conico ascendente. Cinips ascendens. Fab. panz. fase. 88. t. 10. Fucharis ascendens. Latr. Habite en Allemagne. 2. Eucharis fourchue. £ucharis furcata. Fab. E. atra; scutello spinis duabus incurvis porrectis ; abdo- mine ascendente. Fab. Ichneumon cyniformis. Ross. faun. etr, mant, 2. t. 6. fig, G. Latr. gen. crust, et ins. 4. p.21. Habite. ...l’Amérique méridionale. DIPLOLÈPE. ( Diplolepis. ) Antennes filiformes , droites, de treize à seize articles, SANS VERTÈBRES. tôt Quatre palpes inégaux. Mandibules courtes , souvent dentées. Corselet en général gibbeux, se terminant postérieu- rement en écusson. Abdomen ovale ou subcordiforme, un peu petit, comprimé au moins sur les côtés inférieurs; caréné en dessous et aitaché par un pédicule très-court. arrière presque capillaire, roulée en spirale , et ca- chée sous l'abdomen entre deux lames. Æntennæ filiformes, rectæ , tredecim ad sexdecim articulatæ. Palpi quatuor inæqueles. Mandibulæ breves , sæpe denticulatæ. Thorax in universum g'bbosus , posticè in scutel- lum terminans. Abdomen ovaium vel subcordiforme , parvulum , ad latera infera prœsertim compressum , subtus carinatum , thoraci pediculo brevissimo af- fixum. Terebra subcapillaris , in spiram convoluta , infra abdomen intrà lamellas duas abscondita. OBSERVATIONS. Les diplolépes sont en général de très-petits hyménop- tères quiressemblent beaucoup aux cinips et aux chaleides ; mais leurs antennes ne sont point brisées ou coudées; leur tarrière, toujours cachée sous le ventre , est inférieurement roulée en spirale ; et d'ailleurs les larves de ces insectes ne sont point carnassières; elles sont souvent victimes de celles des cinipsaires qui les dévorent. | Geoffroy paraît être le premier qui ait distingué les di- plolèpes ; Linné et Fabricius en. faisaient des cinips: La plu- part donnent lieu aux galles ou noix de galles connues ; ainsi qu'aux bedegars, J'en vais citer quelques espèces, parmi lesquelles les-deux Tome IF D I 162 ANIMAUX dernières , la figite et surtout l’ibalie de M. Latreille, s’éloi- gnent un peu des autres. ESPÈCES. 1. Diplolèpe de la galle à teinture. Diplolepis gallæ tinctoriæ. Oliv. D. testaceus, abdomine suprà fusco nitido. Oliv. dict. n.e 5. Voyage dans l’empire ottoman, 1.p. 252. pl. 14 et 15. Habite dans le Levant, sur un chène. il donne lieu aux galles du commerce. Ces galles sontgrosses , rondes, tuberculenses , et se forment sur les jeunes rameaux du chêne , et non sur les feuilles ni sur leur pétiole. 2, Diplolèpe du chène tauzin. Diplolepis quercüs Lojæ. D. griseus ; abdomine ferrugineo nitido. Cüinips quercus tojæ. Fab. p. 102. Coqueb. illustr. ic. dec. 1. pl. 1. f.0. Bosc. journal d’hist. nat. 2. p. 154. pl. 32. f. r—3. Habite en France, dans la galle du chêne tauzin. 3. Diplolèpe des feuilles du chêne. Diplolepis quercüs Joli. Oliv. D. fuscus ; alis albis : puncto marginali nigro. Oliv. dict. n.° 3. “Diplolepis. Geeff. 2. p. 309. n.0 1. pl. 15. f. 2. Cinips quercus folii, Lin. Fab, p.101. Panz. fasc. 88. t, 11. Habite en Europe, dans la galle ronde et lisse des feuilles du chëne, 4. Diplolèpe du rosier. Diplolepis rosæ. Oliv. D. niger ; abdomine ferrugineo posticè nigro; pedibus fer= rugineëis. Diplolepis rosæ. Oliv. dict. n.0 x. Latr. hist. nat. des cruét., etc. 13. p. 207. Diplolepis. Geoff. 2. p. 310. n.0 2. Cinips rosæ. Lin. Fab. p.100. Habite en Europe , dans le bedegar du rosier sauvage. SANS VERTÈBRES; 163 5, Diplolèpe da lierre terrestre. Diplolepis glechomeæ. D: ater, glaber, nitidus; aäntennis pedibusque rubellrs. Cinips glechomæ, Yäa. Fab p. 101. Oliv. E Diploéepis glechomeæ. Latx. hist. nat. des crust. ete. 15. p. 207: Cinips. Geoff. 2. p. 303. n.0 0. | Habite en Europe, dans la galle roude du lierre terrestre, 6. Diplolèpe longicorne. Hiplolepis bedegaris fungos, D. fusco-ferrugineus ; oculés nigris; antennis longitudiné corports. Diplolepis. Geoft. 2. p. 311. n.0 3. Diplolepis bedegaris. Oliv. diet. n.0 2. Habite aux environs de Paris. Sa larve vit dans la galle fon- gueuse et lisse du rosiers 4. Diplolèpe figite. Diplolepis figites. D. ater, nilidus ; thoracis dorso lineïs longitudinalibus impressis ; alis albis ; tébiis tarsisque fusco-rufis. Figites scutellaris. Latr. gen. erust. et ins. vol. 1.4. 12. f. 4—5: et vol. 4. p. 19. Habitela France, etc. 8, Diplolèpe ibalie. Diplolepis ibalia. D. ater ; abdomine compresso ‘culiriforme f2rrugineo ; pez dibus n'gris. Ophion cutellator. Fab. Panz. fasc. 72.t. 6. Ibalia cutellalor Latr. gen. crustset ins. 4. p. 17. Habite la France méridionale. LES ÉRUCAIRES. Abdomen tout-à-fait sessile, tenant au corselet par toute sa largeur. Larves connues pédiftres. Les érucaires constituent pour moi une famille parti- culière | circonscrite par le caractère qne je viens d’é< noncer. Ce sont en effet les seuls hyménoptères connus, dont les larves observées soient pédiferes. Comnre beau coup de ces Jarves offrent une sorte de ressemblance 164 ANIMAUX avec les chenilles , on larves de lépidoptères , j'ai donné le nom d'érucaires aux insectes de cette famille. Ces in- sectes sont phytiphages, ont l'abdomen sessile et 1 tarrière composée de trois où quatre pièces, dont la moyenne ou les deux intérieures sont dentelées. Ils sont en quelque sorte des porte-scie. Dans notre distribution des ordres des insectes, dis- tinguant les suceurs des broyeurs, les hyménoptères commencent nécessairement la division de ces derniers, et viennent après les lépidoptères qui terminent celle des suceurs. D’après l’ordre de cette distribation , j'aurais dû commencer les hyménoptères par la famille des érucaires qui semblent offrir une transition des lé- pidoptères aux autres hyménoptères. Pour cela, il fallait que la section des hyménoptères à tarrière füt' la pre- mière , et que ceux à aiguillon formassent la seconde. Cette inversion aurait été beaucoup plus conforme à l'ordre de la nature. Voici la distribution des érucaires ou fausses-chenilles. DIVISION DES ÉRUCAIRES. (. Tarrière de trois pièces : les deux latérales servant de fourreau à la troisième qui est interne, Jiliforme , soit saillante avec son fourreau , soit roulée en spirale avec lui, et cachée sous l’ab- domen dans une coulisse. — Larves connues n'ayant que six pattes. | Érucaires urocérates. ] Urocere. | Orysse. . SANS. VERTÈBRES. 165 $. Zarrière de quatre pieces, dont deux externes servent de fourreau, et deux internes sont den- telées ‘en scie. [| Les érucaires tenthrédines. | ; A] * Labre non saillant. Il est très-petit ou nul. Larves connuæ n’ayant que six pattes (1) Tarrière saillante. Tête portée sur un cou allongé. Xiphidrie. (2) Tarrière non saillante. Point de cou allongé portant la tête. Pamphilie. #* Labre saillant. Larves connues ayant dix-huit à vingt-deux pattes, (1) Antennes de neuf articles ou davantage. Tenthrède. (2) Antennes ayant moins de neuf articles. (a) Antennes de cinq à sept articles, terminées en bouton ou en massue ovoide, Clavellaire. (b) Antenre; de trois articles, dont le dernier est fort long. Hylotome. UROCÈRE. ( Sirex.) Antennes filiformes ou sétacées , detreize à vingt-cinq articles. Les palpes labiaux plus longs que les maxillaires, épaissis vers leur sommet. Mandibules cornées , épaisses à lear base , subdentées , à dent terminale plus longue. Corps cylindrique. Abdomen sessile , allongé , sub- cylindrique, terminé dans les femelles par une pointe 106 "ANIMAUX avancée , Comme une corne, et qui recouvre la tar- rière. Celle-ci sétacée , renfermée entre deux valves. Antennæ filiformes aut setacecæ ; articulis 13 ad 25. Palpi labiales maxillaribus longiores, versus apicem ‘ incrassali. Mandibulæ corneæ , ad basim incrassatæ , subdentatæ : dente terminali longiore. Corpus cylindricum. Abdomen sessile , elongatum , subcylindricum , in feminis mucrone porreeto corni- form terminatum. Terebra seliformis , valvulis dua- bus inclusa , exserta, sub abdominis mucrone re- cepta. OBSERVATIONS: Les urocères constituent un génre établi par Geoffroy et admis depuis par les entomologistes , quoique plusieurs en aient change le nom. Ces insectes sont les plus grands de Ja famille. Ils ne sont pas sans rapports avec les ichneumons, quoique au- cun d'eux ne soit carnassier; mais ils en ont de bien plus grands avec les tenthrèdes, dont ils différent cependant par la composition de leur tarrière, et sa saillie hors de l'abdomen. La tarrière des urocéres, quoiqu’en partie cachée sous la gouttière de la corne qui termine l'abdomen de ces insec- tes, consiste en un aiguillon sétiforme, un peu long, légèrement dentelé, et renfermé entre deux valves fili- formes. | Les femelles enfoncent leur tarrière sous l'écorce des ar- bres, et y déposent leurs œufs. Les larves qui en éclosent n'ont que six pattes , au moins dans la seule espèce où elles furent observées, ÆEllés s’y nourrissent en rongeant et per- çant le bois. SANS VERTÈBRES. 167 ESPECES. 1. Urocère géant. Sirex gigas. S. abdomine basi apiceque flavo ; corpore nigro. Sirex gigas. Lin. Fab. fem. Urocerus gigas. Latr. gen., etc. 3. p. 243. è Urocerus. Geoff. 2. p. 265. pl. 14. f. 3. Panz. fase. 52. tab. 20, Wirex mariscus. Fab. Piez. p. 51. mas. ex D. Latr. Habite en Europe. Commun dansles bois de sapins , etc, 2. Urocère spectre. Sirex spectrum. S. niger; maculé testace& ponè singulos oculos ; pedibus flavescentibus. Sirex spectrum. Lin. Fab. Piez. p. 50. Panz. fasc. 52. tab, 16. Urocerus spectrum. Latr: Habite en Europe. 3. Urocère bleu. Sirex juvencus. $, cæruleus ; pedibus testaoeis ; abdominis maris parte men did rubré. | Sirex juvencus. Lin. Fab. Urocerus juvencus. Latx. Sirex. Panz. fase. 52. 1. 17. fem. ett. 21. mas. Habite la Suède, l’Allemagne , et dans le Jura: 4. Urocère cornes-brunes. Sirex .fuscicornis. S. fuscus , fulvo-maculatus ; abdomine nigro fascüs flavis annulalo ; antennis nigris. Sirer fuscicornis. Fab. Piez. p. 49. Urocerus fuscicornis. Latr. Tremezx cjusd. Habite l’Allemagne, ie midi de la France. Les antennes n’ont que treize à seize articles. Rs ORYSSE. ( Oryssus.) Antennes filiformes , de dix ou onze articles , insé- rées près de la bouche. Quatre palpes inégaux , les maxil- laires plus longs. Mandibules cornées, entières. Levre in- férieure arrondie, 1608 ANIMAUX Abdomen sessile , mutique à son extrémité dans les deux sexes. Tarrière longue , iliforme, cachée et rou- lée en spirale dans l’intérieur de labdomen. Aïles cou- chées. -fntennœ filiformes , decim vel undecim articulatæ, propè os insertæ.. Palpi quatuor ; maxillaribus lon- gioribus. Mandibulæ corneæ , integræ. Labium ro- tundatunr. Abdomen sessile, in utroque sexu muticum. Femi- narum terebra longa filiformis in abdomine abscon- dite , et spiraliter convoluta. ÆAlæ incumbentes. OBSERVATIONS. . Les orysses sont bien distingués des urocères, parce que Fabdomen des femelles n’est point mucroné à son extré- imnité, et que la tarrière est cachée dans son intérieur, étant trop longue pour s’y renfermer sans courbure. Lors- qu'elle entre en action, elle sort du ventre en dessous, s'élance entre deux valves situées sous le dernier segment de l'abdomen , traverse la coulisse qu’elles forment, et va s’enfoncer dans les fentes ou les crevasses des arbres pour y déposer les œufs. ESPÈCES. 3. Orysse couronné. Oryssus coronatus. O. niger ; capitis facie antici lineolis duabus albis ; ab- domine rufo, basi apiceque infero nigris. Lat. Oryssus coronatus, Fab. Latr. Encycl. p.561. Panz. fasc. 52. t. 19. Coqueb. ill. ic. dec. 1. tab. 5. f. 7. Habite en Europe, dansles bois. >. Orysse unicolor. Oryssus unicolor. Latr. O. niger; capite thorace abdomineque immaculatis. Latr; Encyel. p. 561. Habite aux environs de Paris. SANS VERTÈBRES. 169 XIPHIDRIE. (Xiphidria. } Antennes sétacées |, quelquefois grossissant vers le bout , multiarticulées. Mandibules plus où moins sail- lantes. Tête portée sur un cou allongsé. Corps allongé, sub- 8 P 86) cylindrique ou linéaire. La tarrière des femelles sail- lante, Antennœ setaceæ , versus apicem interdum ireras- satæ , multiarticulatæ. Mandgibulæ plus minusve ex- sertæ. Caput collo elongato elevatum. Corpus elongato- cylindricum aut lineare ; feminarum oviductu ex- serto. OBSERVATIONS. Les xiphidries semblent avoisiner les urocères , à cause de leur corps allongé, terminé postérieurement par une pointe dans les femelles, leur tarrière étant ssillante. En général, un cou allongé supporte leur tête, ce qui les rend remarquables. Peut-être que leurs larves n’ont que six pattes ; mais 1l parait qu'elles ne sont pas connues. ESPECES. 1: Xiphidrie chameau. Xiphidria camelus. Latr. .X. abdomine atro * lateribus albo-maculatis ; thorace lœvr. Sirex camelus. Lin. Fab. Panz. fasc. 52. t, 18. X'phidria camelus. Fab. Piez. p. 52. Habite en Europe. 2. Xiphidrie dromadaire. Xiphidria dromedartius. X. abdomine atro medio rufo: puncto utrinque albo ; tibiis basi albis. 170 ANIMAUX X'phidria dromedarius. Latr. Fab. Piez p. 53. Panz. fasc. 85. t. 10. Urocerus. Häbite en Europe. PAMPHILIE. (Pamphilius.) _ Antennes sétacées, simples dans les deux sexes, à ar- ticles nombreux. Quatre palpes : les maxillaires plus longs , à six articles. Mandibules allongées, étroites , aiguës , arquées , ayant une dent au côté interne. Lèvre inférieure trifide. Tête grande. Abdomen sessile, déprimé. Tarrière non saillante. Larves à six pattes. Antennœæ setaceæ , in utroque sexu simplices ; ar- ticulis numerosis. Palpi quatuor : maxillaridus lon- gioribus , sex articulatis. Mandibulæ elongatæ , an- gustæ , peracutæ , arcuatæ , interno latere uniden- tatæ. Labium trifidum. Caput magnum. Abdomen sessile , depressum. Te- rebra non exserta. Larvæ pedibus sex. OBSERVATIONS. Les pamphilies, que M. Latreille range parmi ses ten- thrédines, parce qu'apparemment la tarrière des femelles est de quatre pièces, ont leurs larves à six pattes ongui- culéés , celles membraneuses manquant entièrement. Cette considération montre que: le nombre de pattes, dans les larves, ne peut servir à distinguer les urocérates des tenthrédines. On distingue les pamphilies des xiphidriee, particulière- ment parce que les premieres n’ont point un cou allongé, et que la tarrière de leurs femelles n'est point saillante. SANS VERTÈBRES. 171 Les pamphilies ressemblent assez aux tenthrèdes ; leur corps néanmoins est un peu plus court et plus large. Leurs larves sont terminées postérieurement par deux espèces de cornes, ESPECES. 1. Pamphilie tête-rouge. Pamphilius erythro cephalus. Latr. P. antennis selaceis ; corpore cæruleo, capite rubro. T'enthredo erythrocephalu. Lin. Fab. Panz. fasc. 7. tab. 9. Latr. Encycl. n.0 1. Habite le nord de l’Europe , sur le pin sauvage. 2. Pamphilie du bouleau. Pamphilius betulæ. Latr. P. ruber; thorace ano oculisque nigris ; alis posticé fuscis. Penthredo betulæ. Lin. Fab. Cephalcia. Vanz. fase. 87. Lt. 18. Lydia betulæ. Fab. Piez. p. 44. Habite en Europe, sur le bouleau. 3. Pamphilie des prés. Pamphilius pratensis. Lat. P: capite thoraceque ntgro flavoque variis; abdomine nigro: -margine ferrugineo. Tenthredo pralensis. Fab. Lyda pratensis ejusd. Piez. p: 45. Pamphilius pratensis. Latr. Encycl. Habite en Allemagne. 4. Pamphilie des forêis. Pamphilius sylvaticus. Latr. P: ater; antennis flavidis; capitis maculis, scutello pedi- busque flavrs. Tenthredo sylvatica. Tan. Fab. Panz. fase. 65. t, 10. Pamplilius sylvaticus. Latr. Encyel, n.0 19. Habite en Europe, dans les Lois. Etc. 172 ANIMAUX TEÉNTHR ÈDE. (Tenthredo.) Antennes filiformes ou sétacées, quelquefois pecti- nées , de neuf à quatorze articles. Lèvre supérieure sail- et Palpes inégaux : les maxillaires plus longs. Man- dibules cornées ;‘sailiantes, pointues , souvent dentées au côté interne. Lèvre inférieure trifide au sommet. Corps oblong , subcylindrique. Abdomen sessile. Tar- rière cachée sous l'abdomen, composée de deux James dentelées , enfermées entre deux valves. Larve en forme de chenille , ayant six pattes onguiculées , et douze à seize pattes membraneuses. Antennæ fiiformes aut setaceæ, interdum pectinatæ, articulis novem ad quatuordecim. Labrum-exgertum. Palpi inœquales : maxillaribus Jongioribus. Mandi- buloæ coIneæ, exseri®æ .;t'AOUÉÆEX, laiere interno. sæpè dentatæ. Labium apice trifidum. Corpus oblongum | in mukis cylindraceum. Atdo- men sessile. T'erebra bilamelluta , denticulata , valvu- lis duabus vaginata , sub abdomine abscondita. Larva . erucæformis , multiveda : pedibus' 6 USERS et 12 ad 16 membranaceis. ù OBSERVATIONS. ” On a donné aux {enthrédes le nom français de mouches à sere ; à cause de la forme singulière de la tarrière de ces insectes. Elle est retirée et cachée dans l’inaction ; mais on peut la voir sortir en pressant le ventre de l'animal, et re- gardant dessous. Avec cette tarrière à lames dentelées , les tenthrèdes font des entailles, soit dans les feuilles , soit SANS VERTÈBRES, 179 dans les tiges des plantes, et c’est dans ces entailles qu'elles déposent leurs œufs. Les insectes de ce genre sont nombreux en espèces. Ils ont le vol lourd , et leurs ailes souvent semblent chiffonnées. On a donné à leurs larves le nom de fausses chenilles, parce qu’elles leur ressemblent par leurs pattes nombreuses. Elles en ont dix-huit à vingt-deux; mais les chenilles n’en ont jamais plus de seize. Panzer a figuré un grand nom- bre de ces insectes. ESPECES. [ Antennes simples dans les deux sexes. ] t. Tenthrède rustique. 7'enthredo rustica. T. nigra ; abdomine cingulis tribus flavis : poslicis duobus interrupltise Tenthredo rustica. Laäu. Fab. Latr. Pauz. fasc. 64. t. 10. Habite en Europe. 2. Tenthrède à trois bandes. Z'enthredo tricincta. T. nigra ; abdominis segmento primo , quarlo, quinto, ano- que flavis. ; Tenthredo tricincta. Lat. Fab. Piez. p. 30. Geoff. 2. p. 276, n.o 11. tab. 14 f. 5. Habite en Europe. Commune aux environs de Paris. 3. Tenthrède de la scrophulaire. Z'enthredo scrophu- 4 laric. T. abdomine cingulis quinque flavis : primo remoto. T'enthredo scrophulariæ. Lin. Fab. Latr. Geoff. 2, p. 277. nv 13 Panz. fasc. 100. t. 10. mas. Habite en Europe ,sur la scrophuiaire. 4. Teuthrède parée. T'enthredo tocata. T. nigra; abdomine cylindrico : segmento primo macu- la, quintoque toto rufis. Tenthredo togata. Fab, Piez. p. 32. 174 ANIMAUX Panz. fasc. 83. t. 12. Habite en Allemagne. 5. Tenthrède livide. Tenthredo livida. T'. nigra; antennis ante apicem albis; abdomine apice pe- d'husque ferrugineis. T'enthredo livida. Lin. Fab. Geoff, n., 22. Panz. fasc. 52. tab. 6. Habite en Europe, dans les jardins. 6. Tenthrède du marceau. Z'enthredo capreæ. T. flavai capite thorace abdomineque suprà nigris; alis puncto flavo. Tenthredo capreæ. Lin. Fab. Geoff. n.° 20. Panz. fase, 65. tab. 8. 3labite en Europe, sur les saulcs. Etc. [ Antennes pinnées ou pectinées selon les sexes. ] 7. Tenthrède céphalote.; Tenthredo cephalotes. T. atra ; antennis pectinalis ; abdomine cingulis quatuor flavis. , « Tenthredo cephalotes. Fab. p. 111. Panz. fasc. 62. t. 7 —8. Coqueb. ill. ic. dec. 1. tab. 3. f. 8. Megalodontes cephalotes. Latr. T'arpa. Fab. Piez. Habite en Allemagne. 8. Tenthrède du pin. Tenthredo pini. T'. nigra; antennis pennatis lanceolatis; thorace sub villoso. | T'enthredo pint. Lin. Tenthredo. Geoff. 2. p. 286. n.0 33. Hylotoma pini. Fab. Pier. p. 29. Pteronus. Panz. fasc. 87.t, 19. Lophyrus pini. Latr. Habite en Europe. 9. Tenthrède dorsale. Tenthredo dorsata. T. albida; antennis subpectinatis ; capite , thoracis abdo+ minisque dorso nigris. T'enthredo dorsata. Fab. Panz. fasc. Ga, t, 9e Eylotoma dorsata: Fab. Piez. p. 21. Le 4 SANS VERTÈBRES. 17 Lophyrus dorsatus. Latr. Habite en Allemague. 10. Tenthrède difforme. Tenthredo difformis. T'.atra; antennis semipectinatis; femoribus anticis Libiis- que omntbus albis. Tenthredo difformis. Panz. fasc. 62. t. 10. Lophyrus difformis. Latr. : Habite dans la Suisse. CLAVELLAIR E. ( Cimbex.) Antennes en massue , composées de cinq à sept ar- ticles. Lèvre supérieure saïllante. Palpes filiformes. Man- dibules cornées, fories, pointues au sommet , dentées au côté interne. Corps gros, allongé. Abdomen sessile. Tarrière des tenthrèdes. Larve à vingt-deux pattes. Antennæ clavatæ; articulis quinque ad septem. Labrum exsertum. Palpi filiformes. Mandibulæ cor- neæ , validæ , apice acutæ , latere interno den- tatcæ. Corpus crassum. Abdomen sessile. Terebra ten- thredinum , non exserta. Larva pedibus 22. OBSERVATIONS. Les clavellaires seraient de grosses tenthrèdes, et ne devraient pas être séparées de ce genre , si leurs antennes n’offraient un caractère distinctif remarquable. Aussi Linné et la plupart des entomologistes les avaient rangées parmi les tenthrèdes. Mais les antennes de ces insectes n'ayant pas plus de sept articles et se terminant en massue , fournissent un caraciere suffisant pour considérer ces tenthrédines comme un genre particuher. I 76 ANIMAUX Ces insectes ont le corps gros, volent lourdement et ressemblent à de grosses abeilles. Ce sont lés frélons de Geoffroy. | Les iarves des clavellaires ont vingt-deux pattes: six écailleuses , et seize meinbraneuses. Ces larves ont sur les côtés quelques ouvertures particulières par lesquelles elles seringuent une liqueur lorsqu'en les touche, ESPÈCES. 1. Clavellaire fémorale. Cimbex femorata. C. nigra ; antennis luteis ; femortbus posticis maximis. T'enthredo femorata. Lin. Fab. Cimbex femorata. Latr. Oliv. dict. n.o 1. Fab. Piez.p, 154 Crabro. Geoff. à p. 263. n. 3. pl. 14.f.4. Habite en Europe, sur les saules, 2. Claveilaire jaune. Cimbex lutea. C antennis luteis ; abdominis segmentis plerisque Jlavis. Tenthredo lutea. Lin. Cimbezx lutea. Latr. Oliv. n.0 3. Fab.Piez. p. 16: Habite en Europe, sur lesaule, lPaulne, etc. 3. Clavellaire à épauleties. Cimbexr axillaris. C. pubescens ; antennis luteïs; thorace nigro, ad latera flavo-maculato ; abdominis segmentis flavis, interme- dits nigris. Tenthredo axillaris. Panz. fase. 84. t. 11. Cimbezx axillaris. Latr. Crabro. Geoff. 2.p. 262. n.° 1. Habite en Europe. 4. Clavellaire marginée. Cimbex marginata. C. antennis apice lutescentibus; corpore nigrn ; abdomi- nis segmentis posticis margine albis. Tenthredo marginata. Lin. Panz. fase, 19.1, 14. Cimbex marginata. Lat.Fab. Piez. p. 17. Habite en Europe. 5. Clavellaire luisante. Cimbex sericea. C. thorace atro, abdomine viridi-æneo nitente. T'enthredo sericea. Panz. fasc, 17. t. 16—17. SANS VERTÈBRES. 177 Cimbezx sericea. Lat. Fab. Piez. p.18. Habite en Europe, sur le bouleau. Etc. HYLOTOM E. (Hylotoma. ) Antennes filiformes, s'épaississant un peu vers leur sommet ; àatrois articles , dont le dernier est fort long, quelquefois fourchu. Lèvre supérieure saillante , échan- crée. Mandibules non dentées. Port des tenthrèdes. Larve ayant 18—20 pattes. Antennæ filiformes, versus apicem subincrassatæ, triarticulatæ : articulo ultimo longissimo , interdum furcato. Labrum exsertum , emarginatum. Mandi- bulæ edentuleæ. Habitus tenthredinum. Larva pedibus 18 ad 20. OBSERVATIONS, Les hylotomes se confondraient aisément avec les ten- thrèdes, si l’on négligeait la singulière particularité de leurs antennes, savoir : de n'offrir que trois articles dis üncts , dont les deux premiers sont très-courts , et le troi- sième fort long. Dans les mâles, ces antennes sont ciliées , quelquefois fourchues, ESPÈCES. 1. Hylotome du rosier. Æylotoma rose. H. nigra; abdomine flavo ; alarum anticarum costé ni- grd. T'enthredo rosæ.Lin, Fab. Geoff. 2. p; 274. n.04. Pauz. fase, 49. tab. 15. Hylotoma resæ. Latr. Fab. Piez. p. 235, Habite en Europe, sur les rosiers. Tome IF. 12 178 ANIMAUX 2. Hylotome sans nœuds. Æylotoma enodis. FH. atro-cærulescens ; alis apice vix coloratis. Tenthredo enodis. Lin. Fab. Panz. fasc. 49. tab. 13. Hylotoma enedis. Latr. Fab. Piez. p. 23. Habite en Europe, sur le saule. « 3. Hylotome brûlé. //ylotoma ustulata. ÆH. corpore nigro ; abdomine cærulescente; tibiis pal- lidis. T'enthredo ustulata. Lin. Fab. Panz. fasc, 49. t. 12. | Hylotoma ustulata. Latr. Fab. Piez. Habite en Europe. 4. Hylotome fourchu. /Zylotoma furcata. H. nigra ; abdomine rufo; anlennis masculorum furcatis. Tenthredo furcata. Lin. Fab. Coqueb. ill. ic. dec. 1. tab. 3. f. 4. Panz. fase. 46. €, 1. Hylotoma furcata, Latr. Fab. Piez. p.22. Habite en France. Etc: SANS VERTÈDRES. 170 # 5 ORDRE SIXIÈME. ; NÉVROPTÉRES. Bouche munie de mandibules, de méchoires et de lèvres. Quatre ailes nues , membraneuses , réti- culées. Abdomen allongé, dépourvu d’uiguillon et de tarrière. Larve hexapode. Nous avons vu , dans les hyménoptères , des insectes en partie rongeurs et en partie suceurs, C'est-à-dire, munis de mandibules, et cependant possèdant encore une espèce de sucoir composé de plusieurs lames allon- gées, subtubuleuses, sur le point de se changer, par raccourcissement , en véritables mâchoires et en lèvre inférieure. Maintenant nous allons voir, dans les 2éyrop- tères, des insectes tous dépourvus de sucoir , dans l’état parfait, mais ayant des mâchoires et des mandibules plus ou moins fortes, plus où moins apparentes, suivant les familles, et dont toutes les espèces sont carnassières et dévorent les pétits insectes. Les névropières ont quatre ailes nués , membraneu- ses , transparentes , souvent colorées ou marquées de taches colorées , plus ou moïns opaques, et chargées de nervures qui forment une espèce de réseau. Ces ailes sont étendues, et plus ou moins égales en grandeur , se- lon les genres et les espèces. RUE La bouche de ces insectes est armée de deux fortes mandibules et de deux mâchoires très-aiguës dans les li- bellules qui font la guerre aux autres insectes; maïs des 180 ANIMAUX parties sont très-petites et presque imperceptibles dans les éphémères qui‘ne prennent aucune nourriture , et qui ne passent à leur dernier état que pour s'accoupler , se reproduire , et périr bientôt après. Ainsi, partout où nous observons que des organes sont peu employés, nous les voyons sans développemens , ou n’en ayant tou- jours que de proportionnels à leur usage. Grandes ou petites , selon leur emploi, les parties de la bouche , dans les névroptères, n’offrent plus de su- coir , mais des organes propres à broyer ou déchirer ; en sorte que ceux de ces insectes qui , dans l'état parfait, prennent encore des alimens , ne sont plus bornés à des liquides , mais rongent , déchirent et broyent des ma- tières solides. * La tête des névroptères est pourvue de deux antennes diversement conformées selon les genres : elles sont très-courtes et subulées dans les libellules et les éphé- mères , assez longues et sétacées dans les friganes , fili- formes et terminées en massue ou par un bouton dans l'ascalaphe , etc. Outre les deux grands yeux à facettes , on voit encore sur le vertex trois petits yeux lisses disposés en triangle. L'abdomen des névroptères est allongé, quelquefois même d’une longueur extraordinaire, comme dans les libellules : il est composé de huit ou neuf anneaux dis- tincts. Il n’est armé, ni d’un aiguillon , ni d’une tar- rière propre à déposer les œufs, comme dans les hymé- noptères ; mais il est terminé par deux ou trois soies en forme de queue dans les éphémères, et par des espèces de crochets dans les mâles des libellules et des myrmé- léons. SANS VERTÈBRES. 181 Enfin, ici aucune larve n’est apode ; toutes ont six pattes dans leur partie antérièure , et dorénavant , c'est- à-dire , dans les orthoptères et les coléoptères, ce sera la même chose. La métamorphose offre des diversités remarquables dans les névroptères : elle prouve ici, comme nous l'avons déjà vu ailleurs, que la considération qu'elle four- nit ne peut être prise que généralement, comme pour limiter la classe, mais qu’on ne saurait l’'employer pour instituer et caractériser les ordres ; car elle forcerait de dilacérer les plus naturels. Ce sont les considérations générales de la bouche qui doivent , avant tout autre caractère , être employées à cet usage, puisque, dans aucun ordre, le caractère qu’elles fournissent ne souffre d'exception. Qu'importe qu'a rai- son de son usage , la langue des lépidoptères soit tantôt longue , tantôt courte; c’est toujours une langue de deux pièces, roulée en spirale dans l’inaction. Il en est de même dans tous les ordres ; les diversités que présentent les parties de la bouche dans les familles et les genres d'un même ordre, ne contrarient jamais le caractère général que fournit la bouche dans la détermination de cet ordre. Si quelque entomologiste voulait contester la préémi- nence que j'attache au caractère de la bouche sur celui de la métamorphose, qu'il explique pourquoi, dansun ordre aussi naturel que celui des névroptères , la nym- phe de la libellule marche et mauge , tandis que celle des myrméléons , dont l'insecte parfait ressemble tant à une libellule , se trouve enfermée dans une coque ,. et y reste immobile , sans manger ? pourquoi, dans la fa- mille même des hémérobins, l’on voit des nymphes ac- 182 ANIMAUX tives , d'autres qui ne le sont nullement ? pourquoi, dans les diptères, la nymphe des cousins est différente de la chrysalide des mouches ? etc. Je le répète, quoique des différences dans la méta- morphose puissent nous offrir des caractères utiles dans la détermination des genres, et quelquefois dans celle des famiiles , leur considération est d’une valeur. très- inférieure à celle de la forme générale de la bouche. Si, pour caractériser les ordres des insectes, l'on vou- lai donner aux organes du mouvement une prééminence sur les parties de la bouche, on rencontrerail les mêmes inconvéniens que ceux qui naissent des caractères de la métamorphose , et l’on s'exposerait aussi à dilacérer des ordres très-naturels. r En effet, dans les insectes, où les organes du mouvement sont les pattes et les ailes, on sait que dans une grande partie des hyménoptères les larves sont apodes , tandis que dans une autre partie elles sont pédifères : il faudrait donc rejeter dans un autre ordre les tenthrédines et les urocérates. Relativement aux ailes, on en attribue aux hémip- ? tères deux cachées sous des élytres qui en sont distinctes. Si le caractère des hémiptères ne consistait que dans ce- lui que je viens de citer, comment rapporter à cet ordre la plupart des cigales ; comment surtout y rapporter les aplhidiens qui ont quatre ailes tout-à-fait membraneuses, transparentes et servant au vol ; bien plus encore , com- ment placer dans ce même ordre les gallinsectes , dont les femelles sont constamment aptères , et dont les mâles n'ont que deux ailes ? C’est donc le caractère de la bouche qui, partout, décidel’ordre, puisqu'il est tou- jours le même. SANS VERTÈPRES. 183 Les organes du mouvement sont si sujets à varier dans les insectes du même ordre , comme les paites dans les chenilles, et les ailes dans différens ordres [ puisqu'il n'en est aucun qui n'offre des insectes ailés et des'aptères constans |, que la cônsidération de ces organes ne peut être utile dans la détermination de l'ordre |, que comme caracière auxiliaire, surtout lorsque deux ordres présen- tent, dans la bouche des insectes qu'ils comprennent, trop peu de dissemblance. Aïnsi, le caractère des aïles est devenu utile pour aïder à distinguer les coléoptères des orthoptères. Mais la nature des parties de la bouche ne varie jamais dans aucun des ordres. Geoffroy confondait les névroptères avec les hymé- noptères, et formait, avec ces insectes, un ordre qu'il intitulait {étraptères à ailes nues : voilà l'inconvénient de ne considérer qu'un caractère particulier. La bouche des hyménopières est très-différente ; et leur abdomen muni, dars les femelles, soit d’une tarrière , soit d’un ai- guillon, les distingue essentiellement. Linné est le premier qui ait formé l’ordre des névroptères ; mais il ne l'a ca- ractérisé qu'obscurément, parce qu'il ne donnait aucune attention au caractère de la bouche , et que n'en trou- vant point de suffisant dans les ailes, il ne l'a séparé des hyménoptères que comme manquant de laiguillon. Aussi a-til placé cet ordre entre les hyménopières et les lépidoptères, quoique les rapports naturels ne puissent permettre un pareil rapprochement ; les lépidoptères ne ressemblant aux névroptères , ni par les parties de la bouche, ni par la métamorphose, Fabricius , dans son ordre intitulé synistrata [vol. 3. p- 63], associe les névroptères avec la forbicine et la po- 184 ANIMAUX dure, c'est-à-dire , avec des animaux qui ne se métamor- phosent point, et qui conséquemment ne sont point des insectes. La plupart des névroptères vivent dans l’eau et n’en sortent que dans l’état d’insecte parfait. Les autres vivent dans les champs et dans les bois , habitant sur les arbres pour faire la guerre aux pucerons, ou se cachant dans le sable pour tendre des piéges aux fourmis ou autres petits animaux incapables d'y échapper. Enfin, il y en a qui vivent à couvert dans des galeries qu'ils se sont creusées, soit dans la ierre, soit dans l’intérieur des bois. Le plus grand nombre vit de proie ; néanmoins il s'en trouve qui ne se nourrissent que de matières végé- tales. Ceux qui vivent dans l’eau ont des organes qui ressem- blent à des branchies externes , mais qui ne sont que des trachées saillantes. Quoique les névroptères soient bien moins nombreux que les hyménoptères , les caractères des diverses races sont si variés, siirréguliers , et enjambent tellement les uns sur les autres , qu’il’est assez difficile de déméler en quelque sorte , leurs familles particukères , et de les circonscrire en groupes détachés par des caractères bien éminens. Effectivement, dans l’insecte parfait, aucun caractère extérieur ne distingue les névroptères dont les larves vivent dans l’eau, de ceux dont les larves habitent hors des eaux. On en trouve dans lun et l’autre cas qui appartiennent à la même famille, et il en est ainsi à l'égard des né- vroptères dont les nymphes sont inactives et de ceux qui ont des nymphes agissantes. SANS VERTÈBRES. 185 Néanmoins, en «donnant beaucoup d'attention arx rapports les mieux constatés , nous avons, en général, suivi M. Latreille, et partagé cet ordre de la manière suivante. DIVISION DES NÉVROPTÉRES. Lire Sscrion. — Antennes beaucoup plus longues que la téte, de seize articles ou davantage. (1) Ailes inférieures plissées ou doublées longitudinalement. Les friganides. (2) Ailes inférieures non plissées ni doublées longitudinale- ment. * Tète non prolongée antérieurement en nn museau rostri- forme. (a) Antennes filiformes, non épaissies vers le sommet, ni terminées en bouton. (+) Deux ou trois articles aux tarses. Les termitines. (++) Quatre ou cinq articles aux tarses. Les hémérobins. (b) Antennes s’épaississant en massue vers le sommet, ou terminées en bouton. Six palpes, Les myrméléonides. *# Tète prolongée antériearement en. museau rostriforme, Les panorpates. IL.e Secrion. — Antenne$de la longueur de la téte au plus , de trois à sept articles. (1) Deux ou trois filets terminant l'abdomen ; tarses à quatre ar- ticles; les mandibules non apparentes, Les éphémères. 186 ANIMAUX (2) Point de filets terminant l’abdomen ; tarses à trois articles; mandibules grandes et fortes. Les libellulines. LES FRIGANIDES. Les antennes longues et sétacées. Les ailes inférieures plissées longitudinalement. Les friganides dont il s’agitici, embrassent les per- liaires et les friganites de M. Latreille. Elles offrent des névroptères dont les larves sont aquatiques et vivent dans des. fourreaux déplaçables. Les insectes parfaits de cette famille ressemblent pres- qu'a des phalènes à ailes allongées. Leurs antennes sont longues, sétacées , à articles nombreux , ce qui force de les écarter des éphémères qui , sous d’autres rapports, semblent réellement s’en rapprocher. Néanmoins leurs ailes couchées, soit horizontalement , soit en toit, ont cela de particulier que lesinférieures, plus larges que les supérieures, sont doublées ou plissées longitudinalement. Les larves de ces insectes se construisent des fourreaux cylindriques et de toutes pièces , à la manière des teignes, et les transportent avec elles dans leurs déplacemens. Je partage les friganides en trois genres que je divise de la manière suivante. œ [1] Mändibules nulles ou imperceptibles. Cinq ar- ticles aux tarses. + Frigane. SANS VERTÈBRES. * 187 [>] Mandibules très-apparentes. Trois articles aux tarses. Némoure, y , Perle. FRIGANE. (Phryganea.) Antennes longues , séiacées , multiarticulées. Mandi- bules nalles ou imperceptibles. Mâchoires soudées à la lèvre inférieure. Quatre palpes: les maxillaires fort longs Ailes grandes ,. velues, en toit : les. inférieures Rs Abdomen nu. Larves aquatiques, vivant dans des four- reaux. Nymphes inactives. [ Cinq articles aux tarses.’]" Antennæ longæ, setaceæ, multiarticulaiæ. Mandi- bulæ nullæ aut inconspicuæ. Palpi quatuor : maxii- laribus prœlongis. Alæ magnæ , villoso-hispidæ , defiexæ : inferis la- tioribus plicatis. Abdomen nudum [ ecaudatum |. Lar- væœ aquaticæ ; in vaginis cylindricis habüantes. Pupa quiescens. | T'arsi articulis quinque. ] ». OBSERVATIONS. Les friganes sont intéressantes à connaitre, surtout dans leur état de larve, parce qu’elles habitent alors dans des fourreaux à la manière des teignes ; ce qui les a fait nommer seignes aquatiques par Réaumur. Ces four- reaux sont faits de différentes matières ; telles que des dé- bris de végétaux, de-petites coquilles, de grains de sa- ble, que les larves qui les habitent, lient et agglutinent ensemble, sous. la forme d'un petit cylindre irrégulier et 188 : ANIMAUX raboteux à l'extérieur ; et elles les trainent partout avec elles sans difficulté. Les larves des friganes mangent les feuilles des plantes aquatiques , et quelquefois aussi elles dévorent les larves des libellules et des tipules. La tète des friganes est petite ; unie de deux gros yeux'saillans, et d'antennes longues , sétacées. Leurs ailes sont longues , couchées , inclinées en toit, ayant l'extrémité postérieure un peu relevée. Elles sont plus ou moins chargées de poils fins, très-courts; ce qui a fait donner à ces insectes, par Réaumur, le nom de r7ou- ches papilionacées. Toutes les friganes vivent dans l’eau , tant qu’elles sont sous la forme de larve. On les trouve dans les ruisseaux, les étangs, les marais. Lorsqu’elles sont parvenues à l’état d’insecte parfait , elles ne volent gueres que le soir , après le coucher du soleil. On les prend alors facilement pour des phalènes. Les petites espèces volent le soir, par troupes nombreuses , au-dessus des eaux. ESPECES. 1. Frigane réticulée. Phryganea reticulata. Ph. nigra ; alis subferrugineis atro-reticulalis. Phryganea reticulata. Lin. Fab. p. 55. à Panz. fasc. 71. f. 5: Habite en Europe, aux lieux aquatiques. 2. Frigane grande. Phryganea grandis. Ph. alis fusco-testaceis, cinereo-maculatis. Lin. Phryganea grandis. Lin. Fab. p.76. Oliv. dict.n.o 10. Panz. fasc. 94. f. 18. Habite en Europe. Commune. 3. Frigaue striée. PAryganea striata. Ph. alis lestaceis , nervosoe-striatis. Lin. Phrygancea striata. Lin. Fab. p.75. Olirv. dict. no 3. SANS VERTÈBRES. 189 … Phryganea. Geoff. 2. p. 246. pl. 13. f. 5: Habite en Europe, aux lieux aquatiques. 4. Frigane rhombifère. Phryganea rhombica. Ph. alis griseis : macult laterali rhombicd alba. Phryganea rhombica. Lin. Fab. Oliv. dict. no 14. Phryganea. Geoff. 2. p. 246. n. 2. Roes. ins. 2, cl. 2. tab. 16. f. 1—". Ete. NÉMOURE. ( Nemoura. ) Antennes sétacées | un peu plus longues que le corps. Lèvre supérieure presque demi-cireulaire, très-appa- rente. Mandibules cornées, larges, dentées. Palpes filiformes. Tête un peu épaisse , subverticale. Point de soies ar- ticulées et caudiformes à l'anus. Tarses à trois articles. Antennœæ setaceæ, corpore pauld longiores. Labrum subsemi-cireulare , valdè conspicuum. Mandibule corneæ , latæ , dentatæ. Palpi filiformes. Caput crassiusculum , subverticale. Anus setis cau- dalibus articulatis nullis. T'arsi articulis tribus. OBSERVATIONS. Les zémoures forment un genre établi par M. Latreille. Elles ne tiennent aux friganes que par le défaut de soies caudales à l’extrémité de l'abdomen. Geoffroy les a confon- dues parmi ses perles, et Fabricins parmi ses semblis ; mais leur labre très-apparent et l'absence de filets à la queue , les en distinguent éminemment. Olivier en cite cinq espèces dans l'Encyclopédie. 190 ANIMAUX ESPECES. 1. Némoure nébuleuse. Nemoura nebulosa. ÎV. pubescens , nigra ; pedibus fuscis ; alis cinereis. Oliv. É Semblis nebulosa. Fab. p. 54. Perla. Geoff. p. 232. n.° 3. Habite en Europe , aux lieux aquatiqnes. Le mâle seulement “ a deux crochets courts à l’anus, et non deux soies arfti- culées. 2. Némoure cendrée. Nemoura cinerea. Oliv. IV. nigra ; pedibus lividis ; alis fusco-cinerets. Phryganea nebulosa. Lin. IVemoura cinerea. Oliv. dict. n° 2. Habite en Europe , aux lieux humides. Etc. PEREE.,.CPerh.) Antennes longues , sétacées. Lèvre supérieure trans- verse , tres-Courte, peu apparente. Mandibules pres- que membraneuses ; demi-transparentes. Palpes subsé- tacés. Tête aplatie, horizontale. Abdomen un peu court. Ailes grandes, horizontales. Deux longs filets à l'anus. Antennæ longæ , setaceæ. Labrum transversum , brevissimum , vix conspicuum. Mandibulæ submem- branaceæ, semi-hyalinæ. Palpi subsetacei. Caput depressum, horisontale. Abdomen brevius- culum , planulatum. Alæ magnæ , horisontales. Anus setis duabus , longis , caudalibus. Tarsi articulis tribus. OBSERVATIONS. Le genre perle , établi par Geoffroy, était confondu par Linné, parmi ses friganes. Il ayoisine davantage les né- SANS YERTÈBRES. 1OT moures , surtout d’après la considération du nombre d’ar- ticles des tarses ; mais , parmi les friganides , il est le seul qui rappelle les éphémères, à cause des deux longues soies caudales qui s’observent à l’extrémité de l'abdomen , dans les espèces qu’il embrasse. Les ailes de la perle sont grandes, transparentes, chargées de nervures qui forment un réseau lâche. Elles sont cou- chées horizontalement et iés inférieures sont plissées ou en partie doublées dans leur longueur. La larve de la perle vit dans l’eau , et habite un fourreau formé comme celui des autres friganides. Perle bordée. Perla marginata. P. caudé biseld fuscé ; capitis maculis, abdominis mar- gine flavescentibus ; alis immaculatis. Fab. Semblis marginata. Fab. p. 73. Panz. fase. 71. f.3. Habite en Allemagne. Perle brune. Perla bicaudata. P. caudé& Lisetd; setis longitudine corports. Phryganea bicaudata. Lia. Semblis bicaudata. Fab. e 73. Panz. fase. 71. f. 4. Perla fusca. Geoff. 2. p. 231, no 1. pl. 13. f. 2. Habite en Europe. Commune au printemps, au bord des ri- viéres. r 3. Perle verdätre. Perla virescens. P. bicaudata , ‘virescens ; antennis apice nigris. Semblis vtridis. Fab, p. 94. Perla. Geoff. 2. p. 232. n., 4. Habite en Europe. Corumune aux environs de Paris, Elle est fort petite. - Fc. 192 ANIMAUX LES TERMITINES. Deux ou trois articles aux tarses. Les ailes inférieures non plissées. Les antennes filiformes ou submoni- liformes , à environ dix-huit articles. Les termitines paraissent tenir un peu aux fourmis par l'aspect et même par les habitudes. Ce sont néanmoins de véritables névroptères qui se rapprochent des héméro- bins par leurs rapports , et qui constituent une petite famille particulière. Ils n'ont que deux ou trois articles aux tarses, et parmi eux on ne trouve ni larves, ni nymphes aquatiques. Tous les insectes de cette famille sont destructeurs , et causent des dégâts plus ou moins considérables , selon leurs espèces. Les uns vivent en société , et les autres soli- tairement. On n'y rapporte que les deux genres quisuivent. TERMITE. (Termes. ) Antennes filiformes, sabmoniliformes, un peu courtes, insérées devant les yeux. Lèvre supérieure saillante, avan- cée au-dessus des mandibules, un peu voûtée. Mandibules cornées , dentées , saillantes. Quatre palpes filiformes. Lèvre inférieure quadrifide au sommet. Tète courte , arrondie postérieurement. Corselet or- biculaire ou presque carré. Ailes fort longues, hori- zontales, caduques. Abdomen un peu court, sans soies caudales au*bout. Tarses à trois articles. Insectes vivant en société, composée de trois sortes d'individus. , SANS VERTÈBRES. . 193 Antenne fiiformes , submoniliformes , brepiusculæ , _ antè oculos insertæ. Labrum exsertum , suprä mandi- bulas productum, subfornicatum. Mandibulæ corneæ, dentatæ , exsertæ. Palpi quatuor filiformes. La- bium apice quadrifidum. Caput breve , posticè rotundatum. Thorax orbicu- laris aut subquadratus. Alæe prælongæ , horisontales , deciduæ. Abdomen breviusculum : setis caudalibus nullis. Tarsi articulis tribus. Insecta societates ineuntia ; individuum tribus gene- ribus. OBSERVATIONS, Les termiles ont été placés parmi les insectes aptères par Linné , parce que la plupart se montrent presque tou- jours sans ailes, En effet, dans les espèces et les indivi- dus qui doivent en avoir, les ailes tombent facilement, soit lorsqu'a l’approche de quelque danger, l'insecte s’a- gite pour fuir par la course , soit lorsque l’insecte fait lui- même tomber ses ailes avec ses pattes pour en être moins embarrassé. Ce genre néanmoins doit être rapporté à l’or- dre des névroptères, dans lequel, en effet, plusieurs en- tomologistes l'ont placé, et ce qui est confirmé par ses rapportsavec les psocs. Ces insectes, et surtout leurs larves , sont voraces, et des- tructeurs des bois , des meubles, des vétemens, des livres, et des collections d'histoire’nafurelle. Dans les pays étrangers, certaines espèces font en peu de temps de si grands ra- vages, qu'elles occasionneut des pertes énormes. On les y connait sous le nom de /ourmis blanches. C'est presque toujours à couvert que les {ermites travail- lent. Ils construisent leur habitation, les uns dans la terre, les autres dans les troncs des arbres même les plus Pom. IF. 13 194 , ANIMAUX ‘ élevés ou dans les vieux bois, les autres encore dans des nids monstrueux qu’ils élèvent sur la terre, à cinq ou six pieds de hauteur. L'espèce la plus remarquable de ce genre est celle qui fait ces nids monstrueux ; c’est le sermes fatale de Linné, espèce des Indes et de l'Afrique, dont M. Smeathman, voyageur anglais, nous a donné l’histoire et la descrip- tion. ESPECES. 1. Termite des Indes. 7'ermes fatale. T°. supra fuscum ; thorace segmentis tribus; alis pallidis : costd testace“. Fab. Termes fatale. Lin. Fab. p. 87. Termes destructor: Degeer , ins. 7. p.50. tab. 39. f. 1 —3. Termes arda. Forsk. descript. anim. p. 96. tab.25. fig. A. Habite les Indes orientales, l’Afrique, lAmérique. Il est une calamité pour ceux qui sont voisins de son habita- tion. 2. Termite destructeur. Termes destructor. T. supra leslaceum; capite atro; antennis flavis. EF. Termes destructor. Fab. p. 89. Termes arboreum. Acta anglic. m1. 1. 145. tab. 10. f. 5—0. Haoite dans les iles de l'Amérique méridionale. Nichant dans les arbres. 3. Termite lucifuge. Termes lucifugum. Latr. T.. nigrum , nilidum , pubescens ; alis fucescenti-hyalinis ; tibiis tarsisque fusco-flavescentibus. | Termes lucifugum. La. hist. nat. des crust. et desins. 13. p. Go. et gen. crust.etins. 3. p. 206. Ross faun. etr. mant. 2. tab. 5 fige K. Habite en Italie, à Bordeaux, dans des troncs d'arbres. 4. Termite morio. Z'ermes morio. F. T°. atrum ; ore pedibusque testaceis ; alis nigris. F. Termes morio. Fab. p. 90. Latr. hist. nat. des crust. , etc. 15. p- Go: Babite à Cayenne. SANS VERTÈBRES. 105 5. Termite du Cap. Termes Capensis. Lair. T°. suprà fuscum, infra rufescens ; alis subcinereis, palli- dis , semt-hyalinis. Termes capensis Latr. hist. nat. des crust. etc. 13. p.68, Degeer , ins... pl. 38. f. 1—2. Habite au Cap de Bonne-Espérance, au Sénégal, 6. Termite flavicolle. 7ermes flavicolle. F. T. obscure piceum ; thorace pedibusque flavis. Termes flavicolle. Fab. p.91. Latr. hist. nat. p. 50. Habite en Barbarie , en Provence. Etc. PSOC. (Psocus. ) Antennes sétacées , allongées , insérées devant les yeux. Lèvre supérieure membraneuse , presque carrée. Man- dibules cornées , larges, échancrées, bidentées. Deux palpes maxillaires , quadriarticulés. Mâchoires comme doubles ; l’une interne, cornée , linéaire , crénelée au sommet, le plus souvent saillante ; l’autre externe, membraneuse , engaînant l'intérieure. Lèvre inférieure membraneuse, large , ayant une écaille double de cha- que côté. Corps court, ovale-gibbeux. Tête grande, inclinée. Corselet bossu. Aïles grandes, transparentes , nerveuses , en toit. Deux articles aux tarses dans la plupart. Antennæ setaceæ, elongatæ , antè oculos insertæ. Labrum membranaceum, subquadratum. Mandibulæe corneæ , latæ, emarginato - bidentatæ. Palpi duo maxillares, quadriarticulati, Maxillæ subgemelle : alia interna , cornea, linearis , apice crenata , sœpius exSsert« ; aliera CXLETILE; membranacea, interna Va ginans. Labium membranaceum, latum , lateribus squamd duplici utrinque suffultum. 196 ANIMAUX Corpus breve, ovato-gibbum. Caput magnum , de- flexum. Thorax gibbus. Ale magnæ, hyalinæ , ner- vosæ, deflexæ. Tarsi articulis duobus , in pluri- mus. OBSERVATIONS. Les psocs, parfaitement caractérisés par les observa- tions de M. Lartreille , et dont M. Coquebert a donné d'excellentes figures avec de bons détails, composent un genre qui a beaucoup de rapports avec les termites, et qui comprend des espèces que l’on plaçait parmi les hémerobes. Mais lanymphe des psocs est agissante, tandis que celle des kémerobes est mactiveet enfermée dans une coque. Ces insectes ont le corps court , la tête grosse, les yeux saillans , et leurs petits yeux lisses sont disposés en trian- gle. Leur corselet est partagé en deux segmens, dont le se- cond est grand et bombé. Ils ont l'abdomen ovale-oblong; les ailes fort grandes, particulièrement les supérieures. La pièce extérieure des mächoires me parait devoir être considérée comme une galette qui fait l'office de gaine: Les psocs courent et sautent ; ils dévorent, comme les termites , les productions animales et végétales conservées, les herbiers , les livres, etc. On les trouve sur les ar bres, les murs et dans les maisons. On en connait plu- sieurs espèces aux environs de Paris. ESPECES. 1. Psoc biponctué. Psocus bipunctatus. P. flavo fuscoque varius ; alis punctis duobus nigris. F, Hemerobius bipunctatus. Lin. Psocus bipunctutus, Latr. gen. crust. et ins. 3.p. 08. Fab. suppl. p. 204. Coqueb. illust. ic. dec. 1. tab. 2. £. 3. P-vile, n°7 Geoff. 1. P- 488. Psocus bipunclatus. Panz. fasc. 94. f. 27. Habite en Europe , sur les arbres, les murs, etc. SANS. VERTÈBRES. 197 2. Psoc à quatre points. Psocus quadripunctatus. eù P. alis albis : bast punctis quatuor atris , apice fusco-ra- diatis. F. Psocus quadripunctatus. Fab. suppl. p.204. Panz. fase 94. f. 22, Coqueb. ill. ic. dec. 1. pl. 2. f. 9. Habite en Europe. Psoc longicorne. Psocus longicornis. : P. niger ; ore pedibusque pallidis ; antenrÿs longioribus users: F5 Psocus longicornis. Fab. suppl. p. 203. Panz. fase. 94. f. 19. Habite en Allemagne. Psoc à bandes. Psocus fasciatus. P. alis albis : fasciis tribus atomisque numerosis nigris. F. Psocus :asciatus. Fab.suppl. p. 203. Panz. fase. 94. f. 20. Habite en Allemagne. Psoc pédiculaire, Psocus pedicularius. Latr. P. fuscus ; abdomine pallido ; alis anticis subimmaculatis. Latr. Psocus pedicularius. Latr. Coqueb. ill. ic. dec. 1. pl.2. f. 1. An psocus abdominalis ? Fab. n.0 9. p. 204 ? Habite en Europe , dans les maisons. Psoc pulsateur. Psocus pulsatorius. P. apterus ; ore rubro; oculis luteis F. Psocus pulsalorius. Fab. p. 204 Coqueb. ill. ic. dec. 1. t. 2. f. 14. T'ermes pulsatorium. Lin. Le pou du bois. Geoff. 2. p. 602. Habite en Europe. Commun dans les maisons, parmi les pa- piers, les herbiers, etc. Il ressemble à une mitte qui court avec célérité. Ses tarses ont trois articles. Etc. LES HÉMÉROBINS. Quaire ou cinq articles aux tarses. Les antennes fili- Jormes ou sétacées. Métamorphose variable. Sous le nom d’hémérobins , je forme une coupe ou 1 98 ANIMAUX même une famille que je crois assez naturelle, d'après les rapports qui se montrent entre les races qu'elle comprend , quoique ces races offrent, dans leurs habi- tudes et dans leurs métamorphoses , d'assez grandes di- versités ; et je réunis les hémérobins , les mégaloptères , et les raphidines de M. Latreille. Parmi Me les uns, en effet, vivent hors t de l’eau, is que les autres ont leurs larves et leurs nymphes aquatiques ; et parmi eux encore, l’on trouve des nymphes inactives, et des nymphes agissantes. Cependant , si l'on en excepte la mantispe et la ra- phidie, presque tous ces insectes ont été rapportés au genre de l'hémerobe par la plupart des entomologistes. Quoiqu'ils y tiennent par différens rapports, ils sont néan- moins très-distincts des hémercbes, et M. Latreille a eu raison de les en séparer. Au reste, cette famille, plus nombreuse en genres qu’en espèces connues , me paraît devoir être divisée de la manière suivante. DIVISION DES HÉMÉROBINS. * Segment antérieur du corselet très grand , formant sa principale partie. (1) Quatre articles aux tarses. Raphidie. (2) Cinq articles aux tarses. (a) Pattes antérieures avancées, chélifères et ravisseuses. Mantispe. SANS VERTÈBRES. 199 {b) Pattes semblables, les antérieures non ravisseuscs. (+) Ailes en toit. Sialis. (++) Ailes horizontales. % Antennes simples. Corydale, ok Antennes pectinées. Chauliode. ** Segment antérieur du corselet très-court , ne for- mant qu'un rebord transverse. (a) Trois petits yeux lisses distincts. Osmyle. (b) Point de petits yeux lisses distincts. Hémerobe. e RAPHIDIE. (Raphidia.) Antennes filiformes, distantes, insérées entre les yeux, de la longueur du corselet. Lèvre supérieure sail- lante. Mandibules cornées, étroites, un peu saillantes, à pointe arquée. Palpes filiformes. Mâchoires courtes. Corps allongé. Tête ovale, inclinée. Corselet cylin- drique , à segment antérieur allongé en forme de cou. Ailes égales, réticulées , disposées en toit. Anus ‘des mâles muni de deux crochets forts; celui des femelles terminé par une soie longue, un peu arquée. Quatre articles aux tarses. Nymphe active. Antenne filiformes , distantes , inter oculos inser- tæ , thoracis longitudine. Labrum exsertum. Mandi- { 200 ANIMAUX oulæ corneæ, angustæ , exsertiusculæ, acumine ar-, cuato. Palpi filiformes. Maxillæ breves. Corpus elongatum. Caput ovale, inflexum. Thorax eylindricus : segmento antico elongato colliformi. Alæ æquales, reticulatæ , deflexæ. Anus in masculis va- lidè biunguiculatus ; in femunis setd longé subarcuaté terminatus. L'arsi articulis quatuor. Pupa currens, OBSERVATIONS. Les raphidies sont les seuls insectes de cette famille qui aient quatre articles aux tarses. La partie antérieure de leur corselet, étant allongée comme un cou, les rend d'ailleurs assez remarquables. Ellts ont trois petits yeux lisses; et leurs ailes diaphanes , réticulées, sont disposées en toit. La larve de ces insectes ressemble à un petit ser- pent. On ne connait encore que l'espèce suivante; on la croit carnassière. , ESPECE. s. Raphidie serpentine. ÆRaphidia ophiopsis. Raphidia ophiopsis. Linn. Fab. p. 99. Degeer, ins. 2. p. 742. pl. 25. f. 4. Geoff. ins. 2. p. 233. Panz. fasc.5o.f. 11. Habite en Europe, sur les arbres. MANTISPE. (Manuspa.) Antennes filiformes, grenues, à peine plus longues que la tête. Les yeux saillans. Partie antérieure du corselet allongée , cylindrique, en massue , portant antérieurement les pattes de devant. SANS VERTÈBRES. 201 Celles-ci avancées , ravisseuses, chélifères. Aïles en toit, réuculées. Nymphe active. k Antenn« filiformes, submoniliformes , capite vix longiores. Oculi prominulr. Thoracis pars anterior elongata , ceylindrico-cla- vata, pedes anticos extremitate fulsiens. {li porrecti , chelui, raptator. Alæ reticulatæ , deflexæ. Pupa agilis. OBSERVATIONS. Les insectes de ce genre sont très-singuliers par leurs pattes antérieures avancées, et qui se terminent chacune en une pince à deux ongles inégaux, dont le plus grand se replie sar l'autre. La première espèce que l’on connut fut d'abord prise pour une raphidie, à cause de l’allonge- ment singulier de son corselet; mais ensuite on en fit une mante. Elle en a effectivement l'aspect, malgré sa petite taille. | On en connait maintenant plusieurs espèces : ce sont réellement des névroptères qui avoisinent les raphidies par leurs rapports ; leurs ailes ne sont point plissées comme celles des orthopteres, ESPÈCES. 1. Mantispe villageoïse. Mantispa pagana. Tatr. I. rufescenti-flavescens ; thorace scabriusculo ; alis cost& flavescente. Faphidia mantispa. Lin. Scop. carn.n.° 712. Mantis pagana. Fab. Panz. fase. 5o. f, 9. Habite en France, en Allemagne, etc. 2. Mantispe verdâtre. Mantispa minuta. Î1. thorace elongato teretiusculo ; alis hyalinis : costä vt- rescente. 202 | ANIMAUX Mantis minuta. Fab p.24. Act. soc. Linn. 6. p. 32. Stoll. mant. tab. 9. f. 7. Habite l'Amérique méridionale. 3. Manuispe frèle. Mantispa pusilla. DZ. lhorace leretiusculo lævi; alis hyalinis : anticis costa Jflavidulé. IWantis pusilla. Pall. Spicil. zool, fase 9.t 1. f. 9. Stoll. mant. t. 1. f. 3. Fab. p. 25. Act. soc. Linn. n. 4r. Habite le Cap de Bonne-Espérance. 4. Mantispe naine, Martispa nana. 21. thorace teretiusculo elongato ; alis hyalinis fusco-ve- nosis abdomine longioribus. Mantis nana. Act. soc. Linn. n.0 42. Stoil. mant, L. 4, f. 15. Habite la côte de Coromandel. SIALIS. (Sialis.) Antennes sétacées , simples, à articles cylindriques. Mandibules petites, cornées. Palpes fihformes : les maxil- laires plus longs. Petits yeux lisses nuls. Ailes en toit. Le pénultième article des tarses bilobé. Larve aquatique. Nymphe inactive, dans une coque. Antennæ setaceæ, simplices ; articulis cylindricis. Mandibulæ parvæ , corneæ. Palpi filiformes : mexil- laribus longioribus. Ocelli nulli. Alæ deflexæ. Tarsi articulo penultimo bilobo. Lar- va aquätica. Pupa quiescens , folliculata. OBSERVATIONS. Par ses habitudes et sa métamorphose , le sia/is semble étranger aux hémérobins ; cependant il trent tellement aux D | ) SANS VERTÈBRES. O. N hémerobes mêmes, parses rapports, qu'avant M. Latreilie, onnel'enavait pas distingué. Mais c'est un insecte aqua- tique , et le segment antérieur de son corselet est plus grand que le second. 0 ESPECE. 4 1. Sialis noir. Sialis niger. Latr. hist. nat. des crast., etc. 13. p. 44. Hemerobius lutarius. Lin emblés lutarta. Fab. p.74. Hémerobe aquatique. Geoff 2.p. 255. Habite en Europe , aux lieux aquatiques. CORYDALE. ( Corydalis. ) Antennes sétacées, simples , à articles cylindriques très-courts. Mar dibules très-grandes , avancées, ressem- blant à des cor:es. Tête plus large que le corselet. Aïles couchées hori- zontalement. Antennæ setaceæ , simplices ; articulis ‘ cylindri- cis brevissimis. Mandibulæ maximæ, porrectæ , cor- nua referentes. Caput thorace multd latius. Alæ horisontales. OBSERVATIONS. La corydale semble avoir des rapports avec la raphidie, quoique ses tarses soient à cinqarticles , et Linné l'a ef- fectivement rapportée à ce genre. Depuis, cependant, presque tous les entomologistes en firent une héme- robe, 20/4 ANIMAUX ESPECE. 1. Corydale cornue. Corydalis cornuta. Lat. Raphidia cornuta. Lin. Hemerobius cornutus. Lin. Fab. p. 81. Oliv. Encyclop. n.° 1. Degeer. Ins. 3. p. 550. pl. 27.£ 1. Habite la Pensylvanie, la Caroline. Sa taille est un peu grande. CHAULIODE. (Chauliodes. ) Antennes pectinées, un peu plus longues que le cor- selet. Mandibules courtes, dentées en leur partie in- terne. Les palpes maxillaires un peu plus longs que les Jabiaux. ; Tête de la largeur du corselet. Aïles couchées hori- zontalement. Antennæ pectinatæ , thorace pauld longiores. Man- dibulæ breves , intus dentatæ. Palpi maxillares labia- libus paulo longioribus. Caput thoracis latitudine. Alæ horisontaliter incum- bentes. OBSERVATIONS. La chauliode n'a point les mandibules avancées et très- saillantes , comme la corydale , et elle diffère des autres hémérobins par ses antennes pectinées. Cet insecte exo- tique fut encore confondu parmi les hémerobes. Il a trois petits yeux lisses sur la tête. ESPÈCE. 1. Chauliode pectinicorne. Chauliodes pectinicornis. - Latr. Hemerobius pectinicornis. Lin. Oliv. Encycl.n,e 2, SANS VERTÈBRES. ; 209 Hemerobius. Degeer , ins. 3. p. 562. pl. 27. f. 3. Semblis pectinicornis. Fab p.72. Habite l Amérique septentrionale, Elle est un peu moins grande que la corydale. O'SMYLE. (Osmylus. ) Antennes moniliformes, ün peu plus courtes que le corps. Lèvre supérieure saillante. Mandibules cornées , voütées. Lèvre inférieure transverse , un peu échancrée au milieu. Trois petits yeux lisses, frontaux , disposés en triangle. Segment antérieur du corselet plus étroit et plus court que le postérieur. Antennœæ moniliformes, corpore pauld breviores. labrum exsertum. Mandibulæ corneæ, fornicatæ. Lu- bium transversum, medio subemarginatum. Ocelli tres, frontales, in triangulum disposiu. Thorax segmento antico postico angustiore et bre- viore. OBSERVATIONS. L'osmyle étant un insecte aquatique, muni de petits yeux lisses , et à antennes grenues, méritait d’être séparé des hémerobes , comme l’a fait M. Latreille, ESPECE. 1. Osmyle tacheté. Osmylus maculatus. Latr. Hemerobius maculatus. Fab. p. 83. Oliv. Eacycl. n.0 9: Roes. ins. 3. tab. 21. f. 3. Habite en France, en Allemagne, aux lieux aquatiques. Il à les ailes blanches , tachetées de noir , surtout les supérieures. 206 ANIMAUX HÉMEROBE. (Hemerobins. ) Antennes sétacées |, un peu longues , à articles très- nombreux, peu.distincts. Lèvre supérieure un peu sail- lante. Mandibules cornées, arquées, petites. Quatre palpes inégaux. Petits yeux lisses nuls on indistincts. Tête inclinée. Les yeux saillans. Le corps allongé. L'abdomen arqué, nn. Ailes grandes, réticulées , en toit. Larve bicorne. Nymphe inactive, dans une coque., Antennœæ setaceæ , longiusculæ ; articulis rnumero- sissinus ; parum distincls. Labrum subexsertum. Mandibulæ corneæ ; arcuatæ ,’ parvulæ. Palpi qua- tuor inœquales. Ocelli nulli distincti. Caput inflexum : oculis prominulis. Corpus oblon- gum ; abdomine arcuato nudo. :Alæe magnæ | reti- culatæ , deflexcæe. Larva bicornis. Pupa folliculata , quiescens. . OBSERVATIONS. Les Aémerobes ont des rapports évidens avec Îles ter-. initines etles myrméléonides. Elles ont les ailes grandes, pro- portionnellement à leur corps, nues, et chargées de nervures qui forment un joli réseau. Ces ailes , surtout dans une espèce, sont transparentes , minces et très-délicates, Les larves des hémerobes intéressent par leurs habitudes. Elles ont le corps ovale, allongé , muni de six pattes ; la tête petite, armée en devant de deux mandibules en forme de cornes ou de pince, qui se joignent et se croisent. lies. paraissent creuses , percées au bout, et servent à l’insecte pour saisir et sucer sa proie. Ces larves dévorent les pu. SANS VERTÈBRES. 207 cerons et en détruisent une si considérable quantité que Réaumur les a nommées //ons des pucerons. Elles ont, comme les araignées, leur filière placée près de l'anus. Les œufs des hémerobes sont singuliers : ils sont blancs, soutenus chacun par un fil long, mince comme un che- veu. On les rencontre, ainsi disposés et ramassés , sur di- verses plantes. Les hémerobes ne sont point des insectes aquatiques ; on’ es rencontre fréquemment dans les jardins ; elles volent lourdement et sont faciles à saisir. Quelques espèces répan- dent une mauvaise odeur lorsqu'on les prend. ESPECES. 1. Hémerobe perle. Æemerobius perla. H luteo-viridis ; alis hyalinis : vasis viridibus. L. Hemerobius perla. Lin. Fab, p. 82. Oliv. dict. n.0 5. Panz..fasc. SF. 13, Geoff. 2. p.253. n.0 1. pl: 13. f.G. Lion des pucerons. Habite en Europe, dans les jardins , les bois. Ses yeux sont dorés et brillans. 2. Hémerobe œil-d'or. Æemerobius chrysops. H. viridi nigroque varius ; alis hyalinis : venis viridibus, lineolis nigris reticulatis. Lin. Hemerobius chrysops. Lin’! Fab. p. 82. Geoff. n.° 2. Degcer. ins. 2 p. 908. pl. 22. f. 1. Habite en Europe , dans les bois. 3. Hémerobe blanche. Æemerobius albus. H. albus ; alis hyalinis ; oculis æneis. L. Hemerobius albus. Lin. Fab. p. 82. Panz. fasc, 87. f. 14. Habite en Europe. 4. Hémerobe phalénoïde. Æemerobius phalænotides. D: H testiceus ; alis bast mucronatis , posticè excisis. Hemerobius phalænoïdes. Liu. Fab. p. 83. 03 ANIMAUX Pauz. fasc. 87. f. 15. Habite en Europe , dans les bois, Etc. LES MYRMÉLÉONIDES. Antennes s'épaississant en massue vers leur sommet , ou terminées en bouton. Six palpes. Les myrméléonides où fourmilions étant les senls né- vroptères qui aient six palpes , et les antennes en mas- sue ou terminées en bouton , sont très-faciles à distin- guer des autres. Ces insectes ne sont nullement aquati- ques ; leurs larves mêmes n'habitent que les lieux secs et en général sablonneux. [ls ont leur nymphe inactive et dans une coque , au moins quant à ceux dont la nym- phe est connue. Dans l'état parfait , les myrméléonides sont d'assez beaux insectes ; les uns , à ailes grandes et fort longues , ressemblent à des libellules ; et les antres , par leurs 1 iU , antennes terminées en bouton et leur corps ve ont , en quelque sorte , l'aspect des papillons. Les premiers intéressent fort dans l'état de larve , à cause des habitudes particulières de cette dernière. Mais les larves des seconds ne paraissent pas encôre être con- nues. Les myrméléonides constituent une belle famille bien tranchée par ses caractères, et dans laquelle il paraît qu'il y a aussi beaucoup de particularités curieuses à découvrir relativement aux espèces et à leurs habitudes. Les ailes de ces insectes | quoique transparentes, sont souvent ornées de petites taches colorées remarquables. On ne distingue encore que deux genres dans cette fa- mille. SANS VERTÈPRES. 209 MYRMÉLÉON. (Myrmeleon.) Antennes grossissant insensiblement vers leur sommet, arquées , à peine plus longues que le corselet. Six palpes inégaux ; les labiaux plus longs. Abdomen très-long , linéaire , terminé par deux cro- chets dans les mâles. Ailes grandes, allongées , inégales, à nervures réticulées. Larve bicorne. Nymphe inactive dans une coque. Antennœ gradatin versus apicem crassiores, ar- cuaiæ , thorace vix longiores. Palpi sex inæquales; labialibus longioribus. Abdomen lineare , longissimum , in masculis apice biappendiculatum. Ale maximæ , elongatæ , inæ- quales, hyalinæ, nervis reticulatæ. Larva bicornis. Pupa quiescens , folliculata. OBSERVATIONS. Les myrméléons ressemblent aux hibellules par leur as- pect , et tiennent aux hémerobes par leurs rapports. Mais leurs six palpes et leurs antennes courtes, presque en mas- sue , les distinguent éminemment des hémerobes. Les ca- ractères de leurs antennes , de leurs palpes , de leur larve, et de leur métamorphose, ne permettent pas de les confondre avec les libellulines, Ces insectes ne sont point agiles , volent peu ou ne vo- lent qu’à de médiocres distances. Leurs larves connues ne marchent que lentement et à reculons. Elles sont carnas- sières, munies de six pattes, ont le ventre gros et la tête petite; mais cette tête est armée de deux cornes mandibu- Tom. 1F. 1/ 210 ANIMAUX laires, disposées en pince , qui servent à saisir la proie et à la sucer. On connaît ces jolis entonnoirs de sable que forment ces larves, et au fond desquels elles se tiennent, pour attra- per les insectes qui s'y laissent tomber. Ce sont, le plus souvent, des fourmis qu'elles saisissent, ce qui leur a fait donner le nom de fourmilions. ESPÈCES. 1. Myrméléon fourmilion. #/yrmeleon formicarium. M. alis fusco-nebulosis : maculé posticä marginali alba. Linn. Myrmeleon formicarium. Lin. Fab. p. 93. Oliv.- dict. ne 11. Latr. hist. nat. des crust., etc. 13. p. 30. pl. 08. f. 3. Le fourmilion. Geoff. 2: p. 258. pl. 14. f. 1. Panz. fase. 95. f. 11. Habite en Europe, aux lieux sablonneux, abrités. 2. Myrméléon de Pise. Afyrmeleon pisanum. DM. villosum ; alis griseis immaculatis : nervis nigro-punc- tatis ; thorace rubro cinereo , lined nigré duplict. Myrmeleon pisanum. Rossi, Faun. etr. 2. p. 14. t. 9.f. 8. Panz. fasc. 59. f.4. Latr. gen. crust., etc. 3. p. 192. Myrmeleon occitanicum. Oliv. dict. n.° 5. Habite au midi dela France, en Italie, en Barbarie. 3. Myrméléon libelluloïde. Myrmeleon libelluloides. M. alis griseis, fusco-maculatis; corpore nigro flavoque maculato. L. Myrmeleon libelluloides. Lin. Fab. p. 92. Oliv. dict. n.o 1. Latr gen. crust., etc. 3.p. 191. Degeer , ins. 3. p. 565. pl 25.f.0. Habite le Cap de Bonne - Espérance; l’Italie, le midi de la France, etc. Etc. SANS VERTÈBRES. 21I ASCALAPHE. (Ascalaphus.) Antennes longues, droites, filiformes , brusquement terminées par un bouton un peu comprimé. Six} alpes courts , un peu inégaux, filiformes. La tête et le corps velus. Abdomen oblong, terminé par deux crochets dans les mâles. Aïles nues , transpa- rentes , réticulées. Antennæ longæ , rectæ, filiformes , capitulo sub- compresso abruptè terminatæ. Pualpi sex breves, subinæquales , filiformies. Caput corpusque hirsuta. Abdomen oblongum , in masculis apice biappendiculatum. Alæ nudæ, hyali- næ , nervis reticulatæ. OBSERVATIONS. Très-voisins des myrméléons par leurs rapports, les as- calaphes en sont bien distingués par leur aspect, leurs lon- gues antennes , leur corps velu, ovale-oblong. Comme ils volent avec facilité , et que la plupart ont destaches co- lorées sur leurs ailes, ils ont une sorte de ressemblance avec les papillons. Ces insectes fréquentent les lieux secs et sablonneux. On n'a observé, ni leur larve, ni leur nymphe. ESPÈCES. 1. Ascalaphe de Barbarie. Æscalaphus Barbarus. A. alis reticulatis, flavescente-hyalinis : maculis duabus fuscis.F. Myrmeleon barbarum. Lin. Ascalaphus barbarus. Fab. p. 95. 212 : ANIMAUX Latr. gen. crust. ; etc. 3. p. 194. Habite la Barbarie, l'Italie, le midi de la France. 2. Ascalaphe longicorne. Æscalaphus longicdrnis. Æ. niger, flavo-maculatus; alis aureo-flavis. Myrmeleon longicorne. Lin. ÆAscalaphus italicus. Oliv. dict. n.° 2. Ascalaphus longicornis. Latr. hist. nat. des crust., etc. 3. p- 28. Ascalaphus c. nigrurn. Lat. gen. etc. 3.p. 194. Habite le midi de la France. 3. Ascalaphe italique. Æscalaphus italicus. A. alis anticis hyalinis : macul4 duplici baseos flavd ; pos- ticis flavis , bast atris. Ascalaphus italicus. Fab. p. 95. Panz. fasc. 3. f. 23, Latr. hist. nat. des crust., etc. 13. p.27. pl. 97. bis. f. 3. Habite l’Europe australe. Etc. LES PANORPATES. Latr. d'éte prolongée antérieurement en un museau rostri- Jorme. Les panorpates constituent une petite famille de né- vroptères carnassiers et terrestres , qui semblent avoisi- ner les myrméléonides, par leurs rapports, comme l'in- diquent les némoptères, et qui sont remarquables par leur tête prolongée antérieurement en un museau rostri- forme , au bout duquel ou sous l'extrémité duquel la bouche est située. Leurs ailes sont à-peu-près horizon- tales. Ces insectes ont des antennes sétacées , multiarticu- lées , insérées entre les yeux. Leurs tarses sont à cinq articles. Celles de leurs nymphes que l’on connaît , sont agissantes. Je les divise ainsi. SANS VERTÈBRES. 245 F1] Six palpes. Aïles très-inégales. Némoptère. [2] Quatre palpes. Aïles égales | ou à-peu-près, Panorpe. Bittaqu e. NÉMOPTÈRE. ( Nemoptera. } Antennes filiformes ou sétacées, non plus longues que le corps, à articles nombreux, très-courts. Prolon- gement rostriforme de la tète conique, non plus long qu'elle , soutenant les parties de la bouche. Six palpes : les maxillaires plus courts que les labiaux. Petits yeux lisses non distincts. Abdomen allongé, subeylindrique. Aïles étendues, très-inégales : les supérieures presque ovales, réticulées, ayant une côte sublatérale ; les inférieures extrêmement longues , fort étroites, plus rétrécies encore vers leur base. Antennœæ filiformes vel setaceæ , corpore non lon- giores ; articulis rumerosis , brevissimis. Capitis pro- cessus rostr'formis conicus , non illo longior , oris par- tes fulciens. Palpi sex : maxilläres labialibus brevio- res. Ocelli nulli distinct. Abdomen elongatum , subcylindricum. Ale exten- sæ , valdè inæquales : superæ subovatæ , reticulate, cost sublaterali ; inferæ longissimæ , perangustæ , versus basim pauld magis angusliores. ANIMAUX + 21 OBSERVATIONS. Quoique de la famille des panorpates, les rémoptères tiennent encore aux myrméléonides, puisqu'elles ont pa- reillement six palpes. Elles en sont néanmoins très-distin- guées par le museau conique de la partie antérieure de leur tête. Les némopteres différent singulièrement des autres pa- norpates , non-seulement par leurs palpes , et leur défaut de petits yeux lisses, mais en outre par l'extrème inéga- lité de leurs ailes. Ce sont , en effet, des insectes fort sin- guhers , ayant les ailes inférieures extrêmement longues , linéaires , presque filiformes , et qui ne paraissent guères servir au vol. M. Latreille, qui a établi leur genre, a donc été tres-autorise à les distinguer des panorpes. Il les a ap- pelés némoptères , pour exprimer quils ont des ailes fili- formes. Ces beaux insectes ont cinq articles aux tarses, et se trou- vent dans | Europe australe et dansle Levant. Ils volent assez mal, ne se transportent que lentement et à de petites dis— tances, en agitant péniblement leurs ailes. Outre l’espece qui était déjà connue, O/ivier en à rapporté, de son voyage au Levant, de nouvelles fort curieuses. ESPECES. 1. Némoptère de Cos. Nemoptera Coa. Latr. IV. alis flavescentibus : punctis numerosis maculisque plu- rémis nigris. Oliv. Panorpa coa. Lin. Fab p. 98. Coqueb. illustr. ic. dec. 1. tab. E A0 rhee IVemoptera Coa.Lat. hist. nat. des erust 13. p. 20.pl. 95. bis. f.2. IVemoptera Coa Oliv. dict.no1. Habate les iles de Archipel, la Morée, l'Espagne. 2. Némontère sinuée. Nemoptera sinuata. Oliv. IV alis flavis : punctis fascitsque quatuor sinuatis nigris. Oliv. SANS VERTÈBRES. 215 ÎVemoptera sinuata, Oliv. dict. n.0 2. Habite la Troade, dans la plaine où fut située l’ancienne ville de Troye. 3. Némoptère à balancier. Nemoptera halterata. Oliv. & AN. alis hyalinis; lincd costali flavescente. Oliv. Panorpa halterata. Forsk. descr. anim. p, 97. tab. 25. fig. E. IVemoptera halterata. Oliv. dict. n.e 3. Habite l'Egypte, aux environs d'Alexandrie. 4. Némoptère étendue. Nemoptera extensa. Oliv. IV. alis hyalinis, immaculatis ; posticis biextensis , apice nigris. Oliv. Panorpa hallerata. Fab. suppl. p. 208. IVemoptera extensa. Oliv.dict. n.o 4. Habite près de Bagdad , dans le Levant. 5. Némoptère pâle. Nemoptera pallida. Oliv. AN. pallidè flava; alis hyalinis, immaculatis; posticis linea- ribus albis : fascid fuscé Oliv. IVemoptera pallida. Oliv. n.0 5. Habite le désert , au nord-ouest de Bagdad. 6. Némoptère blanche. Nemoptera alba. Oïv. IN. alba, immaculala; alis posticis setaceis. Oliv. IVémoptera alba. Oliv. diet. n.° 6, Habite à Bagdad. On la trouve le soir dans les maisons ; elle est fort petite. PANORPE. (Panorpa.) Antennes filiformes-sétacées, à peine de la longueur du corps. Palpes filiformes, presque égaux. Museau pro- longé en bec au-dessus : du labre. Mandibules biden- * tées au sommet. Mâchoires fourchues. Trois petits yeux lisses. Abdomen terminé , dans les mâles, en queue arti- culée, à extrémité plus grosse et en pince. Ailes égales, couchées horizontalement. 216 __ ANIMAUX Antennæ filiformi-setaceæ , corporis longitudinem vix œquantes. Palpi filiformes , subæquales. Proces- sus rostriformis supra labrum productus. Mandibulæ apice bidentatæ. Maxillæ furcatæ. Ocell tres. Abdomen masculorum in caudam articulatam api- ce capituliformi chelatam terminatum. Alæ æquales, horisontaliter incumbentes. . OBSERVATIONS. ’ Les panorpes sont remarquables en ce que l'abdomen des mâles à ses trois derniers segmens imitant une queue articulée , presque semblable à celle d'un scorpion. Leurs ailes sont allongées , veinées en réseau, horizontales , à- peu-près égales, et plus longues que le corps. Leurs pattes sont peu allongées, et les tarses, qui ont cinq articles, sont Lerminés par deux crochets. On rencontre ces insectes dans les prairies, les lieux ombragés. Leurs larves sont in- connues, ESPECES. 1. Panorpe commune. Panorpa communis. P. alis hyalinis : venis maculisque transversis nigris. Oliv. Panorpa communis. Lin. F. p.97. Oliv. dict. n.o 1. Panz. fasc. 50. f. 10. mas. La mouche scorpion. Geoff. 2. p.260 pl. 14. f.2. Habitc en Europe, dans leshaics, les bois. 2. Panorpe fasciée. Panorpa fasciata. P. fusco-rufescens ; alis hyalinis : punctis fasciisque fus- cis. Oliv. Panorpa fasciata. Fab. p. 98. Oliv. dict. n.03. Habite la Caroline. SANS VERTÈBRES. 217 BITTAQUE. (Bittacus.) Antennes capillaires , longues : à articles allongés, très-menus. Mandibules éiroites, tres-longues, pointues, non dentées. Trois petits yeux lisses. Abdomen subeylindrique, àa-peu-près semblable dans les deux sexes, non terminé dans le mâle jarune queue ar- ticulée et recourbée. Ailes couchées horizontalement. Pattes très-longues. Un seul crochet aux tarses, Antennæ capillares , longæ : articulis elongatis te- nuissimis. Mandibulæ angustæ , longissimæ , acutcæ ; dentibus nullis. Ocelli tres. Abdomen cylindraceum , in utroque sexu subsimi- le , in mare, caud& articulat& recurv& , non termi- natum. Alæ horisontaliter incumbenies. Pedes preæ- longi. Tarsi ungue unico. OBSERVATIONS: Les bittaques sont sans doute très-voisins des panorpes par leurs rapports; mais , outre que leur bouche offre plu- sieurs particularités distinctives , les mâles n’ont point l’ab- domen terminé en queue de scorpion, et les tarses sont ter- minés par un seul crochet. ESPECE,. 1. Bittaquetipulaire. Büttacus tipularius. Latr. B. al's immaculatis; abdomine falcato; pedibus longis- simis. Panorpa tipularia. Fab. p.98. Biltacus tipularius, Latr. hist, nat. des crust., etc. 13. p.20. 218 ANIMAUX Vill. entom. 3. tab. ". f. xr. Habite le midi de la France, ÎVota. M. Latreille regarde le panorpa scorpio. de Fabricius, comme une autre espèce de ce genre, malgré l’observa- tion du célèbre entomologiste de Kiel, sur la queue da male. U DE XIÈME SECTION. Antennes de trois à sept articles. — Larves aquatiques ; nymphes agissantes. On rapporte à cette section, les névroptères dont les antennes sont courtes , subulé&, et n’ont que trois à sept articles. Ce sont des insectes aquatiques , dont les larves , en général, ont , sur les côtés de l’abdomen, des houppes de filets tubuleux et respiratoires , qui res- semblent à des branchies. Ces larves sont carnassières. [1] Deux ou trois filets à l'abdomen. Point de man- dibules apparentes. Les é phém ères. [2] Point de filets à l'abdomen. Mandibules grandes et très-apparentes. . Les libellulines. ÉPHÉMÈRE. (Ephemera. } Antennes menues, plus courtes que la tête, triarti- culées. Bouche fort petite, membraneuse, à parties peu SANS VERTÈBRES. 219 distinctes. Point de mandibules apparentes. Quatre pal- pes très-courts. Trois petits yeux lisses. Corps allongé, très-mou. Ailes horizontales ou droi- tes, transparentes, réticulées : les inférieures plus pe- tites , quelquefois presque nulles. Abdomen terminé par deux ou trois soies très-longues. Quatre articles aux tarses. Antennæ tenues , capite breviores , triarticulatæ. Os perparvum , membranaceum : partibus mollitie vix discernendis. Mandibulæ nullæ conspicuæ. PRE quatuor brevissimi. Ocelli tres. Corpus elongatum , mollissimum. Ælce horisontales aut ere’tæ , hyalinæ , reticulatæ : inferioribus mi- noribus , quandoque subnullis. Abdomen setis dua- bus tribusve longissimis terminatum. T'arsi articulis quaiuor. OBSERVATIONS. Sous le rapport de l’habitation, et sous celui des mandi- bules hulles ou non apparentes , les éphémères semblent se’ rapprocher des friganes ; mais leurs antennes sont fort différentes, et plusieurs autres particularités remarquables distinguent ces insectes des friganides. Les éphéméres doivent leur nom à la courte durée de leur vie, lorsqu'elles sont parvenues à l’état d’insecte par- fait. Il y en a qui meurent le jour même où elles se sont transformées ; il s’en trouve qui ne voient jamais le soleil, car elles éclosent après son coucher, et meurent avant l’au- rore ; enfin la vie de quelques-unes, dans leur dernier état n'est que de deux ou trois heures. Cependant quelques espèces vivent encore trois ou quatre jours. Il est aisé de sentir que si les parties de la bouche des éphémères sont petites, sans 220 ANIMAUX développement et peu distinctes, cela tient évidemment à ce que ces insectes, parvenus à l'état parfait, ne pren- nent plus de nourriture , ne s'occupent alors que de leur régénération, et périssent bientôt après. Swammerdam et Blanckaert parlent d’une grande es- pèce d'éphémère qui sort des rivières de la Hollande, en été, pendant trois ou quatre jours, dans une abondance surprenante , et qui ne vit que quelques heures. Réaumur a donné l'histoire d’éphémères plus petites, qui vivent dans les rivières de la Seine et de la Marne , et qui, pen- dant quelques jours d'été, s'élèvent en l'air par milliards vers le coucher du soleil, et meurent deux ou trois heures après. Les éphémères , avant d’être parvenues à l’état d’in- secte ailé, ont vécu long-temps dans l’eau , sous celui de larve et de nymphe, et c’est sous ces deux formes qu’elles prennent tout leur accroissement. Elles vivent alors, les unes une année entière , elles autres pendant deux ou mème trois années. Ces larves respirent par des houppes en forme de branchies , placées sur les côtés de l'abdomen. Quant aux nymphes , elles sont agissantes et resseinblent beaucoup aux larves dont elles ne diffèrent que parce qu'elles ont les étuis qui renferment en raccourci leurs ailes. Après leur métamorphose, ayant obtenu l'état d'in secte ailé , ayant même déjà fait usage de leurs ailes, les éphémères ont encore à se défaire d’une dépouille com- plète, en un mot, subissent une dernière mue ; particula- rité qui est extraordinaire. Ces insectes, dans leur état parfait , ont les deux pattes antérieures presque insérées sous la tête , un peu avancées, uais distantes et longues. SANS VERTÈBRES. 291 ESPÈCES. [1] Quatre ailes distinctes. Queue à deux sotes. ï; Ephémère de Swammerdam. Ephemera Swammer- diana. Latr. E. grandis, flavo-rufescens; abdomine supernè obscuro; alis albidis : neris eminentibus luteolis. Swammerd. bibl. nat. 2. tab. 13. f. 6—8, Schoœff. ic, tab. 204. f. 3. Lat. hist. nat, des crust. , etc. 13. P- 98. Habite en Hollande. 2. Ephémère longicaude, Æphemera longicauda. Oliv. Æ. lutea; capite nigro ; alis fuscis; caudé biseté corpore triplo longiort. Oliv. dict. n.° 6. Latr. hist. nat, des crust., etc. 13. p. 98. n.0 8. Habite les bords de la Meuse. 3. Ephémère bioculée, Ephemera bioculata. E. caudé bisetd; alis albis reliculatis; capite tuberculis duobus luteis.L. Ephemera bioculata. Lin. Fab. p. 70. Panz. fase, 94. f. 17. Geoff. 2.p. 259. nv 5, pl. 13. f. 4. Habite en Europe, sur le bord deseaux. [2] Quatre ailes distinctes. Queue & {TOIS SOLESe 4. Ephémère commune. Ephemera vulgata. E. caudé triseté ; alis fusco-reticulatis maculatisque; cor- pore fusco. Fab, Ephemera vulgata. Lin. Fab. p.68. Oliv. dict. nt. Panz. fasc. 94. f. 16. Degeer. ins. 2. p.621. pl. 9. f.13. Habite en Europe. 6 [3] Deux ailes seulement , apparentes. >. Ephémère diptère. Æphemera diptera. Æ. caudé bisetd ; alis duabus : costé marginalifusc#, cine- reo-maculatä. Lia. 222 ANIMAUX Fphemera diptera. Lin. Fab. p. 71. Degeer , ins. 2. p. 656. t, 18.f.5. Habite en Europe. IVota. L'on connait plusieurs autres espèces, qui appartiennent aux deux premières divisions. LES LIBELLULINES. Point de filets à l'abdomen. Mandibules grandes, tres-apparentes. Les libellulines sont la plupart de grands névropières fort remarquables parla longueur de leurs ailes et de leur abdomen. On les connaît vulgairement sous le nom de demoiselles. Elles ont des antennes courtes , de cinq à sept articles, et leur bouche est recouverte et comme fermée par les deux lèvres et surtout par l'inférieure. Ces insectes ont en général Ja tête grosse, soit hémi- sphérique, soit transverse ; les Yeux grands, fort rappro- chés; et l'abdomen très -allongé , soit déprimé, soit subcçlindrique. Leurs ailes sont grandes, oblongues, égales, finement réticulées par des nervures, transparentes, souvent dis- tinguées par différentes taches colorées. Ces ailes ne sont jamais couchées sur le dos de l'insecte , mais elles sont étendues et ouvertes horizontalement, ou relevées comme dans les papilionides. Les libellulines ont troisarticles aux tarses. Leurs larves et leurs nymphes sont aquatiques. Ce sont des insectes carnassiers , très-voraces. Dans l'état parfait , ils volent avec une grande rapidité et font la chasse aux auires in- sectes, SANS VERTÈBRES. 203 Les organes sexuels sont différemment placés selon le sexe : dans la femelle , ils se trouvent à l'extrémité pos- térieure de l'abdomen ; maïs dans le mâle , ils sont situés sousle premier anneau du ventre, c’est-à-dire, sous celui qui tient au corselet ; ce qui est véritablement singulier. La larve des libellulines est hexapode , et porte un masque mobile qui lui couvre la tête et en partie la bouche. La nymphe est agissante et se nourrit comme la larve; elle n’en diffère que parce qu'elle a quatre pe- tits corps aplatis qui sont des moignons d'ailes, Lorsque la nymphe veut se transformer , elle sort de l'eau, monte sur des tiges de plantes ou des troncs d'arbres, s’y fixe, et souvent en peu d'heures elle passe à l’état d’insecte parfait. On rencontre des libellulines partont, mais plus sou- vent dans le voisinage des eaux , dans les lieux frais , les bois, etc. Les libellulines constituent une famille si naturelle , qu’elles paraissent ne former réellement qu'un seul genre; aussi Linné les a-t-il toutes comprises dans son genre lbellula. Olivier n’en à fait aussi qu'un seul genre; mais il l'a divisé en deux sections, qui sont les mèmes di- visions formées par Degeer. Cependant Fabricius et M. Latreille ont cru devoir partager cette famille en trois geures ; et , depuis , les entomologistes paraissent, tous , les adopter. Nous en allons citer Îes principaux carac- tères distinctifs. (1) Tète hémisphérique. Les yeux réunis ou rapprochés par leur bord supérieur. Ailes horizontales. (a) Un vésicule prés du derrière de la tête, portant trois petits yeux lisses disposés en triangle, Libellule. 224 ANIMAUX (b) Point de vésicule près du derrière de la tête. Les petits yeux lisses sur une ligne transverse. OEshne. (2) Tête transverse. Les yeux saillans, écartés à leur bord supérieur. Petits yeux lisses en triangle. Aïles relevéés presque verticale- ment dans le repos. Agrion. LIBELLULE. (Libellula. ) Antennes courtes , filiformes-sétacées. Bouche pres- que masquée : les mandibules , les mâchoires et les pal- pes en partie recouverts par la lèvre inférieure voütée qui les embrasse. Celle-ci à lame intermédiaire entière et petite. Tèe hémisphérique , ayant postérieurement un vésicule qui porte trois petits yeux lisses en triangle. Ailes horizontales. Abdomen le plus souvent déprimé, lancéolé , quelquefois en massue. ÆAntennæ breves , filiformi-subulatæ. Os veluti lar- vatum : mandibulis maxillis palpisque lab'o forni- cato subopertis : id lamelld intermedid integrd, per- parvd. | Caput hemisphæricum ; vesicul& posticä ocellos in triangulum dispositos gerente. Alæ horisontales. Atb- domen sæpius depressum , lanceolatum , quandoque subclavatum. OBSERVATIONS: Les Zibellules etles æshnes embrassent les plus fortes libellulines , celles qui sont les plus voisines entr'elles par SANS VERTÈBRES: 325 leurs rapports. Les unes et les autres orit les ailes horizon- tales , et de grands yeux à réseau , presque contigus par leur bord supérieur ou postérieur. Mais les libellules ont; près du derrière de la tête, une vésicule portant les petils yeux lisses, qui peut servir à les distinguer des œshnes. Dans les cas embarrassans , on aura recours à l'examen de la lèvre inférieure , sa lame intermédiaire , dans les libel- lules , étant entière et plus petite que les latérales. L’abdomen des libellules est grand , presque toujours dé- primé , lancéolé, plus rarement en massue. Comme les espèces de ce genre sont nombreuses, nous n'en citerons ici que quelques-unes. ESPECGES. 1. Libellule quadrimaculée, Libellula quadrimaculata: L. alis posterioribus basi omnibusque medio antico maculé nigricante ; abdomine depresso tomentoso. Fab. Libellula quadrimaculata. Lin. Fab. Oliv. diet. n° «. Panz. fasc. 88. f. 19. Libellula. Geoff. 2. p. 224. ne 6. La Francaise. Habite en Europe. 2. Libellule bronzée. Libellula œnea. L. alis hyalinis ; thorace viridi œneo. Lin. Libellula ænea. Lin. Fab. p. 381. Oliv. dict. n., 15, Panz. fasc, 88. f. 20. Libellula. Geoff. 2. p.226. n.° 10, L’Aminthe. Habite en Europe. 3. Libellule déprimée. Libellula depressa. L. alis omnibus basi nigricantibus ; abdomine depresso La- Leribus flavicante. Fab. Libellula depressa. Lin. Fab. p. 393. Oliv. dict, n.o 10. Panz. fasc. 89. f. 22. Libellula. Geoff. 2. p.225. n © 9. pl. 13. f. 1. L'Eléonore, Habite en Europe. J’adopte l’opinion de M. Latreille rela- tivement au synonyme de Geoffroy, quoique la figure citée de Panzer, présente, pour l’abdomen , des différences en coloration et en forme, Tome 1F, 15 La 26 ANIMAUX 292 4. Libellule jaunâtre. Libellula flaveola. L. alis basi luteis. Lin. Libellula flaveolu. Lin. Fab. p. 375. Latr. hist. nat. des crust., etc. 13. p. 14. Schœæff. icon. tab. 4. f. 1. Habite en Europe. Commune aux environs de Paris. Etc. OES HN E. (OEshna. ) Antennes courtes, filiformes-subulées. Bouche en par- tie masquée par la lèvre inférieure |, comme dans les li- bellules. Lame intermédiaire de la lèvre inférieure échan- crée et aussi large que les latérales. Tête grosse , hémisphérique : point de vessie dis- tincte à son sommet postérieur. Petits yeux lisses en ligne transverse. Abdomen long, subcylindrique. Aïles horizontales. Antennæ breves, filiformi-subulatæ. Os sublarvatum labio , ut in libellulis. Lab lamellé intermedid emar- ginatd, latitudine laterales æquante. Caput magnum , hemisphæricum : vesiculé posticé nullé conspicud. Ocelli in lineam transversam dispo- siti. Abdomen elongato-cylindraceum. Alæ horison- tales. OBSERVATIONS. Les œæslnes sont, en général, les plus grandes et surtout les plus fortes libellulines.On les distingue des libellules, parce qu’elles manquent de vésicule près du derrière de la tête ; que leurs petits yeux lisses sont en ligne transverse, quoique un peu irrégulière , et parce que la lame intermédiaire de SANS VERTÈBRES. 297 leur lèvre mférieure est échancrée , etau moins aussi large que les latérales. Celles-ci sont comme tronquées, den- tées, etc. Leur abdomen, qui est fort long, est subcylin- drique, et n'est point dépriméen dessus, ni lancéolé. Les œshnes sont nombreuses en espèces ; nous allons en citer trois seulement. 5 ES: P'E'C ES, 1. OEshne à tenailles. OEshna forcipata. OË£. thorace nigro: characteribus varüis flavescentibus; cau- dd unguiculat&. Libellula forcipata. Län. Oliv. dict. n.o 35. OEshna forcipata. Fab. p. 383. Lac. hist. nat. , etc. 13. pl. 97, bis. f. 1. PA Panz. fasc. 86.f, 21. di Libellula Geoff. 2. p.228. n.° 13. La Caroline. Habite en Europe. Commune. 2. OËshne annelée. OEshnü annulata. Latr. OËE. nigra ; thoracis lateribus flavo-trifascialis. Lat. hist. nat. des crust,, ete. 13. p. G. Harris , insect. angl, tab: 23. f. 3. * Habite le midi de la France et en Angleterre, 3. OEshne grande. OEshna grandis. OE. thorace lineis quatuor flavis; corpore vartegato. Fab. Libellula grandis. Lin. Oliv. dict. n ° 38, OEshna grandis. Fab. p. 384. Lat. n.° 9. Libellula. Geoff. à. p.227. n.0 12. Harris, ins. angl. t. 12. Schæœæff. icon. tab, 2. f. 4. Habite en Europe. Etc. A GRIO N. (Agrion..) Antennes très-courtes’, subulées. Bouche masquée par la lèvre inférieure | dont la lame intermédiaire est pro- fondément bifide. 228 ANIMAUX Tête transverse , sans vésicule à son sommet. Les yeux écartés ; les petits yeux lisses en triangle. Abdomen très- grêle , cylindrico-linéaire. Les ailes relevées presque verticalement dans le repos. Antennæ brevissimæ , subulatæ. Os larvatum , la- bio suboccultatum ; labii lamind intermedid profundè bifida. Caput transversum , supernè non vesiculosum. Oculi remoti. Ocelli in triangulum dispositi. Abdomen gra- cillimum , cylindrico-lineare. Alæ in quiete erecteæ. OBSERVATIONS. Les agrions présentent une coupe assez remarquable et bien distincte , parmi les libellulines. Leurs ailes allongées, subspatulées, ne sont point horizontales dans le repos, mais sont toujours plus ou moins relevées verticalement. Leur tête est transverse , subtrigone , beaucoup plus large que le corselet , et porte des yeux écartés, semi-globuleux. Enfin, leur abdomen est très-grèle et fort long. Ces insectes sont en général plus frèles , plus délicats que les autres li- bellulines. ESPÈCES. 1, Agrion vierge, Agrion virgo. A. alis erectis coloratis. Fab. Libellula virgo. Lin. Oliv. Agrion virgo. Fab. p. 386. Panz. fasc. 79. f. 17—18. Libellula. Geoff. à. p. 221. n° 1. La Louise, et n.0 2. L'Ul- rique. Habiteen Earope, et se trouve aux environs de Paris, ainsi que sa variété. SANS VERTÈBRES, 220 >. Agrion fillette. Ægrion puella. A. alis erectis hyalinis. Fab. Libellula puella Lin. Agrion puella. Fab. Lat. (a) Corpore cinereo cæruleoque alterno ; alis puncto nigro. Libellula , n.° 3. Geoff. L'Amélie. (b) Corpore infra cæruleo-viridt, suprà fuseo ; thorace fas- ciis fuscis cærulescentibusque alternis. Geoff. n.c 4. La Dorothée. (ce) Corpore viridi pallidè incarnato ; thorace fasciis tribus longitudinalibus nigris, Geoff. n.° 5. La Sophie. Etc. Habite en Europe , aux lieux aquatiques, et offre diverses a riétés. 3. Agrion linéaire. Agrion linearis. Fab. A. alis reticulatis ; abdomine longissimo. Fab. p. 388. Libellula Lucretia. Drury , ins. 2.t.48.f. 1. Oliv. dict. n.o 41. Seba mus. 4. tab. 68. f. 1—2. Habite dans les Indes. Cette espèce est dans la collection du Muséum. Son abdomen grêle et extrèmement long, la rend très-remarquable. Etc. 2 ORDRE SEPTIÈME. ——— LES ORTHOPTÈRES. Bouche munie de mandibules , de méchoires, de lèvres et d'une galette recouvrant plus ou moins chaque mdchoire. Deux élytres molles, presque membraneuses , à épiderme réticulaire, recouvrant deux ailes droites , plissées. longitudinalement. Point d’écusson. Larves conformées comme l'insecte parfait, mais n'ayant ni ailes , nt élytres. Nymphe active. 230 ANIMAUX OBSERVATIONS. Sous le rapport important des caractères de la bouche, les orthoptères tiennent presque également aux névroptères etaux coléoptères; car les parties de la bouche, dans les in- sectes de ces trois ordres, sont à tres-peu-près les mêmes, sauf quelques particularités , et la diversité des développe- mens de ces parties, selon les races: Mais, d'une part, les orthoptéres se rapprochent plus des coléoptères que des névroptères par leurs ailes, puis- qu'ils ont des élytres très-distinctes ; et de l’autre part, ils tiennent de plus près aux névroptères qu'aux coléoptères par la métamorphose , puisque leur nymphe est active, marche et mange comme celle de beaucoup de névrop- tères, tandis que celle des coléoptères n’a aucune ac- tivité, ne marche et ne mange point. Les orthoptères doi- vent donc être placés entre les deux ordres d'insectes broyeurs que je viens de citer. Les entomologistes qui attachèrent beaucoup d’impor- tance aux particularités de la métamorphose, trouvèrent de grands rapports entre tes orthoptères et les hémiptères. Ils les virent dans la nymphe active des uns et des autres, et même dans les élytres demi-coriaces de ces insectes. Ils rapprochèrent donc ces deux ordres, et par-là, ils mêlan- gèrent , dans leur distribution, les insectes uniquement broyeurs avec ceux qui sont tout-à-fait suceurs, c’est-à- dire, les insectes dont les parties utiles de la bouche sont extrêmement différentes, et dont les habitudes le sont pa- reillement. Or, j'ai montré, par la citation de faits bien con- nus , que la métamorphose variait dans les ordres les plus naturels, parce qu’elle dépend des habitudes principales de J'insecte; tandis que la nature des parties de la bouche ne Varie nullement dans l'étendue de chaque ordre, et SANS VERTÈBRES. 231 qu'il n’y a d’autres variations dans ces parties, que celles qui tiennent au plus ou moins de développement de ces mêmes parties , selon leur plus ou moins d'emploi. D'après ces considérations , la prééminence de valeur doit appartenir à la nature des parties de la bouche, et l'em- porter sur la métamorphose; car celle-ci, qui n’a pu être employée que dans sa généralité pour caractériser la classe, ne saurait, dans ses particularités de détail, servir à la dé- termination des ordres. Si on l’employait , il faudrait dila- cérer les plus naturels ; il faudrait même rompre ou mutiler de véritables familles. Dans une distribution des animaux où l’on procède du plus simple vers le plus composé, du plus imparfait vers le plus parfait, ayant prouvé la nécessité de commencer la classe des insectes par ceux qui ne sont que des suceurs, afin qu’ils avoisinassent les vers pareillement suceurs , et de terminer cette classe par les insectes uniquement broyeurs ; il est évident que les névroptères, les orthop- À téres et les coléoptères , étant uniquement broyeurs , doi- vent constituer les trois derniers ordres de la classe. La convenance de ces rangs assignés est d'autant plus grande que, dans une pareille distribution des animaux, l’on est forcé, par les caractères zootomiques ,; de placer les arachnides et les crustacés après les insectes ; et on sait que dans, les animaux de ces deux classes, l'on trouve aussi des mandibules et des mâchoires qui agissent par des mouveinens latéraux et transverses, tout-à-fait analogues aux mouvemens des mandibules et des mächoires des ?rzsec- bes broyeurs. Certes, ce ne sont pas là des déterminations arbitrai- res ; et je crois qu'il sera difficile de contester solidement ces principes. .® . Les orthoptères ont de si grands rapports avec les co- léoptères, que Geoffroy ne les en a point séparés. 1! en 232 ANIMAUX fitune division de ses coléoptères , en les distinguant par leurs élytres molles et presque membraneuses. Si Geoffroy eut tort de réunir les orthoptères aux coléop- téres, puisqu'ils en sont essentiellement distincts, quoi- que voisins par leurs rapports, celui de Linné fut bien plus grand, en les confondant dans un méme ordre avec les hémiptères. On voit les inconvéniens graves d'un défaut de coordination dans les caractères dont on peut faire usage pour juger des rapports. Les ailes des coléoptères sont pliées transversalement , c’est-à-dire, rephiées sur elles-mèmes ; tandis que, sauf la forficule, celles des orthoptères sont droites et srerplement plissées dans leur longueur, a-peu-près comme un éven- tail. Ainsi, de part et d'autre, ce sont des ailes pliées ou plissées , cachées sous de véritables élytres; et ces rapports des orthoptères avec les coléoptères sont encore à ajouter à ceux de la bouche. L'aile des orthoptères est souvent entièrement cachée sous l'élytce; mais lorsqu'elle la dépasse, elle prend presque tou- jours à son bord, la consistance de l’élytre même. Ce fait prouve évidemment que des différences de cir- constance , en ont opéré dans la consistance et l'emploi des ailes supérieures : en sorte qu’on peut dire que depuis les diptères, tous les insectes ont réellement quatre ailes ; les supérieures servant plus ou moins au vol, et élant plus ou moins altérées dans leur transparence et dans leur consistance, par les agens extérieurs qui ont plus d'action sur elles que sur les inférieures. | Ainsi , les orthoptères, que Degeer avait déjà distin- gués, furent , avec raison, considérés par Olivier, comme constituant un ordre particulier trés-distinct, puisque ces insectes diffèrent des coléoptères par leurs ailes et leurlarve agissante, et des névroptères par leurs élytres. Olivier leur assigna le nom d'orthoptères , mot composé qui signi- SANS VERTÈBRES. 235 fie ailes droites, par opposition avec les ailes des coléop- tères qui sont pliées transversalement sur elles-mêmes dans \e . Jinaction. Les insectes de cet ordre ont des antennes sétacées ou fili- formes , quelquefois ensiformes, plus où moins longues ; deux grands yeux à réseau; deux ou trois petits yeux lisses dans la plupart. Leur bouche offre une lévre supérieure recouvrant sou- vent ses parties supérieures; deux mandibules fortes , den- tées au côté interne ; deux mâchoires aussi dentées, chacune portant sur le dos un palpe à cinq articles , et une galette qui la recouvre plus ou moins; une proéminence au palais qui s’avance en forme de langue; enfin, une lèvre inférieure qui ferme la bouche inférieurement, et soutient les deux palpes postérieurs ou labiaux quin’ont que trois articles. Le corselet de ces insectes est assez grand, quelquefois très-prolongé , et n'offre point d’écusson postérieure- ment. Les pattes, en général , sont épineuses, et, dans un grand nombre de ces insectes , les postérieures sont renflées , grandes, et servent à exécuter des sauts considérables. Là, comme ailleurs, on trouve des races ou des individus en qui les ailes avortent constamment. En général, les orthoptères sont phytiphages , c'est-à- dire , se nourrissent de végétaux. Queiques-uns néanmoins semblent omnivores, mangent et gätent nos provisions de quelque nature qu’elles soient. Je n’admetsque quatre familles parimi les orthopteres ; et je les divise de la manière suivante: 234 ANIMAUX DIVISION DES \ORTHOPTÈRES. (1) Ailes inclinées en toit. Les locustaires. (2) Ailes horizontales. (a) Abdomen simple, n'ayant point àson extrémité, dans les deux sexes, deux filets ou deux appendices particuliers. Les mantides. (b) Abdomen ayant à son extrémité , dans lesdeux sexes, deux filets ou deux appendices particuliers, * Corselet non aplati, arrondi sur les côtés, n'ayant point ses bords tranchans et débordans. Les grillonides. ** Corselet aplau, à bords tranchans , débordant, soit seulement sur les côtés , soit même au-des- sus de la tête. Les coureurs. PREMIÈRE SECTION. Ailes en toit incline. LES LOCUSTAIRES. Toutes les locustaires ont, dans le repos, les ailes couchées sur le corps, et disposées en toît incliné. Ce sont les seuls orthoptères connus qui soient dans ce cas; SANS VERTÈBRES. 235 ainsi ce sont les seuls qu'embrasse la première section de cet ordre. Ces insectes ne composent évidemment qu'une seule famille ; car, quoique les sauterelles puissent être distin- guées séparément des autres locustaires, une conforma- tion générale et à-peu-près semblable, dans tous ces in- sectes, indique clairement leur parenté commune. Cette parenté fut même sentie de tout temps ; en scrte que les criquets , ainsi que les autres genres avoisinans, furent toujours confondus avec les sauterelles par le vulgaire ; et il fallut que l'observation des entomologistes vint ap- prenure , entr'autres particularités distinctives, que les sauterelles ont quatre articles aux tarses , tandis que les autres Jocustaires n’en ont que trois. Toutes les locustaires sont herbivores, et, dans la plupart, les pattes postérieures sont fort longues et propres à sauter. Cette famille comprend six genres ; parmi lesquels, les sauterelles et les criquets sont les plus nombreux en espèces. Sauterelle. Pneumore, Criquet. Xiphicère. Truxale. Achet. DIVISION DES LOCUSTAIRES. * . LA LA Quatre articles aux tarses. Les antennes sétacées , tres-longues. Sauterelle. 236 - ANIMAUX *X Trois articles aux tarses. Les antennes fi liformes ou ensiformes, courtes ou de longueur mOÿ enne. (1) Antennes de seize articles ou davantage. Partie antérieure du sternum non creusée pour recevoir la bouche. (a) Antennes filiformes, quelquefois terminées en bouton. (+) Pattes postérieures plus courtes que le corps, non propres à sauter. L’'abdomen vésiculeux. Pneumore. (++) Pattes postérieures plus longues que le corps, et propres à sauter. Criquet. (b) Antennes aplaties ou comprimées, laneéolées on ensi- formes. (+) Tète courte, non prolongée supérieurement en py- ramide. Xiphicère. (+) Tête prolongée supériearement en pyramide. Truxale. (2) Antennes de treize ou quatorze articles. Partie antérieure du sternum ayant une cavité qui recoit la bouche. Achet, SAUTER ELLE. ( Locusta. ) [ Gryllus. L.] Antennes sétacées , très-longues , à articles nombreux, très-petits. Lèvre supérieure entière : l'inférieure subqua- drifide , ayant ses divisions intermédiaires très - pe- ütes. Ailes en toit. Abdomen des femelles terminé par une SANS VERTÈBRES. 237 arrière ensiforme, Pattes postérieures propres à sauter. Antennæ setaceæ , longissimæ ; articulis numero- sis , minimis. Labrum integrum. Labium subquadrifi- dum : lacinüs intermediis minimis. Alæ deflexce. Feminarum abdoinen terebr& ensi- ont, saltatorti. forimi terminatum. Pedes postici Inag OBSERVATIONS. Les sauterelles ont beaucoup de rapports avec les cri- quets; mais elles ont quatre articles aux tarses, et leurs antennes sétacées très-longues, et la tarrière des femelles les en distinguent facilement. Ces insectes santent comme les criquets, à l’aide de leurs pattes postérieures, quisont fortes et longues. Ils mar- chent lentement , et volent assez bien. Les femelles déposent leurs œufs dans la terre , par le moyen de la tarrière qu’elles portent à l'extrémité de leur abdomen , tarrière qui ressemble à un sabre et qui est composée de deux lames. Les sauterelles pondent un assez grand nombre d'œufs à-Ja - fois, et ces œufs sont réunis dans une membrane mince. Les larves et les nymphes ressemblent à l’insecte parfait, ._ sauf les parties dont elles manquent. Les premières n’ont ni ailes, ni étuis pour les contenir en raccourci; les deuxièmes ont quatre paquets ou espèces de boutons dans lesquels sont contenues les ailes non développées. Ces par- ties ne se développent que lorsque l’insecte a pris tout son accroissement. Les sauterelles se trouvent fréquemment dans les prai- ries ; elles song voraces et mangent les herbes. 238 ANIMAUX ESPECES. 1. Sauterelle à coutelas. ZLocusta viridissima. L. viridis ; elytris abdomine longioribus ; terebr# ensifor- mi rectd. pp? Gryllus viridissimus. Linn. Locusta yiridissima. Fab. p- 41. Pauz. fasc. 89. tab. 18—19. Locusta , n.° 2. Geoff. 1.-p. 398. pl. S. f. 3. Habite en Europe. Tres-commune. 2. Sauterelle à sabre. Locusta verrucivora. L. viridis ; elytris abdomine longioribus, fugco-maculatis ; Lerebr& ensiformi curvw, Gryllus verrucivorus. Lin. Locusta verrucivora. Fab. Panz. fasc. 89. tab. 20—21. Locusta, n.0 1. Geoff. 1. p. 397. Habite en Europe. 3. Sauterelle feuille-de-lis. Zocusta lilifolia. F. L. thorace tetragono lævi : lineis duabus flavis ; elytris vi- ridibus alé brevioribus. Fab. Locusta lilifolia. Fab.p. 36. Latr. hist. nat. des crust., etc. 12. p. 1314 Habite en France, en Italie. Tarrière courbée. 4. Sauterelle mélangée. Locusta varia. L. antennis flavescentibus ; fronte acuminat& ; elytris viri- dibus , immaculatis , abdomine vix longioribus. Locusta varia. Fab. p.42. Latr. hist. nat., etc. 12. p: 131. Panz. fase. 33, pl. 1. Habite aux environs de Paris, en Allemagne. Taille petite: Etc. PNEUMORE. ( Pncumora. ) Antennes filiformes , de seize à vingt articles. Petits yeux lisses rapprochés , et placés à des distances égales. Abdomen vésiculeux , comme vide. Toutes les pattes plus courtes que le corps. SANS VERTÈBRES. 239 Antenne filiformes : arliculis a sexdecim ad visentr. Ocelli approximati , inter se subæquè dissütr. Abdomen vesiculosum , ut vacuum , inflatum. Pe- des omnes corpore Breviores. OBSERVATIONS. Les pneumores sont des locustaires assez voisines des cri- quets par leurs rapports ; mais à corps oblong , gros, vé- siculeux et comme vide , äu moins dans la plupart. Leurs pattes sont menues , plus courtes que le corps , et proba- blement ces insectes ne sauraient sauter. Ce genre, établi par M. Thunberg , comprend quelques espèces qui viennent du Cap de Bonne-Espérance. ESPÈCES. 1. Pneumore à six taches. Pneumora sex-guttata. T!. P. viridis ; elytris maculis duabus albis ; abdomine vesicu- doso : maculis utrinque tribus, albis. a Gryllus inantis. Fab. p. 49. Pneumora sex-guttata. Thunb. Habite le Cap de Bonne-Espérance. 2. Pneumore sans taches. Pneumora immaculata. T.. P. viridis ; elytris immaculatis ; scutello carinato utrinque dentato ; abdomine variegato. Gryllus papillosus, Fab. Pneumora immaculata. Thunb. Habite le Cap de Bonne-Espérance. 3. Pneumore tachetée. Pneumora maculata. Y. P. viridis calloso-punctata ; abdomine vesiculoso, albo variegalo. Gryllus variolosus. Fab. Pneumora maculata. Thunb. Habite le Cap de Bonne-Espérance. 240 ANIMAUX CRIQUET. (Acrydium.) Antennes filiformes , quelquefois un peu compri- mées, subensiformes, dans quelques-uns terminées pres- qu'en bouton , etayant vingt à vingt-cinq articles. Man- dibules multidentées. Petits yeux lisses inégalement espa- cés entre eux. Pattes postérieures fortes, propres à sauter. Les ailes larges , bien plissées, colorées. Antennæ filiformes , interdum compressiuscule , subensiformes , in non nullis subcapitatæ : articulis a vigenti ad vigenti quinque. Mandibulæ multidentatæ. Ocelli inæqualiter inter se dissitr. Pedes postici validi, saltatorü. Alæ latæ , exqui- sitè plicatæ , coloratæ. OBSERVATIONS. Les criquets ont tant de ressemblance avec les saute- relles que Zinné ne les en a pas distingués. Néanmoins ils en diffèrent généralement , 1.° parce qu'ils n’ont que trois articles aux tarses; 2.0 parce que leurs antennes ne sont pas très-longues et sétacées comme celles des sauterelles ; | 3.° parce qu'ici les femelles ne portent pas, comme celles des sauterelles , une tarrière saillante et comprimée , à l’ex- trémité de l’abdomen. Ces insectes sont extrèmement remarquables lorsqu'ils volent ; ils déployent alors deux ailes grandes et fort larges qu'on ne leur soupçonnait pas en les voyant dans l'état de repos; et, comme dans la plupart des espèces ces ailes sont ornées de couleurs viveset brillantes, on les prendrait pres- que pour de beaux papillons lorsqu'ils volent, SANS VERTÈBRES. 2A1 Le Les criquets sautent aussi bien que les sauterelles, et volent plus facilement encore; en sorte ‘que leur vol est plus long-temps soutenu. Aussi l’on croit que c’est parimi eux que se trouvent les espèces qui ont l'habitude d’émigrer et de se transporter à de grandes distances , d’une région à l’autre, formant alors des essaims nombreux et redou- tables par les dévastations qu’ils causent dans les pays où ils s'arrêtent. Les insectes de ce genre ontsouvent le corselet caréné à sa partie postérieure, etles jambes épineuses. Ils sont herbi- vores et très-voraces. Les espèces exotiques, comme celles des Grandes-Indes, de l'Amérique méridionale et de l'A- frique, sont remarquables par leur grandeur et la beauté deleurs ailes. On connaît maintenant beaucoup d'espèces de ce genre ; je n’en citerai que quelques-unes. ESPÈCES. [Corselet caréné en créte.] 1. Criquet en scie. Æcrydium serratum. A. thorace cymbiformi carinato serrato; postice producto acule. Gryllus serratus. Lin. Fab.p. 48. Roes. ins. 2. tab. 16. f, 2. Acrydium serratum. Oliv. dict. n.0 9. Habite le Cap de Bonne-Espérance. Fab. L'Amérique méridio« nale. Oliv. 2. Criqueten crête. Æcrydium cristatum. Oliv. Æ. thorace cristato : carind quadrifidé ; alis cœruleis apice nigris. Gryllus cristatus. Lin. Fab. p. 46. Ejusd. gryllus dux ex D, Latr. Stoll. gryll. tab. 1.b. fig. 1. Drur. t. a, tab, 44. Aeërydium cristatum. Oliv. dict. n.e 3, Habite l'Amérique méridionale, Tome IF. 16 242 ANIMAUX 3. Criquet caréné. Acrydium carinatum. Oliv. À. thorace cristato : carind trifidd ; alis virescentibus : fas- cid nigrd. Gryllus carinatus. Fab. p. 47. Æcrydium carinatum. Oliv. dict. no 5. Habite en Orient. 4. Criquet stridule. Æcrydium stridulum. A. thorace earinato ; alis rubris extimo nigris. Gryllus stridulus. Lin. Fab. p. 56. Acrydium stridulum. Olir. diet. n.o 35. Ejusd. acr. fuligi- nosum, n.0 36. Geoff. 1, p. 393. n.0 3. Panz. fase. 87, n.o 12. Habite en Europe , dans les lieux arides. Corselet peu ou point caréné en créte. Criquet bleuâtre. Æerydium cærulescens. A. thorace subcarinato ; alis virescenti-cæruleis : fascié nigr d. Gryllus cœærulescens. Lin. Fab. p. 58. Panz. fase. 87. f, 11. Acrydium, Geoff. 1. p. 392. n.° 2. Oliv. dict. n.° 49. Habite eu Europe. 6. Criquet germanique. Æcrydium germanicum. A. testaceum; alis sanguineis apice haie emoribus posticis nigro-punctatis. Gryllus germanicus. Fab. p. 57. Roes. ins. 2. t.21. f. 7. Acrydium germanicum. Olix. dict. u.0 4. Habite eu Allemagne. Ici M. Latreille rapporte l’acrydium no 3 de Geoffroy. 7. Criquet émigrant. Æcrydium migratorium. A.thorace subcarinalo : segmento unico ; mandibulis cæ- ruleis. Gryllus migratorius. Lin. Fab. p. 53. Roes. ins. 2. Gryll. tab. 24. Acrydium migratorium. Oliv. dict. n.o 24. Habite l'Orient , la Tartarie, ete. Est-ce bien là Pespèce qui forme ces essaims émigrans , si redoutables? Au reste, il SANS VERTÈPBRES. 243 paraît qu’il y a plusieurs espèces de ce genre qui ont l’ha: bitude d'émigrer. Etc. XIPHICÈRE. (Xiphicera. } Antennes courtes, aplaties, lancéolées ou ensiformes, Tête courte , à front incliné verticalement, Corselet caréné. Aïles longues , en toit. Les jambes très-épineuses, Antennœæ breves, compressæ, lanceolatæ vel ensi- formes. Caput breve , fronte ad perpendiculum in- # flexd. Thorax carinatus. Alæ longæ , deflexæ. Pedes ti- bis spinosissimis. OBSERVATIONS. Les æiphicères ont les antennes des truxales, la tête et les autres parties des criquets. Elles ne sont donc complète- ment ni criquets, ni truxales , et doivent étre distinguées comme constituant un genre particulier. Il y en a au Mu- séum plusieurs espèces non déterminées; je crois qu'on peut y rapporter les suivantes, d'après M. Latreille. | ESPECES. 1. Xiphicère gallinacée. Aiphicera gallinacea. X. thorace cymbiformi, maximo , utrinque producto ; ely- trisque fuscis immaculatis; femoribus posticis, compressis, serralis. Gryllus gallinaceus. Fab. p. 48. Habite les Indes orientales. 24h ANIMAUX 2. Xiphicère serripède. Atphicera serripes. X. thorace cymbiformi , postice producto ; elytris fuscis; femoribus posticis serratis. Gryllus serripes. Fab. p. 48. An gryllus carinatus? Lino. Habite dans les Indes. TRUXALE. (Truxalis.) Antennes courtes, comprimées , ensiformes, à arti- cles peu distincts. Bouche à la base du prolongement de la tête. Tète prolongée supérieurement en pyramide qui porte à son sommet les antennes et les yeux. Elytres en toit. Pattes postérieures plus longues que le corps, propres à sauter. Antennæ breves, compressæ , ensiformes; articu- lis vix distinctis. Os ad basim processüs capitis. Caput supernè in pyramidam apice antenniferam et oculiferam productum. Elytra deflexa. Pedes pos- tici corpore longiores, saltatori. OBSERVATIONS. Les truxales ont, comme les criquets, l'abdomen des fe- melles sans tarrière saillante , et les pattes postérieures fort longues et propres à sauter ; mais qui sont plus grèles. Ces insectes sont bien distingués des autres locustaires ;, par leur tête prolongée supérieurement en cône ou en forme de pyramide dont le sommet porte les antennes et les yeux.| Ils le sont aussi par leurs antennes courtes , aplaties et en- siformes. Leurs yeux sont ovales-allongés. On n’en connait que peu d'espèces. SANS VERTÈBRES: 24 ESPÈCES. s. Truxale grand-nez. 7ruxalis nasutus. T. viridulus ; alis hyalinis bast viridi-flavidulis. Truzxalis nasutus. Fab. p. 26. Gryllus nasutus. Lin. Latr. hist. nat. des crust., etc, 12. p. 147. pl. 94. f. 5. Habite le midi dela France, l'Espagne, l’Italie , l'Afrique, 2. Truxale ailes-rouges. Truxalis erythropterus. T. alis basirubellis. Sulz. hist. ins. tab. 8. f. 5. Drury. ins. 2. t. 40. f. 1. Truxalis erythropterus. Latr. hist. nat., etc. p.148. Habite en Afrique. 3. Truxale grylloïde. Truxalis grylloides. Latr. T. corpore cinereo; elytris abdomine brevioribus : lineæ alba. Acrydium conicum. Oliv. dict, n.o 64. Truzxalis grylloides. Latr. hist.nat. , etc. p. 148. n.° 3. Habite le midi de la France: Etc. ACHET. ( Acheta. Antennes filiformes , de treize ou quatorze articles , de moitié plus courtes que le corps. La bouche recue dans une cavité du sternum antérieur. Corselet prolongé postérieurement comme un grand écusson qui égale ou dépasse l'abdomen. Pattes posté- rieures propres à sauter. Point de pelottes entre les cro- chets des tarses. Antennæ filiformes , corpore dimidio breviores : articulis tredecim vel quatuordecim. Os in cavitate ster- ni antici receptum. Thorax posticè in scutellum magnum productus, abdomen supertegens , adæquans aut superans. Pedes posuct sallatorü. Tarsorum articulus ultimus appen- dice terminali nulld. 246 ANIMAUX OBSERVATIONS, Les achets dontil s'agit, sont de petites locustaires que j'ai depuis long-temps distinguées des criquets, d’abord à cause du prolongement postérieur de leur corselet ; ensuite parce que leur bouche est reçue dans une cavité de la par- tie antérieure du sternum. Ce ne sont point les acheta de Fabricius, mais les tetrix de M. Latreille. On les trouve dans les lieux secs et pierreux. Leurs élytres avortent pres- ? EN : qu entierement. ESPÈCES. r. Âchet à deux points. Æcheta bipunctata. Æ. thorace ad longitudinem abdominis posticë producto, bipunctato. Gryllus bipunctatus. Lin. Æcrydium bLipunctatum. Fab. p- 26. Pauz. fasc. 5. f. 18. Geoff. 1. ps 394. n.o 5. Tetrix subulata. Var. B. Latr. Habire en Europe, dans les lieux secs. Il est très-petit. 2, Achet subulé. Æcheta subulata. A. thorace poslicè producto subulato, abdomine lon- giore. Gryllus subulatus. Lin. Acrydium subulatum. Fab. Schæff. icon. ins. tab. 154. f. g—10. Tetrir subulata. Latr. Criquet, n.0 6. Geoff. #. p. 395. Habite en Europe. s nl LES MANTIDES. Corps allongé, étroit. Ailes horizontales. Extrémité de l'abdomen , dans les deux sexes, n'ayant point deux filets ou deux appendices particuliers. Tarses à cinq articles. Les Mantdes sont, en général, des orthoptères de SANS VERTÈBRES. 247 grande taille, et qui ont des formes singulières. Elles nesont, ni sauteuses, ni véritablement coureuses ; elles tiennent évidemment aux locustaires. Leurs ailes, néanmoins, ne sont point inclinées en toît ‘comme celles des locustaires, et leurs pattes postérieures ne sont point propres à sauter. Elles ont la tête décou- verte ; le corselet étroit , souvent fort allongé. Il n'y a point de tarrière saillante dans les femelles, et, dans au- cun sexe, on ne voit point à l'extrémité de l'abdomen deux fileis ou deux appendicessaillans , comme dans les grillonides et dans les blattaires. La plupart des mantides sont des insectes exotiques , qui vivent dans les climats chauds ; on n'en trouve que quelques espèces dans le midi de l'Europe ; elles ont , en général , des mouvemens lents. Les mantides comprennent quelques genres, dont les uns paraissent réunir des insectes carnassiers, puisqu'ils ont des pattes ravisseuses ; tandis que les auires n'em- brassent que des espèces phytiphages. Les femelles, en pondant, laissent échapper une hu- meur visqueuse, qui enveloppe les œufs et qui prend de la corsistance à l'air, a mesure qu'elle se dessèche. Il en résulte, sur les tiges des plantes où ‘cés femelles ont pondu, des masses subglobuleuses où ovoïdes, de la grosseur d'une noix. Si l’on ouvre ces espèces de nids, on trouve l'intérieur régulièrement divisé en une multitude de lo- ges alvéolaires qui contiennent les œufs. Probablement , le desséchement et le retrait de la ma- tière. visqueuse qui enveloppait les œufs, ont donné lieu à la singulière conformation de ces corps. Quatre genres, bien distincts, composent la famille des mantides ; on la divise de la manière suivante. 248 ANIMAUX (a) Pattes antérieures ravisseases. Hanches longues. (+) Antennes simples dans les deux sexes. Les genonx sans feuillets. Mante. (++) Antennes pectinées dans les mâles. Les genoux des quatre pattes postérieures garnis d’uu feuillet. Em puse. {b) Point de pattes rayissenses. Hanches courtes. (+) Corps oblong, déprimé; l'abdomen large et fort aplati sur les côtés. Phasme. (+) Corps linéaire, subfiliforme, non aplati. Spectre. MANT-E. ( Mantis.) Antennes sétacées , simples dans les deux sexes , plus courtes que le corps. Lèvre inférieure à quatre divi- sions. Tête inclinée, Corselet allongé, étroit. Pattes anté- rieures avancées , un peu courtes , rayisseuses ,, ar- mées, vers leur extrémité, de piquans en dents de peigne, ayec un onglet terminal et mobile. Antennæ setaceæ , corpore breviores , in utroque sexu simplices. Labium quadrifidum. 1. ; Caput inflexum. Thorax angustus , elongatus. Pe- des antici porrecti, breviusculi, raptatoru ;' versùs extremitatem dentibus semi-pectinati , et ungue mobili lerminali. SANS VERTÈBRES. D O OESERVATIONS. * Les marrtes sont des insectes fort remarquables par leur conformation particulière, et qui ont le corselet étroit , fort allongé antérieurement, presque linéaire, cette parlie nue étant d’une seule pièce. x Leurs pattes sont fort longues , surtout les postérieures ; ce qui, avec leur corps étroit et allongé , donne à ces in- sectes un aspect très-singulier. Les deux pattes antérieures sont les moins longues ; mais elles sont, en général, plus larges que les autres, et armées , vers leur extrémité , de pi- quans rangés d’un côté en dents de peigne, avec un ongle allongé, terminal, et susceptible de se replier sur les pi- quans pour saisir la proie. La tête. est assez petite, deltoïde, inclinée, munie de deux gros yeux , entre lesquels sont situées les an— tennes. Les élytres sont couchées horizontalement, et en par- üe croisées l’une sur l’autre ; elles forment néanmoins un plan un peu convexe. , Les mantes saisissent avec leurs pattes antérieures les pe- tits insectes qu’elles peuvent attraper, et les dévorent ; elles se mangent quelquefois les unes les autres. Les œufs des imantes sont allongés. ESPECES. 1. Mante prècheuse. Mantis oratoria. M. viridis; elytris abdomine brevioribus, viridibus ; alis _ maculé cœruleo-nigré, anterius rufescenlibus. Mantis oratoria. Lin. Fab. p. 20. Oliv. dict, a. 11. Hibite le midi de la France. 2. Mante religieuse. Mantis religiosa. M. viridis ; elytris abdominis longitudine, viridibus ; immaculatis ; alis hyalinis. Mantis religiosa. Lin: Panz, fase, 50, f. 8. 250 ANIMAUX Mantis. Geoff 1. p. 399. pl. 8. f. 4. Latr. gen. crust. et ins. 3. p. 92. Habite le midi de la France, et aux environs de Fontainre- bleau. 3. Mante suppliante. Mantis præœcaria. DL. thorace subciliato ; elÿtris virescentibus : ocello fer- rugineo. Lin. Mantis præcaria. Lin. Fab.Oliv. dict. no 13. Mérian, Surin. tab. 66. Seba mus. 4. t.G7. f. 3—G. Habite l'Amérique méridionale, l'Afrique. 4. Mante tricolore. Mantis tricolor. DL. thorace lateribus expanso lobalo; capite cornuto ; pe- dibus anticis Litissimis. Linn. | Hantis tricolor. Lin. Fab, p.18: Oliv. diet. n.° 36. Habite dans l’Inde. 5. Mante scrophuleuse. Mantis strumaria. A1. thorace utrinque membranaceo, dilatato , obsordato. Lin. Mantis strumaria. Lin. Fab. p. 18. Oliv. n.° 35. Merian. Surin. tab. 27. Habite dans les Indes, Etc. EMPUSE. (Empusa. ) Antennes pectinées dans les mâles. Partie supérienre de la tête prolongée en corne. Cor- selet allongé. Pattes antérieures ravissenses : les quatre postérieures munies d’un appendice meémbraneux aux articulations. Antennœæ in masculis pectinateæ. Caput supernè in cornu productum. T'horax elon- | gatus. Pedes antici raptatorii : posticis quatuor ad ge- nicula lobo seu appendice membranaceo instructis. SANS VERTÈBRES. 251 OBSERVATIONS, Les empuses sont des imantides des plus singulières par leur forme. Elles tiennent néanmoins de tres-près aux man- es, et n'en sont distinguées que par les antennes des mäles, a partie cornue de leur tête, et les appendices foliacés qui s’observent aux géniculations des quatre pattes posté- ieures , dans la plupart. ESPÈCES. . Empuse gongyloïde. Empusa gongyloides. E. flavescens ; thorace lineari subciliato ; femoribus ante- riortbus spiné lerminalis ; reliquis lobo. Mantis gongyloides. Lin. Fab. p. 17. Oliv. dict. n.o 7. Seba mus. 4. tab. 68.f. . Stall. spect. p.45. pl. 16.f. 58, A. Habite à Surinam. Oliv. Je la crois plutot d’Asic: Peut-être que la manlis pennicornis , Oliv. dict. n.° 50, n'en dif- fere pas. . Empuse appauvrie. Æmpusa pauperata. E. albida ; thorace lineart-spinuloso ; femoribus .anticts spiné terminalis ; reliquis lobo. | Dantis pauperata. Fab. p.17. Oliv. diet. n.° 8. Herbst. archiv. ins. tab. 51.f. 1. Stoll. pl. 10. f. 40. | Habite le midi de la France , l'Espagne, etc. . Empuse flabellicorne. Empusa flabellicorris. E. thorace dilatalo membranaceo ; femoribus anticis spini terminatis ; reliquis lobo. . Mantis flabellicornis. Fab. p. 16. Habite à Tranquebar. Empuse pectinicorne. Æmpusa pectinicornis. E. thorace lœvi, vertice subulato, antennis pectinatis. Mantis pectinicornis. Lin. Fab. p- 18. Oliv. dict. n.0 32. Herbst. archiv. ins. tab. 5o. f. 2. Hübite la Jamaïque. Empuse mendiante. ÆEmpusa mendica. E:thorace marginato dentato; elytris albo viridique va- ris : margine albo punctato. 292 ANIMAUX Mantis mendica. Fab. p.17. Oliv. dict, ne 9. Stoll. mant. tab. 12. f. 47, Häibite à Alexandrie. Forsk. Etc. PHASME. (Phasma. ) Antennes filiformes ou sétacées | courtes dans les fe- melles, plus longues dans les mâles. Palpes comprimés. Lèvre inférieure quadrifide : à découpures externes plus longues. Tète allongée-ovale , dirigée en avant. Corselet aplaü, court , étranglé ou rétréci vers le milieu. Abdomen aplau. Toutes les paites ayant les cuisses comprimées et comme ailées. Les élytres en forme de feuilles. Antennæ filiformes vel setaceæ , in feminis breves, in masculis longiores. Palpi compressi. Labium qua- drifidum : lacinüs externis longioribus. Caput elongato-ovatum , anticè porrectum. Tho- rax brevis, depressus , medio argustatus. Pedes om- nes femoribus compressis , subalatis. Elytra folü- formia. OBS£ZRVATIONS. Les plasmes sont des insectes très-singuliers en ce qu’ils ressemblent presque entiérement à des feuilles, surtout leurs élytres. Leur corps, rétréci en devant, est comprimé dans presque toutes ses parties. Ils ont le corselet court : aplati , étranglé au milieu , à seconde pièce fort courte , €‘ qui est très-différent dans les spectres , qui ont la seconde pièce du corselet fort allongée. Les élytres sont grandes | larges, veinces, ressemblant à des feuilles sèches. Dans le! males , les antennes sont sétacées et beaucoup plus longue! que dans les femelles. SANS VERTÈBRES. 2 er ty ESPECE, 1. Phasme feuille-sèche. Phasma siceifolia. Ph. thorace denticulato; femoribus ovatis membranaceis ; abdomine ovali, depresso. Mantis siccifolia. Fab. p. 18. Oliv. dict. r.0 6. Phyllium. Latr. Donovan. nat, hist. ins. ind. fase. 8. tab. 3, Habite les Indes orientales. La femelle est aptère , le mâle est ailé, plus petit. J’enai vu une variété de l’Isle-de-France, à élytres d’un rouge-brun ou feuille-morte , et dont oa voit mne mauvaise figure dans Seba , vol. 4. pl. 95.f, 11. SPECTRE. (Spectrum. ) Antennes sétacées, à articles souvent très-nombreux. Palpes subcylindriques. Lèvre inférieure à quatre divi- sions : les deux externes plus longues. Tête ovale, un peu oblique. Corps très-long, cylin- drique , effilé : le corselet cylindrique, à second seg- ment fort allongé. Klytres tres-courtes | souvent nulles, Pattes longues , grêles et distantes. Antennæ setaceæ; articulis sæœpë numerosissümis. Palpi subcylindrici. bu quadru te idum : lacinis externis longioribus. Caput ovatum , subobliquum. Corpus longissimum , cylindricum aut filiforme. Thorax cylindricus ; seg- mento secundo antico longiore. Elytra brevissima , sæpè nulla. Pedes long, graciles, distantes, OBSERVATIONS. Les spectres ont une forme particulière , extraordinaire même , et qui les distingue non-seulement des phasmes et 254 ANIMAUX des mantes, mais même de tous les autres insectes. Leur corps, des plus grands que l’on connaisse, parmiles insectes, est allongé comme un bâton, cylindrique, tout d’une ve- nue, sans appendices latéraux. Il est quelquefois très-grèle, filiforme, et ne ressemble point a un corps animal. Beau- coup d’espèces sont aptères. Les autres ônt des élytres très- courtes, et leurs ailes, qui sont un peu plus grandes, ont leur bord interne plus coriace ou moins transparent que le reste. Les pattes sont grêles, longues , par paires écartées. Comme les phasmes et les mantes , ils ont cinq articles aux tarses. ESPECES. [ Corps aile. ] 1. Spectre soldat. Spectrum sigas. $. thorace teretiusculo, scabro ; elytris brevissimis ; pedi- bus spinosis, Stoll. spect. tab. 2. f. 5. Phasma gigas. Fab. sappl. Hantis gigas. Linn. Seba mus. 4. tab. 57. f. 1—2. Habite les Indes orientales. >, Spectre nécydaloïde. Spectrum necydaloides. $. thorace scabro ; elytris ovatis, angulatis, brevissimis ; alis oblongis. F. , Phasma necy daloides. Fab. suppl. p. 158. Mantis necydaloides. Linn. Stoll. spectr. tab. 3. f. 8. tab, 4. f, 11. Habite les Indes orientales. 3. Spectre atrophique. Spectrum atrophicum. S. thorace quadrispinoso ; elytris brevissimis, basi aris- tato-mueronatis. Fab. Mantis atrophica. Pall, spicil. zool. fase. g. p. 12. tab. 1. f. 5. Phasma atrophica Fab. suppl. p. 188. Habite l'ile de Java. Etautres à corps ilé. Qt SANS VERTÈBRES. pt LA [ Corps aptère. ] 4. Spectre filiforme. Spectrum filiforme. S. corpore filiformi, aptero, fusco ; pedibus longissimis, tenuissimis, inermibus. Phasma filiform's. Fab. suppl. p. 186. ÎMantis, Broë@n. jam.t. 40. f, 5. Herbst. arch, tab. 51. fe 2 Habite l'Amérique méridionale. 5. Spectre férule. Spectrum ferula. S. corpore filiformi, aptero, viridi; pedibus longitudine corporis ; femoribus posticis apice spinosis. Phasma ferula. Fab. suppl. p. 1857. Habite la Guadeloupe. 6. Spectre plume. Spectrum calamus. OL corpore filiformi aplero virescente; femoribus striatis. Phasma calamus. Fab. suppl. p. 18r. : - Habite l'Isle de Sainte-Croix d'Amérique. 7. Spectre bâton. Spectrum baculus. $. corpore cinerascente tuberculato aptero ; pedibus angu- latis. Phasma baculus. Latr. hist. nat. des crust. et des ins. 12. p. 104. pl. 94. f. 2. Habite les Antillese Mauger. Il a les antennes courtes : serait- ce une femelle ? 8. Spectre d'Italie. Spectrum Rossi. S, corpore filiformi aptero virescente ; femoribus dentatis. Phasma Rossia. Fab. suppl. p. 187. Mantis Rossia. Ross. Faun. etr, 1. tab, 8, £. r. Habite l'Italie, le midi de la France, Ila les antennes courtes, LES GRILLONIDES. Le corselet non aplati, arrondi sur les côtés, sans bords tranchans. Deux filets ou deux appendices au bout de l'abdomen dans ies deux sexes. Les grillonides ont trois articles aux tarses , et leurs 256 ANIMAUX ailes, dans le repos , paraissent mucronées. Ces insectes courent avec célérité, ce qui montre , ainsi que les ap- pendices de leur abdomen, leurs rapporis avec les cou- reurs; mais la plupart ont, en outre, la faculté de sau- ter. Ils constituent une petite famille qui n’embrasse en- core que trois genres et que je divise @e la manière sui- vante. (1) Point de pattes propres à sauter : les pattes antérieures pal- mées. Courtilière. (2) Pattes postérieures propres à sauter : Les antérieures non pal- mées. y (a) Antennes submoniliformes. Point de tarrière dans les fe- melles. Tridactyle. (b) Antennes sétacées. Une tarrière dans les femelles, Grillon. COURTILIÈRE. ( Gryllo-talpa. ) Antennes sétacées , multiarticulées, de la longueur du corselet. Lèvre supérieure arrondie, entière. Mandi- » bules multüidentées. Corps oblong. Corselet ovoïde:, arrondi latéralement. Pattes antérieures fouisseuses, palmées et dentées au sommet; les postérieures non propres à sauter. Abdo- men terminé par deux filets : celui des femelles sans tar- rière saillante. AÆntennæ setaceæ, thoracis longitudine , multiar- ticulatæ. Labrum rotundatum , integrum. Mandibulæ multidentatæ. SANS VERTÈBRES. 557 Corpus élongatum. T'horax obovatus , ad latera ro- tundatus. Pedes antici fossorü , apice palmati dentati ; posticis non saltatoriis, Abdomen Jilamentis duobus terminatum ; oviductu non exserto in femints. OBSERVATIONS, Les courtilières ou taupes - grilions ont effectivement beaucoup de rapports avec les grillous ; mais on les en dis- tingue facilement par leurs pattes antérieures, qui sont élar- gies à leur extrémité, dentées , palmées, et presque ana- logues à celles des taupes. Elles leur servént de même à: creuser la terre dans laquelle ces insectes se pratiquent des galeries et des retraites. Les courtilières ne sont que trop connues par les dégâts qu'elles font dans les jardins, en coupant les racines des plantes quise trouvent dans leur passage. Elles n'ont que trois articles aux tarses, : ESPECES. 1. Courtilière commune. Gryllotalpa vulgaris. G, alis caudatis elytris longioribus ; pedibus anticis pal: matis quadridentatis. Gryllus gryllotalpa. Lin. Acheta gryllotalpa. Fab. p- 28: Gryllus. Geoff. 1. p. 387. pl. 8.f. 2. Latr. hist. nat. des crust., etc. 12. p. 122. pl. Ok tn 4: Habite en Europe, daus les jardins. 2. Courtlière didactyle. Gryllotalpa didactyla: Latr: G. tibiis anticis bidentatis. Latr. Latr, hist: nat. des crust., êtc. 12. p. 122. Habite à Cayenne. TRIDACTYLE. (Trdactylus. ) Antennes submoniliformes, courtes, à dix articles. Pattes antérieures non palmées, mais à jambes épineuses Tome IF. 17 258 ANIMAUX au sommet. Pattes postérieures à jambes gréles, allon- gées, munies de trois appendices digitiformes à la place du tarse. Æntennæ submoniliformes , breves , decem-articu- latæ. Pedes antici non palmatt : tibis apice spinosis ; pestici tibiis elongatis, gracilibus : illis , tarsorum lo- co, appendicibus tribus digitiformibus. OBSERVATIONS. Les eridactyles sont des insectes très-voisins des cour- tihères par leurs rapports ; mais ils s’en distinguent singu- liérement par leurs pattes et leurs antennes. ESPECES. 1. Tridactyle paradoxe. fridactylus paradoxus. Latr. T. luteo pallidus, thorace dilutè fusco ; elytris alis bre- vioribus. Tridactylus paradozus. Latr. gen. crast. et ins. 3. p. 95. Acheta digitata. Coqueb. illustr. ic. dec. 3. tab. ar. P 13! Habite la Guinée. 2. Tridactyle mélangé. Zridacty lus variegatus. T. niger, punctis albo-luteis variegatus. Tridactyle mélangé. Cuv. regn. anim. ins. p. 358. HaBite le midi de la France. Espèce petite. GRILLON. (Grylus.) Antennes sétacées , plus longues que le corselet. Deux mandibules, Quatre palpes un peu longs. Lèvre inférieure quadrifide. Tète ei corselet transverses. Corps oblong. Deux ap- pendices sétacés à l'extrémité de l'abdomen. Celui des SANS VERTÈBRES: 259 femelles muni d’une tarrière, :Paites postérieures pro- pres a sauter. Ë Antennæ setaceæ , thorace longiores. Mandibulæ duæ robustæ. Palpi quatuor longiusculi. Läbium guadrifidum. de Caput thoraxque transversa. Corpus oblongum. Appendices duo setaceæ ad apicem abdominis. Femi- narum abdomen oviductu longo terminatur:. Pcdes postici saltatori. DOESERVATIONS. Les grillons sautent presque .aussi bien que.les säute- relles, .et ne sont pas sans rapports avec _elles ; néan- moinsils en ont de plus grands avec la courtilière et le tri- dactyle, mais leurs pattes antérieures ne sont pas fouis- seuses. On les nomme cri-cris er quelques endroits, à cause du bruit smgulrer qu'ils font entendre; presque conti- nuellement, surtout dans les temps chauds. Leur bouche est formée d’une lèvre supérieure arrondie; de deux mandibules fortes, dentées; de deux mâchoires pointues; de quatre palpes et deux galettes ; enfin d’une lèvre inférieure quadrifide. Leurs élytres sont ordinaire- ment plus courtes que l’abdomen. Leurs tarses sont à trois articles. Leurs petits yeux:lisses sont peu distincts. b ESPÈCES. 1. Grillon des champs. Gryllus campestris. :G. alis elytris breviortbus : corpore nigro ; stylo lineart: Oliv. - . Gryllus acheta campestris. Linn. Achela campestris. Fab. panz. fase. 88. f Sera Habite en Europe. Il est plus gros et plus brun que le suis 260 ANIMAUX 2. Grillon domestique. Gryllus domesticus. G. alis caudatis elytris longioribus, abdomine:stylis duo- bus apice fissis. Oliv. Gryllus acheta domesticus. Lin. Habite en Europe , dans les maisons. Attiré par la chaleur , il se tient dans des trous près des fours, des cheminées de cuisine. 3. Grillon monstrueux. Gryllus monstrosus. G. elytris alisque caudato-convolutis. Oliv. Acheta monstrosa. Fab. Habite le Cap de Bonne-Espérance. Il est gros, brun, et a l'extrémité des élytres et des ailes roulée en spirale, au moins dans le mäàle. 4. Grillon à voile. Gryllus umbraculatus. G:niger; elytris apice albis; umbraculo frontis deflexo. Gmel. p. 2061. Habitela Barbarie , l'Espagne. LES COUREURS. Corselet aplati, à bords tranchans, et débordant soit seulement sur les côtés, soit méme sur la téte. Deux appendices au bout de l'abdomen. Les coureurs tiennent aux grillonides par leur agilité, mais ils ne sautent point. Ils ÿ tiennent encore parce qu'ils ont à l'extrémité de l'abdomen, dans les deux sexes , deux appendices, soit constitués par des vésicules LT gues , soit plus allongés et conformés en pinces. Leur corselet est toujours aplati ; leurs antennes sont longues, sétacées ou filiformes. Ces orthoptères sont fort agiles, courent avec _célé- rité , et recherchent les lieux obscurs. Je réunis sous cette coupe , deux genres très-distincts SANS VERTÈBRES. 261 l'un de l’autre, qui semblent même indiquer chacun l’exis- tence d’une famille particulière , et néanmoins qui, sous certains rapports, sont ici convenablement rapprochés : voici les caractères qui les signalent. [1] Cinq articles aux tarses ; tête cachée sous le corse- let ;_élytres en recouvrement ; ailes droites. Blaite. [2] Trois articles aux tarses ; tête libre, hors du cor- selet; élytres à suture droite ; ailes pliées trans- versalement et plissées. Forfcule. BLATTE. (Blaita.) Antennes sétacées, longues, posées sous les yeux. Labre arrondi antérieurement ; lévre inférieure bifide. Corps oblong, presque ovale, déprimé. Corselet aplati , lisse, bordé , recouvrant la tête. Elytres hori- zontales, Deux appendices courts et coniques à lextré- mité de l'abdomen. Pattes propres à la course; cinq articles aux tarses. Antennœæ setaceæ , longæ , infra oculos insertæ. Labrum antice rotundatum ; labium bifidum. Corpus oblongum , subovale, depressum.. Thorax : planulatus, lævis , clypeiformis, marginatus, caput obtegens. Elytra horisontalia. Abdomen appendici- bus duabus brevibus, conicis terminatum. Pedes curso- ri; Larsis quinque articulatis. 262 ANIMAUX OBSERVATIONS. La biatte est un de ces insectes domestiques qui sont bien connus dans les cuisines , les boulangeries , et les moulins. Elle est attirée dans ces derniers lieux par l’odeur de la fa- rine qu’elle aime beaucoup. Ces insectes vivent la plupart dans les maisons où ils sont très-incommodes, mangeant et rongeant tout ce qu’ils trou- vent, principalement la farine, le pain, le sucre, le fro- mage, différentes de nos provisions, et en outre le cüir, la laine , et divers de nos meubles. Les blattes sont trés-agiles ; elles courent avec beaucoup de vitesse et font ordinairement plus d'usage de leurs pattes que de leurs ailes, quoique quelques-unes volent très- bien. La plupart fuient la lumière et ne paraissent que la nuit. Elles se cachent pendant le jour, dans les trous et les fentes des murs, derrière les tapisseries et les armoires ; la nuit, elles sortent et se répandent partout. C'est de ce genre qu'est le kakerlac [ Blatta americana] des iles de l'Amérique, - qui dévore si avidement les pro- visions des habitans , leurs vêtemens mêmes, et qui fait tant de dégâts dansles sucreries. D'après ce qui a été observé, il parait que la blatte fe- melle porte quelque temps à l’orifice de sa partie sexuelle, un corps ovale que l'on a pris pour un gros œuf , et qui est au contraire un paquet d'œufs enveloppés ; qu'elle dé- pose ensuite et fixe contre quelque corps étranger appro- prié aux besoins des petits. Les larves qui eu sortent ne dif- fèrent guères de l'insecte parfait, que par la taille et le défaut d'ailes et d'élytres. ESPÈCES. 1. Blatte géante. Blatta gigantea. B. livida ; thoracis clypeo macula quadrata fusca. Lin. SANS VERTÈBRES, ts > (es) Blatta gigantea. Fab. Oliv. dict. n.° 1. Seba , mus. 4. tab. 85. f. 17—18. Habite l'Amérique méridionale, Cayenne. 3, Blatte kakerlac. PBlatta americana. X.. B. ferruginea ; thoractis clypeo postice exalbido. Tinn. Blatta americana. Fab. Oliv. dict. n» *. Degeer, ins. 3. pl. 44. f. 1—2—3. La grande blatte. Geoff. 1. p. 381. n.° d Habite l’Amérique, et se trouve en Fhrope où des vaisseanr l'ont apportée. 3. Blatte des cuisines. Platta orientalis. E. ferrugineo-fusca ; elytris abbreviatis sulco oblongo-im= _ presso. Lin. Blatta ortentalis. Fab. Oliv. dict. n.°.21. Geoff. 1. p. 380. n.o 1. pl. 7. f.5. Panz. fasc. 06. f. 12. Habite le Levant, tonte l’Europe, et l'Amérique septen- trionale. 4. Blatie jaune. Blatta laponica. B. flavescens, elytris nigro-maculatis. Lin. Blatta laponica. Fab. Oliv. dict. n.0 28. Geoff. 1.p. 381. n.o 3. Habite les cabanes des Lapons , et se trouve en France. 5. Blatte de Petiver. Blatta petiveriana. B. nigra, elytris maculis quatuor flavescentibus. F. Cassida petiveriana. Lin. Blatta petiveriana. Fab. Olix. dict. n.° 20. Petiv. Gaz. tab. 71. f. 1. Habite les Indes orientales. Etc. FORFICULE. (Forfcula.) Antennes filiformes , insérées devant les yeux , à ar- ticles très-distinets , moins longues que le corps. Eabre entier ; lèvre inférieure hifide, 204 ANIMAUX Corps allongé, étroit; corselet presque carré; aplati, débordant. Elytres très- courtes à suture droite. Ailes lon- gues, plissées, repliées, et cachées sons les élytres dans Finaction. Abdomen armé de pinces. Trois articles aux tarses. | ÆAntennæ filiformes , ante oculos insertæ , corpore Üreviores , ariiculis valdè distinctis. Labrum integrum. Labium profundè bifidum. Corpus elongatum ; angustum. Thorax subqua- dratus, planus , marginatus. Elytra dimidiata, alis Breviora ; sutur& recté. Alæ longæ , partim trans- verse, partim in radios longitudinales plicatæ, in quiete sub elytris occultatæ. Abdomen apice forcipa- tum. Tarsi triarticulati. iibièi OBSERVATIONS. Les forficules terminent l'ordre des orthoptères, et for- ment une transition naturelle de cet ordre à celui des co- léoptères. Elles ont , en effet, comme la plupart des co- léoptéres, des élytres à suture droite, et en outre des ailes plus longues que les élytres, non-seulement plissées en éventail dans leur longueur , mais de plus repliées transver- salement , et cachées complètement sous ces élytres pen- dant le repos. D'ailleurs elles semblent presque entièrement privées de petits yeux lisses. Ainsi, sous ces rapports, les forficules seraient des coléoptères, avec lesquels effective- ment Olivier les a rangées. Cependant , comme les orthoptéres, les forfcuies ont sur leurs mâchaires de véritables galettes, et leur nymphe est active, c'est-à-dire, marche et mange ; tandis que celle des coléopteres est inactive. Il faut donc , comme l'a fait M. Latreille, les placer parini les orthoptères, et en ter- SANS VERTÈBRES. 26) miner l'ordre, afin qu’elles servent en quelque sorte de passage pour arriver à l’ordre suivant. Par leurs élytres fort courtes, les forficules semblen:, en effet, conduire aux psélaphiens qui sont dans le même cas, et qui commencent l’ordre des coléopteres. Les forficules, surtout la grande espèce d'Europe, sont des insectes fort communs et bien connus. La pince qu’elles portent à l'extrémité de leur abdomen les rend fort remar- quables , et c'est à cette espèce d'arme , avec laquelle elles semblent vouloir se défendre, qu’elles doivent le nom qu'elles portent. On les connaît vulgairement sous le nom redoutable de perce-oreille , et, par une prévention sans fondement, beaucoup de personnes les craignent. Elles sont beaucoup plus à craindre, dans les jardins, par les dégäts qu’elles font en rongeant les fruits mûrs et succulens, tels que les pêches, les abricots , les prunes, les raisins, etc. Ces insectes , à corps presque linéaire et aplati, n’ont poini d'écusson. Ils courent très-vite, et lorsqu'on veut les prendre, ils relèvent l’extrémité de leur abdomen comme pour se défendre , sans néanmoins pouvoir faire au- cun mal. ESPECES. 1. Forficule auriculaire. Forficula auricularia. F. antennis qualuordecim-articulatis, forcipe arcua!& basi dentatd. Forficula auricularia. Lin, Fab. Oliv. Le grand perce-oreille. Geoff. 1. p. 395." n.9.1. pl. 7. 3. Panz. fase. 87. f. 8, Habite en Europe, sous les pierres, sons l'écorce des arbres. 2. Forficule géante. Forficula gigantea. F°. pallida : supra nigro variegata ; ano bidentato ; forcipe porrecté unidentat&, Fab. \ Forficula giganteu. Oliv. dict, n.0 2. 266 ANIMAUX Forficula marzima. Vill. ent. 1. p. 425. tab. à. f. 55. Habite la France méridionale. Plus de vingt articles aux an- tennes. ; 3. Forficule bimaculée. Forficula biguttata. F. nigra, capite poslice pedibusque rufis ; elytris rufo maculatis et alarum apicibus exsertis albidis. Torficula biguttata. Fab. et forte forficula bipunctata ejusd. Pauz. fasc. Sr. f. ro. Habite en Aatriche, etc. Onze on douze articles aux an- tennes. 4. Forficule naine. Forficula minor. F. elÿtris Lestaceis immaculatis ; capite nigro. Forficula minor. Lin. Fab, Oliv. dict. n.° 7. Le petit perce-oreille. Geoff. 1. p.375. n.° 2. Panz. fasc. 55. f 0. Habite en Europe, et se trounveen France. Dis ou douze ar- ticles aux antennes. Pinces peu arquées. L'abdomen mucroné entre les pièces de la pince. Etc. ORDRE HUITIÈME. D LES COLÉOPTÈRES. Bouche munie de mandibules, de mdchoires, et de lèvres. Quatre ou six palpes. Deux élytres dures en général , cortaces , recou- vrant deux ailes membraneuses plus longues, mais plissées et pliées transversalement dans l'inaction. Larve vermiforme, hexapode, rarement subapode , à téte écailleuse , sans yeux. Nymphe inactive. Les coléoptères , dans notre marche , constituent le huitième et dernier ordre des insectes, celui qui est le SANS VERTÈBRES. 267 plus étendu , le plus nombreux en espèces et en genres, enfin, celui qui embrasse les insectes les plus remar- quables par leur taille , par la singularité de leur forme, par la solidité de leurs tégumens , en un mot, ceux dont l’organisation paraît la plus avancée dans ses progrès de composition. En terminant leur classe, ces insectes, au lieu d’of- frir une tran$ition reconnaissable à celle qui vient en- suite , semblent finir brusquement leur série, et n’ar- river qu'a une sorte de cul-de-sac où ils trouvent leur terme. Onen donnera la raison dans l'exposition pré- liminaire des arachnides qui viennent après les in- sectes. Si les coléoptères ne piquent pas autant la curiosité que leshyménoptères , par des habitudes singulières, par des sociétés nombreuses , travaillant , en quelque sorte, en commun, et formant des ouvrages vraiment adrgi- rables ils intéressent singulièrement , malgré cela, par leur nombre et leur grande diversité dans la nature, par celle surtout des formes de leur tête ou de leur cha- peron et de leur corselet, par celle de leur maniere de vivre, en un mot, par cette consistance plus solide de la plupart de leurs parties extérieures qui les rend plus conservables dans nes collections. Tous généralement sont des broyeurs, soit phyti- phages , soit zoophages; tous prennent encore de Îa nourriture après être parvenus à leur état parfait ; aussi, sauf une espèce singulière à plusienrs égards [ la clavigère | , tous ont des mandibules et des mächoires distinctes. Les coléoptères se reconnaissent au premier aspect par leurs parties extérieures opaques, coriaces, et en 268 ANIMAUX général fort dures , et parce qu'ils ont deux aïles mem- braneuses , veinées , longues , repliées transversalement sur elles-mèmes dans l’inaction, et alors cachées sous des espèces d'étus qu'on nomme élytres, et qui ne sont que les deux ailes supérieures ainsi transformées. Ces élytres sont opaques , dures , coriaces, convexes en dehors , un peu concaves en dedans ou en dessous, et presque tou- jours jointes l’une à l’autre, par leur bord interne , en une suture ou ligne droite. Lorsque l'insecte veut voler, 1l écarte latéralement ses élytres en les élevant un peu, et alors il déploie les deux ailes membraneuses et transparentes qui se trouvaient ca- chées et repliées sous ces espèces d’étuis. Les élyires étant ouvertes et assez écartées pour ne pas gèner le jeu des ailes, contribuent , par leur position et leur concavité , à faciliter le vol. On prétend néan- moins qu'elles ne font aucun mouvement, et que les ailes, mises en jeu et frappant l'air , occasionnent elles seules le vol. Les ailes des coléoptères sont rarement en proportion avec le poids de leur corps : elles ne sont pas assez grandes et ne sont pas mues par des muscles assez vigoureux ; ce qui fait qu'en général ces insectes volent très-mal et avec quelque difficulté. Quelques-uns mème ne peuvent faire usage de leurs ailes que quand l'air est parfaite- ment calme. Quelques autres, dont le corps est plus lé- ger , s'élèvent et volent avec plus de facilité, surtout lorsque le temps est chaud et sec; mais leur vol est court. Aucun d’ailleurs ne peut voler que vent arriére, et ja- mais contre le vent. Oliv. Ici, comme dans les insectes des antres ordres, des différences d'habitudes en entraînent dans l'emploi des Mort tte SANS VÉRTÈBRES. 269 parties, et celles qui ne servent plus où qnine servent que rarement , ne recoivent plus de développemens, ou n’en obtiennent que de proportionnels. Aussi , un grand nombre de coléoptères ne faisant plus d'usage de leurs ailes , ces ailes sont avortées plus où moins complète- ment, et beaucoup d’entre eux en manquent entière- ment. Le plus souvent alors les élytres sont réunies par leur suture et ne peuvent plus s'ouvrir. Ces insectes ne se transportent d’un lieu à l'autre qu'en marchant, coc- rant ou sautant. On les reconnaît toujours facilement pour des coléoptères, non-seulement par les caractères de leur bouche, mais parce que leurs élytres subsistent en- core. Un petit nombre de coléoptères, tels que les nécy- dales , les staphylins et quelques mordelles , ont des ély- tres si courtes: ou si étroites, que ces parties peuvent à peine cacher les ailes. Ces élytres cependant n’en existent pas moins et se font reconnaître par leur position, leur consistance et leur forme. La tête des coléoptères est pourvue de deux an- tennes diversement figurées, et en général composées de dix ou onze articles assez distincts. | La bouche de ces insectes est armée de deux fortes mandibules cornées qui leur servent comme de pince pour saisir leur proie, et couper les alimens que les deux mâchoires , qui se trouvent en dessous , divisent et broient pour compléter la mastication. La forme de cette bouche est à-peu-près la même que celle des or- thoptères et des névroptères : on y voit quatre ou six pal- pes , savoir : un ou deux attachés à la base extérieure de chaque mâchoire, et deux autres insérés aux parties la- térales de la lèvre inférieure. Les palpes maxillaires 270 ANIMAUX n’ont pas plus de quatre articles, et ceux de la lèvre n’en ont que trois. Ces insectes ont deux grands yeux à réseau ; mais ils manquent des petits yeux lisses , dont Ja plupart des au- tres insectes sont pourvus. Le corsejet des eoléoptères varie beauconp dans sa figure. Il est lisse ou raboteux, glabre, velu, ou épi- neux , convexe , globuleux ou cylindrique , bor- dé , etc. Il est terminé postérieurement, en général, par une pièce triangulaire, plus ou moins remarquable, nommée écusson , placée entre les élytres, près de leur origine. Le ventre est ordinairement conique, assez dur ‘en dessous , très-mou en dessus, à la partie qui se trouve cachée sous les élytres : il est composé de six ou sept anneaux, qui ont chacun un stigmate de chaque côté. Les tarses qui terminerit les six pattes , sont compo- sés chacun de deux à cinq pièces. Ils peuvent être em- ployés avantageusement à diviser en plusieurs sections cet ordre très-nombreux , comme l’a fait Geoffroy. La larve des coléoptères ressemble à un ver mou ; elle est munie ordinairement de six pattes écailleuses, d’une tête aussi écailleuse, et de mächoires souvent très-fortes. Ces sortes de larves sont , en général, très-voraces ; leur accroissement est d'autant plus prompt que leur nourri- ture est plas abondante, et que la chaleur de l’atmo- sphère est plus grande. Certaines néanmoins restent plu- sieurs années dans l’état de larve. La plupart des larves dont il s'agit, manquent d'antennes, et aucune n’a d’yeux : on voit seulement la place qu'ils occuperont dans l'insecte parfait. Leur corps est plus ou moins allongé, composé de douze ou treize anneaux. Ces larves muent SANS VERTÈBRES. a7T ou changent plusieurs fois de peau avant de se transfor- mer en nymphe. Les nymphes des colCopières ne prennent point de nourriture, et ne font aucun mouvement. Toutes les parties extérieures du corps de l’insecte parfait, se mon- trent à travers la peau très-mince qui les recouvre. Elles restent pendant quelque temps dans cet éiat , après quoi elles quittent leur peau de nymphe, et se montrent sous la forme d’insecte parfait. L'accouplement de ces insectes est tel que le mâle est presque toujours placé sur le dos de la femelle. Sa durée est érdinairement de plusieurs keures, souvent d’un jour , et même quelquefois de deux. Les insectes de cet ordre sont les plus nombreux en genres et même en espèces. Ce sont ceux , après les lé- pidoptères, et surtout les papillons, qui ont été ramas- sés et étudiés avec le plus de soin, dans leur dernier état , soit à cause de la couleur brillante de la plupart d'entre eux , soit à cause de la forme singulière et bi- zarre d'un grand nombre , soit enfin , parce qu'ils sont plus aisément saisis par les naturalistes et les voyageurs, que ceux des autres ordres. Pour s’en former une idée, il faut consulter le bel ouvrage de M. Olivier sur ces iu- sectes. Linné a divisé lescoléopières en troissections, d'après la considération de la forme de leurs antennes. La première section comprend ceux dont les antennes sont en mas- sue ou épaissies vers leur sommet qui se termine eu bou- ton ; la seconde renferme ceux dont les antennes sont filiformes ; et dans la troisième , il place ceux qui ont les antennes sétacées. Je préfère néanmoins, pour les premières divisions des 272 ANIMAUX coléoptères , employer la considération du nombre des tarses , à limitation de Geoffroy et d'Olivier, parce que cette conisidération offre des caractères constans et faciles à saisir, ce qui la rend extrêmement avantägeuse. Je réserverai celle de la forme des antennes, pour subdi- viser ces premières divisions , lorsque leur étendue le reñ- dra nécessaire. Ainsi je partage les genres nombreux de l'ordre des coléoptères en cinq sections , savoir : 1.re Secr. 2 articles à tous les tarses [ les Dimères]. 2. Secr. 3 articles à tous les tarses [ les Zrimères ]. 3.e Secr. 4 articles à tous les tarses [es Z'étramères]. 4. Secx. 5 articles aux tarses des deux premières paires de pattes, et quatre à ceux de la troisième paire [ les Hétéromères |, 5e Secr. D articles à tous les tarses [ les Pentamires ]. PREMIÈRE SECTION. Deux articles à tous les tarses | les Dimères ]. Conformément à notre manière générale de procéder, nous commencons l'ordre des coléoptères par les in- sectes de cet ordre qui ont le moins de parties, et même qui ont le plus d’imperfection dans les parties qui carac- térisent leur ordre. Il y a très-peu de coléoptères qui n'aient que deux ar- ticles aux tarses , et l'on a été long-temps sans en con- naître un seul qui füt dans ce cas. Il y en a moins en- SANS VERTÈBRES. 270 core qui n'aient que six articles aux antennes , et même qui manquent de mandibules et de lèvre inférieure. Ce sera donc par ces coléoptères , en quelque sorte impar- faits, que l’ordre devra commencer. Tel Au reste, on en connaît à peine une demi-douzaime. Tous ont les élytres fort raccourties, comme. dans les forficules et les staphylins. Quoiqu'il soit possible d’en former trois genres, comme l'a fait M. Latreille, je ne les diviserai ici qu'en deux coupes génériques, qu’en clavigères et en psélaphes. CLAVIGE RE. (Claviger. ). Antennes insensiblement épaissies en massue vers leur sommet , à six articles, Point de mandibules, ni de lèvre inférieure , ni de palpes labiaux distincts. Mà- choires très-petites , ayant des palpes très-courts, sub- filiformes. Corps et ccrselet subcylindriques. Abdomen large, presque arrondi à l'extrémité, Elÿtres raccourcies. Un seul crochet aux tarses. Antennœæ sensim extrorsum crassiores , sex articu- latæ. Mandibulæ , labium , palpique labiales null aut obsoletissimi. Maxillæ minimæ ; palpis brevissi- mis subfiliformibus. Corpus thoraxque subeylindrica ; abdomen mag- num , latum, apice rotundatum. Elytra abbreviata T'arsi monodactyü. Tom. IF. 18 274 ANIMAUX OBSERVATIONS. C’est assurément une grande imperfection et une grande singularité pour un coléoptere, que de n’offrir ni mandi- bules, ni lèvre inférieure distinctes, et de n'avoir que six articles aux antennes. C’est cependant le cas de la eZavi- gére dont nous ne connaissons encore qu'une espèce. ESPECE, 1. Clavigère testacée. Claviger testaceus. Claviger. Latr. gen. crust. ctins. Panz. fasc. 59. f. 3. Habite en Allemagne. Sa couleur est d’un rouge-marron. PSÉLAPHE. (Pselaphus.) Antennes submoniliformes, de onze articles. Des man- dibules , des mâchoires, et une lèvre inférieure. Quatre palpes. Tète distincte ; corselet ovale ‘ou subcylindrique. Elytres raccourcies. Un ou deux crochets aux tarses. Antennæ submoniliforimes ; articulis undecim. Man- dibulæ , maxillæ , labium. Palpi quatuor. Caput distinctum. Thorax ovalis vel subéylindri- cus. Elytra abbreviata. Tarsi uni aut biunguicu- lati. OBSERVATIONS. Quoique la chennie de M. Latreille puisse être distin- guée de ses psélaphes, elle me parait s’en rapprocher assez pour qu'on puisse l'y associer sans un grand inconvénient. De part et d'autre , les antennes à onze articles , les élytres raccourcies , etc., semblent autoriser cette association. SANS VERTÈBRES. 275 Je ne crois pas , comme on pourrait le pensèr, que des élytres raccourcies, parmi les coléoptères, soient toujours les indices d’une seule et même famille ; d’où il résulterait que les psélaphes appartiendraient à la famille desstaphylins. Les forficules offrent déjà un exemple du contraire, et ici la forme des antennes et de l'abdomen, ainsi que le nombre des articles des tarses , en fontprésumer un autre. ESPÈCES. * Palpes très-petits, non avancés. P ) 1. Psélaphe chensie. Pselaphus chennium. Ps, rufo-castaneus ; capite bituberculato. Chennium bituberculatum. Latr. gen. crust.et ins. 3. p. 1. Habite la France méridionale , près de Brives. Sous chaque añ- tenne , la tête est munie d’un iubercuie pointu. Les tarses ont deux crochets. ** Palpes maxillaires plus grands, avancés. 2. Psélaphe de Heïs. Pselaphus Heiser. Latr. Ps. rufo-castaneus , pubescens ; capite elongato. Pselaphus Heisei. Herbst. coléopt. 4. tab. 39. f. g—r10. Habite en Allemagne. 3. Psélaphe plissé. Pselaphus impressus. Ps. ater ; elytris abbreviatis rufis ; thorace globoso, punctc utrinque impresso ; pedibus fuscis. P. Panz. fase. 89. tab. 10. Habite aux environs de Paris, etc. Les élytres sont rouges, comme plissées à leur base. SECONDE SECTION. Trois articles à tous les tarses [les Trimères ]. Les coléoptères trimères n’embrassent pas beancoup lus de genres que les dimères : mé N: P 8 que les dimères ; néanmoins un de leurs ‘276 ANIMAUX genres, celui des coccinelles , est fort nombreux en es- pèces connues. Ainsi, déjà le second cadre comprend ‘beaucoup plus de races que le premier ; en sorte qu’on verra de mème les cadres suivans s’accroître en étendue par la quantité de genres et d'espèces qu'ils embrasse - ront , et offrir dans le dernier , celui des pentamères , les coléoptères les plus nombreux et les plus perfection- nés. 11 semble que la nature ait une tendance à donner cinq articles à tous les tarses des coléoptères , et qu'elle n'ait pu l'exécuter que peu-à-peu. Je divise les coléop- tères trimères de la manière suivante : (1) Antennes plus longues que le corselet. Corps ovale où oblong. {æ) Antennes velues vers le sommet. Tous les articles des tarses entiers. Dasycère. {b) Antennes non velués. Le pénültième article des tarses bilobé. (+) Antennes moniliformes ou filiformes. Lycoperdine. Endomyque. (+—) Antennes terminées en massue : le troisième article plus long que le suivant. Eumorphe. (2) Antennes plas courtes que le corselet. Corps hémisphérique. Coccinelle. DA SYCE RE. (Dasycerus. ) Antennes grèles | plus longues que le corselet ; à der- niers articles globuleux, velus. Le chaperon avancé, couvrant le dessus de la bouche. SANS VERTÈBRES. 277 Corps ovale, convexe. Le corselet hexagone , plus large que latète, plus étroit que les élytres. Celles-ci em- brassant l'abdomen. Antennœæ graciles, thorace longiores : articulis ul- timis globulosis, hispidis. Clypeus porrectus , os su- perlegens. Corpus ovale , convexum. Tlorax hexagonus , ca- pite latior , elytris angustior. Elytra abdomen obvol- ventia. OBSLRVATIONS. Le dasycère est un insecte fort petit, découvert par M. Alex. Brongniart , très-remarquable par ses antennes, et. dont la forme du corps semble tenir des ténébrionites , mais qui parait n'avoir que trois articles à tous les tarses. ESPECE. 1, Dasycère sillonné. Dasycerus sulcatus. Dasycerus. Brongn. Bullet. des sciences , n.° 39. p. 115. pl. 7: fn Habite aux environs de Paris. Il vit dans les bolets, Xl parait être aptère. EYCOPERDINE, ( Eycoperdina. ) Antennes moniliformes , grossissant un peu vers leur sommet, Mandibules simples. Palpes maxillaires fili- formes. Tête plus étroite que le corselet. Le corps. ovale- allongé. Le pénultième arücle des tarses bilobé. Antennæ moniliformes ; sensun versus apicem sub» 278 ANIMAUX incrassatæ. Mandibulæ simplices. Palpi maxillares Jiliformes. Caput thorace angustius. Corpus ovato-elongatum. Tarsorum articulo penultimo bilobo. OBSERVATIONS. Les lycoperdines paraissent voisines des endomyques par leurs rapports ; mais elles s’en distinguent par leurs an- tennes , leurs palpes maxillaires et leurs mandibules. D'ail- leurs elles ne vivent guëres que dans les champignons, ESPECES. 1. Lycoperdine sans tache. Zycoperdina inmaculata. L. nigro-brunnea, nitida, lævis, immaculata; antennis pedibusque piceo-rufis. | Latr. gen. crast. et ins. 3. p. 73. Endomychus bovistæ. Fab. Oliv. col. 6. n.0 100. pl. 1. f. 4. Panz. fasc. 8 f. 4. Habite en Europe, dans le /ycoperdon Lovista. 2. Lycoperdine à bande. Lycoperdina fusciata. L. rufa; elytris lævibus : maculd magnà fusca. Endomychus fasciatus: Fab.a. p. 505. Oliv. col. 6. n.e 100. pl. 1. f, 5. Habite en Europe. ENDOMYQUE. (Endomychus.) Antennes filiformes, grossissant légèrement vers leur sommet, Les palpes maxillaires plus gros à leur ex- trémité. Mandibules bifides ou bidentées au sommet. Corps ovale-oblong. Corselet un peu rétréci anté- ricurement. Antennæ filiformes , versüs apicen: paululum cres- SANS VERTÈBRES. 279 | siores. Palpi maxillares apice subcapitati. Mandi- bulæ apice bifido aut bidentato. Corpus ovato-oblongum. Thorax antice sensim an- gustatus. OBSERVATIONS. Les endomyques se distinguent principalement des lyco- perdines par leurs mandibules non simples au sommet, mais bifides ou à deux dents. On ne les confondra point avec les eumorphes dont les antennes sont terminees en massue. ESPECE. 1. Endomyque écarlate. Endomychus coccineus. Æ. niger , nitidus; thoracis. limbo laterali coleoptrisque sanguineo-rubris, elytro singulo maculis duabus nigris. Latr. Chrysomela coccinea. Lin. Endomychus coccineus. Fab. Panz. fasc. 44. f. 17. Latr. hist. nat. des crust. et desins. vol. 11. pl. 93. f. 10. Oliv. coléop. 6. n.e 100. pl. 1. f. 1. Habite l’Europe boréale , les environs de Paris, sous l'écorce des bouleaux. EUMORPHE. (Eumorphus. ) Antennes plus longues que le corselet , terminées en massue comprimée : leur troisième article beaucoup plus long que le suivant. Palpes maxillaires filiformes ; les labiaux très-courts , terminés en bouton. Corps ovale ; corselet presque carré. Antennœæ thorace longiores , in clavam depressam terminalæ : earum articulo tertio sequente multo lon- 280 ANIMAUX giore. Palpi maxillares filiformes; labialesbrevissimi, subcapitatr. Corpus ovatum. Thorax subquadratus. OBSERVATIONS. Les enmorphes sont des insectes exotiques, très-rares , et qui avoisinent les coccinelles par leurs rapports. Mais leur corps n’est point hémisphérique, et leurs antennes, plus longues que le corselet, sont remarquables par la lon- gueur de leur troisième article. On en connait déjà plu- sieurs espèces. ESPEÈCES. 1. Eumorphe de Kirby. ÆEumorphus Kirbyanus. Latr. E. niger nitidus punctulatus ; elytro singulo maculis duabus rufo-flavescentibus, sinuatts. Eumorphus. Oliv. col. 6. n.° 99. pl. r. f. 3. Habite les Indes orientales. 2. Eamorphe immarginé, Æumorphus immarginatus. LE Latr. ÆE. niger nitidus ; elytro singulo maculis duabus flavis ro- tundatis. ÆEumorphus immarginatus. Latr. gen. crust. et ins. 1. t. 11. 10 D + Habite l'ile de Sumatra , les Indes orientales. 3. Enmorphe marginé. £umorphus marginatus. FE.ater; elytris margénatis violaceis : punctis duobus fla- vis. Fab. Eumorphus marginatus. Oliv. col. 6. n.0 99: pl.r.f. r. , Habite les îles de Ja mer du sud. Labillardiere. COCGINELLE. (Coccinella.) Antennes plus courtes que le corselet , terminées en SANS VERTÈBRES. 281 massue. Quatre palpes, dout les maxillaires plus longs , à dernier article sécuriforme. Corps hémisphérique, plus rarement obovale. Cor- selet transverse, bordé aiusi que les élytres. Trois ar- ticles aux tarses. Antennæ thorace breviores, clav& terminatæ. Pal- pi quatuor ; maxillaribus longioribus : articulo ul- timo securiformx. Corpus hemisphæricum , rarius obovatum. Thorax transversus , marginalus , externo margine relror- sum arcuato. Elytra submarginata. Tarsi articulis tribus. OBSERVATIONS. Les coccinelles sont des insectes communs , connus de tout le monde , même des enfans, et que leur forme gé- nérale fait assez facilement distinguer des autres coléop- teres. Ces insectes sont , la plupart, hémisphériques , planes en dessous , convexes en dessus où ils sont lisses et ornés de couleurs vives et brillantes. Leur coloration consiste ordinairement en divers points épars, sur un fond vive- ment et également coloré. Les coccinelles ont des rapports avec les chrysomeles ; mais elles en sont bien distinguées par le caractere de leurs antennes , et en outre par celui de leurs tarses. Les larves des coccinelles sont hexapodes, allongées, plus larges à leur partie antérieure , et se rétrécissent gra- duellement en pointe postérieurement. Elles sont grisätres, à à On les trouve souvent sur les plantes chargées de pucerons , parce qu'elles s’en nourrissent principalement : ce sont des aphidivores. comme bariolées ou panachées et marchent lentem 282 ANIMAUX Les nymphes sont courtes, ridées transversalement , va- riées et achetées de diverses couleurs. Elles sont inactives, élytris fer- rugineis , nigro-marginatis. F. Cerambix armillatus. Lin. [se Prionus armillatus. Fab. p.261. Oliv. col. 4. n.o 66. pl. 5.f, 17. Habite dans l'Inde. 11 est trés-grand. 3. Prione géant. Prionus giganteus. — P. thorace utrinque bidentato ; corpore Hero elytris fer- rugineis ; antennis brevibus: K. Cerambix giganteus. Lin. . Prionusgiganteus. Fab. p. 265, TR , Oliv. col. n.° 66, pl. 6, f. 25, Habite à Cayenne, 324 ANIMAUX 4. Prione tanneur. Prionus coriarius. P. thorace marginato, tridentato; corpore piceo; antennis brevibus. F. Cerambix cortarius. Lin. Prionus coriarius. Fab. p. 260. Pauz. fase. 9. t. 8. Geoff. 1. p. 198. tab. 3. f. 9. Habite eg Europe, auxenvirons de Paris, dans le tronc des vieux arbres. 5. Prione scabricorne. Prionus scabricornis. P. nigro-cinnamomeus , subvillosus ; thorace submargi- nalo, unidentalo ; antennis scabris , vershs apicem gra= cilioribus. Prionus scabricornis. Fab. p. 258. Oliv. col. 4. n.o 66. pl. 11, 0.7 42. Lepture rouillée. Geoff. 1. p. 210. n.° 6. Habite l'Europe, les environs de Paris. Etc, X x Antennes moniliformes ou grenues. ‘ ‘ÂPPENDICE DES CÉRAMBICIENS. Je rapporte ici, comme appendice des cérambiciens, deux genres particuliers, qui tiennent d’une part aux cérambiciens par plusieurs rapports , et de l'autre qui se rapprochent des corticicoles ; mais qui sont distincts des ans et des autres. \s Les deux genres dont il s'agit, etqui forment une transition des cérambiciens aux corticicoles, sont les spondylides et les parandres. SPONDYLIDE. ( Spondylis. ) Antennes courtes , moniliformes, comprimées, in- gérées dans l’échancrure des yeux. Labre très-petit, presque nul. Mandibules fortes , avancées. Lèvre infé- rieure à deux lobes divergens. SANS VERTÈBRES. 325 Corps oblong , convexe. Corselet subglobuleux , mu- tique. Antennæ breves, moniliformes , compressæ , in oculorum sinu insertæ. Labrum minimum , subnul- lum. Mandibulæ validæ , porrectæ. Labium lobis di- varicatis. Corpus oblongum , convexum. Thorax subglobosus , muticus. OBSERVATIONS, La spondylide appartient encore aux cérambiciens, et doit être placée dans le voisinage des priones à cause de son labre presque nul. Elle ressemble un peu aux callidies par son corselet ; mais ses antennes sont courtes ainsi que ses pattes. On ne connait qu’une espèce de ce genre. Je lui donne en français le nom de spondylide, à cause du genre spon- dyle parmi les mollusques acéphales, ESPECE. 1. Spondylide buprestoïde. Spondylis buprestoides. Fab. Oliv. cokéop. 4. n.onr. ph r.f.r. Attelabus buprestoides. Lin. Habite en Europe , dansles bois de pins. Elle est toute noire. PARANDRE. (Parandra. } Antennes filiformes , moniliformes , iusérées devant les yeux. Lèvre supérieure très-petite, à peine apparente. Mandibules fortes , avancées , dentées. Corps parallélipipède , un peu aplati Corselet carré, mutique. Tarses allongés. > 526 ANIMAUX Antennæ filiformes , moniliformes', antè oculos in- sertæ. Labrum minimum , vix conspicuum. Mandi- bulæ validæ., porrectæ , dentatæ. Corpus elongatum , subdepressum. Thorax quadra- lus , muticus., Larsi elongati. OBSERVATIONS. Les parandres, dont on ne connait encore qu’une es- pèce , ne sont pas sans rapports avec les priones; ils paraissent néanmoins en avoir davantage avec les corti- cicoles, ESPEGCE. 1. Paraudre lisse. Parandra læœvis. Latr. Attélabe lisse. Degeer, mém. sur les ins. 4. p. 351. pl 19. 14 Tenebrio brunneus. Fab. éleut. 1. p. 148. Parandra. Lat. gen. crust. et ins. 1. tab. 9. f. 7. et vol. 3. D:26, Habite en Amérique. Troisième article des tarses entier. LES CORTICICOLES. Parmi les coléoptères tétramères dont la tête est sans museau avancé , les corticicoles sont les seuls qui aient tous les articles des tarses entiers, et conséquemment dont le troisième article n’est: point bilobé ou bifide, pourvu cependant que l’on en sépare les scolites, comme formant une division à part. Ainsi, sous la dénomination de corticicoles ; je réu- nis différens coléoptères tétramères qui ont tous le troi- SANS VERTÈBRES. 327 sième article des tarses entier , des habitudes assez ana- logues, et qui ne peuvent faire partie d'aucune des fa- milles bien reconnues parmi les autres tétramères. Ils constituent un groupe particulier, que l’on ne saurait re- garder comme formant une seule famille , qui se com- pose de races diversifiées, et néanmoins dônt ces races se lient ensemble par le caractère général que je viens d’assigner. M. l'atreille a partagé nos corticicoles en plusieurs pe- tites familles particulières , savoir : Eu cucujipes ; En xylophages ; En paussiles ; Eten bostrichiens. Mais , de ces derniers, je sépare ses scolites , ses hylé- sines et ses phloïotribes. Ces familles nous paraissent mé- diocrement prononcées, et peu essentielles. Dans les unes , il n’y a que peu de genres, et dans les autres, les genres n'offrent qu'un petit nombre d'espèces, et quelque- fois qu’une seule. Les larves de la plupart de ces insectes vivent sous les écorces des arbres ; quelques-unes se trouvent dans les champignons. Voici le tableau des divisions qui parta- gent leur groupe, DIVISION DES CORTICICOLES. 1.cre Sxcr. Antennes de onze articles. (1) Antennes de grosseur égale : elles sônt monilifôrmes on filiformes: 328 ANIMAUX (a) Antennes moniliformes. Cucuje. (b) Antennes filiformes , à articles cylindriques. Uléiote. (2) Antennes de grosseur inégale: elles grossissent vers leur sommet , ou se terminent en massue. (a) Mandibales non saillantes. (+) Corps ovale ou arrondi. Mycétophage. Agathidic. (+) Corps allongé. CZ Palpes très-courts. Xylophile. IC Falpes maxillaires saillans. Méryx. (b) Mandibules fortes et saillantes. Trogossite. ae Secr. Antennes de dix articles ow d'un nombre moindre. {1) Palpes soit filiformes , soit plus gros vers leur extrémité. {a) Corps ovale ou arrondi. Cis. (b) Corps allongé , souvent étroit; (+) Corps déprimé. nr Massue des antennes de trois articles, Némosome. 27 Massue des antennes de deuxarticles, Cérylon. (+) Corps convexe. Bostriche. (2) Palpes coniques ou qui s’amincissent de la base à la pointe. (a) Antennes de denx articles. Pausse. (b) Antennes de dixarticles. Céraptère. SANS VERTÈBRES. 329 CUCUJE. (Cucujus.) Antennes filiformes , moniliformes , plus courtes que le corps. Eèvre supérieure avancée entre tes mandi- bules. Corps allongé , déprimé. Tarses fort courts. Antennæ filiformes, moniliformes , corpore bre- viores. Labrum inter mandibulas productum. Corpus elongatum , depressum. Tarsi perbreves. OBSERVATIONS, Geoffroy donnait le nom de cucuje aux insectes que l'on nomme actuellement dwprestes; ainsi les cucujes , dont il est ici question , sont fort différens. Ce sont des coléop- tères a corps allongé et aplati, qui vivent sous les écorces des arbres. Ils ont des antennes de grosseur égale, à onze articles ; le dernier article des palpes tronqué. ESPECES. 1. Cucuje déprimé. Cucujus depressus. C. glaber , punctaius ; capite , thoracis dorso elytrisque rubrés. Cantharis sanguinolenta. Lin. Cucujus depressus. Fab. élent. 2. p. 93. Oliv. col. 4. n.0 54. bis. pl. 1. f. 2. Habite en Europe, sous l’écorce morte du bois. 2. Cucuje clavipède. Cucujus clavipes. C. ruber ; thorace quadrangulari sulcato ; femoribus cla- . valiss Cucujus clavipes. Oliv. col. 4. n. 54 bis, pl 1.f.r. Habite l'Amérique septentrionale. Etc. 330 ANIMAUX ULÉIOTE. (Uleiota.) Antennes filiformes, au moins aussi longues que le corps; à articles allongés, cylindriques. Lèvre supé- rieure avancée entre les mandibules. Palpes terminés en pointe. Corps oblong, très-plat. Tarses courts. Antenne filiformes , corporis saltèm longitudine ; articulis elongatis cylindricis. Labrum inter mandibu- las productum. Palporum articulus uliimus apice acu- tusculus. Corpus oblongum , valdë depressum. Tarsi breves. OBSERVATIONS. Ce n'est guere que par les antennes et par le dernier ar- ticle des palpes queles uléiotes sont distinguées des cucujes. Elles vivent aussi sous les écorces des arbres, ESPECE. 1. Uléiote flavipède. Ulerota flavipes. Lat. Üleiota. Lat. gen. erust. etins. 3. p. 26. Cerambix planatus. Lin. Cucujus flavipes. Oliv. col. n.0 54 bis. pl. 1. f,6. Brontes flavipes. Fab. éleut. 2. p. 97. Habite en Europe, sous les écorces. Ses antennes sont ve- lues. MYCÉTOPHAGE. (Mycetophagus. } Autennes moniliformes, grossissant insensiblement vers le bout ou se terminant en une massue médiocre et per- foliée. Mandibules simples , arquées, SANS VERTÈBRES. 331 Corps ovale ou ovale-oblong , un peu aplati. Antennæ moniliformes, sensim extrorsm crassiores, aut in clavam mediocrem et perfoliatam terminatæ. Mandibulæ simplices, arcuatæ. Corpus ovatum vel ovato - oblongum , subdepres- sum. - OBSERVATIONS. Les mycétophages, dont une espèce fut nommée {ritoma par Geoffroy , parce qu’il ne lui attribuait que trois arti- cles aux tarses , sont des coléoptères tétramères qui vivent dans les champignons et sous les écorces des arbres. Voici la citation de quelques-unes de leurs espèces. ESPÈCES. 1. Mycétophage quadrimaculé. Mycetophagus quadri- maculatus. A1. rufus ; thorace elytrisque nigris, his maculis duabus ru- is. F. Chrysomela quadripustulata. Lin. Tritoma. Geoff, 1. p. 335, pl. 6. f. 2. My cetophagus quadrimaculatus, Lat. Fab. éleut. 2. p.565. Oliv. Encycl. n.o 2. Panz. fase. 12. t. 9. Habite en Europe , dans les bolets. 2, Mycétophage bifascié. Mycetophagus bifasciatus. DI. niger ; elytris fasciis duabus punctoque apicis ferru- gineis. Mycetophagus bifasciatus. Lat. gen. 3. p: 10. Panz. fasc. 2. t. 24. 1ps bifasciata. Fab. éleut.2. p. 550. Habite en France , en Allemagne, sous l’écorce des arbres. 3. Mycétophage atomaire. Mycetophagus atomarius. M. niger ; elytris, punctis fasciäque posticé fulvis. F. Dermestes atomarius. Thunb: ins, suec. 67—58. Mycetophagus atomarius; Fab. éleut. 2. p. 668. Panz. fasc. 12. t. 10. Oliv. Encycl, no 15. Habite en Allemägne. Ete. ©Q9 (8) WW ANIMAUX AGATHIDIE. ( Agathidium. } Antennes courtes , Se terminant en une massue triarti- culée. Mandibules triangulaires, à sommet pointu. Corps hémisphérique , presque globuleux, se met- tant en boule. Articles des tarses tous entiers. Antennæ breves , in clavam triarticulatam termi- natæ. Mandibulæ triangulares , apice acuto. Corpus hemisphærico-globosum , in globum contrac- le. Tarsorum articuli omnes iulegr is OBSERVATIONS. Par leur aspect , les agathidies ressemblent presque à de petites coccinelles ; mais le nombre des articles de leurs tarses dont le pénultième est entier comme les autres, et les habitudes de ces insectes , les font rapporter à cette division, ESPECES. 1. Agathidie nigripenne. Ægathidium nigripenne. À. thorace rubro ; elytris abdomineque nigris. Agathidium. Wig. Lat. gen. crust. et ins. 3. p. 65. Anisostoma nigripennis. Fab. éleut. 1.p. 100. Sphæœridium. Panz. fase. 39. t. 3. Oliv. col. 2. n.0 15. pl. 2. f. 7. æ Habiteen France, sur les troncs cariés des arbres. Elle est trés- petite. 2. Agathidie brune. Agathidium seminulum. A. subglobosum , fuscum ; abdomine pedibusque rufis. ÆAnisostoma seminulum. Fab. éleut. 1. p. 100. Dermestes seminulum. Lin. . Agathidium seminulum. Panz. fase. 37.1. 10. Habite en Europe, dans les champiguons pourris, SANS VERTÈDRES, 333 XYLOPHILE. (Xylophila.) Antennes à peine plus longues que le corselet, termi- nées en massue de deux ou trois articles. Mandibules simples, non saillantes. Palpes très-courts. Corps allongé , déprimé. Antennœæ vix thorace longiores, clavd bi seu triar- ticulatd terminatæ. Mandibulæ simplices , non por- rectæ. Palpi perbreves. Corpus elongatum, depressum. OBSERVATIONS. Sous le nom de xy/ophile, je réunis les ditomes, lyctes, colydies , latridies et sylvains de M. Latreille; parce que leur distinction, comime genres, ne me parait pas néces- saire. Ces insectes sont fort petits, ne se distinguent guère des mycétophages que parce qu’ils ont le corps al- longé , et la plupart sont des ips d'Olivier. ESPECES. 1. Xylophile crénelé. Xylophila crenata. X. niger ; thorace rugoso ; elytris stréalo-crenatis : macu- lis duabus rufis. Lyctus crenatus. Fab. éleut. 2 p. 56r. Ips crenata. Oliv. col. 2. n.° 18. pl. 2. f. 9. Ditoma crenata. Lat. Habite en Europe , sous l'écorce des arbres. 2. Xylophile obleng. Xylophila oblonga. X. brunnea , pubescens ; thorace canaliculato ; elytris stria- Lis, 1ps oblonga. Oliv. col. 2. 0.0 18. pl. r. f. 5. Lyctus canaliculatus. Fab. élent. 2. p. 562. Lyctus. Latr. gen. 3.p. 16. Panz. fasc. 4. t. 16. Habite en Europe , sous l'écorce des arbres. 334 ANIMAUX 3. Xylophile unidenté. Xylophila unidentata. X. oblonga, testacea; thorace utrinque unidentato. 1ps unidentata. Oliv. col. 2. n.0 18. pl. r. f.4. S'ylvanus unidentalus. Latr. Dermestes unidentatus. Fab. éleut. 1. p. 317. Habire en France, etc., sous l'écorce des arbres. Etc, MÉRYX. (Meryx.) Antennes filiformes , de la longueur du corselet , ayant les trois derniers articles un peu plus gros. Mandibules bitides au sommet , non saillantes. Palpes en massue ; les maxillaires saillans. Corps allongé, étroit. Antennæ filiformes , thoracis longitudine ; articulis tribus ultimis subcrassioribus. Mandibulæ apice bifi- dæ, non exsertæ. Palpi clavati: maxillaribus pro- ductis. | Corpus elongatum, angustum. OBSERVATIONS. Le méryx se rapproche, par son port, des xylophiles , et peut-être a-t-il des habitudes analogues aux leurs ; mais il en est distingué surtout parses mandibules. PSE 1. Méryx ridé. Meryx rugosa. Meryzx rugosa. Latr. gen. crust.et ins, 1. tab, 11. 1, et vol. 3.p. 19. Habite aux Indes orientales. Riche. TROGOSSITE. ( Trogossita. ) ; Antennes courtes , moniliformes , plus épaisses ou en massue vers leur sommet , ayant les trois derniers ar- SANS VERTÈBRES. 335 ticles plus grands. Mandibules fortes, saillantes, den- tées. Corps allongé , déprimé. Corselet tronqué antérieu- rement , et ayant un étranglement à sa partie postérieure qui le sépare des élytres. Antennœ breves, moniliformes ; versus apicem crassiores aut clavatæ , articulis tribus ultimis majo- ribus. Mandibulæ valide , exsertæ, dentatæ. Corpus elongatum ; depressum.. Thorax anticè truncatus , posticè ab elytris strangulo disjunctus. OBSERVATIONS. Les /rogossites ontun peu l'aspect des passales à cause de l’étranglement de la partie postérieure de leur corselet ; mais ils en sont bien distingués par la forme de leurs antennes et par le nombre des articles de leurs tarses. Ce sont encore des corticicoles à onze articles aux antennes, ayant les ar- ticles des tarses tous entiers. ESPECES. 1. Trogossite mauritanique. 7rogossita mauritanica. T' nigricans , subtùs picea ; elytris striatis: Oliv. col. 2. n., 19. p.6. pl. 1. f. 2. Trogossita caraboïdes. Fab. éleut. 1. p. 151. Panz. fasc. 3. t. 4. ' Platycerus, n.0 5. Geoff. 1. p. 64. La chevrette brune. Habite en France , etc., dans les vieux bois, 2. Trogossite bleu. Z'rogossita cœrulea. T. cœrulea , nitida ; capite lined impressa. Trogossita cærulea, Oliv. col. à. n,9 19. pl. 1. f. r. Fab. éleut. 1. p. 151. Pauz. fasc. 43. t 14. Habite daus la Frauce méridionale, dans le vieux pin. Etc. 336 ANIMAUX CIS. (Cis.) Antennes plus longues que la tête , à dix articles : les 5 q ; trois derniers formant une massue perfoliée. Lèvre su- périeure saillante , transverse. Palpes inégaux ; plus gros à leur extrémité : les labiaux très-petits. Corps ovale, déprimé. Antennæ& capite longiores , decem-articulatæ : arti- culis tribus ‘ultimis in clayam perfoliatam disposits. Labrum exsertum, transversum. Palpi inœquales , apice crassiores : labialibus minimis. Corpus ovatum , depressum. OBSERVATIONS. Les cis, que Fabricius a confondus avec les vrillettes, vivent dans les bolets ou les agarics desséchés des arbres, et font partie des corticicoles qui ont moins de onze arti- cles aux antennes. ESPECES. 1. Cis du bolet. Cis boleti. Lat. C:brunneo-nigricans, nitidiusculus, subpunctulatus ; ely- tris rugosulis ; antennis pedibusque rufescentibus: Cüs boleti. Latr. gen. 3. p. 12: Anobium boleti. Fab. élent, 1. p. 323. Pauz. fasc. 10. f. 7. Colere castaneo. Anobium bidentatum. Oliv. col. n.0 16. pl. 2.f. 5. Habite en Europe, dans les bolets, 2. Cis nain. Cis minutus. C.ater, glaber , punctulatus ; immaculatus. Hylesinus minutus. Fab. éleut. 2. p. 395. Bostrichus minutus. Pauz. fase, 15. t. 11, SANS VERTÈBRES. 337 Habite en France, en Allemagne, dans le bolet versicolor. Etc. Ajoutez-y l’anobium reticulatum , le micans et le niti- dum de Fabricius. NÉMOSOME. ( Nemosoma. ) Antennes guères plus longues que la tête; à massue perfoliée, de trois articles. Mandibules fortes, avan- cées. Corps linéaire. La tête presque aussi longue que le cor- selet. Antennæ capite non aut vix longiores : clav& per- Joliaté ; triarticulatd. Mandibulæ validæ , porrecteæ. Corpus lineare : capite longitudine thoracem su&- æquante. OBSERVATIONS. Le némosome , remarquable par sa forme allongée , a été rangé parmi les ips par Olivier, et parmi les dermestes par Linné. Il appartient aux corticicoles qui ont dix articles aux antennes, ESPECE. 1. Némosome allongé. Nemosoma elongatum. Lat. gen. crust. etins. 1. tab.11.f.4, et vol. 3.p. 13. Ips allongé. Oliv. col. 2. n. 18. pl: 2. f. 16, Dermestes elongatus. Lin. Colydium fasciatum. Panz. fase. 31. t. 22, Habite en France, en Allemagne. CÉRYLON. {Cerylon.) Antennes un peu plas longues que la tête ; à massue presque globuleuse, d’un on deux articles, Mandibules non saillantes. Tome IF. 22 338 ANIMAUX Corps allongé, étroit. Corselet presque carré, beau- eoup plus long que la tête. Antennæ capite pauld longiores : clav& subglobosä uni seu biarticulatä. Mandibulæ non exsertæ. Corpus elongatum , angustum. Thorax capite multd longior , subquadratus. OBSERVATIONS. Les cérylons sont allongés , étroits, aplatis, et ressem- blent au némosome par leur port ; mais leur tête est bien plus courte , la massue de leurs antennes n’est point triar- ticulée , et leurs mandibules ne sont point saillantes. Ils vivent de la substance du bois, et se trouvent sousles écorces des arbres, sur les branches mortes. ESPÈCES." 1. Cérylon escarbot. Cerylon histeroides. Lat. C.ater , nitidus ; antennis pedibusque piceis. Lyctus histeroides. Fab. éleut. 2.p. 561. Panz. fase. 5. t. 16. Habite en Europe, sous l'écorce des arbres: ’ 2. Cérylon tarrière. Cerylon terebrans. Lat. C. fusco-ferrugineus, immaculatus; elytris striato-crenatis. 1ps terebrans.Oliv. col. 2. n.0 18. pl. 1. f. 7. An lyctus terebrans ? Fab. éleut. 2. p. 56r. Habite aux environs de Paris, sous l'écorce des arbres. Etc. On en connaît beaucoup d’autres. BOSTRICHE. ( Bostrichus.) Antennes plus courtes que le corselet; à massue , tan- tôt perfoliée ou en scie , tantôt presque solide. Man- dibules courtes, cornées, pointues. Palpes non saillans. SANS VERTÈBRES. 339 Téte en partie cachée par le corselet. Corps allongé, subcylindrique. Corselet convexe ou semi-globuleux. Antennæ thorace breviores : clavd modd perfo- liat& aut serratd, modd subsolidä. Mandibulæ bre- ves, corneæ, apice acutæ. Palpinon exserti. Caput thorace partim occultatum. Corpus elonga- tum , subcylindricum. Thorax convexus aut semx globosus. OZSERVATIONS. Les bostriches tiennent de très-près aux scolitaires par leur forme générale et par leurs habitudes ; ce sont de part et d'autre des rongeurs de bois. Mais les premiers sont des corticicoles, ont tous les articles des tarses entiers ; tandis que les seconds ont le pénultième article des tarses bilobé. Leur corps allongé les distingue des cis; ils différent du né- mosome par leur tête courte , el des cérylons par la con- vexité de leur corps ou de leur corselet, qui est ordinaire- ment scabre antérieurement. Les larves des bostriches vivent dans le bois mort, le rongent , le percent et le réduisent en poussière. Quelques- unes vivent sous les écorces, attaquent le bois vivant, et font des dégâts dans les forêts. ESPÈCES. [ Massue des antennes perfoliée ou en scie. ] 1. Bostriche muriqué. Bostrichus muricatus. B. thorace muricato , gibbo ; elÿtris ante apicem bispi- nosis. Dermestes muricatus. Lin. Bostrichus muricatus. Lat. Oliv. col. 4. n.o 77. pl. 2.f, 13. Sinodendron muricatus. Fab. éleut. 2. p.377. Panz, fasc. 35. f. 17. Habite le midi de la France , dans Le bois caric. 340 ANIMAUX 2. Bostriche capucin. Bostrichus capucinus. B. niger ; elytris abdomineque rufis; thorace retuso emar= ginato. Dermestes capucinus. Linn. Bostrichus. Geoff. 1. p. 302. pl. 5.f 1. Apate capucina. Fab. 2.p. 381. Panz. fase. 43. t. 18. Bostrichus capucinus. Latr. Oliv: col. pl. 1. f. r. Habite en Europe, sur le tronc des arbres morts, 3. Bostriche de Dufour. Bostrichus Dufourü. Lat. B. fuscus ; thorace convexo , scabro, emarginato ; elÿtris maculis sericeo-griseis , seriatim dispositis. - Bostrichus Dufourtii. Latr. gen. 3.p.7. Apate gallica. Panz. fasc. 1o1.t. 17. Habite aux environs de Fontainebleau , sous l'écorce du hètres [ Massue des antennes solide ou presque solide. | 4. Bostriche typographe. Bostrichus typographus. B. testaceus , pilosus ; elytris striatis , relusis , præmorso- dentatis. F. Dermestes tyÿpographus. Linn. Bostrichus typographus. Fab. éleut. 2. p. 385. Panz. fasc. 15.t. 2. T'omicus. Latr. Scolyte, n.0 7. Oliv. coléopt. 4. 2.0 98. pl. 1. f. 7. Dabite en Europe, sous l’écorce des arbres. Il y creuse une multitude de canaux, en forme de labyrinthe, qui sil- lonnent la surface du bois et la paroi interne de l’é- corce. 5. Bostriche cylindrique. Bostrichus cylindricus. B. ater , cylindricus; elytris striatis , apice villosis, den= Latis ; pedibus compressis, testaceis. F. Bostrichus cylindricus. Fab. éleut. 2, p. 384. Panz. fasc. 15.t. 1. Platypus. Latr. Scolyte, n.° 2. Oliv. col, pl. 1. f. 2. Habite en Europe, sous l'écorce des arbres. Ete. etc. SANS VERTÈBRES. 34x CÉRAPTÈRE. ( Cerapterus.) Antennes de dix articles, dont neuf sont perfoliés et fe dixième semi-globuleux. Palpes coniques. Corps en carré long. Corselet carré. Antennæ decem-articulatæ ; articulis perfoliatis : ultimo semi-globoso. Palpi conicr. Corpus elongato-quadratum. Thorax quadratus. OBSERVATIONS. Le céraptère est. un insecte exotique sur lequel M. La- treille n’a pas encore donné beaucoup de détails, et qui pa- rait former le type d’un genre. Je doute qu’on puisse l’asso- cier au genre suivant, pour en former une division natu- relle. | ESPECE. 1. Céraptère de Maclea. Cerapterus Macleai. Latr. gen. crust. et ins. 3. p. 4. Habite la Nouvelle-Hollande. Il est entiérement brun. PAUSSE. ( Paussus. ) Antennes un peu plus longues que le corselet, de deux articles, dont le dernier est fort grand. Mandi- bules petites, allongées, cornées. Palpes saillans, coniques. Corps allongé, déprimé. Corselet en carré long. Elytres larges et comme tronquées au bout, un peu plus courtes que l'abdomen. Antennæ thorace pauld breviores , biariiculatæ : 342 ANIMAUX articulo ultimo maximo. Mandibulæ parvæ, clonga- tæ , corneæ. Palpiexserti, conici aut è basi ad api- cem attenuatr, Corpus elongatum , depressum. Thorax elongato- quadratus. Elytra lata, extremitate subiruncata , ab- domine pauld breviora. OBSERVATIONS. Les pausses sont des coléoptères bien singuliers , puis- qu'ils n’ont que deux articles aux antennes, ce qui est un fait irés-rare. Ces insectes sont exotiques. ESPECES. 1. Pausse à petite tête. Paussus microcephalus. Lin. Diss. big. ins. tab. 1. f. 6—10. P. antennis biarticulatis : clavd irregulari dentalé maximé&; corpore fusco.F. Paussus microcephalus. Thunb. act. suec. 1981. 170. 1. Fab. élent. 2.p. #5. Latr. gen, 3. p. 3. Habite en Afrique. a. Pausse trigonicorne. Paussus trigonicornis. Latr. P. rubro-ferrugineus ; antennarum articulo secundo com- presso, trigono. Latr. gen. crust. et ins. 1. tab. 11. f. 8 , et vol. 3. p.3. Habite dans l’Inde. Etc. Voyez, pour les autres espèces, F'abricius , eleut. 2. P- 75 LES SOCOLELMATRES. Téte sans museau avancé. Antennes de huit à dix articles, terminées en massue. Corps subcylindrique , à dos ou corselet convexe, Le pénultième article des tarses bilobé. Les scolitaires tiennent par leurs habitudes aux cor- SANS VERTÈBRES. 843 ticicoles, et principalement aux bostriches; ce sont aussi des rongeurs de bois. Néanmoins, comme elles ‘ont le pénultième article des tarses bilobé , il convient de les en séparer. Elles constituent une petite famille , qui semble former une transition des corticicoles aux charansonites. Je ne les divise qu’en deux genres , sa- voir : les scolyteset les phloïotribes. SCOLYTE. ( Scolytus.) Antennes courtes, de huit à dix articles, terminées en massue solide d'un ou deux articles. Mandibules épaisses , courtes , pointues. Palpes très-petits. Tête cachée par le corselet. Corps allongé, subcy- lin drique. Antennæ breves , octo ad decem articulatæ , clavd solidé uni seu biarticulatd terminatæ. Mandibulæ cras- siusculæ , breves , acutæ. Palpi minimi. Caput thorace suboccultatum. Corpus elongatum , subcylindricum. OBSERVATIONS. Quoique les scolytes tiennent aux corticicoles et parti- culièrement aux bostriches par les habitudes , elles semblent annoncer le voisinage des charansonites , ayant comme ces dernieres le troisième article des tarses bilobé. Ces insectes ont une forme presque cylindrique, quelquefois un peu rétrécie antérieurement ; la tête subglobuleuse ; les élytres dures ; les pattes comprimées, souvent dentées. Leurs larves vivent sous les écorces et dans le bois même des arbres vivans. Elles font souvent beaucoup de dégâts dans les fo- rèts, 344 ANIMAUX Je ne distmgue point des scolytes les hylurges , ni les hylésines de M. Latreille , quoiqu’on puisse le faire. ESPECES. : Scolyte destructeur. Scolytus destructor. S. niger, nilidus ,punctatus; antennis , elytris, pedibus- querufo-castaneis ; fronte pubescente. Scolytus. Geoff. 1. p.310. tab. 5. f. 5. Scolytus destructor. Latr. Oliv. col. 4. n.0 98. pl. 1. f. 4. Hylesinus scolytus. Fab. éleut. 2. p. 390. Panz. fasc. 15. t. 6. " Habite en France, en Allemagne , sous l'écorce des arbres, 2. Scolyte ligniperde. Scolytus ligniperda. S. villosus , nigricans ; tibiis quatuor posticis serratis. Scolytus ligniperda. Oliv. col. 4.n.° 98. pl. a. f. 9. Hylesinus ligniperda. Fab. p. 391. Hylurgus ligniperda. Latr. gen. vol. 2. p. 274. Habite eu France, etc. , sous l'écorce des pins. 3. Scolyte crénelée. Scolytus crenatus. S.glaber , ater ; elytris crenalo-striatis. Hylesinus crenatus. Fab. p. 390. Latr. gen. vol. 2.p. 279. Panz. fasc. 15.t 7. S'colytus crenatus. Oliv. col. 4. n.058. pl. 2. f. 18. Habite en France , en Allemagne , en Suéde. Etc. PHLOIOTRIBE. ( Phloiotribus. ) Antennes presque de la longueur du corselet ; à mas- sue allongée, composée de trois lames linéaires. Corps des scolytes, mais plus court. Æntennæ thoracis ferè longitudine ; clavd elongat&, lamellis tribus linearibus. Corpus scolytorum , at brevius. SANS VERTÈBRES. 315 OBSERVATIONS: £a phloiotribe ne parait différer des scolytes que par la singulière massue de ses antennes, ce qui a engagé M. La- ireille a l'en séparer. ESPECE. 1, Phloïotribe de l'olivier. PAloiotribus oleæ. Latr. hist. nat. des crust. et des ins. vol. 1 €. p. 221. Gen. ejusd. vol. 2. p. 280. Scolytus oleæ. Oliv. col. 4. n.0 78. pl. 2. f. 21. Hylesinus oleæ. Fab. éleut. 2. p. 395. Habite au midi de la France, dans le bois de l'olivier. 6. Téie ayant un museau avancé. LES CHARANSONITES. Bouche très-petite , située à l'extrémité d’un mu- seau avancé, plus ou moins longs, ressemblant à un bec ou à une trompe , et formé par la partie anté- rieure de la téte. | Antennes insérées sur le museau dans le plus grand nombre. Abdomen grand ou gros. Le troisième ar- éicle des tarses bilobé dans la plupart. Parmi les coléoptères tétramères , les charansonites composent une famille très-nombreuse en espèces, et malheureusement trop célèbre par les dégâts que ces in- sectes causent à l'égard des végétaux , même les plus utiles à l'homme. Ces insectes se reconnaissent au premier aspect par le museau avancé où par l'espèce de trompe, quelque- 346 ANIMAUX fois d'une longueur extraordinaire , que forme la partie antérieure de leur tête. La bouche de ceux qui ont le museau très-prolongé antérieurement, est extrèmement petite; mais elle est plus distincte dans ceux qui n’ont qu'un museau mé- diocre. Quelques-uns sont constamment aptères et ont des cou- leurs obscures. D’autres offrént des couleurs variées ; et parmi ceux-ci l'on connaît des espèces exotiques, dont les couleurs très-brillantes sont dues à de petites écailles peu adhérentes, colorées , et qui ont beaucoup d'éelat. Ces insectes ont peu d’agilité; la plupart fuient ou crai- gnent la lumière et volent rarement. Ce n'est guères que dans leur état de larve qu'ils dévastent les graines et au- tres parties des végétanx : aussi, eomme ces larves sont tonjours cachées et marchent très-peu , leurs pattes sont très-courtes , à peine apparentes, quelquefois nulles. Enfin , les insectes parfaits , prenant peu de nourriture, ont leur bouche très-petite, parce que ses parties n’ont pu prendre que peu de développement, La nymphe de ces insectes est dans une espèce de coque. Je divise les charansonites de la manière suivante. DIVISION DES CHARANSONITES. f. Lèvre supérieure nulle ou indistincte. Les palpes très- petits , peu apparens ; le museau allongé. * Antennes coudées. (1) Antennes de onze articles. (a) Antennes insérées près de l’extrémité de la trompe. Charanson. SANS VERTÈBRES. 347 (b) Antennes insérées vers le milieu de la trompe, Rhynchène. (2) Antennes n’ayant pas onze articles distincts. (a) Massue des antennes de trois ou quatre articles. Corps sub- globuleux. Cione. (b) Massue des antennes d’un ou deux articles. Corps oblong. Calandre. Rhine. ** Antennes droites ou presque droites. (1) Pattes postérieures à cuisses renflées et propres à sauter. Orchète. Ramphe. (2) Point de pattes propres à sauter. (a) Antennes de neuf articles; le nenvième formant la massue, Troisième article des tarses entier. Brachycère. (b) Antennes de dix ou onze articles. Le troisième article des tarses bifide. (+) Antennes filiformes ou subfliformes. Brente. (--+) Antennes terminées en massue. © Massue des antennes formée par le dernier ar- ticle. Cylas. 2 2 Massue des antennes formée des trois der- niers articles. (F) Tèe dégagée et portée sur un cou. Apodère. YF) Tête sessile on reçue postérieurement dans le corselet. Attélabe, 348 ANIMAUX ($. Zèvre supérieure apparente. Palpes très-distincts. - _ Museau court. (z) Antennes filiformes. Les yeux échancrés. Bruche. (2) Antennes en massue ou plus grosses à leur extrémité. Les yeux entiers. Anthribe. CHARANSON. ( Curculio. ) Antermes de onze artictes, coudées , terminées en massue , et insérées latéralement près de l'extrémité de la trompe : la massue perfoliée ou solide, triarticulée. Tête prolongée antérieurement en une trompe dure , terminée par la bouche. Corps ovale. Æntennæ undecim -articulatæ , fractæ , clavaiæ , ad latera propè extremitatem insertæ : clavd perfo- Latd aut solidé , triarticulatd. Caput anticè rostratum : rostro duro, ore termi- nato. Corpus ovatum. OBSERVATIONS. Sauf les bruches, Linné réunissait toutes les charanso- nites en un seul genre , sous le nom de curculio. Ce genre élait facile à reconnaitre d’après la simple considération du prolongement antérieur de la tête en forme de trompe. Mais les espèces extrêmement nombreuses étaient très-dif- ficiles à déterminer. On a depuis considéré ce grand genre coinme une famille, et on l’a partagé en un grand nombre de genres , dont celui que j'expose ici est du nombre. Ainsi les charansons , dont il s’agit maintenant, sont les charansonites qui ont les antennes insérées latéralement SANS VERTÈBRES. 349 près de l'extrémité de la trompe. Ces antennes sont coudées, terminées par une massue triarticulée , perfoliée ou presque solide. Ce genre comprend les coléoptères les plus riches en couleurs brillantes. ESPÈCES. [ Celles qui sont étrangères à l'Europe. ] 1. Charanson impérial. Curculio imperialis. C. viridi-aureus; elytris strits elevatis, atris,brevibus, punc- tésque impressis viridi-aureis, Oliv. Curculio imperialis. Fab. élent. 2. p. 508. Oliv. coléopt. 5. n.c 83. pL 1. f. 1. p. 293. Habite le Brésil. Trés-bel insecte, fort recherché dans les col- lections. 2, Charanson royal. Curculio regalis. C. viridi-cæruleus ; elytris fasciis repandis aureis, Oliv. Curculio regalis. Lin. Fab. éleut. 2. p. 508. Oliv. col. 5. n.e 83. p. 297. pl. 1. f. 8. Habite Saint-Domingue. Oliv. Insecte orné de couleurs très= brillantes. 3. Charanson somptueux. Curculio sumptuosus. C. elrtris virescentibus : punctis elevatis , atris, basi gib- bis.F. Curculio sumptuosus. Fab, éleut. 2, p. 508, Oliv. col. 5. n.0 83. p. 294. pl. 1. f.13. Habite à Cayenne. 4. Charanson fastueux. Curculio fastuosus. C. nigro-viridis; elytris punctato-striatis, Last utrinque gibbis, auro maculatis. Oliv. Curculio fastuosus. Oliv. col.5. n.0 83. p.294.pl. 5. £ 5r. Curculio splendidus, Fab. éleut. 2, p. 507. Habite au Brésil. Etc. 350 ANIMAUX [ Celles qui sont indigènes de l'Europe. ] 5, Charanson vert. Curculio viridis. C. virescens ; thoracis elytrorumque lateribus flavis. F. Curculio viridis. Lin. Fab. élent. 2. p. 512. Oliv. col. 5. n.0 83. p. 339. pl 0. f, 18. Brachyrinus viridis. Latr. gen. vol. 2. p. 256. Habite en Europe, daus les vergers. 6. Charanson grisâtre. Curculio incanus. C. fuscus, pilis cinereïs nitidisque adspersus ; antennis præ- longis, ferrugineis. Curculio incanus. Lin. Fab. élent. 2. p. 518. Panz. fasc. 19. t. 8. Geoff. 1. p. 282. n.0 10. Oliv. coléopt. 5. n.083. pl. 31. f, 471. Habite en Europe. Etc. RHYNCHÈNE. (Rhynchænus. ) Antennes de onze articles, coudées , en massue , insé- rées vers le milieu de la trompe ; à massue de trois ou quatre articles. Trompe ordinairement arquée , quelque- fois fléchie vers la poitrine. Corps ovale ou oblong. Antennæ undecim-articulatæ , fractæ , clavatæ, versus medium rostri insertæ : clavd tri seu quadriarti- culatä. Rostrum plerumque arcuatum , interdum ad pectus inflexum. Corpus ovatum aut oblongum. OBSERVATIONS. Les rhynchènes, dontil s’agit, sont celles de Fabricius et d'Olivier que M. Latreille divise en lixes , lipares et cha- ransons. Ces charansonites ne différent de nos charansons que parce que leurs antennes , au lieu d’être attachées près SANS VERTÈBRES. 3)1 de l'extrémité de la trompe, sont insérées vers son milieu. Ce genre est très-nombreux en espèces. ESPECES-: Massue en fuseau allongé, de quatre articles. 1. Rhynchène trompe-large. Rhynchæœnus latirostris. R. fuscus, pilis cinereis vestitus ; rostro brest, unicari- nato , bisulcato; antennis brevibus , vix fractis. Livus latirostris. Latr. gen. 2. p. 250. An lirus odontalgicus ? Oliv. col. 5. n.0 83. pl. 30.f. 456. Habite aux environs de Paris, sur les fleurs des chardons. 2. Rhynchène sulcirostre. Rhynchænus sulcirostris. BR. oblongus, cinereus , subnebulosus ; rostro trisulcato. Curculio sulcirostris. Lin. Fab. éleut. 2. p. 515. Lixus sulcirostris. Latr. Oliv. col. 5. n°° 83. p. 258. pl.3. f. 24. Habite en Europe, sur les chardons. Etc. Massue formée brusquement , le plus souvent de trois articles. 3. Rhynchène de la prêle. Rhynchænus equiseti. À. thorace lævi; elytris muricatis , nigris : punctis duobus apiceque albis.F. Rhynchœnus equiseti. Fab. éleut. 2. p. 443. Panz. fasc. 42. t. 4. Oliv. col. 5. n.° 83. p. 115. pl. 27. f. 400. Habite en Europe, sur la prêle. 4. Rhynchène des pins. Rhynchænus pinetr. BR niger ; elytris striatis , albo-maculatis. F. Rhynchænus pineti. Fab. élent. 2. p. 440. Oliv. col. 5, n.° 83. p. 288. pl. 27. f. 396. Liparus. Habite en Europe, sur le pin sauvage. Sa larve s’introduit dans la moëlle des branches et fait périr les jeunes arbres. 5, Rhynchène de la vipérine. Rhynchænus echi. B. niger ; femoribus dentatis ; thorace elytrisque albo-li- nealis. F, 302 ANIMAUX Fhynchænus echüi. Fab. éleut. 2. p. 482. Panz. fase. 179. t. 12. Oliv. col. 5.n.0 83. p. 209. pl. 23. f. 317. Habite en Europe , sur la vipérine. 6. Rhynchène des noisettes. Rhynchænus nucum. R. femoribus denñtatis; corpore griseo, longitudine ros- LISE. Curculio nucum. Lin. Panz. fase, 42.t.2r. Rhynchænus nucum. Fab. éleut. 2. p- 456. Oliv. col. 5.n,0 83. p. 215 pl. 5. f. 47. Habite en Europe. Sa larve vit dans les noisettes. Etc., etc., etc: CIONE. ( Cionus.) Antennes de dix articles , légèrement coudées, insé- rées un peu au-delà du milieu de la trompe ; à massue de quatre articles. . Corps court, ovale-arrondi, subglobuleux. Antennæ decem-articulatæ , subfractæ , rostri pau- lo post medium insertæ : clavé quadriarticulatd. Corpus breve, ovato-rotundatum , subglobosum. OBSERVATIONS. Les ciones tiennent d’assez pres aux rhynchènes par leur forme, quoique en général leur corps soit tres-court ; maïs LL leurs antennes, selon M. Latreille, n’ont que dix articles, Ces insectes n’ont point leurs cuisses postérieures renflées et ne sont point sauteurs,; comme les orchètes et les ramphes. SPECES. 1, Cione de la scrophulaire. Cionus scrophulariæ. C. femoribus dentatts ; thorace albido ; elÿtris maculis dua- bus atris albo connatis, SANS VERTÈÉRES. 353 Bhynchænus scrophulariæ. Fab. éleut. 2. p. 458. Curculio scrophulariæ. Lin. Geoff. 1. p. 296. n.° 44. Cionus. Oliv. col. 5. n.o 83. p. 106, pl: 23. f. 314. Habiteen Europe, sur la scrophnlaire. Selon M. Latreille, le C. thapsus et le C. verbasci de Fabricius, ne sont que des variétés de cette espèce. 2. Cione de la blattaire. Cronus blattaricæ. C. albidus; femoribus dentatis ; elytris nigro vartis : na culx dorsali baseos apicisque nigris. Bhynchæœnus blattariæ. Fab. éleut. 2. p.479. H:bite en France, en Italie. Etc. RHINE. (Rhina.) Antennes coudées, insérées vers le milieu de la trompe, de huit articles : le dernier en massue allongée. Trompe droïte , cylindrique, dirigée en avant. Corps allongé. Pattes antérieures plus longues que les autres. Antennæ fractæ , versus medium rostri insertæ ; articulis octo : ultimo clavam elongatam constituente. Rostrum rectum , cylindricum , antice porrectum.. Corpus elongatum. Pedes antici alis longiores. OBSERVATIONS. La rhine serait une rhynchène si ses antennes avaient onze articles et leur massue moins simple. Elle parait offrir le type d’un genre particulier. ESPÈCE. 1, Rhine barbirostre. Rhina barbirostris. Lat. Rhina. Latr. gen. vol.2.p. 268. Lizus barbirostris. Fab, éleut. 2, p. 5or. Tom. IF, 23 35 4 ANIMAUX Charanson, Oliv. col. 5. n.0 83, pl. 4. f. 39. a. b. Seba mus. 4. t. 95. f. 5. Habite en Afrique et dans l’Inde. CALANDRE. ( Calandra. ). Antennes de neuf articles, coudées, insérées, sur les côtés, à la base de la trompe ; à massue solide , biar- ticulée. Trompe allongée, grèle , penchée. Corps ovale, un peu en pointe aux deux bouts. Antennæ novem-articulatæ , fractæ , rostri baseos lateribus insertæ : clavd solidé , biarticulata. Rostrum elongatum, gracile, nutans. Corpus ovatum , extremitatibus subacutum. OBSERVATIONS. Les calandres sont bien distinguées des charansons , des rhynchènes, etc., puisque leurs antennes sont insérées la- téralement à la base de la trompe, et qu’elles n'ont que huit ou neuf articles. Les espèces connues de ce genre sont encore peu nombreuses ; mais l’une d’elles n’est que trop connue par les dégâts que sa larve fait dans les greniers , en dévorant le blé. ESPECES. 1. Calandre palmiste. Calandra palmarum. C.atra; elytris abbreviatis , striatis. F. Curculio palmarum. Lin. Calandra palmarum. Fab. éleut. 2. p. 430. Oliv. col. 5. n.0 83. p. 97. pl. 2. f. 16. Habite l'Amérique méridionale. Sa larve vit dans les palmiers ; on la mange. 2. Calandre raccourcie. Calandra abbreviata. C. atra ; thorace punctalo; elytris substrialis. F. LOL SANS VERTÈERES, 35 Calandra abbreviäta. Fab. éleut. 2. p- 436: Latr. gen. crust. et ins. 2.p. 270. Oliv. col. 5.n.0 83. pl. 16. £. 195. ab. Panz. fasc. 42.1. 3. Habite en France, en Allemagne. 3. Calandre du blé. Calandra granaria. C. picea ; thorace punctato, longitudine elytrorum. F. Curculio granartus. Lin. Calandra granaria. Fab. éleut. 2. p; 437. Oliv. col. 5. n.0 83. p.95. pl. 16. f. 196. a. b. Curculio. Panz.fasc. 19. t. 11. Geoff. 1. p. 285. n.o 18. Habite en Europe , et dévore le blé des greniers. 4. Calandre du riz. Calandra oryzc. C. picea; thorace punctato , longitudine elytrerum ; elÿtris punctis duobus rufis. F. Curculio oryzæ. Lin. Calandra oryzæ. Fab, thid. p. 438. Oliv. col. 5. p. 97. pl. 5. f. 81. a. b. Habite le Levant, l'Afrique, et souvent est apportée avec le riz qui nous vient de ces pays. Etc. ORCHÈTE. ( Orchestes. ) Antennes presque droites, insérées près du milieu de la trompe , de dix articles : les trois derniers formant la massue. Trompe courbée en bas. Corps ovale; corselet petit ; pattes postérieures à cuis- ses épaisses et propres à sauter. Antennæ subrectæ , rostri versus medium insertæ , decem-articulatæ : articulis tribus ultimis clavam Jor- mantibus. Rostrum subts inflexum. Corpus ovatum ; thorax parvus ; pedes postici sal- tatorü ; femoribus crassis, 356 ANIMAUX OBSERVATIONS, Les orchètes sont des charansonites sauteuses, et qui n’ont que dix articles aux antennes, dont les trois derniers forment une massue ovale, Llles tiennent de très-près aux ramphes par leurs rapports. ESPECES. 1. Orchète de l’aulne. Orchestes alni. O: niger, pubescens ; thorace elytrisque fulvo rubris ; elya tris maculis duabus nigris. Curculio alni.Lin. Curculio. Geoff. 1. p. 286. no 20. FRhynchœnus alni. Fab. Latr. gen. 2, p. 267. Oliv. col. 5.n.° 83. pl. 32. f. 482. Habite en Europe , sur l’aulne, le bouleau. a. Orchète de l'osier. Orchestes viminalis. O. pubescens, testaceus ; elytris striatis. Curculio quercus. Lin. Rhynchænus viminalis. Fab. éleut. 2. p. 494. Orchestes viminalis. Oliv. col. 5. n.° 83. pl. 32. f. 480. Habite en Europe, sur le chêne, le saule , etc. Etc. RAMPHE. (Ramphus. ) Antennes droites ou presque droites , insérées à la base latérale de la trompe, entre les yeux, ayant onze ar- ticles : les quatre derniers formant une massue ovale. Trompe allongée, fléchie vers la poitrine. Corps oväle. Les pattes postérieures propres à sauter : leurs cuisses étant renflées. Antennæ subrectæ , ad basim lateralem rostri , in- ter oculos insertæ , undecim-articulatc : articulis qua SANS VERTÈBRES. 397 tuor ultimis clavam ovalem, formantibus. Rostrum elongatum , ad pectus inflexum. Corpus ovatum. Pedes postici saltatorit : femori- bus incrassatis. OBSERVATIONS. Les ramples sont des charansonites sauteuses , comme les orchètes; mais ils en sont bien distingués par leurs an- tennes. Par l'insertion des antennes , ces insectes ont une sorte de rapport avec les calandres, ESPECE, & Ramphe flavicorne. Ramphus flavicornis. Latr. hist. nat. des crust.et des ins. vol. 11.p. y. Et gen. vol. 2.p. 250. Oliv. col. 5. n.o 81. pl: 3. f. 58. a. b. c. Habite en France, eic., sur le prunier épineux. Le À. tomentlo- sus d'Olivier paraît n’en être qu’une variété, BRACHYCÈRE. (Brachycerus. ) Antennes courtes , droites, de neuf articles : le dernier formant une massue tronquée. Trompe courte ou mé- diocre , large , épaisse, penchée. Corps renflé , raboteux. Elytres connées. Point d'é- cusson. Tous les articles des tarses entiers. Antennœæ breves , rectæ, novem articulatæ : arti- culo clavam truncatam formante. Rostrum breviuscu- lum , latum , crassum , nutans. Corpus ovatum , turgidum , asperum. Scutellum nullum. T'arsorum articuli omnes indivisi. OBSERVATIONS. Les brachycères, dont le genre fut établi par Olivier , sont, en quelque sorte , aux autres charansonites, ce que 358 ANIMAUX les pimélies sont aux ténébrions. Ces insectes ont le corps ovale , renflé ou gibbeux, a élytres connées , aptères, em- brassant l'abdomen par les côtés. Ils habitent, en général, les pays chauds, l'Afrique et les pays méridionaux de l'Eu- rope , et se tiennent dans le sable. ESPECES. Brachycère aptère. Brachycerus apterus. B. thorace spinoso, cruce impresst; elytris ferrugineo- punctalis. Brachycerus apterus. Oliv. col. 5. n.° 82. pl. 1. f. 3. a. b. Curculio apterus. Lin. Brachycerus apterus. Fab. éleut, 2. p. 412. Habite le Cap de Bonne-Espérance. 2. Brachycère algérien. Brachycerus algtrus. B. cinereus ; thorace spinoso sulcato; elytris angulo du= plice spinosis. F. Brachycerus algirus. Fab. éleut. 2. p.415. Oliv. col. tbid. pl. 2. f. 19. a. b. Lat. gen. 2. p. 252. Habite le midi de la France, l’Italie , lacôte d'Afrique. BRENT E.( Brentus.) Antennes filiformes cu s'épaississant un peu vers leur sommet, droites, à onze articles, et insérées au-dela du milieu de la trompe. Tête prolongée antérieurement en une trompe droite, le plus souvent très-longue, grèle, antennifère , et terminée par la bouche. Corps allongé , subcylindrique, se rétrécissant anté- rleurement. Antenne filiformes aut sensim extrorsum subcras- siores , rectæ , undecim-articulatæ , post medium ros : tri insertæ. Caput in rostrum sœpius longissimum, gra- SANS VERTÈBRES. 359 cile , rectum, antenniferum , ore terminatum , anticè porrectum. Corpus elongatum , subcylindricum , antirè angus- tatun. OBSERVATIONS. Les brentes, par leur forme extraordinaire , sont, en quelque sorte, des charansonites exagérées. Toutes leurs parties sont allongées, étroites, et donnent à leur corps une forme presque linéaire. La partie antérieure de leur tête s’allonge en une espèce de trompe grêle, cylindrique , droite , toujours dirigée en avant , et quelquefois singu= lièrement remarquable par son extrême longueur. Outre cette forme extraordinaire , les brentes sont distinguées des charansons et des rhynchènes par leurs antennes non cou- dées. Ces insectes se trouvent sous les écorces des arbres dans les pays chauds. ESPÈCES. 1. Brente barbicorne. Brentus barbicornis. B. rostro longissimo, sublùs barbato ; elytris apice recur= valo-spinosis ; antennis filiformibus. F. Brentus barbérostris. Fab. éleut. 2.p. 545. Oliv. col. 5, n.0 84. p. 432. pl. 1. f.5, et pl. 2. f. 5, Habite la Nouvelle-Zélande. 2. Brente anchorago. Brentus anchorago. B. femoribus anticis dentatis; thorace postice canaliculato; elytris strid sesquialteré flavd. F. Curculio anchorago. Lin. Brentus anchorago. Fab. ibid. p. 5494 Oliv. coléopt. 5. n.0 84. pL 1. f. 2. a. b. Habite l'Amérique méridionale, les Antilles. Etc. Voyez , pour les autres espèces, Fabricias et Olivier. CYLAS. ( Cylas.) Antennes droites, insérées vers le milieu de latrompe, 360 ANIMAUX en, massue au sommet , de dix articles : le dixième formant une massue ovale-oblongue. Trompe droite, avancée , cylindrique. Corps ailongé , rétréci antérieurement. Port des brentes. Antennæ rectæ, versus medium rostri insertæ , apice clavatæ,, decem-articulatæ : articulo decimo cla- vam ovato-elongatam constituente. Rostrum rectum , cylindricum , porrectum. Corpus elongatum , anticè angustatum. Habitus brentorum. OBSERVATIONS. 1 Quoique les cylas aient beaucoup de rapports avec les brentes , leurs caractères , et particulièrement ceux de leurs antennes, me paraissent avoir suffisamment autorisé M. La- ve . . treille à en former un genre particulier. ESPÈCES. 1. Cylas brun. Cylas brunneus. C. brunneus , immaculatus ; elytris ovatis lævibus. Oliv. Cylas brunneus. Lat. gen. 2. p. 244. Oliv. col. 5. n.o 84 bis. p. 446. Brente, pl. 1. f. 3. a, b. Brentus brunneus. Fab. éleut. 2. p. 548. Habite au Sénégal. 2, Cylas fourmi. Cylas formicarius. Oliv. C. piceus, thorace ferrugineo. Oliv. col. ibid. p.446. pl. 2.f. 19. Brentus formicarius. Fab. éleut. 2. p. 549: Habite aux Judes orientales. APODÈRE. (Apoderus.) Antennes de onze articles , dont les trois derniers L] SANS VERTÈBRES. 361 forment la massue. Trompe courte, large, dilatée à son extrémité. ‘Tête dégagée ; un cou distinct. Abdomen large, obtus à son extrémité. Antennæ subundecim articulatæ , propè apicem rostri insertæ : articulis tribus ultimis clavam efforman- uüibus. Rostrum breviusculum apice dilatatum. Caput posticè attenuatum , collo distincto elevatum. Abdomen crassum, extremitate:obtusuns. OBSERVATIONS. Les apodères ont des rapports avec les attélabes, mais leur tète n’est point enchässée postérieurement dans le corse: let, Leurs jambessont terminées par un seul éperon. ESPÈCES. r. Apodère longicolle. Æpoderus longicollrs. À. rufus ; collo elongato cylindrico-nigro; elytris puncais impressis, striatis. Oliv. col. 5. n.° 81. p. 18. Attélabe, pl. 1. f 25: Attelabus longicollis. Fab. éleut. 2. p. 417. Habite aux Indes orientales. 2. Apodère du noisetier. /poderus cory li. A. niger ; elytris rubris punctato-striatis. Attelabus coryli. Lin. Fab. éleut. 2. p. 416. Finomacer. Geoff. 1. p.273. n.o 11. Apoderus coryli. Oliv. col. 5. n°81. pl: 1. f. 14. Habite en Europe , sur le noisetier et sur quelques autres arbres. - Sa larve en roule les feuilles en cylindre et s’y enferme pour se métamorphoser, Etc. APTE LABE: ( Attclabus.) Antennes de onze articles, insérées un peu au-delà du milieu de la trompe : les trois derniers articles for- 362 ANIMAUX mantune massue. Trompe ordinairement courte, large, dilatée au sommet. Tête sessile ou enchâssée postérieurement dans le corselet. Abdomen épais , obtus à son extrémité. Jam- bes terminées par deux éperons. Antennæ undecim-articulatæ, paul post medium rostri insertæ : articulis tribus ultimis clavam for- mantibus. Rostrum sœpius breve , latum , apice dila- tatum. + Caput sessile aut posticè intra thoracem inclusum. Abdomen crassum, extremitate obtusum. Tibiæ bi- calcaratæ. OBSERVATIONS. Les aftélabes semblent se rapprocher un peu des bru- ches par leurs rapports , et en indiquer le voisinage. Ce sont encore des charansonites, mais à trompe ordinaire- ment courte êt un peu dilatée à son extrémité. Ces insectes ont le corps ovale , rétréci en pointe antérieurement. Leurs antennes ne sont point coudées comme celles des charan- sons et des rhynchènes ; elles se terminent en massue per- foliée. Le pénultième article de leurs tarses est bilobé. Les larves des attélabes sont sans pattes, vivent de substance vé- gétale, et attaquent les feuilles, les fleurs, les fruits et les tiges des plantes. Elles font d’autant plus de tort aux végé- taux , qu’elles se tiennent cachées, soit dans des feuilles en- roulées , soit dans des fruits, soit dans les tiges des plantes. Elles s’enferment dans une coque pour se métamorphoser. ESPÈCES. 5. Attélabe laque. Attelabus curculionoides. Linn. A. niger ; thorace elytrisque striato-punctatis, rubris, F. Attelabus curculionoïdes. Fab, éleut. 2. p. 420. SANS VERTÈBRES. 363 Rhinomacer. Geoff. 1. p- 273. no 10. Attelabus, n.02. Latr. gen: 2. p. 245. Habite en Europe , sur différens arbres. Il a le corselet et les élytres rouges. 2. Attélabe de la vigne. Æitelabus bacchus. Æ. cupreo-viridulus, pubescens ; antennis rostrique apice nigris. Curculio bacchus. Lin. Attelubus bacchus. Fab. élent. 2. p. 421: Rhynchites bacchus. Latr. gen. 2. p. 249. Oliv. col. 5. n.0 81. pl. 2. f. 27. Habite en Europe, surla vigne et sur différens arbres. Sa larve vit dansles feuilles enroulées de la vigne , et fait un grand tortà cette plante en la dépouillant quelquefois presque to talement de ses feuilles. Etc. $$. Zèvre supérieure apparente ; palpes très-distincis ; museau court. BRUCHE. ( Bruchus.) Antennes filiformes , souvent pectinées ou en scie vers leur sommet , insérées dans l’échancrure des yeux. Pal- pes inégaux. Mandibules simples, pointues. Les yeux échancrés. Tête penchée, séparée du corselet; corps obtus pos- térieurement ; les élytres ordinairement un peu plus courtes que l'abdomen. Antennæ filiformes , versus apicem sæpè serratæ aut pectinatæ , in oculorum sinu insertæ. Palpiinæ- quales. Mandibulæ simplices, acutæ. Oculi emargr- natr. 364 ‘ ANIMAUX Caput nutans , @ thorâce distinctum ; corpus posticée obtusum ; elytra sæpius abdomine paul bre- viora. OBSERVATIONS, Les bruches appartiennent encore aux charansonites par leurs principaux caractères; mais comme leur museau est un peu court et large, les parties de leur bouche sont plus distinctes que dans la plupart des autres charansonites. Leurs antennes sont filiformes, quoique s'épaississant un peu vers leur sommet , et, en général, elles sont un peu pectinées ou en scie dans leur partie supérieure. Elles sont presque de la longueur de la moitié du corps, et ont onze articles. La tête des bruches est la partie la plus étroite de leur corps; elle est inclinée en devant , séparée du corselet, et comme soutenue par un cou qui se courbe en avant. Le trot- sième article des tarses est bilobé. Les larves des bruches exercent de grands ravages sur les différentes graines , et particulièrement sur celles des plan- tes légumineuses, telles que les fèves, les lentilles, les vesces , etc. Elles attaquent aussi les graines du #/eobro- ma , de plusieurs palmiers , etc. La larve passe l'hiver dans la graine dont elle consomme une partie dela substance in- térieure , et ensuite elle s'y métamorphose. On rencontre l'insecte parfait sur différentes fleurs. Les espèces connues de ce genre sont déjà assez nombreuses. ESPECES. 1. Bruche des noyaux. Bruchus nucleorurm. B. cinereus ; elytris striatis ; femoribus posticis ovatis den- Latis. F. Bruchus nucleorum. Fab. eleut. 2. p. 396, SANS VERTÈBRES. 365 - Oliv. col. 4. n.059. pl. 1.f. 1. Habite l'Amérique méridionale. Oliv. 2. Bruche du pois. Bruchus pisi. B. elytris nigris, albo maculatis ; podice albo : punctis duobus nigris.F. Bruchus pisi. Lin. Fab. éleut. 2. p. 396. Latr. gen p+ 240. Pauz. fasc. G6. t. 11. Oliv. cbid. pl. 1.f.6. Mylabris. Geoff. 1. p. 267. n.°1. pl. 4. f. 9. Habite en Europe. Sa larve vitdans l’intérieur des pois, des lentilles, etc. » 724 3. Bruche des graines. Bruchus granarius. B.elytris nigris : alomis albis; femoribus posticis uni- dentatis. F. Bruchus granarius. Lin: Fab. éleut, 2. p. 399. Oliv. thid. pl. 1.f.10, a. b. Habite en Europe, dans différentes graines. Etc. ANTHRIBE. (Anthribus.) Antennes de onze articles; les trois derniers formant une massue. ‘Trompe aplatie, courte. Lèvre supérieure apparente. Mandibules un peu fortes. Les yeux en- tiers. Tête sessile. Corps ovoïde ou ovale-oblong. Le pé- nultième article des tarses bilobé. Mnnne Tee) - articulatæ : articulis tribus uliimis clavam formantibus. Rostrum planulatum , breve. Labrum conspicuum. Mandibul® validiusculee. Oculi integri. Caput sessile. Corpus obovatum aut ovaitq-oblon- gum, L'arsorum articulus penultimus bilobus. 366 ANIMAUX - OBSERVATIONS: Les anthribes avoisinent les bruches par leurs rapports, et en sont néanmoins très-distinctes. Leurs antennes sont en massue, quoique un peu moins dans les mâles que dans les femelles. Ces insectes fréquentent les arbres et les fleurs. On croit que leurs larves vivent sous les écorces. Plusieurs des macrocéphales d'Olivier , appartiennent à ce genre. ESPECES. 1. Anthribe rhinomacer. Anthribus rhinomacer. Latr. A. villoso-piceus ; antennis pedibusque testaceis. Rhinomacer attelaboides. Fab. éleut. 2. p. 428, Oliv. col. 5. n.° 8% pl. 1. f. 2. Anthribus. Latr. gen. 2. p.235. Habite en Europe, en France, sur les pins. 2. Anthribe latirostre. Anthribus latirostris. A. rostro latissimo plano; elytris apice albis : punctis duo- bus nigris.F. ÆAnthribus latirostris. Latr. Fab. éleut. 2. p. 408. Panz. fasc.15.t. 12. Anthribe. Geoff. 1, p. 307. n.o 3; pl. 5. f, 2. Habite en Europe , dans les bois. Etc. Voyez l’anthribus scabrosus et l’anthribus varius de Fabricius. QUATRIÈME SECTION. Cinq articles aux tarses des deux premières paires de pattes , et quatre seulement à ceux de la troi- sième paire. LES HÉTÉROMÈRES. Les insectes de cette section sont évidemment inter- médiaires ou moyens entre les C. tétramères ci-dessus SANS VERTÈBRES. 367 exposés , et les C. pentamères qui viennent après eux. La transition des tétramères aux hétéromères est , en ef- fet , indiquée par les rhinites qui, quoique insectes hété- romères, offrent encore un museau avancé, comme dans les charansonites. Ces insectes sont très-nombreux et très- diversifiés dans leurs espèces. Les entomologistes ont beaucoup varié dans la divi- sion de cette section , dans l'institution des familles , et surtout dans celle des genres nombreux qu’ils ont formés parmi ces insectes ; ce qui rend cette même section plus difficile encore à étudier que la précédente. Tendant toujours à simplifier la méthode et à faciliter les distinctions indispensables , j'emploie ici les princi- pales coupes formées en dernier lieu par M. Latreille, les disposant entre elles selon mon opinion, et je divise . les hétéromères, dont il s’agit, en cinq coupes primaires, de la manière suivante : DIVISION DES C. HÉTÉROMÈRES. Det $. Un museau avancé , antennif ère. Les rhinites. GS. Point de museau antenniftre. (1) Tête ovalaire, sans cou, c’est-à-dire , sans rétrécissement bras- que par derrière. (a) Màchoires sans dent cornée au côté interne. (+) Antennes de grosseur égale, ou s’amincissant vers leur extrémité, Les sténélites. (++) Antennes grossissant insensiblement , on se termi- nant en massue, et ordinairement perfoliées. Les taxicornes. 368 ANIMAUX (b) Mächoires ayant une dent cornée au côté interne. Les mélasomes. (2) Tête triangulaire on en cœur, séparée du corselet pàr un rétré- cissement brusque en forme de cou. Les trachélites. LES RHINITES. Un museau AbDACE et antennifere. Les rhinites paraissent de véritables charansonites , la partie antérieure de leur tête formant un museau plus ou moins long, avancé et antennifère. Mais comme ces msectes sont de la section des C. hétéromères , j'ai dû les séparer des charansonites, qui terminent les C. tétramères , et les placer en tête des C. hétéromères , ” afin de conserver l’ordre des rapports. I n'y a que trois genres connus qui puissent être rap portés à la coupe des rhinites et que l’on ne doit pas écar- ter , savoir : le rhinosime qui tient de très-près à la di- vision des bruchelles; le rhiromacer qui semble avoir des rapports avec les sténélites; et le stéostome qui avoi- sine les œdémères. RHINOSIME. (Rhinosimus.) Antennes de onze articles , grossissant vers le bout, et presqu'en massue. Museau plat, dilaté, plus où moins avancé et antennifère. Mandibules bidentées à leur pointe. Corps ovale-oblong. Les yeux entiers, globuleux. Antennæundecim-articulatæ, subclavatæ aut extror- SANS VERTÈBRES. 369 sum sensim crassiores. Rostrum planulatum , anticè productum, antenniferum: Mandibulæ apice biden- tatæ aut bifidee. Corpus ovato-oblongum. Oculi integri, slobosi. OBSERVATIONS. Les rhinosimes, quoique hétéromères par les articles de leurs tarses, paraissent avoisiner les anthribes et les bru- ches par leurs rapports. Le pénultiéme article de leurs tarses est plus court que dans tous les autres hétéromères, Ils ont les mâchoires bifides comme les rhinomacers, mais leurs mandibules sont fendues et bidentées à leur pointe. ESPECES. 1. Rhinosime du chène. Rhinosimus roboris. R: rostro thorace pedibusque rufis ; elytris nigro-æneis. Curculio ruficollis. Lin. Anthribus robortis. Fab. éleut. 2. p. 4ro. Rhinosimus roboris. Latr. Oliv. col. 5. n.° 86. pl. r.f, r: Habite en Europe , en France, sous l’écorce des arbres. 2. Rhinosime planirostre. Rhinosimus planirostris. R. rostro plano latissimo , æneus , rostro pedibusque tes- laceis. Anthribus planirostris. Fab. éleut. 2. p. 410. Panz. fasc. 15. t. 14. An rhinosimus æneus ? Oliv. col. 5. n.o 85. pl. r. f. 3. Habite en Europe. Etc. RHINOMACER. (Rhinomacer. ) Antennes filiformes, insérées au-delà des yeux. Mu- seau étroit, antennifère, Mandibules simples. Mâçhoires bifides. Tome IF, 24 370 ._ ANIMAUX Corps ovale, rétréei antérieurement. Elyires dures. Antennæ filformes , ante oculos et ab iüllis distan- tes rostro insert. Rostrum angustun antenniferum. Mardibulæ simplices. Maxille bifideæe. Corpus ovatum, antice angustatum. Elytra rigida. OBSERVATIONS. D'après le caractère d:1 museau antennifère ; ce genre peut rester placé à côté des rhinosinmes, avant le sténos- tome qui fait la transition aux sténélites , celles-ci ayant les œdémeresren tête. ESPÈCES. 1. Rhinomacer charansonite. ÆAhinomacer curculio- noides. B. villoso-griseus , antennis pedibusque négris. Mycterus curculionotdes. Oliv. cüléepe. 5. n«85. pl. r. f 13 Panz fasc.12.f. 8 Rhinomacer curcul'onotdes: Fab: élent 2, p: 428. Haäbire l'Europe anstrale Se trouve sur la miilefeuille. 2. Rhinomacer des ombelles. Æhinomacer umella- tarum. | R. suprà cinereus, subtüs allidus ; antennis libiisque ru- Jfescentibus. Oliv. Mycterus umbellatarum. Oliv. 5.n.0 85. pl. 1. f. 2. Bruchus umbellatarum. Fab. éleut. 2 p. 396. Habite les iles de l’Archipel, sur les fleurs des ombelli- fères. a STÉNOSTOME. (Stenostoma: ) Antennes subfiliformes, insérées sur la trompe ‘au- dela des yeux. Le dernier article des palpes "éÿlin- LA dracé. SANS VERTÈBRES. OT Corps allongé ; corselet étroit, subcylindrique. Ely- tres longues, un peu molles ; rétrécies vers leur som- met. Antennæ subfiliformes , ulträ oculos rostro insertæ: Palporum articulus ultimus cylind raceus. Corpus elongatum ; thorax angustus , subcylindriz cus. Elytra longa , versus apicem angustata , mol: liuscula. OBSERVATIONS: Le sténostome ne tient plus aux rhinites que par son museau antennifère ; il avoisine tellement les œdémères par ses rapports que M. Latreille ne l'en avait pas sé- paré d'abord. Illiger le lui a envoyé sousle nom de 7Aino- macer nécydaloide. » ESPECÉ, Sténostome muselière. Sterostoma rostrata; Lcptlura rostrata. Fab. éleut. 2.p. 361. OEdemera rostrata. Latr. gen. 2 p.229. S'tenostoma. Latr Considérations , etc. p, 217. Habite Ja côte de Barbarié, la France australe. L'ESTS"RE ÉNÉLITES. Antennes de grosseur eg vale, ou Ss’amincissant vers leur extrémité. Les sténélites nous paraissent devoir suivre immédia- tement la coûpe artificielle, ais nécessaire, des rhinites, Quelques-unes, parmi elles , ont encore Ja partie anté- rieure de la tête un peu avancée en museau, mais qui n’est plus antennifère. Ces insectes n’ont point de cou, 372 ANIMAUX c’est-à-dire , que leur tête ne forme aucun rétrécisse- ment brusque par derrière. Leurs mâchoires sont dé- pourvues de dent cornée au côté interne, et leurs an- tennes n'offrent ni massue, ni grossissement graduel vers leur extrémité. Ils ont des ailes, et paraissent vivre, en état de larve , dans le bois ou sous l'écorce des arbres. M. Latréille, qui a établi cette famille et ses carac- tères , la divise d’après la considération de l’état des ar- ticles de leurs tarses. En adoptant cette considération, nous présentons les deux divisions qui en résultent, de la manière suivante : (1) Ceux qui ont le pénultième article de tous leurs tarses bilohbé ou profondément échancré. OEdémère. Nothus. Calope. Lagrie. Mélandrie. (2) Ceux qui ont tous les articles des tarses, on au moins ceux des postérieurs , entiers. Serropalpe. Hallomène. Pythe. Hélops. Nilion. Cistèle. OŒDÉMÈRE. (OEdemera. ) Antennes filiformes, plus longues que le corselet, in- sérées devant les yeux : à articles cylindriques. Mandi- SANS VERTÈBRES, 373 bules bifides au sommet. Bouche avancée en museau court. Les yeux presque entiers. Corps allongé. Elytres longues , molles ,. rétrécies vers leur extrémité. Antennæ filiformes, thorace longiores, ante oculos insertæ : articulis cylindricis. Mandibulæ apice bifi- dæ. Os in rostrum breve productum. Oculi subin- tegri. Corpus elongatum. Elytra longa , mollia , versus apicem anguslata.… OBSERVATIONS. Sous le rapport de la forme générale du corps et de Ia moilesse des élytres, les æœdémères semblent devoir être rapprochées des cantharides ; sous d’autres rapports, néan- moins , l’on doit les en écarter et les rapprocher des ca- lopes , etc., comme je fait M. Latreille; Ces insectes ont la tête sessile , les mandibules bifides au sommet, les palpes maxillaires terminés par un article comprimé ou en hache allongée ; et les crochets des tarses simples. On trouve ces insectes sur les herbes .et les fleurs, dans les prés. . ESPECES.. s. OEdémère bleue. OEdemera cærulea. OE. cœrulea; elytris subulatis ; femoribus posticis clavalis arcuatis. IVecydalis cœrulea. Lin. Fab. élent. 2. p.372. OEdemera cærulea. Oliv. col. 3. n 0 5o. pl. 2. f. 16. Latr. gen.2. p. 228: | Habite en Europe, sur les plantes. C’est la cantharide, n.05, de Geoffroy. 2, OEdémère bleuâtre. OEdemera cærulescens. OE. thorace teretiusculo, corpore cæruleo subopace: 374 ANIMAUX Cantharis cœrulea. Lin. ÎVecy dalis cœrulescens. Fab. éleut. 2. p. 369. OEdemera cærulescens. Latr. Oliv. col. 3. no 5o. pl. 2. f. 14. s É Habite en Europe, sur les plantes. 293 Etc. st N OTHUS.. (Nothus. ). Antennes filiformes ,.simples,- plus longues que le cor- selet, insérées dans une échancrure des yeux. Mandi- bules bifides au sommet. Palpes maxillaires ayant le der- nier article en hache. Corps allongé, étroit. ÆAntennæ filiformes, simplices, thorace longiores ,. in oculorum sinu insertæ. Mandibulæ apice:bifido. Pal- pi maxillares articulo ultimo securiformi. Corpus elongatum, angustum , subeylindricum. OBSERVATIONS. Le genre zothus ; établi par ‘M. Latreille , dans son ouvrage intitulé: Considérations , etc., p. 417, émbrasse quelques espèces encore rares et peu connues. El parait faire la transition des œdéméres aux calopes. ESPECES, 1. Nothos clavipède. Nothus clavipes. IV. nigricans, griseo-pubescens; femoribus posticis clavatis- Olix. { { [os .v:10 | \. IVothus clavipes. Oliv. Encycl. no 1. Habite en Hougrie.. | sq 29! a. Nothus brûlé. Nothus prœustus. IV. Lestaceus ; capile., «peclore, maculis' duabus thoracis apiceque elytrorum ntgris. Qliv. SANS VERTÈRRES. 3 ZVothus prœustus. Oliv. Encycl. n.0 2. Habite eu Hongiie. Etc. SJ [Or 4 LD CALOPE. ( Calopus. ) Antennes filiformes; un peulongnes ; en scie, surtout dans les mâles. Les yeux échancrés. Mandibules bifides à leur pointe. Corps allongé, étroit. Le-pénultième article des tarses bifide. ' Antennæ filiformes , thorace mulid longiores, ser- ratæ præsertim in maribus ; èn oculorum sinu insert. Mandibulæ apice bifidæ. Oculiemarginatr. Corpus elongatum , angustum. T'arsorum articulus penuliimus bifidus. OBSERVATIONS. Le calope, ayant les yeux échancrés et les antennes in- sérées dans l’échancrure des yeux , a été regardé comme un capricorne, par Linné et Degeer ; mais ce coléoptere, par ses, tarses, est un hétéromère, Qr, ayant les mandi- bules bifides , il parait se ranger assez naturellement dans la division des sténélites qui ont le pénultième article de tous les tarses bilobé. Cet insecte a la lèvre inférieure échancrée , etle devaai de la tète.un:peu.avancé en mu- seau. ESPÈCE. x. Calope serraticorne. Calopus serraticornis. Cerambix serraticornis. Lin. Calopus serraticornis. Fab. éleut 2, p. 312. Latr. gen. 2. p. 203. Oliv. col. 4.n.° 52. pl. 1.f. » Panr. fase: 3 t, 15. Habite l’Europe boréale, dans les bois, 376 ANIMAUX LAGRIE. (Lagria.) Antennes filiformes, grossissant un pen vers leur sommet ;, insérées devant les yeux. Mandibules courtes, terminées par deux dents. Palpes maxillaires à dernier article en hache. Les yeux échancrés. Corps oblong; la tête et le corselet plus étroits que les élytres. Antenne filiformes, extrorsum ‘sensim subcrassio- res, antè oculos insertæ. Mandibulæ breves , apice bidentatæ. Palpi maxillares articulo ultimo securi- Jormi. Oculi lunati. u Corpus oblongum ; capite thoraceque elytris angus- tioribus. OBSERVATIONS, Les Zagries, dont il s’agit ici, n’embrassent pas entière- ment toutes les espèces du genre Zagria de Fabricius, mais seulement celles qui appartiennent aux coléoptères hétéromèeres. Leurs élytres sont un peu molles et flexibles comme dans les cantharides, mais leur tête n’est point inclinée de même ; leurs mandibules bidentées d’ailleurs les en distinguent , ainsi que les crochets des tarses qui sont simples. Ces insectes vivent sur les plantes , se nour- rissant de leurs feuilles, ESPÈCES. 1. Lagrie tuberculeuse. Lagria tuberculata. L. ovata, glabra, atra ; elytris tuberculatis. FE. Lagria tuberçulata. Fab. éleut, à. p. 69. SANS VERTÈBRES. 377 Oliv. Encyel. n.o 4. Habite à Cayenne. Collect. da Muséum. a, Lagrie hérissée. Lagria hirta. L. villosa, nigra ; thorace tereti; elytris Jlavescenti-tes- lacets. Chrysomela hirta. Lin. Lagria hirta. Fab. éleut. 2. p. 70. Oliv. col. 3. ne 49. pl. 1. f. 1. Latr. gen. 2. p. 198, Cantharide. n.0 6. Geoff, 1. p. 344. Häbite en Europe, dans les bois. Etc. MÉLANDRIE. ( Melandria. ) Antennes simples, filiformes, un peu plus longues que le corselet. Mandibules tridentées au sommet. Palpes maxillaires grands , saïllans , terminés par un article en hache allongée. Li: a £ - ANT KoDrimé Tête penchée. Corps ovale-elliptique , déprimé, plus étroit en devant. ÆAntennæ simplices , filiformes, thorace paulo lon- giores. Mandibulæ apice tridentatæ. Palpi maxilla- res magni, exserli; arliculo ultimo securem elonga- tam simulante. Caput rutans. Corpus ovato-ellipticum , depressum , anticè angustius. OBSERVATIONS. Les mélandries paraissent avoir beaucoup de rapports avec les serropalpes ; mais elles s’en distinguent au moins en ce que tous leurs tarses ont le pénultième article bi- lobé. ESPECES. Mélandrie caraboïde, Melandria caraboides. M. nigra , nitida, punclulata, pubescens ; er tris nigro- cæruleës. 378 ANIMAUX SJ Chrysomela caraboïides. Lin. Melandria serrata. Fab. éleut: 1. p. 163. Delandria’ caruboëdes. Latx: gen. 2.p. 101. Serropalpus caraboïides, Oliv. col. 3. n.0 55 bis. pl. 1. f. 1. Hélops. Panz. fase. 9. tu 4. Habite en Europe, sous l'écorce des arbres. 2. Mélandrie variée. Melindria variegatu. Latr. DT. fusca; elytris pallidë Lestaceis , fusco variis. Serropalpus variegatus. Bosc. Act. soc. hist. nat. tab, 10. f. à. Obs. col 30050" D DIT. Fa Dircæa variegata. Fab. eleut. 2: p.-goi Habite aux environs de Paris. Etc. Voyez le dircæa discolor de Fabricius et quelques autres qui suivent. SERROPALPE,. (Serropalpus. ) Antennes filiformes , à articles allongés, la plupart cy- lindriques. Palpes maxillaires très-saillans , plus longs que la tête, en scie, à dernier article en hache al- longée. Corps long, subcylindrique. Elytres presque linéaires. Les quatre tarses antérieurs seuls ayant le pénultième ar- ücle bilobé Antenne filiformes ; articulis elongatis plerisque cy- lindricis. Palpi maæxillares valdè exserti , capite lon- giores , serrati ; articulo ultimo seécurem elongatam F LA simulante. Corpus longum , subcylindricum. Elytra sublinea- ria.. T'arsi quatuor antici articulo penultimo bilobo ; postici articulis omnibus integr. is. SANS VERTÈBRES. 379 OBSERVATIONS. Le serropalpe a le corps bien plus allongé que celui des mélandries , et s’en distingue particulièrement par les tarses de ses deux pattes postérieures. dont tous les articles sont entiers. ESPECE, 1. Serropalpe strié. Serropalpus striatus. Latr. gen. vol. 1. tab. 9. f. 19. et vol. 2. P- 193. Dircæa barbata. Fab.'éleut. 2. p.88. s Habite en Allemagne, en France, sur le vieux bois. HALLOMÈNE. ( Hallomenus. ) Antennes filiformes, insérées presque dans l’échan- crure desyeux. Mandibules bidentées au sommet, Palpes presque filiformes : les maxillaires plus longs, à dernier article. subcylindrique. | Corps ovale-oblofñg , un peu déprimé. Tous les tarses à articles entiers. Antenne filiformes , in oculorum sinu fere insertæ. Mandilulæ apice bidentato. Palpi subfiliformes : maxillaribus longioribus, articulo ultimo subcylin- drico. Corpus ovato-oblongum , depressiusculum. Tarsi omnes articulis integris. OBSERV ATIONS. Les zallomènes, ainsi que les quatre genres qui suivent, onttous les articles de leurs tarses entiers, ce qui les dis- 380 ANIMAUX tingue des sténélites précédentes. Leurs antennes sont à- peu-pres de la longueur du corselet, ; ESPECE. 1. Hallomène humérale. Hallomenus humeralis. Latr.gen vol. 1. tab. 10. f. 11. et vol. 2. p. 194. Panz. fase. 16. t. 17. Lircœa humeralis. Fab. éleut. 2. p.91. Habite en Allemagne, etc. dans les champignons et sous Fé- corce des arbres. PYTHE..(Pytho.) Antennes filiformes, de la longueur du corselet , in- sérées devant les yeux. Mandibules échancrées à leur pointe. Palpes maxillaires terminés par un article plus grand, comprimé, obtrigone. Corps allongé, très-aplati. Corselet presque orbicu- laire , plane. Aniennæ filiformes oculos insertæ. Mandibulæ apice acuto emarginato. L 2 , thoracis longitudine , antë Palpi maxillares articulo majori, compresso, obtri- gono. Corpus oblongum , valdè depressum ; thorace sub- orbiculato, plano. OBSERVATIONS. Les pythes tiennent d'assez près aux hallomènes, mais leurs palpes maxillaires sont terminés différemment. Leur corps est aplati presque comme celui du cossyphe. ESPECE. 1. Pythe bleu. Pytho cœruleus. P. niger ; thorace sulcato ; elytris striatis cæruleis ; abdo- mine rufo. SANS VERTÈERES. 381 Pytho cœæruleus. Latr. gen. 2 p. 196. Fab. éleut. 2. p. 99. Panz. fase. 95 t 2. Tenebrio depressus. Lin. Oliv. col. 3. n.0 57. pl.2. f. 19. Habite en Europe, sous l'écorce des arbres. Etc. Voyez pytho festivus et pytho castaneus de Fabri- cius. HÉLOPS. (Helops.) Antennes fiiformes, de la longueur du corselet ou un peu plus longues. MahdiBulE: bidentées au sommet. Palpes maxillaires terminés par un article plus grand, en forme de hache. Corps ovale oblong , convexe. ÆAntennæ filiformes, thoracis longitudine vel pauld longiores. Mandibulæ apice bidentatæ. Palpi maxil- lares articulo majori securiformique terminati. Corpus ovato-oblongum , convexum. OBSERVATIONS. Les Aélops ont été regardés comme ayant beaucoup de rapports avec les ténébrions, et Linné ne les en distinguait mème pas. Diverses considérations néanmoins paraissent exiger qu'on les en écarte assez considérablement. Ces in- sectes courent assez vite, ont souvent d’assez belles cou- leurs, volent pour la plupart et tous manquent de dent cornée au côté interne des mächoires. Ils ne rongent que des substances végétales. ESPECES. 1. Hélopslanipède. Æelops lanipes. H. œneus ; elytris strialis acuminulis. T'enebrio Hs. Lin. Geoff. 1. p. 349. ue” QE Helops lanipes. Fab. 1: p.157. Pauz. fase. Ba, t. 2. 382 -_ ANIMAUX Latr. gen. 2.p. 188. Oliv. col. 3. n.0 58, pl. 1. f. r. Habite en Europe, soûs l’écorce des arbres. L Hélops strié. Helops striatus. H. nigro-œneus ;' nitidus ; elytris striatis obLusis ; ;-anten- nis pedibusque piceis. Oliv. Helops striatus. Oliv. col 5. n,0.58. pl. x. f. 4. Latr. gen. 2. p. 185, Ténébrion. Gcoff. 1. p. 348. no 4 Helops caraboides. Panz fase. BA. t 3 Habite en Europe, sous l'écorce des arbres, Etc. NILION. (Nilio.) Antennes filiformes, un peu grenues. Palpes inégaux. Mandibules courtes, bidenttes an sommet. Corps hémisphérique ; corselet tris-court, transverse sal. .Elytres un peu molles. Antennæ filiformes ; articulis rotundato - conicis. Palpi inæquales. Mandibulæ breves, apice biden- lalæ. Corpus hemisphæricum ; thorax bre vissimus, trans- versus. Elytra molliuscula. OBSERVATIONS. Le zilion a le port d'une coccinelle ; mais c'est un hé< téromère, et ses antennes ne sont point en massue. Il est velu et noirätre en-dessus. ESPECE. Nilion velu. Vélio villosus. Latr. vol. 1. tab. 10. f. 2. IVilio. Lat. gen. 2. p. 199. OEgithus marginatus. Fab éleut. 2.p. 10. Habite Ja Gruÿane. De Cayenne. Richard. L, SANS VERTÈBRES. 383 ÉTSTELE: ( Cistela. } Antennes filiformes , un peu plus iongues que le cor- selet, insérées dans l’échancrure des yeux. Mandibules entières à leur poinie. Palpes subfiliformes, inégaux. Les. yeux échancrés. Corps ovale, un peu convexe. Elytres plus larges que le corselet. Onglets des tarses simples, dentelés. Añiennæ jlformes, thorace paulo longiores, in oculoruin sinu insertæ. Mandibulæ apice acuto indi- viso. Palpi subfiliformes , inæquales. Ocult lunati. Corpus ovale vel oblongo-ovatum ; convexiusculum. Elytra thorace latiora. Tarsorum ungués simplices denticulati. OBSERVATIONS. Lescisrèles, que. Linné confondait avec les chrysomèles, appartiennent aux Coléoptères hétéromères. Ce ne sont ni des ténébrionites ni des cantharidies , mais des sténélitcs distinguées des autres par leurs mandibules entières à leur pointe. Ces insectes sont, en général, assez petits. Leur tête est inclinée en devant ; leur corps est rétréci antérieurc- ment , et leurs élytres couvrent l’abdomen dans toute sa longueur. On les trouve sur les fleurs ; ils ont des couleurs assez brillantes. ESPÈCES. 1. Cistèle céramboïde. Cisiela cerimbordes. C. antennis serratis ; corpore tnfr nigro; elytrès flavo- rufis , Strialis. ’ Chrysomela ceramboides. Lin. 384 ANINAUX Cistela ceramboïdes. Fab. éleut. 2. p. 16. Oliv. col..3. n.0 54. pl. 1. £.. 4. a: b. Latr.gen. 2. p. 226. Mordelle. Geoff. 1. p. 354. n.o 3. Habite en Europe , dans les bois. | 2. Cistèle soufrée. Cistela sulphurea. C.fliva ; elytris sulphureïs. Chrysomela sulphurea. Lin. Cistela sulphurea. Fab. p.18. Latr. p. 226. Oliv. col. 3. n.0 54 pl. 1. f.6. Tenebrio. Geoff. 1. p. 351. n. 11. Habite en Europe, sur la millefcuille , les fl. ombellées, 3. Cistèele lepturoïde. Cistela lepturoides. C. atra ; thorace quadrato ; elytris striatis testaceis. Cistela lepturoïdes. Fab. éleut. 2, p. 17. Oliv. col 3. n.° 54. pl. 1. f. 3. à. Panz. fase. 5. t. 11. Habite lemidi de l’Europe. Etc. LES TAXICORNES. Les antennes grossissent insensiblement vers leur ex- trémité ou se terminent en massue , et sont ordinai- rement perfoliées. 3 Cette troisième famille de coléoptères hétéromères nous semble intermédiaire entre les sténélites et les mé- lasomes. Les insectes qui s’y rapportent ont , comme les sténélites , une tête ovoïde , saus rétrécissement brusque par derrière , des mächoires dépourvues de dent cor- née au côté interne ; mais leurs antennes grossissent in- sensiblement vers leur sommet ou sont terminées en mas- sue. Presque tous sont pourvus d'ailes. Plusieurs parmi eux vivent dans les champignons, et les autres sous les écorces des arbres ou à terre. En employant les carac- So SANS VERTÈBRES. 385 tères indiqués par M. Latreille, je les distribue de la manière suivante : (1) Tête saillante ou découverte, ne s’offrant point dans une échancrure du corselet. (a) Base ou insertion des antennes découverte, non cachée par le bord latéral ou avancé de la tête. Orchésie. Tétratome. Léiode. (b) Insertion des antennes cachée sous les bords latéraux de la tête. Cnodalon. EÉpitrage. Elédone. Trachyscele, " Phalérie. Diapère. Hypophlée. (2) Tête cachée sous le corselet, ou recue dans une échancerure de sa partie antérieure. Cossyphe, Hélée. ORCHÉSIE. (Orchesia. ) Antennes courtes, de onze articles : les trois der- niers formant une massue. Palpes maxillaires saillans, à dernier article en hache. Tête très-inclinée. Corps ovale-oblong. ÆAntenncæ breves, undecim-articulatæ : articulis tri- bus ultimis clavam formantibus. Palpi maxillares ex- serti , articulo ultimo securiformi. Tome I 148 ° ct 386 _ ANIMAUX Caput valdè nutans. Corpus oblongo-ovatum. OBSERVATIONS. L'orchésie ressemble beaucoup à l’hallomène par son as- pect ; mais, outre que ses antennes sont en massue, les quatre tarses antérieurs ont le pénultième article bilobé , tandis que dans l’hallomène tous les tarses ont leurs articles entiers. ESPEC E: 1. Orchésie luisante. Orchesia micans. Latr. gen. 2. p. 194. Dircæa micans. Fab. éleut. 2. p. gr. Hallomenus micans. Panz. fasc. 16. t. 18. Habite en Europe, dans les bolets. Les jambes postérieures ont deux épines à leur extrémité. LA TÉTRATOME. ( Tetratoma. ) Antennes de la longueur du corselet, terminées en une massue perfoliée, de quatre articles. Palpes maxil- laires plus longs que les labiaux. Corps ovale. Tous les tarses à articles entiers. Antennæ thoracis longitudine : clavä quadriarticu= latd perfoliatäque terminatæ. Palpi maxillares la- bialibus longiores. Corpus ovatum. T'arsi omnes articulis integris. OBSERVATIONS. Les tétratomes vivent dansles champignons comme les diapères et s’en distinguent principalement par leurs an- tennes en massue. Ils n’ont point d'épines à leurs jambes postérieures. SANS VERTÈBRES. 387 ESPECES. 1. Tétratome des champignons. Zetratoma fungorum. T, rufum; capile elytrisque nigris. F. Tetratoma fungorum. Fab. éleut. 2. p. 574. Latr.gen. 2. p. 180. Panz. fast. 0, t. 10. Habite en Europe, dans les champignons. 2. Tétratome de Desmarets. Z'etratoma Desmaretsir, T7’. capite, thorace elytrisque cupreo-viridibus nitidis, Tetratoma Desmaretsii. Latr. gen.2. p. 180. Habite aux environs de Paris, daus le bolet du chêne. LÉIODE. ( Leiodes. ) Antennes courtes, terminées par une massue perfo- liée de cinq articles : le second article de la massue fort petit. Palpes courts. Corps en ovale raccourci, presque hémisphérique. Jambes extérieurement é pineuses. Antennæ breves,, clavd perfoliaté , quinque-arti- culatä terminatæ : clavæ articulo secundo perparvo. Palpi breves. Corpus ovato-abbreviatum , subhemisphæricum. Pe- des tibiis extus spinosis. OBSERVATIONS. Les Zéiodes ayant le corps court, en ovale arrondi, con-. vexe et lisse , sont faciles à reconnaitre. On les trouve sur . les plantes et les arbres. ESPERCES. but 1. Léiode brune. Leiodes picea. Yat. L. picea ; antennis pedibusque rufis; elytris punctato-stria- tis ; Libiis posticis arcuatis. P. # 388 ANIMAUX Anisostoma picea. Panz. fase. 35. f. 8, Leiodes picea. Latr. gen. 2.p. 18r. Habite en Europe, sur les plantes. 2. Léiode ferrugineuse. Leiodes ferruginea. L. ferruginea , elytris striatis ; tibis posticis rectiusculis. Anisostoma ferruginea. Fab. éleut. 1. p. 99. Sphæridium ferrugineum. Oliv. col. 2. n.e 15, pl. 3.f, 14. Habite en Europe. 3. Léiode humérale. ZLeiodes humeralis. L. atra, nitida ; elytris maculé baseos rubr&. Anisostoma humeralis. Fab. éleut, 1.p. 99. Panz. fase. 23.t. 1. Sphæridium. Habite en Europe, sur les arbres. CNODALON. (Cnodalon.) Antennes grossissant insensiblement vers leur extré- mité, les six derniers articles imitant des dents de scie. Palpes maxillaires terminés en hache. Corps ovale, très-bombé ; corselet transversal. Antennæ sensim extrorshm crassiores ; articulis sex ultimis compressis , latere interno dilatato-serratis. Palpi maxillares articulo ultimo securiformi. Corpus ovale , gibbum. Thorax transversus, OBSERVATIONS. Le crodalon a un peu le port d’un érotyle, Ses an- tennes sont de la longueur du corselet, et leur insertion n’est plus à découvert. Le sternum se termine postérieu- rement en une pointe reçue dans une fourche située entre les secondes pattes. ESPECE. 1, Cnodalon vert, Crodalon viride. Latr. gen. vol. 1. tab. 10. f. 7. et vol. 2.p. 182, SANS VERTÈBRES. | 389 Ejusd. hist. nat. , etc. vol. 10. pl. 89, f. 5.et p. 320. Habite à Saint-Domingue. 11 est d’un vert bleuâtre. EPITRAGE. (Epitragus. } Antennes grossissant insensiblement vers leur extrémité, les quatre derniers articles presque dentiformes. Palpes maxillaires à dernier article plus g grand , obtrigone. Men- ton grand, recouvrant la base des de Corps oblong, à dos convexe. Corselet carré ou en trapèze.. Antennæ sensim extrorsam crassiores, articulis qua- tuor-ultimis subdentiformibus. Palpt maxillares arti- culo majort obtrigono. Mentum magnum, maxillarum basim obtegens. Corpus oblongum, dorsi OS convexo. Thorax quadratus aut trapeziformus. OBSERVATIONS. L'épitrage est remarquable par ses antennes courtes, son menton, et son corps oblong, unpeu en pointe aux extrémités. ESPECE., 1. Epitrage brun. Epitragus fuscus. Latr. Latr. gen. vol, r.tab. ro. f. 1 et vol.2.p. 153. Habite à Cayenne. es ELÉDONE. ( Eledona.) Antennes courtes, arquées ; à derniers articles plus grands , formant une massue oblongue et comprimée. 300 ANIMAUX Palpes filiformes : le dernier article des maxillaires sub- cylindrique. Corps ovale; corselet transverse. Antennæ breves, arcuatæ : articulis aliquot ulti- mis majoribus clavam oblongam compressamque for- mantibus. Palpi filiformes : maxillarum articulo ul- timo subcylindrico. ; Corpus ovatum ; thorax transversus. OBSERVATIONS. L'élédone à la tête en partie cachée sous le corselet, le corps légèrement convexe, un peu inégal ou rude en dessus, ce qui l’a fait considérer comme un opatre. Elle parait se rapprocher davantage des diapères. On en connait plusieurs espèces. ESPECE, 1. Elédone agaricicole. Eledona agaricicola. Latr. Æ. obscure nigricans ; thorace rugosulo ; elytris strialës. Bolitophagus agaricola. Fab. éleut. 1.p. 114. Opatrum agaricola. Panz. fasc. 43.t. 9. Oliv. col. 3.n.0 56, pl. 1.f. 11.4. b. Eledona. Latr, gen. 2. p. 178. Habite en Europe , dans les bolets. Etc. Voyez les autres espèces dans Fabriciuset Latreille. nl TRACHYSCGCÈLE. (Trachyscelis. } Antennes à peine plus longues que la tête , terminées par une massue ovale , perfoliée , de six articles. Corps arrondi, bombé. Pattes fortes , fouisseuses ; jambes très-épineuses. Æntennæ capite vix longiores, articulis sex ulti- SANS VERTÈBRES. 301 mis clavam perfoliatam breviter ovatam eficien- tibus. Corpus rotundatum , convexum. Pedes validissi- mi, fossori ; tibiis spinosis. OBSERVATIONS, Les srachyscéles avoisinent les diapères et surtout les phaléries de M. Latreille. Elles s’enterrent dans le sable des bords de la mer. Leurs mandiBttes sont entières à leur pointe, ESPECE. &. Trachyscele aphodioïde. Trachyscelis aphodioides. Eatr. gen. crust. et ins. 4. p. 379. Habite aux environs de Montpellier, sur les bords de la mer. PHALÉRIE. (Phaleria.) 4 Antennes insérées sous un rebord , grossissant insensi- blement , et perfoliées seulement près de l'extrémité, Corps ovale ou en carré long, un pen déprimé. Jaämbes'antérieures élargies , épineuses , comme propres. à fouir. . Antennœ infrà clypei marginem insertæ , sensim extrorsum Trassiores » versus. extremitatem perfo- liateæ. Corpus ovato - oblongum | subdepressum. Pedes antici tibiis dilatatis spinosis subfossorüs. OESERVATIONS. Les phaléries avoisinent les diapères par leurs rapports, mais leur corps est plus allongé, moins bombé , et ce n'est 392 ANIMAUX que près de leur extrémite que les antennes sont perfoliées. Les mâles ont souvent des tubercules sur la tête. On croit qu'elles vivent dans le bois pourri ou sous l'écorce des arbres ESPÈCES. 1. Phalérie cornue. Phaleria cornuta. Ph. ferruginea; mandibulis porrectis recurvis corni/for- mibus. Trogossita cornuta. Fab. élent.v: p.158. Phaleria cornuta. Latr.gen. 1. t.10. f. 4.et vol. 2. p. 155: Habite l'Afrique boréale , l'Asie australe. 2, Phalérie des cuisines. Phaleria culinaris. Ph. ferruginea ; elytris crenalo-strialis ; tibiis anticis dentalis. a + T'enebrio culinaris. Lin. Fab. él. 1. p. 148. Phaleria culinaris. Latr. gen. 2. p. 175. Tenebrio culinaris. Oliv. col. 3. n.e 55. pl. 1. f. 13. Habite en Earope, sous les écorces , dans les tas de blé, Etc. DIAPEÈRE. (Diaperis. ) Antennes perfoliées, grossissant insensiblement vers le bout. Palpes filiformes. Corps ovoïde, très-convexe. Tête inclinée ét un peu enfoncée sous le corselet. Toutes les jambes allongées ; égalemert étroites. Antennæ perfoliatæ , sensim extrorsum crassiores. Palpi filiformes. | Corpus obovatum , vel ovato-rotundatum | valdè convexum. Caput thorace partim occultatum. Tibic omnes elongatæ subæquë angustæ. SANS VERTÈBRES. 303 . OBSERVATIONS... Les diapères vivent dans les champignons. Ils ont le corps plus raccourci et plus convexe que celui des phalé- ries , et leurs antennes, qui grossissent insensiblement vers le bout , sont perfoliées dans presque toute leur lon- gueur, ESPECES. 1. Diapère du bolet. Diaperis boletr. D. nigra ; elytris fascüis tribus flavis repandis. Diaperis. Geoff. 1.p. 33%. pl. 6. f. 3. Chrysomela boleti. Lin. Diaperis boletr. Fab. éleut. 2 p.565. Oliv. col. 3. n10:55:°plete f) t.-a:b..c. Habite en Europe, dans les bolets des arbres, 2. Diapère tacheté. Diaperi is maculat«. D. atra; elytris use puncto suturé fasciäque atris. Diaperis hydni. Fab. éleut. 2. p. 585. Diaperis maculata, Oliv. col. 3. n° 55, pl. 1. f. 2. a. L. Habite la Caroline. Bosc. Etc. HYPOPHLÉE. CHypophleus.) Antennes à peine “ la longueur du os ) grossis- sant un peu vers le bout , et à articles LP le der. nier avale. Corps allungé, presque linéaire. Corselet en carré long. ..Æntennæ tharacis vix longitudine , extrorshm sen- sèm crassiores , articulis. perfoliatis : MA ovato. Corpus 8. Geoff, Malachius bipustulatus. Fab. él r. 1 306, Oliv. col. 2. n.0 27. pl. 1. f. 1. Panz, fasc. 10. t. 3. Habite en Europe. Etc. MÉLYRE. (Melyris.) Antennes filiformes , un peu en scie, à peine de Ja longueur du corselet. Palpes filiformes, 462 ANIMAUX Corps ovale, ou ovale-oblong. Corselet rétréci anté- rieurement. Tête inclinée , en partie cachée sous le cor- selet. Elytres grandes , recouvrant tout l'abdomen. Antenne filiformes, subserratæ , thoracis vix lon- gitudine. Palpi filiformes. Corpus ovatum , vel ovato-elongatum. Thorax an- ticè angustior. Caput inflexum , sub thorace partim absconditum. Elytra magna , abdomen penitus obte- gentia. | OBSERVATIONS. Les mnelyres , auxquels nous croyons pouvoir réunir les zygies et mème les dasytes, se rapprochent des malachies par leurs rapports ; mais ils n’ont point de vésicules rétrec- tiles. Ces insectes ont , les uns , d'assez belles couleurs, les autres, des couleurs sombres. Leurs mouvemens sont lents, mais ils volent avec facilité. On les trouve sur les plantes et sur les fleurs. Ti 454 CRIS PÉÈCES! 1. Mélyre vert. Melyris viridis. M. viridis; elytris lineis elevatis tribus. F. Melyris viridis. Fab. él. 1. p. 311. Olive col. 2, n.0 21. pl. 1 fo 1. er pl.2. fr. Latr. gen. 1. p. 263. Habite an Cap de Bonne-Espérance. 2. Mélyre du Levant. Melyris oblongus. M. rufus ; capite elytrisque cyaneo-viridibus. Zygia oblonga. Fab.éL 2. p. 22, : Lat. gen. 1. p. 264. pl. 8. f. 3. Habite dans le Levant. 3. Mélyre noir. Melyris ater. M. oblongus , niger, hirlus, vagè punctatus. Dermestes hirtus. Lin. Dasytes alter. Fab, él. 2. p: 92; Latr. gen. r. p. 264. SANS VERTÈBRES. 463 Mélyre atre. Oliv. col. 2. u.° 21. pl. 2. f. 8. An lagria atra? Panz. fase. 8. 1. 9. Habite l’Europe australe, sur les graminées. Etc. CLAIRON. (Glerus.) Antennes de la longueur du corselet, grossissant ‘in- sensiblement, formant presque une massue à leur ex- trémité. Palpes inégaux : les maxillaires subfiliformes ; les labiaux terminés en hache, Corps oblong, non bordé, velu : corselet oblong , rétréci postérieurement, Tête inclinée, en partie enfoncée dans le corselet. Tarses à quatre articles apparens. Antennæ thoracis longitudine , sensim extrorsum crassiores , versus extrémitatem subclavatæ. Palpi inæquales : maxillaribus subfiliformibus ; labialibus apice securifornu. Corpus oblongum, immarginatum, subhirtum. Tho- rax oblongus , posticè angustior. Caput inflexum, clypeo partim insertum. Z'arsi articulis quatuor cons- picuis , eorum articulo primo abscondito. OBSERVATIONS. Les clairons tiennent encore aux coléopiéres à élytres flexibles, etnéanmoins, sous d'autres rapports, ils sem- blent se rapprocher des nécrophages. Leurs antennes gros- sissent insensiblement ; et quoique leurs trois derniers ar- ticles soient les plus gros, ils vont eux-mêmes en grossis- sant , et ne forment point une massue séparée, On ne con- | maissait que quatre articles aux tarses de ces insectes; mais | M. Latreille a observé que leur premier article était caché par le sécond , et qu’ils en ont réellement cinq. 464 ANIMAUX Ces insectes sont allongés, ont des couleurs variées as- sez brillantes , et souvent des bandes colorées transverses. Leurs yeux sont un peu en croissant. On les trouve sur les fleurs ; inais leurs larves sont carnassières , dévorent d’au— tres insectes vivans, ou rongent des matières animales. Selon ma méthode de simplification ; j'y réunis les né- crobies. ESPECES. 1. Clairon alvéolaire. Clerus alvearius. C. violaceo-cæruleus , hirtus ; elytris rubris : maculé com- muni fasciisque tribus cæruleo-nigris. Trichodes alvearius. Fab. él. 1. p. 284. Clerus. Geoff. 1. p. 304. pl. 5. f. 4. Oliv. col, 4. n.0 56. pl. 1. f. 5. à. b. Latr. gen. 1.p.273. Panz, fasc. 3a.t. 14. Habite en Europe. ‘ 2. Clairon apivore. Clerus apiarius. C. cyaneus ; elytris rubris : fasciis tribus cærulescenti- bus; Lerti& Lerminall. F. Trichodes apiarius. Fab. él. 1. p. 284. Clerus apiarius. Oliv. thid. pl. 1. f, 4. Latr. gen.". p. 2973. Panz. fase. 31. 1. 13. Attelabus apiarius. Lin. Habite en Europe , dans les ruches des abeïlles. 3. Clairon violet. Clerus violaceus. C. violaceo-cæruleus , subhirtus ; antennis nigris. Dermestes violaceus. Lin. Corynetes violaceus, Fab. él. 1. p. 285. | ÎVecrobia violacea. Latr, gen. 1. p.274. Oliv. col. 4. n.0 96 bis. pl. 1. f. 1. à. b. c. Pauz. fasc. 5. t. 7. Habite eu Europe , dans les cadavres des animaux. Etc, SANS VERTÈBRES: AG5 TIL L E. ( Tillus. ) Antennes filiformes, de la longueur du corselet, plus ou moins en scie d'un côté. Mandibules subbidentées, Palpes filiformes : les labiaux quelquefois en hache. Corps allongé , subcylindrique. Corselet plus étroit que les élytres. Antennæ filiformes, thoracis longitudine, hinc plus minüsve serratæ. Mandibulæ subbidentatæ. Palpi fiiformes : labialibus interdum securiformibus. Corpus elongatum , subcylindricum. Thorax ely- tris angustior. OBSERVATIONS. Les silles ne sont pas des insectes carnassiers, et néane moins semblent se rapprocher un peu des clairons. Ces insectes ont peu d’agilité , fréquentent les fleurs, et sont peu nombreux en espèces. Ceux parmi eux dont les quatre palpes sont filiformes, sont des énoplies pour M. Latreille; ils n’ont, comme les clairons, que quatre articles apparens aux tarses. ES PECES. 3. Tille allongée. 7'illus elongatus. T. atèr ; thorace villoso rufo. Chrysomela elongatas Lin. Tillus elongatus. Oliv. col. 2. n 22. pl. 1. f. 1. 4. b. c. d. e, Tillus elongatus. Fab. él. 1. p.281. Panz, fasc. 43. t. 16, Latr. gen. 1. p. 269. Habite en Europe. ». Tille serraticorne. Zillus serraticornis. T.. ater ; elytris testacers. Tome 1F. ARE LS 466 ANIMAUX T'illus serraticornis. Oliv. col. 2. n.o 22. pL 1. fa, a. b. c. d. Fab. él. 1. p. 282. Panz, fasc. 26. t. 13. Enoplium serraticorne. Latr. gen. 1. p. 271. Habite en Italie. DRILE. (Drilus.) Antennes filiformes, pectinées d’un côté, surtout dans les mâles, un peu plus longues que le corselet. Palpes maxillaires longs, avancés. Corps oblong , un peu déprimé , mou. Corselet trans- verse. Klytres grandes , flexibles. Antennæ filiformes, hinc pectinatæ , præsertim in masculis, thorace pauld longiores. Palpi maxilla- res longt, porrectr. Corpus oblongum , subdepressum ; molle. Thorax transversus. Elytra magna , molliuscula. OBSERVATIONS. Les driles tiennent encore aux insectes précédens par leurs rapports ; mais ils semblent offrir une transition des insectes 1alacoptères , ou à élytres molles, à ceux qui ont les élytres dures. Les driles ressemblent en effet au ptilin par leurs antennes, et néanmoins ils appartiennent encore aux maélyrides. ESPÈCE. 1. Drile jaunûtre. Drilus flavescens. Drilus flavescens. Oliv. col. 2. n.0 23. pl. 1.f. 7. Ptilinus. Geoff. 1. pl. 1. f. 2. Le panache jaune, Ptilinus flavescens. Fab. el. 1. p. 329. Panz.-fasc. 3. t. 8. Drilus flavescens. Latr: gen. 1. p. 255." Habite en France, sur les plantes. Sou corps est un peu velu SANS VERTÈBRES. 467 LES. BP FINTENS. Antennes filiformes , quelquefois en scie ou pectinées, Mandibules courtes , fortes, échancrées à leur ex- trémité ou offrant une dentelure au-dessous. Téte en grande partie enfoncée dans le corselet. Elytres dures , recouvrant entièrement l'abdomen. Les ptiniens sont de petits coléoptères pentamères à corps dur, destructeurs des bois et des collections d'his- toire naturelle. Îls ont Île corps ovale, subcylindrique, et, en général, le corselet renflé. Leurs palpes sont courts, avec Je dernier article plus gros. Ces insectes habitent, la plupart, l'intérieur des maisons , conirefont le mort lorsqu'on les touche , et ont des couleurs som- bres. Voici leurs divisions. (1) Antennes beaucoup plas courtes que le corps. (a) Antennes pectinées dans les mâles, en scie dans les fe- melles. Pülin. | (b) Antennes simples, non pectinées, nien scie. Vrilleite. (2) Antennes presque aussi longues que ic corps , très-peu en scie. Le corselet plus étroit que l'abdomen. Pune. Gibbie. PTILIN. (Pülinus. ) Antennes pectinées dans les mâles, en scie dans les 468 ANIMAUX femelles, un peu plus longues que le corselet. Mandi- bules bidentées au sommet. Corps oblong, subcylindrique. Corselet large, sub- globuleux. T'ête saillante , inclinée. Antennæ in maribus pectinatæ , in feminis serra- tæ , thorace pauld longiores. Mandibulæ apice bi- dentatæ. Corpus oblongum , subcylindricum. Thorax latus , convexus , subglobosus. Caput prominulum , inflexum. OBSERVATIONS. Le ptilin est un petit coléoptère très-rapproché des vril- lettes par ses habitudes , et qui ne ressemble au drile que par ses antennes. La larve de cet insecte vit dans les bois morts, y forme de petits trous ronds et profonds, et n’en sort que dans l’état parfait. ESPÈCES. 1. Pülin pectuinicorne. Ptilinus pectinicornis. Pt. sorpore nigricante ; elytris fuscis, subcastaneis ; an- tennis pedibusque rufescentibus. Ptinus pectinicornis. Lin. Ejusd. dermestes pectinicornts. Le panache brun. Geoff. 1. p. 65. nv x. Ptilinus pectinicornis. Fab. él. 1. p. 329. Oliv. col. 2. n.o 17 bis. pl. 1. f. 1. Latr. gen. 1. p. 277. Panz. fase. 3.1. 9. Habite en Europe, sur le bois mort. 2, Pülin pectiné. Ptilinus pectinatus. Pt. niger ; antennis pedibusque flavis. F. Ptilinus pectinatus. Fab, él. 1. p. 329. Panz. fasc. 6. t. 9. Habite en Allemagne. Il a les élytres striées. Etc, i SANS VERTÈBRES. Â69 Observ. Ici doit ètre placé le genre dorcatoma de Fabricius ( él r. p« 330), dont les antennes très - courtes n’ont , selon M. Latreille , que nenf articles. Voyez le dermestes murinus. Panz. fasc, 26. t. 10. VRILLETTE. ( Anobium. ) Antennes filiformes , simples, de la longueur du cor- selet, les trois derniers articles plus longs. Mandibules courtes , dentées au sommet. | | Corps oblong , convexe , subcylindrique. Corselet large , transverse, un peu en capuchon. Tête inclinée sous le corselet. Antennæ filiformes , simplices , thoracis longitu- dine : articulis tribus ultimis longioribus. Mandibulæ breves , apice dentateæ. Corpus oblongum , convexum , subcÿlindricunr. Thorax latus , transversus , subcucullatus. Caput in- Jrà thoracem inflexum. OBSERVATIONS, Les vrillertes tiennent aux ptilins par leurs habitudes et par plusieurs caractères; mais leurs antemnes ne sont ni pectinées, mi en scie. Elles ont le corselet élevé, plus ou moins en capuchon, recevant et cachant en partie la tête, Leurs élytres sont dures, couvrant entièrement l’ab- domen. Ces petits coléoptères sont très-nuisibles. Plusieurs espèces vivent dans l’intérieur des maisons. Leurs larves vivent dans les boiseries, les meubles en bois, les pou- tres , les solives, etc. Elles percentle bois, s’en nourrissent, et y font une infinité de petits trous ronds comme ferait une vrille , qui Le rendent vermoulu. C’est à une espèce de 470 ANIMAUX ee genre qu'on attribue ce petit bruit singulièr qu'on entend souvent, le soir, dans un appartement , et qui ressemble au bruit d'une montre qui serait de temps en temps inter- rompu. ESPÈCES. 1. Vrillette marquetée. Ænobium tessellatum. A. fuscum ; thorace æquali; elytris subtessellatis. F. ÆAnobium tessellitum. Fab. éleut. 1. p. 321. Oliv. col. 2. n.0 16. pl. 1. f. 1. Latr. gen. 1. p. 275. Panz. fasc. 65. t. 3. Byrrhus. Geoff. 1. p. 112. n.° 4. Habite en France, en Allemagne, dans les maisons. 2. Vrillette striée. Ænobium striatum. A. fuscum, immaculatum; thorace compresso; elytris striatis. Anobium striatum. Oliv. col. 2. nu. 16. pL 2. f. 7. Eatr. gen. 1.p. 276. La vrillette des tables. Geoff. 1. p. 111. n. 1. pl. r. f.6. Anobium pertinax. Fab. él. 1.p. 322. Habite en Europe. Commune dans les maisons: C'est elle; probablement , qui fait ce bruit singulier qu’on entend le soir dans les appartemens. Etc. PTINE. (Punus.) Antennes filiformes , longues, simples , insérées en- tre les yeux. Palpes subfliformes. Corps ovale-oblong ; corselet plus étroit que les ély- tres , renflé, en capuchon, souvent muni d’un étrangle- ment. Un écusson. Abdomen presque ovale. Antennæ filiformes, longæ | simplices , intra ocu- dos insertæ. Palpi subfiliformes. Corpus ovato-oblongum. Thorax elytris angustior , turgidulus , cucullatus, sæpè coarctatus. Scutellum. Abdomen subovale. SANS VERTÈBRES. 471 OBSERVATIONS. Les ptines ont les antennes beaucoup plus longues que celles des vrillettes ; le corselet plus étroit que les élytreset en capuchon. Îls ont la tête petite, le dos convexe , les élytres dures, aussi longues que l'abdomen. Ces insectes sont petits, ont la démarche lente , et vivent particuliére- ment dans les herbiers , les collections d'insectes, les feuilles sèches, la farme, etc. Ils sont une peste dans les cabinets d'histoire naturelle; ils n'épargnent même pas les papiers , les livres. ESPECES. 1. Püne impérial. Ptinus imperialis. Pt, fuscus ; thorace subcarinatlo ; elytris maculd lobaté albä. Ptinus imperialis. Fab. él. 1. p. 326. Panz. fasc. 5,1. 7. Oliv. col. 2. n.015. pl. 1. f. 4. Habite en Europe., sur le bois mort. 2. Ptne voleur. Ptnus fur. Pt. testaceus ; thorace quadridentato; elytris fasciis duas bus albis. Ptinus fur. Lin. Fab. él. 1. p. 325. Oliv. col. 2.n.017. pl. 1.f. 1, a b.c. Latr. gen. 1. p.279. Bruchus. Geoff. 1. p.164. 1. pl 2.f.6, Habite en Europe. Il dévaste les herbiers, les collections d'ia- sectes, etc» GIBBIE. (Gibbium.) Antennes subsétacées , insérées devant les yeux ; à ar- ticles cylindriques. Les yeux très-petits, presque aplaus. Corselet court ; abdomen grand , renflé , presque globuleux, Elytres soudées. Point d’écusson distinct. 47 ANIMAUX ÆAntennæ subsetaceæ ; antè oculos insertæ , articu- lis cylindricis. Oculi parvi, subdepressi. Thorax brevis ; abdomen magnUM , turgidum , TA globosum. Elÿtra connata. Scutellum nullum PRE um. OBSERVATIONS. La gibbie est trés-voisine des ptines par ses rapports et ses habitudes ; mais elle a une forme particuliére, n’a point d'ailes , et affre plusieurs caractères qui semblent autoriser : sa distinction. Elle attaque aussi les collections d’histoire naturelle. ESPÈCES. Gibbie marron. Gibbium scotias. G. castaneum , nitidum, læve ; antennis pedibusque pubes- centibus. Gibbium. Scop. Latr, gen. 1. p. 278.1. 8. f.4. Bruche sans ailes. Geoff. 1, p. 164. n°, 2. Ptinus scetias. Oliv. col. 2. n.0 17, pl. r4f. 2. a. re Ptinus scotias. Fab. el. 1. p. 327. Panz. fase. 5. t. 8. Habite l’Europe australe, dans les cabinets d'histoire matu: relle. Gibbie sillonnée. Gibbium sulcatum. G. thorace quadrisulcato villôso ; POHAUPS elytris fusco= Lestaceis , nilidis. Ptinus sulcatus. Fab. él. 1.p. 327. Habite aux Canaries. Trouvée dans l'envoi de plantes seches. ! LES BUPRESTIENS. Sternum antérieur s’avançantsous la téte ; Presque sous la bouche , et sa partie postérieure se prolongeant en une pointe , soit aiguë , soit émoussée. Les Duprestiens peuvent étre aussi nommés s{er- noxiens, parce qu'ils sont distingués des autres penta- SANS VERTÈBRES. 473 mères filicornes par leur sternum antérieur , c'est-à-dire, par cette partie de la poitrine qui est située entre la pre- mière paire de pattes; cette partie, ici très-remarquable, s’avançant jusque sous la bouche ; et son extrémité op- posée se prolongeant en arrière en une pointe bien dé- couverte. Ces insectes ‘ont des antennes filiformes , le plus souvent en scie ou pectinées , jamais longues , dé- passant à peine le corselet par leur longueur. Leur corps est ferme, allongé ou en ellipse oblongue , et leur tête est enfoncée jusqu'aux yeux dans le corselet. Ils ne vivent que de matières végétales, et offrent souvent des couleurs assez brillantes: On ne les divise qu’en très- peu de genres, mais deux de cés genres embrassent chacan un grand nombre d'espèces : voici leurs divi- sions. (1) Mandibules entières à ent pointe, sans PSN PRRRe ni dent lpärticuliére 1! (a) Ealpes filiformes, Le pénaltiéme article des ravis iébE “Bupreste. Cérophyte. & Palpes à à dernier article plus gros. Tous les articles des tarées I 4 entiers. Mélasis, 3 Mandibules échancréescu bifides à leur extrémité, Tous Les ar- ticles des tarses entiers. | RER . Taupia. BUPRE S T £. CRE ) :1 Antennes flifonmes, le plus souvent-en scie, à peine le la longueur du corselet. Mandibules bles : Inà- 474 ANIMAUX choires à deux lobes. Palpes courts, filiformes au à “peine plus gros au bout. Corps elliptique-oblong. Corselet large , à angles po térieurs non prolongés. Antenncæ filiformes , sœpius serratæ , thorace bre- viores , aut thoracis vix longitudine. Mandibulæ sim- plices ; maxillæ lobis duobus ; palpi breves , filifor- mes , aut vIX apice crassiores. Corpus elliptico-oblongum. Thorax subtransversus , angulis posticis non extrorshm prominulis. OBSERVATIONS. Les buprestes constituent un très-beau genre, nombreux en espèces, parmi lesquelles il s’en trouve qui sont or- nées de couleurs si riches , si brillantes , qu’elles font partie des plus beaux coléoptères connus. Aussi Geoffroy les a-t-il nommées richards en francais. C’est surtout parmi les bu- prestes exotiques, que l’on veit les plus grandes et les plus belles espèces. Ces insectes ont beaucoup de rapports, par leur forme générale, avec les taupins 3 mais ils n’ont point la faculté de sauter, et ils ont le pénultième article des tarses bilobé. Ils marchent assez lentement ; mais leur vol est facile , sur- tout lorsqu'il fait beau et que le temps est chaud. Leurs élytres sont fermes, et souvent dentées à leur extrémité postérieure: La larve des buprestes n'est point connue, mais on pré- sume qu'elle vit dans le bois. L’insecte parfait se ren- contre sur les fleurs, sur les feuilles , dans les chantiers, etc. ESPÈCES. 1. Bupreste géant. Bunrest gigas. B. viridi-œnea , nilida ; thorace lœvi; elytris rugosis, bé dentatis. SANS VÉRTÈDRES. 475 Buprestis gigas. Lin. Buprestis gigantea, Fab. él. 2. p. 185. Oliv. col. 2. n.032. pl, 1. f. 1. a. b. Habite à Cayenne. 2. Bupreste bande-dorée. Buprestis wittata. B. viridi-cœrulea ; elytris bidentatis punctatis : lineis qua- Luor elevalis viridi-œneis ; vitt4 latd aured. Buprestis vittata. Fab. él. 2. p. 187. Oliv. col. 2. n.° 32. pl. 3.f. 17.4. Habite aux Indes orientales. 3. Bupreste à faisceaux. PBuprestis fascicularis. B. viridi-aurea, interdüm obscura ;, scabra; elytris inte- gris : punclis fasciculatoe-pilosis. Buprestis fascicularis. Lin. Fab. él. 2. p. ao1. Oliv. col. 2. n.e 32. pl. 4. f. 38. Habite le Cap de Bonne-Espérance. 4. Bupreste ocellé. Buprestis ocellata. B. viridi-nitens ; elytris tridentatis : maculis duabus aureis ocellarique flavé. Buprestis ocellata. Fab. él.a. p. 193. Oliv. col. 2. n.o 32. pl. 1.f.3. Habite les Indes orientales. Etc. CÉROPHYTE. ( Cerophytum. ) Antennes très-pectinées ou branchues d’un côté dans les mâles, en scie dans les femelles. Mächoires à deux lobes. Palpes en massue. Corps ovale, déprimé. Pénuhième article des tarses bifide. Antennœæ valde pectinatæ , vel hinc ramosæ in ma- ribus , in feminis serratæ. Maïxillæ lobis duobus. Palpi clavati, _ Corpus ovale, depressum. Tarst articulo penultimo bifido. 476 . : ANIMAUX OBSERVATIONS. Le type de ce genre est encore peu connu. C’est un in secte qui, À mp mou voisin du mélasis , en parait très-dis— ungué. E'SPECE. 1. Cérophyte élatéroïde. Cerophytum elateroides. Melasis elateroides. Latr. hist. nat. , ete. vol. 9. p. 76. Cérophyte. Latr, Considérations gén. , etc., p. 169. Habite aux environs de Paris. Il est noir ; strié. MÉLASIS. (Mclasis.) Antennes pectinées dans les mâles , em scie dans les femelles, de la longueur du corselet. Mandibubkes en- üères. Mâchoires simples. Palpes en massue. Corps cylindrique ; corselet un peu écarté de labdo- men postérieurement : à angles postérieurs prolongés de chaque côté en une dent pointue. Tous les articles des tarses entiers. Antennœæ in maribus pectinatæ, in feminis serratæ , thoracis longitudine. Mandibulæ maxilleque integer- rimæ. Palpi clavati. Corpus cylindricum. Thorax posticè ab abdomine remotiusculus ‘an gulis posticis utroquüelatere in dentem acutam productis. Tarsorum articuli omnes integrt. OBSERVATIONS.. Les mélasis tiennent aux taupins par les angles posté- rieurs de leur corselet et par leurs tarses à articles entiers 5 SANS'VERTÈBRES. 477 imais ils ne sautent point. On n'en connaît qu’une espèce. Elle vit dans le bois mort. ESPECE. ., Melasis flabellicorne. Melasis flabellicornis. Elater buprestoides. Linn. Melasis flabellicornis. Fab. él. 1. p. 35r. Latr. gen. 1. p. 247. Oliv. col. 2. n.0 30, pl. 1. f. 1. Panz. fase. 3. t. 9. Habite en Europe. TAUPIN. (Elater.) Antennes filiformes , en'scie , à peine de la longueur du corselet. Mandibules bifides ou bidentées au som- met. Palpes maxillaires sabsécuriformes. Corps allongé | un peu déprimé. Angles postérieurs du corselet pointus , saillans. Pointe postérieure de l'avant-sternum s’enfoncant dans une cavité de la poi- trine et servant de ressort pour faire sauter le corps. Antenne filiformes , serratæ , thoracis vix longi- tudine. Mandibulæ apice bifidæ aut bidentatæ. Palpi maxillares subsecuriformes. Corpus elongatum , depressiusculum. Thoracis an- guli posteriores acuti, prominuli. Sterni antier acu- men posticale in cavitatem pectoris deprimens cor- poris saltum edit. OBSERVATIONS. Les saupins ont beaucoup de rapports avecles buprestes, etleur ressemblent par leur forme générale; mais ils s’en dis- 473 ANIMAUX tinguent par leurs mandibules , par les angles postérieurs de leur corselet, par leur faculté de sauter lorsqu'on les met sur le dos , et parce que leurs tarses sont à articles en- tiers. On voit au-dessous de leur tête et sur la partie infé- rieure de leur corselet, deux rainures, une de chaque côté, dans lesquelles se logent les antennes lorsqu'elles sont abaissées. Ces insectes constituent un genre fort nombreux en es- pèces, parmi lesquelles on en connaît qui sont phosphori- ques et [lumineuses dans l'obscurité. Leurs larves vivent . dans les troncs d’arbres pourris , dans les racines des plantes et dans les vieilles souches. D'après celle d’une espece observée par Degeer, elles sont peut-être pourvues de petites antennes, ESPECES. [ Quelques-unes des exotiques. ] 1. Taupin flabellicorne. Ælater flabellicornis. E. fuscus ; antennarum fasciculo flabelliformi. F. Elater flabelliformis. Lin. Fab. él. 2. p. 221. Oliv. col. 2. n.0 31. pl. 3. f. 28. Habite aux Indes orientales. 2. Taupin tacheté. Ælater speciosus. E. elbidus, nigro-maculatus. Elater speciosus. Fab. él. 2. p. 221. Oliv. col. 2. n.o 34. pl. 7.f. 5o. Habite anx Indes orientales. 3. Taupin lumineux. Ælater noctilucus. E. thoracis lateribus maculé [lavé glabrä. F. Elater noctilucus. Lin. Fab. él, à. p. 223. Oliv. col. 2. n.0 35. pl. 2.f. 14. Habite l'Amérique méridiouale , les Antilles. 4. Taupin phosphorique. Ælater phosphoreus. E. thorace postice maculis duabus glabris flavis. Fi” ÆElater phosphoreus. Lin. Fab. él. 2. p. 223. SANS VERTÈBRES. 479 Oliv. col. 2. n.0 3r. pl. 2. f. 20. et f. 14. b. Habite à Cayenne, Surinam. Etc. Parmi les espèces indigènes de l'Europe , voyez dans Fa- bricius les E. ferrugineus, ruficollis, castaneus , ater- rimus, murinus , tessellatus , marginalus, etc. LES:STAPHYLINIENS.: Antennes filiformes ou moniliformes , souvent subper- Johées , grossissant quelquefois vers le bout. Man- dibules fortes, arquées , aiguës. Corps allongé, étroit. Elytres tres-courtes, laissant, en général, une grande partie du dos de l'abdomen à nu. Les staphyliniens sont assurément très-reconnaissables par les caractères que je viens de citer et surtout par leur corps allongé et leurs élytres courtes , qui laissent à nu une grande partie du dos de l'abdomen. Les hanches des deux pattes antérieures de ces insectes sont grandes ; et deux vésicules coniques pointues, que l'animal fait sortir et rentrer à son gré, sont situées près de l'anus à l'extrémité de l'abdomen qui se termine en pointe. Ces insectes courent avec agilité et volent facilement. Lorsqu'on les touche, ils relèvent leur queue ou Ja partie postérieure deleur abdomen, comme s'ils voulaient piquer ou se défendre. Ils fréquentent leslieux où se trouvent des matières en putréfaction , soit végétales où animales. On les rencontre souvent par terre , dans les fumiers, au- tour des excrémens , sous les pierres. On les trouve aussi dans les lieux humides, les plaies des arbres , et sous leurs écorces. Linné en avait formé un seul genre sous le nom de staphylinus ; on le partagea ensuite en trois genres par- 480 ANIMAUX ,_,, ticuliers, et dès lors ces insectes furent considérés comme formant une famille. dt Les entomologistes , reconnaissant, avec raison , que les staphyliniens constituaient une famille naturelle, qu'il fallait partager en plusieurs genres, portèrent peut- être trop loin leur art des distinctions ; car ils formèrent, aux dépens du genre staphylinus de Linaé , un grand nombre de genres particuliers auxquels il serait difficile de trouver l'importance qui convient à des distinctions génériques. C’est-là, toujours, que se trouve le danger de l'abus. Quant au nombre des genres , m'efforcant de les ré- duire à celui qui me paraît indispensable , et employant toujours les observations intéressantes qu'on doit à M. La- treille, je divise les staphyliniens de la manière sui- vante. , i Ceux qui voudront faire une étude particulière de cette famille, pourront recourir à la monographie des micropières qu'a publiée M. Gravenohorst , en 2 vol. in-8.0 DIVISION DES.STAPHYLINIENS. eee (1) Tête découverte, entièrement séparée da corselet par un con ou par un étranglement. (a) Labre divisé profondément en deux lobes. (+) Tous les palpes filiformes. Staphylin. (++) Les quatre palpes terminés par unartigle plus grand; ou seulementles labiaux, : Oxypore. SANS VERTÈBRES. 481 (b) Labre entier. (+) Palpes maxillaires presque aussi longsque la tête. i Pédère. (++) Palpes maxillaires beaucoup plus courts que la tête. (*) Antennes insérées devant les yeux sous un rebord. Oxytèle. (**) Antennes insérées à nu entre les yeux ou près de leur bord interne. Aléochare. (2) Tête enfoncée postérieurement dans le corselet jasques auprés des yeux. | Loméchuse. Tachine. STAP HYLIN. (Staphylinus. ) Antennes filiformes , de la longueur du corselet , insé- rées entre les yeux ou devant les yeux. Labre bilobé. Palpes filiformes. Tête entièrement saillante. Corps allongé, étroit. Ely- tres très-courtes. Antenne filiformes , submoniliformes , thoracis lon- gitudine , intra oculos, vel antè oculos insertæ. La- Drum bilobum. Palpi filiformes. Caput penits exsertum. Corpus elongatum, angus- tum. Elytra abbreviata. OBSERVATIONS. Les staphylins sont faciles à reconnaître , ayant la tête tout-à-fait dégagée du corselet , le labre bilobé , et les qua- tre palpes filiformes. C’est par le caractère de leurs palpes qu’on les distingue de nos oxypores. Ces insectes sont car- nassiers , se nourrissent des autres insectesiqu'ils peuvent Tome IF. 31 482 ANIMAUX attraper , ou vivent autour des cadavres et des fumiers. Ils ne piquent point, mais ils mordent ou pincent avec leurs mandibules. Je réunis à ce genre les pinophiles et les la- throbies , quoique ceux-ci aient les antennes insérées de- vant les yeux. ESPÈCES. 1. Staphylin bourdon. Staphylinus hirtus, St. hirsutus, niger; thorace abdomineque postice Ravis. Staphylinus hirtus. Lin. Fab. él. 2. p. 589. Oliv. col. 3. n.° 42. pl. 1. f. 6. Latr. gen. 1. p. 286. Panz. fase. 4. t. 19. Habite en Europe , autour des cadavres. 2. Staphylin odorant. Staphylinus olens. St. n'ger, opacus, immaculatus ; capite thorace latiore: Staphylinus olens. Fab. él.2, p.59. Oliv: col. 3. n.0 42.pl. 1. f. 1. Panz. fasc. 27.t.r. Habite en Europe, autour des cadavres. Commun près de Paris. 3. Staphylin érythroptère. Staphylinus erythropterus. S4. ater ; elytris antennarum basi pedibusque rubris. Staphylinus erythropterus. Lin. Fab. él. 2. p. 593. Oliv col. 3. n° 42. pl.2. f. 14. Panz. fasc. 27. t. 4. Habite en Europe, dans les fumiers. Etc. Ajoutez-y les SE. murinus, aureus, æneus , hœmorrhoi- dalis , oculatus, erythrocephalus, Similis, cyaneus, pubescens, cupreus , stercorarius , brunnipes, fulgidus , elegans, pilosus , politus , amænus, d'Olivier ; et pour la lathrobie , voyez 44. elongatus de Fabricius (pæderus, Pauz. fasc. 9. t. 12.) 4 OXYPORE., (Oxyporus.) Antennes courtes, épaisses, moniliformes , perfo- liées. Labre bilobé. Palpes labiaux terminés par un ar- é ticle plus eraud, sécuriforme. SANS VERTÈBRES. 483 Tête saillante. Corps ailongé. Elytres très-courtes. Antennæ breves , crassiusculæ , moñiliformes , per- foliatæ. Labrum bilobum. Palpi labiales articulo ul- timo majore , securiformt. Caput exsertum. Corpus elongatum. Elÿtra abbre- viata. OBSERVATIONS. Les oxypores , dont il s’agit ici , sont ceux de M. La- treille | auxquels je réunis son astrapée, quoiqu'elle ait les quatre palpes terminés par un article plus grand , et les antennes plus gréles. Ainsi les staphylins ont les quatre palpes filiformes ; et mes oxypores ont au moins deux palpes terminés par un article plus grand , ce qui peut suf= fire pour les séparer. En général, leurs mandibules sort; grandes , avancées. ESPECES. [ Celles qui ont les palpes iaxillaires filiformes.] x; + Oxrpore roux. Oxyporus rufus. Ô. rufus ; capite elytrorum nie postico nigris. Staphylinus rufus Lin. Oxyporus rufus. Fab. él. 2. p. 604. Oliv.:col:13;n.0t43;plix. fr. Panz, fasc.16.t. 19. Latr. gen 1. p.284: Habite en Rs dans les bolets, les agarics. 2... Oxÿpore £ grandes-dents.. | Oxy porus maxillosus. fs GA aler ; elytrés pallidis : angulo postico nigro; abdomine ‘‘‘rufo : ano fusco. Otyporus mazillosus. Fab..él. 2. p. Go. Panz: fase 216. €: 20.1 if Habite en Allemagne: [ Les. quatre palpes ‘à dernier ‘article plus grand. ] - ‘3f fi 1.) 4 se A gré & 3. Oxypore de l'orme. Oxiporus ulmi. O. ater , nitidus ; antennarum articulo primo ; elytris ab- 077 dominisque ses zmento pénultimo rufis. F 484 ANIMAUX Staphylinus ulmi. Ross. f. etr, 1.t. 5.f.6. Oliv. col. 3. n.° 42. pl. 4. f. 37. Staphylinus ulmineus. Fab. él. 2. p. 595. Panz. fasc. 88. t. 4. Astrapœus ulmi. Latr.gen. 1. p. 284. Habite l'Italie, la France australe , sous l'écorce de l’orme: PÉDÈRE. (Pæderus. ) Antennes moniliformes , grossissant insensiblement , ou se terminant en une massue de deux ou trois arti- cles. Labre entier. Palpes maxillaires presque aussi longs que la tête. Tête saillante. Corps allongé, étroit. Elytres très- courtes. Antennæ moniliformes , extrorsum sensim crassio- res, vel in clavam bi seu triarticulatam terminatæ. Labrum integrum. Palpi maxillares longi, capitis ferè longitudine. Caput exsertum. Corpus elongatum , angustum. Elytra abbreviata. OBSERVATIONS. Les pédères sont bien distingués des’‘staphylins et des oxypores par leur labre entier. Dans les pedères de Fabri- cius et de M. Latreille, les antennes sont insérées devant les yeux et vont seulement en grossissant; dans les stènes, les antennes s’inserent près du bord interne des yeux et sont terminées en massue. L'insertion des antennes n’est point en accord avec la forme en massue de ces parties, puis- que dans l'évæsthète de Gravenhorst, les antennes en mas- sue , sont insérées devant les yeux. | Nos pédères, distingués par la tête saillante entièrement, SANS VERTÈBRES. 459 le labre entier, et les palpes maxillaites presque aussi longs que la tête, sont des insectes qui aiment les lieux hu: mides , et qui vivent effectivement sur le bord des eaux. ESPECES, [ Celles dont les antennes sont insérées devant les yeux.] 1. Pédère des rivages. Pæderus riparius. P. rufus ; elytris cæruleis; capite abdominisque apice ni- gris. : Staphy linus riparius. Lin. Geoff. 1. p. 369. n. 2r. Pœderus ripartus. Fab. el. 2. p.658. Oliv. col. 3. n,, 44. pl. 1. f. 2. Panz, fase. 9. t 11. Habite en Europe, près des eaux, 2. Pédère ruficolle. Pæderus ruficollis. P. niger; thorace rufo:, elÿtris cyaneis. Pæderus ruficollis. Fab. él. 2. p. 608. Panz. fasc. 27.t. 23 Oliv. col.3. no 44. pl. 1.f.1. à. b. c. Staphylinus. Geoff. 1. p. 370. ne 23: Habite en Europe , près des eaux. [ Celles dont les antennes s’insèrent près du bord in terne des Jeux. | 3. Pédère à deux points. Pæderus biguttatus. P. niger ; elytris puncto albido ; oculis proménulis. Staphylinus biguttaltus. Lin. Geoff. 1. p. 371. n.24. Panz. fasc. 11. t. 17. Stenus biguttatus. Fab. él. 2. p. 602. Latr. gen. 1. p. 294. Pœderus biguttatus. Oliv.3.n0 44. pl. 1.f,3. a. b. Habite en Europe , sur le bord des eaux. Etc. Voyez stenus juno de Fabricius. OXYTÈLE. (Oxytelus.) Antennes filiformes , insérées devant les yeux sous un rebord , grossissant quelquefois vers leur extrémité, La- 486 ANIMAUX bre entier: Palpes sibulés ou fi'iformes : les maxillaires beaucoup plus courts que la tête. Tête saillante. Corps aliongé, déprimé. Elytres rac- courcies. Pattes antérieures à jambes souvent épinenses. Antenne filiformes , antè oculos sub margine pro- minulo insertæ , versùs extremitatem interdum cras- sescentes. Labrum integrum. Palpi subulati aut fili- formes : maxillaribus capite muld brevioribus. Caput penits detectum. Corpus oblongum aut elon- gatum , depréssum. Elytra abbreviata. Pedes antics sæpè spinosi. | OBSERVATIONS. Sous le nom d’oxyrèle, je réunis les oxyteles , les oma- lies, les protéines et les lestéves de M. Latreille; ces insectes ayant tous , selon ce savant, les antennes insérées sous un rebord devant les yeux. Leur téte est découverte, et leur labre est comme dans les pédéres; mais leurs palpes maxillaires , beaucoup plus courts que la tête , les en dis- tinguent. é ESPEGES. 1. Oxytèle jayet. Oxytelus piceus. O. niger ; thorace trisulcalo ; pedibus pallidë testaceis. Oliv. : À Staph; linus piceus. Lin. Fab. él. 2. p. Gor. Panz. fase. 27. t. 12. : Oxytelus piceus. Oliv. Encyel. n.o 14 Habite en Europe , dans les fientes des animaux. 2. Oxytèle tricorne. Oxrytelus tricôrnis. O. niger ; capite bicorni; thoracis cornu porrecto aculo ; elytris rufis. Oliv. Ozytelus tricornis. oliv. Encyel. h.a 13. Staphylinus tricornis ejusd. col. 3. n.° 42. pl. 6. £. 56. Staphylinus armatus. Panz fasc. 66. t. 17. fr Habite en Europe, sons les pierres. SANS VERTÈBRES. 487 3. Oxytele rivulaire. Oxytelus rivularis. O. niger , nitidus ; elytris fuscis ; thorace sulcato. Omalium rivulare. Grav. Lat.gen. 1. p. 298. Oliv. Encycel. Staphylinus rivularis. Oliv. col. 3. n.0 42. pl. 3, £. 2. Pauz. fasc. 29. t. 13. Habite en Europe. Etc. Voyez proteïnus , Lat. gen. 1. p. 298, ct lesteva, gen. 1.p. 297. ALÉOCHARE. ( Alcochara. ) Antennes moniliformes, subperfoliées, insérées entre les yeux, à insertion découverte. Labre entier. Palpes terminés en alène : les maxillaires plus courts que la tête. Tête saillante. Corps allongé, Elvires tres courtes. Point de jambes épineuses. ii Antennæ moniliformes., subperfoliaiæ ; intra ocu- los inseriæ : insertione detectd. Labrum integrunr. Palpi apice subulati : maxillaribus capite brevio- ribus. Caput exsertum.. Corpus elongatumn. Elytra perbre- via. Pedes tibüs spinosis nullis. OBSERVATIONS. Les aléochares tiennent de tres-près à nôtre genre oxy- téle ; mais leurs antennes ne sinsèrent point sous un re- bord ; leur insertion 6e fait à nu, entre les yeux. Leur corselet est en carré arrondi aux angles. Ces insectes sont fort agiles ; teurs espèces connues sont assez nombreuses, ESPÈCES. v. 1. Aléochare cannelé. Aleochara canaliculata. A. flava; capite abdominisque cingulo atris ; thorace cu naliculato. 488 ANIMAUX Staphylinus canaliculatus. Fab. él. 2. p. 599. Panz. fase. 27.t. 10. Oliv. col. 3. n.0 42. t. 3. £. 3r. Aleochara canaliculata. Grav. Lat. gen. 1. p.301. Habite en Europe, sous les pierres. 2. Aléochare du bolet. Æleochara bolet. A. fusco-nigra ; elytris pedibusque pallidioribus. Staphylinus boletï. Lin. f. suec. Gmel. 3. p. 2031. An staphylinus socialis? Oliv. col. 3. n.o 42. pl. 3. f. 25: a b. Habite en Earope , dans les bolets , les agarics. Etc. LOMÉCHUSE. (Lomechusa. ) Antennes à peine de la longueur du corselet , se ter- minant en massue perfoliée , oblongue ou en fuseau. Mandibules simples, pointues , arquées à leur pointe. Palpes terminés en alène. Tête étroite | enfoncée postérieurement dans le cor- selet. Corps oblong , subelliptique. Point de jambes épinenses. ÆAntennæ vix thoracis longitudine , in clavam per- foliatam oblongam subfusiformem terminatæ. Mandi- bulæ simplices , acutæ : acumine arcuato. Palpi apice subulat. Caput angustum, in thoracem posticè intrusum. Corpus oblongum , subellipticum. Pedes tibüs non spi- noOSsIs. OBSERVATIONS. Les /oméchuses seraient des aléochares si leur tète était entièrement découverte ; mais elle est enfoncée jusque près des yeux dans le corselet. Ce corselet va ordinairement en se rétrécissant d’arrière en avant. Les élytres sont rac- courcies, © SANS VERTÈBRES. 489 ‘ESPECES. x. Loméchuse biponctuée. Lomechusa Lipunctata. L. nigra ; elytris macul& posticä rufo-sanguined ; thorace convero. Aleochara bipunctata. Latr. gen. 1.p. 3or. Staphylinus bipunctatus ? Oliv. col. 3. n.° 42. pl. 5. f. 44. as b. Habite aux environs de Paris, dans lesfientes des animaux. 2, Loméchuse paradoxale. Lomechusa paradoxa. L. depressa, brunnea ; elytris pallidioribus ; thoracis mar. gine reflexo. Staphylinus emarginatus. Fab. él 2. p. 600. Oliv. col. 3. n.° 4a. pl. 2. f. 12. a. b..c. d. Habite aux environs de Paris , sous les pierres. TACHIN E. (Tachinus. ) Antennes submoniliformes, grossissant vers leur som- met , insérées devant les yeux. Mandibules simples. Palpes, soit filiformes, soit terminés en alène. Tête enfoncée postérieurement dans le corselet. Corps oblong. Elytres raccourcies, maisun peu grandes. Jambes épineuses. Antennœæ submoniliformes, versus apicem crassio- res, antè oculos insertæ. Mandibulæ simplices. Palpi vel filiformes , vel apice subulati. Caput in thoracem posucè intrusum. Corpus oblon- gum. Elytra abbreviata , majuscula. Pedes tibiis spi- TLOSLS. j OBSERVATIONS. Les sachines ; auxquelles nous réunissôns les tachypores, ont les antennes plus écartées à leur insertion que les lo- 490 | ANIMAUX méchuses, et moins en massue. Elles s’en distinguent d'ailleurs par leurs jambes épineuses , et par leurs élytres qui , quoique raccourcies, recouvrent souvent la moitié de l'abdomen , quelquefois un peu plus. Dans les tachines de Gravenhorst, les palpes sont filiformes ; ils sont terminés en alène dans ses tachypores. ESPECES. 1. Tachine rufipède. Tachinus rufipes. T'. ater, nitidus ; pedibus rufis. Oxyporus rufipes. Fab. él. 2. p 6os. Staphylinus rufipes. Oliv. col. 3, n.e 42. pl. 4. £. 35. a. b. c. d. Staphylinus. Gcoff, 1. p. 369. n.0 15. T'achinus rufipes. Grav. Latr. gen. 1. p. 299. (ZVunc oxy- porus.) ; Habite en Europe , dans les excrémens des bœufs. 2. Tachine bipustulée. Z'achinus bipustulatus. T. alter, nitidus.; elytris maculd baseos anoque rufis. Oxyporus bipustulatus. Fab. 61. 2, p. GoG. Panz. fasc. 16. t. 21. Habite en France, en Allemagne , euc. 3. Tachine marginée. T'achinus marginatus. T. ater, nitidus ; thoracis margine pedibus elytrisque ru-= fis : his suturd maculäque marginali nigris. Oxyporus marginatus. Fab. él. 2. p. 6o5. Panz. fasc, 27. t. 17. Habite en Allemagne. Etc. LES CARABIENS. Six palpes articulés : quatre maxillaires et deux la- biaux. Aucune famille, dans les coléoptères , n’est plus émi- nemment caractérisée que celle des carabiens | puisque SANS VERTÈBRES. A9t ces insectes ont tous six palpes, et qu'ils sontles seuls co- léoptères qui soient dans ce cas. Lis ont, en effet, denx palpes sur Ja lèvre inférieure, et quatre palpes maxillaires, c'est-à-dire, deux sur cha- que mâchoire : l'un externe, plus grand, quadriarticulé ; et l'autre interne, plus petit, n'ayant que deux articles. Tous les autres coléoptères n'ont à la bouche que quatre palpes. Tous les carabiens sont carnassiers , soit dans l'état de larve, soit dans celui d'insecte parfait. Hs courent, en général, avec beaucoup de célérité; parmi eux, Îes uns sont ailés et volent facilement , tandis que les auires sont aptères. Les antennes de ces insectes sont filiformes et pres- que toujours simples. Leur lèvre inférieure :est recue dans une échancrure du menton. Les deux pattes anté- rieures sont rapprochées à leur origine, insérées sur les côtés d'un sternum comprimé , et portées sur une grande rotule. Les deux postérieures out un grand tro- chanter à leur naissance. h, Comme cette famille est très-diversiliée , très-norm- breuse en espèces, on a dû la diviser en plusieurs genres pour en faciliter l'étude; et ; probablernenr | vingt-huit à trente genres pourront amplement suffire pour Îa faire connaître , lorsque lon aura des moyens convenables de les établir. Mais les entomolegistes, ‘éroyant devoir employer à des coupes gétiériques ; toutes les distinc- tions;qu'ils ont pu saisir , en ont déja présenté un nom- bre si considérable , que l'étude des carabiens n’est main- tenant, praticable qu'a très-peu de personnes. Tel est , comme je l'ai dit en parlant des staphyli- niens , le danger de l'abus, même des meilleares choses. Etici l'abus naît de ce qu'on oublie de considérer que, 49? ANIMAUX dans toute famille quelconque, la nature exécute toujours une diversité croissante parmi les races , qui n’a guère de terme qu'a l'espèce même. Jusqu'à elle, des distinctions peuvent donc être possibles, si l'on descend jusqu'aux plus petites particularités de détail qu’on peut apercevoir. C’est une erreur de croire que toutes les espèces d’un genre doivent se ressembler dans toutes les particularités dot je viens de parler. Je réponds , d’après mon ex- périence dans l'étude des productions de la nature , que cela est impossible; et que toutes les fois que deux in- sectes ne seront pas deux individus de la même espèce, on trouvera presque toujours en eux des différences dans les objets de détail en question, Obligé de snivre, à l'égard des carabiens , comme à celui des autres familles d'insectes , les principaux carac- tères indiqués par les entomologistes et surtout ceux de M. Latreille, je crois avoir donné une extension suffi- sante au nombre des genres à admettre, en divisant cette grande famille de la manière suivante. DIVISION DES CARABIENS. $. Point de paites en nageoires : toutes sont propres à la course. [ Carabiens coureurs. ] (1) Mâchoires ayant à lenr sommet un onglet qui s'articule avec elles. (a) Corselet presque aussi large que long. Tons les articles des tarses entiers, Manticore. Cicindèle, SANS VERTÈBRES. 493 (b) Corselet étroit , allangé. Le pénultième article des tarses bi- lobé, Colliure. (a) Mächoires terminées en pointe ou en croehet , sans articulation à leur sommet, (a) Palpes extérieurs (les maxillaires externes et les Jabiaux) non subulés ni aciculés à leur extrémité, mais terminés par un article de la grosseur du précédent ou plus gros, plus dilaté. » A P. La # “. (o) Une forte échancrure au côté intérieur des deux premières jambes. * Les élytres tronquées ou très-obtuses au bout, (+) Langnette de la lèvre inférieure entière. Anthie. . Graphiptère. Brachine. Lébie. (+) Languette de Ja lèvre subtrilobée, ayant , de chaque côté , une division en forme d'oreillette, © Corselet en forme de cœur. Un cou. Zuphie. © Corselet subcylindrique. Point de cou. Drypte. #* Elgtres non tronquées à leur extrémité. Point de suture à la base de la lèvre inférieure. Siagone. (+) Lèvre inférieure articulée à sa base, et sa languette presque toujours trilobée. © Jambes antérieures dentées au côté externe on termi- nées par deux longues épines. Scarite. Clivine. 22 Jambes antérieures non dentées au côté externe : mais terminées par deux épines courtes on moyennes, 494 ANIMAUX (y) Point de cou. (z) MandibuleSse terminant en pointe. Morion. Harpale. (zz) Mandibules tronquées ou très-obtuses. Licine. (yy) Un cou distinct. Paragée. Loricère. . (oo) Point d’échancrure notable au côté interne des deux jambes antérieures. # Labre vise en deux eu trois lobes. Cychre. Carabe. ** Labre entier ou faiblement sinué. (+) Antennes filiformes , à articles cylindriques longs et grêles. Les mächoïres ciliées ou barbues au côté ex= térieur. Nébrie. Pogonophore. Omophron. (++) Antennes grossissant un peu vers le bout, à ar- ticles courts, obconiques. Les mâchoires non ci- liées au côté extérieur. Elaphre. {aa) Palpes extérienrs dont deux au moins sont terminés en alène, ou aciculés à leur extrémité. Bembidion. ($. Pattes postérieures en nageoires : elles sont com- primées et ciliées. [ Carabiens nageurs. ] Dytique. Notère. Haliple, SANS VERTÈBRES. ESS © Qt MANTICORE. (Manticora.) Antennes filiformes , à articles subcylindriques. Man- dibules grandes, saillantes , dentées inférieurement au côté interne. ‘Tête grande ; corps oblong; corselet divisé en deux segmens inégaux. Abdomen presque en cœur. Elgtres aptères , carénées sur les côtés , embrassant l’abdo- men. Antennæ filiformes ; articulis subeylindricis. Man- dibulæ magnæ , exsertæ , infernè latere interno den- tatæ. Caput magnum ; corpus oblongum , depressum ; thorax segmentis duobus inæqualibus. Elytra aptera , lateribus carinata , abdomengue obvolsentia. Abdo- men subcordatum. OBSERVATIONS. La manticore tent aux cicindeles par l'onglet qui s’arti- cule à l’extrémité de ses mächoires. Sa bouche est armée de deux grandes mandibules très-sullantes , arquées et aiguës. Ses mâchoires sont ciliées au côté interne. Tous les articles de ses tarses sont entiers. . ESPÈCES. 1. Manticore maxillaire. Manticora maxillosn. M. atra; elytris connatis scabris. F. Manticora mazxillosa. Fab. él. 1. p.167. Oliv. col. 3, n.0 37. pl. 1. f. 1. Latr. gen. 1. p. 173. Habite au Cap de Bonue-Espérance. Graude , uoire. Pattes trés- longues. 496 | ANIMAUX 2. Manticore pâle. Manticora pallida. M. lœvis , pallida; mandibulis basibidentatis.F. Danticora pallida. Fab.él. 1. p.165. Habite au Cap de Bonne- Espérance. Elle est moins grande que celle qui précède. CICINDÈLE. (Cicindela.) Antennes filiformes , plus longues que le corselet. Mandibules saillantes , dentées. Palpes filiformes, velus. Tête large ; les yeux globuleux , saillans sur les cô- tés. Corselet court , subeylindrique, non bordé. Elytres recouvrant des ailes. Antenne filiformes, thorace longiores. Mandibulæ exsertæ , dentatæ. Palpi filiformes , pilosi. Caput thorace latius; oculis globosis, ad latera pro- minulis. Thorax brevis, subcylindricus , non margi- natus. Elytra alas obtegentia. OBSERVATIONS. Les cicindèles, par l'onglet qui s'articule à l'extrémité de leurs mâchoires, sont très-distinguées des élaphres et des autres carabiens , sauf les manticores et les colliures qui s'en rapprochent par le mème caractère. Ce sont des coléop- tères carnassiers, voraces , très-agiles. Ils sont pourvus d'ailes , et presque tous sont ornés de couleurs assez belles, variées selon les espèces. Les tarses sont à articles en- tiers. Les larves des cicindèles vivent dans la terre ou dans le sable, se tenant dans des trous qu’elles se sont pratiqués. En embuscade, à l'embouchure de ces trous , elles saisissent les autres insectes qui passent auprès , les entrainent et les SANS VERTÈBRES. 497 précipitent dansleur retraite, et les y dévorent. C’est dans les lieux secs , arides et sablonneux , principalement dans les temps chauds , que l’on trouve ces insectes. ESPECES. 1. Cicindèle champêtre. Cicindela campestris. C. viridis ; elytris punctis quinque albis. Cicindela campestris. Linn. Fab. él. 1. p. 233. Panz. fasc 85. CAS Oliv, col. 2. n.° 33. pl. 1. f. a. b. c. Latr. gen. 1. p. 156. Buprestis. Geoff. 1. p. 153. n.0 25. Habite en Europe. Commune aux environs de Paris. 2. Cicindèle hybride. Cicindela hybrida. C. subpurpurascens ; elytris fascid lunulisque duabus albis; corpore aureo nitido. Cicindela hybrida. Lin. Fab. él. 1. p. 234. Oliv: col: 2. ne 33. pl: 1: f. 7. Panz. fase. 85: t. f- Buprestis. Geoff. 1. p. 155. n.° 26. Habite en Europe. Commune prés Paris. Etc. Obs. Dans le cicindela megalocephala , les palpes la- biauxsont plus longs que les maxillaires extérieurs. COLLIURE. (Colluris. ) Antennes filiformes, de la longueur du corselet, Cha- peron avancé, voûté, arrondi au sommet. Corps allongé, étroit. Corselet long , plus étroit que les élytres , colliforme , atténué en devant. Pénul- tième article des tarses bilobé. Antenne filiformes , thoracis longitudine. Clypeus porrectus , ons apice rotundatus. Corpus elongatum , angustum. Thorax longus, ely- tris angustior , collifornus , cylindricus , anticè atte- nüatu T arsi articulo penultimo bilobo. Tome 1F. 32 498: ANIMAUX OBSERVATIONS. Les colliures se distinguent aisément des cicindeles par leur corselet allongé en forme de cou et par leurs tarses. Ce sont des insectes exotiques , dont onne connait point les ha- bitudes. ESPÈCES. £. Colliure longicolle. Colliuris longicollis. C. cyanea; femoribus ferrugineis ; elÿtris punctatis, api- ce emarginalis. Colliuris longicollis. Latr, gen. 1. p. 174. Cicindela longicollis. Oliv. col. 2. n.° 33. pl. 2. f. 19. Collyris longicollis. Fab. él. 1. p. 226. Habite aux Indes orientales. >. Colliure aptère. Coll{uris aptera. ce C. atra; femoribus ferrugineis , connatis , in medio ru- gosis. Collyris aptera. Fab. él. 1.p. 226, Habite dans l'Inde. 3. Colliure connée. Colliuris connata. C. aptera, atra , immaculata. Cicindela aptera. Oliv. col. 2. n.o 33. pl, 1. fr. Habite aux Indes orientales. ANTHIE. (Anthia.) Antennes filiformes , plus courtes que le corps. Man- dibules non dentées. Lèvre inférieure tout-à-fait cornée, entière , saillante en languette ovale. | Corps allongé ; corselet presque en cœur, rétréci postérieurement. Abdomen ovale, convexe. Elytres BP tères dans presque tous. Antenne filiformes , corpore breviores. Mandibulæ SANS VERTÈBRES. 499 simplices. Labium penitus corneum , integrum , in ligulam ovaiem productum.. Corpus oblongum ; thorax obcordatus , posticè at- tenuatus. Abdomen ovale, convexum. Elytra sæpius aptera. OBSERVATIONS. Les anthies sont des carabiens exotiques , tous ou pres- que tous apières , la plupart noirâtres et souvent parsemés de quelques taches blanchâtres , pubescentes, Elles tiennent de trés-près aux graphiptéres, dont elles diffèrent princi= palement parce que la languette de leur lèvre inférieure est tout-à-fait cornée. Par cette languette, qui est entière et très- avancée entre les palpes, elles diffèrent de la plupart des autres carabiens. Leurs jambes antérieures sont échancrées au côté interne. ESPECES. 1. Anthie à six taches. Ænthia sexguttata. A. nigra ; thorace bimaculato ; elytris lævibus: maculis duabus villoso-albidis. Carabus sexguttatus. Oliv. col. 3. n.o 35. pl. 1.f.6. Anthia serguttata Fab. él. 1. p.221. Latr. gen. 1. p.185. Habite aux Indes orientales. Grand et bel insecte. 2. Anthie à dix taches. Ænthia decemguttata. A. atra ; elytris novem-sulcalis punctisque decem albis. Carabus decemguttatus. Lin. Oliv. col. 3. n.0 35. pl. 2. f. 15. a , et pl. 9. f. 15. c: Anthia decemguttata. Fab. él: 1. p: 221. | Habite au Cap de Bonne-Espérance. | . Lis \ ù 3. Anthie maxillaire. Ænthia maxillosa. A. atra ; mandibulis exsertis É longitudine capitis ; thorace postice producto bilobo. ÆAathia mazxillosa. Fab. él. 1.p. 220. Carabus mazillosus. Oliv. col. 34 n.o 35. pl. 1. f. 10. et pl. 8. f. 90. 5oo ANIMAUX Habite au Cap de Bonne-Espérance. Grand insecte tout noir. Etc. Ajoutez a. thoracica, a. venator, a.sulcata, a. nimrod, a. 4-guttala, a. tabida de Fabricius et d'Oliv. GRAPHIPTÈRE. ( Graphipterus.) Antennes filiformes , plus longues que le corselet. Mandibules simples. Lèvre inférieure entière , à lan- guette saillante, presque carrée, membraneuse sur les côtés. Corps oblong ; corselet presque en cœur. Abdomen presque orbiculaire , aplati. Antenne filiformes , thorace longiores. Mandibulæ simplices. Labium integrum , subquadratum , produc- tum , medio coriaceum : lateribus membranaceis. Corpus oblongum. Thorax obcordatus. Abdomen suborbiculare , depressum. OBSERVATIONS. Les graphiptères sont trés-voisins des anthies par leurs rapports , et tous, ou presque tous, sont pareillement ap- tères. Mais, outre que ces insectes sont plus petits, plus aplatis et moins allongés que les anthies, la languette de leur lèvre inférieure n’est cornée ou coriace que dans sa par- tie moyenne. ESPECES. 1. Graphiptère moucheté. Graphipterus multiguttatus. G.ater, apterus ; elytris planis : margine sinuato punctis= que disct albis. Graphipterus multiguttatus. Latr. gen. 1. p. 186. Carabus mulliguttatus. Oliv. col. 3. n.0 35. pi. 6. f. 66, Anthia variegata. Fab. él. 1. p.223. Var ? Habite en Egypte. SANS VERTÈBRES. Bot 2. Graphiptère triliné. Graplhipterus trilineatus. G. ater , apterus ; thoracis marginibus albis ; elytris albi- dis : suturé linedque nigris. Carabus trilineatus. Oliv. col. 3, ne 35. pl. 9.f. 101. Graphipterus trilineatus. Latr. gen. 1. p. 183. Anthia trilineata. Fab. él.1 p.223. Habite au Cap de Bonne-Espérance. Etc. Ajoutez a. exclamationis de Fab., et a. obsoleta du même. ( carabus obsoletus. Oliv. pl. 5. f. 60 ). BRACHINE. ( Brachinus. ) Antennes filiformes , plus longues que le corselet. Lèvre inférieure entière, avancée, presque carrée : les deux angles de son sommet un peu en pointe. Corps oblong ; corselet presque en cœur. Abdomen épais, ovoïde ou en carré long. Des glandes à l'anus, lançant une vapeur détonnante et caustique lorsqu'on touche l'animal. Antennæ filiformes , thorace longiores. Labium integrum , productum , subquadratum : angulis apicis subacutis. Corpus oblongum ; thorax subcordatus. Abdomen crassum , obovatum aut elongato quadratum. Glan- dulæ ad anum , tactu crepitantes , vaporem urentem emutlentes. OBSERVATIONS, Les brachines, ainsi que les lébies , ont la languette de la lèvre inférieure entière et avancée entre les palpes la- biaux , comme dans les graphiptères. Cette languette est un - peu anguleuse au sommet dans les brachines, et elle est a sommet plus arrondi dans ies lébies. Au reste, les bra- chines sont très-singulières par la faculté qu’elles ont de lan- 5o2 ANIMAUX cer une vapeur détonnante lorsqu’on les touche ou qu’elles se trouvent dans quelque danger ; faculté que les lébies ne possèdent point. ESPECES. 1. Brachine pétard. Brachinus crepitans. B. capilte, thorace peditbusque ferrugineis ; elytris ni- gris. Carabus crepitans. Lin. Bupreste. Geoff. 1. p. 151. n.° 19. Brachinus crepitans. Fab. él. 14 p. 227. Panz. fasc. 30. t. 5. Habite en Europe; se trouve aux environs de Paris. 3. Brachine pistolet. Brachinus scolpeta. E. ferrugineus ; elytris cyaneis : sutur& baseos ferru- gined. Brachinus scolpeta. Fab. él. 1. p. 220. Latr. hist. nat., etc. 8. p.244. pl. 52.f. 4. et gen. 1. p. 188. Habite aux environs de Paris , sous les pierres. 3. Brachine bimaculée. Brachinus bimaculatus. B. niger ; capite elÿtrorumque puncto baseos , fasciäque medid ferrugineis. Brachinus bimaculatus. Fab. él. 1. p. 217. : Carabus bimaculatus. Lin. Oliv. col. 3. n.0 35. pl. 2. f. 16. a. b: c. Habite aux Indes orientales. Etc. LÉBIE. (Lebia.) Antennes filiformes , plus longues que le corselet. Palpes filiformes , ayant souvent le dernier article plus grand. Languette sans angles au bout. Corps ovale-oblong , très-aplati. Corselet un peu en cœur. Pénultième article des tarses bifide dans la plu- part. Antennæ filiformes , thorace longiores. Palpi fili- SANS VERTÈBRES. 5o3 Jormes : articulo ultimo sæpius crassiore. Ligula labii margine supero integro, recto aut rotundato. Corpus ovato-oblongum , valdë depréssum. Tho- rax subcordutus. Tarsorum articulus penultimus bifi- dus in plurinus. + OBSERVATIONS. Les Zébies sont des carabiens de petite taille, qui ont, comme ceux des trois genres précédens , la lèvre inférieure entière, et une forme approchant de celle des brachines, Mais on les en distingue facilement, parce que leur corps est tres-aplati, et qu'il ne fait point d’explosion vaporeuse. On les trouve sous les pierres, et sur les arbres, sous les écorces ou dans leurs fissures. ESPECES. 1. Lébie tête bleue. Lebia eyanocephala. L. alala ; thorace pedibusque ferrugineis ; capite elstrisque cyaneis. Carabus eyanocephalus. Lin. Fab. él. 1. p. 200. Oliv. col. 3. n.° 35. pl. 3. f. 24. Panz.\fasc. 55. t.5. Lebia cyano-cephala. Latr. hist. nat. , etc. , 8. p. 247. pl. 52 f.:D. Buprestis. Geoff. 1.p.149.n.0. 16. Habite en Europe, sous l'écorce des-arbress ». Lébie petite-croix. Lebia crux-minor. L. alata ; thôrace orbiculäto rufo ; elÿtris truncalis ru/is : cruce nigrd Carabus érür-minor. Lin. Fab. él. 1, p. 202. Oliv.col. 3. n.0 35. pl. 4if: 413 Panz. fase. 16. t.2. Lebia crux-minor. Lat. gen. v. p.192. Bupreslis. Geoff. 1.p. 150.1n.0 16. Habite en, Europe. Commune près Paris, Etc. 5o4 ... ANIMAUX ZUPHIE. (Zuphium.) Antennes filiformes , à articles un peu longs. Palpes termipés par un article plus grand. Lèvre inférieure sub- trilobée. Corps oblong. T'ête rétrécie postérieurement en forme de cou. Corselet presque en cœur. Antennæ filiformes ; articulis longiusculis . Palpi articulo majore terminati. Labium subtrilobum : mar- ginis superi lateribus auriculatis. Corpus oblongum. Caput in collum posticè angus- tatum. Thorax subcordatus. OBSERVATIONS. Les zuphies, auxquelles je réunis les galérites de M. La- treille, ont une espèce de cou, et sont distinguées des genres précédens parce que leur lèvre inférieure n’est plus simple et entière. Dans les zuphies de M. Latreille , tous les articles des tarses sont entiers; mais le pénultième article est bi- lobé dans ses galérites. ESPECES. 1. Zuphie odorante. Zuphium olens. Z. alatum; thorace rufo; elytris fuscis : maculis tribus rufis. Carabus olens. Ross. fn.etr. tab. 5.f, 2. Galerita olens. Fab. él. 1. p.215. Oliv. col. 3. n.9 35. pl.:11, f. 126. Carabus.., Zuphium olens. Latr, gen, 1, p. 198. Habite l’Italie, le midi de la France. 2. Zuphie fasciolée. Zuphium fasciolatum. Vatr. Z. nigrum; elytrorum vitté abbreviaté, abdomine pedibus- que ferrugineis. Carabus fasciolatus. Ross. fn. etr, 1. t. 2. f. 8. ÛT © Qt SANS VERTÈBRES. Oliv. col. 3. n.0 35, pl. 13: f. 155. a. b. Galerita fasciolata.Fab 61. 1. p.216. Habite en Italie, et au midi de la France. 3. Zuphie américaine, Zuphium americanum. Z. nigrum; thorace ferrugineo ; elytris cyancis. Galerila americana: Fab. él, 1. p. 214. Latr. gen. 1. p. 197. Carabus. Oliv. col. 3. n.0 35. pl G. f. 72. Habite l'Amérique septentrionale, DRYPTE. ( Drypta. ) Antennes filiformes. Palpes , soit filiformes, soit ter- minés par un article plus grand. Languette de la lèvre biauriculée au bout. Corps allongé. Corselet subcylindrique , allongé en forme de cou. Abdomen large, en carré long , tronqué au bout. Antennæ filiformes. Palpi vel filiformes , vel ar- ticulo majore terminati. Labii ligula apice biauricu- lata. Corpus oblongum. Thorax subeylindricus, angus- tus , in collum elongatus. Abdomen latiusculum, elon- gato-quadratum , apice subiruncatum. OBSERVATIONS. Sous cette coupe , je réunis des carabiens remarquables - par leur corselet allongé, subcylindrique, colliforme , et -qui ont la languette biauriculée à son sommet. On les a dis- tingués en plusieurs petits genres , savoir : les drypies de .M. Latreille ,.. qui, ont les mandibules avancées , tres- | étroites , la languette linésire , etles palpes terminés par ur 506 ANIMAUX article plus grand ; les odacanitlies et les agres de Fabri- cins , qui ont les pales filiformes, la tête rétrécie posté- rieurement, etc. Qu'on les réunisse ou qu'on les divise, ces carabiens doivent'toujours s’avoisiner. ESPECES. 3. Drypte échancrée. Drypta emarginata. D. cærulea; ore antennis pedibusque rufis; elytris apice emarginalis. Drypta emarginata. Latr:gen. 1. p. 197. tab. 5. f. 3. Fab. él 1. p. 250. Cicindela! Oliv.:col. 2. n.° 38. pl. 3. f. 38. à. b. Habite en France, en Italie. 2. Drÿpte mélanure. Drypta melänura. D. thorace cyaneo ; elytris Lestaceis ; apicë 4 Odacantha melanura. Fab.él. 1 p.228. uit Latr. hist. nat, etc., 8. p. 255. pl. 52. f..G. et gen. 1. P.194- . fric Attelabus melinurus. Lin. 1 Carabus angustatus. Oliv. col. 3. n.0 35. pla. f 9..4ibit 16 Habite en Europe. 3. Drypte tayennoise. Drypta cayennensis. D. ænea, rugosa, alata ; thorace lineari punctato. Carabus cayennensés. Oliv. col. 3. n.° 35. pl. 12. f. 133. ÆAgra œnea: Fab. él. 1. p. 224. Agra cayennensis. Latr. gen. 1. p. 195. Habite l'Amérique méridionale. Etc. SIAGONE. ( Siagona. ) Autennés presquesélacées , de la longueur du éorse- let. Mandibules pointues , déntées. Palpes extérieurs ter- minés par ün article plus grand :'sécuriforme dans lès labiaux. Lèvré inférieure entière, continne avec Île mêñh- PUAT hd ton , saus articulation distincte. SANS VERTÈBRES. Bo7 Corps oblong, aplati. Corselet séparé de l'abdomen par un étranglement. Abdomen ovale. Antennæ subsetaceæ , thoracis longitudine. Mandi- bulæ acutæ, dentatæ. Palpi exteriores articulo majore terminati ; in labialibus securifornu. Labium inte- grum , cum mento continuum , absque articulatione dis- tinctd. Corpus oblongum , depressum. Thorax ab abdo- mène strangulatione remotus. Abdomen ovale. OBSERVATIONS. Ce qui distingue particulierement les siagones , c’est que, dans ces carabiens, la lèvre inférieure w’a point d’articula- tion à sa base, et semble n’être qu’une continuité du mien- ton. Ici l'abdomen n'est plus tronqué à son extrémité, comme dans les six genres précédens. Les siagones sont des carabiens exotiques, propres aux pays chauds. ESPÈCES. 1. Siagone rufipède. Sragona rufipes. S. brunneo-nigra , punctata; [horace subsulculo; antennis pedibusque rufis. Lat. Siagona rufipes. Latr. gen.x, p.209. tab. 5. £. Q. Cucujus rufipes. Fab. él. 2. (p.98. Habite la côte de la Barbarie. 2. Siagone aplatie. Siagona depressa. S. alata, punciata, nigra; thorace sulcalo. Galerita depressa. Fab. él. 1. p. 215. Habite dans l’Inde. Etc. Ajoutez Galerita plana , Flesus, et Bufo de Fabricius. Lat. { 508 ANIMAUX SCARITE. (Searites. ) Antennes submoniliformes , à peine de la longueur du corselet. Labre corné, denté. Mandibules très-grandes, avancées ; le plus souvent dentées au côté interne. Lè- vre inférieure courte, large , évasée au bord supérieur ; à oreillettes nulles. -_ Corps allongé , un peu aplati. Corselet séparé de l'abdomen par un étranglement. Jambes antérieures den- tes , subdigitées ou palmées. Antennæ submoniliformes , thoracis vix longitu- dine. Labrum corneum, dentatum. Mandibulæ maxt- mœæ , porrectæ , latere interne sæpius dentatæ. La- bium breve, latum ; margine supero dilatato obsoletè .emarginato : auriculis nullis. Corpus elongatum , depressiuseulum. Thorax aë abdomuine postice intervallo disjunctus. Pedes antici tibiis extüs dentatis, subdigitatis aut palmatis. OBSERVATIONS. Les scarites , que Linné a confondues avec les ténébrions, sont des carabiens singuliers par leurs grandes mandibules, leur corselet large , en croissant, séparé des élytres par un écartement remarquable. Ces insectes ont des cou- leurs sombres , noirâtres, sont carnassiers, courent avec célérité, vivent dans les terrains sablonneux, s'y creusent des retraites , et la plupart ont les élytres connées , et sont aptères. | à ESPÈCES. 1. Scarite géante. Scarites gigas. ( S. ater ; pedibus anticis palmato-digitatis ; mandibulis sulçatis ; thorace postice dentato. F. SANS VERTÈBRES. 5og \ Scarites gigas. Fab. él. 1. p. 123. Olir. col. 3. n.o 36. pl. 1. f. 1. a. b. c. Habite en Afrique, et au midi de la France. 2, Scarite des sables. $Scarites sabulosus. S. niger , nitidus; thorace lunato , posticé utrinque subuni- dentato ; elytris obsolete striatis. $carites sabulosus. Oliv. col. 3. n.° 36. pl. 1.f. 8, Latr. gen. 1. p. 210. Scarites lævigatus. Fab. él. 1. p. 124. Panz. fasc. 66. t. 1. Habite le midi de la France, l’[talie, l'Espagne, 3. Scarite indienne. Scarites indus. S. ater; thorace cordato canaliculato; elytris striatis. Oliv. Scarites indus. Oliv. col. 3.n.o 36. pl, 1. f. 2. Habite au Bengale. Aassé. Etc. CHEN NET Clivina, ) Antennes submoniliformes , à peine de la longueur du corselet. Labre sans dents. Mandibules simples, plus courtes que la tête. Lèvre inférieure saillante, ayant deux oreillettes à son sommet. Corps oblong ; corselet orbiculaire ou carré, séparé des élytres par un espace. Jambes antérieures , soit dentées , soit terminées par deux longues épines. Antennœæ submoniliformes, thoracis vix longitu- dine. Labrum indivisum. Mandibulæ capite breviores ; dentibus internis nullis conspicuis. Labium exsertum , marginis superi utroque latere auriculato. Corpus oblongum ; thorax orbicularis aut subqua- dratus , ab elytris intervallo remotus. Pedes antici tibüis velextus dentatis , vel spinis longis duabus ter- minalis, 210 ANIMAUX OBSER VATIONS. Les clivines ressemblent aux scarites par leur aspect où leur forme extérieure ; mais elles en diffèrent per les carac- tères des parties de leur bouche. Ces insectes se plaisent plus dans les lieux humides que dans ceux qui sont secs et arides. ESPECES. 1. Clivine arénaire, Clvina arenaria. C. nigricans vel brunnea ; thorace subquadrato ; frontis medio impresso; elytrorum striis punctatis. Latr. Tenebrio fossor. Lin. Scarites arenarius. Fab. él. 1.p. 125. Oliv. col. 3. n.0 36. pl... r. f. 6. à. b. Clivina arenaria. Latr. gen. 1.p. 211. Habite en Europe , dans les lieux sablonnéux et humides, 2. Clivine thoracique. Clivina thoracica. C. nigro-œnea; thorace subgloboso; elytris punctato- striatis. Scarites thoracicus. Ross. Fab. él. 1. p. 125. Oliv. col. 3. n.° 36. pl. 2. f. 14. Panz. fasc. 83. t. 2. à Habite en Europe , aux lieux humides et sablonneux. Etc. MORION. (Morio.) Antennes moniliformes , un peu. plus longues que le, corselet. Mandibules pointues. Palpes filiformes, à der- nier article obtus ou tronqué, Langueite de la lèvre en. carré long , biauriculée au sommet. Corps allongé. Gorselet carré ou presque en cœur, Anitennæ moniliformes, thorace pauld longiores: Mandibulæ acutæ. Palpi filiformes ; articulo. ultime SANS VERTÈBRES. S1t truncato. Labir ligula elongato-quadrata , apice biau- riculata. Corpus elongatum. Thorax quadratus vel obcor- datus. OBSERVATIONS. Les #10orions sont des carabiens exotiques qui ont des rap- ports avec les scarites et les clivines, par leurs antennes grenues , et qui, par ce caractère des antennes , se distin- guent des harpales. Dans le morion de M. Latreille , les an- tennes sont grenues et de même grosseur partout ; dans . l’'ozène d'Olivier, les antennes, pareillement grenues, ont le dernier article plus gros. : ESPECES, 1. Morion monilicorne. Morio monilicornis. M. planus , aterrémus, nilidus ; thorace utrénque ad angu- Los posticos impresso; elytris striatis. Harpalus monilicornis. Lat.gen. 1. p.206, Habite l’ile de Porto-Rico. Maugé. 2. Morion dentipède. Morio dentipes. DM. niger , nitidus; elytris striatis ; tibiis anticis denticulo instructis, Ozæna dentipes. Oliv. Encycl. Habite à Cayenne. HARPALE. (Harpalus.} carré long, biauriculée au sommet. Corpsallongé ; corselet arrondi ou presque en cour. s jambes antérieures non dentées.au côté externe. 512 ANIMAUX Antenne filiformes , thorace pauld longiores ; arti- culis subey lindricis. Mandibulæ acutæ , interno latere dente notabili nullo. Labi lisula elongato-quadrata, apice biauriculata. Corpus elongatum ; thorax suborbiculatus , obcorda- tus aut subquadratus. Tibiæ anticæ extus non den- tatæ. OBSERVATIONS Le genre Aarpale est très-nombreux en espèces, et em- brasse quantité de carabiens que l'on distingue des carabes en ce qu'ils ont les jambes antérieures échancrées au côté interne. Leur tête n’a point de cou distinct; leurs palpes sont filiformes, sans être subulées au bout. Leurs élytres ne sont point tronquées à leur extrémité. Ces insectes ont , en général, des couleurs sombres , brunes ou noirâtres ; plu- sieurs néanmoins sont bronzées ou cuivreuses. Je n’en dis- tingue point les aristes , les féronies et bien d’autres genres que l'on a établis avec ces insectes. ê ESPECES. 1. Harpale leucophthalme. Æarpalus leucophthalmus. H. alatus, depressus , ater; elytris substriatis. Carabus leucophthalmus. Lin. Harpalus leucophthalmus. Lat. gen. 1.p. 201. Carabus planus. Fab. él. 1. p. 179. Panz. fasc. 11. t. 4. Carabus spinifer. Oliv. col. 3. n.0 35. pl. 5.f. 58, et pl. 12. f. 58. b. Habite en France, en Allemagne , sous les pierres. 2. Harpale ruficorne. Harpalus ruficornis. H. ater, alatus; elytris sulcatis subtomentosis; antennis pedibusque rufis. Carabus ruficornis, Fab. él. 1. p. 180. Panz. fase, 30: t. 2. Qlix.. col. 3. n.° 35. pl. 8, f. 9. sit nr à SANS VERTÈBRES. 513 Harpalus ruficornis. Lat. gen. 1. p. 203. Habite en Europe. Commun près de Paris. Etc. LICINE. (Licinus. ) Antennes filiformes , à articles cylindriques. Labre très-court. Mandibules tronquées ou très-obtuses. Palpes a dernier article, soit plus gros, soit en forme de hache. Corps oblong, aplati. Corselet large , arrondi ou pres- que carré. Antennæ filiformes ; articulis cylindricis. Labrum Brevissimum. Mandibulæ apice truncatæ vel retu- sæ. Palporum articulus ultimus major, vel securi- Jormis. . Corpus oblongum , depressum. Thorax latiusculus , rotundatus aut subquadratus. OBSERVATIONS. Les licines , dont je ne sépare point les badistes, se distinguent facilement par leurs mandibules très-obtuses et comme tronquées à leur sommet. Ce sont des insectes apla- üs, noirâtres , ayant les jambes antérieures échancrées comme dans les précédens. La languette de leur lèvre infé- rieure est biauriculée à son sommet. ESPÈCES. 1. Licine échancrée. Licinus emarginatus. L. ater, apterus ; thorace orbiculato ; elytris læœvibus. Carabus cassidias. Fab. él. 1. p. 190. Carubus emarginatus. Oliv. col. 3.n.° 35. pl. 13. {. 150. Carabus depressus. Panz. fase, 31.t, 8. Licinus emarginatus. Lat. gen, 1. p. 199. Habite en Allemagne, et se trouve plus rarement près de Paris. Tome IF, 33 514 ANIMAUX 2. Licine silphoïde. Licinus silphoides. Tatr. L. ater, depressus, apterus ; thorace orbiculato ; elytris striatis punctisque impressis majoribus. Carabus silphoides. Fab. él. 1. p. 190. Panz. fasc. 92. t. 2. Habite l'Italie, le midi de la France. 3. Licine bipustulée. Licinus bipustulatus. L. alatus, niger ; thorace elytrisque rufis ; elytrorum ma- cul posticd, lunat& , nigré. Carabus bipustulatus. Fab. él 1. p.203. Oli. col. 3. n.0 35. pl. 8. f. 96. a. b. Panz. fasc. 16. t. à Habite en Europe. (Badiste, Latr.) PANAGÉE. ( Panagæus. ) Antennes filiformes, plus courtes que le corps. Man- dibules petites, *simples. Palpes extérieurs terminés par un article presque sécuriforme. Languette de la lèvre in- férieure tres-courte. Corps ovale-oblong ; tête petite, portée sur un cou distinct. Corselet orbiculaire. Abdomen grand. Antenne filiformes , corpore breviores. Mandibuleæ parvæ, simplices. Palpi exteriores articulo subsecuri- | formi terminati. Labi ligula brevissima. | Corpus obato -oblongum ; caput parvum , collo distincto elevatum. Thorax orbicularis. Abdomen ma- Sur. OBSERVATIONS. Les panagées, comme les loricères qui viennent ensuite, ayant un cou distinct , et les jambes antérieures échancrées, ont autorisé à les séparer des carabes. Olivier dit que ces insectes se tiennent dans les lieux humides [ Encyclopédie ]. Sous ce rapport, ils se rapprocheraient encoré des loricè- res et des élaphres. - CX SANS VERTÈBRES: BI ESPECES, 1. Panagée grande-croix. Panagœus crux major. P. niger ; elytris striatis, punctatis ; maculis quatuor ru- fis ; thorace orbiculato scabro. Carabus crux major. Lin. Fab. él. 1. p. 202. Pauz. fasc. 16. t. 1. Oliv. col: 3. n.° 35. pl. 8 £. 05. a. b. Panagœæus crux major: Lat. gen. 1. p. 220. Oliv. Encycl. n.0 5. ; Habite en Europe. LA 2. Panagée recourbée. Panagœus reflexus. P. ater; elytris sulcatis : maculis duabus Jlavis ; thoracis margine reflexo. Carabus reflexus. Fab. ent. Cychrus reflezus ejusd. él, 1. p+ 166. Oliv: col. 3. n°35: pl. %. f 79. Habite dans l’Inde , à la côte de Coromandel. Etc. LORICÈRE. (Loricera.) Antennes filiformes , à peine de la longueur du cor- selet , hispides ; à articles inégaux. Mandibules courtes. Corps oblong. Tête portée par un cou distinet. Cor- selet suborbiculé. Jambes antérieures fortement échan- crées au côté interne. Antennœæ filiformes , thoracis vix longitudine, hispidæ ; articulis inæ qualibus. Mandibulæ breves. Corpus oblongum. Caput collo distincto elevatum. Thorax suborbiculatus. Tibiæ anticæ ad latus inter- num valde emarginatæ. O0 BSERVATIONS, La loricère est un carabien remarquable par ses anten- fes, par l'espèce de cou en forme de nœud qui soutient sa 516 ANIMAUX tête, et par la forte échancrure de ses jambes antérieures Elle se plait au bord des eaux. ESPE C'E. 1. Loricère bronzée. Loricera ænea. Carabus pilicornis. Fab. él. 1. p. 193. Panz. fase. 11. t, 10. Oliv. col. 3. n.° 35. pl. 11. f. 119, Bupreste. Geoff, 1. p. 145. n., 10. Loricera œnea. Lat.gen. 1.p. 224. tab. ". f. 5. Habite en France , en Allemagne , sur les bords des mares, CYCHRE. (Cychrus.) Antennes filiformes , à peine plus longues que le cor- selet. Labre profondément échancré. Mandibules étroi- tes , fort longues, bidentées sous leur sommet. Dernier article des palpes extérieurs dilaté en forme de cuiller. Lèvre inférieure courte, Tète plus étroite que le corselet. Abdomen ovale. Elytres connées , embrassant l'abdomen sur les côtés. Antennæ filiformes , thorace vix longiores. Labrum profundè emarginatum. Mandibulæ angustæ , prælon- gæ , sub apice bidentatæ. Palporum exteriorum articulo ulümo dilatato cochleariformi. Labium breve. Caput thorace angustius. Abdomen ovale. Elytra connata , lateribus abdomen involventia. OBSERVATIONS. Les cychres tiennent de très-près aux carabes; mais ils s’en distinguent par leurs mandibules qui sont étroites, fort longues et bidentées sous leur extrémité ; par le dernier ar- ticle deleurs palpes en cuilleron; et par leur tête étroite. SANS VERTÈBRES. at ESPECES. 1. Cychre muselier. Cychrus rostratus. C: niger ; elytris argutè punctalo-rugosts. Lat. Tenebrio rostratus. Lin. Cychrus rostratus. Fab. él. p. 165. Cychrus rostratus. Latr. gen. 1. p. 212. Panz, fase. 74. t. 6. Carabus rostratus. Oliv. 3. n.° 35. pl. 4. f. 3». Habite en Europe, dans les bois, sous les pierres. 2. Cychre rétréci. Cychrus attenuatus. C. niger ; elytris subcupreis : punctis elevatis triplici se- rie ; capite anguslissimo. P. Cychrus attenuatus. Fab. él. 1. p. 166. Panz. fase. 2. t. 3, Carabus proboscideus. Oliv. 3. n° 35. pl. 11.f, 128. Habite en France , en Allemagne. Etc. Ajoutez C. elevatus, C. unicolor de Fabricinus. CARABE. ( Carabus. ) Antennes filiformes , un peu plus longues que le cor- selet. Mandibules grandes, fortes, entières dans leur moitié supérieure. Mâchoires arquées , soit insensible- ment , soit brusquement. Lèvre inférieure courte. Corps allongé-ovale. Tête un peu large. Corselet sub- orbiculaire ou presque carré. Abdomen grand, ovale. Antennæ filiformes , thorace sæpius pauld longio- res. Mandibulæ magnæ , validæ , parte dimidid su- periore non dentatæ. Maxillæ sensim aut abruptè ar- cuatæ. Labium breve. Corpus elongato - ovatum. Caput latiusculum. Tho- rax suborbiculatus aut subquadratus. Abdomen ma- gnum , ovale, 518 n NA OX) > 10 OBSE RVATIO NS. Les carabes , auxquels je réunis les calosomes , sont fa- ciles à distinguer de tous les carabiens précédens , 1.° parce qu'ils n'ont point d'échancrure au côté interne des deux jambes antérieures; 2.° parce que leur labre ou lèvre su- périeure a deux ou trois lobes, ce qui les distingue des genres suivans ; 5.® parce que leurs mandibules ne sont point bidentées sous leur extrémité, comme dans les Cy- chres. Leurs palpes extérieurs ont le dernier article , soit à peine plus large que le précédent , soit un peu plus large et “presqu’en hache. Leur lèvre inférieure est petite , munie de deux petites dents aux angles latéraux de son extré- mité. Ces insectes sont agiles, carnassiers, et ordinairement ornés de couleurs métalliques, brillantes. Lorsqu'on les prend, ils répandent par la bouche et par l'anus, une li- queur caustique, d’une odeur fétide. Ceux qu on a nommés calosomes , grimpent sur les arbres pour y chercher des chenilles et d’autres insectes qui deviennent leur proie ; les autres restent par térre. Ces dérniers n'ont point d'ailes. ; ESPEC:ES. [ Machoires brusquement courbées. Calosomes. ] 1. Carabe sycophante. Carabus sycophanta. C. alatus , violaceus , nitens ; elytris striatis aureis. Carabus sycophanta. Lin. Bupreste.n.° 5. Geoff. 1. p. 144. Oliv. col. 3. n.0 35. pl. 3.f. 31. Panz. fasc. 8r. t. 7. Calosoma sycophanta. Fab. él 1. p. 212. Latr.gen. 1.p. 213. et hist. nat. 8. p. 3or. pl. 735. f.8. Habite en Europe, dans les bois. 2. Carabe inquisiteur, Carabus inquisitor. C. alatus ; elytris viridi-æneis : punctis triplict ordine. Carabus inquisitor. Lin. Bupreste. n.° 6. Geoff. 1. p. 145. SANS VERTÈBRES. 519 Obs. col. 3.n.035. pl..x. f. 3. Panz. fase. 81: t.5. Calosoma inquisttor. Fab. ibid. Latr. gen. 1. p. 214. Habite en Europe. 3. Carabe soyeux. Carabus sericeus. C: alatus., ater ; thorace puncto baseos utrinque impresso ; elytris substriatis punctisque ænets triplici serie. Calosoma sericeum. Fab. Lat. gen. 1. p. 214. Carabus indagator. Oliv. col. 3. n.e 35. pl. 8.f. 88. Habite en Europe, dans les bois. Etc. [ Mächoires insensiblement arquées. Carabes. Lat. ] 4. Carabe chagriné. Carabus coriaceus. C. aptcrus, aler, opacus ; elytris connalis : punctis eleva- Lis concalenalrs. Carabus coriaceus. Lin. Fab. él. 1. p. 168. Oliv. col. 3. n.° 35, pl. 1.f. 1. Panz. fasc. 81. f. 1. Lat.gen. 1, p. 215. Bupreste. n.0 1. Geoff. p. 14+. Habite en Europe, sous les pierres. 5, Carabe doré. Carabus auratus. C. apterus ; elytris auratis sulcatis; antennis pedibusque rufis. C. auratus. Lin. Fab. él. 1. p. 175. Panz. fasc. 81. t. 4. Oliv. col. 3. n.0o 35. pl, 5: f.54 , et pl.-ur. f. 51. Bapreste. n.° 2. Geoff, r. p. 142. pl. 2. f. 5. Habite en Europe. Très-commun dans les jardins. 6, Carabe violet. Carabus violaceus. C. apterus , niger ; thoracis elytrorumque marginibus vio- laceis ; elytris lævibus.F. Carabus violaceus. Fab. él. 1. p. 170. Latr. gen. 1. p. 216. Oliv. col. 3. n.0 35, pl: 4. f.39.Panz. fasc. 4. t: 4. - Habiteen Europe. Etc, J NÉBRIE. (Nebria.) Antennes filiformes , à peine plus longues que le 520 ANIMAUX corselet. Labre presque entier. Mâchoires barbues à . leur base externe. Lèvre presque carrée , courte, Corps allongé, aplati. Corselet en cœur , tronqué postérieurement. Antennæ filiformes , thorace vix longiores , arti- culis cylindricis. Labrum subintegrum. Maxillæ ad basim externam barbatæ. Labium subquadratum, breve. Corpus oblongum , depressum. Thorax brevis, cor- datus , posticè truncatus. OBSERVATIONS. Sous le nom de nébrie , M. Latreille réunit des cara- biens qui appartiennent à la division de ceux dont les jam- bes antérieures n'ont point de profonde échancrure à leur bord interne. Ils different des carabes et des calosomes en ce que leur labre n’est pas profondément échancré ou lobé, et en ce que leurs mächoires sont barbues ou ciliées à leur base externe. Ce genre est médiocrement remar- quable. ESPECES. 1. Nébrie arénaire. Vebria arenaria. IV. pallido-flaveséens ; elytris dilutioribus , striatis : fas- ciis duabus maculosis , transversis, nigris. Lat. Carabus complanatus. Lin. Carabus arenarius. Fab. él. x. P- 179: Oliv. col. 3, n,0 35. pl. 5. f. 54. a. b. c. ÎVebria arenaria. Lat. hist. nat. , etc., 8. p. 295. pl. 73. f. 3. Habite les eux maritimes et sablonneux de la France , l’An- gleterre, etc. 2. Nébrie brévicolle. Vebria brevicollrs. 1V. nigra , nilida ; antennés palpis tibiis tarsisque brunneis. Lat, SANS VERTÈBRES. Bar Carabus brevicollis. Fab. él. 1. p. 391. Pan. fasc. 11. t. 8. et carabus depressus ejusd. fase. 31.t. 8. IVebria brevicollis. Latr. gen. 1. p. 222. Habite en Europe, sous les pierres et sous l’écorce des arbres. Etc. POGONOPHORE. ( Pogonophorus.) Antennes filiformes , un peu plus longues que le 2 corselet. Labre presque entier. Mandibules très-dila- tées à leur base. Palpes maxillaires plus longs que la tête. Mâchoires barbues , pectinées , subépineuses. Lan- guette de la lèvre allongée , triépineuse à son sommet. Corps oblong , déprimé. Antenne filiformes ; thorace pauld longiores. La- Drum subintegrum. Mandibulæ basi valde dilatateæ. Palpi mazxillares capite longiores. Maxillæ barbatæ, pectinato - spinulosæ. Lab ligula elongata ; apice trispinoso. Corpus oblongum, depressum. OBSERVATIONS. Les pogonophores ne diffèrent presque point des né- bries par leur port ; mais comme la languette de leur lèvre inférieure est éroite , allongée , et triépineuse à son som- met , que d'ailleurs ils ont les mächoires comme pectinées et épineuses à leur côté extérieur , on peut les distinguer. ESPÈCES. 1. Pogonophore bleu. Pogonophorus cæruleus. P. supr cyaneus ; antennis, ore, Libiis tarsisque rufo- brunnets. Lat. Carabus spinilabris. Fab. él. 1, p. 181. Cr D ANIMAUX Oliv. col 3. n.0 35. pl. 3. f. 22. a. b. c. Panz. fasc. 30.t. 6. ejusd. manticora, fasc. 89. t. 2: Pogonophorus cœruleus. Latx. gen. 1. p.223. t. 7. f. 4. Habite en Europe, sous l'écorce des arbres. Atr Ps el OUR ; À Pogonophore roussâtre. Pogonophorus rufescens. P. rufescens ; vertice anoque nigris. Lat. Carabus rifescens Fab. él. 1. p: 205.4 Oliv. col. 3. n.0 35. pl. 12. f. 146. (B) var. Carabus spinilabris. Fab. &k 1. p.204. Pauz. fase. 39.t. 11. Habite en France, en Allemagne. OMOPHRON. (Omophron. ) Antennes filiformes , un peu plus longues que le cor- selet. Labre presque entier, transverse un pen cilié. Mandibules simples. Palpes labiaux rapprochés à leur. base. Lévre inférieure courte. Corps elliptique ou en ovale court , un peu convexe... Corselet couri , transyerse, ‘Tête postérieurement en- foncée dans le corselet. : Antennæ filiformes , thorace pauld longiores. La- brum subintegrum , transversum., subciliatum. Man- dibulæ simplices. Palpi Ar ap ad basim RAR POSE mati. Labium breve. Corpus ellipticum seu abbreviato-ovatum, convexius-: culum. Thorax brevis, transversus. Caput posticè” thorace intrusum. OBSERVATIONS, .I Les omophrons , que M. Latreille range avec les rara- biens barbus , près de ses pogonophôres et de ses nébries , SANS VERTÈBRESe 593 en sont distingués par leur port ou leur forme externe. Ils sont moins aplatis ; et ont leur corps en ovale court, pres- que hémisphérique. Ces insectes se plaisent dans le voisi= nage des eaux, sous les pierres ou dansle sable. ESPÈCE. 1. Omophron bordé. Omophron limbatum. O. supra ferrugineum; thorace maculd, elytris fasciis un- datis viridi-æneis. Scolytus limbatus. Fab. él. 1.p. 247. Panz. fasc. 2. t. 9. Carabus limbatus. Oliv. col.3. n.o 35, pl. 4. €. 43. a. b. Omophron limbatum. Lat. gen. 1.p. 225. tab. 7. f, 7. Habite en Europe , près des eaux. Etc. Voyez Olivier, Encycl. pour trois autres espèces. ÉLAPHRE. (Elkphrus.) Antennes filiformes, de la longueur du corselet : à articles courts , en cône renversé. Labre arrondi en avant. Mandibules simples , arquées. Palpes filiformes, à dernier article cylindrique. Lèvre inférieure acuminée au milieu avec une oreilletté de chaque côté. Corps oblong. "Eète et corselet plus étroits que les élytres. Les yeux globuleux , saïllans sur les côtés. Antenne filifornes , thoracis longitudine : articu- lis brevibus, inverso-conicis. Labrum anticè rotunda- tum seu semi-circulare. Mandibulæ simplices , arcua- 1æ. Palpi filiformes : articulo ultimo cylindrico. La- bium medio acuminatum ; lateribus rotundatis, au- riculatis. Corpus oblongum. Caput thoraxque elytris angus- uores. Oculi: globost, ad latera prominuli. D2A ANIMAUX OBSERVATIONS. Les élaphres ressemblent aux cicindèles par leur forme extérieure; mais ils en sont tres-distingués par les carac- tères des parties de leur bouche , et parce qu'ils ne se tien- neñt que dans les lieux humides, le voisinage des eaux. En effet, leurs mandibules très-simples et leurs mâchoires n’ayant point d’onglet qui s'articule à leur sommet , ne permettent point de les confondre avec les cicindeles. Ces insectes ont ordinairement une couleur bronzée, métallique, et sont très-agiles, ESPECES. 1. Elaphre des rivages. Ælaphrus riparius. E. viridi-æneus ; elytris punctis lalis excavatis. Cicindela riparia. Lin. Elaphrus riparius. Fab. él. 1. p. 245. Oiiv. col. 2. n.0 34. pl. r. f. 4. a. b. Latr. gen. 1. p. 181. Pau. fase. 20.t.1. Habite en Europe, près des mares, des étangs. 2. Elaphre uligineux. Ælaphrus uliginosus. E. viridi-æneus ; elytris strialis : punctis impressis cœæ- ruleis. Elaphrus uliginosus. Fal. él. 1. p. 245. Oliv. col. 2. n.° 34.pl. 1 f.1. 4. b. c. d. ec. Elaphrus uliginosus. Lat. gen. 1. p. 182. Habite en Europe, aux lieux humides. Etc. Ajoutez elaphrus aquaticus , et elaph. semt-punctatus de Fabricius; carabus multipunctatus et car. borealis Au mème (él. r. p. 182.) Eat. BEMBIDION. (Bembidion.) Antennes filiformes , de la longueur du corselet ; x SANS VERTÈBRES. 525 articles cylindriques. Mandibules simples. Palpes exté- rieurs terminés par un article subulé, pointu. Corps oblong ; tête grosse ; corselet presque en cœur tronqué. Jambes antérieures échancrées au côté in- terne. Antennæ filiformes , thoracis longitudine ; articu- lis cylindricis. Mandibulæ simplices. Palpi exterio- res articulo acuto vel subulato terminati. Corpus oblongum, capite magno. Thorax obcor- dato-truncatus. Pedes antici tibüs latere interno emar- ginatis. OBSERVATIONS. Les bembidions ont le port et la manière de vivre , on les habitudes des élaphres ; mais lèurs palpes extérieurs , soit labiaux , soit maxillaires , ont le dernier article pointu ou subulé, Cet article est plus court et moins renflé que le pénultième. Les jambes antérieures de ces insectes sont plus notablement échancrées au côté interne que dans les élaphres. ESPÈCES. &. Bembidion flavipède. Bembidion flavipes. B. obscure æneum ; elytris subnebulosis ; pedibus lu- lets. Cicindela flavipes. Lin. Elaphrus flavipes. Fab, él. 1. p. 246. Panz. fasc. 20. t. 2. Oliv, col. 2. n.o 34. pl. 1. f. 2. a. b. Bembidion flavipes. Lat. gen. 1. p.183. Habiteen Europe , sur les rivages sablonneux. 2. Bembidion littoral. Bembidion littorale. Xatr. B. œneo-nigrum; elytris punctato-striatis : maculis duabus ferrugineis ; pedibus rufis. Cicindela rupestris. Lin. ÆElaphrus rupestris. Fab. 61 1. p. 246. 526 ANIMAUX Carabe littoral. Oliv. col, 3. n.o 35. pl: 9. f. 103. etpl. 14: É (103. Habite en France, en Allemagne, près des eaux. Etc. Voyez, pour d’autres espèces, l’hist. nat,, etc. , de M. La= treille, vol. 8. p. 222. CARABIENS NAGEURS. Les quatre pattes postérieures comprimées , ciliées et propres a nager. Cette division des carabiens est fort petite compa- rativement à la précédente , et n'embrasse que les races qui vivent dans le sein des eaux, soit dans l'état de larve , soit dans celui d’insecte parfait. Leur corps est toujours ovale-elliptique, leur corselet plus large que long , et leurs yeux sont peu saillans. Ils ont les pattes postérieures aplaties en forme de lames. Comme les au- tres, ces carabiens sont carnassiers et très-voraces. On les a presque tous réunis dans le genre dytiscus ; mais, depuis , les entomologistes en ont distingué plusieurs comme genres particuliers. Je me bornerai à la citation destrois genres suivans. {a) Antennes de onze articles distincts. Le dernier article des palpes non terminé en pointe. (+) Dernier article des palpes labiaux obtas et sans échancrure à son extrémité, Dytique. (++) Dernier article des palpes labianx échancré et comme fourchu à son extrémité, Notere. LL (b) Antennes de dix articles distincts. Le dernier article des palpes terminé en pointe. Haliple. SANS VERTÈBRES. LOL CE. SI D Y TIQUE. ( Dytiscus. ) Antennes filiformes - sétacées, de la longueur du corselet. Mandibules un peu courtes, arquées , voûtées, échancrés et bidentées à leur sommet. Palpes extérieurs fiiformes ; à dernier article cylindracé. Corps elliptique, plus ou moins déprimé. Corselet transverse. Élyires dures, couvrant tout l'abdomen. Pattes postérieures natatoires , à tarse comprimé, cilié. Antennæ filiformi-setaceæ , thoracis longitudine. -Mandibulæ breviusculæ , arcuatæ , infra apicem la- tere intcrno subexcavatæ , apice emarginatæ biden- tatæ. Palpi exteriores filiformes , articulo ultimo cylindraceo. | Corpus ellipticum, plus minüusve depressum. Tho- rax transversus. Elytra rigida , abdomen totum obtegentia. Pedes postici .natatorü; tarso compresso , ciliato. OBSERVATIONS. Ÿ Les dytiques constituent un genre très-naturel, fort nom- breux en espèces , et qu’on aurait tort de mutiler ou dé- membrer , pour former, à ses dépens , de petites coupes, dites génériques, peu tranchées , difficilement reconnais- sables.{Ces insectes ressemblent tout-à-fait, par la forme de leur corps, c’est-à-dire, par celle de leurs élytres, de leur corselet et de leur tête, aux hydrophiles ; mais , quoi- qu'ils y tiennent par plusieurs rapports, ils ne sont pas de la mème famille. Ce sont, en effet, de véritables cara- biens , ayant six palpes distincts et des antennes filiformes. Conjointement avec le notère et l'hahiple, ces insectes ter- 528 ANIMAUX minent la famille des carabiens , et forment une transition aux g)ri725, aux ydrophiles et autres coléoptères penia- mères carnassiers , qui ont des antennes en massue, et qui n’ont que quatre palpes. Le corps des dytiques présente une ellipse , soit raccour- cie , soit oblongue , déprimée ou légèrement convexe, tant en dessus qu’en dessous, quelquefois assez fortement bom= bée surle dos. Leur tète est un peu enfoncée dans le corse- let. Leurs pattes postérieures , surtout les deux dernières, sont plus longues, et ont le tarse élargi, aplati, cilié, à articles peu distincts. Souvent, dans ces insectes, les ély- tres sont lisses dans les mâles et striées ou sillonnées dans les femelles. Les dyriques vivent dans les eaux douces des rivieres, des lacs, des étangs et des marais ; ils restent presque continuellement dans l’eau , venant de temps en temps respirer l'air à sa surface. Ils ont néanmoins la faculté d'aller sur la terre, et de voler. Ces insectes sont carnas- siers, tres-voraces, et dévorent tous ceux qu'ils peuvent attraper. Les larves des dytiques ont le corps allongé , composé de onze ou douze anneaux, et sont munies de six pattes. Les derniers anneaux ont des rangées de poils sur les côtés, et l'abdomen se termine par deux panaches ou franges de poils qui imitent des branchies et qui ne sont que des trachées saillantes et capilliformes. Ces particularités qui distinguent les dytiques du notère, sont-elles communes à plusieurs races? on ne le sait pas encore ;et , dans le cas où elles nele seraient pas , le genre établi par M. Clairville ne ferait que séparer une espèce de son genre naturel. ESPECES. Fr: Dytique large. Drytiscus latissimus. D. niger; elytrorum marginibus dilatatis : line flavé. Drtiscus latissimus. Lin. Fab. él. 1. p. 257. SANS VERTÈPRES. 529 Oliv. col. 2. n.° 40. pl. 2. f.8. à. b. Lat. gen, 1. ps 229. Panz. fasc. 14. th 1. mas. et t, 2, femina. Habite le nord de l’Europe , dans les eaux douces. 2, Dytique marginal. Dytiscus marginalis. D. niger ; thoracis marginibus omnibus elytrorurnque éx= teriori flavis. Dytiscus marginalis (mas ) Lin. et D. semistriatus (femina } ejusdem. Dytiscus marginaliss Fab, él. 1. p. 258. Latr. gen. 16 p. 230. Panz. fasc. 14, t. 3. mas, et t. 4. femina. Oliv: col-2.n.0 {o.-plir. f 1. a.b. c.d..etf. 6. 4. Drytiscus. Geof. 1. p. 186. n.0 2, et p.187. n.° 3. pl. 3. f. 2. Habite en Europe, dansles eaux. Il est commun. 3. Dytique costal. Dytiscus costalis. D. niger; capilis fascid , thoracis margine , elytrorumque strid costali posticèe hamato-ferrugineis. Dytiscus costalis. Oliv. col. 2. n. 4o.pl. 1. £. 7. Drytiscus costalis. Fab. él. 1. p. 259. Habite à Cayenne, à Surinam. 4. Dytique pointillé. Dytiscus punctulatus. D. niger ; clyÿpeo thoracis elytrorumque margine albis; elytris striis tribus punctatis. Drytiscus punctulatus. Fab. él. 1. p. 259. Dytiscus ne x. Geoff. Oliv. col. 2. n.° 4o. pl. 1. f.6.b, ef. 1e. Habite en Europe. 5. Dytique de Roœsel. Dytiscus Ræselix. D. virescens ; clypeo thoracis elytrorumque margine extez rioré flavis ; elytris obsolete striatis. Dytiscus Roeselir. Fab. él. 1. p. 259. Roes. ins. 2. aquate. 1. tab. 2. f. 1—5. Habite en Allemagne et aux environs de Paris Etc. Tom. IF. 34 530 ANIMAUX NOTÈRE. ( Noterus.) Antennes un peu courtes, fusiformes-subulées, plus épaisses vers leur partie moyenne. Palpes labiaux à der- nier article échancré et comme fourchu. Port des dytiques. Corps elliptique , convexe. Point d'écusson. Antennæ breviusculæ , fusiformi-subulatæ | versus medium crassiores. Palpi labiales articulo ultimo emarginato subfurcato. Habitus dytiscorum. Corpus ellipticum, convexum. Scutellum nullum. OBSERVATIONS. La phrase qui termine les observations sur les dytiques , laquelle concernait le genre zotère, doit être ici rapportée par le lecteur , n'ayant été imprimée où elle se trouve que par erreur. ESPÈCE. 1. Notère crassicorne. Noterus crassicornis. IVoterus. Latr. Considérations gém. , etc. p. 168. Drytiscus crassicornis. Fab. él. 1. p.273. Latr. gen. 1. p. 232. Oh. col. 3. n.0 4o. pl. 4. f. 54. a. b. Habite en France, en Allemagne, dans les eaux. HALIPLE. (Haliplus.) L Antennes filiformes , de la longueur du corselet, à dix articles. Palpes extérieurs à dernier article subulé ou pointu, SANS VERTÈBRES. 531 Port des dytiques. Corps elliptique. Point d’écusson. Cuisses postérieures recouvertes par une lame pectorale, clypéacée. Antennœæ filiformes , thoracis longitudine , decem- articulatæ. Palpi exteriores articulo subulato vel acu- Lo terminal. ITabitus dytiscorum. Corpus ellipticum. Scutellum nullum. Femora postica lamind pectorali cl; peaced 1ecta. OBSERVATIONS. Les Laliples ressemblent encore tout-à-fait aux dytiques par leur port et par leurs habitudes ; néanmoins les carac- tères particuliers qui les en distinguent , sont communs à plusieurs races et semblent autoriser leur distinction. Le dernier article des palpes, dans lesdytiques, ne se termine pas enpointe ; il est au moins obtus. PSRECES, 1. Haliple oblique. Haliplus obliquus. H. ferrugineus; elytris maculis quinque obliquis fuscis. Drytiscus obliquus. Fab. él. 1. p. 250. Panz. fasc. 86. t. 6. Haliplus obliquus. Latr. gen. 1. p. 234. Habite en France, en Allemagne, dans les étangs. 2. Haliple enfoncé. Æaliplus impressus. H. ovalis, flavescens; elytris cinereis : punctis impressis striatis. Haliplus impressus. Latr. gen. 1.p. 234. tab. G. f Gets. Dryutiscus impressus. Fab. él. 1. p.291. Oliv. col. 5. n.° 4o. pl. 4. f. 40. a. b. Dytiscus. Geoff. 1. p.191. 0.0 12. Habite en France, en Allemagne , dans les eaux. Ajoutezle drtiscus fulvus de Fab, 532 ANIMAUX DEUXIEME SECTION. a ————— PENTAMÈRES CLAVICORNES. Leurs antennes sont en massue , soit perfoliée, soit presque solide. Les insectes de cette section viennent naturellement après les pentamères filicornes. Ils s'y lient aux cara- biens aquatiques , par les hydrophiliens qui sont aussi des insectes carnassiers , comme les dytiques , et qui of- frent une transition aux dermestes, en un mot , aux né- crophages. Les pentamères clavicornes ont effectivement les an- tennes en massue bien prononcée ; et cette massue qui les termine est régulière, c'est-à-dire , ne se compose point de lames beaucoup plus allongées d'un côté que de l'autre , comme dans les pentamères lamellicornes. Ici, la massue est formée d'articles, en général , courts et plus ou moinsserrés : en sorte qu'elle est, soit perfoliée , soit brusque ; dense et presque solide. Ces insectes n'ont tous que quatre palpes articulés ; deux maxillaires, et deux labiaux. DIVISION DES PENTAM. CLAVICORNES. (1) Antennes s’insérant daris une cavité ou sous un avancement des bords de la tête. Elles ont rarement plus de neuf articles. (a) {nsectes aquatiques, vivant dans l’eau ou près de l’eau. Corps elliptique ou oblong. Les hydrophiliens. SANS VERTÈBRES. 533 (b) Insectes non aquatiques. Corps hémisphérique: Les sphéridies. (a) Base des antennes entiérement ou presque entitrement à dé- couvert. (a) Sternum antérieur s’avançcant en mentonniére vers la bouche. Les byrrhiens. (b) Point de sternum antérieur avancé en mentonnière vers la bouche, Les néerophages. LES HYDROPEILIENS. t Insectes aquatiques , vivant, soit dans l'eau , soit dans. le voisinage des eaux , ayant des antennes courtes , en massue , et qui n'ont pas plus de neuf articles distincts. . Les hydrophiliens sont sans doute très-distincts des carabiens , puisque leur bouche n'offre point six palpes articulés, mais quatre seulement. Néanmoins, de quel- que manière qu'on veuille les considérer , il nous pa- rait inconvenable de les en éloigner considérablement. Ce sont, comme les carabiens , des insectes carnassiers , zoophages, dévorant des insectes vivans, ou au moins se nourrissant de matières animales. Comme. les carabiens aquatiques [ les dytiques, etc. |, ils vivent dans les eaux douces , ou dans le voisinage de ces eaux , et leur ressem- blent beaucoup par leur forme générale. Mais n'étant point de la même famille, ils doivent en différer par des carac- tères particuliers, ce qui a effectivement lieu. Ces in- sectes forment donc une transition des coléoptères pen- tamères filicornes , aux pentamères clavicornes, Les uns sont nageurs et ont les pattes postérieures 534 ANIMAUX natatoires; les autres , quoique vivant dans l’eau ou pres de l'eau, n’ont que des pattes ambulatoires. Dans le plus grand nombre, le premier article des tarses est beaucoup plus court que le second. Si les antennes des hydrophiliens paraissent n'avoir pas plus de neuf ar- ticles distincts , c’est que les articles qui forment la mas- sue , étant très-serrés , surtout les derniers , cessent d'être distincts. Je rapporte à cette famille les cinq genres suivans, DIVISION DES HYDROPHILIENS. (1) Mandibules Prdentées à leur sommet. (a) Antennes simples, terminées en massue. Hydrophile. Sperché. (b) Antennes ayant un des articles infériears très-dilaté, se pro- longeant latéralement, Gyrin. Dryops. (2) Mandibules entières à leur sommet. Elophore. HYDROPHILE. (Hydrophilus.) Antennes courtes , insérées devant les yenx sous les bords latéraux du chaperon, se terminant en massue perfoliée. Mandibules bidentées au sommet. Palpes filiformes : les maxillaires aussi longs ou plus longs que les antennes. SANS VERTÈBRES. 530 Corps elliptique. Corselet subtransverse, un peu plus large postérieurement. Jambes terminées par deux épe- rons. Pattes postérieures natatoires. Antennæ breves , antè oculos sub clyper lateribus insertæ , clavd perfoliatd terminatæ. Mandibulæ api- ce bidentatæ. Palpi fiiformes : maxillaribus anten- narum longitudine vel antennis longioribus. Corpus ellipticum. Thorax subtransversus , posticè pauld latior. Tibiæ ad apicem bicalcaratæ. Pedes postici natatori. OBSERVATIONS. Les 4ydrophiles ont l'aspect et les habitudes des dytiques, etontété d’abord confondus dansle même genre. Néanmoins, leurs antennes à peine plus longues que la tête et terminées en massue , les font facilement reconnaitre. D'ailleurs, leurs palpes maxillaires aussi longs et quelquefois plus longs que les antennes , les rendent remarquables. Ces insectes ont le corps elliptique et convexe ; le sternum postérieur en épine ; des pattes comprimées , natatoires et dont les tarses semblent n'avoir que quatre articles, quoiqu'ils en aient réellement cinq. Enfin , ils n’offrent que des couleurs sombres. Leurs larves sont allongées - coniques , vermifor- mes, munies de six pattes, à tête grosse, à bouche armée de deux fortes mandibules. Filles sont carnassières, très- voraces , et respirent par l'extrémité postérieure de leur corps. Si les hydrophiles tiennent encore un peu des carabiens aquatiques par leur forme générale et leurs habitudes, on sent que leurs rapports les rapprochent davantage des in- sectes zoophages et desnécrophages qui viennent après eux. ESPECES. ï. Hydrophile brun. Z/ydrophilus piceus. H. niger; sterno canaliculato, posticè spinoso; elytris substriatis. 536 ANIMAUX Dytiscus piceus. Lin. Le gr. hydrophile. Geoff. 1. p, 182. pl. dE Je £ Hydrophilus piceus. Fab. él. 1. p. 249. Oliv. col. 3. n.0 39. pl. 1. f 2. a. b. c. d, Latr. gen. 2. p. 65. À Habite en Europe, dans les eaux douces. 2. Hydrophile luride. Æ/ydrophilus luridus. H: fusco griseoque flavescens , nigro maculatus ; elytris Sstriis punctato-crenatis. Dytiscus luridus. Lin. Hydroph. luridus. Fab. él. 1. p. 255. Olivs col. 3. n.0 39. pl. 1. f, 3, a. b. c. f. Panz. fasc. 7. t.3. Latr. gen. 2. p. 66. Habite en Europe, dans les eaux douces. Etc. SPERCHÉ. ( Spercheus. ) Antennes courtes ; de six articles, insérées sous les bords latéraux du chaperon; les cinq derniers articles formant une massue. Mandibules bidentées au som- met. Corps ovale, sabhémisphérique , très-convexe. Cor- selet échancré antérieurement, Antennæ breves , sex articulatæ , sub clypei late- ribus anticis insertæ : articulis quinque ultimis clavam formantibus. Mandibulæ apice bidentato. Corpus ovale, subhemisphæricum, valdè convexum. Thorax anticè emarginatus. OBSERVATIONS. Le sperché tient de très-près aux hydrophiles ; mais cet insecte aquatique est moins nageur , ses pattes postérieures paraissent moins propres à la natation , et les cinq articles de ses tarses sont plus distincts. Il est remarquable par ses SANS VERTÈBRES,. 537 antennes à six articles , dont le premier est allonge , et les autres forment la massue. ESPECE. 1. Sperché échancré. Spercheus emarginatus. Spercheus emarginatus. Fab. él. 1,p. 248. Lat. gen. 2. p.63, et vol. 1. tab, o. f. 4. Hydrophilus. {lig. col. Bor. 1. p. 242, Panz. fasc. 91, t. 4. Habite en Ailemagne, dans les eaux, GYRIN. (Gyrinus.) Antennes plus courtes que la tête, et étant insérées chacune dans une fossette latérale ; ayant à leur base un appendice saillant latéralement ; à articles serrés , cons- ütuant une massue fusiforme. Quatre palpes articu- lés. Deux yeux apparens tant en dessus qu'en des- sous. | Corps ovale. Tète en partie enfoncée dans le corse- let. Pattes postérieures natatoires ; les deux antérieures plus longues. ÆAntennæ capite breviores, in fove& laterali inser- tæ , appendice basilari hinc prominulo instructæ : ar- ticulis dense congestis clavam fusiformem formantibus. Palpi articulati quatuor. Oculi duo , supernè infer- nèque conspicut. Corpus ovatum. Caput thorace partim insertum. Pe- des postict natatortii : antici duo alis longiores. OBSERVATIONS. Les gyrins n’ont réellement que quatre palpes articulés et 538 ANIMAUX tiennent de très-près aux hydrophiles. Ils leur ressem- blent par leur forme générale , et parce qu'ils ont aussi des antennes en massue ; mais leurs palpes antérieurs sont plus courts. Leurs yeux étant apparens, tant en dessus qu'en dessous, paraissent au nombre de quatre. L’appendice la- téral de la base de leurs antennes , parait être une expan- sion de l’un des deux articles inférieurs, et leur donne un rapport avec le dryops. Ces insectes ont le corps elliptique , légèrement dépri- mé , à bords tranchans. Ils sont remarquables en ce que leurs pattes antérieures sont plus longues que les autres, Ils le sont aussi par leur manière de nager, car ils font dans l’eau où à sa surface , des tours et des détours, la plupart circulaires, avec une rapidité surprenante. Leurs larves ressemblent , en quelque sorte, à de petites scolo- pendres : elles n'ont néanmoins que six pattes attachées aux trois premiers anneaux du corps. ESPECES. 1, Gyrin nageur. Gyrinus natator. G. cærulescenti-nitidus ; elytris punctato- striatis ; pedibus ferrugineis. Gyrinus natator. Lin. Fab. él. 1. p. 274. Oliv. col. 3.n.0 41. pl. 1.f. 1. Le tourniquet. Geoff, 1. p. 194. pl. 3. f. 3, Gyrinus natator. Latr. gen. 2. p. 60. Panz. fasc. 3. t. 5. Habite en Europe, dans les caux stagnantes. 2. Gyrinstrié. Gyrinus striatus. G. viridis, nitens; thoracis elytrorumque margine pallido; elytris striatis. Gyrinus striatus, Fab. él. 1. p. 275. Oliv. col, 3. n.° 41. pl. 1. f.2. a. b. Habite la côte de Barbarie, l'Espagne, dans les eaux douces, Etc. s D] SANS VERTEBRES, 9299 DRYOPS. ( Dryops.) Antennes très-courtes , insérées dans une cavité sous les yeux, ayant le premier ou le second article de la base prolongé d’un côté en une palette auriforme : les autres articles serrés, formant une massue oblongue, subfusiforme. Mandibules non saillantes , bidentées au sommet. Quatre palpes courts. Corps ovale, convexe. Tête enfoncée dans le cor- selet. Pattes ambulatoires. Antennæ brevissimcæ, infra oculos in fossuld inser- tæ ; articulo baseos primo vel secundo in spatulam auriformem latere producto : articulis alüs congestis , clavam subfusiformem componentibus. Mandibulæ non exsertæ , apice bidentatæ. Palpi quatuor dreves. Corpus ovatum, convexo-cylindraceum. Caput par- tim thoraci initrusum. Pedes ambulatoru. OBS£LRVATIONS. Le dryops est un petit coléoptère vivant dans l’eau ou parmi les plantes aquatiques, et que l’on soupconne se nourrir des petits insectes aquatiques qu’il peut attraper. Ses antennes lui donnent des rapports avec les gyrins; et, par la forme de son corps , il semble en avoir avec les dermestes, / ESPÈCE. 1. Dryops auriculé. Dryops auriculatus. Drvops auriculé. Oliv. col. 3. n,0 41 bis. pl. à. f. 1. Dermesteä oreilles. Geoff. 1.p. 103. n.e 11, Dryops auriculatus. Latr. gen. 2. p. 55, Cr ES © ANIMAUX Parnus prolifericornis. Fab. él. 1.p. 332. Panz. fasc.a3-tere Habite en Europe , sur les plantes aquatiques. ELOPHOR E. (Elophorus.) Antennes très-courtes, terminées en massue solide, ovoïde, ou allongée. Mandibules simples à leur ex- trémité, Mâchoires bifides. Le dernier article des pal- pes, soit plus gros et ovale, soit cylindrique-subulé. Corps ovale-oblong, aplati en dessous. Corselet sub- transverse Ou carré. Pattes ambulatoires. Antennæ brevissimæ , clavé solidd terminateæ : clav& obovatd, vel elongatd. Mandibulæ apice sim- plices. Maxillæ bifidæ. Palporum articulus ultimus vel crassior, subovalis , vel cylindrico-subulatus. Corpus ovato-elongatum , subtus depressum. Tho- rax subtransversus aut quadratus. Pedes ambula- Loru, OBSERVATIONS. Les élophores sont de petits coléoptères que l’on ren- contre dans l’eau, et plus souvent sur les plantes aquatiques; qui marchent plus qu'ils ne nagent , qui semblent avoir quelques rapports avec les hydrophiles, et néanmoins qui en ont aussi avec les nécrophages. Ceux qui ont le dernier article des palpes plus gros et ovale, sont les élophores de M. Latreille; et ceux dont le dernier article des palpes est cylindrique-subulé, constituent ses /ydrœænes.Ces der- niers ont la massue des antennes plus allongée, SANS VERTÈBRES. 54x ESPECES. 1. Elophore aquatique. Ælophorus aquaticus. E. fuscus ; thorace rugoso elytrisque fusco-ænets: S'ülpha aquatica. Lin. Dermestes. Geoff, 1.p. 103. n.o 15, Elophorus aquaticus. Fab. él. 1.p.277. Panz. fase. 26. t, 6. Oliv. col. 3. n.0 38. pl. 1. f. 1. Elophorus aquaticus. Latr. gen. 2. p.68. Ejusd, hist. nat., etc. 10.p. 74. pl. 8r. f. 9. Habite en Europe, dans les eaux stagnantes. 2. Elophore allongé. ‘Elophorus elongatus. ÆE. thorace punctato æneo ; elytris porcatis fuscis. Elophorus elongatus. Fab. él. 1.p. 297. Oliv. col. 3. n.0 38. pl. 1. f. 4. Latr. gen. 2. p. Go. Panz, fasc. 26. 1. 7. Habite en France, en Allemagne, dans les eaux stagnantes. 3. Elophore des rivages. Elophorus riparius. ÆE. nigro-œneus, capite thoraceque impresso - punctatus ; thorace subsemi-orbiculato. Hydræna riparia. Ulig. col. Bor. 1. p. 270. Lat. gen. 2. p.70. Habite en Europe, dans les eaux douces. SPHÉRIDIE. (Sphæridium.) Antennes plus courtes que le corselet, de neuf arti- cles : les trois derniers formant une massue perfoliée. Mandibules courtes , simples, pointues. Mâchoires à deux lobes. Palpes filiformes. Corps hémisphérique , aplati en dessous. Corselet transverse, postérieurement de la largeur des élytres. Jambes épineuses. Antennæ thorace breviores, novem - articulatæ : articulis tribus ultimis clavam perfoliatam formanti- 542 ANIMAUX bus. Mandibulæ breviusculæ , simplices, acute. Maxillæ bilobæ. Palpi filiformes. Corpus hemisphæricum , subtus planum. Thorax transversus, posticè elytrorum latiudine. Tibiæ spi- 7105. OBSERVATIONS. Le genre des sphéridies est, quant à présent, le seul de sa famille. Il comprend de petits coléoptères terrestres , à corps hémisphérique , glabre et à tête petite, inclinée, en partie enfoncée dans le corselet, Les cinq articles de leurs tarses sont distincts, et le premier est aussi long au moins que le second. Les palpes maxillaires sont fort allongés , et leur second article est très-renflé. On trouve ces insectes dans les bouses et les fientes des animaux. ESPECE. 1, Sphéridie à quatre taches, Sphæridium scarabæoides. S. ovatum, atrum ; elytris maculis duabus ferrugineis. Sphæridium scarabæoïdes. Fab. él. 1. p. 92. Latr. gen. 2. p. Ji. Dermestes scouravæoides. Lin. Gcoff. 1. p: 106. n.°’17. Sph. scarabæoïides. Oliv. col. 2. n° 15. pl. 1.f. #. Panz. fasc.-6.'t,.2. | Habite en Europe. M. Latreille en cite plusieurs variétés. Etc. LES BYRRHIENS. Sternum antérieur s'avancant en mentonnière vers la bouche. Dans les byrrhiens, le sternum antérieur s’ayance tou- jours d'une manière remarquable , quoique plus. ou moins considérablement, selon les races, et semble for- SANS VERTÈBRES. 543 mer une mentonnière sous la bouche ou près de la bouche. Outre ce caractère, reconnu par M. Latreille , les pattes et souvent les antennes en offrent un autre qui est fort remarquable. Lorsqu'on touche ou que l’on sai- sit l'animal , il fait le mort, et replie ses pattes et ses antennes de manière que ces parties, en quelque sorte , disparaissent. Les pattes se replient et les jambes, sou- vent même Jes tarses, s'appliquent dans des rainures qui les cachent en partie. Il y en a dont les antennes se logent alors dans des rainures pectorales, et d’autres qui logent ces antennes dans des cavités aux angles an- térieurs du corselet. Le corps des byrrhiens est ovoïde, convexe, à ab- domen bien recouvert par les élytres. Le corselet est transversal. DIVISION DES ,BYRRHIENS. (1) Antennes coudées : maudibnles saillantes, aussi longnes ou presque aussi longues que la tête. ÆEscarbot. {2) Antennes non coudées : mandibules peu ou point saillantes. (a) Antennes en massue allongée, perfoliée. Byrrhe. (b) Antennes en massue courte, brusque. (+) Menton trés-grand, en forme de bouclier. Nosodendre. (++) Menton non en forme de bouclier. * Massue des antennes dentée. Throsque. ** Massue des antennes non dentée. Anthrène. Mégatome. Ct Fa + ANIMAUX ESCARBOT. (Hister.) Antennes plus courtes que le corselet, coudées , ter- minées en massue sclide. Mandibules cornées | ayan- cées. Mâchoires presque membraneuses. Corps ovale-arrondi , un peu convexe. Corselet large, échancré antérieurement. Tête petite, recue dans l'é- chancrure du corselet. Pattes à jambes élargies, com- primées , dentées. Anus à découvert dans la plupart. Antennæ thorace breviores, fracteæ , clav& solida terminatæ. Mandibulæ. corneæ , porrectæ. Maxillæ submembranaceæ. S Corpus ovato-rotundatum , convexiusculum. Tho- rax latus, anticè emarginatus. Caput parvum , tho- race partim reconditum. Pedes tibüs dilatato-com- pressis, dentatis. Elytra sæpius abdomine breviora. OBSERVATIONS. 5 Les escarbots sont de petits coléoptères à corps dur, ovale, arrondi, médiocrement convexe ; remarquables par leur tête petite, en partie cachée sous le corselet, et par leurs élytres qui laissent souvent l'anus à découvert. Leurs antennes sont coudées , leur premier article étant fort long ; et les trois derniers , qui sont très-serrés , for- ment la massue , en bouton presque solide. On trouve ces insectes dans les fumiers, les fentes, les charognes, sous les écorces , etc. Ils contractent leurs pattes et feignent d'être morts lorsqu'on les prend. ESPECES. 1. Escarbot unicolor. Æister unicolor. |: H. niger , nitens ; elytris substrialis ; Libiis anticis multi- dentatis. Oliv. + JC ESS (er SANS VERTÈRBRES, Hister unicolor. Lin. Latr. gen. 2. p. 47. Escarbot noir (attelabus ). Geoff. 1. p.94. p.1.f. 4. Hister unicolor. Fab. él. 1. p.84. Panz. fasc. 4. t, 2. Oliv. col. r. n.° 8. pl. 1.f. 1. Habite en Europe. 2. Escarbot quadrimaculé., Âister quadrimaculatus. H. niger; elytris substriatis, maculis duabus rubris, inunam inlerdüm connatts. Hister quadrimaculatus. Lin. Fab. él. 1. p. 88, Oliv. col. 1. n., 8. pl. 3. f. 18. a. b. 2. Hister reniformis. Ohv. pl. 1. f.5. a. b. c. 3. Hister bipustulatus. Oliv. pl. 3. f. 19 a. b. An hister sinuatus ? Fab. él, 1. p.87. Habite en Frauce, surtout dans les provinces méridionales, etc. Etc. BYRRHE. (Byrrhus.) Antennes plus courtes que le corselet ; à massue oblon- gue, perfoliée. Mandibules courtes. Palpes inégaux , un peu en massue. | | Corps ovale, convexe, presque gibbeux. Tête petite, très-inclinée. Pattes contractiles. Antennæ thorace pauld breviores ; clav& oblongé perfoliatd. Mandibulæ breves. Palji inœquales , sub- clavati. Corpus ovatum, convexzum , subgibbum, Caput parvum , valdè deflexum. Pedes contractiles. OBSERVATIONS. Les byrrhes sont de petits coléoptères noirâtres qui ont beaucoup de rapports avec les anthrènes, les throsques, etc. Leurs antennes ne sont point coudées comine celles des es- carbots ; leurs palpes maxillaires ne sont point terminés en hache comme ceux des throsques; enfin, leurs pattes sont Tome 1F, 39 546 ANIMAUX trés-contractiles , comme dans les anthrènes. On trouve les byrrhes à terre, sur le bord des chemins et souvent dans les bois. ESPÈCES. 1. Byrrhe püule. Byrrhus pilula. B. subiüs niger , suprä fuliginosus ; vittis dorsalibus atris, interruptis. Byrrhus pilula. Lin. Fab. él. 1. p. 103. Oliv. col. 2. n.0 13. pl. 1. f. 1. a. b. Latr. gen. 2. p. 41 et hist. nat. g. p. 205. pl. 78. f. 1. Panz. fasc. 4. t. 3. Habite en Europe, dans les champs. 2. Byrrhe fascié. Byrrhus fasciatus. B. nigricans ; elytris fascid undaté medié rufu. F. Cistéle à bande. Geoff. 1. p. 116. n.0 2. Byrrhus fasciatus. Fab. él. 1. p. 103. Oliv. col. 2. n.0 13. pl. 1. f. 2. Habite en Europe. Etc. NOSODENDRE. (Nosodendron.) Antennes un peu plus courtes que le corselet ; à massue subovale, comprimée , triarticulée. Mâchoires bifides. Palpes courts, filiformes. Menton très-grand , arrondi , clypéacé. Corps elliptique, subhémisphérique , convexe. Cor- selet transverse. Pattes courtes. Antennæ thorace pauld breviores ; clavd subovaté , compressé, triarticulatd. Maxillæ bifidæ. Palpi bre- ves , filiformes. Mentum maximum , rotundatum , clypeaceum. Corpus ellipticum , subhemisphæricim , convexum. Thorax transversus. Pedes breves. SANS .VERTÈBRES. Qt Ln I OBSERVATIONS. Les nosodendres sont voisins des byrrhes &t leur Fessem- blent par la forme du corps. Ils en sont néanmoins bien distingués par la massue brusque et triarliculée de leurs antennes, et surtout par leur menton clypéacé qui cache une partie de la lèvre inférieure. Leur sternum antérieur, quoique avancé et dilaté, ne s'appuie point contre la bouche. ESPECE, 1. Nosodendre fasciculé. Nosodendron fasciculare. IV. nigrum ; elytris fasciculis seriatis fusco-ferrugineis. Sphæridium fasciculare. Fab. él. 1. p.94. i Pauz. fasc, 24.11. 2. Byrrhus fascicularis. Oliv. col. 2. n., 13. tab. 2. f. 7.4 .b. IVosodendron fasciculare. Latr. gen. 2. p. 44. Oliv. Encycl. Habite près de Paris, dans les ulcères des ormes , que ses larves produisent. Voyez les ZV. hirtum et striatum d'Olivier dans l'Encyclopédie, EHROSOL.E.., (-Throscus:) Antennes de la longueur du corselet, de onze aru- cles : les trois derniers formant une massue dentée. Mandibules à sommet pointu, crochu, entier. Palpes maxillaires à dernier article en hache. Corps ovale-oblong ou elliptique, déprimé ; corselet postérieurement de la largeur des élÿtres, à angles pos- térieurs pointus. Pattes contractiles. Antennæ thoracis longitudine , undecim - articu- latæ: articulis tribus ultimis clavam serratam for- mantibus. Mandibulæ apice acuto, integro , uncinato. Palpi maxillares, articulo ultimo securiformi, 548 © ANIMAUX Corpus ovato - oblongum , aut ellipticum , depres- sum. Thorax posticè elytrorum latitudine : angulis posticis aculis. Pedes contractiles. î OBSERVATIONS. Le throsque a êié rapporté, tantôt au genre des taupins, tantôt à celui des dérmestes. 11 parait, d’après Les obser- vations de M. Latreille, qu'il doit constituer un genre par- ticulier qu’il faut rapprocher des byrrhes et des anthrènes. ESPEC E, 1. Throsque dermestoïde. Throscus dermestoides. Elater dermestoides. Lin. Elater. Geoff. 1. p. 137. n° 16. Elater clavicornris. Oliv. col. 2. n.0 31. pl. 8.f. 85, à. b. Dermestes adstrictor. Fab. él. 1.p.316. Throscus dermestoides. Lat. gen. 2. p. 37. et vol.1.t, 8. f. 1. Habite en Europe. ANTHRÈNE. (Anthrenus. } Antennes un peu plus courtes que le corselet , termi- nées en massue solide. Mandibules courtes. Palpes fili- formes, Corps ovale , arrondi, écailleux. Corselet plus étroit antérieurement. Tête petite, inclinée , cachée sous le corselet. Pattes et antennes contractiles. Les jambes re- pliées sur les cuisses dans la contraction. Antennæ thorace pauld breviores : clav& solid&. Mandibulæ breves. Palpi filiformes. Corpus ovatum, rotundatum, squamulosum. Thorax anticè angustior, Caput parvum , thoraci intrusum ;' deflexum. Pedes antennæque contractiles. In con- tractione , tbiæ ad femora replicate. SANS VERTÈBRES, 549 OBSERVATIONS. Les anthrènes sont de petits coléoptères, la plupart or- nés de couleurs. variées et agréables, qu’ils doivent à de pelites écailles colorées et pulvériformes, qui couvrent leur corps et qui se détachent facilement. Leur corps est un peu convexe en dessous. Âu moindre danger, ces insectes replient leurs antennes et leurs pattes, et les logent dans des cavités ou des rainures propres à les recevoir : leurs jambes se replient sur le côté postérieur des cuisses. Ces insectes se trouvent , en général , sur les fleurs ; mais leurs larves vivent sur les cadavres desséchés, les pel- leteries, et dans les cabinets d'histoire naturelle, où elles font de grands dégâts. Ces larves sont petites et ont des rapports avec celles des dermestes , étant chargées de poils sur les côtés et au derrière, presque de la mème ma- nière. 5e ESPECES. 1. Anthrène de Ja scrophulaire. Ænthrenus scrophu- larice. A. niger ; elytris albo-maculatis : sulurd sanguineé. Byrrhus scrophulariæ. Lin. ÆAnthrenus scrophulariæ. Fab, él. 1. p. 107. Oliv. col, 25 n.0 14. pl, 1. f, 5, a. b. Latr. gen. 2. p.38. et hist. nat. vol. 9. p. 2193 pl. 79, f. 1. Panz. fase. 3. t: 17. Habite en Europe. 2. Anthrène fasciée. Ænthrenus verbasct. A. niger; elytris fascits tribus undatis ; albis, Byrrhus verbasci, Lin. Anthrenus verbasci. Fab. Latr. gen. 2. p. 39. Oliv. col. 2, n,0 14. pl. 1. f. 2. a. b. c. d. Geoff. 1. p. 115. n.0 2. L'Amourettes Habite en Europe, Sa larvé est destrnctrice des collections d’in- sectes, etc, 550 ANIMAUX L'anthrenus musæorum de Linnæus n’est peut-être qu’ane va- riété plus petite encore que celle qui vient d’être citée. MÉGATOME. (Megatoma.) Antennes un peu plus courtes que le corselet ; à mas- sue brusque , perfoliée , triarueulée. Mandibules cour- tes. Palpes inégaux : le dernier article un peu plus épais. Le sternum antérieur avancé , dilaté à l'extrémité, et contigu à la bouche. Corps ovale ou ovale-oblong. Corselet subtransverse , un peu convexe. Elytres dures. Pattes courtes. ÆAntennæ thorace pauld breviores ; clavé abrupté , perfoliat& , triarticulat&. Mandibulæ breves. Palpi inæquales : articulo ultimo pauld crassiore. Sternum anticum productum®, apice dilatatum ; ort conti- guum. Corpus ovale vel ovato-oblongum. Thorax sub- transversus , convexiusculus. Elytra rigida. Pedes breves. OBSERVATIONS. Les mégatomes ne diffèrent des dermestes que parce que leur sternum antérieur s’avance jusqu’à la bouche et lui sert d'appui , ce qui leur donne un rapport avec les byrrhiens. Ces insectes vivent sur les arbres. ESPÈCES. 1. Mégatome ondé. Megatoma undatum. M. nigrum ; thoracis lateribus elytrorumque fasciis duabus undulatis, villoso-alhis. Megatoma undulata. Herbst. col. 4. t.39.f. 4. a. b. mas. ÆEjusd. dermestes undulatus. Ibid. t. 4o f. 9. g. femina. SANS VERTÈDRES. 55 Dermestes undatus. Lin. Fab. él. 1. p. 313. Panz. fase. 75. t. 13- Oliv. col. 2. n.0 9. pl. 1.f. 2. a. b. Megatoma undatum. Lat. gen. 2. p. 34. Habite en Europe , sur ies arbres , et particulièrement sur l’orme. 2. Mégatome serricorne. A/egatoma serra. DL. piceo-n'grum ; antennis pedibusque dilute brunteo-fla- vescentibus. Lat. Atltagenus serra. Lat. gen. 1. tab, 8.f.10. Megaloma serra. ejusd. gen. 2. p. 35, Dermestes serra. Fab. él. 1. p. 319. Habiteaux environs de Paris, sur l’orme. Etc. LES NÉCROPHAGES. Point de sternum antérieur avancé en mentonnièere vers la bouche. Pattes imparfaitement contrac- tuiles. Les nécrophages tiennent de très-près aux byrrhiens ; mais leur sternum antérieur ne s’avance point vers la bouche pour lui servir d'appui, et les pattes, toujours saillantes , ne se contractent point, ou, dans leur con- traction imparfaite , ne s'appliquent point entièrement dans des rainures de manière à disparaître. Ces insectes n'attaquent point les animaux vivans, mais ils mangent les morts ou les parties qui en proviennent. Quelques-uns parmi eux mangent des matières en putré- faction , soit animales, soit végétales. La massue de leurs antennes est plus souvent allongée que courte et brus- que. Je divise cette famille de la manière suivante : DIVISION DES NÉCROPHAGES. (1) Mandibules courtes , épaisses, sans coarbure à deur extrémits. Dermeste, 552 ANIMAUX (2) Mandibules allongées , comprimées, et arquées à leur extré- mité. (a) Extrémité des mandibules échancrée , bifide ou munie d’une dent. (+) Massue des antennes brusque , courte, ovale ou orbicu- laire. Niudule. Dacné. (+) Massue des antennes allongée. * Palpes, soit filiformes, soit plus gros au bout, mais point terminés en pointe, Ips. Scaphidie. #* Palpes se terminant en alène. Cholève. (b) Extrémité des mandibules entière. Bouclier. Nécrophore. DERMESTE. (Dermestes.) Antennes plus courtes que le corselet ; à massue ovale, perfoliée, de trois articles. Mandibules courtes, épais- ses, presque droites, dentelées sous leur extrémité. Palpes courts, filiformes. Tête petite, inclinée. Corps épais , ovale-oblong , convexe. Corselet subtransverse, plus large postérieure- ment. Æntennæ thorace breviores : clavd ovaté&, perfo- daté, triarticulatd. Mandibulæ breves , crassæ , sub- SANS VERTÈBRES. 553 reciæ , infra apicem deniiculatæ. Palpi breves , fili- Jormes. Caput parvum , sub thorace inflexum. Corpus ova- to-oblongum , crassum , convexum. T'horax subtrans- versus , posticè latior. OBSERVATIONS. Les dermestes , en général, se nourrissent, dans l’état de larve, de substances animales ; et plusieurs de leurs espèces sont connues, depuis long-tems, par les dégâts que leurs larves causent dans nos habitations , en rongeant les pelleteries , les animaux préparés que l’on conserve dans les cabinets d'histoire naturelle; en un mot, tous les ob- jets qui proviennent des animaux , et que nous employons à quelqu’usage. Ces insectes ont des rapports avec les an- thrènes , avec les nitidules , etc. Leurs larves sont garnies de longs poils. Dans nos habitations, ces larves, celles des anthrènes , et celles des teignes, nous causent les plus grands dommages. ESPECES. 1. Dermeste du lard. Dermestes lardarius. Di niger ; elytris anticè cinereis, nigro-punctatis. Dermestes lardarius. Lin. Fab. él. 1. p. 312. Oliv. col. 2. n.0 9. pl.1.f.1.a.b. Geoff. 1. p. 101. n. 5. Latr. gen. 2. p. 31. Habite en Europe, dans les maisons, 2, Dermeste des pelleteries. Dermestes pellio. Derm. niger ; elytris punctis duobus albis. Dermestes pellio. Lin. Fab. él. 1. p. 313. Oliv. col. 2, n°9. pl. 2. f. 11. Geoff, 1, p. 105. n.o 4. Latr. gen. 2. p. 32. Habite en Europe. Attaque les pelleteries , les Musées. 554 ANIMAUX 3. Dermeste souris. Dermestes murinus. D. ollongus , lomentosus , nigro alboque nebulosus; abdo- MINE HiVEOe Dermestes murinus. Lin. Fab. él. 1. p. 314. Oliv. col. 2. no g. pl. 1. f.3. Pauz. fasc. 4o. t. 10. Häbite en Europe, à la campagne, dans les cadavres. Etc. NITIDULE. (Nitidula.) Antennes plus courtes que le corselet, terminées en massue brusque , ovale ou oblongue , comprimée , pres- que solide. Mandibules un peu saillantes, échancrées ou a deux dents. Palpes presque filiformes, un peu plus gros au bout. Corps elliptique ou ovale-oblong, un peu déprimé. Corselet bordé , aussi large que les élytres postérieure- ment. Antennœæ thorace breviores , clavd abrupté , ovat& vel rotundatd, compressd, subsolidä ierminatæ. Man- dibulæ partim exsertæ, apice emarginatæ aut bi- dentatæ. Palpi subfiliformes ; extremitate pauld cras- siores. | Corpus ellipticum , vel ovato-oblongum , subde- pressum. Thorax marginatus posticè elytrorum lati- _tudine. OBSERVATIONS. Les zitidules ne tiennent aux dermestes que par la massue brusque et raccourcie de leurs antennes. Elles se rapprochent davantage des boucliers et genres avoisinans, par leurs mandibules allongées, et parce que la plupart rongent des substances animales desséchées eu l'écorce pour- sie des vieux arbres, SANS VERTÈBRES. 555 Les unes ont les trois premiers articles des tarses courts, larges ou dilatés, et garnis de brosses en dessous : ce sont les nitidules , les bytures et les cerques de M. La- treille. | Les autres ont les quatre premiers articles des tarses presque cylindriques et peu différens des autres articles : elles constituent ses genres thymale , colobique et micro- pèple. Dans les insectes de ces coupes diverses, le corselet est plus ou moins bordé, et souvent ses bords latéraux sont minces et tranchans. La tête est petite, en partie cachée dans l’échancrure antérieure du corselet. Ces insectes sont la plupart fort petits. ESPÈCES. [ Les trois premiers articles des tarses courts et di- latés. | 1. Nitidule obscure. Nitidula obscura. IV. ovata, nigra, obscura ; pedibus piceiïs. F. Vitidula obscura. Fab. él. 1. p. 348. Oliv. col. 2. n.0 12. pl. 1.f, 3. a. b. Dermestes.Geoff. 1.p. 108. n.0 ar. Habite en Europe, dans les cadavres. 2. Nitidule bipustulée. Niidula bipustulata. NN. ovata, nigra; elytris puncto rubro.®F. Silpha bipustulata. Lin. INitidula bipustulata.Fab. él. 1. p: 347. Latr. gen. 2. p. 11. Oliv. col. 2. n.0 12. pl. 1. f. 2. 4, b. Dermestes. Geoff. 1. p, 100, n.03, Habite en Europe, dansles cadavres. 3. Niuidule tomenteuse, Nitidula tomentosa. dV.ovalo-oblonga, nigra , tomento rufo - flavescente vel olivaceo-murino lecta; antennis pedibusque flavo-rufis. Bylurus tomentosus, Lat. gen.2. p, 18. 556 ANIMAUX Dermestes tomentosus. Fab. él. 1. p. 316 et D. fumalus ejusd. Oliv. col. 2. n.0 9. suppl. tab. 3. f. 17 a. b. c. d. Dermestes. Geoff. 1. p.102. n.0 8. Panz. fasc. 97. t. 4. Habite en Europe. 4. Nitidule puce. Nitidula puticaria. IV. oblonga, nigra; elytris abbreviatis ; abdomine acuto, Dermestes pulicarius. Lin. Sphæridium pulicarium. Fab. él. 1. p. 98. Litidula pulicaria. Oliv. col. 2. n.e 12. pl. 3. f. 27. a.b. Cercus pulicarius. Latr. gen. 2. p. 15. Habite en Europe, sur les fleurs. [ Les quatre premiers articles des tarses subcylin- driques. | 5. Nitidale colobique. Nitidula colobicus. IV. elongato-ovalis, obscure nigricans , supernè hirta ; ely- tris punctato-strialis. Colobicus marginatus. Latr. gen. 2. p. 1e ,et vol. 1.t. 16. 1. 1- ÎVitidula hirta. Ross. fn.etr. 1. p. 59. t. 3, f. 9. Habite le midi de la France , sous l’écorce des arbres. 6. Nitidule ferrugineuse. Miidula ferruginea. AV. ferruginea ; elytris lineis elevalis senis nigricantibus. Silpha ferruginea. Lin. Pellis ferruginea. Fab. él, 1. p. 344. S'ilpha ferruginea. Oliv. col. 2. n. 11. pl. 2. f. 13. a. b. Thymalus ferrugineus. Latr. gen. 2.p.0. Peltis. Panz. fasc. 95. t. 17, Habite en Europe, sous l'écorce des arbres. Etc. D'AOINT. (Dacne.) Antennes plus courtes que le corselet; à massue brus- que , grande, subovale , perfoliée , comprimée. Man- dibules à sommet bifide. Le dernier article des palpes plus épais. SANS VERTÈBRES. 557 Corps oblong, épais, convexe. Corselet presque car- ré. Tarses courts. Antennæ thorace breviores; clayd magnd, abrupté, subovatd perfoliatd, compressd. Mandibulæ apice bifido. Palporum articulus ultimus crassior. Corpus oblongum , crassum , convexum. Thorax subquadratus. T'arsit breves. OBSERVATIONS. Les dacnès tiennent aux nitidules par la massue de leurs antennes , et auxips par leur corps allongé, leurs habi- tudes , la célérité de leurs mouvemens. Leur corps est plus convexe et à bords latéraux plus inclinés que celui des ni- tidules. ESPÈCES. x. Dacné huméral. Dacne humeralis. D. nigra ; capite thorace elytrorum punclo baseos pedibus- que rufis. Dacne humeralis. Latr. hist. nat., etc., 10. p. 13. pl. OL Te Ejusd. gen. 2. p.20. Dermestes. Panz. fasc. 4. t. 9. Engis humeralis. Fab. él. 2. p. 583. Habite en Europe, sous l'écorce des arbres, 2. Dacné à bandes. Dacne fasciata. D. atra ; elÿtris fasciis duabus rufis : anteriore nigro-ma- culatd. Dacne fasciata. Latr: Engis fasciata. Fab. él. 2.p. 582. Habite l'Amérique septentrionale. 3. Dacné cou-rouge. Dacne sanguinicollis. re) (e) D: atra; antennis thorace elÿtri singuli maculis duabus pedibusque rubro-sanguineis. Dacne sanguinicollis. Lat. Engis sanguinicollis. Fab. él. 2. p.584. Panz, fasc. 6. 1.6. Dermestes. Habite en France, en Allemagne. Etc, Ajoutez l'engis rufifrons de Fabricius. 558 | ANIMAUX EPS: (Ips.) . Antennes de la longueur du corselet où environ ; à massue oblongue ; étroite, de trois articles séparés. Man- dibules bifides au sommet. Corps oblong , convexe. Tous les articles des tarses allongés , grèles. Antennœ circiter thoracis longitudine : clavd oblon- gd, angusté ; articulis tribus valdè distincus. Mandi- bulæ apice bifideæ. Corpus oblongum , convexum. Tarsorum articuli omnes elongati, graciles. OBSERVATIONS. Sous le nom d’ips, on avait réuni différens coléoptères très-petits , à corps allongé et étroit; mais il ne s’agit ici que de ceux qui appartiennent à ia division des pentaméres, Ils tiennent aux nitidules par leurs rapports, ets'en distin- guent par la massue de leurs antennes. ESPÈCE. 1. lps cellerier. /ps cellaris. 1. testaceo-ferruginea, punctata; thorace crenulato, 1ps cellaris. Oliv. col. 2. n°18 pl. 1.f.3. a. b. Latr. gen. 2. p. 21. Dermestes cellaris. Fab. él .1. p. 319. Dermestes. Panz. fasc. 39. t. 14. Habite en Europe. Ses élytres sont un pen pubescentes, Etc. Le dermestes fimetarius de Fabr.est de ce genre. SCAPHIDIE. (Scaphidium. ) Antennes presque de la longueur du corselet ; à mas- sue allongée, formée de cinq articles séparés , subelo- SANS VERTÈBRES. 559 buleux ou hémisphériques. Mandibules bifides au sorm- met. Palpes filiformes. Corps ovale, épais, en pointe aux deux bouts. Ely- tres subtronquées au bout. Pattes grêles. Antenne thoracis sublongitudine ; clavé elongaté, quinque articulaté : articulis globulosis aut hemisphæ- ricis , distinctis. Mandibulæ apice bifidæ. Palpi jili- formes. Corpus ovale , crassum , utrdque extremitate acu- tum. Elytra apice truncatu. Pedes graciles. OBSERVATIONS. Les scaphidies avoisinent les cholèves par leurs rap- ports ; mais leurs palpes, quoique filiformes, ne se ter-, minent-point en alène. Ces insectes vivent dans les cham- pignons, les feuilles mortes, le bois pourri. Leur corps est un peu convexe; leurs élytres , tronquées au bout , laissent la pointe de l'abdomen à découvert. ESPECE. 1. Scaphidie quadrimaculée. Scaphidium quadrimacu- latum. S. nigrum, punctulatum; elytro singulo maculis duabus rubris. Scaphidium quadrimaculatum. Oliv. col. 2. n.o 20. 15h Où À Latr. hist. nat., etc., 9. p. 247. pl. 78. f. 5. et gen. 2. p. 23. Scaphidium 4 maculatum, Fab. él. 2. p. 575. Panz. fasc. 12.t, 11. Habite en Europe, sur les champignons, les vieux troucs d'arbres. 2. Scaphidie immaculée. Scaphidium immaculatume. S. atrum, nilidum; elytris immaculatis, punctato - stria- HP F. 560 ANIMAUX Scaphidium immaculatum. Oliv. col. 2. h.0 20. PL 196 3ab: Fab. él. 2. p. 556 Latr. gen. 2 p. 34. Habite en France, parmi Les feuilles pourries et sur les cham- pignons. Scaphidie agaricine. Scaphidium agaricinum. S. atrum , nitidum ; antennis pedibusque rufis. Silpha agaricina. Lin. Scaphid. agaricinum. Olix. col. 2. n,° 20. pl. 1.f. 4. a. b Fab. él. 2. p. 576. Latr. gen. 2. p. 24. Panz. fasc. 12.t. 16. Habite en Europe, sur le boletus versicolor. Etc. CHOLÈVE. (Choleva.) Antennes de la longueur du corselet, quelquefois un peu plus longues , grossissant insensiblement vers le bout : les cinq derniers articles formant une massue al- longée , perfoliée. Mandibules échancrées au bout. Le dernier article des palpes brusquement aigu , su- bulé. Corps ovale , convexe , arqué en dessus : à tête pen- chée. Corselet transverse , plus large postérieurement. Antennæ thoracis longitudine , interdum thorace paul longiores , sensièm versus apicem crassiores : ar- ticulis quinque ultimis clavam elongatam perfoliatam- que formantibus. Mandibulæ apice emarginatæ. Pat porum articulo ultimo abruptè aæcuto, subulato. Corpus ovale , convexum , supernè arcualum : Capite cernuo. Thorax transversus , posticè latior. OBSERVATIONS. Parmi les nécrophages , les colèves sont à peu-près les seuls qui aient les palpes terminés en alène ou en pointe SANS VERTÈBRES. 561 aciculée, ce qui les distingue éminemment. Leurs antennes les rapprochent des boucliers ; maisleurs mandibules ne sont point entieres à leur extrémité. Ils ont des élytres aussi longues que l’abdomen et qui ne sont point tronquées au bout éomme celles des scaphidies. Ces insectes sont agiles etse trouvent par terre, sous les pierres ou parmi les or- dures. ESPECES, 1. Cholève triste. Choleva tristis. Ch. nigra ; antennis pedibusque concolortbus. Choleva morto. Law. hist. nat. , etc. , 9. p. 25r. Choleva tristis. Lat. gén 2. p. 28. Helops tristis. Panz. fase. 8. t. 1. Calops morio? Fab. él. 2. p- 564. Dermestes. Degeer. ins. 4. p. 216. pl. 8. £. 15. a. à: Habite en Europe. 2. Cholève soyeux. Choleva sericea. Ch. nigricans, holosericea; antennis elytris pedibusque obscure fuscis. Helops sericeus. Panz. fase. 93. t.10. Choleva sericea. Latr. hist. nat. ,etc., 9. p. 251. Choleva villosa ejusd. gén. 2. p. 29. Habite aux environs de Paris. Etc. Voyez une monographie de ce genre, dans le volume des Actes de la société Linnéennée: BOUCLIER. (Silpha.) Antennes de la longueur du corselet ou environ, à massue oblongue , grossissant insensiblement, formée de cinq ou six articles. Mandibules à pointe simple et arquée. Palpes filiformes. Corps ovale ou ovale - oblong, déprimé. Corselet Tome IF. 36 562 ANIMAUX aplati, clypéiforme , suborbiculaire. Elytres bordées. Antennæ thoracts circiter longitudine ; clavé oblon- g4, sensim crassiore, arüculis quinque vel sex for- matt. Mandibulæ acumine simplici arcuatoque termu- natæ. Palpi filiformes. Corpus ovatum vel ovato - oblong SUM , depressum. Thorax planulatus , celypeiformis , DE ns Elytra marginata. OBSERVATIONS. > Quelques auteurs crurent. trouver des rapports entre les boucliers et les cassides, et de là, pouvoir les réunir dans le même genre. On sait maintenant que les boucliers appar- tiennent à une division fort différente de celle qui com- prend les cassides, et par suite à une autre famille. Ces insectes ont la tête petite, étroite postérieurement, inclinée, prominente ; la massue des antennes allongée , perfoliée ; les bords latéraux du corselet un peu débordés ; les élytres larges , débordant pareillement sur les côtés. Ils vivent dans les charognes, les fumiers , et ne se nourrissent que de matières animales. ESPECES. 1. Bouclier à quatre points. Si/pha quadripunctata. S. nigra; elytris pallidis : puncto baseos medioque nigris; thorace emarginalo. Silpha quadripunctata. Lin. Fab. él. 1. p. 34r. Oliv. col. 2: n.0 sr. pl. 1.f.7. a. b. Peltis. Geoff. 1.p. 122. n.0 9. pl. 2.f. 1. Panz. fasc. 4o. t. 18. Habite en Europe, sur les chênes, y dévorant les che- nilles. ; 2. Bouclier lisse. Si/pha lævigata. S.atra; elytris lævibus, subpunctatis. SANS VERTÈBRES. 563 Sülpha lœvigata. Oliv. col.2.n.e 11. pl. 1. f. 1. b. : Fab. él. 1.p.340. Pellis. Geoff. 1. p. 122. n.0 8. Habite en France , en Allemagne. 3. Bouclier obscur. Silpha obscura. S. nigra ; elytris punctatis : lineis elevatis tribus; thorace anticè truncato. Silpha obscura. Lin. Fab. él. 1. p. 340. Ofiv. col. 2. n.o 11. pl. 2. f. 18. Latr. gen. 2, p. 7. Peltis. n.o 1. Var. B. Geoff. 1.p. 118. Habite en France , dans les cadavres. Etc. NÉCROPHORE. ( Necrophorus. } Antennes plus courtes que le corselet : à massue brus- que, courte, subglobuleuse, perfoliée, quadriarticulée. Mandibules à pointe simple et arquée. Corps oblong. Tête inclinée. Corselet subdéprimé, débordant , souvent inégal. Elytres tronquées au bout, à bords latéraux abaïssés. Antenn«æ thorace breviores : clavé abrupté , brevi, subglobosd, perfoliaté , quadriarticulatd. Mandibulæ apice acuto simplici arcuato. Corpus oblongum. Caput nutans. Thorax subde- pressus , marginatus , sæpè inœqualis. Elytra apice truncata , marginibus lateralibus inflexis. OBSERVATIONS. Les zzécrophores , très-voisins des boucliers par leurs rapports et par leurs habitudes , les surpassent par la taille ; mais , outre qu'ils ont le corps plus allongé, et que leurs élytres ne sont point bordées , ils en sont très- distingués par les caractères de leurs antennes. Leurs tarses antérieurs sont larges et très-garnis de houppes. 56/4 ANIMAUX Ces insectes sont agiles, ont une odeur désagréable , et recherchent les corps morts des animaux pour en faire leur curée. On les a nommés enterreurs , porte-morts , parce qu'ils ont l'instinct d’enfouir les cadavres de petits quadrupèdes , tels que ceux des taupes et des souris dont ils se repaissent ensuite à loisir. C’est aussi dans ces cadavres qu'ils déposent leurs œufs, et que leurs larves doivent vivre. ESPECES. 1. Nécrophore fossoyeur. Necrophorus vespillo. ÎV. ater; elytris fascié duplici ferrugined; antennarum cla- vd rubrd. Silpha vespillo. Lin. ZVecrophorus vespillo. Fab. él. 1. p.335. {Vecrophorus vespillo. Oliv. col. 2. n., 10. pl. 1. €. 1. Latr. gen. 1. p. 4. Panz. fasc. 2. t. 21. Dermestes. Geoff. 1. p. 98. no 1. pl. 1. f. 5. Habite en Europe, dans les cadavres des taupes, etc. a. Nécrophore germanique. Necrophorus germanicus. IV. ater; fronte margineque elytrorum ferrugineis. Silpha germanica. Lin. ZVecroph. germanicus. Fab. él. 1: D: 700: IVecrophorus germanicus. Oliv. 2. n.0 10. pl. 1.f. 2. Panz. fase. 41. t. 1. Dermestes. Geoff. 1.p. 99. n.0 2. Habite en Europe , dans les cadavres. Etc. L TROISIEME DIVISION. PENTAMÈRES LAMELLICORNES. Leurs antennes sont terminées par une massue lamel- lée ou feuilletée. Cette division de la cinquième section des coléoptères, lestermine tous, ainsi que la classe des insectes. Elle est très- distincte par le caractère des antennes de ceux qui en font SANS VERTÈBRES. 565 partie; et effectivement la massue de ces antennes est formée de lames ou de feuillets allongés, soit disposés en éventail ou comme les feuillets d’un livre | s’ouvrant et se fermant de même, soit rangés d'un cûté sur un axe, comme les dents d’un peigne. ‘ Les insectes qui appartiennent à cette division, ne sont plus des coléoptères de très-petite taille , comme la plupart des pentamères clavicornes. Ils sont au moins d’une taille moyenne , et beaucoup parmi eux nous of- frent les plus grands et les plus singuliers des coléop- tères , par les particularités de forme de leurs parties. Tous ont les tégumens durs , les articles de leurs tarses toujours entiers, et les trachées de l’insecte parfait vési- culaires. Leurs larves ont toujours six pattes, et vivent long-temps, souvent plusieurs années , avant de se chan- ger en nymphes. Les pentamères lamellicornes sont fort nombreux, véritablement voisins les uns des autres par leurs rap- ports : em sorte qu'ils semblent ne constituer réellement qu'une seule et grande famille. On les a partagés néan- moins en deux coupes particulières, savoir : en scara- béides , et en lucanides. Pour faciliter l'étude de leurs rapports et la connais- sance de leurs habitudes diverses , je les ai distribués et divisés de la manière suivante. DIVISION DES PENT. LAMELLICORNES. $. Massue des antennes feuilletée , plicatile. Ses feuit- lets, rapprochés à leur insertion , s'ouvrent et se Jerment comme ceux d’un livre. [Lesscarabéides. | 566 ANIMAUX [{ Ceux dont les larves et les insectes parfaits vivent dans les mêmes lieux. |, # Partie terminale des mâchoires membraneuse, élargie, transver- sale. ( Scarabéides coprophages. ) (1) Pattes intermédiaires plus écartées que les autres à leur in- sertion. (a) Antennes de neuf articles. Bousier. Onite. (b) Antennes de huit articles. Sisyphe. (2) Pattes intermédiaires non plus écartées que les autres à leur insertion. Aphodie. #* Mächoires longitudinales : leur sommet n’est point élargi trans- versalement. (1) Antennes de one articles. ( Scarabéides géotrupiens. ) Léthrus. Géotrupe. 7 (2) Antennes ayant moins de onze articles. (a) Labre découvert , saillant, et la lèvre inférieure cachée par le menton. Trox. [ Ceux dont les insectes parfaits vivent ailleurs que leurs larves. ] (b) Labre couvert , et les mandibules entièrement ou en partie membraneuses. (+) Lèvre inférieure cachée par le menton. Mandibules mem- braneuses. Goliath. Cétoine, Trichie. SANS VERTÈPRES. 567 (+—) Lèvre inférieure saillante , bilobée, Anisonyx. (c) Labre découvert , saillant , et la lèvre inférieure saillante, bilobée. Glaphyre. (d) Labre couvert, apparent ou non apparent, et les mandi- bules tout-à-fait cornées. (+) Labre couvert, mais apparent. Hanneton. Rutèle, Héxodon. (++) Labre non apparent et comme nul. Scarabé. $(. Massue des antennes pectinée. Ses feuillets , un peu écartés à leur insertion, sont comme des dents de peigne , perpendiculaires à l'axe. [ Les lucanides. ] (1) Antennes non coudées. Passale. (2) Antennes coudées. (a) Corps convexe. Sinodendre. Lamprime. OEsale. (b) Corps déprimé. Lucane. LES SCARABÉIDES. Massue des antennes feuilletée , phcatile. Ce n’est point par un ensemble de caractères que les scarabéides diffèrent des lucanides , mais seulement par 568 ANIMAUX une particularité de la massue de leurs antennes. Ainsi l'on peut regarder les pentamères lamellicornes comme constituant une grande famille véritablement naturelle. Néanmoins , dans cette grande famille , on en distingue quelques autres , d'un ordre secondaire, qui sont assez dis= tinctes, ce qui montre que, dans ces insectes , les rap- ports ont été partout bien saisis. En effet, en commencant les scarabéides par ceux dont les insectes parfaits vivent à-peu-près dans les mêmes lieux que leurs larves, on rencontre d’abord les copro- phages que M. Latreille a fait connaître et si bien ca- ractérisés. L’on trouve ensuite ses géotrupiens, desquels nous rapprochons les trox, comme il l'a fait lui-même, leurs habitudes étant assez analogues à celles des précédens. Viennent, apres eux, les scarabéides dont les in- sectes parfaits vivent, en général, ailleurs que leurs larves. Or, les premiers de ceux-ci nous offrent, dans les goliaths, cétoines, trichies et anisonyx, desanthophages, les insectes parfaits de ces scarabéides se trouvant ordinai- rement sur les fleurs; on rencontre, après ces premiers, des scarabéides vraiment phyllophages , tels que les gla- phyres, hannetons, rutèles et hexodons, les insectes parfaits de ces genres se trouvant sur les feuilles des plantes et sur- tout des arbres, dont souvent ils les dépouillent en les dévo- rant rapidement. Enfin, les scarabéides se terminent par le beau genre des scarabés qni, fort nombreux en espèces diverses , ressemble lui- même à une petite famille, et paraît conduire aux lucanides par l'analogie des habi- tudes, les larves des uns et des autres vivant dans les troncs d'arbres, et se nourrissant de leur substance li- gneuse plus ou moins décomposée ; aussi en trouve-t-on dans le tan. SANS VERTÈBRES. 569 BOUSIER. ( Copris. ) Antennes très-courtes, de neuf articles; à massue trilamellée. Labre caché par le chaperon. Mandibules membraneuses. Palpes labiaux velus. Chaperon en de- mi-cercle. Corps en ovale court, convexe, très- obtus posté- rieurement, Corselet grand, large. Ecusson nul ou à peine distinct. Pattes intermédiaires plus écartées entre elles à leur insertion que les autres. Antennæ brevissimæ , novem articulatæ ; clavä trilamellatd. Labrum clypeo occultatum. Mandibulæ membranaceæ. Palpi labiales valdè hirsuti. Clypeus semi-circularis, Corpus ovato-abbreviatum, convexum , posticè ob- tusissimum. Thorax magnus , latus. Scutellum nullum aut vix distinctum. Pedes intermedi insertione magis inter se distantes quam ali. OBSERVATIONS. Les bousiers constituent un genre nombreux en espèces, et très-remarquable par la forme particulière de ces in- sectes. [ls ont le corps court, tres-obtus au bout; le cor- selet grand, large, convexe ou gibbeux ; l’abdomen large, court, presque carré ; les jambes antérieures dentées en dehors; les pattes postérieures fort longues , à insertion écartée de celle des autres , et rapprochée de l'anus. L’écus- son manque ou parait à peine. La massue de ces insectes est ovale. C’est dans les bouses de vaches et dans les fentes des ani- maux que lon trouve ces insectes; et c'est dans ces 570 ANIMAUX fientes qu’ils déposent leurs œufs et que leurs larvesse nour- rissent. Ceux qui forment avec ces fientes, ou mème avec des excrémens humains, des boules en forme de pillules, en les roulant avec leurs pattes postérieures, et y déposant leurs œufs , ont été distingués sous le nom d’ateuchus. Leurs pattes postérieures sont longues et peu dilatées à leur extré- mité. On a conservé le nom de copris à ceux dont les pattes antérieures sont un peu longues, et les postérieures un peu dilatées à leur extrémité ; ils ne forment point de boules. Néanmoins , on en a séparé, soûs le nom d’ontho- phages ; ceux qui ont le dernier article des palpes labiaux presque nul ou peu distinct. Les bousiers sont très-nombreux et constituent un genre si naturel qu'il est difficile de le diviser nettement. < y . ESPECES. Bousiers rouleurs, à jambes postérieures plus longues. 1. Bousier sacré. Copris sacer. C. clypeo sexdentato; thorace inermi crenulato ; tibiis pos- Licis ciliatis ; elytris lœvibus. Scarabœus sacer. Lin. Ateuchus sacer. Fab. él 1, p. 54. ÆAteuchus sacer. Lat. gen. 2. p. 77. S'carabæus sacer. Oliv. col. 1. n. 3. pl. 8. f. 59. a. b. Habite l’Europe australe, l’Afrique. 2. Bousier flagellé. Copris flagellatus. C: niger ; clypeo emarginato ; thorace elytrisque scabris. Scarabé flagellé. Oliv. col. 1.n.0 3. pL 5.f. 51. Ateuchus flagellatus, Fab. él. 1. p.59. Latr. gen. 2. p. 78. Habite l'Afrique, l’Europe australe. On en fait un gymno- pleurus , parce qu’il a un sinus à la base externe de ses élytres. SANS VERTÈBRES. 591 3. Bousier rouleur. Copris volvens. C. niger , opacus , lævis ; clypeo emarginalo; thorace pos- ticè rotundato; elytris integris. Ateuchus volvens. Fab. él. 1. p. 60. Latr. gen. 2. p. 78. Scarabæus volvens. Oliv. col. 1.n.03. pl. 10.f, 89. Habite l'Amérique septentrionale. Bousiers non rouleurs , à jambes antérieures un peu longues. 4. Bousier lunaire. Copris lunaris. C. thorace tricorni : medio obtuso bifido ; capitis cornu erec- Lo; clypeo emarginato. Scarabæus lunaris. Lin. Oliv. col. 1. n.o 3. pl. 5. f. 56. a. b. Copris lunaris. Fab. él. 1. p.36. Latr. gen. 2. p. 75. Bousier capucin. Geoff. 1. p.88. n.0 1. Habite en Europe , dans les ficntese 5. Bousier taureau. Copris taurus. C. thorace mutico occipite cornubus duobus reclinatis ar- cualts. Scarabœus taurus. Lin. Oliv. col. 1.n.0 3. pl. 8. f.63. a. b. Geoff. 1. p. 92. n.° 10. Copris taurus. Fab. él. 1. p. 45. Panz. fase. 12. t. 5. Habite en Europe. Onthophagus. Lat. Etc. ONNLT EE COnbs.) Antennes très-courtes, de neuf articles; à massue ovale , subtuniquée. Labre caché sous le chaperon. Man- dibules petites, membraneuses. Corps ovale-oblong ; corselet grand , convexe. In- sertion des pattes comme dans les bousiers. Jambes an- térieures longues, étroites, et sans tarses dans les mâles. Antennæ brevissimæ , novem - articulatæ ; clav& ovatd, subtunicatä. Labrum clypeo occuliatum. Man- dibulæ parvæ , membranacecæ. 572 ANIMAUX s Corpus ovato-oblongum ; thorax magnus, convexus. Pedum insertio ut in copribus. Tibiæ anticæ longe , angustæ ; tarsis nullis in maribus. OBSERVATIONS. Les onites sont médiocrement distingués des bousiers , et même leur ressemblent entièrement par les habitudes. Ce- pendant ils offrent un caractère assez singulier , celui d’a- voir les deux pattes antérieures à jambes longues , grèles et sans tarses, au moins dans les mâles. Ces insectes ont la plupart un écusson très-petit. ESPECES. 1. Onite inuus. Onitis inuus. O. nigro-æneus ; capite quadrituberculato. Scarabæus inuus. Oliv. col. 1. n.0 3. p. 138. pl. 14. f. 135. Onitis inuus. Fab. él. 1.p 26. Habite en Afrique et au Bengale. 2. Onite aygule. Onuitis aygulus. O scutellatus ; capile tuberculato; elytris testaceis. Scarabœus aygulus. Oliv. col. 1. n.° 3. p. 137. pl. 13. f.120 , et pl. 4.f. 28.a. b. Onitis aygulus. Fab él. 1. p. 27. Habite en Afriqueet dans l'Inde. 3. Onite mœris. Onitis mæris. O. ater, scutellatus ; capitis cornu brevissimo; elytris sub- costatis. Scarabœus mœæris. Oliv. col. 1. ns 3, p. 136. pl. 21.f. 193. Onitis clintus. Fab. él. 1. p.27. Habite l'Europe australe. Etc. SISYPHE. (Sisyphe.) Antennes très courtes, de huit articles. Bouche des bousiers. SANS VERTÈBRES. 5 13 Corps court, épais. Corselet grand, convexe. Pattes postérieures beaucoup plus longues que les autres, ÆAntennœæ brevissimæ , octo-articulatæ. Os copro- rum. Corpus breve, crassum. Thorax magnus , converus. Pedes postici aliis multo longiores. OBSERVATIONS. Les sisyphes ont été distingués des bousiers à cause du nombre moindre des articles de leurs antennes, et de la longueur considérable de leurs pattes postérieures; cette lon- gueur surpassant celle du corps. ESPECES. s. Sisyphe de Schœffer. Sisyphe Schæfferi. S. clypeoemarginato, thorace rotundato ; elytris triangus Zés ; femoribus posticis elongatis dentatis. Scarabœus Schæfferi. Lin. Copris. Geoff. 1. p. 92. n. g. Oliv. col 1n03 pl.5.f. 41. Æ'euchus S'chæfferi. Fab. p. 59< Sisyphe Schæffert. Latr. gén. 2. p. 80. Habite l’Europe australe. 2. Sisyphe d'Helwig. Sisyphe Helwigi. S. gibbosum, lœve, atrum; clypeo emarginato ; pedibus elongatis. ÆAteuchus Helwigit. Fab, él. 1. p. 60. Habite au Bengale. APHODIE. (Aphodius. ) Antennes courtes, de neuf articles; à massue trila- mellée , arrondie. Labre caché sous un chaperon demi- circulaire. Mandibules membraneuses. PT 574 ANIMAUX Corps ovale , convexe. Corselet subtransverse. Un écusson. Toutes les pattes séparées à leur insertion par des intervalles égaux. Antennæ breves , novem-articulatæ ; clav& trila- mellatt, rotundatd. Labrum clypeo semi-circulari oc- cultatum. Mandibulæ membranacecæ. Corpus ovatum, convexum. Thorax subtransversus. Scutellum. Pedes omnes insertiont intervallis æœquali- bus inter se distantes. OBSERVATIONS, Les aphodies sont de vrais coprophages , vivent, en ef- fet, comme les bousiers, dans les fientes , les excrémens, et, comme eux aussi , ont la partie terminale des mächoires membraneuse, élargie, transversale. Ces insectes en sont néanmoins bien distingues , 1.° par leurs palpes labiaux peu velus, composés d'articles presque semblables ; 2.0 par leurs pattes toutes séparées a leur insertion par des inter- valles égaux; 3.° et parce qu'ils ont un écusson bien dis- tinct. ESPECES. 3. Aphodie fimétaire. Æphodius fémetarius. : A.ater ; capite tuberculato ; elytris rufis. Scarabœus fimetarius. Lin. Geoff. +. p. 81. n.° 18. Oliv. col. 1. n.° 3. p 78. pl. 18. f. 167. Aphodius fimetarius. Fab. él. r. p.72.Lat. gen. 2. p. 90. Panz. fasc. 31. t. 2. B. var. Aphodius fætens. Fab: ibid.p. Go: Habite en Europe, dans les fentes. 2. Aphodie fossoyeur. Æphodius fossor. A. ‘thorace retuso; capite tuberculis tribus : medio sub- cornulo. | | Scarabæus fossor. Lin. Geoff. r: p. 82. n.° 20. SANS VERTÈBRES. Oliv. col. 1. n.0 3. p. 75. pl. 20. f. 184. ÆAphodius fossor. Fab. él. 1. p. 65. Habite en Europe, dans les bouses. Cr SI Gr 3. Aphodie terrestre. Æphodius terrestris. A. capite luberculis tribus æqualibus ; elytris punctato- striatis , obscurioribus. Scarabœus terrestris. Oliv. col. r.n.0 3, pl. 24. f. 209. a. b. , Aphodius terrestris. Fab. él. 1.p. 71. Habite en Europe, dans les bouses. Plus petit que le précé- dent. Etc. LÉ THRUS. ( Lethrus.) Antennes de onze articles, le neuvième enveloppant les deux dérniers , et formant avec eux une massue tuni- quée, tronquée obliquement. Labre échancré. Mandi- bules cornées , fortes , saillantes, comme cornues, et dentelées au côté interne. Mâchoires à pièce terminale étroite, pectinée par des spinules. Corps ovale. Corselet large. Klytres connées. Antennæ undecim-articulatæ ; ‘articulo nono duo- busque sequentibus clavam tunicatam oblique trunca- tam éfficientibus. Labrum emarginatum. Mandibulæ corneæ, validæ , exsertæ , subcornutæ , intus denti- culatæ. Maxillæ processu terminali angusto , hinc spi nulis pectinato. Corpus ovatum. Thorax latissimus. Elytra connata. OBSERVATIONS. Le Zéthrus semble presque se rapprocher des lucanes par le caractère de ses imandibules arquées et très - pro- mimentes ; mais la forme de ses antennes ‘à onze articles et dont Ja inassue est tuniquée , et son labre, l'en distinguent ; ) 8 576 ANIMAUX fortement. La lèvre inférieure, cachée par le menton, n’est point bifide comme dans les géotrupes. La tête du léthrus est grosse, munie d’antennes qui pa- raissent composées seulement de neuf articles. Le corselet est fort large, convexe, gibbeux. L’écusson est fort petit, presque nul. L'abdomen est tout-à-fait recouvert par les élytres. On ne connait de ce genre que l'espèce suivantes ESPÈCE. 1. Léthrus céphalote. Lethrus cephalotes, Fab. 61. 1. dx. Oliv. coléopt.r n.02.pl. 1.f. 1. Panz. fase, 25. t.1. Lat. gén. crust. et ins. 2. p. 95. Habite dans l'Autriche, la Hongrie, les déserts de la Tarta- rie. Îl est noir et aptère. Le lethrus æneus de Fabricius est une lamprime. GÉOTRUPE. ( Geotrupes. } Antennes courtes, de onze articles ; à massue ovale , trilamellée. Labre avancé. Mandibules cornées , ar- quées au sommet. Lèvre inférieure à deux divisions al- longées. | Corps ovale , très-obtus au bout. Corselet large, un peu plus court que l'abdomen. Un écusson, Antennœæ breves , undecim-articulatæ : clavé ovat& , trilamellatd. Labrum porrectum. Mandibulæ corneæ, ad apicem arcuatæ. Labium laciniüs duabus elonga- us ultra mentum exsertis. Corpus ovale , posticè valdèe obtusum. Thorax la- tus , abdomine pauld brevior. Scutellum. Ex SANS VERTÈBRES: OBSERVATIONS: * Les géotrupes reconnus et déterminés par M. Laireille , avaient été confondus parmi lesscarabés ; mais leur lèvre supérieure et leurs mandibules , avancées au-delà du cha peron, les en distinguent éminemment. Ces parties avan- cées de leur bouche ne permettent pas qu’on les confonde avec les bousiers, dont ils se rapprochent d’ailleurs par leur forme générale. Néanmoins , leur corselet est un peu plus court que l'abdomen. | Ces insectes vivent dans les fientes des animaux, et creu- sent la terre au-dessous pour y déposer leurs œufs. ESPECES. r. Géotrupe disparate. Geotrupes dispar. G. thoracis cornu subulalo protenso, capitis subwlato sub recurvo ; scutello cordato. Scarabæus dispar. Fab. él. 1. p. 22e Oliv. col. r. n.0 3. pl. 3: f. 20. a. b. c. Habite la Russie méridionale, l'Espagne. >, Géotrupe stercoraire. Geotrupes stercorarius. G. muticus, ater; clypeo rhombeo: vertice prominulo ; ely-= tris sulcatis. Scarabæus stercorarius. Lin. Fab. él. 1. p. 24. Oliv. col. 1. n., 3. pl. 5. f. 39. a b. c. d. Geotrupes stercorarius. Lat. gén. 2. p. 92. Panz. fasc. 49. t. 1. T Habite en Europe. Très-commun. 3. Géotrupe printanier. Geotrupes vernaks. G:rnuticus ; élytris glabris lœvissimis ; clypeo rhombeo Scarabœus vernalis. Lin. Fab. él. 1: p.25, Scarabæus. Geoff, 1. p. 797. n.° 10. Le petit pillulaire, Oliv. col. 1. n.0 3. pl. 4. f. 23. Geotrupes vernalis, Latr. gén. 2. p. 94; Habite en Europe, Tome 1F4 Len) \ 578 ANIMAUX 4. Géotrupe phalangiste. Geotrupes typhœus. G. thorace tricorni : intermedio minori, lateralibus por rectis magnitudine capilis mutici. Scarabæus typheus. Lin. Fab. él. 1. p. 23. Scarabœus. Geoff. 1.p.72. n.04. pl. 1. f. 3. Oliv. col. 1. n.o 3. pl. 7. f. 52. Geotrupes typhœus. Lat. Habite en Europe, dans les lieux sablonneux. Etc. ROC (ETS) Antennes courtes, de dix articles, dont le premier est grand et très-velu , se terminant en massue lamellée. Labre court, mais saillant. Mandibules cornées , sim- ples. Mâchoires bifides, à lobe externe pointu. Tête retirée sous le corselet. Chaperon très-court. Corselet débordant sur les côtés. Elytres convexes, recou- vrant tout-à-fait l'abdomen. Antennæ breves, decem-articulatæ , clavé lamel- latä terminatæ ; articulo primo magno valdè piloso. Labrum breve at prominulum. Mandibulæ corneæ , simplices. Maxillæe bifidæ , lobo exteriori acuto. Caput in thorace penitus ferë intrusum. Clypeus bre- vissimus. T'horax lateribus productis depressis. Ely- traconvexa , postice involuto-inflexa , abdomen om- nind tegentia. OBSERVATIONS. Les trox , que l'on confondait avec les scarabés, en furent séparés par Fabricius. Ils en différent par leur lèvre supérieure bien apparente; par le premier article de leurs antennes qui est gros et velu; enfin par leurs mächoires comme bifides , ayant un lobe externe, pointu et en forme SANS VERTÈBRES. 579 de corne. Ces insectes se rapprochent des boucliers par leur manière de vivre. Leur tête est, en grande partie, enfon- cée dans le corselet qui la cache. Ce corselet est large, mince , débordant et cilié sur les côtés. Les élytres sont grandes et chagrinées ou raboteuses. On rencontre les trox par terre, dans les champs, les lieux un peu secs et sablonneux. On les voit sur les subs- tances animales desséchées, occupés à en ronger les parties tendineuées. ESPECES. 1. Trox sabuleux. 7rox sabulosus. Fab. T°. niger ; capite thoraceque rugosis, elytris tuberculis ro- tundatis. Oliv. coléopt. 1. n.0 4. p. 8. pl. 1. f. 5. Scarabæus sabulosus. Lin. Panz,. fasc. 7.f. 1. Habite en Europe, aux lieux sablonneux, 2. Trox hispide. Zrox hispidus? Fab. T. niger ; thorace rugoso, ciliato ; elytris subpunctatis li. neisque quatuor elevatis hispidis. Oliv. ibid. p. 9. pl. 2. f. a. Trox hispidus. Latr. gen. crust. et ins. 2. p. 9g. Habite en France, etc. , aux lieux sablonneux. 3. Trox perlé. Trox gemmatus. T, cinereus ; thorace scabro , elytris striato-punctatis lus berculisque nitidis. Oliv. ibid. p.17. pl. 1. f. 3. Mus. n.0 Habite au Sénégal. Nota. L'ægialia de M. Latreille me paraît pouvoir être réani aux trox, quoiqueses antennes n’ayent que neuf articles, GOLIATE. ( Goliathus. ) Antennes courtes ; à massue ovale , trilamellée, La- bre caché, Mandibules cornées. Menton large, trans- verse. 580 ANIMAUX + Tête droite , à chaperon très-avancé, fourchu ou bi- fide. Corselet grand, arrondi, subtrigone. Elytres élargies vers leur base , un peu sinuées sur les côtés. Antennæ breves ; clav& ovat&, trilamellaté. La- brum occultatum. Mandibulæ corneæ. Mentum latum , transversum. Caput rectum ; clypeo valdè porrecto , furcato aut bifido. Thorax magnus ; rotundatus ; subtrigonus. Elytra versus basim latiora , lateribus subsinuata. OBSERVATIONS. Les goliaths avaient été confondus avec les cétoines , et ont en effet beaucoup de rapports avec ces insectes. Néan- moins on les en distingue facilement au premier aspect, par leur chaperon très-avancé et fourchu ou partagé en deux lobes qui diverses souvent comme des cornes. La base des élytres est dilatée en dehors d’une manière re marquable. Elle offre souvent une pièce écailleuse voisine des angles postérieurs du corselet. La plupart des.espèces sont d'une assez grande taille. ESPECES. . Goliath géant. Goliathus giganteus. G. niger; thorace albo lineato, Scarabæus goliathus. Lin. Cetonia goliathus. Oliv. col. 1. pl. 5. f. 33. et pl. 9.f. 33. c: Cetonia goliathus. Fab. él. 2. p. 135. Habite en Afrique. 2. Goliath cacique. Goliathus cacicus. G. thorace flavescente , nigro-lineato ; elytris albis , nigro- marginalis. Cetonia cacicus. Oliv. col, 1- n.° 6. pl. 4. £. 22. Cetonta cacicus. Fab. él. 2. p. 135. Hubite l'Amérique méridionale. e 4] ke SANS VERTÈBRES. 5 3. Goliath polyphème. Goliathus polyphemus. G. viridis ; thorace albo-lineato; elytris luteo-maculatis. Cetonia polyphemus. Oliv. col. 1. n.o 6. pl. 7. f. C1, Fab. él. 2. p. 136. Habite en Afrique. Etc. Ajoutez les cetonia micans , c. ynca de Fabricius , et le cetonia bifida d'Olivier , n.0 43. CÉTOINE. ( Cetonia. ) Antennes courtes, terminées en massue trilamellée, Labre caché. Mandibules petites, membraneuses, au moins à leur côté interne. Mâchoires membraneuses et velues à leur sommet. Palpes labiaux sur les côtés de la lèvre. Tête inclinée , étroite ; chaperon court , entier ou échancré ; corselet trigone, tronqué et plus large posté- rieurement. Une pièce triangulaire à la base externe des élytres. R Antennæ breves , clavé trilamellaté terminatæ. La- brum absconditum. Mandibulæ perparvæ , latere in- terno saltem membranaceæ. Maxillæ apice membra- naceæ , wvillosæ. Palpi labiales ad latera labü. Caput nutans, subangustum. Clypeus brevis., inte- ger aut emarginatus. Frustum triangulare ad basim externam elytrorum. OBSERVATIONS. Les cétoines avaient été confondues avec les scarabés par Linné et presque tous lesentomologistes ; mais elles en ont été séparées par Fabricius , et, depuis, ce genre est générale- ment adopté. Degeer avait déjà distingué ces insectes , et en avait formé une division sous le nom de scarabés des fleurs. 582 ANIMAUX Les cétoines, en effet, fréquentent les fleurs , s’y repo- sent, et paraissent se nourrir de quelques parties de leur substance, soit de leur nectar , soit de la poussière de leurs étamines. Le corps des cétoines est ordinairement plus large et plus aplati que celui des hannetons et des scarabés. La tête est penchée , assez étroite ; le chaperon est médiocrement avancé , et échancré dans la plupart des espèces. Les ély- tres, dans le repos, présentent une forme carrée, et sont ordinairement un peu plus courtes que l’abdomen. Une pièce trigone et surnuméraire se trouve de chaque côté en- chässée entre les élytres et le corselet. On trouve les cétoines sur les fleurs composées, sur celles des ombelles , sur les buissons fleuris , les saules , etc. Ces insectes ne sont point malfaisans , et ne causent aucun dommage. Leurs larves vivent dans la terre grasse et hu- mide. On en connait beaucoup d'espèces. ESPECES. 1. Cétoine dorée. Cetonia aurata. C. viridi-ænea ; elytris albo-maculatis. Cetonia auratà. Fab. Oliv. col. 1.n.0 6. p. 12. pl. r.f.1. L’éméraudine. Geoff. 1. p. 73. n.05. Panz. fase. 41. f. 15. Habite en Europe, sur les fleurs. Commune. 2. Cétoine verte. Cetonia viridis. C. viridis opaca subtùs nitidior ; elytris albo - maculatis. Fab. Panz. fasc. 41. f. 18. Lat. géu. crust. et ins. 2. p. 129. Habite en Hongrie. 3. Cétuine fastueuse. Cetonia fastuosa. Fab. C. viridi-ænea, nitidissima, immaculata. Panz. fase. 41. f. 16. Latr. hist. nat. des crust. et des ins. 10. p. 222. Habite l'Allemagne, le midi de la France. SANS VERTÈERES. 583 LA 4. Cétoine marbrée. Cetonia marmorata. Fab. C. ænea; thorace elytrisque atomis albis sparsis. Panz. fasc. 4t. f. 17. Habite en France , en Allemagne. 5. Cétoine morio. Cetonia morto. C. nigra obscura; corpore subtüs nitidiore. Fab. Oliv. coléopt. 1. n°6. p. 27. pl. 2.f. 3. Habite les provinces méridionales de la France. 6. Cétoine stictique. Cetonia stictica: Fab. C:nigra albo-maculata; abdomine subtus punctis quatuor albis. Olix. coléopt. 1. n.0 6. p.53. pl. 7. f:57. Le drap mortuaire, Geoff. 1. p. 79. n.° 14. Panz: fascor=£ 4. Habite en Europe, surles chardons. Etc. TRICHIE. (Trichius.} Antennes courtes, en massue trilamellée. Labre ca- ché sous le chaperon. Mandibules submembraneuses. Mâchoires allongées, membraneuses et frangées au bout. Corps ovale, déprimé. Elytres simples à leur base. Antennæ breves , clayd trilamellatd terminatæ. Labrum sub clypeo absconditum. Mandibulæ submem- branaceæ. Maxillæ elongatæ , ad apicem membrana- ceæ pilis funbriatæ. Corpus ovale, depressum. Elytra basi simplicia. OBSERVATIONS. Les icliies ressemblent aux cétoines à beaucoup d’é- gardes, et je n’en avais d’abord formé qu’une section du mème genre. Néanmoins leurs élytres n’offrant point à leur 554 ; ANIMAUX base latérale; cette pièce subtriangulaire que l'on trouve dans les cétoines, eileur corselet étant, en général, moins large postérieurement que celui des cétoines , je suivrai les entomologistes qui les en séparent. On les trouve aussi la plupart sur les fleurs. ESPÉGES. 1. Trichie ermite. Zrichius eremita. T. ænco-ater; thorace inæquali;. scutello sulco longitu- dinali. Trichtus eremita. Fab. él. 2. p.130. Latr. gén. 2. p. 125. Cétoine ermite. Oliv. col. 1. n.0 6. pl. 3. f. 17: Panz. fase. 41. t. 12. Habite en Europe, sur les troncs pourris des arbres, 2. Trichie noble. Zrichius nobilis. T'. aurato-iridis, nitens ; abdomine posticë albo-punctato; elytrés rugosts. Scarabæus nobilis. Lin. Geoff. 1. p. 73. n.06. Trichtus nobilis. Fab. él. 2. p. 130. Latr. gén. 2. p. 124. Panz. fasc. 41. t. 13. Cétoine noble. Oliv. col. 1. n.0 6. pl. 3. f. 10. a. L. c. Habite en Europe, sur les fleurs. 3. Trichie fasciée. Zrichius fasciatus. T. niger , lomentoso-flavus ; elytris fasciis tribus, abbre- vlalls, nigris. Scarabœus fasciatus. Lin. Geoff. 1.p. 80. n.0 16. Trichius fasciatus. Fab. él. 2. p.131. Lat. gén. 2.p. 124. Cétoine fasciée, Oliv. col. 1: n.0.6. pl. 9. f, 84. Habite en Europe, sur les fleurs. Etc. EE ANISONYX. (Anisonyx.) Antennes très - courtes , à massue ovale, lamellée. Ea- bre non saillant. Mandibules non dentées, én partie mem- braneuses. Palpes filiformes. Chaperon étroit, avancé. , SANS VERTÈBRES. 585 Corps ovale; corselet presque carré, plus étroit que l'abdomen, Antennæ brevissimæ : clavé ovat& , lamellatä. La- brum non exsertum. Mandibulæ simplices, partim membranaceæ. Palpi filiformes. Clpeus porrectus , anticè angustior. Corpus ovatum ; thorax subquadratus , abdomine angustor. OBSERVATIONS. Les anisonyx avoisinent les hannetons, et n'en ont été distingués que par M. Latreille. Ils en diffèrent cependant par leurs mandibules très-minces et en partie membra- neuses ; par leurs palpes grêles , longs, à dernier article cy- lindrique ; enfin, parce que la languette de leur lèvre in- férieure s’avance au-delà du menton, ctest divisée en deux lobes. ESPECES. 1. Anisonyx chevelu. Ænisonyx crinitum. * A. hirtum , suprà viride , sublüs nigrum. © Scarabœus longipes. Lin. Melolôntha crinita. Fab. él. 2: P- 184. Oliv. col. r. n.0:5, p. 57. pl. 2. f. 16. Anisonyx crénitum. Latr. gen. 2. p. 120. Habite au Cap de Bonne-Espérance. . PA . 2, Anisonyx ours, Ænisonyx ursus. “A. hirsutissimum, atrum ; pedibus quatuor anlicis lLestaceis. Melolontha ursus. Fab. 61. 2. p.154. Oliv. col. 1. n.0 5. p.58. pl. 8. f. 88.. Anisonyzx. Latr. Habite au Cap de Bonne-Espérance. Etc. 586 ANIMAUX GLAPHYRE. ( Glaphyrus.) Antennes EU, à massue ovale ou subglobuleuse. Labre saillant. Mandibules cornées. Mâchoires membra- neuses au sommet. Lèvre inférieure bilobée, s'avançcant au-delà du menton. Corps ovale-oblong. Elytres s’ouvrant ou s'écartant postérieurement dans plusieurs. Antennæ breves ; clavd ovaté aut subglobosd. La- brum exsertum. Mandibulæ corneæ. Maxille ad api- cem membranaceæ. Labium extrà mentum prominu- lum , bilobum. Corpus ovato-oblongum. Elytra extremitate posticä in pluribus dehiscentia. OBSERVATIONS. Les glaphyres, auxquels je réunis les amphicomes de M. Latreille , avaient été confondus parmi les hannetons. Mais les insectes parfaits de ce genre, vivent plussur lesfleurs que sur les feuilles des arbres, et n'ont pas leurs mà- choires entièrement cornées. Ils offrent une transition des anthophages aux phyllophages. Ges insectes sont d’ailleurs remarquables par leur labre saillant , ainsi que par la lan- guette de leur lèvre inférieure qui s’avance en deux lobes au-delà du menton. Dans les glaphyres de M. Latreilie , les mandibules sont dentées ; elles ne "le sont pas dans ses amphicomes. Les uns et les autres ont dix articles aux antennes. ; ESPECES. 1. Glaphyre maure. Glaphyrus maurus. G. glabra, viridi-ænca ; abdomine rufo , cinereo-villoso. SANS VERTÈEPRES. S'carabœus maurus. Lin. Oliv. col. 1. n.0 5. pl. 8. f. 90. a. b. Melolontha cardut. Fab. él. 2. p. 172. Cù (ee) SI Glaphyrus maurus. Latr. gen. 2. p. 117. Habite en Barbarie , sur le chardon pycnocéphale, 2. Glaphyre dela serratule. Glaphyrus serratule. G. sericeo -viridis, subtüus luteo-tomentosus ; femoribus posticis incrassatis. Glaphyrus serratulæ. Latr, gén. 1, tab. d f. 6, et vol. 2. P- 118. An melolontha serratulæ? Fab, él. 2. p. 173. Habite en Barbarie. 3. Glaphyre putois. Glaphyrus melis. GL. fulvus, hirtus; elytris abbreviatis atris; abdomine ferrugineo. Amphicoma melis. Latr. gén, 2° p. 118. Melolontha melis. Fab. él. 2.p. 185. Habite en Barbarie. ( Etc. Les melolontha abdominalis, m. bombylius , m. hirta de Fabricius sont de ce genre. = HANNETON. (Melolontha. ) Antennes de neuf ou dix articles, à massue oblongue, plicatile, de trois à sept articles. Mandibules courtes, intérieures, recouvertes par les mâchoires, cornées. Mi- choires cornées | dentées au sommet. Corps ovale - HE le plus souvent un peu con- vexe. Elytres de la longueur de l'abdomen , quelque- fois un peu plus courtes. Antennæ novem aut decem-articulatæ ; clav& oblon- gd, plicatili : lamellis tribus ad septem. Mandibuleæ corneæ , breves , inclusæ , maxillis obtectæ. Maxillæ cornéæ , apice dentatæ. Corpus ovaio-oblongum , sæpius convexiusculum. 588 ANIMAUX Elytra abdominis longitudine , interdum abdomine pauld breviora. OBSERVATIONS. Le genre des hannetons est fort nombreux en espèces, et avait été confondu d’abord avec celui des scarabés par Linnœus ; mais Fabricius l’en a distingué. Dans les espèces de ce genre , le labre, quoique ne dépassant point le cha- peron , est apparent, et il ne l’est pas dans les scarabés. Ici, les antennes varient beaucoup selon le sexe. Leur mas- sue , dans les mâles, a souvent plus de lames que dans les femelles. Je n’en distingue point les hoplies , quoiqu'elles aient le corps plus aplati et écailleux; mais on en pourra séparer les anoplogonathes de M, Leack, dont l'extrémité des mâchoires n'offre pas de dents. Les hannetons sont fort nuisibles dans l’état de larves et dans l'état parfait, et font beaucoup de tort aux végétaux , surtout aux arbres. Dans leur premier état, ils vivent au moins deux années , et rongent les racines des plantes; ils dévorent les feuilles des arbres dans leur dernier état, et les en dépouillent en peu de temps. Ces insectes ont la démarche lente , le corps mutique , c’est-à-dire, sans cornes ni pointes sur leur corselet ou leur chaperon ; mais souvent leur corps est velu ou pubes- cent, ESPECES. 1. Hanneton commun. Melolontha vulgaris. M. testacea ; thorace villoso; incisuris abdominis albis. Scarabœus melolontha. Lin. Geoff. 1. p.70. n.03. Melolontha vulgaris. Fab. él. 2.p. 161. Latr. gen. 2. p. 107. Oliv. col. 1. n°. 5, pl. 1. f. 1. a. b. c. d. Habite en Europe, sur les arbres , au mois de mai: SANS VERTÈBRES. 589 2. Hanneton cotonneux. Melolontha villosa. IT. testacea; clypeo marginato reflexo ; corpore subtùs lanato ; scutello albo. Melolontha villosa. Fab. Latr. gén. 2. p. 108. Oliv. col. 1.n.0 5. pl. 1.f. 4. a. b. c. Panz. fasc. 31. t. 19. Habite l’Europe australe , la France. 3. Hanneton solsticial. Melolontha solstitialis. M. testacea; thorace villoso ; elytris luleo-pallidis : lineïs tribus pallidioribus. Scarabœus solstitialis. Lin. ]Melolontha solstitialis. Fab. él. 2. p.164. Latr. gén. 2. p. 109. Oliv. col. 5. n.° 5. pl. 2. f. 8 et x1. Scarabœus. Geoff. 1. p. 74. n.07. Habite en Europe, au mois d’août. 4. Hanneton horticole. Melolontha horticola. M. nigro-ænca; capite thoraceque viridi-cæruleis ; elytris testaceis immaculatis. Oliv. Scarabæus horticola. Lin. Geoff. 1.p.75.n.0° 8. Melolontha horticola. Fab. él. 2. p. 175. Oliv. col. r. n.° 5. pl. 2. f. 17. Panz. fasc. 47 t. 15, Habite en Europe. 5. Hanneton foulon. Melolontha fullo. M. testacea, alho-maculata ; scutello macul& duplici; an- tennis heptaphyllis. Scarabæus fullo. Lin. Geoff. 1. p. 69. n.0 2. Melolontha fullo. Fab. él. 2. p. 16o. Oliv. col. 1. n.05. pl. 3. f. 28. Habite l’Europe australe, la France. Grande espèce , remar- quable par ses antennes. Etc. r RUTPÈTE: ( Rutela.) Antennes un peu plus courtes que le corselet, à mas- sue oblongue , trilamellée. Mandibules cornées, compri- mées , à côté extérieur dentelé , ayant trois dents sous 590 ANIMAUX leur sommet interne. Mâchoires cornées , dentées, ar- quées à leur sommet. Corps ovale, légèrement convexe. Elytres à bord ex- terne non dilaté ni canaliculé. Pattes fortes. Antennæ thorace pauld breviores, clavä oblongä trilamellatä. Mandibulæ corneæ , compressæ , latere externo subbidentato ; apice interno dentibus tribus. Maxillæ corneæ , dentatæ , apice arcuatæ. Corpus ovatum , plano-subconvexum. Elytra mar- gine externo nec dilatato nec canaliculato. Pedes ro- busti. | OBSERVATIONS: Cette coupe générique de M. Latreille me parait peu tranchée , et comprend des insectes à peine distincts des hannetons. Néanmoins M. Latreille les regarde comme in- termédiaires entre les hannetons et les hexodons. Ces in- sectes sont exotiques. ESPECES. 1. Rutèle convexe. Rutela convexa. R. viridis ; glabra clypeo rotundato; scutello magno triangulo. Cetonia convexa. Oliv. col. 1.n.° 6. p. 92. pl. 6. f.48. Habite à Saint-Domingue , et dans l’Amérique septentrio- nale. [3 2. Rutèle éméraudine. Rutela smaragdula. R. ferrugineo - flavescens ; elytris virescentibus ; sterno cornulo. Cetonia smaragdula. Fab. él.2.p. 143. Oliv. col. 1. n.° 6. p. 73. pl. 10. f. go. Habite l'Amérique méridionale. Etc. Ajontez le melolontha punctata de Fabricius, ses celonia chrysis, c. splendida, c. gloriosa, c. lineola, etc. SANS VERTÈBRES. 5Qi HEXODON. ( Hexodon.) . Antennes de dix articles , terminées par une massue ovale , petite, lamellée. Mandibules cornées, avancées, tridentées et arquées au sommet. Mächoires cornées , à six dents. Corps elliptique , suborbiculaire ; corselet large, échancré antérieurement. Elytres à bord extérieur dila- té, canaliculé. Pattes grêles. ÆAntennæ decem-articulatæ , clavé ovatd , parvd, damellatd. Mandibulæ corneæ , porrectæ ; apice ar- cuato tridentato. Maxillæ corneæ sexdentatæ. Corpus ellipüicum , suborbiculatum. Thorax trans- versus , anticè emarginatus. Elytra margine externo dilatato, canaliculato. Pedes graciles. OBSERVATIONS. Les Aexodons sont des insectes exotiques et fort rares , qui semblent rapprochés des hannetons par leurs rapports. Mais ils s'en éloignent par la forme de leur corps, par leurs mandibules avancées et tridentées au sommet, et par leurs mächoires à six dents. Leur corselet est échancré anté- rieurement pour recevoir la tête, qui est petite , et y est comme encadrée. Ces insectes se trouvent dans l'Île de Madagascar, sur les arbres et les arbrisseaux, dont ils mangent les feuilles. ESPECES. 1. Hexodon réticulé. Æexodon reticulatum. H. atrum ; elytris reticulatis griseis. Oliv. col. 1. n.0 7. pli. f.1, 4.6, c, d. e. Habite l'ile de Madagascar. 5a2 ANIMAUX 2. Hexodon unicolor. Æexodon unicolor. H. atrum; elytris immaculatis. Oliv. col. 1. n., 7. pl.1.f.2. Habite à Madagascar. Il semble n’être qu’une variété du précé- dent. SCARABÉ. (Scarabæus.) + Antennes courtes , de dix articles , à massue lamel- lée, plicatile , presque en forme de tête. Chaperon avancé ; labre caché et comme nul. Mandibules cor- nées , souvent dentées au sommet. Mächoires cornées, droites , velues, dentées ou lobées. Les palpes labiaux insérés au sommet de la lèvre. Corps ovale , le plus souvent convexe. Un écusson ; couleurs sombres. Antennæ breves , decem-articulatæ ; clav& lamella- td , plicatili, subcapitatd. Clypeus productus : labro inconspicuo , subnullo. Mandibulæ corneæ , sæpè ad apicem dentatæ. Maxillæ corneæ, rectiusculæ , pi- losæ , dentatæ vel lobatæ. Palpi labiales apice vel ad latera apicis labiï insert. ‘ Corpus ovale, sæpius convexum. Scutellum ; colo: res obscurti. OBSER VATION 5. La plupart des anciens naturalistes ont désigné presque tous les coléoptères sous le nom de scarabés. Les modernes ont conservé ce nom , mais ne l'ont plus assigné qu'a une partie des coléoptères dont ils ont formé un seul genre. De- puis Linnœus , ce genre a subi d'assez nombreux démem- bremens et fut diversement rstitué. Les scarabés ont la massue des antennes presque en forme SANS VERTÈBRES. 593 de tête : elle est formée de trois lames que l’insecte peut ouvrir ou resserrer à-peu-près comme les feuillets d’un livre ou les plis d’un éventail. Leur corps est ovale, sou- vent gibbeux , presque toujours glabre en dessus; mais dans beaucoup d’espèces , surtout dans les mâles, le chaperon et même le corselet sont tuberculeux ou cornus, d’une manière fort remarquable. L’écusson est court; les élytres sont dures, de la longueur de l’abdomen; et les jambes antérieures sont dentées. Beaucoup de scarabés ayant le cor- selet ou le chaperon cornu, paraissent n'être pas sans rapports avec les coprophages ; néanmoins ces scarabés s’en éloignent sous d’autres rapports , et nous les croyons icicon- venablement placés. C'est dans le genre des scarabés qu’on voit, en géné- ral , les plus gros coléoptères, et surtout les plus singu- liers relativement aux particularités, souvent très-curieuses, de leur forme. On rencontre ces insectes courant sur la terre, ou vo- lant lourdement , surtout le soir, d’un endroit à l’autre. On les trouve ordinairement dans les lieux gras et humides, dans les couches des jardins , dans les champs, prés des racines des vieux arbres, dans les terreaux humides et les fumiers. Le nombre des espèces connues étant considérable, je crois qu’il convient de les diviser de la manière suivante: 1.9 Scarabés cornus ou épineux, soit sur le chape- ron , soit sur le corselet , au moins dans un sexe ; 2.9 Scarabés dont le chaperon et le corselet sont mue tiques dans les deux sexes. ESPECES. [ Scarabés cornus. ] 1. Scarabé hercule. Scarabœus hercules. S. thoracis cornu incurvo , maximo , subiüs barbato , utrin- que unidentato , capilis recurvato dentato. T'om. 1F. 38 594 ANIMAUX Scarabœus hercules. Lin. Oliv. col. 1. n.0 3.p.6. pl.r.f. 1.a.b. mas., et pl: 25. f. ré femina. Geotrupes hercules. Fab. él. 1. p. 2 Habite l’Amérique méridionale, les Antilles. Espèce très- grande et fort singulière. 2. Scarabé alcide. Scarabœus alcides. S. thoracis cornu incurvo, sublüs barbato , unidentalo ; ca- pitis recurvalo, mutico. Scarabæus alcides. Oliv. col. 1. n.o 3. pl. 1. f. 2. Geotrupes alcides. Fab. él. 1. p.3. Habite.... aux Indes orientales. Fab. Il est moins grand que l’hercule. Le scarabé persée d'Olivier semble intermédiaire entre l’hercule et l’alcide. 3. Scarabé actéon. Scarabœæus actæon. S. glaber ; thorace Licorni, capitis cornu unidentato, bifi- do; elytris lævibus. Scarabæus aclæon. Lin. Oliv. col. 1. n.0 3. pl. 5. f. 33 , et pl. 6. f. 49. Geotrupes actæon. Fab. él. 1. p.8. Habite l'Amérique méridionale. Espèce trés-grosse et grande, 4. Scarabé éléphant. Scarabæus elephas. S. villosus ; thorace gibbo bicornt, capitis cornu uniden- tato apiceque bifido. Scarabæus elephas. Oliv. col. 1. n.0 3. pl. 15. f. 138. a. b. Geotrupes elephas. Fab. él. 1. p. 8. dix la Guinée. 5. Searabé chorinée. Scarabæus a Ÿ. thoracis cornu incurvo crassissimo apice bifido , capitis longiore bifido. Scarabæus chorinœus. Oliv. col. r.n.° 3. pl. 2. f. 7. a. b. Geotrupes chorinœus. Fab. él. 1. p. 5. Habite l'Amérique méridionale. 6. Scarabé porte-clef. Scarabœus claviger. S. rufus ; thoracts cornu apite trilobo éncurvo , capitis subulato recurvo. Scarabœus claviger. Oliv. col. 1. no 3. pl. 5. f. 4o. a. b. SR [SA SANS VERTÈBRES. 59 Geotrupes claviger. Fab. él. 1. p. 6. Habite-à Cayenne, Oliv.; dans les Indes, Fab. Etc. ÿ [ Scarabés mutiques. 7. Scarabé longimane. Scarabœus longimanus. S. muticus; pedibus anticis arcuatis longissimis. Scarabæus longimanus. Lin. Fab. él. 1. p. 24. Oliv. col. 1.n.0 3. p. 48. pl. 4. f. 29et pl. 27: f. 27. &. Habite les Indes orientales, Très-singulier par ses pattes anté- rieures. 8. Scarabé pointillé. Scarabœus punctatus. S.thorace inermi punctato, capitis clypeo integro : dentibus duobus elev atis obtusis. Scarabæus punctatus. Fab, él. 1. p. 18 Latr. gen, 2, p. 104. Oliv. col. 1. n.0 3. pl. 8. f. 70. Habite l’Europe australe. 9. Scarabé couronné. Scarabœus coronatus. S. thorace inermi, capitis clypeo posticè emarginato. S'carabæus coronatus. Oliv. col. 1.n.0 3. pl. 12. f. 110. Geotrupes coronatus. Fab. él. 1. p. 17. Habite l’île de Java. Etc. LES LUCANIDES. Massue des antennes pectinée. Les lucanides peuvent être encore regardés comme de véritables scarabéides , mais distingués des autres par la massue de leurs antennes. Ce sont effectivement des lamellicornes, et ils tiennent aux scarabéides par tous les rapports généraux. fci, néanmoins, la massue des antennes est pectinée , c’est-à-dire, que ses feuilleis , un ? ? 2 596 ANIMAUX peu écartés à leur insertion , semblent presque dispo- sés comme les dents d’un peigne. Ceux dont on connaît les habitudes, étant dans l’état de larve , vivent dans les troncs d'arbres , et, comme les scarabés , se nourrissent de leur-tan. On les rencontre ordinairement dans les bois , et c'est toujours vers le soir qu'on les voit voler. | Plusieurs de ces insectes sont singulièrement remar- quables par la saillie et l'énorme grandeur de leurs man- dibules , surtout de celles des mâles. Les antennes des lucanides n’ont que dix articles, dont les trois à cinq derniers forment la massue. Elles ne sont jamais plus longues que le corselet. Ce sont ces insectes qui, dans notre méthode, ter- minent l'ordre nombreux des coléoptères , et par suite la classe même des insectes. Ils n'offrent point de tran- sition aux animaux des classes suivantes. On y rapporte les genres passale, sinodendre , œsale , lamprime et lucane. PASSALE. (Passalus.) Antennes courtes, arquées ; a massue trilamellée, pec- tinée. Labre saillant. Mandibules fortes, cornées, den- tées. Màchoires écailleuses, dentées. Corps oblong, parallélipipède , déprimé. Corselet presque carré, séparé des élytres par un étrangle- ment. Antennæ breves , arcuatæ ; clavé trilamellaté , pectinatd. Labrum exsertum. Mandibulæ validæ, cor- neæ , dentate. Maxillæ coriaceæ , dentibus aut pro- cessibus corneis. tete ut SANS VERTÈBRES. 597 Corpus oblongum , parallelipipedum , depressum. Thorax subquadratus , ab abdomine intervallo pos- ticè disjunctus. OBSERVATIONS: Les passales , d'abord confondus parmi les lucanes, constituent un genre bien distingué par ses caractères et facile à reconnaître au premier aspect. Ils ont les an- tennes velues, simplement arquées, mais point coudées. Leur labre est saillant et très-distinct. Leur corps paral- lélipipède et déprimé, offre une interruption remarquable entre le corselet et les élytres ; leur écusson, très- petit et presque nul, se trouve enchâssé sur le pédicule qui réunit l'abdomen au corselet ; enfin leurs élytres couvrent tout l'abdomen et embrassent ses côtés. Ces insectes sont exotiques. ESPÈCES. x, Passale interrompa. Passalus interruptus. P. ater ; vertice tuberculis tribus elevatis : intermedio ma- jori compresso. Passalus interruptus. Fab. él. 2, p. 255. Latr. gén. 2.p.137.et hist. nat., etc., 10. p. 254. Lucanus interruptus. Lin. Oliv. col. 1. n.o1.pl.3. f. 5. d. Habite les Antilles. 2. Passale cornu. Passalus cornutus. P. ater; verticis cornu elevato incurvo ; elytrorum striis omnibus lævibus. F. Passalus cornutus. Fab. él.2. p. 256. Habite la Caroline, 3. Passale échancré. Passalus emarginatus. P. capite inæquali; mandibulis emarginatis ; thorace læ- vissimo. Passalus emarginatus. Fab. él. 2. p.255, Habite aux Indes orientales, Etc. à 598 ANIMAUX SINODENDRE. ( Sinodendron.) Antennes très-courtes, de dix articles, dont le premier est fort allongé , les trois derniers formant une massue subpectinée. Labre caché par le chaperon. Mandibules non saillantes dans les deux sexes. Corps ovale, convexe. Antennæ drevissimæ , decem-articulatæ , articulo primo valdè elongato , tribus ultimis clavam ‘dentato- pectinatam formantibus. Labrum clypeo occultatum. Mandibulæ in utroque sexu non exsertæ. Corpus ovatum, convexum. OBSERVATIONS. La massue des antennes étant comprimée , dentée en scie d’un côté, et par-la pectinée, a fait reporter le sc- rzoderdre parmi les lucanides ; ce que les habitudes de l'insecte ne contrarient point. Effectivement, dans l’état de larve , il vit dans le tronc des arbres, et dans l’état parfait, il paraît se nourrir de la liqueur qui s'écoule des plaies de ces arbres. E SP ECE. 1. Sinodendre cylindrique. Sirodendron cylindricum. 5. atrum; thorace anticè truncato quinque dentato ; capitis cornu ereclo. Sinodendron cylindricum. Fab. él. 2. p. 376. Latr. gén. 2. p.1or.et hist. nat., etc. 10. p. 156. pl. 83. f. 4. Scarabœus cylindricus. Lin. Oliv. col. 1. n.0 3. pl. g.f. 80. a. b. c. Pauz. fasc. 1. t. 1. mas. et fasc. 2. t. 9. femina. Habite en Europe, sur les troncs des arbres, SANS VERTÈBRES. OESALE. (OEsalus. ) Antennes coudées, courtes ; à massue petite, peeti- née. Labre apparent. Mandibules arquées, pointues. Lèvre inférieure petite, entière. Mâchoires cachées. Corps un peu court, très-convexe. Corselet non bor- dé, concave antérieurement, recevant la tête. Antennæ fractæ , breves ; clav& parvé, pectinatd. Labrum conspicuum. Mandibulæ arcuatæ , acutc. Labium parvum , integrum. Maxillæ obtecteæ. Corpus breviusculum, valdè convexum. Thorax immarginatus ; margine antico concavo caput exXCt- piente. OBSERVATIONS. L'œsale avoisine plus le sinodendre, par ses rapports, que les lucanes ; il est néanmoins distinct du sinodendre , ayant le labre apparent et extérieur ; les mandibules avancées, quoique petites ; les mâchoires cachées derrière le menton, La tête de cet insecte est profondément enfoncée dans l’'échancrure du bord antérieur du corselet. ESPECE. 1. OEsale scarabéoïde. OEsalus scarabæoïdes. OEsalus scarabæoïides. Fab. él. 2. p. 254. Latr. gén, 2. p: 133. Panz. fasc. 40. t. 15. mas. et 16. femina. Habite en Allemagne. Il est brun, trés-pointillé, et a des lignes écailleuses sur les élytres. ———— — LAMPRIME. ( Lamprima.) Antennes coudées, à massue de trois lames. Labre 600 ANIMAUX non apparent. Mandibules un peu grandes, dentées, saillantes et avancées, surtout dans les mâles. Lèvre in- férieure à deux lobes velus: : Corps ovale-oblong, convexe, brillant. Sternum avancé en pointe comme une corne. Antennæ fractæ ; clavd trilamellatd. Labrum oc- cultatum. Mandibulæ majusculæ , dentatæ , exsertæ, porrectæ, præsertèm in masculis. Labium lobis duobus villosis. , Corpus ovato-oblongum , convexum, nitidum. Ster- num in Cornu productum. OBSERVATIONS. Les lamprimes tiennent de très-près aux lucanes , et ont néanmoins un aspect différent. Leurs mantibules , quoi- que saillantes et avancées, ne sont pas aussi grandes , of- frent quelques tubercules dentiformes , et sont souvent barbues au côté interne. Leur corselet, convexe, est or- dinairement pointillé. Enfin, leurs couleurs sont métal liques et brillantes. Ces insectes sont exotiques et vivent dans les régions australes. Ils ont un écusson. Leurs jambes antérieures sont dentées en dehors. ESPECES. 1. Lamprime bronzée. Lamprima œnea. L. aureo-viridis ; clypeo aurato; elytris lineolis minimis impressis rugulosis ; mandibulis barbatis. Lethrus œneus, Fab. éleut. 1.p, 2. Lamprima œnea. Lat. gén. 2.p, 132. Habite l’île de Norfolk, dans la mer Pacifique, etla Nouvelle Hollande. 2. Lamprime dorée. Lamprima aurea. L. aureo-viridis ; clypeo rubicundo ; elytris lævibus; ti- bis anticis lamind triangularti apice instructis. SANS VERTÈBRES. Goi Lamprima aurea. Latr. mus. Habite la Nouvelle-Hollande, Péron et Le Sueur. Ainsi que dans la précédente, les mandibules sont barbues au côté in- terne. 3. Lamprime verte. Lamprima viridis. L. viridissima, vix aurata; clypeo squarroso aureo-ru- bente; thorace punctatissimo ; mandibulis bast internd sublanatis. Cabinet de M. Dufresne. Habite la Nouvelle-Hollande. 4. Lamprime cuivreuse. Lamprima cuprea. L. cupreo-fusca; thorace elytrisque punctulatis ; mandibu- dis breviusculis latere interno nudis. Lamprima cuprea. Latr. mus. Habite la Nouvelle-Hollande. Péron et Le S'ueur. Elle est d’un rouge cuivreux très-brun. LUCANE. (Lucanus.) Antennes coudées, de dix articles : le premier très- long; à massue pectinée de trois ou quatre lames. Labre non apparent. Mandibules avancées , cornées , ar- quées, dentées, souvent extrêmement grandes dans les mâles, et corniformes. Lèvre inférieure à deux lobes sail- lans, allongés, velus. Corps parallélipipède, déprimé. Tête et corselet apla- tis, subtransverses. Antennæ fractæ , decem-articulatæ : articulo pri- mo longissimo; clavd pectinaté , tri seu quadrilamel- latd. Labrum inconspicuum. Mandibulæ porrectæ , corneæ , arcuatæ, dentatæ ; in masculis sœpè maxi- mæ , corniformes. Labium lobis duobus exsertis elon- gatis , villosis. Corpus parallelipipedum , depressum. Caput tho- raxque planulata , subtransversa. 6o2 ANIMAUX OBSERVATIONS. Les lucanes sont, en quelque sorte, des coléoptères extraordinaires, à cause de l’énorme grandeur des mandi- bules de certains mäles. Comme ces mandibules ressem- blent à des bois de cerf, on a donné à ces insectes le nom de cerfs-volans. Les femelles de ces espèces | ayant des mandibules beaucoup plus courtes , ont été appelées biches. Les mâchoires deslucanes se terminent en pinceaux, ainsi que les lobes de leur lèvre inférieure, et il paraît que ces parties leur donnent la faculté de s'emparer de la liqueur mielleuse ou mucilagineuse qui découle des crevasses du tronc des arbres. C’est effectivement dans les bois qu’on rencontre, le plus ordinairement , les lucanes, soit accrochés aux arbres, soit volant le soir après le coucher du soleil. Leurs larves vivent dans l'intérieur des arbres, et y subsistent plusieurs an- nées. Ceux qui ont les yeux coupés par les bords latéraux de la tête , sont les /ucanes de M. Latreille ; il nomme p/a- rrcères ceux qui ont les yeux entiers, c’est-à-dire , non di- visés par les bords de la tête. ESPECES. [ Les yeux divisés par les bords de la téte. ] 1. Lucane cerf-volant. Lucanus cervus. L. mandibulis exsertis , unidentatis, apice bifurcatis. Lucanus cervus. Lin. Fab. él. 2. p. 248. Latr. gén. 2. p- 135. 4 Platycerus. Geoff. 1. p. Gr.n.e 1. pl r.f. 1. Lucanus cervus. Oliv. col. 1. no 1. pl. 1..f.1, a. b,c. d. Habite en Europe. 2, Lucane élan. Lucanus alces. L. mandibulis exsertis , apice quadridentatis, Lucanus alces. Fab. él. 2. p. 248. SANS VERTÈBRES. 603 Oliv. col. 1. n.0 1. pl. 2. f. 3. à. b. Habite aux Indes orientales, 3. Lucane chevreuil. Lucanus capreolus. L. mandibulis exsertis : dentibus medits difformibus; apice bifurcatis. Lucanus capreolus. Lin. Fab. él. 2. p. 249. Lucanus capra. Oliv. col. 1. n.° 1. pl. 2. f. 1. g., et pl. r. f: 1. e. Habite en France, en Allemagne. 4. Lucane serricorne. Lucanus serricornis. L. lævis, fusco-niger ; thorace abdominis longitudine ; mandibulis gracilibus : parte superiore recté, interno latere serratd. ù Lucanus serricornis. Lat. mus. Cav. Règ. anim. 4. pl. 13.f. 3. Habite l’ile de Madagascar. [ Les yeux non divisés par les bords de la téte. ] 5. Lucane ténébrioïde. Lucanus tenebrioides. L. ater; mandibulis lunatis unidentatis; thorace margi- nalo ; elytris substrialis. F. Lucanus tenebrioides. Fab, él. 2. p. 252. Panz. fase. 62. f. 1. mas. 2. femina. Platycerus tenebrioides. Latr. gén. 2. p.133. Habite l’Allemagne, l’Europe boréale. 6. Lucane caraboïde. Lucanus caraboides. L.cœrulescens; mandibulis lunatis ; thorace marginato. Fab, Lucanus caraboïdes. Fab. él. 2. p. 2 53. Oliv. col. 1. no 1. pl. 2. f. 2. c. d. Platycerus. Geoff, 1.p.63. n.e 4. Latr, gén. 2. p. 134. Panz. fasc. 56. t. 13, Habite en Europe. Etc. Ajoutez le luca nus bus de Fab, FIN DU QUATBIÈME VOLUME. œ NO" re . + % cor EDR: 4 EE, ; "E : fs nn etsgia dr " ù # d À : È | RO Rs F7 x + CR À 4 .e ae Dr ui 2e A à +, ANNE: =" LD: A eg Point 0 #16 sie HET GS ve Le " =” 1 Es «. | : ; PE S ‘ | é bugémaliA x3 538 Lu sdari ts CA ; à A ru MHOMITAN 4 TRE #10: 182 47 Û \ Ld (é 4 “ ‘sa TR ii : #1 AÉANONN EC DT Hs + hi cn EE: d'Or (1 28 Re v : L de r- | ds tn ot Long : ruiimans DR ET ina | + … L- à ‘4 É re d'- 2 A . FMI TES UN ù d à ( Loin d n°4 X à | tits @ÉA .v09 Lun ose turéeuX - " ot NL Îs si vf si e ‘ £ é. # ol “ # + LE fe 4 ADS 1 7 1:87 Sur VERS ñ + à | L “ À ÿ * PA .… ÿ on +. | Les L | ADOPTE a ragou. | É | " re t » + Ai % eV 192 mi à? LE abris ALL i M te AE : + MA 2 ets z dtuet 8 ° he re L aborder) tn x ? 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