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Full text of "Glossaire genevois; ou, Recueil étymologique des termes dont se compose le dialecte de Genève, avec les principales locutions défectueuses en usage dans cette ville [microforme]"

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REOUE IL ETYMOLOGIQUE 

: DES TEKMfes 



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ï I)0>JT SE COMPOSE LE DIALECTE DE CE^ÈvÉ. - 

LES PJIINCIPALES, LOCUt|ONS DÉFECTUEUSES 



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AGE DAIfS C^r.TTE VH.LK.^ 



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6<>RIUGÉE ET CONSIDÉRABLEMENT Al/GMÊNTkE 



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BARBEZAl ET DEtARUE, LIBRAIJVES; ' 

; ; RIE 'DU RHÔNE, 'N.o 17'-.. ,- 

IVL'E DD^ r.RANDS AÙOySTlN.S , N/' I ^, " / 



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* • •• •■ ■«- . • ^- • • ■-.<.. 

jtre utile à cette classé nombreuse de Genevois 
que leur vocation n'a point aj^pèlës à des ëtudes ; 
offrir aux gens instruits quelques observations sur 
les origines de not^e dialecte ^populaire*, tel est le 
(louble but que nous avons cru devoir nous propOwSer 
rn publiant ce recueil. • 



.,v 



• Un écrivain qui est à la fois bon littérateur et sa- 
vaut du premier ordre , a dit en parlant de Genève : 
t( La pureté de. la langue française ne devrai^t tUrc 
nulle part.plui^jTligieUsement conservée que dans 
une villo qui a eu la gloire dç produire uii de nos 



i 



#. • 



f 



VIII 



DISCOURS 



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y- 



■- K 



plus grands auteurs , et qui oft're enclore aujourd'hui 
. une réunion rare desavaiis et de gçns de lëUres dis- 
tingues par leurs lumières et par leurs talens ' . » 

— * " . . ■' - ., ■■'..'")■ 

r . . . 

». ' ■ • ■. . ^ .• . . ' _ ..<r 

»■ ». . '■ ' , < , ■ ■■ I. ■ 

.Maintenant que notre patrie redevient le séjour 
favori d'un grand nombre, d'étrangers de distinction, 
et que l'Europe senitle lui accorder le beau titre 
d'Athènes de la Confédération, n'est-il pas, plusque^ 
jamais , essentier d'insister sur cette pureté qu'on 
nqus recommande? - 

■ ■.■ - --.^ '■■ V- -■■ 

Cependant, si rios écrits ainsi que hos discours 
soutenii^î, doivent t^tre éminemment français^ nous 
ne prétendons point engager nos, compatriote^ à 
bannir entièrement de la conversation familière nos 
expressions locales, et à se tenir,, comme cerbines: 
personnes, rpidement sur le qui-vive, pour ne laisser 
échapper aux^un terme genevois, aucune locution 
nationale; non, loin de nous toute idée de pédan- 
terie ! nous ne voulons point qu'on parlé , comme 
dit La Bruyère, proprement et ennuyéusemenf. 



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I M. Biot 



"xde France y mars 1809. 




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des. te 

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PRÉLIMINAIRE.' , ,x 

Noire idiome n'est pas dépourvu d c^tiergie ; il ren- 
ferme des expressions pleines d'harmonie imiUtive, 
des. termes sans équivàlens dans la langue française, 
et nombre de Verbes qu'il faudrait ; remplacer par 
des périphrases.. Cette langue usuelle , enfin , nous 
hà. îa tenons de nos pl^es; durant vingt années eUe a 
contribué à rappeler à notre\^souvenir que. nous 
avions ëté un peuple indépendant; et que nous 
}K>uvions le redevenir un jour; de tels titres doivent 
sûHire pour nous la rendre prëcieuse*- Ce recaô^ 
sera donc, tout à la fois, un conservateur de notre 
langage, s'il nous est permis de parler ainsi, et 
;Un guide q^ pourra nous faire éviter des fautes, 
lorsque nous voudrons nous ex^primer en bon fran- 
çais. Un Genevois, en faisant usage des fermes de 
son dialecte, Sera toujours compris à Genève, mais 
le sera-t-il suffisamment dans un pays étrafiger, et 
surtout en, France , où nous voyageons si souvent , 
et ne courra-tril point le risque de faire rire a ses 
dépens? risque, anx yeux de beaucoup de gens, 
Ijieu plus grand earore que rrlui de n'entre pas en- 
.^te«du '. 















P^^^'^ j:!^^^f P^*^^ nre uh Frànraj«qui, pcïur 



u - , 



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X DISCOURS ^ 

Nous devons avouer aussi que nous n'avons points 
• ëfë irïaiffërent à l'idëe de la. petitç jouissai«e^^e "* 
' nous pourrions procurer à ceux de nos compatriotes 
qui sont éloignes de leurs foyers i car nous suppo-- 
sons que notre vocabulaire produira sur eux à peu 
près l'eftet d'une vue ïicjèle de Genève et de ses en- * 
virons. Un négociant j Çxë pendant plusieurs années 
dans une ville ëtrangèrCrïtOtiS a assuré quilse fai- 
sait adresser chaque mois un recueil de nos Feuilles 
dAviSj uniquement pour avoir lé plaisir çl y retrou- 
ver ces termes et ces tours ppopres à notre ndiome, 



lî 



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la première foi*, ^hteitd > ajouter à sa langue irn~térrae dont 
son oreille est étonnée ; mais pourquol.ies pénevois- instruits \ 

rient-ils toujours lorsqu'on répète devant eux nés idio4jispies 

:-/ ^ ^ - : . -^^ • ■ '■'- 

.qui leur sonY familiers ? Le passage suivant d]ti discours de 

Hobbcs sur la natur.e îramaine expliquera peut-être cette petite 
singularité. « La passion qui excite à rire n'est autre chose 
qu'une vaine gloire, fondée sur la conception subite de quel- 
que excellence qiii se trouve en nous , par opposition à l'in- 
firmité des autres , ou à celle que nous avons eue autre- 
fois. I» i^^^^ '^ même sentiment qui nous^égàie quand nous 

/* "' '^ ^ 

(Tendons parler un bègue, ou que nous voyons chanceinr 

« " " _ , .. 

un homme pris' de vin. -, 




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V 




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^ PRÉLIMINAIRE. ii 

Ijue les Petites affiches genevoises nous offrent si 



Crëauemment. 



^ 



Si dans chaque province de Ja France, et même 
dans les ^ftërens cantons de la Suisse française , il 
se trouvait quèrque amateur de philologie qui voulût 
bien s occuper de recherches semblablfeâ aux niVtres , 
et les publier, il en résulterait des comparaisons dont 
le fruit ne serait pas douteux. On verrait , par eiçem- 
pie, qu'un ^rand nombre dé mots romans se sont 
conserves dans^ presque îou$ les diàjectès français , 
et-qi^e la plupar^^e èes mots , par. leur caracîèi/ç ex- 
ptessif, aussi bien que par leur droit d'ancienneté, 
ne seraient pas -indignes d'être indiqués à l'Acadé^ 
mie, auprès de laquelle on pourrait, à cet égard, 
s appuyer d'une autorité, bien respectable, celle de- 

Fénélon , ^ui a dît quelque part : « Je voudrais au-/ 

'• . ° . ' I "■ 

tbriser tout terme qui nous manque, et qui a un 

son doux, sans danger d'équivoque ' * 



X Referions sur la Rhétorique , § III. Ajoutons ici un mot 

. .. -' 

assez expressif du comte de Maistre, auteur des Soines .de 
St. P éters bourg : «Xe génie de chaque langue se meut comme 
ulf animal > pour trouver de tout côté ce qui lui convi«;nt. » 



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V • 



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^" DISCOURS * ^v 

Dans un discoiu>s intitule De t autorité de Image 
sur la tangue, Marmohte! fmt'des phrases, et même 
, des vers, où une grande partie de^es_vieux mots 
se trouvent çnchâssës très- heureusemint. Un des 
auditeurs de 5je discours, lu en 1785 à l'Académie 
française, ^iit teUemènl charmé Je Jeur effet, qu'il 
séccia : « En vWité, je crois assistera une conquête ! » 
L'auteur de TArchéologie française insiste aussi pour 
> qu'on restitue à la langue nombre dexcellens termeS" 
, tomys en désuétude r^els sont : assa.ourer, donner 
àe h savieur; .disaimer, cesser d'ain?er; dévouloir , 
cesser de vouloir ; découronner , déprisonner , désa- 
"o6/ir ; iidi'ertance , [puisque nous avons inadver- . 
tance ; biendimnce , puisque nous avons médisance ; 
équanimité, puisque longanimité est en usage; désa- 
.vr«a«/, puisqu'on se sert d'avenant , et enfin , siller 
contraire de dessiller , qui seul estresté dans nos die- 
'ionnaires. 

r ^ ..' '", 

Kt vous n'espousez rien qu'une ventçase nue. 
Qui brouille nos espris et ^fV/^ notre vue. 

(Thom. D^CoiiRVAi , iGaa.) 

' / V - ' 

hé/rangeté,\a wuduineté, [ inçuriosilU^ Montaigne, 
sont aussi 4rès souvent réclamées. Cil (pOur celui ) ' 



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Qft ' 



tusage 
'- même 
X mots 
Un des 
adëmie 
t, qu'il 
uêfce!» 
si pour 

terme!? 
ionner 
^uloir , 

désa- 
adver- . 
îance ; 
; désa- 

sillet 
>s die- 



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- . .. , ^ ■ ■ ; , . • . . t" 
> . PRÉEÏMÏNAIRE. xm 

dit La Bruyère, a été dans ses beaux jours, un des 
plus jolis mots de la langue française; il est doulou- 
reux pour les poètes qu'il ait vieilli. 

Souloir serait plus bref que. iHre accoutumé , et 
/•ûrw^/i/^ro/>, que faire ressouvenir. Fallacieux^ue 
r Académie dit être suranné , est employé avec beau- 
coup de succès par Bossuet et parCorneilie. Voltaire 
demande le rajeunissement de plusieurs expressions 

de ce dernier écrivain qui sont passées de mode 1 
l/eur, eiorahle^ plamblc^ se rebeller^ etc. Notre lan- 

• / 

gue, dit-il, n'est pas assez riche pour bannir tant de 
termes dont ce grand poète s'est heureusement 
servi. - . ° - " 

On retrouvera dans ce Glossaire le vieux m(»t fran 
vais sade^ contraire de maussade , que Rous pro^noii- 
çons schade; et cet adjectif, qui était encore en usage 
du temps de Régnier, nous paraît très-regrettable. 
Nous en dirons autant de s assagir ^ devenir sao^e* • 



.\ 



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ligne, 
lui). 



1 J'estudiayjeune pour l'ostentation; depuis, un peu pour 
ui' assagir. , - 

(MoifTAicNF., Essais, liv. III^ ch: III. ) 



XIV 



\^ : . ■ ' ,. \ 

■\ ' , - ■' ■ . / -" '\ 

^isebuRs 

d'apoi/ronir, rendre poltron; d'orphani/é, état de l'or- 
phelin; dejuçenil, qui appartient à la jeunesse; et 
dé miUe autres expressions que sans m^tif valable , 
comme dit Charle« Pougen^ , on a mises! hors la loi. 



Nous nous garderons bien de répéter avec P. Hj^ 
Mallét' qu'après les médecins ejH les théologiens, les 
^tymologistes sont de tous les savâns ceux qui s'ac- 
cordent le plus difficilement entre eux; mais nous 
croyons pouvoir affirmer que la plupart des atitcurs, 
qui se sont occupés d'origines françaises, ont souvent 
éloigné la confiance du lecteur par des opinions plus 
ridicules que spécieuses ; un helléniste ne voit que 
racines grecques; tout est gaulois pour un membre 
de lAcadémie celtique. Quant aux partisans exclu- 
sifs de la langue latine , ce sont eux qui , à l'exemple 
des Ménage et des Huet, ont commis le plus de 
bévues^adans leurs investigations; et, ent^e plu- 
sieurs exemples plaisâns qu'on en peut citer, nous 
choisirons le suivant qui tient à nos contrées. Vers 
\v milieu du siècle passé, un docteur de Sorbonne, 



I, Journal i/e Genève, avril 1789. 



A 



v*;«ç- 



PRÉLiMINllRE. 



XV 



t'at de l'or- 
^nesse; et 
if valable, 

lors la loi. 

■ ■ i 

vèc P. H.* 

^iens, les 
: qui s'ac- 
nais nous 
îs auteurs , 
t souve^nt 
lions plus 
voit que 
membre 
tis exclu- 
l'exemple 
plus de 
it^e plu- 
;r, nous 
^es. Vers 
rbonnc , 



grand latiniste , vint à Genèveju et de 14 , partit po^rr 
les glaciers de SaVoiè , rtiontagi^es dont PoclcoKè^t' 
Windham venaient de frayer le chemin. D^s ses 
premiers pas, le nom du village à^Véiraz le frappa, 
et il écrivit sur son album: VéMzy èiÇ. vekra cas- 
tra : une forteresse romaine dojt avoir existé dans 
ces lieux. Arrivé à Chamounj , itajo^ : Ch%mouny^ 
6e campus munitus ^ camp fortifie . . . i^ et notera savant 
allait faire une très-belle dissertation^ sur cfette ori- 
gine , lorsqu'il fat arrêté tout court jiar le Wé de 
l'endroit , qui certi^ que Chàn moénA signi^ant en 
patois champ du îWuitier, le nom de ^ toi^g n'a- 
vait pas d'autre étykologie, et que îe^ premières 
maisons en. avaient effectivement été bâties sur la 
possession d'un m^iier. L'origine du |)asteur sa- 
voyard valait bien celle du docteur de S^bonne '. 
11 est vrai de dire que dans les recherches^ de cette 
nature, l'entraînement est. quelquefois irrésistible; 
et nôus-méme qui ^contons cette bévue , ne^ous en 



1 Celle anecdote se trouve consignée dans le Jomnal hehc. 
'/'/uf, de juin 1743. ■ ./ ; ^ 



Ca. 



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^4- 



"î^^v 



xvt DISCOURS 

fendu; mafs enfin , nous ne présentons nos étymo- 
iogies que comme de simples conjectures oflpertçs à 
la mëditatio» de philologues plus habiles que nous. 
Conjecture^ nom cher ^ la sagesse, dit quelque parC 
un écrivain qui en avait lui même beaucoup. 

* * • * - 

Il sera facile de se rendrè raison du petit nombre 
. d\^igines qui nous viennent du grec, en rëflëchis^ 
', sant que la langue d'Homère, ainsi que M. Élie Ber- 
trand » le fait observer, fiH connue en Helvétie du 
temps^ des Romains, époque oà les Grands et Jes 
gens de lettres en faisaient un fréquent usage; d'ail- 
leurs , quelques familles des Phocéeris^»t^bli$ en Pro- 

,vence; quelques-uns de cë^ Doriens qui s'étaient 

>■ ■ - ■ ■ • • . . . 

fixés en Illyrie, ont pu.étendre leurs excursions jus- 

cjuaux rives du Léman, s'être 4oniiciliés dans ces 

riantes vallées , et y avoir , même, parmi le peuple , 

naturalisé un certain nombre de leurs termes. Mais, 
• . ■ ,■-.■..' • ■ ■ 

nous le*répiétons, nos étymologies grecques sont eh 
petite quantité; il ne' feut point trop se mettre en 



I Essai sur les langues nnriennes et modernes (h la Suisse, * 
< hapr m. ' . ' " . ' 



ÉÊÊ 



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iios éiymo- 
s oflPertes à 
que nous.' 
lelque.parC 



tk nombre 
i rëflëchis"- 
.ÉlicBer- 
elvëtie du 
ads et Jes 
âge; d'aiJ- 
lis en Pro- 
i s'ët^ient 
sions jus- 
dans ces 
e peuple, 
tes. MaÎ8 , 
îs sont en 

■0-. 

Tieltre en 



p in Suisse y * 



xvtt 



PRELIMINAmE. 
frais d'ërucjition à cet égard. Que^dire, par exem- 
ple, de la racine %o;, beurre, que certains philo- 
logues attribuent au mot Helvëtie ' ? 

C'est du celtique , et surtout de la langue romane , 
qui en est la fille , que nous verrons naître la ma- 
jeure partie de nos mots genevois; c'est dans ces 
deux idiomes anciens qu'il faut chercher les racines 
d'mîe foule d'expressions en usage dans nos Alpes, 
et qui n'ont de^imilitude ni avec le grec ni avec le^ 
Jatin. Elt comme plusieurs des personnes qui con- 
sulteront notre recueil ne se seront probablement 
jamais occupées de ces langues, nous entrerons' ; . 
ici dans quelques détails propres à leur en donneç^ 
une idée précise, et à les mettre à m^me de juger 
des rapports qui lés l^nt avec notre dialecte. 



4> 



T-A 



Le celtique est la langue que parlaient nos ^^s 
il y a deux mille ans., la langue niaterneHe des Gau- 
lois et de toutes les peuplades connue^ sous le nom 



^ 






I Selon Sinner et De Bochat, Jes HeM ou Heivu, peuple 
cîc la Gaule mcridionule, donnèrent' leur nom à l'Helvétie. - 



V 



B 



M 







' ^• 



xvnr DISCOURE / , 

de Celtes, peuplades formëe^s des collhies scythes 

ou phrygiennes qui se rëpandirent dans l'occident » 

/ ' I 

ou, si lon^eiit en croire BuUét , des descend^n^^de^^ 

Japhet qui passèrent én/Europe^. .:'"*■. 



\^ 



Les Romains, après avçir conquis les Gaules, in- 
troduisirent leur langage chez les vaincus, mais n'y 
anéantirent point le celtique; le latin n'y fut que 
la langue du gouvernement et des administralieurs. 



y" 



A l'époque même où les pei^les du nord succé- 
' dèrent dans l'ancienne France aux vainqueur^ud'u 
monde-, le celtique y existait enVôre. J 



~f, 



Aujourd'hui nous le retrouvons , plus ou moins 

mélangé de teuton ejt de- latin, chez les Bas -Ere- 

tons, les Gallois, les Ecossais montagnards et les 

< .'■-*■, 

Irlandais. C'est en puisant dans ccs^ources que les 

lexicographes ont formé les dictionnaires celtiques 



"' -uy 



1 - f 

I rw/e, dans son principe, n'était pas le nom particulier 

,<runc nation, mais un mot phrygien qui. signifiait fuite, rcT 

traite. - ' , 

y ^ Mt'm. sur la langjie cc!(,, c}i.\:n.% * 






l-'ii*^ 



-» Vi, 






Wk 



Jl 



ES Scythes 
occident * , 
endaaiixde' 



J 



raules, in- 
y mais n'y 
y fut que 
listraije.urs. 

»rd sucçé- 
fueuE§uja'u 



ou moins 
Bas-Bre- 

ds et les 
es que les 

celtiques 

particulier 
t fuite, rçT 



.<5 



-i • / 



PRELIMINAIRE. xix 

•^ <• *. 

nui nous servent d'h^terorèt's. Ils .y ont ioin»t le fruit 

-, f" i". '■ , • ' 

de leurs recherches dans lès anciens auteurs grecs et 
latin5;^^dans les aiinales , les xrh^rtes , les légendes 
ëcrite|^depuis Je quatrième jusqu'au seizième sjècle, 
er^ûi ont conserve quelques termes gaulois; enfin , 
ils se sont ciidés des différens patois 'tie la France , 
dani lesquels i* comme dans le nôtre , on remarqui^ 
des testes considéraBles de la langue celtique. 



^; 



V* 



y^ 



Les Gaëîs , ou Écossais montagnards ,' assurent ' 
«^tre ceux qui ont conseryé cet idiome dans s^a pkisr 
grande pureté native., qviis les BashBretons ont la 
même prétention. La langue erse , ou irlandaise , 
diftercpeii de celle des*Écossîiis, et les anciens poè^ 
mes^des-deûx nations Ont beaucoup de' rapport. Le 
wehh^ ou gaUois , ainsi que le manks , dialecte de 
l'ife de Man^ offre beaucoup de mots saxons et nor- 
mands injtroduits par les conquérarrs. \jZ cornish^ ou 
langue du Cornouailles , laquelle était auSfei une 
branche du celtique, s'est éteint dâ^^hs le siècle der-. 
nier * . Quelques savans rangent encore le basque 



I On peut consulter le Voyage^ au.r îles flëbrides , de 



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V 






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XX 



DISCOURS 



danfi le nonnbi\e des^ dialectes qui nuus restent de 

■ •' ' ^^ *■ . V.' -^' ^A • ■/■ > ^ ' . . 

Nia iahgue piimio^ev des Celtes , et »Bullet-ar insërë 
* '■ , ■ , * ■ * . * " 

l)eaMCoup de' termes de ce singulier idiome dans son 

gratid dictionnaire .c'eltiqite; mais La Tour d'Auver- 
gne qui'neji'dant un long séjour dans, la Biscaye Ta- 
vaitëti^ié ^vec/ soiiV, assijire qu'il n'existe aucun 
rapport entre le basque et le bas^breton. • -^ 

Une' tâche digne d'un philologue suisse bien zé\é , 
serait d'aller sur les lieux étudier ces dift'ërens dia-/ 
Sectes, et de revenir les comparer attentivement 
avec ceux de la Suisse romaçe , savoir ceu^ d'Àîgle 
et du Vallais, de Fribourg, de Neuchâtel , de l'Évê- 
ché de Bâle , et du lac Léman , dont les différens pa- 
tois savoyards font partie. . •. J \. 

, ■ :. .. ^ ^. ■ ' ' ■ :>■'' 

' ' ■ ' -''^^' - ' ' . ■ ' " "^ \ ; ■ • .. ■ 

« Le souvenir de la langue celtique existera long-/ 
temps encore , dit ChampoUion-Figeac ' ; il e^^ at^ 
taché à l'existence de la langue française, .L . Toutes 



M. Necker-De Saussure, qui donne sur ces diffërens langages, 
et particulièrement sur le gaëlic écossais, > des détails» exacts 
et curieux. -^ 

1 Ifoviv» rediérch.sur ks patois de la France, etc./ 1809. 



\y 



lesr fois 



saunais 

. mais, y< 
son syst 
doit se t 
[/ travail ù 
nous est 
nous ave 
fait dtvla 
de chaci 
ration qi 
vain a^re 

son èpgo 
.pris pou 

qu'ifW 
' non-seul 

.. _ ^ ; 



1 Mém, 



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W^ 

^t'- 



■^ 



JàS' 



: PRELIMINAIRE. : . xxi 

Jet fois que rfeiîpijit de rechercF^es se-^dtrigera sur la 
langue de' la grande natidh , le celtique sera le point 
de di^part etattirera les premiers soins. » Nousendi- 
rpns autant à l'égard de toutes les ohiservatip|MHlri 
peu approfondies qu'on voudra faire sur nos dialectes 
populaires et sur nos honi^ de lieux. Le savant lau- 
sannais Loys de bochat l'a bien sent^ , et\ son ou- 
vr^ ^^ est plein des plus ingënieusé9 investigations; 
mais^ voyant partout du gaulois , il a trop g^nëraliâë 
son système ; c'est îëcueil cpiitré Jequel l'écrivain 
doit se leiiir en garde en prenant pour base de son 
/ travail un idiome qui, tel que celui des Celtes , ne 
nous estéonhii que parla traditiori Orale; et puisque 
nous avons parlé de ÏÉbus que certâiinsf sayans ont 
fait dii]atin|, qu'il ngus' soit permis , pour que là pairt 
de chacun soit ëgale, de conter ici là petitCi mYstifi- 
ration qu'on fit au philologue Le Priganjt. tet écri- ^ 
vain a:reh4ii de grands services à la science ornais 

son èpgouem^nt po^r le celtique était tel qu'il avait 

■'. ^ « -, ' " , . ' 

.pris pour ilevise celHcâ negatâ negatur orbis^ et 
qu'iréta*J)lissait des rapports directs de cette langi^pp^- * 
nôn-seulement avec le chinois et le samscrit, mais 



Ïa 



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1 Uèm, sur thist, an^.'dc la Suisse] 1747. 



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r» . 1. 



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V. 



ïàyi 






XX H 



DISCOURS 



V 



encot*e avec tous lesjiàlectes de l'Ocëanique/Deux 

de ses élèves, dont Tun était le célèbre Court de 

Gëbeiih / vinrent un jour d'un air fort empressé , 

rinfonger/qu un Jeune insulairé^de la mef du Sud 

était arrké à Paris. « Bon I dit Le Brigant , allpns 

lui rendre visite, et vou? verrez qu'au moyen du 

celtique, je l'entendrai parfaitement. » L'étranger lui 

adresse la parole devant un auditoire assez nom- 

, bràix , et notre professeur , sans hésitation , traduit 

ainsr sa phrase : Bonjour; comment vous porteJE- 

vous ? Et qu'était ce jeune insulaire? un habitant du 

faubourg St. Antoinf bien déguisé , et endpqtriné par 

nos plaisais , qui lui avaient fait apprendre une série 

de inots barbares de leur invention. 

La langue romane ou romance , romanà rusticà , 
est un latm corrompu et arrangé k la gauloise. Dans 
l'Helvétîe occidentale , l^k les AUobroges ,^ les Sé- 
quanais ,' parmi lesquels les jpiomains étaient en grand 

nombre , la-1^gue latine* fuFfatilement introduite; 

'■'?■'.. ■■•■■■- 

elle s'y mêla à la j^uloisé ^ èt^e mélange produisit 
le roman. « C'est ainsi ^ dit ingénieusement Court de 
Gébclin , que deux codeurs en s'unissant ne se dé- 
.truisent pas , mais s'altérant mutuellement, en pro- 



/' 



'■■■^r 



^X' 



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jA. 



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PRÉLIMINAIRE. 



XXII I, 



Deux 
irt de 
essë , 
I Sud 
illpns 
n du 
;er lui 
nom- 
aduit 
►rlez- 
Dtdu 
lé par 



série 



ticà , 
Dans 

Së- 
rand 
iiite; 
uisil 
•t de 

de- 
pro- 



duisent une troisième , aui sans être aucune des 

deux, tienl" cependant de chacune * ». 

■■ - .■ . '• . " . * " 

■ , ■ , • ._ . "« 

' La langue latine avait une construction difficile 
et pleîiiè d'inversions; la langue des Celtes, aiii con- 
traire, était aisëe et^nhirelle; on ne voulut s'assu- 
jetti| ni aux nombres , ni aux cas , ni «ux temps des 
Romains^ et à ce latin défiguré , ^ mêla de.8 mots 

^^aulôis ou tudésqueis. ' ,/ 



N 



L'usage du latin ptir finit par se perdre vers le 
neuvième siècle , époque à laquelle Iç roman devint 
la langue générale de la Gaule et de l'Helvétic occî- 
^jentale \^ ce fut dans ce temps^là l^juc Charlemagne 
ordonna aux éyêques de se servir de cet idiome dans 
leurs prédications. 

• ■ ■ N 

' ■ ■ ' y ' V 

Le plus ancien titre qui npus en reste est le scr- 
ment de €karles-le-Chauve et de Louis-leiGermani- 
que, p^té à Strasbourg en Sia^titre cité par la 
plupart des auteurs qui ont écrit sur cette matière : 
P^o Deo amur , et pro Christian poplo , et nosfro cnm~ 



'\ 






./ " * 



1 ï)ict, étym. de, la langue franc. Discours pn'lim. 



t'I I- 







XXIV 



1 « 



DUBOÔURS 

mun sahament , , . . y«/ d^ qi>an/ , in quant :Deu5 sa^ir 
et podir me dunat y si saharai io cist meon fradre 
Auff /•/(?..-.. etc.. • ' S / 



4* 



ix «erment du jieuple d;^ Charles-Ï^Chauve , acte 
un peu moine c^nnu , commenç^itjliisi : Si Lodhu- 

^'igisagrament que son fradre Karlo jurât Siio 

returnarnon la pois y tic, , -\\ 

■ . ■ ■ ' ■ " * ■ 

On voit par rëthantillon^e ce lan|^ge barbare , 

(Comment du latin meus /rater, nous iyons fait da- 

bord meon fradre y ti eûsmtt mon frère ; Sepossum, 

po/Syje puis, et de saéramentum, sàgrament y sàcre-- 

ment.. ■ " 

■■■■■■;■■■/ .■,/■.,■- • "• 






rent 

parli 
table 
guer 
souti 
de pi 
h eh 
nery^ 
enam 



t ■?,. ' 



Au dixième, aîi onzième siècle i les AUemahds ap« 
prirent à connaître le roi^ân ; on le parla même dans 
quelques cours étrangères , et les Anglais envojè- 



1 Pour juger des progrès de la langue, ▼oici la tmduciîoi» 

de ce passade en roman du douzième liècle: Por Deu amor, 

^t por Chnstianpople, et notre commTm satçameni ., ,. dette 

dien avant, en quant Deu savoir et poïr me donné , si salirai 

^ je cist mon frère KnHe, ^ ' 



I E 

jempri 

assez. 

ont pi 

Memps 
outre, 

avec ] 
poètes 
états } 
mond 
tes de 



«Il 



■*y*. 



t.- 



r' . 






W . <- 



PRELIMINAIRE. xxv 

rent leurs enfanà en France pour le leur faire étù- 
dier,,^ommc larlangue la plus polie du temps '. « La 
parlure romanse est de toz les langaigcs<ile plus dêli- 
table, » dît un auteur du siècle de Louis IX. Les 
guerres malheureuses que Louis XII et François L" 
soutinrent eh Italie^ enrichirent ensuite cet idiome 
de plusieurs expressions italiennes qui contribuèrent 
\ eh adoucir la rudesse , tels sont les mots engan- 
ner^ favellerj embricanner ou abriconner\ enùmoreux^ 
'^ énamouré y etc. ' . 

-,'■■■"■. ■ ■ ' ' ' " ■■'• 

' |St la pasioore à blont cheveui 
Eitoit de moj fnamourëe. • . . 

^ , (FaoïMAtTr) ' 



I Dryden a reconnu dans sa langue plusieurs eiprcssions 
^empruntées de l'idiome proyençal. Ce mélange payait d'abord 
assez singulier i mais l'histoire nous l'explique : les Anglais 
ont possédé là Guyenne, le Poitou et la Sainlonge dans un 
Memps où la langue et la poésie protençalesy florissaient. En 
outre, il'époqpie du mariage de Henri ni, roi d'Angleterre, 
avec Éléonore de Frovence, en i3a5;, les seigneurs et les 
poètes qui accompagnaient cette princesse dans ses nouveaux 
états j y portèrent la politesse et le langage de la cour de Ray- 
mond Bérenger , son père , laquelle était une des plus brillan- 
tes de l'Europe. —A \ 



j^ 



1- 



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V. 



Jk_ 



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«b, 



''**' . . DISCOURS / 

Amp^i Tôt Unt abriconnë , 
Por girant choie ne Tos^ist mie* 
"Que Tanelet qui ht i^mic, 

■■■> - \. V . - . . • 

J^Fçun perdu.... 

, (GtutierDiCoiiffti.) 



.t' 



» < 



; "A 



D^ lor« ce jargon, di barbait^ dans «oa origine , 
«e perfectionna de jour en jour , et finit jmr donner 
naissance à la langue des Racine et des Bossnet. 

La poésie étendit beaucoup Tusage du roman; on ' 
leifiarlait en Provence, et comme les portes proven*- 
çaux , les troubadours , étaient les fairbris des muses, 
chacun voulut les imiter, et les imiter dans leur 
langue. Cette épidémie fut telle qu au treiziè^ aie- : 
cle , on rima les livres saints , les commenUi^s , et 
jusqu'à la règle de St. fiçnoît ! 



Sous Louis-Je-Gros , sous St.ll^ouis, la langue ro- 
V^mane avait déjà commencé à s Introduire dans les 
chartes et les ordonnances , mais ce ne fut que sous 
François I.'' qu'on décréta qu'à l'exclusion du latin, 
elle devait seule être employée dans les actes pub^cs. 
« Que doresnavant tous arrêts soient prononcés, en- 



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' «.^^B « • 



, / 



V 



PRÉLIMINAIRE. 



XXVII 



\ 



rigine , 
donner 
et. 



an; on 
roven*- 
muses, 
18 leur 



ne aie- • 



rès , et 



uc ro- 
ns les 
e sous 
latin, 
ib^cs. 



s, en- 



registrés et dëlivrës aux parties en langage maternel ^ 

françoîs, et npn aultrement, » * 

- " {Ordon.de iSZg, art, II.) 

* . ■ • u 

' ' '' ^ ■ ■ ■ . , 

^ . ^ , - '. '" . ■ ■ , ■ - "■ '. . . 

» " • ■ * - » 

• Il ne/faut pas coh/ondre ridiome dont nous ve- 

' nous d'esquisser Thistoire avec le Tontan quoit parle 

dans la iLigue Grise ,4e ramonfsch , ou romanhch , et 

encore moi ns avec le laSift-^ qui est le dialecte de l'En- 

gadine. ^ 

"" . . ' ■ ■ ■ . » 

Le ramênhch est un mélange de latin , d'italien tî 
d'allemand , avec plusieurs désinences assez singu- 
lières, et qui rappellent le portugais ou le languedo- 
cien : las mummas , les mères ; délias mummas , atlas 
mummas; las rhas ^ les rives, tic, Ssnza dubi ti il 
Christ giaun la pli nobla ei la pli perfetgia dénier Juflas 
créaliras ehéen çegnidas ord il Tutt pussent maUn de 
Dm, . . v* 

Catechismus^ custmussamcint dels.priniipals punctis 
délia christianeita religiun par las baselgias^et skolas 
. da communas trees Ligias i^^ic,^ \' 



tGramfnaiicaRamonscfM,Brt^ïkli,iSoS, '■ 
' a Titre du premier lifre publié dans le npmanr de la Ligue 
Grite, Lindau i6oi. - 




y 



lOCYiii V . DISCOURS - 

" '. ' ' • . . " ' ' ■ ■ '^ 

Pline lancien ' , Tite-Livc * et Justin ' nous ap- 

prennent 'd'iine manière positive que les habitans 

actuels, de la Rbetie tiréiïè leur origine dès anciens 

_ " , > ■ ■ ■ \ 'jSfti ' 

Toscans ( Tusci) , qui , sous la conduite de Raetus , et 
cinq à six sieclps avant J. C. , quittèrent lltalic ^à la 
suite d'une in Vti3ioii des Gimlois. Plusieurs noms de 
•lieux chez les Grisons servent de preuve li lassertion 
^e ces. t^crivaihs : Thusïs rapjielle Tfàtscia; Realt, 
Bfiœh'a-al/a: hay'in. les Lannis; Veltau, 7^5 fV/- 



•* 



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tonesy elc; 



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Quelques noms propres ife l'Engadine 'peuvent 
a^ssi venir à l'appui de ces descendances ,.^1 nota m- 



•ilkibipila 



m 



I ^/r^ n<i/. lib. m/cap. XX. 
a Lib.V, cap. XXXIU. 

3 Lib.XX, cap. V. '^ \ 

4 Porta y hi^ricn grison, dit que le voyageur en parcou- " 

rant ces contrc^es, peut se croire dans leLalinm, rÉCmrie ou 

la Campanie. Il rappelle de plus Ardets, à'Ardeatts) Sent, de 

Sentinates ; Samuum, de Sarnnites; et plusieurs autres noms de 
> ' ■ »■ ■ 

lieux dont tes racines sont tout aussi frappantes. Le roman de ^ 

la haute Engadine offre égalepierit un assez grand nombre de 

termes empruntés de ritallen : muglier, femme -, /îgha ^ fillc » 

testa f Xélc'fjïnger/feinârey amazzaref tuer, etc. 



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PRÉtiiUNAmE. 



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xxix 



>us ap- 
abitans 
mciens 
tus, et 
c, àla 
)ms de 
Jerlion 
Realt , 
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UVCIlt 

5lam- 



ircou- " 
rie ou 
ut, de 
msde 
an.de 
rc i^ 
fille i 



<...*! 



ment celui d'une ^ famille Fiaccus , qui se prétend 
, issue des Romains de ce nom. 

Le /adin des Kngadinois présente beaucoup moins 
de ternies germaniques que le romanisch ^ et ren- 
Jerâie ime bien plus grande quantité de mots pure- 
ment latins; aussi est-il infiniment plus flatteur à 
l'oreille; quelques philolpgues ont même prétendu 
qu'on pouvait, dans cette faiigue antique ,<|)uiser des 
règles pour la véritable prononciation du latin , sur 
laquelle on est si peu d'accord aujourd'hui. 

On donne aussi au palois du canton de Friboûrg 
le nom de roman , et on le divise en trois dialectes : 
celui du bas , lo troyar ; du milieu, Vc? queizo; du 
haut, logruyefin oMgruierin;^\ ce dernier parti- 
culièrement, présente, comme la langue des Gri- 
§<â>ns , une assez grande quantité d'origines tàtines : 
domna , mère , de domina; segna , père , de senior ; 
mousary réfléchir, de mu5sare\ garder le silence; 
^ar^ jeter des cris jîitoyables, de ululah;fratzir,^ 
briser, àefrangere, etc. Les éty m ologies celtiques , 
surtout pour lei noms de lieux , y sont bien plus 
nombreuses encore , et comme les pays de mon- 



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s. 



• nA / 






-A'- 



■V" '■-. 



XXX 



DISCOURS 



tagnés ëloignës du contact des cites , et de ce frotte- 
«inent qui use les langues, retiennent bien plus faci- 
Fenient leur idiome primitif, nou^ aurons occasion 
d'indiqiier plusieurs de ces ëtymplogies qui son 
comnjunes à la Savoie , à la Franche-G)mtë , à la 
Haute-Provence, et surtout au Dauphinë. Le nom 
seul du îpays de Vaud , Welschiand ^ semble an- 
noncer que ces racines anciennes y sont également 
abondantes, car il signifie littéralement pays gau- 
lois ; c'est ainsi que la Flandre est nommée payr 
tvaUon\ et que les anglais appellent lf>AA/aW leur 
province de Galles. 

Les noms de lieux ayant toujours été considérés 

I Les peuples du midi furent «ppelét Romant-protençaux , 
et ceux du nord , Romans-wallons; l'idiome provençal reçut 
la dénomination de lai||[ùe à* oc, et le wallon de langue dV/, 
cVst- à-dire ouL ^ 

Li rois demande es-tu gari ? 

i Okif sire y la Dieu merci. ^ v 

■ ' -^ ' - - » ' ■ ■. 

" i ( RurkaoEOF , le Fiiain mire. ) 

.'> '' ■ * " ■ 

Les troubadours parlaient donc la langue d'oc , et les trou- 
1 vères celliB d*o<'/. L'italien,- par la même raison , fut aussi 
nommé langue de si, et l'allemand, langue de/Vr. 




^ 



mamimmmm 



,'•» . » 



ce frotte- 
plus faei- 
occasioh 
qui son 
M, k la 
. Le nom 
mble an- 
gaiement 
»ay8 gau- 
nëc payjr 
^iand leur 




^ 



Dnaidërës 



ovençaux , 
»çal reçut 
figue â*oii f 



'■) ■ ■ 

les trou- 
fut autsi 



PRÉÏilMINAIRE. xxxr 

paroles meilleurs philologues , et notamment par 

. -f* ' .f'tt " " ' « * 

rîllustre Leibnitz, comme les'plus propres à conserver 
les restes des idiomes perdus ,^ous pensons devoir 
ajouter à notre Vocabulaire qdltques recherches sur 

cçux de nos environsXeurs racines, jointes aux monu- ^ 
mens\emarquables de Regni et de Troinex * , pour- 
ront venir à Tappui des origines premières que nous 11 
attribuons à plusieurs de nos expressions populaires. 



Aide par les communications obligeantes de quej- 
ques personnes , qui ont senti rutilitë de notre re- 
cueiP, nous avons augmente cette deuxiènieédi- 



N 



i Le monument de Regni, préside U Roche, qu'on appelle 
. ■■ • > ' - ° 

ia pierre des Fées, est un autel df'uldique assez semblable à 

ceux qu'on voit encore dans la Basse-Bretagne, le Comou^nies 
et rÉcosse. La conservation en est parfaite; la table a neuf 
p^eds de large, sur quatorze de long, et la cellule qu'elle re- 
couvre peut c<mtenir nne demi-douzaine de personnes assises. 
Quant an monument de Troinex ,Vojez à la.sufte du Glossaire, 
nos Recherches iur les noms de lieux de nos environs. - 

a Cet ouvrage a parti6ulièrément profité des indications de 
M. le professeur Hnmbert et de M. L.-M., ainsi que des re- 
marques grammaticale^ 4e M. Plutex, ancien maître de lan- 
gue française à l'institut d'Hofwyl. 



7 






. / 



"M?** 



/i 



V. 



xxkii DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 

Hon d'une quantité considërable d'articles nouveaux, 

auxquels on a joint de nombreuses citations. 

. Celles qui sont tirées des anciens" poètes et pro- 
, sateurs français serviront de p/euves à nos origines 
romanes^, et les exemple* défectueux empruntés aux 
auteurs modernes feront mieux sentir les -fautes que 
nous signalons. La plupart de ces auteurs appar- 
tiennent à not e patrie ; ceux dpntre eux qui vivent 
encore, loin d? prendre' nos observations en mau- 
vaise part, ny^erront , nous osons lespérer, qu'une 
sorte d'hommage rendu à leur réputation. >- 



/ . 



; 



V 



» » 



B 



es nouveaux, 
îtipns. 

V . ' 

M 

oètes et pro- 
nos origines 
ipruntës aux 
îs -fautes que 
:eurs appar- 
X qui vivent 
ns en mau- 

ërer, qu'une 

-\ 



; 



^«.«^v^/«tv%%^^. 



'GLOSSAIRE GENEVOIS. 



A, 



A 



*,^'-'V' 



^ 



>^ 



, en bon £tiançais\, ne doit pas rempîhcer la 
préposition de dans le f^en^siuvantil/amiedm^r 
èœur,^Lec}m>al à monsieur N..,; toulefWi^T' 
le ^tyle Smilier nous offre de>frc«qnens exeij^s 
de cette loculion; on lit : la poule à ma tarie, 
titre d'un joli ,H)ème badin de Junquière; et \on 
tlj.1nte ! Lcjils à Guillaume et la Ji fie à .han, 
— Je me noie darfs la mare à Grappin, d\snd 
le InarquLs de Coulanges '. 






' LV,pri. frivole de cf( .im.ble ch.n.onn.Vr l<- rmUit 
pfO propre- aui fonclion. grave, de I. m.Ki.ir,i„re. et cepen- 
d.nl il *t.i. Co„«,i||er.» Parlement. Vni^,r^:Ç,if,»„, d.„,i^l 
«ne .ff.ire où il .•.gb.ai. .|„„e „.^ ,,„. ., ,i.,.„„.,„, ^,^^^^i 

p«yMn.„ dont r»n >e nommait Grappin . il .Vrobroujlla Irlie- " 
ment dan, le détail de, fait., q„i| f„, obligé d'interrompre ,a 
na*.l.on. . Pardon, mewienr,, di.-U aux jaRe,. je me „oic 
dan. la mare à Grappin, et je ,„i, votre .erviieur. . Le lê,„le- 
»..„ ,1 vendit .a charge, el ne fi. plu, que de, ch.won, e. d* 
lioos dinéi. 



/ 



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N : 






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p 



a 







GLOSSAIRE 

A, pourvu/ aii*subjon€J[if, es^n solc'cisino. 

Soit qu'un ancien î^especV pour le sang de leurs maître» ! 
Parlit èpcor pour lui dans le cœur de ces traîtres.. . . V 

Ceî> vers de Voltaire corrigèrent J.- J. Rousseau 
de ]a faute que nous venons d'indiquer ici; avant 
de les lire, à ce qu'il nous apprend lui-mc^me, il 

^ écrivait encore p/r/a , comme au mode indicatif. 

A BÔjNNE IIEURE : à demain, et venez abonde 

. heure. 

Ces idées semées h bonne hrurc'dans les léles. ... 

(Dk Saussure, Projet tic n'fonne pour le Collège.) 
H fallait : de bonne heurfi, 

A BXTE AU, pour en^Âteau : nous sommes venus 
à bateau, ; 

ADKFAVITDE, pour au dkfaut Hf^ià défaut d^ar- 
gent\ vous recisùrez soh hilieL 

\ NIVEAU DE, pour au niveau de; la cour est 
il niveau du jardih, 

A PRORATA, dites ; au prorata : cela sera réglé 

à proiàtarde son intérêt, 
A PURE PERTE, — en pure peinte ;^oiij yoiij 

tourmentez à pure perte. ^— ^ 

A REVOIR, — AU REVOIR : adieu y à rcçoir. 
A SA PQCHE, — DANS SA pocitE;// Va pris, et l'a 

mis à sa poche, 
A , dans le sens de pour : à sijç sous de)aiL J'en ai 

pris à un Jlorin, 



% 



-R^ 



Y- 



■^ 



5ine. 

iirs maîtres L 
très.... 

^ Rousseau 
r ici; avant 
li-nmc^me , il 
lé indicatif. 
^z à bon^e 



rleCoiltige.) 

mes venus 

jfautd^ar- 

a cour est 

sera réglé 

vous vous 

oir, 

ris, et Pa 

iL J^en ai 



GKNEVOÎS. "" » 

m MANIÈRE A CE QUE, po.ir de manimi: gVr. 

TIRER A L'ARC, dites TIRER DE i/arc. 

A QUI, c'est à vous à qui j'en veux.; il faut : r 'est 

♦ > vous Q.UE j'en VEUX. 

On reproche ce vers à Boileau : 

*^'esl à tous, mon esprlr, à qui je veux parler. 
Mais Racine (i bien dit : 

C'est votre illustre mère à qui je veux parler. 

On fait aussi une faute dans la phrase suivante : 
c 'est A cet endroit ou vous auriez du aller ^ dites : 
QUE vous auriez du aller; ou bien : c'est cet en- 
droit ou vous auriez dû aller, * * 

ABAINLIEUE, pour banlieue :i/ a cowrw toutes les 
abanlieues, >« 

ABBAYE, prononcez aréie, e}, non abat- ie , à. 

Vabat-ie de Pommier, 
ABKCIIER est chi vieux français; l>n dit maintenant 
ARÉQUER. Je ne poux abécher mes deux bouts.. 
Cette tringle ne peut abécher Vanneau. 
ABERGER, pour héberger : nous ne sat^ions où 
nousaberger; vieux français. 11 existe en Fran- 
chcrComleJ phisieurs villages du i^)itî de VAbei^ 
gement. 
ABOIEMENT, prononcez aboamAn. 
^BOMIXER, AVOIR EN ABOMINATION, a vieilh*. De 
^^^^^^ W^^ et Boiste indiquent ce verbe, mais non 
pîis rAcadémie. 



^ 



». 







i ■- 



4 



CLOSSAIRE 






Celui qui terre et ciel domine y 

"Le*- abomine. 

: !# (Mâeot. ) 

A la vue de^l*horarac bigarre, aulcuns se mocquèrent^ 
apitres l'abominèrent comme monstre infâme créé par erreur 
de nature. 

* (Aasilais.) 

ABOUCLER, pour bovclek : abouèle yraboucle tes 

soulier:^, ^lan^ie romane y embouçler^ 
ABOUTONNER , BOUTONNER : aboulonhe^a veste ^ 

raboutonne- toL Ital. , àbbatonare , boutonner. 
AÇRAS, grandes occupalions, air affairé létre dans 

tous ses abras, -^ Faire beaucoup d^abràs pour 

'rien. Grecy abrachoy je fais du bruit. Roman , 

a^raf, enflammé, amoureux* ,* 

A BRASSE CORPS, dites %a bras LtCOKPs. ^Vai 

pris à brasse corps, Paris, pop, 
ABRESAC, HABRESAC, dites : hXyresac : Lan- 

gtiedoden , aoubrésaa. Orij^ne allemande haher- 

jacA:,c'est-a-dire, sac d'avoine. 
ABUS, AVIS, DEVIS , ne feiTes pas sentir Vs final 

dans la prononciation. Il n'en est pas de même à 

1 -égard du mot obus , ni de ceux qui dérivent 

àiibiWii: Phébus^rébuSy^tiQ.^ 
ACAGNARDIR (S'), pour s'acagnarder : U reste 

ûcagnardi au coin de son/eu» 
ACCOUCHER, elle a accouche fort heureusement; 

jÉlit^s CELLE ;EST ACCOUCHÉE, Ancienne locution: 



scène 

^atie 
quand ( 

^ "Maint 

de l'a 

^ACCOUi 

J 

Etay 
1 rautre, 
manche 
fosfé. 

« 

ACCOUl 

courir 

çais ai 

ACCOUl 

chaise 

SUIS A' 

Accom 

qui chi 
ACCULÎE 
^ tout ai 

signifie 

où fin 
ACCUSE 

rîage; 



^tiàim 



\ 



GENEVOIS/ -, 5 

^ MJ"^ Dacîer dit dans sa traduction du Plwrmion « 
scène i/*: 

Vtiûèncti poar cel^, mais ce sera encpre i recommencer 
quand M maiiresse luira <icc0ircAe. ». 

Maintenant ce verbe n^ést. actif au'en parlant 

-■ X • 1 " ' ■ , ■ *■ r 

de raccoucheur \ il a accouché cette femme, 
l'ACCOUR AGER , pour 'encourager: allons y mon 
i .Mmi yocçowragez'^ous,, 

i ' Et ayant le Siear d'Àlbignj dresse des échelles Tune dans 
I l'autre , les a fait monter sur les t^qis heures du matin , le di- 
manche Il décembre, \eà accouragea/U lui-même dans le 
"' fbsié. .' • ■ 

« . - 

( Spow , Ltitré du Mi^. Cpns, au ^ouperheur de Lyon. ) 

ACCOURIR (S-) : j'en achèterai un peu pour m^ ac- 
courir jusqu'à la récolte. Ce verbe n'est pas fran- 
çais au réfléclii. 

ACCOUTUi^ïER, paiaccoutumé cette place, cette 
chaise^ je ne puis m'çn passer» 11 faut dire : JE 
suis ACCOUTIJI^ A... 

ACCOUVASS]#, COU YASSER,^ dit d'une poule 
qui cherche à couver. Ital.flccoi'jccîam, se tapir. 

ACCULER, pour éculeé: les souliers sont déjà 

^ tout aêculés. Terme gascon et lyonnais. Acculer 
signifie pousser 9 réduire quelqu'un dans un lieu 
où il ne puisse reculer. Vaud. 

ACCUSER u/i mariage j dites : annoncer N(in ma- 
riage; terme de feu. 



y 



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r- 



(; 



GLOSSAIRE 



ACHATIII, ASSATIR, éciiacher, çciliser', cette 

pomme à *est achatic contre le mur, \\ sç dit par- 

iiciilièremcnt du pain mhl ciiît, itiàl levé ; e//e a 

fait au four y mais son pain est tout achat i^assati. 

A Lyon, (la pain cajffi ydu cajffi. . T 

ACIIERONr L'Académie se tait sur la prononciatroH 
de ce mot Gattcl dit ^-ché-ràn^ tnais il ajoute 
qu a Tôpëra,. Ton prononce -^^effo». Observons 
. ici que le théâtre doit ^tre pour la langue pro- 
noncée , ce que le dictionnaire de l'Académie 
est pour la langue écrite. 

ACRASER,pour kchaser. ! / 

ADIEU. Nous diso^ comme les Gascons, adieu, 
en abordant quelqu'un; il faut dire bonjour ou 
BONSOIR, lors même que Ion se tutoie; aussi un 
Parisien, choqué dé^cet usage , di$ait-il, en par- 
lant déf^Genève : «i Voilà un singulier f^ays, où 
Ton prend congé en arrivant. » " j 

Chez les Romains, ai^r était le si^tlut du matin ; 
sahe celui du soir, et vale le «cdut de l'adieu. 

ADMONESTER est vieux; on dit aujburd'lmi AD^ 
molitTER. lia été admonesté d'importance. 

AFFAIRE, nous donnons quelquefois à ce mot le; 
genre niasculin : c'est un petit ajffàire, P^ur dire 
un petit homme; un joli petit affaire en bois y r 
en fer y en parlant d'un ustensile. Cette vieille 
luciition est aussi languedocienne et gasconne* 



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GÉI^EVOIS. 7 

Je suis asâ«z intéressé de mes affaires essentiels , propres 
et naturels, sans en cQnvier d'autres forains. 

^ ^ ' (MoiÎTlIC]!|rB.) ' 

... \ de telz affaires. 

' (Amyot.) 

Et à la fin fut conclud et envoyé par les trois villes dessus 

dictes (Berne, Fribourg et Soleure) des ambassadeurs d'une 

^ cfaescuné vers Monsieur de Savoye pour pacifier cestuy af- 
faire. (Voye« Cetuircj.) ^ ■- 

. ' , {Chroniques de Bonivabu.) 

Nous employons aussi le mot ajfàire pour en- 
: vîron, à peu près : il y a VaJ]'aire de trois mois 

quHI est parti. 
AFFANEIi, gîigïïer avec peine :?/ m'a bienfait af- 
faner cet argentine V ai bien affané. Nous di- 
sions aussi autrefois^ û^à/2/er pour journalier. 
j^fan,^ en langue romane, fatigue, effort. Ital. 
fl^wnarc, chagriner, tourmenter. 

' " ■ _ \ O aniine e\ffannate^ » 

Fenite anoi parlar , s'altri nolniéga. 
» . ^, (Dante.) 

Çn languedocien, en espagnol, û^à/zar a le 
même sens, j^fan^ pour ahan: « ^on souspi- 
reuSj dit Nicot *, que rendent eeiix qui ruent un 
grand coup de coignéc, » 



-w. 






I Trésor de la langue française. VikT\%^ MDCVT. . 

Ce NicoT, que nous-citerons quelquefois, «érlc même qui, 
an retour de. son ambassade en Portugal, apporta la plante 
qa*on appela nicotidne^ ti <|ue nous connaissons maintenant 
souf le nom d« libac. ' 



. f. 



A 



>^ 



r' 



/^ 



X:' GlyOSSAîRE 

l^égniev A\t enhan : i 

. Ef'dedans un coffrer qui s'oiivr<* at^^f q f nAoJV , 
Je trouve df» tirons Mil fru de la St.-Jfan , -^ 
Du sel , idu pain bi'nit , etc. 

. . U y a trois jours que ïuhane pont partir, dit l^a B^lie 

à son lij de mort. 

AFFAUTIK, priver de nourriture :7;c/ enfant est 
foui moindre^ il a ète ajfhitu 

^ FltS, AFFITIAUX, peks morceaux de cuivre 
ou de laiU)n dont les enfans se servent, ou plu* 
lot se servaient autrefois pour jouer, y^J^/iîiMj:, en 
ronrian, bagalerie, petit objet, affiquet, (rHaute- 
roche dans son Crispin médecin ^ dit ajfiueaux.) 
j4Jfîques^ affiches ^ épingles, boucles, du latin 
affigere. ' ^ 

Qiiexjoiaiix, pour votre déport. 
Voies vous que je vos aport 
De^bone foire de Troies? 
Volez-vos guimples ou corriges, 

Tessus 4'or, anniaus ou «z^Atfi? 
Je ne sera|^ jà vers vQû» cbirhei, 

% #;". (JailAHi Li Calou.) .. 

* " ■" - ' * ■„"■'- 

AFFRATVCHISS AGÏ;^!»!^ ArFILVNCHISSEMENT ; 

Pajffanchiss(i^e d^unt^lettre. 
AGAClX^fpoiir ACACIA: les Jleurs d*agacia se man- 
gent en bagnets. Voyez ce dernier mot. 
AGxVClN, dites DURILLON, pous açez marché sur 
. mon agacin. Terme roman , tbrmé du celtique 



l/r 



» I 






ni est 

:uîvre 
u plu- 

[aute- 
aux.) 

I latin 



[ENT; 



man- 



i sur 
liqùe 



"^ GENEVOIS. 9 

^nj, mal, et dn, piquant *. Ce mot est connu 
^ en Savêie, en Provence^ et à Lyon. Les Langue- 



) 

I 



ï^-'r>àï' 



ckiciens disent agacis, 

AGETS , LE6 ÉtRES d'une MAISON: // Confiait b^en. 
tous /es agets. En roman ûgés, agiz ^ ciiemins, 
tours et détours. Paris, pop les aides^ ^ 

AGLÉTIR, AGLUTINE^» COLLER : ce fruit s^est 
aglèt à mcsd^oigls^ Vieux français, ûf/e/er. 

AGiNETTES ( prononcez ]0g dur), argent mon- 

' ^À yï: '.palper les agnettesXe mot vient de agnels , 
monnaie d'or du temps de Saint-Louis ,^dont l'em- 
preinte était un agneau avec cette légende:^ 
i^gnus Vei^ qui taliis peccata mundli, miserere 
nobis, * 

En Normandie, on appelle â'^2V?^//^j,%a£7i/- 
mites , lès ëtrennes du dernier jour de l'an. Court 
de Gébelin rémonte Bien haut pour l'origine de 
cette expression, il la dérive du cri des druides ; 
à gui l*an neujl ■ ~ 

AGONISER, dire des injures, insulter. Parisien 
populflure. ^ ■ -^- ■ 

Ne Y agonisons pât linl ;'mais, tien, 
. Fait#nf li payer queuque chote. ^ 

{y kïitf Bouquets poissards,) 

I On -peut autsi donner A ce mot la même origine qu'au m 
▼eriw français agacer, eî le foi-mer dn grec akazéin, piquer, 
irriter. 



i 



<^ 



, > 





lO 



GLOSSAIRE 

AGOUILLARDIR, AFFRiANDER. Voyez GouiUard. 

A GOUTER, GOUTER, ^agoûtcz-moi ce fromage, 

AGOUTIOX , mouchoir Iressd ou noué par Un ëco- 

. lier pour jouer ; se battre à coups d^agoûtion ; 

voilû nnfagoûtion qui est ùhade. Voyez ce nnot. 

AGUÏLLER (prononcez comme marguilUer) chaus- 
ser ^ mettre, jeter sur un lieu élevé : un homme 
agtiillé sur un toit, y^çamtez-moi voir won vo^ 
lant que j 'ai aguillé sur cet avant-toil. Je n 'aime 
pas cette wa son , elle est trop a^w///ee. Roman , 
aguille pour aiguille , montagne en pointe. On 
(Privait «le mt^me autrefois àguillpn , aguiser, 

AH VOU A hexclamation synonyme de bdhlah bah! 
aJlons^aonCy laissez donc! 

Al, prononcez e, dans j'ai , je ferais je dirai ^ etc. 

AIGLJEJ^UIVË) pour On aigle. La Fontaiue fiait 



'.'Mi»,: 



cfpiic tïuc l^ule, ou prend une' licence poétique , 

€0 disant: . . 

L'aigle rrV/ic dei airs avec Margot la pie. 

Voltaire écrit aussi : -, 

L'aigle fière et rapide aux ailes éiendaei. 

Lorsqu'il s'agit d'armoiries, d'enseignes, ce mot 
est féminin : les aigles romaines y les aigles fran- 
çaises ^ V ordre de l'aigle noire. Toutefois Gin- 
guené et J.-B. Say , ét^rivent dans ce sens , V aigle 
impérial c et Laveaux prétend qu'on doit d'ire, le 
grand yle petit aigle de la légion d^honneur, Boiste 



( 



AI< 



t^" 



\' 



itillard* 
làgc. 
un dco- 
mtion ,• 
fe mot. 
,fiaus- 
^lomme 
on vo^ 
7 'aime 
Oman , 

te. On 
ser. 

h bah! 

i, etc. 
le fait 
tique , 



emot 
fran- 
Gin- 
'aigle 
re, le 
(oiste 



GENEVOIS. M 

(Vict, des diffic. gram.) veut qu'au propre, oe 
mot soit également masculin et féminin. 

AIGUILLE, AIGUILLOiX, AIGUISER : faites sen- 
tir Tw en prononçant ces mots , ainsi que les noms 
propres Guise , Guide , etc. 

AILLE : il serait inutile que jy aille. On a voulu 
que je lui Jasse . . . .; dites : qtjc jy allasse, que 
je luijisse. Cette faute de syntaxe se répèle 
souvent à. Genève. On en fait une non moins 
grave , en disant , à la première perso^ie de Tim- 
parfait du subjonctif : il voudrait quejèH^i pré-* 
tas de V4fgént; il faut : que je lui prélasse^; et à 
la secondé personne : elle désirerait que tu luircn- 

■' ■ dis ce service; dites : que tu lui rendisses. — Je 
me suis iroùi^ hier ai^ec des gens qui avaient 
beaucoup d* érudition. Je ne sai^ais pas que vous 
//iVîz mar/ef; employez le pf^nt habituel :.... ^z/i 
ont beaucoup d^érudition ; que vous clés marié. 

AILS, (fsl un barbarisme ; aimez- i^ous les ails ? On 
dit au pluriel les a/z/o;. Vaud.* Lyon. 

AIMER, elle aime beaucoup se promener. J'aime 
voir dans un Jeune homme. . . Lorsque le verbe 
aimer signifie prendre plaisir à quelque chose, 
il doit nécessairement ctrè suivi de la préposi- 
tion à, 

A IR, donner de l'air à qùelqu ^un : illuidonne beau- 
coup d'air. Cette phrase nest pas française; il 
faut dii-è :// a Beaucoup dejon air. 



AÉi 



V . 



la GLOSSAIRE 

AIRAGNÉE, ARAGNE,IRAGNE, pour araignée. 

L'oTtfijgTir avait M belle toile ourdie. 

(HiBEETt i55o.) 
ISicôt écrit ar'grée, . / . 

AIRER, poqr aérer, donner de Vain 

AISES (LES), LA VAISSELLE DE TEItflE. lAlifer les 

aises, La patte aux aises. Aisemens^ en longue 

romane, imtrumeris, ustensiles de ménage, terme 
«jui s'est ''conservé dans là Franche-Comté. Cel- 
tique es , aes , commode , commodité, gisement 
est français dans ce dernier sens. 
AlXi '^ijo-'ïa-Chapelle , yHx^les Bains ^ prononcez 
ÈCE. Nous ajouterons ici les .noms de quelques 
autres villes, qui se prononcent souvent d'une 
manière délectïï^ise. 

Agen , prononcez 

Angers, — 



Auxerre, -r- 

AllXONE, — 

Bruxelle, — 

Cadix, — 

Caen, — 

Laon, — 

Luxeuu. , — 

Metz, — 

RliÉÎM^ — 

RlOMS, — 

Strasbourg, -=^ 



Agw. 
Ange. 

AUS^RE. 
AUSSONE. 

Brusséle. 

CaDI$S£4 

Can. 
Lan, 

Lusseuil; 

Mes. 

Rince. 

RiON. 

Strasbour. 



ïrji- 






,•/- 



*. 



A 



j 



GENEVOIS. 



-i. 



i3 

AJOSSER (S*^, s accroupir,, se tapir : une poule 
àjossée sur ses opujs. Lang.y s'amassa. 'Toyez 
Jot. 

AJOUTURE) pour AJOVT AGE ijàites'uneajouiure à 
celte robe. ^ 

ALANGUÉ, BABILLARD, ^Tffronté,: c'est uh petit 
aIangué:^Vous n'êtes qu'une alanguéc. Lan- 
guedocien, a/aw^a/, alangàda. Vieux français, 
langard, 

.\ ■ ■ ■ . " 

L*antre fut qn /!n;r^an/, révélant les secrets 
Da Ciel et de ton maître aux hommes indiscretf. 

(RioiVIEB.) 

NoT^Toisine est /!a;i^an/e et méchante. 

(La FoifTAi»?.) 

ALCOVREr pour alcôve. Languedocien, atcobre, 
^Icoçe \\mi d un mot arabe^ dont les JÈspa- 
gnols ont fait a/co&a. 

ALENTQUR , pour autour : ils étaient tous alen- 
tour de son lit. alentour marque une sorte d'éloi- 
gnement; on dira donc: V empereur Uifaît sou 
bit^ac sur la colline , et sa garde était alentour, 

ALLA, ne dites pas : jy alla^ et je le trçupà^ 
Je lui donna i c'est moi gui a; mais : jy al- 
lai ^ et je le trouvai^ je lui donnai^ c'est moi 
gui ai. ■ ■ r' • \^..#'' 

ALLE, il est allé hier d la ville. Pour être correct";* 
il faut dire : il a été hier d la ville. Être allé si- 



•ï.^^' 



■s%' 



S.,,i'.i< 



•ÔV^ 



y 



/^, 



■ V 



,/ GLOSSAIRE 

• . . ' ' 

gnifie tire parti, (^tre sorti' de chez soi pour se 

rendre en quelque lieu, et n'(}tre pas encore re- 
venu de ce lieu. 
ALLER -.y ai beaucoup d^endroits à aller ^ phrase 
\ ridicule qu'il faut remplacer par celle-ci/e dois 

aller dans beaucoup d^ endroits, 
ALLEMANDAGES, causeries, commérages. Ce 

sQTii de ces allemandages qui ne Jinissent pas. 

Elle fait des allemandages pour rien, 
ALI4URÉ , VIF y ÉVEILLE , INTRIGANT ; c^est un petit 
"' allure qui fera son chemin, Lyon. Langued. , al- 

lurat; psirk, yiop, déluré, 
ALPHES, ALPliTES, pour aphthés : ï7a les alphes 

dans tarbouche, *• *> 

AMADOU est masculin; ne dites donc pasrrftf la 

bonne amadou ; de V amadou salpélr4c. 
AMARRONIER , pour marronier. Le peuple se sert 

quoIquefoLs de cetlç expression : les amarroniers 
.® sonijleuris, 
AMAN DRE, pour amande, des amandrés douces. 

;Lyon. w . 

AMASSER, amasser un plat, le nettoyer avec son 
pain, jfimasseion assiette^ locution vicieuse. 

AMATRICE, féminin damâleur. Ce mot n'est pas 
consacré par T Académie /^ais quelques bons écri- 
vains, et entre aiitres J.-l. Rousseau, n'ont pas 
craint d'eii faire usage ; il en est de même de créa- 



«7 



/ 



pour se» 
:îore re- 

, phrase 
\ je dois 

GES. Ce 
cnt pas» 

un petit 
led. , al- 

s alphes 

il 

srde la 

le se sert 
rroniers 

douces. . 

ivec son 
euse. • 
l'est pas 
f>ns écri- 
'ont^pas 
de créa- 



GÉÎÎEVOIS- j5 

trke. k\x reste ama/nc^ appartient au viei/x 
français : ' 

Elle» sont/. . , tant amatri€€s^à't\\e% mesmés, cl tant son- 
deuses de se dëricater.. . . 

(Brantômh, Dames Gai.) % 

Lailn, amatrix; Ital., amattice, Amateuse se- 
serait un barbarisme. 
AMBRESAILLE, AMRROGIIE, airelle ou rai^ 

SlN DES ÉOIS^ P^accinlum rriyt^-tillus y hVH. 

Il . . ■ ■ 

Mha ligustra codant y vaccinia nigra leguntur, 

(ViEciL. Egl. n.) 

En Savoie, àmhnine. yatdà, 

AMOMON, TOMATE; pomme d'amour de la petite 
espèce : un bejau vase d'amomons, ^ 

AMPROGER, réciter unekyrielle de certains mots, 
pour connaître celui qui , dans un jeu d écoliers, 
doit être le sortant.^7w;7m/G/ro, Carin,Caro^ 
DupuisySimony Carcaille, Brifon yPiron ., La- 
bord on y tan, Te, Feuille, Meuille.Tan, TV, 
C/w, Quelques personnes prétendent que ces mots 
bizarres ëlaient autrefois les noms de^iyers ré- 
gens ou professeurs de notre collège; nous les 
croyons plutôt le fruit de Timagination de quel- 
que èeoYxet. L'dmpro est une sorte de symbole, 
de mot du guet pour les Génevpis. Sapez- vous, 
ampràger? Récitez rotre ampro. 

ANCELLE, ÉCLïssE ; appui po^p la fracture des os. 



•> ■■ \\ 



«7 



^ / 



'V 



V 






iG GLOSSAIRE 

AND ANS (EN), pour en andains, terme Mirai, 
qui se dit du foin quand il eiit couché sur le pré, 
tel que la faux Ta abattu^ avant qu*il soit mis en 
cMc/i(?/j. Voyez ce mot. ~^ 

ANEMONE, pour ANÉMONE. 

ANGOISSER, ÊTRE ANGOISSÉ, vieilles expres- 
sions dont nous faisons souvent usage, et que 
M.*"* de Staël et quelques autres écrivains ont 
av^' raison" tenté de rajeunir. 

f^t quand le mal plus m'anf;oiss[oit. 
Tant plu« ma voalenté croissoit. 

( Roman de la Rose.) 

La Yeue det angoUtes d'auUruy m* angoisse matériellemenr. 

(MoHTAiGiri;.) 

On avait de plus, au 16^"™* siècle, Fadjectif^an- 

goisseuXy et Y adv, angoisseusementi Ital., an- 

gosciare, 
ANGOLA. On ne dit pas un chat angola^ makun 

chat angora , un bel angora, ,r 

ANOBLIR, pour ENNOBLIR. / 

r- Ce m«tier ( la guerre) , que la seule nécessité de défendre sa 
patrie peut anobUr, ou même justifier aux yeux de la raison.... 

(P. H. Mallet, Histoire des Suisses») 

Il y a une faute dans celle phrase, parce que 
anoblir signifie faire noble; ennoblir ne se dit 
qu'au figuré. 



\»' 



'H 



me rural, 
»ur le iprë, 
»oil mis eu 



les expres- 
Tc, et que 
•ivaiiîs ont 



we.) 

atériellemenif. 

;) 

djectifan- 
é liai i an- 



fa,maiMin 

■W 



\e défendre ta 
le laraiinn.... 
[/ Suisses,) 

parce que 
ne se dit 



GENEVOIS/ 



n 



Un précepte est aride, il le faut embellir; 

/'■'■•' ♦ 

Ennuyeux, l'égayer; vulgaire, l'ennoblir. ' "-.: 

( DbliIleO « ■ 

On sent (pk'enrjobîir est ici le mot convenable; 
mais Destouclies n'est pas correct, en disant dans 
son G loricupc: 

Tous ne savez donc pas jusq,u'où va l'arrogance. * / 

D'un bourgeois ennobli, fier de ifon opulence ?.. 

AOIJST a vieilli; on écrit août y et Von prononce 
oût. . " ';/.; 

APËTISSÏR, pour apetisser^* Cette lunette ape- 
tissit'Ies objets; il faut*, ape tisse, 

APIDÂNCER (S'), combinei», proportionner avec 
(économie ^n pain e( sa^ pitance : tu ne sais pas 
t ^apidance$-^^ Cejromâgé est três-apidançant, 
Yjtxn^ueà, s^apitançà. Voyez Pidance. 

APIGEONNER, attirer dans le piège, leurrer, en- 
jôler : il s'est laissé apigçonner par ses belles 
paroles. 

APOLO.GÏE si^iûc Justification y et non point 
éloge, La Harpe , dans sa Correspondance litté- 
raire, condamne expressément Cette dernière 
acception, 

APOSTICHE, pour postiche, i/«e queue apostiche. 
Lyon, ^ 

APOUSTIS ( les ) : nos bateliers donnent ce nom aux 
pontâ étroite qui débordent les flancs de leurs 



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'8 GLOSSAIRE 

barques, et sur lesquels ils manœuvrent en al 
-^ lanl l\V étire. ( Voyez ce mot.^ ' 
^ APPAREMMENT, ne prononcez pas apparan- 
mdn^ mais appqi-aman ; et de m^me , décent- 
' ment y iriTtocemment y suffisamment j tempéra-- 
\ ment^ etc. / . 

ÀPPEIMIIS , prononcez apanti. 
< APPETIT, pour APPÉTIT. 

^ APPOINTER, se dit au jeu de boules par èppo- 

^\\À<^Vi 2i haucker (voyez ce mot) : il appointe 

bien ^ voilà un bon appoint. En YmncCy ce terme 

^ ^ ne s'emploie que dans le sens de donner des a/7- 

^om/ffmenj ou accommoder, terminera l'amiable. 

appointer et baucher sont langued. et lyon. 

APPONCE, AJOUT AGE, ALLONpE : votre robe a be^ 

soin d^uneapponcei -^ Mettez Vapponce à cettà 

wi6/<?, Lyon. Vaud. 

APPONDRE, AJOUTER : appondre une sauce. Latin, 

a/?/ï>ew</ertf, attacher à. Vaud. - 

APPRTEN^IF, pour apprenti. J.-J. Rousseau l'a 

^crit de .cette manitVe, .^v., 

APP^ENTISSE, pouf APPRENTIE : vieux terme 

inciiciué par Richelet; plus anciennement encore 

on disait a/?/?rc/iftV^, 

'^ APRfc^S, il m'a couru ^aprés ; dites :yil a couru 

apr^s moi. J'ai demandé après vous; dites : je 

vous ai demandé. Toutefois 1* Académie permet 




ent en al- 



apparan- 
, décem» 
tempéra. 



GÉNEVOTS. 



ï9 



par ôppo- 
/ appointe 
I, ce terme 
er des a/?- 
i Tamiable. 
ît lyon. 
robe a he^ 
nce à cettà 

iiice. Latin, 

Tusseau Fa 

eux terme 
ent encore 

fil a couru 
9; dites : je 
nie permet 



" de dire : attendre ap^cs quelqu'un; crier après 
"quelqu'un» 

APRÈS-MIDI, assemblde< cercle, ihe : efle a 
'donné vn bely une belle après-midi ; avez-yo^is 
été invité à son après-midi? . ° 

APREUR, apreté; 

AR, est souvent mal à "propos substitue c^ èr,dans 
la prononciation ; // demeura au Patron ^ il est f 
allé àBarlin; avez-vous^lule Marcure? 

MoJière introduit dans ses coni<';dies des pays^n^ qui trans« 
forment ainsi Ve ep a. « Un habit' jaune' et yari J c'est donc le 

« médecin de^parroquets ? Allons vite le sarclicr. 1» 

■ .f ^ {Méilec. malgré lut.) 

ÀRC-BOUT ANT , prononceîz ar-boutant. 

A RÉON A UTE , pour aéron aute. 

ARGENS : les argens sçnt rares. Ce pluriel n'est 

pas français. ARGENT MÂCHÉ (D), pour AR- 
GENTÉ : une tabatière d'argent mâché. Lyon. . 

ARGILE. -Ce mot est du genjj^ féminin, et Vol- 
taire a fait uiie faute en disant : 

L'argile [larmes mains au trefoisy<ifo/</2<»'. 

4 -^ {Jffathocle.) 

ARGOT, pour ERf^OT-, espc^ce d'ongle de quelques 
animaux ;/'ar^o/ est le langage des filous, et aussi 
un terïne de jardinage. 

ARGOtER, f.RGOTER; ARGOTEUR, ergoteur. 
Paris, pop^iyieux français bargoter, ergoter. 

;ARGOU^IÎ^R, PirtïissER, EXCITER, du mot fran- 
çais argousin , oflficier qui veille sur les forçats. 



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20/ V GLOSSAIRE 

A RGUËLISSE , réglisse : du bois d^rguelisst. 

Uomtiii , ergàllsse. Nicot écrit ragalice, etMai- 

isà^fxe regalhse» . 

'ARGUILLON, ARmLLOKiVarguillon de cette hour 

cieest gdté4 Lyon, 
ARI, pour ARRIÈRE, teçme de haleter '• faire an ^ 

ramer en sens contraire pour aborder. - 

ARIAS> EMBARRAS 9 TRACAS, AIR AFFAIRÉ : il est 

dans tous ses ariàsj Ufait de grands arias pour 
rien. l^on.. 
ARMA^N A , ALMANACH : arnutnas nouveaux. Paria* 
pop. Ne faites pas sentir le c finale particulier 
rem(ent au pluriel : 

" " ■ ■ ■ ■* ' • " , ■"■'■,« 

Hé ! vous n'y pensez /)a/, 
" Je n'àl lu de çies jours que dans des tXm^nacht, 

** {'KtojUk^.Hf te JoueurA 

ARMISTICE, il à été conclu une armistice* Ce 
mot est du genre masculin. 

ARMOL AU,, RÉMOULEUR, GAGNE-PETIT : donnez 
ces couteaux d /'armo/au. Neuch. Aupays de 
Vaud,mo/iire; provençal, armùulaire; langued> 

■ ' - . . 

amoulàvre. • v 

ARMONIAC, pour AMMbNiAC : du selannohiac. 
ARRÊTE , pour arrêt : il n 'a point d'arrêté , c'est- 
-à-dire il ne demeure jamais en repos. 
ARRIÈRE-GRAND-PÈRE , bisaïeul ,* on dit bien 
Wrière^neveu , arrière-petit-fils, mais arriére" 
gra?0^ére est un contre-éens. 



AÉTÈRE 
ARTEUU 

pied* C( 
jointure 

Aj^TICHi 
]Artichi 
barbe.. 

ARVE:^, 

^ mieux t 

estgelé. 

ASPIRAL 

ASSEZ ; 
viande 
bois y eu 

ASSEYÉB 
par ierr 

Il ne sei 
gaisondec 

qu'on ortb 
" nous nous 

m'^asseyais 
stmes, — Je 
nous nous t 
m'asseye, < 
nous nous c 

ASTHME, 

matique 



H^ 



^^^ 



GENEVOIS. ^i 

AÉTÈRE (UN); c€' mot est du genre féminin. %" 
ARTEUIL, ERTEUIL, pour orteil, doigt du 

pied* Corruption d'arteU, fait du latin articulas, 

jointure. 

ApiCHAUX, ARtiCHAUD, écrivez ARTiCHAi T. 

frtichautbdtard ou de muraille^ la. grande jou- 
barbe.. ^ 

AmE : se baigner en Arve-, An^e est gelé. Il est 
mieux de dire : se baigner dans l'Art^e^ l'An/e 
estgelé. 

ASPIR AL, pour SPIRAL; terme d'horlogerie. 
ASSEZ : il y a assez bois; nous dirons assez 

viande dans la maison ^ dites ; Uy d assez de 

iois^eic,^ 

ASSEYÉR (S'), pour s'asseoir ; il s'est asseye * 
parterre, * 

Il ne sera peut-être pu taperfla d'indiquer ici la Conju- 
gaison deceverbe, $ur laquelleon se irompeasiez louveni, ou 
qu'on orthographie mal. 7ci7*^«///«/^, tu ('assieds, il s'assied, 
nous nous asseyons , vous vous asseyez, ils s'asseyent. -^Je 
m'asseyais, nous nous asseyions. ^fé^ m' assU, nous nous as^ 
sùnes,-^Jem 'assiérai, nous nous assiérons. -^Je m'assiérais, 
nous nous assiérions — Assieds- toi, asseyvns-nous. — Que/e - 
m'asseye, que nous nous asseyions. --^ Que je m'assisse, que 
f^i** nou^ assissions.^ S'asseoir, s'asseyant, assis, assise. 

{Grammaire des grammaires.) 

ASTHME, ASTHMATIQUE, prononcez as»'e, as- 

MATIQUE. ■ ' 



MHinMi 



# 



22 fCLOSSAIRE 

ASTRAGON, pour estragon ; du vinaigre à Vas- 
tragon. 

ATIAMI, jeu d'ëôoliers. Nous n'indiquerons dans 
ce recueil que les principaux terrnes de cette 
nature; il serait trop puéril d'en donner une no- 
menclature complète* 

ATMOSPHÈRE ( UN ). Ce mot est féminin. 

Des temps brumeux lont survenus, cl se *om terminés 
par u/i. atmosphère /ie/^ei/:r« / - • 

Les lignes des feux ennemi» remplissaient le pays . . . . . l'àt- 
mosphére en était <f/^^t&/-â/e'. . 

• (^'^lovtuotov , Mém. de Nap.) 

ATOUT, SOUFFLE t, HORION : je lui aijldnqué un 
atout qui comptait au piquet. 

ATRIAUX, H ATRI AUX, boulettes de foie de co- 
chon ; Une douzaine dâtriaux; du roman A^- 

iriaulx, Me. En Lorraine châtrez y k Besançon ^ 
atraui, 

ATTACHES, des attaches de^souliersy il est mieux ' 
de dire <fes corons. * 

ATTÉNU^ER, EXTÉNUER. L'Acadëmie indique 
exténuer au propre et au figure : sa maladie Va 
exténué; an a exténué le cr/m^, iViais elle ne 
donne à atténuer que le sens propre : atténuer les 
humeurs; les veilles l'atténuent. Observons que, 
malgré cette autorité, les bons écrivains d'aujour- 
d'hui ne paraissent faire aucune difficulté d'em- 
ployer a/Ze/zoer au figuré : \v 



«Il 
leur i 

AUCU 

plu5; 

Tac. 
cun, 
et ( 
l'usci 

3 



Voy 

Aujo: 

ÀUPA 

adv( 

Le ca 
que le c 

Ufa 

AUSSI 
d'es 
ne c 
de â 

AUTF 

I On 



tout le nom a» *êu^c. ^ 



GENEVOIS. 23 

■ ' - * » ■ 

« Il était natareL quelles coupables cherchassent a atténuer 
leur faute en hommant leur principal complice. * 

(Pauv , Hisi. de ren.) 

AUCUNS, ce pluriel, daîis le sens négatif, nest 
plus guère usîtë qu'en style de palais; toutefois 
Facadëmie permet de dire: il ne nia rendu au- 
cuns soins i il n* a fait aucunes dispositions'-^ 
et de grandes autorités semblent en accorder 
l'usage à la poésie. 

Non qu'il TOUS nille en prendre aucunes défiances ... 
Aucuns ordres ni soins n'ont pv le secourir. 
. , (CqaiiEiLLi.) 

Aucuns monstres par moi domptés jusqu'aujourd'hui ... 

(RiciirB,) 

Voyez Nuls. 
AUJORD'HUI/pour aujourd'hui. Paris, pop. 
AUPARAVANT, pour avant. Auparavant q^ï un 

adverbe, et non une préposition. 

Le cavalier ne doit pas s'en servir {^ au Wvàon) auparavant 
que le cheval ne soit bien persuadé. .. . 

(JdvikKD , an, Oievalf Nouv. Dici. tfhist.nat,) 

UfaMait: apant gue le cheml,»\ . 
AUSSI, pour SI.: un aussi grand succès me permet 
d'espérer, . . . Aussi ^ adverbe de comparaison, 
ne doit paf être employé dans le sens affirma tif 
de si, 

AUTRE :ny a-t'il personne d*autre? Je verrai 

f ■ ., ; 

I On peut dire aussi : Je ne veux foiré aucuns frais. 



'*ë 



.#: 



H GLOSSAIRE 

quelqu'un 'd^lre;ne vous faut-il rien d'aulrej 
sont des*barbarismes; il faut prendre un autre 
tlJur , et dire , n y a-t-il plus personne ? je verrai 
quelque autre personne ; ne vous fautril pas au- 
tre chose T^ . 

AUTRES FOIS (LES) : j'y allais les autres fois. 
Dites tout simplement : j'y allais autre/ois. Lyon. 
Langued. 

AVAN, pour osier ; cueillir des auans; des açans 

[^ pour les tonneliers. Terme de là langue rCK 
mane , où il était générique , et se disait de tout 
les plantes qui croissent au bord des eaux. En 
Franche-Comté, aiVaw, a<^a/2. / * 

' Ce mot est remarquable par son ancienneté; 
avant de passer dans la langue romanle, il existait 
dans plusieurs dialectes des Celtes ou il signifiait 
çatu, rivière. Nos Observations sur les noms de 
Uei|x en offriront de nombreux vestiges. 

AVANT-IIIER, faîtes sentir le /, et ne prononcez 
pas aifan-hier. ♦ 

AVANTER, A VENTER , ayèindre : at^aniez 
voir cette toupine qui est aguillée sur ce tablas. 
Ai^anter^ en roman ^ signifie mettre en avant. 

AVECy'fli diné avec un poulet^ je déjeune açec 
du café. Remplacez asfec par la préposition de : 
... rf'w/i poulet j de café. Boiste veut, qu on. ré- 
serve avec pour s'en s<?rvir dans ce sens \j^ai dé- 
jeuné a\fcc mon ami. 



AVEJ> 

brou 
signil 
intruf 
plant 
super 
Tacce 



Il n'y 
loufie, 4 

11 fai] 
garder ^ 
assez de 



Cet 
comm 
comm 
nonc^ 



I 



éïl 



( 



. GENEVOIS. â5 

AyENAIRE, ergoteur, frondeur, chicaneur, 
brouillon : terme qui paraît détourne de là vraie 
signification du mot latin adi^enarius^ étranger, 
intrus , nouveau venjUi Adi^ena atiicus , qui sup- 
plante son maître 5 inférieur qui dépossède son 
supérieur. A Neuchâtel^ aifenairc a conservé 
l'acception latine : nouveau venu , intrus. Quel- 
ques-uns disent ai^enairer pour chicaner, pro- 
voquer. 

AVRIL; a faut, suivant Gattel et r Académie, 

mouiller 17 final de ce mot. 
AYE, pour AIT : 

Il n'y « que lei perionnes qui évitent de donner de la ja- 
lousie, qui méritent qu'on en aye pour elles. - 

(La RocHifoucAUtT. ) ' 

Il faut estre toujours botté et prçst à partir. . . . , et sç 
garder qu'on n'àye lors affaire qu'à soy, car nous y aujrons 
assez de besongne sans aultre surcroist. 

(MoJtfTAICNE.) 

J'ai vumourir Pompée, et ne l'ai pas suivi; 
, Et bisque le moyen m'en ayè été ravi y * 
Qynkniâ pitié cruelle à mes douleurs profondes 
M'aye été le secours tï du fer et des ondes. , . 

. '(COAITEILLC. ) 

Cette locution n'était pas autrefois envisagée 
comme fautive, mïais on la regarde aujourd'hui* 
comme, un solécisme ;^w7^j aiont doit se pro- 
nonce qu'ils /i^-e, et non quHls hé-^ie. 



:♦-,. 



aG 



GLOSSAIRE 



i. 



A 



l»»<^l^^%«i*^0^<*<i%%%%%%^»»^%^»»«» %»%%%< 



B. 



BABAN, FLANDRiN, dadXis, grand enfant. Racine 
celtique, bab ^ enfant-^ baban, petit enfant, pou- 
pée ; de là une foule de dérivés daiis toutes les 
langues : anglais ^^a5f allemand, bub ; italien, 
bambino , babbaccio , etc. Le mot français ba- 
i/o/tf doit avoir la même origine. 

BABO, pour bobo; nous disons d'un petit enfant: 
V il a babo* à serrâtes, pour exprimer qu'il a mal 

V aux dents. ' ^ 

BABOLER, BREDOUILLER.' il nef ait que baboter, on 
né comprend pas la mcdiié de ce qu*il d\h formé 
par onomatopée. Anglais, ^aWfc, causer comnrie 
un en fantl grec ^aôar<?m, balbutier. 

BABOyiNE, BABINE : les babouinesd^un singe. Sa- 
bouine se dit en français d'une enfant vive" et 
étourdie. Embabouiner^ en langue romane , trom- 
per, amuser. Pour l'origine de tous ces mots, 
^yex. Baban, 

BACHE, jprATZ ; une demi-hache ^ dites : un demir 

:^ batz. 

, se dil des herbes qui croissent daiis un prë 



V. 




A> 



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^H 



-^. 



I . 1 ■ 

GENEVOIS. 27 

marëcageux .' fe n'est que d^ la bâche; un pré 
i/ZcAiîwa:, c est-à-dire humide, marc^ca^euV. 

BACHET,. BASSIN, AUGE, BAQUET : le bachet de 

Pezay. Racine celtique ^bac, vase ; de là les mots 

français bachot ,bachote, bachoue jCtc. Quelqu(»îi- 

uns veillent que ces termes , aijisi que bac , traille , 

, soient formés de l'allemand ^acA, ruisseau. 

BACULO, jeu d'écoL'ers, de baculuSyMton : jouer 
à baculo yau baculo. 

BADE ( DE), EN VAIN j INUTU.EMENT ; ne me faites 
pas venir de bade. De VMaXien badu ; tenere a 
bada^ faire f)erdre le temps. Frilk)urgeois, 

BÀÛINAGE, JOUET, JOUJOU ; une boite de badi- 
nages. Ce mot ne doit signifier que l'action de 
badiner. Neuch. - 

BAC AR (UN), pour t ine bagarre : n'allez pas vous 
fourrer dans ce bagar, 

BAGNOLET,, baquet, sorte de vase en boLs. Ital. 
bagnoletto^ petite baignoire. Bagnolet se dit eii 
français d'une certaine coiffure de femme. Vaud. 

BAHIU , BAIU; bahut, grand cofire, malle /uiOrme; 

_ nous le disons aussi au figuré, d'un homme ou 

d'un cheval gros et lourd : c'est un gros bahiu. 

' "il* - 

« II y en a qui cuidcnt qu'il vient du verb.e latin hajuhn 
parce qu'on en use à porter des bardes sur des mulets qui sont 
appelés mûli haiuli. • 

^ ' ' (NicoT.Y 

. '"'"■ . . . - .' . . 

Âsinum hajulnntem xnrcinas. 

( Pii-«niiK."^ 

Il ' *. - • 



■#■ 



^ 



^® GLOSSAIRE 

^ D'autres dérivent Aa^w/ de l'allemand behuten 

garder, coôre propre à garder des hardes. 
BAIGNES, BAINS : dans le temps des baignes. " 
BAIGNER; nous disons que la lune baigne, lors- 
qu'elle est entourée d'un cercle de vapeurs qui 
pressage la pluie '. • ^' 

Luna revertentes eum primhm coWgit ig^t , 
Si nigrumobtcurocomprenderit aéra cornu, 
^^J^imus agricoU^ pelagotjue parahiiur ùhber. 

YViicuLK, Géor^i^uet.) 

BAILLA, BAILLEMENT : quel bailld vous a\fezfait 
là! Il fait ses derniers baUlds;c*est-k' dire il 
rend les derniers soupirs. 
BAILLER : bailler aux corneilles; écrivez bajer^^t 
prononcez béié, Vaud. 
, BALALAME, gros meuble antique et massif :c^ 
grand balaldmé de fauteuil. Nous le disons aussi 
dans le sen/de grand flandrin. Raçifïe celtique 
*a^ grai)d^gros;&i&icA, gëant. ^ 
. BAL AN, BAI^ANÇOIRE, ESCARPOLETTE. jé/ré?<?nJafa/i, 
pour ^tre en balance , en suspens : fai été long- 
temps en balan desavoir sije devais. .-, Neuch. 
BALENDRIER, balcon, gàrde-fou, galerîe. 



• I Nou» signalons cctte'cipresâion parce qu'elle n'esl indi. 
qucc dans aucun des dictionnalfes qui font autorité; mais 
avant de s'en interdire l'usage, il faudrait savoir comment la 
remplacer. 



4 



<: 



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T 



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<[iÉl>fEVOK. 39 

Nom ptMÎon. .or 1. pont d'Arve, et le balendrier, ide.t 
garde-fou», ëuit Aie. 

(BE.OALD oi \WM.Lt,Moxtn dcpaH'enir.') 

BALIER, BALAYER. MLIURES,.BAtAyuREs.. Va 
seule des baliures. Paris, pop, 

5AM13ILLER, PENbiLLER, branpiller : <f,^est-ce 

qu'on voit bambUUr à celle fenêtre? BAMBIL- 

LON, CHIFFON, lambeau qui pendille. si 

BAMBINER,SEBAMBANER, rAiNÉAfiTER,MusçR : 

il ne fait que bambiner par les rues. Çue voulez- 

vous que nous allions nous bambaner tout le 

jour par là? Ital bambino , enfmt; bambineria 

puërilitë. Voyez .flaAa/i. • 

BAMBOCHE, BAMBOCHER, BAMBOCHÈUR 

Mots en usage à Genève et dans quelques pro- 

vinces , dans le sens Jes termw populaires r/Ao/e, 

riboter,^ riboteur : vous at^ez bienfait la bambo- 

che. C'est un bon bambocheur. Vaud. 

Bamboche se dit en français d'une grande ma- 
rionnette, ou d'une personne de petite taille. Une 
bambochade est un tableau dans l'e genre gro- 
tesque. " 

BAMBOCHES, souliers fourrés, corruption de 
Woi<c/i<f4 , terme oriental. 



i Cet aoteur, quoique n« k P*ri> »er« le milieu du i6."« 
•iècle, était d'origine géneToi.e. Son Moyen ,1e panenir ctt 
écrit dam le genre de Rabelait, 



<•* 






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■■■■IHI 



3o GLOSSAIRE 

BANC; on appelle ainsi les échoppes qui bordent 
quelques rues de Genève : rferni^r fej iançj. 

BANDE : un enfant à la bande. Il est mieux délire , 
un enfant au maillotfj.-J. Rousseau dit : un en- 
fant emban4éi ce verbe <?/nia/irfcr est de son 

invention. 
, B ANNER^ANGUiR:ce//c viande a banné près du/eu. 
BANQUE, COMPTOIR, table à compter, à serrer 
l'argent. Une marchande ,^ une limonadière se 
tient à son comptoir, et non k sa banque)f der- 
rière sa banque. Vaud. 
B AR A , petite boîte pour mettre de l'argent ou des 
rouages d'horlogerie. 5ar, en celtique, signifie 
enceinte , qui renferme , et barra fermer , clorre. 
De l^ l'î^nglais bar^ obstacle , et nombre de déri- 
ves français: barrer, barreau, barrière, baril, 
barate, barricade, embarras, etc. 
BARÂBANT, pour brabant. Lé peuple dit quel- 

'ni\e^o\s un écu de Barabant» 
BARAÇAN, pour v^mKCA}i. Un habitdebaracan. 
Bà^can appartient au vieux français. Itîd. Ba- 

racana, , 1 

BARBOUILLÔN, homme ^ns tenue, sans parole. 
Ce terme ne p^ut être remplacé ni par brouillon^ 
ni par barbouilleur , qui n'ont point la même ac- 

ceptiop. ' \ . * 

Jean-Jacques donné le non(i de barbouillon à 

lin méchant musicien. 






> m *■ 



dent . 

tire, 
i en- 
s son 

errer 

re se 

der 

»udes 
ignifie 
fcrre. 
î dëri- 
bàril > 

t quel- 

racan, 
U. Ba- 

parole. 
millort^ 
me ac- 

iillon à 



GENEVOIS. \ 3i 

BARBUE, terme rural; bouture de cep, prpvin 
avec sa racine. 

BAIUCOLER, barioler : un habit tout baric6lé. 
Lyon. 

BARIL ; prononcez bari. / 

BARJAQUER , cVlqueteRj, bavarder, médire. -B/i 
neJaU que barjaquer^ c^ est une vraie bat jaque. 
Ne vous prenez pas à tous ces barjaquages y à 
toutes ces barjaqueries. En Languedoc, barja, 
batjayre^ barjacariis. Les Provençaux disent 
aussi barjar^ babiller ; barjacas^ bavard ; et barj^ 
la boudie. Racine celtique Z^ar, la parole; d'où 
vient le mot barde , poète. Neuch. 

BARONMÈTRE, pour BAROMÈTRE. 

BARRE ;/oi4^r„J^ârre, Dites x jouer aux barres^ 
toucher barres. 

BARRICADE; fête, collation que les paysans don- 
nent à Tëpotisëe au sortir de Tëglise : on leur a 
Jkit une belle barricade. 

BARROT , petit char à l'usage des portefaix, 

BARROTE, TOMBEREAU. Roman bàrrot] latin bar- 
bare, bàrrotum; anglais, barroiv. 

BASELICjBASELI, BASILIC : un vase dehaseli. , 

BASOTER, HÉSITER, BARGUIGNER : il ne sait ce 
qu*U peut y il ne/ait que basoter^ il ny a pas là 
àbasoter, 

BASSIN (UN), un homme pesant, ennuyeux, 



"♦i. 



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33 ^ GLOSSAIRE I 

un fâcheux :^'^^/w/ïyâmtfwa: bassin. — BAS- 
SINER, ennuyel*, fatiguer ; a/* / ya'i/ m<? bas- 
sine! Que c^cst bassinant! i. 

BASSINE , BRASIER lébraisez la bassine. En fran- 
çais, vase de cuivre h l'usage des confiseurs , des 
pharmacien^etc. Vaud. 

BATACLAN, ATTIRAIL, SUITE, SÉQUELLE. Français 
populaire indiqua parBoiste. 

BATAILLE :cè n'est qu'une bataille d'içrognes. 
Le mot propre est batterie ; bataille ne s'em- 
ploie qu'en parlant d'un combat général de deux 
armées. \ 

Le mot batturey qui ne signifie plus aujourd'hdi 
qu'une espèce de dorure, était autrefois employé 
dans un sens poui' lequel il nous manque un sub- 
stai]tif : 

l\ §€ra battu ptfr la justice du li«u, tout à nud. . . V-H 
homme» par hommei , et la femme par femmel /. . . le il« ne 
rachetaient la 6a//«/v. 

■s 

{Chronique du moyen)^e,y 

BATAILLE (soupe à la ) , potagÀ a la julienne. 
BATE ( une ) , un troussïs ; Cette rà^e est trop Ion- 

gue^faU^S'j une bâte. 
BATTE (de la), sorte d'étoffe de laine. 
BATTRE A-TOUT, dites : faire a-t^ut. Tenne 

de jeu. 

BATTRE BRIQUET, battre le briquet. 



■v 



ne bas^ 

in ff an- 
Lirs, des 

français 

rognes* 
le s'em- 
de deux 

.-. '.- ^ 
>urd'hui 
imployé 
unsub- 

1(1. • • « •Il 
|. le il» 00 

IlENNE. 

)p Ion- 



I Terme 



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\y^ 



CÉNEVOÏS. 3â 

BAUCHER, DEBUTER: Bauchez cette boule; bau- 
cher en placCé I > 

BAUME : Je nemynsoitcie pas plus quç de baume» 
Il ny en à pis plus que de iaume, c'est-à-dîre 

' je ne m'en soucie pas du tout, il n'y en a pas du 
tout* Ces lidcutJions tirent, dit* on, leiu: origine 
du nom de La Paume, dernier évéque dé Ge- 
nève , qui ^'eri^it de son 6i<?ge en 1 533. 

BAVARD, plusieurs personnes emploient ce mot 
dans le sens de railleur, persifleur , tandis qu'en 
bon français il signifie babillard, causeur iiidis-; 
cret : Mon Dieu, que vous êtes baçard / // ne fait 
que se bat^arder de moi. Je me moque bien de 
pbs batfardages. Ces expressions nous viennent 
de la langue romane ,011 ^a^tfiir signifie moqueur, 

' mauvais plaisant; &â^tf, batfene^moqvtenQ. En 
italien, beffàrdo, railleur, gausseun 

' *■ On ne peut a? oir de i6reté dam la éoclété quand on ett 
on bavard, on moqueur, ou médisant i parce ^ue lé bavard , 
afin de parler, dit mille cboiei inconsidérées et compromet 
tout le monde ; que le moqueur, pour faire une plaisanterie , 
fait souvent des méchancetés et des indiscrétions , et que le 
m^(c/<>ajff répète le mal qu'il sait des autres. 

s (GllTLIS;) 

BÉ A BA : être au T>é dba, c'est-à-dire être d quia, 

n'en pouvoir plus. 
BEAUCOUP, DE BEAUCOUP. VAc^démie veut 

qu'on dise il s* en Jaui beaucoup , yonv ex- 

3 



4' 



r ^ 



•i&Sk 



f 34 GLOSSAIRE 

. primer qu'il y a une grande^ différence : Elle 
n*estpas si jolie que sa sœur ^ il s^ en faut beau- 
çîoii/jfmabeUe ajoute que, s'il s agit d'une quaii^^^ 
qui , devant j être , n'y esif pas , on doit employer 
le rf^ : Vous ne m^av>ez pas tout rèn4u^U.î^n 
Jautde beaucoup. Cette règle est soùvehl; dlùdëe. 

,- ■ V ■ 

Ce n'etk pas que let pièces (Bpursftttlt) soient régulières , il 
' t'en faut'de lieaucoup. • > 

-^ ; (liÀHAUPB.) 

Cependant il 8.*en faut de bcaueoup que ce poète ( Pom. 

" '■ -' ■ ' ■ ' ■ ' ' i ' ■ 

pignàn) mérite le^ëpris que lui a prodigué Voltaire. 

Le sujet des Provipciales n*est doâc pas , et il 1 
. beaucoup y stérUe» 

BÊCHÉE, pour becquée;, Lyon. et Vaùdi 
. appartient au vieux français. ; 

Tout ainsi quléi les oyseaux vont quelqnesfois | la queste 
du grain^ et le portant au bec sans le taster, poiiv en faire 
bêchée k leurs petits i ainsi nos pédants vont pillo|ant la 
science dans Ici livres, et ne la logent qu'au bout dé leurs, 
lèvres , pour la dégorger seulement et mettre au vent. 

(MONTÂIONK.) 

BÉCHET , trou fait «\ la glacç : ^Prenez garde, voilà 
un bêche t! Prendre bevhet ^e dit d'un patineur, 
qui s'enfonce dans l'eau : // a pris béchetjusqu^au 
cou. En langue riimanc , bechet ou baichet si- 
gnifie un brochet. Or, comme à Genève on pa- 
tine ou l'on glisse sur des foss& ou des pièces 










:e : ElU 
ut beau- 
quaiililë 
mplpyer 

i^élùaée. 

galières , il 

PB.) 

|ële( Pom- 
liaire* 

fautW 




e terme 



la queste , 
oiiv en faire 
pilloiant la 
lui de leun 
Ivent, 

\rder voilà 
paiineur. 
\tjusqu*au 
mchel si- 
Ive on pa- 
ies pièces 



r 



GENEVOIS. 36 

d^^au qui renferment ordinairement Leaucoup 
de brochets, on aura peut-être dit, en plaisan^ 
tant , ilprend le héchety il prend béchet^ pour 
Us^epjonce dans Veau. En celtique , becgedy bec* 
ket signifie aussi brochet. Peut-être aussi ce mot 
y ient-il tout simplement de brèche ^ formé de l'ai!. 
hrechen^TOvcïfT^. ' 

RECFI, BEC-FIGUE : Tirer des beçfis. 

BE<îNXJLE , MA2ETTE : C'est une pawre begnute* 
iLtktin benrgnus. ^' ; 

BÉGUINE, certaine coifiiire de paysanne. Le mot 
français esLcouviiEnCHEF. Béguin ne doit se dire 
que d'i/hej^^e de coiffe à Tusage des enfans; 
t^est ce que^nous appelons une barrette. 

JSEhhliESiCOviiAhiS(i^lliimer lej[ru avec dès beU 
lues; un sac dehffllues. Dans la langue romane , 
ice mot signifie contes en l'air, sornettes : 

Elle H dist tant'de ^//tfex> 

De truffes et de fafelues \ ^ ., 

Que elle li fait àjurce entendre . 

> Que li' Cicx deiiîaln sera cèndre« "- 

■■ . " ■ ; .-.-'■ i ■■ ■ 

I ( RuTElliUF.) 

V • I ^ ,; V '"■'■' 

. Ce poêle écijivait sous les règnes de SU Louis 

et de Philippe-le-Hardi. |'' 

liÊLOSSE, BELLOSSE, prunelle » fruit àx pru 



I Ou /a fifeiues , »n\ouriV]iui /aqfrclitches ; d^ Tital. far^fa- 
/iicft , feu de branchea tèchet, flaramèche ; et au figuli^ /lyi/i 
v^rne f btigateile. . * ■ '- 



V 



- ^ 



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■r-T. 



h. 






'.-: 






1 



^ri*/»^-^wr w uav uil WlttACSCIlS* 



"t. 







,^<« 



36 GLOSSAIRE 

nellier. En langue romane, belloche:k Lyon y 
pjlosse; à Fribourg, holosse. Ce mot est usité, 
dans le mé^i^e sens, dans la Basse-Bretagne. 
BËLS AMIIVE ; dites balsamine , de bal^mumé 
"BENAITON (UN), une sèbvl^, sorte' àe panier 
pour porter le pain au fpur.!0atteldit dans ce 
sens 1/72 hanneton^ mais VAcadëmie et de Wailly 
^ne donnent à ce dernier mot que la signification 
de coffré, réservoir pour le i^mon. Bénatonj 
panier "d'osier .pour le sel ; benne , bahe , hotte 
pour la vendange. (Bôiste.) 

Langue romane, £^/ia/ff,panié^,hotte.'— Dans 
la basse latinité, bennàta^ vase. — Espagnol, 

banata» —flamand, i^/j/i^ corbeille.—- Alle- 
mand-Suisse , bentie^ tombereau. Tous ces mots 
nous paraissent sortir de la racine celtique ben^ 
creux, cave.' 

BÉQUETTJS, PIED D\tàv%TrEy delphinium, 
plante, .. ' 

BEQUILLE , pour béquille. 

BERCIIE. Ce mot qui , en français, est un terme 
de marine, signifie à Genève brèche-denU En 
langued. Wr^^/a^àLyonj^r^/cAii. \àud. > 

BERICLES, pour besicles; terme roman et pro- 
vençaL En allemand ir//fc. 

BERNICLE, pour bernique; expression adver- 
biale. Je crôyaU le tenir i et bemiclel bemick! 



> 1 ' 



BESO 

' àdi 
est] 

« J 

Ineiii 
du lin 

■ 'N 

; ies I 

'mou 

dinai 

BESUC 

tousj 
'. Pficol 

dudi 
que, 
ne in 
Spon 
BÉTAN 
,«,: place 

BJÇURR 
Ent'i 
ibepri* 
battue 



GENEVOIS. 37 

BESOLET. Lesxhasseurs du payiB donnetit ce nom 
à diverses espèces de rnouéttes; la plus commune 
est le larus ridibundus , la mouette rieuse/ 

- ' ,■ . ■ ■ 

« J*avi!i prit an faifl ponr tirnr dei tesôtett ,. maîi JulU 
Éneiit honte de tuer des oiseaux pour le s^nl plaisir de faire 
dumal, » n •■;'\ 

N9US nous 'servons aussi de rapgmentatif bc- 
^sims pour designer toutes lea mouettes plus gros- 

• èés quç ïes besolets^ même lés goéhnds, La 
'i mouette cendr/éeest celle qu'on voit le plus oi^* 
dinairemeni» , \r\ a-j^^a \ ■» 

BESULE. Nom donné à G^iïève» suivant Jul 
tous ieBCorrîgones d'un demi^pied de loi 
jNicot dit bezQllef espèce de poisson du Lëman. En 
1 5 1 Qf on appela Guerre des besùUs , Texpédltion 
du duc de Sàvoiecontre notre RépMklique? piirçe 
que, comme elle se fit àFépoque du carême, ou. 
ne trouvait guère à mapg^r q^e 4!^ ces poit^ns. 
Spon les i^mmedes harengg^, ... ^n, > % 

BÉTANDÏEB, terme rural, partie du fenîl oti l'on 

,: place lei^ gerjties après, la n^isson* 

il^f^à^moi français est BÉTÀ. )l aud et Neuch. 

BGURIilÈIlE, BABATTi , vase à èattre le beurre* 
En t'rance , une b^urrière est une marchande de . 
^rbeqrre; dite^ aussi 4u BABEURRE 1 et non de la 
battue, V ^ • - 




-:.. '■ 



piu^ii uuLuuct au ii^ure 






38 



GliOSSAIIΠ






3»<»' 



A 



BEVABLË, poiir buvable^: C(0'.i/i>i rC est pas be- 

BIAUDER,DiAUDER, sauter, jouer : Cescnfans 

ont bien biaudé ensemble»t arme formé de bau- 

rf/r,' en vieux {tej\(i^^ esbaudir^ c'eôt-à-dire 

ëgayer. ^ 

BICHONNER (SE), s'arranger avec soin, s'ajuster 

' avec prétention , se niignarder : Il est toujours â 

sebwhonner. Nous* disons aussi^ dans le même 

êensjSfi pouponner. ^ 

BIGLE , pour bigle ; Lyon^ et Vaud. Eh patois de 

f^ia Firanche<:omté, im?/i/ Celto-bretbn, *fo2i% 

- Cependant biclef comtûe bigle ^ nom parait for- 

, mé du hiim b^culus , contraction de bis oculus. 

■ . .. - *, 

BIEN : Du ^ien d'aûirui large courroie. Le vérï- 

table iekte de cet adaige est : du cuir d'autrui 
■• large àourroîè. '■ '''■■■ : " ^^^ - ■^^■■" - ■ '^ ' •.'/ -■> 

BIJBI^EUILLANGE^ BIENVEILLANCE. 

Bltot continntontà cùhfTér éà bienvêuiOance^ laut etpérer,, 
le retour de son affecçlov. - ' ' 

(i?i^^/A^fi^i}ritoAni^irtf, littérttore, tome 1») ^ 

Cette expression a vieilli depuis long-temps; 

on ne la trouve pas méiiie daiis Richelét. Vaud» 
BILEUX : unejiiifre bileuse^ dites QU.iEux, unsi 

J^ïA^f» BILipJSE. '^ >||' 

BILLARD; nos écoliers donnent ce nônl à leur 

TOUPIES i J'ai un billard qui rori/le bien. ' . ' 



GENEVOIS, . 39 

DIOLË : bàiai de biole, c'est-à-dire dt bouleau. A 
Genève , on dit de quelqu'un qui est un peu fou , 
il est dans les bioles ; mot corrompu de moles, 
nuages. (Voyez ce mot.) Le peuple dit à Lyon 
balai de bié, et à Paris balai de bovllleau. 

BIRON, couvET^ sorte de chaufferefte. 

BISCOIN^ sorte cfë briodie au safran. 

J>Iufieuri ûllam quérir de. bùcoin, et gitelei. «u pont 
d'Arre, en quoi on enricliit lei ëirangeri, on permet à ceux 
de la vUle d'en faire. ( En i568.) 

. ^ {Pf^gment hist/et biogr.) 

BISCOME,PAïN D'ÉPiCE. BISCOMIER, fabricant de 
biscdmes; termes connus dans toute la Suissç 
' irançais'e. 

BISINGUE (DE); c'est-à-dire de travera, de guîn 
gois : Cet habUvdMide hùinguez marcher 
ae bismgue. 

BISQUER , PESTER, ENRAGER. Français pop. indiqué 
par Boiste. 

BLAGUER, CRAQUER, H ABLER. BL A GUE UR , FAN- 
FARON, VANTARD : Quelle blague! TaisHoi, bla- 
gueur. Français pop.— On Voit au Port Louis, 
Ue de France, le Trou^fanfaron, et la Taur^ 
des^BlagueUrs. Boiste dit blagueon blade.poche 
de pélican pour mettre ^e tabac. 

BLESSON, BLESSONIBR , poire sauvage , poirier 
sauvage. Ces termes sont aussi du patois de la 
Franche-Comté. — 






m 



i 



4P GLOSSAIRB, 

BOD£T, soTf mcÀUD. En langy^ romane^ bobd; 
en celtique boberf a y sottise; en anglais boobj^ 
puérilité ^ babiole* » - 

BOCf sorte de petit crapaud» rana bombina^ sui- 
vant Jiirine : il est fier comme un boc. Altération 
du vieux français bot un crapaud, mot qu'on 
retrouve encore^dans quelques provinces fran^ 
ses et dans le Canton de Fribourg \ h Metz , on dit 
être bot^ avoir les joues bouffies de dépit » et bot 
eh langue ironotane signifie une outre. Ôr , ce niot 
bot^ crapaud, yjent 9 selon BuUe^ du celtiqut 
hoth élévation , parce que cet animal s'enfle beau* 
coup. Voyez aussi Champollion-Figeac dans «es 
Ilecfierche^sMr:J^jf^^^^^^ 
bolta\ un crapaud,, n'a pas d'autre originei/^^ h 

B0CAN,^B0uc : une odeur de b$fcan**^La chéçre 
et son bocan^ Bocan est un mot celtique ^u 
dialecte irlandais; les Bretons disent âocA^^^m 

BOCON, pour BOuœN, morc^Ui^j^iicl^e. Italienè 
boccone* ^ ,* i^^ 

BOËTË a vieilli ; on n'écrit plus q«c boIte, 
BOIS-CARRÉ, FUSAîN, bonnet-à-prétr^.Mi I , 
BOtTON , ÉamiE , toit a cpchon3« U se dit par ex- 
tension driin vilain appartement* Vaud. ' : 
BOLLANT,sedit du pain bien levé, bien arrdh^ 
BOLL£S(// mouillées), vases de bois pour porter 
le lait sur un Ane : une paire de boUesi tertne 



I 



GÉN£yOIS. 41 

; >>éo»im daiis im^ romanei^ Roman ioiiiO^^ 
• sorte de hotte pour la vendange» RaiMneceltkpM 

* - boily ventre. Voyez Bouelle. -; « ^\ ♦ --lé-* •' r ■ 
BOLLIOT9 GHOSt TRAPU» RAMASSE : du roman 

ibewUu, ventifu. \oyez Bouellç. * v, * 

BOLONGËR, BOULANGER. ^» ^i^ * ijï*»?' 

BOJi fBOKîiE :C0tieehambrâ estirês-bôm»; c'est- 
r'à-dirè que la température en est agréa)>le^ qu'il 

■ y feitbon. -■■^i^:^'4iâ4-.'•^^f A.':; ■ '■\i:'4ii^,t^[: 

un fameux bonfond. m^ le professeur Monnard 

• cfe JL^ dit que le. met banfandyWiA 
que quelques autres de même nature» semble 
iiMliquerchez le peuple vaudoiscertain penchant 
à f ironie. Ne pourrion8-*nous pas appliquer pa- 

* reilleobservationàquelquesiiinidenosidiotismes, 
et de la qiÉuititë de nos injavés popi^Iatrest tirer 

• aussi^laconsëquence que .le Genevois est un peu 
tracassier# çbicaiieMc» aiusnaite ? ^ ? ; 

BONNER (on prononce BOHfrNiH)^coMBUGKR!; 
V , Bonmr ^n^ t^tmcaué ^-^JMrt um bonnurê^ 

BONNETTE (une), m Imnf^^JMionnétie de 

.^xfmU^ljyQi^jrri'iBomrMlç est un t«rme ife fortifia' 

l miionfiàlbohnétles , au pluriel, Affii&é eeriaines 

' ^vpikê dùV0mem*,x .1.^ 4;m,;' '-.r t-. . ■ , , ^^': 



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"^ 



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«'.» 



I muvelL Ftiud,.'] mat iS»4. 






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\.H là ■ \ , ^ ■ 



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U GLOSSAIRE 

BONTABLE , obligeant , cbmplaban^, débonnaire. 

UORDS , bordées « Faire des bords sur le km 

BORNICAND, ^i a la rue trè«4)asse. En Langiied. 
jibruniifuel; à Neucfiâlel , bornicle. "Wlli l 

BOSSE , FOUDBE , grand vase k vitu Ce mot vient, 
suivant Ducange, du hasAaiin bossex^ dont là 
racin* celtique est bos, vase, fond. On dit en 
Anjpu ,ii»« busse. Neuch, En français, bossé si- 
gnifié TONNEAU M SEL. (Boiste.) ><*^> ii**^ 

BOSS&TtE,ciiniiniitifde£(Mj^;enrrançab,terme 
' d'ëperoïiitier* • ' '"^^ i- '. " • ^^ - ■ ^^ - ^ ■ ; . ... ■. ;v, • ■;) v-. . ._ \ _ • . • ^ 

hOTTET: faire i^Uet; terme d'ëcolier qui signifie 
8'a«sooierv prendre un intérêt^ ïI? ip ^^f. 

BOUBfi^i PETIT BQuViER, PATRE. En i^maniJio&d2^. 

BOUCAN plrAPAq^VACARME : ces enfimsfoktun 
bouamih mrffciA>. BOUCANJ^^ 
GiRiNBR : ça me boucane. Boiste indique ces deux 
ifiotoeomme ayante dans le français populaire , 
les mêmes acceptions que chez tmja^^W^^^^.:, 

BOUCHARD, DE ; qui a le: f^isage malpropre; Ch 
enfant est ioufobrs bouéhatd. -^ ils^ééiout 
bouchardé. Il se dit aussi d'uh homttlé de* mau- 
vaise mine : Ç*èst mt Bouchard. Diiiknmâ td'ûh 
char, bouche. Les bergers provençaux appellent 
encore i^ué/m/v les moutons à museau noir. 
Vaud. Dans le canton de Fribonrgv botzard^ 
hotzarda^et se dit aussi dun animal «jui a une 
tiiche sur le musenu. ^ 



GENEVOIS. 43 

. BOUCHÉ A£, bouton sur les lèvres. A Lyon , bou- 

charte. Neucli, Vaiid. v ' 

BOUCHON (A); reiiversiMens dessus dessous; tentie 
lyonnais ; // est tombé à bouchon ,• poser un vase 
à bouohcfiklSsï langue romane, se'mettre àbou- 
' cheton veut dire se renverser. ■ ^ 
BOyDINS<DES) ; dites DU BOUDIN, / V 

JiOUÉB£, ENFANT, PETIT ENFANT; terme Jntroduit 
à Genèvç p^r les bonnes du pnys de Vaud. H vient 
4<^rallemohd iai, un enfant . 
BOU£LL£ , BOELLE , la panse; le ventre, terme 
emprunté du patois de la campagne. Celtiq., 
boueUou, les intestins; Roman, A» ftorffc; et 
éboeller, ëventrer; angl^pul. belfy,h ven- 
tre; italien, budelhrneimtesiins, tripaille. 



m,' 



^\-,;F^''';t% 



Ptr ïéàkmh tr |>orfandtt, 
Qaela hoêleU chcH. 



ttlorcherëuxhêéboettenif ; ' 

r Et Tifs de for les mo^t roeleht. 

(GHiieTuir g>x Tioii, i».n« liécle.) 

Uant léi entlroiit de Bei^ dit le Conservateur Suisse ,t%\ 

une TalléftuJionimée Boulaire , à eauie d'un combat qui te 

' livra «Q I4.nit aièele, entré les Valatianr et lea citoyeni 

^'4i»l«« 9* quantité deTaobei furent éboueUees, c'eiiPÀ-diro 
éyenpfé9%9 

BOUÉR (SE); dite» se crotter. Bouer^ m fvm- 
Çiiht^m lermedemonnayeun ' 



*At 



I , 



If. 



7 



I 



^> 



^ 



44 GLOSSAIRE 

BOUFFER» jtaiFER » manger en gloaion. Français 
pop. (fioUte.) De 6aif^((;r, enfler les joues^ et non, 
comme on Ta prétendu, dif grec bouphagos^ 

""'glouton.^' ^-.r---^'. '■':.■■-.■■- .,.:•/■;■,■;,■.»<:>>',♦,../ 

Roman , boujfard^ gra^id mangeur , d'où nous 

avons fait ioii^tffir, qui n'est point français, non 

. plus que bouff aille f repas, bombance: Quell0 

bouffàUlel \: ■ ^v\/:^^:'-:i^.;;4.wilAl:#K^^ 

BOUGII4.ON, MitvaE,,qui remue Kans cessel On 
dit à Lyon bougeon* Cei enfant est bien bougit' 
Ion; Une fait que bougiUonnètiU m' impatiente 
avec tes bougUlonnagea, '? ►* .spigt^str 

0OUGNON, BOUGMBTTE, jou, GHrrtt.^r- 
GNON: CVj< un bougnon d'erifant} qu'elle est 
bougnettel ■: - ' ^' -'^ ■ ■■; v'F.>^n\- 1-- vr'%S|&^#|'#i#a'*^'-^^*'^. .; 

BOUIÊ, tEssivÉ. En langue romani buUihouê&i 
buety kssiver ; en italien bucata. La racine oel- 
tique bou signifie eau ; d'où vient bouéi etd« 

BOUION, PETITE LESSIVE, . i * ^ - 

BOUIÂN0IÈRE , BU Y ANDIÈRE , blanciusseuse , 
celle qui fait la lessive. Ces mots sont du vieux 
français..' .;, W^ :;'r:.;v*--.;^^^ivvi' ; ' 

BOUILLA t GROSSE PERCHE, sorté de poissom^ ««^ 

BOOILLIt : VpaubouiUiti dites : l'eau bout. Vaud. 

BOUILLOIRE , BOUILLOIRE : ilftf/A^< chaijfiit la 
bouiUoUe. Lyon. \ :,..v^:':,/, r^} ll^KH.M' 

BOULEVARI, VACARMt, DÉSORDRE. Paris, pop. La- 






t 



I 



# 



V GENEVOIS. 45 

veaux dit que c'est ui^ terme de marine qui 
Irignlfie grafld feim tumulte; d'autres 

le croient une corruption de ouwari% terme de 
- ^^ cHksse.: r'^^'— '■.':: '^%;- ■ :.■ ■■'.-.'; :;." 

BOULI , un bon houît. Écrivez et prononcez bouilli. 

BOULVERSER, pour BÔULEVEiiSEiLBourrit, Dei^ 
CfipU des Alpes i écrit bdult^ersemeni, 

BOURANFLE , bouffi, ekflé : P^ous apef m air 

^-tout boumnfie. Patois frib; boHnJlio. 

BOURDIFÂIjLLE» femme sans tète, ëtourdie: 

/ C'est une vrakbourdiJaak.'Dta}»)xc\hïï^t cèl- 
tique, on trouve les mots ftourrf, facétie , /^o«K 
ifa/, folâtrer j de là s'est formé bourde, k Neu- 
châtel, on donne i ce terme l'acception de ck- 
na^e : Ce yeài que de la bourdi/iiille. 

BOURÇ ,. prononcez Aour: c*esiungros bour, et 

BOURGBÎGNOTE; altération de ioM/gr/f^onn^,* 
paysanne du JimLrMUe marchande comme une 
bourguignôte. Ce terme signifie , en français , 
un ancien casque, une armufre de tête. ^ 

BOURILLON, NOMBRIL, mot formé du roman 
embourigue, qui.a la même wgnificallbn, ainsi 
que boudiné, bojuterif. Les Languedociens disent 
aussi i^ourâ/oTi. 

BOURNEAU, fontaine publique : jLe bourneau du 
Molard I les boumeaux sont arrêtés, Boumeàu 




>, 














;'j?» 



4(1 CLOSSAinE 

canal. Provençal, &oiim09ei;bas-lat,tn,£of7zâ//a , 
born^lUf fonlain(?s publiquiM. Ce tçmie est em- 
ployé dans nos Regislres du i5,***8Îèclei ACham- 
héryKj^G iontaim construite en 1640, porte 
enc(?rjB l^,,ngij|^cje J^iin|faif^^|ff?t,ftienlta 
ior/iu , chex nos paysans , signifie perci^ fo^^ 

creux iunbdtoniun arbre, bamu.]Se\ii^0ft>fpb* 
Racine celtique» bçrn fontaine^ puits» mot que 

la langue allemande a conservé dai is son intié-' 
grité. La ^?w I l^J^pr^Cf rivi^^ 4l JFw*pi- 
gny et du Valais^ doivent dériver de ce t#fme 

. .pirimitifl /■-'■•'^.^<: ■i.-r/.-'V:/' .•■*■' ..v,^:---;^ ■^-^■*," ■.: 
BÔURRSAUOER , tourmenter , faire «ouflKr i iNe 
bourreaudez pm oepauifre animal. Ce verbe né 
se tn>uve danfapcuçdiçtiajrui^ire^l^^ 
^ ..mSp^est; d'usage qu'au figuré.. ,; A^a^ "-éii. ■ : 
BOySllf , lieu de mauvaise vie. Ce mot , en fran- 
çais, signifie h surface tendit des pierres de 
taille. En vénitien busiaro , lîbertiiii(H^ij5^îf.>,f ;^i| 
BOUTE-ROUE> BORNE. Bf^ Savoit^0m00rr(m* 
BO VAIRON, PETIT BOUVIER : Jl mang9 comm m 

BRAILLËES , cris, paroles prononcées en braillant : 
Il m*essourdeUe aifec ses braillées» , a .. 

BRAND, BRANt, toile soufflée po^ 1^. vm 10 
pin a un goût de brandi brander du vin^ le sou* 
frcr. Allem. , brand embrasement. Neuçh. Vaud. 



luynu, 
malia , 
est ém- 
LGhatn* 
t fiorte 

etFpb. 

>ot que 



Brbené 

rres de 
nmeun 

V 

iillant: 

le iou- 
, Vaud. 



BR^NDE t p-and vme dé bois en forme.de îotte. 
Du latin barbare brcnta pom berenta^ vase à 
yinAisà.^brentà.^K\km.ibr^nt^i baquet. Daiw 
quelques endroits du Canton de Vaud, on dit 
WBdkrpntfi* IKwim celtique, brennid, creax# 

;,•€avîtfey^^v*^t^^:wi^;^:-.,.^U' .. ^-^ .^- --^'v?.' •«;: ,.■; t ■ 

BRANDÉE, le contenu d'une brande ; Apportez- 
moi une brahdée d'ea^f ' ; , > j 

BHANDENAILLE, perche d^nviron un quart de 

BRANLETTES (DES), tiges de ciboules. Patois 
' firibourgeois.'vVfVv,, ;;'.:; ii ...u, ^., .1 :'. 

; r I^ cré pcccftuji dé ▼•nyv 
^ M^^ .;^ ^** fr^y^» <*«* tierdon beni, , 



^'<»^'P/Â. 



M tsbtiuiJIé 4 dti Arv;ii^fi«^ 











, terqfie de natation; on peut le traduire 

par buassée* ^ 

Uititiinf peiné eitrémà à f«lre 5 o« ^(brassées pour at- 
traper la chaîne du, p^t, etc. 

(JÏAvr. i/tf# Cb/i^ Art, Orléani D. dx Mowtp.) 

Boiste dit BIIA3SBR, contenu entre les deux bras. 



i*! ' ' Il ir I r II 



I Cp/«ttto du Moléion , c'e»t-à-dire ronde du Moléton , mon- 
tagne du Canton de FrUtonrg. Do oelto-breton èofxti, coroU 
danse en rond ; de là le ▼ienx frénçaii taroh; Kanglaii çartiU, 
et ntalien co/o/if. 



;v 



,. I 



48 ^ OKWSAMœ , ^ 

BRASSÉS : nlHiâ^^M^ 

BRASSER ;hraMên le^ààries^c*ui^\tt UtULZ 

■ les cïirteiè^'^- '^'^■■■■^<^^u»'^'-^^ ■■:■' 

BRAVÉT^ BIÉVETirE; dENrit, iiEK mis* 

Qu'elle est &Wtf^<^;[I)iininutif de 6nu^|^^^^ 

\ français dans celte accepitoh^i''*^'-^ 'Ki^l/^u. 

J'êi loué cet habic pour piinltra im peu imt«. ^ ' ! 

Le substanii^ri^rai^W^ est employé dans te éèns 

.: par ■MpIiire.•;::l^^^ ^:*^fK;-^f:%3*>'^v'^^ ' 

• Pour mot , je tient qae U bram^f l|ilf Ti^itiliiMllI i»l 
It chose ^i Wjoait le plut lee^lff^^^ " ''ï^. . 

BAECAILLOrff soldat de l'ancienne n^^ice, et par 

extemion« iH>)da.t jni4 ^^^^ 
■ . " .noni d'une'espi^''dlb^p}|;è(àin;' "' ' ,'.\;,,.,'-;- -xÛ^^^ 

BREDOUILLE» dites BEEDd^LLEURi BREDOUILLEUSE: 

c'est ufif bredouille. En français , terme de 
BREGANTn^, pour brigantin» sorte de i> 
BREGONNER, REMyER, foire du bruit :Jitit«|^ 
^ tendu hregonner toute la nuit), et, efn /^(tàrlànt 
- d'une servante qui se donne beaucoup de mou* 

vement : c'eei unhon bregon. Ces termes nous 

viennent indubitablement .du roman firego^ 

. bruit» bregia , rixe». > " ,.o> , , ;: v:.|*!»)fi^ . «i. ,^, ,. ' '> 

Un bregOi dans le patdli dû pays de Vàud et 

du Canton de Fribourg» signifie encore un rouei^ 




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et ro»y dit d*un chat qviïjilé: il mené son bregb , 

£• Bertrand , dan^ ses Recherches sur les lan- 
'l gués de la SuMse ^ màif^de brego^ apan^ iacQ/ri 

tpagni} benatta^ eld sans pouvoir déiéi*miner 
H l'origne de ccô expiassions; il paraît que ce savant 

s'était peu occupé des deux langues anciennes 

qui fournisseiit .tar|t de iracines h nos idiot^ihes. 
BREGOLET 9 machine à rouletteç pour apprendre 

aux enfans à nArcher; même (Hrigitie que le 

mot précédent, à cause du bruit que ïe Bregolct 

fait en roulant* ^ 
BRË60SSER, (on prononce ifv^ai^^^^r) tracasser, 

RANGEa, NETTOYER dar^s la maison ; elle ainîû à 

b90gùsen II vient aussi de brego. 
BRELAIKE, étourdi, léger : Il oublie tout\ c^esl 

une tête de brelaire. «Celtique &r«//à, troubler , 

mettre en désordre. ■ ;' ; 

BIIELANCHER, vaquer, branler, iLûcher : Ce 

manche, ce péclet brelanche*\ CelMomme mar- 



1 En Dauphiné , btwuire :' y 

FilU queUndre, 
T«blà que hrandre. 
Et fenno aue parlo latin ,> "" , 
Ne farôn jamc bonna fin. 
C*ett-à-dire, Fille qni court. 
Table qui yaoille, 
l^t femme qui parle lalln , 
^ Me feront jamais bonne fin. 



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V. 



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5o 



GLiOSSAIRE 

che en se brelarichanU Celt*£r0//«m, pencher. ' 

BRELAUDES , LAMBEAUX : Cet habit s^en va tout en 
brelaudes. k 

BKELINGUE, mauvaise voUnre : en français ber- 
lingot, BRELINGOT, espèce de demi-berline. 

BRELURIN, ÉTOURDI, TAPAGEUR. Vqyéz Brelaire 
pour rétymologie. 

BRESOLER, BRISOLER, rissoler, rôtir : des 
châtaignes brisolées. Nous disons aussi au figuré : 
Il en hresole d^enpie^ c'est-à-dire ilin sèche, il 
en MEURT d'envie. Vau4 • Neuch. 

Bretagne, breton, BRÉvET,supprimezraccentaigu. 

BRETANTAINË : Courir la bretantaine: dites : 

PRETANTAINE. 

BRETILLANT se dit du pain ou de la pâtisserie 

dont la croûte est bien cuite , ferme et friable. 

A Paris, le peuple dit croustiUantê ' 

BRETINTAILLE; pour pretintaille^ > 
BRIFER, GATER, USER : Son habit est déjà brifé f tu 

es un bn/e-toui* En français, ce mot a le sens de 

de manger avec avidité. 
BRINER, BRUIRE, RÉSONNER : lime Semble quej*ai 

entendu briner quelque chose» 
BRINGUE ; meltre en bringue^ casser, BRïSÉRr 

Franc. \)0[}J • / 



V. 



.V I La terminaiion celto-bre tonne ein^ citdu dialecle de 
Vannes. * 



ffifiiK\T.iiîi 



sncher. * 
a tout en 

çaisBEH- 

rline. 

Brelaire 

riR : des 
LU figuré : 
SÈCHE, 1/ 

:entaigu. 
^ dites : 

pâtisserie 
t friable* 



s 



briféfiu 
le sens de 

le que y ai 

f BRlS£Rr 



V. 



.'%• 



GENEVOIS. 



Lit 



dialecte de 



Ma pipOy dir-il, est cussée;"' 
Ma pipe est en bringue /mille guieut. 
,^ (VADi, poème de la Pipe cassée.) 

^ Gatlelet de Wailly disent BRmcjJE, cheval de 

mauvaise mise : cVj/ «12^ BRINGUE. 
BRIONNER,^MiETTER : Bripnner son pain ^ du 
pain tout brionné. 

BRIQUE, PIÈCE, MORCEAU : Ma toupinaest en bvl- 
ques; il n'en e^ pas resté une Irrigue. 

Tm ,ud*mè.e d„„ l^vre qui porui. I«„om de «.,„,„„;„, 
«. «!. fmgmen., qu« „ou» pouyon. .ppd„ 6ricg«es. ' 

* ' (BOMIOTUD.) 

^l«USCAMBILLE,pourBR,;scAMB)LLE,je„decartes. 
yiMéàAlaBiscambille. 

BWSE. MIETTE :.rf« ir«« de pain. Langued. 

4ma*,- ital. bricia. Brise, brique, bringue' àé- 

tivent probablement du ceUique *^, rupiure; 

■ ^e là, langlàis ^re«*, et l'aUemand brechen, 
«Mm q„e plusieurs mots français. Les hélfe. 

" ^^^ * '^. ''"'*'rr"*= *'**'*• f"tMr* 

SÎ?rl^^'^''°'*''''B""'"'«P'«t^-Vaad. > 

BROCHE DE BAS. AIGUILLE. 
BROTER .écrire vile et mal , brocheh : // a broté 
*à tache. Comme c'est broie I 



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5i - GLOSSAIRE 

BROUHAR; dites brouhaha. 

BROUSTOU, sorte de gilet. Ce terme vient des 
^ mots allemands brust poitrine , et tuch drap, 
(drap de poitrine.) " 

BRUCHON, brin de paille^ de bois, etc. : ïl m'est 
entré un bruchon damfVœU, 

BRUGNOLE, pour bHignple, prunes de Brignole. 
^ BRULE : il sent le brûle ; dites : il sent le brûlé. 

BRUN AULIEU : c apitan , fanTaron ; Tiifais bien 
Uyetit Brunaidieu. Expression nëe du nom d'un 
chef savoyard , au 17. '"•siècle; comme en fran- 
çais rodomont , vient 'du Rodomonte de F Arioste. 

BUCHE DE |AILLË, brin de paillé. Locution 
Cimnc-comtoisé et lyonilaise. Tirer à la courte 
bûche; dites : A LA coiaïf E paille. . 

ÈUCHER (SE) , SE BATTRE : Us 4e sont bien bûches. 
Boiste dit bûcher^ tailler, hacher en pièces. Eormë 
iu. latin barbare boscare , ou du romaii bûcher , 
abattre du bois. ' ^ • ' 

BUCHETTE , pour brochette : Élet>er un oisâaud 
la gâchette. Vaud. - ^ 

BUCHILLE,BUCHILLON: COPEAU, BUCHETTE ; 
Mettre le vin hurles bûchiltes. Ramassez ces 
bûchilhhs y àa romsiïï bûchaille, Vn chapeau 

J de bûchilles; on dit à Paris ^ un chapeau de bois. 
Vaud., Neuch. etFrib. ^ 

BUGNÈT,BUGNON,BIGNET} dites beignet: 



. dci 
bui 
Foi 
au 
l'ht 
Nei 

BUM^ 
TEi 
mai 

BUT, 

etc. 

lAL 

gra». 



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. GENEVOIS. 53 

des bitgnons aux pommes. En langue romane , 
bi^c,bugnic,b%neApàiènieïAuTe,hosse,et 

l'on ajSpelle, au Payd de Vaud, ioM^n^/urîe bosse 
au front. A Lyon , bugne est une sorte de pâte à 

rhmle. Provençal, bougnetto htigixei. Vaud. et 
Neuchi ' 

BUMAN, BUMENT, engrais, fumier. EMBUMEN- 
TER un pré, le fumer. Du celtique bu vache, et 

man gras, graisse, engrais. Vaud. et Neûcb, 
BUT, BUTTE ; êlre en but à la cafpmnie. 

Sfrré dt préi , en bui k loiii Icf traiu , le vieux guerrier 
•*^ ^ l^ibi. Univ.) 



I A Lyon, le Dimanche det bugnet^ celui qui tuit lé Mardi 



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54 



GLOSSAIRE 



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G. 



CjABINOTlËRy ouvaiER horloger. Ce mot 8^ 
frendenxnauyoke^art: C'est un pauifre cabino^ 
tien 

CABOLER : J'ai caboté ma montre en la laissant 
tomber i du roman cabouler^ k Lyon et à Lau^^ 
sonne, cabosser. Le mot fronçais est bossuer. 
BOSSELER ne vaudrait rien, parce qu'il se dit seu^ 
lemcnt du travail en bosse de Torfèvret 

CABOSSE, pour caboche, tête : C'est une banne 
cabosse. 

CABUSSE, LAITUE POMMÉE. L'Académie veut que 
cabus ne soit qu'un adjectif masculin, et qu'on 
n'en fitsse usage qu'en piurlant des choux. U 
vient du latin capitatus : capiiaU caules, choux 
pommés. (Pline.) 

CAÇABO, PÂTÉ, tACHÉ d'encre. • 

CACAPHONIE , CACOPHONIE. Cette foule se fait ai&i 

à Lyon et à Paris. V 

CACHEMAILLE , GACHEMILLE ; une tiRELiRE. 
LyonetNciich. 

CACIBRAïLLE, CANAILLE , MÉCHANTES RACES. Ne 



GENEVOIS. 55 

royh pas ces gens-là, ce n'est que de la cacU 
bmlllt, 

CADENATER. pour CADEKASSEiCjCe harb.wisme 
v^pt de ce que, Irôs-anciennement, on ëcrivaifc 
cadenat au lieu de cadenas ; mais , déjà La Fon- ' 
taine dit correctemenl: 

La chambre, bi«n caiienati^e, 
Pennettak de liimr rtrgennur 1« comptoir, 

CADRACTURE; àites cadratuhe : terme d'horlo- 
gerie, 

CADRACTURIER , faiseur de cadrature. 
CAFIOT, CAFIOTE; nabot, nabote : C'est un 
pawre petit cqfiot. 

CAF0fl3;n:T, C AFOURNET :/a/nj & c-i/om./. 
C'est ce qu'A Paris le peuple nomme faire cha- 
MUE. En Provence, cafourno signifie un petit 
cabinet sombre; encafoumar, cacher dans un 
lieu secret. Racine celtique, >«/; creux, cavité. 

CAGNE, cache ; J'ai trokwé une bonne cagne. En 
langue j-omane , cogne veut dire coin, enco- 
gnure. * . . 

ÇA-IIAUT, ÇA-BAS, pour la-haut, la-bas. Lyon. 
CAlIOTEMEiNfT ; cahotage, mouvement causé 
par des cahots. 

C ALAM ANDRE , ponrCALAMANDE. Lyon. 
CALAMAR , GALAMAR ; ÉeRiToiBE , étui a met- 
tre DES PLUMES. Vieux français , calemar, cal- 



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« 



56 GLOSSAIRE 

mar ; Mc^nnge A^galemar ; Rabeb in , galimarl. 
Laiïn^calamus; italien, calamajo. 

CALEMBOURDAINE, calembm:daine ; // bat la 

calembéUrdainei^^ « 

CALIN; Boiste, Galiel et l'Académie ne donnent 
à ce teriT^e que l'acception de niais, d'îNDOLKNT. 
Nous l'employons dans le sens de soumis, hum- 
ble , rampant ; et CALEivi ibrnië du grée chalan , 
^ lâcher, se dit bien eu fratiçais , pour baisser de 
ton , se soumettre. 
CALVINE , pi^iir CALVILLE , pomme calville. On dit 
. A hyon cajyille. Viiud. ^ » 

CAMAMILE/tAMOMILE; dites camomille, en 
mouillant lés /A Vaud. 

CAMELAURI; jeu d'écoliers. " 

CAMELOTTK , conthebande : faire lacamehlie. 

Lyon. En fiançais , camelottûy mauvais ouvrage ; ^ 

d la cameloUe, mal fait , mal exécute. 
CAMPE , ÊTRE EN CAMPE , être sur pied, courir 

(;h et Ik ; // m'a fallu étra en camp$ toute la 

nuit. 

C AMPÈNE ; KikVhT^pseudo^narcissus , plante. 
CAMUE, pour camuse,, féminin de çnmus: Une 
tertàine petite camue* 

CANFARER, IIRULER, KNFLAMMI-ifl : ftf^ ^;itt7W m '<)/?/ 

canfaré la bouche. C<' verbe vient des mots la- 
tins cû//V/wrny«n7/ m, ^ 



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V 



GENEVOIS. 



5? 



, Si incu^MUio.tit, et te purgare veUt , eat ad/errum ca- 
iuiwn, etatllegiet rnanutn ad canfartdl, quod nonfaliuin 

{Chronique angiaùe du tno^n âge, citée pir pu Ciiroi.y 

CANIULE, pour CANULE. 

CANOTER , pour caneter î marcher en canelant, 

c'est-à-dire , en se balançant comme une canei et 

n'&rivez pas ca/i/itf comme s'Jl s'agissait d'un 
bâton. 

CATVTINE, DAME-JEANNE : ce terme ne doit s'em- 
ployer qu'en parlant du lieu oà l'on vend le vin, 
et d'un coffre à mettre les bouteilles. 

CAOIJER (SE), SE SALIR, SECRÔTTER ; Noiis MUS 

sommes bien caoués par ce chemin. 
CAPE; lirt canon cape i dites huppé; une alouette 

HUPPÉE. * 

• Il retrouve lei obeaux dans ton lommeil^ lai-méme il 
en oiieéu , il eit huppé, i^gaiôuille, il perche, il rêve la nuit 



qu'il m^t ou qu'il cpuTe^ » 



J 



(LâBauxAnB.) 



CAfil'TE^ bureau de la gabelle ; la Cdpite de Vé- ' 

sénat* En latin, ca/^i/a//o taxe. 
CAPOTE : Elle s'en est ail Je bien capote. Il ùtut 

dire CAPOT, même en parlant d'une femme. 
CAPOTISER, n'est pas français : C^/ze nouvelle 

m'a tout capotisé i dite^'a rendu TOurrAPOT. 
CAQUEGRAISSE; avare, taquin. ^ « ^ 

CARAMELLE (\^^¥:):(lescaramellcsàVoiange,^ 
il faut dire mi caramel. 



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K 



^ 



58 GI^PSSAIRE 

CARCAGNOU;pelite ARMOIRE à rextrëmilé d'un 
bateau , d'une barque , et Hussî dans une cuisine. 
Racine, celtique, carc, renfermer, cacher, et 
carchar, carcair, prison. ' Carcelier, en vieux 
français, signifie ^tf($/i^r. \ 

COCASSE ; SABOT , sorte de toupie qu'on fait tour^ 
ner^ec un fouet. 

CARNIER (UN); une carnassière : // est parti 
pour la chasse anec son fusil el son carnier. 
Lyon, yaud. Boiste indique ce terme, mais on 
ne le trouve ni dans l'Académie pi dans Gâtlel. 

CARPIÈRE; s'il s'agit, d'un ëtang qui fait l'orne- 
ment d'iin jardin, le mot proprqest^iÈCE d'eau. 
Une carpiàre (Boiste), un càrpier {GMA), se 
disent d'un lieu propre à nourrir des carpes, 
d'un alvier. 

CARQUET : iSow/ï^r le carquct se dit du son que 
ren4 un vase félc? : Ce pot estfendu, il sonne le 
carquet. Cq mot vient peut-^tre du grec kar- 
kaïrôy résonner, retentir. 



I Un liiiniite dira. que cei mots doWent dériver du laiin 
carcety mai* il est une règle ùant la recherche de cet tortet 
d'priginei : c'çil que li uq tQ^t le trouve utitô dans deux ou 
irois dialectes du celtique, et dans le latin, o^,devra l'attribuer 
à celte première langue. Or, carchar e$tbTt\on,c(irenir irlan- 
dai»7Hetc<irre/r4 basque, e^ admettant qve ce dernieridiome ap- 
partienne au celtique. \^ ,. 



GENEVOIS. 59 

CAAQUILLONy espèce de charançon qui ronge 
les graines; du latin çurculio, qui signifie cha- 
rançon, et nu figuré, parasite. * 

V Populatqtw tngentem/qrrt4 ace/vum 

CurculiOé 

(^Gthrgiques, lïh, h) 

On dit en italien gorgoglione^ au canton de 
\$iudy gorgolion. 
CARBlE; ONDiîiE, AVERSE." Carrer en français, est 

un terme de chapelier. Vaud, Neuch. 
CARREAU fiE JARDIN; vieux français. On dit 
aujourd'hui CARRÉ. 

........ Partout loiit 1m ctrretiii. ^ 

Et lei compartiment reiiTeriéi.par les eaui. 
k (Ztf# Pkiùirt dpt chanqtg^ poème en 4 Ch., par 

ClandeGiuGMiT, i6."M«iècle.} . 
Adien planchei, carreaux, ^ 

Adieu chioorë^ et porreauil \ '^ 

(La Fo^VTAiiri.) 

CARRIOLER (SE), aller, se faire traîner en voi- 
ture. ■ \ . " 

CARRON; carreau^ brique. Latin barbare, ca- 
Txmi» briques. Voyez les registres du Conseil au 
quinzième siècle. * 

tARRONNÉ; pour carrelé .: une chambre car- 
tonnée. Ce terme est de la langue.romane. Vaud, 
Neuch'. 

CASSE; POÊLE A FRIRE ; des œuff à la casse. Co 

, (ernie roman, qui est encore en usage à Lyon cl 



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60. GtOSSAlRE 

dans quelques provîncies, vient du latin barbare 
eassu^ racine celtique, cacz. Cas^ est français 
dans le sens de vase/bassin, à l'usage de certains 
artisans. Neucli. 

CASSÉS j le^jreux cassés. Il faut dire battus. Vaud. 

CASSÈ-MUSEAU} suivant Gattel, sorte de pâliiK 
série molle et creuse; mais nous le disons seu- 
lement d'une sorte de massepain très-dur, * 

CASSETTE, CASSEROLLE pour cuire le laitj cas- 
sette ne peut s'employer en français que comme 
Bfaninutif de CAISSE. 1 „ 

CASSIN; ÉKjMOs^, en terme de l'art ; le cassinest 
formé. ' V ■;.. .-■., '- ,^ • . . . 

CASSOTON, POÊLON. 

CASTAGNETTES. Ce que nos écoliers appeUent 

ainsi , ne «ont que des cliquettes. 
CASTONADE; ce terme eât du vieux français j on 

ne dit plus que CASSONADE. m 

ÇATAPLAME, pour cataplasme /suivant Bolste, 

Gattel et l'Académie; cependant, lie Dict gram. 

de la langue française veut cataplamb. 
CÎiTÉCHIMEj dites CATÉCHISME. V 




•«»- 



i Massepain , ÈnlvMnt quelquei.lotiniitet, dérive àt Âtani 
panus, parpa que Marcui Appiciui en Ait l'iovenleur ; italien , 
manapane. On Iroiivi» cette ëtymologie aiieE ipécteùte; ce- 
pendant /»/vi///f<» vient d'un nom propre : le caiainler du. mare- " 
cIniI Du PJeiiii-PralIn inventa ce bonbon. ' 



CAl 

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jiCi 

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CAUSI 

QU'UI 

CAUSÏ 

DEYl! 




gMevois. 6i 

CATELLE : un fourneau de catellesi dites un 
POÊLE DE BWQiŒs. Neuch. Racine celUque, catt 
fragment^orceaujnousnepartageons doncpas 
1 avjs de M. GuHlebert de Neuchâtel , qui dérive 
^atelU de l'aflemand kachel^i, poêle dé terre, 
carreau. ' 

CATELLi;, terme rural, la poulie et la corde 

gerûe«.~CATELLER, monter avec la catelle. 

PeuWtre du latin «ite//œ pour cûte««i» petite» 
chaînes. * 

CATOLION, GRUMEAU, CAILLOT : dea catoUona dé 

"'"giceiteaoupeeatencaloUons.VoxucatoUon 
on dit à Lyon coton, et i'eneatonner pour se 

ORUUKLKB. . 

CATTE; BouaE, rtÉcHÉdecheveux: j*co7ww<, 
, unecaUe de ses cheveux. On lui a tiré les cattes. 
Bn hellënistedéivecemotdecAa//*!; chevelure 
mais nous le croyons forme, ainsi q/necalelU et 

caA>//on, du celtique ««/.fragment, morceau. 
CAUSE (A), POURQUOI ; Je n'y veux pasaUer.i~ 

-^ caM*«7 L'AcadiJmiedif cependant d <?ai«tf Ltf 

pour PARCE QUE. 

CAUSER A QUEMiU-UNi dites causer avec quel- 

;• QU'UK. . ■ 

CAUSETTE ^M»*ca««icV«tWireBABiLLER. 

DByiSER*, JASER. ', 

' .'il- . .' ■ >> ' .< •■.' -< 



6a GLOSSAIRE 

CAUSTI, CAUTÈRE» Eiï roman, coustic. Vaud. 

ÇAVAGNE , grande corbeille carrëe cpii s«^ fabri- 
que dam le Jura , et dont qn se sert pour embal- 
ler : une paire de fcavagne$; mot formé de 
l'italien cap<^^a^ corbeille. 

CAVALAIRE (A), a califourchon, 

GAVILLE, sottise; folib» Ce terme, connu en 
France, vient probablement de caifUlatio^pa^ 
vilia. Quintilien dit : caifillationes juriSflehtmxxr 
fuyans de la chicane, d'où est forme le motfir^' 

çais capfV/iition^ subtilité , dérision. 
CAYER, écrivez caMier. 
GELUt, GEUX; De ces deux Journaux, celui ré- 

digé par N. me parait le meilleur* 

Ceux (l0t éiendardi) conquit par Philippe aiii plaioM de 

Bovines. •" 

(La BfAàTiNB.) 

Cet emploi vicieux du pronom et de Fadjectif, 
dit \^JRei^^e encyclop. k l*Qccasion de ce ven,l^t 
une faute grossière, quoique fort à la mode au- 
jourd^ui. 7 

C£NT : deux èent francs j icAytz ; deux cents 
francs. Cet adjectif cardinal doit prendre la miir- 
que du pluriel^ lorsqu'il est prëcédé d'un pu de 
plusieurs nombres, et suivi d'un substantif. U en 
est de même à l'égard de vingt : quatrcr^ingts 
homjpes i guatre-pingts Uvres. 



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GENEVOIS. V 63 

CENTIME (UNE) ;> n*en donnerais pas une cen- 
time. Ce mot est du genre masculin , ainsi que 

DÉCIBfE. 

ŒRUSE, pour CÉHUSB. CRÉMAILLÈRE, pour 

CRÉMAILLÈRE. 
CERVELAS, TÊTE MARBRÉE; le CERVELAS est uiic 

. sdrte de petit saucisson. 
C'EST, poiir ce som: c'est les Iwres que vous de- 
mandez. C*e^t eux gui Vont voulu. Boiste dit ce- 
•^ pendapt que, dârai le^cours ordinaire^ c'est 
r, eux peut s'excuser. . 

CETUId, CETUI-LA, CETTE-CI, etc., pour 
^ CELUi-a, CELUI-LA , Cellehci , etc. Ces tei^mes sont 
du vieux français. \ 

fi^miithenei Je Stoîden, «ttant fort malade , et s'eicriant : 

Qttiflie dëU?rera dé oea maulx ? Oiogènea, qui reatait venu 

i^iwàrtuy pWaenUint un couleaa : Cettujd, ai tu Teuli , bien- 

•«•'*# »• «li» P«» de la ▼le, répliqua-l-il, je dia dea 
inanité ' 

Mala pannj aca bttmeivt , il aVoit cff/ftf-iT/. . . ; 

;. (MovtiiovB.) ■ ^, ' 

De ctfiiii^ preu« niainta granldaÇlerca oilt écrit 
Qu'onçquci dan|ier n*eatonnaaon courage. 

(^/ic/i9ii /vMiiJrtfM cfi^^Mir La BauTiaai) 

CHACHO, espèce de galette. Nous disons au figure 
d'un enfant mou et paresseux : C'est un vrai 
éhdchè. 



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yu: . 






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I''v, 



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,1. L. 



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64 GLOSSMRE "^ . 

aiAGHOLER, gdter lui enfant î T^a te/air^ cliâ^ 

... / 

chokr ver4:t0 mère, j^ * 

CHADEi terme d'écolier, employé dans le sens de 
ferme, piquant, vigbureusement; â//on^^ cAat/^/ 
F'oki un àgoûtion qui est ohade* Gomiptioi;! de 
sade^ ancien mot qui signifiait le contraire de 
maussade, et qu'on auraitdû conserven 4; 
▲ttNi je les compare à cet fîraimei ]oUM|i :^ 
Qui gentet en bibiti , et ia40t en Ikçoni. ^ , 

(Rsovna, .SftI. <^ il<ywi.) ;^ 

Sadetie en langue romane se disait ITcifié 
jeune fille gentille et piquante ; et skide, soie, 
dans certaines parties du midi, de la Francci^ 
conserve encore à peu près la même significa- 
tion.^ ^' ■'•'•r'*'''^ • ■'■' , ■ ' "■ 
GHAFOUILLEK » manger salement et sans ap^ 

petit Le mot français est pignocher, dont on 
fait k Lyon pillocher, h Lausanne piohogner, k 
^ewcXAiA péchonner* 

aiAIRCUITIER, OUIRCUTIER ont vieUll; l'on 
ne dit plus que qiARCUTULai 

CHALANCËS; écrives et prononcez Salanohes ou 
Sallenches , ville du Faucigny. Le àh se trans- 
forme souvent en s dans la bouche 4u peuple, 
conune désarger, pour décharger*, sercher, pour 
chercher; le sange, pour le change, elo^ Re- 
marquez que sarcher pour (chercher , est une ex^ 
pression romane. 



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ohaàe! 
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lohes ou 
le trani- 

peuptet 
^r, pour 

etoi^ Re- 
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t mi^i^fm^i Ké peuple 
^î eiî feil mi perimwR^ t^^é 

^iM^mJ^ Ctffciiite» les calendes ^J||P^^"«»*^'* 

^--T.I^|exicogi#^^i^ 
4 qi;^ l|cuçilU ce fjfioli %m n'^t pas encore con- 

^^t quoiqui I. J^^HP^f^u recpi^ii^âe de 

;^|fence genâ*ai«|i;^t dàm 1»^ 3^ 

^^f Vi^iix j^t$$fj^uCll^,yltaÈ tom m toit oluinpltrf » 

^* MrtflfMT vil Uiii pur âtni It coupe^e liîiyff '^^ ';?^^ 

^■^^^^ • .. 

j'> il» IteophinA, Ton dokme lé nom dt CMemUii k une 
grdMC biMif qn« Ton nitt «o Ira la irtUl|i dt lî^èl ; (o*itt c* qua 
lioiu «ppffliuit la imMcAa.) Quand et Càabml^ nt placé dans 
la M^rcr f ' wa ta baptisa aa y jaunt on tarra da tin al an Hiiaant 
la id|nt da lé af^lx« Dès ea momanl la bAoha datiani Mcréa , at 
Pon aa paal i'ÎMailoir daiiwi l||M fbqaar d*an élra puni ao moins 

'pèir la galab'*^'4;\ ■■'■'■■ î''^'^ ^* •''■:'^***\ -i-r- ';:■.■-.- '.t-'^ ■' .^. 
(C9À»»oLi.i6w-Ff tttÀC ; JUioft. lt«r Usfkiioinh Ik l¥ancê,y 



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66 ^ ' GÈpSSAlRE 

L'origine celtique du mot chalet n'est pas Aoiir 
ieuse : ch(i, cha}^ dans cette langue, signifiaient 
habitation (i). Nous n*adppterona donc pas To- 
pinion de Gotirt de Gëbelin» (jui le dérive. du grec 
Chalubé. hutte • maisonnette. Le nom de choix ^ 
ijue îMarselUe et Bordeaux donnent aux bAti- 

^Pmensl qui reiiifermènt les vins du commerce, sort 
'f)robablemenl de la môme racine. (Voyea; nos 
Observations sur les noms de lieux.) Bullet eh 
dérire aussi la préposition chez; et certes , cette 
origine est plus raisonnable que celle de Ménage , 
ùpud^ ^î^mpc^ et arrangé à sa façon. 

CH ALOUIŒliX , i^^'t|^ encore dans le diction- 
nhire de Richelét; *^ais on ne dit plus aujour- 
d'hui que cftafcuneax. > 

CILILUMEU, FLUTER, LAMPER, indiqué pRr Boiste , 

C1IAM3RE A MANGEIWdites : salle a manger. 
^CllAMPRE A LESSIVE, bu anderie.-1-CHAM- 
BRE A RESSERRER, galetas.— CHAMBRE 
BORCkÈ , BOUGE. rV V 



I (74a, en Franches-Comté, lignifie la portion habitable 
d'une maison ; la plupart de cellei dei hantes montagnes y sont 
divisées en plusieurs chas. Le cha se compose ordinairement de 
deux pièces, cuisine et po^e au reg- de-chaussée, et grenier Au- 
dessus. Chal.t%i le même q«e ce JTiV dont les Irlandais ont (ait 
tan^dti noms de lieux, et qui est aussi un terme primitif. 



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•UTiTvTvflÉJl 



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fis dour 
tfidlent 
pas To- 
du grec 

IX bâti- 
ce, sort 
yeaj nos 
)uUetki\ 
(S, cette 
ilënage , 

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diction- 
aiijour- 

^ Boiste , 

MANGER. 

[-CHAM- 
AMWRE 



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habitable 
;net y sont 
irementde 
|r«ni«r âu- 
•il ont fnU 
imUif. 



GENEVOIS. 67 

- - • ■» 

CHANDELEUSE (LAJ, la chandeléuii. . 

A la Sanàtleustf . 
liOa zeur ein cru du repas d'une épcme. Vaucl. 

CHANGE : Fair^ le change y faire un change banal ^ 
c'est-à-dire l)QÏre au cercle. Le change de la com • 
pagnîe est une réunion militaire au cabaret. 

CHANGER (SE) ^pour CHANGER de xjnge : lljaut 
que je m'aille changer y Je suis tout Irempâ» 
Neuch. 

CIIANTE-MERLE , sorte de petit fromage blanc- 

' ti*èsHlC'licat « qui se fabrique dans le .Cliablais^V 

ÇHANTE-POULET , l'œUlet des Chartreux , Dian- 

\ ihusCarÛiusianorum. 

^ANTOLER , FREDONîifER : // est toi^oursd chan- 
toler. 



1 En 146^1 le duc Louis d« $avoi«, pour ëvitcr les violences 
de son fils Philippe, se retira au couvent des Cordéliers de 
Biie. La duchesse sa femme, Anhe de Chypre , de la famille 
des Xùsif^ii^, étant bien aise, dit Spo^^di? tnettre à com'eri 
' quelques JÉj^nces , fit acheter nn grand nombre .de chante- 
merles, dontelfe âdi le dedans pour y cachejji^des espèces d'or, et 
les envoyer en son pny«. Ne serait-ce poiai' vacherins que notre 
historien aurait voulu diçe? Ce fromt0;e pa^^ii bien pliis'propre 
à cet usage. Quoi qu'il eii soit , l'or n'arriva point ei^i Chypre^ 
car Philippe, :qui accusait sa mère ^'i^oii* dm amans qu'elle 
enrichissait , ayant été informé de cet oi^voi , courut à la pour- 
siiite des mulets, les atteignit près de Friboura', et s'empara de 
, tous les chantertnerlft ou vncherJhs qui étaient si richement 
farcis/ " 



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6fl .. GM)8SAIRE . 

CH APITOLER , capituler , MARmANDER, DISPUTER? ^ 

v// ne vaut pas la peina' de chapitoler pour si 
peu àe chose $ vouê^ êtes bien chaptioleùn 

CHKTLEf BATTERIE, tuerie: C[éiai$ un ch^ph 
éppumniabie. Jls sont d chaph cpufeauXj 
gnlfie cHez nous : ijfjicmt aui^è^ tiriés 
Chaple est un terme de la langue romanie^ ^% 

CHAPLER, aiAPLOTE»j^œuPER^TAilfÇ|: lUest 
chaplé le doigt^Jinisstiz ces chaploidgei^ijii^sit 
ce que 0^ est que ces ohaploions? l /, U " '-f^ ' i 

CHAPON , ÇROSSErni , bdiituFe de agp. / 

CHAQ13E, n'est pas français à la fin d'unie phrase : 
Je les aipayés tPpis fanes chaque i dit^CHACUN. 

CHARAVOUTE \.f^ dit d'une femn^ M quelque 

fois d'un hontmé sale, paresseux, de mauvaise 

<.. ■ .'■•,'.■ ,• .. ' * ' ♦«•■■., ...■,_ I 

■ mine.- : "•:' : 

, ' ■ ■ ■ t ■■■■■",■■■'.■'■■.'■ 

CHARBON DE PIERRE ; dites : cHARBOîi de terre. 
CHARGE, employé adjectivement dans le sens de 

CimÏEUX, silfGULlER^BlZARRErC'^/lli^cAa^ 

voir* Il emploie de^estermes iout-à^it oharges, 
CHAROÛPE , p^ssEi^FAiNÉÀNf : ^e donnez 
rien àcetjiomme^c^est une oharoupe^Dtau^iB 
dialecte vénitien , zaruppa a 'le màne sens. Pro- 
veiiçal, oharospa^ femme de mautaist^ vie. 

ich. .*■■"-:•:.},;:■; ;\;-^''V".L^ 

CHARÔUPËE , quantité de n^onde , ribambelle , et 
^qudquefoîs chuU iïl a fait là une belle chûr 
roupée. . ; 




CHÂJIOI 

charoit 

GHÂB^I; 

CHARPIl 
CIIARRli 

, frasçai 

là rué, 

CHATAG 

lin acc( 
mploy 




'.: 



Vàud; 

CHATANI 

CHATON, 

saton, I 

,, lé in^< 

se dit au 

|)îèce de 

CHAUDEB 

CHAUD ;C 

DU LIT/ 

CHAUOEL 

chttitdele 

Lyonnais 
chaçudei 



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CHAROUPIONGE, kiNÉAHTisK, piuiEssE :<r'«/7a 

<:^roupionge (jui le tient, 
CHAH^I (DU), DE uouHPtt. ,- . , ; 
CHARPILLIÉRE, SEHPiutHE; toile d'embâuiige. 
ÇHARRIÉRE (RUE), pouraut chahhetièhe. Vieux 

. flWBÇiih. On ne dit pat dernier les bancs, on dU 

la rue charriére, 
ÇHàtAGNE} ëcriveïrtproiîôncez cmÂtaione avec 

un aïcent circonflexe sur le premier a. Nouu 

^ployons ce nw^t au figuré daiu le seiu de fé- 
• *'*^^^* *" W» la chdtagne au càlUgejLvon. 

CHATAW(à;^TENCE,w Cet 

PWritr. est daris4fi chatance, 

(MATON. SÇHATON,çQyBDiK. BATON, du roman 
ioton, Mton armé, maisiae; ce terme est resté 
le mAne dans le Canton de Fribourg. Chaton 
se dit aussi dans le Cantbrt dç Vaud, de certaine 
pièce de cKoriot, du levier. - 

CIIAUDERON , pour chaudronv 

CHAUD; Oni'a pris au chaud et lHsmes:\vsAm 

_ 'mitr,- ■ ... •,. .. .. '/ ■" ■ • : . 

CHAUDELKTS ; ^«* Vo«a/n« «fo i««di,fo/, . à^, 
chaùdeletsfoumff. ^ mot françab est rEuii,- 
tTi.n:^ehaudelet est un terme roman que les 

Lyonnais ont aussi coifservé; en Provence, on dit 
chaoudel, , 



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I 70 GLOSSAWUt 

CIIÉDAL, t^rme rural qui lignifie le bëtoil d'un 
domaine \ du celtique chétal bétail. Le mot fran- 
çais cheptel(pronoùcez chétet) , bail de bestiiiux , 
ii'a fprobal^ment pas d'autre orig^t quoique 
Gfittél le aërive de ciïpitofc ' / ' 

ÇHEF^D'OEUVRES (DES), ëcrive^j des chefs- 
p'œuyrk» parce que dansles mots oompo^, là 
marque du pluriel legiiet après, le premier nom 
déclinable I lorsqu'il est sl|laré de l'autre par une 
préposition ; PJES coups-p'cEit, des CUtS-DE-SAq, 
. DES P0TS-AU-p:u , (y s ne se prononcé pisi) ^ 
tlIÉ^MlEtTE (A), A CJHÉ PEU ,c est-Mire pr^ 
f A PETIT, PAR PAaCElxS : ElU/àsh d* obligée dû Va- 
^ chetér à ehé-miemiU n'f^P^ if»^ payer qu'à 

çfié-piaâtrèfkl^oin^^enStc^ 
1 " 4 chaS'Un. pour dire un à tin* 
f ;CiïENA (UNE)^ un cHÉNEAuyguK chenal ï Cette 
chend est gdtéè. "KommtChénài à Lyon , chana, 
CUEN AILLER , secouer , tracassser uœ porte; 
iine serrure pour ouvrir ; ÇuWtfi-roiij tant à 
chenailkticetteportà? * y 

tllËNEV AR , ^cm chênevis : de la graine de ohéj 
nemn On appelle aussi une chèneyière et non 
un chinemr iWnXitn planté de cKarivre. Vaud* 
^ Cil KNU; signifie en Jfrançais blanc de vieillesse, et 
ge dit.au ligui:é de^ mp/iiagnes élevées^ et cou- 
vertes de neigé. A Genèvip, chemif s'einpToio 



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dfifit Je sens de bon , lolMe , ccmsu. // est riche , 
. o'esi du chenu I ce vin es j botfj, U est chenu. - 

/: Locution gasconne et anglaise : ta bi in search 
of.... En langue roiiMnie , le Aibrtantlf cherche 
.1 signifie récherche , perquisition^ * ^ ; 

Lit mohii btbUM, , . . qulttinlmi It pafi , $n €h0rch^ 
d'oumgf. \^ (^^^ 

CHEVASSINE OU CpVAFïNE; pum quelques 

provinces de France, on emploie je mot c^//- 

Jfure , terme rural Espace de Gha%, à Textr^ 

_|nité du labourage, que la charrue n'a pu at- 
teindre dans la direction longitudinale duMour, 
et qui se reprend en cro&ant Topëration. 

CHEVAUXLÉGEftS , cHEVAii-LÉGEaa r 

JU Papf ■ pour g«rdt 4m <^emujf'i^fen^àn culrawierè 
,,,., ^rojfof^d^ i A UwDi elTttaUei édît. diverdon.) 

On dit aussi au singulier ïi/i.cAi?<;aW<firer. 
CHEVILIÈRE, niban de fiL Néuch; Vaud. 
CHEVRER, ppiir yu^^ 
cl^piter:lim^i^fl</i^i^ 

CHlCOt , pour c^ijçpN, laitue roihaine. 
aUFFRÈ (LA), l'arithmétique : Qui est-ce ^ui 

PQ0 a appmja chiffre fte^ 
"- disons auisi quelquefois mechijS^epànrvtfciiiF^'^^^^^^^ 

^miLqtdateeei^nçhiffheromainàs,^^^ 



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7a , GLOSSAIAE , 

nwre idcrete a éttm , on un nom exprime par 
dei lettres entrelacëen. r ^ 



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NAUDER : nous rempToyons pîutèt pour ^uter , 
quereller, chîcpt^r| et aussi ppur jhagriuer !Cû 
mwaiê imffsm^or^olû. En celtique , âh^oi, 

CHIPOTEUR h'e^t jjp fro^çius , il faut ciufotur : 
C'0si un chipoteur étemel. 

ClIIQUE; nous disons de quelqu uii qui a trop im : 
il a m c%iitf. Français pop. y chinque/hov^^ 
ivrognér ; Doiste dit aussi chiquer. Ce dernier 
mot est de la langue romane , oîil signîflie vmer 
à boire , comme en àllemandi schenken^ et en 
italien, Wb/zcarc; , T * , ^ 

CHIQUER, tertne d'écolier; lancer une boule de 
marbre, un marbron^ en roidissant le pouce 

contre l'indexi(Wgine celtique (?Aica/iiii/^/i,tc^0e 
. dont lé mot français chiquenaude ti^éà tj^i^uhe 
altération; en Bas-Breton, Chiquanaden. Chir 
query djahs le sens de mâcher du tabac , wt du 
français pop. V 1 , 

ÇllïQUËT, pour quiCnon : m ohié/fuet, un chiffon 
depaïn\iquel chiquet! Galfel dit, c%i4e/ jietite 
jmrlie d'un tout; ciiiqukta cijiQUKT.peu à.peu, 
imrpeliles parcelles. Paris, pop; Vftud» ;. ^ 



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CmiU)QnAPHAJRC îpwi depenonnesprononcent 
^t^ mnma rABadiOM l'indique .- kirogra- 

CHpVJCROUTB (Dï^iielon BoUle €t eattel. ce 
*Mt doit étra fëittinin ; le premier de ces auteura 
indiqueau«8i«Mr«ro«/,etdit alor», du iourcnuL 
Noiii remarquerons id qu'il est mieux de dire du 
CHOU, que A, choux, en parlant de cç légume 
apprêtés vouLEjwvous DU chou? ^ 

CmYSmiatm, est du genre masculin; nos 

j ' ^'" « « «*•} TIMR AU«WNc. De Wailly 

f«W,, et Bdstecifte ou c»»fc, l'Académie, non 
plus que Gattel , „'i«l|que aucun d» ces termes. • 

.ils pariiissentformA de l'allemand *cAr/6i, ; qu'on 
proiiihee en Suisse schibi. Un ciBAim, à Genève , 

«t «Jui WMque lei coup» des tireuw. Neuch. 

V \^ud,'î!^,:v;. '>';.■.,■.; ■ 

;^*fc«CICLARDE.ProbaMeme«t. etpar*x. 

ten«ort, de J'itaHen */c«/a .une cigale; .«^a/«;v,. 

jaser, babiller. Lçs Provençaux disent chiguan' 

anujuofoutnù mo agaàao. '^- 
CIGARE. On «est pas toojoun, d'accord sur lo 
. g«.rede^ ce ,„ot. que l'Académie n'a pds encore i 

cofl,«cré/ Le^diplionmire de. 'frévoux-dit ui 






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• "i^^lSLfÉ'f **=*"*^»'5ï^'*'l^ 





aoALE I et Chateaubriand ^ 
i»fi mJM» y npli 4t WaiOy » (kttd , BoWU| 
Le Tellîer et àelléay (THennlte, elfc;,) écriveni 
VK dlGAiiK. Remarqua qi^H mot etpHgpol trf^ 

CIGOUGNBiti CH^ 

ai fo brtà^démangouni^utuia donnéune banne 

cigougnée. Sf\m%f»^iQ^ 
ref poiid à, wtre mot éigougniè , M €lî pPrinf 
çal , M^uiJS^uir signifie jiresser, iuqaiëtéh ^ 
CIRON, MITE : Unfrpmag0 plein (h elronei ce 

dernier ir^ecle s'engendre en^ cuir et ch#Pi 

Cli^AUX t De bmwohemMi dee eié^mnèw 

, • : pee. Cé^inot';eît miisctflîiu •^::.c.p ■ 

GITER, lutçitER, DÊcuMEK, CONTEB : lloUeiimi 

il noue a cité toute l0eobi0* jQiter signât fil^ 

upe citation, citer un pasi^, ou ajoùrnëi' S 

■ ; ■' comparaître. ' ' ■•■^' /y ' - ; , : -:^';;4:.^- ; ^ ' ; '"^ :f-^'^^ 4|f ■ ^ ■ ^- .^ 

CITRONELLE , sérwoat, «oAé d'aïbrissèàii, La 

ciTRONELLE cst Une espèce de mëlisse, et aussi 

imè Uqueur au cifcront. : \ t ^-^^^ ' 

CI*\IRETfÈ; dites clarette : esjkècè deA^(É Wa^^^ 

GtMRmfiTTE i p^uï^^ 

-CLAlRTÉ;^|)oùr a.mÉ/i ^^ 
eLAMEÂU , GROS crachat; Xngl^k, chmmyiytB' 



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f^u^t gliWiiti On peylicmpçooi^ ima origine 
ceKIque à preique tous ceux de nos idiotumes 
^ qui ont du ra|)port IJVeç l'wnglai», : i^' ^ ^^ i 
QjkUMyè^aiàJâ^m^ Aulpronotiéer 
f Obiiife: Saint-Ohude} ptvm nim-Okiid»^ et 

^ df ili^i ^<yPM^J|p^ viidiiplle 

4 f dUPdfths Ces mots. .^ / M fôf 

CLÉDAL, ÇLÉPXRIi MmtM;U cyd^l *à'un 

tkuM d0 aaiiit«43frf aii deman4tn| Targfijft dtjf 94o«p* 
Ion d« lix iMiiryfoii, pour fortifier kor bourg de ohatnei ' 

%i pMéh^:^ '..: : " ■■>;■'■' \'V^'^; ^'^Y"'- .^1-,- ^:.::.r. A-^- 




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'."^;|B.V y^r' 



Latin barbare , c/(P<&»j provençal, c7eifO|* tan 
guedodeny cf^fb^ it^ffec^ ckidâ^fmmjpién 
^^ 1^^ appellent clef^ 

' ctedy la paîUe dont on lie la vigne. Vaud» ; 
CLEPSYDRE (UN>,piî» une, H nefoutilicwi- 
V fondre la depsydre avec lé sablier, dii same^ 
, doujt nous faifons usage pour mesurer le ten)psi 
. ' la première de <:es horlogies va par le moyen de 

aIÇL^î^i60CHETTE ,^ 

* i laquelle les encans joiuent d^ns ToBscu^^ 
touèlies dit cti-aïuçHETTE. Newch. Vaud.^ |^ 



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76 GLbSSAIBE 

Dam la langue romane» on âhait ausâi c^e. ^ 
Nicot ëcrit cUe, : • V ^^ i ^ 

CLU^ËR. Nous disons de ^ ^^ remue 

ëqlitinueUement les paupières :// c/^tf kê 
yeux; cela signifierait qu'iL les tiunt a demi 
FEHBiAs ; CLI6N01W , est li mot propre ,* il pe fait 
ijue aiGNOTER; urt cérfain cuonûtement, etl 

: non pas CUGNEMENT, 

CLINQUETTE (A LA), au point dû joim : m fo* 
verdlacfingueUe^\ ^ 

CLOCipfti SONMEIii TIIW U 

la porte qui est-ce qui cloche. C'est un terme de 
la langue romane^ clocher 1 en fruiçais» veut ^ 
dire boiter. ; . . * 

CLOf ET , SIESTE , MÉft ilDIENNE , PETIT SOMME. 

^,|;LO)toTE (UNE); UNE GÊÉOPOUTE, dites , 
* UN CLOPORTiv Aïtels^ 1^ peuple dit quel^iuefois * 
na clou â porte. : ^ ? 
CLUSSE, poule quiades pouMinsTF(^^tf4r0n/i^^ 
:"* la clus^ei^ans ie poulailleriJ}îmJi/iix^^ 
GQAILLER» CRIER, k)ussER des crï^ aigus î//ypi« 
/ait de ces COÀILLÉES ! En françab, coAtttER 
est un terme dé chasse. . . * / 

COCASSE, nMME imoGNif tstfV^I melpkitte ço- 
\ casse. Ce mot, dans le françpis pop., n'a point 
la inôme acception ; ' il s^pifie celui ou cel^ qui 
, ° dit des choseji plaisantes.^ \ [' .* • , 



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OÉNEVOia. 77 

Notre cocasse i ou plutât, coqUasse^ n'e«t 
donc qu'unéinëlunymie formée du vieux fran- 
çiiia coquasse, vase à vin. Ce terme est jou- 
ant employé dans nop annaleir ^^ ! ^ i ^ 

r (ltoi5od.)FéiUnlWuuooù¥wt4eiFi^Pi^a^^^ de 
*iltU, à eaiu« df la tnU de Saint Dominlqvt , auquel )«• 
ayadlii iMt intl^. On donat êm diti noinéi quatre eo- 
|iM#Ji# da Tin blano et ronge pour rhonneur de la ▼iJle, 



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(Ba i5iaOU9ofetcdirf;i^î.a»baiudettMd^^ 
renr on roy dea Roalaias pamreat par OenèTe, auiquelà 
la Tille fit prêtent d'nne çoqu^s,^ dliypoef m blaiw at d'oae 
•utre de diaiwt. ' 






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Latin, co^wVianii ii^i , uitenii^ de cuiaine. 
(X^CHI^AMA , pour œcHLÉARU, ii 
COCHON , pour la kuqiJk : Jl a le cochon foui dé- 
: caumk U w dit ipii i Neuchâtel. A tyon ; où 
: dît hoatl^tfen gaaGoioi, cougou ï 
^ COCHON I]H| MER; di^ cIchon d'Ind». 
"^GOÇMili^^ÊlM tFam hp^ apprêter 

le salériUre lea saucisses , le boudiiii etc,; Jf/(^ 
; es$ <v^^jftirs i0 |»><a(Mi^^ 
CpCHOP^ER (8E), mmMlCQmmêtu^t^^^^^ 
{J^omi^On d bieit Gû(»iONNiaA ijn dUYlUM^,le 

^ s'empteyer eu Wfl&hl^^^^^ 



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GLOjSSAIRB 



COCHOTfNIIIR » oRDUQ^i o&APvauxt Fonçais 



: COCOCHET (A) i Porter un enfant à ceoaèhel, 

COGÔLER , DORLOTER, tRAITER DÉÛaTKMBKT ! se 



^p|«-i^;tf ààn* 4:ii^:cdMw^^ 






pamre cocçle, EnprovençRl» uoucounél, enfant 
' COGOMBRE , pûiir coKCo^RE. Neuch. Vt^d* 

^H COCU, coucou PES FRltS» PÉmiEVÈRE DES PRÉS .* 

"",.-'■ CueiUir des cooua. -*^ ^im^^:û^m}■-y'>'.: m ^^-'■y-^f ,:'■_■ 

COFFB, CCffïEmEff , luÉtvi^^ 

Un tas de coffenesi ànrovMiïi gof^ mottUlé» 

«^ Italien r|É!lf^t gï^J^* g^JtP^* V^ • 
' 8S^r«té^ éàfn , en itaiiçaiâV signifie aussi mal 
,;-;'" . fait , grossier, ' . ^W-W - :" :• ''■■: - ; ; ; ,> ' ''^^-;^ ^n'^ ■* ■.;■ V;. ' 
COIFFAGE, pmcumi^ ' 

COIONIER^ dîtes gogkassWr. tRiohefet À^it; cibf 
^for, et Ti^vi)»ax coijfitMiritfe^^ faut^e 

conformé!* f Acadëmiè^ qwl dit d«M^ ; 

COIN f mettre à coin^ CACHsa, seÉrC* , methuseK 

COINETSi sortes de ptanchM brutes potir les cld- . 

S^;lur^:/7iiiwi^<fo.c^^ . . 

COlSS(N.i;0us8m|:|efttêÉ^ ' jr 

Qiit 11 i#t I «a tilaf^ }^ 






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, (oq prononce CMtiT}) ùo^ 






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^^ImWI» «Pifiw, pHitéfi iMT im SyM^Mi, au niaM§ ^liô- 
liï dtt Duc, poiwlwi|||^ 

tatîn , cuicUm, ïmigatà. Neueb. Vaii4 '^ 
CC^RONf wtiW limési àgrtJttis. Ax^ 

%^ akom pour le plus petit des anK 

laux nouveau-nër r C V*| fo CQiii^0hJa' 

fi^ paralCfturi|iiiu.4atîn^ (hMAi^/ 



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ÇOlXf GUE , «ignifie ççOTAôNôjîim'iaBi^^^ 



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«Kirarainsi liouidiioi» mal : Céitmm cotUgue 



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^t pnipi^ iÉ CÉMiiKvl^ miliciem de 
in^è $oiiip^giiie«8e disent : Bonjour i i^t* 

Ér^ÉI li^totne de cmmm miïiÊ à 

Vratent employer. 7X' ; -- •/•^•■f^^^W^ ., 

; t<^« mercantile. Sujplni' 
?ttt«£ig(dÉiiÉent ta 'èéèli^ lettre iutrlilEFIt > 
lîOTTE, COTTE et COTTON. - .«*****< 



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Un iriAgMiii d*tlUiiip« «»lBh^"'*l;iAiil f#«^f;^^| 



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, ' Im 4«ui ^oi|»«I«| fifum <t>A)re^ de bleu fpf fqiiigf, 

j^^ coLÔREli ne j^ dit que d|i coideiir» i^iirelle» : 




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' ColortUlëlfiNMit du cote•^• 

COMBIEN ; JHê qombkn csi-ce. a^ow^ 

^ GOMMAND i on d^'d'un domestique : îfeiiiichoin 
com^iy ,^ con- 

duire, à diriger, Ealangqe romwie, cbmaiii veut 

' dire ^:K^mi^ 
.£QM]^ est qu^quiefeis e^ P^>poit 

poiir QUE et pour comment i II n^ va pas si 

cùtions ae trçiiivénif IWqii^^ 
/ ciens foèimi^'W'''^^^^^ ..ij!... ..^ .^^^^^^ • . 

ftut^ift #« in ntns aatii bliilÉili^ 



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COai^AUTC, doit ae <Pi«jkmr.o« «pi ^(en 
i. j jsominun, et nonpqùr m ouf eat éÔÉamuii . irros- 
\%mK!!^<vmm9pMf nudiU tat i^v^i. corn* 

COB#AIlAISiSANG£ , coMPAnimoï* : ïi n'àfaH 



^\v^^:J>»<^^^|^^ritWf^m.t é en Wi- 



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MU Milëi ^ It t^ ràwiét ptoulHim». Vk poimiKon pas 
^^"^ ^•«♦^••^WffMkMi* oadii moin» KUBoicRtv It nèma 

^"^P*^^* fj^i «lipfctiir, ^^gmUm^P (^oyw ett mou,) Ç 

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ïiieite. Atitrefob oH doitmit à ce terme une ne- 



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ceptîon plus ëteudiie : * 
^é^Wbf loi <)ttl ec^mpose toit «A tert , i^roM» nmiiqi^ 

COMPTOÎH, BtiiAtJ. Ce mbtlil ie mgùites' en 
fnince que ^ié tlbte à compter l'«rg^t, ou 

CQNGHE» B4silM DE roOTAIMt: tAConthéà^un 



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Aoùrii^â. Ce f^ , qui est «a^^uphiapis , 
vientdu roman councoi dont le s^m^tleméine,. 
ou du latin, cowM% «JoquiUe/ Çonciik, «âafiran- 
^-■'•*^-|iMèy8ery«^i.éiaiiià •"•^'''''*'" 





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CONCHON; sorte de jeu de boulet. i|s fcd^ojwiel, 
à Par», eitàuswunjeudeboûle8.<>te^^^ • . 
siitne encbtt èn'ftahçab' fa piMt» bbule «fwt 

^ ■■début -^ ■ -v-, v'^.' -■ ■ -• ■ ■:-'-,-^^'-.-. • 
CONFÈRENT, ëcoHèr quî a feu un acc^îi:ifn> 
|Hw hprix^ mais Uesi àarifilrentBxiMi^^é^ 
j^ri«, conAaltïe,fbuniîr8a^^^ ' r , : 
CONFESSION^ pour conîj^cti wt 1?>^^ |^^ 

confession* * , s '•■/''^^-ifiti'^J.'- •';■ 

f CONFISSEUR, pour œwisRuaj^NF^TVàjlWi ^ 
rait encore mieux suivant T AcW.ira^ Laveaux 
ne veut point qu'on ae serve de oè deniier terme, 
pour désigner un mafchaud de p<|^p^p. • 
CÔNFUSIONNER, dponer de la confu(ai)h » de la 
honte : Envériié, pousm^ ççtnfiifiofinM^^e 
suis ooTifusiCfnné de toutes vos préfûmmces. ^ ^ 



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Lnveiiox 
lier terme 

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GENEVOIS. Ba 

CONGRÉGATION , sermon p^Jt/iiu^ Eii 

français, compagnie, confrérie religieuse, lis-* 
semblée à\ prélats. :. , v^ , :^ 

GONJUGÀUXi C0NjuOAt, suivant UrGramihaire 

des grammaires, )^\de pluriel qû^au féminin : 

i^il0m4 çpnjug^ks. I) çn est dQ même k l'é- 

$aint-Iiahibert ait d^s irotam FAms i Beauzée, 
. ^(Qi |(pi fiNAi^î Gatt^l ^ de^ effets tH&ÀTieiALS, On 
dit ^9^ des combats navals , des cierges pas- 
, CALS , et non piEis nayaux y pascaux. 
CONSÉQUENT! hofoetaî^ ♦ considiUv^b^ : 

1^ ^,j^I| ikttt ptf*doiiti0r sdt ntrchMids d« la rut Siîiit^enis 
i«.irp«9 dire, tm fflH» monlréu^ iine étoile x ceci est pius 
têiuéqmti, et d« erotre qlié «jonséq^ènt ttl tjQOQxme dtf 
ce qui Cfl dfr coatéquencf « (I4 Oà*?!.) 

' lia unejbrlunc consiquentp^ce ç^'Ua n^est 
fof çoméquent L'Académie permei\f employer 
coNSÉQDS^CE pour importance : un Iiomme ,cle 
C0NsitQD£WC£ , luais rauteur du Dictionnaire dus 
Diflicultés. de la ikii^e fi^çaiseT prétend que 
cette locution doit ôtre reje^ée par un ton' 



écrivain. 



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CONSULTE, caNSULÎATiON iLes médecins ont 
/ail une co/l^u/ie. Lmu VaVid. 



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*- ; CONSUMER; pour consomwkr î V . 

. .Ils vont 4f. 1*9^0 ^f'^^^S^^^ ^^^ ^kchefipànrconiU' 

Lyon, et lapgùed* / 

CONTRE est soiiv^ent éhigloyë mal à propos à la 
. place de la prëpositioti vÈRi ; Jy serai contre leà 
, '"■ trois heures; ce sera contre-te 1 5 du ntot^* 
CONTREDIRE i Vous me contrediies^ppi^ y ovs 
■■'''\ ME„C0NTjRB©iSEZ, au présent dé rindiçatif. P^ 
; tous les composes du verbe dire ^ il li*)^ a que 
; redire qui se confugué de même; écrivez donc : 
♦ ppus dédisez 3 vous interdisez y vous médisez^ ^ 
■vous prédisez y et ^oat vous dédites ,"eiol Ne 
dites pas , au parfait défiiti : H lui prédisit ce 
^ qui devait lui arriver; on lui mi^rrfaii toute. 

con^munication ; mais : il lui prédit § on lui iw- 

" « , " ' ' ' -.'"'■ ' ■ " , ■ ' ' , 

«/ terdit^ etc* ' • >- . / ;" . 

: CONTREPOÏNTIÈRÈv TAPiSsiÉRE/Bpîste dît çé^ 

pendant CONTRE-POINTS, couverture piquée , et 

eoOTRE - POiNtEiilJII^Iuer des IcléuaL côtés une . 

, '"■^itofie* '. \ ■ . \:''--\::-l.'^' • .■.-■^-' ■;," , - 

GpNTREYENTlON , pour cqntraveîîtion : // a 

"^ëté pris en œTtireiferiiion, ' . } 

~ COPON, sébile en fcois pour porter la pâte a^ four;, 

' ou pourvtenir la momiclie dahsLle comptoir. On 

dit , en parlant dun homihé accusé d'avoir pillé 



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)ir. On 
Ir |)iUé . 



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GENEVOIS. ï 

:^ ; gendant ^ l^volution : ii a /^^ mam au cô- 
iffon. En eeltitpie cop^ copa, ^ôpan, s\f;uiûetii 
>ase, tass^/couf*. VaiiH.- "^ 

.CP(^,VIEIIXK FEMME, OJMMÈRE;: (7 Vf/ i/w^ ;^M- 

tn^ciqm. Espi^nol, cJioeKAi^ja cliçcha , 
> tîeille radoteuse/ - - /ï 
i CORAILLON; ti^ognow, 0(ii%i>:^î.rRU4T. En ro- 
man coraaUi en im-^véio^corailloui à Eyoïi 

ÇOM)pNNpSIl, pèta îns^ là 

famille deà punaises^ ciW^. 

"comANDîE/cowAîTOiE.: ' "^ : 

CORNIÔLE/ŒsbPHAGB DE l^anjmal; tei^^ d^ 
• boucherie. L^on. - ■ : Z;^ 

GORONEL,coi^NEL. Vieux fimnçaK;'^ 

cilayenj poor câpiume^génëral , ou coronel d'une peUttf'" 
: «51^ qum avaîeiil leV^ contre léi diu Allobfogés. 

^ / , " (Boïf HIVABD.) ' 

/'«jk/m. faut suïvrel'Acaçlémie qui écrit : pomme 
•' iie.capèndu'. '. . ' 

jqOR]PbML,:cÀ«>HAil On appeHe énfrançais coR- 
-FpHAt legn^ Wriit placé. sur l'autel. Spon écrit 
^ ''^™*! '^'''iP*^'' pour çapoiraL 
CORPORENCE^ coMuij^K^ 

puissant! Lypn/Vaud. ' ; . 

.CIpRPS : Atorpaet à cri- écrivéi, À côR et a cri; ; 



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^ v: GLOSSAIRE 

COTAJPiLE (A. LA)>'8Îgnifie pressée uiia sur ; 
Icss autres : Nou$ étions à la cotapile dans cette • 

y petite chavtbre, v ' . . 

COTER , sEimEii , assujettir , ar^er ; €^^ tes 
/enétres qui brelanchent; mciiez-j des coites, 

^ï' doter le lit, c est-a-dire le border, COTER en 
parlant, îîésiter ï // d récité saas coter} il n^a 
pas êblé un sçul mot. (L^nguedU acCoutâ.) R«^ 
màïïy coitar,i>rcsscr/Mettrcdes COTTES à une 

maison , dîtes des é;tais. Patxïis dé Frib. cott^r^ 

fermer, , ' "/ ■ 

COTIIS rC\vÎD¥.sTOiitES: Un plat décotes^ 

(QÔTON SANS FIL^", coton en bourre, en RXme. 

COUANNE, pour COUENNE*: De lacouanned^lard. 

COU DU VlEDr. Cette hoUe me génà sur le cùm^ 
dupied y dites COUDE-P^ -/quelques-uns écrivent 
cou^de-piéd, : ^^ \ 

COUGNI^R, COGNER. • ; 

COUGNARDE , COMPOTE de coins , cotignacNcu- 

■ ' ■ / . . . ■ ■ .' . -■'^ ■ 

châtel. ' 

CGUIONNADE, pour coïonnerie, dans le sens de 
- mauvaise plaisanterie , impertinence : Il m'a 
débité uri tâs'de^buïonnadcs. ÇOUIONNER, 
pour coïONNÉR :Il s'çsïlaisjsé jcouïonner^ c'est- 
à-dire persifler, MYSTIFïÉr, duper. Nous nous 

permettons d'indiquer ces termes parce que 
leurs coj-respondans sont consacrés par TAcml' 
COULER (^), se ruiner. On dit bien d'ans ce sens , 



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Ôfè tes 

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d^lard, 
le çùu^ 
fcrivenl , 



^ç* Néu* 

sens de 
Il m'a 
NNER, 
r; c'est- 
ms nous 
rce que 

ce sens, 



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'' ", . ; ..GENEVOIS, '^ ' 87 

qu'un tiomhie kst coulé a fond, mais non [ias 
qu'il s'est coulé; SE couLPR> signifia se glisser 
secrètement, 5ans bruit. ^ ? 

COULERIE, PERTE, RUINE, DÉROUTr: Quelle COU- 
leriel C'est une fameuse cpi//ene« Ce substantif 
nest français dans aucun sens. .. 

€OULOUVRINEy pour coulevrine. ^ 

COUP (TOUT D'UN), pour TOUT-A-ct)up, soudai- 
« nement; tout d'un coup, sigRifie tout en une 
fois; tel est lavis des graniniairiêns;^ mais nous 
voyons A)u vent des ëcïîvairis du-premier ordre 
nëgljge^ celte distiricfron. 

« Il s'avise (Roiiclier ) tout d^unpoup d'iinç loûgne et. lu-" 
v^ubre sortie, contre Tusage de maDger la chair des am*-^ 
iSiaux.» ' / " ' (Là HiapE.) ^ • V 

« Tout <*iait prêt pour la mort d« prince de Cbndé, tors' 
que le roi tomÊa tout d'un coup malade et moorut.» 
' ** (Voltaire.) 

COUR D'AlJl : prendre un coup d'air est , sili vaut 
Gattel , un prôvençaf isme ; if faut donc rejeter 
cette locution , mais poUvons-noife dire dans le 
même ^ens^ un coup de froid? ce lexicographe 
se tait à cet égard,'et les meilleures autorités dé 
la langue ne i^ouseiï apprennent pas davantage. 

COUPE^ mesure pour les grains; En langue ro- 
mand, co/7, copf bas- 

^ lattin, co;7a 3 cw;;a signifient mesures pour le blé 
et pour le sel. Du Garage cite plusieurs cbroni- 



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88 ^ GLOSSAIRE /^V 

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, q«i9 <lu ino^eii âge où.co;;a est eiT>plo)ré clans 
. ce sens. . . ' , 

GOUPILLE, pOUïs GOUPILLE.' / • 

COUPLE (UN) : Un couple fl'^cus, un couple 
d^œvfs; dites IWE couple ; mais , en parlant de 
deux ëpotix : Voilà un beau couple t\ * 

COURGERON , POTifti^N , sorte de lëg^me, 

COURIATER , courir ç^^tli, poursuivre quel- 
qu'un. ' 

ÇOURIATIER^ t^ETiT CouRÉuk, qui ne fait que 

• cdUrîf^'- / ■■•.■-'. ". : ' . ' ; ■ ^/,. - ',"' 

COUHÎR^^ prend que îauxîliaire ai^oir : ne dites 

» donc pas, malgré Tautorîté dé Racine iJy s^ms 
couru, muTi^yjyM çawm. Cependant/ on dit 
indiÎKremnàent: JWaccoMn/,7ViMW<ïccourtt. ' 

COÙRTEROLE, TAUPE^iÛLtûN, courtilière, ifi- 
secife^ (LyônO En langue/ romane, courtiliérp 
sigùifie jardin pôtagS*. Voyez le mot Courti dam 
nôi Ohserçaiionssurle patois de la campagne. 

COUSUS (JE), pour JE COUSIS, du^yerbe coudre. 
Jeari-Jacques dit, en peignant ses arraugemens 

^ de ménage dans le lazaret^de Gôn^ : . 

Je me fis dci draps de plutienn senrieUes que j« cousus, 

c est un barbarisme. Jje (ôuds, tu couds; il coud; 
nous cousons,, Jelçpusais. Je cousis. J'ai cousu. 
Jç coudrai CoudS. Que je cousisse^ qu'il cou- 
sît* Cous a jtt, ' . \. 



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Duru. ' 

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rtilièrp 

DOgTW. 

oudre. 
emens 



I œusus, 

l coud; 
cousu, 
il cou- 



GENEVOIS. 



'89 



COUTELAR, COUTELAS. - 

COUTUME : aifoir la coutume de; il est mieux de 

^ ' .' '1 . ■ 

dire avoir coutume de : irn la coutume de j< 
. letfertdrâ, ' :/ / '/ • ^ ._.•' " *'- -. /• ■ 

(COUVERT, couvEïiCLE lllnpôjt et son couvert; un 
couvert ne hptU^ Ce barbariBnie est ^utôi langue- 
docien. coUVERf* peut se dire daiis le sen? de toit. 
Voyez Giittel et Bôiste; ^ 

COUVERTE, couvertum; iJtémettez^la couverte 
de laine à mon lit. Couverte ne se dit plus que de 

.; l'^nialljc|ui couvre la porcelaine. Vieux français. 

Un garde-robe gras terriit de pavilloii ; 

De roap«rle un rideau, qui f^ant(Yertelj^$ine), 

.. ^Les deux extrémités, itoit trop court d'un' aune. 

'',--'■■ "'.-■.. f ■ ■ , » < . , _„,, , « 



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COVET , couvÎt , sorte de chaufferfettç. En pari- 
sien populaire,, cow^W. *: O^ 

CRA , crasse àe^Ja tête des petits enfans : 12 à la 
tête pleine de crd, 

CRA (A) , être à cra f-v^n pouvoir plus y, être à 
QUiA.1Véuch. ■ 

CRACHE , SALIVE; I^ACHËË : Une crachée de. 



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n^rï^fCyç/est-àKdii^ ùfiéiieige légère. CRACHER , 
Giucherau &<:^jëâ^^ dites ^Cracher au bassin. 



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CRAINTER; 

pu acquérir § 
. ont craintes 



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àl ; se dit du raisin^, qui n'a 
X ordinaire : Les raisins 



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ÇRAPE : c Vi/ une peiiU' crdpa , c*eBÏ-à-dirë"^^urie 

jc^K^ ; ^ 

CRÀSANÈ (POIRE)- ^^feat; écrire crassane , sui- 
vant rAça<]éinie. I^ JQuîntinië dit çej^ndant 

, y ■ ■ _ ■• • ' ' ' " , ' •■•..,' ' ■ ■ ■■ ■* , 

ICRÂSE. ^£R6£. rite escarpée iLesf crashs de VArife 

m-ràJDS^us de ^Champel.Àxï^\syicràgy rocTier; , 

crïig;^ j esèarpé. Écossais , eraig; SaUsbujfjx 

croig-^, colline , rocher près d'Edimbourg. Racine 

vCelUfluej cm^, grarg^fi^ve, rocher, montagne v 

; y de là le frspUçais , graU , ou grrfj , pierrcfde grés. 

?; Breton, ^emir, colline, élévation. ' j ^- 

CRASET, PETIT, DE COURTE jKVLuâiPc^i^re petit 

' cràset,En anglais cnzjpr, faible. «^ . 

CRAYON, prononcez CRË-iOî? , et non pas créon. 

CRÉPISSAGE (UN), v^ crépissubé : Ce mur a 

t^ besoin d%n crépisiage^ ^ ^ 

XliESOLETTE , sac, tiRE-lire qu'on prWite à 

régli^ en faisant la quête : Ai^ez-vous mis à la 

., ctes6let^?'Eh gtécryprésemy sac, (^||AUsse. / 

CREVOTANT , ^REVOTANTE , ^Àto» prés 

DE CREVER : // pa tout cre$fotafU;cefeuesttoui, 

creifotanU < . ^ 

CRIÉE , pour CRiERiE , gronderie ; criée, est un 

terme de palais. CRIER des^nnonc^îHte-i||: 

•des annonces. " . : • ^^^ , C 

CRINCAILLER, quincailler. CUnquaitkr, clin- 

caille^ clincailleric ont vieilli. / 



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Arife . 
cher; , 

acme . 
igne; 

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.citetOIS; 



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CROÂSSEMl^ï, coÀssEMETir; crt des CTenouHfcs ; 
CftOA^SEMENT ne se diCdûË: da eri clris corbeaux : 

:^ Uo Imiit ieml>j^bl^ an d^rpiof /«m^ 



Pites auss^ans le mémii sçns, çû^^Er ^et noi)' 

CROASSM. \ T^ - 

Qu'tTez-TOiit ? te mit à loi dire ^ ' 
; jQûelqto'iMi dH^peiiple ^itMtir/a/i/. 

(La FoWTiiïr».) 

^ROCvisciiQc* Uncn)c?^ftfrançaîsywt^^ suppOt 
^die|jeux défendue. ^ ^ Ot '^ 

OlOCHER/llGRAFÊR/metti^deç crochets rC^- 
chez-moimarobe. r \ // *; ^ 

CROèHON, EOTAMURJB, haijiure du p^in. Neuch. 

Vaud. ÇROCHONNER, couper la croûte autour 

du patD .* Ce paiii est tout çrochonné» ^ 
CROCODILLE (les Aé\lX^H mouillées), ëcrivez et 

pronoliçéz CROCODILE.' ' 

CRÔÏR]^(S'EN), s'ENORGUEiLLm : Ils'enp^hien 

depuis qu*il est conseiller. 
CROPETOÎSiS (A), dites a croupetons, k Neu- i 

châid^Grepetpns; à Lyon\e^graboton. 
CROQUEMOLLÈ^ coquemoïIe, amande coque 
jviôixe. . / ' 

CROSSE, béquille : // marche atfec les crosses, 
CROTON , cachot : // a fiasse la nuii au croton ; 

cet appartement sembla, un croton* 



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9^ ^ GLOSSAIRE , ^ ; : 

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>« Dei^x mtttreft d'école mis au croUm , parce qu'il^e nirei- 
^ ; gnijiient les enfmn» à Saint-Genrais, et non k la grande école, 
quofqu'oA le leur eùtTaéfendu. »{f 517.) 
. (^xtr,deê f^gùUlatyduConseUiparJacq.JFtow'fioié.) V 

Croton est un tertne de la langue romane; çn 
provençal , crato; eh languedocien^ croûton. 

_CROTU, marqué de petite vérole, grêlé, « Véux- 
tu que je coiàc baiser un vidage nqîr et crotu ? » 
dit Claire à sa cousine. Boistèv qui recueille soi- 
gneusement tous les jdiotismes de Tatiteur, de 
la NQuuelle Héloïsè^ dit dans son dictionnaire 
que croiu est un priot cr^e par Rousseau. Proba- 
blement du latin crmiatusy ou plutât du roman' 
cnai, un creux; à Neuchâtel , çrotoW. 

CROUIIS ♦ GROUILLE , mauvais, ^iéghant ,^ gros* 
siER , GÂTÉ : C'est un crome svjei ; je n 'ai que ce 
croùïe habiL Vaudois et frlbourgeois. 

Croùia via et buona mor. * . 

- pjamé ne furan d'accordf. 

De ritalien, pro/o , rude , grossier. 
GROUSTILLEUX; nous faisons souvent usage de 
cet adjectif dans le seris.de difficile, épineux : 
, C'est une affaire assez croustiUeuse y U^àura de 
l^ peine à s 'en, tirer. Cette acception est fausse : 
CROUSTiLLEUX est synonymcdc Uhre^graifeleux: 

Un CONTE GROUSTILLEUX. 

CROUTE AU (BEURRE, pour beurrée. Neuch. 
Vaud. , ^ 




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CROUTION^ fM)ui*ï^j^ON : ^7>i croûlion depainl 
CM] z^t^oir son cru: atfoirjait son cru, csi un bar- 
barisme ; il faut dire , sa ci^uE. Lyon. 

. •• Une bêle qui «ton crû (r^éphantde Cejrlan), ,e| qiiT» 
de doue à quatorze pieds de haut , te Vend environ a,ooo 
dolUiPi.» Y£ibi.Bnean,, tom. iB.; "^ 

ÇUARD (DU), t)u FILET, /itHï ciMiEiu terme de 
^_^ouçherie; en languedocjîçn, çfwpwan/» 

CUBLE,auB.^- ^". :-',:.. '; '^'.- :"; • 

CUCHEt,vjEiLLOTE, petit iaiS de foin ; Le pré 

était coupert de àucheis ^ A\x roman cuche, ùt^ 

• choty cuchoriy cime, faîte, formé du celtique 

> ci/cA , hauteur. CacAo» est regté dans le dia- 
lecte lyjpnnab ^ «t cachot se dit encore er^ Fran- 
che-Comté/ ENCUCHER, mettre en cacA<?if,- 
DÉCUCHÈR,dëfaire les cwcAe^j. 

CUER , CUIR : Un marchand de cuers. Langue ro- 
mane, ^w^r. 

CUILLER, prononcez cu-glié, cu-gliére , ou ûui- 
gliete^ mais non pas keu-glier. Voltaire veut 
.qu'on fa^ê sentir IV, car il dit dans ses Rie- 
marques sur CorneiJIe : • 

. Si on ne voulait rimer qu'aux yeux , cuiUer ritnerail avec 
mouiller^ J., 



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I Les pAytans de c^tte province disent aussi rmcwc^^/irt, 
metti^e du grain dans une mesure déjà remplie, en sorte qu'ity 
fusse pointe, cifc'^. - , • 



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r,4 GLOSSAIRE 

ClJlXm, pour «mium. J* 3. 

CUPIiSSË, CULBUTE î eaul qu'on fait en mettant la 
^ iéte en bas et leg Jambes en teùt : Faire des 
cupesses de fçie. EIV cljPESSE,SENSDES5USDESf 
som. Tout était en cupesse dans la maison. 

CURESSER t Cette maison a cupessé , c'est-à-dire > 

- ellei fait baiiqueroate; lé #erbe vomimcahus* 
saf-y q» on retrouve enccie en Piibvence , signifié 
renvei^r par terre, et proprement, provigner, 
courber une Jîranche dans la terre; il est pos- 

' sible que cl^itfjft/é soit qu'une altération dé 

. . . ceTterine* . ■||-, ; -^ ■ : •■ '•'": % ■ ' ' - ■■•^. ■'''- . ' 
ÇliPLAT, cliu^ sur le iterrièrè. 



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CURE; terme lécolier; sé^^it JorsquHm jouci^ ^ 
perdu tout son argent, tout soti enjeu : Je suis 
cuteyjtne pue plus. 

CUSIN , COUSIN , iïîsccte. v 



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NOURRICIER^ H^?ri de la riotirrîcej terme 
enfantin. En bon franç^ab , i/ii^/a sigm 
- cheval. On tfouve dans la langue celtique fiz^, 
^- père; dans l'arabe vulgawe, dada y noumce. 
^ En Aftgleterre^, les enfans disent aussi darf, "^ 

*€fadW)^, pour papa. • " 

DADOU, dadais tC^estùn grand dddoji. On ait h 
Lyon: dada. ' . '^ ^ ^ 

V DAGWER, pester, ENRAGER.Enfrançaîs, ce veçbe 
sigrififiè frapper à coups de *dague. En langue 
romane, rfôgtitf, insulte, raillerie. ' 

DAlLLEvFAUx;^u vieux français /fea, fonhë du 
celtique, i£i/a^ couper; dal^ portion , partige ;. 
de là , le7/k?iWes AUmands , le rféra/ d^s Angl. , 
le deel des Flammaiids , et nombre de dérivées 
semblables dans diverses laiigués du nord. En 
Auvergne , en^Dauphiné et en Languecioc^ une 
i/ai//t? signifié , comme chei nous, une faux. Les 
/ janissaire ^nt un sabre qu'ils appellent rfa/- 
:^//^èA. jpa^r,fa,uc}ier, enlangued. >\ 

DANDINE, DANSE; VOLÉE DE coup^. 

DARTE, pour DARTRE. Lyort. Paris, pop. ^ 



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^ . ^irnct'énHlftllttkBHeiiqiie... 

'Il ne t'esi eit cif guère fallu i ^_ 
lUn'en a fait dr cadeau; V 
J'ai cru rfe bien faille en allapt. .*; . 
b j*Jntendi battre <fe la caisse, battre <?w tambour* 

Je n'en ai pas c/tf besbin V 
GeUnefaityr rieit. " ^'^ ' 

Ella a été «/'obligée de lui rendre..* , 

Supprimez tous ces rf^ qui sont autant de |)ar- 
* barisimeé, 

M)E LA, DU, DES : // a de Vexcellente bière; 
nous mangeons du mauvais pain^ des grands 
philosophes assurent. . . ,• C(? sont des bonnes 



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96 GUOSSAIRE 1 I . 

DARCtîtONéi A RiECÙLONs : Aller darciàohs^ 

DATTE , pour DATE, la date d'une lettre. La DAtTÉ' 
e fruit du palmier. Je^vousaiécrUémfla j 

^ datedpi. .. y ilfeut, Eli datIdu. ^'-' ..5ifp;/5>^;' 

DAVANTAGE. Molière a dit dam le Bourgeois 
Gentilhomme i « U fi'v à assurant rîfi qui . 
chatQuTiUe DAVANTAGE QUE lès applaudis^- 
mens, mais cîetencem ne |aijt pas vivre.» 11 fal- 
lait i QUI CHATOUILLE tius'^ QUE . • . ; doponiage 
ne peut être suiviile ^iir^ 

DAVID ; faites sonner le-d final > et ne pronShcez 
pas Déifié faites aussi^onner k b dans Jacob. 

DE; né dites pas : Iltraifaillede tailleur i elle tra* 

vaille de Ungàrei mais , IL EST TAiLtEUR; eixk 
■ . •• . 

ESt^LINGÈRE* 



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laudis^- 
î.^Ufa^ 
açaniagç 

rbn^cez 
i Jacob. ' '^'' 
; elle tra* 
iun; ELLK 



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rite bière; 
es grands 
js bonnes 






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«' . . \ ''. ', ' ., t 

^^«^.11 est mieux de dir^ : h' excellente bière; 
nE marnais pain j bk grands philosophes. . . • 
Cependant Buffon écrit : Des grades historiens 
.- ontjté jusqu'à pubUer... Oh dit ides bons 
^ mots, des jeunes gens, des petites maisons, eic 
parc^ que les deux mois sont liés par le sens. . 

Heureux w, de son temps, pour de bonnes «iiion$, 
M Macédoine eût eu des peiitis maisons. ( Boilrau. > 

DÉBAGAGEIl, pour déménager, décamper, -do- 
ménager brusquement. 

DÊBA^|ASSÉE, débarras, délivrance xle ce qui 
enibafrassait : Le voilà loin! c'est une bonne dé- 
barrassée. ^ 
■-'»,■ '■•".■ ■ . . > • . 

. BEBINE, JNDiGKNCE, RUINE : Il est dans un£ dé- 
bine complète. \ 

' ■ ■ ' ' .•,■*'■.■'■- . ' 

l^l^^^hOTlËAK iDébhtet sa hàrarigue ; déblaterune • 
^frie//c ^e jo//i^^^,c'est-a-dire débiter, ré 
^vf^c v^esse. Débhter un pafjti, mt poulet , h 
manger avidement. X. 1 

DÉBOÇIUER , déplacer , chasser de $or^ postbi . 

DÉBOCCHARDER, laver, neltoyer le visfjfee. Voy. 
Bouchard. - ; 

l^EBOULER, PARTIR,. DÉCAMPER ; allons, iMbou- 
^ ^lez^ioi d'i£L ABOULER, dcms l'argot des prisons 

cle Paris , sigriifie vcn/r. (Voyez Beaulieu, /?a>c>/. 
de, France.) DÉBOUjLÉE , sortie précipitée : ' 
(Quelle déboulécj "^iimh. / 




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98 €L0$SAIRE 

DÉBRANLER , quitter la place*: // n'en ^ pas 
débranlé de toute la journée. ■ ^ \ 

DÉGESSER, pour cesser uOn le lui a défendu y et 
il n'a décdssé de le faire ;, tu ne décesses de 
éauser, Lyon. DJcesser est le coàfraire de'Ce 
qupn veut dire, car le dé est un privatif. 

DÉ COTER, desserrer:, et au figuré, arranger, 
RAPPROCHER. On dit, en faisant un marché : jy 
mettrai enclore un louis. pour ^fïnis décoter, Voy. 

Coter. "^ * . 

DÉCR0XT)01R (UN); dites une décrottée. 

DÉDAIGNER (SE) : Je me dédaignerais bien d'al- 
ler avec lui. Ce verbe ne peut être employé^ 
dans un sens réfléchi. 

DEDANS , ne peut avoir de régime. Il faut donc 
dire dans Farmoire , D^NS là maison , et non de- 
dans V armoire 3 etc. 

Mais puisque nous voici dedans les Tuileries^ 
Le pa/s du beau monde et des galanteries. 

-{Le Menteur.) 

Gorneille est rempli de celte locution , mais 

de son temps elle n était [)oint envisagée comme 

une faute, et la meilleure preuve, c'est que Scu- 

déry, non plus que T Académie, ne IVpoinJ; re- 

■^cvée dans la, critique du Cid. / 

DÉDIRE ; on dit : vous vous dédisez ,/ et non vous 

vous dédies^ à la seconde personne du présent 

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ï à pas 

ndup et 
rses de 
B de'de 
if. 

LANGkïl, 

?r, Voy. 

IlE. 

end'al- 

mployé^ 

ut donc 
non de- 



in , mais 
ï comme 
]ue Scu- 
>oinJ; re- 

lon vous 
présent 



de riniiicatif ; on dit aussi : voiis v(yis coNiRpî 
DisEz. Voye?; Contredire. 

DÉDITE (UNE), pour un T>Éim:Jlja une dédtta 
de cent huis. 

DÉFINlR,ExpiaER, toucher k sa Hn : j'ai cm qu'il 
-allait définir dans mes Araj..^ Paris, le peuple 
fait cette faute. En vieux français , définer ^- 
gpifie être langui&sant^, Bbattu. 

^et liomm* .'«n ta iors^rtlMnant. 7 

DÉFINITION . rm .• // U enjaire une définition: 
Ce mot n'est français quedans le seas d expli- 
•cation, etc. EN DÉFINITION, enfin : En dé- 
Jînition , les voilà partis. 

DÉFUNTER, MOURIR, DÉCÉDER. 

DÉGAGER (SE), pour se dépécher : Jllons , dé- 
gage-loije suis pressé. On dit en Xangnedoc 
eé dégajà, dans le même sênS; ^ ' 

DÉGELÉE, VOLÉE de coups : Je Maijldné une 
dégelée. 

DÉGIGANIJÉ, ppur DÉGINGANDÉ; cette faule^e 
fait aussi à Paris. • 

DEGOUTANT, qui inspire du dégoût ;'DgGOt]T: 
TANT, qui tombe goutte à goutte. Ne confon- 
dez pas ces deux mots. 

Entre d'énormes rocherî tmijours dêgodtans de l'eau de» 
^"*^*^^*- CCpnser.. Suisse J 

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loo GtôssAira? 

j^ sont que dcgouttans é\e\i iiii le mot cpn-^, 
verîabre, . . : 

- '» ' ■ ' ' ' -^^ ' ! ' ■ ' - 

t,t% mofulrfs omës de croix blanches /encore lo«tes Wr^ * 
gofttantèsdit san^ des femmes qu'ils venaient de maitacf er . 
. (VoijAiRi, Essaisur la pocs. fifii^ ; éàiLàûBMe.) 

Jl fjàWsiït dégôi/Ûantés y et Delilie dit dan»Uo 
métie sens : ^ . 

' So^isan^ rojugit a-n loinjes-roncesi^^uz/onrei. . 

•~ • ''':-./ '•"'"'•■ (ÉnéidëA \ : ''"\"- 

c ■ " . .' ■ ■■• ■■•■■■. 

DÉGRÈPELER ^ dégringolèH , tomber , 'rouler 

'' V' ' ■ « - « ■ -^ * . _ . , 

dans resçalier : // s'' est laissé dégré3el€r*par la 
montée •\ .-'■. - ■ 

DÈGiRUFFÉ , ALERTE , ÉVEILLÉ , ESPIÈ&LE. ' 

DÉGUILl^EMANDRÉ, dépenaillé, dégueniillé. 

DEÇUILLER> (prononcez çoipmé marguillier)^ 

. ABATTRE f^RENVERSER; proprement, abattre des 

çuiuesfy qu'on prononce thàl a propos gtiilles ; en 

t)a&-latiri,^i#^//a. Une quille. * 
DÉHÔNTÈ ;' éJonté. jD<fAo»/e ne se trouvée pas 
/ dçThs rAcaaémie, ' maîs^ Boiste^^ recueilli , et 
^ " fi^^rtKontel ait que c'est tin vieux mot quW de- 
^ vrait conserver. On disait autrefois. de^Z/ori/cr,- 
' pour déshonorer : * ^^- ^ 



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Commenl I dans un ch&tcau dc\nt l'antiquité brille, 
Avenir de gviet- a-itens deshonter une fîile! , 



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Y '' (Th. Corneille.) ' 

DEHORS; écrivez ^KHOlfe sarisactTrilt ,.et rie dites 



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.«uf .c^ i^vn c<i A t.ni« 






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•genevois: 

■itm^^^si dehors de chez lui, dehors de la mai 
^^^'^>^^^-^^^^,um. .le la maU.. 
UtLICE, au smguhçr , floit toujours être du genre 
, "lascijlm; aiasi J. J. Rousseau ..'est pas correct 
en disant, danà s^ Description du J^dl^-Tra- 
'vers: {J'ai sous ma feriétre une trèâ-beUe fon- 
taine doiit kbtuitfàiimç de tmldéUces. Édit 
«leGenlèvé, 1783. 

, pour Diligence : Il est parti par la 

:ci?k ■;■' ■' '■■ ■:. "■ , ■■•,':■ '^ ,■ 

— , - rpour piiadENT. ■ ' • 

DÉMANtïOUNÉp, DÉMANGONNER, déranck« 
_ GATOR : CeUeserrum est démangoanée , ilfJt 
la.racçQmmodmT^euchi, . __ 

^DEMEtJRANCE, fiEMEURkv HABITATION : ô'est là 

,ytredemeumnce?€fç^t^est^ ^. ... 

-^Ej^^ME^Iava^diéi. pour là den^^^ ! 
DÉNIOTER . ôter, airacKér de «a niote. (vovez ce 
- mot) .On ne peut jîas le 'dèr^oter de chez lui. 
_Ce nrat veut ^re ptopremènt o/er du nid. 

^ DENIS ; pirononcez DE^i, nom propre. 

PEPERSUADER,D,sàuApÉiu Ce terme appartient 
au vieux frahçais;^Boîsteïliidique. > ' 

DÉPÉTRENÉ . ï)ÉP0ITftïNÉ , débraiixé/Eo lan- 
gued. de^^irinal;en paris, popul. rffeo/raWc'. 



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DÉPONDRE , ENtEYER , BÉdRocHER : Dçponelet les 



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ÇOULEHJ§E),sE i\ùiNEft.On dit bien dans ce sens , 



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103 V GLOSSAIRE * 

ridfioux. Il s'emploie aussi dans, le sens de dis- 
continuer : "ilyaifaUun monde! de Plainpalais 

jusqu\à BèUAir y ça ne dépondait^ pas. 
DEPUIS^ conisidérë cpirnne adverbe de lieu , pour 

•DE l Je Vai vu depuis ma fenêtre. Non-seule^ 
ment cette faute nous est familière dan» là cpin^ 
versation, mais nos écrivains la font souvent : 

On peut àicouvnrdepuii Vàltrmt h iommtt de l'Etna. 

'«^Lei toits de" Cachemire sont couveru de fleurs , ce qui 

' donne à la ville un cha^^ànt côup-d'œil , depuitnne cer- 

' liune distance, — Depuis ces hauteurs on jouit d'tthe vue ma- 

gniBqne. — J'écrirai depuis fjBKzan, si je puis le faire sans 

danger. {Siblioi* BHtttft^ ^ * 

. — .Ta. ► ' • , » » * 

"-:. '• Je yoi» depuis Tauberge aller et Venir. . . 

Cul. M» Vicrzr , J^o^age iU trois mois f tic) 

Ard<^ey que Ton voit ilepuis les fenêtres du ch&teau. . . 
CM.,. d^.Bottnà'm.v, Forage au Laiimno) - 

> ' ' ' '■ ' ' • . 

DER, DE (à coudre) : Unàer en argent Le peuple 
ajoute cette rpiar^ euphonie, c^e$t-à-dire pour 
évitet l'hiatus. C'est ainsi qu'il dit encore : Une 
iotte pour une hotte; i r^un homme y à r^un 
coin 3 pour .à unhomnie, à un coin; du (fuinar 
enbois ; etmoirt'aussi; pourquoirt-est-ce que? 

DÉRATJÊRr(SE) , se former^ prendre de l'usage, 
de l'assurance : Depuis que ce jeune homme est 
iciy il y est bien dératé. ]Jad)ecii( dératé, dé- 
ratéèj est indiqué par l'Académie, mais Laveaux 






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l^v^v»* *v, »^». aj\M. viiMi^i; HIC inudiciiia viiruiii 



^^ \ GÉNEVC8S/4 ,. -:io3 

prétend qu'à Paris , personne ne serait erfCendu 
en se sauvant de cette expressièn. .rs 

DERNIER , DEHEiÈkE ; Dernier, àarfuerU Rhône. 

« Et cai9ii|enç«.Uon écrier: r«bM IU)|i|t ^^^^^^ 

(le Tidomoe,)««uTera pfr*</<^i«n»' ^ • ^ '^ ; 

• • ' - . * • ■ ' - * '■ ■ . . - " 1" 

' - .\ ] <^-'^^ vî ( BoirviTAio. ) ' 

En langue romane ^^rre/ii^ , 

DÉROeHER, RENVERSER. Michel Rôset écrit dans 
seç^ annales ta Les rue&des faubourgs ^e/or/reV|,. 
contenaient 6,2ôo(pas ; » et Bonnivard :. « tei 
remparts de Saint-Gervais -Mts de terre es- 
toient dérochés y^ en façon qu'il jf avoitouyer 
ture de tous coustez,n (en 1^19,) ■ 

' Si ne fuit j^upiier à &a foudre bruyant^ 
Qui tost les detrocha^ 

^ ^ (Roman d'Alexandre,) 

.... - ' . ** 

DÉHocHEBjPÉHOQUBR, en franc.,, terme de. fau 
connerie, précipiter d'un roc. • • 

PÉROCHER (SE;, tomber d'un lieu élevé .-iVS 

montez pas là, vous vous dérocherez. 
DÈS-DELA, DÉ-DE hk, de l'autre côté, dans 
l'autre chambre : 04 étiez-vous? J'étais dès-. 
. de là; passez dés-de là. Locution dauf>fîiaoise 
etneuchâtefeise. On dit à Lyon dés-dc là l'eau, 
fm DELA la rivière. Italien, di là daljiumc; 
-chiédilà? ^ 



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io4 .GtOSSAlRE. * : 

DÉSASTRUEUX , Tiour désasitwiijx- 
bESCAMPETTE, poiir escampette. ^ ^ 
JDESIR, DESIRER. L'Acadëniie écrit : désir , dé- 
sirer y et ,GirâulH)uvivier observa très-bien , à 
ce sujet;, que la multiplication de ¥ç mUet rend 
' la langue sourde et monotone. 
DESSOUS, DESSUS, sont des adverbes, et non 
des pi^épositions ; vous direz donc sous Feau, sur /f 
la fenêtre, et non dessous l'eau y dessus la Je-, 
nélre, , ' . ; , 

' Il en vient dessus y ans faire fondre les restes. . 

Quoique Voltaire signale cette expresision 
comme fautivje j il ne craint pas de l'employer 
lui-môme dans la poésie badine : 

Va ,, je le mets £^^iri tft conscîenfce. . . 
On entendit «/iffijrKx ces entrefaites. . . 

Il écrit aussi : "^\' . 

Vous donnez ^(e//oirj les courtines 
Et des Gràœs et des neuf Sœurs. 

Les poètes d'aujourd'hui ne se permettent 
plus ces locutions. 

Nous disons : // lui est tombé deèsus^ c-est 
une faute qu *on ne doit pas me mettre dessus. Ce 
sont des barbarismes; il faut dire ; Il est tombé 
SUR luiy c^est une faute qu'on ne doit pas mettre Jc^ 
SUR moi, 
DESSUIVIIE^^: imiter |>ar dérision l'accent ou les 






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„ :.^ ' . \^ ••■'. GENEVOIS.' '■' . ^ 

manières de quelqu'un : ^(jm^ étés un bavard , 
vous ne faites quç me dessuwre.. Ce terme est 
du vieux français. ^ 

DÉTABLER , dépaïitager, décider une élection 
entre deux nombres égaux de ôuflFrage. Ce mot , 
qui est aussi heuchâtéloi^ , dérivç^ suivant 
ÎVf. Guillebert, d'un usage particulier à sa pa- 
trie : les jugé^ de Neuchâtel, dit ce philologue, 

donnent leur avis assis autour dune table,.et ils 
y restent tant que la majorité n'est pas décidée ; 
si les voix sont partagées, le présidé^^t prononce , 
; et fait dors dicMfer le tribunal. 
DÉTENTE : Être dur à la détente; dites a la des- 
serre. Nèuch. 
DEVANCER, DEVIN, DEVINER, DÉVENIR , 
DEVIS , PÉVISE , DÉ VISER ; supprimez f ac- 
cent ^gu' sur le premier é^ .: "^ ■ 
DEVANT : IJ lui est allé au-deuant; il vint à mon., 
dèifarit. Quand devant est simple préposition , 
il doit avoir un complènent; vous direz donc 
plus correctement : il est allé AU-DEVANT :de LUI ; 

il vint AU-DEyAÏ*T DÉ MOL 
DE VARIER , OÉR ANGER , INCOMMODER / DÉTRAQUER : 

Je rie saisf :ce que j'ai, mais Je me sens tout 
^déifarié^imQ^mkm^ *• 

M0^^^^S^ écrivains font œ 
ntotlgniînin, mais il ne faut pas les imiter. 



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caille J^ clincaiilcrlc ont vieiUi. 



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luit ses 



106 ' GLOSSAIRE 

DIMANCHE : j 'ai reçu ma dimanche ;i 

^ Z>e/(tf^ dimanches. Ce mot ne peut être employé 

au téminin. - ' x 

DINDE (UN) : On nous a jervi un beau dinde; 

'dites ^ UNE BELLE DINDE, OU UN BEAU DIKDON; Ic 

dïmmuiif est dindonneau. . . - 
DIO, TERRE GLAISE : Des mdpis de dio. , 

DIOTU, GIOTU; épais, ferme : Ce:Ue soupe est / 

hien didtue,/ 
DIRÉT, pour demanÏmei^ : ^JOt^^ d votre père s'il 

pourrait passer un momefit èhez moL 
DISPARAT (UN) , une DisPARATri Cc/o/ii/ uHdis- 

parât choquant. ' ^ V \ 

DISTAC , soke d'accessit ; terme de tirage. 

DISTRAISENT, DISTRAISEZ ; kchdistraisez 
pasyje crcuns qu'ils ne Ic^distrai^ent ; il fai^ 
dire : ne le distrayez pas ; je crainsijulls ue le 
distraient. Jean- Jacques a fait cette faute dafis 
ses Corifessions» ; T * * . 

: Noiitf disons aussi SOUSTRAlSE^pbur souS 
TlXAYEZ : Soustraisez cette sùmi 

DIVISER , pour deviser ; caus^r^ 

DOh^i Ce nest pas la Z^oZe. Cette expression 
proverbiale , formée du nom d'une haute som- 
mité du Jura, est synpnymc de ladage popu- 
laire : Ce n'est pas le Pérou, V, , 

DOMESTIQUE ; Un domestique en homme; d^les 



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Is ne le 

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ir sous- 



)ression 
le som- 
î popu- 

,e^ d^les 



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m DOMJPSTIQUE, et en parlant d'une femme, uW 

^DOMESTIQUE. ' \ 

DOMMAGER, GATER, prodiguer iNedommagez 

pas ce pain. En langue romane damager. 
DONNER LE TOUR, FAiRE^LÉ tour : Nous avons 

dpnnéletmrparSamtrArUoine.\^\xà. ^ 

\|ÔpNT, eiijployë mal à propos aufteude que : C'est 
de vous dont je parle; c'est de ce liure dontj' 
besoin, Oébillon a dit : / " 

Ce n'est que du tyran dont je m« plains aux dieux. 

t^est une faute, parce qu'un ve^be ne peut 
avoir deux régîmes indirects, 

DORSENAVANT , pour dorénavant. Vaiid. 

DOUBLÉ, la Doufip; est la panse des anîrtiajtix 
qui ruminent ; !e gras-double , la «membrane, de 
restomàc du bœuf. 

DRACIÏÊE, RÉSIDU, marc, sédiment du beurre 
fondu : Unejigdceà la drdçhée.En langue ro- 
mane , dra^che, en bas-latin drasq^uà ,' veulent 
dire drèche, marc du grain dont on s'est servi 
pour h fabrication de la bière. En Provence , 
û^raco, marc de raisin. 



1 Le prince de Taleyrand donnait une grande fête : la femme 
d un parvenu, qui se trouvait à ses cotes, lui dit : Voilà qui doit 
you. copier ^œs.-^Ohl ce^n'^si pas le Pé^u, répondit sur- 
le-champ le spirituel amphyirion. 



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io« ' ' GiiOSSAIRË 

DREMILLE, DORMILLEt la loche frnticiic, co- 
hitis barbaiuia ^ poisson, ' ■^'^ 

DROIT, pour PRÉCISÉMENT, JUSTEMENT .Venez 
droit à midi. DROIT , pour debout : Je mé suis 
tenu droit tout le temps du sermon. Nous disoas 
aussi BON-A-DRQIT dans le sens de Ionne me- 
SURE, BqNNÇ?ftATiON: J'aime bien à me sentir 
chez Ûuy (par ce qu'à me fait .toujours bon-à- 
droite ■ : •- 

DROLE, comme adjectif, ne signifié que plaisant , 
GAILLARD; nons reniployons mal à propo3 pour 
agréable» cdmmode. 

DRUJON, VIRAGO, fenMne ou fille forte, hardie , 
laborieuse : C^est un bori drujon^ ( Prononcez ' 
comme donjon). Du celtîq. , dm fort ^ violent, 
ëpais, gras ; ainsi 'que drudje , drugCy engrais; 
de la dnidjé^ terme ruraL Vaud. etfribourg. 
endrugiy{}mïet\ çelto-brèton drix^rwi. Nous avons 
dit ailleurs que la terminaison ei/i est du dia- 
lecte de Vannes. 

DU BONHEUR, par bonheur : C*'^*/ du bonheur 
^que faipu, , , , .^ _ ' 

DU DEPUIS, pour depuis. Corneille dit dans son' 
Menteur : . 

V Votre âme, du depuis ^ aiUeors s'est eiigagée; 

et Régnier, dans ses »Sa/î>r5 : 

La belle, du depuis f ne le recherche point. 



DU 



N : 



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enez 
suis 
îsoiis 
: ME- 
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pour 



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•die , 
mcez ' 
lent, 
pis; 
>urg. 
ivoris 
dia- 



Afais 



GENEVOIS; 



109 



cette locution" a toujours ^té très dé 
fectjuëusk . y. ■^' .^^ ■. ,„ . .\^ - ■ '.; '.,, 

DUEtiNEf mouillez >/^co>n^ne dans incognito 

J Couch«.-»o»i dé bonne henwy poar étreNto h,ati„ " 
i cheral. (Hi«„,toh, M,'m.^ Che,: de Grami^t.) 

DU SOIN i^jez-en bUn du soin; supprimez^iT^ 



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IIO 



GLOSSÀtHE 



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EBitfiOURIMR, t»tu- ABASOURDra.Enlangae rodi. 

ahalourdir, * . ^ ;\^ 

ÉB\nÂGNER , enlever les toiles d'araignée. EfiA- 

RAGNOIR , longue époussette destinée à eet 

usage; '^ 

^ ÉBÉNISTRE, pour ébéniste. 

ÉBERGHER, ébrécher : Cette assiette est tout 

ébçrchée* 
ÉBOLÛnON , ÉBULLITION ; // a le corps coweH ' 

d'éholUtions. r 

ÉBORNICLER, pour ÉBORGNER. 
ÉBOURÏFLER, pour ÉBOURirrER. 
É BRAISER, remuer la braise d'une ehaufferette 

ou dW brasier : Ébràîsez la bassine. 
ÉBRIQUER, BRISER, ROMPRE : J'aiéhHqvématoU' 

pine ,• elle est en mille briqms. Voyez brique. 

ÉCALABRER, ouvrir entièrement : La porte, les 

. fenêtres y tout était écalabré) ne laissez pas 

ainsi les portes écalabrées. Neuch. Ce verbe, 

qui n'a point de correspondant en français, nous 

paraît synonyme de rilalien, .v/7a/ancarc. 

ÉC ARABILLER , ecarquiller : Vous avez les jeux 



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Ferette 

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verbe , 
[S, nous 

^esycux 



Genevois; ,^i 

bien écarabillé^. Ternie dauphinois ; en Pro- 
^ vençe^escarabilhaL 
ÉCARAFLER, aplatir, écacher, écarbckjiller : 

// s 'est écarn/Ié lé nez en tombant. , ,■ 
ÉCARCASSÉ, FATIQUÉ, éreinté. 

ECCÉTRA , ECCÉTËRA , pour et cjetera. 
ÉCHAFFOURÉE, ÉCHAUFFOURÉE. Lyon. 

II ineitra on terme aux discordes que Vt^chqffouréed'A- 
ranjuez a Cair naiire. (SALVANDy.) 

ÉCHANGE (UNE) , un éch.\nge. Ce mot est mas- 
culin. 

ÉCHARROTTER, mélër, embrouiller , remuer : 
Une ccheçette écharbottee ; terme de la langue 
. ' romane. Riçhele^it e^c/zaTi^^o//^', pour embar- 
rassé , 'et Rabcfais escharboifer, pour remuer. 

« En attendant grailler les châtaignes, cscript au foyer 

„ avec un long bast^n Xbrùlé d'ungbout, dont on tsc/tar- 

botte \t feu.» 

ECHARPINÊ , épinaChé , échevf,lé , qui a les che- 
veux en désordre. En roman, ,y>/z/rec^û;?m- 
gniery se tirer les cheveux. 

Mpuh it sont entrechqptngnië , 
Batu, et féru, et sachié; (du Terbc sacher, tirer en 
agitant.) 

( A nci^f fabliaux J 

LPINACHER le chanvre, le peigner. Terme rural • 
■ ÉPINACHEURS sont venus. ' \ 






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in4«IBDAIno 



:^ 



l^^CHARS,lerine de couturière. Ein vieux français, 
ce mot signifie avare, serr^, chiche, (^£ vient 
du celtique; scars ^, mince, court, d'où Falleiti. 

- liàrg^ cliîche, avare^En Franche-Ck>mté,.on dit 
aussi un habit cschars. En français, une mon- 
n^de écbarse est une pièce qui n est pas au titre/ 

ECIIJËGS : Jouer aux échecs ; prononcez échai. 

ÉGHEIklI, se dit d'une viande sans sayeur. et filan- 
dreuse/ 

ÉCHEVETTE, pour ÉctUiVEAU. En langue roînane, 

ei5cAc(^e//ei Neuch. Vaud. 
^ÉCHIRER, pbi^jr déchirer : Il m'a toiUéchiré mon 
habit y raccommodez cetie ECHlIlUIlE. 

ÉCLj^FFER , ÉCACHER, APLATIR, ÉCRASER. Ce terme , 
appartient au vieux français. Neuch. Vaud. 

ÉCLAiREMENT xVéclairement dt la ville; dites 
l'éclaimge. 

ÉCLAIRER. L'Académie veut qu'on dise ; Éclai-, 
rcz à Monsieur^ et non pas éclairez Monsieur. 
Cette locution n'est point d'un usage général , 
et M,"^® de Genh's , dit dans ses Mémoires : *< Un 
valet sMiVint; je lui dis : éclairez M. le .Vicomte 
de Ciistïnes. » ÉCLAIRER, pour allumer, faire 
nnuLÉR est un bnrbarishie : Éclairez le.P quin- 
qucis. ■ - ^ ' 

ECOL AGE, salaire que paie l'écolier : Payer Vé- 
colagc au régent. . - • , 

l!;(J0UClïS-i\01i\ES, SCORSONERES, "SAI.STFIS. 



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y . 



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pais, 
fuient 

Hem. 
ndit 
won- 
litre. 

AI. 

filan- 

S) . 

nane, 
imon 

terme . 

id. - 
,• dites 

Éclai" 
isieur^ 
înéral, 

f : « Un , 
icomte 

, FAIRE 

# quin- 



ycr 



Vé' 



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ECQRCH&CU, perchi» un peu plus grosse qu^ U 
twe. Voyez ce mot ^ 

ÉCOT DE BOIS, BRIN, petite brarifche de bois see^ 
En français , dco/ signifie un tronc d'arbre , où 

il reste quelques bouts de branches. ' 
ECOTJÇRyTailiasser des écot^, 

ÉC0pNNER(S'),s'iOTOiiéER.En français, ^coi/^- 
^ ner signifie limer, râper , dégrossir. 
ÉCOUENNE : Il y va de toutes ses écouermes , 
c est-à^ire de toute sa force r Tu n'as pas 
récouenne ^ ^cowawiw?; c'est-à-dire tu n^ 
peux pas^ tttrfes pas assez fort En fràÉçais, 
i^umne est un terme de nxmnaie/- 
. ÉCÔUÈRU , PETn^MAiGRE, DÉBILE, de mauvaise 
mine : C'est un pampre écouèru. Expression qui 
vient du français écouer , couper la queue d'un 
.^ animaLv 

ÉOOITET, ^ouviLLON, instrument à Tusage des 

foumiôrs. Vaud. 
ÉCRÉMÉ , se dit d'une pièce d'eau qui commence 

à se congeler -, Les fossés sont déjà écrémés. Il 

faut dire trémés. 
ECRIVISSE , pouip ÉCREVis^^E. Vaud. 
ÉCUELLES^ pour RICOCHETS : Faire des écuelles 

au bord du laà. • , j 

ÉCUERNE, IDIOT , STUPIDE : Ces}' un p4i^re 
écueme. Quelques-jins disent ÉTIEURNE. ' 



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ii4 GLOSSAIRE 

ÉCUISSOTER (S% se fatiguer par une forte mafv 

„ elle : J'ai tant gâpé hier ^ que j'en suif^iout écms- 
soté aujourd'hui, / • ^ 

ÉCUIT se dit d'un enfant en bas-âge , dont la peau 
trop tendre se crevasse. EnlaûgueéL escoï* , r 

ÉDUQUER y FAIRE l'éducation. Roubaud autpwse^ 
ce verbe, mais Dé Wailly, et Boiste, d'après 
Voltaire , le si^àlent comme un héologisme vi- 
cieux. Terme latin et roman.' 

EFFICACÉMEi. rT , pour efficacement; sans ac-/ 
cent sur le second ç. x , 

EFFORCÉ , qui a une hernie », une descente. Il a 
un effort y ne peut se dire correctement ^'en 
parlant du cheval. ^ . 

ÉGALISEUR, nom que, perïdant la rëvolution, 
l'on donnait à nos démagogues : C'est un^/k- 
meux égaliseur: Les Français disaient un nfve- 
LEUR. On a aussi appelé égaleurs certains fac- 

. tieux qui, sous le règne dé Charles L", vou- 
laient égder> rendre égales toutes les conditions 
de l'Angleterre. 

ÉGANCER ; faire les ÉGANCES , égaliser les lots' ' j 
d'un partage. 

ÉGATER (S'), ^se divertir, couriç^la prétentaine. 

EGRAVETER, gratter la terre : Les poules 
égraifcttent dans le jardin. 



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îfis fao 
» you- 
diiions 

les lots.* 

itaine. 
poules 



^ GÈNEVOÎ& " ^ ii5 

ÉGRILLÉ ) DESSÉCHÉ , éraillé par Vactidn du so- 
leil : Ce vernis est déjà tout égritlé. 

É J A VETER (S*), SE D|BATTRE : // S 'est é^aveté un 
moment siir l'eau ^ et puis on ne l'a plus reifu, 

ÉI<ANCÉE , ÉLANCEMENT : Ce marteau y cette dent 
me donne des élancées qui me font beaucoup 
jsoHffrir. 

ELÉXIR , ÉLiidR : DéVéléxir de longue vie. 

EMBARBÛUILLER, pour BARBOUTbLÈR. 

EMB)^RD01:FFLER , le même que EMPATOU- 
FLER; patois de Fribourg , hatdoufliar^ salir. 

EM9ARÀÂS (FAIRE SON) ^ se donner de l'impor- 
tance : Tufaia bien ton, embarras. . 

EMBAUCHOIR , pour embouchoir. 

EMBÊTER, ENWDYER, EXCÉDER, HÉBÉTER : Zilïi- 

sez-moiy vous m'ernbêiez^ que c'est embêtant! 

« Il arait embêté Rleber, (disait Napoléon en parlant de 

.- ■• , - ■ ' \ • 

Sidae]r!>Smit]i) par tclii^ les contes qu'il était venu à b^oîk^ 

de lui faire croire. > . , « 

v^ , fMéntorial àe Saihte-Hélènfi.J 

Eir vieux français, abesiir^ on disait aussi 
^ oj^oter^Nrendre sot , rendre fou. 
EMBIJOLER, enj6ler. 

EMBRÉLICOQUER , EMBERLUCOQUER. 

A quoi bon s'embrelieoquer l'esprit de ces bâtards de 

noms? 

' (Hautbeocbc I Crlfp. Méd,) 

- . ^ ■ - '' ■ . <(f 

Langue romane, embureUçoqucr, Vaud- 



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DKUOUS-; écrivez j^KlïQïfe sans î\crrr)|c ,.ct no «Iitos 




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,.6 GM)SSAI1Π

ÉMBWNGBER (Sr), « mettre da» l'«nbanr«: 
Je <;mis atte inaison un peu embringuée, t^ 

Ueue romaift , <^r«nàti«- , embam»*r«t 
d^W/wg««^;ai&aii9Wr,liWrer.En iHjlKn, 

wnir^tfw. eriiiwouill*'- " . 

EMBRONCHE , sopiwois ♦ ÇH^OW?» , de t^vaise 
humeur : JlaMnairenJ>rohche. Vaud. Vieux 
français embrono, emhnn, téOé, chagrin^ em-. 
broncher, embrvncher, couvrir. 

., . . », .imt q»11 .At <l«é ta y*x ^'^^^'^ 
nenr pou» le «gMdw, a feouTrit « fce^ * •• *-»«-^- • 

-- Kal^laîs I«uie tuissi d> *oB«- tm p^ 
d'en haut, embnnché ds st^^n. Bn italien, u*»-^ ■ . 
bronddre, fei« la mine; eii^W©»edocien «m- ^ 
in>«««rf. fâché. Gattel dît que quelque» pec- 
«onne8fontencoreu««ederadjectif«nft«i.cfc^; 

à.la bonne heure, mais il ne fau^t I^^dii;e 

embranche. ■ . . -^ , , . 

EMBROUILLAMINI, pour brouillamini. 

EMBROUnXE, pour EMBROUILLEMENT, IMBROGLIO. ' 

EmVMS-.FendelesenAurtssenpidantyyieine,. 

expression géneroise, dont on faisaî^ usage 
dXcertaiiieux pour demander la mesure 

iuste. Voyez Pider. • - ^ 

EM1V^LÉ,ÉE, mêlé.bro.iixb:-»'^''^^"""'^- 
inélés i une éaheixUe emmêUe. 



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ËM 



V 



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appel 



[OS 



i\t r— -. — j V" -peu ta. pupui. aepotra\iie, 

DEmNDIŒ/ENLEVBa, nÉèROCHKR: 1?^^^ les 

- ■■■'t. ^' : .'■■,. : , , • - ' .'^ \\ 



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• j V.,- ^- :::: .tiÊNEveis.\ f.;. ; *' ;i.7 

' ÉMOJXÈft, ÉMONDEft- Emoiter signifie, en fran- 
çais , briser les inoH^s. ^ ^^ 

EMOURGER (S% s VnIMEK, SE RÉVEILLER : v^^^^ 

. émourge-toi^ da latin, >/7i^rj^o> je ine:ièVe, je 
sors 4'où j*^tais plangë. Le TQi^pjrf^^^ 
dé Qptre bc qiû se lève bri]3qaemf ni 
ÉMOUSTILLER,ÈxéiTER, aiguujlonn£r. Terme 
de la langue romane qui^ signifie proprement 
,^niôucher* lie Dictionnaire de Boiste indique .cé{ 
verbe comme appartenant à l'auCeur d[Éinile; 
Màrinontél et M."« Roland eti ont fait usage 

\âam leurs Mémoires, * t 

EUfAiiEiPteFidre de remparcy^est'^^^ 
^ • , ciUMP, delaMARrrE.Espagn(d,am;7a/ioavantagei 
^ / EMPARER, soutenir le jpari de quelquW : Jc^ 
■} vous emparerais bien; j^emparerais bien là go- 

empmière; PÉ^^ 

EMPATOUiFLÈR V œuvtoi , , smR : J^ nç jpi-u^c 

h prendre y jlui les màin^ tout errîpàtouflées. 
En rpmaon , em;7^,ntoi//?e., enveloppe. 

— T — :■ . < . ] ':\ i\ ^''Z\ ■ ■ — \. .>''^ •. 

I Mercier dan» iA^^ÀA)/!o^<e, a aussi réclamé râdoption 
d'émoiu tiiler /Cettt proposition n'a rien que de très-rabonnable, 
maiij^ en fâit'd'autres passablement ridicules : il voudrait qu'on 
appcll^e lipe laitière une galactophom ; une fille pulilique , une^ 
vidgitrague; la guillotine, un décapujt; une caTeme, une pro- 
fonceur. Une spelunque y^et-a^'on dit : O spelunque du cœur 



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rulce, est indiqué par 1 Académie, mais uiveaux 



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7. 



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V. 



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VieuU matâgou, mârmileux bourwuflc». 
Htirci, cigolt, cpbârto empamto»féi. 

EMPÊCHEft (LUI), dite L'EMFÉCHER ^: Je M en 
empéchiÀibitn}JetuiaiempéchédyalUr,On 

nédilf»s*mpécherâ.Onnous empêche l accès 
de cette miiwon, .«ait également une faute. 
EMPLÉTER, n'ert jm» français; U faut dire faire 

EMPLETTE. ■ 

EMROIS , ôt roasfâilin ; ne dites donc pas : -*»'«- 

vous de, h bonne empois ? mais , de bon empois. 
EMPOISONNER : Vous empoisonnez lajfumée ,* 

cette ehàmhrt empoisonne l» pp, «ont des 

phrases vicieuses. S 

EN : Il s'est en allé; Us se sont en allés, foat û 

s'en est allé; ils s'en sont all^. Colin d-Harle- 

vifle fait cette faute : 

Et J'ai regret de »oir <iu'U *<uj* «» <*• 

, Cadlemix en Bsp.) 

Crac , il /«/ e/i fltf^ : mo^ i« V,cn vâU de même. 

' jTieuxCéUhO 

Ne dites pas non plus : mais, 

, *,. - Lai»8««-let'«ntllcr. 

laissez 'le en aiter , -, 

jUestr^enmmé;Us'en^str'enioMmé. IlVen^t retourné. 

/ ;. Il l'est Mttvé. 

Il s'est eiisauve, '/ 

Se r-enveni^, /<"» r'Hoenir. ^-S'en. revenir. 

Je te rassure. 
Je ten assure, 
, , ' JVyais. 



9^^ 



X 



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veaux 



^iitiiàdilâ? 



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\ 



■/ 



jour il 
Harle- 



\ 



dites : 
Il Ta mourir, 
n f'eti «nfîiL 
n t'ett cniuifi (|ne... 
Son did, Ta t'en, 



GENEVOIS. 
Au lieu de: 

li f'm Ml «lOMrw*. , 
li /êh est eiifitt. 
JB s'en est ensuivi que,.. 
Sûrs d'ici f va-^'em, 

car le tn'eit point ici une kitre ei^ihonique, , 
mais bien le pronom te dont pn retranche F^. 

lien m/oH msU ajgi avec moi. ] Umàjt fort mal uté. 

o . ■ 

. La préposition en ne doit jamais être placée 
levant ti0ir4 les phrases suivantes ne sont donc , 
pas oqrreetes: 

/ Si ja n'em iTsit |^ afi oomaa ja l'alAiit. . ^ 

(Miof^ûph^umiv,) 

> n «n a^t d^à agi de mèiiia dans tat miuioaa an qualité 

. ^ [Jiiwyt ^ àténu sur Camot.) . , 

• ' .' ' ■ " '■■■,■>► 

Cette essence fak en aller fés taches est en- 
core une phrase défectueuse , parce que en aller 
ne p^ut se passer du pronom personnel; il faut 
dire : ÔTE, ENLÈVE les taches. , 

Mn ayant une bonne conduite ^ en étant sage , 
vous prospérerez^ est. aîi/»si vicieux, par là rai- 
son que être et Oê^oir ne prennent pas devant 
eu^la préposition en* Ajoutons que rexpression 
«iiTn^tf îxiur A MÊME' est un barbarisme : 1/ 
est hienenmérne de faire cela. 
EN CAMPAGNE 9 pour a la campaonp; en cam^ 



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1/jj.Jod > ittj ;e^ iiiiiitr l'tu uL'iiaïuii i ni,x-vni uu i\.^ 



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A 



pagne &i un terme de' guerre, mais les poêle» 
s'affranchissent quelquefois de cette disUnctîdn; 
bestouches a dit dans éon PhUosophe rharié: 

H Ellêf paruîmil ixmr ilter «if «wyiv^, 

Et fprt innoc^tonwnl Je iww diiili «dUo , 

Bt DeliBe, en parlant de WnUigric : 

Héamx o« ■âlbenrtox , à It ▼iUtr m cm^pa^t 
Qnb ton Km dumiaiit pârloal ▼««• •fiowi^tfiM. 

Jean-JatxpiesdansionJÉFmb, Uflruyèredans 
^es Caroc/rfw, écrivent aussi «I c«wp^^ 
le ftiéme sens. lUiienfincampagna. * ^ 
EN-HAUT, EN-BAS ; En-haut Coutances; en-bas 
Cheifeluj iàb» AU haut DK Coutances; AU bas . 

BE Chevelu. "^^ 

EN VILLE , poui^ la ville : Ètes-vous rentré m 
- rUléîhx^ en ville, c'est n'être pas cbei soi. 

Êfreàla^VC^i^é^^ 

ENCABOURNER(S')vse tenir ^ï^»»^ caché : 

Il est resté tout le jour enmboùrné chez lui leH- 

fermé dans sa caboumé. En celtique, cab, en- 

veloppe, logement, d'où cabane y oabin^i ^^. 

.Cabourne, en roman, capuchon de religieux. 

Neuch.^t laiigued. \ ♦ 

ENCHEVALER, placer, ranger des colis les uns 
sur les autres., Qn.dit en français enchanteler 
du bois, le range* en tas dans le chwitier. 



les 



^^i 



îiwi:^t«miniii, mais il ne faut pas le§ imiter. 



. , / 



y 



,■<* 



BAS 



^ p4îïEVOI& i lit 

ENCOCHE^ COCHE 9' entàuxure. Encoche ne se 
dit quen ienne de semirerie. Vaud 

ENCOUBLE, OBStA(bLB»aiPÉCHEMEKT, ËMàAERAS : 

Cest une grande encoubk ^ue yai là. En Pro- 
' venoe, éncouUos, entâtes* .^ 

ENCOUBLER» gêner, embarrasser. Langiiè ro- 
màxït accoubler ^ attacher les jAmtMs^d'uri che- 
val. Neuch. Vaud. Nos voituriêri appellent une 
couble une paire dé chevaux de carrosse. 

ENCRE : Mon epcr^ est trop épais. Ce mot est du 
geiQfe fiaAtAu ï>e f encre A la Chine est aussi 
^ une faute; on doit dire» de Tencre de Chine. 
Vaud. * \ 

ENCnOIRE , est un barbarisme ; il faut , accroire. 
En languèd. y ^ncn^/v. " / 

ENCROTTER, enterrer un animal Roman, crot; 
bas-latin 9 croiiiÎTt, creux y fosse. 

ENDOLORI ; mot nouveau'introduit par Jean-,. 
Jacques, et adopte par les lexicographes mo- 
dernes. Le verbe endolorer est du vieiix fran- 
çais. i>ti;^jf%a/ion^ iÉiot fort à la moàe au)Qur- 
d'hui , est aussi de la création de Rousseau; in- ^ 

p^vèstigàteur manquait à la tangue.' . ^ 

EN EFFET, pour en fait : En effet de.meuhles , ^ 
cetoutfrier tratfjuUeJbrt bien, v 

ENFANTIÀU ; qui fait dès enfanliUages; corrup- ^ 
tion du vieux mot en/an/^oii. 



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122 



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• GLOSSJÙRE ' 

ENFARÉE : Il est venuy la bouche enfarée, m ap- 
prendre qm. . • ; a faut dire e^arinée. 

ENF ATTER (S'), s'enfiler , se cacher : S^enfatter 
dans un trou y dans ii/i«/en<e. Dii patoU/a^ ,* 
voyez, pour rorigînc de ce inol, nos Observa- 
tions sur le patois de la campagne. Nous disons 
aussi quelqucfok *'«n/aii/£fcr à p^^ 

même sens. 

ENFLAMMATION , pour inflammation. 

ENFLE , pour enflé. Cest une^ocution languedo- 
cienne et gasconne^ ainsi que gonfle, trempe, 
efc- Neucb. Vaud. MonUignc dit dans seà A'woi* : 

. €• del At Met toat ei{^ d'or «t de péri» , a'a mcw 
▼crttt à ripiMÛ*» les trâiidiéet d'uiie ^tru choUqw.» 

ENFONCE, enfÔncebuent : Il demeure dans une 
certaine enfonce. 

ENGLAUDINER, ENJÔLER, EMBOBLOIEB. 

ENGLUÉ; nom donne pen^t la irévolution aux 

pléWiens attochés à l'aristocratie i C'est un bon 

engluéycest duoonglu, 
ENGORGELER, mettre par force un aliment dans 

la gorge. Èjrvroman,^ofyiie<ter. \^ 
ENGRAINGER, chagrinera, fâcher. -Bu roman 

engraigner^ qui a le mépae sens: 

Si rire jalousie cw^^««, ^ 

Elle est moult fière <t moult grifâine (cruelle). 

' ^ (Boman de la Rose.) ^ 

Voyez Graingc. 



'm-^m •*««%ia —m 



fiiJlflUIl. 



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*ftmiim ttm ^n mi m a M m ^i^ ^^^-^^t 



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. t i j il l l— M ■ i I éii w i W ii 



nfatter 
Jaila; 
bserva- 
disons 
dans le 



iiguédo- 

Essais i 
'aaoeiiiif 
iqac.» 
ms une 



aon aux 

t un bon : 

ïentdans 
1- roman 



uelle). 



,yt Genevois: 123 

ENGUEUSER, tromper, £Mboi$er. 

ENGUIGNONNER : Je ne joue plus , je -suis en- 
guignonné^ dites : je suis EN GijiGNON;^/?g'i/*-^ 
gnonner n'est pas français. Nous disons aussi : 
C*esi auoir bien du guignon ; c'est être bien en 
GUi^NON, serait beaucoup mieux. 

ilWIERLER (S'), s'ÉREiNTKR : Je me suis énierlé 
après cet ouifrage. Un latiniste dérive ce^verbè 
de I^ prëpcMÎtion privative e , et de nerio , force , 
ipuissaiice. 

ENIVRER, ENORGUEILLIR; prononcez anni. 
Ivrer, an-norgueillir: 

« France, Atorgmeittit-toi; des aru et dn génie 
Tu terat détormab l'immortelle patrie. 

(BiovAir.) 

Écrire et prononcer enorgueillir^ éniprer, c'est 
donner à ces verbes un sens contraire à leur si- 
gnification propre; car, au^ lieu de la préposi-» 
tion en, orgueillir en , c'est-i-dîre donner deTor- 
gueil dans'y il semblerait qu'on veut faire iisage 
de Textractif^, comme dans é-nerver, ë-fTeuilIer. 

ENNOBLIR , pour ANOBUR. Voyez ce dernier mot. 

jENNOSSER (S;, s'embarrasser le passage du go- 
sier en mangeant, en buvant trop vite, s'en-, 
gouer, car ce verbe se dît aii propre dans ce 
sens : s^ennosscr, ïV^iow^rl appartiennent à la 
Lingue i^mane. Vaud. 



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134 GLOSSAIRE 

ENRAUFER 9 SÂUA, couvrir d ordures. Roffëe^ en 

roman, croûte de gale* > 

ENROIDI» prononcez ênrédi ; roidi ; Jip me sens 

ENROSSER, EinpÉTRER, attraper . Il s'est joli- 
ment laissé enrosser de ccU0marchandise;F^ous 
m*apex joUment enrossé apec ce chsê^al. Nous 
prononçons tfnrattjj^r. V^ 

ENRÔUURE, ENROVEMENT: J^oi un peu d'en- 
rouure. 

ENSEVELISSEMENT, pour enterii^ment vAUer 
à un enseifelissement; un bel ensetfelissemênt. 
Enierntmentf inhumation se disent de la oérë- 
monie pratiquée lorsqu'on met upf corpsen terre ;• 

« ensei^eUssemeni y de l'action par laqfuelle on 
l'enveloppe dans le linceul. Enseudir et enterrer 
oflBrent la même diflfërence. 

ENTÉCHER* mettre eh tas; il se dit particuliè- 
rement des fourrages i Du juin bien èntéché se 
consente long-temps! Yoiy&LTèche^ 

ENTER DÇS BAS vil est iaaieux de dire, remonte^ ^| 
des bas. , ' 

ENTORSE (SE FAIRE UNE) , ISE donner une en- 
TORSE est mieux. 

«s ■ . 

ENTRECOT,ruélle formée parles échoppes qui 
bordent les rues basses : traiferser un enlrecot, 

ENVERJURE , ENVERGURE % Cet piséau a deux 
pieds d'eniferjure. 



n 



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Mf^ ■ttt^ M li'tB * '-. ;*tjW> •.•*'t^ - '-W 4. *Al^ -i ■■ -^V»^'' 



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Hous 



dUer 

eërë- 
terre;* . 
le on 
ierrer 

iculiè- 

vhi se - 

K)NTEÏl , 

NEEN- 

)es qui 
riirecot. 

% deux 



GÉIffilVOIS. ,i5 

ENVERS, ANVERS, clou, furwcle : Il bdtst 

sorti des arwers par tout le corps. 
ENVOYER : JeJlençojemù On dit aujourd'hui : 

"* jerENYERRAI. . 

ÉPARE, PBNTUKE^ bande de fer pour soutenir les 
portes et les fenêtres. Vaud.; à Lyon empare* 

ÉPARGNE, BiKET : MeUm ce bout de chanâélle 
sur Pépargne. y aud» 

Stiu t'en ii >creèv o Ir (mon matire), ntjhûné tdtft liet; 
U brill«s Budt ma Ibi , c*6tt en fatttiit ^iWtff. 

(P^trrowmmtkDùrtifpateur.) 

ÉPfDERME, iest du genre masculin; il ne fout 
donc pas imiter Molière, qui dit dans sea Fem- 
mes sapantes : 

La iMtaté du Tiiagè est on frélt ôra«icnt, 
Un« fleur patta^, an éclat d'ui aKtBMnt, 
Et qui n'ett attaché qu'^ ia «impie épid«nne. 

ÊPINARDS : Debopnes épinardsj ïMwAlt mas- 
culin. •- , ^ î ,..,■•■ . ..V-y.'-.: 

ÉPINGOLER , dëboucher la lumière d'âne arme 

à feu avec une épinglette. 
ÉPINGOWm, laWGtETm .-: 

ÉPION, ESPION. . 

ÉWSODE (UNE) , m épisode. M. Sismohdi et 

M."*» Necker-De Saussure ont fait ce mot «mi- 
nin. M."** de Genlis reproche à Fauteur de 



7 



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126 GLOSSAIRE 

ConànCy d'avoir dit aussi : une clmrmanie épi- 
sode» m • ■ ",''■'. 

ËPOULAILXiER» épouvanter : // estpénu. tout 

^^é'poulaitlé m'apprendre que* . • ; da patois po- 
laUle^wœ poule » parce que cet^jpniinal s'effiraie 
aiséf^ent 

ÉPOUSSOIR(UN), um Époussrrnu 

ÉPOUSTAGHER , ciusscm renvoyer avec humeur : 
Je vous V(d époustaché de la belle maniire. 

ÉPOUX, ÉPOUSE, riANCÉ, ruNcte. Dans ce sens 

... • K - - 

il faut nëcessaifepdent dire : futur ëpoux. 

ÉPUISËTHB ^tc^^ ustensile pour Ater l'eau d'un 
bateau; en français, 9CNrte de filet pour les oi- 
seaux* V • 

$PUISOIRS*(LES) , escaliers en bois i pratiques sur 
le Rhône pour, puiser de reau« 

EQUATEUR, ÉQUATION, ÉQUESTRE, ÉQUI- 
LATÉRAL , faites sentir l'a. 

ÉREINTE : Ilj allait à tauêe érewUe^ de toutes 
ses éreintes, c'est-à-dire de toutes ses forces. 
Dauphin, et paris, popul. 

ÉRÉSIPÈLE (UNE) , xm értsipèle. Voltaire ^rit 
érésipile^ et MôreHet érésypéle ■: Tëtymologie 
grecque demande 1^ après l'r. ^ 

ÉRINIÈRES (Lks), lumbago, douleur de^reins, 
courbature. A Lyon, enrânîtfn». 

ERRIÈRE (EN) , en arrière ; paris, popul. 



Ei 



f^a^ V w«iM»4x»«(»«»>wW-*#«fV»-«*---'-»*^-»< 



le épi- 

IL tout 
}i» po- 
éffiraie 



imeur: 
ire. 
ce sens 

au d'un 
: Ici oi- 

quëssur 

, ÉQUl- 

le toutes . 

; FORCES. 

lire fcrit 
irmologie 

de^réinsj 

'*.'■■ ■ « 

)uU 




A GENEVOIS. 1^7 

ERSE, po^ GEftCE ;Cki$e étojfe est touiefongée 
des ersef, 

ERTEUILwl Voyez ArteuiL 
ESCAMBQ^ILLm vÉCAMBOUILLIR, ébouillir : 
Né laissez pas t4Mm4^^caçiboimiir cette via^^^ 
ESGANDMiE , pour scANDii^ , est du vieux franc. 

ESCAVA^4NT(EN), EN DÎsORIlRE,ENDÉIlOUnS: - 

^la ^'e^pa tout en escwalant. he$ Français 
«&ent en terme de batelier, qu'un bateau va 
en aif^lant, lorsqu'il descend la rivière ; du vieux* 
mot iHml, par en bat, opposée celui d'amont. 
ESCIENÏ , ne doit s'employer qu'avec la particule 

A: Faire quelque chose A BON ESCIENT j iQais nous 
, disons : rous a^ez bien peu ^escient; la iènt 

d^esdem» 
ESCLANDRE (UNE) , un wglanme. . * 

ESCORMANCHER (S'), s'Isciui^ 

TER : Je me suis escomioàçhé après cela, sans 

pouifoir en pcnisf d bouL ^ V 
ESCQTE; itcouTE, et en vieuà français, escoute^ 

terme de bateliai^ corde qui sert à diriger la 
>oifc: Tirez Vescôte. . 
ESPACE : Une grande espace ;y\eaai fran^is. ( 

mot est actuellement madbuUn. 
ESPADRON, ESEADRONNER , dites espadon; 

ESPADQNNSR, en supprimant IV. Lyonnais et pa- 
risien poput Vaud. 



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1-28 GLOSSAIRE 

ESPÉflER iJ'esppre que vous poUà satii/att Les 

'* piiristes condamnent cette expression, pàrc.e 

que le \evhQ espérer ne pouvant se rapporter 

qu'à Tavenir, il est nécessaire de mettre au 

futur le verbe qu'il détemiine. 

ESPIGERIES à vieilli ; l'on n'écrit plus que épi- 

' CERIES. V 

ESQUELETTE, pour squelette, est dn vieux fran- 
çais. Quelques personnes disent une squelette; 
ce mot est du genre masculin. . / 

ESQUICHER (S"), SE sereer , se faire petit. L'A- 
cadémie rindique cmnme terme de jeu du re- 
versi , et aiïji^tirë» dans le seitt d^ë\iter de pren< 
dre part à iwie querelle. 

Ce mot vient du roman ej^uicAa presser, 
serrer; les Provençaux disent eâ^uibhar'Uno 
limoy presser un citron ; esquicHamen , serrement 

de cœur: 

Ton fonfirri Itt mpa«r nicttl «C j<mr 
jyttqmkkamen et 4e doolçor. 

ESSOURDELER , assouiikir. ! 

ÈSSOURER (S') » SORTIR, prendre l'aqu En fran- 
çais > s'essorer, prendre Tessor; essorer, expo- 
ser à Fair pour sécher. *i j 

ESTATUEvI^ur STATUE, est du vieux français. 
Les Gascons et les Provençaux font encore un 
usage assez fréquent de cette manière d'écrire 
et de prononcer. 



Mmmmmmmm 



liL Les 

{)àrc.e 

)porter 

tré au 

pie ÉPI- 

axfran- 
uelette ; 

tr.UA- 
11 dure* 

de prcn- 

. * •, 

presser, 
erreinent 



.En frftu- 
w , expo- 

: Irattçais.' 
encore uu 
PC tf écrire 



GENEVOIS. lao 

ESTOMAC (UNE), dited un estomac, d ne faites 
pas sentir le c. ^ 

ESTOMACHIQUE, pour stomachique. ^ . 

ESTRÏFFE , DiFFictîL^ 

' U dernière le»tr<^ de^.«* De Brcniei a occasioné une 
V^frâ^ avec une dcflioiseUe Chabaud. 

Cl^t^. rrcueil^et en SuUfK parje<pmte GohwkmJ 

Nf)jiTinot roman e^n «/rjT, qui a le même sens; 
èj<wtfr, quereller, disputer. 

Ainu ^gmaljon e^nVe; 

En ton^e#i^j^ b*a paii , ne trive. 

En ung èiUtpf^ikedl^tiçire; ' '^ 

Or ijBe, or hajrt, of rid, or plenre. 
/f , C^oman de la hos«:j 

Tout autour oyteaox Toletaient, 
Et puis Tnn Tautre Mrmontoient 
A VestHvéè, à qui mieux mifus. 

"/, (AL4iir.CuiaTiiB.) ^ 

ATecquti tet Toitint jour et nuit estnvtr. 



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(Riûirifa.) 



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La Fontaine rajeunit aussi ce vieux mot : 
En o«t e//h/, ]a lerrante tomba. 

(Conte dei Trois Commères^ 

ÈSTRÏNGOLER*: £c diable t'estringole! 0u latin 
itringo yserrer. V > 

ÉTAGÈRE , TABLETTE , RAYON. Les étagères d'une 

bibliothèque. Vawd. 

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i3o * GLOSSAIRE 

ÉTAHDÏR (S'), s'étendre^ tomber tout de son 
long; du latin stratus^ renvarsë. . _ 

ÉTATS : Être dans tous m états , cest-k-dire , 
être tourmenté de crainte» On dit aussi d'une 
servante qui a quitte la veste pour la robe : elle 
a pris les états, j . . 

ÉTENAILLE, TENAILLE. 

ÉTIRE, sorte de gaflfe, grande perche ferrée pour 
conduire les barques : Aller à VéUre^ 

ÉTONNER lit m'étonne que ... y est un barba- ^ 
risme ; dites, ,je m'étonne que. . .Je m'étonne 
si. . . n'est pas correct : Je m'étonne bien si ce 
mariage aura Heu. On ne peut s'étonner d'une 
chose incertaine. <k. 

ÉTOUFFÉE, ÉTUVÉE i Des haricots â Vétouffee. 

Vaud. % 

ÊTRE. A l'occasion de ce vers de Corneille : 
Il /vf JQKiiiet à Rom» implorer le ténat, 

oltaire s'exprime ainsi -: « Il y a plusieurs* per- 
sonncé'^qui disent encore : \^Jusl^ voir, je/bj 
lui parler,^ais c'est une faute , par la raison 
qu'on va parler, qu'on va voir; on n'esjl point 
parler^ on n'ej^ point voir.» Mais, en^ dépit de 
Voltaire et des gnunmairiens miasmes, dont 
la plupart confirment son opinion , cette locu- 
tion dehiéure en usage , même dans 1^ style sou- 
' tenu, chez un grand nombre de bons écrivains. 




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/ GENEVOIS.^ , i3i 

ILS ÉTIONS, ILS AVIONS. Ces Solëcismes, qui 
sont assez communs parmi Je bas peuple, peu- 
vent dériver du roman , car* voici comment , 
dans cet idiome , ou du moins dans certains dia- 
lectes de cet idiome, se conjuguent le préseqt 
'^ et le parfait indëfinldu mode indicatif de 1 auXî- 



'X 



J'â, 
J'i. 

J'avan , 
V'avaie, 
11 avon, 



-rJ. 



J*a avu. 
JTavu, 

Iliava, ou il ot. 
J'avan avu. 
y'avaieavu. , 
Il avon f vu. 



'" Eit-çi^^uç^vous n'avez jamais été à Paris? 
— Ou est-ce que vous allez?— Où est-ce qu'il 
est? — • Quelle heure est ce f 

Remplacez ces phrases par les suivantes : 
Navez-vous jamais ëtë à Parts? —Où allez- 
vous ? — Où est-il ? ^ Quelle heure est-il ? 

ÉTR)EU,ÉTRIER. V 

. ÉTROÛBLES. Pour exprimer la perte d'un objet , 
nous disons : Cela a passé par les étroubles : 
contraction deaux troubles, éghia irobles en 
. patois. 

ÇUROPE; ne prononcez passUrope; ri] Ugène 
pour Eugène; ni Uxin pour Euxin ; le Pont- 
Euxin. 

ÉVALANCHE , avalanche. 



V. 



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i32 GLOSSAIRE 

ÉVEIU -ON, SOUFFLET, MORNiFLK; à Neucliâlel, 

réveillon* 
ÉVE^TAIRE, inventaire; éventaire est un 

terme de vannier. . -• 
ÉVITER : Pour yous éifiter la peine, , . . ^ est une 

mauvaise locution; on doit dire : pour vous 

épargner la peine. 



"-> 



Pardonnj^ ce détail , tous savez combien je m'estimerais 
. heureux de TOUS lVV<Vtfr. 

{Memoriai de Sainte" Héiène,) 

-' * r . 

-■ Il faut lui mVtfr ce voyage ; il irait vous cliercber sur le 
' tertitoire de Genève, comme Roland cherchait son Angé- 
lique. 

(LlNTIER.) 

: ; r '■ ■ , - » 

On n'évite pas quelque chose a quelqu'un. ^ 
Marmootel et Buffon, qui ont aussi fait usage 

: de cette locution, sont condamnée par Domer- 
gue et par l'auteur du^ Dictionnaire des diffi- 

. cultes de la langue française. 

ÉVOUATER,ÉVOETTER,Gî^PiLLER.>obable- 
ment/du celtiq. y oe/, pâturage ; et par extension , 
fruit, nourriture , aliment ; d'où l'anglais wh'eat ; 
froment, blé, et plusieurs autres dérivés dans 
les langues du Nord. Voyez le mot Plan-lés- 
Ouates y dans nos Recherches sur les noms de 
lieux. 



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GENEVOIS. i33 

EXCUSÉ *Je vous demande excuse, selon quel- 
ques grammairiens, est un galin^atias; ils veu- 
lent qu'on dise : je vous demande pardon ; je 
vous prie de m'excuser; cependant TAcadëmie 
(édition de 1 7 98 ,^en contradiction avec. celle de 
1 76a,) dit vSemandér excuse , terme de civilité , 
pour réclamer f indulgence. 

.. ,0m: je vous demande excuse f 
Il est vrai que le zèle a manqué de respect , 
Mais le passé ipeÉidait l'avenir très-sospect. ^ 

(PimoHj la Métrom.) 

JEXEÎMPLE (UN) : ce mot doit être féminin quand 
il s'agît d'écriture : les belles exemples de ce 
maître écrivain. 

EXEÏICICE (PRENDRE DE L'X;rAcadémie dit; 
FAIRE de Fexercice, , >^ 

EXORDE (UNE), un exorde. 

EXPÉDIER (S"), SE DÉPÊCHER, SE HATER : Je çai^ 

m'dxpédier; allons ,. expédiez-vous. Ce verbe 
ne peut étrç employé au réfléchji, 

EXPERTISER, faire examiner, évaluer par un 
expert. La Tangue française* a expert, expertise, 
. fexpertisnîe (visité et rapport d'experts), et na 
pas ^jr/7^r/wer; quelle pauvreté ou quelle bi- 
zarrerie! * ' - 

EXPRÈS : Je né Vai pas fait par exprès^ sup- 
primez le mot par* Lyon. Vaud. 



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,34 GLOSSAlïlE 

EXTRAVAGUÉ, EXTAVAGUÊE, EXTRAVAGioiT, 
EXTRAVAGANTE : It cour0 comnîe un extrâifa- 
gué.M ne faudrait pas écrire extraçaguant pajrce 
que f li ne se met qu'au participe ; il en est de 
même des mats fatiguant et mtriguan$ : C*esi 
un vil intrigant f etoàk voyait intriguant ^ftns 
cesse. " '■ : ' ■ ^ 



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XALET; nous àppelom chenal Jklet y celui dont 
le poil est mêlé de blanc » de gris et de bai. Il 
faut dira : cheval rouan. Un cheval baillet a le 
poil roux tirant sur le blanc. / 

FA^MINER y avoir une faim excessive. 

FANTOME (UNE); une feçame sotte, ridicule, 
fplle : Sajantome de femme.. . . 'Etle est tou- 
jours mise comme une fantôme. 

FANTOMERIE^ ENFANTILLAGE, BILLEVESÉE. 

FARA, TtViKy saltnoferay poisson de notre lac. 
f ÂRATEy femme qui se plaît à marchander, qui 
^ est de mauvaise foi : Je n*aime pas açoir affaire 

ojiec elfe j c^esi une fmUei 
FARAUD^ FRINGANT, PIMPANT. Paris, pop. 
FARBMiA^, pour falbala : Une robe à grands 

farbalas\Jjyon. 

FARCE I FARCEUR 9 DRÔLE, BOUFFON : Que VOUS êtes 

farce I Paris, pop. Montaigne se sert de Tad- 
jectif^ft?e-5^i<^. 
FÂRCEMENT, farce, choux farci avec des épi- 
nards> des châtaignes et des raisins sçcs. Dans 



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T36 GLOSSMRE 

I^ Suisse fràlîçaîse", on dit un Jàrçon, En Lan- 
gaedocy/açun. . , * 

FARÇONNETTES , LAITUES FARCIES, 

FARET , PHARET , k mèche d'une lampe bu d'une 
chandelle* Nous disons f^rément d'un hoonme 

' maigre, malade» qui semble n^avoir, qu'un 
souffle de vie: Il n^a plus que ïe/arfi:"^ 

FARETTES : Ê^lrc sesjf^iy^y rëussir, faire 
bien se^ affaires » faire ses pRCKS. ^ 

FAMINE , FAGOT , FALOURPE. Ce TOcJt ne s'emploie 
ordinairement que comme terme du génie. Ce- 
pendant J.-J. Rousseau dit j^<t*/ie, dans le sens 

de fagot. * ^ 

FAUTE, est mal dit dans le sens de BÉspm, ne- 

cessité naturelle. ' / 

F^VIOLE, FAV10ULE,$0T, sotte. En roman, 
j^îtf/fej, contes en f air j d'où est forÉn^,>&<A)fe, 

celui qui dit ou qui croit dès contes en l'air. 

En italien ^aifeUàre , coriler. Léi paysans de la 

Franche-Comtë appellent umfàtnoulej U|i récit 

fabuleux. 



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i Ceux qui «vaiieiit fait chaM^r les trbit miiûttret (CaItûi, 
Farel et Cerault), faisnient deM2!^v>««^? Fartl,,,porl^tit par la 
ville uîie poêle à frice, avec des luinignoiii de lampe, qu'on 
appelle dans le langage du ^%y» dt% forets /comme pour dire 
qu'ils avaient fricasaé Farci. (Spov , Hv. lIL) 

Apparemment de phare, qui a signifié aussi une sorte de 
lustre que l'on garnissait de lampes et de bougies. 



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GENEVOIS. i37 

FAYACE , IFAYE , femme^ singulière , ridicule : 
Elle est unpeu/ayace; ^Ae/Me^ en vieux frsii- 
çfis r une £ée%Jàjrene t sortûége* ; 

FAYARD, FOYARp, hêtre. Celtiqueyao,v bas- 
latin, y!i)ra« Ce tenne avait passe dans ia lan- 
gue lusitanienne, car lès Portugais fiommefent 
Fajralune des Açores, de la quantité de hétreg 
qu'ils trouvèrent dans cette Ue. Fayard est indi- 

-• que par Gattdi'-^ ;"^i|p^:;^'<f>-.^:>^^ • *... ;■ : ' 

FELIN; au figure, les enjolauxes, le fiel vlh se: 
mangtmentUfel^ ils se dispu- 

taient vivement Probablement du éiot latin/ê/, 

^lefieU ■ - r^v.;' ;-'■;,:'■ ^'- ■'' '\j ' ' 

FÊMEUN, FEMMELIN, frêle, dêucat, qui a 
un tempérament "d^ femme : // est bienfé" 
fneUn. On peut <Ure d'un homme efféminé ou 
d'un eq^rit fkible , c'est nnejèmmeletie. 

FENASSÉ^ graine de foin. Tertne dauphinois. 
Boiste Aitjirmssû, fourrage d'avoine. 

FENfR, faner, fenaison^ se dit du temps oili 
l'on coupe les foins, et de l'action mèipe ; fanai- 
spN, seulement du tmips où fon fane. 

FENICyiJESJ foUicrfes deàné. 

FENIÈRE (UNE), W fenu. ; (on mouille f/.) Lyon. 

fermature; FERMETURE. ;; 

FERMENTE , ferrure : La fermente d'un buffet. 

Neudi^ Vaud. 1 
FERRAT AILLE,F£RRAiLL£: Un tas deferrataiUes. 






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i38 GLOSSAIRE 

FERRETIER, MARCHAND FERTIER, î'erro- 
NiER, Vaud. FERRE'ïiER Signifie un marteau de iria- 
réchal,etyêff/tfr nesU pas français. A Lyon, 
ferratier. 

PERRON , sorte de petit traîneau à l'usage des en- 
fans. FERRON, en français , signifie un marchand 
de fer eh barres. 

FIBRE : Des Jîbres délicats. Ce mot est fëminin. 

FICELLE y de mauvaise foi, fripon : J/i;^^ un peu 

\yîcc/fc. Paris, pop/ ^ 

FIDÉS, VERMICELLE. En génoisj&^ei; en langued. 
jfideous. Du latin^^fej, cordes d'instrument 

FIGACE, rouACE, sorte de galette. 

Notez que c'est TÛuule céleste, manger à deftjuner rai- 
sins tLYte/ouace fraisdie. 

(Rabilais.) 



*» 



En rofoï^nj fougasse ; en latin barbare, ^o- 

gassa ; en langued. yfougassa^ en; itaL ^focaccia. 

^ Nos paysans disent luie épogney en appuyant 

fortement sur lé premier e ; c'est encore un 

terme de la langue romane. 

FIGE AU, PENAUD f DUPÉ. 
FliilJETtE ^FK)LE , FLACON. 

FILAGRAME , filigrane : Ouvrage enjilagmme. 
FILIÈRE, terme de maçon, brancaird pour porter 

les pierres^ ' 

FILLERET , DAMERET j damoiseau. JiUen?! est du 

vieux firançais. 



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QÉP^EVpIS. i39 

FILLEULES , œilletons : De^ filleules d'ard- 
cAaM/.Vaud. Terme dauphinois^ Gaitel dit, filles 
d'artichaut. 

FILS, devant une voyelle et à la fin d'iine phrase, 
doit se prononcer^ en faisant sentir l'^ : mon 
• fî-z-ai^ë ; ce sont mes fis ; différemment , on pro- 
nonce Jî; mon fi cadet y^ros fi sont-ils mariés? 

FION : Apoirlefiony c est-à-dîre avoir de la tour- 
nure, de l'éléganëé. Français populaii^ indiqué 
par Boiste. ^ , 

FIOULER, BOIRE, ivHOGNEiu Dauph. et neuch. 
du roman jfofer qui est resté dans le firanç. pop. 

FIXER; l'Académie pcfrmet bien qu'on diseV fixer 
sei regards sur quelqu'un , mais noi> point ,fixer^ 

^ quelqt^un. Voltaire s'élève aussi confre cette lo- 
pution, qui fut introduite à Paris par 'des Gas- 
cons. A l'occasion de la traduction des Poésies de 
Byron, par Ch. Pict^M. Viennet reproche aux 
rédacteurs de la Bibliothèque Universelle de 
s'obstiner à envisager le verbe ^j:er comme 
synonyme de regarder, et il nous semble qu'il 
â raison, car il faut évitet tout ce qui peut prê- 
ter à l'équivoque: 

L'hôte ailé det étangs végète dans k fange; 

Mais, «er de son destin , l'aigle, an plus haut des airs, 

Lutte contre les vents , «tyCaee les éclairs. % 

(D* ST,'Aixa% , Épit, à un /eune poète). 



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^4o GLOSSAIRE 

Né dirait-on puây aU premier moment, que 
faigle rend les éclairs fixes ? 

Delille dit aussi dans le Paradis perdu : 

Touf les deux interdîU, \9 fixent tristement. . , 
Il ie^ long^teiaiw dans on morne rep<». 

El Jean-J^acques , dans la Noupelk Hétoïse , en 
parlant des lVu*isiennes : 

- S'^tr<Mte dans leur ton ({aelquei grâces de lenriexe» leur 

manière intrépide et cnriente de/rer les gens, adière de 

'les éclipser. -\ 

FLAIRER ; flaihee est actif, et fleurer est neutre. 

Dites : flairez cette jonquille ; et cette jonquille 

FLEURE bon. II .ne fleure pas comme baume. 
FLAM30ISE, FRAMBOISE ; lyonnais. En provençal , 

Jlamboiso* 
FLAMMER, flaS^: Ce feu ne veut pas fiam- 

mer. En ptoyençBl^Jhnuur. 
FLANER, SE FLANER, appliquer, sangler, se 

FLANQUER : Flâner un éi^eillon ,• se flâner un 

verre de pin sur VestomaCy sur la conscience. 

FLANER se dit à Paris, et nous cotnmeiiçons à le 

dire aussi, dans ^jens de muser: 

Chaque jour on te vit comme un bon citadin , 
Du palais d'Orléans parcourir le jardin, 
. Ft^€r aûi boulevards» bâiller à nos thcAtres. Jf^ 

(BviAàMY , Épii, à Sidi'jliahtnomd), 



,* 



GENEVOIS. i4i 

Un FLANEUR est un musard, un homme dé- 
soeuvré. /^ 

jt ■ ^■"' -. . . ■ • . . . ■ , 

FLAR, ODEUR, vapeur: Ztf^ar du rôtij il vient 
unjlar insupportable de cette allée. En patois 
neuchâtelois^arf^aer, en langue romane], a 
la: même signification; à Lyon, Jlaty du latin 
Jlatus; mais le flair , en français, ne se dit que 
de Todorat du chien ; en celtique,y&ar, mauvaise 
odeur. 

FLATIBOLER , flatter , cajoler : C*est un petit 
flatiboleur. 

FLÈRON , fînfant gâte , petit pleureur* 

FLÈRÔNËR, gâter un enfant, le dorloter : Se faire 
flironer^xx latin^ere, pleurer. 

FLEURIER, drap qu'on étend sous la table pen- 
dant Jlq repas. En anglais, ;/?oor signifie parquet. 
Le charrier ^^ dit en français , du drap dont on 
se sert pour mettre la cendre au-de^us du cuvier 
quand on fait la lessive. Quelques personnes di- 
sent charrier dans le sens àRfleurier, 

FLON , FilAN, sorte de tarte. 

FLUX: La Jlux de sang; dites le flux de sang. 

FOIS (DES) , QUELQUEFOIS : Ilj a des fois que je 
me sens, , . . 

FOLAaiE, femme singulière, bizarre : Elle est 
un peufolache. Terminaison empruntée de Tj- 






142 :i GLOSSAIRE 

talién. Nous disons aiissi , en parlant d'un liomm e 
à singularités : C'est un folâtre. Ce terme ^ en 
France , signifie qui aime à badiner , à joueir* 

FOMENTER, pour fermenter. 

FOND, dans le sens de bie^n, terre^ héritage, preiu 
toujours une j. 

Travaillez, prenes de la peine; 1 

C'est ïe/onetsjiui manque le moins. 

( La FOMTAXIIK.) 

Écrivez aussi : fonds de science ^ fonds d'es- 

^it, faireFONpssur quelqu'un V savoir le FONDS 

$une aflaire; tnais FONTS-baptismaux,. du latin 

t ybns y /bntis^ 

FONDRAILLON, effondrilles, reste, fond de pot. 

FORCHETTE, FOURCHETTE. 

FOSSOIR, POUSSOIR, houe., hoyau; dites aussi 

FOSSOYER, et non FOUSSOYER. Vaud. ^ 
FORTUNÉ, signifie heureux et non pas riche, à 

son aise, sens que mal à propos nous donnons 

aussi à ce mot. 
f OUETTE , sorte de ligne : Pécher â la fouette. 
FOUINER, fureter : Il va toujours fouinant par- 

tout. Ce veipl^e signifie aussi s'en aller , décam^ 

P£R;dans ce sens, il vient de la langue romane, 

et Vadé en fait usa^. 
FOUINET, FURET : C'est un petit fouineï qid va 

fourrant son ne.z partout. 



^ 



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h GÉNjBVok 143 

JPOlIKi Faire m four ^ commandenmjbur^ c'est- 
à-dire faire le pain, retenir place au four. 

FOURNEAUV POÊLE : Unf^urneiû de caiettes. 
Fourneau ne se dit qule par rapport aux arts ; 
fourneau d'orfèvre 9 de chiiiiiste , etc. 

FOURRE, TÊT,^ TÀiE D'OHBiLiàR : Otèz laJoUrre 
-' dececoissin, '■i-' -U "'■'*.;/■■ ^. 

FRAroiEU<LA), petite hlise assez semblable au 
^ 3échard. (Voyez ce mot. 

FRAIS (ÊTRE) , étreilans l'embarras : Nou^ voilà 
JfWl EiOcfâtion italienne iStarJresco^ Elle est 
ancienne, car on la trouve dans l'historien Patd 
Joye. Cette notanière dé s'exprimer M^ très-con- 
nue en France. 

FRANCfflPANE,^ VRAXO^Ètm; du nom de l'in- 
venteur JFVm^g^Tii. Pa!^. pop. 

FREGALON, grosse bûché ton^rUnedouzair^ 
defregaloni» 

FREGATE , pour frégate ; FRElNfÉSIE , frénésie; 

FRELOQUE, BOUTADE, CA^éçRiItluiapns tout 
dcoupune/rehque^.y v 

FRELORE , PERDûi Ge terme 9 qui est emprunte de 
l'allemand , se retrouva dans la langue romane. 



I Ce fat nn Frangipani , seigneur d'Astan , dans le rôjranme 
de Naplet, qai trahit ft fit arrêter le jeune et infortuné Con- 
radin y rélifgié chez lui. 



/ 



tu GLOSSAIRE 

FREPPE, FRETTE, lien de fer qui retient le itioyeii 
de la]?oue« 

FRÉQUENTATION. Une jeune ouvrière gene- 
voise ose bien dire : J'ai une Jréqueniation ^ 
parce qu'elle compte ëpouser celui qui la cour- 
tise, mais elle ne dirait point : j'ai une connak- 
SANCE , parce que , dans son esprit , ce terme est 
synonyme d'intrigoie. 
FRESILLON, troène, arbrisseau qui porte de 

petites grappes noires* 
FRICASSER, ^voir très- chaud : Touchez mes 

mamSfjeJiicassef ilfricasse dans ce jardin. 
FRICOT , RAGOUT, REPAS , FES'ï;m : Pour vnjhrin 
de fricoti un grand fncoU Paris, et lycm. popul. 
FRICOTER, se régaler, faire bombances 
FRIGOUSSE, CUISINE : Elle entend bien la fit- 
gousse; c'est une &o/i)ie FRIGOUSSEUSE. 
Terme dauphinois. En celtique y/r^iassa/frire ; 
en latin^/9^. 
FRILIEUX, FRILEUX. Vaud- 
FRISON (UN), boucle de cheveux frises; En 

vençal,,^ifoiin. 
FROID (LA) , LE FROID : Endurer la/roid. 
FROISSURE, FRESSURE : Des froissures de che- 
vreau. Vaud. 
FROUILLE , TRICHERIE, fraude au jeu : Il y a de 
lafrouUle^ 



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! géne- 
tathn, 
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me est 

>rte de 

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florin 
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SUSE. 
frire ; 



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;gêi>p;vois. ... .„,,:. ,,45 

FROUILLER , tricher. 'Neuch. Corrûptipn de 
brouiller, 1 ; s 

FROUILLON, TRICHEUR :*/^ ne Joue plus avec toi i 
tuesunjrouillon. S 

FROULER (SE), SE FRÔLER. / ^f ^'^^^ 

FROUIVÎILIÈRE, FOURMILIÈRE. En roman, ^om/- 
/i^j eifromiy une fburtni/ ï ■ 

FRUITIÈRE , FROMAGERIE, LAITERIE : Lajruitiêtjè 
de Bemexy de illiîyn/2. Une fruitière est une 
marchande de fruits , et fruiterie doit se dire 
du lieu où Ton garde les fruits. Dites aussi un 
FROMAGER, et non un FRUITIER. 

FUMET, FUMERON illyr a un fumet dans votre 
chauffe-pied, * 

FURE ET MESURE (A); il fout dire AU fur et 
A MESURE , OU bi^ , dans le style familier, à fur 
et à ûfiesure^ 

FUSTE^ FUTAILLE, l^u tOTùànrfusta; en bas-latin' 
fustallum^ à Lyon, xmefûte. Racine celtiq./wj/^ 
bois, d où fût et futaille. Aujourd'hui fuste ne 
se dit plus que d'une sorte de navire. Voyez 
le moi Fusterle y dans nos Observations sur les 
noms de lieux. 

FUSTIER, marchand de planches, de chaux et 
d'autres matériaux pourkltir; du vieux fran- 
çais fusiéy fustier, charpentier ; Un fustier, 
dit Nicot, est V artisan qui besongne en bois. 






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GLOSSAIRE 



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ABEGIE, TRACASSERIE , IMBROGLIO; terme connu 
en France^ ^ " 

GABIQN, BOUGE,<;abinet; qui sert de galetas : Ou 
est la clef du, gabion? En français, terme de 
fortification. 

GADIIV, LAYETTE : Faire le gadin d'un enfanU 
Vaud. • 

GADROUILLE , mauvaise saiMîfe , mauvaise bois- 
son . Ce n'est que de la gadroidlle. Gadoue, en 
français, manièie fécalr. Gargouille, endroit 
par où leau sort d'une gouttière. 

GADROUILLÊR, se dit , des enfans qui tripotent 

s^ec de feau : Quel GADROUILLAGE faites^ 

vous là? vous êtes Mn^;?e/i/tf GADROUILLONNE. 

^ Mot formé de gargouiller, barboter dans leau. 

A Lyon, gabouiller, 

GAFOUILLER, tacher, ^âter ^vec de leau sale. 
Ep provençal, gafowllarj en dauphinois, ga- 
bouiller, 

(iAGÈRE , FRIPIÈRE : Vous iroui^ere:^ cela chez les 
cogères, f 






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connu 

is : Ou 
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mfanU 

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faites- 

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5 leau. 

u sale. 
s, ga- 

hez les 



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.;;■; GENEVOIS."' , .- ■ t^j. 

GAGUfi En faisant ce inot synonyme i]d coureuse^ 
nous lui donnons une fausse acception , car il se 
dit en français d'une grosse femme, gaie et 
jolie. Ne prononcez pas ^^;^i^i. Vaud. 

GALAVARDE, petite fille qui aime à courir avec 
les petits garçons, à en imiter les manières , à gar 
çonner : C'est une petite galamrd^ ^ elle ne se 
plaît qu 'à GAL A V ARDER. Y.n r^xùn.galamrd , 
gros rëjoui,, sans-souci ; en.espQ^gnol,^^/«mrr/o \ 
vaurien , polisson. En Languedoc et en Provence, 
^ ce terme a racception de goulu , goinfre. 

GALETTE ', filoselle, bourre de soie : Des bas 
de galette; du dialecte mUanais, galette, cocon 
de ver à s5îe.>eucb. VaudT Gattel et Boiste oui 
recueilli ce terme,, mais ils n'en indiquent pas 
i'ëtymologie. ■ , 

ftALIAUFRE, GOULiAFRE. GALFAUFRER, man- 
ger en gouliafre, c'est-à-dire avidement (^mal- 
proprement.. En roman , galifre. 

g e 'gra n 

GAt^lMAÙFRÉE , galimap rée. 



... De voir ainsi c e 'gra nd galifre 
Daiiser aux orgue» Hfux pi fres, Cf^/res.) 



y^^'.A. 



Il \^ 'origine du dialecte milanais remonte à l'an 6uà avant 
I|sus-Chrisr, ('poque où 1rs Gaulois firent vue irniptio:< dnn> 



malie septentrionale, el où Bellovcsç changea en cité le boni 
<fe Milan 






1 



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I 



0- 



A 



V 



/;■ 



,48 . GLOSSAIRE ■ ' -^- 

GÀMACHES, GUÊTRES. Ge terme n'est indiqué iiî 
par l'Académie , ni par de Vailly; mais on le 
trouve dans Richelet, dans Boîste , ainsi que dans 
Gattel. En \id\. gamascie; en allem. ^fl/wa- 
schcn; en langued. garamàchas. Ménage dérive 
ce mot de ïarabe , ^rmi/A: , chausses. 

G AMBARDER, GAMBADER. En roman, g-amianc?^^ 

pour GAMBADES, 

GAMBERj ENJAMBER : Gamherup. ruisseau. 
GAMBION, GAMBUVOLET, bancroche : Une 
paut^re pedfe gambirole0. En ital. gamba y U 

jambe. 

GANDIN, TAPAGE, SCANDALE :Ily auTudu gan- 
din. Eti celtiq. gadwjn , choc , batterie. 

GANDOISES, FLEURETTES, SORNETTES. Lyon. En 
provenç.^Â/îrfowo. ,' 1, 

GÀN GANNER (SE), se suspendre , grimper pour 
aveindre quelque chose : N'allez pas vous gan- 
ganner là'hauU 

GANGUILLER, SE GANGUÏLLER, pendre, se 
pendre : Seganguiller à la fenêtre. Terme franc- 

comtois. 
G ANGUILLES, lambeaux, guenilles : Cette robe 

c ttouten gdnguUles. . ^* 

GANIF, CANIF. Mériiige écrit ganif, du celtiq. g-a- 

nwcd. / • . * 

GAPER, TROTTER, arpenter : J'ai bien gâpé au- 
^jpurd'huij nous açons fait une bonne gdpée.y 



, 



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RE, SE 
franc- 

le robe 

îpé au- 
Ipée. ' 



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GENEVOIS. ,49 

G APiAN , GABELOU , gabeleur , préposé aux 
douanes. En provenç. et en langued. gàbian; 
en bourguignon , gaihelou ; en romian , gHbloujc. 

GARAUDE, mauvaise poupée^ et aussi, fille de 
joie. En roman, caraulde , vieille sorcière. , 

GARAUDER, manier brusquement^ maltraiter : 
Ne lui donnez pas cet enfant à garauden En 
celtique , garo , garwau , rude , âpre , cruel ; de 

v^ là 1^ mot français loup-garou,' plutôt que de : 
loup^ont il faut se garer, comme, dit Gattèl; 
.ôu»au grec lukon-agrion y comme d'éftitres le 
prétendent. Italien, garoso, querelleur. Quel- 
ques noms de lieux pourraient venir à Tappui 

• deTorigine que nous donnons a (ÎARAUDER, 
et notamment le Jai^roz y torrent près de la Val 
Sakite , q^ton de Fribourg, formé , comme l'ob- 
serve M. Bri^del AegarWyjaruw^ en celtiq. rude , 
rapide. \ ^-\ 

jGARDE-PAILLE, paillasse. 

GARDE-ROBE ( UN), ARMamE ; Un garde-robe en 
/20/en En franc* et au féminin, cabinet destiné 
à renfermer des bardes^ tablier de femme, lieu 
où Ton met fe chaise percée. 

GARGATAINE„G0RGE, gosier. En celtiq. ^wr^a- 
den; en roman y. gargcttc^ en ilah gargaid : en laii- 
' ^ned,gargatd/, etc. ^^ 

GARGORISER (SE), pour SE GARGARISER. 



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ifx) GLOSSAIRE 

GAKGOTER, oARGOUiLi^jÈUi,. BARBOTER. Eli pro- 
vençal, gargoutar^ en roman, gargotter, C« 
terme signifie, en français, hanter les gargotes. 

GAKiNEÇON, basse viande, RÉJoyissAicçE. lia- 
lien, car/zaccw, mauvaise chair. 

GARNISSAIRE, GARNISAIRE. , 

GASEMATE, CASEMATE. ' ^ 

G ATILLON, DÉTENTE : Tirez le gatillon. Vaud. 

GATTES (LES), l'école buissonnière : Toi//e la 
classe a JaU les gaflcs. En angl. to ^ac?, courir, 
vagabonder. , ' 

GAUFRE (UN), UNE gaufre. 

GAULER (SE), se crotter, se salir. Eïi grec,^ 
g»w/oj, sentine. Vaud. Voy. Gouille. 

GÉANE, pour géante, 

GEL, gelée. Gel est un mot purement celtique. 
Boiste l'indique comme employé par De Saint- 
Pierre. 

Plusieurs de nos sources ont la propriété de ne jamais 
geler , et de préserver du g^el dès eaux qui/ sans leiir mé- 
lange, gèleraient chaque hiver. 

•■■ ' ' ■ ■ s^ ■ 

fConserv. Suisse.) 

Les courges, les melons, le pourpier, la balsamine, pé- 
rissent àvant/le^'^e/, et même lorsque le thermomètrecst . 

à 3' au-dessus du pojnt de la glace. 

- (Senebier.) 

Blànche-gelcc; roreille demande gelée blanchi:. 
GEME, marc de raisin. 






!^ 




Ila- 



GÉNEVOIS. i5i 

• 

GENETTE (LA) , le narcisse des poètes; autre- 
ment , la JANETTE DES COMTOIS, dôiit hoiis fai- 
sons ^e«e^/e par corruption. 

GENEVOIS ou GENEVOIS. Plusieurs voix s'élcv. 
vent parmi nous ' contre l'usage récemment 
adopté par divers auteurs français, qui écrivent 
Genevois avec urf accent sur le premier c,*on a 
même présenté à la chancellerie d'État un mé- 
moire sur ce sujet. Les partisans de la nouvelle 
orthographe disent que la multiplication de Ve 
muet rend la langue sourde, monotone, effémi- 
née ; les autres invoquent l'autorité des Rous- 
seau % des Bonnet, des De Saussure, des Senebier, 
et prétendent qu'urt nom appellatif national est 
une chose sacrée, sur laquelle la mode et les 
. exemples étrangers ne doivent exercer aucune 
influence. Sans nous permettre de pronqncei- 
iians ce grand conflit , nous nous bornerorLS à 
une r'^marque historique plutôt que grammati- 
cale : c'est que dans le i6."*® et le. 17.'"^ siècle, 
l'admission de l'accent aurait été fort utile pour 
prévenir une équivoque, car la plupart des au- 
teurs, et particulièrement des poètes de ccttc^ 
: époque, disaient Genevois pour génois, habi- 
tant de Gènes. 
f- 

' Je hais du Florentin l'usurière avarice.; 
, Je hais du fol Siennois le sens mal arrcslc- ; 



i^ 



■ 1 na 



i52 ' GLOSSAIRE 

, Je hais du Genevois la rare vérité , . 

Et du Véoiiii^ la trop cautc malice. 

« (loacb. iDu Beilay.) *' 

i Ne trouvons nuls qui secourir nous vo^se (veuillent); 
Fors les Chios, nation ^e/iepo/;r&,* 
Qui tout soudain en terre nous menèrent, etc. 

(La BoEosaïK.) 

GENÈVRE y GENIÈVRE : Des grains de genèi/re. 

GENJLLÉ, mauvais goût que contracte une vo- 
^ laille : Ce poulet a un goût de genillé. Dans quel- 

ques parties de la Suisse ron^ne, genelié si- 
■4 gnifîe coq , et genelle poule ; prononcez dgenelle. 
Patois de Fribourg , zenilUe ,• du latin , gallina, 
suivant M. Bridël, Statistique du Canton de 
Vaud, 

GENISSE, pour génisse. 

GENTILSHOMMES , prononcez genti-zommes , et 
non ^eTïfo'Zttomm^j avec les // mouillées. 

GÉRANIUM. Les Français prononcent^cra/i/om _, 

dt de même tous les mots empruntés du latin : 

À comïïïefactumimaximum^quaniumyTeDeum; 

mais peut-être ne rencontrent-ils pas mieux la 

véritable. prononciation latine que les Genevois, 
qui disentjàctoumyniaximàuniy etc. 
GÉROLE, CHERVis^ racine potagère. Gattel dit 
qu'on rappelle aussi gVrole, 

1 On sait que Vi\ç de Cbiô.a long -temps appartenu aux 
^•€lc'Ilois. 




■■■■HIIIIH 



■■■11 



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GÉNEVorS. ' i53 

GEST I ON ; ne prononcer pas gession : La gession 
de ses ajjàires, ; nvdigession , indigession y pour 
DIÔÉSTION , INDIGESTION ; le t doit , dans ces tr^Éîs 
moU^ conserver le son qui lui est propre.- ^ ^ 

6iI()LÉËt JAILLISSEMENT; le liquide qui JAILLIT^* 
Deux ou trois giclées ; terme dauph. En pro- 
vençal, g'wcfe; en langued. g'wcWrfa. 

GICLER, JAILLIR. Patois de Frib. rfc/tar. Neuch. 
• et franc-comtois. • 

G IFFLE, SOUFFLET, MORNIFLE, Franc, pop. Du ro- 
vfïtxiiygiffles les joues; en prov^nç, gij/lo. 

GIGNER , GUIGNER. 

GILLOTINER : Faire legillotin, jouer, badiner, 
faire le gille. 

GINGEOLET , ging^iet : Un habit gingeolet. 

GINGÙER*, JOUER, FOLATRER, rfu Toman jjnguer, 
qui a la môme signification* 

GIRADE, GIRARDE, JULIENNE, plante bisan- 
nuelle à fleurs cruciformes. ! 

GISÏER,GIGIER, GÉSIER. Paris, pop. 

GIS9ANT, GISANT, 

GLÈNE-: Faire gléne y faire rafle, enlever; lerine 
d'écolier, fortné du vieux irwm, faire glcnncy ^ 

GLANER. 

GLIN-GLIN, ternie enfantin qui signifie Ij; petit 

DOIGT. / ■ 



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X 



A 



i54 GLOSSAIRE 

GLISSE, GLISSOIRE. En français, certain pas <le 

danse. A Lyon, glissière. Vaud. 
GJuilSSER (SE) , pour glisser. 

Ils s'exercent à se glisser sur la neige avec celte chaussure. 
; (Bihliot: Britan.) 

Ce verbe mis avec le pronom personnel, si- 
gnifie se couler doucement : Il se glissa le long 
de la muraille , sans être aperçu. /. 

. GLU (DU), DE LA GLU. 

GOi)RON, pour goudron; GODRONNER, goi- 

DRONNER. 

GOFFETTE ; Mairi goffette yG^KSSETV¥,,yo'TEiÂE, 

A . 

GOGNES (faireMies), des complimens, des fa- 
çons. 

GOGUAND, SOT, lo\}KDS\}\): C'est un gros go- 

- guand. Gogànusy ^n celtique, est une injure qui 
reçoit plusieurs acceptions. (Voy. USibnitz, Çol- 
lecL etjm,) Goganddyn, indigne, sans mérite, 
et de là probablement, le «lot français gour- 
gandine. / 

GOGUINETTE : Dire la goguinette, des gogui- 
nettes y tenir des propos gaillards ; on vieux fran- 
çais, gogucneitc. Racine celtique, gog^ plaisan- 
lerie^d'ôii (iOGUKNAiiD et (lOGUErrEs, 

GOiSET, GOASET, petit couteau, méchant cou- 



■ '4:' 



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GENEVOIS. 



i;):) 



ms <1( 



lussure. 

lel, si- 
e long 



TELÉE. 
ES FA- 

OS go- 
ire qui 
t, Çol- 
lërite , 

GOUR- 

^ogul' 
laisaii- 
it cou- 



-\, 



leau. En Xid'm ^ gœsum , gœsa^ arme tranchanle, 

' . . . Duo qùisque Alpina corraicant 
Ga;sa manu. 

(ViRti.) 

Latin bai^bare , guaso , une serpe ; ronnan , goiz 
sorte d'épée ; à Besançon et en Bourgogne , goui- 
sot, gouiso , serpe, serpette ; en Touraine, gou€t: 

A beaux jouets qui sont petits demi-couteaux dont les ^ 
cnlfans de .notre pays cernent les noix . 

^ (Rabelais). 

En Savoie, les paysans se servent, pour la 
tonte des arbres, d*un instrumfcnt quils noin-v 
ment goj, goyarde, et pour tailler la vigne ,^ 
d'un plus petit , appelc^ g^J^^' Ronsard dans ses 
Eglogiies ^ fait usage du mot goj : 

Radoubant ma musette avec mon alesne, 
Je vis tlesur le borà, le lige d'un beau . fresnc ,, 
Droit , sans nœuds et sans plis : lors me levant soudain , 
J'empoignai d'allégresse un goy dedans la main , 
Pui^couppant par le pied le tige armé d'escorce, 
- Je le fis chanceler , et trébucher à force 
Z)<?A-£i/' le pré voisin. 

Remarquez que nous disons souvent coiniiu' 
ce vieux poète ,' desur pour dessus : // est dcsstir 
la table, ; ' 

CiOLÉE,' coulée, oobgék : Amlez-en une golcc. 

GOLET, pour'coiiLOT : Le golcl , la golctle 



i56 GLOSSAIRE 

d'un pot. Golet est de la langue romane. Nous 
avions aussi J'augmentalif GOLÈROJV : Le go- 
léron dhinc nasse, ^ 

GONFLE, BULLE, VESSIE : CLOCHfil^i^Vwn? des gan- 
ses avec dusaifon^ ai^oir des gonfles dans la 

main. - f 

♦ ■ ■ ■ V. ■ 

GONFLE , pour gonflé : Ce canari est toutgorifle, 
il est malade. Neuch. Vaud. 

GONGONNER, bougonner, jmurmurer. Lyon, et 
dauph.En gvec ^ gonguzà ^ murmurer. 

GONVER, COUVER : Ce Jeu agont;é toute lanuU; 
il gonpe une maladie. / 

GOTRET, terme de boucherie; ris de veau. 

GOTTE , mauvais ouvrage, mauvaise marchan- 
dise : C'est de lagotte , c'est-à-dire de la drogue. 

GOUGNEAUX, vieux chiffons, mauvais linge. 

GOUGNIFARDE , coureuse, femme de mauvaise 
mine. 

^ GOUILLARD, GOUILLARDE, friand. Goliard est 
un terme roman , qui signifie aussi vaurien , 
méchant. En bas-latin, goUardus , ribaud , 
libertin, et ^ow//dfr/,^oi///ar^ en vieux français. 

Il " . " j 

Tenir la manière que JauCuns gouliarcjes ef fhau^aiiés font 
est chemin damnable. / i 

GOUILLARDISES, f\jlvndises : Toutes sortes de 
gouttlardiscs ^ cl GÔUlLLARDISE, pour FRi^N: 



^ 



. INolLS 

Le go- 

sgon* 
2ns la 

'Oti/le, 

roïueï 

nuit; 

chaii- 
rogue. 

JVaise /) 

\rd est 
irien, 
mud , 
ncais. 

lés font 
les de 



:-'-^- 



\ 



GENEVOIS, 157 

DISE, au singulier : Pour satisfaire sa gouillar: 
dise. En roman ^ gouillardise signifie débauehe. 

Caeur à qui hanltetie tire, 

Et où noblesse est atiite , ^ . ' 

«.. ■ ' ■ , • . _ 

Doit loute ordure despire (mépriser) , 
Laidure et ^i/£Êm/<>tf. 

{ ÂlL Ain CukUTluwi, Bréviaire des nobies.*) 

GOUILLË, eau sale et boueuse, petite ma^ 
Tenne dauphinois et bourguigon. En Franche- 
Cotnié j* gouillet Kacine celiiq. gouell y cessa- 
tion , repos , d*àii est venu gouily goely eau dor- 
mante^boue. 

Le mot gouiile est connu dans toutes nos Alpes 
ronianes : la Gouiile. à. Vassu sur le glacier de 
Valsorey; la Gouiile aux cerfs ^ près du Châ- 
telar, etc. A Besançon, gouilla; le peuple de 
cette ville appelle un laquais sauie-gouUla. 

GOURER , tromper; du franc, goure, drogue fal- 
sifiée. 

GOURLLE (UNE); Il t^ouiUées , 'cep de vigne 
arrache. Terme rural. Au pays de Vaud,g*oi/r- 
gnioHf grosse bûche. . 

GOURMAND, friand. GOURMANDISE, frian- 



I Cet ouvrage était tellement considéré du temps de l'auteur, 
qu'on le faisait apprendre et réciter tous les matins aux jeunes 
pages de la cour. Alain Charticr fut secrétaire des rois Charles 
VI et Charles VII. 



%• 






V 






>;/<* v; ■ 



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\ 



»58 . GLOSSAIRE 

DISE, plutôt aviditë, intempérance, que sen- 
sualité; et J.-J, Rousseau a bien dit : « J'élnis 
plus sensuel que gourmand.» L'Académie donne 

aussi Texemple suivant :// nV^j^cw^ourma/irf, 
mais il est friand. La vraie acception de ces 
mots est conforme à leur origine cèïliq. ; gour- 
mont, avide; gourmandiz y avidité, de là rangl. 
g^on;/fl7z*r%, gloutonnerie. Du reste, nombre 
d'auteurs donnent k gourmand et à gourman- 
dise p sens de FRIAND, FRIANDISE; mais il ne 

faudrait pas dire rftfj GOURMÀNDISESpour DES 
FRIANDISES, substantif pluriel: Un plat de gour- 
mandises» 

GOU'jfTE : On n*y voit pas une goutte; suppri- 
mez ;7flj une» 

GR ABE AU ,GRABOT, CENSURE, EXAMEN; GRA 
ROTER , CENSURER, etc. En vieux franc, gra- 
bêler y examiner, éplucher. Oattel dit grabeau, 
criblures, fragmens de droguas. En celtiq. gra- 

il bot y léger, moindre en son espèce; g-mAo/i/m, 
grain rejeté par le van. 

Rabelais emploie g-m^^aw dans le sens géni, • 
vois, et Ch. Pougens. dit dans son Archéologie 
française : « Ce mot est encore usité à Genève, 
pour désigner une certaine. loi émanée du Petit- 
Conseil ^ et instituée sous rinfliience d'un [célèbre 
magistrat de celle ville. » 



X 



e sert- 
J'étais 
donne 
mandy 
de ces 
gour- 
langl. 
ombre 
rman- 
; il ne 
urDEs 
goar- 

ippri- 

GRA- 

gm- 

BEAU, 

.gm- 
Hum, 

gène- 
>logic 

lève, 
Petit- 
lèbre 



GENEVOIS. ,5g 

GRAFFIGNER, égratigner. En langue romane , 
Jg^fgner^ en provenç. grqfignar^ en gallois, 
ysgrqfinw. Boiste dit égraffigner, égratigner, 
barbouiller, etc. 

GRAILET, petit plat d'étain, donné pour prix 

lorsqu'on tire au fusil. 
GRAILETTE , sorte de terrine pour réchauffer les 

ragoûts. En celtiq. graUhen, restes d'un repas; 

d'où est venu le mot français graillon. 
GRAINGE, GRINGE, de mauvaise humeur, cha- 

grin : Il est tout gringe aujourd'hui; du celtiq... 

gryngian.graingian, murmurer, gronder, de là 

\^}A^^n^greinen. Le celto-breton grignous est le 

même^ notre mot 5n>7^e, qui se dit en Bour- 
gogne et en Franche-Comté graingnc, grigne. 
Neuch. Vaud. et Frib. 

GRAISSE, RÉPRIMANDE , SEMONCE ; Tùos^eu ia\ 
graisse, sauce est français dans ce sens^ on 
pourrait dire populairement : Tu as eu to sauce. 

GRAMMAIRE ; prononcez gra-maire, et non gran- 
maire» 

GRAMÔN, GRAMENv CmEf^DEfiT : Boire sur le gra- 
mon. \ 

ORANGER, MÉTAYER -.Mettre sa campagne en 
GRANGEAGE, c'est-à-dire k faire valoir par 
un mëtayer. Neuch. Ces termes sont connus dans 
plusieurs provinces, et Boiste les indique. 



\ 



\ • 



^ 



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miliMMM 



#^ 



i 



160 GLOSSAtRE 

GRATON, âspërité sur le papier^ sur le terrain 

Maboule a rencontré un graton. 
GRATTÉ-A-CUL , gr\tte-cul, fruit de Kë^antier. 
GRATTE-BOISSEUSE, polisseuse de boîtes de 

montres. " - 

■ ' " . 

GRATTE-LM^ON , ouvrier horloger; terme de 
mépris. 

GRÀTUISE, RAPE. En roman tgratuse» En Dau- 

phmé y graUtêi. 
GRAVATE, CRAVATE. 
GRÈBE (UNE) \ ce mot est du genre masculin : 

Quelques espèces de coljrmbns , comme la petite grèbe. 

(Coiuerv, SuUte.J 

On trouve aussi ce solëci^nie dans la Nouvelle 
Héloïse* / 

GREBOLER, grelqxter, trembler de froid J II 
était tout greliolant. En Dauphinë, ^romo/^/ 

GREFFION, (CERISE. Endauph.^m^on^ eà ita- 
lien, grqffioni des bigarreaux. Racine celtiqV 
gray incision ; de là greffe , e^. Neudi- Vaud. 

GREMOLLION, GRUMEAU, / 

GRENOUILLE, argent, trésor, magot : lia 
décampé avec la grenouille. Terme connu dans 
* quelques provinces. . ^ . 

GREUBE j tuf dont on se sert poui^ nettçyer la 
vaisselle. Neuch. / 

GREUBON,s(?diment de lard fondu. Neuch. En 



i-.-?''. 



\ 



■v^''.. 



errairi i 

^anttér^ 
(ites de 

rme de 

la Dau- 



uliti : 

ite grèbe. 

Touvelle 

•oid y // 

lolal, 
ert ila- 
yèeltiqV 

i Vaud. 

? : Il a 
nû dan» 

tçyer la 

Lich. En' 



t '.' "' 



Genevois; ,6< 

ïm-aUétn. gtwben. En Francbe-Comtë^ grub* 
. ^on y grubeuson* , ; , 

GBEUGERf,6BOGEiir'^yî5ii^iiv/<^s^\v'-. ■s^^.m > 
GREUIiER^ omsmmir trembler dé firoid^ En ro 
man^^fenGREULER, SECOUER. Italien^ crol 
2â7v^ vîeux^firançaisy çrouller: , . / y 

m duiiiaiffDt ans cigales, pianotent des s»atereUft,eM^^ 
loîénl des ûmT$ ,cn>uUo^nt d^fihfe^ frnictim et man^ 
-. /' 'giBoi^t des ''£|Mlcto. ' '"'/--'■ '^■■■-'''' '^^ ■ 

.,,t^' ■ •• ■ J ., ;': .^^/.^,.Vv.;...:\.î;Urt;(Airfût.) ■'■■:^:;^' 'V' 

GKÈZE , ÛiiÉSÉ . Soie grése; dîtes gRège. ^ 
GRILLE 9 CHETILLE DU l»»». Neuch, VaMd. Voyez 

GRILLER : Gn7fcr rfii café^ r6tib est mieux : du 

' café aÔTI. ^. ,.-'•'.;;, ,,.vi-, ..,.,^'r,- ., 

GRILLET^ GRUioN^ imecte; grytkis. Lyon, 
GRlMPION,GRiMPEREAU, Sylta europœa y oiseau* 
GRINGALET, fluht, de mauvais mineé En ro^ 

vtnan, ce mot se dit d'un mauvais^cheval* 
ORINGUENIAUDE , oaiNCiNAUDE. 

GRISPILLER^ FRIFONMERr > 

GROLLE^ SAVATE» mauvais soulier: Je n'ai que 
^ 4cs groUéa; sec comme de la grolk. Terme 
\^ gascon ^daupfa. et lyùh.; en langued. groûlla} 
en lan^ rotn^e , groulier, savetien Vmd. 

GR0NDE;B., GRONDERIE. 
GRQS-FORT , GRANDE ABSINtHÉA 

GROUp, GROUPE, croup, akgjne du larynx- 

11 



*/ 



t 



i62 . GLOSSAIRE 

t GRUER, MONDER : Faire gruer de Vaçoitie. En 
provençal, gri/ar. 
GRUS, gruau : Une soupe aux grus^ UN gruau. 
Neuch, Vaud. Gn/^ se dit aussi d'une^sorte de 
laitage: \ 

-■» .. - "• • " ■ "^ y ^ 

« La Fanchonme servit des^ruj, de la c^/'âc^(0^ tt^.» 

(Tfouv. Héhïse.J v 

Ce terme est du vieux français, et, en Qiam- 

pagn€r, gru «gnifie encore du son ; bas-latin gruSy 

gruellum\ vXiem* grutze. Racine celtiq, ^rw, 

arbre, fruit;* de là Gruyère ^ nom de lieu en 

Suisse , et^ni^^''^ officier prëpôsé à la garde des 

forêts: 

' ii ...... Rodillard de Chonp iUè, 

' Noble ao bec de corbin , grand grujer de Berry . 
/ ' {^zGVk^B fie Distrait.) 

J Les Écossais montagnards qui se nourrissaient- 
de chair, donnaient aux Pietés le sUmom de 
g^mi/ifcA, cmiVwicA, mangeurs de grains, de fruits, 
parce que ceux-ci habitaient la odte orientale 
de la Calédohie, plaine fertile en produits de 
cette nature ; et ndiis^^itons ce fait d'après Tau- 
torité de Gibbon, comme propre à venir à l'ap- 
pui de notre origine celtique. Remarquons de 



X Le grou , le gru, en France, dit P. Pithou , signifie tout le 
fruit de là forêt : la glan^ lei chàuignes^ les pommes ci poires 
sauvages qui s'afferme^nt par le ^/er. 



>» 




ne. En 

GRUAU. 

)rte de 

;,\' ::'" ■ 

Cham- 
wgruSy 

lieu en 
rde des 



) 

issaient- 
\Oïa de 
e fruits, 
rientale 
uits de 
rès Tau- 
r à rap- 
uons de 

fie tout le 
I ei poires 



GENEVOIS. i63 

plus^juç le mot groiué signifie blé en langue 
schype. * ^^ 

GUENÂPIN, 1>0LISSÔK, B4NDIT. 

GUENÙiLES; dans certaines parties de la Savoie, 
on donne ce nom aux pièces de tois sous de 
Genève. 

GyÉTES, GUÊTRES. Lyonnais; langued.^^Wto^. 

GUEULE-DE-LOUP, muflier , mufle-dê-^eau, 
plantç. 

GUEULETON , repas, bombance. Paris, pop. 

Chacun d'eux suivi de sa femme, - ' - 

;' A l'image de Notre-Dame 

Firent un aàiple ^ueu/e/o/i. , - 

(VadiJ.) „ • 

GUEUSARD , GUEUX i COQUIN, 

GUICHE; Tirer la guîchey tirer la jambe, mar- 
cher avec peine. ' *- 

GUIGNOCHE, femme de mauvaise façon; du vo-^ 
man guènochcy qui a le même sens. 

GUIGNONNANT : C'i?j/5i/^o/2^an/| dites c^est 
être EN GuiGNON. Voyez Enguignpnner. 



V 



^ 



^ 



"•WT 



I La Jangue schype est celle des Albanais; cet idiome , connu 
en Europe de|>uis un millier d'années, n'est, selq^^n Swinburne, 
qu'un mélange des dialectes de ces hordes tartares qui, au hui- 
tième siècle, envahirenUa Grèce et k Macédoine, mélange ren- 
forcé;^de termes italiens et allemands apportés parÀ^ es croisés. 
Ce voyageur s'étonne d'y trouver des mots qui ont du rapport* 
avec l'anglais ; n'auraient-ils point ^ne origine celtique ? 



'\ 



/ 



mmmmmmKHmmmmmm 



» -jmird'hid; nous avons fait une bonne gâpée. - 



■xr^ 




" » <^ 



' -^ 



'^. 



164 GLOSSAIRE 

GUILLAME : Un gmndgtdUdmCy ui; grand flan- 



âr 



DRIN. / 

GÙlLLEy GRIS, à demi-ivre. En français , on dit 

GUiLL^T, gai, éveille, ^ 

GUILLE9 pour QUHiLK. C^tte corniplion nous 

i^ient de la baisse laiinjfté.^ ï/ 

« Toncliant ceux qui jouent anx quillet (giiilleiii)^ on or- 
donne qu'on ne lenr défende pat ce jen, mtii icnlement 
de jarér et blasphémer. » V^ f' 

(Thidiietitmdei âtêgùUdiifCanitik^'lO 

GUILLEMETT E;(EN), en pAïe, run sur Tautre : 
Ces libres vont tomber, ils sont en gidllemette. 

GUILLERI : Courir lepUUeri, -dites le guilledou. 
Terme connu enDauphiné , ainsi qu'en d'autres 
provinces. On prétend qu'il vient des trois frères 
Guilleri^ gelhtijsboninies bretons qui, après les 
guerres de la Ligue, bâtirent lûl fort dans le 

' ' Poitou, et de là couraient le pays pour brigan- 
der, poussant leurs exciirsions jusqu'aux portes 
de Lyon. En franc, lé guilleri si^ifie le chant 
du moineau. 

GUILLETTE : Une guilletle de i^u/t^f diminutif 
deguilk» V ^ 

GUILLON, BROCHE, FAUSSET : Mettre kguilhn à 
un tonneau; GUILLONNER un tonneau. Vàud. 

GUINCHER, LOUCHER , regarder de travers : Il est 
un peu gitoche; Ce verbe est employé dans les 



nous 



GENEVOIS. i65 

. anciens faHiaux, poitt; PENCHER, détourner. 

Guenche , détour ; provénç. gidncha , lorgner. 
GUINDRE, DÉVIDOIR. En italien, guindolo. Ri" 

chelet rindique dans; ce sens. A Lyon, sorte de 
> métier pour les «oies : Une mécanùfùà à plu- 

sieurs gtdndres. 
GUIPÎGOU^E (DE), DE GUiNôois, de travers : Il 

marche tout, de guingoine; cet habU va degum- 
^ goine. . ■-■,..;:■ 

; GUISE, GUEUSE : Tuyau de gidse. 

GY, GI, GYPSE,PLATRE. GIPIER, PLATRIER. GIPER, 

GISSER, PLAtRER, enduilre de gypse. Italien ^ 
ings^are. Neucb. Yaud. 






? 



^^^^ 



3t 



i66 



GLOSSAIRE 



■ ••■•■«^■■* ■.■»«^«.-.^..-- --|-|-t^-» >| ^^i^ ^ -»^,^n^^^^^^,^^^,^^^ ^ 



H. 



ma 



Habitué, ée, pour habituel, le ic^est 

* place habituée. - 

HARPION, harpon; HARPIONBnER, harponner, 

(A aspirée)/ ■' ^ 

HEM : Faire à hem ; en France , jouer aux quatre 

COINS, • 

HERBE- A-ÉCURER, prèle, aspréle ; HERBE- 

AUX-POIS, SARIETTE. 

HERBOLANNES, herbes MÉbiciiiALEs : Toutes 

sortee d^herholannes, 
HÉSITER DE, pour hï;siter a : N'hésitez pas^de 

le recevoir, 

HEURE ; Est-ce qu'une heure ont sonné? Cepen- 
dant la Grammaire des grammaires permet de 

dire : VERS LES UNE HEURE. 

HIRESSON , HÉftissoN. En roman , iresson. 
HORLOGE (UN), pour une : L'horloge du Molard 

€4t arrêté. 
HORLOGER, ennuyer, rabâcher : J/^^k toujours 

àm'horloger. • .;la sotte lîûrloge! ^ 

HORTENSIA est féminin; ne dites pas : un bel 



\ 



W, 



>%!»»%<»v»V 



est ma 



ONNER, 



pas*do 

Cepen- 
met de 



Molard 



\ 



GENEVOIS. 167 

hortensia. [Coininerson, après avoir découvert 
cette plante 9 en fit. hommage à Hortense Le 
Faute, femme d'un célèbre horloger; telle est 
Torigine de ce nom. Gattel fait erreur en disant 
qu'il vient dHortensé reine de Hollande, ou du 
\sA\ïih<^iensis. 

HUILE : Huile d'oliffm ; dites HUitE tf olives fwe. 

KUSSIER, pour huissier : Nos hussierSfOifeç leurs 
manteaux j offrent Vimage d*une mascarade. 

HUTINS, vigne entre deux arbrisseaux; altéra- 
tion de hautins , terfae qui, ^ns quelques pro- 
vinces, désigne le même objet. Çeps hautains; 
il parait qu'autrefois on faisait usage de cet ad- 
jectif au propre comnae au figuré. , 

Cet hnmeiirt trtiiKeiidaiitef ni*effwûcnl comme le» lieux 

' hauuins et inacceuiblet. » , 

(MoRTÂioirc.) 

' '• ■ ■'' -. ■ ■ -■• ~'. 

En le précipitant (une roche), elle enveloppe et traîne 

he$ pai teuri, le» troupeaux , cl la forêt hautaine. 

(SiOEAI».) 

En se servant de ce mot , il faut donp avoir soin 
d'aspirer J'TÔj et ne pas dire : une tire d'hutins. 



^ 



1 Voici le premier couplet d'une ancienne chanson dauphi- 
noi»e, lequel renferme deux<^dioti»me» qui nou» «ont com- 
muns, auiin tt troillè. 

Je »eu tout cm/m (désolé)^ 

Lo cour me pendole , 

Je m'en yoï à Oo/^. (tillage du Gresifaudan) 



" ^ 



^^ 



^m 



«68 GLOSSAIRE 

HYDRE. La Fontaine a dit : 

......... «Monstref empoiionneun , 

Comme hydrei renaUtan, um cnu dtni uot cœurt. 

C'est une faute , puisque ce mot est fëmînîn ; 
écrivez comme Boileau : 

La voUà donc , Girot , cette hydre éponyaiitable ! 

HYMNE, est du genre masculin; îjn hymne de 
Simonide; LE BEL hymne des Marseillais ; cepen- 
dant TAcad. pense que ce mot peut recevoir un 
adjectif féminin lorsqu'il s'agit des liymnes 
CHANTÉES dans l'église. 

Nous allons nriaintenant signaler plusieurs 
mots dont l'A doit être aspirée , et que l'on pro^ 
nonce mal j 

Ifons disons souTentaa lieu de ; 

BkBLEVR; un n'ableun ' 

H^CHE; prclez-moi l'ache. 

^OilS;Jàitej'enunn'achis, 
HAGARD; "^ 

Goayernement commode et beau (Cfaillon), 
' -A^nquel suffit pour toute carde 
Un ours avec sa mi/i« ^^garde, 
Peint devant le mur du château. 
(BoEDiBi, ^ôjragepittor, aua: ghciert de Sawie, l'j']?^,) 
Car noutrous autin 

N'ont rien que de /oille, 

Personna ne /mi//^ > 

Fauu de raisin. 

Pcr bére de vin; 



hn; 



GENEVOIS. 169 

•; HAÏE; autour des z'aies, 

' ÏIALETER; a est tout Valetant. 1 

HALLEBARDE; Spon sn^ipetVLe Conseil des aile- 
bardes, le Conseil général que tint fe duc de 
Savoie au cloitre de Saint-Pierkie, en 1 525 , parce 

que ce prince avait ses gardes armés autour de 

lui. 

»■ 

^A^ESM \ un petit famea,u. 
HANNETON; une gwss'ànneton. Ce mot est 
masculin. ^ ' 

" MQUENÉE; ttw<? yfci/r o^iie/i^e. 
HARANGUEj uhe beW aràngue. 
UhRASSER'y il est encore tout i*arassé. 
HARCELER; il est toujours à m'arceler. 
HARDI ; vous êtes bien n^ardi. . 
HARDIESSE; il est d'un' ardiesse! 
UkKENG; des z'arengs,, 
HARICOT; des z'aricofsr ^ 

^HARNACHER; un cheml bien n'arnaché. 
HARNAIS; mettez l'amais. 
HARPIE; des z'arpies' 
, HASARD ; a /OM/ Vasard;àVasarddupoly\\ faut 

àiteiàlafortunedupot, 
HA&KRDER; il ne fout pas s'asarder. 
HAVSSE^OLyunojfficierd'aussecoL 
HAUSSER ; il fout Vausser. "^ 



Wm 



I70 GLOSSAmE 

HAUT; en n'aut BémonL 
Yikl^T'l^OlS', à joue de VautrboU. 
HAUTEUR;^MrMrt' aM/çwr. n 

HENNISSEMENT; Vénissemenii prononcez le 

BANNISSEMENT. 

VxjKISSEK', des chçif eux tout Vérissési 
IXEmiÉ'.aaxLn* ernie. 
llEllKTER;Une/autpasVeurter. 

« Le mépris , la menûce Avortaient nos «ito^ent. » 

(JjaMort de Lévrier, tragéd, genevoise J 

WVëOI]^ un lieux zHbou. 
HIDEUX, HIDEUSE; 

« Je xne trouye aToir quelques lignes qu'elle (la princesse 

de Lamballe) traçait avant TAii/tfMi^ catastropire dont elle 

nous a lain^ le souvenir. » 

CMé'm, de Sainte-Hélène,) 

. Une populace ... assouvit son hideuse faim à bon marché; 

(ÙBPaiDT.) 

HOMARD ; l'omard est une écrevîsse de mer. 
HONTE ; n ^ est-ce pas des z 'ontes ? 
HONTEUX; c*est bien n'onteux. 
HORS ; il est i^ors de danger; un n'ors dWui^re. 

« Le cortège hors des murs , à peine est arrivé. » ' ; 

CLa Mort de Lévrier , tragéd. gétfcv,) 

HOUSPILLER; ils sont toujours à s'ouspillcr, 
HUÉE , HUER ; des z 'uées. ^ : 

Y fairr huer un Dieu sous les Iraits d'un mortel . 

(DoRAT.) 



icez LE 



■ » 
oise.J 



princesse 
dont elle 

J 

A marché, 

^1 • 



GENEVOIS. 171 

HUGUENOT; àea z'uguenots. 

« Les Ducaux appelaient ceux qui avaient accepté la bour- 
geoisie de Fribourg, Eignçisf voulant dire Eidgnossen, . . 
c'est de là qu'est venu le mot à*huguenoUf dont on fait de 

si. ridicules étyinologies.»' » / 

# (Spon.) 

Voici , en revanche , quelques mots dont nous 
aspirons Yh mal à propos. 

HAMEÇON; on ne dit pas le hameçon y mais l'ha- 
meçon. 

HIATUS; prononce? des z'HrATUS, et n écrivez 

pas Ax^^'^' 
HIER; il ne faut pas dire ; i/ ej/ A hier^ on m'a 

assuré que hier... 3 mais IL est d'hier; on m'a 

assure qu'hier. •• [y ' 

HIÉROGLYPHE; pronoricp des z'hiéroglyphes. 

C'est aussi une faute de dire la hente^ pour 

l'ente: Faire une hente à un has^ ainsi que 

la hanse pour l'anse : La hanse d^un panier ^ 

et des hanchois pour des anchois. 



fr 



a^uure. 



1er. 






172 



GLOSSAIRE 

•• • 



'r^ 



ï. 



lOOINEy IDIOT : // nste Id comme une idoine. 
IDOINE, en français, signifie propre à. /•/ ca- 
pable de. . .: en latin idoneus. 

IL-EST (nous prcmon^ons tt-at) ; ]mâ^écxMaM: ît- 
est courant , il-^st cachant ^ il-est à la ramasse» 
Celui qui doit chercher ses camarades, ou cou- 
rir après eux , crie ;* est-ce ? et Ton répond : itest. 

IMITER ; imiterVexemple de quetqu^un est^si^ivant 
quelques puristes , une locution dëfectueuse ; ils 
exigent ici l'emploi du verbe suivbjk. Cependant 
r Acàdéjm|ie dit : un exemple ùiimitable , et Des- 
préaux: . i ^s 
Imite mon exemple. . . ' 

1MMANQUA3LE , IMMENSE ; ne prononcez point 
ain-mense^ àin-manquable , mais pissez à Vi 
le son qui lui est propre. Il en est de même à 
regard des mots immédiat ^ immédiatement. 

INCAN, ENCAN. En langue romane inquant, du 

ifclatin in quantum pour combien. Lyon. IN- 

CANTER, ENCANTER, vendre a l'encan, 

formé comme ci-dessus; ou du verh^ incantare , 

entonner , proclamer. ^ 

INCENDIE (UNE), un incendie. 



idoine. 



••t 



ca- 



0:11- 

masse» 

Il COU- 

: il€St. 



jée; ils 



N. / 

■r 

B point 
z à lï 
kéme à 
tént. 
fU, du 
1. IN- 
;ncan , 
nlare. 



GENEVOIS. ,73 

INCOGNITO; prononcer j^n comme dans £j. 

INCOMBANCE, gharoe/ inconvénient, consé- 
quence désaijbéabms; de l'italien iicdmitf/iza. 



INCpî»yENABLEV^ un néologisme 

W^'^^lf^: ^ *^*^'^ ^'"'** ^^ cettc^ Jfemme 
hêJmken oflren^pusieurs autres que la^langue 
f*P|#^ter , tels «oiit y indéUmi, infiffemif, 

IpEMlïISÈÏl, ÏNDEMNITÊ^pronpnce^ ipp^M- 



'■'-■ ■? 



r fVr- 






*:«■>, ' ' .'Vi 



prononaatipn qîie font qû^qua penonnêt*. 
INQUIUN , uwataiiœ; du latin àf^uaùms q,ui a 

la iriéine significatian. ^ 
ir^SECjE (UNE) , m iibecte. : 
INSOLENTPi , mjim^, i^fsuww. , . , 
U^TENTIOIIÏ : Étoê'fmii^inteniion âe. ..? Il 

fôut 



' '•'.■', I '. ■■■ I 1 



,>i: •> 



: DANÇ riNTENTION, 



M)Mi|"> 



ï te Mni/biftf^ dM:Àiigl«it àtiyM ^ùnXéhtat reça , de 
nlAe ^ dé$^ppùùU€f H déttippoihtmwkiijn^ ce qu'il y « 
deMowvfnilIley o'eit^ne cet derniert mou it»ot plaint une rei- 
amOpn qttVine cinqn^ie, tir let Angleir"iiui.mémei let 
ataient emprahtéeda TiéiB^ langage fînin^U. 

Xa rtmt briianniqiie, le àtUtuinte italien, sont encore des 
termes que la France pourrait bien adopter un jour. 



^0- 





,74 V GWSSAIRE 

INTERVALLE; ne faites pas ce mot du genre 
féminin. 

« Il 7 a une iBtertftU« d« dix ant, , . » 

(iVbiff». HéhUte, III.« partie , p. 19; édit d« Nauoh.) 

INVENTORISEÏI, INVENTORIER. 

INVECTIVER : Il m'a ini;ectwé: ce verbe est 
neutre , la . grammaire exige : il a invectivé 

CONTREMOL ^ , ^ 

INVITER : P"oUs êtes invUé de vous rénc(mfytrj 
dites/À vous l^côntYé^; iiii||1^ 
commencer» continuer, engager, commander» 
exhorter, forcer»8'efforcer,nianquer, obliger^ 
tâcher, on emploie DE, surtout quand il Vagit 
d'éviter plusieurs a, ou la rencontre dé plu- 
sieurs voyelle j(foi«te.> '^^^^ • '1 

IRRUPTION , pour ÉRUPTION : il hd est sorti une 
irruption par tout le corps. Irruption ^signifie in- 
vasion soudaine de l'ennemi. 

ISE;RÀBLE , ÉRARi^. Terme dauphinois. 

ITALIÉNISlVffi, n^ALïéri!ài,maniière dléparfei^ pro- 
pre à la langue italienne : C*est un Uatiénîsme; 
italianisme serait plus supportable. Quelques 
auteurs écrivent rrALiANiSER :' « Vigneron de 
.Verdun italianisa son nom , et se fit appeler 
f^enerorfl >» Il ne faudrait pas dire Ualiéniser, 



.#, 



i genre 



GENEVOIS. 175 

' ■ ■-..•■' 



Neueli*) 



^j/.;t.. 



J. 



% 



rbe est 

ACTIVÉ 



r^^A 



gerbes 
UVagit 



/•' *. » • t 



yiiiime 
iffie in- 

;.^ •:.■-■ 

■f" ' ■ '. ■ ' 

crpro- 
nisme; 
uelques 
ron de 
ippeler 
îéniseK 



.#, 




? .... 



, JARRET : Un faire de veau. Terme de 
-" boucherie. - • -. -:;: '^^-' ■:-^- -.-'.y ;. ^ 

JÂMBETTE 9 JAMBON DE l'épaule de cochon* fefi 

sTARIHIVAGE; pàm îÉGiMi iUtiplat de jardi- 
^^■fa^s le jardinage est Fart du jardinier , l'hor- 
tîculiure, fertne houvâitt c]ue ta langue paraît 
adopter. La Grammah^ des gramâciaires dit 
qu'on fmt iisage du'iilKil lëguiM eh parlant d^ 
grains semës qui se cueillent à Ift thafai, à la dif- 
férence de ceux qui se fauchent EUfbditeihent^ 
légume yient dû latin légère qui si^ifiè cueillif^. 
La Quuitinie àiïhi^ jardinage dans le sen^ de 
lëgume^mab il ajoute que c'est lâi provihcia- 
lisme. Quelques anciens auteurs ôiit ëcrît hor- 
iulage et horlolage. G^ttd A?«dique ce dernier 
mot comme signifiant aùsîsi certaine partie dti 
potager. / ,, • 

JAIlLOt,JARREL0TV sorte de baquet. En ré- 

man , jarle; en cettiq. jarl, jarre , cruche: 
MRTOU , JARRETOU ; jaRRETT^ , JAÏiRETlER;.mais 



mmtmummmmmm 



1^6 «Glossaire 

on n'en fait mage qu'en parlent des chevaux oïl 

d'autres quadrupèdes* 
JASPINER, DISPUTER» cmcoTER; en vieux fran-* 

çais^/eij/'vi^r signifiait traLvarder, et Boiste 14n« 

diqiïe. dans ce sens. 
JÉSUS-CHRIST, ANTECHRIST , prononcez JÉs^^^ 

jÇW» ^gmsfimh iwîs v# vv^MW dites le Christ V 

faites entendre les deux: finales. ,>^h é^i > 
JETON, ficeUe^t^^ ài:^^ 
JETTÉR, ne prend! {du» qn^ seul i^ âfiàii on 
: 4cnt je JETTE, il J£TTK, etc. Écrives aossi AP^ 

JOyeS^ (PE !liA)^ 4a FETît fQisiaN; TeiPM^de 
péch«urw^ jUiigued./^^ petit poîssonii^^t:^^*! 

JOMDi^» ÊTRE P^IVÉi ApiWRK J5K Viim f FoUS 

m *iwe!C bùfnjàitjomhm'j tu m Jamirmi^^^ i 
JORAN, VKNT DU NORD-OUEST j Neuch. JOl 
espèce de JOR^ Jt^J^^P^ 
est le VENT D'OUEST, et le VENT, dans un sens 
absolu, le vent du midi. j , ■ 

30T (h^) iÇettc poule est àjotf c'eitrà-<lire sur 
le jycHOiR, Nous cË^ns aiwîy par extension , 
d'un enfant qui s'est endormi: U eHijot ^ 



-\ 



vaux ou 
iix firan"* 

lez jÉsu- 
GhrbiV 

" m'< ■ ' ■ ■ ■ 

Dfiéii oiî 

TISIliLliÉS 

^; ^^^^7 1 II » I y 
(F _ - 



luptltet 

■•■■ ]■■'' 



ltMf*^';.r 




Gr(^iièveJ 
un sens 

ension , 



\ 



GENEVOIS. ijj 

JOUFFLARD, augmentatif dé joufflu : C'est une 
grosse joufflarde. ^ — 

JOUIN, JUIN : Le mois de jouihf prononcez Ju-w. 
JOUIR : Jouir d*une maùmise santé , d*ûne mau- 
vaise réputation: locutions ridicule». " 

-^Y^ *.''^^ .*"'' ^f'"<«wtf^yoi/rpwi^/^^r,- dites jour 
wyKÀkz. F'ii^T^ dùiour â^ Au 

JOUR LA JOURNÉE. jDu jour au lendemain^ d*uN 
JOUR A l'Xutr^. J> Wyoïir l'un, est une absur- 
dité : F'ous prendrez de cette poudre d'un Jour 

, 'W; ditei jûB^Dçux JOURS l'un.. 

JUSQU^A TANT QUE . pour jusqu'à ce que : JV- 
mi chez lui jusqu'à tant que je le trowe] Vieille 
locution. - , 

J^ te ledit encore, elveny ran/^ir^l'expire/ " 
,, Sans eeste le penter/et saut cetie le dire. 

' (C0A9BiL|.|.) 

JUSTE iCçmme de juste, c'est-à-dire comme il est 
juste^ comme de MAISON : . . .en payant, comme 
dejuste^ ^ 



>^! 



<" 



\ 



/ 



la 



. < 






7» 



GLOSSAIRE 



V 



%^vv»^»%v%\'v%vvvV»^%^^^»^^^ ^ ^i'v%^%^%%>^%^^^%%^v»%% 




, - ■ - , • , . . . * % 

XjA, pour LE, dans le sens suivant : Êtes-vous 
fâchée?— Oui , je 7a suis. Le pronom fene prend 
ni genre, ni nombre, lorsqu'il tient la place d'un 
adjectif, ou d'un substantif ejïiployé" ad|ecti- 
vement. ■\ 7 



Moins gênée I ma foi 
ia soyez da tout. 



, madame , il ne laat pas que tons 



/ •» (MiMVAUX.) 

Que je devlenro veuve? il y a trois ans que je la suis , 

monsieur. ' ^^ 

(Dahcouiit;) 

Vous êtes satisfaite (c'est Cornélie qui parlé), et je ne la 
suis pas. r 

* ' * (COINKILLU») 

Chacun de c(çs passages offre l'exemple d'une 
faute que les dames de Paris font tout-aussi fré- 
quemment que celles de Genève et du pays de 
rVàud.*' 



rvV 



i Tout le monde sait la réponse qu« M."»«de Sévignéfît àMé- 
nagc, qui» se plaignait d'être enrhumé : Je la suis au||»i , mon- 
sieur Ménage. — Il me semble, madame , que suivant les règles 
de noire langi^e, vous devriea me répondre : Je^ta suis aussi. 
— Vous direz comme il vous plaira, mais pour moi, je croirais 
avoir de la barbe au menton si je m'exprimais ainsi. **^ 



l 



»mt^t%^^^*fm 



es-vous 
e prend 
ce d'un 
iecti^ 



que TOUS 
B la luii y 



t je ne la 

4 

le d'une 
ussi fré- 
pays de 



lé fit à Mé- 
^i, mon- 
les relies 
luU aussi, 
je croirait 
ï. ^^ 



GENEVOIS. 17^ 

LADIÈRE, terme 4ç couturière, sorte de chan- 
TEAU : Des cherriises à. ladiérâs. LADIÈRE est 
au§si un terme dé batefier, et se dit d'un certain • 
vent du Léman qu'on voit aller au-^c^vant de 
celui qui doit souffler. 

LAIRE, hÈRE i II ehanle comme une laire. An- 
glais, /flrA'; allem. lerche^ une alouette ; en langue 
romane ^ une laielte. 

LAISSER ; Tu ne veux pas venir 3 hé bien l laisèe^ 
i*eAi Qu^U^n laisse. Cette locution , qui sans 
doute appan|ént aussi au français populaire ou 

: dû tnoins très-familier, nest indiquée dans au- 
cun lexique. * 
" Cela ne laisse pas que d'être. . , est encore une 
manière de parler que désapprouve le Diction- 
naire des difficultés de la langue française; on^ 
en fait cependant un fréquent usage dans le style 
fan^ilier. . - 

LAÎT DE SERPENT , TiTHYMALE. 

LAMROURET, NQMBRiL. 

LANCHEBROTER , jargonner , écorcher une 
langue : IV lanchebrote un peu Vallemand; je 

neWornprends rien à tous c<îj LANCItEBM)- 

' // ■ « ' 

'AtîïlS. De l'allemand landsprache , langue , 
jargon du pays. 
LANDES, LANDINES, lentes : // a la tête cou- 



ï- 



7^^ 0, 




\ 



-^tea» 



M 



t ' 



^ 



i8o 



GLOSSAIRE 



V perle Je landes, Lyon. Langued/ et Daupb. En 

latiUf lens, génitïi tendis, 
LANDRILLE : Jïrer landrUle , pour porter la 

MANDILLE; c'est-à-dire être dans le besoin; du 

nom de certaine casaque dont on habillait au- 

trefbis les laquaîsi # 
LANI 9 sorte de sac d'un tissu grossier : Un lani de 

Tir. Peut-être du latm, lanicturhy lainage. 

LANTERNÎER , FERBLANTIER. Un LANTERNIER est 

^celui qui alhime les lantanes, ou» au figuré, un 

diseur de fadaises » et aussi^îin homme lent» 

irrésolu. * ' 

LANVOUÏ, ANVOiE ou ANGUILLE Dt HAïz; anguis 

Jrçgilis : Tuer un lantfouL %• 

LARD (UN) , UN COCHON : Saigner un lard} un 

rôti de lard. Lard se disait autrefois pour^PORC 

ENGRAISSÉ ; mais au jourd'hiii , ce mot ne doit ser- 
;vir cjuàdr^îighercette p;*ftie grassis de l'animal 

qui est entre la couenne et la chair. • 

LARDÈRE» MÉSANGE. En dauphin, lardaine; en 

^ngue romane , lardelle. ^ 



En ung lieu avoit rossignaulx , '^"^ 
Pmîs et. rautré pApegffiilx (perroquets); 
ai aVôît ailleurs grands fia velles 
DVstornaux etiortèrelles. 
De chardoonefaux , d*aroiidel}es« 
D'aloettes et de lardeOet, 



"A 



-^ 



GÉSEVOK. 



)b. En 



IXi LA 

in; du 
lit au- 



%nide 

ER est 
rë,ùn 
lent» 

nguis 
l; un 

^ORC 

itsef- 
fiimal 

?,• en 



i8i 



^ 



De piofont, d'aotref oisillons 
' FaÎMiit d'oral*** l*ur9 pavillons. 

■ ^ ' (Rof/iam de ta Bose.J 

LARGE, MÉLÈZE : Bois de large; échalas de large, 

LARRON (UN)j une flammèche : Ily a un lar- 
ron à la chandelle. Les Hollandais disent : Ilj 
a ék Anglais ,.é ^ | 

L AURELLE , lauréole , arbrisseau. Lyon. 

LAVOIR, élre dans le lapoir, c'est-à-dire être à 

'^ même de réussir, de faire son chemin. 

LENT, relent :Ce lardaungoût de lerU.k Neu- 
châlel,^i^ ; ' 

LEUR, pour son, sa : Remettez ces livres chacun 
à leur place. 

Par miîe belle nmt d'été, 
Vert le matin , deux tomnamlmlea 
Faisaient lean coai^s ridicules, 
Trottant cbacna àtleur c6té. ° 

(NiTimvoif , ftf^i.) 

\_ t\ faut : chacun à SA place; chacun de SOK 

côte. C%a£^/z, précède d'un pluriel, prend après 
lui ^07i^^a,^ej^ quand il est après le régime 
direct, ou que le verbe est neutre. 
LEURRE (UNE), pour un leurre , un piège : Cest 
u ne le urre^ > . 

LEURS , pour USUR : JcU leurs ai dit; on leurs a 
écrit; ne mettez^'amais une s au pronom leur de- 
vant un. verbe. 



i8a GLOS^AUIE / 

LEVRAU, PE50N; du latin , UbrJ, une balance 
On lit dans Tinventaire des meubles de la Maison- 
de -ville, qui furent remis au garde de cet édi- 
fice; en 1627 : « 8a sèîilotSy 3 seringues pour 
éteindre le feu ; 1 2 cocasses de divejpses graw 
deurs; 5 poids ou kifraults pour peser le pain, etc.» 

LIERRP (LA), LE lierre : Boire sur la lierre. 

LIGNU, ligneul; un TIRE-LIGNU^ un cordon- 
NiEH.^aud. Provençal, Ugnoou. 

LIMOGE, COTOK FILÉ ROUGE, probablement ainsi 
nommé par métonymie. 

LINCEUIL, pour linceul, drap mortuaire. Viewt 
français. 

Un lineeuU tout taigneiix à ion dot t'ettendoit. 
Qui jatqaet tus jtalont dëcbiré lui pendoît 

(GAmviim, Coméliê.) 

LlfiZARD, LINZETTE , LÉZETTE, le lézard de 

MVKAïUiLf laceriavulgaris. 
LlQUETTE, sorte de petit bateau à pointe carrée. 

du roman lisque, vase, vaisseau, ou.de lisquette 

qui ,daifis le même idiome , signifie petite pièce , 

loquette/ / « 

LISSIVE, lessive : Mettre , tremper, couler la 

Ussitfe, ' ' 

LISSU, LESSIVE rEAU DE LESSIVE, l^tlfixn iUXyUcis, 

cendre du foyer. Lyon. Neuch. Vaud. En Fran- 
*■ che-Corhlé, /#w//.. 



.■'■y 

* balance 
la Maison- 
e cet ëdi- 
rues pour 
pses grau* 
painietc.» 
erre. 

[1 CORDON- 

nent ainsi 
ire, VietMt 

LÉZARD DE 

ate carrëe, 
ielisquetfyf 
ïtitepièce^ 

couler la 

i f lùv, Ucis, 
M En Fran- 



CÉNEVOIS/ i83 

LITOAU (UN), UNE LATTE; LiraLAGB, OUVRAGE 
EN LATTES; LITELER, LATifÎR* 

LODC» pluriel de loi; écrivez lois. 

LONGE , FLÈCHE : Une voilure" à longe. En fran 

çaisf ienne de boucherie et de manëge. 
iONGEOLE, ANDoyiLLE. 
LOQUETER^ remuer, secouer le loquet pour en- 
trer :ll me semble que J'entende hçueter à la 
t porte. , • r 

LORGNE (LE) ; no§ chasseurs donnent ce nom au 
plus grand des oiseaux du lac Léman; c'est une 
espèce de plongeon, colymbus» 
LOSANGE (UN); ce mot est du gerne féminin- 
LOTON, pour latton. C^ mot parait appartenir 
à la basse* latinité » car on fatmve dans nos re- 
gistres du Conseil : Candelabra lothoni, des chan- 
deliers de laiton* 

LOTTE, HOTTE. 

LOUETTE , LUETTE : Il a la loueiie fiasse. 

LOUIS : Le grand et te petit Louis , oiseaux aqua- 
tiques. En français, le grand et le petit courlis 
ou couRUEU. Nous 1^ nommons ùm$i sifflas- 
sons; voyez ce mot» 

LOUISE, JETON de cuivre à Tusage des enfans* 

LOUSTIQUE, terme formé de l'adjectif allemand 
bistig, gai , content : Il va mieux, il est déjà 
tout loustigue. 



I 






,184 GLOSSAIRE 

LUGAIRNE , LUCARNE, Lyon* • 

LUGE, forte delfcralneau sans ferrure. Terme 
connu dans npt Alpes romanes; canton de Fri* 
bourg , Um:e. Du celtiq. lug, bois , forêt , et aussi 
substance de Tarbre; ' de là le mot anglais hg, 
bûche, souche. En langue romance^ ^Hgv si- 
gnifie construction en planche. 
LUI , pour SOI. C'est le pronom soi qu'il faut em* 
ployer avec de|i noms çollectiGi ou indéfinis » tels 
que nul» celm, chacun. 

Chictin B« ioDges plni qu'à emporter chés lui U ptrt 
da botio. '^ (P.- H. Mauat , Bittoirtyêi Suùêêi,) 

Le traducteur de Mtill^r (La Baume) fait 
la fauté inversa en disant : 

n (Arnold de Winkelried) laUit aiittiit de fertde laneet 
que let briê parent en contenir , le* fit entrer dans m poi- 
trine f et comme il était girtnd et rolmate, let entraîna atee 
#01 en lomliaiit 

Il fallait apec lui^ parce qu'ici la proposition 

r II —IMI^— — 1W— — ■— ■!! I l i<— —— <—■—■— —i——— 

I Luf^, hg, lue, loci tout cet terpiet celtiqnet ont tignifii 
boit, forêt, tout comme boitt tnbttance de l'arbre. Le Uicus 
det^tint , qoi n'a pat une origine grecque^ parat| tortir de là. 
fi^rfieux Irançait, luquet te ditait d'un petit boit. I«e dialecte 
ffibonrgeoii nout offre deux termet d6tat la racine ett égale- 
ment celtique, Uan^ plancber d'une grange, et fan, planche. Xoif, 
tam, boit, fùt; de là le Irançait lambourde t i^xh» de boit, et 
^eut-étre anui lambris, que Cateneuve idérÎTeda grée fan^rat, 
brillam. 



^' 



Terme 
de Fri- 
»t aussi 
ishg, 
si- 



it ém- 
is 9 tek 

it part 

fait 

• lanoet 
M poi- 
nattta 



«ition 

9 Uieut 
r de là. 
lialectd 

9, Lan, 
oU,.tt 



GENEVOIS. i85 

n'est pas générale et vague , mais individuelle. 
Cette manière de s'exprimer se retrouve chez 
la plupart de» écriv;aiiis du siècle de Louis XI V> 
mais aujourd'hui elle est envisagée commie dé- 
fectueuse* Observez toutefois qu'en parlant des 
choses ♦ v«his pouvez très-bien mettre soi avec 
le défini, et, par exeimple, dire avec Regnard: 

-Tai trouTë la matière aifes lèelie de toi, 
V Maia la belle ait tombée amourense de moi» 

(le/oueurj 

LUI, pour Y :Cet ouvrage, malgré les soins que je 
lui ai donnés , est'encore imparfait Lorsque lui 
est régime , il ne se dit point des ëitoses , nan 
plus que elle, eux, leur; on se sert alors de y, 
en,le^ la^ les. 

Ne dites pas Je lui PaidU,mB,}af je le lui ai 
dit ; je lui ai entendu dire. Je leur ai entendu dire, 
mais, je L'^i entendu dire, je les ai entendus dire, 

LUISET, LUCARNE. Du vieux français, l'utt la 
porte, l'ouverture. 

LUMINOjN, pour lumignon : Une boîte de lumi- 
no^ Au reste, lumignon n'eat point syno*^ 
nyrtie de lampion; on ne doit s'en servir que 
pour désigner lé bout de la mèche d'une chari- 
delle qui achève de brûler* ^ 

LUNE , terme d'écolier. Lorsque âeux palets, deux 



i86 



GLOSSAIRE 



v; 



boules se trouvent à une égale distance du but , 
on dit : C^€St lune, 
LUnON, LURONNE- Aucun lexique n'indique ces 
mots y pas^ même celui de Boiste (6/ édit.) , qui 
a recueilli un grand nombre de termes popu- 
laires. Ils n*en sont pas moins en usage en France^ 
comme (:hez nou»» dans le style très-familier: 

Voir Parit lani Toir !a courtille , 
': OÙ le peuple joyeux fourmillé; 

Sam fréquenter les porcheroni, . 

Le rende^Toui dei boni ^ron/ , 
C'est Toir Rome tant Toir le pape. 

Uy aVail là toute la tani-culottcrie du village > cinquante 

à soixante luro/fs ,qulf le Terre en main, attendaient au 

passage leur rn>résentan t. 

, (LotJTiT, Af«fm.) 



f 



■^ 



du but , 



GENEVOIS. 



187 



»^»»%%%^ »»>»<»%^%%>%^>0^»%%.^' 



ique ces 
it.) j qui 
s popu- 
fjmnce^ 
unilier : 



kdaient au 



:• ■ .: M.- -■ 

Machiavélisme, machiavéuste. L'Acà- 

dëmie n'indique pas ces termes; de Wailly et Gat 
tel se taisent sur leur prononciation ; Laveaux » 
quilious apprend qu'on doit prononcer Mikel- 
^ng€i\e nom propre Michel-Ange, aurait dû- 
ajouter que Torigine italienne de ces mots exige 
aussi le ch dur. , 

MACHILLEH, mâchonner : Une fait qut mdchU' 
fcr;7tf/Sffr cmMACHILLONS. Lyon. Neuch. 

MACHIN, MACHINANTE, engin, machine, chose : 
Un certain nèachin ^ Une^ certaine machinante ; 
Monsieur Machinante , ..Machin est un terme 
celto-breton qui a la même signification que^ 
nous lui donnons. Bullet en dérive le grée mé' 
chanéf le latin machina, le verbe allemand 
machen^ etc. 

MACHURE :Du mdchure; une tache de mdchure; 
du verbe français MACHURER. 

MAÛNIN, CHAUDRONNIER A*|tiULANT. 

« Magntnt étrtngen p«a?«iit exercer leur métier dans la 
▼ille, nonobstant l'oppoiition des potiers.» 

, (TitgisU du Conseil, i5t7.,; 






\^_ii 



iâ8 GLOSSAIIIÈ 

Terme roman dont phisieurs provinces fran- 
çaises ont conservé Fusage, soit dans son inté- 
grité , soit avec une désinence différente r ma- 
gnanj maignier , maigni ^ etc. \Latin barbare , 
magninus} ital. magnaho.he Duchat le dérive 
du latin manuarms ; mais que dire de l'origine 
de Court de Gébeliny qui prétend que ce terme 
nous e&t venu de TOrient , parce qu'en syriaque- 
magsta signifie airain? Neudi. • 

MAIGROLET, MAIGRELET. La Fontaine dit min- 
grelcù Nous avons aussi MINÇOLET , PETIOT , 
PETIOLET, et quelques autres termes de cette 
nature qui n'ont pas la igrâce des diminutift ita- 
liens i mais dont la pauvreté de la langue fran- 
çaise nous fait sentir l'utilité. Petioi^ï unniot 
roman : Glotilde de Surville » qui écrivait sous 
Charles VIII, s'exprime ainsi dans ses Venelet» 
à son premier né : 

. O cher enftnteletl * Vrai pourtriiet de ion p^t, 
Don inr le tejn ^ue tt bouche tpreMë; 
Dort peiiot; clos, amj, tur le ujn de ta mère 
Ton doux CBÎUet par le aomme oppressé. 

MAIGRULE, augmentatif de maigre ; C*est une 
grande maigrule. 



if' 



I En Franche -Comlë, lonqne les vigne» jaunitaent à la fuite 
d'une gelëé (lu printemps, on dit que le magnin y a passé. 
1 1^1 y'ieut auteurs sont pleins de ces jolis diminutift, que 









\ fran- 
n intë- 
Brmtf- 
rbare» 
dérive 
origine 
terme 
iaque- 

t min- 

noT, 

B cette 
iftita* 
i firah- 
inmot 

t 80ÙS 

rseleti 



U une 



la tuile 
ifti qu« 



'!&■». 



189 



; GENEVOIS. 

MAIRERIE, MAJRIE : terme romaiu 

MAITRE DE DANSE ; majtre a panseh est mieux. 

MALADIE : Faire une maladie, gasconi^me. Cette 
locution se retrouve di^ns les Cprifessions dé 
Rousseau. MALADISTE est un barbarisme; il 
faut dire MALADE. 

MALAISE : Je me eens tout malaise édites, mal a 

MON AISE, 6u, j'ai DU MALAISE. 

MALATRU , pour malotru :Je n'ai que ces ma- 

; latrus êouUerè. 

■ ■-■*'■'.. 

MALCOMPLAISANT : F'çus êtes bien malcom- 

plaisant. Cette expression' n'est pas française; 

il faut dire 9 PEU COMPLAISANT. 
MALEMPARÉE : Quandj'aivulà maîemparée... i 

c'est-à-dire 9 la mauvabe tournure de TalTaîre , 

de révëneroent. 
MALET, convulsions des petite entanB: pu sirop 

pourlemaleU ^ ' l^ 

MALEVIE, synonyme du mot diable, dans le 



li ppéfte moderne poorrait t'flpproprier ; Ddille a fait uiaga 
à*oifetet qui ett plut doui qu'oUillon, et Vollairc a écrit 4o«- 
tonnet, pour petit bouton; maie on aurait encore ruiueUft^ 
be/xeiei, àuùtonMti cohmhelle, grappeletu, eho$ette, dent€-^ 
lette, boucheietti^fàtmi f|uc lea adjectif» noupeOet, b&mdeiei, 
doueeUl^ et plusieurt aotrei dont le ion est agréable et l'ei- 
prcttion pli^ne ^ nalyet^. 



I ," 



igo V GLOSSAIRE 

sens .suivant :Ç'w< ifên la mdletfuf mI jt n'en 
viens pas à boni; il a la mdlem pour faire ce 
qû*Qn lui défend. 

MALGRÉ QUE , jpour quoique , Biim <^E' t 

'-■■' \ Sùtty ât thovAvt \t iîége de Moiiiiii«niiii iiui^ quê 

U itlioii «Il trèf-ivincée , et que les |;énéraiii y fourni»- 

; lent de grendet oppoiltîoiifc % 'i, J • 



.?' ■> > 



■; »' 




Çwe ne doit jamais «e construire avec mtfi 
cependant on peiil dire malgré Qu'il en ait iC^est 
à-dire contre son gré. i 

MAUNE, WdAGmiFiim maUnèf^^^^^ ^'"^^ 

MANG&PAIN , petit insecte coléoptères piinue. 

MAI^nLLE , AKSE, Langue romane , manette ,• lan- 
ffieiocMïf mania} \ym. mànUbnflf^^^^^^^^ 

MANTILLAGE; lwgé de tablé taïrlatJn mon- 

life, essuie-main, serviette. ^ * 

, . ' " ■'..''.■•.■.'• ' ' ',' ■ 

Toii»lMltt« feront mtnlilii tillb. • . Vw 

(Enéide fïif,uï) 

'• ." ''■ - .'■ ". ^ " ■ ^ 

MÂPIS, MARBRON, petite biUe ide inarlnre U'u- 
sage des enfans. 
-MAPPU , BUTOR, LOURDAUD : C'eet un sot m^pu* 
MARAGNOU , MUSCARDiNr joli petit animal de la 
% faifnille des loirs. 

M ARAIN , GBAVOis , PLATRAS. Lyon. Du ccltiq. ma- 
rwirt , gravier, sablé, pieri^. * 



i • 






faire c§ 



1 1 - * 



■'X 



na^gré quê 

y foiirnU-* 

"»■■ • 

■ ' ■ '/ '•* ., ■''■ . '' 
\tnaJgri; 



ptinus. 
eUe i lanh 

itîri man- 



lit.) ^'^^' 

rbre à Tu- 



0/ mappu* 
imal de la 

■ . • 

celtiq. ma- 



GÉNEVOIS. j ,9, 

MARATER , BtiOCANTER, TAOQUEH : Nous apons 
fait un certain MARATAGE. Corruption du 
vieux français^àm/^r ; : * 

'^^^ofvi/fi', tif^^er «atriiien (î|it <ic marchandiies, Ttitr 
tott adniMiKm troquant. 






(WlCOT.) 



:■^$libamtUlrâ j angl, £ar/^ ^ espagn, haraiar. 
Barataria^ en celtiq. gjigiiifiait màquiguoiii^' et 
,^^<^/^^eii kiigue roma^^ tromperie r 

; Eu et moade d» préicat \\ 

■■: . . Jf na Toy qiia trompcria , 

; Car A<im/ et tricheria 

V j T KMit logiéi bien «Taat. » 

f Barai, ^Hlfrèé'sêfiSi est encore atijoùnThui un 
' terme de nier. ^^ 

MARC i Du marc de raisins, prononcez mai». Voyet 
_ Tabac*,. ■■'.'■/■■:'■'.' -• ''.'^ 

MARCHÉ : ^ûheter bon marché} l'Acaddinie dît : 
Acheter k WON biarcwî , éf c'est bon maïÎchiI. 

MARCHER : Vous me mafrthez; vous marchez 
ma robe i ces locutions sont ridicules» il faut : 

TOUS MARCHEZ $011 toi, SUR MA ROBE, 



.,■'■,•-■■■' ' • 

.'t 'Fàntfiir dea Jlté^&'et ibr la Jangfue eellique dit que c'est 

d*aprèice mot que Cerranlet nomma Baralona l'Ile de Sancho. 



^^^ 



mmHmmmmmm. 



■■f V 



.# 



L. 



■•>'V 



loa GLOSSAIRE ^ 

MARGORET (LE) , la iiiBctmtAUi» jpbinteè 
MARGALLE , sorte de petite ceiAw ncrir?» VirKté 

IIARGOTTE, MARCOTTER riMlIPPTTX, mae- 

coTTEiu Lyon. Lès Italiens 4ii(|p|ioit^ 
margoti^f margoUare, ce qpii est plus coiîfortne 
à rëtymobgie latine » poli^e^^ é^ dérirent 
• :de.m<?;ya,pl<mg^éiïft^^ ." 

MARIAUDER, MARIODEIV : Jff M ite^ 
cet enfant à mariaudtfr^ fi0fi0ÎS^i^ 
à porter sans précaution» i feïrê sauter; cor- 
ruption de iniifiwj^p^^l^^ 
MARIER^ Épousfea îlpyi^^)^^ qul^ 

marié Mademoiselle if « • t| ^ r^ 9^ depuis 

tion» ne peut se dire qu'eii ppn^ de FeccI^- 
siastîque cpii bénit le ipuriag^^lii des parens» 
des amis qui Iç prbcurei%.,,, ^^y^ , ^v ^ 

MÂRMANGER (SE)»SE DlSFtTTER» SB QUiaELUA : 

Ils sont ioujound se marnuuigerf :'^^x. / 
M ARMOUNER , MAHMOÏaiEB » marmottiiu i 

MARQUAINE: Afai^iialn^ blanche^ cbaiK» m^r^ 

MARTE t pour martbe» martre-zibeUne ; latin, 

martes* ' > . 

MAJITBAU , DEHT MOLAtUB. Lyott. Neuch. Vaod. 



1 ■ 



\ 



■\ 






linte. 

m» IfAE- 

ime aouf, 
çonfortne 

ùnnéM pof 
ter; cor- 



me quia 
juâ depuis 
etteaccep^ 

les parent» 

i'' :. -■ ,y ' .^- i 

lUERElXER : 

%fk. -' "J . 

i4|B; mar- 
ne; latin» 
ich. Vaod* 



GENEVOIS. 



\, 



, ^ Un «ai^au Taut deux ftohei et quarante pencea d'ar- 
• gen*^, car IM marteaux nont lea bergera dei dents. . 
\ (Bib^Qt. Unip., Ane. loii du pa js de GaUit.y 

M^TIJ^-VIT, ce jeu s'appeUe en France, Pe/ï/ 
oonhoifKmû vU encore. 

MAJTIROUT, MARTIROLET, mak™.t, es. 
^péçedTMènndede; terme bourguignon. 
MARTYR «A confond quelquefois mal à propos 

avec martyi^ .MARTYiuî estlesupplice; MAHTYH, 
la victime. \ ^ 

MAS ! Vn ma» de maisons f une Ile est le mot 
propre. Mas se dit aussi chtt nous dans le sens 
de oos : Cinquoé^ poses en un seulmasMême 
origine que massei^ latin massa, forme du grec 
moea, amaa de Wiesu 

MASILLES, MjPto», ABOENT i n adesmdsiOes 
MATAFAN, MATTE-FAIM, une çhépe. Nous* 

disons aussi, en parlant d'un homme ëpais et 

lourd : C'est un gros mata/an. Dauph. Neufch. 
MÀTAGASSE; on ^onhe ce nom à la pie-grièche 

grise , à la pie^èche rousse , et à l'ëcorcbeur. 

Langued. maig€Kà. 

MATINIER: f^ou^ êtes bien matinier aujourd'hui- 
il faut dire j4atinal; matinier signifie qui ap' 
partient au matin : l'ëtoile malinière; et mat i- 
N^x, qui est dan^'liabitude de se leve?mntin . 
Le^ femmes ne sont guère malineuses. 

■ ^ ' '■ -t 




4> _ 



^94 GLOSSAIRE 

MATOLLE, MASSE de beurre , pain de beurre. 

Racine celtiq. mai^matta^ tas, monceau. 
MATOQUE, SOTTE, stupïdb : C'est une grosse 

maioque. En itaL tnatto y fou ^ extravagant , et:^ 

dans lé dialecte vénitien , maUochio, / 

MAX a vieilli; on n'écrit plus que mai": le mois 

de mai. 

A 

M A YOLE , terme de mépris , exclamation ironique ; 
May Ole I il s 'est laissé dire » ..^Ohlla majrâle / 
Le Conservateur Suisse dit que ce mot vient 
de Mayole , abbé cie Clun^ , saint homme que le 
peuple invoquait souvent ; d'autres en attribuent^ 
». l'origine aux mots anglais my holê , . injure 
dont les {^ateliers de la Tamise font usage. Nous 
le croyons plutôt une corruption de mariole^ 
rhariaide y termes de la langue romane qiii signi- 
fient une statue, une image de la Vierge Marier, 
et, par extension, un enfant, un homme dont 
on ne fait pas grande estime à cause de son âge 
du de son peu de capacité. Voyez D. Carpentier. 

ME : Donnez-me-le } prétezipte-Ja^ poar donnez- 
le-moi ; prétez-la-moi. MÇS : Mes pire et mire ; 
mesfrires et sçsurs^ il est j^lus correct dédire : 

MON PERE ET MA MÈRE ; MES FRÈRES ET MES SŒURS. 

M'Y : Attendez-my i ArrENDEZ-Y-MOi. La parti- 
cule y, unie au pronom, ne doit s'employer 






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eau. 

le grosse 

àgant> et:^ 

': le mois 

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ironique : 
i mayôle ! 
mot vient 
ime que le 
attribuent^ 
[é, injure 
iage. Nous 
t mariole^ 
! qui signi- 
•ge Maariei, 
nme doni 
le son Age 
arpentier. 

r DONNEZ- 

•e et mère; 
t dédire : 

ES SŒURS. 

La parti- 
i'employcr 



GENEVOIS. 195 

que lorsqu'on parle d'une troisième personne : 
attends-l'y, ^ 

MÉCANISER, rATiGVER, ennuyer, mépriser; 
probablement du verbe français tympaniser, 
décrier , railler publiquement : 

Je n*aime point céaps tout ces gens à latin , 
-' Et principalement ce Monsieur Tiissotin; 
C'est lui qui dans ses Térs vous m tjrmpahisées, 

* (MoLiiEB , Fetnmet savantes ^ 

Boiste indique mécaniser, mot nouveau , qui 
signifie rendre machine; employer comme, ma- 
cKine. \ 

]\l|lCREDI , MERCREDI est mieux. 

MEDAILLE, MEDAILLON, MERINGUE V ces 
iriots prennent un accent aigu sur le premier e. 

MÉLÈZE iC^estde la mélèze ; le nom de cet arbre 
est du genre masculin. 

MELISE, pour mélIsse , plante médicinale. 

MEMBRE , pour membru, qui a de gros membres : 
Cet erifant est bien membré.MEMSBÈ n'est qu'un 
^érme de blason. 

MÊME : Il faut sacrifie^ pour la patrie ses biens 
et ses enfans mêmes. Même doit être ici indé- 
clinable, parce qu'il signifie aussi, encore y et 
qu'on peut dire également. . . ses biens, etméme 
ses enfans.^ 

Quelques grands poètes ont retranché ou 




^*s. 



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,/ 



,96 * GLOSSAIRE 

ajouté !> «don l'exigence de la mesure ou de la 

rime. ; 

H ett de cei etpriu fâTorUét det dteai» 
Qui sont tottl ptr eux^méma et rien pir letlrt aleni. 
X ''^r^ (VoLTAiRB, Mahfin^t:^ 

' On porte juiqu'tiix «eux leur juiriceiopréiiie:* 

Adoré! de leur peopie , ib iont det dieox eux-mâmt» ^ 

(VoLTAïai, QK^.) 

Qne si m//ii*# nn jour le lecteur gracieux, 

Amorcéptr mon tfoii|... ■ 

^ ^ (BoiLlÀtJ.) t 

Môi-mémet, à mon tour, je ne Mii où j*en iuif. 

(COAMIILLI.) 

■ ■ ■ • ■ . . ■ 

Mais ce sont de^ licences qu'il ne faut pas imiter. 

TOUT DE MÊME, pour aussi bien, d'ailleurs: 

Je ne veux pas y aller , tout de mémeil est trop 

tard. 
MÉNAGÈRE , sorte de petit tablier de femme. 
/ MENER : mener sa langue i jaser, bavarder, mé- 

; DIRE. 

MENIÈRES , LISIÈRES : Un enfant aux menUres. 
MEI^lHiE , jeu de cartes, espèce de brelan. ' On 
^^ditfigurément de 'quelqu'un qui est dupé dans 
une^àffaire.: Il est menille. 

\ i En 175», sur lei remontrance» du '^ C, le Gouverne- 
ment fit défendre la>Mf/ii//i?, comme un jeu ruineu» pour la 
jeunefie* / ; 



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pas imiter. 
/AILLEURS: 
e il est trop 

femme. 

ARDER /mÉ- 

V meniêres, 
brelan. ' On 
t dupé dans 



, le Gouverne- 
lineui pdur la 



GENEVOIS. ig^ 

MEN USAILLE , menu aille : // ne m ^ctyayé qu 'en 
r menusaille» à. \ 

MENUSIER, MENUISIER. Vaud. 

MÉPfflBOSET, terme de mëprwi: CVj/ iin;,au^;^ 
petit méphiboset. De Miphiboset, fils de Jotia- 
thas-, que sa nourrice laissa tonfihler, et qui de- 
meura contrefait. 

MERCANTIL , pour -MERCANTILE : C'est un terme 
fnercoHtiL 

MÉRÉDI , RAIFORT SAUVAGE. 

MERVEILtE, sorte de pâtisserie; ^' A 

Là colUtion Tient ^ cqmpofée de gaufrea, d'échattdëi,de 
merveilles» 

: (Now. Héloïie.J 

MÉSENTÉNDU, malentendu : C'est un mésen- ' 
/<?/zrfw. Vaud. Neq^ch. ^ 

MESSELIER, MESSIER, GARDE::CHAMPÈTRE;foniië 

du latin barbare m<?J*ankf; Vaud. 
MÉTAIL. Ce mot, qui n'est pas dans le Diction^ 

naire 4e l' Académie (1798), signifie, suivant 

Boiste et l'auteur de la Grammaire des gram- 
maires , une compositioyr formée de niétaux ; 

ainsi l'or est un métal ^ei le similor \m métail 
MÉTIAFOU, MAflHAFOU, demi-fou, original. . 
MEUR, MEURE, i)0ur m6r, mÔre, et MEURIR, 

pour MÛRIR ; Cette porrime n'est pas meurç, 

laissez-la meurin . . - 





















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GL&AIRE 



198 ( 

MEURE, Mihii;MEUIU£Rt m^mi: Cueillir des 
meures. Vieux firançak ; Amyot dit meurte. . 

AptmQN^, MUiiE SAUVAGr. Terme de la langue 
romane. Vaua. 

MIDI : Midi ont sonné; à nddi sonnante ; ^\\m , 

Mmi EiT aONNÉ ; A MIDI SONNANT j^ 
« l 'y (ootfKn^MtU towumi, tu lortir d« la maite. • 

^N^ '^ (BblUIAU,) 

Nous faiaoni aussi un solëcisnâie en "disant vers 
Us midi, sur les midi) il faut vers Mmi» sua 

LE MIDI. \ -^ 

MIENNE , pour mien : Cssi le mienne. Le peuple 
dit aussi : C^esi Uumien; ç^an mien, ç*an vôtre. 

MlEpX , pour FLUS : 1/ a mieux de vingt mille 
écus i elle a mieux de la trentaine j cela^vaui 
mieux d*un louis; gasconismes. Faraud (tqp. 11 , 
p. 656) dit : // chante ^U dar^e des mieuxl^xr 
pression basse et ntiÛement correcte; Vaupbs 
ne pouvait la soufirir. 

MIGNON j MIGNONNE. Nous disons d'une femme 
aimable 9 polie» affable, quels que soient d'ail-^ 
leurs son âge , ses traib, sa taille : Elle est Hhi- 
gnonne;c^estune migr^nnefemtne. Cet adjec- 
tif ne doit être employé que pour dësigiiér ce 
qui esFgjentil , et en mâme temps délicat , petit , 



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joli. 



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Cueillir des 
neurte, . 
^ la langue 

\nte jolies y 

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"dbant vers 

$ MIDI, SUR 

0. Le peuple 

vingt mille 
3} cela^vaui 
UKl(iqip.ii, 
r nUeuai^u^x- 
tejVi 

l'une femme 
8oi€^nf d'ail* 
EUeestfhi- 
e. Cet adj,ec- 
> déiigiiér ce 
élieatypetit, 




GENEVOIS. 199 

MILLECANTON (DU), de la blanchauxe, du 
PETIT FRETIN. Boiste a recueilli ce terme. - 

MIN ABLP, GUEUX t MisÉRABrjs, piTôYARU; syne- 
nynle du vieux mot marmiieux. C^esiun pau^ 
vre minable $ il a hien Voir minable. Paria* pop. - 
etVaud. > - 

MINUIT (LA), LES MINUIT, pour le minuit:. 
Quand vint la minuit j sur les minuit. Vaud* 

MIOTISE (DE LA), DU thym. 

MISER,^METTRE A L'ENCUtRE : Qu'ovez-^ouM nusé 
A cet incan? • 

MITE , MrrAiifE « miton : Une paire de mites. Lyon. 

\ Vaud. Mite est le nom d'un insecte (pûnait dans 
le fromage. Voyez Ciron. 

MITEN ANDRE , suite , sÉouEtur : Et toute la mir 
ienandrey et tout ce qui s'en suitj de f allem. 
mit einàndery ensem}>le, de compagnie. \:. 

MIXTURE, peur mixtion, terme de pharmacie; 
du latin mù?/Mni, • 

MOGE , GÉNISSE; terme rural. Grec. moskos; latin 
barbare , manza* Au'pays de Vaud, modjà^ mozc- 
Dans le canton de fribôurg, on dit aussi mozori 
au masculin , pour désigner un veau d'un airi. 

MOINDRE, INDISPOSÉ, faible, malingre : Je me 
sens tout moindre $ U^est tout MOINDROLET. 

MOIS : Le mois , la semaine gui vient ^ il est mieux 
crodiré rùB MOIS PROCHAIN ,|la semaine prochaine. 



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200 GLOSSAIRE 

MOIS D'AVRIL » POISSON d'avril : Donner un mois 
d^wril. On (nrëtend qu'ici, poiisoii d'avril n'est 
^[l^une altération de passion d'oifril, paï àOu- 
lion à la passion airivëe le 3 de ce mois, ^ù 
Jësus-Christfiitt par dérision f renvoyé de tri- 
bunaux en tribunaux* f 

MOIS-DE-MAI 9 AâBÉroiE. Une branche de mois- 
de^ntaù 

MOL a vieilli ; on dit plus généralement Mou. 

MÔLAN (LE), LA MÔLANNE; nos bateUers ap- 
peOent ainsi le vent d'Est, parce qu'il vii^nt du 
côté de la montagne du Môle/ 

MOLLASSE , sorte de gréé tendre du pays. Terme 
dauphin, neucli. et vâud. 

MOLLE (LA) , ABATTEBfENT , LAaaTÉ iF'ous atfez 

bien la mùlle aujourd^huL ]Sn langued. /fi mold. 

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MOME, SOTTE, 9TUPIDB i C^ssÉ une grosse môme $ 

de Jlf omi/j , dieu de la t'aillerie; d'oà les Grecs 

ont fait mo/7à7ii$, masque hideux.' 

MOMENT : Il y a déjà un bon moment que Je 
Je vous attends l un bon momj^nt ne doit se 
dire que pi^ur exprimer un moment favorable. 

MÔMIER, nom dpnné aux membres d'une nou- 
velle secle établie à Genève :C*est un mâmier, 

- c*est une jkâmiéfe : il donne dans la mômerie, 
Monieur, momon, signifiaient autrâbis uji 



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avorable. 

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GÉNEYOIS, V .^^^ipi 

honune dëguisë, masqué, et momerie, mom- 
meHe i(e disaient pour mascarade » spectacle / 

• COMÉDIE. 

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iU jour eu EoU la eoiutaiiie ettoU à Oenète » du temps 
MVk Papmilté, que troif «tUU dct gent d^ÉgyM^aitoienc 
troit Rojas Ita dumoinei Tong , les cbapalaint d« Saint- 
Pierre I*aaltre, et le troitieime un curé des «ept paroiuei. 
Et faitoit ung grand feitin areo liiitoiret , jeux » momeries , 
Donitret de gent de guerre, bancqueU, et t'effor^oit-on à 
qui mienlz-miéttli. 

/ (BçKvifian.) 

Aprèe cette cérémoniei; le* damei commencèrent à danser, 
eu gube de mommerie, et à faire bonne clîèlre pour lafeste 
^ plus joyeusement parfoumir, 

{Croniq, citfte par Michaud , Hist. des Croisades.) 

En Angleterre , ver» le I S."*' Siècle , on appe- 
lait mummers certains histrions qui , masques 
et habilles d'une manière extraordinaire, cour 
'raient les campagnes pour jouer des pantomi- 
mes religieuses. 

Le nom de mâmier parait avoir été imposé 
aux méthodistes genevois à la suite de certain 
article facétieux qu'un plaisant fit insérer dans 
la Feuille d*atfia du 7 octobre i8-j8; c'est là , 
; du moilfs , qu'on le-\trouve imprimé pour la 
première, fois. L'usage en a passé au canton dci 
Vaud,X)ùil est maiintenant au^si populaire que < 
chez'nous. - . v ^i 



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^aoa GLOSSAIRE 

MONTICULE (UNE), un monticule. Les dimî* 
nulifc conservent le genre du mot dotit^ib sont 

formés ; UN ^ et non pas w/i<? globule ; UNE, et non 
pat ii« vésicule. On dit cependant UN môle et une 
molécule. 

MOQUE : Ce n'est pas dt la wo^iié,- c'est-à-dire , 
ce n'est pas peu de chose. Motque , en roman , 
signifie badiuage, Terme champenois et neuch. 

MORAINE, MORÈNE, colline, pente rapide, 
MONTICULE. Cette expression, dit De Saussure, 
est reçue dans toute la Suisse romane , la Savoie 
et le Lyonnais. 

« Taniôt lup nne ëtroite corniclie , Untôl wr là /wo^^^ 
la plui élevée tfun glacier.» "^ ' 

Boiste donne à ce mot la niôme acception , rpais 
il écrit moraine. Raoul -Rochette en fait aussi 

En espagnol, morena, nioiitagne; en italien, 
^ora, las de pierres. Racine celtique mora/i, 
tas. tfuantité , * d'où s-est aussi formé le mot 
français morne , qui , aux colonies , signifie pf. 
tite montagne. ' 



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\ i Mot, mnr, grand, Iiaut^ élevé, noblp, illiiilre. Danilfr 
Ungue deiCeliti, çomm^nom i^avonidéjà obierté, tout ce qui 
•ignifiail élevé , «e prenait égalen»eht au propre t% an figuré. 



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- GENEVOIS. ao3 

MORIGINER, pour morigéner. Neucfi. 

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Vont «f et vue compignit fort mÉl mori^iWtf. 

, ÇDàVcov^Tf ieif^acances.) 

MORSILLflR , pour mordiller. 

MORT-A-PÈCHE, partie de ki ligne où s'attache 
rtiatneçon. 

MOUAI^E : Sale comme de la mouare. Ha latin 
mi/r/a , ^umure. Les Comtois disent de la /Tttfirer ; 
le puits des salines de Slalins qui fournit la plus 
grande quantité de sel, eèt nommé le puits d 
fnuiret ' 

MOUCHE , MOUCHURE : De la mouche de chandelle. 

MOUCHER; n'employez pas ce verbe sans le pro- 
nom personiiiel ; * 

On mouche, on crache , on toutie> et d'iàitant en intlant , 
Un cat^rre orageux t^accrott et te répand. ,^ 

^ ' (Fai|niL¥.) 

Aj^rèt Êffoir toui^é, àiouché, clnché, 

La Grammaire exigeait* om se mquche., ôs'é 

TRE MOUCHÉ... x 

MOUCftJÈT ^ HOUPI'E , TOUFFE , PELOTON : Un /fioi4- 

ûhet de sonnette j 11$ étaient par n^ouchet$ sur- * 

la place. !•• ,../ '^;:. ;' ' "■,' v;, .. *. 

MOUCHILLON I Moi^lnERON^ V / 

MOUCLAR, HAMEÇON. En provençal,, mpajc/aw, 

tçrme formé du celti^. Au canton de Vaud , 

moctar. ^'".' ,.v,\\'-; ,,-..-^ 

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3o4 GLOSSAIRE 

MOUGNON, pour moignon. Langaed. mougnoù. 

MOULER, MOLLIR, SAIGNEa^DU NEZ : Majôlei tu 
moules. 

MOULETON, MOLLETON, sorteVëtoffè. Vaud. 
j MOULU , pour émoulu : 

... .Jeune homme trèt-ioirniit, et tout frait moiiAi it 
runifenité. 

'^ (M. A. P. Kàya^de trois mois ,.%te,) ■ 

MOURVEUX, MORVEUX, impertinent : Elle /ail 

bien sa petite mourveuse. Lyon. 
MOUSET; sorte de gros rat. Latin, mi^i; alleiti. 
maus; anglais , /woi^j^. Court de GébeUn le dé- 
rive du celtiq. mus^ muz, cacher. Mussp, en. 
vieux français , cachette, lieu propre à cacher 
quelque cjiose; ternie qui s'est conservé dans le 
\. patois tie fe Franche- Comté. Les Vallons et les 
" ,. Picards disent encore jucher pour cacher : 

« Quand la femiàe enit ci» fait, elle lemiic^, eiplntne 
• dUt^ot.» ^ ^ ^ j 

{Là bisciptine de Oergie , il^j^ lièclerj 

MOUT AILE, LOTTE, MOTliLLE, ga4uslottù. 

MOUTELÉ J TACHETÉ, ti:oiLt: Une vaçhç fnour 
telée^ terme rural qui appartient à la langue 
romane, et dont les l^abitans de nos Alpes ont 
conservé Tusage ; , 



Vinl dé toté; ^ 
Bliants^ et nairé^ 
^oda' et mofaHe^ 



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GENEVOIS. * 



205 



DtjoiiTen' «Untro» 
Déso on Uchino. ttc. 



(iian» des Fàchei.J 



MOYENNANT QUE, POURVU QUE.: 

. . . Je TOUS prometf ^ ^ /' 

D'oublier tout mo/e/i/ia^/ ^«'ellr tienne. 

(La FoifTAiiri, Cb/i/tf#.} 

* Moyennant ne doit jamais être suivi de i^con- 
jonction que. 

MOYENNE, AISÉ , rtiCHHTT C'est ùhhommeguilkt 
moyenne. On dit moyenî^er une entrevue, un 

accommodement ;t:e verbe ne peut être pris dans 
un autre sens. . * 

MULE (LA) : La mule aux talons ii\ faut dire , 

. LES MU^^S. / 

MUNIER, pour meunier; mûnier est du vieux \ 
' français. 1^ 

MUSGATE, pour muscade : Une ho^x muscate;: 

bas-Iatin, mii^co/a. ^ „ 

MYRTRE, iwùr mm^i Une branche demyrtre. 



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jM ACRE, e$ du genre féminin ; ne cuites dotic 
fus : G^^si du nacre, mais y de la hacrét ' 

NAlNBOTi N^&T : Un petUnainhot En langue 
romane, nmip/. " j ^ ^^ ^ ' 

NAISÊ, MOISI : Ce Unge été à Vhumiier il cahi- 
mence à se naiser. En àllem. nasi^ humide; à 
Neuchâtel,mwî.Ondit, enDauphinëetenFran- 

' che-Comtë, miser le chanifre^ pôùrle faire ROtnn è 
et dans quelques autxeç provinèes , naisage, droit 
de le faijre macérer dans l'eau. Voyei; Nanf:; 

NANE, NOVRwqE. Grec, nann^tànte; latin bar* 
bare, na^a grand' mère; ital. nanM^ terme 
de nourrice pour W(Mrmlr les enf#ns;>&rto 

nanna, foire dodo* 
NANSE, NASSE. Ce terme de la la^e romane est 

nussi en usage chez les Brovençaux, 
N AIÏT, RUISSEAU ; petit vdlon où coule un ri^isseau: 

"« Font lur le ruisiMU (si^r nanio) de Jargonint, <h>A- 

.'■. ■ ■ ' ■ ■ . , 5. ■ ■ .- ^ -^ ■ . . ■ • . 

^%iii da flçrini. » * 

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Si la iftfigae primitive dont parle BiJlèt 



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^ GENEVOIS. ao7 

réellement, ' qp terme eïi fit sans doute partie , 
car on en trouve des vestiges dans la plupart 
des idiomes connus. En gallois et en langue ro- 
mane, no^ signifie ton«n^ vallëe;en arabe, 
itor , marais ; en persan , naA^w. Hëbreu et chal- 
\ dëen , nahhat^ torrent, rivière , vallée \ teuton , 
nar ,• flamand î naii hongrois, nad, moui^^ hu- 
mide; grec, na6, je coule, etc. etc. Lwloms 
de lieux de la Suisse romane , de la Savoie et du 
DaupWnë, nous oÀFrent encore une foule de 
dërivës de ce mot. 

NANT4)E^RAILLE, ou de BRAIL, terme dont 
on se wùjLk Genève pour désigner Tu^urb, un 
USUHIER ; IlfaU le mnl-de-bmilhi' c'est un 
nant-de-braille. Du nom âHnn nant, près de 
Coppet, où se commettaient autrefois des vols 
■ .t'. ■ ♦ ■ ■/ ■ "' ' -f ' ., , . . ' ^ 

1 Woiii loiiiiiitti loin d« voir, oommA- ^o Mvant philologue , 
lyiginc des langue! modernes dans le miracle de Babel, màià 
il faut convenir que ceriaihi rapprochémeiii de termet donnent 
qudquefoia beaucoup à penser sur rexiiftence d'une langue 
primitiTè; par exemple, It nom du royaume de Bornou, en 
Afrique , est form^ de Jter , pfys , et de Noù , grand lac d'eau 
douce; ce /ton ne lemble-t^il pai apparienir aufii à la racine 
iïJconde que noua aignatoni dani .tet artieU ? Dam l'idibme des 
habitana d'Ombay. près de l'Ile de Timor, pina lignifie le bout 
d^une flécha : U hasard seul donne^t-il à ce mot la similitude 
qu'il offre avec la cWto -breton /iw,^^./,, tête, pointe, sommet, 
terme que^noa noms de lieux nous rappellent.encore si souvent ? 









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ao8 GLOSSAIRE 

et des assassinats. Ce nom de lieu » qu'on trouve 
aussi dam^ TEngadine , peut dériver du celtique 
brtUf brety endroit marécageux- Patois du pays 
de Vaud £re/, sauce, bouillon, liquide. Vieux 
françaisiiruj latin barbare, &roiiiim; anglais, 
broài y bouillon^ ital. brodo , bouillon ; allem. 
brey, bouillie. ) 

NAPPAGE, LlNOfDÈ TABLE. ^ f 

NARCISSE : Une belle narcisse; lé nom de cette 

plante doit être masculin. 
NAVETTE, sorte de brioche. / . 

NAYER, NETTAVER, TUTAYER; prononcîa^ 

tion vicieuse deé^ verbes NûYEAt HETTOYER, TU-^ 

TO YER ; prononcez oyer comme dans employer ; 

iuïaiement ne vaut pas mieux , il faut prononcer 

; TlJTOABIANr "^ '■"'■'':'■ ■;-'.'• 

NE : Je ne nie pas que je Voie dit; on ne peut 
nierquUl ^isle des., • Il faut : que je ne Taie 
dit • • ,; qi^jjlN^existe des. y.J*ai peur, je crains 
que demandent aussi la négation ; ainsi Molière 
n'est pas correct en disant dans son George 
Dandirii 



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J*ai peur 911*00 youi lurpreiine. 

Toutefois, cette licence entiolérée/ën poésie, et 
les puristes auraient tort de reprocher à Cor- 
neille ce vers de son Nicoméde: 

Seigneur, ye crains pour yout ^«*un RoniiUi toUi écoute. 



3. 



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m trouve 
celtique 
9 du pays 
e. Vieux 
; anglais, 
; allem. 



de cette 



ononeia^ 

YER,TU- V 

iployer; 
rononcer 

ne peut 
NE raie 
fe crains 
Molière 
GeoTge 



oësie, et 
p à Cor- 

îut écoute. 



GÉNE¥(M& \ 309 

î t On, peut faire la néttm oteiervation à lygard 

; ite douter suivi du ^ii#». < 

:|t>^ Nb , aprèt mo^^ ^t encore piëcessaire dans 

Il ifoal^ de son dUcoufs ne/ut 

jp0^mtêél4^f$audte que i?e VapaU été te co^^ 

ménceineni. '" • . " ^ 

• NÈFE/pcK^)«Ènj:, fruit: dii nëffier^ ; 
NIÎNET8 (LES) , uss seins; terme enfantân^ ^ 
NIÂCB; èiréltfe iMfthtine : Fais-tul nidcêijhis 

rUdceauminon. 
NIAFFEi IIOU^ AjAttu, ÉNERVÉ ijeme senrtom 

niaje auftmrd^ A Lyon, nioohe. 
NIArNIOU, NION-NION; nuis, qui joueVe niais . 

Tujkiêl$nion^nton}ai>0è son air nit^iou , il 

n'estpd^sibéièé" ^ \ 

NIARGIJE , NABGUE : Il mç/i^i laniarguen 

NIAU^i NiOipET, oeuf pour foire jpondrç les poules. 

En lahgue romane , maii^,.ma^; en prov^ençal ^ 
niaû, da verbe niary nMfte. / 

1 Ce qae hdnt ditooi ici de la pirticuU ne ut étahJi d'apréi 
roplnion d« rAcadëmia , d« d'OlWel, de UyiuLo, etc.; mait i\ 
est des pbiloioguet de mérite qui traitent cet emploi d'ab«ti(: 
« Si tel eft Tiiiage, dit Leniare daoi ton Court de langue frari/ 
<;aite , noui ne prétendons pai le réformer, maii a« moini n^$ 
n'entreprendront pat de le juitifi^r , car l'analyse fait Toi/que 
dans tout lei eai Be forme un Téritabie oontre-iens. 



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2io GLOSSAIHfi 

NIFLER, FLAiRïïi. NIFLET, NIFLE-TANTOT^ ni- 

NILLE» jointure des phalanges des ooigts, et aussi 
chevilla du pied. Voyez" Grille.' Du celtiq. nUl^ 
neaUj élévation^ boase; d'où s'est formé le mot 
allemimd il77o//, loitpe. 

NiLLE se dit en firançais du petit filet rond^i 
sort de la vigne en fleurs; ç*est aussi. un terme 
technic|ue à l'usage de quelques artisans. . • 

NIH.ON , j^^îN DE NOIX , MARC DE.NOIX. Vaud. 

NINE» NAiHE : Une petite nifie^ des roses nines. 

Vatjd. Neucb* %;on.. 
flteLIJply MUAG^ : îldonne un peu dans les niolles ; 

c'est-à-dire y il est urrpeu fou. l^n celtiq. moT7 

nioul^ ViiW; d'où la basse latinité ^bàintùUa; 

en irlandais , neu}L Daupb. et Neuch. Patois de 

Fribèurg, mo/&i. 
NIOMET, NIGUEDOUILLE, NIQUEDOUILLE, 

NIAIS y NiGAtJD. Boiste indique ce dernier tern()e. 

Bas-breton , niq ; aliem. ^ken » hocher la téie , 

signe de mépris ; <Je là , nique : Faire la nique à 

quelqu'un* *" \ 

NIOQUE, NIAUQUE, sotte , ^e^^iAsse : Elle est 






-^ 



V I II y fi quelque temps qu'un GénevoU fil beaucoup rire la 
table d'IiÀte des eaui< thermalei de * * * en racontant que le 
baigneur , à force de le frotter , lui avail tout ëcorché la nilh. 



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, et aussi 
tiq. nills 
\é le mot 

ironïrmï 
un terme 

ins. V 
Vaud. 
tes nines. 



es molles i 
Itiq. ruoJ, 
ûif^idla; 
, Patois de 

OUILLE, 
lier teripe. 
lerlatéte, 
( la nique à 

i: Elle est 

' ^ 

ocoup rire U 
çniani que le 
orché 1« niile. 



; GENEVOIS. an 

si niôque qu* on Juif ait croire tout ce qu*on veut. 
De YïïdX^gnbcca^ féminin degnàcco, lourdaud. 

NIOTE, CACHE, RÉIHÇT : J'ai trowé une bonne 
niote. ' 

N1V£LL£RI£S , niaiseries , rie^ TJh tas de ni* 
velleries.myEhEJXy suivant l'Académie et le Pic^ 
tionndre^^e Gattel, ne se dit que dans le sens 
de ^MESURER AU NIVEAU , mais Bbiste donne de 
plus k ce verbe l'acception de lanterner , vÉ- 

-^TILLEh. ^ 

NOËL (A LA), A NOËL, AUX FÊTES DE NOËL; ce 

mot est-ngiaseulin. Nous disons^ aussi la tronche 
delSfoH, pour LA 4ÛCHE \>t noel ; Faire caquer 

la tronche^ 

* • • . - ' 

NOGAT, NOUGAT, suivant TAcadémie : ^ 

■ . . .^ ■ . ■ '' - • 

«■ ■ • Il ' ■ . ' . 

« Du noga composé ayec des noisettes, des^ pignons de 
|)in, des pistach^ et du miel de Narbonne. » . C^; 

N ONNETTE (nous prononçons non-nette) ,. épeau- 

tre, sorte de blé-firomcnt. 
NON-PLUS ; JÊtreau non-plus , expression anglaise , 

qui signifie ÊTRE A QUIA,\ 
NOUVEAU (UN), pour iNE nouvelle : Quel 

nomfeau nous apprenet-voûs? Dans la basse 

latinité, on disait noi^a pour tes noua, Lyoui 

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Vaud. Neuch. . 



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fitOSSAlRE 
NUMÉRO. ;La Grammaire des grammaires Ve^^ 
Vs au pluriel ^e ce mot; Layeaûx Vi'est pas de ^ 
cet àVis; TÀcadéipiedit: Qaelqués-uns^çrivent ^ 
..jgimi^^auplarieL ,, ; , ^ ^ i- 
NULS. Les grammairiens ne vetilent pas qu'on 
donne un plarielSradjectif 7iM/,7*wKtf,vmai8 la/ 
poésie rie se çoumet pa» toujoiirs à cette règle : 

FiiTne me i^rleï point/ |>btt%^^^ 

De ces gens qui poiir lious nont niiilr emportemens., . 

/ il: est temps de marcber c|>ttrènné de festolis :^ ? ^ 
Dont liiïir chantres encor Vont bèbragé leurs front*, 



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(OKLiti^E , Imagination.) 



NOS PIEDS, dérivez nu^pieds, et aussi nu-jambes^ 



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KELÔNS, H0UBLÛN5: (/; s'aspire. J Terme ro- 
mon ; ph dWit aussl^neiehnemeiit obètorîwre^ 

pour HOUBLQNNIÉRÊ. Jf]; ' i' ' 

OBSERVER/Locsque ce verbe signifie fai^e un^ 
: R^AHQUE.ildott être employé heatralemeiit • 
Me vçu$ observera que..,;. J'aurai l'honneur 
d'ot^erver àla €om-,\; .sont donc de^ phrases 

défectueuses ; a&ut dire : Jèyous FERÂÎoBSERVÊR 
, 0^^» vU'a|irai ITiorineur de faire observer à 
Ja Cour . . .Cependant nous lisons dans li^ Lycée 
V ^ de La Harpe (Philosophie ancienne): " ^ 

. ^ « QuandXaciliuf bu ofservaii (à Sënècpie) que %tf^ Ui- 
très n'éutcnt pis as«» loignééi; il ne youlaitlpas dS^ 
qu'U é^iVlt mal en latfn. ». - 

\ EtAarislaCofrMpandknçe littérain^àvi même 



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\ a^^'^^ ^^ ^ o&rm^ qu'on lerait. . . « 

Guizot se sert aussi de cette locution : 

. , . ■ " ' • , - ' ' ' ^ ■ ■> "T»^ 

« Maij LuciUeà:;. eut l'indiscrëtion d'o^^^^à Julien... 
^4 -' 7 ;• r PCraduct, de Gibbon r^ 






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GLOëSÀIRË: 

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fiJlrulobserva qui Icf vieilUrd» iJsembléi n'tvaienl iu^^ 



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; hxn pouyou". . .» ^ \ ' ' 

.:''/"-.■' {y QhW, Tableau 4^9\ÉmittVnis) 



. OCCASION, pour BESOIN : Auriez-pous occasion 
f^.deibonne toile? 
OCHON , HOCHE , im"AlUuRE. ttogue i-omanç , 

ochcs bas-latinl. occam^rtrf 
tfeUFS ; lie proiïbhçez pas des aii/tfjr , ni des bœu- 
fesinmis des eu, des bèù. Prononcez aussi ner, 

- VEK,-CER, les pluriels NEBJFS, VERS, CERF3. 

OËÙFS bk FOURMIS, VERS, nymphes de foumiî^ 
Les oeufs de ces insectes sont lleaucoup p^ 
petits et presque imperceptibles; èé sont I 
vers qui en sortent, et qui passent ensuite à X^ 
tat dç nymphes, que no^s donnons aux^r 
gnols et à queues autres oiseaux. 

OEUVÈS , UVES^t7/lc mouiaUe pUine d'twes. On 
I dit, en français, un poisson ŒUVÉ, uné^ lotte 

' - , ; •. ŒUVÉE. ' , ' V '' ' "^ " ' 

OGNON, -s'écrit indistinctëihent ognon ottOiGN6î< , 
mais il fauV prononcer ô-6môK, et non pas oi- 

■ GNIO>U: \ _ \ ^ '• .^. ■ 

^ OIE ; ptoiîonCieîi QA ;: une o^. grasse. 

OLIVE , PRiiv^EyÈRE JA JJNE , ptintUla veris acaulis . 
OMBRETTE j^MBRiÎLLE , j5orte de petit parasol, 
ON . Il n'est pas correct» d'éerif e indistincténienl 
p/ï ou Vprij ON ^st le mot naturel, et l'on ne' 




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GENEVOIS. 2iS 

s'emploie que peur éviter un son désagréable : 
ou on y si on, et on , qu*on conjfond , etc. Tou- 

., tefois, la rencontre de plusieurs / ne serait pas 
moins pénible 9^et Toreillé ne supporterait pas : 
Madame de Staël çsiun grand génie y et Von la 
tira long-temps, IJ^st d'autres cacopiionies qu'il 

, faut éviter avec soin : Le pain dont nous nous 

' nourrissons. J'en ai ianï entendu. . . En en 

, ■ v ■ ■"■" •' ■"■ . --■ ... . ■ 

emplojrant. , . On croit gue, tfuoigu'il soitr^ 
Lorsfu'ilaih4là...Itva à Amiens et de là 
(i)/^rras y etc. : - « 

O^GhEiJ^ousatfez les ongles Sien longues, y kxxA. 
Il n'est pas permis <le faire ce moU^»minîn,W 
c'est une llcepce que prend La FjfMataine cn^ 
diisantr 



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^ Elle avait évité la perfide machine, • 
Lonque tfe rencontrant tous la main de l'oiseau , 

Elle tent ion ongle maligne. \ * ^ ■ 

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n . ! ■• ■ « ■ - • . - j ■ 

■ , . ■ ' F ■ ■ ■! '. . ' 

ORAGAN, pour ouragan, 

pRBET, petit bouton sur la paupière, ôrgeolet 
"ou ORGELET , Suivant BoUte et Gattel ; et orgufjl- 
:\ LÈux, suivant F^cadémie.* |" ' ^ 

^^^^#^^ ^^^^Wc o/gïï/ie; ce mot esl 
. m^uBu^ï;:::-'^^^ .'■.- 

ORGE ï Lès orges sont déjà moissonnés ] dites 
MOISSONNÉES ; Cependant * VOUS direz , comme 



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GLOSSAIRE 

rexig€ rÀcadëmîè : de rdrge Mondé , de Torge 

PERLÉ. * ■ '...- 

QRGUE n'esl féminin iju au pluriel : àe belles 
ORGUES. Il ne fautdonc pà& imiter J.-J. Rôùsseaii , 
qui aT^crit : Notre grande org^. , ^ 

ORTHOGRAPHE: Un mautfais orthographe ^foxxr 
UNE MAUVAISE ortho^plie^^ uiî solécismé; 

et ORTHOGRAPHER, pour ORTHOGRAPMiER, uiî 

barbarisme.* > 

OUATE , ne prononcez pas voateiVoaterltA vouiy 
Je i^rois quevoùl^ pour OUI, je croîs qu OUI; ' 
ni r mi/ pour HUIT. 

OUBLI, P.UN A CACHETER lÛneboite d*oublis;dvn- 

• w«-r/?oï w/i oi^i/i. ]Veuch< Vaud* ' 

OURLE (UNE), UN ourlet. Oi/Hç est du vieux ^ 
français/, et vient, selon quelques-uns, du^celtiq, . 
ourly IVIénage le dérivedu latin ora, bord , dont 
la basse latinité aurait fait orlûm > orletufn. 



■^ \i Un jour qu'on. dey ait^puer VIdqmenée de Le Mierrê , ma- 
demoiselle Clairon s'aperçoit que les affiches indiquent Trior 
menée avec un Y; fort en colère^ elle mande aussitôt l'imprimeur 

"-. à l'assemblée de la comédie , et le tance vertement. Celui-ci re- 
jcite la faute sur le $emainier , dont il assure que la copie porte 

V un 1".-— Impossible! dit Tactrice ^uperbf ; car il n'y a point de 
comédien qui ne $ac|ie parfaitement orthogtapher. ^Pardon , 
mademoiselle, reprend l'imprimeur, avec un maliïî aourire , 
mais il me semble qull faut dire orr/(o^r»r/9A<Vrr. 



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GENEVOIS. ' 317 

OURLES (LES), les OREILLONS ou ORiLLONs.Dauph. 

OURIOU, ÇNFANX :' Qu^avez^ous Jaii de votre 
ourîoif. ? En Wigué romane , o/r, en faht , formé 

du latin onor, haUre, ou,.commq Aot/v de 

"■ ' » " - ' ', . . ,.',.< ."■.■■'- 

-- AcEnçj , héritier. , . , a 

/• ' ■ , '' ' ' ' ^ 

OURTIE , ORTIE. Roaian;5 ourtiqUe ; provençal , 

, ourt^, \ /^ . A , 

OURTILIÈRE (fièvre), dites vdRTiLiÈ^^ 

OVAILLE :ça^rf'ôViw/fe, CÀ$ FORTUIT. 



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1^ ACHE , MARCHE , CON VENTiaN , PACTE :* Il a fait 

>•' ■ i' ■■*'••■..' ■ " , 

une- bonne pache. En langue romane , on disait 

itfi paehei et lesVPrçvençaux ont conserve le 

ierhe pachar, faire marche. Lyo|i. Nèuch. Vaud. S 
PACO', CROTTÉ , BOUE ÉPAissç , et au figuré, EM- 
\ BARRAS ; // S *esi mis dans le pacç. Vaud. et fri- 
. bourgeois. En grec, ;?acfto^, lie J^tièreé^^ 

pachus y è^^is, > j'r \ 

r AFFER (SE) , S'EMPAFFER yk griser, s|^ ^ 

v^iIt^'eHpqfféytuespqff^, ^^^ ' 
PAGNON, BRiBE, grbs morceau de t)^in;d|^irital. 

pagnotta^ un pain, un petit pain. , i^ |^ - 
PAIR •. jouera pàir-non'pàirj on dit elïTFnmce^. 

jouer kPAiR ou non. UN PAfR,pour^UNF PÀlREi 
Un pair de bas ; un pair de souliers. V 

PALETTE , A BC , CROIX de. par biEU^aud. , ^ 

;l ^ ^thl messieurs, sais-je lire? ■ ', , 

Je nàl jamais appris que ftia croîx^-ipâr:piçu. . 

-•• •" ,•'''■' ■., (LA.rowTAm«4^ , ;• 



^TALOllRD, BALOURD, PALOT : C^eslungrospalourd. 



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PAMpïÎLIit ; ne le^ènfonde^ V^ arét libelle , 
/ :car PAMPHLET est un terme emprunté de l'an- 

gbis,j^ui signifié slnfiplertient Z^oc/iwn?, V > 
PAN ^ Cc^fàitû ptMy c;^t-à-diré^b€la sOLtevT 

cela BALANCE. PcîUt-ôtre v^û grec pan^ pleine- 

tifent, entièremeiit, . -^ ; ; 

PAN , jeu Xéco\\evs^ i Jouer au paV^ANTER : - 

^<?w4C7^M;^nter?U&e^t a^ssi du trin de paille . 

destiné, dans ce jeu , à mesurer la distance d'une : 
pièce à îaulpe : Prenez lepû^i^y^ et ffidez. Pan§ \ 
miesure'de longueur, est un tOTifèi^pian dpnt 
quelques provinces ont conservé l'usage. r 

WNACHE(lîNE)/\uNpanafe Lyon.. 

PANaiÊRD'EATJ,'FAip; DE l'eau. ^ 

PANET, pour paniSj espèce de millet pour l"^ 
oiseaux ; le panais ^st une planté, potagère . ' 

PAN^HJ, PANStî : C'est un gros paq/lu. 

^ÀNIÈRE, sorte de gr^inde corbeille. ^ 

PANCKSSE ) TORCHOÏf , mauvais linge, MAUYAft 

râ'"'»i ■ ' ' ' ^ ■ ' ' ' ' •■ ' ' ', " " - 

ft DHAP. * En Frai^he-Cctoté, papousse^ en Pro- . 
vence j panouchon^ Pahnosus en latin, pano~ 
seux^en langaé rbrnanée, Vjeulent dire couvert 
'de haillons. Pdnnus en latin, -/7aA//zc) en italieit, 



-i^ 



I Au ihé&tre , le peuple cHe quelquefois : .Y bas. la pnnossc!' 
lorsqu'il TqjjLsUn ichair ou lîn mouchoir pendu sur leidevant 
«y^'uhe loge, ., s 






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2 20 






GLOSSAIRE l 

panne en vieux'^ français , &|gnifient drap ; et ( 

\ tous ces mots sortent de la racine celtique puê^', ', 

tissu. L'auteur des Mémoires sur la langue des.! 

Celtes, eirt d'en ve aussi Je grec pénas, qui ^ le 

même sen^. Valud. \, ^ *, --^ 

PANTALONS (DES), UN pantalon. \ 

PANTET , CHEMISE , BOUT DE CHEMISE qui pCnd : 

i, ' ■ > . • « 

'^ ^ jy suis couru en pantet; cache toh pantet ^ du 
bas-l^tinT^éTz/e^^ pout pendentesi pentes, ma- 
nicfjB^ manches pendantes. Ce terme est connu 

en FrancherCqmté. "^ a^ 

I PANTOMINE , pour PANTOMIME. Lyon. 
\PAPACdLON, JOUBARBE , sedum acre. 
PÀPEROCHES , PAPERASSES \: Un tas.de vieilles ' 
■ paperoches» r ;^ > 

^APET : DupapeU de la pïïpetteyBE la bouillie ; 
le ;?d;7a/-co«fe/ est une gdrte46 soupe à la courge. 

« Si se trouvèrekit ane fois dnsemble banqneUns (jPpnt- 
irère et autres gehHnionipes saVo^rds), et pieu sait commt 
les Genevoysiéns estoient dédiiquetes 1 Si advînt qti'oni^. 
apporta du ris, ou /M^pr/ et dés cuillers. • é et eux eicfaauf- 
^ fez de . cholère et de yin , prirent siir ce occasion de fiire 
une confrairie contre ceulx de Genève, et priéndre la cuil- 
ler pour marque, et tout incontinent , s*en pendit une au 

roi chascUng d'iceulx. 

{Ch-oniq, de Bonnivard,) 

; Allemand , papp; angL-pap; ital. papa. En 
Bojirgogne, papa; en Franche-Comtë , paipe/j 




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/\ ■ V -- -tjî^- GENEVOIS... >■' " '221 

fiïiDàuphiiiéj papetV^cme te\tï({\i^,pap,pa- 




^,, 



PAPIER CASSE, PAPIER BRôuiUARa r 

PAQUÉAGE , PACAGE , PATis/ ^ ;^ ■ 

' P AQUMOT , prononcez pakebô. | 
PAR. On. lit journèUément dans notre Feuille d'a- 
ide : dpua? qvd domni , ou ij^wi il peut être dû 
^ar ilfiiV//. Quahd deux^verbes ^à 
férens régissent un m^enoni, il fo^^^ 
can de C^BsVerbes ait son régimip à partYécrivez 
donc : Ceux qui doivent à I^. N . . . , ou à qui il 
peut devoir . . . J^es exemples siiivans péchetit 
également coqtre cette* règle : v 

« Je suià un peu trop lourâ pour nionter oial^descemlrt 



^'^ 



\-- 



facilemeiit d'un cabriolet. » 
' / {Foyà^de Louis XVIIl à Bruxelles^ etc.) 

« Eu entrant tX. en sortant d'an salon, chacuùjé crpyait 

>bligé^ d'alier faire un compliment d'arri?ée ou d*adicu à 

|a mattrcsse de^a maison. » ! . 

' • . (Gewws, il/emo/>M, tom. t.) 

1 ■ ■ ' ' ' ■ ' ■ \ ■ \ ■' ..V . " 

\ « La poipte d'entrée donnait' d& ns celtV antichambre, que 

j*etais obligée de traverser pour r/i//'ér et sortir de chez 






' ■ 7 I 



moi. » 



I 



X. 



[Idem y niémë Volume.) 



I* Ces fautes sont d'autatit plus remarquables, qu^les se trou- 
vent dansuti volume où l 'auteur signale un grand notiihre de lo- ' ^ 
cjitjons vicieuses, ou de mauvais ton,*én usage a Paris^ telles que : 



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GLOSSAIRE 



parafe; : f^ne ftcZ/tf^'ard/ff cemolM^^'-g^"»^^ . 

masculin. . -., - j»i j ' f 

P4RAEEL , PARAPET : I^a promena44 des parOp^is 

fut détruite 4ni^S!iL \ ^ / r V 

f ARBOUILLlft, BOUii^lH : ^ç^ épikards parbowk 
lis. Terme romani j ^ 

Une pièce de lard pclci» pkrhBuUfy^ 

{Chart. de itt^o.) . 

l Anglais, toj>arif.pl^umr^ dit aussi en 
^ ^Franche-Gomté.' ' / ^ . 

PAR CONTïUe, EN REVA^HE, EN ÉéHANGE : Le IW 

n'a pas éf^abondant cette année y mais, par 
" contre, y ^i^^ - f 



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A'' 



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. Pârœrure ^«.M. Britannique consent à rcslituei^ Ua 
France.... / (Fain, illemo*^*0 -- 

PAR-CONTRE (UN), VN Iquivalent : Je n'ai pcis 
encorireçulefor-côntre. Vaud. NeucW ; ^-^ 

PARDONNABLE , pour excusable : Vous n'êtes 
pas patdohnabl<:.VkcAàémie dit que ce mot , 



■^r-ff 



'■I I I ' j ' 






c^laest farée ; cela cûàié gros; roukr carrosse ■,jevov,fais ei^ 
,.,.se] venez manger ma soupe] en ««-vou^^d» ..bac) pour 

rp«n«-,o^sf /.1«.> -^#e ^PO« ^r^" ^*** ' T'f 

.veut direhumiUé; boire 4ucafi. duM.éipc^ P""-!" J» 
café élc. r«r;« *«o«.& .• pour MadepoUelle <otre hUc J y»7-.- 

Hame, .on. court, en parlinlà «n.m.ri de«. femme, e.ç^o.c. 



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,-" :,;.': . .GENEVOIS.^ . ", ■." ■' :\ia3' 
ne s'emploie ^ère; qu'en parlant de$ choses; 
eh effet, comme on n^ 'a^t pas pardonner un 
homme y oh ^ dirâ'pas correctement: lin hçmne 
pardonnablèf i 

PAR ENSEMBjyE j en commun, eî\ société : Nous 
Vai>oni acheté par ensemble. 

PARE (LA), LÀ CRO^E du fromage ^ARER ion 

fromage ^ en d ter la ci^oûte. 
PAREPtUIE , pour parapèuie ; PAREk)L , pour 

PAiuÇsoL,etPAREVENT,pour PAHXvkNT. / 
PARFAiTEMENT , est mal h propos eteplVé^b- 

solumc^nt , pour eiiîn, très-bien, il suFFiTr^>- 
PARIURE, PAM, GAGEVBE : J'en ferais bien la 

pariure. Lyon, et Çpmtoîs* z^^ 

PARLTEIf TIN , bavard, babillarit : /t?<?San cer- 

tainpdrleniinyune certaine PARLENTEUSE. 
PARTEJBET , couperet, hachette. 
PARTICIPE. 

Le\ participe 4îpésent est aujourd'hui. indéçlinA- 
bleVon ne dirait plus avec Roudier : . 

A là Toix du tonnerre, au fracas des autans, > 

Au bruit lointain des flots se croisâns. se heurtans, . . 



I ^s 



ni avec Flpriàn : 

. . .D'un œil plein de colère, 
t'un l'autre ils vont se mesurans. 



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mais, se CROISANT, se heurtait, se mesurant. 




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224 ; ,.- ■■ ,/: ' ^ 

^^ ti ifaut ài8tingaé|t le pai^ticipe^ipésent de Tad 
jeçtif verbal; runlexprime une action, l'autre ' 
le habitude mojfale/^^ 
*Les eaua^^ovÀm ^^rs la mer^^nisy pcr- 
„ eri ressfrtir en vapeurs ; voilà l'action . 
le eau coukOTE embellit ce i^c/ger/ voilà 

rétat^de choses 

/ Ç^ l^iiicipeïpass^ pïfre flus de difficultés, et 

le déve%>peknfent des règles riombreus^qdi en 

donnent^solk "" sîraple< 

yocaWa%Vd'ailleurs , dej^is quelque années , 

^ mille auteiÀs plus habiles que nous ont écrit 

.sur cette niakère, " 

' Nous renvoyons donc le Ijecteur à toutes nos 

/ii^inies grainna^res, au TraUé de Morel, à la 
Cl^es partiel^ de Vànier, «t inême au livret 
de M. Haldy, impMmé en dernier Jieuhà Genève. 
Les dame»/ qui Vdinairemeiit demandent à 
rirudit^de leur \omr les é^mes de la science 
par quelques fleurs Me l'imagination , peuvent 
aussi consulter avec Suit une Épîfre en vers du 
comte François dé Nekchâteau, ^ 
le Mercure du 1 q.'^' siècle y i Sz3^ tom. Il, p. 24 1 . 
PARTICIPER, pour coMMt|NiQUER, informer : Il 
nous a participé son mariage, participer sÎ- 
: grtifie avoir part, prendr^part, tenir de la na- 

*^<ture de. . ; 



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; GÉjNEVOîS; V 

RTICULIARITÉ, PAHTÏCULARITÉ. 

RTl-METI , ce terme signifie partageons, et se 
'^^^''diwaireinent après quelque trouvaille. 
|V]\E, n'est pas français ; on dit partisan,, 
inin comme, au masculin. 
y a long-tempsi^que je ne V'aipas pu; que 
àc temps ilj a que t^ous n'êtes pas venu ! sup- 
primez le ^ûj. Ili^aut mieux atiendre que non 
pas lui aller faire des frais; dites; (Jue de lu 

ALLER, etc. I » 

SSAGÈRE, pour passante, fréquentée : C'est 
une rue très -passagère, passager signifie qui ne 
fait que passer; qui n a point de demeure ûxe. 
ASSÉE (LA) , terme de vigneron ; le temps de 
i ia floraison des vignes : Il faut beaucoup dé cita- 

leur pour que la passée se fasse bien. 
ÀSSE-JEAN, cowE-TÉtE, jeu d'écoliers. 
ASSIORET, passage pratiqué dans une haie pour 
^ les piétons : Un p^tit passioret. 
ÀTENAILLEi CAROTtE jaun^ , pastenade. Ro- 
man^ pasienaille^ j^rovenç. pastenargo ; langued. 
^ pastenague; bretony^ pasiounadez; teuton, ;7ej- 
f.tinak, ' . - ^ ■' . _ .":. ■ . . 

ÂTET;PATACHE,PATOCHOr^,LENT, pares- 
seux : Qu*il fne dépite aïfec ses patacheries , ses 
patenôcheriesy ses patenochagesï La sotte pa- 

tenoche ! Patet est un terme roman qu'on re- 

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%iC GLOSSAlRBh 7 

lrx)uve aussi àLyon,eiiDaTiphiiië,eïiLangaeilor 
et en Franche-Comté; mais dans cette derriiéré 
pïwince,/?a/^^ se dit plutôt d'un.homme gros 

„• et lourd, qui marche difficilement. Neuch. Vaud. 
PATETER, PAT ACllER, PATENOCllER , LAM- 
BINER. En provenç.;?a/e^ar.'4-' y 

PATIN ^lED , BRAiE , linge^Jenfant. Vaud. 

PATCHJFLE, LOURDAUD : Un gros patou/ie. - 

PATRÏARCIIAL; écrivez et prononcez patriarcal. 

PATRIGOT , PATROUiLLis , et au figuré , eî^ibarras : 
Il s'est mis dans lepatrigoL Dauph. et provenç. 

PATRIGOTER, PATAUGER. ^^ 
' PATRIMONIAL , dans le sens % doyen : Le patri- 
monial Â^un ceixU ^ à la smté du patrimanial ! 

- Ce mot ne peut s'employer qui(e comme adjectif: 
Un héritage patrimonial. 

PATE, MAUVAIS LiNGE :La pate-à-blcu ; la pâte 
soufrée. La patc-aux-aises se dit en français , 
LA uvette. Terme vaudois, comtois, proven- 
çal et lyonnais ; on retrouve m<}me Fexpression 
de pâte mouillée dans lés œuvres de la Belle 
Cordière de Lyon, auteur du i6.'"^ièclc.^ 

PAUFER, PRESSON, levier en fer. ÎTu roman , 



I Celle femme extraordinaire, quoiciué peu connue, était 
en effet d'iine grancj^ bedulél Elle.faisait de» ^er», les chan- 
tait admirablement en Vaccompagrtant de son luth , et de plus . 
«ontait a cbeVàl et maniait la lance et4'épéc confmc le meil- 



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\ ;/ ;- GENEVOIS. . , ^,:j2y 

j^au^pauaf, pal, pieu, formé c|« laliii pàxiUus. 
C'était aussi une sorte d'ÉPiEu dont on se servait^ 
pour piquer et enlçver les gerbes iSes dîmes. 
Vaud: „ ; 

PAUME DE NEIGE, pelote de neige : Paumer 
, quelqu'un, lui.4.ANCER une pelote de neige, 
jme pierre, eto. On dit en françaîs populaire, 
paumer la gueule , donner un coup de poing sur • 
le visage. • \ *, - 

PAUME (UNE), pour. UNE balle; suivant TAca- 
demie et Boiste , paume ne s& Uit que clu jeu<^ 
mêm^ ; mais Gattel prétend que» la hatle s'ap- 
pelle aussi quelquefois la paume. 

PAUNER,PÔNER, payer; CONTRIBUER: //A é/é 

obligé de porter . v 

PAVANE, FARCE : Qutlle pavane l jQue c'est pa- 
vane I Ce mot , en français , signifie une sorte de 
danse ancienne. . . 

PAVïSSEUR, PAYEUR. 

« En 1487, on pave la Fnjferie, poiflp ^noi Ton baille au 
pavisseur 6g florins.» , * 

i {Regist. du Conseit, extrait de Jacq^Fhurnois:) "- 



leufr'iCavalier. A sei^eans, elle se^trouva au siège de Perpignan, 
n »'Jr (lislingua sous le nom du capitaine Loys ; son vc^ritablt 
nom «Hait Louise Labc; le surnom de Belle Cordière lui fut ' 
tjmmc parce qu^, de retour à Lyon, elle épousa un sieur 
i^errin qui avait fail sa forliinc daris le commerce de corderie. 



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22^ GLOSSAIRE • 

FI£HIER ; PÉCHER : Des pêchiérs en plein, ve^ni.^ 
PÈCHERONQE, payie, pêche puracine. x.- 

Plî^CLET, LOQUET : Le péclet Ûe la porté, VaucL 

' ■ ■ ' ' 'Â » ', ^'' ■' " ' . , ■ ' ■ 'V 

; Nous apjîfelons. aussi , dans un sens dérisoire , line 

, ihontre , un péclet y un cfo-clo par onbmat^pëe; 

y €fi un horloger, un faiseur de péclels i<un pé 

■ clotier. . • > 'i 

PEGB , POIX- Ce terme se retrouve dans un grand 

> nombre d'idiomes : langue romane,' pége,pégûe; 

latin barbare, pcga^ En Xxiver^ne; pége ;* en 

Languedoc et en Provence ,7?f^o. Le3 AU^mands 

idiseiit pech ; les Flamands , pek ; les Espagnols , 

pcr, etc. etc. ' . <■ y 

.PEINER , ENRAGÔi 1 Tu pégues , lu dagues , tu 

bisques.'': ' '• ' ■''. . /"■-/„-/■ 

J^IGNETTE (UNE), uN^^^^ 

PELLE, RAME, aVirôn: Les pelles d^une liquéiie; 

' peUe àiirêr^ pelleànogct. Cette dernière rame 

tient lieu de ëôuvernail : • * . ^ 

« M*^tant mit à nager^ je din^^ tellement aumilien da 

lac, que nops nous t'rouv Ames bientôt k p.}us d'une lieue 

di| riva|[e. • - . • . • 

* - i .jjfouv. lyioïse.) ,> 



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X 



1 Vieux français iw/^g'ter, bergier, darigier, etc. pour vergçr, 
erger, danger, etc. ,, - ,, - 

j» Ô)) Toit prèsrde Clerniont, un monticule à poix minérale, 

gui porter le ndt^de •Ptf;' de lapègCf ^'est-à-dire, monf Ue la 

/poix. 



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, GÉNEVOfS. 2^9 

PKNDEÂU , LIASSE , BOTTE : Un pendeaude'gref'^ 
f '> Jîùrii;^ un pendeau de poires charlons. rîendi. ; 
NPJiNNE , PANNE, GRAISSE DE PORC : Unc^ penne de 
• /an/. Vaud. ' - 

i*ENSER : Je nie suis pensée que. ^ , ije m'y suis 

hi^n pttnséi dites. : j'ai pensé que . \ . ^e l'ai bien 
; " f PENSÉ. Vaud. J ^aibien ^^auttes choses à penser 

esta^ussi une phrase incorreele) îl faut dire : J'ai . 

bien d autres choses auxipiéltes^il faut -que je 
//' pen^.^ ;V-;'-:- -■ . '^ ■ . ' ■' ' "^ 

:i^ll(a^ï;|^^ 1^ nom de cette ptante est 

J 



; PERÇMÇîiPfeÉKi^ PEKçoiR , FORÊT : Faites- 
^ ^ VERçMMr PERCttSE : J^Ûe éstperclui^de douleurs. ^ 
'.. \ itvëc Lav'éaux, oîHciit indiflSîreihmeht jExCLUiç 

PESDRIGCrNES : Prunes ptririgonesi il fauf^rej^ l' 
des priuiés de PEiU)RiGOk, ou siinpléinent, d.^ 
PERDRiGON. - : ^ - * v; ; - V 

PERSONNEy^sànVrarticte /n'est que masculin; 
YOûs ne direa^ donc pas : jè n^ çor^/iaw jp^r,spn72^ A 

- si gracieuse qu*^çîle; mais je ne connais point de 
personne si gracieuse qu'elle. / . ■ 

PERSONNE D'AUTRE -, vpyez^ Autre. ) ^ ^^ 

PÈSETTES, VESGÉS; F/ïÇ cx?«/?é (rfe 



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a3o . GLOSSAJBE- 

fraiicK^onitok ; en Dauphinë^ l'on dit pqiseUes. 
f Boiste indique peseltcs comme un terme etn^ 

ployé f^ar J.-J. Rousseau. Celtiq. ^po^î lai in, pi- 

4um;ff€c^pisonjpo\s. i 

PETIT (LE), ttrtàe du jeu de boules, le cochon- 
1 NET, LE -BjûT. liC petù'ésï un provençalismeé * 
PETÛLLE ,. CROTTE , FIENTE :Des pàtplù^ de raie ^ 

de chiçrpl Hi^toïotin , petelles y d'où lés Langue- 

docieot ont fait pitftô/ifx^. 
FETRE , GÉSIER î Cette poule a son p^ire bien 

rcmplL V 1 

IPÉTRISSOIRE, pÉiiiR, àiK^HEJ^ teràéyaudoiàel 

comtois; à I^on,./!^/^ • 

. PÊTAON^Eà (S]^, proprement se rengorger; 

8edit.4'un enfant qui» dans les bras desanour^ 

rice, a l'air de se dorloter. / . 

PEU : Un petit peu, ijo^TAfr sort iPZVi fort peu. On 

ne dit pas non plus manquer d un peu : // man^ 

que d*un peu d*aotivité ;\A\iefy il manque un 



^ 



peu d'activité* 



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-^7 



PEUT-ETRE] ; ne prononcez paspe-tétrey pe-tétre 
bien; et remarquez qu'il n est pas correct de 
mettre cet adverbe avec le verlîe pouvoir ^ ni 

^^àveç possible 3 impossible. . 

■ ■'[-. ... - ' "- • ;■..„• ■ •' ■. : 

. «PeK/-élre y /H>tfrr-iVs>yQUS être mal adressée- • 

V . (MoLïàtiK , Âfésantr,) 

11 serait encore plus mal de dire çonïme -Fain , 
dacns ses ilf(pmoir^5 : 



• GENEVOIS. >. ;î3i 

•^ • Peu t- éxre peut^ on encovtlouitëuii tr. •' 
PEUX-JE , pour PUis-JE : Peux- je ie voir ? 
PUÎSSAI-JE, écrivez puissé-je. Il ent»tde liiétne 
à l égard de dusscki-je^ eussaije, qu'il feut écrire 
DùçsÉ-JE, fcussÉ-JE. Chancez au3si l-c muet en 
e fermé daos aime -je? souj^c-je? fusse ^ jet 
, réi^' Je, lui ressemble 'fe. 

• Lmretsémbié-jeM%ez?SotLni-leiieh90BTàié^ 
".:■.» " {^liov f Méirom.) 

m H/è\>é'j€? ett-eeqiie|e tomméillef . . * . ' * '^ 

^e te trouvé^je point devant noire demeuré? 
,Ne l'y f>i»/-/!Éf-/> poipl ? »• " / ' 

Mais "pôur dors'je? mens-fà?où coars-je P 
^ que perds-je?\\ faut prendre un autre tour, et 
dirè^: est-^e que jt mens F etc. 

« Ai-je an lenlîmenî propre <de mon existence , on ne là 
sens^Je que par mes sensations? » 

(J.-J. Rousseau j ^/rn'fe.) 

Ge sensrje Sait un effÀ désag-éàble.;- et quelles 
oreilles supporteraient aujotird'^hui cesi phrases 
* de Montaigne : ' | 

RovgiS'je ? escume-je? . . . Tressauls-je ? frémis-je de 
courroux?» 

PIAILLARD, pour piailleur, criard; PÏAILLÉE , 

pOUÇ^IÀlLLERIE. . ' 

PIASTRE (UN), UNE piastre, 

PICHOLETTE, chopine , petite mesilre du pays . 



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aSa GLOSSAlRll' 

Une pUJiolette de i>in; de f itol. piecolo^ petit, ou 
du ceîto-breton % picker^ petite pot, petite cru- 
che, d*où les Italiëas ont fait btcchierÇy et les 
Allemands ^tfcAer, gobelet. * ' 

PïfiÔLON, PETIT POINT : Une indienne à p^tit^ pi- 
côlons ^ ma montre /end le pîcolon ; jpvohàïA^ 
ment de l'ital* piccohy piccoUno. ' / 
. PICOTE , PIQUÔTE , PicoHÉE , maraude ^;-^/&?r à- 
la picote dans les vignes, 

PID Ange , pour pitance : Son pain et sa pidance. 
Voyez Apidancer. 

ril)£, SEMONCE 9 RÉPHIMANDE; altëratioh de piie y 
ancienne monnaie de cuivre. Tu as eu ta pide* 

PipER, mesurer, avec le pied ou avec un pdHy 
la distance d un palet à un autre, d'une boule 
à une autre : Iljaut pïder^ du latin , pes^ pe4is^ 
le pied. "Voyez Pan. 

PIERRE A BERNÀDE t Faire la pierre à bernade, 
se disait, lorsque pendant une noce, on jetait 
au peuple de ta monnaie et des bonbons. Cette 

. coutume ,'c]iii rappelait le j/?a>g«,77iafù^,«Mce* 
des Romains , parait s'être» abolie chez nous. " 



>**:.- 



I Les marchands de vin du royaume, dit Bullet, appellfol 
picher, pichè^ une sorte de petite a'uche à bec dont ijs ti 
\cnt pour tirer.du tin et' remplir les pièces. 

•X Voyez le moi AtouiUçs dânà nos remarques s 
termes du paloi^ de la campagne. 



*<.* 








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233 



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GÉNEVOLi 

Dans les vilbiges des Alpes de la Suisse romaiie. 
Une vieille femipe qui {)oîi:e~^e nom populaire 
de Bemada , jette du fromctnt ou d'autres g^aîn» 
sur la télé de l'ëpouse au moment où , au retour 
de I^ëgliseV celle-ci entre dans la maison de son 
inari> I)ans ces mêmes montagnes, l'avant-dernier 
dimanche d'août les bergers distribuent de la 
crê|he aux pauvres ; cette fête , qui attire beau- 
coup de ^éclateurs ^ s'appelle BemaUsay du 
celtiq. bern , atnas de choses , rassemblement de 
personnes. * > 

PIFFRER (SE)j s'émpiffrer : CeUe soupe était à 
sa potte y il s- en jcèt piffré. Lyon. Neuch.^ Vaud. 
"^-^En paris, pop. ^V/?j/7Î^tfr. 

PILON9 MORTIER; le pilon n^est que rinsirumeat 
avec lequel on pile dans le mortier. 
I PiLVINETTE,.ÉPiNE-viNETTE : Dés tablettes à la 

, pihinette, ^ 

PtNGETTE;rAcadémie permet de dire:donnez- 

, moi un p€fu la pincette , mais Lav^aux, {Dict. 

des difficultés de la langue franc,) ^éi^nà que 

I Sera, énrcelto-breton , signifie aussi la toile sur laquelle 
on anoiasse le blé dAnf Taire ; de îà , le mot français berner,' 
Éerne f dans la langue gaulûisè, se disait d'une sorte de vé- 
:f^t^e|ij^p|'Jll|^^aie, qui tépondàit au xâg^um des Romains, It's- 




fts*êiFrsei:V||i«fl|t.^ussi pour betner; témoin ce \ers de 

Mlirlialî^-^J^-.-^^' ■ \ ^ ■ . : -V; -' r • 

ibis ah e'rxusso missus in astra sngn^. 



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234 GLOSSAIRE 

c'est une faute de s'exprimer aiiîsi , et que pin- 
ce//tfj n'a point de singulier. 
PINÇON, pour PINSON, oiseau; ^>ifa/i vient du 
^erbe ptNÇER. ' :> . 

PINPINIÉRE, PÉPINIÈRE. 

PIOGUE, PIOGRE : EhiHyyèr i piogue , desi^h- 
dire, au diable. J ' ; ^ 

PlÔTE , PIAUtE , PATE : // a mal d la piôte) une 
écriiurp en pïauie^ de mouches. De l'itaL pioja, 

k plante du pfcdt^I^u^^ 
PIOTON, PIÉTON: UnÛemindepiotons. PIÔTÔN- 
^£{1 se dit à Genève des enfans qui commen- 
cent à marcher j et^IOTU^ de quelqu'un qui a 
de grosses et courte jambes ; en langued. paoù-^ 
tut. Les paysansifibourgeoift appellent piotUk la 
' dinde , et /?î6//^ni lé fïoq d'Il^de; »'. 

PIOURNE , MÉCHANTE rEMME, PIE-(^1ÈCHE. Aù Cari- 

ton. de Vaud, pioma y-^ fnionna ; h Neùcliâtel 
piorne. PiOlIRNER ,' criainer^ 

PIPr(LA), la PÉPIE. Lyon. Paris/ pKt)p. En italien,, 
pipita. 

PIQUERNE , CHASSIE. pmiph^piquerna^VlQlJE^ 
NEUX , CHASSIEUX : // a les jeux ioutptquefr 
neux. Piqueme n'est qu'une altération du mot 
roman bigatie y iànt le sens est le même. Les 
Francs-Comtois L'ont conservé dans son intégrité, 
aussi bien que radjectif biganou , ehassîeux. En 



ce 

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piig 

m 



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Piti 

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piui 

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ço 

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de 

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^ GENEVOIS. 235 

celtiq. pkqouà , chassie ; fait probablement de 

"/^^> poix; parce que la chassie agglutine les 

paupières. . . / 

PIRP est l'opposé de meilleur ; et PIS ï'oppôsé c|é 

mieux. ^ i 

• La /inne ««pèce des méchant 
fl «Est celle des TÎeux BYbocrites. » 

; (FLoaiAw.) 

.*» », " ■' 

« Ut i(oiit pis que jtiMit entemlné. » ; 

, ; {fiieiioiudc tJctuUimie,) 

C*est bien plus pire est un barbarisme. 
PISSE , UWNE , PISSAT i Une odeur de pissat 

PltATÉR, MARCHER IX>IJRD£]ldqE;NT/ PATAUGER^ et ; 

PItONNER, PIÉTINER. \ / C 

PIULER ,f pôub PIAULER. \ - ^ - ^ 

plaint; PLAINTE, GÉMISSEMENT. En langue ro-' 
mané,77Aim/ signifie complainte. ; 

PLAN,PLAj!tT : Laisser quelqu^Un enplanti c'èsb 
Miire , le faire attendre , le ^ pIanter la.- 

PL^CHER, pouTPLANCHÉiER , garnir de planches. 

PLANTON, piquet, poste : Un planton de six 
hommes. C'est aussi chez nous un terme de jnr- 
dinier ; en ce dernier sens , on doit dire , plan - 

ÇON ou PLANTARD. • 

PLATE (LA), sorte de fera , qu'on pêclie du oHé 

de Thonon. , 
PLATELÉE, PLATÉE : Uneplaielée de fricot. 



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laine. 



3s36 GLOSSAIRE 

PLATINE; le nom de cette substance métallique 
est féniinrn, suivant F Académie, et masculin , 

' suivant Boiste et Gattel. 

PL ATISE, PL ATAISE, PLATITUDE. 

PLEIN-BALÀIS , écrivez plain-pai^s, pour suivre 
rétym(>logie latine , plana palus. Ecrivez aussi 

ihji^-PIED, PLÀIN-CHANT, et EK PLAIN CHAMP, 

EN PLAINE CAMPAGNE ; de rad|ectifp/aî^^jp/ai> 
uni ,^ plat. 

PLÉONASME, te pKonasme est peignis quilîid il 
donne de Kéne/gie à Texpression; il doit être 
rejeté lorsqu'il n'est qu'une superfluité, comme 
dansce vers de Corneille : ; 

« II en' coûta la vîé et (a êéte à Pompée. » • 

, OU dans celte phrase de Guiraud : 

« Semblables i cet grand» fleaves. qoe lenrt ii^ontagnes 
versent « l'Allemagne, à Tlulie, à la France, ils ae répan- 
' dent comme eux dans les contrées qiii les atoisinent.» * 

I - Voici quelques pléona^ej vicieux xlont nous 
faisons un emploi ^ea^ fréquent dans le style 

familier : 

Il futybW, 7^7^71^ /i/î dy Cf)risentir.--^ 
quant à moî//^J ai pensé /]e me suis pensé en 
moi' mêmê/H- Noiis étions environ quiîfize ow 
vingt. — ^n jardin est rempli àe beaucoup de 



/ ^ i L'auteur mirle des Savoyard», mais ce n'est qu'ant Suisses 
'que "tette coEtiparaisou peut convenir. \ * 



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GENEVOIS. 






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jclis vasés^ — Jp suis venu ad hoc pour cela 
Il est si lelkmçntpréyenn contre luî; j'ai eu k 
teli^ment^peur. — lla beaucoup gagn^ k son 
ûifantuge^ etc* . ^ 

Remarquez toutefois que l'usage admet cer- 
tains pléonasmes qtii paraissent assez ridicules, 
téM^e : moilter en haui; descendra en bas; 
îortir dehors, atct . 

VIXÈ y LEVÉE , ti rmé de jeu : Comptez tes pUes. 
tj^on. Vaud. Laiigued. pléga. Plie , en français , 
est le nom d'an poisson. : 

P1.0MJBETTE (EA),LÈpiU)MB, lerrne d'architecte. 

PLOf^GEON , iMMEasioN : Je n'ai fait que deux 
Plongeons 3 ctji f suis sorti de l'eau. On peut dire 
cé|>endant d*un homme qui plonge , qu'//yi// /« 

^plongeon 3 c'est -à-dire qu'il imite l'oiseau de cç 
lipm; cette e>^pi ession s'emploie aussi en parlant 
d'un poltron; .^ -* 

'«.• .Vous faitet lé plongeon, 
Petit noble i nasardc, enté sur saprageon. » 

/ "XRECffABP.) 

PLOT , BILLOT, BLOC DE BOIS, et autrefois, tronc 
pour les aumônes : 

« Les Syndics- (en 1457) consultent le Chapitre pour sa- 
voir à qui ils bailleront la clef du tropc (piottl)ydc l'argent 
qu'on doit envoyer contre le Turc. • 

^Trad. des RegisU latins du- Cbns.) ' 

Nous disons figurément d'une personne pro 






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^38 V GLOSSAÛIE / /^ 

fondement eiidormie : Il dort comme ui} plot 
PLOT est aussi un terme de tirage rVarme sera 

" sans coche sur le plot, et sans double détente. 
Corruption de blocy dont Forigine parait teuto^ 
nique , car* on le retrouve dans rallemandl, le 
flamand» Tanglais \ etc. Plat est vÀudob et franc- 
comtois. ^ 

PLOYER n'est plus en usage dans le style familier ; 
il Faut dire PLIER une lettre , plier les genoux« 

tLUCHER, ÉPLUCHER. PLÛCHONS, PLUCHU- 

RES , ÉPLUCHURES., 

PLUMACHE, PLUME, paîîache : Un chapeau ai/eô 

des plumaches. Y ;\ud» 
PLUPtÉSlE , pour ILEURÊSIJE. ^ ^ 

^ PLUVIGNER, PLEUViGNER, BRUINER. Vieux franc. 

D*^auîant qu'il aToit/>/iff7>ie, et que la terre cfstoitglU* 
santé. ' . ' ■ ■: 

(Beahtôme.) 

P0CHON , CUILLER A POT ; en roman , poçon. PO- 
CHE , cuiller à long manche , n est pas dans TA- 
cadémie, mais GalteletBoiste Tindiquent dans 
leurs lexiques. . y ' 

POIRE; le peuple fait ce mot du genre masculin : 
' Un beau poire; des poires secs; des poirei biefs. . 
POIRE ROME, BON CHRÉTIEN d'été*— POIRE 
REliURÉE, dites beurré ; UN beurré blanc, 
UN BEURRÉ GRI5. — POIRE CRASANE , dijes 



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GENEVOIS. a3g 

\ chAssÀNE.— POIRE ROUSSELETTK.pomE PI 

\ Roi«sEurr,DuiiopssELET.POIREVlLGOULÉE, 

■ POIRÉ viRGOULEusE, ou de virgôulêÈ , nom du 

vîÛage d'où eUe fut apportée pour la première 

fois à Paris;' POIRE ÉCIIASSERIE; La Quinti- 

^ nie écrit LECHASSERiE.-iPOlRE CUISSE-DAME , 

POIRE OJissE-^DAME. Ce que nous àppeloas 

, POIHE-DIEU est le fruit de l'Aubépine. 
POISON (DE M), DU roisoN. 

POLÏGOGNE , POLiGONE i Les canomers^'exer^ 
cent au poUgogne. 

POLMO?î, poumon;^ vieuk (rançsns.poulmén, 
-, du latin mîlmo» ^ 

POMME : i^mme corpendue ; dite^ suivant l'Àca- 
démi>,?dto Richélet écrit coMr/^ 

T^eni/i/; et jViôot;ca7?e/2</w. POMME I^^^ 

pOUrREINETlJE OU RAINETTE. ) 

POMMEAU ;/fJn dit pomraeau de selle , pommeau 

d%ée , mais non pas >o/7imeai/ rf^ cwwe ; le mot 
propre est pomme : Une canne à pomme d'or. 

Nous disons au^i!en parlant d'un homme pe- 
sant, stupide : Quel pommeau! c'est unfameux 
pommeau. \ 



1 II 051 situé près de Saint^Lëonard en Lfmousin. Le nom 
de VAmadbte vient aassi d'une dameOu^ot, qnî ouftiva eî fit 
çonhilUre cette espéré. ^ ' v 



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777 



a/o GLOSSAliRE 

PONTENAGE , t»0NT0NA6E. ; 

PONTET , CHANTiEK , pièce de bois sur laquelle on 
pose\dé8 tonneaux dans une cave. 

PORC, pï«ncincez voK^dela ohair de poU. 
^ PORPE i PobLPE, partie charnue. PORPU , charnu. 

PORTAIL, cmiXE : Le portail de la. cour ; de Va- 
venue. Poriaimgnifie plutôt la principale porte , 
^ la façade d'une ë^se :Le PoiitAiL de ^f otre-Dàme. 

PORTANT : // estbiènvorlant , est un gascoiiisnie. 
Voltaire trouvait ridicule qu'on dit: II se porle 
bien; bien portant est ^m^mal encore ; portant 
quoi ? . • • Il faudrait un rf^ime. L'asage adiiiet 
éependant cette locution. 

PORTILLON , petite porte basse <hi|is la fermeture 

; d'urie boutique. * 

PORTION , POTION : Onjui a ordonné une portion. 
Lyon. Paris, pop. 

POTACHE , POTASSE. 

POT A EAU, POT A L EAU. POT A LAIT, pot au 

' ; LAIT. '^ ' \ 

■ "•■*.' - - , • . 

« Ferre tt<^ sur sa téjte ayant nnT'o/ au W/, 

Bien posé sûr un coussinel. » 

. ' " ' ^ ^ (La FotTAlKR.) 

* ■ 

** POTRINGÛE, MAUVAISE boisson , J)aoGUE , pi- 
quette : Ce n'esï que de lapotringue. Terme 
"dauphinois et provençal. 
- SE pt)TRlNGUER , se droguier. Les Gascons di- 



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- I ;' ■ :^ " GÉNEVOite.' ;■ ■ 2it 

^ sent : se pourtinguer, et lés Provençaux , se pou- 
tringar. Du cAiin^poi, pôuiy un pot , ' et de iran- 
celly. tmnkell, coup 1^ boire, gorgée; en teuton/ 

n VÎ^TE^ Faire lapotie^ F|iaE la moue. A sapoUe^ 

A SON GOÛT* : Ceragoûi^sï àsapotU;ils^en est 

M(^é les polies ; etÊttnn^BÔsjfopvit^ 

BINES : Il s'en est donné par Icâi Chines/ POTU, 

POf UE , qui FAIT LA MOUfi , qiii a mauvaise 

GRACE : C*est une soUè pottùe. Ftib* pottès^ Xk- 
vres. Italien. • • [ n 

40UGNE, POIGNET, FORCE P][j>01GNiT ; 7/ <H/WC 

"^ bonne pot^e. 'En laiigu^ romane, pougne, 
poungne , et fmpougnfsr^ pour empoigner : 

Alors le naiiaiit lV/yyw%9Mr. ' /' ■ 
^ fjloman tfe à» Hose,)' 

POUILLER , ÉpouiLLER , dTER LES POUX; pouiUer, 

/ " ' ■ . \ . -/ 

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fient non-seulement nn 
quelçonqne :po$tnesen. 



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1 Ces mots, en celtb>breton , signi 
pot, un vase, mais aussi n^e CQncavitë 
le gobelet du gkiDcl; pout al lagaî^ Torbitt de Tceil. 
a L'ai dansa, Tai chaula 
Siau kètian à êûpotta. v *, 

{Conte du Ci^icn, en patois de Lavaux.) 

'CV*t-à-dire, il fit danser et sf nter celles qui étaient de son 
gpûf. 

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a4a GLOSStAIRE ' 

en français, signifie dirçf des goulUe^, iiisulter. 
■ Vaud. -, ^^' ■ '■-^ '■." •_ ^ : 

POUINÈ t MALIGNE , PIQUANTE : Elle est un peu; 

\ pouine; c'est une petite pouinette; deT>^Uen, 
mtgnéttOy aiguillon. PMgna dans la basse latinité , 
se disait d'un instrunient piquant. 

POULÂINTE, FARINE DÉ MAÏSi de Fital. ;>o^n/a. 

POUR et AFIN DE ne doivent pas être employés 
indistinctement. Le premier niot marque âne 
vue plus présente; le secoiid» une vue plus élbi- 
gnée. Pour y suivant Girard, régarde plus parti- 
culièrenrient un effet qui doit être produit ; et 

> afin un but où Ton veut parvenir: 

« Les filles d'un certain Ag;é font tout ce qujellesJpenTent 
.pout plaire , afin de se procurer un mari. » _ 

'POURREAU , POIREAU ou PORREAU. Lyon. 
POUTRE (UN) , UNE poutre, X 

S ... Pour éviter la chute des poutres c^^mmM. . 

. - \Bihliot, Britannique^ 

PREMIER , PREMIÈRE ; supprimez l'accent sûr le 
premier e. 

PRÈS et PRÊT. Les grammairiens veulent, que 
près ait ïôujours pourrëgînie là préposition dcy 
et prét^ la préposition à y mais c'est une règle 
que les meilleùis écrivains ne respectent pas 
toujours : * " ' .. ' ' 

« D'Aumale était prêt de se rendre maître du camp . . . 
—-^ , * (Voltaire.) 

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«De façon qu'il en est eocore • t'aTÎier, ' 

' * \ .. > ■ ' 

Quand peut-être quelque autre est tout prêt «/'épouser. » 

," * ■ ' {pif!oVy Métrom.') 

Il éXMxipr^tde descendre là-bâs, , 

~ Pour 7 subir la peine de Tantale. . 

' \ - ■ ' - • - t 

^AUBEET.) 

Il fallait /^rcirf^^ c'est-à-dire, sur le point de. 

^ Cette phrase de La Harpe (Cowry de lùlén 

analyse de itoucher) ,ne'nous semble pas moins 

défectueuse; • 

\ '■ * .. ■ ♦. 

« Un orage survint , ^t Lozon sauve la jeune Aose prête à 
se noyer. - -, W 

7 «îar la jeune Roçe était sur le pomt df se noyeçj^ 
/ ' et non disposëf , préparée à se noyer. 

PRÉVALOIR : Ne croyez pas que je me préifaillè 
"'.^:de cet aifantage ; i\ faut dire .que jejne pré- 
vale. . . Lé présent du subjonctif de ce verbe 
. ne se conjugue pas comme celui de valoir. 
PRÉVENIR , PROXJINIR : D^où est-ce que celd pré- 

i^iejitP ^ ' _ 

PRIN : Du prin bois, du* Menu bois. En ce^tiq^ue, 
pririy rare ; de là , les mots romans prim'^ prin , 
menu, délié. . ^ • 

-, -^-^ , 
■ . / ' . - ' t-"' 

Une toison' subtile au menton lui naissait, 
Pr^r/?^, douce, frisée, et noi^yellemcnt crue, 

. Comme petits flocons- d.ç soie bien menu/?. - ^' ; 

■ / ,. - ■ -' - , ■ ' 

\ • V . . {^Fahliau.r.) 1 



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qui pone w iiui|i,uc M.UJ M«> «•/'•8*^»|'"— 



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' ■-'■ . .il\ ■■( •'' . ■GLOSSAIRE- ' ■;■. - ■ ; •- . 
> ; . , Le françaiia^W, w/ï ftrm > n a pas d'autre ori- - 

giiie. ; • ,; ' _ .,; -\ -■ ■■-.. 

X PR1NÏ^RT,I^TE ABSINTHE. ^ U; / 

PUISER, ^miii\z:Tm TK'RKi: i Du tabac à priser ; 
y^rwcr-j{(>i«; ? En bon français , prise^^ 
^. JerncutvMÈfTRE UN Plil?!:, TAXER. ; V ^^ 

PROCURÉ i^BÔcuBAtiON, PfcKiure rie doit se dire 
- que du bureau d'un procureur ou d'une certaine 

charge ecclésiastique. v • 

; PROCUREUR DES MEUNIERS, LE nc.pîcus, 

">r oiseau du pays. ' 

" PROMENER;n employez pas ce verbe sans le prx> 

_^ nom personnel, et ne dîtes pas : -^tto/i J ;?n}wie- 
. . ^ * nçrifai bien promené aujourd'hui Cette locu- 
tion esiun gasconîsnie ; le itfiifmo 

\ en €st reinpiû ^ . ; . 

; V PROMETTRE , pour. ASSURER : ^e ^'OMJ promei^ 

1' . que ct^ est ainsi. Ce verbe ne regarde^ que le 

\ futur. V. > * ' 

PROMONTIONS, PROMOTï0NS:Xe;oMr(fcJ7>r()- 

■■' ■ - ■ • » ■ • .■ ' . • " - ' ■ '" ■ 

. ^ montions. - .] 

PROVIGNURE, pour PROViN. Vaud. 



■V . . 



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Ô ' 



1, l.e savant Éuet donne à ce mol une éiymologic qui rap> 
pelle Yal/ana etk verna de Ménage : 6ri>t, suivant lui , dérivc- 
rait du latin v<>^«, qu'on aurait écriV successivement virge; 
vrige, vHng^ y hr/nge, hring.ti enfin Vrin. _ v 

.. :■■.■• , ■ : / 






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GENEVOIS. 



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'PUlsk^ANDÊV sorte âé maèhîne hydraiili que pour 
: ^arroser ks jardins. Ein h^û^m&oi^^ pous à roda 

pùtts à toue; 

PURGE, PtJRGATiONvMÉDECmE. On dit dans quel- 
ques pi^ovinces,/'']^^«^^ unà purge\ jsiiiSsym 
bon français , ce ternie ne s'eniploie qu'en par- 
p^irlant de k désinfection des marchandises pes- 
tiférées. Neuch. Vaud* . ^ . . ; 

PUSSIN, piTsSlNEj.POussiîCpouLB'rî'E ;en roman î 

pàçin. Frib. puzin.* 



« ;. • .1 



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clans ses Mémoires : 



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!UAPR13^DE , prononcez kouadrupéde , et de 
n^émè^ quadruple, quadrige) quate|fi^ et qua^ 
' dratUrilw-'; 

QHAND :.J^ serai quand vous^ c'est-à-dire , en 
- ]R^Al|£ TEMPS QUE VOUS. Vieux français. II est une 
distinction à faire ;entré quand et lorsque : on 
metlè preimier pour 'Signifier dans le temps que^ 
et le second , dans les t)ccasions où ^ au moment 
où y etc. Ne pnononcez pas quànté : Quante je 
fus arrivé.,, . 
QflE , dans le sens du mot excepté ; Tout y est, 
que le. , .—Je ne prend^\mfe ce que jM besoin^ 
dites : , . .que CE DONT j'ai besoin. tjU'ELLE, 
pour QUI : La voici qu*çlle latent. 

QUEt j (lOUr QUELQUE: ' 

- Les pins grandes dames du pays font la conrerfation avec 
7»^/ homme que ce soit.' ' 

- ' {Bibliot. Britan,) 

Il eût été grand écrivain , s'il eût voulu écrire (Trpncliin, 
ancien procurenr-g^néral), et grand magistrat dans ^u^/ 
tribunal qu'on l'eût placé. 

i (BOUMIIT.) j 



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'; -A . ". GENEVOIS.' ' ■.; à47 

. V^ugelas dit que telle faute est familière à 
toutes les provinces qui sont delà la Loire. , 
QUELQUES , pour QUELQUE : 

Let t»oéMe» d'tprèi i'âpiîqnc , quelques ptrfaitet qu'elle* 
soient, font rarement popnliirei. , 

Quelques vieillis q^'én soient le langage et la versifica- 
tion, on n*y peut méçonnailrel .• ' 

i (M.-«N. DiS.) 

■ " ' » .. ' ' ' 

Lorsqiie quelque n'est mis qu'ayec un adiee- 
tif , il signifié quoique^ à quelque point que , et 
ne prend' pas là marque du^plurieL 
QUELQUE, deyànt xin verbe , pour Quel que, 

QUELLE QUE: ' v ' * . 

L# prisonnier sait que ^treJ^u'aiènt été les désordres de 

sa-;^e....^ „ ' •^' . 

( Rapportdu Conseil d'État, etc. 1 8a4 • ) 

L'âmonr quelque soit sa faiblesse, est plus excusable que 

l'ambition. ^ ' 

(Covpi, Théâtre de Sénéque,\A%t.\itk\\m.) 

11 fallait dans le premier exemple ; quels 
qu'aient été , et dans le second, quelle que soit. 
QUELQUE, synonyme ^d'e/iwVon, ne prend ni 
' genre, ni nombire. 

Il y a quelques cinquante ans qpie j'étais jeune et jolie. 
- '-■■:^r-~. \(SvkWLDf Mélanges de littét,) 



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248 .GLOSSAIIIE 

Cette phrase offre donc une faute; il faut dire 
comme Racine: - 

Et quel âge ayès-you»? von* ûwtÉ hi^n visage. 
Hé , QUBtQui soixante ànâ. 

J ^ (Les PlaùHeursA * S 

^^ Dans les mois (iUèlque , quelquefois, quel- 
qu'un^ faites sentir la lettre /• «II se trouve des 
rafineursy dit Richejet, gui souti^nent qu'il' 
faut prononcer kécunét kéque : ces tnessiears 
les rafineurs soAt de francs provinciaux, » 

QlJÉRELLE, pour QUERELLE, sans accent sur fe 
premîier ^ : ' < \ ^ V . 

QUEUE : Ils*én va la queue mile, c'est-à-dire, 

PENAUD, QUINAÙD. y 

j QUEUE DE RAT, espèce de prêle, plante \pï 
rend le foin de mauvaise qualttë. 
QUEUE DE RENARD , lilas. -^ "^ > 
QUEUTER , BiLLARDER , terme du jeu de billard. 
QUI , pour LEQUEL V : 

« Donner est un mot pour ,^i* il a tant d'avçrsion , qu'il 
ne dit jamais je Vous dpnne , mais jtf Vous préie le bon- 
.■ Jour. » ■■. ' 'J_ . - ' . v':. ■' . . . ■ / ^' ■ ' 

^ui précédé d'une préposition , ne se dit'^qué 

des personnes. / . 

' ' ■*'■.,■ ■ ' e ' ■ ■ ' , , 

Ce ne serait {)a5« moi qui f«y(>/'a<V prie? 

est linè phrase défectiieuse du même écri- 



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AU13 ttfj rrtujtv missus in asrra sagrx. 



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GENEVOIS. xi9 

raitt ; Kfolière atiniit dâ dire ^ki me ferais prier 
parce que ^* étant Tadjectif conjoiictif de moi „ 
il'dpit prendre te caractère de la preinière per- 
«onner-^. -:. •''■^■■. '.\ " 't^:- 

On fait quelquefois aprè$ qui m emploi vi- 
cieux de la troisième personne, au Heu de la 
seconde: ^ * 

«Toi (Napoléon) quin 'a riien connu dans toi) sanglant 

-•■■'■-'.•' ^-paiiage,'; v'- .;■''. ,^ '•■■■':■'■ • 

D'égal k ton bonheur que ton «dfenîtë.» * 
^ "V (Casim. BELÀTiiciTE.) 

Écrive^ comiiie Boiieau : 

Antfl^né, gonvérneor de mon jirdin d'Autcuil, 
Qidiiinget dies moi Vif et le chèrrefeail. 

et comme Regnard ; 

Farori des neal Sœnn , qui snr le 'mont Parlasse , 
De ratea d'Apollon^ marcA^i ai prés d*Horace. 

J*enveu3G.aifoir coûte qui coulez dites çoutr 

•.•-« ■■ ■■'■■..'■- 

Qtœ COUTE. 

IIQI^ pour CHiBLE. QUIBLURE , criblure. ^ 
[, prononcez kidan : Un certain kidan. 
QUMQOp, fen^ine de petit esprit et- qui se plaint 
. 80uv|pt : C^est Mepawfre quing^àe^ unl^ vieille 
qiunguey^om disons aussi d'un homme faible 




ïi Celte faute, quoique répétée dan» une autre Messcnienhe, 
"'"PP'C'i^nl MUS doute qu'au çorreiïlcur de l'éditton que nous 
avons sous Ic^ ]rettx. f ' 



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iSo ^ GLOSSAIRE 

' et malÎDgre : 7/ «j< tout quiritjueù QuinquUles 
- en romarïf, signifie inepties , rêveries. 
QUI]>fQUEJVNE, VIELLE, instrument; et au figuré, 
unepèrsonne ennuyeuse , qui rabâche : C^esi une 
sotie quinqueme. QUINQUERNER, rabâcher « 
FATIGUER : // est toujours à me quinquerner la - 
même chose; ce sont des quinquemages conti- 
nuels. Qidnquerrie im son. origine du mdt de 
la langue romane giutterne , guitare ; dont on 
a fait ensuite 7w«/er/z^ et yi/m/em^. 

Et fait ses instromens sonner 
Qu'on n'y orroit pts Dieu tonner; , ' 

\ Il a aussi ^fV^/Titf et lus. , ; 

{Roman de la Rose») 

■ ■ ' ■ ' ' ' -'•■■■.' '^ .- -, . . ■ . i 

QUINSOX , pour pinson : Un nid de quinsons. 

Dauph. 
QTJIQUE, (on prononce kiqué) jçu d'éeoliersT : 
QUOIQUE CELA, QUOIQUE ÇA, MAtGRÉ cela : 
Il est trés-riche, et quoique cela, il ne dépense^^ 
rien, Çiio if^we régit toujours le subjonctif. 

Quoique n ^ajant pu vous voir ^j^ espère (jue 
dites , QUOIQUE JE n'aie vv.ï. Quoique ne doit 
pas s'unir à jin participe actif. ' .>>'•• 






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GENEVOIS. 




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R; n'appuyez pas sur IV (indXe: Veux-tu Jïnirr i : 

vouktrvûus y venirr; des sQulierrs y et faites 

sonner doucement cette lettre dans les mots 

t^laisir, loisir, repentir, etc. , , 

RABOBINER, raccommoder; SE RABOBINER , 
sÉ RÉTABLIR : J/ a fait rahobiner sa maison; il 
commence à se rabobiner^da verbe roman rfi- 
iofce/fWr, rapetasser. Nous disons aussi rabis- 

^^toguer dam ce dern^r s?*. i?a6(>i//ier est in- 

diqiré-par Boiste. ^ / 

RAROTTEvilortè de pâtisserie aux pommes. RA- 

VIOLËrsorte ^ friture. RlSOLE, RESOLE, 

pour RISSOLE ^ sbijtë de pâtisserie. 
RÂBOTU,. RABOTEUX : Un chemin tout rabotu* 
RACAUQUÉR, mciyomy Jetez-moi ces lii;res, je' 

les racàuquerai. En Languedoc y récassa. 
rAGHE, teigne. Terme roman formé du celtique 

rachousy leigpeux; en Langucdoé rasca. ÎSôs 
. cultivateurs donnent! aussi le nom de rdche ivh 

cuscuteyïou barbe de moine , plante ramp^nt(» 

à filets très-déliés. ,V 



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GLOSSAIRE 

RACH^PIED (DE)f^te8; l/AwiAÇHirpiEp, sans 

discontinuité* X *^ .. ' V ^ 

RACINE JAUNE, CA*)TTE. 
nAGL£^ RAMASSÉE, ne «mt point franfais, 
/• nonplubque rossée^ du verbe vosaer^ F'otéé ne 

«<B dit que des caups de bâton**^ ^ 

RACLETTE (A h^ , expression adverbiale, qui 

signifie, A LA BiGUEUR : J2 a iequoifiêfr^ dla 

raclette ;k a été élu à la mcléUe. 

RAFATAl^ilJpS, VIEILLERIES^ PEETINTAILLES : Un 

tasdetafoîaïUes. Neuch. vvais les préVinces mé- 
ridionales, tafoiaSUé a le set» de ca/?aî2fe. En 
langue romane tafaidcri ^^Ûjer^ signifie rac- 
"commoder: 

Sire Haint itTait un bon inëiiçr, 

Qtuir il ftnil bien mj/Sr/crr r 

\'^' Letcotelctet lèt.mantiaax. 1 

^ ' (Fabliaux^) 

RAFROlblR, REFiiomiR. ^ 

RAGÂCHE, TAQi£[N, TENACE^ En patois d'Als^^, 

ragàitsehe; en celti^. ragacher^ misérable petit 

iharchandVregrattier; de la iracine rag^ petit, 

d'où le françab ragot ^ etc. - ' 
RAISINS : Manger f cueillir des raisins ; il est 
/^ ''mieux de" dire du raisin. Tfous appelonsyirm/an/ 

je raisin dont la gousse reste adhérente à la pulpe, 

■ "^ - " < * ' - 

. et rafeux, celui dont la gQusse se détache lors- 

• . '' ■ ■ 

qu on le maiige. » 



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GÉNEVOK. ; a53 

RAISINS JDEMÂRS^^G^^ A 

RAISINI;E (DE LÀ), pu raisiné. Vaud. Neuch. 

RAISONS : jivoir ^s raisons wsc quelqû*un^ 

■; c'est-à-dire une dispute/ uA différend. 

RAISONNER (SE) iJene sais pas memisonner; 

. c e^^à-dire, me faire une faison , soumettre mon 
esprit à la raison. Çé verbe n'admet pas le pro- 
nom penonnel ; cependant Bo&te rindique dans 
le 8^ de discuter : up ordre supérieur s'exécute^ 
et né je mtroiiM pas. . 

RAISSON, RESSON , sciure de bois pour nettoyer 
les par^uetsé Ressa , en l^a^uedoc > aussi bien 
que dîéz nos paysans , signifie une scie , et rassç 

• en Franche-Comté , resse dans nos Alpes , se di- 
sent du lieu oJr Toii scie le bois. ' Le celtique 
resea, suivant BuUet, a lé même sens. Un hel- 
léniste dérive ressan ou raisson du verbe grec 
rassô , je réduis en poussière. 

RAMELÉE , RIBAMBELLE , QUANiTTÉ : Une ramelée 
4e monde» 

RAMPON (DU) DE LA RAIPONCE V en anglais ram* 
pion. Quelques-uns confondent la mâche ou dou- 



1 I^7V>'w<f/Tfjr/<',ruii»caudaGeâienai,tiresonnomder«^«', 
moulina scie. On dit aussi re^#xÂr poor fcier , dans >« canton de 
Fi'ibooî^. 



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cette ^ec ia ipaiponce, m c'est une plar\le 
;^ cliffinente. / ^ f 

RANÇl4^RAIVCHÊEvpour RANGÉir: Pn^ 

ranchèytous sur U ménïe ranchée. Rarw, Rank^ 
Renk > en celtique , aîgnifie une suite d'hopfmes 
■\ ou d'animaux qui vont à la ffle; de là lera/^te 
des vaches; en anglais, rantisaylor'sranth 
marche du matelot; En hreUm, ur-rehken a 
jow(/anfe/, une file de soldats: A Lisbonne, on 
appelait mncAo^ certaines bandes de gentil^- 
homAies,qui , sous la conduitede Don Aiitonio, 
frère du roi Juan V, se iaisaient un jeu d'insulter 
et d'attaquer les passans dans les rues de cette 
capitale. 

RANCÔ ; Être au ranfo ^ c'est-à-dire, À L'AGpNife; 
du verbe rfl/icarc quî/dansla basse latinité, si^ 
gnifiait râler* ., < 

RANCUNEUX , pour rancunier : Il n'est rien ^ 
rancuneux, 7 ^ 

RANG DE BOIS , bûche ronde : Une douzaine de 

rangs. \ 

RANGUILLE, jeu d ëcoliers. RANGUILLER , RA- 
CUILLER , redresser. Voyez Guille. 

RAPELU; se dit d'un homme mal véiu, de mau- 
vaise mine : Unvifiux rdpçlu. 

RAPERCIIER,xTRm]vER, déterreA, accoster; 



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Oùiwckivi^us éUmpercher ces bouquins? Il va 
raptrcharit toute soriâ de monde. îieuch. " 
RÂPIIbéré de copeaux ; Mettre du vin sur le rapt. 
RÂPIN,HARPAéâf,^AiN;,4 l 

RAPIST0LERi RAPÉroUlLLER, raccommoder. 

RAPSODER, formé du grec rhaptâ/je coiis.- 
RAPPELER,- l *r 

« '*•'•*•, ^«î* "y^r ^« ï* liât* des éinigrës plnsie^ gen- 
tUthomnies; j'avaii procnré des placer aux uns, donné de 
I-argent aux aatfft; qîaLélfiuU'nn$ s'en rappellent^ là plu- 
part Font oublié. » 

/^ . "* (RïPPjJIfe^.) , 

JRappelez-pou^ de votre promesse. L'aqtécë- 
dient et le relatif ne doivent pas étte en^Ioyés 
d^ une constrtidtion unifori^e ; il fi^llait dans 
le prèmij^Ljexerople : quelques-uns se le rappel- 
lent; et dans lu selH)nd : rappelez- vous votre 
promesse. f 

RAPPONDRE, AJOUTER : an î/oà que c'est rapr 

pondu} rappondre 'une sauce. Vaud. 
RAPPORT : Par rapport que; par rapport à he 

W*^* P^Ur PARCE QUE, PAR LA RAISON QUE ; Je 

ne peux y aUer^jar rapport que ma femme est 
malade. • 

RARIFIER, pour RARÉFIER, § 

RASSIE , pour rassise ; Un^ femme rassie ; mûre , 
posée. 



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a56 ; (à^^ 

RATAPIOLE, RiBOTE bu uoidemain : JP^wv la >»- 

tapiéle^prendre du |H>il de la bête, ^ .v 

RATAQUÔ (LA), morceau de drap'dëcoupë en 

> forme de rat ; on d'autre animal, que les écdieri 

: frottent 4e craie, et jetteni«ur rhd)it d'un pas- 

l sant •■ -■'../ -'-, ■^. ■.- ^ :\--:' ;-:^^^vp|ÈW'^--- 

RATEV SOURIS : Un nid de mies f nuriMéamme 

une rate. La Fontaine Fa employé ^ana le sens 

", d^ i«t femelle r A V - \-'^,^'c--^--r/li;:^^^^^^^ 

■.' ■ * - ; ■ ■ -■ . ' X. ' " ' ■ ■ ' ' ■ ■' ' ' ■ 

Quelques raies, dil-ôni répandilnent dcit Itntiei. è v 

Ce mot se dit aussi à Genève des déib d*uh ; 
petit enfant, ainsi que de ractipn du soleil r^ 
flëcht par un miroir, f^ous rn^àpezJaU là rate. 
RATIN, ODEUE DE tULTs: lisent bien le rotin. 
RATELET : Un ritdetde mouton^ dites, vn carré 
DE MotrroN. Vàud. V 

RATËNIR, pOMT RETENIR. 

RATER t Ce état raie bien; de^ chepeux ruté^j 

( fausses acceptions de ce mot, qui ne sç dit qu'en 
parlant d'une arme a feu, ou, au figure, de 
quelqu'un qui a manqué son copp. 

RATOLIVE , RATOULIVE , chauve-souris. A 
Lyon , raie-volage , et dans les provinces méri- 
dionales, ratapenne, formé du roman, raiape- 
. nade. Au canton de Vaud, ratai;olaire. ^ 

RAUFE , poisson du genre de la tanche ; le roten- 






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^ si^vanl Jiiritie. Fendant; nos troiiMes de 

7» on appelait m£$/%stf les citoyens de la fac- 

m popiilaiinï>,<^gtM9^li4ri les partisans des 

klriciens«=^^i;ii;^ife?^^i^#4Jï4*#^^ ' [ --, 

RAWFËR» GaONOBRy ORpGM&t : // M,/&â fU6 
RA(f FERŒS f GRpNDERIES, iSt aQSS i VIE UX jCHinrONS » 

ViàLEMiES^: 50 ^hanibr$ est pleine dé raufeiies^ 
ElUFIJ^t GRONDEUR » GROGNARD.. En allem. jit? 



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chjjffiJiiUeJPtjse battre ; raufer^^ qi 
fSË, femme qiii aime à nuun^iaiid 




., , luif RACGOHMôDJBUSB DR BAS. B peut cependant se 
,d^ aufigiu^, etdanp^oo^lvçm^op|i6Él^ 
4'4m ftmnle împortoiiei'qmiiitigiie pàtmht^ 
livemes»' ^^ . V . :.^..,\^-\i)immm^^mtï:-:s'.r^H:''^^'''- /■ 

RAVONAlLU^t ROQiJœrn^> &m&iça eruûa.'Mr;.;\ 

RAV0N|(Tj RAIFORT : UneÙasude ravcnetê,/ 
E4italien| raponelloj endaii{rii. nmmella^: 

RAJVpl^flAYON» prononcez rA» «A jpN^ 

>■ milre B)rUa!be de ces mots ; prçnoiieeRiiussî éfr^ 
lEH. et FRÉ-iERi lès vei^bes effirayer et frayera 

RËBilCHER. R£BÀGHON{fER, KABXcHÉt 
AKATiFf pour RÉBARBAtiF. Lyo 

REHlTË (LA) , se dit de Taction des vagui 



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a58 * (ÉtLOSSAIRE 

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lac battant contre un mur. Rebai signifiai^ an- * 
ircfois reflet , réverbératioB: é : ; 

« Les morioni , les picquet dei toldari , 
Et les barnoii fourbit d^toutei paru f , * V: 
Et Témery des lamof» acérées, . 
Frappez menu des flammes étbërées, 
JËt du rehat du ioleil radieux, ^ ;^^ 



' "*' ifr '..»■ 




Une lumière euTôyolent dam les cieux.» ^ 
^ • (HOMfAmOj^ iàVtaneiaêt.) ' 

REBIFFER (SE) se fÎEÊÉQUER. Cj^ Vèrbè ne se 
-J trouve m dans TAcadémief ni dmsGattel, mais 
dé WainyelÇoisteKndîquent cWnieëtantd 

^ iraiîçaispopid^n^/ ^^-'^^^^^^ ^J^^^ . 

REBIOLONS, <*teiix dek seconde pousse. Au pays 
deVtindjvbrandonSjdnroinMibrorjdom^ierme 

quefes Francs-CotAtoîs ont conservé dans son in- 

légritë. Celto-breljtm broncZj fc/vnc, bourgeon; 

,4roncza, bourgeonner, 

REBLANGHIR (SE), changer de unge. 

Rll;^EI^, pour BEBÉiliÉ , supprimez ëgaleinent^ 

l'accent aigu àm$ les ihols teujivftns : réfkùidir, 

nfuge, registre, réjaillir, rfik^^ relation^ réli* 

ion, remédier y répentance , rétenUr , réi^étitL^ 




4 i^ôus. remarqueront i celle occation qu'il ett beaucoup 
d'autretvlcrmes que plusieurs croienl apparlenir exçlu»àiremcn( 
a notre dialecte, et qui tonl du françait populaire , leltt{ue li-. 
gnoler, farfouiller, ravigoter, dégringoler, gueuler, tout de ^4, 
bâfrer, rcmoucber, sabouler, etc. ctc 



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^ ' et ne fitoimKm pm jr^sembl^nee ^ ressembler , 

■ ^^^Tifewéntîniélit^-éétrf . ^ 

^^Ayez soin, au fintoife^ de ne jw^ dire recla- 

• ; mcr^ nooik^S^mconéUierir^réatàm reforme , 

^.^r^ leiens de divi- 

séi)y requisUion yret^erkire , réverbération; tous 

X^ - èé^^mots exîgehi l'accent sur lé pretaîei^^* \ 

REBOyiLLËR, RAVAUDER, REMUER , BOULEVBR^R : 

J^airebàmlU tovsvcespapk 
Dam la langue roinane, on disait iribomUer^mi 
fi figuré : U cwnrmetribpmUe; et J^iièft^ en fait 
: ■^■':: encore- usage rp.:;.:M. ,.i;.-.r\. "*,,,,•/ r^;--: i.-.'^ :.:, 

« Je me leot tom tnbouiUer le cœor qaanét je te regarde. * 

RÉCAÏ'Êtei, ÉdLÀT DE amE : EÙèMtsJàit'âe ces 
%<^^ forn^iiu 

latin cachinmu^ avait le n^éme sens : 

^ Que TOt m ne soient puériles, et* qu'il n*y éye en eu» 
' âucnne cacAm/Mlrâff , ni inoqnerie. 
^'^^^ > ^ (THomi^ de la noble Danw:i ^ 

RÊGIffi r Aprç^ rûdeV 

Jean-iacqu^ a tenté de rajeunir, appartient nu 
vieux français : 

Mais ils sont dur* et trop /vjcAé. 

< (Eùst. Dkscraiips> Foés. manuscr.) 

lacine celti(|ue, rech, diagrin, de mauvaise 



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a6o GLOSSAIRE 

^ humeur. Foulques d'Anjou * reçut le auriiora de 
^ Rechin à câuâe de son caractère. De re€?& vieni 
le verhe français tysçhigner^ autrefois necAÎR^^^ 
>que les ëtj^finofegîstes qui ne voient que la langue 
latiiie , dérivent rklieuleniient de canis , précédé 
de la particule rç » imiter un chi^.qui gronde^ 
Réché est un terme comm ej^FfAnche^Comté et 
en^cardië.;: *-{V ■iii.,ii h J.i/. //.?:• ^•''.■r./.-it-^^ï-K'.:: ' 
REGOUVEATt pour RECpyvaÉ : Il a recoupert sa 

REDAS^E» espèce de grive, turdus viscworus^ 
et au figuré» une femnie maigre et sèche :C*est 

.' une ifieiJUeredassè. - ^* ^.-'v^î.j .- .,-*3?..>o/ ..' 

REDONDEA , signifie , en françaiis , surabonder ; 
nous le disons dans le sens de retentir, repousser. 

REDOUX, 0£G|Ji.tr^ur d'une tempéi^ttuçe plus 

douce : Nous aurons duredouXé 

♦ ■ . ' ■ ^ '• ^ ' . . 

REDUIRE , SERKER , RESSERRER : Réduisez ces 

hardes. '7^ 

REFAIRE (SE) : Une serefaùderienyC*est'hrdire, 

fil serefuse tout, il se prive de'tout. . 
REFIER (SE), SE fier a, cobipter sur : Il ne faut 

. pas irop se refier sur luL 



t Foulques I.cr mourat vert le milieu du 14»."** liède; ily a 
eu quatre autres comtes d'Anjou de ce nom ; « l'un d'eux , dit 
Montaigne, alla jusques en Jérusalem , pour là, se faire fouet- 
ter.à deiix\lje ses valets , la chorde au eol , devant le*^ sépulcre ^ 
de Notre Seigneur. » 



REFhO 
RÉGAL 

autre 
l'on a 



Blab 

Sans 

REGAU 
RÈGLE' 

ppun 
RÉGNA 
prono 
on dil 
doute 
fois^' 

«Où 

lopin 

■ ■ >■ : 

REGRO 
' regrOj 

Voyes 
RECUL 
REGia 

Term 
RELUCI 






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GÉNEVOB. ^ ^6t 

MFROUGNÉ, pour REFROGNÉ.; ^ V 

RÉGALE (UNE), w régal, un festin. On disait 
autrefois un régals^ du vieux mot gale, d'où 
Ton a fiait efdsii ^ ^ , • • 

Biais quoi ! partir aimî &nnt iiçoti brutale, 
Sam me dire un seul mot de douceur pour r^;tUel 

-'.^, , ^r (Mouimiy Àmphji^ 

REGAUFRÉE, REBUFFADE. 

RÉGLET, TRANSPARENT : Se serPirÂ^un régUt 
pour écrire. • ^^^^ . -^^ V ■ 

RÊGNAULT, REGNARD. Ces noms propres se 
prononcent aujourd'hui sans faire sentir le g^ 
on dit le poète Renard; et ^ce nom vient sans 
doute d^ Gelui de l'aniin^l , qui s'ëcrivait autre- . 
fbisavee uu^: 

Oj ' ■ ' ;\- ' ■ „ ■ "■•■.'"■■■■ •■.• , ■■/ 

« Ôîi la peau du lyon ne peut iuffire , il 7 âii»lt coudre x^ 

lopin de celle du regnard.» / 

^0 ( MOUTAICHE.) . 



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REGROLEUR , savetier : Porte:^ ces souliers au 
" regrojkurijàites-les REGROLER. Dauphinois. 

Voyez Grolle. 
REGULIARITÉ, pour régularité. 
REGICLER , REJAILLIR ; du latin rejicio, reppusser. 

Terme dauphinois; en Languedoc^ rejiscla. 
RELUCHER 9 pour RELUQUER. 



y 



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a62 : GLOSSAIRE 

REMARQUER ; Je v(/Ù3 remarquerai que. , , / 
dites : Je vous ferai remarquer que. Vbyez Obr 
:■ server.' ^ ,'< ' r^"î'>/ . '■■' ; "n^;v. ..'''.•;'■. . ^ 

REMBOURS, REMBOURSEMENT ; V ous prenàret"^ 

voire rerréours sur Pans^YieuxîtmçAisi 
REMÉlVfORlER(SE), SE REMÉMORER. / y' 
REMÔLIQN, PETITE LESSIVE : €e n*est qU*un 
remolion. '* '■•■-■•• ''■^," '" \'-';y- 

REMpNTANCÉ , petite glissoire pour remonter 
" à la grande : Gare sur la remontancets^ 
REMPÉTRER(SE);sEREN^ttG ^ ^ 
REMPLIR : Remplir son but; dite« plutôt : AT-* 
TEIKDRE son but y car on né rerhpiit pas un but , 
:-on;iyteînt;.^-.r'^^ .^•••j'^:::;:..;'^ f .. ■ -^ ■■, ; 

REMUÉ DE GERMAIN , pour issu de oërmain, 
est une expression populài)^ ; aussi Regnûrd lu 
mêlai dans la bouche d'une servante r 

,11 a tant dliéritiéri le bon tei^eàr Géroiite; 
Il en a tant et tant , que parfois j'en :ai honte ■: 
Des opciet , desniereux ^ des A^èoet*, des confins, 
Tii^ %înihtt'fCaiÊÛùB remués de germains i 
J*en comptai l'antre jour en lignes paternelles , 
Cent.sept mftles vivans, juge encordes femelles.. 
\''^' ^. \ le Légataire.') 

REMUER:^ déménager , changer d'appartemîjnt : 
Quanfï remuez 'VOUS ? Terme gascon , Lyon.» 
Vàud. et Neuch. Remùagiumy dans la basdép- 
iinitc 5 et rerrmagey en vieux français , .^ di- '^ 

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GENEVOIS. 263 

saieiitid'un droit perçu par le seigneur, quand 

^^ fonds changeait de propriétaire^ Ou de la 

• tAxe qu'on payait au nruittre d'une maison , lors- 
que le locataire la cédait à un autre. REMUEUR , 
celui qui nettoie les meubles» et qui les trans- 
porte quand on déménage : Nous aidons les re- 
rrÉu&urs. 

RENARD ; Faire lés renards : vomir i en français 
populaire , écorcher le renard. 

RENASQUER, RENÂCLEk : Tuas beau renasguer.., 

RENCONTRE (UN) une ren?ontre. 

'*-',*■'-■■ . B ■>-',' ■■ 

■ • ■■ ■ • ■ . ■ , 

«Le çiardi suivant (bv»! ^^^^)f ^*u^ un gros rencontre 
^ ' auprès de VandouTre, entre ceulx da Foacigny , ceulx de 
^e Genève, et des gens d'Aoste , et furent prins des gens 
«i'Aost un grand nombre. » ^ 

** ^ (BOITKITAAO.)' 

A Lyon y Fou fait aussi ce mot masculin ; il y 
^ a même dans cette ville, la rue Bon-rencontre. 
Vieux. français, et méiiie suivant l'Académie, 
on peut dire encore : C'est un fâcheux ren- 
contre. ^^ . 
RÉNEVIERn, RENEVIÈRE, ceTùî ou celle qui fait 
des amas de provisions, qui cache des effets, qui 
prêté sur gages. On appelait autrefois reneueis, 
reneuifiers^ les usiirit^rs de la campagne , parce 
\ qu'ils renouvelaient le contrat, lorsque les ein 
prunlëurs ne pouvaient pas les rembourser. 



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^1,364 GLOSSAIRE . . ; 

RENVERSER, en parlant d'upe vditure i.Nous, : 
Oisons rençersé: il faut dire : nous" ayon» versé. 

« Le carrotie et les lU che? aux reoTerteni l'homme et le 

cheTal cul ptr-deMus tète, et si par-dcM^, V^^M carrosse 

en fut verte et renversé. M 

. (SiyxûHÉ.) 

RENVOIS > RAPPORTS, AIGREURS : ijcs raifoufits me 
donnent des reni^ois» • ^ •* 

^JŒPAILLER , pour rempailler : Donnez ces chah 
ses à repailler ^ à la REPAILLEUSB, dites REM- 

PÀILLSUSE. V 

REPATRIER, RAPATRIER. ^ 

REPETASSER , RAPETASSER. 

» REPICOLER (SE), se refaire, se remettre 1 // 

commence à se repicoler ; corruption de reui-'" 

7 coler, fait du verbe roman ret^iscoula^ renaître , 

ranimer, dont les provinces méridionales ont 

conservé 1 usage. 

REPLAT, plateau, terrain plat sur une élévation. 

Terme de la langue romanéé 

- -.^ ■ ■ ^ •:. •: " .-.■•.■ 

Enfin 1| Toitnijpatleigmt un replat de brayères. . . 

,, .„ ■ " ■ # , -^ ..■•'•' ■ ■ . : ■ 

i^ replat iuiltqaelMhk^Ae^ilhkge,,, 
. "^ ' "^ i ' \BiblMt, Brit.) ^ 

REPLUMER (SE) K SE REMJPLUMER. ? 

REPOCHONNER, JIEPRENDRE avec la CUÏU.ER: 

Repochonner la soupe. - 
REPKIN, RfcouPE , sorte de son ; terme roman 






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RETA( 



'16. 






^ GENEVOIS. 265 

f qu'on retrouvé dané les d^partemens du midi. 

IrakCOU, chez nos paysans^ signifie regain. , 

l^orro ^« pîiiitt à !• mî oût, ' 
«Ya jprea rave et pren /«oou. . 

V REPROCHER, donner des rapports ; Jhnemange 

pas du chou y parce qu*U me reproche. T _ 

REQUÊTE: £/n.>fe requête, é™e bechèbché, 

coiFRU : V^est unjeuHe homme de requête; iljr 

a beaucoup de nionde^ftes places sont de re- 

:N ^ quête. '.::■- ■' :;■.,:_ 

REQUINQUUiLER (SE), se requ»(QÙer. Lyon. 

RESiLLER, TOURNER, DEVENIR AIGRE : Ce Pin com- 

ménct4resilkr(Umowilées). 
RESSEMELAGE, car&lure; toutefois ressemé- 
. /^r est français. \ 
RESTAURAT, B^isteHUt RESTAURANT^ ëtablissé- 

ment de restaulTiAbur. 
RESTER , dans le sens.de demeurer, loger , est un 

gasdonisme. Il reste bien à venir; dites : Il tarde 

bien à venir. 
RESTOUPAGE , RESTOUPURB^ reprise. RES- 
J^ TOUPÉR , reprendre : EUe rëstoupe bien ; c *est 

i^ne io/ine^RESTOUPEUSE. Gependahtr Gatîel 

dit restoùpagCy expression usitées ei| Flandre, et 

Boiste indique ie verbe restauper^ dans le même 

s^éns. 

RÉTACONNER, rapiécer : Un ha6u ioutreta- 



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266 GLOSSAIRE 

' conné. Neuch, Terme de la langue romane , 
formé du célkique , tacon^y pièce, mordenù> de 
là, noire Taconnerie y où sç ienait autrefois le 
marché aux cuirs. Voyez nos Recherches sur les 
homsr de lieux» >«. 

Boiste indique rataconer, con^me appartenant 
a:u français populaire* . , 

RETOURNER, pour rbnvoyer; terme mercan- 

,, t ile : Si vous ne gardez pas cet ejff'ei, vous me le 
retournerez par premier courrier. Retourner, em- 
ployé comme verbe actif, signifie tourner d'un ^ 
autre sens. . " 

REVANGE , pour revancki? : Prendre sa re^ange. ^ 
REVANGER, pour revancher. Revenger est 
du vieux français : 

« Voyant à coup de bec ta femme Toutrager/ . 
Voudrait bien, s'il pouvait» d*elle se revtngtr, » 
(Th. dcCouftVAL, Sgt, sur les poignantes tra%fersetdu mariage.) 

REVENETTE, ricochet, bricole : La rerenetle 
en est, i 

REVENIR, pour redevenir : // revient jeurie ; 
cette étojfè est revenue à la mode. ^ 

RE VERCHON , eKvie . petits filets qai se détachent 
de la peau autour des ongles. 

REVIRÉE, REVIRE-MARION, REBunADE, mor- 

• N1FLE, COUPS. . 

; RHAIULLEUR; RENOUEUR , BAIIXEUL : Lliommc 



dà 

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•^GENEVOIS/ 267 

dàfVache est un fameux rhabilkur. On dit 
pottrtûfît rAtfii7/tfr remettre Une partie luxée. 
RIBANDELI^, ribambelle. \ 

RIC ET RAC, RiOA-RicLyon. Daiipb. 
RIEN : // n*est rien complf^isant ; il ne fait rien 
chaud; Unya rien detempiqueje Vaivu^cela 
ne fait en rien y ne fait de rien y sont des phrases 
dëfectueuses qu'il faut remplacer par les sui- 
vantes : Il n'est point complaisant^ il ne fait 
poiut chaud; il y a peu de temps , il ny a rien 
que jeTai vu; cela n'importe en rien, tife fait 
rien. On doit encore ëvUer de join<}re h ce mot 
les jparticules ^aj et /lotn/. 

, «De/MU mis afeerfip/i ta fiits la récidive; 
^ u Cett, comme on te Fa dit, trop d'aue négative. » 

■■"'■'■' (MohiimM, Femmes savantes,) ^ 

RIEN D'AUTRE. Vdye25 Autre. 

RIFLER , RASER : Cette pierre m *a ri/lé le visage. 
En ronian, F^(ffr, écorcher; en anglais r£/7i?, 
raser, voler. 

RINCËE , AVERSE , et aussi , réprimande , coups. 

RINCER : Rincer du lingêy pour aigtjayer du linge ; 
rinçerhie se ^it qyç/dé la vaisselle et de ia 

.. bouché. ■''^'. %■ 

RINGrOLET^RINGOLETTE, PROPRET, propret- 
te; sans doute de lallemiand reinrg^ propre. 

RINGUER, SE RINGUER, rosser, se battre; dq 
l'allemand rifngen^ lutter. 



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a68 * GLOSSAIRE 

RtOLERy GRONDER, rabÂCHEA : // né fait que riô- 
1er ;c^est toujours la mi&iwf RIOLE.Voy.'Tridle* 

RIOUTE , DÉBAUCHE DE TABLE , TAPAGE. En vicUX 

^français» nd/0^ querelle^ no/fii^^ querelleur; 

faire riote, se fâcher : 

■ - -■ ■ "> 

. Si tonipèrt tt /ait riote. 
Si lai 'me|s fiu quil radote. 

\Conwnandemèru de V Antéchrist en it^^S.) 

« Il y a qnelqoefoif de petites hargnes et riottei sauvent 
répétées, lesquelles, par succession de temps, engendrent 
de SI grandes aliénations de volontés entre des personnes , 
qu'elles ne peuvent plus vivre ni habiter ensemble. • 

' ' A' ' , .'■' . (Amtot.) -■ i 

/^ib/r signifiait aussi riieure du goûteryi'Aeuri? 

de riote. Rupine celtique, rid/, ijjo/, querelle, 

dëbauche. ' 
RIOUTE, LIEN DE fagot; du roman rorte^ formé 

du latin retqrtus^ tôrtu, à cause de la forme de 

ces liens. En Dauphinë, riorta. 
RIQUIQUI, EAU DE VIE , LIQUEUR : Une gouttc de ri- 

quiqui. Dauph. 
RISKE, pour rixe , dispute. ; > 

RIS0LET,R1S0LETTE,RI0TEUR, rioteuse^ Vous 

êtes une peiUe risoktte, 
RITE, CHANVRE , FILASSE : Une qufinouiUe 9e rite. 

. Vaud. ; en Dauph* rii/a* ' 
RITOURNELLE (LA) ; la contre-révolltion , W 
retour à lancien régime; terme usité pendant 



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. la ré 
la ri 

ROCAP 
toujc 
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rogAi 

ROGE- 
C'esi 
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cher 
RONCi 
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-. , en 10 
RONGJ 

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(proi 
ROTEI 

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a un 
ROUGI 

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ROULÏ 

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GENEVOIS. aSg 

, \n révtlxAioti : Faire ta rUouTneUef/iUrfB danser 

la ritournelle. 
RQCANDËR, demander avec importunitë : // est 
ioujoùrs à me rocander; c^est un ROCANDEUR 
étemel^ «du latin, rogans^ qui prie. 
ROGÂTION, ROGATON : 77n rog^ndt padn. 
ROGE-POLET , se dit d'une rëpëtition ennuyeuse : 
^ C*estia chanson de roge-polet^ rùugC'pouleL 
ROGNE : Chercher rogne à quelqu^un^ lui cher* 

cher NOISE, CHICANE* 

RONGEMELER , respirer avec eflFort ; Écoutez 

' Comme U roncemelle» 

RONDIQtf , Table ou Tablette , poisson du genre 

cyprin* • / 

RONFLE (UNE), sorte de toupie creqse qui rori/ie 
\ enioumant. 

ROI|GJ[yM)N , FRUIT RONGÉ , RESTE DE FRUIT. 

Wî^jÊRv RONNAGHER (prononcez ron-ner, 
wn-nflcAer ), GRONDER, rognoner, RONNÉE 
({Mt)noncèz ron-née) , gronderie , rebuffade. 

ROTER : Ce foin n'a pas encore roté^ dites , sué. 
Faites roter ce riz; crever est le inot propre. 

ROUCHE, ENROUEMEI«T. ENROUCHÉ, ENROUÉ : // 

a un peu de rouché; vous êtes bien enrouché. 

ROUGEMAND , ROUGEMANDE, rougeaud, rou- 
geaude : Une figure rougemande. 

ROULÉE, COUPS , rossée : Tu as eu Ut roulée. ROU- 



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370 GuisSÀlRE 

LER, DUPÉH vLEUaRÉR, MYSTIFIER :£/fe /'a jTP- 

liment roulé. Yvûnç. )^op* % 

ROUPE.HOUîPP^LANDE (A s'aspire). Terme gascon; 

du latin barbare, raùpa^ topa, sorlç dliabit. 
ROUSSE, ROUSSEUR ; Elle a le visage plei^ de 
■ roussesé Vaud^ • ' v -^ ^ ■■ -c 'l ■ "' ^'' ' ' 

RUCLON, sorte d'engrais sec : AcheUr unruclon;^ 

RUGLONNER un pré. Au pays de Vaud ^ rablon. 
RliEVVB t wmMi La ruelle du Molard^^/^' »^^^^^^^^ 



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[UNE), UN ORAïfc SAC ' ; teriïiè âeià^ïàn- 

guc rofimne : Une^ sache de neuses. è/ de nu- 

gttléSf un sac de noix et de noisette*. liés Gë< 

nevoises appellent SACOEMISÈRB, le sic difns 

lequel elles serrent leurs chiffiins. '^ • •'' - 

SACRE : Trat^ailler cùrkme Un sderty c*es(f-à'ilrè 

'comine un forçat. ^^'^-■■- ' ■: •' - ' ■:'•' '-'^M^f- 

S ACRÊPAN , pour sacripan , formé^du Sacripante 

. de FArioste/; • Vivr*;: ^ <:i../V •..••/ ^.•' ■■^..■' t^K,-;^/- 

SAGATERIE, boucherie pour la basse viande. Sa- 
gaîta est un terme roman <|ui^i^ifie inria^ 
et l'on dit encore en Provence sagatar^ poignar^ 
der. Ce mot «suivant Tauteuv du Voèabuikire 
provençal, est usité parmi les Juifs, pour exjiri- 
mer tainanière dont ils tuent les nioutons, selon 
-Tàncienne Idi.^ ' ■ : •'•'/'^. ..■■/.'■ ^^^ v,'^ 

SAIGNE (UNE) ; une saignée. En lapgue romane 



i.Mta 



I II eit bon 4o roairquor ici que Iç mot sac) lorti de la 
racine celtique f^ch, ou de l'hébreu ta^ , est à peu pifés le 
même daoi la plupart des idiomes de l'Europe, et qVon le 
AtriOUTe dans plusieurs bingueft orientales. ' t> 



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' saigniez comme le disent encore ndci payg^ns^, 

, Viaid. ■ -"^. .* ••'•■■.. -;■■.;•■•/* • '• 

SAINQ ET SAUF, sain et sauf; ce ^ est encore 
une lettre euphonique dûnt le peuple fait usage ^ 
pour éviter toi sou nasaL Voyez l'article Der. 

SAISFFOIN » pour xuzerne ; nous confondons sou- 

iii çM deitic jmtes àtfgnàofii^m 

■ '^NBetlo oà:pelIagfraïi>);>^j-^'^>?^'''^J}^ 

SM^t sprte^ gldètte aux œulSif rA • }i fi viv: 
SALIGNON, 1^)^ A brOijÉ^ en fhw 

^aigni% ppiin de sel : Pain saligoon* Tâiil^H ; AH 
SALIGOT 1^ SALIGÛTE 9 saugaudi » saligauiie : ' 

;,^ W u^p§Uie saiigpte; comme voua ^tm SK^ 

SAU)I^GLEft, ROSSÉtp SAt^^^ 

'î s tengwe, romane ch^ngmr, rosser* t ni^m 

^ jQue nous devons à lin plant de Bourgogne. En 
Franche-Comté l^Sapifpiin est un. raisiii ttiès- 
estimé. L'abbé IVosier parie de diflKrena Vigno** 
blés de la France où sont ctdtivés le sêuingneHr 
It^cTpignensle swûffnieri. Le SAVOtnBT| savoyet 
de nos environs est un nusui rougê fort oral- 
naire, mais qi^j j^ii4>»h«#^Q "m^'>,-<M ) 1 



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SANQ 

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SANIsUIE., SANGSUE. :>- ï ::v'V'- ;>.:-"■, .-ir': '-.'y}-},, 

SANêUINAlREl , pour sanguin : Ufi, tempérarn- 
■ . rnèkt sanguinaire. :J\ ■■ ..; ;#• jïr'' •;■ > ■■ ^^ '■■■;. 

SANS DESSUS DJ^OUS^ ^priy^^Zj^ ^ns de^uJ^^^^ 
■ ■■ DESSOUS. ■.:■/•'. ■ ■ ^^J^^\A /■■'■/,Jj'\;-t\-:y^ 

SARDAGNE, pour sardà'ïgne: L'Ile de Sardagne. 
SATÉRNE , TACiTi^NE :-iZ a l^Urtoutsaiume. 
SAlM SUREAU : Pu bois de ^i/. En langue romane, 
sm^sahué: v^ 

Là row le»ie pour roétie» 

Et l'etglantier pop le /w«. V 

(Gautier de Goiniinii 11 et i3.n« itècieV 

se dit encore en Dauphinë. Espagnol , sauco. 
[ACHE, SAUMATAÉ : Cette eau' a ungoûtsau- 
\he ^ de saumache» 
SAUlBE, ÂNESSÉ; diMatih barbare sauma : 

fdam tamna vendita cum basto suo et ornamenfit, 

' {Çhron, du moyen dge,). 

TerAe lyon. et dauph. En italien, somaro, un 

SAUVB, SKV\È: Le voild saui/el Sauve est le fé- 
minS de Tadjectif sauf : La vie sauve, vie et 
bagii|$ sauves. 

SAVATÉR, SA VETER, GATER. Nous le disons aussi 
miB(éranger7incpmnioder : Ce vin m* a sapaté 
le\cemr. ^ ■ 

SAVIGH ON, CORNOUILLER SANGUIN. ^ 

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SAyOïR A DIRE, fAiriî savoir, informer : Je 
\ous le saurai à dire est un barbarisme de phrase. 
SAl)[OISIEN, ce mot, commue nom gënëriq^edes 

h^bitans de In Savoie, devrait ^mplacer ç^tii 

.■■■?■■ 

- de Savoyard ^ que Boiste, dans une autre accep- 
tion/, fait synonyme d'homme ^ale et grossiçr. 
Au re^te,^Savoi§ien, Savoisiennè, ne sont pas 
des termes nouveaux dans la langue Irançaise : 
Clëment Marpt a dit : 

Confortez -moi 'Mnietta^ôUiennet 
Le lOuiMnir des adverthez intennet. 

H. Estienne iQviï Savoyen. • • 

SAVONNADE (ÙNIf) , pour Un sàvonnaoe. . 

ISAVOURÉE, SAVORÉE ou SARIETTE. 

AXIFRAGE; nos flepristes disent le sqxifrage , 
mais le nom dé cette plante est féminin. 

SCELLÉS : Mettre les scellés ; dites ^ le scellé. 

J^EBER;un écolier dit qu'il est sebéy lorsqu'il ?i 
perdu tout son argent au jeu. 

SECHARD, VENT DU nord-est; Rousseau en parle 
\)àtins sa Nuuvtlle fféloïse. j 

SÈCHE : Faire l'heure sèche , boire un coup, man- 
geiK un morceau entre le cjé jeûner et le dîner. 
Ce terme, qui est connu au pays de Vaud, ne 
vient pas de sèche , féminin de sec, mais deQ^ 
YMemizechen^ chopiner; Zéchhausy (cabaret. 

SÉCHOT , CHABOT , cottus gahio ; ^ Yverdon , tête- 



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GENEVOIS. 275 

à-mdilloU SÉCHOTER, >rendre des chabots, 
et SÉCHOTIÈRE , fpurchette fichée à un bâton 
'^^u|)Ourles piquer. / ' :^ 

jSÊtifiNyDER , SECONDAIRE , jSlÊÇOUiRm , SE- 
COURS. SECOUSSE ;supprirpez l'âccentsur IV ; 
dites aussi secret , secrétaire , et non pas, se' 
crety secrétaire y ti sûrement^ au lieu de ^^m- 
fument* • 

SECOUPE , SOUCOUPE. Vaud. \ 

SEICHE , sorte de flux et de reflux particulier i 
nqtre lac, et à quelques autres. 

SEILLE, SEAU. Ce terme du Vieux français, formé 
{ du celtiq. seilh (et non du grec sêgia , comme le 
croij; M . Mollard de Lyon ', ) est encore en usage 
dans quelques (iéparlemens. Vaud. 

; ^"^ Après avoir, au partir de Marseille, ^^ 

Pris du bisÈuit et de l'eau mainte seiUe..,. 

SEILLOT\ PETITE SEiLLE^icquesFlournois, dans 
">son Extrait Aes registres lalins du Conseil, cité 
par M. Grenus, fait iisag<i dé ce terme ; 

On ordonna que tous les seiUots que donneraient Ie« 
) bourgeois ... 

Ces seil lots étaient des seaux de cuir. En i535, 
la bourgeoisie se payait quatre écus d'or, et unum 
seillotum correi bolocti. 



A 




n 



1 Mauvais langage corrigé ^ 4** édition. 



ter à deux\le tes ttlcU , la chorde tu col , deftm ic icpuicrc ^ 
de Notre Seigneur. » 



lïECUUl 




V . 



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y^-^rP^ 



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j-G- î '''■ GLOSSAIRE ^ 

^LPÉTIVE , SALPÊTRE* 

DEMENS, pour semences : De bons semens. 
SENTIINELLE (UN) une sentinelle .Poser un 
W/meZ/e. L'Académie dit cependant : Plusieurs 
ïoïA ce mot masculin > ce qui semblerait per- 
^lefire les deux genres; Roiste les autorise pour 
la poësie. "^ ' ^ 

SENTU, pour senti, du verbe sentir. Cette ex- 
pression , qu'on retrouve parmi le bas peuple et 
chez nos. paysans, appiar tient au vieux français, 
. * comme toussi pour toussé *, voyez ce mot. 
SÉRACÉE , SÉRET , laitages du pays , espèces de 
CAILLEB0TTES. Vaud. Neuch. Du latin serarius , 
j^e pelit \ii\ï'r seresco 3 se tourner en petit lait. 
Rousseau , dans sa Nouvelle H éloïse ^ i^;xv\it Ae. 
grus^t de séraeée\ et Roiste, qui , Qcfame nous 
rayons déjà observé , a soigneusement recueilli 
" tous les idiotismes de notre illustre Compa- 
triote , traduit ce dernier terme par le mot 
français bhjOCOTte, partie caséeusé et butireuse 
du petit lait. : ^ ' 

SÉRAILLE, SARAILLE; se dit d'une arme à feu 
qui rate , quTlîait long feu : Mon fusil a fait se- 
raille. Langued. saraïa; peut-être du XoimySerleSr 
continuité. 
SERCLER, SARCLER. SERCLORET , petit sar- 

CLOIR, SERFOUETTE. 



SERÏNG 
mal di 
gner u 
la vap 

SERMEr 
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* sieur, 
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Nos seh'an 
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la fable. M 

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• l»i Nord , ( 

cxislait de I 



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nCLiDtitUJi , iXMt RELUQUER. 



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GENEVOIS. 277 

SERINGUE, POMPE A INCENDIE; piMnpc à feu seiail 
mal dit, parce que ce? terme doit servir a dési- 
gner une machine hydraun<|Ul^ , mise en jeu par 
la vapeur. * ^ 

SERMENT, S AiiMENT, bois de la vigne. Lyon. Vaud. 
Neuch. ^ ■ 

SERPENT (UJVE), TIN serpent. 
\ SERVANT (UN) , un revenant , i!n lutin. Vaud.' 

SERVANTE, inslrument de cuisine qui soutient 
le poôlonpendant qu*on fait bouillir le lait. J) 
phinoi^^, 

SERVICE, covwKWT: Mettez un sewice pourmon- 
sieur. Service ne doit se dire que pour la quan- 
1 ité de vaisselle ou de linge qO^il faut pour servir 

"'■..' • •'/ - ■ .■ ' ■ '* ■' ■ 

I Di|ns un article intéressant sur la mythologie de nos Alpes,, 
le Conservateur Suisse attribue Toiiigine des ^«n^a/i^ de ces cen- 
trées aux sjrlvatiques champêtres des anciens Germains, divinités 
invisibles qui prenaient soin de la maison de leurs adorateurs. 
Nos sen'ans, ajoute l'auteur de cèt'article, sont plus malins 
*iuç raéchàns, et font plus de mal que de bien : ils gardent 
le bétail , font prospérer j^jljrdin , et rendent parfois , sans se 
monlrer,^,de petiU servtpes domestiques; mais ils prennent de 
rhumeur, font du tapage, et pendant la-nuit, mettent \e dé- 
sordre dans les meubles, lortiqu'on oublie de lour faire ufie li- 
bation ^çn jetant. i/e la main gauche , une cuillerée de lait sou» 
la table. IVf: Bridel a vu luimémo pratiquer mte cérémonie 
par des bergers des haute» Alpes. 

liCs mêmes superstitions se retroiivrnl chr/, divers peuples 
ilii Nord, rt De Mai rl»aii};;y assure, qu'au i/|.'"^ siècle il -en 
existait de seinblabiçs parmi les pécheurs de la \ormai\dic. 



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i'milô , ci renwage y en vieiix français, # di- 



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278 , GLOSSAIRE 

une table, ou pouF le'nonibre de plats qu'on y 
sert à la fois. La cuiller et la fourchette réunies 
se nomment aussi* un couvert, et non uii service. 

SI : // est si aimé ^ si ne modifie pas bien un par- 
ticipe ; mais si tendrement aimé n* offrirait 
aucune incorrection. Si ne se met pas non plus 
devant un substantif t J*ai tu si froid que. • • ; 
y ai si faim. . , ^- il faut dire : J'ai eu tellement 
froid . . . ; j'ai tellement faim . . • 

SIAU, SEAU : Unsiau d'eau. Roman, saiau, seiay. 
Terme vaudois, dauphinois et paris, pop. 

SICLER, voyez cicler. 

•SIFFLASSON; PETIT PLONGEON, colymbiLs Stella- 
f&ï:^ÏFiFLET, MOYEN PLONGEON, coljmbus im- 
her. Rousseau , dans sa Nouifelle Héloïse^ parle 
de stfflassons , de g^s-siffleis , de tiou-tious\ 
de crenets. ' ^^ 

SIGNER (SE), SIGNEE^ APPOSER SA SIGNATURE : 

S'esi^U signé? Où faut-il que je me signe? Se 
signer signifie' faire Insigne de la croix. ..^ 
SIGOUGNER, voyez Cigougner. ^ 
SIMOt AT, SEMOULE', de Tital. semola; à Lyon, si- 

mouille, 
SÏNGULïAillTÉ, pour SINGULARITÉ. ^, 



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I Le tiou'tîouy ainsi nommé de son cri ,.^s,l le cul-blanc de ri- 
▼ i(!re; le rrr^r^ j^st un courlicu; voyez /oM/>. 



SOIR 
son 
SOLE 

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pnirueurs ne pouvaieni pas les rempourser. 



GENEVOIS. 279 

SIOUTE (A LA), A l'abri , a couvert; de T italien, 
air asciuHOj^^sêJTsec ; ou du romaii essoute , lieu 
où Ton se met à Tabri; et non du ^rec cholos. 
Comme le dit E. Bertrand '. Patois ^e Fribourg, 

. jo(a, 'Vaud. et Nèuch. la cliotta; en Franche- 
Comté soute , et en Dauphiné, souta) se bita à 
la souta^ $e mettre à Tabri. ; ' ^ v 

SISTANCE , contraction de subsistance ; N*auoir 
pas sislancis du monde ^ èirt Aénxxé de tout. 

SMOUTER, terme rural, fouler LEKkisi^.SmoU- 
ter dans la brande. 

SOIENT; ne prononcez, pas ^u'iijjo/-ic, mais 
Qu!rLS SOA; et ne dites pas qu'il jo/r, mais qu'il 
^oiT; quelques-uns prononcent ja/fr^MOr^Md ce 
saii^ où que ce saitj et un endrait^ pour un en- 
droit, craire pour croire; ce sont de mauvabes 
inanières de s'exprinrier. Il en est de méni^ des 
mots adrait, adrçiite, pour adroit, adroite : on 
ne dirait plus avec Môliek*e :. . ' 

• D*abord j'appréhendai que cettê^ardeiir secrète 
Ne fût du noir esprit une f urpriie adroite. » 

* / (Le Tartufe,). 

SOIR : Hier à soir ^ demain à soir ^ dites hier K\y 

SOIR, demain au soir. 
SOLEIVJNEL , SOLÉMNITÉ , ont vieiUi ; écrivez 



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I Recherches sur les langues de la Suisse , Gi^nère 1 7,58. 



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280 ^ GLOSSAIRE 

; -SOLENNEL , SOLENNITÉ, et profioiicez soldnel, so- 
^aniUtfSoianiser , soianelhment. T 
^SOLI, FENiL, GRENIER A FOIN; en Franche-Coiîilé , 
^Qulier} langue romane, jo/ier; forin^du celti- 
f|uejou/, paille, chaume-, lou solier dçsàure la 
wa^o;?, le grenier au-dessus de la maison. 

Quant la court U Rgi fust i ostée, 
Moult Tifliiez belle assembice, 
Lei MareschaMx oiier, livrer 
5b/<:érx, et chambres délivrée j ' 

Et ceux ({ui n'avoient os^ex 
Faire logées çt tenàre ter. 

( A>//f. d'AiTu», ) 




SOLICISMË, SOLÉCISME. ^ ^#^ 

SOTIFIER , RENDRE SOT, ATTRISTER ; celte noU- 

uette Vabiensotifié, 
SOUCILLEUX , SOUCIEUX : il aprisjinmr sou- 
' cilleûx. Sourciiieuyne se dit plus qu'au figuré ; , 
^ monts sourcilleux. ^ 

SOUCIS (LES), LES SOURCILS. Lyon. 

\S0UIIAITER; ne prononcez f^souhater; msyn- 
/oTTzrpoursymptôme, et dans suspect, circons- 
pect , prononcez la dernière syllabe7?d/5:. ' 

SOUUAUD , SOULAUD ; vilaifi souliaud ! . 

SOLIPATOIRE : goûter soupatoire ^ goûter qui 

'. lient lieu de souper, v 

Uuiste dit; diner soupatoite^ terme barleii/uc. 



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SOUPOUbRER , SAUPOUDRER. 

SOURDIR , pour sourdre : On voit Feau souidir 
de t(nis côtés à SpOlette. 

( Mém. de Goethe , trad, d'AuuE&T di Vitey. ) 

, - '^ ■ . ' ^ ■■ ■'^>"^' ' ■ 

SpUTENIR des "relations : J^ai long-temps sou- 
i^wii dff^ relations fort agréables dt^ec luL Sou- 

/^ tenir indique une sorte d'çffort qui ne convient 
pas a cette acception. On dit soutenir une cause, « 
une discussion , une absurdité. «Ne vous char- 
gez pas d'avoir une haine à soutenir. >» 

(Sivicwi.) 

SOVyENlK : Jàites'leur souifenir que....^ dites, 

faites LES souvenir que.*./Faire souvenir doit 
tou j ours être accompagné d'un régime direct. 

SUCLER , tiRiLLER , BRÛLER : Je me suis suclé les 
cheifeux à la chandelle^ ce ragoût est tout suclé. 
En provençal uscla^ flamber , griller, et usclc^ 
brûlure. Célt. bucla, pjisser à la flamme du teu, 
selon ChampoUionFIgeac. 

SUISSE;v SUIl^fflïïSSE. Boiste indique jw/,yj<?w 
.féinipin de Suisse ; Regnard, dansai comédie 
dtiar Souhaits , met au 'nombrle/de ses. person- 
nages une ^S^wwjej^e, et Voltaire appelle la.Julie 
; de St. Preux, i///é? grosse Suissesse. D'aulres 
écrivent »Si/i*,yjr^?,' au féminin connnc au inas 
. Culfii; ;< Un jour que ces belles seiNùl^ijcs suàscs 
passaientàcùlé d<* moi.... » *• '/ - 

f , {t'rns.du Prince de Li^nv^pubt. pur ^^^ 



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282 * GLOSSAIRE 

SUITE (DE) pour tout de suite : Je partis de 
suite pour me rendre auprès de lui. De suite ne 
signifie pas sur-le-champ, incontinent , mais, 
Tun après Fautre , sans interruption. Toutefois 
cette façon de parler- est tellement uisitëe au- 
jourd'hui , qu'on ne saurait renvisager comme 
une faute. 

SUR : t/W lu sur lu gq,zeit€ que»,»», il est sur là 
Feuille df'fl^/V; dites, DANS la gazette , DANS la 
Feuille d'avis, / ■'../. 

SURLOUER, pour sousLÔUER : Il surloue la moitié 
de son appartement. Surlouer signifiait autre- 
fois louer au-djéssus de la valeur réelle. 

SUSPENT^, SOUPENTE: Les suspentes d^unevoi' 
turc ^ mettez cela sur la suspente, ; 



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l'allemand rmgeti) lutter. 



GENEVOIS. 



2%-i 



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XaBAC : Ils (les Genevois ) airticulent le marc 
du raisin, comme Afarc, nom d'homme ; ils 
disent exactement du /àiaX: , et non pas du taha. 

( J. J< RoUiSBAU. ) 

■. . ■ f ■ ■ ■ 

D'OUvét, De Waîlly et Gattel veulent aussi 

que , dans le discouï^ familier , on né fasse point 

sentir le c final de ces mots. 
TÂBELLIÇ pour tableau , dans le sens de liste , 

feuille, catalogue. jPr^/ier la tabelle; inscrii>ez-le 

sur la tabelle. * 
fABLA^RAYON; du latin toWa , planche. Vaud. 

Neuch. • 

TABLE : E ire table, avoir lé partage ëgal des 

votes, \oycz de tabler. Mettre la table ^ dites , 

mettre le couvert. 
TABLÉE , réunion de convives : yoi/â une belle 
tablée ! ï'aifer/dâns le sens de tenir table est 
un verbe créé par Molière : . 

Faites trêve , messieurs , à toutes vos surprises , . 
^^ Kt pleins de 'joie, allez /a/y/rr jusqu'à demain. 

^Àmphyt, ) 



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284 GLOSSAIRE 

TABLETTE; vastùik l'st mieux; lableUe csl 
pluWl un terme de |>liarmaeie. TABLETTES 
A LA BISE,^ PASTiixEs 4 la menthe. /^ 

TACHE , CLOU DE SOULIER ; du celtique tach^ clou, 
et génëraleme*nt tout ce qui accroche , qui ar- 
rête ; de là le verbe français attaclier , etc. Les 
Normands, les Auvergnats, les Dauphinois, ies^ 
LanguetlociensjOnt aussi conservé ce terme avecr 

les désinences propres à leurs dialectes. Espîf 
gnol, iacho; patois du canton de Vaud , tatschc. 

TÂCHE, au iTitisculin, est un solécisme : jis'tu 

"^ Jait ton tâche? 

TÂCHER ; ne construisez pas ce verbe avec que : 
Jç tâcherai que vous soyez co/ï/«n/,- diles, je 
tilcherai de vous contenter. Je ne lui ai pas 
fâché est aussi une phrase vicieuse; dites , je ne 

l'ai pas visé. 
TACOiXNET, Ti ssiLACiE ou pas n ank, piaule mé- 

diciiiaio. 
TACT ; prononcez le r el lo /, (^l ne (liles| pas : 

EUe a beaucoup de tac. ' /' 

'TArENlAN,Ni(;A^!i)Vi>AiM^^ .'' 
/rAlLLERllVS, soHcile vt'nnicelle|Hiil ;(lu ^Viois, 

ianliarini, \ • 

.. Un pilaii u la iitilaiiaiiii' , ti»'î. taiiivrins a la Corse, va- 
.. Iciiljiiii'ux pour moi (|ii('joul«:t If» inn vcill»» «li^ l'arl <li' 
« Hauwllcr*. » 

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GENEVOIS. 285 

TAILLEUSE; tailleuse en Aomme, couturière eh 

liabifs (riiotTitne, OU tailleuse pour homrne. Vaiid. 

Nous appelons réassujétie iailleuse, une jeuue 

.fille qui, ayant fini son apprentissage, travaille 

^ encore avec la maîtresse prtur se perféctionrieÊ. 

TALAR, PELISSE, ROBE FOURREE. En latin, /a/arw 

^ vestis^ longue robe; llabelais dit : roi>e taÊ^e, 
y'abaPf en celtique, a la même signification; 
de là Tabarifiy charlatan du 17® siècle, à cause 
du manteau qu'il [)ortait. 

ïAMBOURNER,pourTAM30URiNER. TAMBOUR 
NIER , pour TAMBOUR. 

TAMER, ÉTAMER, Vaiid. Cette poêle est rnaltamée: 

TAMPONNE, TAMPOUNE, débauche de table , 
TAPAGE ; Ils ont fait la tamponne toute la nuit; . 
vous ai>ez bien TAjVIPONNÉ. En italien, far 
i?tf>w;pà/?e, signifie se divertir, faire ripaille. Les 
Dauphinois disent tempena, et les Provençaux 
faire la tampoiino» 

TANNER, BATTRE, ROSSER ; terme employé pen- 
dant la rëvolution ; il a été tanné; c'est un des 
tanneurs de ijij^. 

TANT, employé dans le sens de si .C'est tant 
bon ! Il est tant bêle qu'il cfoit tout ce qu'on 
lui dit. TANT» PLUS , TANT MOINS : Tanr ] 
plus on lui donne , tant moins il est content : 
il suffit de dire : plus oii lui donne , moins il (»st 



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286 GLOSSAIRE 

content. J^y vais tant moins qwe je peux ; dites, 
le moins que je peux. 

TANTÔT (LE), Taprès-midi : Àeifenez ce tantôt; 
j*aime mieux y aller le tàntôté Tantét est un' 
adverbe de tempâet non un substantif. En lan- 
gue romane, on dit aussi le tantost^ et en lan- 
guedocien , lou tantos. Vaud. 

TAPASSÉE , AVERSE , FORTE ONDÉE. Vaud. A Neu- 
châtêl, une tapée; à Lyon , une rodée. Ce mot 
vient du français populaire taper. Un helléniste 
a dit sérieusement qu'il ^e forme, par méta- 
thèse, du grec, patass6\ je frappe avec fracas. 

TAPÉE, GRANDE QUANTITÉ , RIBAMBELLE : Une 

. tapée de monde ; ujte tapée de marchandises. 
Lyon, : y 

TAPET , le TRAQÛET , petit oiseau du genre des 
becfigues. 

TAPETTE, BATTOIR : Les tapettes des laimn- 

diêres; un menton ^à tapette. Ce mot, pris.au 

figuré , signifie aussi chez nous , la fangue , une^ 

personne babiUarde et médisante : C^est une 

fameuse tapette; tiens ta tapette du chaud, ^ 

TAPIN (UN), UNE TAPE. > ^ V ; I 

T ARABUSQUER , pour TARABUSTEBi. I 

TARANTE , terreur panique : Il a eu là une 
fière tarente, 

TARIMARA, vacarme, brouhaha. Rabelais dit 
carymara. 



TART 

dent 

TASSC 

tassi 

TATÀ 

dire, 

TATOl 

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GENEVOIS. 287 

TARTRE (DE LA) pour du tartre : LatdHredes 
dents. 

TASSON, TAissoN, BLAIREAU. Latin /axo^ital. 
tasso. ■ 

TATA : yous voilà bien sur votre tata; c'est-à- 
dire, bien beau, bien paré. 

TATOUILLE, RATATOUILLE, piquette , ri- 
POPÉE. Paris, pop. Dauph. Langued. 

TATTES, TETTES,TÉPÊS, TERRAiNENFweHE., 
Le mot steppe ^ vaste plaine inculte , est (||^&« 
gîne russe; les Allemands et les Français l'ont 
adopte , mais nos lexicographes ne l'indiquent 
point encore. 

TAULÉE, TÔLÉE, TROUPE, QUANTITÉ : Cette 
chienne a fait une tôl^e de petits. Terme roman^^ 
q[ui signiîîe troupe, bande, et aussi , comme 

; dans plusieurs provinces, uneiabJée ,• du celti- 
que , tatd, table; en langue romi-iiie , s'atauler^ 
signifie se mettre à table , s'attabler ; etioUaille, 
une nappe. . ^^ 

TA VAN , TAON (prononcez tan^. Ce terme dé la 
langue romane est aussi en usage dans les pro- 
vinces mëridionales; les Francs-Comtois disent 

taifin; espagnol, toi^ano; italien, /a/ano.Neuch. 

«t Vaud. * 

f^ ■■'■■' " ■ ' '- ' . ■ 

TAVILLON, BARDEAU; du latin tabula, planche, 






\ / 



288 GLOSSAIRE 

ou du celt. iauîy tabley mot conservé dans le pa- 
tois de Besançon. 

«Quelques habitationa appartenantes aux chef^'éUieiK 
planchëiëes, et couvertes en taviiions. » 

Jjl {BibUoL Britan.) 

VsuftsiïiclijSrCovtAétaçaillon. 

i TÈCIIE ', TAS , MONCEAU , MEULK DE FOIN : On a 

commencé à prendre dans cette tâche* Voyez 
eniécher, ", I ' 

TEL ET QUEL, pout tel quel : Voilà votre ar- 
gent tel et quel; je vous la rends telle et quelle. 
TEL QU'IL SOIT , pour quel qu'il soit : don- 
nez-h-moi tel quHl soit; je la prendrai tellk 
qu'elle soit, — Telles considérables que soient 
CCS dépenses.... (Exp. suc, desséances^ etc. 1 8a4), 
il fallait dire : quelque considërables que.... Cette 
locution Se retrouve dans CorneiUè : 

A tei priiL que ce soit, il m*en faut acheter. 

{Le Âfenteur,) 

Aujourd'hui, tel que sert A la comparaison , 
et régit toujours l'indicatif. ^ ' 

TEMPLES (LES), les tempes. Vieux français ;' 
Cliapelain dit en parlant d'Agnès Sorel : 
En la plus haute part d'un visage céleste, ^ 
Les glaces lui font voir un front grand et modeste , 
Sur qui vers chaque temple » à bouillons séparés. 
Tombant les riches flots de sca che¥eux dorés. 

TEMPS .' passez par là , vous aurez meilleur temps ^ 



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GENEVOIS. % 

iB'e8t-À«Jire, vous abrégerez, vous accourcirez 




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TERRAI 

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* terme 

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TÊTIÈR 
THÉ ; que 



TE , pour TARGETTE. Lyon. Vaud. 

(OU) , DE LA THÉRIAQUE. NlCOt ëcrit 

fe, et Rabelais, du /A^nac/^: racine cel- 

*•- ... ..■« 

<^' ■ . * 

pltUir, nph d'arg«nt trop muny, 
fillt, d'etpnt non immuQy, 
it Breioni Tendre ton l^TMc/^ « • 
antant qu'il guérit de totti mai». 

(BoânioHi, i6« jiV^/^.) 

beaux «uffiMut dont la cour est lemée , 
[ue triacleurt et Tendeurs de fumée. 

(Rkohibi.) 

E, VAISSELLE DE TERRE, POTERIE. TER- 

, POTIER DE TERRE ; en romau, teraillon^ 
i se retrouve dans le pays de Vaud. 
ssiER est un ouvrier qui travaille aux 
, qui transporte des terres. TERRAS- 

.POTERIE, FABRIQUE DE POTS DE TERR£. 

cUre , poser par terre ; diies^ A terre. 

artihe (Médecin naalgré lui), dit à 
e son mari : J'ai quatre pauvres petits 
les bras , celui-ci répond : mejs-les 
et non pas par terre. >> 

CHEVET : La télUredu lit. , ^ 

les puristes veulent qu'on dise : pren- 

; 19 




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^. 



J^ 



ago GL0$8AIKE I 

drc du Ihë, «ervir 4u iUé, et ixon pas, prendre , 
servir le ihë. Cependant nous lisons dans les^ 
conniédies d'Alex. Duval « i^ 

CNrlet, au è m |Mpei»r qu'on vt icrvir le O^é^ 

THÉTIÈRE , pour thAièbe : « Une tatfè à thé cou- 
verte de trois tasses ; la théiiire y etc. >v 

TIENS-TOI BIEN , jeu d'écïolîer , en français , le 

CHEVAL FONDU, et TlRE-PôlL, la GIUBOUnXETTE. 

TILLÔL , TILLOt,. pour jihitvt: boire sur h 

tillot. En roman, /i7/o(?/> tilheL 
TlNQUEt,TlGNON, LOPIN, QUIGNON/ 
TIPONNETR, CHIFFONNER /tirailler. 
TIRANT , TIROIR. . 

TIRE-GOUINE, mauvaise viande , réjouissance. 
TÔCIÎES, TAUCIIES, ternne d'écolier, lieu de 

refuge. TÔCHER, TAUCHER, être au lieu 

DE^ Rï^FUGE' , ATTEINDRE U LIEU DE REFUGE. 

TÔFET, TAUFET , sorte de gâteau levé. En Aiir 
gleterre, on dit aussi haàty- pudding. 

TOIL, pour TOIT. > 

TOMBÉE, quantité de convives qui surviennent 
inopinément : J^ài eu une tombée à dtner ; 

"'marché où st* rendent heaucoup d'acheteurs ; 
C'est une fètte tombée^ en Languedoc, iouih* 
bada. A la tombée de la nuit; dites, ^ Nûir 

FERMENTE, à LA NUIT TOMHANTE. t 



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GENEVOIS. 

:Ilt partirent à la tombée de la nuit. - 

i ( XaT, Di MAiiTai, Nùuvtiks,y 



agi 



TOMBHI ; il a tornbé i^UT it est tombé; tom- 
lier ne doit pas se conjuguer avec lauxiliaire 
^ avoir : cependant cette règle n'est pas^toujours 
suivie par les poètes ; - ^ 

Simaci^uUté 
^il< tombé dam lé piège.... 

' V (VoitAlRE.) ^^ 

.... On aurait ri de raTenture, 
Si la belle ano lui nVi^nombé dedans l'eau. 

(liA FoHTAim,} 

Poète , il (Bjron) expira prêt du tombeau d'Homère; 
Guerrier, il II Vi^/ f9ml^^|lie »ous lea coups du tort. 

:- ,■' >;'-vf ■.; 'f^**^* ]. {-/inonyme.) :, 

Il y a une diffêrence entre tomber par. terre ^ 
et tomber 4 terrç, \ii\ arbre déracine par, le 
vent tombe par terres des fruits ébranlés tom- 
bent li terre. TOMBURE, pour chute est un^ 
barbariârf^e. V ' , 

TOME, TOMME, sorte de petit fromage mou. 
Terme dauph. et languéd. Grec tomos^ divi- 
sion; celto-breton , /àm, morceau,. portion. 

TOPETTE, FIOLE, Dauph. \oyeztoup^. Quel- 
i^ues-uns écrivent /ai//>tf/te. ♦ ' 

TOQUE, PETITE BUTTE, ÉutoTATiojî; terme d'éco- 
lier : une bonne toque pour jouet aux mâpis. 

• Langue romane , /li^iitf/ ; 



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CLOIR, SERFOUETTE. 



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^92, ^ GLOSSAIRE 

«Quand je fui tur up petit tuqiiet.„\t me retournai 
arriére» comme la femme de totfa, et vii toute la ville 
bruilante. » . ', * 

- (RlBltAM.) 

TOQUÉE, COUPS : ilareçu une tâquée ; du vieux 

français to^M^r , frapç^et. / 
TORBOILLE, bloc, tertàe de jeu. 
TORCHE, COUSSINET : Mettez une torche sous 

votre'^seaieytértn&neuch&telois et comtois jdii 

latin torquerey tordre* 
TORCHONNER, frotter avec un torchon. 

TORTOLlONvSorte de pâtisserie commune; 

TOUCHER : On les a réconciliés ^ ils se sont tou- 

chèlOf main ; dites , dans la main. 

' ■■'•♦.' 

« Otei ce gant; touchez à inontieor danf la main. » 

_ , ■ ■ ■ - • - * ■ . ■ ■ - ■^. ^ ■ ■ 

TOUtiN , TOUPINE, cruche, jarre, vase de 

TERRE : Il èst sourd Comme un toupin; nous 

'^disons aussi d^une personne morte et enterrée , 

^ x0iie fait des toupines^ EnPmiphinë, fi^m^ 
enProvence, /OM;?m.* es lourd coumo un toupin. 
Les Languedociens disent : ichaca toupin fyvpd 
saTcabuceldy chaque pot trouVe son couvercle, 
c est-à-dire , figurément, chacun trouve h s'as- 
sortir.* Tupin, teppiny sont de la langue ro- 
mane: ■■ .■;?■■'* ..■■■'''",■■■ 

^'^txim^ii%tti%t\itmv:\à%, deux buffardi et %\x tu^ 
pins,* \ _ . ^: . * : ,(RiBlLAil.) 



• L 

« laini 

_» 

En 

TouR^ 

fOU] 

yôyoi 
■m- bits;) 
TOUR! 
TOUSSl 

Appren 
A trahi 
FahfH< 
Le chap 
Sant oa 

TOUT/ 
ment, 
quico 
piratii 
consé< 
donc { 
fables 
qu'on 
cette I 
qu'ils 

TOUTi 



« ' 



TTïïiîTmc^upprîïïlioii!» se lelroiivrni clir/ diver» peuple» 
Uh Noiil, ri I).' Mairliaiit'y assine, cpraii i V'"'' Mt'flr il en 
existait de icinblablç» paîim le» p«'«.licur» t!e la Noiii^andic. 



pà 



GÉNEVOIS. 293 

« Là bomfiirb« ( l« booleft) brisai ung leppin de roacio- 
« laine, de qaoi la dame Pbelippin menait un grand hahay- 
- {^Chroniq.dumoj.ége,) 

En basque9/u/'//iajmfe signifie potier de terre ; 
detupina, pot , et eguillea, faiseur. * 

TOURNE (LA), LA RETOURNE, terme de jeu. 
TOURNER , pour retourner : U tourne pique ,• 
voyons de quoi il touftypi il/àii tourner ses ha- 
bits; c* est un hc^bUtoufné. 

TOURTELETTE , tartelette. Vaud. Neuch. 

TOUSSIR, TOUSSER. Vieux français. 

Apprenona à mentir, nos propoa déguiser , ' 

A trahir noi amta , not ennemis baiser^ 

Fabe>la conr auz^randti et dani lenrt antichambres , 

La chapeau dans la main, nous tenir sur nos membres , 

Sans oser njr cracher, nj touitifp hy s'asseoir. 

(EioKiia,) - 

TOUT, dans la signification de comniè, entière- 
ment, bien que, quoique, devant un adjectif 
qui commence par une voyelle ou une h satis as- 
piration est considéré, comme adverbe, et, par 
conséquent, ne peut se décliner. Vous' ne direz 
donc pas : Ces nouvelles sont toutes autant de 
fables. -*- Cette chambre est toute autre depuis 
qu'on y a mis ce papier. — Toute usée qu'est 
cette robe , elle peut encore ... — Tous habiles 



/«-' 



qu'ils peuvent être. 



• • ;mais, tout autant de.... \ 



TOUT autre depuis» i,. ; tout usée. . * ; etc. 



2s4 GLOSSAIRE 

' TRAGUER, tRALER,'POAtER , TfeAtNER : Nous nous 
sàrÀmeshién tr(tgà(fi dufbUrd'Hui ; o*(f9t bon 
pour trdguer dans la maison^ de rallemand/ 

■ tragen, porter. Vàiid.'*^^'^^:^'^ 
TRAÎNE , se dit d\teè^ 1br{gue''<!i^ : \ 

Après sa malaàie\ 3 a eu une tratne, EtI fi^an- 
^fe; terrtie dejchâsse èi delkVigitîô# /^ ■ ; 
TRAIRE : TraisetUs vache$i dites, tRATEZ; il en 
est de même pour les cothposës^dle ce verbe : 
èiàfMré, extraire y sousiraire. Vôfet Distrai- 

TRÂLÉE, RÎÉAMBElXÏ!, SÉQUEIXt ^ (fdktfTYït : Une 

trdlée d*eT\fàns ; une irdUe de monde. ; ^ ^ 
TRANCHÉ 0:4IT)i dît^s, lait oiùi^ We^^ 

tranchés' (LE^> les tranchées ; le tour des 

■' iranché$ih '- --'^'•;:raï|j30^'^: ^^^^ 

TRAPE 9 TRÀI^ : CT/ip^/fir Aommtf ?fi^^ Lyôii 

TOAPON (UN),\mB trappe; #^^ ^^^^ 

11 n'y tTail point dé iigiii^ <|tti |MirAt loritr du ctnlrv 
df U terre par le ifujpon da Uiéâire. i ' 

(M. niSiiHoMDf , Zi'/tifr. «/ii^Tj^i.) 

TRA, TRAS» POUTRE , souvE. Lyon. Latin, irapsf 
langue romane, fii8&; en Datr^iné/mf'. Nous 
. disons aussi TRALAtSON , pur CHARBprE ; la 



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trâlaison d'un bâtiment. 



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TRAV1 
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TRAVERS : RégoLï^r à irûï^èrs iéUfenéire. Oti 

dit A TRAVKW W; et AU TRAVERS DE V ' 

TRED AINE, TIRET AWE> sorte de drap grossiers 

'^ Cen^eét que de la itedaine. 7 - - v 

TREDON,TfiAm, Tapage; *- ^ 

TREMBLER : // tremble la Jiiure ; dites : LA fièvre 

LE FAIT TREMBLER. Cette thaavaise locution est 

au$si et) Uémgedans le» provinces du tnidi 

TREMPE , pour trempé. Neuch. 

TRÈS X J'ai iréê faim, très so'^i dites : j'ai extré 

MEKfi^ jdim, etc; ^ '"' 

TRESSAUT , TRESSAILLEMENT. TRESSAUTER , 
TRESSAILLIR* Ce§ termes sofit du vieux français. 
TRESSIEÙ , sorte dé padou , de ruban. 
TRIAILLE (UNE), un triage î tl/aut en faire 
; uneiriaille. C'esl âè la iriaille : liite» du RERUT. 
TRIÉGE, TOILE ouvrée; ^eri^ieUe iriégée , srM- 

VIETTE OUVRÉE. • - \ ^ ': 

TRIMAILLEMENT , mouvement, trémoi^ssement, 

En grec dhétnéin , courir. «^ ^ ' 
TRINCANER(SE), SE TRANaPORTER, se remuer; 

Se Irincanerf^e tranfan^erd'un endroit â Vau 



■ '»ï-».Ji ■ 






1 Ob^ Artmraçbé à Boilcau «« v«rf de ton épit. à Seîgnelai : 

. Bonne dtlW«iiî^4 /Ttfi^j «Ai fijuife. 

. ■« » ■ •• . ■ 

Celle ûiute fçut appartenir À riropiimeur, car le» trou édi- 
lioni que nous «vbn^ <ïon»alt4e§>J7i6,f 1741» et 1798,^17, 
si^nt bien 4IK /rairr^ ^tf. 



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396 GLOSSAIDE ': 

-^ trei je n'aime pas tous ce« TRANCANÉMËN8 , 
ces TRINGAN AGES. CerfT/nn, agir. Bkriste dit: 
trip^baller , remuer , traîner , porter partout» . 
TRIOLË, AIR ENNUYIDUX : ne me jouez ptus cette 
triéle. TRIOL£R> i^R^PORTUNEa, rATiGUKR par 
des répëtitioi^. En langue romane, triola^ne 
signifie longue suite» longue filet traînée; et 
trioleTf aller et v^nir, perdre son temps.' 

TRIOLET f GRAINE DE TRÈFLE. . 

Boiste est le seul qui Tindique d^ns ce sen»^ 

En roman, triàale. Nos paysans appellent le 

trèfle jaune^ ^ /rib&//e. . 

TRIPOTS, TRIPOTAGES , TRACASSERIES i je n'iUme 

pas tous ces tripots. Un tripot, en français, est 

une maison de ^ eu. - 
TRÏPOTIER, TRIPOTIÈRE, pour thipoteur, 

TRIPOTEUSE. Un TRÏPOTIER est le matthî d'un 
' tripot. 1 

TRIVOUGNER ; tirailler , secouer , traIner. 

frib* tzen^ugnir. 
TROCUER ^ TALiJKR , pousser par le pied : Les blés 

ont déjà bien troché. . 

. TROTTÉE , poifr trotte. V 

TROUILLE, gJ(té, écrasé : JDf^ raisins troidUés ; 

du celtique /rçiiilio, froisser^ broyer. Truiller^ 

en roman I irquiUer en dauphinois ^ trouïà en 

langùed., signifient presser le raisin. Langue 



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(/V//J, tlu Prime fie Lt^nv ^publ.par Mail, wt Si A>.t. 



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'genevois. ' 397 

; ioniàne iroitl^ presAoir; If^idl a le même sens 
dans la Bourgogne, la Fraiiche-Gon^të, le h\- > 
mosin, etc./. .'Wi- :r*^^'»-' ;' - .'■.•'' -"'.-m'''"'-^.'- 

TKOUILLON» femme sale et mal vêtue; du celt 
inuU, iruilhou, gueniUe, haillon; on anglais^ 
/ru//^ coureuse, salope. ^ 

TRQUPE; en parlant <le quelqu'un qui est au ser- 
vice; dites qu'il est dans LES troupes, et non pas 
dans la troupe. 

THOUPELÉE » GBANûE* Tmvn ; Une iroupelic 
d^enfans; en Li#guedoc> poupilç^ia^ langue 
romane, a/n>p^/erj attrouper. ■ 

Tos tel parofchieni Épp«le , 

>. ^ Ch^%eaiM eaiarXvLi t*air6pèUÊ , : ' 

^ Puii dlit,.. 

' {CouETitAiBB, iMêiècle,) 

TROUPIER : lia bien V air troupier, c'est-à-dire, 
l'air militais, VAi>^^'un ancien soldat. Ceterme 
est nouvellemc^nt inttpduit daq^le français po- .^, 
pulaire. ' - > 

TROUVE , TROUVAILLE X ToiJiUêunetonnetrou' 
>e;: on disait anciennement utw trowuri, 

' '/ • : ' r . ■ — ;./' ■"/> ' #;■' v v • ' — -^' 

i Et notre dialecte auMi • set -nëploguei ; nos jeunet^ili» 
cieni ont introduit : tôlières, troupei du centre, de la fonne 
de Ifurt giberaet ; toupier , toldat du çorpi de* mtneuri » etc. 
On di( aiiiii depuis peu, en |>arlant de quelqu'un qui a trop^ 
hu:ftasacométe,sarnaUê,ta'NùiateiQ, ..^' 






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^98 OLOSSAIHB 

TRUC : f/ a fe Iruc^ c'^t-à-diret DR l'adresse ; du 

SAvoia YAjRÉi. C'est un ceriain iruc qu*U faui 

connattrey certain^ manière de faire, certain 

moyen. Truc est un terme„ roman ; Boiste est 

le seiil qui l'indique comme français populaire. 

TRUïERIESj, VILENIES, ORDURES, CHiFFO^rs. 

TUFELLE , POMME de terre. En italien , tartufo ; 
les Provençaux disent tartiflo, et les Languedo- 
ciens Vm/^j, 

TUILIÈRE, TUILERIE, lieu où l'on fait la tuile : 
Neuch. 

• Pont vert les Pâqatt et kt tuUièreu de St. Oervaii , au 
, * delà de la rut |d« Ville neuve», refait de briquet. . 

TUBOTIJ (AU)» EN BLOC, l'un portant l'autre : 
Acheter un char de foin au tubôtui c'est-à-dire 
8<ins le peser. . 

TUNE, DÉBAUCHE DE^ABLE, nio/if. Un helI(?nÎ8te 
le dérive du^çrec thoïné^ festin, ^ 

TURBENTINK, TÉRÉBENTfUNE. V 



I Aujourd'hui Ut (}rndrtc/. 



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GENEVOIS. 



399 



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UN. La plupart dès grammaiFiens condamnant 
les phrases suivante» : >< 

L'un de nos «atf uri qai syti acqiiit 1« plot de rëpuuUpn.... 

'' ' ■ *" ^^ »•■'■' .;j'- 5 ' .■*-;.;;.-(i>i.8it^.):^ . .'^ 'i 

L'un dti hommei de France qui a 1er plut d'etprît.... 

(DÎLILtl») H 

Ib veulent qu'on écrive : gui se sont acquis , I 
qtuont le plus ,. .^jÇfiipeïïAvini CtXu^ené ^criti 
aussi : Vun de nos écfwains le plus vanté pow j 
îii pureté de sov( style; et, à cette occasion , ili 
fnit l'observation suivante : Un de^ hommes 
qui à le plus n'offre qu'un gallicisme / mttis on 
le changerait en soWcisme en disant un de ceux 
qui a. Dans Je premier cas, il y a ellipse : c'est 
ufi des hommes gui a le plus d'esprit des lK)(n- 
mes eng<?néral, ou des hpmniesde France, de 



i Voltaire à fait uiage de l'une et de l'autre locution.: « Ma- 
dame Montaigu, une des femmei d'Angleterre ïiui « le plu» 
d'etprit *\e\ ailleuri : « L'un de cci deux hommes de g6iie qui 
ouf prëftid^.... » y ' 



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3oo GLOSSAIRE 

. Paris , elc, ; ffwis le secoiul cas , le mol ceux a 
Ijesoin d'un coniplëment ; ceux «jui fùnt , ou qui 
sont, (tic. ' • 

UN GHÉCUN , pour chacun ; vieux fr^aisî >i^ 
• Il faudiSrPqu. pour SToir •»«! enli^^lfribour^i,) 
1. bourgwWe, M, cht,cw^ chirf j. m.i»n p.hit de 
ctiue MDuel ung florin d'or. «' ^ 

I / 

" - ,_ " ■ . " * , ■ / ■ 

(BOMIIIYIIO.) 

; i/>i cAacii/,, avait déjà Weilli du temps de 
llichelet /mais la poésie «'en servait eocore ; 

Choit étrange de ▼oircommaiitecptfiion^ " 
«/« f.*atiw eit chauifë de ton opinion i 

m QUELQU'UN, pour QUELQr/uNiVeatpas moins 
ciélfeclueux, ' 

m (V) ET L'AUTRE ^ Dans l'un et l'autre ca. ; 
de,ruaet l'autre sexe. Comme |a ré^ veut 
quV)n répète les prépositions devant les mots 
qui ne sont ni synonymes, ni approchans, il 
laudrait ici : Dans l'un et daru l'iMnidethm 
et de l'autre^ maié^ioite voyons que les meilleurs 

écrivains, les SuanI, les Marmoiifâ* les Jouy, 

les Lncrelelle, se dispensent de cette répétition ; 

, I A.a,!,Hnie elle-même dit ; Dans l'un et l'autre 

.iin.\, j , ■ ■ . ■ _ , . ■ , ■ ; 

'' k!^ '' t'''"^^ ' signifie im"iliiellemei!t , et L'UN 
hT LAUTUK, clmiun d eux; Il faut donc évi- 



fer( 
dire 

Et no 

i;uN- 

TRR 

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d'un 

UN(D' 

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end 
une 
UNIFC 

HADI 
USE,! 



é^ 



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GÉNEVOI^. 3oi 

ter de confondre ces deux expressions , et hé ^à$ 
dire ccrmme Piron: \ ?^ 

Et nous fioui encenfODi tout le» moii l'iui r' Ftatre, 
L'UN DANS L'AUTRE : Ils me ret^iennefit à un 
écu Tun dans Vm^c; dites , l'un portant l'au 

TRE^ 

UNE AUTRE; e/ï voici bien d*uneatùrêi dîtes, 

d'un autre, au masculin. 
UN (D) JOUR L'UN 5 phrase ridicule ; il faut dire ; 

DE DEUX jours l'un. On fait aussi un conlre-sens 

en disant : Dé toutes ces robes, il n'y en a pai 

u/iff qui se ressembla. ' 
UNIFORME : Un habit d'umformei dites, un 

HABIT UNIFORME , OU simplement , un uniforme. 
USE, us*; Son pantalon est déjà tout use, . 




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GLOSSAIRE 

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Vacherin, Éorte detrcmm^ à la crème» i|iii 
se febricjue dans le Ghablais* j^>--t^ V 

VACHES ,' M AQUEREAWX , taohtilittx jambe» i^ro- 
«Juîles par Faction du feu. tyhn. En Plcahile , 
inUcUeSé îf os ëcoliers appellent riibsi une pache, 
un noyau d'abricot tache dé MîlHfc^^^^ %:;,:^: - 

VAILLE QUI VAILLE, pour vaille Qii VAiiLK» 

VANNER , s'bm aller, DACAMi;nii; ihhi» èktm 
auwi vaUef^ dam le même Ëàt^iVannereAm 
français populaire; > 

VANTADOUR , VANTARD , FANFARONî 

VASE, VAISSEAU \ levasede lahfbUoÛtéqueydela 

cathédrale* , , 

VEILLER (SE) : Je me veillerai pour te voir sor^ 

Hr. On ne peut faire usage de ce verbe au rt- 

fléchi. 
VELlN, VERITABLE, VÉLIN, viaiTABilp, avec 

TaccTent sur IV. 

VENDÔME (FAIRE), vendre ses bardes, set 

effets : // a été d'obligé défaire t^endémè de 

tout son butin* 



tEN 



-^ RO 

VEN 
élu 



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: ..peu 

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VËNl 
VER^ 

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phi 
VESSI 

SICU 

VESTJ 
peàtt 



v 









VENDRE , attetnlre et cidbuier quelqu'un sur la 
glissoire : Gare mr la glisse I Tu es vendu. 

YENGERON (LE), petit poisson du Léman; a 
ROSSE, «uiviii^JiiiTO 

V£NUi^|i0|^^ bien venu pieux ; 

êitêpiera Uni^èrfàit sourde. Lés anciens poètes 
scjpervaieiit quc^efois île cette àmtractîon : 

Adieu voui dir, nobles et |ilaiMiiiiliei|«/ 
/ Où j*«i iMl^é ai« jfuiieMt premlér«> 
Omioni |i«nltf ^r jt MUvMNf ?|eii«| 

ni St. OïLAit, i%*tiè€k.) 

ViCfia (SE) : CW^^ i4rf«*wi. VÎ^nîr^^ 
peut être employé avec le pronom personnel. 

yjENTAISONi ÇAWE,^ hUs orU^fenté. 

Nous disons nussi improprement que la clian- 
délk pente, lorsqu'elle est agitée par le vent; 
YENTER, signifie foire du vent 

VENTR Aille , tripaiixe, intestins des animaux 

VERNE , VERQNE, sor|e d'arbre, aiwe est 

' mieux dit' . •.. ,,"./■"• .''% ' ( - ■■ 

VERSER, pour RÉf ANDRE î Foir^ verre est fy^p 
phin, il pa verser^ .f' ^; 

VESSICATOIRE, vÉsiCATOiRE, VESSICULE, vÉ 

SICIJLK. 

VE$l/£, GRIS, A DEMHVRB: /leji Peste, il s*est 
vàstë^ilapris uneptste^ : 



^3. 



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J'<' 



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VEUDAIRE (LA), tJÈ ^BÙDERON, veAfii du 

VICAILLE , viÇTOAitLE : Nom ^M>ns ^^stz pi- 
caOb dans la maison. Langue'i^iÉiiine f>to/l&» 
"terme qu'on jretrQUvi^ jp FniiHAe<^^ 

VICOTER, VIVOTER. Lyètif ^^^i^^ 
vivre : Les poures gens viùquent mouU maulUi. 
1^ s*eit conserva dw» k piftoii d^ la 

Vieille, v»U4t, ingmmen^de rottilq^. i ; ' 
VIEILLONGE, visasse. teinM ihtii|)hlnoii; 
n'^rives pu vkttt*a« , viéUe. VIEILLOPET , 

\ VIEILLOPETTB, viKu^T, yiiiitorra. i(| t^ 
VlEULlEli V yiotiBR ! Un vkuÙtr dmibb. Lyon. 
VIEUX-JOIN. vwux ofti, (l«f i» •« prononce 

VINÔGHEf MAUVAIS vjw, fiquettb ; Ce n'eâtfuâ 
. delà vinoche. ^^j^'' '■ ■-^^•;--. •'' \ :h"*f :l>; .' 'j : 
VIOLONNÈR , ENHUYiai : ha^Xcmer^ 
yiONNETi PETIT SENTiER;du latin, vil. 7 
VlRABOUQUKf f vaEBREQUiN i à Ly^m * •'wiciP- 

fuin; en Provence, viroiou^iiiiii ^ •; ^ 
V IRE DE PIED , CROC en jambe , et aussi, mesure 

d'un traveiï de pied : Deux pieds un pire de 

pied. ■ ■" ,v,., .; ■ /•■.'v'' 'li-', 1 

VIROLËT, petit tournant sur une rivière, et 

aussi , certain jeu d*<!colier qu'on appelle en 



i 
VIS( 

VlSr^ 

con 



■ v:k 



- appa 
VOIR:. 

nous 
expk 
trefo 



1- 



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raiiçaij 
signifié 

VIS(UN)j 

VISrA-Vli 

■ . :;;:■-»• 

condaiu 

* • 

niot PÙ 

Uetij 
VIS OUI 

VITRE (I 
VIVE (DE 
■ eapèceg 
VOGUE, 
encore 
])«uphii 
lUi quel* 

jdescendi 

- appartienl 
VOIR:it€^^i 

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explétif « 

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condamne haninnent cet emploi dii 

''^■H^^È^^'^* «ut-Mi n^ 
7*'P**iP"I«** une potitlàn dé 

rs PAUioKALB) terme rdmtti^i est 
usage dans quelques proir!ncei$ en 

^oiBjëêÊ pêin^njrmifiéêi Wmnpa^ 
est celui qui est donné à tous les 
d'une iioe, et |ial^^ ,ui 

va 'jpatron« ,[^- • ,-,;',, ^.v- . •'• -^ ':, * 

wir 3 'a est venu; poyons-voir ei 
^fM. • • ,• attends-te voir. Ce terme 
fi vientdu latin ym)| aigni^^t au- 



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3ob . GLOSSAIRE . 

Par mon cliief , voai avec dit voir, 

■ •.- . ■ ' ■ ,\. 

Aim cuident qi||barat el guille 

> Soit auiii voir ijmme «vangilla. 

On disait aussi voireméni pour V^airpenl . 

VOliAN, FAuqLLE ; c'est encore un ternie Aç\u 
langue romane ; latin barbare, i^o/a/ia ; langue- 
Apcien, vqulan. ' ■■ ,'^ 

VOTHp, NOTRE, Employez le circonflexe lors- 
que ces mots he sont pas suivis d'un Bubstiintif : 
voire maison et la nôtre; je suis votre serviteur 
: ^— et moi le vôtre. Après cette phrase, dit d'O- 
liyet , mon oreiUfn'attendant plus rien, la voiv 
a besoin d'un soifti^ et ne le trouvant pas dans 
la finale, elle le prend dans la pënnUième. Par 
lé même principe , on dira « d'ëtenièlles amotii^s, 
et des amours ëternclles; un brl^e homme , et 
un homme, brive ; une batsille ,^ uft batHit- 

Ion, etc. \ 

VOUABLEi VIORME, CLÉMATITE, plante grinipanie. 

VOUAFFE , se dit d'une mauvaise sauce mal hé^i 

c*esi de la vomjffè ,• du roman papeSy gâté, formé 

du latin vappa , vin tourné : 

Multd prolmus vapp4 naùtH, 

(Hoa:) 

VOUARAl (LE), biso noire accompagnée de pluit. 
VOUARE (UNE); un man, larve de harti^elon. ' 

VOUAREUX , MORVEUX , SALE. 



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ni. 

de In 

inguc»- 

t lors* 
rvUeur 

la voix 
18 dans 
\e» Par 
motirA, 
ne» et 
baUil- 

ipanle. 
al li^ : 
j formé 



e pluie. 



V' ; ■-• ^''GÉNlsyOIs;.- ; ; V- 

VPUARME , SAPIN FEMELLE. 

VOUÈPE, VOUÈPETTE, maligne , piquante; du 
roman , wouaspe^, une guêpe ; en mgUSs'wasp ; 

en latîh ytfj;7a. Nos paysarjs nomment aussi cet 
insecte nniàvouêpei 

VOUGNER; lorsque deux boules; deux palefs, se 

touchent, on dit î i/f yoiyntfn/. 
yÔUSOYÏlfe pourquoi ce verbe rî'est^ pas fran^ 

çais, aussftbien que tutoyer? 
yUIDE a vieiU^ il fout Aîrire v^^^^^ - - 
WIST,.pour vjisK, stiivant TAcadëmieet Gattelj 

mais Boiste autorise ji;Ai:f/, et tel devrait ^tre 

lé nom de ce jeu, pâjisqu'il dërive de l'interjec- 

tidn anglaise iêhiat 1 silence ! * ^ 

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1 ;,h'ei muelne peut plu»: être prëcëdë dun^; 
Àrlvez donc je puiëy ib croient , la pluie, la 
joie, Troie, elc;. 
DONNEZ - M' Y> DITES. IÇ^A^ 

MT, pour DONNEZ -LE -JWO!, DITES-LE,* ATTEN- 
DEZ -Y - MOI /etc. On ny voit pas une goutte; 
^ dites : ON n'y voit goutte ; vous ne direz pas non 
plus: i7 ny voit goutte y sans relation précë- 
den|e, mais simplement : il ne vqit goutte. 
--■^ Irez 'VOUS à la ville? Oui y jy irai; dites, 
' par euphonie, ôui , 3'mKU>^Ity a M. N. qui 
dit que. .,~^Sy m41? Ils*y sent hien la/u- 
mée.^-^Y voUày y pelâ, c*est entendu y sont 
encore des phrases vicieuses qu'il faut remplacer 
paç les suivantes; Monsieur N. dix que...— est- 

' IL ICI? -^ il SENT bien LA FUMÉE ÎCI. — VOILÀ CE 
QUEC'iESTyètC. ,^ 

yiXJX : Entre quatre yeux ; dès maux dy eux; 

, prononcez entre quatre-z-yeoxj des maux de- 
2-YEUX ; quoi qu'en àisent certains puristes , la 
Mtre euphonique est n^cessaireldans ces phrases. 



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cet idj 
faut 
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f'tgint 



GENEVOIS. 



3o9 



RECHERCHES 



lUR Lit OAlOmii DI qUKLQUBf ttOM» IIÇ UBUK 01 «0|ftVf laONI 
. ; BT PB QVBLQUBt TBBMBI I>B MOTBIS rA^Oli. 



• >ii 



PREMIERE PARTIE. 

h exifte dans Ia llmgue celtique line foule d'ex- 
prenions qui signifient rivière» ruisseau, habita'* 
tion fbois, colline y montagne, rochei^i etc.' Ce 
sont ce» termes qui forment les origines de la plu- 
part de nos noms de liebx. 

Si Ton s^ëtonne de la quanUM d^ mots qui dans 
cet idiome primitif , servent à désigner l'eau, il 
faut songer qu^ils ^priment toutes les modifica- 
tions de cet élément , et qu'ils sont tirés d^ nom- 
breux dialectes en usage parmi les Celtes* 

ù Les prêtres de cette nation rendant un culte 
à là terre, comme nourrice de l'homme; au feu., 
comme principe de ta création , et surtout à l'eau, 
dont récoulemeiit leur ofiirait le symbole des bien- 
faits successifs de la Providence'.» Les eaux de 



,1 Yoyei Pelôulicr I Histoire dei Celies. — Dupui», De HO- 
riginedct culiUf ti lo Cqnstrvatiur Suisse deM, BriUcl.. 



"\' 



f- <, 



3io GLOSSAIRE 

toute espèce jouaient donc un grand rôle dans In 
mythologie de ces peuples. Nous en avons la preuve 
dans les restes de leurs tortibeaux, qui sont pres- 
que [toujours placés siu* les bords d'uu ruisseau* 
Les sources , les lacs /le» ruisseaux dont THelvëtlc 
abonde, favorisaient singulièrement une semblable 
croyance^ il est même probable que cette super- 
fitition populaire qui consiste à puiser mystérieux 
sèment de Teau d'oue fontaine à Theure de minuit « 
n'a pas d'autre origine que le culte des druides '• 

Nous rappellerons ici Fantique vénération des 
peuples de l'Egypte et de Tlnde pour les eaux qui 
baignent ces contrées : on connaît les ablutions 
de:s Hindous, leurs sept fleuves sacrés, leurs sacri- 
fices au Gange, et la douce consolation qu'ils 
éprouvent en expirant dans ses eaux. Les Égyp- 
tiens faisaient du Nil l'objet des plus grandes so- 



■ [ 



I Un usage tncien et bien intéressant des petits cantons 
suisses, cejni de plantjer et d'entretenir des^fleurs sur la tombe 
des morts, est commun au pays de Gisllés. Ne pourrait-on 
pas en inférer frussi une origine eelt1<^ue ? Les usages des 
çonquérans se perpétuent, aussi bien que leurs expressions , 
dans les contrées qu'ils envahissent: c'est ainsi que les Irlan- 
dais, qui sortent d'une colonie punique, offrent encore au- 
jourd'hui, avec^de nombreux vestiges de l'idiome des Car- 
thaginois, plusieurs coutumes remarquables, que rbistoire 
nous apprend avoir été observées par* cette ancienne nation^ 



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cantoni 
» tombe 
rriiit-on 
tges des 
stsioni , 
• Irlan- 
ore au- 
les Car- 
'hUtoire 
nation^ 



GÉJ:^i!:vois. 



3ii 

leanitds iiatioilales ; ils lui c^rigeaienl 4e8 teinpIcN, 
lui consacrareiit des villes. 

Lgs Grecs et les Romains n'ct^ietil point étran- 
gers à ce genre d'adoTaliun. N^» traversez jamais 
lès eaux pures d'une, rivière, dit Hësipde , sans 
en avoir salué le g^nie ', 

J'ose donc , dit Polynice à Œdipe, vous supplier ' 
))ar les fontaines sacrées, par les dieux de la patrie» 
de laisser calmer vos ressentimens*.^!^ 

Dans Homère, les Troyens immolent des tau^ 
reauxau ScamandrCi et précipitent leurs chevaux 
dans ses ondes sacrées. Alexandre sacrifie au Ihi-^ 
nube, pour en obtenir un heureux passage. Énée 
rend hommage à la divinité du Tibre; Tir idate à 
celle de l'Ëuphrate ^ Les Francs eux-mêmes, pas- 
sant en Italie , ofiirent à TÉridan , comme prémices 
delà guerre, les corps des fâmmes et des enfans 
des Goths, qu'ils égorgent sur^^rives\ £n(in,chez 
ces Hellènes dont le sort nous inspire aujourd'hui 
un si vif intérêt, plusieurs sources conservent en- 
cor/ç quelque chose de diviijt. Elles sont a[)peléés 
agiasma^ et aphétor. est le norn qu'on donne aux 

l^rétres à qui la garde en est cguiiée. Kii i8a3, 

-il- ' I II' 1 1 .1 .1 " ' i ' . 1 ■ , " ' ' " ijj '" ■ . ' ' ' 

1 Opfp. et Dies. , - 

a Sopli. (W.dip, fXtL 
' H.Tttcit.. .' , ' V :. , ./' " .: 

4 Pr«co|K . . 



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3ia GLOSSAIRE 

Yaphétor de la fontaine Ap Càltalie, au moment 
d'un glorieux combat conlr^4è8 Turcs , bénit cette 
onde inspiratrice pour la répandu sur les soldats 
de la croix, et ceux-ci, après l'avoir reçue, pa- 
rurent animés d'une ardeur 8urnaturelIe^ 

Parmi les termes génériques qui, dans la langue 

celtique,signifiaieiit eau ^rivière, étang, puits, etc. 

nous trouvons cy , ez^ ex} de là, sans doute , les 

désinences des noms d'un grand nombre de nos 

Villages ; Saconnex , Bernex , Troinex.... Cette ter* 

miiiâî^on ex peut cependant dériver quelquefois 

4'ua riom de plantation d'arbres, ou 4e culture, et 

n'être alors qu'un adoucissement de la syllabe ek: 

Kanabeik , une chenevière ; kaloek , un lieu planté 

r^ choux, et dervennek ^ derhuçcq ^ une chônaieil 

Quelques-uns de nos ex peuvent aussi s'être formés 

de/itfc/i.,^haut,ilevé,>)udei^, fbrét. - J 

Onex ou Onnex nous paraît venir de 0/ï/î, fréner; 

plantation de frênes, frênes sur «une hauteur. 

Celto-breton, o/ifi«y, une frênaie. Cet arbire^ait 

en vénération chez certains peuples de raÀtîquité: 

il figure dans r^âf^a comnie consacré par les cultes 

du nord*. Hésiode dit dalis ses Cosmogonies, qu'il 

tut un temps où tous lés hommes étaient à^ frêne. 



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I Puuqucvillë'. 

1 P. n..Mallei, Istitia difs Uiamiaù Qti Afythài» dti Ceites ^ 
inh, Vlli/ ' 



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GENEVOIS. 3i3 

Spon nous a conserve une inscription trouve^ 
dans les Alpes, qui prouve que les ancier|8 habitans' 
de ces montagries envisageaient aussi le frêne 
comme un arbre sacré : «Titus Pompoijkiusyictor 
reniercie le sy Ivain qui habite dans uiijhéne jocré^ 
, et qui garde son petit jardin ëlevé, de l'avoir pré- 
servé de tout accident dans les montagnes des 
Alpesyètc.)» 

LoEX 9 de lo habitation , et de ex rivière > à cause 
>* de sa proximité du RhAné. 

Bernex, de &«i7i colline, et de (Bx eau, ^ 

Lago^ex, qui est situé dans un terrain bas , de 
laCf marais, étang. MoRNEXsur le Sulève, coni(me 
Mornex surle Jura, près deSt Genis, sera formé, 
au contraire, tle moran^ montagne , côte. Voyez - 
'^rarticle Moraine. Mar ^ mawr r nior* dam tous 
les dialectes des Celtes, a signifié grand i élevé , au 
propre aussi bien qu'^u figuré. C'est pourquoi nouâ 
voyons dans les poèmes d'Ossian , quantité de noms 
propres formés avec cette racin^ : cathmor^ grand 
^" dan^fe combats ; c^onmor, douxét grand ; \atrmort 

grande force , etc. etc. ' / , 

- TéNEX, de ion, village, bourgade. O/i signifié 
aussf habitation. 

FoNNEx, deJbnnijToni abondance, etc. 

Les monosyllabes gjt , sy , gy ,^ eaii , habitation , 
bois, servent aussi à expliquer les terminaisons d'un 
grand nombre de nos noms de lieux. 



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3i4 GLOSSAIRK 

I4ANCI» JLAill>£Ciy de /a/f enclos, culture; et de 
Cl ruisseau. Ci est le même que jx et gy dans le 
dialecte irlandais, e^que u< en gallois. On a trouve 
dans ce déhiier village un monument ërigë par 
Occius , huit ans avant notre ère , et Spon en infère 
que Landeci signifie terre de Decius. Nous croyons 
que ce lieu portait le même nom long-temps avanjt 
-4^xistencè du consul romain« 
. Press Y , Pressinges , de près , habitation. Il y a 
en France phisieurs Pressigny. La terminaisoi^, _ 
celtique e/i^(r^ mj« 5 signifie champ ji en t'^iltoitf IT 
c'est angen. Paconinge, petit champ.--^B£SSiiiG£, 
cl^ïip de la forêt— PupuNGEy champ du peuplier* 
t-Merlinge, champ duiharais^etTANiNGEychamp 
de la caverne, dé^la grotte, ou peut-être, du chêne, 
car /an, en dèlto-breton, $ert aussi à désigner cet 
arbre; de là le latin barbare /fl/iwi/m , puis le fran- 
çais /an, écorce de chêne. ^ 

JussY, vient de7i/5^um^yu.f, en bas, au-dessous V 
de la hauteur; et de sj^ habitation. Sus et jus, y en 
langue romane, haut et bas, dessus et dessous: . 

« Dame du «;ipl, dame de terre, (la Ste. Vierge) > 

«Dan^e de qui tout clost et enserre 

* Sus et JUS f &an» division. » . / ^ " 

\ {Testament HeUànnMM^iiHQ,) >j 

De là atissi le su e giu des îlàUens* On npinme 
Jus^san-moulier le monastère situé au pied de la 
colline ou était autrefois Besançon. 



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GÉiNEVOlS. 3i5 

Près de Jussjr » le Garée , le Quarre , du Cm) 
i/ri4i^Û4mdesLfatin$, et^c%ouËLBOU, nom bien plus 
ancien sans ^outet que to^us prononçons/ iîoiîf/^ 
beau y et qui nous sert populairement à designer, 
toute vieille masure, du celtique ro^^, plaine^ 
champ ; et de bpu^ marécage, ce qui ^ justifié par 
sa situation'. 7 » 

Meini, yiÛage qui est aussi dans les environs 
de Jussyv doit avoir pour racine le mot rOnrian 
mesfue, mégnie j jn^^nil ou mésnUi maison, ferme, 
hwgfïei^de lii f MénUmontani y et les noms pro^ 
pre^ DumesniÇ^ Mironwfiil y etc* Ge ternît s'em- 
ployait aussi autrefois dans le sens de famille : - 

LiAfeifi/eJiiii«ttr«Michaat, . 
Tant plat ciria ,€t moins vaut. 
^ { anciens Ptvi'eroes, y 

Chacun au bruit accourt , 

Lei père et mère, et toute ]l| mègnie^ 

Jusqu'au! ioisinif .^ 

(La FowTAïKit.) 

GoLOGNY, deDôleddi cultiver, et degny^ légnï 
desGeltes, eatif, rivière, lac. De ce vérbe-^o/efi?//, 
s'est formé le siibstantif colpngia , habitation du 
ci|ltivateur avec son terrain ; et de cohrrgia^ sont 

," . ■ , • ..r ■ ■' ■ , ■ . . . ( . 

'mi^mmmmmmmmmmmmmiamméammmmmmmmmmmmmmmmtmmmmmmmmm mM \\m ii^^ i . . r j i - 

1 La tradition veut que ces ruiifei soieni celles du palais 
de ce Gofldebaud » roi des Bourguignons j qui lit rebâtir (le . 
nève au cinquième siècle, ; ^; » ^ 



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3i6 GLOSSAIRE 

ensuite sortis les mots romans Coutortges , Cou- 
Jartges, Voulons^ noms de lieux assez communs 
en France. Le latin coio , je cultive , e\(colonia 
troupe de citoyens qu'oq envoyai! habiter ùri pays, 
sortent, dit-on^ dé cette racine. 

QudciiLfi personnes sans s'arrêter à ces considë-' 
rations^ ])enseht que nos Colonges^ dérivent de 
collis longue, ou de coUumlongum ^ à cau^e de 
lâ'situation de ces villages, qui, pour l'a plupart , 
sont bâtis au pied d'unie montagne. Les amateurs 
des origines grecques peuvent aussi tirer parti du 
mot kolônos^ collihe , éminence. 

Pen^ pin 3 se traduisent par somfnet, cime , 
tête, pointe ; 4?^ par fleuve, rivière , de là Penry", 
village sur une hauteur aux bords du ^RhÔne, où 
Ton vpit encorie les restes d'un donjon célèbre dans 
nos annales. Pen est* la racine d'une quantité de 
noms de lieux : surKine hauteur des environs de 
Marseille 9 on trouve le village de Pennes , et en 

^1 On éorivait jidii PlMierel qtttli|iief6tt ^^«ti'X'A pir cor- 
ruption. Dam la déclaration de gutrra dtt Barnoii au duc de 
Savoie , à Tépoquc de la conquête du pays de V^ud , on lit, 
entr 'autres griefi :« Auiii let cyloyens etjiabitaal 'li'icelle Cil<^ 
(GenèYc), sur vos pays ontéjé|no|estea, prins, battus, tiiei; 
leurs biens pilles, leurs mauons , granges et possessions gas- 
tées, brnslées, occupées, et naibncment par les brigands de 
iVfpie^r et aultres , etc. » 






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GENEVOIS. 317 

Bfêbgne y le promontohre de P^n març'A, Hltëra-i 
lénienttéte d^cheviiL* . 

Dai»rëvÀ:||]é de BAle , un pont sur la Byrse Vap- 
pelle austî pont it la Penne} et Ton âait que Vil- 
leneuve 4tait le P<nmWi4cia de^ Roiniiins, noin 
qui n'eiit qu'une aKëration du celtique /i^nn luch^ 
.téte.dulac., .'-' "■. ■,'//■. / ..^ '.>','. ^ :-■ .• - .: 

PiNCHAT OU PiNCHAZV sort de là mAtne racine : 
^j», ëminence, et oAa^ chaia^ demeure; delà le 
mot chak 9^ maison , en vieux français ; et comme 
nous l'avons dit dansleGlosMaire, celui de cAa/^/, 
terme de là Suisse romane r^Ç^iiiiiient adojptë par 
la langue française, ,:e 

Plan-les-Ouatbs , du celtique i^pe# , lé même 
que io^l^ io0</i qui signifie gënëriquement nour- 
riture » aliment, pâturage. De là le verbe flamand 
voeiden^ paitre; le su^oisybecbi Tanglais^tf^c/i 
et le substantif allemand Weide^ pâturage. 

Dans la contrëe pastorale des Ormonts , canton 
de Vaud, il existe un village appelé les yoéUis^ 
et ce rapport donne un grand' degrë de probabi- 
litë à notre ëtyniologié,. Il est {i^^ l'an- 

glais ii'%«ill,fW>menti blë , soit aussi fonnë de ce 
priîpitif yo^l. 



■iMÀi 



t Pentt^mAPc'hf léte de cbeval, et Ptnihhfus, téted« tra- 
ders | font encore aujourd'hui det noml de famillet bretonne! . 



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ai8 ; GLOSSAlIUi: . 

La Pesse, vieux cliâteau près de Lilli ou Lully, 
tire son nom du celtique /7f^, un sapin, |Q*e&i par In 
même raison que» dans le Gessenay > pays abondant 
en étymologiea de cette nature, on trouve une 
gorge appelée PéssoL Nos paysans disent encore, 
ùUna pessa^ unsH^ïn* 

Les Crets, les Grès, nom d'un hameau au* 
dessus de Cologny, et de plusieurs sommités de 
nos environs; dû celtique crech, cres\ faite, som* 
met ; racine du mot ifWinçaiis crétê. ^ * * 

Carouge , que des, manuscrits du quinzième siè- 
cle appellent Carrofio, Cartogmmi^Quarrogmmy 
peut avoir ëtë forme du celtique càer^ bourg, vik 
lage,. enceinte; et de ro^, torrent ; ou simplement 
du mot rojnan ^i/am)ii|g'e, carrefour. Quoi qu'il en 
soît^ Mymologie populaire du K rouge que Von 
peignit en 1770 sur la face d'un cabaret, et que 
l'on voit encore , est sans aucun fondement '«y 

:- ■ ■- • •--:■•' •'■ ■■ .. ■ ■• . ■:■ ■ ., \ ■• . 

^^^ * ■ II I . . 111 ' I ■ — -■ , '■ - 

1 L«l ilyjmolpgiet de ce> genre font twei «bondantet dan» 
lioi contrées : telle est celle du. mont Piiate^ dans le petit lao 
duquel la superstition populaire veut cjue le Pilate de TEcriture 
vint se précipiter après son crime; telle est celle de la.Gtfifimi, 
(|u1in a fqrmée du verbe gémir, à cause de la difficulté de 
son passage; telle est celle de iWe, du latin thhns^ parée 
que Dole fut prise et aaccagée plusieurs fois ; et enfin, celle de 
l^sanne, de rcxclamation kms ânes / adressée par un paysan 
à rir ux qui éturnt embarrassés de donner un nom à cette ville. 



Di 

rëcaj 
Bùgt 
drièr 
dne. 
les ie 

Delà 
•îdr, , 
l'aller 
«igre^ 
Les 
plus il 
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-filles», 

loué 

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au-de 
tifs u 
Saxof 
VI 
rivièf 

Cette d 
IVauce 
Narauu 
deMei 
celte pi 



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GENEVOIS. 319 

Du celtique bou^ eHu;bovg\ boue; boghes y mti- 
rf^cagea, dërivent nos Bougàriesy ainsi que ^o/gv, 
Bùgivéy Bovgy, etc. Les mots angi«')i& bog ïow^ 
ilrière,i^ggy, marifcageux, sortent de la même ra- 
cine. Voyez ce que dit le voyageur John Carr sur 
les &o^j de rirlande. 

SxEHNE de ^i^ffj ^arn^ roche à pic, escarpement : 
TJiû\kSier,Sièrm^ la Sàm, Serine, Sarine, etc. 
Sàry sàr, sùr^ âpre, Acre:, aigu, ont aussi formé' 
l'allemand sauer^Vun^ms soi^pr^ et le français Jiir,; 
aigrè, ■ ,;-:;--;/:'^, .^ - -._^ ■ :' -, . •/; •■■/.■'■•.. 

Les noms de ri vière, qui cbnt naturellement bien 
plus inaltérables que les noms d'hatytat ion, offrent 
en Suisse et en Savoie une foule d'origines celti- 
qu^^os Oussés^ pires Seysse],rOiiifcA0 de Dijon, 
tout coiiime rpu^tf qui baigtie la ville d'York, 
YQusi du Morbihâh et même rOeA de.la Sibérie, 
au-dess]us de Tobblsk, rappellent les termes primi- 
tifs use y usifue y o^sge ,otfp 3 eau, rivière; les 
Saxons disaient 11^3 lac. 

L^Emmé, tuisseau du pays de Gex, et FEmme, 

rivière dû canton de Berne, aussi, bien que celle 

■ ■ ■ ■ » ■ •■..■■•' , ■ , . ■ 

^ —'' ■>.■■■ v^.' .■ ,, •■■.-•. '"" ■ ' • . . ■ 

CcU« dernière origine rappelle la fâsélie de Rabelais «iir là 
Ikauce: La jament de Qargantua agitant ta qutne pour ae 
Karaniir det mouçlies, abalune for<)t, et le héroa du curé 
de Meudon s*éfrif : ^ue je trouve beau ce! de là le nom ûH 
cette province. - ^ ^ 4 



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3ao GLOSSAIRE ^v 

' ' ' . ■ ■ ' ••■■.■ •■ . \ . ■ 

de Luceme , dérivent du celtique â^, le tnéme 
que eut j aman 9 et I par syncope iimii, j^dnç de 
l'ivmiiiff dea lati^ Xiet touè'schê, les iknie&e ^ks 
Ziitsckine dé la Suisse » la loi^e du Jura, la^juçA 
^Vosgesi |on|^|l^^ du cemqiM||«PJ^â 

eau ; et le fyon /ruisseau qui se jette dans la ton- 
don, n'ef^t qu'une modification i|u ternie primitif 
d'où se sont fprmés plusieurs noms de rivières de 
France» tels que rKoii, département de^'Eure; 
rjroiuif , qui baigne Auxerre; VOfianM de Mwf 
targis et Vffuisrie du Mans. Koùs avoiia aussi une 
JToiiiitfqui doiinçiiQii nqm à iit;^ vi 
de Friboûrg St r\M ;,.<;; 



'■- ■\' 






JRia est purement gaulois , et yeut dire ^rui^eaii* 
Au canton (^ Jfriboià^ 0ei m. ïs é(otJ^$ 
qui a la même significatiôii , doit être l'origine de 



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|lf*P(|M«Mlii 



*'t;*,„ 






1 Cett ainU qaé 1m mtè cdltliEtait «Kir, dbnr tt «ar» «pw^ 
qui, Cottt dfni •ignifitst «tu, livièrt , tosNt, •« Htroay«it|- 
\daQi uni qvMiUtë d« nomi de riTièret de diffiéreai p«yi ih 
de rArgovle,^ la Séur dea Faya-Baa , la Sùmm de fljEtlra^ 
lure, la Som:gu9 ou <Sbryii« daTaiolnie, ft«..I#a deux 
du Piémont, les deux Apfoii de la Satdia, la Hart da 
Liikeinbourg , la D^^Vn^ ae jette dans TAlUer » ft If Douro 
de î'Eipagne et du Portugal. Dant cet d«niièrei eontHaa plu- 
tieutjriîomi de rivièrea, tout fonnét de rarabe fiXfrf, qui a 
le même tfm : Gmmi^iam» . Ci»ani--^qmèirf la Guadiana . 

le Gu^alquifiTji ^. • ,r, . 



\ 



noin 
prête 
vière 
donni 
les m 

^ n 

cuisse 






tonreo 
seau,; 
de Glu 

lurrose 
chiéne 
signifi 
étymo 

raied 
nom d 

1 KlH 



Dam 

^♦■eî'etc 



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la- 



GÉNBVmsa ^ 3ai 

notre bois A B\Y j 4u Pfl dte Noville , de la Baye. 
près de GliBni» etc. titB$yon egl une petite ri^ 
vîère de lavrovence. A la Nouvelle-Orlëans, on 
donne le ncm de BtMkèx aux canaux qui coupent 

djM^virons. - 7 

langue romane, se traduit aussi par 



les naarëca 

mm, 

ruisseau: 

- ; Qui 



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Delà» le 
torrent ybiai 



I • ,' .■."■■' ■'■.**. ■. ir - ' ■ î- 

t près dejjausanne^et le Flandru, 
du Ghâteau-d'Oex iJ^^^Am, ruis- 
seau » et dru ^Ibrt , abondantNous avons aussi près 
de Çhtiea, u||petit lac qui porte le nom dé Flaine. 
Ia Driss ^ JDeiusb, qui descend du Salève, et 
«irrose le bois de t^eùii peut %er son nom de der^ 
diéne, et deâ;> rivi^, ou simplepnent du^foriqui 
signifie fort, lapide^ Et ici, nous ëtaierons notre 
étymologie d'^n témoignage muet qu'il est assez 
rare de pouvi^ offrir à lappui d'une origine de 
nom delieui^àelui d'un monument celtique. Ce 

1 fftv oii«fw,^«ii-à*dirè «au: 
I ■ Au ril^'une clèr« fbnuia« , ^ 

iBùm:4e Ai Jlare. ) 
Bans la partie l%Jiériture du canton de Friboor^, on dit 
it*e|'et dam la haute Engadinei (M««. 



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^ 



s 



3aa GLOSSAIRE 

inonuiheat est connu d«ins le pays sous le nom de 
pierre aux dames , ou aux demoiselks^yf^^ voUj 
entre Troinex et Bossey/c'est^à-dir« à, quelques 
pas de la Drise. U est ainsi appelé de ^àtr^ fi** 
gures de femmes » assez reconnâissables encchre, 
maïs trop grossièrement taillées pour qu'on puisse 
les croire du temps des Romains ; rabsépce de tout 
signe religieux efnpéc!i« également de les attri- 
liuer au moyen âge* Quelque savans ont cru re- 
4 onnaitre les quatre sabonsf; mais, si leursuppo- 
silion était fondée, pouirquoi ces figures ne se- 
raienV-elles point accompagnées d^qaèlques em* 
blêmes* aussi faciles à exécuter que le reste : un^^ 
fleur > ime gerbe, un fruit» etc.? L^ tradition po-. 
pulaire veut que ce soient les images de quatre 
malheureuses amantes, éprises du même infidèle, 
et que ce monument leur ait servi de tombeau^ 

4)aiis tous les lieux où de semblables ruines se 
rencobtrentj la superstition est là pour conter 
leur histoire; et parmi cis histoires, toujours 
plus ou moins bizarres, on 'en trouve quelquefois 
qui offrent un but très-moral. Telle est celle de 
certains monumens druidiques des environs de 
Ponlaven, eo Bretagne : ces piçr^e&, disent les 
habilans du payrppe sont autre tchose, qu^ les 
nuMuUxîîi d'un avim inhospitalier qui furent ainsi 
nu»lan\\j|phasés |M>ur servir de leçon à la postérité. 



Ce 

matîèil 

aoua 




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do 
l les 
è les 

ainsi 
frite. 



GENEVOIS* 



3-: 



J^or, pâluragV; on ) eau, soiîl encore deux mois 
celtiques auxquels on peutlaltribuerj origine du 
nom du FoRON, ruisseau qui arrose de belles prai- 
ries. A /im(ijforêt, ajoutons la même terminaison q/7, 
et nous aurons la racine de notre LoNnoN, qui des- 
cend d'unemontague boisée. Celle ét}'molpgie nous 
semble d'autant plus admissible, quen Angleterre^ 
le ruisseau qui arrose la forêt de Windsor, porté 
le nom de Loddon ; c'est celui que Pope a illustré 
par soii charmant épisode dé la nymphe jLodon&. 

La DiiANCE du Ghablais« ainsi que celle du 
Vallaisi doit avoir une origine commune avec 
cette Duraïice vagabonde ^es Provençaux, de la- 
quelle Ausone a dit;: Sparsis incért^ Druentia 
ripis. jDnianI, mauvais^ dangereux ;.<feriï(0/it, tor- 
rent, impétueux. Lq même poète, en transmet- 
tant à la postérité Tétymologîe celtique de la Di- 
yoiie de son pays, Dwona Cadurcorum\ nous 
fait connaître celle des belles eaux denotreDivÔNE:^ 
Diwy Dieu; yan,tK)uan, fontaine. 

Nous avons dît à Tarlicle du Glossaire avan% 

■' " 'y ' ; . ■ ■!■ i - i.' .«i i ' ' !■■ ■ ■ ■ ' ' ■' — ■ i^...yii ^ . 

X I^iixma CcUarum Ûngtta,Jwts atUife Dti'ù^ .< 

• , V ^ ' ■ (A"»0 • • 

Ce vers est connu de imat ceux qui s'occupent de pareille 

mtiière. - ■-' ' ' ^■ 

%. .Dans ridiome des Taïliéns ,■ avyi , signifie eau fraîche , ^i 

aoua , les rÎTières ; en malais, aytr veut dire de Teau-. Les par- 



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3i4^^ GtOSSAlRE 

<[ue ce lerme|ceUi(}ue et romande relrouverlaitdariâ 

. iiii grand nombre de nos nom« 4è lieux fefTèctl- 
vein<^ni , par «a signification gëi^érique de rivière , 

' liLCf marais, lagune>"it doit être la racine diu nom 
(je rancieniie métropote de làiSuisse, d'AvENCHES, 
nui Imichait huitdkns m lac de Morat y il Mest 
aussi d'AvEN , dans l^ hm V^Hiis i d'^VENCHi, sur 
le Rhône, <^yiaK, sur le lac, et de bien d'autres 
bour^ ou yillageff. Nous avons des Ave^Chets où 
Avënchez , sur les bords de celte DrJse dont noiM 
avons p^vjié tout à lll^ure; prèçdeJVIeyrin ; dans la 
vallée de Qiàmoùny, et aux environs deMoutiérs 
en Tarentaise. £m se rappelant ce que noi^s avons 

^ ditdu ipot c/(a, c^(j^y(^ chez ^ ^'interprétation de 
cerioin delieii nelsera pas difficile : domaine, ha- 
bitation pf^^jjii ruisseau ^ ou d'une m^ quel- 

' conque. CifÀvANE a le même sens, et Ton sait com- 
bien ce nom est commun jen Suisse et en Savoie. ^ 
. Nous avons deux petites rivières coimues sous 
le nom.d'AvANÇON, et, tant en .Angleterre qu'en 
Ecosse, il en existe cinq jjflusconsWérables, qui 



tisanji du systèjne d'une Iailgîie'priii)iti?e peuvent tirer parti 
de ci.% i^niiitudel. Il en est cependant.qù'oh îne peut giyère at- 
^ tribuer qu'à Te/fet du^iasard , comme celle que, cité Yolney : 
' ÇohoZi nom d'une cliuic d'eau en C|nadap^t Qm^z, nom d'une 
•%'lîMivad<i^W^i«p«yi^4eLi^^^^ , - . "'"^"-^>- ''■"'■. 

'Mi^^^'X.'^^'^J-^ilivt'^K :::""■■■ „■■• 

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GENEVOIS. 

poi'lent eeUii tVj4ifon. Stcalford, djins le Comice 
de Warwick , est arrose par une rivière de ce nom, 
et c'est pour cette raison que Shakespeare, rjui na- ; 
quit dans cette, villei est poétiquement appelé le 
cygne de TAvon. Ajoutons que le mot avancqy dans 
la langue des Celtes, signifiait un tinimal amphi- 
bie, et particulièrement un castor', 

Pline l'ancien * et quelques savans de nos jours 
^nt prétendu que le nom' du Khônip; a une origine 
grecque, et qu'il fut formé dé JRAoda , ville bâtie 
prë9 de ses bouches psir une^ colonie de Rhodiens; 
piàis Loys de BocKat ^ ne Voit dans Rhodanus 
qu'une éti)^mologie gauloise^ r/|o, cours rapide, 
dan, rivi|ère; et ce savant s'appuie à cet égard du 
nom de l'Ain, en latin Idanus^ (pi serait nu^i. 
fQrmé de? mots celtiques jr , dan > la rivière. 

Chez lés Qaulois, chez tous les anciens peuples 
du nord^ la voyelle a signiRait eau , et aa , rivière^ i^ 
fleuve. jitUfjarUf arûi^ dans les différent dialeictes 






Il I j 



I Conrad Getinér dit qu*UtStiitait autrefois beaucoup d» 
cea intéreuii^na animaux danilei eaipc de la Suiue. Effectivé*- 
me^, prêt de Zug, on trouve un petit lac nomm<i Bibersce , 
lacdu*Caitor; et,«éansrArgovie, lur. let bords de rAai^'!^ le 
village de i?i6<frj/fi>î I pierre du Castor. . < ' '.' 

a Ub. m , ch. m 

^ Mém, SMr l'hîsi. (tnct fie ia SuisAT. • , 



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3a6 



des Celtes , exprimaient une rivière rapide , et prO" 
pretneati qui i^ jbi x^t^t d'uu trait '• De là, notre 
.ÀRVBy notre Aias, iiotre Laire, etc. Une foule de > 
iioins de rivière^ étrangères viennent à l'appui. dé 
ëii origines : T^mr des' Romains , c'est-à-dire ^ 
Sadne ; \ Hérault , ep latin Araufiusi les Açk , lea 
Aaty de la Suisse » de lu IHoUande et d§^'Allema^ 
gne^ \Arr^ux^i\c\ se jeée dans la Loire; \Aru^ 
du Comté deSnsscx y'^^nfin cet Ayr de rÉçosse, 
,qiie Burns a cëléb^ dans ses touchantes élégies, r 

Si Ws noms de nos rivières semblent aussi du- 
lables^que les^iQui^ccs d'oii elles jalUisse^tt,^ ceux 
de nos moritagnos n'offrant pas moins de vestigesX 
delî^ plus haute antiquii^. Et d'at)prd> notre Si-* 
tl;vis , cohnme l'a fort bip observélif. Ifecàër-De 
Saussure*, rappelle \^ ^^ 
Dans le dialeç^té gallois J selon Dullet, c'jfilt «^^ a 
et eri Irlandais, &U9\ Sievan^ un montugnard ^ 
^Iwin, Qi|aiit au MdLE» ce nom peut être fôim^|| 
de maoi, moel ^ chauve, bq du générique Imoil , 
7i]aiF> montagn&y d'oùie latin moks, ; 

Bocliat veut que tA BoL£ <^riv0 du celtiq. i/oli?, 



<*!P*>V**PM<"f«M«ai«9<aMM««ipMii[99*^ 



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i C'cit auisi , i|(i^aivi Varijon / parce qUe tigre , aiiiii Tidio* ; / 
juc de r Arménie,^ le •cnid^Aèclie, qu'on a nommé Tigré y ^ 
un (teuYQ de cfitfec^contrée,dofit le court eit tr^i^rapide. 



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lieu aboiiilant on pâturages : ik iiôus seinblcraU. 
plus e^^act de doiu^r à cette cime (c|u ou devrait 
appeler rAdole), laii^ïpe rflymologje qù'aiMnoiit 
Adule\ c^e$trà-dire du mot adoll^ front, partie 
aupërieurèi ctct dpl^ en signifiant pâturage, em- 
porte aussi Tacception de lieu bas : ce terme, en' 
gallois 1 est précisément Toppose de/ipontagne* 
Langue romane , ilt7fe,db/i9i plaine. . *t''^# . 
Le Jura , dont cette JDole. n'est qu'unie sommité^ 
parait au$si tirer son nom du celtique J^a#', lieu 
élevé; une des lies Westernes , couverte de liantes 
montagnes , est également appelée Jur(i. Nos Jeux, 
Verrières de Joux, lac de Joux , Mont Joux, sortent 
de la môme racine ; la plupart des étymologîstes 
rejettent celles de Joi^it «t de juga , supposant 
que ces lieux ont été nonu^éslivant la création 'de 
la .langua latine \ 



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1 Montes ndulœ , nom donné aui mo^tugnjçt oenlrales qui 
•*étend«nt dtpiiii le |l. jQ|Oi^^|||: à rp^iont, juiqu'a^ moiit 

Bernardio. - ■' "''-^ ''■■'■' '::.':'-^ '"' \ !^' ■ 

Au ptad da mont AduUt «ntrê mule toMaus • 5 • é (ooiiivy 

^ ■ \ ■■'■'- :■' . .X..'"- 

_ ..-('.■ 

• a En Iftlpnde , on appolltgénévigaflmcinl /ofAii/ toute moii- 
ia9n^doM,l«i(pilttHdui||Ufsconitsiiui|em couvert de li«ig«; 
.aida slaw.:'-. ^'■'■r, :y^^^^^^^^^^ \ [ ''^'p,:: ,^j:C:\'' 

!V t'outèlob le paya de Ûrayèire ndoi offre un Moleiioii , 
uu MonbOfon , {molês sêtmmû t ivkvi# . tet^iV ) v dviiigna" 
tionw|ui pauvent «voir rimpltaé let n^mi priipdtift d,e ces 



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Lausanne a sa forêt de Saimabûlin^ dont le nom 
offre un vestige bien remarquable d'unç mytliolo- 
gie antérieure à celle des Romains : Sylpa BeUni 
(et non iS^^^ Bellona^ comme le dit un historien 
du pays de Vaud), du diea Belûnuê^iBelin, Bck 
Baaly Bel y chez les Ghaldéeng, était réquivdiiit 
de Seigneur. Be ces mots, les Grecs auraiçr|t fjEut 
leur j^bello, Apollo; les Gaulois leur Belenu9^ 
et nous aussi} peut-être , nos adjectib i^/» &tfaii. 
J90/, chez les Bretons ef les Gallois, signifie en* 
coré grand, élevé, suprême, prince, et Iw ^ber- 
gers de la Haute-Êcosse, le premier de mai de 
chaque année, foiit un sacrifice champêtre appelé 
heaûumn^y reste du cullç que leurs âi]|cêtres ren-^ 
daient à la diviniil^r/. • \ 

11 existe près de Montreux un rocher .appelé 

, . . " i .. • ' 

moniagiiM. On trouva auslïdaiil/ la SuiiM romane un $atie- 
ma, dQ ^axit^iHna^ et on Bttivàà,^ du mût œsti^^ piturago 
(Vél(}. On dit encore dans cette vallée d'Ëiûvai située entre 
Fribourg et le Vallait , estiver, tstivage. Bstival, (|ui appar^ 
tiontàri^té, eatun terme anglais et roman: 

Plus douce qu'un chaud hyvernal ,^ • i; ' 
Et plus qu*up omlirage etUmL, ^ -^ 

i ' • ( Joach.'Ûii BittiiJ- V 

■ , ■ ■ . ' '■ •/ ■ 

rbijrquoi ta' langue française u*a-t-elfe pas conservé eet ad- 
jtctilV qu'il^aut remplacer par une périphrase? Nous avons 
bien autowrial dont le son n'est pas Si, doux. ^'^ ; 



Tnuû 
tre fl( 

tFra 

Al'a 
Tim 
Qu'à 

m 

^ Roiiii^ 
ïiis Ba 
cetflj 

, ilpoui 
Uiprê 
uneso 

v^r Noi 

Jferm 

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*^^ces ai 

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• ÛÉNEVOia ^Q 

Tauiknd} un tel nom ne mppel*e-t-il |ioint ee 

Tauii ce TeuUHêê^ des Cultes dont parle le chan- 

■ • ■ ' ■ ^ ' . . 

ire de Henri? r''-'- •:'^^*r>îHi'. ■■^ : ■.^■•. <■.,.« #v,, 

tFranet, dam tfli foréU,ii habiu long temps (k6m*Ui«ie). 
A raiireai W(mÊttÊè$i\ offHt ton 6noMit| ■■* '4 1 ' . ^ 

Tu n*M pM oublié ceiMoréi homioidar , . i<r:;i .^ ,.\ 

. Qu'à tel indignée dieux préientaient lei druidet. » :^ ' 

' • . ' '' ■ . ■"■'.. 

Cette (jivmitë sanguinaire fut confondue par les 
Roriiains avec Mercure, JET^rm^j; et lorçqu^Âlba* 
his Bat^nont dé^iy^ DQtre JHtoBIAMCi; du porn de 
c^iHèrmis^ tpii avait un temple dans ces lieukV 
il pourrait bien être dans Terreur, car on sait que 
le«f prétreis des CeHes regardaient les temples éommc 
une sorte d'insulte à la divinité*!^ . 

Nous avon^ encoru dans la Suii^e all^inD^de 

Wermetsbuhell ^ la colline dDermèsi JI«niitfl.f- 

^ tPYfl, le village d'tlermèsi et, dana la Suisse ro- 

hiane, les hameaux à*^4rmenge^ et d'Hérement 

""^^1 auxquels certaine archéologues attribuent la 

même prigine, D'autresidérivimtW noms de lieux 



^. 



•fiP« 



I Ghei toi Indiens dii Darieà> TlfwloA, eigalûe père; T^tu, 
en Unguê sohype ouattiMUiist, a k n^notiNis» et les Tfègres 

dès Antilles do^Aenl à leurs vieilliras le litre de TVi. 

* . ' \ • ••■■ 'K - ■ • '"^ 

t Ceterumntc eohibert panettitm Ihoit ne^ue itCulhm hi*^ 

'^mani oris spcciem adfimuhre, eai^ magHituHine cçfkf^w^ <ir~ 



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33o GLOSSAmE 

du Iniin^eremus ^ solitude /erthitnge.frmiii', est 
indique dans de vieux hioiiuscrits avec la sigairi- 
cation de ieite inculte, stérile; Tenre herme ^n 
langue romane'. ;^^#^^ 

Cet HEaMANGB <iue les dprnieri traités ont fait 
passer sous la doniinatio^ genevoise, qui f\it dë> 
trviit au quatrième siècle par Içs Bourguignon», 
rebâti au onzième , par leur rèlne Hei^nangarde , 
puis brùlë pat les Bernob au commencement du 
seizième, cet jilermance, disons-nous, nous ramè- 
ne à quelques autres nom9 dliabitation- Ségheron, 
en langue romane, signifie un pré qui n'est pas 
arrosé, et Cheseau, dans le même idiome, une 
habitation entourée de terres arables^ 11 y a des 
villages de cp no^ en Suisse et en^iavoiet * 

Vjc est le m^ic des Gaulois ,. villa^ , métairie ; 



I Lm Savoie et la Suiue aont pleUiet de nomt de lieux q^i 
rtppeUpnt h domination dea anoieiia maltrea du monde, Dana 
laTarantaite, dont on aait que lea liibltani •*appelaieiit Ç^a* 
troncs t ontroatesurilière, entre Aimeet Moutiera«Je VU:«: i» 
lagede Gm^nm. -<- Ghaparillan , sur reztr^me/rontière fràn- ' 
caiaé, eti évidemment ligîrmé de Ctimpus ie^iMi^i.*Trl4iyaU^er^^^| 
de Sf^Iiama, cliea Ita Griioni', potte un nom 4|iii n*eât qu'iMM 
eOrruptfon du hil0t,se,t0nm^Hiis , à caiiae dféa aix rivièrea dont 
elle est Arroié$r*^^-P«nirio eanton de Zurich, on voit liiie 
eolline iVlsenberfi^n d'uii Icinple qu Iiii dlai't adorée. — Pré» do 
i^olcXirpi un bois d!^/«>Ao//aid'ui^c forêt coniacrée à Aiysietc. 



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GENEVOIS. . 33i 

d« Ui l« vkus (tes Lutin* «t 1« franchis vicoqué, 
piiU bicoque. D anciens manuscrits indiquenl ViL- 
UM dans 1|^ sens d§ hameau. Il y ^, »u pied du 
mont Cenîs, Zdni-fo-iàwiy et Xaw-fc-yifllar, Cran 
se traduit par éminence , colline j et Vkrsoy, selon 
Bochat , dérive des deux mot; celtiques uor ^11/ , 
sur Teauvinaîs nous ne goûtons pas trop cette 

; dernière origine. ■•.■^^■..''^- ;■ ■' 'tvV:j^-;^V: ;■'. ■■;-:•..',*;'"'.:'. 

M. £• Sal verte croit avoir trouvé celle dé Moiixte 

m» dans les mots moh sohy mi?i4® solitaire^, à 

causie fTiirie gradée meule odte iné^ .plutijt 

d*un monument df s Celtes qui en a la forme, et 

que les bonnes gens du village dise^rt avoir 1% P^" 
prîëtë de se retourner à niinuit J * * 

Le même aiiteur ' veut que 5 Geîtod , Gkntou 
sditMnhië de fàiiy^r beau, ef 'dki1lM>dl| Jl^ 
7io/à, métairie, ferme; mais îl se trouve ici en 
contradiction Am le savant lausannois que noua 
Venons de nommer , ^{ assîgiie 4 té village l*ôrî- 
, gii^ de^iiç^, (foa^gan, ICM4,i K gorge du la^^ 

sage entre cfeux crflîries , que liolrf» célèbre histp- 
rien du ^^^ipijrek^^n 
^GpfcviTcSte opînîb^ 



pmmiimfêémlltâmf' 



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%.BiéMm.M noms fl'hommts et âe IftW, 
%^éimirts sHt hi Smsiexandwmt^ 



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33a GWSSÀmE 

Baxter qui\ dans ses ÀnU^uiiés brùanrki^ues , citi^ 
uliisicurs lieux du pays cW Galles doùt lés iioins et 
la situation ofirent avec celui-ci des rapports ëvt- 
dens; entre autres, un Genci^^ en Cornouailles* Le 
nom de notre ville a donc une ^origine gauloise, 
aussi bien qù<e celui des anciens habitans de notre 
Canton i les AtLOBiioo^s : ail, autr^ , étrengcr t et 
^mj^pays, c'est^-dire peuple ëtr|uiger« U panil- 
trait qlie dans le moyen âge , ce nom était devenu 
une sorte d'insulte , çàr La Combe traduit ^//o- 
hrogûf Allohrogm , par rustre , grossier '• Aujour- 
d'hui quelques jp^i^nnes l'emploient encore deps 
un sens 'dérisoire* ■'. •■:.....•,('■' -. v■^^>^i v-v": rr^ '^ '/. 
. Sansèëpéter tout ce qu'ont dit<sur)es origines 
de. xm ru^ et monum0fis, M« Pe la GorW^i^t le 
capitaine Mallet et d'autres archéologues, nous ter^ 
minerons cetjte pi^mière parti^^é nos Recherches 
p|ir quelques observations qui né^^aer^j^ut^étré 
pas sans intérêt pour les Géhevoil; . ^ 

Bq0q\^ boelkn^ en Q^iqné|i &(^^^ 
romaiie , IsignHient bien bQyaû i infestins ^ et notre 
t^ermé |mtois la &otfZ/ei le yenpr^, dé même que 
l^anglais i|(ui»iÊr jdhfrii^^ % -'^ plrimitili ^ 
mais nous^iiej^nsom Pi^sVcomi^ crmt èomr 
ifi^uném^^ '^QiehtQ^pldi^bl!^ 



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genevois; i 333 

Tour DE Boei, réceptacle pr&umé d€|â innmoi>« 
dlci» du Qrûnâ^Méiéi^ mÊgnum macèUum , la 
grAiide boucherie M! nous paraîtrait plus naturel 
il idoiMier à k Tméf Moël, rëtj^mologiede hoij 
Aq)^,iol| hauteur, éminenee, Bûheli çn alle- 
mand *, a le noémç sens # et dans^ni^ petite ville 
voisine , h St» Claude » H existe une rue en pe^ 
rapide, cojnme notre 7\>ur<l(rj^oé^^ h^WJ 

tans appelieiit encore hh^^l ' ^ 

.\ FusTcaiE est un terme roméd qui signifie chan- 
tier , ateliejr de charpentier} Isftin barbare fimai- 
!*»• Vbyei Fàitide 4ii C4^ Fustiwii 

* MoLARD , At molarà , motpis , qui, dans les 
mém^ idiomes, 9ei traduisent; par buée i^^^^t^^ , 
mole. Molar^ dans le canton de Vaud, signifie 
encore un monceau 4e pierres. Les paysans de 
IDombes, dit Du Cangè \ font aussi usage de cette 
ancienne expression. : "?' % 

^j^ du, cfltîque i«<?o|i, plk^^ moiS 

œau tétfpMtlcàlIëren^enî morceau de cuir. Les 



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ttalient ont comearé Wfffop^^^ loiMiiii 
petite pièce de cuir pour raccommoder les «oulienk 

la plaoa aflS^ée tut artiaaiis qui le tràvailiaient • 
quelecëlètw Jean de Brogni , se rendant à i^ 

^^ achetir lèi IM^^ 

liera dont il avait heaoin pour qp voyage pédeitre^ 
C'est là qu'habitait cet hoifnét^ 
yoyanlîe Jeune ëtii^itt dwi PeixUMi^ Ût 
crédit du prix de «a chaussure, et qui |yé ai hien 

:, récompi^^é dtià génértMité» ^ 
né petit pâtre d*un ^xxvtt hameau^ ae trouva pai^ 
son mérite et ses taleu^ , élevé à U dignité de 

• cardinal* ^ / '■"; ..•* • ^ \ / *." ■ ;,, 

lf!ABAZAN était l*exécuteur des hautes-œuvres au 
çcu^unenc^eat^)^^ : c^ast lui 

qui iit mourir les priîbnniers à'àVMsi^lé^* N'cst- 
îî pas bien ex!uWlii#ir#i^^^ soit le 

seid Gériévois qui (wtoge avli^ lla^ XÉm^ 
rhonneur de donner! un iofom ^ un^ rue de «a 
.patrie?^-';V-;;:-, ■^^^^;-:- 
yoic^ce que dit sur la iC&ThsÉRiE no^^ 
vardi qu*au(nins juppellent sans trop de ibndement 
^ ^tMplé^ i3aii Ï5 (TaptUV 

lilf bruii^ rivîère^de Geiièye 9 depuis \(k 

lÉTi^ i^ toîutela irue de la jpart du lac , el toute ' 

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queile^voit été lowTOustie.iii^wWfe <iMï; \. ^ .;. 
Un mUfà ^nxf9àiriA géa^va^vle «piire MicM 
Itoset, exprime diuift les tennes suivans, rorigùiê 
du nom que nous donnons ai^ quartier deaUBER-» 
Qqi^ fi4.|l|ièi^ Gm^^ eut ëlë peuplée qfdi^* 
yért étrangers qui y venoknt vim suivant ks 
iwuvemens de leur ixupi^ii»^ J)ieu rafiligea âà 
peste cette «xibétiS^âr autres années sui# 
vantes, aussi bieii les pays circon^sinsi ce fléau 
ft^ipii 4ll%çherté 4m yj^ni^ W triste état 
où Genève se vbioit réduite , un Allemand , nom^ 
mé Clél\erguer, qui étôit niardiaiid» et qui :quek 
quefiiis se tenoit k Lion , et quelquefois k Géi^ve» 
donna àoo aunes de drap à l'Iiâpital pour babiller 
les pa^vre§} ce qui étoit une charité très-considé*" 
rable dans ce temps-là; et, étant mcMrt à Lion, if 
donna epcore 409 éeus audOit bdpital, par son tes* 
tament Cet: hommeVétolt^reiidu sî célèbre k Ge« 
néve par ses charités, que son nom est demeuré 
jusqu'à aujoprd'hui à l^a maison oil il logeoit l^rs^ 
qu'il étoit dans cette ville^ et qui est située à St 
Gervais , au bord du Rhosne , de là les Ëtuveii, » 

Ii| ebemin d^^tlmyàissli; à^P^^ de CVrr- 
i^Muitcervoise, 'sorte de bière; mot gaulois con-' 
serve par Wiiie, Il partit qtfu^e labrique de cette 
boisson exista jadis dans ce lieu. 



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inrqiiebuse. f^ régiilrêt dll ^lidniiÀËhe «i^^ 
pellent les %rqiiebuaiar8 Coloêfnmmy kêthnies «b 



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Snfiiii k 1^ «^ la MoMNAis , près In portji^^ 
Gmriia^tï,yièiildHin édifia M» 

iiaie. Au miliea du quinidième siècle , il se trcm^ 

îmxm sur 1$ teifiti^ ^ 4\iq jfe Sl^u^t i. » 
espèces quVmy fitippaft étaiei^^^^ 

IHriix:evîtei674t lor^ ïfMititisur ceteiçpli^ 
cernent» m teouimdiuiskt^ depiècst 




de vieille monnaie -• ^ 



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Ji<5 -t^oir^i ancieiinetë. tes 

-^^^''^^i^ r poîn* lèm^ villes, 

avaient autour jJe leur^ maisoiis une poHi^^ 

\ terre enceinte qu^ls appelaient cariis,^ mrijis.^ 

là /le grec c*<^ 

ciii^ et l'espagifKa <îdr«^ mëta^ lUiu 



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V GLOSSAIRE 



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De là ranglais couri, le français courtine ^ cl 
il elle fqulç tie uoim |»ropres terminés en couri :^ 
Liancoutiy Harcouri-^ elc. H existait même an 
fOizièmc siècle uii célèbre jurisçomulte français 
appelé indifférement CouH et Vu Curii/^ I^^^ 
encore, ce grand nombre de villages suisses» et 
particulièrement de TÊvéd^é de BAIe, où se re- 
présente la l^éme syllabe , i^Cwrit les Courge- 
monly les JMucour^ les Çourl^li^n {curtis Àhrici) 
ietcv Le mot coqr i réliid^ncé <)u prince^ a la même 
^4le* Cest faute de s'entendre, dit Scalige^,que 
nous écrivons Cour de pc^lemeot pour Cpuri, c|ui 
Vient de cùrtis' : les parlemens suivaient les rois ; 
on clre!^:iit un ehclos^qui s'appelait curfù, oil le 
parlement s assemblait , et le roi écrivait : de curii 
hostra* On dit ensuite cor/, et plus tard couri. 

Puis s*€ii vînt' à Corl lendemtm , 
Si «e commande à Si. Geiliiaîii. 
Aux /fenestrts dM p«)*ù voU 
X« Ii<oy , qui entof lulayoit 
"^ De CheT«Uers une grant massa^; 

l>e9toutela Cort «*î amasse. .. \ 

' (Hugueiu«C4iiaaAi, i3«xiedtf.) 

Il me 4o\»vlenl qu*ttiiiour i •estot» 
£n la eoMTl pour un mien affaire. 

( Jaq. Giiym, i6«i*^.) 

Le Favorï de Courir contena^it plusieurs adver- 
tissemens et bonnes dottrlnes iH>ur les favoris des 



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pinm et autres seigiîeurs et geritibhommés qui 
hantent les courts. • 

ifaia^ est mbins ancien (|ue curUs : on le trouye^ 
employë^poi# la première fois dans qn capitiUaire» 
du neuvième sîècïe, ofi U-^ Faeception de haie 
vive .moyen de/féjense. 11 est formé du celtique' 
We, haie , fossé, élévqijton de terre autour d'uri 
champ. De là, 1 allemand H^Jige, et l'anglais Aerf^. 
Nos paysans npnt ^s conservé-ce terme, mais 
. celui dont ils font ôsagé pour ejcprhner le bot 
haie;^wîrè, noù^ paraît avoir aussi une origine cel- 
tique, GaUôîssj^, chaîne» lien, cWiûre\ 

Entra tiie et bouoQ,^ 
Fâ ma «léra sa rai$on« 

Le mot Ranges, guid^,' rênes, vient aus$i du 
celUque nmgen, baudrierT^urroie »ï«nes. 

De JVwçw, {H)che,sàci nous avons fait Fatta; 
qui est aussi friboui^is, Ct s'fiWATTA, s'intro^ . 
duire, se cachen Faci/ite s'est comervé dans la lan^ , 
gue romane, et JVïcA dansrallemand, où il signifie 
laj>ette, Si l'on eayisage|» laiigue celtique comnie 

• "' ■ 1* • i, 

I Dans la basse latinti^ le mot/t^^a/iiifiii avait le o^e sens» 
il était (orné du latUi ^i«, lien d»osi«p. ou diùtre menu 
liraaeliaie; delà toat les l»*?!^^; ^i||,ge$ de Fraw. e< les 
noms propres Dupleii et llpplessu. » • 




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vil ni cri euro :i çjl'IIi' tics t^rccs, ic pha^AoloS de ceux - 

»<;i tMis('i:ail r<i;il.Oiiu'nlun,<I('Tive. 
*^ Du Iv'ulon/ôWv pli 5 <^jL sorti noire Ffajdà y la^ 
IJicr. Nombre fie lan";Ues étranji^èrés oiil fait tlej? 
flériNos.dc ^e primitif: V\{ii\\^n^falda, jupé,ya/-» 

\ data, plissé; rangbi.s,/c>/^j,.pl:i; l'allemaiid , Faltcf^ 
idoin: Iç picard . /flw^c/'^^plier une étoffe, et le 
Jaii îzjjcdocièn , faude^ 1(* >pti du cbrpç. JLq niiot fran - 
çais ^^aiTle-fou vient aussi die là, car il ne s'agit pas 
ici de fou, instînsë, mais dej^wo:, fc^pli du corps, 
et garde-fou n'est qu'aine altération, de ^ar^^:/^î^^« 
- te Pécou pouf ie péduncule, c'est-fVdire ;lâ lige, 
qiii suppoite la grappe du raisin ^^tlu, roman z/e- 

\ro/J -j)ilierJfcol#fne , qiiènouiile: ife^Lyon^ le p<;ii7 ^. 
pie dit encore picou de cerise fi^c^ de p 
le ,sens de queue de cerise, el -^ * .-. ' - ; 
'^liC ^ri dont on se sertHans hos basses-cours pour 
appeler les canards: B,Ouui, BouRi! est aïïssî dé- ' 
/rivé du roman ^/ir^o//?:, jo^/rj?, uansçet idiome, 



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signifie un ca* 

Le CiîÀizu , la làmpC ; ferm^ vaudôis ét'^avo} nrd 
du celt. crcuseuly fornïé de crèjw^, vhse^ et deczJ^- 
builc. Vipux français v<"/*^-icw, vase à Ifuile. Notre 
craizu se djl en Iraikhe-C()mté crczeu^ et en Dau- 
phiné, 6T//^iCZij creisieu/ : 



' '. . • ^ 






De 
La 



: Le c 
Lutry, 
JKlii 
Francl 
fraiiçai 
feu ibll 
1er. Ëi 
■" Les. j 
dérnie , 
manch 



1 Oh retrouve en Û^uphiné hejmcoup d'eipressions de la 



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ques àu^i 
autres , 
Figêae , .< 
tagnarâs 
donnait i 
rite romji 
pe> assen 
rien bal l/t 
fait bagâ 
brajque , 
i:este, 01 
gaçlrc, 
quci'blc. 



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Mais qu'eto que lor bien ? un tupin una ecucHà ; 
,. De patilliiilia fourcha. per couchier sans lincieu ; 
., La plus|;randa partia n'at pas né à&tf'fusicu. 

• ,\ . . • {Poéi\ dauph.) ^ 



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" Le conte pppulaim tki Cra/rw. écrit en palois \\é 
Lutry, est très-cpmiu dans le^m^fs de Vaùcl.; 
SElieuda , éclaira En J)aiip[iiim, eiloïdh ; en 
Franéhe-Comtc j élude.^iiYr\h(mT^,eliuzôy vieux 
français ^i^/a/V.Hacîne q^\[\(\\\x} ellydariy éclair, 
feu forIIet(fi?4/i* signifiant ieu ); e/luennay clince- 
ier. En Géorgie, e^f^a, éckiir. • 

Les Aloujlles. On--appeIait autrefois, tlit l'.\ca- 
I demie , le premier dimanche dex\iri}me , 4p di- 
manche c^es Brandons; parce que ce jour-là, le 



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'langue gauloise qdi sont communes Ji yios environs, et quel- 
ques ouvres aussi dont nqùs ayons /perdu la tradition ; eutrc 
autres, le mot^^g'^, par lequeL, siiivant M. CHàmpolIid"h- 
Figëac , on désigne encore dans cette* province voçrlains mon-^^ 
•tagnarfls. I Cést 1^ un reste de ce .rioih dé ^^a^/a- qui se 
donnait dànfs' les; Gaules aux paysans ré\roI lés contré l'aulo- 
rite rom^mc. Or^ oe (j>agaudèL- dérive du celtique ô^^^/ trou- 

; pe , assenibleii^t uTie observation qui n'échappera pas à l'o- 
riental i/te, c'est que ce dernie^^ terme (dont les Fra-ti rais ont ^ 
fait bagarre, Tr^se substituant au. f/) a^ dhns la langue liti- 
braïque , liç même sens que >dans lé gallois et Le breton.^;Au 
r.este^, on Sait que- l'idiome des Écossais montagnards, le 
gaçlrc, offre, souvient avec' l'hébièu une similitude rcmàr- 
quîïblc, X ^ '" ' ] '. . ' '- 



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■\ GLOSSAIRE 

jjeujJle allumnit des feux, dansait à reuloiir, et 
^ cil portait (la es les rues et les campagnes. Cette 
cérémonie reçoit encore le même nom dans nos 
. viÛages du pn}s Je jGex, nj^iis tJ'J Savoie c'est IS 
soirée Aes Alouillès , et ce terme a pi*obablenï,ent 
la niéme origine que celui îlV/i^u^, Les" jeunes 
jîa^sans courent avec *des flambeaux devant les".| 
portes des nouveaux mariés et des époux sans. en- 
fans^ bu,bn léiir jette des iioix ou d'autres frian- 
dises, à peu près comme à cette Pierre à Semade • 
(\:oyez ce mpt) dont Ir coutume a disparu darïT^ 
Genève Jl y a environ un quart de siècle* La pe- 
tite fête de§ ^/jow^ei x/e mai£y célébrait aussi, 
^ès-ancierinement : le premier dimanche -de ce 
moîs^ les jeunes flBé* des artisans d& la ville se pa-^ 
raient.de fleurs ^ e^ iiUaientchantér devant les mair 
soAs, ainsi que cela se pratique aujourd'hui tlans 
les villages de nos environs., v 
' ' EssERTs/ Aux EssERTS , EssERTiNES , noms d'ùn 
grand'nombre de pïècesnde terre et de hameaux. 
v^Du roman <?^5arAy, broussailles, champs incultes ; 
formé du primitff ^^r, bois-, forêt, chêne. Les 
Gaulois appelaient Sarpriidés certains philosophes 
qui habitaiefit les forêlide cîlït^nes,^t pr<)fe5sajenr; 
sous leur ombjage '. De Ce sur viennent^ ie breton 



\ Diod, (le Su. y liv. V/ 



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' '■■:■"'. ' GENEVOIS. • 343 

' sarp et le fr«iiiçais serpe , sarment ,'sar1)acane, etc. 
Là basse latinitt^ en a fait ej^ar/are, qui a le nliéme 
sens. - 

La RAMASSA, le balai.' Du vieux français ramof/, 
formé" du latin ramus. On appelait autre^fois les 
isorciers des ramaÉsièrs ^ phixxQè que, pour être 
reçus, au sabbat ^ ils devaient paraître à cheval sur 
un maiiche à bgiiaig^ Au quinzième siècle , dit une 
vieille chronique, une ra//ta^$iVre fut brûlée à 
Nuits en Bourgogne. Donner la ramasse signifiail 
do;ineç^ lé fouet. Celte rama .s^e, fut infligée juri- 
diqueniçnt à un enfantv de notre Canton , en lalfio , 

^our âvofr injurïeusemént traité sa mhre''X héregey , 

^'%t-à-clire , eA vieux français,, hérétique ; iTrétge , 
hercf^Cn De là notre prftois , /îireze , héreze y sorfe 

]â*in\uï>e:ilestpisqu'héreze^guyrezè, 

Mérèndon, goûter des paysans. Racine ceUiquo 
mcrenn^ le goûter; en latin ^ merenda; et clans la 
basse latinité, meringa ; ad meringam dalur, , . . 
albus panis et I stopus vint, . . . — Qui lihet obc- 
dlenliarius. qitando inclpit ddre merlngapi , tiiriç^- 
propinat dominis cum sextario vlrii in irdnts' 

magnis cîps,^ ,, , . , v 

• '■■■ '';v^.>"^■^^.■;V^:■.^I:/■ -^ . :(Du Cange.) - . ' "^ 

«. . ■ ,, ■" • ,-• ' . ■■■; '■- ;:" '■■■■-'■'-,''' *' . •' ' . ■ .,>' ■ 

■ . ' ■* -.'• ■ ■■■■ ^ " " • , ■ ' ' . : '. (.■ 

C'esil Sans doyte de na iner'mgii que vieillie* iiiol ^ 
français meringue,. sorte de bon[>e>n. Dans k lau- 
- gue romane j mar.chdcr, veut dire goûlcr. Ln;an 



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*44 , XLOSSAUiJE 

cien glossaire -traduit- le mot merçndS^wc le man^ - 
gier de Vheàrc de ^onè. MarendarysVgtïiiie aussi 
goûter chez les habjtans de^ Alpe^ fribourgeoises. 

Dans ces contrées pastorales, on appelle mer-:,^ 
chant ^\xt\ amant , un amoureux. L origine de cette 
expression est celiiqiie , comme Fa fort bien ob- 
servé M. Bridel, ej:,^ parmi le» nonibreux vestiges 
de cette langue que nous offre la Suisse romane , 
celui-là n'est pas le moins rerparquable. '^Merc'A, 
fnèrchedy en gaëlic," en gallois, en breton j si|^nifle 
" une fille, ime vierge. Ce terme, comme celui de 
Marc^h , cheval , se rétrouve dans tous les dialec- • 
♦tes celtiques. Le mot merctieta, marchetayéX^xï en 
Angleterre et en Ecosse synonyme de ce qu'on ap- 
pelle erf Frapce , exercer le droit du seigneur, et 
oici ce que dit eacore le vieux Du Cange à cette 
►ccasion : <( Marc^h equuni sighif^cat prisckScoto- 
'um.lingua. Hjnc deducta metaphoraab êquitando,' 
archeta mulieris j^ dicitur tirginalis pudicitiae, 
prima violatio et delibatio , quae ab Eveno fége, 
dominis capitalibusfurt impie perrnissaï^e om- 
nibus novis nuptiis, prima nuptiarûm nocte. » 

Passei,. ëchâlasî^ du roman ,^;?a/^ie/, formé du 

latrn paxillus, Quelques-uns le dérivent du celtique 

pes , sapin. En Franche^omté , paissel, paisseau; 

danslehyonimiSipa^seawr ^ : 

ApÈs, encore, dès ce moment, toujours. Du 




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aussi 

aises. 
mer- , 
cette 
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îtiges 
lane, 

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lui de 
ialéc- . 

ait en 

t.' 

map-; 
ir, et 

cette 
Scoto- 
ando,' 
icitiae, 
tége, 

om- 
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seau^ 

s. Du 




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GÉNËVOfS. 



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roman arf<?j , plut<it que du gr^c ^xrfei , corhmt* dit 
E.Bertrand. , .,. ' „,. - 

. Li clers les ràfti</èf iivant, / 

' Et disfque at/ij le* siyra -'^ 

A' De sr abolie que il ssiura , ' /' 

. Lor fiit<*. . . ' . .' \ 

{flofi'f^''kkKvv.f4àns les trois aveugles de Cotnpiengne. 

'" ^^0 _■ . ^' .; ^ .'.. l'h^ siècle.) ' ■■ ■ ' 

C'est l'arfe^j'o des Maliens, tout comnie noire 

■ ^ . . ■ ■-•,'','"■ ■■ ■ - ■• •« ■" 

,nioh est \^m niuno , fdrmé de nemo , personncé . 
OîffiNDiioiT, maintenant: ^ 



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Si m'en vaut miex taire Wem/ro//, 

Que dite choie qui n'i soit. ', " , », 



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Orés 5 à' présent; Pkoij , *assez , et Et touTj, aussi, 
soiit des exp;'esSljohs que la laiigye française a con>^^<^^ 
servées plus long-temps. Montaigne dit encore : i< La 
mort 's^appejsantjt: souvent ennoiis, 4^» ce qu'elle 
poise aux âultres>et nous intéresse de; leur intc- 
resf, quasi autant que du nostré, et [Aiisellou/., 
parfois.» , , . \ • 

iN-Q3 paysa% xliseni* et toi v et nos et toL et tioùs 
liu^si. Aux ei|^^iq^§ de IWis, on th^^ 

AuCQUES ,^^^plez la dernière sylljibe ) si gui lie ^ 
quelque c/i^\?^^^^ijt>tre patois ; eri langue rornânc, 

\s lut donnent, aicqncs ^etdcs 

^> A Fi'ibourg on dit p^we/i ' 

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- LéM^lTAKVIp ninieu,-viep.t (le m//an'^ntii a k» 
" int^mcsens, etlÈq^RANi, sorte cleïburcliej ^ie estrcdn^y^ 
imilîe, formé de 5/rrtwc/7. ' ' ' < ' .:, 

*, JlENDn.x^,- grenouille. Çè terme de nplré patois 
^ est exaçterneht le rh(}nïe que dans- la lau^e ro- 
•: 'rnane> Delà sorls âtdela rehoille , fable de' Md rie . 
' de France, poète du 1 3®. siècle;, c'est la prèipière 
I femme qui ait. fait des vers français. Son recuHl .' 
. ira pas- été inutile à Là Fontai rie. ; , 



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W/ïTE^, re^arderyapparti^nt ait rhi^me idiome, 
(pli "le tenait des anciennes langyes^du-nord.- Les 
Picards disent rvater ^ et les kxv^î^v^iowaîuAgai-- 
/cr est aussi de la langue romane,: , 

Jalousie la foit sa gaite (son?espion)', ^ 
G*est cil qui tcestous nous agaite. 

^ IRom. de la Ro^e.)*' ., ■ . / 

Xaillër , sortir , que nous prononçons schailliy 
noirs vient de laoneme source. ^ 

Dans les noms des jours de la semaine nos pay 
sans n'cKit fait que ^changer le, (/i çiVde :"'i<. . . . L<?>^ 
niarchie ik G(?yz estlo Jf/owj, et ki fey rc deGeyz 
ol IpvinaTchie de DivcMie, \edimars] et le matchie 
de Sr.\?blianl de Goveilles... doit^slre, Ijp dh?îcs- 
crc^ \v(\uv\ Ijowiagt* no^ li avons fait à S("ssi£^ le 
di/ncfyoe nprest fésle Sent-.][()lia©t-l»apliste. . . » 

( Ilnn/dp' (Ir Joyvii.i.T. , SPe (lfCr)z,n lE^'Csqûr 
• ■' , de (U'fiirr.en i3o5.) , . 



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[.- Les 



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hailli, 
,. . L(.\ 
Unies- 



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■.\-' ?^^.v-tif' 't}ÉîN|:yois.:"/ - -/,. 347 ■'•:; 

l'r' ' i^iClVfl-ZEUlV, liî midi, tlç notre patois est le mlcr 
. ;dwraerla j^iiigue r^jinane^ el.nolre ^Xl, lif^i^ ; 
aujOiirdliiiiV^ncien )^«;:î^w^^ laliii 

hodie, ' % -V ^ - / ' 

|, ''... VOUS serêa ie pârrciii ,. " ■" «v ° . 

Dés :Att/, je vous en* prié. ^^ . " v. 

^ ■ ■' > (La FoîïTiiNE.)" " 

^Nos paysans, disent : à ivaly à houé de ISande , à ; ; 
houéDçmenza , pç^r designer le /§amedj et le di-: .\ 
i*nanche; et de niéme pour les autres jours dé la 

semauie. y? 

Enfin, qu^n jette uV coup ^œ\\ fUr la nomen- 
clature suivante (qu'il nous aurait été Tacite? de 
grossir) et l'on verra que le langage /le nos caniT;^ ^ 
pagnes n'est qu'un roman plus ou moins altéré. 

^XA LANGUF ROMiîïF. TRADUCTION FRAÎÏ^ÇAISK. , 



^ 



TElV^IESDl-y 



AuIanic,'Dauj)h. o///r/^/i/. NoiseUe. 



fi 



V Krib. alogne. 

RoHc, V 

Crol , . • , ' 

* . .. \. 

iNaz, ■ . 

()ille, oulc r 

OIle,.I)a(i[)li.o//f/. 

Pan, 

Pcivic, 

Porcf , 



^ Boule. 

Créwx. 

N(*Z. 

/ Huile. 
^ Mannili'. 
l'ain. 

. ^l'oÏMO. 

Pirinc 
rorrau. 



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TERMES DÉ I,\ LANGUE 


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GLOSSAIRE 

ROMAJfE. TRADUCTI 


Pugnie*, *^ 
Polâin , 


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Poignée. 
Poulain, 


Poilaille, 1 


■ ■-' ■ ■•. 


Ppuïc. ' 


Poure, 


i « 


Paille. 


Quouc, 




Queue. 


Roe, 




Roue.. 


^ Sau, ' 


■ 


Sel. 


Suettc, 




Chouette'. 


Man , 




Main. 


Joesne, , 




Jeune. 


Joenèce, 




JeuneSle. 


Moye, moyes, 


^ 


Ta4j tnoi 



y 



Nos paysatas disent : on mov; tôt en on moé ; en-r-on moc. 



Chucre , 


f S^cre. * 


Fenian, 
De fors , 


. ' Fiii;icant. 
^»De hors. 


FetgcV 

Gofr 

Sovent, 


Foie. 
* Mouillé, treinpé 
Souvent. 


1 

Trope , 
Troble, ' 


Tcoupe. * 
Trouble.' 


Trioule, 


' Tféfle. 


Torsîors, 


• Toujours. ^ 


Vésin , 


, Voisin. 


Epoignc, 
Epinoches ,. 


Sorte de gâteau. 
Epinards. 


' 


VERBES, 


Router, 


Mcjiire. 


Ramander, 


». " Répai-er. 


Tumbcr, 


Tonibeh 



TRf 



SK 



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.«-. 



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r<_.> --. 




GÉNEVi)IS, 

TKI^MIS DE Li LANGUI ROMAWE. TRADUCTION FRANÇAISE. 



349. 



Tréper, Daupji. Trepa* 

' " ' ' »«•''' 

Subler , Dauph. sjhm. 

Robcr, Frib. rubar. - 

Panner , id. pannar. 



Fouler aux pi(?9s. 
Siffler, r 
Voler. •, , 
Essayer, «le. etc. 



Les noms cje pièce*/ de terre et les noms propres 
sont encore deux sources où J'on peut puiser d'a- 
bondantes origines ronrianps et celtiques;, on ferait 
un volume sur cette matière, maisf dur finir notre ^ 
notice, déjà trop longue peut-être , nous nous bor- 
_. lierons à indiquer quelques étymiologies des noms 
p^pr^s decie pays. > 

Le terme ^ la langue romane galois se^traduit 
par fort, galant, aimable; de la les noms Galois, 
GaLloix, et le féminin GALAiSE,)euh^ fille gentille : 

Et puis s'en vont pour faire les galoises , 



Lorsque devijoient vaquer en oraison. ^ 



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bour^, joli, gentil. 



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La Fontaine tait encore usag^ de cette cxpres- 

sioçf : - ■' 

'. Par ce point. là, je n'entends, quant à moi, -^ . . 

Tours ni porteaux , mais gentilles g'fl/ozVrj. ' ♦ 

G aller , en vieux fninrais, mener joyeuse vie : 

' Je plains le temps de ma jeunesse, 

* Au quel j'ay plus qu'aulire g'rt//c. 

Ga/e, et au féminin, ^a/^a, en palois de Fri- ' \ 



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GLOSSAIRE 



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Ma l*appreindrft otih yazo , 

t' Quin YÔ lo mi, au d'oun bouncanr, 

' .■.■■" ■• ■ < - 

A«i d'oiin ^flfcvvesazo> . " 

{^Coranln f soit ronde dansante fiç Fnboùrg.) 

; Voyez dans le Glos§#îre, àù mot branle ite^Véty- 
moïo^e de Coraiila: v 

BoRDiER, signifiait métayer , fermier. Cest le 
M^j-er germanique, nom propre également très- 
répandu en Allemagne, ^or^^^ en celtique, métaf- 
rie, ferme, nfa^son; et ce ternie avait passé dans 
le roman: , ' 

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' <■ " '. * ' ■ " ■ ' . "-' ',(■-, 

rî'cs-tu plus or rccor» ' g. 

De la i>or^e araig[iicu8c ; 
^ Dont jadis te mis hors ? 

Une bien plus poudreuse » ^, . 

, T'attend encore. .. . 
. » , {^ïCOT , en ses Cantiques.) 

Chapui§ signifiait un charpentier , et nos paysans . 
disent encore: on chapoué. RoYER, un charron; 
Vigniï:r,, un garde- vigne ; Romieûx, un pèlerin ; 
* Wag^oîj^ un fermier , et proprement^, un semeur <îf 
de là notre verbe nïz^/zi, semer; Gayniér , uit la^ 
houreur y gaignier y \^hQurer;gaignage, terre la- 
bourée': / ^ ti 



\l. 



i 1 C'est ainsi que chez les Romains, 4es Pisoij^ prirent leur 
nom du frij^enl qu'ils avaient brayé (pisay ptnso ^ pila», 
broycr\ïes.tiort^nsius, des jardins qu'ils avaient cultives; 



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riboùrg.) 

rest le 
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métar- 
lë dans 



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)aysans . 
laiTon ; 
èlerin ; 
îmeur^ 
, uit la- 
?rre la- 



'cnt leur 
cultives ; 



GENEVOIS. 



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► 31 



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i|^ Jâ sera tant d^enciaoïp aller y 
' VoT TiOiittTC^ kgaignien ' ^ 

\Anc\ Fabliaux. ) f 

Tant chcittinai par foreits et bocages , 
<Jue rencontrai du cerf dansles gaîgnages, 

(Du FôuÎLXoux , sous Charles IX, ) 



. Baçhhxard , jeunç amoiA-eux ; tiLLOi^ filleul ; 
GoY, boiteux; GoDEMARv^gros ventre ; Guy , pro- 
pre, apte; Gautier , bon compagnon; Rieu, ruis- 
seau ; Huau < hibou ; RiGOT, triste 5 et enfin , 
Truant, Truand,- nom propre qui appartient 
plutôt au eanton deVaud; dû celtique truaittr^ 
vagabond, mendiant, terme que les Anglais ont 
conservé. De là le vieux français /n/^/zrf et le verbe 
/rM<i7irfer!;>*L'histQJre des Croisades /^ait mention 
d'un roi Truarit^ pomniandant tous lès vagabonds 
et mendiam qui suivaient l'armée, et cdrtes , dans 
ces temps de désordre ,et d'indiscipKhe, les subor- 
donnés de ce singtilier prince devaient former de 
nombreuses légions. 



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\Nous avons encore divers noms propres origi- 

,/■ \ . "- ' 

\ » ■ • ' 

les Fabius, les Cic^ron , les Lentulus, de leurs fèves, de leurs 
pois, de leurs lentilles, et que les membres d'une branche de 
l'illustré falnillé Valeria furent appelés les lactutiehs , d^c iac- 
tuta , uiijB laitue. " ^ , ' 

1 Nous rejetons donc l'étymologic de Le Duchat , qui dérive 
ces mots de-/ri6w/<ire, fait de /ri6a<wm, tribut. 



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177 ^ T-T, 



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(5:» 



35i 



GLOSSAIRE 

«aSrertient formés de (pielqûe nom de vice ou àe 
■ . aifformite, mais, on pouttaH^indisiposer ceux qui 
les porteur aujaurd'hui:% leur éi»l exitorant les ra- 
cines*. Le nom propre d'un ^omme, dit Gôthe-, 
n'est pas Tin manteau (pi'on puisse tirailler à vo- 
lonté ; c'est urt habit adarfé S sa taille/ou plutôt, 
, ççst sa^eau même quts'éfiendtàmesure qu'il croit, 
' et* qu%n ne peut aéchirèr sais le blesser.. 



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eux qui 
îtlesra- 
: Gôthe, 
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X plutôt, 
l'il croît, 



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GENEVOIS. 



353- 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



. t- '^ 



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^' : 



Page/36. Bernicle ^berniçle! liseÉ: Bernicle ^ hrcr 

BftETTÉR,BREITEhr, terme de portefaix; tour- 

/■■■■" /" ' ■ ' 

ner/un colis sur le/fchar ou le chantier, pour le 

prendre i^ans sa largeur. Peut-être de rallemarid 

breU^ large. 

CtlRESTOMATIÏIE, iprononc^ la finale comme 
/ danssympàtnie ,*et |ion comme dafis diplon^atie. 
CHUCHOTA&E , pouj- c^^^^ 
OOTONNIÇ^ pour COTONNADE, étoffe de CNptoii : Une 



.. \ 



cotonne cadrillée. 



■ 



ÉPINAÛHÈI, ÉChevele. Epinacher le chant^re, le 
. . \ , peigner. Le'^ épinadheurs sont venus, 
FAYIOLE', FAI^IÔLON; haricot, fève de hari- 
fùTS : De la soupe aux faviolons ^ âesjaçioles à 
bouquet. Langue romane , Jaifiau , Jai^ioi^ ; lai*! - 
/ guedoc ien jj^i^iooMi,* racine celt.yât^. 
GRIBICHE, MALIGNE, PiE-GRiÈCHE,,et quelquefois^ 
aussi LïBEïlTïNE : C'est urie petite gnbiche. 




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354 , CLOSSAIRE 

HAV Ai\E : liujucre, des cigàré^s d'Havane ^ dites 
de la Havane. * " , 

Page 207. Dans la note qui acbompagnc rarticlc 

' îS[ANT,nôOs avons indiqua J sur la foi. d'une re- 
lation^, que le mot Bournoâ est formé de Bor, 
paLsyet de iV^w, làc (Teaji douce. Un Essai 
sujcJ'idiome du BournouWut. récemment pu- 
biié par Klaproth ^ semblerait peu d'accord avec 
celte origine, car il traduit pays p^r bella , et 
eau parmAï. 
Page 214 à l'art. OÈm^ES, ÙlVES , ajoutez > Quel 
ques-uns donnent au$si ce nom à la laite ou lai- 
tance du poisson. / . 

PEDANT pour pédant, et REPIT, REPLIQUER, 

pOurKÉt^lT,RÉWlQyKR. j 

PIQUE-RAVE , le TARiER, oiseau du pays. 

Page 244 à l'arti PRISER, ajoutez cet exemple : 
U m'en coûta /lu tabac A priser , du tabac à fu- 
iner, elc, 7 , ', '. 

/ (^Vii^noT, l'oy. en Angleterre.) 

La langue i/suelîc a besoin de ce verbe , ou d'un 
jiulre qui le renijvlace mieux , c'estià-dire qui 
iioffi^e point d'équivoque. 
RÉFONFOiNiNER, REFONFOÛNER, remettre , 
AJOUTER , remplir dçf nouveau : Refçvfo.nner la, 

cafetière, ^." 

RIOLE (LÀ) terme rural, rsprcr dHiseron , roiii^ol- 



*t. 



>. 



dne^ dites 

ic Tarticlf 
i. d'une re- 
lë de Bor, 
Un Essai 
iment pu- 
ccord avec 
r bella , et 

'■*?■■ ■ . >!' 

tez > Quel- 

^itè ou lai- 

t 

PLIQUER, 

exemple : 
tabac à fii- 

eterre.) 

3e,oud^iii 
)à-dire qui 

REMETTRE , 

wfojiner la, 
on , roifi^ol- 



GÉNEVéliS. 

». - 1 

i>ulu^ ûrj/ensis. Du roman triolaihc 
traînê©{ parce qui^ cettç plante 
au loin. Cette ëtymologije est II 
, de /riole, âfOnt ndus àvôns fa 
corruption. Voyez" ces mots. 
ï^OTE (LA), la rile, planjte méc 

SOLDAR pour soM|JlT. VJeiix firan 

„Quand un j[>Tù£t àffreilx lie sold 
Fujt eptendu ^étputei' parts. 



(Gj 




RTTIER, 7<» TVoâ^l^ 



Voyez |iu$$i page ^a58,unei citation 

TRAINARD *pour TRAÎNANT, un: accent irainarcl\ 
VÊTIR, REVÊTIR. Vétissez-vous daLntage : 4^.* 

se réi^eiissent d'une p^au, pitesTyttnz-Y'Oiis; ils. 
: . -se reviJtent. ■ ' ■ ^\' : '^ ■".• ' 

;e 3io|. Au lieu de ces mots: dont i'Helv^étie ' 

aboricle,/w^, dont l'Helvetieest si bien pourvue. ' 



MAUVAIS, MAUVAISE, prononcez môvais , mo 

VAISE^ .'•■•■ '.'■-"• ,^' 

('.A VEAU , GR ARE AU , no |\rononcez pas r'a\fgt , 
grabot, ' ^ 

Au lieu do faire Ya bref, (iiles.aussi^- pt'\;5sago , 
fUnwnic , lilrron 'barreau V b<1rriere, cArriore, mu- 
ri\illd-, bataille ( selon d'Olivel ), (^cjiîlsse , bom- 



^ . 



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\^(y , • GLOSSAIRE 

iUondàmn'o, ill^oix, (Ic^iace, entFeMcc;.rmus doii^ 
liâmes ^arr(itdmos;wjucj\ài 

Eiv revanche', ne |)rononciV/ pas cvT/t;', /^«7/^, 
ynulfi€ur\ jmîlhèureux , malaise^ masque ^anfds' * 
(lUc, bourrasque y sjlldbc , rame, programme ,or^: 
ganci magot, chocolat, cadenas , cascade, mala- 
de,^ salade', carte , barque , ladre, marge , cabale 
- çMpitdle\\arindles\ faorâlç ,baldjre ^profane, pi a- 
. tdneycdrpe, épargne^ etc. Tous oW a doivent être ^ 
l)rcjn>. ^ ' . , 

Kemède , poêle , prophète ,^ëbène , pheno- 

1 meije , cathecumène» , garenne , étrepne , com- 

iner<5e,. traverse, asperge, perle, caverne, perte, 

cherefie, serpe , terrestre , cHahcleile^ barométré , 

■ thtrrnprhctre, dëmarKlent aussi î'e bi^f, et c'est 

^ liial à pnopos que noua prononçons c/ia«rfc//e, aj- 

pcrge^^OTtifticrce, q\c.. ■ ^^v ^ 

: il iSt iéut aussi Jhcorrect (fefaire Te bVef dans 

#^î<5|Sjho(s/*abbessej confesse, cesse, grossesses il 

^, professe, il .allethe,rje me dt^xHrc , ifi^vre ,.|p^'e , 

incnv, frère, deuxiènrte,troisiètAe,^(]fïmM 

vii'ilIq/vieiltcW, (Chèvre , pie-grièche, bob^^ie^, 

prolèl, s(\!lie, liège, pnM , siège, Henél, très, eU'. 

. Mai>j'< 'est narliculièrement dans la nuantHé de 

[o c|iiî' péché t»> pr(Jnontil:ilion k^enevt)ise ; wdÔ/c ,. 

Oren6hh\ poste , ('ojfrc , propre^ octobre ^ opprô- 



in?,. 
r6ssc 



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fort 1 

.. doive 

La 

mém 

matn 

pouti 

" ■ ' ■« ■■■■ 

je ro| 

En 

mots 

que j' 
- bûclïi 

eûtes 

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lïOUS 1 

La 
r^f;q 
iTiem 
dans 1 

La 

(iéne^ 

mois 

que 1( 

. urî ou 

< -Les 









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.• 3 



,/v'::-..;: ■ 'genevois!,^; ^^ . 

. Ati^ , 7iégoce i oômmôde , il accommode , compote , 

râssCy aniip6d€, cotlc ^ école , cabriole y bricole , 

Jaribôleysy1nb6le,vir6leyrd^ sonnent 

fort malà des oreilles frança^kes , car tons ces o 

. rloîveqt être brefs/ . ^ /^ 

La prosodieAau contraire , demande que la 
même lettre soi t\ longue dans amazdhe, anémone, 
"i^tf oné , aurore 1 encore , pëcore , grosseur, fosse, 
poutre, polygone ,Yctp^one,Babylone, qu'il voie, 
je rôgîiÊ^t il croît,* du verbe croître. / - 

Enfin, au lieu \lA faire 17 et Yû brefs dans les 
mois suî vansi, ayez soin de dire : prodige , lij^e , 
lige , vite , bëoite, hyclre , cîdré , tuîle , que^e fisse, 
que j écrivisse, qu'il m qù'ilécrivît; tûchet^in- 

- bûches, affût , verdure, \ nous reçûmes, vous^re^ 
çûtes,nous lûmes, votis-Tules, qu'il lût, voa^ fûtes, ' 

\ lïous^ûmes , que je pÛ3se, que je connusse ,. ete.y 
La prononciation de /w e^ doit être longue f1/^ . 
r»j; quant à celle xle la côrijortction e/, Urbain Dq- 
;f^*ÎFg^^ demande qu'elle sbit moins «ouverte • qiu» ^ 

, dans le verbe est. ' 

La di[)htongue;oi doit être Mputeuse , ainsi Jcs\ \ 
(k'nevois qui . prononcent moé ^ toc, le roc, les 
mots moi, toi, le roi ^ ii^ sont pas plus corrects 
que lesvJiabitans de la Savoie qui diseiit :. leTo^/^ 






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un oudsèan, uiw demoasellei elc, '^ : . ^ . xV 

' \ ' \ . •" •'" '^'^" ■ , .. ^ ' ■■' .. ' ■, . " 

Les Vaudojs font brèves des syllabes essentielle- 

> . - I. ■ '■ . ■ • 



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35«, GLOSSi\mE 

ment longues : il a passé à côté dà.chàUàu^ mais 
ces fautes de prosodie, quoiqiie graves , t?bnt rien 
de disgracieux à roreille. 

Au surplus, ceserait ôter au colloque familier 
cet abandon qui en fait le* charme, que de s'appli- 
quer à une prononciation strictement gramma- 
ticale, et surtout à faire sonner avec affectation 
les ^'et les /finals dans le but d'éviter des renconr 
tres.de voyelles-: « Nous voyons , dit l'abbë d'01i7 
vet,que la conversatjpn des geiis biel^ élevée est 
pleîwe d'hiatus volontaires qiïi sont tellement au- 
torisés par. Tufeaget que si Von parlait autrement , 
cela serait d'un pédant bu d'un provincial. » 



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■ / 6. 



FIN. 



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V 



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