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Full text of "Revue d'entomologie"

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REVUE 

D'ENTOMOLOGIE 



PUBLIEE PAR LA 



SOCIETE FRANÇAISE D'ENTOMOLOGIE 



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REVUE 

D'ENTOMOLOGIE 



PUBLIÉK l'AR LA 



SOCIÉTÉ FlUNCAISË D'ENTOMOLOGIK 



RÉDACTEUR : ALBERT FAUVEL 



TOME Vin. — 1889 




GAEN 
imprimerie: henri delesques 

RUE FROinR. 2 KT 4 

1889 



REVISION DU SOUS-GENRE LAMPRA ESCH. 

Par F. GUILLEBEAU. 



Je comprends que le genre Lampra n'ait pas été maintenu, si 
j'en juge par les caractères indiqués par M. l'abbé de Marseul dans 
sa Monographie des Buprestides. Il dit en effet : 

Pœcilonota : large, convexe, d'un bronzé obscur dessus ; élytres 
en pointe tronquée au bout, inerme; 1" segment de l'abdomen 
canaliculé. 

Et pour Lampra, comme sous-genre : assez étroit, déprimé, vert 
brillant, ordinairement avec des bandes rouges dorées et des mar- 
queteries ou taches d'un noir-violet ; l^"" segment de l'abdomen sans 
canal médian ; élytres en pointe arrondie, denticulées au bout. 

Or les Pœcilonota et les Lampra ont les élytres deux fois aussi 
longues que leur largeur totale ; la conspersa présente souvent une 
épine bien distincte de chaque côté de l'extrémité de chaque élytre, 
et ces deux épines sont ordinairement plus distinctes dans les Lam- 
pra que les autres de l'extrémité ; la festiva est convexe et le pre- 
mier segment abdominal de la gloriosa est sillonné sur sa pre- 
mière moitié. Il n'y a donc pas de limite tranchée entre les Pœci- 
lonota et les Lampra. Cependant la subdivision de ces dernières 
est bien indiquée par l'éclat métallique de ses espèces, dont l'extré- 
mité des élytres est moins étroite et où la festiva forme un groupe 
bien à part par sa forme convexe, le système de ses taches et l'ab- 
sence de touffe de poils sur le prosternum dans les mâles. 



LAMPRA Esch. 



. Corps déprimé; élytres avec des taches noires plus ou moins car- 
rées, disposées le long des interstries, surtout sur les 2^, 4«, 6« et 
8'=, plus petites et moins régulières sur les 1*"" et S'', souvent absentes 
sur le 5«; d* avec une touffe de poils sur le prosternum ; élytres 
d'un vert plus ou moins doré, avec une large bande d'un doré 
plus ou moins empourpré sur les côtés, deux fois aussi larges que 
longues. 



2. Corsflft ayant sa plus grande largeur au milieu ; pouils des in- 
terslries normaux sur le disque. 
3. Corselet avec des handes longitudinales noires. 

4. Interslries plans, leurs points non mêlés à ceux des stries; 
élytres denticulées sur les côtés, surtout en arrière; points 
des stries beaucoup plus serrés que ceux des interstries. 
5. Korme ovale-ohlongue. 



1. gloriosa de Marseul. 

Long., 14-15 mill.; larg., 5 1/2-6 mill. - d*. Points du proster- 
num très fins et très serrés au milieu, couverts d'une touffe de poil-^; 
segment anal avec une écliancrure peu large, presque seraicirculaire. 
inerm*^. 

9. Élytii's plus larg<'S en arrière et plus longues, échancrure 
anale plus iielite ; prosternum brillant avec de gros points écarlés, 
sans touffe de poils. 

Ln plus large et la plus trapue des Larnpra ; très brillante, d'un 
beau verf, la bande pourpre dorée se détachant plus vivement que. 
dans ses congénères; les taches noires quelquefois un peu con - 
fluentes sur le disque. 

Tète presque une fois trois quarts aussi large entre les antennes 
qu'entre les yeux vers le vertex, à points gros, rugueux, avec un 
chevron doré, li:.se, brillant au milieu ; échancrure de l'épislome 
peu profonde, large, arrondie. 

Corselet un tiers plus large que long, bisinué à la base et au 
sommet, arrondi sur les côtés dont l'arête est tranchante sur les trois 
premiers quarts; avec des points ronds sur le disque, assez fins, 
plus gros, plus rugueux et confluents sur les côtés ; marqué de 
trois bandes noires une au milieu, entière, deux autres de chaque 
côlé sur le disque, plus ou moms régulières. 

Écusson noirâtre, convexe, au moins trois fois aussi large que 
long, droit au bord postérieur, arrondi sur les côtés, sillonné au 
milieu. 

Élytres parallèles sur leur premier tiers, plus (Ç) ou moins {d') 
élai'gies au-delà, arrondies sur les côtés, surtout dans la 5, obtiisé- 
ment et séparément arrondies à l'extrémité qui est irrégulièrement 
dentée: points des interstries plus espacés sur les quatre premiers, 
plus serrés, rugueux et plus ou moins confluents sur les autres en 
aiiprochant du bord; 5- et 7" interslries ordinairement sans taches 
noires. 

Dessous du corps avec une pubescence blanche bien apparente, 
vert, le premier segment ordinairement avec un sillon sur sa pre- 



— 3 — 

mière moitié, brillant, avec de gi-os points écartés; les '2", 'à"^ et 4« 
avec des points beaucoup plus fins, aciculés, serrés; le dernier seg- 
ment avec des points très fins et très serrés à la base, plus forts et 
plus écartés en arrière. 

Arménie, Tokat (Argod)', Syrie {Abeille de Perrin), 



2. vicina Guillebeau. 

Long,, 12 mill.; larg., 4 1/-2 mill. - Couleur, écliancrure anale, 
longueur des élytres comme dans la précédente, mais plus petite et 
plus étroite. 

Corselet un quart plus large que long, légèrement mais distincte- 
ment sinué sur les côtés dans sa première moitié, sa pins grande 
largeur presque au-delà du milieu. 

Écu5.son noirâtre, déprimé, deux fois et demie aussi large que long, 
obtusément anguleux sur les ccMés, avec une pointe au milieu du 
bord postérieur, sillonné au znilieu, impressionné sur les côtés. 

Points des interstries plus fins. 

I«'' segment ventral sans sillon, à points moins gros, ceux des 
2^, 3'^ et 4'î segments moins serrés, ceux du dernier à peu près 
égaux, non plus fins et plus serrés à la base. 

Tokat {Argod); Syrie [Abeille de Perrin, Fairmaire). 

Cette espèce pourrait bien être une variété de la précédente. 

L'exemplaire de M. Fairmaire est un peu plus large et sous ce rap- 
port semble faire passage. Mais les caractères ci-dessus indiqués sont 
cependiuit assez différents de ceux de gloriosa pourquoi je n'aie pas 
cru pouvoir les réunir. 



3. decipiens Mannerb. 

Long., 9 à 15 mill.; larg., 4 à 6 mill. — Très variable de forme, 
de taille et de couleur; la bande pourprée se réduit quelquefois à une 
bande dorée peu accusée. Elle est plus allongée que gloriosa et plus 
déprimée. 

r?. Points du milieu du prosternum très fins et très serrés, cou- 
verts d'une touffe de poils ; écliancrure du segment anal assez large, 
presque semi-circulaire, terminée par une épine aigtie de chaque 
côté en arrière. Armure copulalrice à lames latérales noires, courtes, 
avec une impression longitudinale dessus et dessous, presque droites 



en dedans, arrondies en dehors, avec le bord externe de rexlrémité 
étroitement testacé et garni de quelques poils longs et extrêmement 
fins ; lame médiane d'un testacé obscur, plus large qu'une des laté- 
rales, brusquement rétrécie à l'extrémité qui est terminée par une 
petite épine aigùe. 

$. Prosternum brillant, sans touffe de poils, avec de grois points 
écartés; échancrure et dents plus petites ; élytres plus longues et 
plus élargies en arrière. 

Tête une fois et demie aussi large entre les antennes qu'entre l.^s 
yeux vers le vertex, à points plus fins, plus rugueux, plus con- 
fluents, le chevron doré brillant du milieu plus faible, souvent ab- 
sent; échancrure de l'épistome large, peu profonde, arrondie. 

Corselet 1/4 (d*) ou 1/3 ($) plus large que long, ordinairement 
sinué, légèrement sur les côtés dans sa première moitié et souvent 
avec une petite échancrure latérale avant le milieu, avec \ine arête 
vive sur les trois premiers quarts de sa longueur ; bisinué à la base 
et peu distinctement au sommet; avec des points assez forts, plus 
forts et plus rugueux vers les côtés, les bandes noires du corselet 
très variables et faisant même quelquefois défaut; celles des côtés le 
plus souvent irrégulières. 

Écusson trapézoïde, le plus souvent veii, mais variant pour la cou- 
leue, pointu sur les côtés et au milieu du bord postérieur, deux fois 
aussi large que long, quelquefois plan, quelquefois impressionné ou 
sillonné au milieu. 

Élytres trois fois (cf) à trois fois et demie (Ç) aussi longues que le 
corselet, parallèles sur leur premier tiers, plus (2) ou moins {cf) 
élargies et arrondies après le milieu, séparément et obtusément ar- 
rondies à l'extrémité qui est irrégulièrement dentée, les dents de 
côté et de la suture plus prononcées que les autres ; points moins 
serrés sur les quatre premiers interstries, graduellement plus serrés, 
plus rugueux et plus confluents en approchant du bord ; S*', 5*= et 7'^ 
interstries ordinairement sans taches 

Dessous du corps vert ou bleu, l'abdomen toujours plus bleu que 
le reste, pubescence peu apparente, l^'" segment ventral sans sillon, 
avec des points beaucoup plus gros et plus espacés que sur les 2**, 
3" et 4" ; points du dernier segment plus fins et plus serrés immédia- 
tement à la base, plus gros en arrière que dans les précédents. 

Facile à distinguer de glorinsa par sou écusson, sa forme plus 
déprimée et plus allongée, les interstries moins larges et l'échan- 
crure anale. 

Répandue dans tout le midi de la France où elle paraît vivre sur 
l'orme. Elle est éclose à Grenoble, d'\m saule marceau, chez M. le 



— 5 — 

D"" GiiPidel, et M. Chambovet l'a prise à la Grande-Gliartreuse, sur le 
tronc d'un hêtre abattu, en compagnie de la rutilans. 

Je l'ai vue aussi d'Algérie {Argod) et de Crimée {Ravoux). 

La L. mùnfira de Mulsant est bien une decipiens; elle existe 
encore dans sa collection. 

Voici les principales variations de cette espèce : 

A. Type, d'un beau vert doré brillant avec une bande latérale d'un 
pourpre doré; taclies noires oblongues sur les 2'=, 4", 6" et 8^ 
interstries; d'autres plus petites sur les l^'' et 3'^. 

B. Verte, bordure pourpre affublie ou simplement dorée; taches 
noires plus petites, celles du corselet faisant plus ou moins dé- 
faut. 

C. Bleue, la bordure simplement dorée et peu large, taches noires 
manquant en partie. 

D. D'un beau vert doré, la taille plus grande, les taches comme dans 
le type, la bande pourpre forte. 

K. Coloris de la gloriosa. Bilna [Fairmaire). 

F. Taille petite, forme plus déprimée, coloration du type, le proster- 
num plus large, à points plus gros, même dans le c*, l'écussou 
convexe, noirâtre, irrégulier, plus ou moins arrondi sur les côtés. 

On se croirait en présence d'une espèce différente de la deci- 
piens. 

Corse {Ylllard)\ Marseille [Abeille de Perrin). Les exem 
plaires de Marseille rapprochent cette variété du type. 

G. Entièrement d'un doré cuivreux. Corse (Croissandeau). 

J'ai rencontré plusieurs exemplaires cf dont le prosternum étail 
profondément ■•xcavé ; mais j'attribue ce phénomène à une défor- 
mation accidentelle. 



5'. Forme acu minée en arrière. 



4. modesta Guillebeau. 

Long., 12 mill. ; larg. aux épaules, 4 3/4 mill. — rf. Prosternum à 
poiiits très fins et très serrés au milieu et couverts d'une touffe di' 
poils divergeant de chaque côté ; écliancrure anale large, peu pro- 
fonde, à peine arrondie, terminée de chaque côté en arrière par um- 
épine aigûe. 

Armure copukitriceà lames latérales entièrement noires, longues, 
brillantes, avec quelques poils extrêmement fins à l'extrémité du 
bord externe, très finement rebordées en dessous au côté interne, un 



peu arquét's en d«d.uis à IVxli'éuulé, arrondies en dehors, avec un 
petit sillon longitudinal en dessus près du bord à l'extrémité. 

$ inconnue. 

Aspect approchant de celui d'une Ancylocheira. Peu brillant, 
vert, la bande dorée très faible, les taches noires nonabreuses. 

Tête un q\iarl plus large entre les antennes qu'entre les yeux près 
du vertex, à points rugueux, allongés, avec une place dorée, lisse, 
brillante au milieu entre les yeux; échancrure de l'épistome peu 
large, assez profonde, semicirculaire. 

Corselet un tiers plus large que long, régulièrement arrondi sur 
les côtés dont l'arête est tranchante sur près des deux premiers tiers 
de sa longueur, faiblement bisinué à la base, l'échancrure du som- 
met arrondie, les angles postérieurs aigus, les antérieurs arrondis, 
couvert de points profonds, serrés, ceux des côtés un peu plus forts 
et peu confluents; la ligne noire du milieu et les deux du disque 
irrégulières, formées de taches isolées elà peine continentes. 

Écuason bleu, trois fois et demie aussi large (jue long, pointu sur 
les côtés avec un petit angle saillant au milieu du bord postérieur, 
impressionné de chaque côté. 

Élytres trois fois aussi longues que le corselet, ayant leur plus 
grande largeur aux épaules, de là graduellement élargies vers l'extré- 
mité qui est tronquée, irrégulièrement et obtusément dentée, les 
épines de la suture et des côtés plus fortes ; points plus écartés sur 
les trois premiers interstries, plus serrés et plus ou moins confluents 
à partir du 4« ; 7'-' interstrie sans taches. 

Dessous du corps d'im vert brillant, le milieu du prosternum doré; 
pubescence assez apparente; l*^'' segment ventral sans sillon, lissa 
au milieu à la base, couvert ailleurs de points plus gros et moins 
serrés que sur les 2", 3*^ et 4'' ; points du 5^^ segment très lins et très 
serrés à la base, plus gros en arriére que ceux du 4«. 

Grenoble. Un seul exemplaire [Abeille de Perrin). 

I.a femelle est peut-être moins acuminée, mais je n'ai pu en juger, 
n'en ayant vu aucune. 

Cette espèce est facile à distinguer de toutes celles de ce groupe 
[)ar sa forme acuminée et par sa coloration, par la ponctuation du 
corselet, et par l'armure copulatrice ; l'échancrure anale est plus 
large, moins profonde et moins arrondie que dans decipiens, bien 
plus grande et plus épineuse que dans ruiilans. 



4'. Forme allongée, interstries dorsaux étroits, convexes^ points 
des interstries mêlés avec ceux des stries. 



5. dives Guillebeau. 



ï.oiig., -12 3 15 mill.; larg., 5 à6 miil. — d'. Prosleriium avec dt's 
points très fins et très sei'rés au itiilien, couverts d'une touffe de 
poils divergents de chaque côté ; écbancrure anale large, [leu pro- 
fonde, à peine arrondie, terminée de chaque côté en arrière par une 
forte épine, plus forte que dans toutes les autres Lampra. 

Armure copulatrice à lunes latérales courtes, noires à la base, 
avec un reflet métallique vert brillant à partir de leur séparation, 
arrondies en debors, presque droites en dedans, le bord externe de 
l'extrémité étroitement testacé et garnis de quelques puils longs et 
extrêmement lins, un peu convexes, en dessus avec un sillon longitu- 
dinul près du bord externe, en dessous avec un sillon longiludinnl près 
du bord interne vers l'extrémité. Lame médiane d'un testacé obscur, 
un peu moins large qu'une des latérales, brusquement rétrécie à 
l'extrémité qui finit en une pointe spiniforme. 

$ plus large, jjrosternum avec de gros points écartés, sans touffe 
d(' poil-, écbancrure et dents presque aussi fortes que dans le cf, 
élytres plus larges après le milieu. 

Plus grand, plus allongé, moins déprimé que decipiens, moins 
brillant, moins variable, même genre décoloration. 

Tète un quart plus large entre les antennes qu'entre les yeux 
près du vertex, à points et rugosités allongés, avec un place dorée, 
lisse et brillante au milieu, entre les yeux ; écbancrure de l'épi- 
stome large, peu profonde, arrondie. 

Corselet un quart (rf) ou un tiers (Ç) plus large que long, peu 
("*) ou régulièrement ({) arrondi sur les côtés dont l'arête est tran- 
chiuite sur les deux premiers tiers ou sur les trois premiers quarts, 
dislinclemeul bisinué à la base, assez faiblement au sommet, an- 
gles postérieurs presque droits, les antérieurs obtus, points de chaque 
côté sur le disque serrés, plus forts, [dus rugueux et confluents vers 
les bords ; la bande médiane noire assez régulière, celles des côté.s 
sur le disque interrompues, et avec la trace d'une autre bande entrr 
elles et celle du milieu. 

Écusson presque quatre fois aussi large que long, de couleur va- 
riable, obtusément anguleux sur les côtés, presque droit en ari'ière. 
avec une impression de chaqiie côté, ({uelquefois avec un sillon an 
milieu. 

Élytres trois fois et trois quarts (o*) ou quatre fois (Ç) aussi Ion 
gués que le corselet, tronquées et irrégulièrement dentées à l'extré- 
mité, la dent externe ordinairement plus accusée que les autre-, 
interslries étroits, les quatre premiers plus convexes que les autres 



leurs points mêlés avec ceux des stries ; points des autres interstries 
plus serrés, plus forts, plus confluents en approchant du bord; 5» 
et 1" interstries sans taches. 

Dessous du corps vert, d'un vert doré sur l'abdomen, k pubes- 
cence très fine et peu apparente ; l'^'' segment noir à la base, lisse au 
milieu sur la première moitié, couvert ailleurs de gros points écartés ; 
points des 2% 3^ et 4^ segments plus tins et plus serrés, avec un es- 
pace lisse au milieu à la base des 2'^ et 3® ; points du dernier seg- 
ment plus tins et plus serrés à la base, plus forts en arrière que 
ceux du 4^. 

M, Ravoux, à qui je dois cette belle espèce, l'a prise à Nyons sur 
Taulne. 11 m'en a communiqué un nombre d'exemplaires suffisant 
pour que j'aie bien pu constater la Gxité de ses caractères et dissé- 
quer les mâles. Son écusson, ses interstries convexes et ponctués 
jusque dans les stries, l'échancrure anale et l'armure du d* ne per- 
mettent pas de la confondre avec aucune de ses congénères. 

Je l'ai vue aussi de Corse (Croissandeau), du Caucase (Pic) et 
de Vienne en Autriche {Heitter). 

3'. Corselet sans bandes noires. 



6. rutilans Fabr. 

Long., 12 à 15 milL; larg., 5 à 6 mill. — ,t*. Prosternum avec des 
points très fins et très serrés au milieu et couverts par une touffe de 
poils divergeant de chaque côté; échancrure anale assez faible, peu 
profonde, inerme. 

Armure copulalrice à lames latérales longues, noires, brillantes, 
déprimées en dessus, un peu convexes en dessous, avec une bordure 
testacée étroite et quelques longs poils extrêmement lins à l'extrémité 
externe, presque droites en dedans, arrondies en dehors, plus étroites 
et plus acuminées à l'extrémité que dans les trois autres décrites; 
lame du milieu d'un testacé obscur, plus large qu'une des latérales, 
assez brusquement rétrécie à l'extréipité où elle est terminée en une 
pointe spiniforme. 

Ç. Élytres plus larges en arrière, prosternum sans touffe de 
poils, avec de gros points; échancrure anale très petite, inerme. 

Bien variable pour la coloration : ordinairement d'un beau vert 
doré avec une bande latérale variant du doré pourpré au doré pâle, 
élytres parsemées de taches noires plus petites que dans clecipiens, 
moins apparentes. 

Tête moitié plus large entre les antennes qu'entre les yeux vers 



— 9 — 

le vertex ; fortement rugueuse avec deux plaques lisses d'un doré 
brillant au milieu entre les yeux ; échancrure de l'épistome large et 
peu profonde. 

Corselet d'un tiers plus large que long, arrondi sur les côtés, dont 
l'arête est tranchante sur à peu près les trois premiers quarts ; dis- 
tinctement bisinué à la base, presque pas au sommet ; angles pos- 
térieurs droits, les antérieurs obtus ; ponctuation forte, moins au 
milieu que sur les côtés où elle est rugueuse et confluenle. 

Écusson deux fois et demie aussi large que long, pointu sur les 
côtés, anguleusement avancé au milieu de son bord postérieur, 
quelquefois sillonné ou impressionné au milieu. 

Élytres trois fois (o*) à trois fois et demie (9) aussi longues que le 
corselet ; parallèles dans leur première moitié (d*) ou le premier 
tiers {$), séparément et obtusément arrondies à l'extrémité qui est 
faiblement et irrégulièrement denticulée; interstries plans, à ponc- 
tuation assez forte, rarement mêlée à celle des stries dans le pre- 
mier tiers, plus forte, rugueuse et continente sur les côtés. 

Dessous d'un vert doré, à pubescence peu apparente; 1" segment 
à points plus forts et plus écartés que sur les 2^, 3®, 4*^ et 5®, à peu 
près égaux sur ce dernier. 

La plus répandue des Lampra, vivant ordinairement sur le 
tilleul; M. le capitaine Xambeu l'a prise sur l'orme, M. Chambovet, 
sur le hêtre. 

Voici les principales variétés qui me sont passées sous les yeux : 

A. Type, d'un vert doré, les côtés avec une bande d'un pourpre doré. 

B. D'un vert plus doré, le corselet entièrement doré, les bords des 
élytres toujours empourprés. 

C. Corselet doré, élytres d'un vert doré, le doré plus rouge sur les 
côtés, les élytres sans aucune tache noire. Toulouse (Mayel). 

D. Élytres d'un vert doré, les bords avec un doré jaune. 

E. Élytres bleues, les bords avec un doré jaune. 

A l'exception de la variété qui est immaculée, les élytres des 
autres ont toutes des taches noires très variables pour le nombre 
comme pour la grandeur. On trouve les intermédiaires entre toutes 
ces variétés. 

2'. Corselet ayant sa plus grande largeur au-delà du milieu ; points 
des élytres larges, peu profonds, varioleux. 



- 10 - 

7. Solieri Lap. 

Long., 12 à 13 mill.; larg., 4à5 mill. — cf. Proslernum avec des 
points très fins et très serrés au milieu et couverts d'une loufTe de 
longs poils divergeant de chaque côlé; échancrure anale de lar- 
geur variable, droite en avant, terminée en arrière de chaque côté 
par une épine. 

$. Prosternnm sans poils, brillant, avec de gros points écartés; 
échancrure anale très petite, arrondie, étroite. 

Très brillant, d'un beau vert doré ; les taches noires ordinairement 
bien marqués et souvent continentes, les côtés dorés surtout dans 
leur seconde moitié, le corselet tout vert doré, avec des bandes 
noires. 

Tète à gros points rugueux, avec une place dorée lisse et brillante 
au milieu entre les yeux; un tiers plus large entre les antennes 
qu'entre b'S yeux vers le verlex ; échancrure de l'épistome peu pro- 
fonde, large, arrondie. 

Corselet 1/4 plus large que long, sinué sur les côtés dans le pre- 
mier tiers de sa longueur, anguleusement élargi au-delà du milieu, 
lin peu plus large à la base qu'au sommet, distinctement bisinué à 
la base, très faiblement au bor<l antérieur, les côlé.s avec une arête 
tranchante sur les deux premiers liersde leur longueur ; angles pos- 
térieurs droits, les antérieurs un peu émoussés; une ligne noire en- 
tière au milieu, une autre de chaque côté sur le milieu du disque, 
interrompue en avant, et des traces d'une troisième bande entre la 
précéilente et le bord externe; points assez fins, serrés au milieu, 
plus forts et confluents sur les côtés. 

Écusson vert, trapezoïde, anguleux sur les côtés, plus ou moins 
prolongé en pointe au milieu en arrière, deux fois aussi long que 
large, plan, [)arfois impressionné au milieu. 

Élylres trois fois aussi longues que le corselet (d*$), parallèles sur 
leur première moitié (o*) ou le premier tiers ($), plus ou moins di- 
latées au-delà du milieu, sensiblement rétrécies vers l'extrémité qui 
est tronquée, irrégulièrement dentée, la dent de côlé et celle de la 
suture plus fortes ; interstries presque plans, couverts de points 
larges, varioleux, peu profonds, confluents; taches plus ou moins 
fortes et confluentes, le 7*-' interstrie et quelquefois le 5^ sans taches. 

Dessous du corps vert, à pubescence tine, peu apparente ; 1"' seg- 
ment ventral avec des points plus forts et plus écartés que sur les 2% 
3" et 4*= segments ; ceux du 5^ plus tins et plus serrés à la base, plus 
forts et plus écartés en arrière que sur les précédents. 

Celte espèce paraît rare. EspagiiH {Argod, Croissandeau, Mayel), 
Corse {Croissandeau), Smyr-nH {Fairmaire). I.a variété Guiraoi, 



— 11 — 

d'Espagne (Fairmaire), n'en diffère que par les taches plus fortes 
et plus confluentes. 

Je n'ai pu vérifier la synonymie de Xhieroglyphica Muls., cette 
espèce et la Solieri ayant disparu de sa collection, très probable- 
ment par suite des ravages des Anthrènes, comme je l'ai constaté 
pour d'autres espèces. 

1'. Corps convexe; élylres vertes ou bleues, sans bandes pour- 
prées, avec de grosses taches noires transverses ; d* sans touffe de 
poils sur le prosternum. 

8. festiva Linn. 

Long., 6 à 11 mill.; larg., 2 1/2 à 5 mill. — D'un beau vert ou 
bleu métallique, avec deux taches arrondies noires sur le disque du 
corselet ; sept taches noires sur chaque élytre, une à l'écusson, une 
dans l'angle humerai, une deuxième au premier tiers, plus près de 
la suture que du bord externe, deux autres transverses au-delà du 
milieu, quelquefois confluentes, une autre au troisième tiers for- 
mant souvent une bande allant du bord externe à la suture et une 
dernière à l'extrémité. Ces taches se subdivisent plus ou moins dans 
certains exemplaires. 

Je ne décrirai pas plus longuement cette espèce qui est bien con- 
nue. Les cf* sont plus étroits, les points du prosternum sont phis 
serrés, léchancrure anale est un peu plus forte ; mais on trouve des 
$ qui ont les mêmes caractères, ce qui rend leur séparation difficile 
et douteuse. Les taches paraissent plus fortes dans les femelles. 

Tout le Midi de la France. Grenoble (Z)'" Guédel), Savoie, St-Ger- 
vais {Abeille de Perrin). 

La L. virgata Motsch., de Sibérie {Abeille de Perrin), est d'un 
bronzé doré, les taches du corselet forment une bande longitudinale 
de chaque côté du disque; elle n'a pas de tache sur les élytres dans 
l'angle humerai, et elle a 9 ou 10 taches sur chacune autrement ré- 
parties que à&m festiva ;\&?> interstries ont une ligne de points au 
milieu, tandis que dans festiva les intervalles des points forment 
des rugosités transverses, les points n'étant pas sur une seule ligne. 

La L. bella Gory, d'Asie Mineure, que je n'ai pas vue, différerait 
de festiva par son corselet plus étroit en avant qu'à la base, par les 
taches des élylres moins fortes, au nombre seulement de cinq, dont 
les deux postérieures se réunissent vers la suture, et par l'extrémité 



— 12 — 

des élytres munie de trois épines, tandis qu'elle est obtusément et 
irrégulièrement denticulée dans f est iva. On donne pour synonyme 
de cette espèce la halcanica Kirolisberg, de Turquie. 



TV o nr E2 

SUR LES BYTHINUS BAUDJJEUI, LATEBROSUS 
ET BLANDUS 

Par J. CROISSANDEAU. 



En novembre dernier, j'eus roccasion de recevoir, de M. Warnier 
de Reims et de M. Ravoux de Nyons, deux suites nombreuses de 
Bythinus latebrosus et Baudueri Reitter. D'autre part, j'avais 
recueilli dans la Drôme, à St-Martin-Lantosque et dans les Hautes- 
Alpes, une assez grande quantité des trois espèces. 

Depuis longtemps je me promettais une étude approfondie des 
Bythinus testacés, où Reitter semble s'être un peu noyé ; car, plus 
je lui soumettais de types et moins je m'y reconnaissais. 

Je me mis à l'œuvre et j'acquis la certitude que ces trois espèces 
sont identiques. 

Toutes les Ç, en effet, sont pareilles. La dissection ne m'a pas 
révélé la moindre différence. 

Chez les d*, les antennes sont identiques. Il en est de même pour 
toutes les autres parties du corps, sauf les pattes postérieures, chez 
le Baudueri. 

Comme un certain nombre de Bythinus, les d* ont souvent les 
cuisses postérieures renflées. 

Or, le latebrosus et le hlandus Reitter n'offrent pas la plus légère 
différence. Ces deux espèces ont les pattes postérieures normales. 

Le Baudueri a les cuisses postérieures renflées et les tibias pos- 
térieurs élargis. La dissection ne m'a révélé aucun autre caractère 
particulier. 

Ces trois soi-disant espèces se prennent ensemble ; mais la dernière 
est surtout répandue sur les côtes méditerranéennes. On le rencontre 
jusqu'à Lyon. 

Je crois donc qu'il y a lieu de réunir ces trois espèces sous le nom 
de Baudueri (avec une var. d* spissijoes). 

Il se pourrait aussi que le Bythinus Argodi Croiss. ne fût autre 
que le codes. Mais n'ayant jamais pu me procurer de types de cette 
dernière espèce, je n'ai pas réussi à me faire une opinion définitive. 



— 13 — 
LES PHALACRIDES D'EUROPE 

TABLEAUX TRADUITS KT ABRÉGÉS DE l'alLEMAND DE KARL FLACH (1) 
Par M. DES GOZIS. 



La famille des Phalacrides forme un groupe de Coléoptères très 
homogène, dont l'étude séparative est parfois difficile, et exige en 
beaucoup de cas l'emploi du microscope. 

Elle se sépare principalement des Nitidulaires les plus voisins 
(parmi lesquels les genres Cylludes et Camptodes offrent avec les 
insectes actuels une grande analogie), par les hanches antérieures 
globuleuses et les postérieures très rapprochées, transversales. Entre 
ces dernières, le metaslernum offre à son bord postérieur une fente 
longitudinale très constante. 

Les Erotjlides aussi présentent une certaine analogie dans la struc- 
ture de leurs tarses et de leurs antennes, ainsi que dans le nombre 
des stries élytrales, mais ils se distinguent bien par le large écarte- 
ment de toutes les hanches et par la soudure des deux premiers 
segments abdominaux. 

La forme générale du corps chez les Phalacrides varie de l'ovale 
arrondi à l'ellipse plus ou moins atténuée, et cela par tous les 
degrés. 

Les antennes sont de onze articles, et offrent toujours deux gros 
articles basilaires, avec une massue bien tranchée faite des trois 
derniers. 

Quant aux parties de la bouche, les mandibules sont fortement, 
mais variablement dentées au sommet, leur bord interne est tfan- 
chant en avant, puis finement membraneux et cilié ; à la base est 
un épaississement plan, destiné au broiement des aliments, finement 
et très densément rayé en travers. 

Le dessus du corps semble complètement glabre ; ce n'est qu'à un 
fort grossissement que l'on aperçoit ça et là quelques poils excessi- 
vement tenus et appliqués aux téguments. 

La sculpture de toutes les espèces peut se décrire de la façon sui- 
vante : 



(1) Beslimmungs-Tabellen der enropceischen Coleopleren. XVH. Phalacridœ, 
bearbeitet von Karl Fiach. (EUr. Verh. naturf. Ver. Brunn. Band XXVII, 1888, avec 
une pi. n.). 



Revue d'Entomologie. — ^RUYier 1889. 



— 14 — 

Corselet et étuis toujours iineiiiênt, mais visiblement rebordés 
sur les côtés. 

Le corselet otïre en outre aux bords antérieur et postérieur, au 
moins presque toujours, une ligne marginale extrêmement tine 
(strie marginale antérieure et postérieure). 

A la base des étuis, parallèlement au bord du corselet, on voit 
une fine ligne (strie basale; qui se prolonge tout le long de l'écusson 
(strie scutellaire) et de la suture (strie suturale) (1). La dernière est 
souvent très fine; mais sa l'éunion ou sa non réunion avec la strie 
scutellaire fournit de bons caractères pour la séparation des espèces. 
En outre, on voit marquées plus ou moins sur le disque, neuf lignes 
de points fins (séries dorsales), qui sont souvent accompagnées exté- 
rieurement ou intérieurement chacune d'une légère strie simple. Je 
nomme les stries de ces couples qui sont les plus rapprochées de la 
suture, stries dorsales de premier ordre, et les autres, stries 
dorsales de second ordre. 

Des stries dorsales de premier ordre, la première seulement, ou 
d'autres fois les deux premières, sont bien distinctes, profondément 
creusées. Je nomme ces deux premières stries principales. Ce 
sont les stries suturales des auteurs précédents. 

Dans le genre Tolyplius seulement, les stries dorsales de second 
ordre sont aussi fortes et aussi bien creusées que les stries princi- 
pales ; dans tous les autres genres elles sont seulement indiquées 
sous forme de lignes légères; elles varient du reste de force selon 
les espèces. 

Un autre type de sculpture consiste en outre dans la présence de 
points superficiels, en forme d'arc ouvert en arrière, et présentant 
au milieu un petit poil couché, très fin, dirigé en arriére qui donne 
au point la figure d'un e ou d'un E. Je donne à ces points le nom 
de points en z. 

En dessous du corps, les hanches antérieures sont séparées par un 
proslernum étroit, élargi en arrière. Entre les hanches intermé- 
diaires s'avance le metasternum, qui est finement rebordé. Entre les 
hanches postérieures, le bord du metasternum est brièvement fendu. 
Le ventre a cinq arceaux libres. 

(1) Je regrette de ne pouvoir approuver ici la manière de voir de M. Flacb. Il me 
semble absolumeat impropre de qualifier de stries les fines lignes qu'il nomme ainsi. Ce 
sont pour moi de simples rebords, souvent à peine tracés du reste, et je croirais beau- 
coup plus exact de dire : rebord basai, rebord seulellaire, rebord suturai. L'expres- 
sion de strie fera toujours penser à toute autre chose ceux qui ont l'habitude des stries 
élytrales, et d'ailleurs celles même des Fhalacrides ne ressemblent eu rien à ces légers 
rebords. Enfin j'ajoute que c'est embrouiller peu utilement les idées des lecteurs que de 
détourner ce nom de strie suturale de l'application déjà ancienne qu'en ont faite tous les 
auteurs précédents à tout autre chose, c'est-à-dire aux raies que M. Flach nomme main- 
tenant .sortes )!»'(« cîpafes. [Noie du Trad.). 



— 15 - 

Les ongles otfrenl à la base une dent visible chez tons les Phala- 
crides. Le 4« article des tarses est toujours très petit et enchâssé dans 
les lobes du précédent. 

La circonstance ci-dessus mentionnée que les stries du genre To- 
lyphus sont plus fortement creusées, ainsi que le petit nombre des 
espèces de ce genre, permettent de croire avec vraisemblance que 
ce genre est celui qui s'approche le plus de la forme typique, et ceci 
me détermine à le placer le premier de tous. 

A cause de la conformation presque identique des espèces, il est 
parfois utile de recourir au microscope, pour trouver des caractères 
nets et constants. Il faut employer alors un instrument à long foyer 
et grand cliamp visuel, et placer les insectes sur un papier mou, 
mais fort, où l'on peut leur donner facilement toutes les positions 
nécessaires afin de les bien voir. Pour apprécier certains détails mi- 
nutieux du dessus du corps, il conviendra parfois d'obscurcir le 
champ visuel avec l'ombre de la main. 



TABLEAU DBS Q-ENHES. 



l". Prolongement du metasternum entre les hanches intermé- 
diaires atteignant ou dépassant l'extrémité du prosternum ; sa ligne 
marginale longeant de tout près les hanches intermédiaires et faisant 
à la cavité cotyloïde une fine bordure égale. Languette en cœur snb- 
trapézoïdal. 

2". Tarses de la première et de la dernière paire de longueur et 
de forme peu différentes. (Second article des tarses postérieurs plus 
long que le premier. Strie suturale toujours entière. Dessus uni- 
colore). 

3". Couronne desoies des tibias postérieurs longue, non dépassée 
par les fines épines apicales. Une seule strie principale fortement 
marquée. (Stries dorsales de f-econd ordre plus ou moins obsolètes. 
Insectes ovales ou elliptiques, d un noir profond, rarement les an- 
tennes, les tibias et les tarses brunâtres). . . . Phalacrus Payk. 

3'. Couronne de soies des tibias postérieurs assez courte, visible- 
ment dépassée par les robustes épines apicales. Étuis régulièrement 
et fortement striés. (.Neuf stries dorsales fortes et profondes ; les 
stries de second ordre souvent aussi fortement gravées que celles de 
premier ordre. Insectes eu ovale subcylindrique, plus ou moins mé- 
talliques) ToLYPHUs Er. 

2'. Tarses postérieurs visiblement plus longs que les antérieurs, 



- 16 — 

avec les articles basilaires latéralement comprimés et faiblement en- 
taillés ; premier article des postérieurs beaucoup plus court que le 
second. Deux stries priacipales bien nettes. Cuisses antérieures avec 
le bord inférieur faiblement entaillé. Étuis olTrant ordinairement 

leur extrémité éclaircie Olibrus Er. 

1'. Prolongement du metasternum recouvrant le mesosternura, 
sur lequel la pointe du prosternum fait elle-même saillie. Ligne 
marginale du metasternum se détachant obliquement des hanches 
et dessinant une sorte de plaque sous-fémorale. Cavités colyloïdes 
des hanches intermédiaires pourvues d'un rebord spécial. Pas de 
strie suturale, une seule strie principale. Cuisses antérieures à bord 
inférieur arqué. Tarses postérieurs médiocrement plus longs que les 
antérieurs, à second article allongé; épines apicales distinctes. Étuis 
offiaiit le plus souvent leur extrémité éclaircie. (Languette en cœur 
triangulaire, presque pédiculée) Stilbus Seidlitz. 



TAJBLKAU DES ESPECES. 



Genre 1. — Tolyphus Erichs. 

Dans ce genre, toutes les stries dorsales (au nombre de 9) sont 
fortes et bien creusées, d'où les étuis sont régulièrement striés. Les 
stries, du reste, d'aspect très variable, communément les dorsales 
profondes, parfois les principales (1 ou 2) moins distinctes. Le cor- 
selet ne continue pas la courbe des étuis. L'espace plan de la base 
des mandibules est plus finement, plus obsolètement rayé ; les palpes 
labiaux et maxillaii'es sont cylindriques ; les mâchoii'es tiennent le 
milieu entre celles des Phalacriis et des Olibrus. Les cuisses et les 
tibias sont peu dilatés, l'article basilaire des tarses plus faiblement 
entaillé. Chez les o* le corselet est plus large, plus fortement ar- 
rondi latéralement. 

4". Fond des téguments en dessus en grande partie lisse. Stries 
principales le plus souvent marquées, mais médiocrement, et recou- 
naissables seulement à la place qu'elles occupent. Les huit ou neuf 
stries dorsales de second ordre aussi fortement creusées ou plus for- 
tement creusées encore que celles du premier ordre. 

(Corselet plus densément ponctué sur les côtés qu'au milieu. Cou- 
leur variant du vert bronzé au bleu bronzé, bleu profond ou même 
violet. Forme assez variable, ordinairement comprimée latéralement. 



— 17 — 

inlerslrie externe aluiacé vers le bout. Ponctuation du corselet très 
inégale, mêlée de points très gros et d'autres bien plus fins). — 
2 1/2 à 3 mill. . . . {striatipennis Luc.) granulatus Guér. 

France raér. (Hyères !) (1), Espagne, Sicile, Algérie. 

1'. Fond des téguments en dessus densément et fortement ahi- 
tacé, et par conséquent plus ou moins mat. Stries principales sim- 
plement indiquées ou même eflfacées. 

2". Stries dorsales très obsolètes, mais les points en série profonds ; 
interstries convexes. Insecte variant du brun bronzé au noirâtre, 
peu brillant. — 2 1/2 à 3 1/4 mill. . . pu7ictatostriatus Kr. 

Barbarie, Andalousie, Corfu. 

2'. Stries dorsales bien marquées, points peu profonds ; inter- 
stries pians. Insecte noir, mat, un peu plus large que le précédent. 
— 3 mill panctulatus Rosh. 

Espagne, Tanger. 

Genre 2. — Phalacrus Payk. 

Les espèces de ce genre, d'un noir profond en dessus et en des- 
sons, se distinguent de toutes autres par l'écusson très grand. Leur 
forme est aussi plus arrondie; toutefois le Ph. caricis rappelle la 
physionomie des Siilbus, le suhstrialus celle de VOUbrus raille- 
folii, le hrunnipes celle de VO. helveticus. Tous les tarses ont 
l'article basilaire profondément échancré ; le dernier article des an- 
tennes est souvent très allongé. Les palpes labiaux et maxillaires se 
terminent par un article cylindrique ; le lobe externe des mâchoires 
est plus développé que dans les autres genres. On constate sop.vent 
la présence de points en s. Le bord antérieur de l'épistome du cf esl 
plus ou moins entaillé ; parfois l'une ou l'autre des mandibules est 
prolongée. 

1". Corps en ellipse allongée, un peu comprimé, presque de la 
forme de Eydrous caraboïcles. Dessus et dessotis très densément 
alutacés, réticulés en mailles rondes, ce qui donne un reflet soyeux. 
Rebord basilaire du corselet distinct au milieu. Entre les séries de 
points dorsales (qui s'avancent jusqu'à la base) on voit très rappro- 
chées d'elles des séries intervaliaires de points aussi gros (assez visi- 

(1) Les indications de localités françaises sont ajoutées d'après notre collection. 

(:Sote du Trad). 



— 18 — 

blement eu s). Suture légèrement relevée en toit. — 4 3/4 à 2 mill. 
{millefolii Gyll.). caricis Sturra. 

Suède, Finlande, Allemagne sept, et centr. 

1'. Corps rond ou brièvement ovalaire. 

2'". Rebord basilaire du corselet atteignant ou à peu près les angles 
postérieurs. Écusson maniué au devant de la base d'une fine ligne 
transversale. Suture visiblement enfoncée près de l'extrémité. Pre- 
mier interstrie plan. Dernier article des antennes aussi long que les 
doux précédents ensemble, deux fois long comme il est large. 

3". Fond des téguments en dessus finement et onduleusement 
réticulé en travers. Interstries finement, assez densément et égale- 
ment pointillés, chacun avec quelques points plus gros en série irré- 
gulière (4 à 5). Séries dorsales distinctes eu arrière seulement, obso- 
lètes. Espèce très grande et arrondie. — 3 3/4 à 4 mill. 

maximus Fairm. 

Espagne (Escurial). 

3'. Fond lisse et poli. Séries dorsales très marquées en arrière. — 
3 à 4 mill v. Reitteri Flach. 

Espagne, Algérie, Sebdou (Z)' Martin). 

2". Rebord basilaire du corselet marqué sur le tiers médian seule- 
ment. Écusson sans ligne transverse. 

4". Fond des téguments lisse et poli (à l'exception de l'extrême 
sommet des étuis). Dernier article des antennes à peu près aussi 
long que les deux précédents réunis. Séries dorsales très distinctes, 
faiblement raccourcies à la base. 

5". Grand, assez convexe ; étuis non rétrécis des épaules en ar- 
rière ; côtés du corps assez parallèles. Premier interstrie plan, mar- 
qué d'une série de gros points très écartés, deuxième interstrie 
pontué de gros points épars, les suivants ponctués en série unique 
et irxégulière. En outre des points plus forts, on distingue aussi 
quelques petits points clairsemés. 1^"^ article de la massue anten- 
naire à peine plus étroit que le 2«, le dernier une fois et demie long 
comme il est large. — 3 à 1/2 mill grossus Er. 

Bords de la Baltique; Dalmatie. 

5'. Petit, arrondi, fortement convexe ; étuis rétrécis à partir des 
épaules. Interstrie suturai légèrement relevé en toît ; intei'stries sui- 



_ 19 _ '- ^ ^. A/ c- 

vants offrant cliacun une série simple de petits points extrêmement 
fins, avec quelques points plus gros. — 1 1/2 à 1 3/4 mill. 

suhstriatus Gyll. 

Finlande, Suède, Allemagne, Croatie, Dalmatie, France sept. 
(St- Germain !). 

Les petits individus de cette espèce offrent assez souvent les stries 
élytrales bien mari|uées, avec leurs interstries convexiuscules. Je 
n'ose pas affirmer complètement qu'ils soient identiques avec le 
Phalacrus minuties Tourn. (1). 

4'. Fond des téguments, au moins sur les étuis, tout entier réti- 
culé-alutacé. 

6". Tout le dessus du corps densément réticnlé-alutacé et très 
finement pointillé ; séries dorsales très indistinctes. Dernier article 
des antennes plus de deux fois long comme il est large, nolable- 
ment plus long que les deux précédents pris ensemble. Étuis ré- 
trécis dès l'épaule. — 1 3/4 à 3 1/4 mill. . . coruscus Panz. (2). 

Europe, nord de l'Afrique, 

Individus de petite taille, à pattes éclaircies. v, Humberti Rye. 
Stries dorsales régiilièri^s, presque sulciformes. 

m. Doebneri Flach. 
(Collection du professeur Dôbner, à Aschaffenburg). 

(I) Phalacrus minutus Touru. — Brièvement ovale, subarrondi, très convexe. Épi- 
stome légèrement entaillé en avant. Stries élytrales distinctes, quoique faibles ; inter- 
stries légèrement convexes, chacun marqué d'une série simple et très régulière de points 
fins, laquelle est placée tout contre la strie (il en est toujours ainsi des séries dorsales ! 
Flacll). Antennes brunes; massue assez allongée, le dernier article aussi long que 
les deux précédents. — Long., 1 1/2; larg., 1 mill. —Suisse (Peney). 

Cette espèce, par sa petitesse et surtout par sa ponctation élytrale, n'a aucune ana- 
logue dans le genre (?) (To/e de l'Auteur), 

(i) Ici se placerait le Phalacrus intermediits Hochh., de Russie méridionale, qui par 
sa description semble identique aux grands coimsciis : 

« Brièvement ovale, convexe. Étuis très subtilement et obsolètement pointillés, à peine 
visiblement striés; leur marge entière. IVIassue antennaire allongée, fortement acu- 
minée. Taille et faciès du grossus avec la ponctuation obsolète du coruscus, dont il se 
sépare du reste suffisamment (?) Distinct de coruscus par la marge latérale des e'tuis 
prolongée visiblement jusqu'à l'extrémité comme chez grossus, tandis que chez co- 
ruscus elle disparait avant le sommet [caractère inexact, d'après Flach]. S'éloigne des 
deux espèces ci-dessus par sa massue antennaire longue et acuminée. » 

Ici se placerait encore : 

« Phalacrus Brisouti Kye, d'Angleterre. — Très voisin de cortiscus ; s'en distingue 
(d'après Rye) par la taille plus faible (2 mill.), les tarses et les antennes plus claires, la 
massue antennaire plus large, un peu plus courte et moins acuminée, à dernier article 
sinué en dedans, lîtuls plus obtusément arrondis en arrière, plus distinctement striés- 
ponctués, avec les interstries plus éparsément ponctués. » 

Probablement race de petite taille de coruscus. Note de l'Auteur). 



— 20 — 

6'. Corselet à fond poli ; étuis à réticulation alutacée extrême- 
ment fine et séries dorsales plus ou moins distinctes. Insecte voisin 
de P/i. grossus. Dernier article des antennes deux fois long comme 
il est large. — 3 1/2 mill hybridus Flach. 

Transsylvanie. 

Pourrait bien être un hybride de grossus et coruscus. 

2'. Rebord basilaire du corselet tout à fait nul. Dernier article 
des antennes plus long que les deux précédents réunis, à peu près 
deux fois et demie long comme il est large. Antennes, et souvent 
aussi les paijfs, d'un brun obscur. Séries dorsales distinctes. 

7". Insecte en ovale arrondi. Étuis en majeure partie à fond poli. 

Taille faible, égale à celle àesubstriatus\ plus plan, plusoblong, 
rétréci en arrière. Séries dorsales faites de gros points, interslries 
ponctués de même et régulièrement, ce qui fait paraître les étuis 
marqués de rangées serrées. Interstrie suturai légèrement relevé en 
toit postérieurement. Épistome du d* trisinué, la sinuosité de droite 
la plus profonde. Mandibule gauclie allongée, — Presque 2 mill. 

seriepunctatus Bris. (1). 

Pyrénées orient. (Collioure). 

7'. Insecte oblong-ovale, forme d'un Olibrus. Étuis à fond alu- 
tacé-réticulé. Interstries avec quelques petits points plus tins que 
ceux des séries, en ligne irrégulière brunnipes Bris, 

France mérid. (Collioure), Algérie. 



Genre 3. — Olibrus Er. 

Ce genre est facile à reconnaître par ses deux stries principales 
bien marquées et ses tarses postérieurs allongés ; mais il est un cer- 
tain groupe de ses espèces qui, grâce à ses caractères variables, pré- 
sente de sérieuses difficultés. La sculpture du metasternum et du 



(11 Au Pli. seriepiinctalui Ç peut se rattacher sans doute le s<ria/Ht«s Tourn. : 
Oblong-ovale, très brillant. Tête large, très finement ponctuée; épistome entier au 
bord antérieur, sans sinuosités. Etuis offrant leur largeur maximum peu près la base, 
rétrécis de ce point au sommet, striés, les stries lisses, extrêmement fines et à peine en- 
foncées; chaque interstrie marqué de deux séries très régulières de points assez gros, 
un peu affaiblis en arrière; sans aulre pointillé, iintennes brunes, à massue allongée ; 
dernier article plus long que les deux précédents pris ensemble. — Long,, { 3/4 ; larg , 
3/4 mill. 
Sicile. [Note de l'Auteur). 



— 21 — 

fond des étuis pst très importante; la sirie sutnrale, selon qu'elle est 
entière ou abrégée en avant, doit être sérieusement prise en consi- 
dération, et flans les cas douteux, il faut avoir recours au micros- 
cope. Plusieurs espèces varient beaucoiip en taille, couleur, profon- 
deur de stries, et parfois même en faciès. Les parties buccales se 
font remarquer par la grosseur du dernier article des palpes des 
deux paires, lequel est ovale. F^e d* offre les deux premiers articles 
des tarses antérieurs dilatés. 

{'". Seconde strie priucipale raccourcie en arrière avant de se 
réunir à la première. 

2". Dessons du corps et cuisses noirs ou brun de poix obscur. 
Dessus d'un bronzé brillant uniforme ou noir métallique. Étuis à 
fond visiblement réticulé-alutacé en travers, l'écusson légèrement ; 
strie suturale entière. 

3". Articles 4-8 des antennes visiblement plus longs que larges. 
Corselet non réticulé-alutacé. 

Dessus bronzé. Insecte ovale, plus grand. Massue des antennes 
assez large, généralement obscure, le dernier article pas deux fois 
long comme il est large, le S'' pas plus long que large, les 4^ et 6^ 
pas tout à fait deux fois, les 1)° et l'' deux fois longs comme ils sont 
larges. Angles postérieurs du corselet presque rectangulaires, à sommet 
émoussé. Insecte offrant sa largeur maximum peu après la base des 
étuis, puis assez fortement rétréci en arrière, — 2 1/2 à 2 3/4 mill. 

[ovatus Marsh.), œneus F, 

Europe du nord et du centre, 

3'. Articles 4-8 des antennes pas plus longs que larges ; majsue 
compacte, d'un brun noir. 

4". Ovale subarrondi, très convexe, d'un noir métallique. Tête et 
corselet à fond alutacé -réticulé, surtout près des bords latéraux. — 
1 1/2 à 1 3/4 mill millefolii Vayli . 

Europe septentrionale et moyenne. 

4', Ovale-oblong, un peu plus petit ; bronzé. Corselet à fond lisse. 
— 1 1/4 à 1 1/2 mill Baudueri Flach. 

Europe du centre et du sud (Sos, Dax !). 

(Peut-être faut-il assimiler à cette espèce VO. ulicis Hochh.; 
toutefois l'indication que cet auteur donne d'une strie suturale sim- 
ple laisseriit croire qu'il ne s'agit point d'un véritable Olibrus). 

2'. Dessous du corps ou au moins les pattes d'un roux clair. Dessus 
d'un noir profond, le plus souvent avec les étuis parés d'une tache 
apicale roussâlre. 



— 22 — 

(Ici se placent les mêmes espèces qu'en 1' plus loin). 

i". Seconde strie pricipale réunie à la première avant le sommet. 

5". Insectes brièvement elliptiques, à peine plus étroits en arrière 
qu'en avant. Strie suturale le plus souvent entière. Dessous, pattes 
et antennes d'un roux clair. 

6". Taille plus forte (2 1/2 à 3 mill.). 

7''. Uniformément roux, souvent avec la suture étroitement 
rembrunie. Étuis à fond réticulé en mailles, surtout chez la Ç. Me- 
tasternum indistinctement ponctué au milieu, pas du tout sur les 
côtés caslaneus Baudi. 

Dalmatie, Espagne, Herzégovine, Chypre, Algérie, Syrie, Tascli- 
kend. 

7'. Très voisin du précédent, mais noir avec les étuis éclaircis au 
sommet. — 2 1/2 mill Reilleri Flach. 

Croatie. 

6'. Taille plus faible, ne dépassant pas 2 mill. Couleur uniformé- 
ment noire ou brun noir. 

8". Étuis à fond lisse jusqu'à l'extrême sommet. Strie suturale 
généralement entière. Metasternum presque poli. Parfois la strie su- 
turale est raccourcie en avant (Baléares) (1). — 1 -3/4 à 2 mill. 

parliceps Muls. 

France méridionale (Cannes, Hyères!), Italie, Chypre. 

8'. Étuis visiblement alutacés-réticiilés sur leur seconde moitié. 
Metasternum visiblcmeut pointillé vers le milieu. Pareil pour le sur- 
plus au précédent (2). — 2 mill ? v. fallax Flach. 

Autriche: Vienne [Reitler)\ France méridionale (Cannes !). 

(1) Il est psu exact de dire que l'O. varticeps soit toujours et tout entier uoir eu 
dessus. Je l'ai vu au contraire très fréquemment coloré presque comme Vaffinis, c'est- 
à-dire avec les étuis d'un Irun châtain plus ou moins clair à l'extrémité sur une étendue 
très variable (Cannes, Laudes, Sos !). J.'avais depuis longtemps séparé les individus ainsi 
peints dans ma collection. Si leur couleur les rapproche d'al finis, ils s'en distinguent 
encore surabondamment par leur forme générale, et surtout par le metasternum entiè- 
rement dépourvu de points et d'un aspect presque poli assez particulier. 

{Note du Trad.\ 

(2) Je ne crois pas impossible que cet insecte soit une espèce à part. Je n'en possède 
que deux individus pris à Cannes, maisj'avais remarqué entre eux et les parliceps vrais 
des différences assez sensibles qui me les avaient fait séparer dans ma collection sous un 
nom qu'il est inutile de rapporter ici. Ils sont plus grands que presque tous les parli- 
ceps que j'ai vus. Le metasternum au lieu d'être lisse et poli, offre au milieu et sur les 
côtés des points pilifères petits et légers, mais très distincts; l'alutaoé de la seconde 



— 23 — 

5'. Insectes ovoïdes, offrant leur largeiu' maximum au premier 
tiers, rétrécis de ce point au sommet et devenant graduellement plus 
clairs ou uniformément noirs. 

9". Strie suturais entière. 

10". Dessous et pattes d'un roux clair. Metasternum obsolètement 
pointillé, presque lisse. Taille plus forte. 

Saillie intercoxale du mesosternum allongée. Metasternum lisse, 
sauf un petit groupe de points près des hanches intermédiaires. 
Écusson lisse, avec quelques petits points fins. 

11". Corselet large, avec les côtés plus fortement arrondis, sur- 
tout chez le o*. 

cf. D'un brun métallique, avec les étuis d'un brun roussâlre, 
s'éclaircissant graduellement en arrière, entièrement alutacés-réti- 
culés, l'écusson parfois moins distinctement. $. D'un bronzé obscur, 
avec les étuis plus mats, densément alutacés-réticulés. — 2 1/2 à 
3 mill (cmthemidis Perris). œnescens Kûst. 

Centre et midi de la France (Montluçon, Sos !), Espagne. 

11'. Corselet un peu plus étroit que les étuis, avec les côtés fai- 
blement arrondis, convergents en avant. 

d* et $ noirs, avec les étuis peu éclaircis au sommet, lisses et polis 
chez le cf jusqu'aux deux tiers, entièrement alutacés chez la $. — 
2 à 3 mill BaucUi Flach. 

Sicile. 

10'. Dessous et pattes d'un brun de poix obscur. Insecte très petit, 
brièvement ovoïde, d'un noir brunâtre. Metasternutu marqué de gros 
points vers le milieu du bord postérieur. — 1 à 1 1/3 mill. 

pygmœus Sturm. 

Europe (France centrale et méridionale !), nonl de l'Afrique. 

9'. Strie sulurale abrégée en avant. Metasternum visiblement 
ponctué. Dessous, pattes et antennes d'un roussâtre clair. 

12". Insectes étroitement ovales. Saillie metasternale en forme de 



muitié des étuis est sans doute très léger et échappe à une loupe de grossissement mé- 
diocre, mais pourtant il existe; enfin le rebord suturai (strie suturale de Flach), est très 
nettement euticr, et vieut se rejoindre sans interruption au rebord circascutellaire, 
alors que chez la plupart des particeps, il est obsolète ou même tout à fait etfacé eu 
avant. Au total, il me parait y avoir à peu près autant de différences entre ces deux 
formes qu'entre plusieurs autres espèces du même genre, que l'on sépare ajuste titre 
{liQuicius, afjînis, bicolor, Slierlini, etc.). {Xole du Trad.). 



— 24 — 

langue étroite. D'un brun métallique variant du clair au foncé, 
avec le sommet des étuis beaucoup moins obscur. 

13". Fond des étuis poli jusqu'aux deux tiers (9) ou jusqu'au 
sommet (cf), le sommet seul finement réliculé-striolé. Metasternum 
éparsément ponctué, les côtés en grande partie lisses. Espèce très 
variable de forme, de taille et de coloration, presque toujours à re- 
flet métallique (1). 

D'un brun métallique obscur avec le sommet des étuis d'un 
brun clair. — 1 3/4 à 2 1/2 mill affi /lis SUirm. 

Disque des étuis en grande partie brun clair. (D'a[)rès le type ori- 
ginal) v.discoideus Kûsi. 

Europe, surtout méridionale ; nord de l'Afrique, Egypte, Syrie. 

Petit, étroit, d'un brun noirâtre à reflet métallique. Extrémité 
élytrale étroitement éciaircie. — 1 3/4mill. v. corcyrensis Flach. 

Corfou. 

Très petit, étroit, brun clair, presque sans reflet métallique. — 
1 2/3 mill. v. Lederi Flach. 

Oran, Espagne. 

13'. Fond des étuis tout entiers (Ç) ou au moins leurs trois quarts 
postérieurs (d*) réticulés-alutacés. Insecte ramassé, brun, sans re- 
flet métallique. Étuis souvent brun clair. Ponctuation du metaster- 
num peu dense, mais couvrant les côtés. — 1 3/4 à 2 2/3 mill. 

liquidiis Er. 

Europe moyenne et méridionale, nord de l'Afrique. 

12'. Largement ovale. Dessus d'un noir profond. Prolongement 
metasternal large ; metasternum fortement et assez densément 
ponctué. Étuis à fond lisse jusqu'à l'extrême sommet. 

Forme courte à^œyieus, pas tout à fait deux fois long comme il 
est large. Sommet des étuis brun obscur. Articles 4-5 des antennes 



(t) L'une des variations les plus fréquentes de \'(). affiiti», au moins dans nos pays, 
consiste dans la présence de stries complètes et bien creusées, ()ui donne à l'insecte 
l'apparence d'un Ccfcyon très allongé. Je m'étonne que M. Flach ne signale pas cette 
forme, dont j'ai trouvé à peu près autant d'individus que de la forme tjpique, et que 
j'avais depuis longtemps séparée dans ma collection sous le nom de (), affinis v. aratus. 
(Pionsat, MontluÇj'ou, Lyon, Le Luc!). Elle reproduit du reste toutes les variétés de co- 
loration du type, et elle lui est ce que la v. /je/ycticus est au /layicornfs, 

{Noie du Trad.). 



— 25 — 

à peine deux fois longs comme ils sont larges, le 8» aussi long que 
large. — 2 1/4 à 2 3/4 mill. {helveticus Rye). flavicornis Sturm. 

Nassau, Suisse, France ( Brides-les-Bains, Grande-Chartreuse, 
Hautes-Alpes, Saint-Julien-Beauchêne, Cannes !), Italie. 

Plus grand et plus comprimé latéralement, dessus uniformément 
d'un noir profond. Articles 4-5 des antennes deux fois longs comme 
ils sont larges, le 8'' un peu plus long que large. —2 3/4 à 3 mill. 

V. perfidus Flach. 

Piémont, Italie. 

r. Seconde strie principale s'approchant plus ou moins de la pre- 
mière sans s'y réunir. 

14". Dessus du corps entièrement ou en majeure partie roux 
clair. Insectes largement ovales, médiocrement convexes. 

15". D'un roux clair uniforme. Corselet à fond poli; étuis entiè- 
rement alutacés, interstries à peine ponctués. Bord postérieur du 
corselet légèrement sinué de chaque côté. Écusson poli. — 3 1/2 mill. 

Heydeni Flach. 

Hongrie, Russie méridionale. 

15'. Corselet, suture et bord externe des étuis bruns, le disque de 
ceux-ci d'un testacé pâle. Tout le dessus du corps à fond alutacé. 
Bord postérieur du corselet légèrement sinué de chaque côté. — 
2 1/2 à 3 mill eorticalis Panz. 

Europe, Caucase, nord de l'Afrique. 

Une variété se dislingue par l'extension de la coloration brune ; 
le disque des étuis devient châtain v. adustus Flach. 

Caucase [Leder). 

Une autre par l'éclaircisseraenl du corselet qui passe au testacé 
clair V. assimilis Flach. 

Europe du sud. 

14'. Dessus noir, souvent avec l'extrémité plus ou moins d'un 
roux clair. 

16". Insectes offrant leur plus grande largeur au tiers antérieur, 
puis plus ou moins rétrécis de ce point au sommet. 

17". Metasternum presque lisse, son prolongement intercoxal lar- 
gement arrondi. Dessous du corps, y compris les pattes, d'un noir 
de poix ; dessus d'un noir profond et uniforme. Étuis à fond entiè- 



— 26 - 

reraent alutacé-réticulé ; strie suturale abrégée en avant. — 3 à 
3d/4mili Gerhardti Flach. 

Silésie. 

17'. Metasternnm grossièrement ponctué au moins au milieu. 
Dessous du corps d'un brim roussâlre variable. 

18". Ponctuation du metasternum 1« couvrant presque tout en- 
tier, également et densément ; son prolongement intercoxal médio- 
crement long et large, subtronqué au bout. 

19". Tibias postérieurs courts et larges, leur arête externe droite ; 
tarses courts. Étuis à fond alutacé presque striolé sur toute leur 
étendue ou au moins sur les deux tiers postérieurs. Forme briève- 
ment ovoïde, très convexe. Stries principales largement séparées 
l'une de l'autre au somaiet, l'externe raccourcie et obsolète en ar- 
rière ; stries dorsales de second ordre le plus souvent très visibles. 
Tache apicale des étuis arrondie, d'un rouge obscur, peu distincte. 
— 2 1/2 à 2 3/4 mill. . {maculifer Waltl) biniaculatus Kùst. 

Suisse, Allemagne du sud, Italie, Transsylvanie. 

19'. Tibias postérieurs (et tarses) plus étroits; arête externe des 
premiers légèrement arquée, la convexité intérieure. Fond des étuis 
finement alutacé-striolé sur le dernier tiers ou jusqu'à la moitié (Ç). 
Forme oblongue ovoïde, convexe. Stries principales très rapprochées 
au sommet (parfois largement séparées); stries dorsales de second 
ordre le plus souvent indistinctes. Tache apicale habituellement 
ovale, grande, d'un rouge clair sur fond rouge obscur, parfois arron- 
die et assombrie comme cliez biniaculatus, très rarement nulle. 
(Les individus sans tache restent distincts de favicornis surtout 
par les étuis plus fortement alutacés, la forme plus allongée et les 
stries principales autrement disposées). — 2 1/2 à 3 1/4 mill. 

bicolor F. 

Europe. 

18'. Metasternum lisse sur les côtés, sauf un petit groupe de petits 
poils, très fortement mais pas très densément ponctué au milieu ; 
d'un brun de poix obscur, son prolongement intercoxal plus étroit 
et plus long, en pointe arrondie au sommet. Taille forte. Étuis alu- 
tacés sur le tiers (cf) ou sur la moitié (Ç) postérieure. Stries princi- 
pales rapprochées presque jusqu'à se réunir. Extrémité des étuis 
d'un roux clair (plus ou moins étendu en avant), souvent sans tache 
distmcte ou simplement d'un brun obscur (Corfou), — 3 1/2 à 
4 mill Stierlini Flach. 

Bassin de la Méditerranée, France (Cannes, commun !). 



— 27 — 

16'. Insectes offrant leur plus gfandé largeur vers le milieu, avec 
les côtés forteaient arrondis. Brièvement elliptique, fortement con- 
vexe, noir avec une tache rouge, ronde, nettement limitée assez 
avant le sommet des étuis. Strie suturale parfois entière ou presque 
entière; stries principes très rapprochées en arrière. Fond des étuis 
alutacé-subslriolé sur le dernier quart ou le dernier tiers. Metaster- 
nura presque lisse, à ponctuation fine, très éparse et inégale, son 
prolongement iutercoxal court, largement arrondi au sommet. — 
3 à3 1/2 mil) coccinella Flach. 

Midi de la France, Espagne, Autriche du sud. 
Genre 4. — Stilbus Seidl. 

Ce genre, que l'on réunissait autrefois au genre Olibrus, a pré- 
senté, lorsqu'on l'a examiné avec plus d'attention, de telles dilTé- 
rences, que leurs rapports vrais apparaissent aujourd'hui comme 
des plus superficiels. 

En outre de la conformation absolument différente de la poitrine, 
il existe bon nombre d'autres particularités. On ne trouve tout 
d'abord aucune trace de strie suturale, la massue antennaire est 
beaucoup plus compacte, son dernier article n'offre pas comme chez les 
Olibrus une petite portion un peu séparée. Deux caractères esseu- 
IIpIs qui séparent les Stilbus de to\is les autres genres sont la con- 
formation de la languette et la brièveté du dernier article des palpes, 
ovalaire aux labiaux, obtusément dilaté en dedans aux maxillaires. 
F. a brièveté des mâchoires surpasse aussi de beaucoup ce que l'on 
voit dans les autres genres. Ajoutez à cela [)résence plus fréquente 
et plus facile à constater de points eu s, une strie principale unique, 
la conformation des cuisses antérieures et la direction d'ordinaire 
onduleusement transversale de la réticulation foncière, tous carac- 
tères qui placent le genre actuel beaucoup plus près des Phalacrus. 
En tous cas, leurs rapports avec les Olibrus sont beaucoup plus 
éloignés qu'on ne l'avait affirmé jusqu'à présent, en ne regardant 
qu'à l'analogie des couleurs. 

Ch^z les (f les tarses antérieurs ont le second article légèrement 
dilaté et le metasternum offre au milieu une fossette peu profonde, 
densément ponctuée. 

1". Arc sous-fémoral du metasternum brisé au milieu et formant 
un angle aigu, la branche interne rejoignant la hanche par une 
courbure en s, la branche externe remontante. Sommet du proster- 
nuui pourvu de cinq à six soies un peu dressées, dirigées en ar- 
rière. Taille plus forte (1 3/4 à 2 1/4 mill.). 



— 28 — 

2". Angles postérieurs du corselet vifs et aigus. D'un brun rous- 
sâtre variable, avec une grande tache apicale claire, le plus souvent 
assez nettement limitée. Largement ovale, convexe, fortement bril- 
lant, comme poli, paraissant au microscope rayé de traits onduleu- 
sement transversaux extrêmement tins. Ponctuation très fine, pres- 
que nulle sur le corselet. — 1 3/4 à 2 1/4 mill. 

[consimilis Marsh. — geminus lUig.) testaceus l^anz. 

Europe, Caucase, Syrie, nord de l'Afrique. 
On trouve, surtout dans le midi (Hyères !),des exemplaires plus ou 
moins entièrement roussâlres v. unicolor Flach. 

2'. Angles postérieurs du corselet rectangulaires, assez vifs. D'un 
noir de poix, un peu plus mat que testaceus, obsolètement brun 
obscur vers le bout des éluis ; ceux-ci plus visiblement alutacés en 
mailles transversales et ondulées. Plus petit, brièvement ovalaire, 
visiblement atténué en arrière. — i 3/4 à 2 mill. 

{piceus Steph.) atomarius !.. 

Europe. 

liasse parfois au brun châtain ou au brun clair, devient en même 
temps un peu plus étroit et plus brillant (Cannes, Hyères !). 

V, picatus Flach. 

1'. Arc sous-fémoral du metasternum plus ou moins régulier. 
Sommet du prosternum sans soies dressées. Forme assez étroitement 
ovalaire. 

D'un brun variable avec une tache apicale claire bi^n tranchée. 
Dessus tout entier alutacé en mailles arrondies serrées, peu brillant. 
Angles postérieurs du corselet arrondis. Arc sous-fémoral obtusément 
anguleux. Taille plus faible, 1 1/2 à 1 3/4 mill. . . oblongus Er. 

Europe jusqu'en France méridionale (Cannes !). 

Parfois entièrement lestacé v. unifortnis Flach. 



DESCRIPTIONS DES ESPECES NOUVELLES 
Olibrus Baudueri (Tourn.) Flach. 

01. millefolii m'mor et angustior ; supra œneus; thorace vix 
punctulato haud alutaceo; elytris evidenter alutaceis, strise cardi- 
nales postice non confluentes ; antennse latins obscure clavatee, arti- 
culis 5-8 latitudini fere œquilongis, cetera omnia paria. — 1 1/4 à 
1 1/2 mill. 

Allemagne [Scriba); France, Sos ; Espagne. 



— 29 — 

Distinct du millefolii par la taille plus petite et la forme plus 
étroite, le dessus bronzé et l'avant-corps non alutacé. 

Il est difficile de rien dire de \'0. ullcis de Hochhuth , dont la 
description se rapporte assez, à l'espèce actuelle ; cependant on ne 
saurait l'y assimiler, puisque l'auteur n'a pas vu de seconde strie 
principale. S'il n'en a qu'une en effet, ce ne peut être un Olihrus. 

Olibrus Reitteri Flach. 

01. helvetici fere statura, sed rotundato-ovalis, medio fere latissi- 
mus ; niger, elytrorum apice obscure rufo-piceo, thorace vix pers- 
picue puncl\ilato, haud alutaceo, ani;ulis posticis subrectis. elytris 
diraidia parte anlica non, postica perspicue alutacea, siriis cardina- 
libus 1 etSanteapicem confluentibus, striola suturali intégra; subtus 
ferrugineus, metaslerno medio sparsissime, lateribusnon punctulato; 
antennis pedibusque ferrugineis. — 2 1/2 mill. 

Croatie {Reitter). — Vu trois exemplaires. 

Très voisin de 01. castaneus, dont il n'est peut-être qu'une va- 
riété. Toutefois j'ai vu une centaine d'exemplaires de ce dernier sans 
y remarquer aucune tendance à un changement de coloration. 

Olibrus Heydeni Flach. 

Major, sat late ovatus et convexus ; corpore postice attenuato ; 
totus ferrugineus, nitidup,capite thoraceque subtilissime punctulatis, 
haud alutaceis ; elytris distincte sed persubtiliter alutaceis, nitidis ; 
séries dorsales subtiles, interstitiis vix punctulatis ; strise cardinales 
ante apicem vix conjunclœ ; metasterno obsolète punctato, fere 
glabro. — 3 i/4 mill. 

Hongrie {v. Heyden). Orenburg (Faust). 

Beaucoup plus grand que son voisin corticalis, roux testacé uni- 
colore, facile en outre à distinguer par le fond du corselet lisse (il 
est visiblement alutacé sur les côtés chez corticalis). Angles posté- 
rieurs du corselet droits, légèrement émoussés, sa base visiblement 
sinuée de chaque côté de l'écusson. Stries dorsales extrêmement 
fines ; interstries à peine pointillés. 

Olibrus Baudii Flach. 

Oblongo-ovalis, supra niger, elytrorum apice vix dilutiore, subtus 
ferrugineus. Thorace elytris paulum angustiore, antrorsum angus- 
tato, lateribus parum rotundatis, angulis posticis subrectis parum 

Revue d'Entomologie. — Février 1889. 3 



- 30 - 

acutis, supra subtilissime punctulato; elytris stria sut urali intégra, 
cardinalibus ante apicera conjunctis, levissime slriatis ; feminis lotis 
evidenter, raaribus tertia parte posteriore solum alutaceis ; iiieta- 
sternum impunctatuin (punctis nonnullis pone coxas intermedias 
exceptis) , processu sat lato, linguœformi ; aotennis pedibiisque 
ferrugineis. — 2 à 3 1/4 mil], 

Sicile {Seicllilz, Baudi). 

Très voisin des 01. helveticus, perfidus el des exemplaires 
noirs du hicolor, mais distinct par la strie suturale entière et h me- 
tasternum Msse ; distinct du dernier en outre par les stries princi- 
pales réunies en arrière. 

DiCférent du œnescens, qui occupe la place la plus rapprochée 
dans mon système, par la couleur, le corselet plus étroit, moins ar- 
rondi latéralement. Les petits individus paraissent une espèce à part, 
et sont souvent confondus avec le particeps, dont ils s'éloignent 
par la forme plus allongée. 

Olibrus Gerhardti Flach. 

01. Baudii statura et colore supra simillimus, 01. bicoloris 
T. nigrœ eliam valde aftinis, differt ab illo stria suturali antice ab- 
breviata, slriis cardinalibus postice baud confliientibus et colore cor- 
poris subtus nigro, ad hoc colore ventris, elytris omnino reticulatis 
et metasterno impunctato. Oblongo-ovatus, totus niger, antennis 
pedibusque modo ferrugineis; capite thoraceque subtilissime punc- 
tulalis, haud alutaceis, elytris evidenter alutaceis, striis dorsalibus 
levissimis, cardinalibus postice baud conjimctis, suturali antice ab- 
breviata, metasterno haud punctato. — 2 3/4 à 3 1/4 mill. 

Haute-Silésie : Lâbn (coll. Gerhardt). 

J'ai vu neuf individus bien pareils de cette espèce remarquable, 
qui est sans doute très voisine de ÏOl. Baudii, de Sicile, mais s'en 
distingue à coup sûr. 01. perfidus s'en rapproche aussi beaucoup, 
mais est facile à séparer par la ponctuation métasternale. M. Ger- 
hardt, de Liegnitz, a pris cette espèce au commencement d'août, 
sur les capitules de Senecio nemorensis. 

Olibrus Stierlini Flach. 

Omnium specierum maximus, 01. hicolori valde aftinis, retror- 
sum paulo minus alteuuatiis, niger; elytris apice luleis vcl macula 
liitea indistincta vel fere deiiciente, superlicie vel non (c*) vel elytro- 
rum tertia parte posteriore plus minusve alutaceis ($;, slriis cardi- 
nahbus plus minusve approximatis, vix confluentibus, stria suturali 



— 31 — 

antice abbreviata; subtus dilate piceus, metasterno piceo, medio 
profunde, lateribus haud punctato, antennis pedibusque nifescen- 
tibus. — 3 1/4 à 4 mill. 

France méridionale, Corse, Italie. 

Celte espèce variable, et qui parait propre au bassin de la Médi- 
terranée, se reconnaît surtout, en debors de sa couleur, par la sculp- 
ture de son raetasternum (Les 0. bicolor et bimqculatus, très 
voisins, ont en effet le metasternum entièrement et grossièrement 
ponctué). La coloration claire du sommet des étuis s'étend plus ou 
moins indistinctement en avant; parfois ils sont tout entiers obscurs 
(ex. de Corfou), et les individus ainsi colorés ont tout à fait la 
physionomie d'une espèce particulière. 

Olibrus coccinella Flach. 

Late ovalis, convexus, lateribus rotundatis, niger ; elytrorura ma- 
cula minore distincta, rotunda, anteapicaii, testacea vel rufa; tho- 
race angulis posticis subrectis, apice rotundatis ; elytris stria suturali 
plus minusve intégra, striis cardinalibus postice non coniluentibus, 
sed convergentibus, superficie elytrorum apice excepto haud alutacea; 
metasterni processu lato, antice rotundato, illo sat sparsim fere non 
punctato, antennis pedibusque rufotestaceis. — 3 à 3 1/2 miU. 

Vienne {Reitter); France mérid., Crimée, Balkans, Espagne. 

Cette jolie espèce a été confondue jusqu'à présent avec 0. bi)na- 
culatus Kiist. Mais grâce à la communication des deux individus 
originaux de Kùster, je suis eu mesure de rectitier celte erreur. 
M.Tournier, qui a reçu de source sûre le bimaculatus Kiist. sous le 
nom de maculifer Waltl, aftirme également que notre espèce n'est 
pas celle de Waltl. Le coccinella manquait dans la collection de 
Kùster; il ne s'y trouvait aussi sous les noms de 0. affinis et li- 
quidus que des variétés de couleur de 0. bicolor. Son discoïdeus, 
dont je possède un exemplaire typique, n'est rien autre chose qu'un 
affinis à coloration claire. 



Pour terminer, je crois à propos de dire un mot d'une note de 
M. Cl. Rey, insérée dans Y Echange (n" du 15 février 1889), sous 
le titre « Remarques en passant. Phalacrides. » 

M, Rey crée plusieurs noms nouveaux pour des variétés d'es- 
pèces connues, et indique certaines localités de capture qui ne sont 
pas sans intérêt. Je crois donc qu'il est bon d'établir la concor- 
dance entre ses noms et ceux du présent travail. 



— 32 — 

Olihrus bhnaculatus, cité par M. Hey, est. évidemment ou le 
coccineUa Flach, ou le hicolor vrai (car, ainsi que je vais le dire, 
M. Rny me paraît inscrire sous ce dernier nom une autre pspèce). 
\in tout cas, ce n'est pas le himaculatus Kùst., qui se distingue 
précisément par la tache claire peu distincte, au rebours de ce qui 
se voit chez les individus de notre collègue lyonnais. 

Olihrus œnescens me semble bien être cette espèce, mais le peu 
qu'en dit M. Rey en le comparant au hicolor me prouve que sous 
ce nom de hicolor, il possède presque sûrement le Stierlini Flach 
et non le hicolor vrai. Fn effet, cenescens et Stierli)ù diffèrent 
peu d'aspect général, sauf (\\\'œnescens est, comme le dit M. Rey: 
« un peu plus oblong, obscurément bronzé, elc. i> En revanche 
œnescens diffère notablement de hicolor qui est plus ramassé, 
plus obtus et pourvu d'une tache rouge auteapicale bien nette et 
isolée, et non pas fondue et étendue jusqu'au bout comme chez 
Stierlini ei œnescens. M. Rey n'eût pas eu de peine à distinguer 
œ.nescens de hicolor, s'il eut connu vraiment ce dernier. 

La description du 0. convexus Rey, si courte qu'elle soit, me pa- 
raît s'appliquer aux ivamiiwvf?, àe flavicornis. J'ai vu souvent cette 
altération de la forme chez les Olihrus récemment écios. Ils parais- 
sent plus comprimés latéralement, et f>nr suite plus convexes. 

0. suhsulcatus est évidemment une variation légère de flavi- 
cornis à stries dorsales un peu mieux marquées à la base. (Vest nn 
acheminement à la forme helveticus, qui les a bien marquées sur 
toute leur longueur. Cette dernière forme, que M. Rey signale dans 
l'Ain et aux environs de l>yon, doit se prendre dans tout le Sud-Est 
au moins, car je la possède de la Grande-Chartreuse, de Savoie (Mou- 
tiers) et des Hautes-Alpes (St-Julien-Beauchène). 11 n'est presque 
pas nécessaire de dire qu'elle ne mérite en aucune façon le nom 
d'espèce, ainsi que l'a fort bien reconnu M. Flach. Non seulement le 
passage que fait la v. suhsulcatus le démontre, mais je puis 
ajouter que dans plusieurs autres espèces du genre, les stries dorsales 
arrivent chez certains individus à se creuser assez pour apparaître 
bien nettement sous tous les jours, et avec une force absolument 
égale à celle qu'on remarque chez la v. helveticus. J'en puis donner 
comme exemple le 0. affinis où le fait est fréquent. 

Entin le Phalacrus suhseriatus Rey n'est qu'une variété à 
ponctuation un peu moins confuse que d'ordinaire du coruscus. 
D'après la brève description qu'en donne M. Rey. il semble qu'on 
peut l'assimiler à la v. Brisouti Rye. {Note du Trad.). 



33 



ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GENRE TRIGONOSOMA 

Par le D' G. HORVATH. 



Le genre Trigonosoma, établi par F.-L. de Laporte sur la 
Tetyra nigellœ Fabr., appartient à la famille des Pentatomides et 
y constitue, avec les genres Putonia Stâl, Crypsinus Dohrn, Le- 
prosoma BAer. et Asaroticus Ssik.jB. division des Trigonoso- 
tnaria de Stâl. Il se distingue au premier abord de ces genres par 
l'écusson très grand, très large et aussi long que l'abdomen. 

Les Tt'igonosoma sont pour la plupart très rares dans les collec- 
tions. Si malgré cela j'ai pu examiner toutes les espèces et si j'ai 
pu voir tous les types décrits depuis 1860 (sauf la Scutellera 
trigona Kryn.), je le dois uniquement à l'extrême amabilité de 
mes collègues qui m'ont communiqué leurs matériaux. J'en re- 
mercie surtout MM. Jakowleff, Oschanin, Puton et Reuter. 

La diagnose du genre est la suivante : 

Trigonosoma Lap., Ess. Hém., p. 69 (1832). 

Corpus late obovatum vel oblongo-ovatura, subtus valde con- 
vexum, Caput deflexum, planiusculum, antrorsum leviter angusta- 
tum (rarissime antrorsum dilatatum et concaviusculum), apice 
rotundatum, marginibus lateralibus leviter sinuatis, jugis tylo multo 
longioribus et ante banc contiguis ; bucculis valde elevatis. An- 
tennte graciles, articulo primo apicem capitis baud attingente, ar- 
ticulo secundo tertio circiter duplo longiore, Pronotum anterius 
valde déclive, margine poslico ad angulos posticos leviter sinuato, 
angulis bis obtusis, leviter relrorsum prominulis. Scutellum maxi- 
mum, latissimum, apicem abdominis attingens, abdomine beme- 
lytrisque parum angustius, basi capite cum ociilis circiter duplo 
latius. Prostethium margine antico inter oculos et acetabula antica 
fortiter rotundato-dilatato, producto. Pedes validiusculi, tibiis sub- 
triquetris. Abdomen a basi vel fere a basi angustatum, margine ob- 
tuso. 

La tète est construite à peu près sur un modèle unique. Elle est 
plus ou moins planiuscule et subarrondie en devant, subparallèle. 



— 34 — 

sur la moitié antérieure de ses côtés, élargie sur la seconde. Seule- 
ment une variété [falcatum var. reflexura) a la tête un peu 
excavée et dilatée à son extrémité. 

La structure des antennes, malgré les indications contraires de 
quelques auteurs, offre peu de variations. Le deuxième article est 
deux fois environ aussi long que le troisième et celui-ci est un peu 
plus court que le premier article. 

Les angles latéraux du pronotum sont souvent prolongés extérieu- 
rement et en avant et représentent chez quelques espèces de longues 
cornes. 

Le corps et les pattes sont très souvent couverts d'une matière 
singulière qui forme une mince couche d'un blanc grisâtre. Cette 
matière dont j'ai examiné et constaté la nature cireuse, est une sé- 
crétion de ces insectes. Elle a été remarquée déjà par le vieux Domi- 
nique Gyrillo, qui écrivait en 1787 de son Cimex falcatus : « Tolus 
adspersus pulvere griseo. » 

Les espèces, actuellement au nombre de 13, sont propres à la 
faune paléarctique et réparties entre l'Europe méridionale, le nord 
de l'Afrique et l'Asie occidentale jusqu'au Turkestan. Ce pbjs, avec 
la Turcomanie, la Perse septentrionale et la Transcaucasie, est la patrie 
de prédilection des Trlgonosoma, dont 12 espèces se rencontrent 
dans ces pays asiatiques, soit exclusivement {cribrosuni, produc- 
tum, ceriferum, Putoni, carinaiu)n, Oschanini^ oblongum), 
soit aussi en Europe (halophilum) ou en Afrique [modestian). 
Trois espèces {riisticum, Fischeri, falcatum) se trouvent égale- 
ment en Europe, Asie et Afrique. Une espèce [ohesum] est pro])re 
au nord de l'Afrique. 

On peut distinguer les 13 espèces par le tableau suivant: 

1 (2). Tête plus courte que large avec les yeux ; rostre prolongé au- 

delà des hanches postérieures ; bords latéraux antérieurs du pro- 
notum droits ; deuxième segment ventral sillonné au milieu. 
(S. -G. Trigonosoma s. str. = Glypheria Muls.-R.) 

1. T. rusticum Fabr. 

2 (1). Tête aussi longue que large avec les yeux ; rostre n'atteignant 

que les hanches postérieures; bords latéraux antérieurs du pro- 
notum sinués.; deuxième segment ventral non sillonné. 

(S. -G. Selenodera Horv.). 

3 (18). Corps largement ovalaire ; écusson plus court, rarement 

[ceriferum) aussi long que la largeur du corps au niveau de la 
base de l'écusson, 

4 (13). Connexivum non tubercule. 



- 35 - 

5 (6). Pronotum sans ride transversale sur le disque. 

2. T. obesum Stâl. 

6 (5). Pronotum avec une ride transversale bien distincte, lisse et 

calleuse. 

7 (10). Partie antérieure déclive du pronotum convexe; ride trans- 

verse distinctement élevée, droite, non courbée en avant à ses 
extrémités ; un tubercule calleux lisse et pâle de chaque côté de 
la base de Técusson. 

8 (9). Dessus du corps à ponctuation fine; angles latéraux du pro- 

notum bruns; écusson ordinairement avec deux traits brunâtres 
à sa moitié apicale 3. T. halophilum Jak. 

9 (8). Surface fortement ponctuée et d'un jaune testacé unicolore. 

4. T. cribrosiim Horv. 
■10 (7). Partie antérieure déclive du pronotum concave ; ride trans- 
versale du pronotum à peine élevée, mais distinctement courbée 
et sinuée antérieurement; écusson sans callosités blanchâtres à la 
base. 

11 (12). Taille plus grande (9 1/2 à 11 mill.); angles latéraux du 
pronotum peu saillants, la distance entre leurs extrémités nota- 
blement plus petite que la longueur du corps. 

5. T. Flscheri H-Sch. 

12 (M). Taille plus faible (7 à 7 1/2 mill.): angles latéraux du pro- 
notum prolongés en une longue corne, la distance entre les 
extrémités des cornes égale à la longueur du corps. 

6. T. producium Jak. 

13 (4). Gonnexivum tubercule. 

14 (17). Ride transverse du pronotum faible ou nulle, rarement 
bien distincte, mais dans ce cas elle est fortement sinuée et on- 
dulée. 

15 (16)T Cornes thoraciques plus ou moins sinuées en avant, sou- 
vent très longues, leurs bords postérieur et antérieur noirs ; 
écusson plus court que la largeur du corps au niveau de la base 
de l'écusson 1. T. falcaium GyriU. 

16 (15). Cornes thoraciques à bord antérieur droit, peu saillantes, 
obtuses, non bordées de noir ; écusson aussi long que la largeur 
du corps au niveau de la base de l'écusson. 

8. T. ceriferwtn Horv. 

17 (14). Ride transversale du pronotum bien distincte, fortement 
élevée, mais peu sinuée, non ondulée, seulement dans la ligne 
médiane faiblement anguleuse en avant; angles latéraux du 
pronotum bruns, peu saillant?, obtus. . , 9. T. Puloni iak. 

18 (3). Corps en ovale allongé ; écusson plus long que la largeur du 
corps au niveau de la base de l'écusson. 



— 36 - 

19 (20j. Surface grossement ponctuée et ruguleuse ; ride transverse 
■ du pronotiim non lisse, ni calleuse. 10. T. carinatum Jak. 

20 (19). Dessus du cor[»s simplement ponctué, non riiguleux ; ride 
transversale du prouotum lisse et calleuse d'un blanc plus ou 
moins jaunâtre. 

21 (22). Ride transverse du pronotum à peine élevée et non paral- 
lèle au bord postérieur mais distinctement courbée et sinuée an- 
térieurement; connexivum sans tubercules. 

11. T. Oschanini Horv. 

22 (21). Ride transverse du pronotum distinctement élevée et pa- 
rallèle au bord postérieur ; connexivuin tubercule. 

23 (24). Angles latéraux du pronotum plus ou moins prolongés 
extérieurement et en avant ; ride transversale du pronotum un 
peu ondulée; un point calleux blanc de chaque côté de la base 
de l'écusson 12. T. modestum Jak. 

24 (23). Angles latéraux du pronotum non saillants, très obtusé- 
ment arrondis; ride transverse du pronotum tout à fait droite ; 
écusson sans point calleux lisse de chaque côté de sa base. 

13. T. oMongum Horv. 



SUBG. TRIGONOSOMA s. str. 
Ghjpheria Muls.-R., Pun. France. Scutell., p. 72 (1865). 

Caput latitudine cum oculis brevius. Rostrum pone coxas poslicas 
extensum. Margines latérales antici pronoti recti. Segmentum ven- 
trale secundum medio canaliculatum. 

1. T. rusticum Fabr. 

Late obovatum, supra fnsco-castaneum, dense distincteque punc- 
tatum ; capite parteque dimidia antica pronoti ferrugineo-testnceis, 
fusco-punctatis; pronoto ruga transversali destituto, angulis latera- 
libus extrorsum parum prominulis, apice rotundatis, marginibus la- 
leralibus posticis parte ultra ktera corii sita capite sallem dimidio 
breviore; scutello quam latitudo corporis ad basin illius breviore, 
pone médium angustato et hemelytra occuUanle, basi transversim 
fortins elevato ; pectore et ventris disco basi fusco-testaceis; anten- 
nis, pedibus lateribusque ventris eu tu connexivo slramineis, hujus 
margine haud tubercnlato; segmentis genitalibus nigris. cfÇ*- — 
Long., 8-9, Idt. iuler ang. lat. pronoti 6 1/2-7, ad basin scutelli 
5 1/2-6 mill. 



— 37 — 

o*. Segmente genilali convexo, apice medio vix sinuato. 

Cimexrvsiicus Fabr. Spec. Ins., II, p. 339, 5 (1781). 

Chnex œruginosus Cyrill., Ent. Neap., lab. 6, fig. 3 (1787). 

Cimex Nigellœ Fabr., Mant. Ins., Il, p. 280, 5 (1787) ; Eyit. 
Syst., IV, p. 82, 8 (1794); Panz., Faun. Germ., 66, tab. 19 (1799); 
Wolff, Icon.Ciin., III, p. 92, 86, lab. 9, fîg. 86 (1802). 

Ciniex flavipes Vill., Entom., I, p. 483, 14 (1789). 

Telijra Nigellœ Fabr., Syst. Rhyng., p. 140,55 (1803); H-Sch., 
Nom. Elit., \, p. 54 (183.5); Blancb., îlist. des Ins., III, p. 156,5 
(1840); Bamb., Faun, And., II, p. 96, I (1842). 

Scutcllara Nigellœ Latr., Hist. Nat., .\II,p. 179, 10 (1804). 

Ventocoris Nigellœ Hahn, Wan:;. Ins., II, p. 36, fig. 133 
(1834). 

Trigonosoma Nigellœ Biirra., Handh.., II, l,p. 389, 3 (1835); 
Cosln, Cïm. Neap., cent. I, p. 64, 1 (1838); Germ., Zeitschr., I, 
p. .56, 2(1839); Am. Serv., Hist. des Hem., p. 48, 1 (1843): KoL, 
Met. Ent., IV, p. 15, 134 (1846); Gorski, Anal. Ent., I, p. 46, 13 
(1852); Fieb., Eur. Hem., p. 372, 1 (1861). 

Glypheria œruginosa Muls.-R., Pioi. France Scutell., p. 73, 
1 (1865). 

Scutellera trigona Kryn., Trudy Charkoic. Univ., IV, p. —, 
6 (1871). 

Trigonosoma œruginosum Put., Syn. Hém. France, JI, 
p. 16, 2 (1881); Jak., Trudy Russk. Ént. Obts., XIII, p. 144 
(1882); Horœ Soc. Ent. Ross., XVIII, p. 220 (1884). 

Eurofia meridionalis; Algeria ; Tunisia ; Syria: Aleppo!; Asia 
minor: Brassa ! Amasia ! Caucasus ; Turkestan ! 

Celte espèce est la plus répandue du genre et n'est pas très rare 
dans les pays méridionaux sur Nigella arvensis L. 

Elle ne varie que peu. La couleur foncée de la base du ventre est 
plus ou moins étendue, mais n'occupe que rarement le ventre en- 
tier. M. Costa a indiqué une variété chez laquelle le dessus du corps 
est entièrement noirâtre, mais qui m'est restée inconnue. 

Cette espèce étant le type du genre Trigonosoma Lap., Mulsant 
et Uey ont eu ton de la séparer de ce genre et de créer pour elle le 
genre Glypheria. 



SUBG. SELENODERA Horv. 



Caputlatitudine cum oculis aequilongum. Hostrum coxas posticas 
haud superans. Margines latérales autici pronoti sinuati. Segmentura 
ventrale secundum medio haud canaUculatum. 



Par les caractères ci-dessus indiqués, ce sous-genre se distingue 
bien nettement du précédent. II renferme la plupart des esoèces et 
doit recevoir un nom nouveau parceque le nom de Trigonoso)na 
s. str. doit être réservé, comme je Tai dit plus haut, pour le Tri- 
gonosoiiia rusticum Fabr. 



2. T. obesum Still. 

Late obovatum, flavo-testaceum, sat dense distincteque puncta- 
tum ; pronoto rugo discoidali transversa destituto, marginibus late- 
ralibus anticis distincte sinuatis, angulis lateralibus extrorsum et 
leviter antrorsum modice et sal obtuse productis, concoloribus, 
marginibus lateralibus posticis parte ultra latera corii sita capite di- 
midio breviore ; scutello quam latitudo corporis ad basin illius bre- 
viore, basi utrinque impresso et transversim elevato, ibique fortius 
punctato, pone médium hemelytra occultante; connexivo haud tu- 
berculato. cfÇ. - Long., 9-10 1/3, lat. inter ang. lat. pronoti 
7 1/4-8, ad basin scutelii 6-7 mill. 

o*. Segmento genitali apice levissime sinuato. 

Trigonosoma obesum Stâl, Hem. A/"r., I, p. 84, 2(1864). 

-ilgjptus: Cairo! {Mus. Holm. ); A]gena: Bona ! (Autran)'. Var. 
humeraJe Horv. Angulis lateralibus pronoti nigris cf. .Egyptus : 
Càlvo \ {Au(ran). ^''^ 

Je dois à l'obligeance de M. Clir. Aurivillius la communication du 
iype unique de cette espèce appartenant au Musée de Stockholm, 
M. luig. Autran en a r.-çu une femelle de Bône. MM. Lelhierry et 
G. Mayr m'ont communiqué deux vieux exemplaires dont la patrie 
est inconnue, mais qui proviennent probablement de l'Égyple. 

La variété avec les angles latéraux du pronolum noirs a été prise 
le 17 octobre 1887 par le D^ G, Schweinfurth au Caire, et l'exem- 
plaire unique fait partie de la collection de M. Kug. Autran, à Ge- 
nève. 

3. T. halophilum Jak. 

Late obovatum, fuscescenli-testaceum, subtiliter punctulatum ; 
pronoto parte antica declivi convexa, disco rugo transversali elevata 
pallida, laevigata, callosa, latiuscula, intégra, recta, postice sœpe 
fusco-terminata instructo, marginibus lateralibus anticis leviter si- 
nuatis pallidis, angulis lateralibus paulloprominulis, late rotundatis, 
supra subtusque caslaneis, marginibus lateralibus posticis parte 



— 39 — 

ultra lalera corii sita capite dimidio breviore ; sciitello quam lalitado 
corporis ad basin illius paullo breviore, pone médium ann;ustato, 
basi Iransversim elevalo, fortins punctato et tuberculis duobus palli- 
dis lœvisatis callosis instruclo, pone apicem plerumque vitlis duabus 
lono-itudirialibus curvatis infuscatis, maculam auguste oblongo- 
elongatam pallidiorem includentibus notato ; corpore subtus flavo- 
testaceo; pectore fusco-punctato ; ventre vittis tribus obsoletis, punc- 
tis acervatis nigris formatis signato ; connexivo haud tnberculato 
cf^. — Long., 6 1/^-7, lat. inter ang. lat. pronoti 5-5 1/4, ad basm 
scutelli4 l/2-4 3/4miIl. . 

d*. Segmente genitali apice superne recto, haud smuato. 

Trlgonosoma halophila Jak., Bull. Soc. Nat. Moscou, 1874, 
II p. 232, tab. 10, tig. 1 ; Trudy Russh. Ent. Obis., XIII, p. \U 
(1882)- Horœ Soc. Ent. Ross., XVIII, p. 220 (1884). 

Hossia meridionalis : Aslrachan ! Sarepla ! ; Turkestan : prov. 
Semiretschje et Ferghana ! 

Cette espèce habite, d'après M. JakowlelT, les terrams sales, dans 
le gouvernement d'Astrakhan. M. Oschanin m'écrit qu'elle se trouve 
en Turkestan dans la province de Fergliana seulement dans les mon- 
tagnes jusqu'à une hauteur de 7.000 pieds. 

Les angles latéraux du pronotum sont bruns en dessus et en des- 
sous, mais leur e.xtrêrae bord reste toujours jaune de sorte que la 
couleur foncée du dessus et du dessous de ces angles est toujours 
divisée par une ligne i)âle. 

Tous les exemplaires que j'ai vus des diverses collections, provien- 
nent des chasses de MM. Becker, Jakowleff et Oschanin. 



4. T. cribrosum Horv. 

Late obovatum, flavescenti-testaceum, fortiter fusco-pnnctatum ; 
pronolo parte antica declivi convexa, disco ruga transversali éleva ta, 
loBvigata, callosa, angusta, recta inslructo, marginibus laterahbus 
anticis levissime sinuatis, angulis lateralibus modice prominentibus, 
rotundatis, concoloribus, marginibus lateralibus posticis parle ultra 
latera corii sita capite fere 2/3 breviore ; scutello quam latitudo cor- 
poris ad basin illius, vix breviore, abdomine distincte angustiore, 
basi tuberculis duobus lœvigatis callosis pallidis inslructo, latenbus 
ultra médium parallelis; pectore ventreque utrinque longitrorsura 
obsolète fusco-vittatis ; connexivo haud tuberculato cfQ. — Long., 
5 3/4-6, lat. inter ang. lat. pronoti 4 1/4-4 1/2, ad basin scutelli 
3 3/4-4 mill. 

cf. Segmento genitali apice superne sinuato. 



— 40 — 

Turkestan : provincia Semiretschje ! (Oschaniyi, Reuter, Hor- 
vath). 

Bien différent du T. halophilum par la taille moindre et moins 
rétrécie en arrière, la ponctuation plus forte, la ride transversale du 
pronotum plus étroite, les angles latéraux du pronotum moins lar- 
gement arrondis et concolores et l'écusson unicolore sans traits bru- 
nâtres sur la partie apicale. 

5. T. Fischeri H-Scli. 

Griseo-flavescens vel fuscescenti-testaceum, sat remole fu?co-punc- 
tatum; capite, lobo antico pronoti parteque corporis inferiore palli- 
dioribus ; pronoto parte antica declivi plano-concava, disco ruga 
latiuscula transversali parum elevata, pallida, la^vigata, callosa, in- 
tégra, postice fusco-vel rarissime nigro-terminata, utrinque sensim 
leviter antrorsum curvata instructo, marginibns lateralibus anticis 
foititer sinuatis, angulis lateralibus modice et valde obtuse extrorsum 
et leviter antrorsum productis, antice et postice fusco-vel rarissime 
nigro-limbatis, marginibus lateralibus posticis parte ultra latera co- 
rii sita capite breviore ; scutello quam latiludo corporis ad basin 
illius subbreviore, pone médium angustato, basi transversim elevato 
et ruguloso-punctato; connexivo baud tuberculato cf$. — ^ong., 
9 1/2-H ; lat. inter ang. lat, pronoti 7 l/i2-9, ad basin scutelli 6 1/2- 
7 1/2 mill. 

rf. Segmcnto genitali apice late quadrangulariter exciso. 

Trigonosoma Fischeri H.-Sch., ^Vanz.. Ins., IX, p. 331 
(1853); Stâl, Hem. Afr., l, p. 84, 1 (1864); Reut., Berl. Ent. 
Zeitschr., XXV, p. 164, 1 (1881). 

Trigonosoma Baerensprungii Stâl, Berl. Ent. Zeitschr., 
IV, p. 277 (1860). 

Trigonosoma Lehmanni Fieb., Wien. Ent. Monatschr., 
VIII, p. 334, 22(1864). 

Trigonosoma umhrosum Jak., Trudy Russk. Ent. Obts., 
XIII, p. 145(1882). 

Corsica! {Bfus. Yienn.)\ yEgyptus ! {Reuter}-, Nubia ! [Mus. 
Yienn.); Kordot'an! (lfa?/r); Asia niinor : Amasia ! {Mus. Vienn.); 
Caucasus: Apscheron ! {Jakoiole/f); Turcomania ! {Mus. Vienn.). 

Le segment génital du mâle présente à son bord postérieur chez 
cette espèce ainsi que cliez la suivante, une large écbancrure qua- 
drangulaire tandis que chez les mâles des autres espèces le bord pos- 
térieur du segment génital est plus ou moins faiblement sinué. 



— 41 — 

J'ai examiné au musée de Vienne (Autriche) le type unique du 
T. Lehnianni Fieb., delà Tnrcomanie, et je puis confirmer l'in- 
dication de M. Reuter que ce n'est qu'un individu plus obscur de 
la présente espèce. Cet exemplaire Ç (et non cf comme l'a indiqué 
Fieber) a le dessus d'un brun ferrugineux et les bords et l'extrémité 
des angles latéraux du pronotuui largement noirs ; la ride trans- 
versale calleuse du pronolum est terminée en arrière de noir au 
lieu de brun. 

Le T. umbrosum Jak. dont l'auteur m'a communiqué le type 
unique du Caucase, appartient à la même variété plus foncée. 

Les exemplaii'es de Corse que j'ai vus au musée de Vienne, ont 
été pris en 1853 par J. Mann. 



6. T. productum Jak. 

Late obovatum, supra fuscescens, subtiliter punctulatum ; pro- 
noto parte antica declivi concava, disco ruga transversali parum 
elevata pallida, laevigata, callosa, intégra, utrinque antrorsum cur- 
vata, fere usque ad apicem angulorum lateralium extensa instructo, 
marginibus lateralibus anticis fortiter sinuatis, angulis lateralibus 
in cornu longum extrorsum et antrorsum vergentem, apicem versus 
sensim gracilescentem et antrorsum ultra margineui anticum pro- 
nuti extensum prodiiclis, cornubus bis humeralibus antice, postice 
apiceque nigro-limbalis ; marginibus lateralibus posticis pronoti 
parte ultra latera corii sita capile longiore ; scutello quam latitudo 
corporis ad basin illius distincte breviore, pone médium angustato, 
basi transversim elevalo et fortius punctato ; corpore sublus fusces- 
centi-testaceo, dense distincteque fusco-punctato ; connexivo baud 
tuberculato cfÇ. — Long., 7-7 1/2; lat. inter ang. lat. pronoti 
7-7 1/2, ad basin scutelli 5-5 1/4 mill. 

d*. Segmento genitali apice late quadrangulariter exciso. 

Trigonosoma productum Jak., Horœ Soc. Ent. Ross., XIX, 
p. 106, 3 (1885). 

Turcomania : Achal-Tekke ! {Jakoioleff); Turkestan : Tscbinas ! 
{Oschanin, Horvath). 

Cette espèce ressemble par sa forme générale et par ses cornes 
thoraciques longues à l'espèce suivante ; mais elle en est très dis- 
tincte par sa surface plus foncée et plus finement ponctuée, la ride 
transversale du pronolum d'un blanc jaunâtre, calleuse et lisse et le 
connexivum non tubercule. De plus, le dernier segment génital du 
mâle présente à son bord postérieur une large échancrure quadran- 
gulaire au lieu d'être faiblement sinué. 



42 - 



7. T. falcatum Cyrill. 

l.ate obovatum ; pronoto disco ruga transversal! nulla vel tantiuu 
obsoleta (laiissirne dislincta) et undulata, medio anlrorsum rotun- 
dalo-curvata instructo, niarginibus lateralibus anticis foiiiler sinua- 
tis, angulis lateralibus in cornu plus minusve longum productis, 
cornul)us bis luiraeralibus anlice et postice nigro-limbatis, subtus 
propeapicemiiigro-maculatis, uiargine antico plus minusve siuualis; 
sciitello quam latiludo corporis ad basin illius distiucte breviore, 
pone médium angustato ; connexivo tuberculato. 

o*. Segmenlo genitali apice superne levissime sinuato. 

Forma lypica: Flavo-testaceum, griseo-flavescens vel fusco- 
testaceum, dense distincteque fusco-punctatum ; capite planiusculo, 
ante sinus latérales baud ampliato, jugis apice extus rotundatis vel 
valde oblique rolundato-truncatis ; pronoto ruga transversal! obso- 
leta vel nulla, cornubus bumeralibus lonyis, extrorsum et anlror- 
sum vergentibus, apicem versus sensira gracilescentibus, antrorsum 
ultra apicem pronoli productis, marginibus lateralibus posticis parte 
ultra latei'a cor!! sila capite longiore; scutello basi utrinque impresso 
et transversim elevato cf^. — Long., 8 1/2A), lat. !nter ang. lat. 
pronol! 8 1/2 9, ad basin scutell! 0-6 1/2 niill. 

Cimex falcalus Cyrill., Ent. Neap., lab. (3, tig. 9 (1787j, 

Trigonosoraa DesfunLaini Germ., Faun. Ins. Fur., 21, tab. 
\9 {\83d); Zeilschr., I, p. 56, 1 (1839); Gorski, Anal. Ent.,\, 
p. 46, 14 (1852); Fieb., Fur. Hem., p. 373,2 (1861). 

Trigonosoma. falcata Costa, Ciyn. Neap., cent. III, p. 57, 2 
(1852). 

Trigonusoma BoheuiaHi Dobrn, Sett. Fnt. Ze'it., XXI, p. 100, 
2 (1860), 5(ic. spec. typ. 

Trigonosoma falcatum Jak., Horœ Soc. Fnt. Ross., XVIII, 
p. 219 (1884). 

Italia meridionajij : Apulia(sec. Cyrillo); Sicilia ! {Mus. Vienn.y 
H. Ragusa); Marocco ! [Dohrn); Algeria : OranI Teniet-el Had ! 
Bou-Saada ! Nemours! Biskra! B.itna! Boue!; Tunisia (sec. Fer- 
rari et Puton); ^gyplus (sec. Dallas); Rossia meridionalis : Tau- 
r!a (sec. Gorslii). 

Cette espèce, qui babite les pays du bassin de la Méditerranée (1) 



(1) L'iiidicalicii de Dallas que le iMusée de Londres possède cette espèce aussi de l'ile 
de Ceylau, est évidemraeul erruaèe et se rapporte peut-être à uue autre espèee eucore 
iaconiiue. 



est fort variable. Elle montre dans la structure de la tête et surtout 
dupronolum une telle variabilité qu'on serait disposé à la diviser en 
plusieurs espèces. Cependant l'examen comparatif de près de cin- 
quante exemplaires provenant de différents pays m'a démontré que 
les caractères qui donnent à certaines formes souvent un aspect tout 
à fait différent, sont inconstants et que par conséquent ces diverses 
formes ne sont que les variétés d'une seule espèce. 

On peut diviser ces variétés en deux groupes. L'un renferme celles 
chez lesquelles les cornes du pronotum sont aussi longues que chez 
le tj'pe, c'est-à-dire dont la largeur entre les cornes tboraciques est 
égale ou à peu près égale à la longueur du corps ; chez le deuxième 
groupe ces cornes sont plus courtes. 

Il y a cinq variétés, trois à cornes longues et deux à cornes cour- 
tes. Je les distingue comme suit; 

A) Cornubus bumeralibus pronoti longis, antrorsum ultra mar- 
ginem anticum pronoti produclis, ut in forma typica. 

Var. reflexum Horv. Pallide testaceo-flavescens, sœpe nonnihil 
virescens, subtiliter punctulatum; capile antrorsum dilalato, ante 
tylum concaviusculo, marginibus iateralibus apicem versus refïexis, 
jugisapice kte rotundatis; pronoto ruga transversal! destituto, cor- 
nubus bumeralibus gracilibus ; céleris ut in forma typica d"^. — 
Long., 8 4/4-8 1/2, lat. inter ang. lai. pronoti 8 1/4-8 1/2, ad basin 
scutelli 6-6 1/4 mill. 

Tetyra Desfontainii Hamb., Faim. And. ,11, p. 97, 2 (1842). 

Trigonosorna Desfontainii Am.-Serv., Hisl. des Hém.,]). 48, 
2 (1843). 

Trigonosorna falcata Muls.-R., Pun. France Sciitell., p. 77, 
1 (1865). 

Trigonosorna falcatum Put., Sgn. Hérn. France, II, p. 16, 
1 (1881). 

Gallia meridionalis : Montpellier; Hispania: Madrid! [Puton); 
Sicilia ! {Mus. Vienn.). 

Diffère par la structure singulière de la tête non seulement du 
type et des autres variétés, mais en même temps aussi de toutes les 
autres espèces de ce genre. Kambur avait très bien remarqué et dé- 
crit ce caractère, ce qui appert par sa phrase : « La tète est un peu 
dilatée et excavée à son extrémité; son lobe moyen est tronqué et 
très court, et les lobes latéraux viennent se joindre au devant de lui 
en se dilatant. » 

Var. Desfontainii Fabr, Minus, fusco-teslaceum, fortiter punc- 
tatum ; pronoto ruga trausversrtli destituto, cornubus bumeralibus 
longis, gracilibus ; scutello subtiliter ruguloso-punctato, plerumque 



— 44 — 

fusco-ferrugineo, elevatione bîsali intordum pallidiore ; ceteris iit in 
forma tjpica cfÇ. — Long., 7 ij"2-8 1/2, lat. inter ang. lai. pronoti 
8 1/2, ad basin sculelli 5 1/2-G 1/4 miU. 

Cimex Desfontainii ?ah\\, Ent. Syst., IV, p. 89,40(1794); 
Coqneb., Illustr. Ins., I, p. 39, lab. 10, fig. 5 (1799). 

Tetyra Desfontainii Fabr., Syst. Rhyng.., p. 141, 61 (1803). 

Scutellcra Desfontainii I.at., Hist. Nat.., XII, p. 179, 9 (1804). 

Hispania! (Mus. Holiu. el Lubec), Aguilas) [Lethierry); Alge- 
ria: Oran ! (Horvath); Barbaria (sec. Fahr.). 

A cette variété appartiennent, d'après la figure de ("oquebert les 
individus à taille pins faible avec les cornes thoraciques plus grêles 
et avecl'écusson ordinairement d'un brun ferrugineux. 

Var. Balassogloi Horv. Latiusculum, sordide flavescenti-testa- 
ceum, capite parteque antica declivi pronoti pallidioribus ; pronoto 
ruga transversal! distincte elevata iiistructo, cornubus humeralibus 
crassiuscnlis; scutello, basi excepta, subtililer punctulato; ceteris ut 
in forma typica cf. — l-ong., 7 1/2, lat. inter ang. lat. pronoti 7 1/4, 
ad basin scutelli 5 1/3 mill. 

Turkestan : provincia Syr-Darja ! 

L'unique exemplaire de cette nouvelle variété m'a été envoyé sous 
le nom de T. Balassogloi par .M. Oschanin. Elle se distingue des 
diverses formes du T. falcatum par la ride transversale du prono- 
tum bien distincte. 

B) Cornubus humeralibus pronoti brevioribus, antorsum ultra 
apicem pronoti haud extensis; marginibus lateralibus posticis pro- 
noti parte ultra latera corii sita capite breviore. 

Var. achivum Horv. Griseo-flavescens vel flavo-testaceum, sat 
dense distincteque punctatum ; pronoto ruga transversali minus ob- 
solela instructo, cornubus humeralibus crassis, extrorsuni et leviter 
antrorsum vergentibus, apice late obtusis ; céleris ut in forma typica 
c*Ç. — Long., 8-9, lat. inter ang. lat. pronoti 7-8, ad basin scutelli 
5 1/2-6 mill. 

Grœcia : Attica ! Athen .' Pirseusl Parnassus ! Morea ! NaxosI 
Ne paraît pas très rare en Grèce à en juger d'après ce qu'on la 
trouve dans beaucoup de collections dont je puis citer celles du 
musée de Vienne et de MM. Lethierry, P. Lœw, G. Mayr, Puton, 
Reuler et la mienne. 

Var. orthoceras Horv. Latiusculum, flavo-testaceum, subtililer 
punctatum ; pronoto ruga transversali obsoletissinia vel nuUa, cornu- 
bus humeralibus extrorsum et nonnisilevissime antrorsum produc- 
tis, apiceni versus subito gracilescentibus; céleris ut in forma 



— 45 — 

typica. cf$. — Long., 8-8 1/2, lat. inter ang. lat. pronoti 7 3/4- 
8 1/3 ; ad basin scutelli 6-6 1/4 mill. 

Calabria : Palizzi ! [Mus. Florent.); Sicilia! [Mus. Vienn,, 
Mayr, Ragusa). 

Rappelle par la couleur pâle du dessus et par les cornes du pro- 
notum un peu brusquement rétrécies vers le sommet la var. re- 
flexum ; mais la structure de la tête ainsi que la longueur et la 
direction des cornes thoraciques en sont bien différentes. 



8. T. ceriferum Horv. 

Late obovatum, griseo-flavescens, dense et distincte punctatum, 
plerumque excretione cerea griseo-albida incrustatum ; pronoto 
disco ruga transversali obsoleta, undulata, medio antrorsum rotun- 
dato-curvata instructo, niarginibus lateralibus anticis fortiter sub- 
angulato-sinuatis, angulis lateralibus in cornu brève, obtusum, 
extrorsum et leviter antrorsum productis, cornubus bis humeralibus 
concoloribiis, liaud nigro-limbatis, antice rectis, marginibus latera- 
libus posticis parte ultra latera corii sita capite breviore ; scutello 
latitudine corporis ad basin illius sequilongo, pone médium angus- 
tato, basi transversim elevato et fortins puiictato; conuexivo tuber- 
culato. cfÇ. — Long., 8 1/2-9 1/2, lat. inter ang. lat. pronoti 7 1/4- 
7 3/4, ad basin scutelli 5 1/2-6 mill. 

cf. Segmente genitali apice leviter sinuato. 

Turkestan: Tascbkent! Khodschenl, montes ad Sarafschan et 
Naryn {Oschanin), 

Cette espèce nouvelle est très voisine des T. falcatiim et Putoni, 
mais elle s'en distingue par sa taille un peu plus forte, son écusson 
plus long et surtout par la conformation du pronotum. Les bords 
latéraux antérieurs du pronotum ne sont pas uniformément sinués 
comme chez ces deux espèces, mais anguleusement sinués, c'est- 
à-dire que les bords latéraux de la partie apicole du pronotum, peu 
sinués du reste, se tournent à la base des cornes tboraciques subite- 
ment et directement en dehors. U en résulte que le bord antérieur 
des cornes, qui est plus ou moins sinué chez les T. falcatiira et 
Putoni., est ici droit. Les cornes thoraciques sont pâles et conco- 
ures ainsi que le dessus du corps ; elles ne sont pas bordées de noir, 
ni brunes en dessus et en dessous. 

La sécrétion cireuse paraît très abondante chez cette espèce, puis- 
Revue d'Entomologie. — Février 1889. 4 



- 46 - 

qu'elle en est presque toujours couverte sur toutes les parties du 
corps, sauf les yeux, les antennes et le rostre. 



n. T. Putoni Jak. 

Late obovatuin, sordide griseo-flavescens, dense distincteque 
punctatum ; pronoto disco ruga transversal! fortiter elevata conco 
lore, nec Isevigata, nec callosa, postice fusco-marginata instruclo, 
ruga Iota minus curvata, medio antrorsum paullo angulosa et ver- 
sus latera sensim leviter antrorsum curvata, marginibus lateralibus 
anticis forliler sinualis, angulis lateralibus extrorsum et antrorsum 
modice productis, supra sublusque fuscis, apice late obtusis, margi- 
nibus lateralibus posticis parte ultra latera corii sita capite breviore ; 
scutello quam latitudo corporis ad basin illius distincte breviore, 
pone médium angustato, basi transversim elevato, fortius punclalo 
et utrinque leviter iinpresso ; connexivo tuberculato. cfÇ. — Long., 
7 1/2-8, lat. inter ang. lat. pronoti 6 4/2-7. ad basin scutelli 5 1/4- 
5 3/4 mill. 

cf. Segmente genitali apice leviter situato. 

Trigonosoma Putoni Jak., Trucly Russh. Ent. Obts., X, 
p. 75, 3 (1877) et XIII, p. 144 (1882). 

Trigonosoma Stâli Reut., Berl. Ent. Zeitschr., XXV, p. 155, 
2 (1881) sec. spec. typ. 

Persia septentrionalis ! {Mus. Holm., Jakoioleff, Puton, 
Reuter). 

Cet insecte ressemble beaucoup au T. falcatum var. Balas- 
sogloi; il en diffère cependant par les cornes thoraciques unifor- 
mément rembrunies en dessus et en dessous, au lieu d'être bordées 
de noir en avant et en arrière, et par la ride transverse du pronotum 
peu courbée. Celle-ci n'est pas ondulée comme chez les deux es- 
pèces précédentes, mais représente deux lignes peu concaves en avant 
qui se rencontrent sur la ligne médiane sous un petit angle ouvert 
en arriére. 

Le deuxième article des antennes serait, d'après M. Jakowleff, 
presque quatre fois aussi long que le troisième article ; M. Reuter 
l'indique pour son T. Stâli trois fois et un quart aussi long que le 
troisième article. Or, ces deux indications sont inexactes. J'ai me- 
suré au micromètre les antennes des types de ces deux auteurs, 
et j'ai pu constater que le deuxième article n'est en réalité que deux 
fois aussi long que le troisième. 



— 47 — 



10. T. carinatum Jak. 

Oblongo-ovatum , griseo-flavescens vel fuscescenti-testaceum , 
dense fortiterque nigiiloso-punctatum; pronoto disco ruga plus mi- 
niisve distincta, liaud leevigala, nec callosa, medio aulrorsum paiillo 
angulosa et versus latera fortiteranlrorsurn curvata instructo, mar- 
giaibns lateralibus anticis fortiler sinuatis, angulis laleralibus in 
cornu médiocre, cunéiforme, extrorsum et antrorsura prodiictis, 
cornubus his liumeralibus ullra apicem pronoti extensis, antice et 
postice nigro-limbatis, marginibus lateralibus posticis parte ultra 
latera corii sita capite œqiiilonga; scutello quam latitudo corporis ad 
basin illius lougiore, abdomine distincte angustiore, pone médium 
angiislato, basi transversim elevato et fortins rugoso-punctato, disco 
carina raediana obsoleta, sœpe vix dislinguenda instructo, margi- 
nibus lateralibus nonnihil elevatis ; connexivo forliter tuberculalo, 
cf$. — Long., 7-8; lai., 6-6 3/4, ad basin scutelli 4 J/2-5mill. 

cf. Segmente genitali apice levissime sinuato. 

Trigonosoma carinatum Jak., Hoi^œ Soc. Ent. Ross., XXI, 

p. 298, 2 (1887). 

Turkestan : Taschkent ! {Jakoioleff), df^stura inler Tschinas et 
Dshisak 1 {Oschanin, Horvath), vallis Sarafschan ! {Reuter). 

Celte espèce est remarquable par le dessus giossement ponctué et 
ruguleux. Elle constitue avec les espèces suivantes une section à part 
qui diffère des autres congénères par la forme générale plus allongée 
et l'écusson plus long. Les espèces de celle section ont l'ècusson 
bien plus étroit que l'abdomen, laissant voir une grande portion de 
la code. 

Les côtes longitudinales de l'écusson sont chez cette espèce tou- 
jours peu distinctes et parfois presijue effacées. 



11. T. Oschanini Horv. 

Oblongo-ovalum, supra fuscesenti-testaceum, dense et subtilis- 
simti punctulatum, subliis cum capite pronotique parte antica pal- 
lide flavo-lestaceum, pectore fortius punctalo, ventre subtiliter punc- 
tulalo ; {tronoto disco ruga transversal! vix elevata, pallida, lœvigata, 
callosa, medio antrorsum leviter angulosa et versus latera distincte 
antrorsum curvata instructo, marginibus lateralibus anticis fortiler 
sinuatis, angulis laleralibus incoinu médiocre, triangulure, exlror- 



sum et antrorsum produclis, cornubus bis humeralibus ultra apicem 
pronoti extensis, superne paullo infuscatis, marginibus lateralibus 
posticis parte ultra latera corii sita capite longiore; scutello qtiara 
latitndo corporis ad basin iilius longiore, abdomine distincte angus- 
tiore, pone médium angustato, basi transversim elevato, disco carina 
mediana subtilissima instructo ; connexivo baud tuberculato. o* . — 
Long., 7 ; lat. inter ang. lat. pronoti 5 3/4, ad basin scutelii 4 1/3 mill. 
ci*. Segmeato genitali apice leviter sinuato. 

Turkestan: Khodschent ! (Oschanin). 

Pour la forme générale, cette espèce nouvelle ressemble beaucoup 
à la précédente, mais le dessus du corps est finement et tout sim- 
plement ponctué, non ruguleux ; la tète et la partie antérieure du 
pronolum sont plus pâles que le reste de la surface, la ride trans- 
versale du pronotum est lisse et calleuse, les angles latéraux de 
celui-ci non bordés de noir et le connexivum non tubercule. 



12. T. modestum Jak. 

Oblongo-ovatum, griseo-testaceum, dense subtiliterque puncta- 
tum ; pronoto disco ruga transversa fortiter elevata, pallida, laivi- 
gata, callosa, leviter undulata, medio subinterrupta et latera versus 
sensim gracilescente instructo, marginibus lateralibus anticis dis- 
tincte sinuatis, angulis lateralibus extrorsum et antrorsum paullo 
productis, apice late rotundatis, superne infuscatis, marginibus late- 
ralibus posticis rotundatis parte ultra latera corii sita capite dimidio 
breviore ; scutello quam latitudo corporis ad basin iilius sublon- 
giore, abdomine distincte angustiore, basi fortius punctato et tuber- 
culis duobus parvis pallidis, kevigatis, callosis instructo, laleribus 
ultra médium parallelis; connexixo tuberculato. J. — Long., 6; lat. 
inter ang. lat. pronoti 4 1/2, ad basin scutelii 3 3/4 mill. 

Trigonosoma modestum iak., Trucly Russk. Ent. Ohts., XI, 
p. 207, 5 (1880) et XIII, p. 144 (188^2). 

Persia septentrionalis: Schachrud ! [Jakoioleff'). 

Var. Martini Horv. Fuscescenti-testaceum, fortius punctatum, 
subtus pallidum ; parte anteoculari capitis nonniliil longiore ; mar- 
ginibus lateralibus anticis pronoti fortius sinuatis, cornubus hume- 
ralibus longioribus. cf$. — Long., 6-6 1/2, lat. inter ang. lat. pro- 
noti 4 1/2-5 1/4, ad basin scutelii 3 3/4-4 1/4 mill. 

cf. Segmente genitali apice leviter sinuato. 



— 49 — 

Algeria: Kef-el-Dor ! (Puton), Ouled-Autrem {Marmottan)', 
Transcaucasia : Ordubat ! (Horvath). 

La ride transversale calleuse du pronotum légèrement ondulée, 
mais parallèle au bord postérieur, fait aisément reconnaître cette 
jolie espèce dont j'ai pu examiner le type unique de M. Jakowleff. 

La variété, dont M. le !)"■ Ch. Martin a trouvé deux exemplaires en 
Algérie et M. Leder un mâle en Transcaucasie, est un peu plus 
grande et plus foncée avec la tête un peu plus allongée et les cornes 
thoraciques plus développées. L'écusson montre sur le disque la 
trace d'une très faible carène longitudinale à peine visible. 



13. T. oblongum Horw. 

Oblongo-ovatum, superne griseo-fuscescens, dense distincteque 
punctatum ; pronoto disco ruga transversal! elevata pallida, Isevi- 
gata, callosa, intégra, recta, postice fusco-terminata instructo, mar- 
ginibiis lateralibus anticis leviter siuuatis pallidis, an.nulis latera- 
libus vix prominulis, late rotundalis, supra subtusque infuscatis ; 
scutello quam latitudo corporis ad basin illius distincte longiore, 
abdomine distincte angustiore, basi transversim fortius elevato et 
fortins punclato, lateribus ultra médium parallelis; corpore subtus 
cum anlennis, rostro et pedibus flavo-testaceo, fusco-punctalo ; 
ventre latera versus utrinque vitta obsoleta nigra signato, connexivo 
obsolète tubercnlato ; femoribus tibiisque fusco-conspersis. Ç. — 
Long., 8, lat. inter ang. lat. pronoti 5, ad basin scutelli 4 1/2 mill. 

Transcaucasia : Ordubat ! 

Ressemble par la forme du pronotum pourvu d'une ride transver- 
sale calleuse, lisse et tout à fait droite au T. halojjhilum, mais en 
diffère par la taille plus allongée, le dessus plus fortement ponctué, 
récusson unicolore sans callosités blanchâtres basales, le ventre 
ponctué de brun et le connexivum tubercule. Les angles latéraux du 
pronotum sont très obtusèment arrondis. 



- 50 - 
LES LATHRIDIENS 

DANS LA FAUNA TRANSSYLVANICA DU D^ SEIDLITZ 

Par le R. P. Fr, Mabie-Joseph BELON. 



Les ouvrages du D"" Seidlitz sont justement appréciés par les ento- 
mologistes. On ne s'étonnera donc pas, si, à l'apparition des 3^ et 4^ 
livraisons de la Fauna Transsylvanica, je me suis empressé d'y 
chercher des renseignements nouveaux et intéressants sur la famille 
qui fait l'objet de mes études spéciales. Au point de vue de la classi- 
fication comme delà nomenclature, il y a toujours profit à consulter 
les maîtres. Alors même qu'on peut contester la justesse de certains 
aperçus ou l'exactitude de quelques détails, un peu de lumière jaillit 
au choc des idées, et les questions obscures s'élucident graduelle- 
ment jusiju'à la clarté complète de la science. 

Je n'ai nulle intention d'entreprendre la critique de l'ordonnan- 
cement adopté par l'auteur en ce qui concerne sa 26'= Famille, 
CoLYDnD.iî, dans laquelle il comprend les Lathridiens et plusieurs 
autres groupes de Clavicornes. Gela m'entraînerait trop au-delà des 
limites de ma compétence, il est possible, je l'ai du reste reconnu 
ailleurs à propos des genres Langelandia et Agelandia {Ann. 
Soc.Linn. Lyon, 1882) que l'on réunisse un jour plus étroitement 
les Colydiens et les Lathridiens, dont les formes, en se reproduisant 
parallèlement presque sur un même plan, viennent parfois s'enche- 
vêtrer de telle sorte que les derniers caractères de séparation perdent 
leur valeur et laissent indécise la place réelle d'un insecte. Mais il 
me semble d'ores et déjà inadmissible qu'on fasse des Colydiides un 
magasin de petites espèces sans affinité suffisante entre elles, comme 
les Monotoma, les Thorictidœ, les Leiestes, les Mycetœidœ et 
les Murniidius. Après avoir éliminé ces éléments étrangers, qui 
doivent constituer des familles distinctes ou être annexés à des 
i^roupes dont ils possèdent les principaux caractères essentiels, il y 
aurait encore lieu, à mon sens, de modifier notablement la dispo- 
sition systématique des tribus restantes ; car celle que l'auteur a 
préférée ne lient pas suftisamnient compte des rapports très étroits 
qui existent entre plusieurs genres, outre que les phrases diagnos- 
tiques des tableaux (p. 56 et 57) ne s'appliquent peut-être pas rigou- 
reusement à toutes les divisions comprises sous un même numéro, 
ainsi qu'il est aisé de le constater soit par l'examen direct des in- 



- 51 - 

sectes soit par la comparaison avec les formules des tableaux géné- 
riques (p. 58 et s.), 

A part cette observation sur laquelle je me permets d'attirer l'at- 
tention du D'' Seidliiz, je me propose simplement de recueillir 
quelques fruits de ses recherches personnelles, et de signaler cer- 
taines rectifications, qui pourront être utilisées dans V Errata, ou 
dans une édition ultérieure de la Fauna Transsylvanica. 

Le genre Neoplotera Belon a été importé à Rouen, et non pas 
dans la France méridionale, comme il est dit page 57, note 3. 

Les caractères indiqués pour séparer les genres Metophthalmiis 
Motsch., Cartoclerelhom?,. eti?eueZieria Perris (p. 61, n°^ 5" et 6') 
ne conviennent pas à toutes les espèces. Ainsi, sans parler des 
exotiques, ni même des types européens qui ne sont point cités dans 
l'ouvrage, la Cartoclere filum Aube n'a pas la massue antennaire 
« tri-articulée ■> mais composée de deux articles seulement, et son 
corselet n'est pas « dépourvu de fossette » comme celui de la phipart 
de ses congénères. — De même, la Cartodere filiforiais Gyll. se 
distinç^ue précisément de la C. argus Reitt., et de plusieurs autres 
européennes et exotiques, en ce que les yeux ne sont pas » contigus 
au bord antérieur du prothorax », mais séparés par des tempes plus 
ou moins accentuées. 

A diverses reprises (dans ma Monographie des Lathridiens 
de France et dans des notes publiées aux Compte-rendus de la 
Société Entomologique de Belgique), j'ai fait connaître les motifs 
qui ne permettent pas le maintien du genre Coninomus Thoms. 
Cette manière de voir est partagée par le D"' Seidlitz, qui n'accorde 
à ce groupe (p. 256) qu'une valeur sous-générique. Cependant il a 
conservé dans la phrase dichotomique relative aux Lathridius 
in sp. le caractère de la massue antennaire « tri-articulée », dont la 
valeur et l'exactitude disparaissent devant les faits suivants : 1° chez 
le Lathr. alternans Mannh., espèce delà faune transsylvanienne, 
on peut à peine distinguer trois articles à la massue ; 2° on aurait 
presque le droit d'en dire autant du Lathr. rugicollis 01., où la 
massue est fort peu tranchée ; 3» mais, en tout cas, une forme nou- 
velle de Circassie et du Caucase, Lathr. Belonianus, que M. Edm. 
Reitter a bien voulu me dédier en termes très flatteurs [Wien. ent. 
Zeit., 1889, p. 65), fournit un appoint décisif à la solution de la 
question, puisque sa massue antennaire est exactement bi-articulée. 

Dans la note 7 de la même page 256, l'auteur rappelle, ainsi que 
je l'avais fait moi-même, l'étymologie du genre Lathridius Herbst. 
C'est donc avec raison que Mannerheim et Motschulsky avaient adopté 
une orthographe correcte, abandonnée par le Catalogue de Munich 
et par quelques auteurs récents, mais reprise aujourd'hui — il faut 
l'espérer— détinitivemenl. 



— 52 — 

Ici encore (dans le texte et dans plusieurs notes de la même page 
et de la page suivante), je remarque des rectitications synonymiques 
importantes ; quelques-unes doivent être considérées comme acquises 
et il faut les enregistrer purement et simplement ; d'autres, au sujet 
desquelles on accueillerait volontiers un supplément d'information, 
sont néanmoins fort vraisemblables et suffisamment établies pour 
être acceptées, faute de raisons équivalentes en sens contraire. — 
Les premières sont relatives à une attribution de nom. 11 n'existe 
pas plus de Lathr. angusticollis Humm. que à'angusticollis 
Schiipp. On doit en dire autant de L. constrictus Humm., de Cor- 
ticaria elongata Humm. et de Cort. fuscula Humm. Manner- 
heim, il est vrai, a cité \qs Essais entomologiqiies de cet auteur. 
Faute d'avoir vérifié son allégation, que je trouvais du reste repro- 
duite par les monographes récents, j'ai cru qu'il renvoyait à une 
description authentique, et je me suis conformé de confiance à 
l'usage de mes devanciers. Mais, suivant la juste remarque du D' Sei- 
dlitz, nous n'avons affaire en réalité qu'à des noms in litteris, sur 
lesquels on ne saurait s'appuyer, et qu'on n'a plus coutume de citer 
aujourd'hui. En conséquence, et par application du principe de 
priorité, on devra dire désormais : Lathr. angusticollis Gyll.; 
Lathr. constrictus Gyll.; Cortic. elongata Gyll.; et Cort. fus- 
cula Gyll., tous ces noms ayant été publiés pour la première fois 
avec une description à l'appui dans la Fauna Suecica, 1827. — 
Quant aux autres rectifications, elles ont pour objet l'interprétation 
du Lathr. angusticollis deGyllenhal et de Mannerheim. M. Thom- 
son y a vu l'espèce à corselet étroit et allongé entre toutes ses con- 
génères, que M. Reitter et moi avons appelée Lathr. angulatus 
Mannh.; et il a décrit sous le nom nouveau de Lathr. tremulœ 
celle que nous regardions comme le véritable Lathr. angusticollis 
de Mannerheim. J'ai expliqué ailleurs {Monographie des Lathri- 
diens de France, I, p. 120-121) les motifs qui me paraissaient 
légitimer notre manière de voir; je n'insisterai point sur leur degré 
de probabilité : ce serait plaider les circonstances atténuantes. Je 
préfère me rallier à l'avis d'entomologistes éminents, d'autant mieux 
que les raisons à l'appui, si elles ne sont pas absolument décisives 
comme le serait par exemple l'inspection d'un type de Gyllenhal ou 
de Mannerheim, ont cependant une valeur réelle dont l'esprit peut 
se déclarer satisfait en pareille matière. D'abord, il ressort de la com- 
paraison des textes que les deux auteurs ont vraisemblablement en 
vue le même insecte; tous les détails substantiels sont identiques, et 
l'on pourrait presque assurer que la diagnose et la description de 
Mannerheim sont une transcription légèrement amplifiée de la 
Fauna Suecica. Or, il y est question expressément de petits poils 
dressés sur les élytres: -i in junioribus illœsis individuis, 



— 53 ~ 

elyira pilis quibusàam minutis erectis adspersa videntur », 
dit Gyllenhal ; et Mannerheim le copie, sauf le mot «junioribus » 
qui est supprimé. Parmi les centaines d'exemplaires qui ont passé 
sous mes yeux, je n'en ai vu aucun qui ne présentât le caractère 
mentionné ; alors même que les individus ont été frottés ou qu'ils 
sont en mauvais état de conservation, il subsiste encore, sinon sur 
le dos au moins sur les parties latérales des étuis, une ou plusieurs 
séries de ces petits poils raides tout à fait spéciaux. Au contraire, 
chez l'insecte auquel j'appliquais le nom d'angusticolUs, les 
échantillons très frais sont les seuls où l'on puisse apercevoir une 
certaine pubescence ; de plus, cette pubescence, plantée pour ainsi 
dire au fond des points, n'est ni aussi longue ni aussi raide, et offre 
par suite un aspect assez différent. A ce détail assurément fort ca- 
ractéristique j'ajouterai un fait qui me frappe maintenant davan- 
tage : d'après le comte Mannerheim, son Lathr. angusticollis a 
une aire de dift'usion géographique assez étendue, où il est généra- 
lement coramim ; celte assertion concorde fort bien avec ce que je 
sais sous ce rapport de mon angulatus, mais je ne crois pas qu'il 
en soit ainsi de l'espèce à laquelle j'attribuais le nom d'angusti- 
collis. En ce qui concerne du moins les collections françaises sou- 
mises à mon examen, celle-ci est rare et semble propre à certaines 
régions montagneuses, ce qui expliquerait pourquoi elle n'a pas été 
connue et décrite par l'auteur russe. De tout ce qui précède il résulte 
que la nomencluture sera fixée de la sorte : 

1. L. angusticollis Gyll., 1827; Mannh., 1844; Thoms., 1863; 
[angulatus Reitt., 1875, Belon, 1881). 

2. L. Pandellei Bris., 1863 ; {tremulœ Thoms., 1868 ; angus- 
ticollis Reitt., 1875; Belon 1881). 

Une question resterait à élucider : le L. angulatus Mannh. 
constitue-t-il une espèce distincte de V angusticollis 1 Le. Y)^ Sei- 
dlitz l'affirme (p. 256, notes 8 et 9) parce que, d'après la descrip- 
tion, les élytres du premier n'offrent pas de dépression transverse 
posl-humérale, et leurs intervalles alternes ne sont pas relevés en 
côtes à la base, deux caractères qui appartiennent à V angusticollis 
Mannh. -- Pour moi, je n'en suis pas convaincu, attendu l'extrême 
variabilité que présente la structure des Lathridiens dans les détails 
d'importance secondaire. Qu'on parcoure en elFet une série tant soit 
peu nombreuse d'exemplaires capturés ensemble et surtout à divers 
degrés de maturité, on y trouvera aisément tous les passages. — 
D'après M. Reitter {Wien. ent. Zeit., 1889, p. 65-66), r«n^w- 
latus Mannh. serait identique à V angusticollis Gyll., mais non à 
V angusticollis Mannh.; ce dernier appartiendrait en réalité au 
L. Pandellei Bris, par la sculpture des élytres, de sorte qu'il fau- 
drait corriger ainsi la .synonymie énoncée plus haut: 



— 54 — 

1. L. angusticolUs GyW., 1827 (non Mannh.); Thoms., 1863; 
angulalus Mannh., 1844; Reitt., 1875 ; Belon. 1881). 

2. L. Pandellei Rris., 1863 ; {angusHcoUis Mannh., 1844; 
Reitt., 1875; Belon, 1881 ; tremulœ Thoms., 1868). 

Plus loin (p. 257, note 2), l'auteur de la Fauna Transsylvanica 
se demande si nous avons eu raison, M. Thomson et moi, de séparer 
spécifiquement le Coninomus car hiatus GylL, du C. coustrictus 
Gyll., en nous appuyant sur une différence de largeur dans le pros- 
ternum entre les hanches antérieures. J'ai déjà tranché moi-même 
cette question ; car j'ai déclaré à la fiu de la première partie de ma 
Monographie (p. 203), que ce caractère devenait inapplicable, lors- 
qu'on en faisait l'épreuve sur des matériaux dIus abondants. — 
Quant à l'opinion émise par le D" Seidlitz {ihicl.), qne le L. con- 
strictus Mannh. n'appartiendrait pas à l'espèce de Gyllenhal, 
parce qu'il est dit du corselet « apice in medio rotundatim pro- 
ducto », il n'y a pas lieu de s'y arrêter: ce minuscule détail n'a pas 
une valeur suffisante; il dépend d'ailleurs très probablement, comme 
la contigu ration des marges thoraciques, de la dessiccation de la 
membrane qui les enveloppe chez les Coninomus. 

Arrivons au genre Enicmus Thoms., qui comprend deux sous- 
genres. Le premier (Conithassa Thums.), caractérisé principale- 
ment par son prosternum non caréniforme, est peu riche en espèces, 
la plupart des types décrits par Mannerheim et par les auteurs an- 
ciens n'étant que des variétés plus ou moins accentuées mais réelle- 
ment impossibles à délimiter du vulgaire et cosmopolite E. minu- 
tus Linn. — Je remarque cependant que le D"" Seidlitz s'est efforcé 
de séparer VE. assiniilis Mannh.; (p. 258) il indique deux diffé- 
rences principales, l'une tirée de la taille un peu plus avantageuse 
et plus allongée, l'autre de la conformation apicale des élytres qui 
se termineraient en angle obtus, tandis que leur (txtrémité est lar- 
gement arrondie chez le minutus Linné. Si la réunion de ces carac- 
tères était constante, et qu'elle se rencontrât avec un ensemble fixe 
de détails secondaires, comme ceux que Mannerheim énumèredaiis 
sa description, il y aurait en effet quelque raison de penser qu'on a 
affaire à un type distinct. Mais, on bien je n'ai pas eu sous les yeux 
un véritable assiniilis parmi des milliers d'échantillons provenant 
des contrées les plus diverses du globe, ou bien il m'a été impossible 
de le reconnaître par suite des passages de toute sorte que je cons- 
tite sur les représentants de cette espèce, la plus variable assuré- 
ment entre ses congénères. L'étude de la page inférieure du corps 
m'a toujours manifesté une ponctuation plus forte et moins serrée 
siu- le métasternum que sur le premier segment ventral, avec des 
fossettes posl-coxales à bords plissés, il serait intéressant d'apprendre 
s'il en est autrement chez \'assi)nilis; le fait serait décisif. Aussi, 



— 55 — 

malgré l'opération fastidieuse de décoller les insectes, j'espère que 
le D"" Seidlitz voudra bien se livrer à cette recherche et nous dire le 
résultat de son examen. 

Nous avions également, M. Reitter et moi, rapporté au minutus 
[.. 1'^. anthracinus Mannh. à titre de simple variété. Tel n'est pas 
l'avis de l'auteur de la Fauna Transsylvanica ; il identifie cette 
forme à \'E. hrevicollis Thoms. {carpathicus Reitt.), J'ignore s'il 
a confronté des types. Quoiqu'il en soit, la description de Manner- 
heim pourrait à la rigueur s'adapter à l'insecte décrit de nouveau 
par MM. Thomson et Reitter, autant du moins que j'en puis juger 
d'après le pf'tit nombre d'exemplaires authentiques que je possède. 
Le nom de Mannerheim prévaudrait en ce cas comme plus ancien. 

Au second sous-genre [Enicmus in sp.) appartient une jolie 
espèce décrite en 1850 par Aube, sous le nom de cordaticolUs, et 
de nouveau sous celui de creaicollis par M. Thomson (1868). 
Avons-nous eu raison, M. Reitter et moi, de lui appliquer le nom 
plus ancien (1830) de testaceus Stephens? M. le !)•■ Seidlitz se pro- 
nonce carrément pour la négative (p. 258, note 4), alléguant que la 
marge antérieure du corst'let doit être « bisinuée t> chez l'insecte de 
l'auteur anglais. Outre qu'il ne faut pas faire trop de fond sur les 
moindres détails des descriptions et des dessins de Stephens (car ni 
les uns, ni les autres, ne sont des modèles de perfection) il suffit de 
rappeler que l'espèce très reconnaissable ci son corselet court et fort 
dilaté antérieuiemenl a été signalée depuis longtemps {Trans. 
Eut. Soc. London, V, p. 175) par M. Watei-house comme le tes- 
taceus Stephens. Les entomologistes delà Grande-Bretagne n'oni, 
que je sache, aucun doute à cet égard. 11 n'y a donc pas à modifier 
la nomenclature. 

Je ne ferai aucune observation au sujet des genres Cdrtodere 
Thoms., Ano'inmatus Wesm., et Holoparainecus Curt., qui n'ont 
pas, semble-t-il, de nombreux représentants en Transsylvanie, On 
me permettra toutefois de noter avec satisfaction que, conformément 
à mes justes revendications, le nom de Calyptohium, Auhé est at- 
tribué au groupe dont les antennes sont composées de 11 articles, 
tandis que celui iX Hotoparamecus in sp. s'applique aux espèces 
dont les rf et les 9 ont respectivement 9 et 10 articles aux antennes. 
Dans la 2'' édition des Bestimmungs-Tahellen (M(5dling, 1887), 
M. Reitter n'avait pas cru devoir tenir compte de cette rectification 
qui s'impose. J'espère qu'elle sera désormais admise sans conteste. 

Au sujet du genre Corticarla Marsh., auquel cette dénomination 
est maintenue à bon droit contre la proposition injustifiable de 
M. des Gozis, il y a lieu de relever, outre les rectifications à la no- 
menclature que j'ai signalées plus haut, plusieurs points d'une c^i- 
taine importance, soit pour appeler de rechef sur eux l'attention des 
entomographes, soit pour en démontrer l'inexactitude. 



— 56 — 

Je remarque d'abord que le D"" Seidlitz, suivant du reste en cela 
les traces d'émineiits devanciers, n'a pas jugé à propos d'attribuer 
une valeur générique aux deux coupes principales qui ont été éta- 
blies par M. Reitter et par moi ; il conserve celles-ci à titre de simples 
sous-genres. Sans méconnaître les raisons qui ont guidé sa détermi- 
nation, on est d'autant plus fondé à la regretter que l'auteur a par- 
faitement condensé dans sa formule dichotomique un ensemble de 
caractères essentiels, qui est très propre à délimiter et à classifîer ce 
que l'on est convenu de désigner sous le nom de genre. Lorsqu'on 
étudie non seulement les insectes de la faune européenne mais les 
exotiques, on s'aperçoit bien vite qu'on a fait des Corticaria un 
vaste magasin ou plutôt un fouillis d'espèces dont les dissemblances 
de structure, pour n'être pas aussi apparentes qu'elles le seraient 
s'il s'agissait de coléoptères de grande taille, n'en sont pas moins 
réelles, de telle sorte que l'œil tant soit peu exercé distingue au pre- 
mier aspect les Corticaria vraies des Melanophthalma. Il y a 
donc avantage pour le naturaliste comme pour la science elle-même, 
à l'établissement de coupes moins générales et correspondant à la 
réalité des choses. A mesure qu'on connaîtra un plus grand nombre 
de formes étrangères et qu'on saisira mieux certaines différences 
plastiques, il n'est pas douteux qu'il faudra renoncer à comprendre 
sous une même appellation générique des types aussi disparates q\ie 
le sont par exemple les massives Corticaria du groupe de la sytvi- 
cola Bris., et les Corticaria allongées et aplaties du groupe de la 
cucujiformis Reitt, 

L'auteur de la Fauna Transsylvanica a inséré dans la diag- 
nose des Corticaria insp. qu'il n'a pu découvrir l'existence d'un 
6^ arceau ventral chez le cf. De fait, je suis porté à penser, confor- 
mément à sa déclaration (p. 260, note 6), qu'on s'est trompé là- 
dessus, au moins en ce qui concerne les espèces du groupe de 
puhescens Gyll. 11 arrive presque toujours que le segment apical 
de l'abdomen demeure entrouvert après la mort de l'insecte et laisse 
saillir une portion de l'appareil génital ; de là, une confusion facile, 
que j'avais du reste indiquée dans ma Monographie des Lathri- 
cliens de France (II, p. 17, note), et que je me propose de vérifier 
ultérieurement sur toutes les espèces du genre. — Quant aux Me- 
lanophthalma, je crois pouvoir affirmer que les deux sexes pos- 
sèdent six arceaux à l'abdomen ; il est vrai que le 6* est parfois 
dissimulé sous une épaisse pubescence. 

C'est sans doute par l'effet d'une distraction que le D' Seidlitz 
(p. 260) a donné la priorité au nom de Cort. pinguis Aube, qui a 
été publié, non pas en 1862, mais en 1866 à la page 162 des An- 
nales de la Société Entoniologique de France. Serait-ce le 
chiffre de la pagination qui a occasionné cette méprise? En tout 
cas, l'espèce doit s'appeler Cort. sylvicola Bris. (1863). 



— 57 — 

. Il faut probablement attribuer à une cause analogue l'une des 
citations synonymiques de la C. hella Redt. (p. 261), L'auteur 
mentionne à ce titre, quoique avec un point de doute, la C. fia- 
vescens Thoms., qu'il avait d'ailleurs correctement rapportée à la 
C. fulva Comolli. La même erreur a été commise par M. Reitter 
dans sa 2^ édition des Bestlmniungs-Tabellen (Môdling, 1887, 
p. 34), D'après M. Thomson, la pubescence de la C. flavescens est 
semblable à celle de la crenulata Gyll., c'est-à-dire longue et assez 
épaisse ; de plus, le dernier segment ventral est dépourvu de fos- 
sette; ces deux caractères qui conviennent fort bien à la C. fulva 
Com. ne s'appliquent aucunement à la C. hella Redt,, chez laquelle 
la pilosité est plutôt fine et assez courte, et la fovéole abdominale est 
au contraire très accentuée. 

Une question difficile de nomenclature est aussi soulevée (p, 262) 
à propos de la C. ferruginea Gyll., sur l'identité de laquelle tous 
les monographes sont d'accord, la description de l'auteur suédois ne 
permettant aucune méprise. Fera-t-on prévaloir cette désignation 
qui est certaine et incontestée, ou bien doit-on revendiquer la 
priorité du même nom pour Marsham, dont la diagnose est à peine 
suflisante, ou enfin faut-il remonter plus haut et attribuer à l'es- 
pèce l'appellation linnéenne C. fenestralis, ainsi que M. Reitter 
l'a fait sans hésiter, et après lui M. Brisout de Barneville, le 
D' E verts {Bijdrage tôt de Renais der Lathridiidœ, 1884) et 
moi, conformément à l'indication du Catalogue de Munich ? A l'en- 
contre de notre manière de voir, le D'' Seidlitz fait observer : 1° que 
la description de Linné n'offre pas de caractères assez plausibles 
pour qu'on puisse y trouver un solide point d'appui ; 2° que ni 
Gyllenhal, ni M. Thomson n'ont voulu risquer cette interprétation 
(j'ajouterai que Mannerheim ne l'a mentionnée dans sa synonymie 
qu'avec une expression de doute); 3° qu'on aurait tout autant de 
droits à reconnaître dans le Dermestes fenestralis L., YAto- 
maria fraetarii Herbst. Il y aurait peut-être quelques objections 
à formuler contre la première et la troisième des raisons alléguées; 
mais je préfère passer simplement condamnation plutôt que d'en- 
gager une discusssion où je crois impossible d'apporter l'évidence. — 
Reste à examiner le droit de Marsham en concurrence avec celui de 
Gyllenhal. Ici encore, il y a lieu d'avouer qu'il est fort douteux. 
Dans sa révision des espèces britanniques de Corticaria {Trans. 
Eut. Soc. London, V, 140-141), M. Waterhouse qui a mis à profit 
les meilleui's éléments d'information nous apprend que la collection 
de Stepliens ne renferme pas le type de Marsham, et il exprime le 
regret de ne pouvoir identifier l'insecte d'après les termes seuls de 
la description ; il inclme même à regarder la C. ferruginea Marsh, 
comme identique à la C. elongata Gyll. plutôt qu'à la C. ferru- 



- 58 — 

ginea Gyll. « En définitive, conclut-il, je crois plus probable que 
la description de Marsham avait en vue l'espèce la plus commune » 
(c'est-à-dire Yelongata). Par conséquent, dirai-je à mon tour, du 
moment qu'un pareil doute subsistt^ il vaut mieux adopter le nom 
d'auteur où l'accord est universel. Tel est aussi l'avis du D"" Seidlitz; 
el, par suite, la nomenclature serait fixée de la sorte : 

C. ferruginea Gyll., 1827; Steph., 1830; Zetterstedt, 1830; 
Mannh., 1844; Waterhouse, 1861; Thoras., 1863 ; Seidlitz, 1889; 
(C. fenestralis , cum synonymis, Reitt., 187S ; Bris., 1881 ; Belon, 
1884). 

Avant de terminer, je dois relever une erreur manifeste de M. le 
D-" Seidlitz (p. 262) relativement au nom de Corticarina qu'il pré- 
fère à celui de Melanophthalma pour désigner le second sous- 
genre de ses Corticaria. La date de publication n'est pas, comme 
il l'indique, 1875, mais bien 1880. C'est en effet dans une note de 
la première édition des Bestiynmungs-Tahellen (p. 28 du tirage 
à part), que M. Heitter proposa de substituer une nouvelle appella- 
tion à celle de Melanophthalma Motscb. qu'il avait adoptée dans 
sa Révision des Lathridiidse {Slelt. Eut. Zeit., 1875, p. 431). 
Après les observations que je fis valoir à ce propos, mon excellent 
collègue et ami revinl en 1887 à sa première nomenclature. C'est à 
lui qu'appartient l'honneur d'avoir donné une diagnose scientifique 
du genre ébauché par Motschulsky. Le D' Seidlitz m'en attribue 
trop libéralement la paternité ; car, en conservant les mêmes limites 
que M. Reitter avait magistralement tracées, mon modeste concours 
s'est borné à préciser l'importance de certains caractères qui avaient 
été d'abord négligés. Sans doute la description générique de Mots- 
chulsky est fort imparfaite ; elle ne s'applique pas à toutes les 
espèces que nous y avons comprises. I,à dessus, je suis d'accord 
avec l'auteur de la Fauna Transsylvanica (p. 262, note 6). 
Néanmoins, il ne faudrait [las en conclure que la coupe proposée 
par Motschulsky ne correspond aucunement à la nôtre. Si l'on par- 
court la liste qu'il a dressée {Bull. Mosc, 1866, III, p. 269-271), 
et si l'on se reporte au tableau synoptique où il a condensé son 
système de classification {ibid., p. 228), on constate que la plupart 
des espèces énumérées appartiennent à ma première section, tandis 
que la M. gihbosa Herbst et quelques formes voisines représentent 
une partie de ma seconde section. Nous avons élargi le cadre, en y 
annexant les espèces qui ont également les yeux contigus au corselet 
et les tibias antérieurs du c* armés d'une dent épineuse à leur tran- 
che interne. La structure thoracique ne permettait pas à Mots- 
chulsky de les ranger parmi ses Melanophthalma, parce qu'elle 
était en opposition avec la formule diagnostique : -i Corselet plus ou 
moins anguleux sur les côtés et transversalement impressionné sur 



— 59 — 

toute sa largeur au devant de sa base. » Je ne vois donc pour ma 
part aucun inconvénient à dire : Melanophthalma Motsch., 1866 ; 
Reitt., 1875; IJelon, 1884 ; d'autant mieux que l'étude des exotiques 
amènera peut-être la nécessité de séparer un jour génériquement les 
formes qui ont le métasternum tronqué droit entre les hanches pos- 
térieures. Dans ce cas, le genre Melanophthalnia Motsch. serait 
réduit à son extension primitive. 

En ce qui concerne le changement du nom, sous prétexte qu'il 
s'agit d'un adjectif, et que cet adjectif est déjà employé dans le genre 
Corlicaria comme nom spécifique, j'avoue que je ne saisis absolu- 
ment pas la justesse de celte conséquence. D'abord, ou peut con- 
tester que le nom de melanophthalma soit employé pour une 
espèce du genre, attendu qu'il esta bon droit tombé en synonymie. 
Et d'ailleurs quand cela serait, il n'y aurait pas de confusion pos- 
sible, la méthode binominale assignant au nom générique la pre- 
mière place, et au nom spécifique la seconde ; — de plus, Mela- 
nophthalma, nom de genre, prend une majuscule, et melanoph- 
thalma, nom. d'espèce, s'écrit avec une minuscule; — enfin, le 
nom d'auteur qui suit l'un ou l'autre suffirait à lever le doute, s'il 
y en avait, et personne, en lisant par exemple : les Melanoph- 
thalma Motsch., ne sera tenté de s'imaginer qu'il est question d'une 
melanophthalma, espèce de Mannerheim ou de M. Thomson. 
Mais revenons au grief principal : il s'agit d'un adjectif ! — Sans 
vouloir faire ici de l'érudition hors de propos, on pourrait rappeler 
que nombre d'adjectifs ont été employés substantivement et sont de- 
venus des noms propres, de par l'usage « quem pênes arbitrium 
est, et jus, etnorma loquendi «. C'est ainsi qu'un qualificatif, 
un sobriquet {Cicero) nous sert à désigner la personne du grand 
orateur romain. Restons plutôt sur le terrain de l'entomologie. Les 
catalogues et les monographies sont remplis de noms génériques, qui 
sont des adjectifs sans mélange, ou des adjectifs adjoints à un sub- 
stantif mais conservant le caractère et la signification de véritables 
épithètes. On les compte par centaines, je devrais dire par milliers, 
et si Ton veut appliquer à la rigueur cette prétendue loi qui les dé- 
clare impropres à désigner les genres, il va y avoir encore de beaux 
jours pour les amateurs du niihi en présence d'un si riche butin. 
Ils s'ingénieront à inventer des substantifs pur-sang ; ils en lance- 
ront bientôt une avalanche, sous laquelle disparaîtra la vieille no- 
menclature... et aussi l'édifice de la science. Un pareil résultat n'a 
rien de commun avec le progrés : c'est la confusion et la destruction 
érigées en système. Pour me borner à la seule famille des Lathri- 
cZiiYZa', le bouleversement sera complet. Neoplotera, Colovocera, 
Merophysia^ Dasycerus, etc., sont, tout comme Melanoph- 
thalma, des qualificatifs malgré le substantif qui entre dans leur 



— 60 — 

composition. Quant à Lathridius (Xaôpîôioç, caché), Corticaria, 
(dérivé du substantif cor^e^ï;), HalojJaramecics {6loz totus , izaç^a- 
(XYJxri; oblongus), il faudra les soumettre aussi à l'anathême en leur 
qualité de simples adjectifs et les proscrire sans pitié. Je pense que 
M. le D"' Seidlitz comprendra par ces exemples que les adjectifs pris 
substantivement ont droit de cité comme des substantifs, et que le 
nom de Melanophthalma ne mérite pas plus que les autres un 
décret d'ostracisme. 

Voilà, je l'avoue, beaucoup de réflexions à propos d'un petit 
groupe d'insectes. Mais, ainsi que je l'ai dit en commençant, l'ou- 
vrage qui a pour titre Fauna Transsylvanica m'a paru digne 
d'attirer l'attention des entomologistes. 11 aura, je l'espère, plusieurs 
éditions que le savant auteur voudra perfectionner. Désireux comme 
je le suis de cette amélioration pour le profit des collectionneurs 
studieux, j'ose faire appel aux spécialistes, dont la critique bienveil- 
lante, s'exerçant sur les familles de leur compétence, produirait 
certainement des résultats avantageux. 



CATALOGO DE LOS COLEOPTEROS DE CHILE 

Por Federico PIULIPPI (1) 

REMARQUES SUR LES STAPHYLINIDES 

Par Albert FAUVEL. 



M. Federico Philippi ayant eu l'obligeance de nous offrir un exem- 
plaire de son récent Catalogue des Coléoptères du Chili^ nous 
en profitons pour publier quelques notes rectificatives sur les Sta- 
phylinidœ de cet ouvrage. Peut-être l'auteur pourra les utiliser 
dans un supplément. 

1. Aleochara signaticolUs Fairm. Germ. = notula Er. 

2. Tachyporus Grav. n'est pas synonyme de Polylohus Sol. 

3. OUgota pusilUma Mann, n'est pas celte espèce, non encore 

signalée au Chili, mais \& pumilio Kraalz. 

4. OUgota pygmœa ^o\. = flavicornls Lac. 

5. Myllœna dilutipes Fairm. Gerra. [ferrugata F. et G.) est 

une espèce de Santiago et Quillota, distincte de Xàparvicollls 
Kr., décrite du Chili, sans indication de localité spéciale. 

(1) Extr. àQi Anales de la Universitad de Chile, t. LXXI. Santiago de Chile. Im- 
preata nacional. 1887. In-8% 190 pag. 



— 61 — 

6. Conurus maculipennis Sol.r= testaceus Sol. 

7. Heterothops discoideus Fairm. Germ. est un Quedius. 

8. Philonihus bisulcatus Sol. est un Cafiiis. 

9. » imj)ressifrons Sol. est un Quedius. 

10. ) pyropterus Kr. = rufipennis Sol. (Le rufipennis 
Grav. est un Hesperus). 

11. P/i. semipunctatus Fairm. Germ. est un Actohius. 

12. » c/l^Zenst5 Sol. et c7iZorop^erî/5 Sol. sont de simples syno- 

nymes de sordidus Grav. 

13. P7i. varians Payk. n'est pas cette espèce, mais le longicornis 

Stepb., qui a pour synonyme perplexus Fairm. Germ. 

14. Othius angustatus Sol. est un Philonihus. 

15. Mecognathus sculptilis Fairm. Germ. est un Dibelonetes 

Sablb. 

16. Pœderus chilensis Fvl. a été décrit par erreur comme du 

Chili (le type portant une étiquette fausse de localité). C'est 
une espèce des Philippines et de Célèbes. 

17. Trogophlœus puncticoUis Sol. = ohscurus Sol. Ç. 

18. » «ieto«oc6p/i<2Zw5 Sol. est simplement synonyme de 
suturalis Sol. 

19. Le genre Physognathus Sol. est aberrant et doit former une 

tribu spéciale reliant les Slaphylinides aux l'sélaphides ; mais 
c'est réellement un Slaphylmide par son abdomen composé 
de 7 segments, y compris celui de l'armure, bien visibles 
en dessous, et tous ses tarses pentamères. 



SUR LA CHASSE DES HISTERIDES MYRMECOPHILES 

Par G. LEWIS (1) 



En février dernier, passant à Paris en route pour le midi, je fis 
part à M. Bedel de mon intention de me livrer à des recherches 
spéciales sur les Eetœrii, pendant les trois mois que je resterais 
hors d'Angleterre; il me répondit immédiatement: « Trouvez les 
larves des fourmis et vous trouverez les Hetœrius au milieu 
dV.lles », et M. Bedel ajoutait : « Ils se rencontrent plus facile- 
ment par les temps de pluie que par le beau temps. » Me souvenant 
de cette indication, je quittai Alger par le chemin de fer, le 17 fé- 

(t) Extr. de VEntomologist, 1888, XXI, p. 289-294. 

Revue d'Entomologie. — Février 1889. 5 



— 62 — 

vrier, pour Bou-Medfa, et de la station, j'arrivai après une heure de 
voiture, à Haramam-Rirha {Aquœ Calidœ des Romains). L'altitude 
de l'hôtel est à environ 2,200 pieds au-dessus du niveau de la mer 
et je ne crois pas l'avoir beaucoup dépassée. Le temps était si mau- 
vais que je ne pus sortir jusqu'au 21 ; mais alors une courte pé- 
riode de soleil me permit de me mettre en chasse, et je fus assez 
heureux pour prendre un unique Sternocœlis, ce qui me prouva 
que j'étais à la bonne place pour trouver les insectes que je cher- 
chais. 

Il convient de dire dès à présent, qu'en étudiant les Hetœrii, 
j'ai été convaincu qu'il fallait diviser les ifetorms en deux genres, 
Hetœrius el Sternocœlis^ et mon travail sur ce sujet a paru dans 
\e?, Annals and Magazine of natural History, juillet 1888, 
p. 144. Cette division ne laisse qu'une espèce africaine {H. plici- 
collis Fairm.) dans le genre Hetœrius. Notre espèce anglaise {fer- 
rugineus 01.), type des Hetœrius, est un insecte qui paraît plus 
voisin des Eretmotus que des Sternocœlis et la même remarque 
s'applique aux espèces du genre Satrapes Schmidt. 

Le 20 février, il neigea une grande partie de la journée ; je restai 
à Hammam-Rirha jusqu'à)! 8 mars, en tout 21 jours, pendant les- 
quels je n'eus qu'une belle journée sans pluie. La saison était 
cependant convenable pour trouver les insectes désirés; mais la 
mauvaise condition des chexnins et l'état glissant des pentes mon- 
tagneuses rendaient avec la pluie la marche très difficile. C'est au 
sud de l'hôtel que je trouvai la meilleure localité à Sternocœlis, 
et pour y arriver, il fallait traverser une petite rivière. Après avoir 
passé le ruisseau, j'avais à ma droite et presque à l'ouest, la mon- 
tagne de Zaccar, haute de 5,000 pieds et couverte de neige. La sur- 
face de la localité qui borde la rivière est de terre compacte et les 
meilleurs endroits pour les insectes étaient ceux où croît le gigan- 
tesque Scilla maritinia, et où il n'y a que du gazon court et pas 
de végétation rabougrie [scruh). Ça et là je trouvai des places où 
la terre avait été remuée à une époque récente par la culture gros- 
sière des Arabes avant l'occupation française; c'était justement ce 
que je cherchais. Dans tous les endroits où je suis allé en Algérie et 
au Maroc, chaque fois que j'ai trouvé des terrains à végétation ra- 
bougrie, les pentes des montagnes étaient relativement dépourvues 
de Coléoptères, el M. J.-J. Walker a fait la même remarque. Proba- 
blement cette végétation ne pousse pas fréquemment dans la partie 
non inclinée des montagnes, et la faune des Coléoptères de la région 
sud du bassin de la Méditerranée est en grande partie une faune de 
crevasses {crevice-fauna). Les insectes vivent sous les pierres 
(beaucoup sont aveugles); pendant la chaude et belle saison, ils ont 
facilement accès dans les crevasses du sol, et quand viennent les 



- 63 — 

pluies, ce sol se referme et les emprisonne pour l'hiver sous une 
solide croule de terre dure. 

La fourmi qui attire ici les insectes est un Aphœnogaster^ grande 
espèce noire avec des poils gris ; elle est très commune et fait sous 
les pierres un nid à moitié enfoncé dans le sol. Ces pierres occu- 
pées par elle sont surtout de petite taUle, de 11 à 20 centimètres 
dans leur ])lus grand diamètre. De plus petites pierres conviennent 
peut-être aussi bien kVAphœnogaster, mais elles sont fréquem- 
ment remuées par le pied des chèvres qui pâturent sur la montagne, 
et les fourmis dérangées sont forcées de transporter ailleurs leur nid. 
Parmi les pierres de moyenne grandeur les meilleures pour les re- 
cherches sont celles qui laissent voir, quand on les retourne, toutes 
les galeries du nid et par là même les insectes, quand il y en a ; 
mais si les galeries sont cachées en dessous ou au bord de la pierre, 
le sol doit être dégagé pour permettre de voir les excavations où les 
larves ont été déposées. Les Histérides se trouvent généralement en 
train de manger les larves, s'attachant à elles par les mandibules et 
les pattes; mais j'en ai vu aussi un bon nombre dans les galeries, 
près de l'endroit où les larves sont emmagasinées, ce qui est surtout 
le cas pour les hispanicus^ aracJtiwides et fulvus, d'allures 
plus actives que les espèces à pattes courtes comme cancer et 
punctulatus. Quand le nid est découvert, le premier instinct de 
la fourmi est d'enlever ses larves de la partie supérieure de la ga- 
lerie pour les emmagasiner loin du soleil et de l'air ; les Ilisteridœ 
les suivent aussi vite que possible, étant comme toutes les espèces 
pâles et souterraines, gênés par l'éclat de la lumière. 

Je ne saurais insister sur le fait d'une fourmi attaquant un His- 
téride, parce qu'ils semblaient l'un et l'autre, soit inconscients de 
leur présence, soit complètement indifférents aux conséquences de 
cette attaque ; toutefois, j'ai vu un S ter nocœlis ?,s.\%\v Y aMomen 
d'un Aphœnogaster et se faire transporter sur lui dans une galerie 
inférieure. Dans une autre occasion j'ai trouvé un Sternocœlis al- 
ta(]uant une masse de larves qu'une fourmi emjiortait à une place 
qui lui promettait plus de sécurité, après que j'avais troublé les arran- 
gements intérieurs du nid. L' A^j/ia'nof/as^er semble avoir des man- 
dibules faibles, et en outre il me paraît pauvre en acide formique, 
si on le compare aux Formica rufa et fuliginosa ; c'est peut- 
être une des causes qui permettent aux Hetœrius et Sternocœlis 
de s'installer dans les nids et d'y commettre des dégâts que les four- 
mis, d'après le soin qu'elles prennent de leurs larves, ressentiraient 
vivement, il me semble, si elles s'en apercevaient et étaient capables 
de s'en venger. Dans le cas où un Hetœrius se trouverait pris entre 
les mandibules d'une fourmi, on verrait que la capture faite par 
celle-ci n'aurait pas d'effet, à cause des téguments extérieurs très 



— 64 - 

résistants de VHetœrius, les mandibules de la fourmi étant d'ail- 
leurs trop écartées pour permettre la moindre pression. Je crois donc 
que les fourmis sont incapables, soit d'éloigner de leurs nids les in- 
trus, soit de les y détruire, et n'est-ce pas cette intuition qu'elles 
ont de leur impuissance qui les rend philosophes et les porte à ne 
pas s'inquiéter d'un mal qu'elles sont hors d'état d'empêcher? 

Nous autres Anglais, nous sommes habitués à voir les fourmis 
choisir de préférence les lieux secs et exposés au soleil ; mais sur les 
côtes méridionales de la Méditerranée, elles ont à supporter une 
sécheresse accompagnée d'une haute température, ce qui les oblige 
à choisir d'autres emplacements et à s'établir dans les lieux les plus 
humides. Aussi, en Algérie, les pentes nord et est des montagnes «le 
moyenne élévation sont beaucoup plus fréquentées par les insectes 
de mœurs terrestres que les pentes exposées au midi, bien que cette 
remarque ne doive pas s'appliquer aux pics les plus élevés de l'Atlas. 
Pendant les mois de février et mars, j'avais retourné les pierres des 
pentes ; l'eau du sol envahissait alors les galeries creusées par les 
fourmis et noyait les nids ; je l'ai constaté ce printemps à Hammam- 
Rirha et à Tanger. 

A l'époque de mon séjour en Algérie et au Maroc, on rencontrait 
des larves presque dans chaque nid d'Aphœnogaster, et je voyais 
ces fourmis très occupées à les élever ; mais il m'a été impossible de 
trouver la larve de l'Atta, dont on prétend que certaines espèces 
d'Histérides font leur proie; je ne saurais donc dire si lu Sterno- 
cœlis s'en nourrit également. L'Atta étant une très grande fourmi, 
peut être supposée un tyjie plus méridional de la famille effectuant 
sa ponte plus tard au printemps; aussi je ne puis en [)arler par 
expérience comme « fourrai-hôte ». A la rai-mai, le soleil échauife 
les pierres, le sol se dessèche et VAphœnogaster devient solitaire 
ou retire ses colonies dans des lieux plus frais. Des renseignements 
sur ce point auraient beaucoup d'intérêt pour moi qui n'ai pu 
savoir ce que deviennent les Histérides (? alors à l'état parfait) pen- 
dant l'été et l'automne. En octobre, je crois qu'on peut en retrouver; 
mais si Y Aphœnogaster a deux ou trois éclosions de larves à dif- 
férentes saisons de l'année et notamment une ou deux au printemps, 
il serait très désirable que les Hyménoptéristes nous le tissent con- 
naître. 

Quant aux premiers états des Histérides rayrmécophiles et à leur 
existence avant de devenir adultes, je crois que rien n'est connu. 

A l'état parfait ils ont la tête rétractile et des tarses et des an- 
tennes pouvant se placer dans des sillons qui les garantissent d'une 
mutilation de ces appendices, même entre individus de la même es- 
pèce ; mais il en serait tout autrement si les fourmis pouvaient 
atteindre leurs larves. Quand des chenilles de petits Lépidoptères 



— 65 - 

tombent dans un nid de fourmis, leurs moments sont comptés ; 
vite une douzaine de fourmis ou plus se réunissent et attaquent 
la petite larve longue d'un demi-pouce. 

Les Hétériens ne sont pas des parasites dans le sens propre du 
mot; mais ils sont certainement insectivores à l'état parfait, sinon 
même à l'état de larves, et c'est peut-être le cas de tous les 
genres de la famille. On a o\>?.^^TyèVHister pustulosus Gêné, fouil- 
lant un champ à la recherche de la larve d'un Agrotis ; M. Gorliam 
a trouvé le Saprinus virescens Payk. dévorant les larves d'un 
Coléoptère phytophage; M. Stevens a pris à Norwood le rare Tere- 
trius pici];)es Fabr., chassant le Lyctus dans les galeries percées 
parce dernier dans des clôtures en chêne, et moi-même j'ai vu des 
Trypanœus attaquant méthodiquement des Platypus. Il est donc 
probable que les Histers et les Saprinus, qu'on regarde quelquefois 
comme ayant des mœurs stercoraires, sont réellement attirés par 
des colonies d'insectes qui ont devancés là où on les trouve ; pour- 
tant nous ne pouvons l'affirmer faute de connaître leurs larves. 

En général il n'y a dans un nid qu'un ou deux individus de Ster- 
nocœlis \ mais à Tanger, j'ai prisenscmble jusqu'à quinze S. arac/i- 
noïdes Fairmaire, et à Cintra (Portugal), j'ai obtenu une fois vingt- 
deux S. hispanicus Rosenh. d'une même colonie de fourmis. On 
rencontre ces deux espèces dans les endroits sablonneux, là où le 
sable, quand la pierre est enlevée, tombe quelquefois aussi aisément 
dans les galeries du nid que celui d'un sablier qu'on retournerait. 
Toutefois la majorité des espèces de l'Amérique du Nord se trouve 
dans l'argile. Le Sternocœlis acutangulus Lewis est une espèce 
propre à l'argile, et le 8 avril dernier, relevant une pierre large de 
dix pouces entons sens, qui était fortement enfoncée en terre, j'en 
rencontrai plusieurs dans une petite crevasse. Il y avait là un nid 
A'Aphœnogaster et une masse de larves entassée dans celte cre- 
vasse, longue d'un pouce environ. J'aperçus d'abord un Sternocœlis, 
puis un second, et, en me servant d'une paille, j'en lis sortir sept 
autres qui se tenaient cachés sous les larves. 

VEretmotus n'est pas un habitué aussi exclusif des fourmis que 
\e Sternocœlis. J'en pris trois individus près de Tanger, le 5 avril, 
sous une petite pierre où il n'y avait pas de fourmis, et l'un d'eux 
était immature, ce qui laisse croire que leur nymphose s'opère 
loin des fourmis; il n'est donc pas présumable que dans cet état 
de repos ils soient dépendants de celles-ci. Le 10 avril, j'en re- 
trouvai deux autres individus courant au soleil sur un sentier, peut- 
être en quête des nids à.'Aphcenogaster, comme le Teretrius 
chasse le Lyctus ; enfin près de Madrid, le 24 avril, je prenais deux 
E. ibericus Brisout, sous une pierre où il n'y avait que quatre ou 
cinq fourmis, et pas trace de nid dans les environs. 



Voici le relevé de mon itinéraire avec l'indication de mes captures 
relatives à la présente nute : 

Hammam-Rirha (17 février-3 mars) : Sternocœlis fulvus l.ewis, 
punctulatus Lucas, cancer Lewis ; Eretmotus approximans 
Fairm. 

Tlenicen (15-20 mars): Stem, setulosus Reitt.,pectoraUs Lewis. 

Oran (20-24 mars): Slern. setulosus Reitt. 

Tanger (27 uiars-11 avril): S^eryi. jjiaurltanicus Lewis, acii- 
tangulus Lewis, arachnoides Fairm.; Eretrn. tangerianus 
Mars. 

Madrid (24 avril): Stem, hispanicus Bris.; Eretrn. ibericus 
Bris. 

Escorial {ili avril-l'^"' niai): Slern. hispanicus Bris., Marseuli 
Bris.; Erettn. ibericus Bris. 

Saint-Jean-de-Luz (2 mai): Hetœrius ferrugineus Oliv. 

{Traduit de l'anglais par A. Fauvel). 



SUR LA FALAGRIA FOVEA SH., DU JAPON 

TROUVÉE EN FRANCE ET EN ITALIE 
Par Albert FAUVEL. 



M. le D"" D. Sharp a décrit d;ins ses Staphylinidaj of Japan 
{Trans. Etit. Soc. Lond., 1S74, p. 3) une magnifique Falagria 
du Japon, très voisine de la flavocincta Kr., commune à Geylaii, 
et dans la Biologia centrali-americana [Coleopt.., I, 2, p. 233), 
il a créé pour elle et quelques autres espèces aftines, un nouveau 
genre, sous le nom de Stenagria, fondé sur la forme du proster- 
num très large dans sa partie antécoxale et sur l'allongement des 
pattes, surtout des tarses. Cette coupe me paraît plutôt un soiis- 
genre, étant donnée l'extrême diversité des types des Falagria ; 
mais ce point n'est qu'un objet accessoire de la présente note. 

Si j'appelle aujourd'hui l'attention des entomologistes d'Europe 
sur cet insecte, c'est pour leur signaler sa présence dans la région 
méditerranéenne. Il y a quelques années, notre zélé collègue, VI. le 
capitaine de Marchi, de Turin, m'adressa plusieurs individus de la 
fovea, qu'il venait de trouver à Caserte (Italie), et en février der- 



— 67 — 

nier, M. Cl. Rey en a repris quelques autres à Hyères, sous un tas 
de foin humide; il m'informait en même temps que M. Abeille de 
Perrin en avait capturé un exemplaire aux environs de Marseille ; 
il est donc permis d'espérer (pi'on la retrouvera sur d'autres points 
de la Provence ou du Languedoc. D'après une indication de M. L. 
von Heyden (Deut. Ent. Zeits., 1885, 307), elle a été rapportée 
encore par M. Koltze, de Chabarofka, dans la province maritime de 
l'Amour la plus voisine du Japon. 

J'engage nos collègues du m.idi de la France à la rechercher avec 
soin, et je transcris, à leur intention, la diagnose que M. Sharp en a 
donnée dans son travail précité: 

a Capite thoraceque rufis, elytris fuscis, basi apiceque auguste 
testaceis, abdomine nigro, segmentis basalibus testaceis, antennis 
])edibusque testaceis, illis medio obscurioribus, femoribus quatuor 
posticis fuscis, basi testaceis ; Ihorace subcordato profunde canali- 
culato, vix punctulato; elytris pone scutellum foveolatis. — l-ong., 
.4 mill. 

Antennes longues, testacées, à articles 4 à 10 plus foncés, 10" pres- 
que aussi long que large. Tète et corselet à peine ponctués, rouges; 
ce dernier avec un sillon profond, longitudinal, sur toute sa lon- 
gueur ; élytres larges et courtes, environ de la longueur du corselet, 
d'un brun de poix plus ou moins clair, avec l'angle humerai et le 
sommet teslacés, à peine ponctuées, avec une impression circascutel- 
laire distincte. Écusson presque plan, n'ayant qu'un fin sillon mé- 
dian presque invisible. Abdomen noir avec les deux segments de la 
base testacés, éparsement et très finement ponctué. Pattes longues 
et grêles, testacées, avec les cuisses postérieures enfumées excepté 
à la buse. » 

l.es exemplaires de Provence et d'Italie sont absolument identiques 
au type du Japon que M. Sharp a bien voulu me communiquer. Je 
suis heureux de le remercier à nouveau de son cordial empresse- 
ment à me venir en aide, lorsque j'ai besoin de ses excellents avis 
et de ses riclies collections, non moins que de l'hommage qu'il veut 
bien me faire de ses nombreuses et importantes publications. 



— 68 — 
DEUXIÈME SUPPLÉMENT AUX XYLOPHAGES D'EUROPE 

Par ALBERT FAUVEL. 



I.e premier Supplément aux Xylophages d'Europe a paru 
dans la Revue de 1885 (p. 326 à 329), 

Depuis cette époque, de nombreuses communications nous ont été 
adressées, qui nous engagent à donner une nouvelle lisle de localités, 
intéressant surtout la faune gallo-rhénane, et quelques remarques 
de synonymie. 

Nous suivrons pour cela l'ordre du Catalogue publié dans la 
lîeviie de 1883. 

Hylastes cunicularius Er, — Calais, chantiers {de Norgîcet);_ 
Valais, Chandolin {Favre). 
» linearis Er, — Nyons {Ravouœ); Gironde, Arlac {Bra- 

quehaye). — Portugal, Algérie. 
» angustatus Herbst, — Sibérie. 

» opacus Er, ~ Calvados, Monts d"Éraines ! Fresnay-le- 

Puceux {Duhourgais), Caen ! Moulins, Montluçon 
{Olivier). 
» glahratus Zett. - Chandolin (Favre); Uriage {des 

Gozis). 
» palliatus Gyll. — Calais {Bonard); Rouvray {Emy); 

St-Flour {Daude); Gironde {Vauloger). 
Obs. VHylastes Helferl Villa (aj.: Col. Diagn. Obs., 1868, 
22), de Bohême (e1 non Lombardie), est synonyme du 
palliatus Gyll. 
Hylurgus ligiiiperda F, — Morbihan, Réminiac! Le Lioran ! — 
Madère, Canaines. 
» Michlitzi Wachtl.— Iles d'Hyères, Porquerolles (A?;eiZZe 

de Perrin). 
Myelophilus piniperda !.. — Sibérie ; nord de l'Afrique. 

» ininor Hartig. — Marly. 

Cissophagus vicinus Comolli {hederœ Schmitt). — Bois de Bou- 
logne {Marmottan); Seine-et-Oise, Bellevue {Maup- 
pin); Mareil {Ch. Brisout de Barneville); Meaux 
{Bedel); Bordeaux (Vauloger); Nyons {Ravouœ); 
Alpes-Maritimes {Croissa ndeau). — Algérie. 
Polygraphus picnctifrons Thoms., Ann. Soc. Ent.Fr., 1886, XI. 
P. puhescenti statura et magnitudine simillimus, sed 



— 69 — 

fronte parcius punctata, clypeo apice vix emarginato, 
elytris postice parcius squamosis, seriatim obsolète 
hispidulis, anlenaarum clava apice obtusa, pedibus 
posticis fuscis discedit. — Suède {Thomson). 

Polygraphus grandiclava Thoms., l. c, LXII. = polygra- 
phus L. 
Subopacus, niger-, tarsis paliidis, antennis laete flavis, 
clava maxima, ovato-acuminata. Ab omnibus specie- 
bus corpore magno, supra subopaco, antennarum 
clava maxima, femoribus tibiisque ni^ris discedens. 
Vosges {Puton). 
Obs. Je possède 3 o" et 2 Ç de cet insecte, que je dois à 
l'amilié de M. le D'' Puton ; comparés à mes pubescens 
{sensu Thomson), du Jura (localité citée par l'auteur sué- 
dois pour son pubescens), je n'y puis trouver d'autres 
différences que la coloration ; mais celle-ci tient évi- 
demment à l'état plus ou moins mature des exemplaires. 
Le corselet est pourtant un peu plus court chez les quel- 
ques individus que je possède du Jura; or, justement 
M. Thomson ne parle pas de ce caractère, assez variable 
du reste dans différents groupes d'Hylesiniens et je le 
crois ici purement individuel. Les différences sexuelles 
sont identiques dans les deux prétendues formes, et 
quant à la grandeur ou à la structure de la massue anten- 
naire, on la voit varier suivant la taille de l'insecte, si on 
a soin de comparer des individus de même sexe. 
Autre remarque : M. Thomson, à l'exemple de Chapuis et 
de MM. Eichhoff et Fairmaire, attribue au polygraphus L. 
des pattes testacées. — Je n'ai pas sous les yeux la 
diagnose originale de Linné; mais pour Fabricius (Syst. 
Eleuih.), qui le cite, le type du polygraphus aurait plutôt 
les pattes foncées, et Redtentacher {Fn. Austr., éd. 3) 
le décrit comme noir, brun ou d'un brun clair avec les 
pattes d'un brun lestacé. Il est donc très possible que la 
forme à pattes foncées soit le type de Linné, contraire- 
ment à l'avis de M. Tliomson. 
Il me semble d'ailleurs prématuré de décrire de nouveaux 
Xylophages, à moins d'espèces^très distinctes, quand on 
ne connaît ni leurs larves, ni leurs travaux. 
L'exemplaire que j'ai pris à L'Esseillon (Savoie), est une 
petite 9 à pattes flaves avec le corselet assez brillant et 
bien moins densément ponctué; mais je suis convaincu 
que ce n'est encore qu'un état de moindre développe- 
ment. 

Carphohorus mini)nus F. — Nyons {Ravou.v). 
» pmi Eichh. — Corse. 

Phlœosinus AubeiPerns.=Mcolor BvaWé. {'i prœnotatus Gredl.). 

Revue d'Entomologie. — Mars 1889. 6 



— 70 — 

— Évreux {Bellier)', Sologne (Cayol); Moulins, 
Cosnes, Lurcy-Lévy {Desbrocher s). — Liban. 
Carphoboriis thiiyœ Perris. {juniperi Nœrdl. Dœbn.j. — Elbeuf 
[Levoiturier); Calvados, Monts d'Eraines ! — Algérie. 
Obs. L'impressus Oliv. est une espèce douteuse. 
ffyîosimis crenatus F. — Forêt de Gompiègne {Léveillé); parc 
de St-Cloud (Guérin); Wouen, ch-Autiers {Mocquerys); 
Glermont-Ferrand {Desbrochers) . 

» oleiperda F. {Esaû Gredler). — Bois de Boulogne [De- 

caux); St-Germain (Ch. Brisout de Barneville); 
Somme, Longueau {Delaby}; Calvados, Louvigny {l>u- 
bourgais); Brout-Vernet {du Buysson); Gannat 
{Desbrochers). 

■) fraxini Panz, = varius F. 

» vittatus F. — Asie mineure ; Palestine. 

» Perrisi Chap. — Cette espèce est un Carphoborus. 

» vestitus Muls. Rey. — Cannes {Chanay, teste Clair). 

» Wachtli Reilt., Wien. Eut. Zeit., 1887, 193. 

Nigro-brunneus aut niger, elylris ferrugineis, opacis, 
squamulis minutissimis fulvis seriatim inspersis ; an- 
tennis pedibusque rufis ; capite subtilissirae ruguloso, 
antice fulvo-piloso ; protliorace transverso, antrorsum 
angustato, coleopteris vix angustiore, subtilissime ru- 
guloso, utrinque rugulis elevatis sparsis denudatis, in 
medio rarioribus, ante basiii breviter subcarinato, basi 
bisinuala, lobo scutellari obtuso ; scutello fere qua- 
drato ; elytris thorace duplo longioribus, apice vix de- 
clivibus, regulariter aequaliterque striatis, striis subti- 
liter punctatis, interstitiis uniseriatiui punctatis et pilis 
brevibus declinatis seriatim dispositis ; pedibus robus- 
tis. — Long., 2,7 mill. 
Forme et taille du vestitus, des exemplaires clairs du- 
quel il est surtout très voisin. Distinct par sa couleur, 
le corselet plus finement scabreux sur les côtés, son 
ècusson assez grand, carré, tandis qu'il semble réduit à 
un point chez vestitus, ses élytres à squamules uni- 
formément fauves, manquant de pubescence hérissée, 
les intervalles égaux entre les fines stries ponctuées, 
offrant une rangée de points au moins aussi visibles que 
ceux dos stries et pourvus chacun d'un petit poil court, 
couché. Insecte d'un brun noir, élytres rougeàtres à 
la base, couvertes en dessus de squamules très serrées 
et très petites d'un gris fauve. La convexité des élytres 
est celle du fraxini, et non des espèces voisines du 



— 71 - 

vestitus, uotiimment par leur faible déclivité apicale. 
Ce caractèfe «les élytres et la forme de l'écusson le pla- 
cent près du fraxlni F., qui est plus large. 
Un seul exemplaire du Midi de la France {Reitter). 
Obs. Cette espèce nous est inconnue et nous en reprodui- 
sons la description d'après l'anteur. 
Phlœophlhorus sparlil Noerdl. = rhoclodactylus Marsh, (per- 
folialus Woll.). — Paris {Kuljéy^ Bernay {Belamare); 
Moulins {Olivier); Nyons {Ravoux). — Madère, Ca- 
naries, Algérie. 

» cristatus Fauv. {rhoclodactylus Gliap. Eichh. non 

Marsh.). — Étranger à Madère et aux Canaries (c'est 
le précédent qui se trouve dans ces îles); très douteux 
de Scandinavie. 
Obs. Distinct du spartii surtout par la crête basilaire des 
élytres très élevée, fortement crénelée. 

» spinosulus Rey {rhododactylus Ratz.). 

Phlœolrihus oleœ F. = scarahœoides Bernard. — Paris, Jardin 
des Plantes (H. Brisout de Barneville); Aube, 
Foicy [Le GrcDid); Côte-d'Or, Cliambotle {Rouget); 
Gannal {Desbrochers); Moulins {Olivier); Chai'enle, 
Liguières [Gireaudeau). 
Scolyius Ratzeburg i iain?,on. — Kirghiz et Trausbaïcalie. 

» ijygriiœus F. (d* armatus ComoUi). — Fontenay-aux- 

Roses [Bedely, Seine-et-Oise, Marnes (6'e;?/rir/); Gannat, 
Lurcy-Lévy {Desbrochers); Moulins (Olivier). 

» carpini Ratz. — Mendon (Bigot). 

» pruni Ratz. — Calvados, Bavent! Fresney-le-Puceux 

(Dubourgais); Morbihan, Ploermel ! Allier (Olivier). 
— ïranscaucase ; Sibérie orientale. 

» rugulosus Ratz. — ïurkeslan ; États-Unis. 

» miiygdali Guérin. — Grèce ; Tiflis. 

» raultistriatus Marsh. — Transcaucase. 

» easifer Eichh. — Commun à St-Germain (et non à Paris). 

» carinatus Chap. — Décrit de Garthagène (Amer, mérid. 

et non Espagne). A supprimer. 
Crypturgus pus i II us GyW. (a to))i us Lee). — Hollande, Arnhem, 
Amersfoort (Everts) ; Calais (Bonard) ; Aube (Le 
Brun); Moulins, Cosnes (Olivier); Gironde, Le Ver- 
don ! — États-Unis. 

» Gaunersdorferi Reitt., Deut. Ent. Zeits., 1885, 380. 

Voisin du pusillus, ra.iis notablement plus petit, beau- 
coup plus étroit, à pubescence plus courte, plus éparse, 
presque glabre. Corselet à peine aussi large que les 



élytres, à ponctuation très tine, peu serrée, éparse, 

sans ligne médiane imponcluée. beaucoup plus long 

que large, avec les angles arrondis et les côtés presque 

parallèles ; élytres finement striées-ponctuées, les stries 

très obsolètes, la sulurale seule profonde et subégale, 

les points des stries peu serrés, arrondis, les interstries 

à peine pointillés (1 ou 2 points visibles sur chacun), 

les élytres deux fois et demie plus longues que larges 

(seulement deux fois chez pus ill us), les amieimes et 

les pattes d'un brun testacé. — Long., à peine 1 mill. 

Rubée, probablement sous les écorces du pin d'Apollon ; 

en nombre {Emge). 

Crypturgus cinereus auct. [noyi Herbst). = tenerrimus Sablb. 

— Gironde, Le Verdon ! 

» numidicus Ferr. — Alpes maritimes [Croissandeau). 

Liparthrum mort Aube. —Cannes {Clair). 

» genistœ Aube. — Var, Bormes {Guillebeau); Cannes 

(Clair). 
Hypohorus ficus Er. — Aube {Le Brun); Calvados, Gavrus {de 
Mathan); Argentat {Vachal); Nyons {Ravoux). — 
Algérie ; Madère. 
Obs. Introduit avec le figuier dans les régions oii cet arbre 
n'est pas spontané. 
Cryphalus piceœ Ratz. — Vosges, Les Fourneaux [Charpentier)', 
Gannat ; Auvergne [Beshrochers). — Finlande 
(/. Sahlberg). 
» asperatus Ratz. — Styrie ! Céphalonie {Œrtzen). 

» tiliœ Panz. {cinereus Herbst). — Grand-Quevilly {Moc- 

querys); Aube {Le Brun); Dijon (Rouget). 
» fagi Eichh. {7ion F.). = Thomsoni Ferr. (tiliœ Thoms.). 

» Schreineri Eichh. = caucasicus Lindem. — Caucase, 

» jalappœ Leizu, — États-Unis. 
Glyptoderes Eichh. = Trypopliloeus Fairm. 

» binoduhis Ratz. (? asp)eratus Gyll.) — Hollande, Huis- 

sen, Waaldorp, Doetichem {Everts)\ bois de Bou- 
logne (Bigot); Villers-sur-Mer [Bedeï); Gannat (Bes- 
brocher.s). 
Obs. Le granulalus du Cat. Everts (1887, p. 495) se rapporte 
à cette espèce. 
Hypothenemus er udi tus 'Wesiw. .iarecœ Hornung. — hispi- 
dulus Lee. — Boieldieui Perroud. — ? aspericollis 
Woll.). 
Obs. La diagnose du ruficoUis F. ne convient pas à cet in- 
secte, qui semble répandu dans une grande partie des 



- 73 — 

régions chaudes du globe. M. J. Hamilton l'a trouvé en 
Pennsylvanie causant des dégâts dans différentes noix 
exotiques. Sa patrie d'origine est encore inconnue. 

Pityophthorus Lichtensteini Ratz. — Notre-Dame-du-Lans ; Sa- 
vint^s {Abeille de Perrln). — Corse. 
T> ramulorum Perris. — Amiens (Carpsntier); Chaville 

{Mauppin); Marly (Bedel); Seine-Inférieure [Moc- 
querys) ; Gien (Pyot) ; Allier {Olivier) ; Gironde 
{Yauloger); Savines {Aheille de Perrln). 
>) Henscheli Seitner, Wien. Ent. Zeit., 1887, 44. 

Assez étroit, d'un noir de poix, brillant; pubescence 
grise, serrée ; antennes et pattes flaves. Corselet pas 
plus large que long, très fortement rétréci en avant et 
très fortement étranglé avant le milieu. Élytres très 
tinement, souvent irrégulièrement striées-ponctuées, 
parfois avec de très fines rides transverses dans les in- 
terstries; strie suturale très peu profonde dès avant le 
milieu ; sommet obliquement déprimé, à sillons nuls 
ou obsolètes, dépourvus de granulations ou celles-ci à 
peine visibles ; bord apical obtusément arrondi ; front 
de la Çsans touffe de poils. — Long., 1,5-1,9 mill. 
Tyrol > Innsbruck et Hall, sur les Pians cemhra et 

ynontana\ printemps, été. 
Voisin du glahratics, mais plus petit et plus étroit, il en 
diffère par l'absence de touffe de poils sur le front de 
la 9} le corselet plus fortement rétréci et étranglé en 
avant, densément ponctué-rugueux en arrière (et non 
simplement ponctué), les élytres plus finement striées- 
ponctuées, là suture non entièrement saillante, no- 
tamment à la dépression apicale, mais presque effacée 
dès avant le milieu, ces mêmes élytres non glabres, 
mais pourvues de petits poils courts, testacés, dirigés 
en arrière, plus visibles sur la dépression apicale sur- 
tout chez les exemplaires frais. 
» micrographas Gyll. — Lausanne, dans un cèdre du 

Liban (Bugnion). — Céphalonie [Œrtzen). 
■■-. rnacrographus lîichh. — Mont Dore ! Savines ; La Lou- 

vesc {Abeille de Perrin). — Moravie ! Styrie ! 

Taphrorychus bicolor Herbst (Bulmerincqi Kol.). 

» villifrons Dufour {Bulmerincqi Eichh.). — Forêt de 

Sénart {Ste-Cla ire-Deville)\ Le Rochoir près Gien 
{Pyot); St- Bonnet près Ganuat {Desbrochers); Ailiev ; 
La Rochelle {Champenois); Oloron (Nicolas); Gi- 
ronde, St-Médard {Yauloger); Bordeaux! — Por- 
tugal, Algérie. 



— 74 — 

Thamnurgus euphorbiœ Handschnch. — Attique (Krûper). 
„ varipes Eichh. {euphorbiœ Perris). — Seine-Inférieure, 

Canteleu (Le Boute Hier); Dijon {Rouget). 
Obs. C'est Veuphorbiœ signalé de Paris [Ann. Ent. Fr., 
1863, XXIV) et celui du Catalogue Olivier (p. 313). 
» Kaltenhachi Bach. — Nassau {Karsch)\ Elberfeld (Cor- 

nelius): Compiègne {Sé<Ullot)\ St-Gucufa {Bigot)-, 
Sénart {Fallou); Bon-Secours près Rouen {Le Bou- 
teiller)', Aube {Le Brun). 
Xylocleptes hispinus Diift. —Algérie; Asie mineure, 

Obs. C'est le Tomicus bidens du Catal. Mocquerys (p. 94). 
Ips Degéer {Tomicus auct. — Bostrychus Herbst). 

» 6-deiitatus Bœrner. {typographus Dufour). — Ams- 

terdam {E verts); Compiègne (Poujade); Rouen, 
forêt des Sapins {Mocquerys); Villers-sur-Mer (Bedel); 
Fresney-le-Fuceux {Duhourgais); Ploermel! Troyes, 
Bar-sur-Seine {d'Antessanty); Sologne (Pyo^); Allier, 
Chevagnes, La Palisse, Chemilly {Olivier). — Sibérie. 
» cernbrœ Heer. — Les localités que nous avons citées de- 

vront être vérifiées, cette espèce ayant été confondue 
avec Varnitinus Eiclih., dont elle diffère surtout par 
les deux premiers articles de la massue des antennes 
obtusément triangulaires en dessous, tandisque chez 
Varnitinus., le l^^' est seulement un peu arqué et le 2" 
tronqué droit. Nous ne connaissons réellement le 
cembrœ que deux localités gallo-rhénanes : Valais, 
I>oèche, alpe de Torrent {Bugnion) et Briançon! — 
il est commun en Styrie. 
» arnitinus Eichh. — Valais, forêt d'Aletscli {Bugnion); 

Chandolin (Favre); Charmet près Modane! Grande- 
Charlreuse! — Hongrie, Transsylvanie, Grèce {Ei- 
chhoff). 
Obs. Varnitinus du Cat. Everts (p. 195) est un très petit 
0-dentatus mal développé. 
» typographus L. — Fontainebleau {Mauppin) ; Villers- 

sur-Mer {Bedel); Blois {Délugin); Allier, Bert, La 
Palisse {Besbrochers); Salève (Chevrier). — Sibérie. 
» erosus WoU. {reclangulus Ferr. — laricis Perris. — 

duplicatus Ferr.). — Gironde, Pessac! St-Jean-de-Luz 
(Vauloger); Briançon ; Marseille {Abeille de Perrin). 
» laricis F. — Uemiremont {Pu ton); Calvados, Fresuey- 

le-Pucenx {Duhourgais); Ploermel! Genève, bois des 
Frères {Chevrier); Gaunat {Besbrochers), Briançon; 
montagne de Lure {Abeille de Perrin). 



Ips suturalis Gyll. — Chamouni ! montagne de Lure {Abeille 
de "Perrin). 

» curvklens Gerra. — Céphalonie [Œrtzen). 

» chalcographus L. Ralz. {xijlographus Sahlb.). — Calais, 

chantiers {de Norguet). 

» auHtriacus Wachtl, Mitth.Niederôsterr.Forstverein., 

1887, 3, XXXI, 320. 
Voisin du chalcographus, dont il diffère par sa taille, sa 

sculpture et ses caractères sexuels. — Autriche. 
Ohs. Nous ne faisons que signaler cette nouvelle espèce, 
n'ayant pu nous procurer le recueil où elle est décrite. 

» hidentatus Herbst. — Bois de Boulogne (Bigot); Rou- 

vray [Emy); Valais, Chandolin (Farre); Gironde, 
Pessac ! La Louvesc [Abeille de Perrin). — Algérie. 

» quadrldens Hartig. — Env. de Paris {Ch. Brisout de 

Barneville). — Styrie. 

1- var. bistrideatatiis Kiclih. — La Louvesc [Abeille de 

Perrin); Bastay près Barèges (Puton). — Engadine; 
Allemagne. 

» var. conjunctus Reitt., Wien. Ent. Zell.^ 1887, 196. 

Plus grand que la var. bisiridentatus avec les élytres 
plus finement ponctuées, offrant de plus gros points 
entre la ponctuation, celle-ci en séries visibles seule- 
ment vers les côtés, et l'échancrure apicale pourvue de 
4 dents de chaque eôlé, tandis qu'il y en a 3 chez bis- 
iridentatus, 2 chez quadridens, 1 chez hiden- 
tatus ; le Lipperti Henschel en a 5, dont 2 plus pe- 
tites placées entre la seconde dent et l'apicale. — 
Tyrol, avec Vaiuitinus. 
Dryocœtes autographus Ratz. [septentrionis, semicastaneiis 
Mann.) — Murly-le-Roi [Seyrig); Allier, forêt de, Mo- 
\did\er [Olivier); La iiowvhoxûe (Vauloger). — Étals- 
Unis. 

» villosus F. — Ploermel ! Genève, bois des Frères {Che- 

vrier); Oloron (Nicolas). — Crète ; Portugal ; Ma- 
dère. 

» coryli Perris. — Gannat (Desbrochers); Ain, Le Planlay 

(Guillebeau). —Russie. 

» Eichhoffi Ferrari. — Espèce et genre douteux. 

Coccotrypes dacttjliperda F. — États-Unis. 

Xyloboriis dispar F. (d* brevis Panz.). — E[)inal (Zurcher); 

Marly [Poujade); Fontainebleau (Sédillot); Aube, 

Villechétif, forêt d'Orient (d'Antessanty); Rouvray 

(Emy); Allier, forêts de Moladier, de Dreuille, de 



Tronçais ; Digoin (piivier)\ Olorop (Nicolas).' — 
Sibérie. 
Xylohorus cryptophagtis Ratz, — Parc de St-Cloud (Hénon). 

Obs. 1. Effacez la localité : Meudon. — Quant au cryptogra- 
phiis du Catal. Everts (p. 196), c'est le Xylocleptes bis- 
pinus ç. 

Obs. 2. Le H* paraît très rare. 
» eurygraphus Ratz. — La Teste ! 

Obs. Le c* a le corselet excavé et relevé-subacuminé en 
avant ; ceux de Pfeili, drijographus et monographus 
l'ont excavé et denté-saillant en avant. 
» Pfeili Ratz. — Bords de la Sioule [du Buysson). 

Obs. Le cr a été décrit par Perris {Ann. Enl. Fr., 1866, 196.). 
Il a le corselet profondément excavé sur sa moitié anté- 
rieure (mais non sur toute sa largeur), et terminé en 
avant par un crochet. 
» Saxeseni Ratz. (cf siihclepressns Rey). — Épiaal ! Pé- 

ronne ! Bernay! Orléans! Charente, Lignièresl Mar- 
cenat d'Allier; Gannat ; Ain, Le Plantay. — Algérie. 

Obs. Les cf paraissent dans la proportion de 4 pour 100. 

M. Boieldieu a décrit et figuré ce sexe sous le nom de 

decolor {Ann. Ent. Fr., 1859, 473, pi. 8, fig. 7); mais le 

dessin qu'il en donne est très mauvais. 

» dryographus Ratz. — Fontainebleau [Bonnairé); Ain, 

Le Plantay {Guilleheau); Bordeaux ! Pau, Oloron 

(Nicolas). — Grèce. 

Obs. D'après EichhofF, on trouverait un cf sur une quinzaine 
d'individus. Je n'en connais que deux exemplaires en 
France (coll. Fairmaire et Bedel). 
» monographus F. — Compiègne (Bedel); Rouen (Moc- 

querys); Allier, forêt de Marcenat (du Buysson); 
Genève, bois des Frères (Chevrier); Ain, Le Plantay 
(Guilleheaii); Bordeaux ! La Teste ! — Algérie. 

Obs. Les f? sont très rares. 
Trypodendron dotnesticuni L. {limhatum F.)- — Épinal [Zur- 
cher); Meudon (Bigot); Marly (Ch. Brisout); Allier, 
Gannat, forêt de Dreuille (Deshrochers). 

Obs. Cette espèce se distingue facilement des signatum F. 
et lineatum Oliv. par ses élytres nettement sétuleuses 
sur leur déclivité postérieure. — D'après M. le D' Puton 
{Ann. Ent. Fr., 1867, 633), le domesticum figuré par 
Jacq. du Val (Gênera, Col. Eur., IV, pi. 33, fig. 162), pa- 
raît se rapporter à une variété sans bande médiane du 
lineatum, mais l'antenne (fig. 162 o) est bien celle du 
domesticum. 
^> signatum F. (quercus Lichh. ). — Nord, foret de 

Mormal (Lethierry); Remiremont [Puton); Épinal 



— 77 — 

(Zurcher); forêt de Gompiègae (Marmottan); Oloron 
(Nicolas). — Sibérie. 

Trypoclendron lineatum 01. — Épinal {Zurcher)\ Seine-Infé- 
rieure, chantiers (Mocquerys), Allier, Montoncol 
{Olivier); La Bourboule [Vauloger); Valais, Chippis 
(Favre); Sl-Martin-Lantosque {Clair). — Sibérie. 

Platypus cylinclrus F. [platypus Daft.). — Aube {Le Brun); 
Loiret, St-Florent {Cayoï); Gien {Pyot)\ Rouvray 
{Emy)\ Nièvre, Luzy [Bedel); forêts de l'Allier (Oli- 
vier); Genève, bois des Frères (Cheorier); Oloron 
{Nicolas). — Nord de l'Afrique. 
» oxyuriis Du four. — Grèce. 

Ohs. Cette espèce vit dans le sapin. Sa capture en Grèce 
(t'arnasse, Eubée), par MM. von Œrtzen et Emge, est très 
intéressante. 



NOTES ADDITIONNELLE 



Hy las tes Er. = Tomicus Latr. 

» rjlahratus Zett. {pinifecc Fitch). — Sibérie orientale; 

États-Unis. 
» palliatus Gyll. — Vosges, Les Fourneaux (Charpentier). 

» ' obscurns Marsh. — Étals-Unis. 



SUPPLEMENT AUX HISTERIDES GALLO-RHENANS 

Par Albert F.\UVEL. 



Bien que la publication des Histérides gallo-rhénans n'ait pas 
encore trois années de date {Revue 1886, p. 152 à 213), l'impor- 
tance des communications que nous avons reçues concernant les 
insectes de cettf famille, surtout le relevé des chasses de notre sa- 
vant président, M. Cl. Rey, nous engage à en faire l'objet d'un pre- 
mier supplément ; nous pensons qu'il sera favorablement accueilli 
par nos lecteurs, comme tout ce qui touche à notre géographie eii- 
tomologique. 

Hololepta plana Su\z. — Lyon (Rey). 

Platysoma froatale Payk. — Plombières ; Gluuy ; Presse (Rey); 

montagnes d'Uriage {Guéclel). 
» compressum Herbst. — Grande-Chartreuse; Néris; Mor- 

gon (Rey); La Bourboule (Vauloger); Vienne, St- 

Julien-l'Ars (de Larclause). 



— 78 - 

Platysoma ohlongum F. — Lyon {Rey); St-Julien-l'Ars {de Lar- 
clause); Hautes-Pyrénées, Sost [Pandellé); Cannes 
(Clair). 

» elongatum 01. — Cannes; Menton {Clair). 

» angnstatum Hoffm. — Hollande, Aalten ( Everts ); 

Lyon {Rey)\ St-Julien-l'Ars {de Larclause). 
Hister major L. — St-Julien-1'Ars {de Larclause). 

» inœqualis 01. — Lyon; Morgon {Rey); St-Julien-l'Ars 

{de Larclause). 

» helluo Truqui. — Nimègue, Houthem près Maëstricht 

{Everts); Aisne, marais de l'Ourcq {Bedel); Cluny, 
Lyon, Morgon, Bresse {Rey)', St-Jiilien-rArs((:Ze Lar- 
clause); Liiz {Vachal). 

» distinclus Er. — Lyon {Rey). 

» succicola Thoms. — Morgon {Rey). 

» blnotatus Er. — Lyon ; Nîmes {Rey). 

» fimetarius Herbst. — Haarlein {Everls); Velsen {Jas- 

pers); St-Julien-l'Ars {de Larclause). 

» neglectus Germ. —Calvados, Carville ! Lyon, Morgon 

{Rey); Hautes-Pyrénées, Bernet (Pandellé). 

» marginatus Er. — Lyon [Rey). 

« ruficornis Grimm. — Morgon {Rey)\ Hautes-Pyrénées, 

Marmajou {Pandellé). 
Obs. Le myrmecophUus Muls. est bien le ruficornis, et non 
le stigmosus Mars., comme M. Rey l'a indiqué à tort 
{Ann. Enl. Fr., 1887, LXXXVII, et L'Échange, 1888, 
h° 47); j'ai vu des types des deux espèces et les descrip- 
tions confirment cette synonymie. 

» uncostriatus Mars. 

Obs. Le caractère indiqué par M. Schmidt de la longueur 
des 4« et 5« stries élytrales est variable ; mais l'espèce 
se reconnaît bien à son abdomen très den sèment ru- 
gueux. 

» stigmosus Mars. — Cluny, Morgon {Rey). 

» quadrinotatus Scrib. — Arnhem ; Nimègue ; Roermond 

(Everts); Lyon (Rey):, Sl-Julien-l'Ars (de Larclause) . 

'■> fanestus Er. — Lyon; Aveyron (7?eî/). 

Obs. Le Cat. mss. de l'abbé Clair le cite de : Cannes, canal 
de la Siagne; mais l'espèce manque dans sa collection. 

■) Mssexstriatus F. — Valais, Trient (Favre); Martigny ! 

" prœtermissus Veyv. -- Calvados, Isigny, baie des Veys ! 

Morgon ; St-Haphael ; Collioure (Rey). 
Obs. La tète est plus grosse que chez corvinus, avec la strie 
frontale très sinuèe au milieu. 

') corvinus Germ. — Maëstricht (Everts); Martigny (Favre); 



Lyon (Rey); Basses-Alpes ! Hautes-Pyrénées, Castel- 
nau-Rivière (Pandellé). 
Epierus comptus 111. — Aigues-Mortes {Rey). 
Dendrophilus pyg^nœus L. — La Haye {Everts)\ Roermond 
[Wasmann]', Lyon; Néris [Rey). 
» punctatus F. — Lyon [Rey). 

Carcinops picipes 01. {mini )n a Auhé). — Breda, Zierikzee, Noot- 
dorp {Everts); Carleret ! Portbail ! 
» 14-striala Steph. — Hollande, Scheveningen (Everts); 

Lyon ; Hjères (Rey). 
Paromalics complanatus Panz. 

Ohs. L'exemplaire trouvé par nous à L'Esseillon (Savoie) pa- 
raît difïérer notablement de cette espèce ; nous préfé- 
rons cependant attendre, avant de le décrire, la capture 
d'autres individus. 
parallelepipedus Herbst. — La Bourboule {Vauloger); 
Lyon ; Avenas (Rey). 
» flavicornis Herbst. — Gronsveld, Arnhem, Winterswijk 

{Everts); La Bourboule ( YawZor/er); t.yon {Rey). 
Iletœrius sesquicornis Preyssl. (ferrugineus auct. non 01.), — 
Puy-de-Dôme, Cottenges près Besse {du Buysson), 
Morgon, Bugey {Rey); Sl-Jean-de-Luz (Leivis); 
Menton (Clair). 
Obs. Voy. sur les mœurs de cette espèce : Wasmann, DeAil. 
Eut. Zeits., 1886,60. 
Saprinus semipunctatus F. — Lyon, Morgon (Rey). 
>■> detersus 111. — Lyon (Rey). 

^> chalcites 111. — Hérault, Vias (Marquet). 

Il subnitidus Mars. — Lyon, Morgon, iNéris (Rey). 

» immuadus Gyll. — Hollande, Winterswijk (Everts); 

Nord, Zuydtcoole; Pas-de-Calais, Berck-sur-Mer {Le- 
prieur). 
Obs. J'ai étudié chez notre savant collègue, M. le D^ Le- 
prieur, le S. aspernatus cité par lui (.Inn. Eut. Fr., 
-1888, CXXIV et GXXXI) comme pris à Zuydcoote près 
Dunkerque ; ce n'est certainement qu'un exemplaire 
d'immundus, chez lequel la strie suturale est réunie 
accidentellement à la 4 dorsale, tandis que la petite 
plaque lisse en dehors de celle-ci est bien limitée par 
la ponctuation ; j'en possède deux individus semblables, 
l'un du Nord, l'autre d'Angleterre. De telles variations à 
des degrés divers ne paraissent pas très rares chez 
cette espèce. 
» virescens Payk. — Hollande, St-Pieter (Everts). 

» lautus Er. — Lyon; Morgon {Rey). 



— 80 - 

Saprinus hiterrensis Mars. 

Obs. Cette espèce, très voisine du laiiliis, semble distincte 
par la strie humérale interne plus longue que les autres, 
nettement imprimée dans toute sa longueur et complè- 
tement parallèle à la !"•* dorsale jusqu'à la base des 
élytres. 
» pastoraUs Duv. 

Obs. Ce n'est pas la planche 18 de M. de Marseul, mais 
la planche 20, qui doit être citée pour cette espèce. 
» œmulus 111. — Marseille [Rey). 

» metallescens Er. — Provence (Rey). 

Obs. La localité : Landes, a été indiquée par M. Gobert 

(Catal.), d'après les notes et collections de Perris; mais 

il ne possède pas l'espèce. 

» amœnus Ër. — Vienne, St-Julien-1'Ars {de Larclause). 

» conjungens Payk. — Valais, Martigny, commun {Favre). 

Obs. La note du Catalogue {ç. 203), concernant cette espèce, 

est à supprimer. 

» quadris tria tus Hoffm. — Morgon ; Néris ; Languedoc 

{Rey). 
» radiosus Mars. — Provence (Rey). 

» aprlcarius Er. -- Mars., i855, 725, pi, 20, XXXIII, fig. 

4.58. 
Obs. La citation du Catalogue (p. 204) est à rectifier comme 
ci-dessus. 
» grossipes Mars. — Lyon, inondations du Rhône (Rey). 

Obs. La découverte récente de l'espèce dans cette localité, 
indique qu'elle n'est pas propre, comme on le pensait, 
au littoral ; il est donc possible que l'indication du 
Catal. Delherm : Sos {Bauduer) soit exacte ; mais nous 
doutons toujours de celle de M. de Marseul : Bayeux, le 
grossipes ne paraissant pas dépasser au nord les côtes 
du Morbihan. 
» rugifro7is Payk. — HolterJam, Berg-op-Zoom [Everts); 

Lyon {Rey). 
» metallicus Herbst. — INord, Zuydtcoote [Leprieur). 

» dimidiatus 111. — St-Jean-de-Luz {Nicolas). 

Gnathoncus rotundatus Kug. — Caen ! Lyon {Rey). 
Myrmetes piceus Payk. — La Haye {Everts); Morbihan, Grand- 
champ {Le Tuaut). 
Tcrotrius picipes F. — Rennes {Bleuse); Morgan, Bresse; Cluny 
{Rey). 
Obs. M. Revelière a trouvé la larve, en Corse, dans des sar- 
ments de vigne, avec le Sinoxylon 6-denlatum, dont 
elle dévore les larves. — Celle mentionnée par M. Le- 
prieur comme parasite des Xylopertha (.l?w. Ent. Fr., 
1859, Bidl.. p. 193), n'est pas la larve du picipes, mais 



— 81 — 

bien celle du Teretr. parasita Mars. {Ann. Ent. Fr., 

1861, 457). 
Plegaderus saucius Er. — Narbonne (Rey). 

» vt<Zwer«^M5 Pauz. — Savoie ; Grande-Chartreuse {Rey). 

» cœsus m. — Lyon ; Morgon {Rey). 

» cliscisus Er. — Grande-Chartreuse {Rey). 

» oui Mars. — Cannes {Clair). 

» Barani Mars. = sanatus Truqui. 

» pusillus Rossi. — Draguignan {Mulsant); St-Raphaol 

(iîey). 
Onthophilus sulcatus F. — Zutphen, Warnsveld (Everts); Lyon 

A&ra?i<5 globosus Hoffm. — Arnhem, Bunde {Everts). 
Acritus sulcipemiis Fiiss, Berl. Ent. Zeits., 1868, 312.— 
Rhône, St-Genis-Laval {Rey). 
Obs. Je rapporte à cette espèce, d'après la description, un 
exemplaire que M. Rey a bien voulu me communiquer. 
diètes atomarius Aube. — Morgon {Rey). 



DESCRIPTION 
DE DEUX HOMOPTÈRES NOUVEAUX D'IRKOUTSK 



Par L. LETHIERRY. 



Deltocephalus alboniger. 

Corps plus ou moins brun ou noirâtre mélangé de jaune ; home- 
lytres blanches avec deux bandes irrégulières brunes. Vertex en 
angle obtus en avant, d'un tiers plus long en son milieu que le pro- 
notum, jaunâtre, avec deux taches carrées noires sur le disque, 
avant le milieu en avant, et deux très petits points noirs au sommet. 
Front noir plus ou moins maculé de très petits jaunes ; clypeus 
jaunâtre avec des lignes noires, ou noir maculé de jaune. Pronotum 
noirâtre, avec une petite croix pâle sur son disque. Homélytres pas 
plus longues que l'abdomen, arrondies séparément chacune à son 
extrémité, blanches, avec deux bandes brunes irrégulières, la pre- 
mière oblique, parlant de la suture avant son milieu, et atteignant 
le bord latéral en son milieu; la seconde droite, moins large, et in-' 
terrompue par les nervures, est située en avant des cellules apicales; 



— 82 — 

les nervures soat blanches, très saillantes sur la moitié postérieure 
des homelylres ; les cellules apicales, au nombre de quatre, sont 
plus ou moins enfumées. Abdomen noirâtre. Pattes jaunâtres avec 
toutes les cuisses plusieurs fois annelées de noir, l'extrémité des ti- 
bias postérieurs et les tarses postérieurs noirs. 

cf. Segment génital noir, plus ou moins jaune en dessus, hérissé 
de quelques soies noires ; $ inconnue. — Long., 21/2 mill. 

Q 

Pour la forme du vertex, cet insecte se rapproche du D. pulica- 
rius Fallen, et par le dessin des homelytres, du D. pictipennis 
Kirschbaum. 

Deltocephalus marginivalvis. 

9. Entièrement d'un jaime très pâle, excepté le bord postérieur 
de l'avant-dernier sogment ventral en son milieu, et les ongles des 
tarses, noirs. Vertex anguleux en avant, plus long que large, une 
fois plus long en son milieu que le pronotum, sans taches, ainsi que 
le front et le clypeus. Homelytres plus courtes que l'abdomen, ne 
dépassant pas l'avant-dernier segment, arrondies chacune séparé- 
ment à l'extrémité. Abdomen pâle, l'avant-dernier segment ventral 
largement échancré |i l'extrémité, avec le fond de l'échancrure 
bordé de noir. Pattes pâles, ongles des tarses noirs, cf inconnu. — 
Long., 2 miU. 

Forme et taille du D. languidus Flor ; eu diffère par la couleur 
pâle de l'abdomen. 

Ces deux espèces ont été trouvées aux environs d'Irkoutsk (Si- 
bérie) par notre collègue M. Jakowleff, qui a bien voulu me les 
olfrir. 

SUR UNE FORME INÉDITE DU lîHANTUS SUTURA LIS LAC. 
Par Albert FAUVEL. 



Le RJiantus suturalis Lac. [notatus (Fabr.) a des femelles 
dimorphes, comme bon nombre d'autres Dytiscides. Tantôt, en effet, 
les elytres de ce sexe sont sculptées comme celles du cf, tantôt elles 
sont profondément vermiculées jusque vers le milieu ; c'est pour 
cette dernière forme que je propose le nom de vermicularis. 

Il est singulier que M. Seidlitz {Best.-Tah. Dytisc.) ait omis de 
parler de cette curieuse variété, très bien figurée dans V Iconogra- 
'phie d'Aubé (pi. 13, iîg. 4 a) et indiquée depuis par Schaum et 
MM. Bedel et Sharp. 



— 83 — 
RÉVISION DES THINOBIUS D'EUROPE 

ET 

DESCRIPTION DE DEUX ESPÈCES NOUVELLES 

Par Albert FAUVEL, 



Depuis la publication des ThinoMus dans ma Faune gallo- 
rhénane et ses suppléments, j'ai eu l'occasion d'étudier plusieurs 
types de ce genre, et récemment je recevais de notre zélé collègue, 
M. Pyot, une espèce nouvelle prise à Gien (Loiret), au bord de la 
Loire. 

Devant décrire cette espèce en même temps que je l'insérais au 
Catalogue des Coléoptères gallo-rhénans, et en possédant une 
autre inédite d'Europe, j'en profite pour donner une révision du 
genre et notamment un tableau revu et plus complet que celui de 
ma Faune. 

11 est remarquable que nous rencontrons dans nos limites fau- 
niques tous les ThinoMus européens, sauf Yheterogaster, qui 
devra se trouver aussi en France, d'après son habitat (Bohême et 
Espagne). Le Caucase en possède en outre une espèce particulière 
{nodicornis Eppels.), et deux autres sont décrits de la faune palé- 
arctique {appendiculatus J. Sahlb., de la Sibérie arctique, et 
heterocerus Fauv., d'Algérie). 

A. Corps plus ou moins brillaut; parallèle; tète au moins aussi large 
que le corselet. {TIlinophilus Rey). 

a. Tête obloQgue, uoa transverse; antennes brunes; abdomen à 

ponctuation nette, serrée ; taille relativement très grande. . . . attgusliceps . 

b. Tète suboblongue ; antennes testactSes en entier ou seulement à 
la base; avant-corps à ponctuation invisible, ceUp de l'abdomen 

très fine et très dense ; taille très petite mxnor, 

c. Tète trausverse ou carrée, subquadraugulaire, tronquée carré- 
ment à la base ; yeux gros. Antennes soit testacées, soit roussàlres 
ou enfumées avec la base plus claire. 

-|- Taille très grande ou moyenne. 
X Abdomen brillant, très densément et nettement ponctué- 
chagriné. 
* Articles 3 à 6 des antennes d'égale largeur, au moins aussi 

long que larges; taille moyenne lincaris. 

Articles 4 à 8 des antennes plus courts ; élytres plus courtes, v. briinneipeiitiis. 
** Articles 4 et 6 des antennes plus petits et plus étroits que les 
contigus; taille très grande ou moyenne. 



— 84 — 

, Article 3 des autennes bieu plus long que large, les i" et (j< 

moniliformes, noa transverses; taille très grande. . . . major, 

,. Article 3 des antennes pas plus long que large, les i' et 6" 
très courts et fortement transverses. 

— Tète transverse; antennes robustes, bien plus longues 
que la tête et le corselet, à articles 9 à H très grands; 

taille très grande diversicornis, 

3=: Tête carrée ; antennes fines et courtes, a articles 9 à H 

bien moins grands ; taille moyenne. . .... delicatutus, 

XX Abdomen complètement mat, d'un gris feutré-velouté, 

à pubescence courte, argentée et à ponctuation très 

écartée, peu visible ; articles 4 à 8 des antennes non 

transverses, H' d'un tiers plus long que large. . . Iieierogas'er, 

ff Taille très petite. 

X Abdomen mat, d'un gris feutré-velouté, à pubescence courte, 

argentée et à ponctuation très éparse, invisible ; articles 

4 à 8 des antennes assez fortement trausverses, li« pas 

plus long que large micros. 

XX Abdomen brillant, nettement ponctué. Tête, corselet et 
élytres assez mats, plus ou moins foncés; articles 4 et 6 
des antennes plus petits et plus étroits que les con- 

tigus Ligeris. 

d. Tête plus longue que large, subquadrangulaire ; avant-corp» et 
pattes flaves, brillants, à ponctuaiiou écartée ; yeux petits; an- 
tennes très courtes, à articles 4 à 10 très fortement transverses; 

taille très petite niiens. 

. Corps mat, obloug-allongé ; tête ovale, bien plus étroite qne le cor- 
selet; taille petite ou très petite. {Tliinobius gen.]. 

a. Articles 4 à 6 des antennes plus longs que larges; taille petite. longipennis. 

b. Articles 4 à 6 des antennes très petits, transversaux. 

t Corps eu entier d'un noir profond ; élytres très courtes. . brevipennis. 

tt Corps plus ou moins brunâtre aux élytres, qui sont très lon- 
gues. 
X l'eux premiers articles des antennes et élytres d'un testacé 

rougeàtre obscur; taille très petite alomus. 

XX Antennes testacées, sauf la massue ; élytres d'un brun 

noir; taille microscopique minutissimus. 



Groupe 1 



(TIIINOPHILUS KEY). 



1. angnatieeps* — major Fauv., Fn. gall.-rh., III, 135.— Rey, 
Brév.,iS19, 327. — Fowler, Col. Brit. IsL, II, 391 {non Kraatz). 



Ghamonix (Oh. Brisout de Barneville). — Grande-Bretagne. 

Obs. Chez cet insecte, la tête est étroite, non transverse, carrée- 
subobloague ; les antennes ont le 3° article court, non ou à peine plus 
long que le ¥, les 9» et 10" transverses, plus de moitié plus courts que 
le 11«. — Aussi grand que major et diversicornis, il en est bien dis- 
tinct par sa petite tête étroite, arrondie aux angles postérieurs ; il dif- 
fère en outre du major par la brièveté du 3'' article des antennes, 
tandisque le diversicornis a les articles 4 et 6 beaucoup plus petits et 
les 9 et 10 bien plus longs, non transverses. 



D'après la description donnée par M: Fowler (l. c), il me sennble 
bien que le major de cet auteur se réfère à V angusticeps ; mais je n'en 
ai vu aucun exemplaire de Grande-Bretagne. 



2. ininor' Rey, Opusc. Eut., 1870, XIV, 116; Brév., 1879,338.— 
Fauv., Fn. gall.-rhén., III, 13b. - Mars., L'Abeille, 1871, VIII, 379. 

Dans le sable humide, au bord des ruisseaux; avril (tb). 

Yzeron près Lyon {Rey). 

Distinct par sa tête suboblongue, la ponctuation de l'avanl-corps 
invisible, les antennes à articles 7 à 10 bien plus courts que' chez 
clelicatulus ; plus petit et encore plus déprimé que cette dernière 
espèce. 

Les antennes sont testacées chez les deux exemplaires typiques 
que M. Hey m'a communiqués. 



3. linearis* Kr., Nat., 883; fierZ. Eut. Zeits., 1857, 113. — Rye, Enl. 
Ajinual, 1867, 67. — Fauv., Fîï. gall.-rh., III, 135. — Rey, Brév., 1879, 
330, pi. VI, fig. 11. — Fowler, Col. Brit. IsL, 11, 392. — longicornis 
J. Sahlb., .^ct. Soc. Fn. FI. Fenn., 1874, 488 ; 1876, I, 181. — luteipen- 
nis* Rey, l. c, 329. — var. brunneipennis Kr., Nat., 884. — Fowler, 
l. c, 392. 

Sur le sable humide au bord des ruisseaux et dans les détritus des 
inondations ; avril à août (tr). 

Haut-Rhin, bords de la Fecht (Leprleur); Strasbourg! Gien 
(Pyot); Lyon, Yzeron, Morgon {Key); Drôme ! Provence (Rey); 
Toulouse {Marque t); Hautes-Pyrénées, Vielle-Aure {Pandellé). 

Laponie, Grande-Bretagne, Bohême, Thuringe, Bavière, Tyrol, 
Italie, Algérie, Lenkoran. 

La variété brunneipennis Kr. ne diffère du type que par les 
élytres et les articles 4 à 8 des antennes plus courts. M. Sharp me l'a 
envoyée d' 



4. luajor' Kraatz, iVaf., 883. — brevicollin* Rey, Opusc. Ent., 1869, 
XIV, 114 ; Brév., 1879, 325, pi. VI, fig. 10.— Mars., L'Abeille, 1871, VIII, 

378. 

Sur le gravier a)i bord des eaux et dans les détritus des inonda- 
tions ; jnin, juillet (tr). 

Oullins près Lyon {Rey). — Allemagne du Sud [Kraatz) et 
Sibérie arctique (/. Sahlberg). 

Le seul exemplaire que je possède m'a été donné par M. John 

Revue d' Entomologie. — Mars 1889. 7 



Sahlberg, qui l'a rapporté de Sibérie (Cf. Col. Sib., 1880, 99); il est 
semblable aux types que MM. Kraatz et Rey m'ont communiqués, 

5. diversicopnîs'. 

De la taille du major ; presque moitié plus grand que linearis, 
dont il offre la coloration ; tête et corselet à ponctuation plus forte, 
moins dense que cbez ce dernier, celle des élytres au contraire bien 
plus serrée et plus Une avec leur pubescence aussi beaucoup plus 
fine et plus serrée, plus longue, non dorée, mais d'un gris flave ; 
abdomen plus fortement ponctué, subrâpeux-chagriné avec la pu- 
bescence dorée des marges des segments plus forte et plus longue ; 
tête plus courte, plus transverse ; yeux plus gros; une faible dé- 
pression assez large en travers sur son disque ; un sillon arqué très 
net entre les antennes séparant le front de l'épistome ; celles-ci ro- 
bustes, notablement plus longues que la tête et le corselet, les deux 
premiers articles robustes, le 2<^ d'un tiers plus long que le l""", le 
3« triangulaire, pas plus long que large, le 4° bien plus petit, plus 
étroit, moniliforme, transverse, le 6^ égal au 4<=, les 5'=, 7= et 8" mo- 
niliformes, un peu transverses, égaux et plus gros que les 4" et 6*-, 
les 3 derniers formant massue, le 10^ à peine transverse, le 11'' 
obtus, presque moitié plus long que large, notablement plus gros 
que le 10"; corselet plus court et plus large que cbez linearis ^hiew 
moins avancé au milieu du sommet sur la base de la tête, plus ré- 
tréci en arrière et en avant; écusson grand ; élytres moitié plus lon- 
gues que le corselet; marge apicale du 6« segment abdominal lisse 
et brillante. — Long., 1 8/10 mill. 

Sur les sables des fleuves et dans les détritus des inondations. 

Gien, bords de la Loire {Pyot). — Bobême, Brandeis près Prague, 
au bord de l'Iilbe {Shalitzky). 

J'ai vu deux exemplaires de cette espèce : l'un est dans ma 
collection, l'autre dans celle de M, Pyot. 



6. delicatulus' Kraatz, Nat., 884; Berl. Ent.Zeiis., 1857,113.— 
Fauv., Fn. gall.-rhén., III, 136. — Rey, Brév., 1879, 334. 

Sous les pierres au bord des rivières et dans les détritus des inon- 
dations ; du printemps à l'automne (tu). 

Alsace, bords de la Bruche {Wencher)\ Gien (Pyol); Lyon, 
Morgon [liey); Drôme! Toulouse {Marquet). 

Pologne, Bobême, Piémont, Lenkoran. 

Les exemplaires du Lenkoraa ont les articles des antennes plus 
courts, mais ne paraissent pas autrement distincts ; cette différence, 



- 87 - 

qu'on observe chez d'autres esjièces du genre, est probablement 
sexuelle. 



7. lieterogasiep*. 

Remarquable à première vue par son abdomen complèlement 
mat, (l'un gris feutré-velouté à peine irisé de violacé sous un cer- 
tain jour et chez les exemplaires très frais, la ponctuation de celui-ci 
très fine et rare, peu visible, la pubescence réduite à un petit poil 
gris jaunâtre inséré dans chaque point ; un peu plus petit que 
Unearis et coloré de même; tète plus étroite, un peu plus courte 
et plus convexe; antennes un peu plus courtes et moins robustes, 
légèrement enfumées, à "2 premiers articles testacés ; yeux plus 
gros ; corselet notablement plus long, encore moins arrondi 
sur les côtés; élytres à ponctuation et pubescence semblables; 
marges abdominales n'ofîrant pas de ciliation spéciale. — Long., 
1 4/10 mill. 

Bohême, Brandeis pi^ès Prague {Shalitzky)\ Madrid, 
Le seul exemplaire que je possède d'Espagne est plus petit que 
ceux que j'ai reçus de Bohême, mais il rCtn diffère pas d'ailleurs. 

8. ujîcros* Fauv., Fn. gall.-rhén., III, 137. — Mars., L'Abeille, 
1871 , VIII, 380. — Rey, Brév. , 1879, 332. 

Fréjus {Raymond). 

9. nodieornis Eppelsh., Verh. Nat. Ve)\ Brïmn, 1883, XXII, G 

(séparât.). 

Elongatus, angustus, liuearis, depressus, nitidulus, capite oblongo- 
quadrato thoraceque transverso fuscis, elylris hoc duplo longioribus, 
antennarum basi pedibusque palhde testaceis, abdomine nigro ; an- 
tennis crassiusculis, articulo 4» includentibus multo latiore. — 
Long., 1/2 lin. 

Lenkoran {Lecler). — l]n seul exemplaire (coll. Eppelsheim). 

Je n'ai pas vu cette espèce, que M. Eppelsheim {Cat. Col. Eut. 
f'avx'., 1883, 60) place entre micros et Liçjerï.^, et je n'en puis 
rien dire à cause de l'insuffisance de la description. Il est au moins 
très probable que celle-ci contient une indication inexacte relative- 
ment au 4° article des antennes, attendu que chez les espèces con- 
nues dont les articles 4 à 6 varient de grosseur, c'est toujours le 5« 
(et non le 4'-) qui est plus gros que les contigus. 



10. Lifferis' Pyot, Ann. Soc. Ent. Fr., 1874, 79, pi. 2, fig. 2,1. — 
Fauv., Fn. gall.-rhén., III, suppL, 31. — Eppelsh., Dent. Ent. Zeits., 
1878, 402. — Rey, Brév., 1879, 3H6. 

Bords des fleuves, dans les débris des inondations ; mars à mai (m). 

Gien (Pyot); Toulouse {Bauduer). 

Bohême. 



11. nitens' Fauv., Fn. (jall.-rhén., III, 137, pi. II, fig. 3. — Mars. 
L'Abeille, 1871, VIII, 380. 



Comme le précédent. 

Gien {Pyot); Fréjus, St-Raphaël [Raymond). 



Groupe 3. — (TUiyOBlUS GEX. 



12. long;ipcnni<** Heer, Fn. Helv.,l, 59o. — Fa\iv., Fn. gall.-rhén., 
III, 138 et syn. — J. Sahlb., Act. Soc. Fn. FI. Fenn., 1876, I, 181. — 
Rey, Brév., 1879, 345, pi. VI, fig. 2, 8. — Fowler, Col. lirit. Isl.. II, 392. 
— opacHs' Rey, l. c, 347. — var. pusillimus* Heer, l. c, 347. — Fauv., 
l. c. et syn. — Rey, l. c, 347. 

Sur le gravier, sous les pierres, jusque dans l'eau, au bord des 
rivières et torrents ; dans les détritus des inondations ; avril à sep- 
tembre (ac). 

Ahr (Fuss); bords de la Bruche et du Rhin, à Strasbourg 
(Wencker); Colmar! Gien {Pyot); Orléans, bords de I4 Loire; 
Indro, Chabris (Croissandeau); St-Florentin {de La Brûlerie); 
Puy-de-Dôme, lac Chambon ! Genève {Heer); La Leysse, à Cham- 
béry! Lyon,Morgon {Rey); Hyères ! Fréjus! Si-Raiphaë{ {Ray rjiond); 
St-Marlin-Lantosque ! Carcassonne {Gavoy); Toulouse {Marquet); 
Pyrénées-Orientales, Amélie-les-Bains {Mayet), Bourg-Madame 
{Ch. Brisout de Barneville); L'Adour, à Tarbes {Pandellé)., 
dans le Gers {Delherm] et dans les Landes {Gober t); Eaux-Bonnes 
{des Gozis); Landes, bords de La Leyre {Perris). 

Europe jusqu'en Laponie, Barbarie, Caucase. 

D'après le type, \e pusilUmiis Heer se rapporte aux petits exem- 
plaires à antennes plus courtes qui se trouvent avec le type. M. J. 
Sahlberg le cite de la Sibérie arctique {Sv. Vet. AJi. Ilandl., 1880, 
XVII, IV, 100); mais je n'ai pas vu les exemplaires qu'il y rapporte. 



13. brevipennis' Kiesw., Stelt. Ent. Zeit., 1850, 221. — Fauv., Fn. 
gall.-rhén., III, 139 el syn. — Rey, Brév., 1879, 348. - Fovvler, Col. 
Brit. Isl., Il, 393. 

Sous les détritus, les feuilles humides; printemps (tr). 

Alsace [Meyer). 

Grande-Bretagne; île de Wighl; Allemagne. 

14. atoinuH* Fauv., Fn. gaU.-rhéii., III, 139, pi. II, fig. 4. — Mars., 
L'Abeille, 1871, VIII, 381. — Rey, Brév., 1879, 349. 

Sur le sable au bord des fleuves ou des torrenls ; dans les détri- 
tus des inondations; mai, aoùt(TR). 

Alsace (Wencker); Orléans, Gien {Pyot); St-Raphaêl, Fréjus 
(Raymond); Le Var près Nice {Grouvelle); Toulouse [Marquet); 
Amélie-les-Bains (Mayet). 

Bohême. 

Les articles 4 à 6 des antennes, surtout les 4'' et 6^ sont très petits, 
transversaux ; c'est par erreur que ma Faune II. c.) indique aussi 
le 3'' article comme otfrant la même forme. 



15. tninuiissituus' Fauv.. Fn. gall.-rhén., III, suppL, 14. — Rey, 
Brév., 1879, 351. 

Dans les détritus des incmdations, au bord des fleuves ; mai (trj. 

La Loire à Gien (Pyot). 

Bohême. 



NOTE SUR LA SYNONYMIE DES LAMPRA 

DÉCRITES PAR M. GUILLEBEAU 
Par M. DES r.OZIS. 



Dans le premier numéro de la Revue d'Entomologie Y>onr 1889, 
M. Guillebeau nous a donné avec une conscience remarquable une 
étude des espèces du sous-genre Latnpra Spin., el y a décrit deux 
espèces nouvelles sur lesquelles je demande à faire quelques obser- 
vations. 

La, L. modesta, tout d'abord, décrite sur un seul individu o* de 



— 90 - 

Grenoble, m'est restée inconnue, et je n'en puis parler que par 
liypothèse; mais les caractères invoquéspar M. Guillebeau peuvent se 
réduire essentiellement aux suivants : 

1° Forme plus acuminée que chez toutes les autres Lamprn, à 
peu près analogue à celle à'wxi^. A.ncxjloclie\ra\ 

2° Coloration d'un vert peu brillaiil, avec la bande dorée des côtés 
très faible ; 

3" Écusson trois fois et demie large comme il est long ; 

4° Taches des étuis nombreuses, ne manquant que sur le 7" in- 
terstrie ; 

5" Interstries internes plans. 

Je ne parle pas de la forme des lobes de l'armure copulatrice, qui 
pour moi n'a pas plus de valeur que les variations insignifiantes des 
forceps dans le genre C4arahus, ni de la ponctuation du corselet 
qui est on ne peut plus variable. 

Or je remarque dans mes individus des espèces voisines : 

1° Que la forme est toujours plus acuminée dans le c" que 
dans la $, et que chez la dives (dont je possède plusieurs indi- 
vidus venant de M. Ravoux, c'est-à-dire de la même source que 
ceux de M. Guillebeau), il y a des d* encore plus acuminés que 
d'autres, dont un entre autres l'est, à ce qu'il me semble, autant 
que n'importe quelle Ancylocheira. Et ce n'est cependant pas un 
moclesla, car les interstries sont convexes, et d'ailleurs M. Gabillot, 
de qui je le tiens, me l'a donné comme venant de M. Guillebeau 
lui-même ; 

2° La coloration indiquée est celle de beaucoup de declpiens ou 
de dives, car celles-ci sont de nuances très variables ; 

3" L'écusson a exactement les proportions de celui de dives ; 

A° Les taches des étuis sont aussi celles de dives. Chez deci- 
piens Guill., au contraire, elles sont plus rares et même presque 
nulles sur tous les interstries impairs et non pas seulement sur le 7'; 

5" Les inlerstries plans rapprochent seuls modesta de declpiens 
[miripca). 

Ce dernier caractère, que M. Guillebeau fait passer en première 
ligne, me semble, je l'avoue, beaucoup moins important et bien plus 
sujet à variations que celui qu'on peut tirer de la forme de l'écus- 
son, dont il parle à peine. J'en conclurais donc que si modesta est 
une bonne espèce, elle doit se placer mieux dans le voisinage de 
dives que dans celui de declpiens^ et j'irais facilement jusqu'à 
penser, étant doimé qu'il n'en existe qu'un seul individu, que c'est 
ou un hybride, ou une variété accidentelle, peut-être un passage 
entre les deux espèces si voisines et si fréquemment réunies jusqu'à 
ce jour. 

Je passe maintenant à ces deux autres. Je crois que M. Guillebeau 



— 91 — 

a fait erreur en attribuant à la forme qu'il nomnae decipiens le 
nom créé par Mannerheim. Si l'on s'en rapporte à la description de 
Redtenbacher [Fn. Austr., 2" édition), l'espèce de Mannerheim est 
évidemment celle que M. Guilleheau nomme clives, et dont il a vu 
des exemplaires d'Autriche, du Caucase, etc., c'est-à-dire de la plus 
grande partie de l'Europe: 

Decipiens Mannh. Écusson plus de quatre fois large comme 
il est long. Étnis du rf dépassant l'abdomen ; dernier segment ven- 
tral otfrant chez le cf une longue dent aiguë de chaque côté et chez 
la Ç une entaille ronde au bout. Taches noires des étuis plus abon 
dantes et plus grandes. [Ex Redt.). 

Il est impossible de décrire mieux, et M. Guilleheau, en décrivant 
sa clives, emploie pcissira presque les mêmes expressions. Il fait 
notamment remarquer la longueur des épines anales du d* qui est, 
dit-il, plus forte que dans toutes les autres Lauipra. Je ne crois 
donc pas qu'il soit possible de conserver un doute. 

Quant à sa decipiens, il n'y a pas à douter de son identité avec 
l'espèce décrite par Mulsant sous le nom de mirifica. D'ailleurs 
M. Guilleheau a vu le type. La quasi-absence de taches noires sur les 
inlerstries impairs est du reste très caractéristique, et l'écusson bien 
moins court montre évidemment que ce n'est pas là l'espèce de 
Mannerheim. 

Conclusion : Mulsant avait eu raison de décrire sa mirifica et de 
séparer en deux espèces la decipiens ancienne, et M. Guilleheau, 
qui a eu raison aussi de maintenir la séparation, a eu tort de créer 
un nom nouveau. La synonymie doit s'établir comme suit: 

1. mirifica Muls., LS5.5. 
decipiens Guilleb., 1889. 

2. decipiens Mannh., 1852. 
li)nhaia Mannh. (olim). 
dives Guilleb., 1889. 

? v. modesla Guilleb., 1889. 



— 92 - 

LISTE 
COLÉOPTÈRES COMMUNS A L'EUROPE ET A L'AMÉRIOUE DU NORD 

D'après le Catalogue de M. J. Hamilton (1) 
AVEC rk:m:a.e,qxjes et additions 

Par Aldeut FAUVEL. 



Aujourd'hui que, grâce aux travaux si complets de Le Conte et 
du D'' Horn surtout, la faune des Coléoptères de rAmérique du Nord 
nous est presque aussi complètement connue que celle de T Europe 
et de la Sibérie, il commence à devenir possible d'essayer une 
étude de leur distribution géographique, et rien plus que cette 
étude ne saurait offrir d'intérêt pour toutes les sciences naturelles, 
appelées à en tirer de précieux et nouveaux documents.- C'est donc 
avec une véritable satisfaction que nous avons reçu de M. le D"" John 
Hamilton le catalogue qu'il vient de publier des Coléoptères com- 
muns à l'Amérique du Nord, à l'Asie septentrionale et à l'Europe. 

Dès 1872, dans ma Faune gallo rhénane (t. III), j'ai abordé 
incidemment cette question en indiquant après chacune de nos es- 
pèces son extension géographique, et MM. Bedel et J. Sahlberg ont 
suivi la même voie, l'un dans sa Faune du bassin de la Seine, 
l'autre dans ses Coléoptères de la Sibérie occidentale ; je ne 
parle pas des traités monographiques, où cette extension est tou- 
jours rigoureusement indiquée. Mais, en dehors de ces ouvrages, il 
faut convenir que nous possédons à peine quelques documents sur 
la distribution de nos Coléoptères européens en Asie et en Amérique, 
et jusqu'en 1863, la Bibliotheca entomologica du D"" Hagen n'in- 
dique que deux notes se référant vraiment à cet objet. Elles sont de 
feu Mœklin et intitulées : Considérations sur la distribution 
fjéograjyhique des Insectes du Nord et leur relation avec la 
faune de Scandinavie et Finlande ; — et Considérations sur 
les formes affines des Coléoptères du Nord (2). 

(1) Catalogue of llie Coleoplera common to \ortli America, Son hem Âsia and 
Europe, wilU dis(ribulion and bibliograpliy, by Jofiti Hamilton {Trans. Amer. 
Elit. Soc,marcli-may )8s9, XVI, p. 88-162.) 

(2) Bidrag till kœnnedom om insekternas geografiska utbredning i yordeii med 
hufvudsakligt afseende pâ Skandinaviens ocli Finnlands Fauna. Dissert. Helsingfors, 



— 93 — 

M. Hamilton ne paraît pas avoir connu ces deux notices (1), qui 
contiennent des indications intéressantes, bien que depuis leur pu- 
blication, un certain nombre d'espèces citées par Mœklin aient été 
reconnues faussement déterminées. La liste bibliographique de l'au- 
teur américain ne comprend que cinq notes du D'' Le Conte, dont 
voici les titres : 

4. On certain Coleoptera indigenous to the eastern and 
western cotUixcnts (Ann. Lyc. New Yor/t, IV, p. 159 et suiv.). 

2. Oji the paralleJisni, équivalents and analogues of Ame- 
rican and European, Arctic and sub-Artic forms (Agass. 
Lalie Super., 1850). 

3. U. S. Pacific Railroad Expédition, vol. \l,Zoology. Re- 
p)ort of the Insects. 

4.. Tables relating to transcontinental distribution (Journ. 
Ac. Se. Philad., sér. 2, IV, p. 9 et suiv.). 

5. Address to the American Association for the Advance- 
ment of Science (Amer. Naturalist, IX, p. 481 et suiv.). 

En outre de ces notes, M. Hamilton a mis à contribution pour son 
travail les ouvrages sur les Coléoptères de l'Amérique du Nord et 
entre autres, les différents Catalogues régionaux publiés aux 
États-Unis, par Le Conte lui-même, Austin, Dury, Harrington, Pac- 
kard, Reinecke, Hubliard, Schwarz, Snow, Hayv/ard et Savage, enfin 
il a trouvé de nombreux documents dans les collections, notamment 
celles de MM. Horn et Fréd. Blanchard. — Four l'Asip, il a pris 
comme terme de comparaison le Catalogue des Coléoptères de 
Sibérie de M. L. von Heyden (Berlin, 1880-81 et 1885-87); — et pour 
ri<]urope, les travaux consacrés à cet ordre d'insectes. 

L'intérêt que présente son mémoire nous engage à en donner un 
résumé complet en ce qui concerne les relations de notre faune eu- 
ropéenne avec celle de TAmérique du Nord ; quant à celle de l'Asie, 
encore incomplètement connue dans ses régions orientales surtout, 
et sur laquelle nous n'aurions presque rien à ajouter d'ailleurs, 
nous nous bornons à renvoyer le lecteur aux indications des ou- 
vrages spéciaux. 

Il convient toutefois d'ajouter une remarque : c'est que les rela- 



d853, 42 p. — Bidrag lill kaennedom oin sâkallade rikarierande former bland 
Coleoplera i Xordcn. Dissert. Helsingfors, 1853, 54 p. 

Ces deux dissertations ont été traduites eu allemand par M. y. Oslen-Sacken (5(etf. 
£>(/. Zeit., 1857, p. ni-192 et 321-348), 

(I) La première donne une liste de Coléoptères en majeure partie extraite de l'ouvrage 
de liirby [liicliardson's Fauna Boreali-Americana, part. IV, 1837) et reproduisant 
les mêmes erreurs. 



- m - 

lions entre les faunes paléarctique et néarctique apparaissent plus 
restreintes ou plus étendues suivant que les ailleurs restreignent 
ou étendent eux-mêmes la variabilité des espèces affines qui habi- 
tent l'ancien ou le nouveau continent. C'est ainsi que les anciens 
naturalistes, Kirby, Mannerheim, Mceklin entre autres, ont décrit 
comme distinctes un grand nombre de formes américaines recon- 
nues aujourd'hui identiques à celles d'Europe ou d'Asie, et il n'est 
pas douteux que peu à peu, à mesure que les rapports et les maté- 
riaux augmenteront des deux côtés de l'Atlantique, beaucoup 
d'autres espèces, encore inscrites comme différentes, seront réunies, 
surtout dans les familles difficiles et peu étudiées, comme les Clavi- 
cornes, par exemple. 

F.a liste donnée par M. Hamillon n'est donc en fait qu'une pre- 
mière statistique des Coléoptères communs aux deux continents ; 
mais elle est très intéressante, et si chaque spécialiste veut bien lui 
venir en aide par ses observations, nul doute qu'il ne soit bientôt en 
mesure d'y ajouter un supplément (1), 

Telle qu'il nous la présente, elle contient 484 Coléoptères, appar- 
tenant à 261 genres et à 50 familles : 328 sont asiatico-américains, 
parmi lesquels 40 ne paraissent pas avoir été signalés en L-'-urope. — 
Quant à l'origine de ces 484 espèces, l'auteur en considère comme 
aborigènes, 278; comme introduites (d'Europe, excepté 3), 156; et 
comme douteuses, 50. Parmi les espèces introduites, 60 l'ont été 
par le commerce et 96 par importation accidentelle, et si bon 
nombre sont aujourd'hui naturalisées dans l'Amérique du Nord, 
d'autres n"ont encore qu'une acclimatation incertaine, 11 est indis- 
cutable que le développement rapide des relations commerciales 
augmentera à bref délai le nombre des espèces susceptibles d'être 
introduites par cette voie d'une région dans l'autre (nous en avons 
déjà des exemples dans la faune méditerranéenne depuis l'ouver- 
ture du canal de Suez), et à ce titre, le Catalogue sera un document 
de valeur historique pour l'avenir. Nous verrons d'ailleurs, par les 
additions qui vont suivre, que les chiffres donnés par M. Hamillon 
sont déjà au-dessous de la réalité, 

11 nous reste maintenant à passer en revue les espèces européo- 
américaines citées par l'auteur ; nous le ferons en suivant l'ordre 
de sa liste, et en intercalant entre [ ] celles qu'il a omises ainsi 
que les remarques de synonymie ou autres que son travail nous a 
suggérées. 



(I) M, T, Cockerell a toul récemment indiqué [Ent. Montl. Mag.^ 1888-89, XXV, 
p. 67, 164, (86, 255) quelques Coléoptères (et autres Insectes) communs à l'Kurope ot 
au Colorailo, presque tous déjà cités de octie dernière coulrée par M, Ilamillon. 



- 95 - 

(;ârabid/E c) 

1. Elaphrus riparius L. (interniedius Kirby, californicus 

Mann., punctalissimus, sinuatus, similis Lee.) 
Espèce très variable et largement répandue, s'étendant du 
Nouveau-Mexique par les Montagnes Rocheuses jusqu'à la 
Californie et l'Alaska, et à l'est au Michigan et au Canada, 
— Europe, Turkeslan, Daourie, Sibérie, 

[Dejean (Spec, 11, 67) a décrit par erreur comme de l'Amé- 
rique du Nord, sous le nom de Beauvoisi, le Carnhus 
catenulatus Scop., d'Europe. 

M. le D' Horn a cité encore de Wilmington, N. C, le Carahus 
cancellatKS 111., d'après des exemplaires trouvés dans la 
collection de feu Wenzel [Trans, Am. Enl. Soc, 1883, 
270); mais cette indication est erronée (Cf. Morawitz, Mém. 
Ac. Pétersb., (1876, XXIV, n" 9, p. 4) et a été justement 
omise par M. Hamilton.] 

2. Blelliisa (Diachila) arctica Gyll. 

Amérique boréale. — Laponie, Sibérie arctique, 

S. B. vivUipunclata L. 

Nord des États-Unis (Wisconsin, Michigan, etc.). — Europe 
boréale et tempérée, Sibérie arctique et orientale. 

'(. Lorocerct pilicornis W [semipunctata Eschs., ueoseotica 
Lee). 
Nord des États-Unis. — Europe septentrionale et tempérée, 
Sibérie. 

[Le Notiophilus aqualicus L. a été cité de l'Amérique du 
Nord par Kirby et Mœklin {Stett. Ent. Zeit., 1857, 185, 335), 
mais sans doute par confusion avec le sihiricus Mots.] 

5. Leisiiis xiiceus ¥vb\\\. 

Un seul exemplaire trouvé à Filchburg (Massachusetts)*. — Eu- 
rope tempérée occidentale. 

G, Nebria nivalis Payk. 

Groenland. — Laponie, Sibérie. 

(1) Ds Chaudoir [Cal. Coll. CiciiuL, 22) indique la Cicindela gcrmanica L, comme 
trouvée daas l'Amérique du Nord ; mais je ne la vois pas citée dans les ouvrages 
américains et cet habitat doit être crroué, d'autant plus qu'en Sibérie, elle appartient à 
la régiou méridionale ; or, les relations de la faune asiatico-américaines sont surtout 
boréales. 



— 96 — 

[M. Hamilton dit la nivalls commune en Ecosse, mais par er- 
reur; c'est la rufescens Stroem {Gylleahali Scbh.) et sa 
var. Balhii Bon. qu'on trouve seule dans les montagnes bri- 
tanniques (Cf. Fauv., Fn. gall.-rhéti., III, 114. — Schaum, 
Nat., 98. — Sahlb., Not. Fn. FL, Fenn., 1873, 63.- 
Fowler, Coï. Brit. Isl., 1, 15). La vraie nivalis Payk. est 
spéciale à la Laponie et, d'après M. v. Heyden, elle se re- 
trouve en Sibérie {Gat. Col. Sib., 14). Comme la rufescens 
est également sibérienne, il convient de véritier laquelle des 
deux espèces habite le Groenland.] 

7. Cîivina fossor L. [collaris Lee, elongaia ^Ai\à.,Randalli 
Lee). 
Littoral près Boston (Mass.), probablement introduite; Cincin- 
nati, Ohio. — Europe, Caucase, Sibérie. 

[8. Byschirius œneus Dej. [frigidus Mann., integer^ dentiger 
Lee). 

Iles Aléoutiennes, Kenai, Rio Colorado (Calif.). — Europe, 
Daourie, Sibérie, Japon. 

Cette espèce est omise par M. Hamilton. J'en ai donné la syno- 
nymie dans ma Faune (III, 145).] 

9. Nomius pyg'ïnœus Dej. {grœcus Lap.). 

De la Géorgie à la Californie, Canada, Lac Supérieur, Ala- 

bama. — France (Fontainebleau, Ariège), Hongrie, Grèce, 

Chypre. 
[M. Paul Madon m'informe qu'il a trouvé cette rare espèce dans 

l'île de Chypre, volant vers minuit dans une forêt incendiée, 

au voisinage des flammes, en septembre.] 

0. BemUdion littorale 01., Encycl., 1791, VI, 353 ipalii- 
dosum Panz., lacustre Lee). 
Lac supérieur, Ohio, New York, Orégon. — Europe septen- 
trionale et tempérée, Sibérie. 
[Pour la synonymie d'Olivier, voir Bedel, Fn. Seine, I, 138 et 
146. — Le B. impressurn Gyll. Kirby, cité par Maeklin de 
l'Amérique du Nord {Stett. Ent.Zeit., 1857, 185), n'est pas 
l'espèce d'Europe, mais l'ancien impressurn des ouvrages 
américains et de Le Conte, qui est le carinula Chaud.] 

\ . B. iistulatum L. [littorale 01., Ent.., 1792, II, 34 ; rupestre 
Fabr., tetracolum Say, var. rupicola Kirby.). 
Canadii, Colorado, Pennsylvanie, New-York, Lac Supérieur, baie 

d'Hudson. — Europe, Méditerranée, Sibérie. 
[M. Hamilton mscrit cette espèce sous le nom de rupestre L. 



— 97 ~ 

{fenioratum Gyll.); mais celle synonymie est fausse, le vrai 
rupestre de Linné étant une espèce d lîurope décrite depuis 
par Wesmael sous le nom de bruxellense (Cf. Bedel, Fn. 
Seine, I, 146). — Quant à la question de savoir si le tetra- 
colum Say {rupicola Kirby), d'Amérique, est réellement 
notre ustulalum, d'Europe, je ne puis que m'en référer à 
l'opinion de Le Conte {Proc. Ac. Se. Phil., 1857, U), adop- 
tée actuellement dans les ouvrages américains, sans doute 
après une nouvelle étude du type européen ; car cette opi- 
nion a été contredite par Schaum {Nat., 1, 698], bien que 
Dejean {Spec, V, 111) ait déclaré les exemplaires reçus de 
Le Conte père, identiques aux nôtres]. 

12. B. Grapei Gyll. {Sahlbergl Dej., brunnipes Sahlb., œreum 

Duv., picipes Manu., nitens Lee). 
Du New Hampshire à l'Alaska (New-York, Lac Supérieur, Forl 
Simpson sur la rivière Mackenzie). — Europe boréale, Si- 
bérie. 

13. B. flamniulatuni Clairv. {undulatum Stm., ? denteîlum 

Tliunb.). 
Pennsylvanie, Alaska. — Europe septentrionale et tempérée, 
Sibérie. 

14. B. assimile Gyll. (frontale Lee). 

De la Floride au Nouveau Mexique et au Lac Supérieur. — Eu- 
rope septentrionale et tempérée, Sibérie. 

15. B. 4-maculatum L. [oppositum Sayj. 
États-Unis, Canada. — Europe, Algérie, Sibérie. 

16. Tachys nanus Gyll. {inornatus Say, picipes Kirby). 
États-Unis, Canada. — Europe, Algérie, Orient, Sibérie. 

17. Palrohus septentrionis Dej. {hyperhoreus Dej., longiven- 

tris Mann., lacustris Mots., tenuis, rufipes Lee. — ? fos- 
sifrons Eschs., [cinetus Mots.), '! foveicollis Escbs.; 1 ob- 
iusiusculus Cbaud.; ']stygicus Cbaud.). 
Amérique boréale jusqu'au Michigan et au Mont Washington 
(N. H.). — Montagnes de l'Europe centrale, Europe boréale, 
Sibérie. 

18. Trechus rubens Fabr, 

Nouvelle Ecosse, Canada. — Europe septentrionale et moyenne, 
Sibérie. 

19. Pterostichus vitreus Dej. [oblongopunctatus Gebl., 3Ia.'- 

klini Lec.j. 



Alaska, Californie. — Europe boréale, montagnes de la Grande- 
Bretagne, Sibério. 

[Mœklin (Stelt. Eut. Zeit., 1857, 185) a cité le Pter. nigrita 
Fabr. de l'Amérique du Nord, mais évidemment par réfé- 
rence erronée au nigrita Kirbj [non F.), qui est le caucli- 
calis Say.] 

20. Aniara apricaria Payk. {1 Putzexjsl Horn). 

Canada {Putzeys). — Europe, Caucase, Turkestan, Sibérie. 

21. A. erratica Duft. {lœvipennis, vulgarisKirhy, ineji ta Lee). 
De la baie d'Hudson à l'Alaska, Vermont, Lac Supérieur, Mon- 
tagnes Rocheuses jusqu'au -Nouveau-Mexique. — Nord et 
montagnes du Centre de l'Europe, Sibérie, Mongolie, Tur- 
kestan. 

[A celte espèce se rapporte la vuïgaris, citée par Mœklin 
{Stelt. Ent. Zeit., 1857, 185), qui est la vulgaris Kirby 
{non Linn.)] 

22. A. interstitialis Dej. {inœqualis Kirby, splendida Hald.). 
De la Pennsylvanie à la baie d'Hudson, Fort Simpson sur la ri- 
vière Mackenzie, Montagnes Rocheuses jusqu'au Nouveau- 
Mexique. — Europe boréale, Sibérie, Ttirkeslan. 

23. A. hrunnea Gyll. {lapponiça ^aXûh., SahlbergllQii.jarnpli- 

collis Mann.). 
Alaska. — Europe septentrionale et moyenne, Alpes, Pyrénées, 
Sibérie. 

[Les A»mnt conimunis Panz., fayniliaris Dufl., elsbnilata 
Gyll. ont été indiquées par Dejean des États-Unis, et la spreta 
Dej. par Zimmermann {Silber^n. Rev. Ent., II, 203); mais 
ces mentions paraissent erronées.] 

24. Licinus piDiCtatutus Fabr. {silphoides Fabr.). 
Massachusetts (? Indigène). — Europe moyenne et méridionale, 

Barbarie. 

25. Badister bipustuîatus Fabr. 

Ile Vancouver (deux exemplaires). — Europe, Maroc, Sibérii-. 

20. Lœniostenus complanatus Dej. 

Amérique du Nord (parait naturidisé on Californie). — France, 
Europe du Sud, Méditerranée, Açores, Madère, Canaries, 
Ste-Hélène, Pérou, Chili, détroit de Magellan. 

27. L. terricola Herbst {inœqualis Panz.). 

Nouvelle Ecosse. (Probablement importé). — Europe. 



- 09 - 

28. Platynus obscurus Herbst {ohlorujus Fabr., piisillus Lee). 
Massachusetls, New-York, Canada, Michigan, Illinois, Kansas, 

Orégon. — Europe septentrionale et tempérée, Sibérie. 

[Le P. assiniilis Payk. {angusticollis Fabr.) a été cité de 
l'Amérique du Nord par Mœklin {Stett. Ent. Zeit.^ 1857, 
185), évidemment d'après Kirby ; or V angusticollis de Kirby 
est un tout autre jnsecte, le tnaiirus Mots, {stygicus 
Lee), comme l'a indiqué Le Conte [Ann. Mag. Nat. Hisi.^ 
1870,3)]. 

29. P, MCdleri Herbst [parunipunctalus Fabr., lilanipennis 

Mots.). 
Sitka (si la dernière synonymie est exacte). — Europe, Caucase, 
Sibérie. 

30. P. Bogonanni Gyll. [ohsoletus Say, nirigicollis Manu., 

2)lacidus Lee, borealis Mots.). 
États-Unis, Canada, de la Colombie britannique à l'Alaska. — 
Europe boréale, Autriche, Sibérie. 

31. /'. 4-pu))clatus Deg. {octocolus Mann., stigmosus Lee). 
New-York, Canada, Michigan, Wisconsin, Lac Supérieur, 

Alaska et Montagnes-Rocheuses jusqu'au Nouveau-Mexique. 
— Europe septentrionale et moyenne, Pyrénées, Sibérie, 
Japon. 
[Je ne sais pourquoi M. v. Heyden {Cat. Col. Sib., 28) a placé 
Voctocolus Mann, dans le sous-genre Batenus Mots, comme 
espèce distincte du 4-puncùatus ; car Mseklin {Stett. Ent. 
Zeit., 1857, 338) le dit très voisin de ce dernier et sans 
doute la synonymie des auteurs américains. est correcte.] 

3:2. MetcMetus {Blechrus) nigrinusMaim^linearis Lee). 

Canada, New- York, Michigan, Wisconsin, Montagnes Rocheuses, 
Californie, Vancouver. 

[D'après M. Horn {Trans. Amer. Eut. Soc, Xlll, p. ix), celte 
espèce est très probablement notre riiinuiulus Goeze 
{glahratus Duft.), d'Europe, cité de Californie par M. Bâtes 
{Biol. centr.-amer., I, 192), C'est une synonymie à vérifier. J 

[33. Pcrigona {Trechicus Lee) nigriceps Dej. {umbripennis 
Lee, fimicola, Jansoniana Woll., a/riceps Fairm., Jaj^o- 
nica Bâtes, Beccaril Pulz., discalis Chaud.). 
District de Columbia ; Caroline ; Géorgie ; Floride, Fnterprise, 
rare.— Cap- Vert, Madère, Espagne, Provence, Iliyrie, Abyssinie, 
Madagascar, Annam, Japon, Bornéo, Nouvelle-Calédonie 
(une variété à Ceylanj. 



— 100 - 

Je donnerai une notice spéciale sur cet insecte, qui paraît 
habiter une grande partie du globe. — M. le D"" Horn 
(Trans. Amer. Ent. Soc, 1875, 126) a déclaré que la ni- 
griceps avait pour synonyme Vuynhripennis l.ec, et 
que, de l'avis de Le Conte , le genre a été redécrit par 
Moravi^itz sous le nom àe Pentoglogealus [e.xiguus Moraw., 
du Japon); enfin il indique dans cette même note que la pal- 
U[di]pen7iis Lee. devra être {Probablement réunie comme 
synonyme k- nigriceps. Toutefois je dois dire que ces jours- 
ci, en m'adressant généreusement un exemplaire de ni-\ 
griceps, M. Horn m'a écrit qu'il considérait actuellement 
la pallidipennis comme une espèce valable, mais par 
contre qu'il regardait comme synonyme de nigriceps la 
japonica de Bâtes, d'après un type qu'il possède; cette 
double opinion est aussi la mienne, après étude attentive des 
descriptions de Le Conte et de M. Bâtes, jointes à l'examen 
des deux espèces (très distinctes) de Perigona américaines, 
que je viens de recevoir de M. Frederick Blanchard, et de 
deux exemplaires du Japon que M. Geo. Lewis a eu lama- 
bilité de m'otïrir. 

J'ajoute que la >ii(7r/cÉ?p5 habile sans nul doute encore l'Abyssinie ; 
en effet la discalis, décrite de ce pays par deChaudoir (Rev, 
Mag. Zool., 1876, 25), et qu'il compare à la Beccarli (la- 
quelle, d'après le type, est la nigriceps), n'en difl'ère, suivant 
la description, que par des caractères sans aucune valeur et 
que j'ai vu varier selon les provenances ou les individus.] 

34, Plocionus pallens Fabr. (Bonfilsi Sev\. , Boisduvali Gory, 
valens Lee). 
États-Cnis, pas commun dans l'intérieur, mais trouvé dans 
presque tous les ports du littoral. — Sans doute originaire 
d'Afrique, d'où les les navires nous l'apportent ordinairement, 
il ne s'est acclimaté nulle part en Europe. 

3.5. Miscodera arctica Payk. [americana Mann., Hardyi 
Chaud., erythropus Mots.) 

, De l'Alaska à Terre-Neuve, Nord du Michigan.— Europe septen- 
trionale, montagnes de la Grande-Bretagne, nord et est de 
la Suisse, Tyrol, Sibérie. 

36. Bradycellus Deiitschi Sahlb. [cognatus Gyll., ruficrus 
Kirby, axillaris , longiusculus , conflagratus Mann., 
nitcns Lee). 
Alaska, Sitka, San-Diego, Mont Washington, Nouvelle-Ecosse, 
Michigan, Lac Supérieur. — Nord de l'Europe, Grande Bre- 
tagne, Belgique, bords du Rhin, Sibérie. 



101 



HALIPLID.^ 



37. Haliplus ruflcoUis Deg. (impressus Kirby, imraaculicoUis 
Harris). 
Toute l'Amérique du Nord. — Europe, Algérie, Turkestan, 
Sibérie. 



DYTISGID^ 

38. Hygrotus incequalis Fabr. (punctatus Say.) 

Nord et Ouest des États-Unis. — Europe, Algérie, Turkestan. 

39. Cœlamlms impressopunctatus Schall. [similis, picatus, 

nigrolineatus Kïvhy, lO-Uneatus Mann., porosus Gebl.). 
Massachusetts, New-York, Canada, Michigan, Illinois, I.ac- 

Supérieur, baie d'Hudson, Sitka. — Europe, Asie mineure, 

Sibérie. 
[A cette espèce se rapporte le Schœnherri cité par Mceklin 

{Stett. Elit. Zeit., 1857, 185), par confusion avec nigro- 

llaeatus Kirby.]. 

40. Hydroporus [Deronectes) hrevis Stm. [depressus auct., 

rotundalus Lee). 
Canada, Michigan, New- York. — Europe septentrionale et 
moyenne jusqu'aux Pyrénées. 

i\. H. grHseos tria tus Deg. [catascopium^ interruptus, paral- 
lelus Say, quadrislriatus Escbs., suffusus, prosternalis 
Sharp.). ^ 
Amérique boréale, New- York, Lac Supérieur, Michigan, Kansas, 
Californie. — Nord de l'Europe, Alpes, Pyrénées, Sibérie, 
Thibet. 

[IT. alplnus Payk., var. i3-Uneatus Lee. (? lœvis Kirby). 

D'après le Catalogue de M. Hamiltou, cette espèce de Norvège, 
Laponie et Sibérie arctique serait représentée dans l'Amérique 
du Nord par la var. 12-liHealus l.ec. (Lac supérieur, Ca- 
nada). D'après .Schau m (iV«^, 1,2,46), \q 12-lineatus s^VAÏi 
très voisin, mais distinct de Yalpinus., et c'est aussi l'opinion 
de M. Sbari) [Mon. Dyt., 448). Quant au lœvis Kirliv, de la 
baie d'Hudson, le Catalogue de Munich le dit synonyme à'al- 

Revue d'Entomologie. — Avril 1889. 8 



— 102 - 

pinus, ce qui est douteux pour Schaum {l. c), mais paraît 
admis par M. Sliarp (Z. c); toutefois comme ce dernier auteur 
ne cite pas Valpinus de l'Amérique du Nord, il est plus 
vraisemblable d'admettre que lœvis et 12-lineatus sout 
synonymes. 
Quant au borealis Gyll., M. Hamilton le donne à tort comme 
une variété de Valpinus Payk. ; c'est une autre espèce d'Eu- 
rope, qui a pour synonyme le Davisl Curtis.] 

42. H. septentrionalis Gyll. [scitulus Lee). 
Lac-Supérieur. — Nord et montagnes de l'Furope jusqu'aux 

Pyrénées et en lllyrie, Sibérie, Daourie. 

43. E. Sanmarki Sahlb. var. rivalis Gyll. {ohesus, congruus Lee.) 
Californie, Colorado. — Europe septentrionale et tempérée. 
[La variété foncée {rivalis) du Sanmarki paraît exister seule 

dans l'Amérique du Nord, et manquer en Sibérie, où se trouve 
le type. Cerivalis n'est du reste qu'une variété décoloration, 
et M. Rey dit avoir trouvé eu Suisse lous les passages entre 
les deux formes. (L'Échange, 1887, n" 26).] 

44. H. obscurus Stm. 

Amérique du Nord (Sharp). — Europe septentrionale et 
moyenne, Sibérie. 

45. II. fuscipunnis Kiesw. {puberulus Mann, non Lee). 
Alaska. — Europe septentrionale, Sibérie. 

46. E. glàbriusculus Aube. 

Massachusetts (Sharp). — Europe boréale, Sibérie. 

47. E. tartaricus Lee. (nigellus Mann,, geniculatus Thoms.). 
Lac Supérieur, Colorado, Baie d'Hudson. — Europe septen- 
trionale, Suisse, Sibérie. 

48. E. morio Gemm. Har. (melanocephalus Gyll., atriceps 

Crotch, ■pyrenœus Wehncke). 
"While Mountains (Sharp). — Europe boréale, Ecosse, Pyrénées, 
Sibérie. 

49. E. tristis Payk. (varians, suhtonsus Lee, ruficapillus 

Mann.). 
Du Massachusetts à l'Alaska, — Europe septentrionale et tem- 
pérée, Sibérie. 

50. E. vittula Er, (ambiguus Aube, striola hxùi&pars). 
Colombie britannique (Sharp). — Europe septenti'ionale et 

tempérée, Sibérie. 



_ 103 — 
[Le striola Gyll. est une autre espèce, de [-nponie et Sibérie.] 

51. H. oblongus Steph. [conoideus Lee). 

Vaucouver, Canada, Lac Supérieur, Micbigan. — Europe sep- 
tentrionale el tempérée, Sibérie. 

52. Ilyhms ater Deg. [ungularis Lee). 

Pennsylvanie. — Europe, Sibérie. 

53. /. s'ubceneus Er. 

Biiie d'Hudson, Canada (Sharp). — Europe septentrionale et 
moyenne, Sibérie. 

54. /. angustior Gyll. [picipes Kirby). 

Amérique boréale jusqu'au Kansas. — Europe septentrionale, 
Sibérie. 

55. /. fuliginosus Fabr. 

Amérique du Nord (Sharpj). — Europe, Sibérie occideiitaie, 
Turcomanie. 

56. A gabus congener Thunh. [ambigîcus Say, discolor Harris). 
Labrador, Groenland, baie d'Hudson, Pennsylvanie, Massa- 

cbusetls, While Mountains. — Europe septentrionale el 
montagneuse, Sibérie. 

57. A. confinis GjW. [bicolor, p)hœop(e>'us K'ivhy, ovoideus Lee). 
Kansas, Lac Supérieur, Micbigan, Canada, Vermont, baie 

d'Hudson, Alaska. — Europe boréale, Sibérie. 

58. A. arcticus Payk. {reliculatus lix'chy.) 

Trouvé au 65» de latitude Nord [Kirby], Labrador {Le Conte). 
— Nord de l'Europe, Ecosse, Sibérie, 

59. A, Erichsoni d^mm. Har. {nigroœneus Er., lutosus Crotob.). 
De la baie d'Hudson au Kansas. — Europe septentrionale, 

Sibérie. 
[C'est le subtilis Er. {Erichsoni Bedel). qui se trouve en 
France, Qi non V Erichsoni Gemm. Har., conune M. SUarp 
l'a indiqué.] 

60. Rhantus suturalls Lee. {notatus Fabr., sericans Sbarp). 
Kansas, Montana, Colombie britannique. — Europe septen- 
trionale et tempérée, Sibérie occidentale. 

[Le roridus Mûll. est à retrancher de la synonymie de cette 
espèce (Cf. Bedel, i^n. Seine l, 276.] 

61. M. suturellas Harris {bislriaius Er. non Bergstr.). 



— 104 — - 

Massachusetts, Illinois, Kansas, Lac Supérieur, Slave Lake, baie 
d'Hudson. — Europe septentrionale et tempérée, Sibérie. 

[Le R. sinuatus Lee. (Dacota, Illinois) n'est peut-être qu'une 
variété du Grapei Gyll., de l'Europe septentrionale et 
tempérée.] 

62. Colymbetes Payhulli Er, 

Amérique septentrionale occidentale [Sharp), — Europe sep- 
tentrionale, Sibérie. 

[M. Seidlitz {Best.-Tab. Dytisc, p. 103) donne cette espèce et 
le striatus L. comme communs par toute l'Europe, ce qui 
est inexact ; on ne les trouve pas au sud de l'Allemagne du 
Nord.] 

63. B. dolabratus Payk. (var. groenlandicus Aube, Drewseni 

Lee, Thomsoni Sharp). 
Type : baie d'Hudson. — Europe boréale. — Variété : Groenland, 

Labrador. — Laponie, Islande. 
[M. le D"" Régimbart a.établi récemment (.4nw. Ent. Fr., 1889, 

xvii) la synonymie de cette espèce, indiquée avec doute par 

M. Hamilton. — Le type est noté encore de Kenai par 

Mœklin [Stett. Ent. Zeit., 1857, 185) ; le Dreet^^e/ii Lee. 

n'est, d'après M. Régimbart, qu'un exemplaire anormal de 

groenlandicus.'] 

64. Frètes sticticus L. 

Californie (Vallecitas), Kansas, Texas. — Europe, Méditerranée, 
Turcomanie, Sibérie. 

[Cette espèce est répandue dans presque toutes les régions 
chaudes du globe. En Europe, elle ne remonte pas au delà 
du bassin de la Méditerrannée ; et en France elle ne se trouve 
qu'en Provence, en Languedoc et dans le bassin de la 
Garonne.] 

65. Hy dations stagnalis Fabr. (cinctipemiis Aube, 7nodestus, 

americanus Sharp). 
New- York, Michigan, Illinois, Wisconsin, Ked Hiver. — Europe 
septentrionale et tempérée, Sibérie occidentale. 

66. H. lœvipennis Thoms. 

Red River (Manitoba). — Europe septentrionale et tempérée. 

[Paraît une espèce distincte. D'après les types, le cf a les 
tibias intermédiaires très larges et triangulaires, et les tarses 
intermédiaires aussi larges que stagnalis, mais il est coloré 
comme transversalis ; la Ç est plus étroite que stagnalis, 



— 105 — 

à lignes flaves des élytres moins nettes, à tache du corselet 
plus prolongée en avant, surtout au milieu. — Cf, Bedel, 
Fn. Seine, I, 354]. 

67. Bytiscus marginalis L. 

Canada, nord de Micliigan. Montagnes Rocheuses {Laporte).— 
Europe, Sibérie, Japon. 

68. D. circumcinctus Ahr. (? anxius Mann.). 

Red River (Manitoba). — Europe septentrionale et tempérée, 
Sibérie. 

69. Graphoderes cinereus L. [fasciaticollis Barris, perplexus, 

elatus Sharp). 
Pennsylvanie, New-York, Massachusetts, Michigan, Californie 
du Nord, Wasiiington Territory, Red River. — Europe, 
Sibérie occidentale, Turkestan. 



GYRINID^. 



70. Gyrinus minutus Fabr. (rochinghamensis Lee). 

Type : Ile Square, Labrador, baie d'Hudson, Lac Supérieur, 
Michigan, Washington Territory, de New-York à la Floride. 
— Europe, Sibérie. 

[Chez les exemplaires d'Europe, le dessous du corps est entiè- 
rement testacé ou à peine rembruni à la base de l'abdomen.] 

71. G. marinus Gyll. (opacus Sahlb.). 

États-Unis, Groenland {Régimhart). — Europe, Sibérie, 

Turcomanie. 
[La var. dorsalis Gyll. (à élytres en partie rougeâtres) ne 

paraît pas avoir été observée en Amérique ni même en 

Sibérie]. 

HYDROPHILIDiE. 

[Helophorus granularis L. — Cette espèce, signalée comme 
douteuse par M. Hamilton, ne saurait être admise comme 
américaine sans comparaison à de véritables types d'Europe.] 

72. H. tuherculatus Gyll. {scaher Lee). 

Canada, Lac Supérieur, Michigan, Wisconsin, New- York. — 
Europe septentrionale, Sibérie, Mongolie. 



— 106 — 

[Tropisternus apicipalpis Chevr. — Celle espèce est exclu- 
sivement américaine (Arizona , Californie péninsulaire , 
Mexique) ; c'est par erreur qu'elle a été signalée en Provence 
(Cf. Rey, Palpic, 1885, 24)]. 

73. HydroMus fuscipes L, 

Amérique boréale et tempérée jusqu'au Nouveau Mexique et à 
k Virginie. — Europe, nord de l'Afrique, Sibérie, Tuskestan. 

[Philydrus melanocephalus 01. et Cymbiodyta margl- 
nellus Fabr. ont été cités de l'Amérique du Nord par 
Mseklin [Stett. Ent. Zeit.^ 1857, 185), évidemment d'après 
Kirby {Fn. Bor. Amer., p. 120), mais sans doute par 
erreur (Cf. Le Conte, Proc. Ac. Se. Phil., 1855, 372). 

L'Helochares lividus Koerst. a été cité aussi par Walker {Nat. 
Brit. CoZ., 1866, il, 319) de la Colombie britannique. C'est 
un habitat à véritier.] 

74. Sphœridium scarahœoides L. 

Canada (un exemplaire]. — Europe, Nord de l'Afrique, Sibérie, 
Turcomanie. 

75. i'ercyon hœmorrlwidalis Fabr, {ffavipes Fabr.). 
Micliigan, Pennsylvanie. - Europe, Nord de 1 Afrique, Sibérie. 

76. C. melanocephalus L. 

États-Unis (Bedel). — Europe, Algérie, Asie septentrionale. 

77. C. nigriceps Marsh, {centrimaculalus Stm., mundus Mels.). 
ColuMibia, Pennsylvanie, Michigau. — Espèce presque cosmo- 

l)olite {Bedel). 

78. C. pygmœus III. 

Canada, Vermonl. — Europe Afrique, Asie. 

79. C. U7iipunctatus L. 

Canada, Michigan, Pennsylvanie. — Europe, Sibérie. 

80. C. analis Payk. {maculatus Mels.). 
Pennsylvanie, Michigan. — Europe, Algérie, Sibérie. 



PLATYPSYLLID.^. 



81, Plalypsyll'us castoris Hitz, 

Alaska, baie d'Hudson, Nehraska, Texas. — France (RLône 
inférieur). — Parasite du castor. 



— 107 — 

LEPTINID^. 

82. Leptinus testaceus Mûls. (americanus Lee). 

lowa, Washington, Philadelphie. — Europe septentrionale e 
moyenne, Caucase, — Parasite des mulots et autres petits 
rongeurs. 

SILPHIDvE. 



83. Necrophorus vespilloicles Herl>st {mortuorum F.,pygmœus, 

hehes Kirby, defodiens Mann.). 
De la Nouvelle Ecosse à l'Alaska, Canada, Lac Supérieur, 
Michigan. — Europe, Sibérie, Japon. 

84. Silpha îaponica Herbst. (caiidata Say, tuherculata Germ., 

californica Mann., granigera Ghevr.) 
Presque toute l'Amérique du Nord, de l'Alaska et du Labrador 
jusqu'au Mexique. — Europe et Sibérie boréales. 

85. [.S', trituberculata Kirby (baicalica Mots.). 

Baie d'Hudsoa. — Sibérie. (Cf. Reilter, Best.-Tab. Necro- 
phaga, 1884, p. 85.)]. 

86. (S. opaca L. 

Californie (lac Mono), b^aie d'Hudson, rivières Mackenzie et 
Slave. — Europe, Sibérie. 

87. Pteroloma Forsstrœmi Gyll. 

Alaska. — Europe septentrionale, Caucase, Sibérie. 

88. Sphœrites glahratus Fabr. [politus Mann.). 

De la Californie à l'Alaska. — Europe septentrionale et moyenne. 

89. Colon bidentatus Sahlb. 

Massachusetts, New- York. — Europe septentrionale et moyenne. 



PSELAPHIDyË. 



90. Bryaxis [Rybaxis) sanguinea L. 

Massachusetts, Michigan. Illinois. —Europe, Nord de l'Afrique, 
Syrie, Caucase, Sibérie, Turkestan. 



— 108 — 

[La Bryaxis hœmatica Reichb., d'Europe, a été citée de 
l'Amérique du Nord par Dejeau, sous le nom A'ohscura 
[Cat. éd. 3, 465); mais cette indication est probablement 
fausse.] 



STAPHYLTNID^ (i). 

[91. Falaçjrïa Zon/yipcs Woll. [fovea, c^rr^a? Sharp). 

Géorgie {MoïTison). — Madère, Provence, Italie, Amour, 
Chine, Japon, Iles Hawaï. 

M. Sharp a bien voulu, d'après mes communications, recon- 
naître sur ;les types la synonymie qui; je viens d'iadiquer. 
L'espèce doit avoir une très large extension géographique.] 

[Hoplandria pulchra Kr., citée par M. Hamilton, est une 
espèce étrangère à la faune paléarctique.] 

92. Thectura {Homaloia) plana Gyll. {depressluscula Mann.). 
Du Colorado au Washington Territory, à la Floride et à l'Arizona. 
— Europe, Algérie, Sibérie. 

[93. T. (Dinarœa) angustula Gyll. 
Buffalo. — Europe.] 

[94. Phlœopora latens Er. {major Kr., producta Rey), 

Missouri, Pennsylvanie. — Europe moyenne et méridionale, 
Batoum.] 

95. Homaloia analis Grav. 

Michigan, Massachusetts, Pennsylvanie, New- York. — Europe, 
Madère, Barbarie, Caucase, Turkestan, Sibérie, Nouvelle- 
Zélande. 

[96. H. cavifrons Sharp. 

Caroline du Nord, Missouri (St-Louis). — Europe, Syrie, 
Caucase.] 

97. H. sordida Marsh, {liindlpennis Mann.). 

De Sitka au Texas. — Madère, Açores, Europe, Circa-Méditer- 
ranée, Caucase, Perse, Chine, Japon, Australie, Cap de 
IJonne-Espérance, Uruguay, Chili. 

[98. H. paroa Sahib. 

Californie (Mariposa), Missouri (St-Louis), New-Jersey, Caroline 
du Sud. — Europe, Barbarie, Syrie, Asie Mineure, Caucase, 
Sibérie. 

(1) Pour celte famille, j'ai fait, d'après ma collection, de nombreures additions au 
Catalogue de M. Hamilton, surtout en localités. 



— 109 — 

La cauta Er. a été indiquée par erreur clans ma Faune 
(Il[, 685) comme américaine.] 

99. H. plcipennis Mann. 

Sitka, Californie, Alleghanys, Wlaite Mountains. — Europe, 
Caucase, Perse septentrionale, Sibérie. 

100. H. fungi Grav. 

Sitka, Nevada, Colorado, Massachusetts. — Cap Vert, Canaries, 
Madère, Europe, Circa-Méditerranée, Caucase, Perse, Sibérie, 
Indes orientales, Nouvelle-Zélande, 

[101. //. coriaria Kraatz. 

Californie, Nevada, Missouri, New- York, Géorgie, Caroline du 
Sud, Louisiane. — Répandue par presque tout le globe ; on 
la trouve même dans les navires avec les autres Coléoptères 
cosmopolites.] 

[102. H. divisa Meerkel. 

Massachusetts. — Europe.] 

[103. //. palustris Kiesw. 

Canada, Illinois, Bufïalo, Missouri, Candine du Sud, Texas. - 
Madère, Europe, Sibérie.] 

[10-4. H. aquatica Thoms. 
Sitka. — Europe.] 

[105. //. or aria Kraatz. 

Californie. — Europe moyenne et méridionale, Algérie, Syrie, 
Asie mineure, Perse.] 

[106. H. grarainicola Grav. {granulatalld.mx.']. 

Amérique boréale (Mannerheim). — Europe, Sibérie. 
N'ayant pas vu d'exemplaires ainéricains, je ne cite celte, 
espèce que d'après Mannerheim.] 

107. //. sidcifrons Stepli, (pavens Er.). 

Bulfalo. — Madère, Açores, Europe, Barbarie, Syrie. 

[!,a Tachyusa pijgmœa Sachse, citée par M. Hamillon, est 
la Myrmecopora crassiuscula Aube, espèce non amé- 
ricaine.] 

108. Aleochara lata, Grav. 

Canada et régions à l'est des Montagnes Hocheuses. — Europe, 
Sibérie, Cap de Bonne lispérance, Amérique du Sud. 



— 110 — 

109. A. curtula Gœze {fuseipes Grav.) 

Mêmes régions que lata ; Texas. — Europe, Caucase, Sibérie, 
Amérique du Sud. 

[110, A. puherula VAn^{vaga Kr., dubia Fauv.), 

Géorgie, Missouri, St-Louis. — Madère, Europe moyenne et 

méridionale, Bassin de la Méditerrannée, etc. 
Celte espèce est cosmopolite.] 

[111. A morion Grav. 

Nevada. — Europe, Barbarie, Syrie, Sibérie. 

112. A. nitida Grav. 

Nevada, Californie, Texas, — Açores, Madère, Europe, bassin 
de la Méditerranée, Asie mineure, Caucase, Sibérie. 

[113. A. verna Say [Mnotata Kraatz). 

États-Unis ; largement répandue, — Europe, Gap de Bonne- 
Espérance. 

Je crois que nitida et verna^ confondues par M. Hamilton, 
peuvent être maintenues distinctes, au moins comme races, 
notamment par la ponctuation et la pubescence de l'abdomen 
bien plus iines et plus serrées chez la verna. J'ignore à 
laquelle des deux se rapporte Vanthoniyiœ Sprague.] 

[114. Microglossa suturalis Mann, {prœteoola Er.). 

Canada, Massachusetts, Caroline du Sud, Missouri, Californie. 
— iMirope, Algérie, Caucase, Perse,] 

115. Dasyfjlossa prospéra Er. 

Massachusetts, Colorado. — Europe septentrionale et tempérée, 
Sibérie. 

[116. Sipalia luemorrhoidalis Heer [fumida Er,, Homalota 
hiemalis Zimra., in litt.) 
Massachusetts, Illinois, Caroline du Sud, Texas. — Europe, 
Barbarie, Caucase, Sibérie,] 

[Silusa gracilis Sachse, 

Je possède deux types de Sachse, qui a décrit l'espèce de 
Géorgie : l'un est une Sipalia $, très voisine de Vanalis 
Gyll., d'Europe ; l'autre une BoUtochara cf, avec une 
petite carène sur le 6° segment abdominal. J'ai trois autres 
exemplaires de la Sipalia. (Caroline du Sud, Texas), mal- 
heureusement tous 9 ; mais, à cause de l'affinité de l'espèce 
avec analis, je suis convaincu que le d* offre au QP segment 
la carène indiquée par Sachse dans sa description, et d'ail- 



— 111 — 

leurs les termes de celle-ci ne sont pas applicables à la 
Bolitochara. Les exemplaires du Massachusetts (Blan- 
chard) signalés par M. Hamilton, se rapportent à la 
Bolitochara^ que je crois nouvelle; en tous cas, l'espèce 
est à rayer de son Catalogue comme non européenne.] 

[117. Placusa comylanata Er. 

Springtield (Massachusetts). — Europe, Caucase, Sibérie.] 

[118. P. tachyporoides Waltl {htfima Er. , ? despecta Er.). 

Massacliuselts. ~ Madère, Europe, Caucase. 

Il est probable que la despecta Er., décrite de la Caroline du 
Sud, ne diffère pas de cette espèce. — L'infima^ indiquée 
de Sibérie dans ma Faune (III, 669), d'après M. Sahlberg, 
est Vatrata Sahlb.; je n'ai vu aucun exemjjlaire sibérien 
de tachyporoides.] 

119. Oligpta parva Kr. {contempla WoU.). 

Massachusetts, Lowell [Blanchard), Missouri. — Cap-Vert, 
Madère, Europe moyenne et méridionale. 

[120. 0. pusillima Grav. 

Massacbusetls, Cambridge. — Madère, Barbarie, Syrie, Cau- 
case.] 

[121. 0. puinilio Ki.-sw. {pedalis Loc.j. 

District de Columbia {Ulhe) ; St-Louis (Missouri) ; Uosque C" 
( Pexas). — France, bassin de la Méditerranée, Chili.] 

122. Gyrophœna affmis Sahlb. 

Massachusetts, iNew-,Jersey, Caroline du Sud. — Europe, 
Anatolie, Caucase, Sibérie. 

[123. G. strictula Er. 

Massachusetts, Springtield. — Europe moyenne et méridionale, 
Caucase, Sibérie.] 

124. Gymnusa brevicollis Payk. 

Canada, Lac Supérieur, Michigan. — Europe septentrionale et 
tempérée, Sibérie occidentale. 

125. G. variegata Kiesw. 

Michigan. — Europe septentrionale et tempérée. 

126. Myllœna dubia Grav. 

Canada, Michigan, Massachusetts. — Europe, Algérie, Sibérie 
occidentale. 



— 112 - 

127. M. minuta Grav. 

Missouri, St-Louis. — Europe, Caucase, Sibérie occidentale. 

128. M. infuscata Kraatz. 
Massachusetts. — Europe, Maroc, Caucase. 

[129. Acylophorus glaberrhnus Herbst (glabricoUis Lac, 
luctuosus Solsky). 

Arizona, Plioenix. — Mexique (Oaxaca), Europe, Algérie, 
Chypre, Caramanie, Caucase. 

Ayant reçu en communicatiou du D"" Le Conte un exemplaire 
de son A. pratensis avec la localité : Arizona, je Tai trouvé 
identique au glaherrimus, et j'ai noté cette synonymie 
dans ma Faune (III, 542); mais il est à croire que cet 
exemplaire n'était pas un vrai pratensis (dont le type 
unique est du Kansas), puisque ce savant [Proc. Amer. 
Phil. Soc, 1878, XVII, 388) n'a pas admis la réunion que 
j'avais proposée, et que M. le D' Horn Fa rejetée aussi dans 
sa révision des Acylophorus nord-américains {Trans. 
Amer. Eut. Soc, 1878, VIF, 151). Il n'en est pas moins 
vrai que depuis cette époque j'ai reçu du même pays 
(Phoenix, dans l'Arizona) un exemplaire du glaherrimus., 
parfaitement identique à un autre que Solsky m'a donné 
du Mexique comme son luctuosus et pareil aussi à notre 
type d'Europe. L'espèce est donc bien commune aux deux 
continents.] 

130. Queclius fulgidus Fabr. {iracundus Say). 

Toute l'Amérique du Nord, de la baie de la Découverte et du 
Groenland à la Louisiane. — Canaries, Europe, Barbarie, 
Asie mineure, Sibérie, Inde boréale, Java, Australie, Tas- 
manie, Nouvelle-Zélande. 

[131. Q. mesomelinus Marsh, {groenlandicus Zett.). 

Groenland, Canada, Orégon, Californie, Nevada, Ohio, Massa- 
chusetts, Maine, New-York, etc. — Europe, Pérou, Australie, 
Nouvelle-Zélande. 

Je ne crois pas, comme M. Horn l'a indiqué {Trans. Amer. 
Ent. Soc, 1878, VH, 159), que cette espèce soit une variété 
du fulgidus et je renvoie à ma Faune (III, 506) pour les 
caractères difTérentiels, admis actuellement par tous les 
auteurs européens. — Quant à Verythrogaster Mann. 
(? melanocephaliis Maim.), de Sitka, Californie et Nevada, 
c'est une forme encore plus distincte par sa coloi'ation, ses 
yeux bien plus petits, la forme et la ponctuation de la tête. 



— 113 - ' 

analogue à celle de notre longicornis Kraatz, d'Europe, 
les caractères du d^ qui la rapprochent du ventralis 
Arag., etc. ; mes exemplaires ont du reste été comparés aux 
types de Mannerheim et de Mœklin ; enfin il est possible que 
le melanocephalus Mann, soit encore Verythrogaster, 
mais on ne saurait l'affirmer sans les types, que je 
n'ai jamais vus et qui sont restés inconnus également au 
D-' Horn, parce qu'il existe plusieurs espèces voisines daus le 
Nevada et la Californie auxquelles la description de l'auteur 
russe pourrait aussi justement s'appliquer. — J'ajoute que le 
sllvicola Casey, que M. Hamilton réunit au fulgidus, 
m'est inconnu.] 

132. Q. lœvigatus Gyll. {plagiaius, longipennls Mann., riifi- 

pennls Mœkl.) 
De FAlciska à l'Oregon, Californie, Colorado, Nevada, Michigan, 
Illinois, Kansas, Penusylvanie, Massachusetls, Géorgie. — 
Europe septentrionale et montagneuse jusqu'aux Apennins 
et aux Pyrénées, Sibérie. 

133. Q. molochmus Grav, 

Du New-Hampshire à Vancouver et Sitka et au sud jusqu'au 
Texas. — Europe, bassin de la Méditerranée, Caucase, 
Sibérie, 

[134. Q. fulvicolUs Steph. {hijperboreus Er.). 

Du Maine à Vancouver et plus au nord, Colorado. — Europe 
septentrionale et montagneuse, Sibérie (Baical).] 

[\35..E)nus {Creophilus) maxillosus L. {arcticus Er., hicinctus 
Mann., orientalis Mots.— Var. villosus Grav., fasciatus 
Lap.) 

Amérique septentrionale. — Mexique, Guatemala, Cuba, îles 
Havaï et Galapagos, Sle-Hélène, Madère, Açores, Europe, 
bassin de la Méditerranée, Abyssiuie, Arabie, Asie mineure, 
Caucase, Perse, Boukharie, Inde et Chine boréales, Mon- 
golie, Japon. 

Je renvoie, pour les variations de cette espèce, à ma mono- 
graphie des Creophilus {Ticljs. Neclerl. Eut. Ver., 
1875, XVIIl).] 
136. Sùaphi/Unus erylhroptcrus L. {cœsareus Lee). 

Michigan, Détroit ; uu seul exemplaire. — Europe, Caucase, 
Sibérie, Japon. 

437, S. cœsareus Cederh. {ornaticauda Lee.) 

Canada, deux exemplaires ; probablement importé, de même 



• — 114 — 

que le précédent, — Europe, Chypre, Asie mineure, Cau- 
case, Perse septentrionale. 

138. S. {Ocypus) ater Grav. 

Du Maryland au Kansas, et au nord jusqu'au Canada et à la 
Nouvelle-Ecosse. — Europe, Barbarie, Caucase, Ural. 

139. Philonthus œneus Rossi [politus, mandibularis Kirby, 

Harrisi Mels.). 

Toute l'Amérique sspteiitrionale de la baie d'Hudson et de la 
Californie au Kansas et à la Caroline du Nord. — Colombie, 
Madère, Açores, Europe, Algérie, Asie mineure, Caucase, 
Sibérie, Daourie, Australie, Nouvelle-Zélande. 

[C'est le politus Kirby, Mseklin {Stett. Ent. Zeil., 1857, 
185). 

Le viridicollis Fvl. in lill., dont je possède deux exem- 
plaires $ (New-York et Wisconsin), est une espèce certai- 
nement distincte de Yœneus, quoique non reconnus par 
M. Horn (Cf. Trans. Amer. E^il. Soc, 1884, 181).] 

UO. P. umbratilis Grav. 

Lac Supérieur, Michigan, Illinois, Massachusetts, Pennsylvanie, 
New-Jersey, Missouri. — M.idére, Europe, Syrie, Caucase, 
Sibérie. 

141. P. politus Fabr. 

Caroline du Nord. — Europe, Algérie, Asie mineure, Caucase, 
Ferse, Turcomanie. 

[Le P. atratus, cité par M. Hamilton, d'après le D'" Horn 
{Trans. Amer. Ent. Soc, 1884, 111), et dont je possède 
un exemplaire de Californie (Cisco), n'est pas le véritable 
atratus Grav., mais une espèce voisine, f»ropre à rAmérique, 
à pénultièmes articles des antennes plus courts, élytrcs 
cuivreuses, plus densément ponctuées, moins brillantes, 
subalutacées entre la ponctuation, pubescence de l'arrière- 
corps dorée-jaunâtre, cuisses brunes, tibias et tarses rous- 
sàtres, la ligne transverse à la base des segments â à 4 
sinuée, mais non en accolade avec une pointe saillante 
comme chez atratus. Depuis la publication de son travail, 
M. Horn m'en a communiqué un exemplaire sous le nom 
de perforatus in litt. que je propose d'adopter.] 

[Je possède un exemplaire de Vebeninus Grav. étiqueté : 
Pennsylvanie, Melskeirner ; mais je n'en ai jamais reçu 
d'autre dans mes nombreux envois des États-Unis. Celte 



— 115 - 

patrie n'a pourtant rien d'improbable, Veheïiinus s' étendant 
des Canaries aux Indes orientales.] 

442. P. quisquiïiarius Gyli. {quadricollis Horn). 

Ue New- York au Missouri et au Micbigan, Massachusetts, 
BuiFalo, Illinois, lowa, Kansas. — Europe, bassin de la 
Méditerranée, Asie mineure, Caucase, Turkesttin, i^ibérie, 
Chine, Japon, Siam, Abyssinie, Zanzibar, Angola, Côte-d'Or, 
Asbantis, Nouvelle-Calédonie. 
[Cité par erreur de Californie dans ma Faune (III, 464), par 
confusion avec le grandicollis de Horn. C'est à tort que ce 
savant considère son quadricollis comme distinct du 
quisquiïiarius par les caractères des 6*^ el T*' segments 
ventraux du cf : ces caractères sont les mêmes chez les 
exemplaires d'Amérique et d'Europe ou d'autres régions, et la 
description que j'en ai donnée dans ma Faune (p. 463) est 
pareille à celle de M. Hor-n. La seule remarque à faire, c'est 
que le 6" segment paraît quelquefois tronqué, mais le plus 
souvent il est sinué faiblement au milieu ; quant au 7'^, il a 
toujours cbez le type d'Europe la gouttière en triangle que 
j'ai décrite, el M. Horn est dans l'erreur en affirmant qu'elle 
n'existe que chez les exemplaires américains. — L'espèce 
est du reste cosmopolite.] 

143. P. dehilis Grav. 

États de l'Est jusqu'au Colorado et au Nouveau-Mexique. — 
Madère, Europe, bassin de la Méditerranée, Asie Mineure, 
Caucase, Perse, Sibérie, Chine boréale, Japon. 

144. P. varians Payk. var. agilis Grav. {niger Melsh.). 
États-Unis du Nord jusqu'à la Californie et au Washington 

Territory, — Ténérilfe, Europe, bassin de la Méditerranée, 
Asie Mineure, Caucase, Turkeslan, Boukharie, Sibérie, Japon, 
Abyssinie, Cafrerie. 

H5. P. longicornis Steph. 

États-Unis. — Europe, etc. — Paraît cosmopolite. 

146. P. discoideus Grav. [ruficornis Melsh.). 

États de l'Atlantique jusqu'au Nevada ,et à l'Arizona. — 
Mexique, Ste-Hélône, Cap Vert, Canaries, Madère, Europe, 
bassin de la Méditerranée , Asie Mineure , Turkestan , 
Boukharie, Abyssinie, Bourbon, Australie, Cuba, Guatemala. 

147. P. ihermarurn Aube. 

District de Columbia, Massachusetts, Missouri. — Mexique, 



— 116 ~ 

Cap Vert, Madère, Europe tempérée et méridionale, Ceylan, 
Indes orientales, Chine, Japon, Java, Zanzibar, Guyane 
française. — L'espèce est probablement cosmopolite. 

148. P. fulvipes Fabr. 

Canada, Massachusetts, Michigan, New-York, New-Jersey. — 
Europe, Algérie, Asie Mineure, Caucase, Sibérie occidentale. 

[M. le D'- Horu {Trans. Amer. Ent. Soc, 1884, 200) a réuni 
à cette espèce le P. Horni Fvl. in lilL, du Massachusetts, 
que je crois une espèce très distincte ; mais ce n'est pas ici le 
lieu de le décrire.] 

149. P. micans Grav. 

Étals de l'Est, du Massachusetts au Michigan ; New-Jersey, 
Illinois. — Europe, Asie Mineure, Turkestan, Sibérie. 

150. P. cyaneipennis Fabr. {cœrulelpcnnis Mann.). 

Canada, États de l'Est jusqu'au Kealucky et au \lissouri. — 
Europe tempérée et méridionale, Daourie, Sibérie, Japon. 

151. P. sordiclus Grav. (longipennis Provancher). 

Canada, Vancouver, États du Nord et du Centre jusqu'au 
Missouri. — l\}adère, Europe, bassin de la Méditerranée, 
Asie Mineure, Caucase, Perse, Daourie, Sibérie, Australie, 
Nouvelle-Zélande, Chili. — Paraît cosmopolite. 

152. P. cephalotes Grav. 

Californie, Canada, Massachusetts, États du Centre. — Europe, 
bassin de la Méditerranée, Sibérie, Amérique centrale. 

153. P. ventralis Grav. {anthrax (^v&y .). 

Californie, Nevada, Michigan, Illinois, New-York, Missouri. — 
Cap Vert, Canaries, Madère, Açores, Europe, bassin de la 
Méditerranée, Asie Mineure, Caucase, Sibérie, Zanzibar, 
Australie, Nouvelle-Zélande, île St-Vincent, Cayenne. — 
Paraît cosmopolite. 

154. P. nigritulus Grav. {pumilus Mann.) 

Amérique du Nord jusqu'à l'Arizona et à la Floride. — Ste-Hé- 
lène, Canaries, Madère, Açores, l'Europe, bassin de la 
Méditerranée, Asie Mineure, Caucase, Perse, Turkestan, 
Sibérie, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Chili. — Paraît 
cosmopolite. 

[D'après un type de ma collection, le picipennis Mœkl. 
(Sitka, Californie, Massachusetts) est une espèce distincte 
du nigritulus, notamment par sa tête oviforme. 



— 117 — 

V anthracinus Fvl. in litt. est encore une autre espèce, 
Irès nettement caractérisée, de Californie et Nevada.] 

155. Aciobius cinerascens Grav. {Remus nevohoracensis 
Zimm. in litt.). 
Du Michigan à la Floride. — Europe, Caucase. 

[156. A. semipunctatus Fairm. Germ. 

Californie, Nevada. — Europe, Barbarie, Australie, Chili.] 

157. Caflus sericeus Holme. 

New-York. — Madère, littoral de l'Kurope, de la Méditerranée 

et de la Mer Noire, Australie. 
J'en possède un exemplaire étiqueté : New-York. 

158. XanthoUnus fulgidus Fabr. 

New-York, Peekskill, Philadelphie, Massachusetts; peut-êlre 
importé. - Europe, bassin de la Méditerranée, Caucase, 
Arabie, Ceylan, Tonkin. 

159. X. punctulatus Payk. 

Massachusetts, New- York, Rochester, Buffalo, Wisconsin, 
Illinois, Missouri. — Madère, Açores, Europe, bassin de la 
Méditerranée, Asie Mineure, Caucase, Perse, Turkeslan, 
Sibérie, Indes orientales. 

[L'espèce ne parait pas rare dans les États-Unis de l'Est et les 
exemplaires sont identiques au type européen du punctu- 
latus Payk. Kr. Il est singulier que les auteurs américains ' 
ne connaissent pas cette espèce, non plus que la suivante.] 

160. Leptacinus parumpunctatus Gyll. 

Missouri, St-Louis, Texas, Bosque G''. — Cap Vert, Madère, 
Europe, bassin de la Méditerranée, Asie Mineure, Caucase! 
Abyssinie, Australie, Nouvelle-Calédonie, Cuba. — Proba- 
blement cosmopolite. 

161. L. hatychrus Gyll. [fïavipes Lee.) 

États du Centre et de l'Ouest; Mas-sachusetts, Buffalo, Nevada, 
Missouri, Caroline du Sud, Floride. — Madère, Canaries, 
Europe, Afrique et Asie méditerranéennes, Caucase, Perse,' 
Sibérie, Chine boréale, Australie du Sud (Blachburn). 
[Variable aux Étals-Unis comme en Europe.] 

[162. Baptolinus longiceps Fvl. 

Canada, New-York. — Europe septentrionale, centrale et 
méridionale jusqu'aux Abruzzes et en Valachie. 

[VOthius californlcus Mann., que je ne connais pas, est. 
Revue d' blntomologie. — Avril 188t). 9 



— 118 — 

d'après Erichson, un Baptolinus, très voisin du inlicornis 
Payk. (Cf. Mois., Etucl. Ent., 1857, VI, 62) ; je ne puis 
croire pourtant que ce soit le Zo>2^icej35,''M'après la des- 
cription de Mannerheim, qui le dit en effet semblable au 
pilicornis, mais avec la tète plus étroite, le corselet et les 
élytres plus longs, avec des séries dorsales de cinq 
points sur celui-ci, caractères qu'on ne trouve chez aucun 
Baptolinus. En ce cas, ce serait à tort que les ouvrages 
américains continueraient d'inscrire le californicus parmi 
les Othius, ou l'espèce qu'ils visent ne serait pas celle de 
Mannerheim.] 

[LathroMum fulvipenne Grav. 

M. de Leséleuc en a reçu de Terre-Neuve un exemplaire subap- 
tère, qu'il a bien voulu m'offrir ; mais,4'espèce; n'ayant pas 
été trouvée dans d'autres régions de l'Amérique, je considère 
cette capture comme accidentelle ; il s'agit sans doute d'une 
importation par le commerce.] 

[163. L. quadratum Payk. {nigruni Lee.) et var. terminatum 
Grav. {punctulatum Lee.) 
Type : Massachusetts, Illinois, Lac Supérieur. 
Variété : Canada, États du Nord et de l'Ouest, Kansas, Géorgie. 

Europe, Caucase, Sibérie. 
Malgré l'opinion contraire de quelques auteurs, notamment de 
M. jCzwalina (Deut. Ent. Zeits., 1888, 351), je maintiens 
les quadratum et terminatum d'Europe comme une 
seule et même espèce variable, dont je possède en col- 
lection tous les passages. Les arguments tirés du forceps 
ne réussissent pas à me convaincre plutôt pour les Lathro- 
Mum que pour les Carahus, et je me déclare incapable de 
comprendre une espèce n'offrant pas dans les deux sexes 
un caractère sérieux à l'appui de celui-là, qui souvent 
est lui-même plus ou moins variable. J'ajoute que les 
nigrum et punctulatum de Le Conte sont identiques au 
type et à la variété d'Europe et de Sibérie, comme je l'ai 
expliqué dans ma Faune (III, 353). M. Czwalina dit bien 
dans sa note précitée qu'il a examiné des exemplaires amé- 
ricains de ces deux prétendues espèces, mais il omet de dire 
combien ; or, j'en possède plus de 30 en collection (dont 
plusieurs types de Le Conte) de toutes les régions indiquées 
de l'Amérique du Nord, et j'en ai vu trois fois plus, sans 
pouvoir y reconnaître des caractères spécifiques particuliers 
et invariables.] 



H9 — 



164 



Dianous cœrulescens Gyll. {chalyhœus Lee). 

Canada, Michigan, Lac Supérieur, Massachusetts. — Europe. 

165. Steniis bipunctatus Er. {comma Lee). 

Colombie Britannique, Vancouver, Washington Territory 
États de l'Ouest et du Centre. — Europe, Algérie, Caucase' 
Mésopotamie, Asie centrale, Daourie, Sibérie. 

166. S. alpicola Fauv. (sibiricus J. Sahlb.). 

Colombie Britannique , Colorado , New-Hampshire (White 

Mountains, Mont Washington). 
[La synonymie du sibiricus est donnée d'après les types que 

je possède de l'auteur.] 

167. 5. Juno Fabr. 

Ile Vancouver, Washington Territory, Canada, États du 

Nord-Ouest, Caroline du Sud ; Texas (Casey). — Europe, 

Algérie, Caucase, Sibérie. 
[M. Harailton dit qu'on ne le trouve pas au sud de New- York ; 

mais j'en ai vu un exemplaire de la Caroline du Sud et 

M. Casey le signale du Texas.] 

168. S.pumilio Er. {atomarius Casey). 

Michigan, Massachusetts. — Finlande, Pologne, Allemagne, 
Autriche, Sibérie. 

169. S. nanus Steph. (pusio Casey). 

Canada, Lac Supérieur, Massachusetts. — Europe, Algérie, 
Chypre, Caucase, Sibérie. 

170. S. humilis Er. (mammops Casey). 

Du Massachusetts à la Colombie Britannique et des Montagnes 
Rocheuses au Nouveau Mexique ; Caroline du Sud. — 
Europe, Caucase, Sibérie. 

171. S. canaliculatus Gyll. {congener Mtekl,). 

Alaska, Canada, Lac Supérieur, Massachusetts, — Europe, 
Algérie, Sibérie. 

[M. Casey {Rev. Sten. Amer,, 1884, 114), déclare le cow- 
gener Msekl., de Kadjak, très distinct du canaliculatus ; 
mais j'ai étudié les types de Meeklin et j'afflrme qu'ils sont 
identiques à l'espèce d'Europe.] 

172. .S. morio Grav, (subgriseus, indistinctus Cdisej,! enodis 

Casey), 
Colombie Britannique, Californie, Colorado, Michigan, Caro- 
line du Sud. - Europe, Perse, Sibérie, 



— 120 — 

[J'en possède un exemplaire de la Caroline du Sud. — Quant 
à la synonymie de Vindistinctus, elle est établie d'après 
des types envoyés par l'auteur à M. Salle.] 

173. S. Argus Grav. [ageus Casey). 
Massachusetts. — Europe, Caucase, Sibérie. 

174. S. tarsalis Ljung. {i^econditus Casey). 

Colombie Britannique, Californie, Colorado, Orégon, Canada, 
Lac Supérieur, Massachusetts, lowa, Caroline du Sud. — 
Europe, Barbarie, Caucase, Turkestan, Daourie, Sibérie. 

[L'identité du type américain avec celui d'Europe est certaine, 
malgré l'affirmation de M. Casey {Rev. Sten. Amer,, 1884, 
174)]. 

[175. S. montivagus Er. (brevipennis Mœkl., pterobrachys 

Gemm. Har.). 
Sitka. — Montagnes de l'Europe moyenne (sauf les Pyrénées), 

Caucase. 
J'ai vérifié la synonymie sur les types de Mœklin.] 

176. Medon [Lithocharis) ochrace^is Grav. 

Massachusetts, Michigan, Illinois, Californie, Missouri, Caroline 
du Sud, Texas. — Lspèce cosmopolite. 

177. M. ohsoletus Nordm. 

Canada, Massachusetts, New-York, Michigan, Caroline du 
Nord et du Sud. — Cap Vert, Madère, Circa-Méditerranée, 
Caucase, Amérique centrale et méridionale, Australie. — 
Peut-être également cosmopolite. 

[178. M. debilicornis WoU. {Asteria effiuens Zinim. in litt.). 
Caroline du Sud, Texas (Bosque C"). — Ste-Hélène, Cap Vert, 
Madère, Canaries, Açores, France, Italie, Barbarie, Egypte, 
Perse, Siam, Japon, Australie, Nouvelle-Calédonie, Répu- 
blique Argentine, Guadeloupe. — Paraît cosmopolite.] 

[Le Pœderus riparins Fabr. a été cité de l'Amérique du 
Nord, notamment par Mœklin [Stett. Ent. Zeit., 1857, 
184) ; mais cette indication paraît fausse au D"" Horn [in litt.) 
et je partage son opinion.] 

179. Hypocyptiis longicornis Payk. [Ziegleri Lee). 

Pennsylvanie, Massachusetts. — Europe, Maroc, Caucase. 
[Je n'ai pas vu cette espèce des Étals-Unis et je ne la cite que 
d'après le D-- Horn {Trans. Amer. Eut. Soc, 1877, VI, 
86, 124).] 



— 121 — 

180. H. lœviusculus Mann. 

Massachusetts. — Europe, Maroc, Algérie, Sibérie. 

[181. Tachinus rufipes Degéer. 

Sitka. — Europe, Syrie, Caucase, Daourie, Sibérie.J 

182. T. palUpes Grav. [frigidus Er., propinquus Mann.). 
Alaska, Californie, du Canada à la Pennsylvanie. — Europe. 

183. T. basalis Er. {circumcinctus Mœkl.) 

Canada, Michigan, Kansas, Vancouver, Alaska. — Lithuanie, 
Oural, Sibérie. 

[M. Hamilton, à la suite de M. \qY)^ Eovn [Trans. Amer. 
Ent. Soc, 1877, VI, 101), cite le Tachinus instabilis 
Mœkl. comme habitant l'Alaska et la Sibériq, et il lui attribue 
pour synonymes Vapterus Mseklin et Yarcticus Mots. Or 
il est certain que Yarcticus est une espèce sibérienne assez 
commune et très différente d'in^ia&iZt^ (dont je possède 
deux types cf$), notamment par sa ponctuation et ses 
caractères sexuels, comme M. J. Sahlberg l'a déjà indiqué 
{Col. Sib., 1880, 103). Quant à Yapterus, que M. Horn ne 
connaît pas et dont je n'ai vu aucun type, il est impossible 
de l'assimiler à l'un ou à l'autre, en présence de ces termes 
de la description : niger..., elytris omnino fere lœvi- 
gatis. Jusqu'à preuve contraire, Yinstabilis et Vapterus 
doivent donc être inscrits comme deux espèces distinctes, 
propres à l'Amérique boréale.] 

184. T. elongatus Gyll. 

Alaska (Mannerheim) ; « Amer. sept. Saguenay ». — 

Europe, Caucase, Boukharie, Sibérie. 
[J'en possède un exemplaire de Saguenay ; mais celte localité 

m'est inconnue.] 

185. Tachyporus jocôsus Say {arduus Er.) 

États-Unis de l'Atlantique jusqu'au Colorado et au Nouveau 
Mexique. — Europe boréale, Sibérie. 

186 T. chrysomelinus L. {macuUcollis Lee.) 

Canada, Massachusetts, Texas ; probablement plus répandu. 
— Europe, Caucase, Asie Mineure, Bokhara, Turkestan, 
Sibérie. 

\\Jacaudus Say me semble une espèce différente, d'après mes 
exemplaires conformes à un autre que j'ai reçu sous ce 
nom de Le Conte.] 



— 122 - 

187. T. nitidulus Fabr. (brunneus Fabr., faber Say), 

Du Canada à la Californie et au Texas. — Madère, bassin de 
la Méditerranée, Caucase, Sibérie. 

[Le T. macropterus Steph. {sciiulus Er.), cité par M. Ha- 
millon, d'après le D"" Horn {Trans. Amer. Ent. Soc, 
1877, VJ, 105), n'est pas, je présume, l'espèce de Stephens, 
que je n'ai jamais vue d'Amérique.] 

188. Cilea silphoides L. (marginalis Gra.\., marginata Rand.). 
Du Lac-Supérieur au Kansas et dans les Étals de la région 

nord de l'Atlantique. — Cap- Vert, Madère, Circa-méditer- 
ranée, Abyssinie, Perse, Sibérie, Japon, Antilles (St-Tho- 
mas). 

189. Conurus {Conosoma) littoreus L. 

Nouvelle-Ecosse, Canada, Micliigan, Massachusetts, Ohio. — 
Europe, Caucase, Sibérie. 

[190. C. bipustulatus Gi-av. [bisignatiis Horn]. 

Californie, Nevada. — Presque toute l'Europe, Sibérie.] 

191. C. pubesceas Va.j\i.. 

Californie, États de l'Est jusqu'au golfe du Mexique. — Ma- 
dère, Europe, Circa-Médilerranée, Caucase, Perse, Sibérie, 
Chine, Abyssinie. 

192. Megacronus [Bolltobiiis) cingulatus Mann. 
Pennsylvanie, Massachusetts, Michigan, Canada, Oregon. Co- 
lombie Britannique, Alaska. — Europe, Caucase. 

193. BoUtobius exoletus Er. {trinotatus Horn, facills Casey). 
Amérique boréale et tempérée. — Caucase, Algérie. 

[Les B. trinotatus Er. et pœcilus Mann, sont des espèces 
différentes.] 

194. B. pygmœus Fabr. [trimaculatus Say, venusius Mels.). 
Washington Territory, Californie, Nevada, Colorado, Missouri, 

Pennsylvanie. — Europe, Algérie, Caucase, Sibérie. 
[Le pijïJiœus Horn {non Fabr.) est Vangularis Sacbse, es- 
pèce distincte. (Cf. Fauv., Fn. gaU.-rhén., III, 551). — 
I.a synonymie ci-dessus est donnée d'après Erichson et 
Kraatz ; j'ignore si le binotatus Mels. se rapporte au pyg- 
mœus vrai ou n'est pas Vangularis.] 

195. Mycetoporus splendidus Grav. [americanus Horn {non 
Er.), inquisitus Casey.) 

Colombie Britannique, Colorado, Canada, Lac-Supérieur, Mi- 



— 123 — 

chigan, Pennsylvanie, White Mountains. — Europe, Bar- 
barie, Caucase, Sibérie, Indes orientales. 

[196. M. punctus Gyll. 

Massachusetts. — Europe septentrionale et tempérée jusqu'aux 
Pyrénées, Caucase.] 
[197. M. punctipennis Scvih^. 

Illinois, Missouri. — Toscane, Styrie, Corfu, Serbie, Caucase.] 

[198. M. hriinneus Marsh, [lepiclus Grav.). 

White Mountains (N. H.). — Europe, Algérie, Chypre, Cau- 
case, Sibérie.] 

[Le M. lepiclus Horn {Trans. Amer. Ent, Soc, 1877, 121) 
n'est pas celui de Gravenhorst, qui a deux points de chaque 
côté du disque du corselet et une seule série discoïdale aux 
élytres ; est-ce Vhumidus de Say, qui m'est inconnu ?] 

199. Olisthœrus megacephalus Zett. (latlceps Lee). 

Alaska, Californie, Lac Supérieur, Canada. — Europe boréale, 
Suisse, Sibérie. 

200. 0. sul)striatus Payk. [niiidus Lee). 

Lac Supérieur, Massachusetts. — Europe septentrionale, 
Suisse, Autriche, Tauride, Sibérie. 

[La Pseudopsis sulcata des auteurs américains, citée par 
M. Hamilton, n'est pas l'espèce d'Europe, mais la colum- 
bica Fvl. (Cf. Fauv., Notic. Eut., 1" part. 1878, 26).] 

[201. Bledius opacus Block. 

lowa, New- York. — Europe, Algérie, Caucase.] 

202. Oxytelus sculptus Grav. {mœrens Melsh.). 

Canada, Californie, Vancouver, Nevada et États de l'Est 
jusqu'au Texas. — Presque cosmopolite. 

[20.3. 0. laqueatus Marsh. {luteipennisEv., fuscipennis 'Mann.) 
Sitka, Vancouver, Californie, Orégon. — Europe, Caucase, 

Sibérie, Mexique, Guatemala. 
[Le fuscipennis, dont je possède un type de Mannerheira, se 
rapporte bien k cette espèce, comme l'a déjà remarqué de 
Solsky (Bull. Mosc, 1868, IV, 9) ; mais, d'après M. Sharp 
(Biol. Centr. Amer., Staph., 688), le fuscipennis de 
Le Conte {Trans. Amer. Ent. Soc, 1877, VI, 23.5) serait 
peut-être une autre espèce ; je ne saurais résouJi'e la 
question, n'ayant vu aucun type de ce dernier auteur.) 



— 124 - 

204. 0. rugosus Fabr. (basalis Meh., rugulosus Harris). 
St-Pierre et Miquelon, Nouvelle Ecosse, Canada, Biiffalo, 

Massachusetts, Pennsylvanie, New-York. — Europe, Girca- 
Méditerranée, Asie Mineure, Caucase, Sibérie, Nouvelle 
Zélande. 

205. 0. nltidulus Grav. (punctatus l-ec.) 

Colombie Britannique, Vancouver, Colorado, Buffalo, New- 
York, Massachusetts, Missouri. —Madèi'e, Ténériffe, Açores, 
Europe, Girca-Méditerranée, Asie Mineure, Caucase, Perse, 
Boukharie, Daourie, Sibérie. 

[J'ai cité toutes les régions de l'Amérique du Nord d'oii se 
connais cette espèce. — Le punctatus Lee, d'après les 
types, est le vrai nitidiilus, et Le Conte a reconnu cette 
synonymie [in litt.) lorsque je la lui ai signalée. Quant au 
rugulosus Say, c'est une forme très voisine du Mexique, 
mais qui semble suffisamment distincte ; elle a été décrite 
depuis par de Solsky, sous le nom de carhonellus [Bull. 
Mosc, 1868, II, 266), et j'en possède plusieurs exemplaires 
typiques. 

Il serait possible que le nitidulus de Le Conte {Trans. 
Amer. Ent. Soc, 1877, 237) se rapportât à un autre 
insecte que celui de Gravenhorst.] 

206. 0, tetracarinatus Block {depressus Grav.). 

Indiana; deux exemplaires {Le Conte). — Europe, Circa-Mé- 
diterranée, Asie Mineure, Caucase, Perse, Japon. 

[Le Conte m'a communiqué un des deux exemplaires cités ; 
c'est bien le tetracarinatus.] 

[207. Trogophlœus hilineatus Steph. 

Vancouver, Nevada, Michigan, Massachusetts, New-York, 
Géorgie, Kansas. — Madère, Europe, Circa-Méditerranée, 
Caucase, Perse, ïurkeslan, Australie, Cap de Bonne-Espé- 
rance, Gliili. 
Parfaitement conforme aux types d'Europe.] 

208. T. memnonius Er. [aridus Duv., rubripennis Pvl., man- 

cus, speclatus Casey). 

Colorado, Missouri, Massachusetts, Pennsylvanie, Caroline du 
Sud, Géorgie, Louisiane, Floride, Texas, Arizona. — Cap- 
Vert, Madère, Europe tempérée et méridionale, Circa-Médi- 
terranée, Mexique, Cuba, Nouvelle-Calédonie. 

[Les exemplaires d'Amérique sont absolument semblables à 
ceux d'Europe, et je maintiens que ceux du Texas et de la 
Floride {mancus et spectatus Casey) n'en diffèrent pas.] 



— J25 — 

[209. T. fuliginosus Grav. 

Massachusetts (Cambridge). — Europe, Caucase.] 

210. T. corticinus Grav. {fulvipennis Fvl.) 

Colorado, Illinois, Michigan, Maine, lowa, Massachusetts, Ca- 
roline du Sud, Texas. — Ste-Hélène, Canaries, Madère, 
Açores, Europe, Circa-Médilerranée, Caucase, Sibérie, 
Mexique, Guatemala, Cuba, St-Uomingue, Guadeloupe, St- 
Thomas, Pernambuco. 

[La grosseur des yeux est assez variable, et ils sont générale- 
ment plus gros chez les exemplaires américains [fulvi- 
pennis) que chez ceux d'Europe ; mais on trouve des pas- 
sages et je possède un exemplaire de Sarepta identique sous 
ce rapport à ceux d'Amérique.] 

211. T. pusillus Gtàw. 

Michigan, Massachusetts, Texas. — Madère, Canaries, Europe, 
Barbarie, Caucase, Sibérie. 

[Le T. suhtilis Er. , cité comme américain par M. Hamilton, 
d'après Le Conte {Trans. Amer. Ent. Soc, 1877, 246) est 
le pusillus ; cette syuonymii! a élé reconnue par Le Conte 
(in lut.).] % 

[212. T. gracilis Mann, {tenellus Er.). 

Michigan, Caroline du Sud. — Europe, Barbarie, Caucase, 
Sibérie.] 

[213. Ancyrophorus hiimpressus Maeklin. 
Sitka. — Pyrénées centrales.] 

214. Coprophilus striatulus Yabv. 
Canada. — Europe. 

215. Porrhoclites feneslralis Zelt. {brevicolUs Mœkl.). 
Alaska, Colombie Britanuique, Lac Supérieur. — Europe et 

Sibérie septentrionales. 

216. Geoclromicus plagiatus Fabr. [verticalis Say, ovipennis 
Lee.) et var. nigrita Miill. 

Type : Utah, Lac Supérieur, Michigan, Buffalo, Pennsylvanie. 

— Variété : Colorado. 
Europe septentrionale et montagneuse, Caucase, Sibérie. 
[La synonymie A' ovipennis est donnée d'après un type que 

j'ai reçu de Le Conte. 
Les exemplaires à élytres noires on avec le disque à peine d'un 

noir de poix, correspondent au vrai nigrita ; mais on trouve 

tous les passages au type. 



217. 



— 126 — 

Quant aux exemplaires noirs que j'ai décrits sous ce nom de 
nigrita dans me?, Notices Entomol., 1" part., 1878, 90, je 
les considère actuellement comme une espèce distincte 
(strictus Fvl.) par la forme du corselet (thorace brevissime 
cordato, basi fortissime abrupte constricto, anterius globoso- 
dilatato), je n'ai pas observé de passages entre eux et les 
plagiatus d'Europe ou d'Amérique. Mes strictus provien- 
nent de New- York et du Mont Washington. Les autres lo- 
calités que j'ai indiquées {l. c.) pour le nigrita, se réfèrent 
au plagiatus^ de même que la variété rougeâtre maculée 
de brun.] 

Acidota crenata Fabr. {seriata Lee). 

Canada, Lac Supérieur, Michigan, Massachusetts. — Europe 
septentrionale et tempérée jusqu'aux Pyrénées, Caucase, Si- 
bérie. 

218. A. quaclrata Zett. (Frankenhœicseri Mœkl., patruelis 
Lee). 
Alaska, Lac Supérieur, White Mountains, Mont Washington 
(N. H.). — Laponie, Sibérie arctique. 

[219. Arpedium quadrum far. alpinum Fauv. (Heydeni Kr.). 
White Mountains (N. H.), Mt. Tom (Mass.)'. — Suisse, Sa- 
voie, Bavière.] 

[220. A. brachypterum Grav. (troglodytes KiesYf.). 

White Mountains, — Europe septentrionale et montagneuse, 
Caucase, Sibérie.] 

221. A. tenue Lee. et var. brunnescens J. Sahlb. {GyllenhaU 
Zett.). 

Type: Colombie Britannique, Lac Supérieur, Michigan. — 
Laponie, Sibérie occidentale. — Variété: Lac Supérieur, 
White Mountains. — Laponie, Sibérie arctique. 

[L'Amphichroiwi canaliculatum Er. est un insecte étran- 
ger à l'Amérique, et l'espèce que j'ai indiquée sous ce nom 
(Not. Ent., 1878, 90) est le niaculatum Lee. (Trans. 
Amer. Ent. Soc, 1883, 285, pi. 9, fig. 7), propre à la Ca- 
lifornie, au Nevada et à l'Orégon.] 

222. Orochar es angustata Er. 

Lowell (Mass.). — France, Allemagne, Italie, Autriche. 

[M. Fréd. Blanchard m'a communiqué sans nom le seul exem- 
plaire qui ait été trouvé en Amérique ; je l'ai reconnu en 
tous points identique au type d'Europe.] 



- 127 — 

223. Olophrum rotundicolle Sahlb. (convexicolle Lee). 
Lac Supérieur. — Europe septentrionale. 

[224. 0. fuscum Grav. {latum Maekl., laticolle J. Salilb.), 

Alaska. — Europe septentrionale et tempérée, Caucase, Si- 
bérie. 
Le type du latum Mœklin, que j'ai reçu en communication, 
n'est qu'un exemplaire du fuscum à ponctuation du cor- 
selet un peu plus écartée, surtout sur le disque.] 

[225. Lathrimœum atrocephalum Gyll. 

Californie (Tahoe). — Europe, Algérie, Chypre, Caucase, 

Japon. 
Je ne possède qu'un exemplaire de cette espèce, reçu directe- 
ment de Californie.] 

226. Pycnofjlypta lurida Gyll. 

Colombie Britannique, Colorado, Orégon, Lac Supérieur, Mas- 
sachusetts, New-Jersey, Caroline du Nord. — Europe sep- 
tentrionale jusqu'en Alsace, Sibérie. 

227. II omal lu m florale Payk. {rufipes Fvl. non Fourc). 
Orégon, Canada, Lac Supérieur, Michigan, Pennsylvanie, — 

Europe, Algérie, Caucase. 

[Le slrigipenne Meeklin se trouve aussi dans l'Orégon.J 

228. //. lapponic u m Zeit. {planipenne Msekl., Argus Lee). 
Alaska, Californie, Colorado, Lac Supérieur, Canada, Massa- 
chusetts. — Europe septentrionale et montagneuse, Cau- 
case, Sibérie. 

[C'est le planum cité du Colorado par Le Conte [Bull. U. S. 
Geol. Geogr. Suri\, 1879, V, n° 3, 502.] 

229. H. pusillum Grav. {lœsicolle Meekl.). 

Alaska, Colombie Britannique, Californie, Colorado, Nevada, 
New- York. — Madère, Europe, Algérie, Caucase. 

230. H. foraminosum Mœkl. {laticolle Kr., clavicorne Mots., 

lagopinum Sahlb., brevicolle Thoms.). 
Alaska, Colorado, Lac Supérieur, Michigan. — Europe septen- 
trionale jusqu'en Thuringe, Sibérie. 

[231. //. cœsum Grav. 

Californie. — Europe, Algérie, Caucase, ile d'Askold. 
Le seul exemplaire que j'ai vu de Californie est dans la collec- 
tion Eppelsheim.] 



— 128 — 

232. H. rivulare Payk. 

Californie. — Europe, Algérie, Caucase. 

[L'A nthobium sorbi Gyll. a été citédu Groenland par Schiœdte; 
mais celte indication devra être vérifiée.] 

233. Protinus limbatus Mœkl. 

Silka, Colombie Britannique, New-Hampshire. — Europe 
moyenne et méridionale, Caucase. 

[Le P. Mceklini Fvl. est une espèce distincte de Silka, Cali- 
fornie et Nevada.] 

234. P. atomarius Er. [parvulus Lee). 

Canada, Lac Supérieur, Michigan, Massachusetts. — Europe, 
Barbarie, Caucase, 

235. Megarthrus simiatocolUs Lac. {angulicollis Msekl.). 
Alaska, Colorado, West Virginia, Géorgie. — Europe, Caucase, 

Sibérie. 

236. Micropeplus tesserula dirt. (costatus Lee, costipennis 

Mœkl.). 
Alaska, Califoruie, Lac Supérieur, Michigan, Canada. — 
Europe, Algérie, Syrie, Caucase, Sibérie. 



TRIGHOPTERYGIDiîl. 



237. Ptenidium evanescens Marsh, {terminale Hald.). 
Pennsylvanie, Canada, Colorado . — Madère, Canaries, Europe. 

238. P. atomarioides Mots. 

Florides. — Iles Atlantides, Grande-Bretagne, Kussie. 

239. TiHchopteryx ambigua Matth. 
New-York. — Grande-Bretagne. 

240. T. sericans Heer. 

États-Unis. — Canaries, Europe, Kirghises. 

241. T. fascicularis Herbst. 
États-Unis. — Europe. 

242. r. atomaria Degéer. 

États-Unis. — Madère, Europe, Daourie. 



— 129 — 

243. Smicrus filicornis Fairin. 

Amérique du Nord et du Sud {Mattheios),Mchigain (Schioarz). 
— Grande-Bretagne, France. 



PHALACRID^. 

244. Olibrus hicolor Gyll. 

New- York, Floride. — Madère, Europe, Sibérie. 



COCGINELLID.^. 

[245. Anisosticta i9-punciata L. (? multiguttata Rand.,^e5^e 
Weise). 
Amérique du Nord ( Weise). — Europe, Sibérie. 

246. A. strigata Thunb. (? hitriangularis Say), var. h^regu- 

laris Weise. 

Type : Vancouver, Baie d'Hudson, Canada, États-Unis du 
Nord. — Laponie, Hongrie, Provence, Sibérie. — Variété : 
Orégon {Weise). 

[La synonymie de ces deux espèces est obscure. D'après Weise 
{Best.-Tab. Coccin., 1885, 14, 15), la strigata des au- 
teurs américains serait probablement la 19-punctata, et 
il ne cite pas la vraie strigata comme américaine, tandis 
que Crotch au contraire {Rev. Coccin., 1874, 93) dit la 
strigata d'Amérique et la i9-punctata d'Europe et de 
Sibérie.] 

247. Aclonia variegata Goeze [constellata Laich., mutabilis 

Scriba). 
Nouvelle-Ecosse, un seul exemplaire [Le Conte). — Madère, 
Europe, Afrique du Nord jusqu'au Sénégal et en Abyssinie, 
Syrie, Sibérie, Asie centrale, Inde. 

248. Hippodamia 13-punctata L. [tihialis Say). 

De la baie d'Hudson à l'Alaska et au sud jusqu'au Mexique. — 
Europe, Caucase, Asie centrale, Sibérie. 

249. Goccinella trifasciata L. var. Juliana Muls. {barda Lee), 

var. Eugenii Muls., var. subversa Lee. 
Baie d'Hudson, Canada, Lac Supérieur, Michigan, New- York, 
Alaska, Orégon, Californie, Colorado, Nouveau-Mexique. — 
Europe boréale, Sibérie. 



— 130 — 

250. C. transversoguttata Fald. {5-notata Kirby), var. califor- 
nica Mann., var. transversalis Muls. {nugatoria Muls.). 
Du Groenland aux États-Unis du Nord et de l'Ouest et de 

l'Alaska au Nouveau-Mexique. — I.aponie, Daourie, Sibérie, 
Japon, Mexique. 

251. C. H-punctata L., var. Menetriesi Muls. {œgyptiaca 
Reiche). 

Californie. — Europe, nord de l'Afrique, Syrie, Sibérie. 
[M. Weise {Best,-Tab. Coccin., 29) affirme l'existence de 
celte espèce dans l'Amérique du Nord.] 

252. Adalia frigida Schneid. {hyperborea Payk., arctica Thunb., 
ophthalmica Muls., melanopleura, barda Lee). 

De la baie d'Hudson à Vancouver, et au sud de la Californie 
au Nouveau-Mexique par les Montagnes Rocheuses, Canada, 
New-York, Missouri, Kansas. — Laponie. Daourie, Sibérie. 

253. A. bipunctata L. (bioculata Say, humeralis Say), var. 
6-pustulata L. 

Presque tous les États-Unis, de l'Atlantique au Pacifique, Van- 
couver, Canada, Nouvelle- Ecosse. — Europe, Sibérie. 

[254. Anatis ocellata L. (io-punctata 0\., 77iali Say). 

États-Unis (jCrotch). — St-Domingue (OZiyier), Europe, Si- 
bérie. 

La synonymie (mali) est donnée d'après Crotch (Rev. Coccin., 
124) et M. Weise {Best.-Tab. Coccin., 43).] 

255. Salyzia {Calvia) 14-gutlata L. {similis., car disce Rand.), 
var. hesperica Crotch. 
Nouvelle-Angleterre, Vermont {Crotch), Michigan , New- 

Hampshire. — Europe, Sibérie, 
[Crotch rapporte cette espèce à son genre Anisocalvia {l. c, 

143.)] 

[256. Scymnus arcuatus Rossi. 

Amérique du Nord {Weise). — Madère, Canaries, Europe 

moyenne et méridionale, Asie. 
J'inscris l'espèce comme américaine d'après Weise (Best.-Tab. 

Coccin., 74).] 

ENDOMYGHID^. 

257. Mycetœa hirta Marsh. 

New-York, Buû'alo, Baltimore, Massachusetts. — Ste-Hélène, 
Madère, Europe. 



— 131 - 



GOLYDIIDyE. 

258. Aglenus brunneus Gyll. 

Californie, Missouri. — Madère, Canaries, Europe, Turkestan. 

259. Murmidius ovalis Beck, 

Washington (D. C), Californie. — Europe, Japon. 
[Probablement originaire d'Afrique ; nous le trouvons ordinai- 
rement en Europe dans les navires chargés d'arachides.] 



RHYSODID^. 



260. Rliysocles exaratus Serv. {americanus Lap., aratus 
Newra.). 

De New-York et du Michigan à la Géorgie, au Missouri et à 
riowa ; Californie [Chevrolat). — Allemagne, Autriche, 
Caucase. 

[Chevrolat l'a indiqué de Californie et de France {Ann. Soc. 
Ent. Fr., 1873, 210), mais je ne le connais pas de ce der- 
nier pays]. 



GUGUJIDiE. 



261. Silvanus surinamensis L. (fricmentarius, 6-dentatus 
Fabr., hicornis Er.). 
Amérique du Nord. — Cosmopolite. 

[J'adopte pour cette espèce la synonymie admise par tous les 
auteurs, el en dei'nier lieu par Wollaston {Ins. Mader., 
167), M. Casey {Trans. Amer. Ent. Soc, 1884, XI, 72, 
105, pi. IV, iig. 1) et M. Reitter {Best.-Tah., I, éd. 2, 
1885, 18); j'ajoute que le hicornis Er. n'est qu'une va- 
riété cf chez laquelle le clypeus offre deux dents plus 
ou moins saillantes, souvent à peine visibles. Cette variété 
se prend confondue avec le type et je l'ai reçue notamment 
de M. Moutandon qui l'a trouvée en nombre à Sinaia 
(Valachie), dans des boites de biscuits avec le surina- 
mensis; M. Emery l'a prise aussi à Naples, en tamisant des 



— 132 — 

feuilles sèches {Petit. Nouv. Eut., 1869, 25). Mais une 
seconde espèce est confondue sous le nom de siirinamen- 
sis dans les collections françaises et doit être également 
cosmopolite; j'en donne ci-dessous la diagnose (1).] 

262. S. Udentatus Fabr. 

Amérique du Nord. — Europe, Asie jusqu'au Japon. 

263. Cathartus gemellatus Duv. {quaclricollis Gasey, non 
Guérin). 

New- York, Géorgie, Floride. — Europe, Maroc, Cuba. — 
Probablement cosmopolite. 

[264. C. cassiœ Reiche [Gilœ Casey). 

Arizona. — Europe, Maroc, Cuba. — Doit être également 

cosmopolite. 
M. Hamilton a donné une synonymie inexacte de cotte es- 
pèce, qu'il confond avec la précédente.] 

265. C. advena Waltl. [musœorum Ziegler). 
Amérique du Nord. — Probablement cosmopolite. 

266. Nansihius clavicornis Kug. {dentatus Marsh.). 
Amérique du Nord. ~ Cosmopolite. 

267. Prostomis mandihidaris Fabr. {mnericanus Crotch). 
Vancouver, Californie, Orégon, Nevada. — Europe moyenne 

et méridionale. 

268. Pediaciis fusciis Er. (plamis Lee, sv.hcariaatus Mann.). 
Amérique boréale, nord des Etats-Unis, Nouveau-Mexique. — 

Europe septentrionale et moyenne, Sibérie. 

269. P. depressus Herbst. 

Colorado, Michigan, Lac Supérieur, Pennsylvanie, Caroline du 
Nord. — Europe moyenne et méridionale. 

(1) Silvanus mercalor * . 

Faciès, taille et coloration du surinamensis ; facile à distinguer par sa tête bien plus 
longue, plus étroite, obconique, ses yeux beaucoup plus gros, atteignant presque les 
angles postérieurs, les tempes étant réduites à une dent, les pénultièmes articles des an- 
tennes plus transversaux, le corselet à sillons parallèles, souvent plus étroits, les élytres 
plus longues et plus étroites, avec la marge moins sinuée sous les épaules. 

Nice I Rouen, dans les navires chargés d'arachides! Afrique, obtenu d'éclosion de 
fruits de palmier (u. Heyden); Nouvelle-Calédonie I (De.planclie\ 

Je ne sais pourquoi M. Emery [l. c.) considère cette espèce comme le bicornis Er. 9, 
puisque le savant berlinois n'indique aucun de ses caractères et qu'on ne trouve d'exem- 
plaires à clypeus bideoté que chez l'espèce à petits yeux et à larges tempes [iurina- 
mensis). 



— 133 — 

[Ces deux espèces ne sont pas cosmopolites, comme le dit 
M. Gasey {Trans. Amer. Ent. Soc, 1884, 79).] 

270. Lœmophlœus testaceus Fabr. [Zimmermanyii, hullatus 
Lee). 

Amérique du Nord. — Cosmopolite. 

271. L. alternans Er. 

Caroline du Sud. — Allemagne. 

[Celte espèce n'est pas cosmopolite, comme l'indique M. Ha- 
milton d'après M. Casey (Z. c), et le dessin que ce dernier 
auteur donne de l'antenne ne correspond pas exactement à 
ce que j'observe chez le type d'Europe; c'est donc une 
détermination à contrôler.] 

272. L. ferrugineus Steph. {testaceus Payk.). 
Philadelphie, New- York ; introduit. — Europe, Amérique du 

Sud. 
[Il est possible que ce Lœmophlœus soit cosmopolite ; je l'ai 
trouvé souvent dans les navires chargés d'arachides du Sé- 
négal.] 

273. L. pusillus Schh. [longicornis Mann., puherulus I.ec). 
Silka, Colorado River, Massachusetts, Caroline du Sud. — 

Cosmopolite. 

274. L. fractipennis Mots. {Dufouri Lab.). 

Amérique du Nord (Reitter). — France méridionale, Corse. 
[Cf. Reitter, Best.-Tab. Cucujidœ, éd. 2, 1885, p. 12]. 

[Le Dendrophagus glaber Lee, des États-Unis, est inscrit 
par M. Hamilton, d'après M. Casey, comme n'étant proba- 
blement qu'une variété du crenatus Payk., d'Eui'ope et de 
Sibérie ; c'est une question à élucider. 

— Quant au Cryptamorpha (Psammœcus) Desjardinsi 
Guér., répandu dans une grande partie des régions chaudes 
du globe, il est à rayer du Catalogue Hamilton, n'ayant ja- 
mais été trouvé ni en Europe ni en Asie, et c'est h tort que 
M. Casey [l, c.) le donne comme cosmopolite.] 



CRYPTOPHAGID^. 

275. Henoticus serratus Gyll. 

De l'Alaska au Canada, Colorado, Michigan, Lac Supérieur, 
Bavue d'Entomologie. — Mai 1889. 10 



- 134 — 

Pennsylvanie, Massachusetts, New-Hampshire. — Europe, 
Caucase, Sibérie. 

276. Cryptophagus cellaris Scop. 

Bulfalo, Détroit, San Diego, dans les maisons ; importé. — 
Europe, Nord de l'Afrique, Turkestan. 

[Le Cryptophagus a /finis Stm., non signalé encore dans 
l'Amérique du Nord, est cependant indiqué comme cosmo- 
polite par Reitter {Best.-Tab. Gryptoph., .XVI, 1887, 24)]. 

[277. C. acutangulus Gyll. [uncinatus Steph.). 

Amérique du Nord {Reitter). — Europe, Turkestan. 
(Cf. Reitter, l. c, 24). 

278. C. saginatus Stm. 

Caroline du Sud [Zimmermana). — Europe, Algérie, Sibérie. 

279. Gœnoscelis ferruginea Sahlb. {testacea Zimm.). 

Alaska [Mœklin), Caroline du Sud {Zimmermann). — Eu- 
rope, Caucase, Sibérie. 

[M. Hamilton a omis la C. cryptophaga Reitt., d'Amérique 
du Nord et de Sibérie orientale. Cf. Reitt., l. c, 36.] 

[280. Atoinaria fuscicollis Mann, [umhrina Er., plicicollis 
Mœkl.). 
Sitka, Californie. — Europe, Caucase.] 

[281. A. apicalis Er. {clavicornis Baudi.). 

Amérique du Nord (Reitter). — Europe, Caucase, Sibérie, 
(Cf. Reitter,?. c, 49)]. 

[L'A. atra, citée par Mceklin {Stett. Eut. Zeit., 1857, 185), 
d'après Kirby, n'est pas Vatra Herbst, d'Europe, mais sans 
doute une variété de la lœtula Lee, espèce américaine. 
(Cf. Lee, Proc. Ac. Nat. Se. Philad., 1873, 328)]. 



MYCETOPHAGIDiE. 



Typhœa fumata L. {Crijptophagus crenatus, gilvellus 

Mels.). 

Amérique du Nord. — Cosmopolite. 



— 135 - 



DERMESTID^. 

283. Dermestes carnivorus Fabr. {niucoreus Lee). 

Texas. — France (importé), Mexique, Amérique du Sud, 
Nouvelle-Calédonie. 

[Cette espèce est peut-être cosmopolite. En France, elle est or- 
dinairement importée avec les peàux de La Plata. M. Ha- 
milton l'indique à tort comme originaire du bassin de la 
Méditerranée ; elle paraît indigène de l'Amérique méridio- 
nale.] 

284. D. lardarius L. 

Toute l'Amérique du Nord. — Europe, Daourie, Sibérie. — 
Peut-être cosmopolite. 

285. D. bicolor Fabr. {elongatus Lee). 

Canada, New-York, Kansas, Texas, Géorgie, Floride. — 
Europe. 

286. B. cadaverinus Fabr. 
Floride. — Cosmopolite. 

287. D. vulpinus Fabr. 

Toute l'Amérique du Nord. — Cosmopolite. 

288. B. Frischi Kugel. 

New Jersey, Washington (D. C). — Europe, Egypte, Orient, 
Asie centrale, Sibérie. 

[Le Bermestes peruvianus Lap. {hœmorrhoidalis Kûst., 
gulo Muls.) est indiqué comme cosmopolite par M. Reitter 
Best.-Tab. Dermest., éd. 2, 1887, 44) et doit se rencon- 
trer dans l'Amérique du Nord. La même remarque s'ap- 
plique au B. rtiurinus L., d'Europe ni Sibérie, que Degéer 
a décrit d'Amérique sous le nom de nebulosus, bien que 
M. Hamillon pense que ce nom de murinus a peut-être été 
faussement appliqué à certaines variétés du caninus 
Germ.] 

289. Attagenus piceus 01. {megatoma Fabr., dichrous, rufi- 
pennis, spurcus Lee). 

Presque toute l'Amérique du Nord. — Europe, Asie, Nouvelle- 
Calédonie, etc. Probablement cosmopolite, ainsi que le sui- 
vant. 



— 136 — 

290. A.pellioL. 

Nouvelle Ecosse, Canada, Michignan, New- York et divers 
États de l'Est, — Europe, Asie, Afrique. 

291. Anthrenus scrofulariœ L. 

Presque toute l'Amérique du Nord. — Europe, Caucase. 

292. A. verhasci L. [varius Fabr.). 

Toute l'Amérique du Nord. — Europe, Asie. Ravageur des 
collections en Amérique comme en Europe ; peut-être cos- 
mopolite. 

293. A. museorum L. {castanece Mels.). 

Canada et presque tous les États à l'est du Mississippi. — Ku- 
rope, Sibérie. 

294. A. fuscus Lsiiv. (clavigerEv.). 
Pennsylvanie. — Europe. 

295. Orphilus niger Rossi {glabratus Fabr., ater Er., subniti- 
dus Lee). 

De l'Atlantique au Facique. — Europe, Asie mineure, Tur- 
kestan. 



HISTERIDiî:. 



296. Hisler merdarius Hoffm. {tnemnonhis Say). 

Canada, Michigan, New-York, Pennsylvanie, Oliio, Virginie. 
— Europe, Sibérie. 

297. H. himaculatus L. [obliquus Say). 

Michigan, Pennsylvanie, Illinois. — Europe, Turkestan, Si- 
bérie. 

298. Carcinops 14-slriata Steph. {nana Lee). 

États du Centre jusqu'en Géorgie, New-Jersi^y, Floride, Loui- 
siane. — Cosmopolite. 

299. Gnathoncus {Saprinus) rotundatus Kug. {deletus, inter- 
ceptus Lee). 

États de la région Atlantique, Canada, Californie, Orégon. — 
Europe, Ste-Hélène, Turkestan, Sibérie. 



— 13" 



NITIDULID^. 



300. Brachypterus urticœ Fabr. [Cercus pusillus Melsh.). 
Canada, Étals de l'Atlantique jusqu'au Kansas, Colorado. — 

Europe, Sibérie. 

301. Cercus hipuslulatus Payk. 
Boston, — Europe. 

302. Garpophilus hemipteriis L. {himaculatusM.e\%\i.). 
Toute l'Amérique du Nord. — Cosmopolite. 

303. C. dimidiatiisFahr. 

Gomme le précédent. — Également cosmopolite. 

304. Epurœa œstiva L. {convexiuscula Mann.). 

Alaska, Canada, Micbigan, Caroline du Nord, Nouveau-Mexique. 
— Europe, Sibérie. 

[\'E. luteola Er. {texana Grotch), commune à Cuba et qui 
habite aussi les États du Golfe, le Mexique, St-Domingue, le 
Brésil et Cejlan, est citée par M. Hamilton, d'après M. Horn, 
comme se trouvant aussi en Europe, sans doute d'après un 
exemplaire de la collection Reiche noté de Finance niér. 
Mais celte dernière indication semble erronée ; au moins 
a-t-elle été déjà rejetée par M. Reitter et la luteola n'est-ellc 
comprise dans aucun travail sur les Epurœa européennes. 
(Cf. Reitter, Verh. Nat. Ver. Brûnn, 1874, XII, 27) .J 

[305. E. tenninalis Mann, {bnniuncla Er., infuscata Mœkl.). 
Alaska. — Europe. 
(Cf. Reitter, l. c, 29).J 

306. Nitidula hipunctata L. {bipustulata L.). 

Du Canada au Golorado et à la Floride. — Europe, Sibérie. 

307. N.rufipes l,. {obscura Fabr., ossium Kirby). 

Répandue comme la précédente; Baie d'Hudson. — Europe, 
Sibérie. 

308. Omosita colon L. 

De l'Atlantique au Colorado. — Europe, Sibérie. 

309. O. discoidea Fabr. (inversa Lee). 

États du Pacifique, Colorado, Micbigan, Canada. — Europe. 



— 138 — 

340. Meligethes brassicœ Scop. [œneus Fabr., rufimanus, 
mcerens Lee, californicus Reilt.). 

Californie, Colorado, Orégon. — Europe, Nord de l'Afrique, 
Sibérie. 

311. Cryptarcha s tri gâta F ahr. 

De l'Atlantique au Colorado, ne dépassant pas au nord le Mi- 
chigan. — Europe, Caucase, Sibérie. 

312. Pityophagus {Ips) 4-guttatus 01. {fasciatus 01., gemi- 
natus, bipustulatus Mels., 4-signatus Say, 6-pustulatus 

Reitt.). 

Vancouver, Oregon et toute la région à l'est des Montagnes- 
Rocheuses jusqu'en Floride. — Europe. 

[La synonymie de cette espèce est donnée d'après M. le D"" 
Horn {Trans. Amer. Ent. Soc , 1875, V, 134) et le cata- 
logue de M. Harailton, tandisque M. Reilter {l. c, 151) 
admet au contraire trois espèces distinctes {4-guttatus, 
fasciatus el 4-signatus); mois je suis porté à croire, en 
présence des variations signalées par les auteurs américains, 
que leur opinion est correcte, et que M. Reitter a manqué 
de matériaux suffisants pour apprécier ces variations.] 



LATHRIDIIDyE. 



313. Holoparamecus singularis Heck. 

Californie (Fort Yuma), New-York. — Canaries, Europe tem- 
pérée el méridionale, Egypte, Syrie, Caucase, [ndes-Orien- 
tales. 

[Peut-être cosmopolite, cette espèce ne vit pas liabituellement 
sons les écorces, comme l'indique M. Hamilton, mais sous 
les détritus végétaux.] 

[314. Lathridius productus Rosh. 

Amérique du Nord {Reitter). — Europe méditerranéenne, 

Algérie. 

(Cf. Reitter, Stetl. Ent.Zeit., 1875, 79.)] 

315. Enicnius (Lathridius) mùiuius L. 

Presque toute rAniérique du Nord. — Cosmopolite. 

[UE. transversus 01., indiqué comme cosmopolite par 



— 139 - 

M. Reitter [Best.-Tah. Lathrid., éd. % 1887, 22), liabito 
sans doute l'Amérique du Nord.] 

316. Lathridius consiinilisMana. {parallelicolUs Mann.) 
Alaska. — Europe septentrionale et centrale, Sibérie. 

317. L. (Coninomus) coyistrictus Gyll. {carinatus Gyll., sculp- 
tilis Lee). 

Michigan, Illinois. — Europe, Sibérie. 

318. Cartodere (Lathridius) filiformis Gyll. 

Missouri, Philadelphie, Aileglieny (Peniisylv,). -- Europe. 

319. C. ruficoUis Marsh, [pulicaria Mels.). 

Étals du Centre et du Sud. — Europe, Amérique du Sud. 

320. Corlicaria puhescens Gyll. {grossa Lee, piligera Mann.). 
Massachusetts, Michigan. — Europe, Nord de l'Afrique, Asie 

Mineure, Caucase, Sibérie, Australie. 
Probablement cosmopolite, ainsi que la suivante. 

[321. C fulva QiOmoWx. 

États-Utiis (Selon). — Madère, Europe, Circa-Méditerranéi'. 

Asie Mineure, Kirghises. Serait cosmopolite d'après Heilter 

{l. c, 31). 
Cf. Belon, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1884, XXXI, 47).] 

322. C. ferrufjinea Gyll. [fenestralls auct., deleta Mann., 
Kirbyi Lee, denticulata Kirby). 

Alaska, Colorado, Michigan, Lac Supérieur, baie d'Hudson, 
Bulfalo, Floride. — Europe, Daourie, Sibérie. 

323. C. seiTcUaPayk. {octodentataSaj,prionodera Lee). 
Californie, Nebraska, Michigan, Buffalo. — Cosmopolite. 

324. C. elongata Gyll. 

Michigan, Massachusetts, Pennsylvanie. — Europe, Nouvelle- 
Zélande. Peut-être cosmopolite. 

[325. Melanophthalma dis Hnguenda Gom. [pumila Lee pu- 
silla Melsh.). 

Illinois, Pennsylvanie. — Cosmopolite. 
(Cf. Belon, ^. c, 115). I 

[Les M. transversalis Gyll. et gibbosa Herbst, considé- 
rées comme cosmopolites par MM. Reitter et Belon, se ren- 
contreront sans doute dans l'Amérique du Nord. D'après le 
Rév. P. Belon {J,. c, 119), les nigripennis Mots., simplex 



— 140 - 

et picta Lee. seraient peut-être identiques à la transver- 
salis; c'est une synonyoïie à vérifier.] 



TROGOSITID^. 

326. Tenebroides mauritanicus L. {piceus Schall., var. niii- 
clus Horn.). 

Toute l'Amérique du Nord. — Cosmopolite. 

[Le Lophocateres pusillus Klug {africanus Mots., Yvani 
Allib.) que MM. Reitter et Léveillé signalent comme cosmo- 
polite {Best.-Tab. Trogosit., 1882, VI, 37, et Ann. Soc. 
Ent. Fr., 1888, 446) habite sans doute l'Amérique du 
Nord.] 

327. Ostoma [Peltis) grossum L. 

Amérique du Nord [Reitter). — Europe septentrionale, cen- 
trale et montagneuse, Sibérie.] 

328. 0. ferrugineum L. [fraternimi, septentrionale Rand.). 
Baie d'H\idson, Canada, Lac Supérieur, Vermont, Maine, 

Pennsylvanie, Orégon, Colorado, Californie. — Europe sep- 
tentrionale, moyenne et montagneuse, Sibérie. 

[329. O.ohlonguniL. 

Amérique du Nord [Reitter). — Europe septentrionale, 

moyenne et montagneuse. 
Pour les 0. grossum et oblongum, Cf. Reitter, l. c, 35 et 

37.] 

330. Calilys scabra Thunb, [dentata Fabr., silphides Newm., 
serrata Lee). 
Canada, New-York, Michigan, Lac-Supérieur, Colorado, 

Washington Terrilory. — Europe septentrionale, centrale et 

montagneuse. 



MONOTOMID^. 



331. Monotoma picipes Herbst. [foveata Lee). 

États du Centre jusqu'au Texas et à la Californie, Massachu- 
setts, Ohio, Michigan. — Ste-Hélène, Madère, Canaries, Eu- 
rope, Sibérie, Japon. — Peut-être cosmopolite. 



— 141 — 

332. M. 4-foveolata Aiibé. 

District de Columbia. — Madère, Canaries, Europe, Algérie, 
Japon, etc. 

[Probablement cosmopolite, on le trouve souvent dans les 
navires chargés d'arachides; il semble originaire d'A- 
frique.] 

333. M. longicolUs GylL 

District de Columbia, Pennsylvanie. — Madère, Europe. 



BYRRHIDvE. 

334. Sbnplocaria rnetallica Stm, [Byrrhus tessellatus Lee). 
Alaska, Lac Supérieur, Mount-Washingtou (N. H.). — Europe 
septentrionale et alpestre. 

335. Cistela (Byrrhus) sericea Fœrst. {varia Fabr., trivittata 
Mels.). 

De la Pennsylvanie à la baie d'Hudson. — Islande, Europe, 
Sibérie. 

336. Porcinoliis (Byrrhus) murinus Fabr. [unclatus Mels.). 
Lac Supérieur, Michigan, Pennsylvanie, New-York. — Europe, 

Sibérie. 

337. Byrrhus fascialus Fabr. 

Amérique du Nord. — Islande, Europe, Daourie, Sibérie. 

[M. Hamilton a omis de mentionner les localités américaines 
de cette espèce.] 



DASCYLLID.^. 

338. Cyphon variahilis Thumb. (ovalis Say, fusciceps Kirby, 
Éelodes picea, punctata, nebulosa, modesta Lee). 

De la baie d'Hudson à la Floride et au Texas et à l'ouest jus- 
qu'à "Vancouver et à l'Alaska. — Europe, Algérie, Caucase, 
Sibérie, Japon. 

339. C. j9«cZt L. (Helodes pusilla Lee). 

Canada, Lac Supérieur, du Massachusetts à l'Indiana. — Eu- 
rope septentrionale et moyenne, Caucase, Sibérie. 



— 142 — 

[Le C. coarctatus Payk., d'Europe et Sibérie, a été indiqué 
anciennement de l'Amérique du Nord par Guérin-Méneville; 
mais cette espèce n'a pas été retrouvée par les savants amé- 
ricains. Elle doit donc être provisoirement inscrite ici comme 
très douteuse,] 



ELATERID^. 

340. Hypnoiclus {Cryptohypnus) hyperborens Gyll. 

Alaska. — Europe boréale, Alpes, Sibérie arctique insqu'au 
Kamtschatka. ^ 

341. C.pulchellusl. {exiguus fidnd., guttatidus Mels ) 
Massachusetts, New- York, Pennsylvanie, Oliio. - Europe 

Sibérie. ' 

[Deux espèces, de coloration presque identique, ont été con- 
fondues sous ce nom par la plupart des auteurs, notamment 
par M. Candèze; cependant la description que ce dernier 
{Mon. Elat., III, 78) donne des angles thoraciques dirigés 
directement en arrière et obtus au bout, et des élytres 
fortement sillonnées, à intervalles costiformes, indique 
nettement qu'il n'a pas eu sous les yeux le vrai jjwZc/ie?- 
lus L., à angles postérieurs du corselet sinués-diver- 
gents et aigus au sommet avec les stries des élytres 
obsolètes à Vextr^émité, mais bien l'espèce voisine le 
sabulicola Bob. (Cf. Cat. Munich, 1545 et syn. - Seidl 
Fn. Balt , éd. % 1888, 184), presque aussi répandue en 
burope, et remarquable surtout par les angles postérieurs du 
corselet plutôt arqués-rentrants et tronqués. C'est encore le 
sabulicola qui a été tlguré par Jacq. du Val {Gen. Elat., 
III, pi. 35, lig. 172) sous le nom de pulchellus. 
A cause de l'affinité des deux espèces, qui se trouvent l'une et 
l'autre dans le Nord de l'Europe, il importe que l'attention 
de nos collègues américains soit appelée sur la synonymie 
que je viens d'indiquer, et qu'ils décident si les exiguus et 
guttatulus se rapportent réellement au pulchellus de 
Linné, comme le porte le catalogue de M. Hamilton, et 
même si le guttatulus n'est pas le 4-pustulatus Fabr. ou 
la var. 4-guttatus Lap. du dermestoides Herbst.] 

[342. C. riparius Fabr, 

Terres polaires de l'Amérique du Nord {Candèze). — Is- 



— 143 — 

lande (1), Nord et hautes montagnes de l'Europe jusqu'aux 
Pyrénées, Sibérie jusqu'à l'Altai. 
Aux contrées citées par M. . Candèze pour c^■t insecte [Mon. 
Elat., III, 68), il faut ajouter l'Islande, d'où j'en possède 
deux exemplaires rapportés par le prince Napoléon de son 
voyage dans cette île (août 1856), où l'espèce n'est pas rare, 
d'après Staudinger [l. c, 288); par contre, M. Candèze in- 
dique à tort la Grèce parmi Ips patries du riparius, qui est 
une espèce essentiellement alpine ou boréale.] 

343. Elater nigrlnus Payk. [anthracinus Lee). 

De l'Alaska à Vancouver, Canada, Michigan, Vermont. — Eu- 
rope septentrionale et montagneuse jusqu'aux Pyrénées, 
Sibérie. 

344. Melanotus castanipes Payk. {inœqualls, d* scrobicollis, 
5 castanipes Lee). 

Canada, Lac Supérieur, Michigan, Oliio, Vermont, New- York, 
Pennsylvanie. — Europe septentrionale et montagneuse, 
Sibérie. 

345. Allions unclulatus Degéer [unclatus Gmel.). 

Baie d'Hudson. — Europe septentrionale et montagneuse jus- 
qu'aux Pyrénées, Caucase, Sibérie jusqu'à l'Altai. 

346. Luclius {Paranomus) costalis Payk. {Limonius vagus 

Lee). 
Labrador, Lac Supérieur, Mount-Washington (N. H.). — Eu- 
rope boréale, Sibérie. 

347. L. {Corymbites) virens Schrank. [anchorago Rand., Ken- 
dalli Kirby). 

Canada, Lac Supérieur, Michigan, Maine, Mount-Washington. — 
Alpes et montagnes de l'Allemagne méridioniile jusqu'en 
Silésie. 

348. L. sjœlandicus Mûller {tessellatus Fabr., Gand., nonlÀxva.., 



(1) Par sa situation géograpliique, beaiicoup plus rapprochée de l'Amérique que 
de l'Europe (à 270 kil. E. du Groenland et plus de 700 kil. N.-O. de l'Ecosse), 
cette lie devrait peut-être appartenir à la faune entoniologique du Nouveau- 
Monde, bien que les ailleurs, d'accord avec les géographes, continuent de la rat- 
tacher à l'Europe (Cf. Staudinger let Kraatz), Reise nach Istand, in ^telt. Eut. 
Zeit., 1857, p. 209-289); mais nos connaissances de la faune voisine du Groenland 
et des insectes européo-américains en général sont encore trop incomplètes pour 
que la question puisse être élucidée. 



— 144 — 

viridis Say, cu2)rescens Lee, micans Germ.). 

Canada, Nouvelle Angleterre, Michigan, Verraont, New-York. 
— Europe, Sibérie, 

[M. Hamilton a donné une synonymie fausse de cette espèce, 
par confusion avec le tessellatus L. (holosericeus 01.); ce 
dernier seulement se retrouve en Turcomanie, et c'est à lui 
que se rapporte la var. pruinosus Mots. (Cf. Hevden, Cat 
Col Sib., 123).] :i , ac. 

349. L. nigricorms Panz. [metallicus Payk., nitidulûs Lee). 
Colorado, Lac Supérieur, Michigan, Massachusetts. — Europe 
Sibérie. ^ 

350. L. cruciatus L. (pulcher, festivus Lee). 

Vancouver, Orégon, Canada, Vermont, New Hampshire, Was- 
hington. — Europe, Nord de l'Asie. 

351. L. rugosus Germ. var. confluens Gebler. 
Alaska. — Caucase, Sibérie. 



BUPRESTID^. 

352. Chalcophom mariana L. var. virginiensis Herbst (virgi- 

nica Drury, lacustris Lee, ohscura, novœboracensis 
Filch), var. angulicollis Lee {oregonensis Fitch). 

Type : Europe, Sibérie. 

Variété virginiensis : États de l'Est, du Centre et du Sud, 
Lac Supérieur. 

Variété angulicollis : De Vancouver au Nouveau Mexique et 
à la Californie. 

[D'après M. Hamilton, il résulte de la comparaison de nom- 
breux exemplaires que les virginiensis et angulicollis 
ne sont que des variétés de la mariana d'Europe.] 

35.3. Melanophila acuminata Degéer [appendiculata Fabr., 

longipes Say, immaculata Mann.). 

Alaska, Vancouver, Montagnes Rocheuses jusqu'au Nouveau 
Mexique, Baie d'Hudson, Lac Supérieur, Pennsylvanie, Vir- 
ginie, Ohio. — Europe, Sibérie. 

354. Anthaxia s al icis F a^hv. 

Smoky Hill (Kansas). — Europe moyenne et méridionale. 



U5 



LAMPYRID^. 

355. Dictyopterus (Eros) AuroraRevhsi {coccinatus Ssiy}. 
Canada, Lac Supérieur, Orégon, Pennsylvanie, de la Géorgie 

au Mississippi. — Europe, Algérie, Sibérie. 

356, Lamprohiza splendiduLa L. 

Maryland et Illinois, où il paraît acclimaté. — Europe centrale 
et méridionale. — Introduit d'Europe, d'après Le Conte. 

[Mseklin {Stett. Ent, ZeiL, 1857, 186) cite, d'après Kirby, la 
Rhaijonycha atra L. de l'Amérique du Nord ; mais, 
d'après Le Conte {Ann. Mag. Nat. Hist., 1870, 5), le Te- 
lephorus ater de Kirby ne serait pas l'espèce de Linné, 
mais le fraxini Say.] 



MALAGHIID.E. 

357. Malachius œneus L. 

Cambridge (Massachusetts). — Europe, Sibérie. 

GLERIDiî:. 



358. Opilo domesticus Sturm. 

Canada ; trouvé une seule fois. — Europe moyenne et méri- 
dionale. 

359. Tarsostenus univ ittatus Rossi. {nlbofasciaius Me\s.^ pici- 
pennis Westw.). 

Pennsylvanie, Texas. — Cosmopolite. 

360. Laricohius Erichsoni Rosh. {ruhidus Lee). 

District de Columbia, Canada, Michigan, Massachusetts. — 
Vosges et Alpes. 

361. Corynetes [Necrohia) rufipes Uegéer. 
De Vancouver à la Floride, — Cosmopolite, 

362. C, ruficollis Fabr, 

Toute l'Amérique du Nord, -- Cosmopolite. 



— 146 — 

363. C. violaceus L. 

Aussi dans toute l'Amérique du Nord et cosmopolite comme 
les deux précédents. 



PTINIDyE. 



364. GihMum psylliodes Czenpinsk [scotias Seop.). 

Nouvelle-Orléans, Gharleston. — Ste-Hélène, Madère, Europe, 
Japon. — l'eut-être cosmopolite. 

[365. Meziuni americanmn Lap. {sulcatum Woll. non Fabr., 

arachnoïdes Desbr., bicolor Dej. in litt.). 

Amérique du Nord (Dejean). — Cap Vert, Madère, Canaries, 
Maroc, Grèce, Nouvelle-Calédonie, Pérou, (^hili. 

Celte espèce, commune dans les Iles Atlantides, d'après Wol- 
laston, en est peut-être originaire et doit-être répandue 
dans les contrées chaudes du globe. C'est le GihMum bi- 
color du Catalogue Dejean, éd. 3, p. 130; pour les autres 
synonymes, on voudra bien se reporter à la note que j'ai 
publiée sur ce Q&nvit{Revue d'Ent., 1883, 307).] 

366. Sphœricus gibbioides Boield. 

San Francisco, dans un herbier. — Hambourg, France méri- 
dionale, Lombardie, Sicile, Corse, Algérie. 

367. Piinus fur L. {hameralis Say). 

Toute l'Amérique du Nord jusqu'à l'Alaska. — Europe, Asie. 
— Peut-être cosmopolite. 

368. P. brunneus Duft. 

District de Columbia, Pennsylvanie, Oliio, Missouri, Texas. — 
Madère, Europe, Nord de l'Afrique, Asie, Nouvelle-Calé- 
donie ; sans doute plus répandu. 

369. Ernobius mollis L. {convexifrons Mels.). 
Pennsylvanie, Michigan. — Europe, Sibérie. 

370. Xestohium rufovillosum Degéer {tessellatum Fabr.). 
États de l'Atlantique; Massachusetts (Horn). — Europe. 

371. Anobium (Sitodrepa) paniceum L. [tenuestriatum Say, 
obesum Mels.). 

Amérique du Nordjusqu'à l'Alaska. — Cosmopolite. 



— 147 - 

372. A. (NicoMum) hirtum 111. 

Floride et probablement Géorgie. — Europe tempérée et mé- 
ridionale. 

373. Lasioclerma serricorne Fabr. {testaceum Sim.). 
Michigan, Pennsylvanie, etc. — Cosmopolite. 

[Cette espèce se trouve dans les navires chargés d'arachides et 
les produits coloniaux, surtout parmi les cigares, dont elle 
est un destructeur. En Amérique, elle porte le nom de 
« cigarett-beetle. « 

374. Hendecatomus reticulaùus Herbsl. 

États du Sud ; probablement introduit. — Europe moyenne 
et méridionale, Sibérie. 

375. Dinoderus sutstriatus F'ayk. 

Alaska, Colorado, Michigan, Canada. — Presque toute l'Iiu- 
rope, Sibérie. 

376. Rhizopertha pusilla Fabr. 
Arizona, Pennsylvanie. — Cosmopolite. 

[Le Lyctus brunneus Steph. est encore un insecte cosmopo- 
lite, qui doit se rencontrer dans l'Amérique du Nord (Cf. 
Reitl. Best.-Tab. Lyctid. éd. 2, 43), bien que non encore 
signalé de ces régions.] 

[Mœklin a indiqué de l'Amérique septentrionale {Stett. Ent. 
Zeit., 1857, 186) un Cis mdcans qvii n'est sans doute pas le 
vrai micans Fabr.] 



SCARAB.^ID^. 



377. Ontliophagus nuchicornis L. ((rhinocéros Melsh.). 
l'ennsylvanie, New Brunswick, Bhode Island et îles Made- 
leine (golfe du St-Laurenl). — Europe, Algérie, Caucase, 
Sibérie. 

[M. Hamilton observe que l'O. ovatus des auteurs américains 
n'est pas le véritabk- ovatus L., mais le pennsylvanicus 
Harold.] 

378. Aphodius fossor h. 

Canada, Nouvelle-Angleterre, Michigan, Vermonl, Peekskill 
(N. Y.), Mount-Washington (N. H.).— Europe, Algérie, Tur- 
kestan, Sibérie, Himalaya. 



— 148 — 

379. A. erraticusL. (pennsvallens is ^éish.}. 

États du Centre, Baltimore, Marylaod. — Europe, Caucase, 
Sibérie. 

380. A. fimetarius L. {nodifrons Rand.). 

Presque tous les États à l'est des Montagnes-Rocheuses. — 
Europe, Turkestan, Sibérie. 

381. A. putridus Eerhsi [fœtidus Fabr., tenellus Say). 

De l'Atlantique au Colorado et au Nouveau-Mexique, mais 
bien moins commein que fimetarius et inquinatus. — 
Europe, Sibérie. 

382. A. graaarius L. {aterrlmus Mels., nietallicus, spretus 
Hald.). 

Canada et États-Unis. — Cosmopolite. 

383. A. lividusOWv. 

États du Sud jusqu'au Nouveau-Mexique, Pennsylvanie, Colo- 
rado. — Répandu dans toutes les régions chaudes et 
tempérées du globe. 

384. A. inquinatus Herbst {rnaculipennis Melsh.). 
Comme fimetarius ; très commun. — Europe, Sibérie. 

38.5. A. rufipes L. 

Montagnes de Pennsylvanie, Maryland et Caroline du Nord. — 
Europe, Sibérie. 

386. A. depressus Kug. 

New-York; un exemplaire. — Europe, Caucase, Sibérie. 

387. A. prodromus Brahm. 

Canada (Montréal), Maine. — Europe, Sibérie. 

388. Oxyomus sylvestris Scop. {porcatus Fabr., opacifrons 
Horn). 

New- York, Peekskill (N. Y.), Philadelphie. — Europe. 

389. Psammobius (Pleurophorus) cœsus Panz. 

Baltimore, Washington. — Madère, Canaries, Europe, Nord 
de l'Afrique, Turkeslan, Chili. 

390. Hyhosorus Illigeri Reiche {arator III., caroUnus Lee). 
États du Sud. — Europe méridionale, Nord de l'Afrique, Sé- 
négal, Turkestan. 

391. Trox scaberL. {variolatusM.e\%\i.). 

De l'Atlantique aux Montagnes-Rocheuses. — Madère, Gana- 



— 149 - 

ries, Europe, nord de l'Afrique, Turkesian, Sibérie, Gor- 
rientes, Cliili, Australie. — Parait cosmopolite, 

Epicometis (Tropinola) hirta Poda {hirtella L., Cetonia 
veslita Say). 

Massachusetts. — Europe jusqu'en Livonie au nord, Asie mi- 
neure, Caucase, Perse, Turkestan, Sibérie. 

[Parmi les Scarabseides énumérés ci-dessus, M. le D'" Horn 
considère comme introduits d'Europe les Aphodius fossoi\ 
erraticus, fimelarhcs, putriclus, granarlus, lividus, 
inquinatus, clepressus, Oxyomus sylvestris et Psam- 
mobius cmsus.] 



CERAMBYGID.^. 



393. Trogosoma depsarius L. {Harrisi F,ec.). 

De Terre-Neuve à Vancouver, Coney Island, Canada, Lac Su- 
périeur, Michigan, Buffalo, Green Mouutains, Mount- Was- 
hington, Colorado, Ufah, Nouveau-Mexique. — Europe 
septentrionale et alpine jusqu'aux Pyrénées, Sibérie. 

Le type américain (jffarresi) diffère à peine de celai d'Europe, 
d'après Le Conte et Horn. 

394. Hylotrupes hajulus L. 

Étals de l'Est, Buffalo, Pennsylvanie, Géorgie, Colorado. — 
Cosmopolite. 

395. Callidium (Phymaiodes) variabile L. {ventrale Hald.). 
Du Massachusetts à l'Alabama, Pennsylvanie, Buft'alo, Michi- 
gan, Wisconsin, Kansas, Arizona. — Madère, Europe. 

[M. Hamilton remarque que le C. violaceum L. a été cité 
parfois comme américain, mais qu'il s'agit soit de Vanten- 
naùuni Newm., soit du janthinum' Dej., deux espèces 
voisines, quoique distinctes du violaceum, d'après l,e 
Conte. 

Dans un autre groupe {Physocnemu»i Hald.) se place le 
Callidium hrevilineum Say, de l'Amérique du INorti, 
dont trois exemplaires ont été pris à Marseille par M. Rizau- 
court, et un quatrième en Syrie par M. Peyron ; mais ces 
captures nous semblent provenir d'importations acciden- 
telles (Cf. Fauv., Rev. d'Ent., 1884, 355).] 

Revue d' F.ntomolorjie — Mai IS89. 11 



— 150 — 

396. Gracilia minuta Fabr. (pygmœa Fabr., fusca Hald.). 
Buffalo, New-York, Pennsylvanie, Géorgie ; paraît importé. — 

Madère, Canaries, Europe, Algérie, Japon. 

[Le Neoclytus erythrocephahis Fabr., trouvé à Trieste et à 
Fiume (Autriche), y a été apporté accidentellement avec des 
bois d'Amérique ; c'est une espèce à rayer du Catalogue de 
M. Hamilton et de nos catalogues d'Europe.] 

397. Acmœops pratensis Laich. [strigilata Fabr., fulvipennis 
Mann., longiceps Kirby, semimarginata Rand.). 

De la baie d'Hudson à l'Alaska, Maine, Nord du Micblgan, Ca- 
lifornie, et parles Montagnes-Rocheuses jusqu'au Nouveau- 
Mexique. — Europe boréale et alpine jusqu'aux Pyrénées, 
Sibérie boréale et orientale. 

398. Leptura {Judolia) 6-maculata L. 

De la baie d'Hudson au Lac Supérieur et au Nord du Michi- 
gan, Mount- Washington (N. H.). — Europe boréale, Alpes, 
Sibérie boréale, 

399. L. canadensisF. \av. variicornis Daim. (var. ? erythrop- 

tera Kirby, cinnaynoptera Hald.) 

Amérique boréale de l'Atlantique au Pacifique, Montagnes 

Rocheuses, Nouveau Mexique. — Europe boréale jusque 

dans le nord de l'Allemagne, Sibérie. 
[Je donne la synonymie de cette espèce d'après M. Hamilton; 

mais elle devra être vérifiée.] 

[400. Rhagium inquisitor L. {indagator, minutum Fabr., 
lineatum Oliv., Say). 
Répandu dans l'Amérique du Nord jusqu'au Mexique (Salle). 

— Europe, Sibérie, Japon. 
Il n'y a pas de doute sur l'identité du type américain avec 

celui d'Europe.] 

[Mœklin {Stett. Ent. Zeit., 1857, 186) a signalé encore 
comme américains les Monochanimus sutor, Asemum 
striatum et Crioceplialus rusticus, mais sans doute il 
s'agit de formes américaines affines, quoique non identiques 
(Monoch. ■ scutellatus Say, Aseni. niœstum Hald. et 
Crioceph. agrestis Kirby.] 



GHRYSOMELID^. 

[La Donacia dentata Hoppe {depressa Dej., Cat. éd. 3, 



— 151 — 

383) est citée par M, Hamilton d'après Dejean, qui l'indique 
de l'Amérique du Nord sous le nom de depressa ; mais 
comme elle n'a pas été signalée à nouveau dans cet le con- 
trée, il convient de l'exclure de notre liste, la provenance 
indiquée par Dejean n'étant peut-être pas exacte.] 

401. Zeuffophora scutellarls Suffr. {suhspinosaGfMQv). 
Michigan, Détroit, nord de l'Illinois. — Kurope septentrionale 

et moyenne, Sibérie. 

402. Crioceris asparagi L. 

Long Island, Geneva (N. Y.), Baltimore, Fairfax C° (Colorado), 

Virginie. — Madère, Europe, Sibérie. 
Introduite aux États-Unis (New-York) vers 1859. 

403. C. 12-punctataL. 

Baltimore, Anne Arundel C% Washington City. — Europe, 

Sibérie. 
Introduite vers 1881 à Baltimore. 

[Le Cryptocephalus ricfipes Goeze, d'Europe, a été décrit de 
l'Amérique du Nord par Fabricius, sous le nom de par- 
vulus ; mais celte dernière patrie paraît fausse.] 

404. Acloxus obscurusL. {vitis Fabr.). 

De la baie d'Hudson au Mount- Washington et de l'Alaska aux 
Montagnes Rocheuses et au Nouveau-Mexique ; ne parait pas 
s'étendre au sud de New-York dans les États de l'Atlantique. 
— Europe, Sibérie. 

405. Entomoscelis adonidis Pallas. 

Baie d'Hudson, Montagnes Rocheuses, Montana. ~- Europe 
méridionale, Turkestan, Sibérie. 

406. Prasocuris phellandrii L. [Helodes trivittata Say). 
Canada, Michigan, Illinois, Colorado. — Europe, Sibérie. 

407. Phcedon armoraciœ L. [cochleariœ Panz.). 
Biiffalo. ~ Europe septentrionale et tempérée, Sibérie. 

408. GasLroidea polygoyii L. {cœruleipennis Say). 

De la Nouvelle-Ecosse au Mississippi. — Madère, Europe, 
Turkestan, Sibérie. 

409. G. viridulaUegéev {raphani Hevhst,! for juosa Say). 
Amérique du Nord par 54" de latitude, Maniloba, Kansas, Nou- 
veau-Mexique. — Europe septentrionale et tempérée, Si- 
bérie. 



— 152 — 

410. Melasoma (Lina) lapponicum L. {interrupUim Fabr.)- 
Alaska et une grande partie du nord de l'Amérique. — 

Europe septentrionale, Alpes, montagnes d'Allemagne et 
d'Autriche, Sibérie, Cliine. 

411. M. tremulœ Fabr. 

Baie d'Hudson,Mount-Wa?hington, Michigan. — Europe. 

412. Phytodecta [Gonioctena) pallida L. 

Baie d'Hiidson, York Factory, Norway House, Lac Supérieur. 

— Europe boréale et montagnes du Centre, Alpes, Carpa- 
thes, Sibérie. 

[C'est la rufipe^ Kirby (won Degéer) citée par Mœklin (Stelt. 
Ent. Zeit., 1857, 186); X'affxnis Mann, {non Schh.) du 
mémo auteur {l. c.) paraît être l'arc^ica Mann.] 

413. P. viminalis L. 

Alaska {Ménétriés). — Europe septentrionale, moyenne et 
montagneuse, Sibérie. 

414. Phyllodecta vulgatissima L. (f interstitialis Mann.). 
Canada, Pennsylvanie, Mount-Wasbington, Buffalo, Michigan, 

Lac Supérieur, Oliio, ? Alaska.— Canaries, Islande, Europe, 
Turkeslan, Sibérie. 

415. P. vitellinœ L. 

Amérique boréale, Lac Supérieur, Ontario.— Europe, Sibérie. 

416. Sermyla halensis L. 

Farmington (Connect.). — Europe, Sibérie. 

417. Galeruceîla sagittariœ GyW. 

De la baie d'Hiidson et du Manitoba à la Virginie et au Kansas. 

— Europe, Sibérie., 

[La G. marginella Kirby et ses var. punctipeanis Mann, 
et ? luctuosa Mann., de l'Amérique boréale, ont été 
considérées par le D'' Le Conte et Crotch comme probable- 
ment identiques à la nympheœ L., d'Europe et Sibérie ; 
mais cette synonymie mérite contirmation.] 

418. G. xanthomelœna Schrk. {calmariensis Fabr.). 
États de l'Est; importée. — Europe. 

[M. Hamilton donne à tort comme synonyme de cette espèce 
la cratœgi Forst. (sanguinea Fabr.), qui est une Loch- 
mœa, vivant sur le Cratœgus, tandisque la wanthomelœna 
est l'espèce qui ravage l'orme, comme l'indique l'auteur 
américain.] 

419. Derocrepis {Crepidodera) rufipes L, {erythropus Mels.). 



— 153 — 

États du Centre et du Sud, Pennsylvanie, très commune, 
Oiiio, Kansas. — Eufope. 

420. Chalcoides (Crepiclodera) helxines L. {nana Say, violacea 
Mois, œreola, opuJenta Lee). 

De l'Atlantique au Pacifique. — Europe, Sibérie. 

421. Hippuriphila {Crepiclodera) Modeeri L. fvar. mancula 
Lee). 

Type : Baie d'Hudson, Michigan. 
Variété : Californie, Orégon, Kansas. 
Europe, Sibérie. 

422. Phyllotreta sinuata Steph. {Zimmennanni Crotcb). 
Missouri, Michigan. — Europe, Circa-Méditerranée, Sibérie, 

Japon. 

[Mœklin {Stett. Eut. Zeit., 18.57, 186) a cité la Cassida no- 
bilis L., d'après un exemplaire de Sitka mentionné par 
Mannerheim (Bull. Mosc, 18.53, III, 261); mais il ne pa- 
raît pas que cette espèce européo-sibérienne ait été retrouvée 
dans l'Amérique du Nord.] 



BRUCHID^. 

423. Bruchus pisoruni L. {pisi L.). 

Toute l'Amérique du Nord. —Paraît cosmopolite; Irausporté 
avec les graines de pois et de fèves. 

424. B. chinensis L. {scutellaris Fabr.). 

Louisiane, Floride, etc. — Transporté par presque tout le 
globe avec les semences de légumineuses, il parait êlre 
d'origine asiatique. 

425. B. oljtectus Say {ohsolelus Say, /"«^^fe Uiley, lrresectns,pal- 
lidlpes Fâhr., siibellipticus Woll., Breweri Grotch). 
Répandu à Test des Montagnes Rocheuses ; il attaque surtout 

les graines de fèves. — Amérique centrale et méridionale, 
Madère, Canaries, Açores, Méditerranée, Perse, etc. 
Trausporté par le commerce, il est probablement cosmopolite. 

[Le Bruchus ruflmanus Boh. a été observé une fois, d'après 
M. Hamilton, dans des gousses de pois provenant de Suisse; 
mais il ne paraît pas avoir été retrouvé aux États-Unis. 
— Europe moyenne et méridionale, Circa-Méditerranée, 
Amérique du Sud (Montevideo) ]. 



154 — 



TENEBRIONID^. 

4'26. Blaps miicronala Latr. 

Baltimore; quelques exemplaires. — Europe moyenne et mé- 
ridionale, Algérie, 

427. B. similis Latr, 

Alexandria (Virginie), très commun. — Madère, Canaries, 
Europe, Asie. 

428. JJpis ceramboicles L, [reticulata Say). 
Nouvelle-Ecosse, baie d'Hudson, Manitoba, Montana, . Wis- 

consin, Michigan, New-Yark. — Europe septentrionale, 
Allemagne, Sibérie. 

429. TenebiHo obscurus Fabr, {tristls Hald.). 

De l'Atlantique aux Montagnes-Rocheuses. — Ste-Hélène, Ma- 
dère, Europe, Sibérie, Japon. — Peut-être cosmopolite. 

430. T. molilor L. 

Toute l'Amérique du Nord jusqu'au Mexique. — Cosmopolite. 

431. TrihoUum ferrugineum Fabr. 

De l'Alaska à la Floride. — Cosmopolite. 

432. T. maclens Cliarp. 

Canada, Michigan, Nouveau-Mexique. — Europe méridionale. 

[Une autre espèce de Triholiu)a cosmopolite, le coafusum 
Duval {ferrugineum Muls.), doit se trouver aussi aux 
États-Unis; elle diffère du ferrugineum surtout par la 
forme des antennes, et a peut-être été confondue avec lui par 
les auteurs américains.] 

433. Gnalhocerus cornutus Fabr. 
Alaska, Californie. — (cosmopolite. 

434. Echocerus rnaxillosus Fabr. Woll. 

Alaska, Canada, Milwaukee, Détroit, Pennsylvanie, Cincinnati, 
Floride, coaimun dans certaines localités. — Madère, 
France .méridionale. 

435. Alphilobius ovatus \\evh?,i {diaperinus M\i\?). 
Pennsylvanie, Cincinnati, Floride. — Cosmopolite. 

436. A. piceus 01. [mauritanicus Fabr., diaperinus Pauz.). 
Alaska, Philadelphie, Floride, Nouvelle-Orléans. — Cosmo- 
polite. 



— 155 — 

[431 . Al2^hitophagus bifasciatusSay . {4-p^lstulat^(s Steph.) . 

New-York (Salle). — Angleterre (introduit), Europe méri- 
dionale, Barbarie.] 



MELANDRYIDyE. 

438. Xylita lœvigata Hellen. {decolorata Rand.). 

Canada, Lac Supérieur, Maine, Cincinnati — Europe septen- 
trionale, centrale et montcigneuse, Sibérie. 

439. Serropalpus barbaius Schall. {substriatus, obsoletus 
Hald.). 

De l'Alaska au Maine (New-York, Canada, Michigan, Lac Su- 
périeur, Manitoba, Orégon). — Europe septentrionale, cen- 
trale et montagneuse, Sibérie. 

440. Phlœotrya Yaucloueri Muls. (fusca Lee). 

De la Nouvelle-Ecosse à la Californie, Lac Supérieur, Michigan, 
Pennsylvanie, Virginie, Caroline du Nord. — Europe 
moyenne et méridionale. 

PYTHID^. 

[Le Pytho depressus L., de l'Europe septentrionale et mon- 
tagneuse et de la Sibérie, est représenté dans l'Amérique 
du Nord (Alaska, Canada, Michigan, Wisconsin, BufFalo, 
OhiOjKansas) par l'ainerica^ws ViXvhy [deplanatus'^Unn.)^ 
qui, d'après le D"^ Horn, lui est peut-être identique. C'est 
une synonymie à vérifier.] 

OEDEMERID^. 

441. Nacerdes melanura L. {Œdemera apicalis Say). 
Nouvelle-Ecosse, Californie, Pennsylvanie, Ohio, Kansas, Loui- 
siane. — Yucatan, Lurope, Caucase, Turkestan, Sibérie, 
Japon. 

ANTHIGID/E. 

442. Anthicus basilaris Say [quisquilius Thoras.). 

De l'Atlantique au Pacifique, s'étendant au nord jusqu'au Lac 
Supérieur. — Europe. 



— 15(3 



[443. A. floralis L. 

États-Unis (confondu avec le précédent). — Cosmopolite. 
Distinct du basilaris notamment par le corselet pourvu de 
deux petits tubercules rapprochés au milieu près du bord 



antérieur 



BRAGHYRRHINID.E. 

444. Barynotus Schônherri Zett. 
Terre-Neuve (? indigène). — Laponie, Suède. 

445. Brachyderes incanus L. 

St-Louis (Missouri); importé. — Europe jusqu'aux Pyrénées. 

446. Brachyrrhinus {OHorrhynchus) sulcatus Fabr. 
Terre-Neuve, Nouvelle-Ecosse, Canada, Massachusetts, Penn- 
sylvanie. — Ste-Hélèue, Europe. 

4-47. B. ovalus L. [ligneus Horn). 

Nouvelle-Angleterre, Nouvelle-Ecosse, Canada, Michigan, 
Pennsylvanie, Peekskill (iN. Y ), Chicago. — Europe, Si- 
bérie. 

[Cette espèce a été signalée par erreur de l'Amérique du Nord 
sous le nom de ligneus.'] 

448. B. rugifrons Gyll. 

États du Centre. — Islande, Europe jusqu'aux Pyrénées. 

449. B. cluldus Strœm [maurus Gyll., nocîosus Fabr.). 
Groenland {Fabricius). — Islande, Europe septentrionale, 

Alpes centrales et occidentales jusqu'en Suisse. 

450. B. arcticiis Fabr. {alpinus Ricbter, «?on^«coZa Germ.). 
Groenland [Fahricius). — Europe septentrionale et monta- 
gneuse jusqu'en Auvergne et aux Pyrénées. ? Islande. 

451. Phyllohius calcaraius Fabr. {1 glaucus^co^.). 

Canada, trouvé une fois; peut-être importé. — Europe, Si- 
bérie. 

452. Sciaphilus asperatus Bonsd. [muricatus Fabr.). 

Brookline (Massachusetts). — Europe. 

453. Exomias pellucidus Boh. 

État de New- York [Eorn); probablement injporté. — Europe 

occidentale. 
[Cf. Bedel, Fn. Seine, VI, 423.] 



— 157 — - 

454. Strophosomus coryli Fabr. 

Nouvelle-Angleterre, Brookline (Mass.), South-Orange (N. J.). 
— Presque toute l'Europe. 



GURCULIONID^. 

455. Sitona lineellus Bonsd. {indifferens, scissifroas Say). 
Kansas, Texas. — Suède, Allemagne, Sibérie orientale. 
[D'après M. Bedel {Fn. Seine, Vi, 251), le tibialis Herbst 

pourrait bien être le vrai lineellus de Bonsdorf.] 

456. S. hispidulus Germ. 

Long Bi'anch (N. J.), Pennsylvanie. — Europe, Chypre, Syrie, 
Sibérie, 

457. S. flavescens Marsh. 

Canada, Nouvelle-Ecosse, États de l'Est jusqu'à la Floride. — 
Presque toute l'Europe, Barbarie, Sibérie occidentale, Tur- 
kestan, Mongolie. 

[M. Hamilton cite encore de l'Amérique septentrionale les 
Sitona tibialis Herbst et crinitus Oliv., d'Europe ; mais 
il est douteux que le tibialis décrit du Canada par Le 
Conte soit celui de Herbst, et quant à son crinitus, c'est le 
seniculus Mann,, espèce propre à l'Amérique du Nord. 
(Cf. Bedel, Fn. Seine, VI, 251, 252.)]. 

[Le Lepidophorus lineatiaollis Kirby, omis par M. Hamilton, 
habite la côte américaine du détroit de Behring, Sitka, le 
Canada et la Sibérie arctique. 

(Cf. J. Sahlberg, Yega-Expedit. Coleopt.. 1885, IV, 3.3,54 (1).] 

458. Hypera (Phytonomus) punctata Fabr. {opima Lee). 
New- York, Pennsylvanie, Canada ; paraît importé. — Europe, 

Barbarie, Sibérie. 

459. H. elongata Payk. 

Groenland. — • Europe septentrionale et moyenne, Sibérie. 

460. H. nigrirostris Fabr. (viridis Provancher). 

Canada, New-Brunswick, Michigan, Massachusetts ; probable- 
ment importé. — Europe, Circa-Méditerranée. 



(1) Extrait de Fega-Expeditionens Velenskapliga lakltagelser, Band IV, Stock- 
holm, 1883. 

Revue d'Entomologie. — Juin 1889. 12 



— 158 - 

461. Lepyrus palus tris Scop. {colon Fabr.). 

Baie d'Hudson, rivières Nelson el Churchill, Wisconsiri, 
Mounl Washington (N. H.), Nouveau-Mexique. - Europe, 
Sibérie occidentale. 

[Le L. 4-notatus Boh. est donné à tort par M. Hamilton 
comme une variété du colon \ c'est une variété de l'or^icws 
Payk., de Laponie et Sibérie.] 

462. Curculio [Hypomolyx) piceus Degéer {pineti Fabr., pini- 
cola Lee, hei^os Lee. in litt.). 

Baie d'Hudson, Canada, Lac Supérieur, Michigan. — Alpes, 
Nord de l'Europe et de l'Asie. 

463. Grypiclius equiseti Fabr, 

Canada, Lac Supérieur, Michigan, Kansas. — Europe, Sibérie, 
Daourie. 

464. G. branneirostris Fabr. 

Orégon, Colorado, Wyoming. — Europe septentrionale et 
moyenne, 

465. Tanysphyrus lemnœ Payk. 

Canada, Michigan, Pennsylvanie. — Europe, Nord de l'Asie, 
Japon. 

466. Acalyptus carplni Fabr. 

Baie d'Hudson, York Factory, Canada, Michigan, Massachu- 
setts, Illinois. — Europe septentrionale el moyenne, Amour. 

4G7. Elleschus hipunctaius L. 

Canada, Michigan, Pennsylvanie. — Europe septentrionale et 
moyenne. 

[M. HamLlton cite, d'après Le Conte {Rhync. N. Ame)'., 220), 
le Nanophyes pallidulus Grav, de l'Europe du Sud, 
comme trouvé dans la Louisiane, et il ajoute que M. Scliwarz 
Ta pris aussi à Alamosa dans les Montagnes Rocheuses ; 
mais ces indications devront être vérifiées. (Cf. Bedel, l. c, 
200).] 

[Le Cionus scrofulariœ L., d'Europe et de Sibérie occiden- 
tale, aurait été trouvé dans la l-ouisiane (un exemplaire) 
d'après le D'' Horn ; mais cette provenance paraît douteuse. 
(Cf. Bedel, l. c, 319.)] 

468. Meciniis (Gymnetron) teter Fabr. 

Pennsylvanie, Virginie, Ohio, Michigan, New-York, Canada. 
. — Europe moyenne, Ciica-Méditerranée, Sibérie, 



— 159 - 

469. Cryptorrhynchus lapathi L. 

New-Jersey, Staten Island (N. Y.). — Europe septentrionale et 
moyenne, Sibérie, Japon. 

470. Ceuthor7'hynchus {Cnemogonus) epilobil Paylt. 
Colombie Britannique, Great Slave Lake, Lac Supérieur. — 

Europe septentrionale et moyenne. 

471. C. rapœ Gyll. 

Canada, Illinois, Michigan, New- York, Kansas. — Europe sep- 
tentrionale et moyenne, Pyrénées. 

472. C. siilcicollis Payk. [cyanelpennis Germ.). 

Ithaca (^f. Y.), Baltimore. —Europe septentrionale et moyenne. 

ATi. Amalus [Rhhioncus) pericarpius L. {inconspectus 

Herbst). 

Canada, Illinois, Micbigan, Pennsylvanie, Obio, Indiana, Kan- 
sas. — Europe, Algérie, ïurcoménie, Sibérie occidentale. 
? Japon. 

[L'Amalîcs conjectus Gyll., se rapporte au gramineus F., 
espèce différente du pericarpius^ et non à ce dernier, 
comme l'indique M. Hamilton.] 

[VAmalus [Eubrychius) velatusB^ok, d'Europe, a été cité 
erronéraent de l'Amérique du Nord par Le Conte ; l'espèce 
indiquée sous ce nom est nouvelle.] 



CALANDRID^. 



474. Calandra oryzœ L. 

Toute l'Amérique du Nord. — Cosmopolite. 

475. C. remotepunctata Gyll. 

Comme le précédent. — Europe [Hamilton). 

[Cette espèce, commune aux États-Unis, est inconnue chez nous 
comme européenne. D'après F^e Conte [Rhync. iV. Ainer., 
333) elle est très voisine de granaria, mais les points du 
corselet sont plus gros et les stries des élytres sont beaucoup 
moins fines et plus fortement ponctuées que chez ce der- 
nier.] 

476. C. granaria L. 

Canada, Missouri. — Cosmopolite. 



— 160 — 

[477. Codiosoma [Phlœophagus) spadix Herbst. 

Amérique du Nord (Cat. Henshaio). — Madère, Algérie lit- 
torale, côtes d'Europe, de la Méditerranée à la Baltique.] 



SGOLYTIDiE. 

478. Hypothenemus eruditus Westw. [hispidulus Lee, arecce 
Horuung, Boieldieui Perroud, 1 aspericolUs WolL). 
Presque tous les États-Uuis ; peut-être importé, — Angleterre 
(introduit). 

[Cette espèce semble répandue dans une grande partie des ré- 
gions chaudes du globe. M. Harailton l'a trouvé en Pennsyl- 
vanie causant des dégâts dans ditïérentes noix exotiques. Sa 
patrie d'origine est peut-être africaine.] 

479. Trypodendron [Xyloterus) lineatum 01. {hivittatum 
Kirby, Manu., rufitarse Kirby, cavifrons Mann.). 

Alaska, Vancouver, Colorado, Canada, Lac Supérieur, Maine, 
Baie d'Hudson , Mount Washington (N. IL), Nouveau- 
Mexique. — Europe, Sibérie. 

[Le Xyleborus Saxeseni Ratz. a été assimilé au xylogra- 
phus Say, espèce répandue aux États-Unis, de l'Atlantique 
au Pacilique ; mais cette synonymie ne devra être admise 
qu'après vérification.] 

480. Cryphalus jalappœ Letzner. 

Amérique du Nord ; probablement accidentel. — Europe (im- 
porté de l'Amérique du Sud). 

481. Coccotrypes dactyliperda Tabr. 

Amérique du Nord; importé. — Europe (importé de l'Afrique 
et de l'Indej, 

482. Dryocœtes autographus Ratz. {sep)tentrionis, semlcasta- 
neus Mann.). 

Aloska, (vanada, Micliigan, Lac Supérieur, Virginie. — Europe. 
? Sibérie. 

483. Scolytus rugulosus Ratz. 

De l'Atlantique au Mississippi. — Europe, Turkestan. 

484. Crypturgus pusilliis Gyll. {atonnis Lee). 

Canada, Massachusetts, New-York. — Presque toute l'Europe, 
Japon. 



— 161 - 

[485. Myelophilus.piniperda L. {Hylurgus analogus Lee). 

Amérique du Nord {Le Conte); peut-être accidentellement in- 
troduit, — Canaries, Europe, Nord de l'Afrique, Sibérie, 
côtes orientales de l'Asie, Japon. 

Étant données les mœurs et la distribution géographique de 
cette espèce dans l'Ancien-Monde, il est possible que sa cap- 
ture dans les États-unis ne soit pas accidentelle, malgré 
l'opinion de Le Conte {Mhync. N. Amer., 386. )J 

486. Tomicus (Hylurgops) glabratus Zett. [pinifex Fitch). 
Canada, Lac Supérieur, Ohio, Wisconsin. — Europe septen- 
trionale et montagneuse jusqu'en Dauphiné, Sibérie. 

487. Hylastinus [Hxjlastes) o&scwrws Marsh, {trifolii Millier). 
Yates C° (N. Y.), New-Vork ; découvert en 1878. — Canaries, 

Madère, Europe. 

[488. Platypus cyUndrus Fabr. 

Caroline {Chapuis). — Europe, Nord de l'Afrique, Asie, Java. 

Cette espèce est omise par Le Conte et M. Hamiltou, malgré 
l'indication de Chapuis ; cependant, eu égard à sa large 
extension géographique, sa présence dans l'Amérique du 
Nord n'a rien d'improbable.] 



ANTHRIBID/Ë. 

489. A7'œocerus fascicula tus Deg. [coffeœ Fabr., capilUcornis 

Say). 

De l'Atlantique au Pacifique ; importé. 

[Cosmopolite et accidentellement introduit en Europe, il paraît 
originaire des Indes Orientales; ou l'a signalé dans les fruits 
du caféier de Java, de la casse, de YAleu7Htes cordata 
(Elœococca verrucosa), du cacao et dans les tiges du gin- 
gembre.] 



ADDITIONS 
GARABID^. 

[490. Nûtiophilus aquaticus L. 

Côte américaine du détroit de Behring (/. Sahlberg). — Eu- 
rope, Caucase, Sibérie. 



— 162 — 

(Cf. J. Sahlb., Yega-Eœpecl. Coleopt., 1885, IV, 47). — Cette 
indication confirme celles de Kirby et Mseklin ( V. supra, 
p. 95).] 

[La Nébria frigida Sahlb., d'Ochotsk, habite aussi la côte 

américaine du détroit de Behring. 
(Cf. J. Sahlb., Z. c, 47.)] 

[491. Pterostichus (Pseudocnjobius) arcticola Chaud, {infimus 
Msekiin, arcticus J. Sahlb,). 
Côte américaine du détroit de Behring (/. Salilherg). — La- 

ponie, Sibérie arctique. 
(Cf. J. Sahlb., l. c, 21, 48.)] 

[Le Pter. frigidus J. Sahlb., de la Sibérie boréale, habite 

aussi la côte américaine du détroit de Behring. 
(Cf. J. Sahlb., l. c, 48.)] 



SILPHID^. 



[La Silpha triticberculata Kirby {sagax Mann.) a été prise 
en Laponie en 1888. (V. supr., p. 107).] 

[Le Lyrosoma opaca Mann., de l'Alaska, se retrouve au 

Kamtschatka. 
(Cf. J. Sahlb., l. c, 66.).] 



STAPHYLINID/E. 

[Le Stenus alpicola Fauv, se trouve aussi sur la côte amé- 
ricaine du détroit de Behring et en Sibérie boréale, Laponie, 
Suisse, Piémont et Pyrénées. (V. supr., p. 119). 

(Cf.J. Sahlb.,?. c.,52.).] 

[Le Tachinus arcticus Mots, habite, outre la Sibérie arctique, 
la côte américaine du détroit de Behring (V. supr., p. 121). 
(Cf.J. Sahlb., l. c, 28,53.).] 



nUGUJID.^. 

[Silvanus surinamensls L. 

A l'appui de la .synonymie admise par nous pour cette espèce, 



- 163 - 

il convient d'ajouter: Seidlitz {Fn. Balt., éd. % 233; Fa. 
Transsylv., 248) et Fowler {Col. Brit. IsL, 111, 303.).] 

[Silvanus mercator Fauv. 

Très commun à Marseille dans l'enveloppe fibreuse de la noix 
de coco [Fauconnet). — Probablement originaire d'A- 
frique. (V. sicpr., p. 133).] 



GRYPTOPHAGID.E. 

[Cryptopharjus berinc/ensis J. Sahlb, habite la Sibérie arc 
tique et la côte américaine du détroit de Behring (Port 
Clarence). 

(Cf. J. Sahlb., l. c, 29, 54.).] 



DERMESTID.^î. 

[Orp)hiliis nifjer Rossi. 
Aussi en Algérie {Beclel).] 



BYRRHIDvE. 

[Byrrhus fasciatus Fabr. 

Côte américaine du détroit de Behring (/. Sahlherg). (V. supr. 

p. 141). 
fCf. J. Sahlb., l. c, «3.).] 



ELA.TERID.^£. 

[\.'Hypnoidm {Cryptohypnus) bardatus S Sahlb. habite la 
Sibérie arctique et la côte américaine du détroit de Behring 
(Port Clarence). 

(Cf. J. Sahlb., l. c, 30, 54.).] 



— 164 



RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DES ESPÈCES EUR0PÉ04MÉRICA1NES '^ 

1. Espèces (indigènes) communes à l'Europe et à l'Amérique 
du Nord. 

1. ESPÈCES DE LA FAUNE SEPTENTRIONALE, ALPINE OU SUBALPINE (2). 



Blethisa arctica Gyll. 
Nehria nivalis Payk. 
Bemhidion GrapeiG'^W. 
Patrohus septentrionis Dej. 
Plerostichus vitreus Dej. 

» arcticola Chaud. 
Amara erraticaDwïi. 

» interstitialis Dej. 

» hrunriea Gyll. 
Platynus Bogemanni Gyll. 
Miscodera arctica Payk. 
Hydroporus griseostriatus 
Deg. 

» septentrionalis Gyll. 

» fuscipennis Kiesw. 

» glahriusculus Aube. 

» tartaricus Lee. 

« morio Gemm. Har. 
Ihjhius angustlor Gyll. 
Agabus congener Thunb. 

« confinis Gyll. 

« arcticus Payk. 

« £"^0/150?»' Gemm. Har. 
Colymhetes Parjhulli Ër. 

» dolahratus Payk. 
Helophorus tuherculatus Gyll 
Silpha lapponica Herbst. 



Silpha trittdierculata Kirby. 
Pteroloma Forsstrœmi Gyll. 
Sphœrites glabratus Fabr. 
Quedius lœvigatus Gyll. 

» fulvicollis Steph. 
BaptoUnus longiceps Fauv. 
Slenus alpicola Fauv. 

» pumilio Er. 

» montivaçus Er. 
Tachinus basalis Er. 
Tachyporus jocosus Say. 
Olisthœrus megacephalus Zett 

» substriatus Payk. 
Ancyrophorus biimpressus 
Msekl. 
Porrhodites fenestralis Zett. 
Geodromicus plagiatus Fabr. 
Acidota quadrata Zett. 
Arpedium v. alpinum Fauv. 

» brachypterum Grav. 

» tenue Lee. 
Olophrum rotundicolle Sahlb. 
Pycnoglypta lurida Gyll. 
Homalium lapponicuyn Zett. 

» foraminosum Mœkl. 
Gocciiiella trifasclata L. 

» transversogutlataVdXà. 



(1) Cet article est ajoaté au travail de M. Hamilton. 

(2) Nous inscrivons dans cette division les espèces dont l'habitat o/'aj est sep- 
tentrional ou alpin, bien que quelques-unes s'en écartent parfois un peu par di- 
verses causes (inondations, vents, transports des bois, etc.). — Il est à remarquei-, 
en outre, qu'un certain nombre des espèces de cette liste confinées dans le nord 
(jusque vers 55° de latitude) et les montagnes de l'Europe, descendent en Amé- 
rique jusqu'au Michigan (vers 45°), en raison de la température hivernale beau- 
coup plus froide du Nouveau Continent. 



165 — 



Adalia friglda Schneid. 
Pediacns fuscus Er. 
Epurœa terminalis Mann. 
Lathridius consimilis Manu. 
Oslomcir grossum L. 

» ferrugineuni L. 

» oblongum L. 
Calytis scahra Thvinb. 
Siiiiplocaria metallica Stm. 
Hypnoidus hyperhoreus Gyll. 

» ripariusY&hv. 
Elaler nigrinus Payk. 
Melanotus castanipes Payk. 
Alhous undulatus Deg. 
Ludius costaUs Payk. 

» virens Schrk. 

» V. confluens Gebl. 
Dictyopterus AwrorrtHrbst. 
Laricohius Erichsoyii Rosh. 
Tragosoma depsarius L. 



Acmœops pratensis Laich. 
Leptura 6-maculata L. 

» V. variicornis Daim. 
Rhagium inquisitor L. 
Melasoma lapponicum L. 
Phytodecta pallida L. 
Vpis ceramhoides L. 
Xylita lœvigata Hellen. 
Serropalpus barbatus Schall. 
Barynotus Schœnherri Zett. 
Brachyrrhinus dubius 

Strœm. 
» arcticus Fabr. 
Curculio piceus Deg. 
Trypodendron Uneatum 

01. (1). 
Dryocœtes autographus Ratz. 
Tornicus glabratus Zett. 

88 espèces. 



ESPECES DE LA FAUNE INFERIEURE TEMPEREE. 



Elaphrus riparius L, 
Blethisa multipunctata L. 
Lorocera pllicornis Fabr. 
Notiophilus aquaticus L. 
Lelstus piceus Frôhl. 
Cllolaa fossor L. 
Dyschirius œaeus Dej. 
iVbi/i i «5 pygni ce us Dej . 
Bembidion littorale 0[. 

» ustulatum L. 

» flammulatum Clairv. 

» as5^m^^e Gyll. 

» 4-maculatuni L. 
Tachys nanus Gyll. 
Trechus rubens Fabr. 
Amara apricaria Payk. 
Licinus punctatulus Fabr. 



Badister bipustulatus Fabr. 
Plalynus obscm^us Herbst. 

» Millleri Herbst. 

1. 4-punctatus Deg. 
Metabletus nigrinus Mann. 

[1 ininutulus Goeze.) 
Bradycellus Deutschi Sablb. 
Haliplus ruficollis Deg. 
Hygrotus inœqualis Fabr. 
Cœlarnbus impressopuncta- 
tus Sclill 

V brevis Stm. 
Ilydroporus v, rivalis Gyll. 

» obscurus Stm. 

» tristis Payk. 

y vittula Er. 

» oblongus Steph. 



(1) Cette espèce et la suivante, ainsi que d'autres espèces xylophages, sont par- 
fois introduites dans les régions inférieures avec les plantations ou les bois coupés 



— 166 — 



Ilybius ater Deg. 

» sulyœueus Er. 

» fuliginosus Ffibr. 
Rhanthus siituralis Lac. 

» suturellus Harris. 
Hydaticuf> stagnaUs Fabr. 

» lœvipennis Thoms. 
Bytiscus marginalis L. 

') circumcinclus Ahr. 
Graphocleres cinereus L. 
Gyrinus niinutus Fabr. 

» marinus Gyll. 
HydroMus fuscipes L. 
Cercyon hœmory^hoidalis F. 

» melanocephalus L. 

» «i^rricep^ Marsh. 

» p)ygmœus 111. 

» unipunctatus L. 

» analis Payk. 
Platypsyllus castoris Ritz. 
Leptinus testaceus Mùll 
Necrophorus vespilloides 

Hrbst. 
Silpha opaca L. 
CoZow Indentatus Sahlb. 
Bryaxis sanguinea L. 
Thectura plana Gyll. 

» angustula Gyll. 
Phlœopora laLens Er. 
Hojualota analis Gr. 

» cavifrons Sharp. 

;> parva §ahlb. 

ï picipennis Mann. 

» divisa Mœrk. 

» palustris Kiesw. 

1) aquatica Thoms. 

» or aria Kr. 

» graminicola Gr. 

» sulcifrons Steph. 
Aleochara curtula Goezf. 

» raorion Grav. 

» nitida Gr. 

h ver lia Say. 
Microglossa siUuralis Mann. 



Dasyglossa prospéra Er. 
Sipalia hœmorrhoidalis Heer. 
Placusa complanala Er. 

j> toc7it/poro/(i6'5 Waltl. 
Oligota parva Kr, 

» pusillima Grav. 
Gyrophœna affinis Sahlb. 

» strictula Er. 
Gymmisa hrevicollis Payk. 

» variegala Kiesw. 
Myllœna dubia Gr, 

v> minuta Gr. 

» infuscata Kr. 
A cylophorus glaherrimus 

Hrbst. 
Quediiis molochiaus Gr. 
Staphylinus erylhropterus L." 
Ocypus ater Gr. 
Philonthus urnbratilis Gr. 

» poli tus Fabr. 

» debilis Gr. 

» fulvipes Fabr. 

') micans Gr. 

» cyaneipennis Fabr. 

» cephalotes Gr. 
Actobius cinerascens Gr. 
Xantholinus fulgidus Fabr. 

» punctulatus Payk. 
Lathrobiurn quadratum 

Payk. 
Dianous cœrulescens Gyll. 
Stenus bipunctatus Er. 
. » Jw20 Fabr. 

» nanus Steph. 

» humilis Er. 

» canaliculalus Gyll. 

» niorio Gr, 

» Argus Gr. 

>:• tar salis Ljung. 
IJypocyptics longtcornis Pay .. 

» lœviusculus Mann. 
Tachinus rufipes Deg. 

» pallipes Gr. 

» elongatiis Gyll. 



i67 - 



Tachyporus chrysornelinus L. 

» niticlulus Fabr. 
Conurus littoreus L. 

^> hipustulatus Gr. 

» pubescens Payk. 
Megacronus cingulatusMann 
Bolitobius exoletus blr. 

'> pygmœus Fabr. 
Myceloporus splendldus Gr. 

» punctus Gyll. 

» punctipennis Scriba. 

» hrunneus Marsh. 
Bledius opacus Block. 
Oxytelus laqueatus Marsh. 

« nitidulus Gr. 

» tetracarinatus Block. 
Trogophlœus fuUginosus Gr. 

» corticinus Gr. 

>> pusillus Gr. 

» gracilis Mann. 
Coprophilus striatulus Fabr. 
Acidota crenala ?Sihv. 
Orochares anguslata Er. 
Olophrum fuscum Gr, 
Lathrimœuiu atrocephaluni 
Gyll. 
Homalium florale Payk. 

» pusillum Gr. 

'^ cœsum Gr. 

» ri'vulare Payk. 
Protinus limbatus Mœkl. 

» atomarius Er. 
Megar Ihr us siniiaticolli s l-ac. 
Micropeplus tesserula Curt. 
Ptenidium evanescens Marsh. 

» atomarioides Mots. 
Trichopteryx ambigua Maith. 

» sericaiis Heer. 

» fascicularis Hrbst. 

» ato)/iaria Beg. 
Smicrus fiUcornis Fairra. 
Olibrus hicolor Gyll. 
Anisosticta 19-punctata I.. 

» strigata Thunb. 



Ado nia variegata Goeze. 
Hippodamia i3-punctata L. 
Coccinella li-punclata L. 
Adalia bipunctata L. 
Anatis ocellata L. 
Halyzia 14-gult.ata 1-. 
Scymnus arcuatus Rossi. 
Mycetœa hirta Marsh. 
Aglenus brunyieiis Gyll. 
Rhysodes exaratus Serv. 
Sllvanus bidentatus Fabr. 
Prostomis mandihularis Fab. 
Pediacus depressus Herbst. 
Lœinophlœits alternans Er. 
Henoticus serratus Gyll. 
Cryptophagus aeutanqulus 

Gyll. 

» saginatus Stm. 
Cœnoscelis ferruginea Sahlb. 
Alomaria fuscicollis Mann. 

» apicalis Er. 
Dermestes bicolor Fabr. 

» Frischi Kiig. 
Anthrenus scrofulariœ L. 

» verbasci L. 

» museorum L. 

» fuscus I.atr. 
Orphilus niger Rossi. 
Hister merdarius Hoffai. 

» bimaculalus L. 
Gnathonciis rotundatus Kiig. 
Brachyptervs urticœ Fabr. 
Cercus bipustulalus Payk. 
Epurœa œsiiva L. 
Nitidula biptuiclata L. 

» rufipes L. 
Oiiioslta colon L. 

') discoidea Fabr. 
Meligethes brassicw Scop. 
Cryplarcha strigata Fabr. 
Pityophagus 4-guttatus 01. 
Lathridius productus Rosh. 
» conslrictiis Gyll. 

Cartodere filiforrnis Gyll. 



168 - 



Cartodere ruficollis Marsh. 
Corticaria ferruginea G)'!!. 
Monotoma longicollis Gyll, 
Cistela sericea Foerst. 
Porcinolus 7nurinus Fabr. 
Byrrhus fasciatus Fabr. 
Cyphon variahilis Tliunb. 

» padi L. 
Hypnoidus pulchellus L. 
Ludius sjœlaadicus MùU. 

B nigricornls Panz. 

» cruciatus L. 
Chalcophora rnariana L. 
Melanophila acuminata Deg. 
Anthaxia salicis Fabr. 
Malachius œneus L, 
OpiZo domesticus Stm. 
Sphœricus gibbioides Boield. 
Ernobius mollis L. 
XestobiumrufovillosumDeg. 
Anobium hirtum 111. 
Endecatoiiius reticulatus 

Hi-bst. 
Dinoderus substriatus Payk. 
Onthophagus nuchicornis L. 
Aphodius rufipes L. 

ï prodromus Brahm. 
Epicometis hirta Poda. 
Callidium varlabile L. 
Zeugophora scutellaris Suffr. 
Adoxus obscur us L. 
Entomoscelis adonidis Pall. 
Prasocuris phellandrli L. 
Phœdon armoraciœL. 
Gastroidea polygoni L. 

» viridula Deg. 
Melasoraa treraulœ Fabr. 
Phy lodecta viminalis L. 
Phyllodecta vulgatissima L. 



Phyllodecta vitelUnœh. 
Serruyla halensis L. 
Galerucella sagittariœ Gyll. 
Derocrepis rufipes L. 
Chalcoides helxines L. 
Hippuriphila Modeeri L. 
Phyllotreta sinuata Steph. 
Blaps mucronata Latr. 

» similis Latr. 
Phlœolrya Yaudoueri Muls. 
Nacerdes melanura L. 
Anlhicus basilaris Say. 
Brachyrrinus sulcatus Fabr. 

» aval us L. 

» rugifrons Gyll. 
Sciaphilus asperatus Bonsd. 
Strophosomus coryli Fabr. 
Sitona lin eellus Bonsd. 

» hispidulus Gerin. 

» flavesceas Marsh. 
Hypera elongata Payk. 
Lepyrus palustris Scop. 
Grypidius equiseti Fabr. 

» brunneivostris Fabr. 
Tanysphyrus lemnœ Payk. 
Acalyptus carpini Fabr. 
Elleschus bipunctalus L. 
Mecinus teter Fabr. 
Gryptorrhynchus lapathl L. 
Ceutorrhynchus epilobii 

Payk. 

» ro_pt«? Gyll. 

» sulcicollis Payk. 
Amalus pericarpius L. 
Codiosomà spadix Herbst. 
Scolytus rugulosus Ratz. 
Crypturgus pusillus Gyll. 
Platypus cylindriis Fabr. 

278 espèces. 



169 — 



II. Espèces importées dans l'Amérique du Nord. 

1. ESPÈCES'PARAISSANT IMPORTÉES DE l'eUROPE TEMPÉRÉE. 



Lœmostemis terricola Herbst. 
Sphœridiuin scarahœoides L. 
StaplnjUnus cœsareus Ced. 
Lœmophlœus fractipennis 

Mots. 
Gryptophagus cellaris Scop. 
Lamprohiza splenclidula L. 
Aphodius fossor L. 

» erraticua L. 

» fimetarius L, 

B putridus Herbst. 

» inquinatus Herbst. 

» depressus Kng. 
Oxyonius sylvestris Scop. 
Psammobncs cœsus Panz. 
HyTjosorus llligeri Reiche. 



Gracilia minuta Fabr. 
Crioceris asparagi L. 

» 12-punctata L. 
Galerucella xanthomelœnn 

Schrk. 
TrihoUum madens Gharp. 
Alphitophagus Mfasciatus 

Say. 
Brachyderes incanus L. 
Phyllohius calcaratus Fabr. 
Exomias pellucidus Boh. 
ffypera punctata Fabr. 

» nigrirostris Fabr. 
Myelophilus piniperda L. 
Hylastlmis ohscurus Marsh. 
28 espèces. 



2. ESPÈCES COSMOPOLITES OU SUBCOSMOPOLITES. 

Originaires de la faune européo- sibérienne tempérée. 



Eomalota sordida Marsh. 

» fungi Grav. 

» coriaria Kr. 
Aleochara lata Gr. 
Oligota pumilio Kiesw. 
Quedius fulgidus Fabr, 

ï mesomelinus Marsh. 
Emus maxillosus h. 
Philonthus œneus Hossi. 

» quisquiliarius Gyll. 

» V. agilis Gr, 

B longicornis Steph. 

» discoideus Gr. 

» sordidus Gr, 

» ventralis Gr, 

3 nigritulus Gr. 



Actobhis semipunctatus Frm. 
Cafius sericeiis Holme. 
Leptacinus parumpunctatus 
Gyll. 

« batychrus Gyll. 
Medon ochraceus Gr. 

» obsoletus Nordra. 
CiZga silphoides L. 
Oxytelus sculptus Gr. 

» rugosus Fabr. 
Trogophlœus bilineatus Steph. 

» memnonius Er. 
Lœmophlœus testaceus Fabr. 

» ferrugineus Steph. 

» pi<5iZ^i<5 Schh. 
Typhœa fmnata L. 



— 170 — 



Dermestes lardarius L. 

» cadaverimis Fabr. 

» vulpinus Fabr. 
Attagenus piceus 01. 

» pellio L. 
Holoparamecus singularis 

Beck. 
Enicmus minutus L. 
CorticayHa puhescens Gyll. 

» fulva Gom. 

» serrata Payk. 

» elongata Gyll. 
Melanophthalma distin- 

guenda Gom. 
Monotoma picipes Herbst. 
Corynetes rufipes Deg. 



Corynetes ruficollis Fabr. 

» violaceus L. 
GibMimi psylliodes Czenp. 
Ptinus fur L. 

» brunneus Duft. 
Anobium paniceum L. 
Aphodius granarius L, 

» lividus 01. 
Troa? scaher L. 
Hylotrupes bajulus L. 
Bruchus pisorum L. 
Tenebrio obsciirns Fabr. 

» rnolitor L, 
A)ithicus fforalisL. 

59 espèces. 



b. Paraissant originaires de la faune orientale. 



Perigona nigriceps Dej. 
Aleoùhara jmherula Klug. 
Bruchus chinensis L. 
Triboliurn ferrugineum Fabr. 
Gnathocerus cornutus Fabr. 
Echocerus maxillosus Fabr. 



Galandra oryzœ L. 

» granaria L. 

» remotepunctata Gyll. 
Ara'ocerza fasciculatus Reg. 
10 espèces. 



G. Paraissant originaires de la faune éthiopienne. 



Plocionus pallens Fabr. 
Murmidius ovalis Beck. 
Silvamis surinarnensis I.. 
Cathartus geniellatus Uuv. 

» cassiœ Reiche. 

» advena Walll. 
Nausibius clavicornis Kug. 
Carcihops ié-striata Stepli. 
Carpophilus dimidiatus Fabr. 



Tenebroides mauritanicus L 
Monotoma 4-foveolata Aube. 
Rhizopertha pusilla Fabr, 
Alphitobius ovatus Herbst, 

» piceus 01. 
Coccotrypes dactyliperda 

Fabr. 
15 espèces. 



171 



d. Paraissant originaires de la faune néotropicale. 



Dermes tes carnivorus Fabr. 
Lasioderma serricorne Fabr. 
Brucluis oMectus Say. 



Cryphalus jalappœ Letzn. 

4 espèces. 



e. D'origine incertaine. 



Eretes sticticus L. ? Orient. 
Falagria longipes Woll. » 
Philonthus thermarum 

Aube. » 
Medon debilicornis Woll. » 
Caryophilus hem ipterusL.» 



Médium americanum Lap. 

? Atlantide. 
Hypolheneraus eruditus 

Westw. ? Afrique trop. 
7 espèces. 



f. D'origine inconnue. 



Lœmostenus complanatus | TarsostemtsunivittatîisRossi. 
Dej. I 2 espèces. 



RECAPITULATION 



I. Espèces (indigènes) communes à l'Europe et à l'Amérique 
du Nord. 



1. Espèces de la faune septentrionale, alpine ou subalpine. 88 

2. — de la fLiuue iuférieure tempérée 278 

366 



172 - 



II. Espèces importées dans l'Amérique du Nord. 



1. Espèces paraissant importées de l'Europe tempérée. 

2. — cosmopolites ou subcosmopolites. 
Originaires de la faune européo-sibérienne tempérée 
Paraissant originaires de la faune orientale. 

— de la faune éthiopienne 

— de la faune néotropicale 
D'origine incertaine 

— inconnue 



125 



Total = 491 espèces. 

Il est remarquable, qu'en dehors d'un petit nombre d'espèces (38) 
cosmopolites ou subcosmopolites, la faune de l'Amérique du Nord 
n'offre de rapports qu'avec celle de l'Europe septentrionale, alpine 
ou tempérée, el n'en a aucun avec la faune méditerranéenne. 



ERRATA 



Page 98 Amara brunnea, effacer: Europe moyenne. 

— 103 Rhantus suturalis, au lieu de: Lee. lire: Lac. 

— 107 Leptinus toslaceus, — Muls. — Miill. 

— 141 Cyphon variabilis, — Thumb. — Thunb. 

— 145 Dictyoplerus Aurora, effacer: Algérie. 

— 147 Onthophagus nuchicornis, id., id. 



Le Rév. P. Belon m'informe que les Melanophthalma nigripennis, 
simplex et picta lui sont encore inconnues et doivent probablement 
se ranger dans le groupe de la transversalis, mais qu'il croit, d'après 
les diagnoses, à leur distinction spécifique. 



173 — 



PREMIER SUPPLEMENT 



CA.RABID.E. 



[492. Badis ter peltatus Panz. 

Dejean affirme que cette espèce d'Europe, Syrie, Caucase et 

Sibérie, se retrouve aux États-Unis, d'où il l'a reçue de Le 

Conte père. 
(Cf. Dejean, Spec, V, 690),] 



STAPHYLINID^. 



Tachinus elongatus Gyll. 

La localité : Saguenay est au Canada. 

(V. supr. p. 121). 



DERMESTID.E. 



Lermestes hicolor Fabr. 

[M. Hamilton, à la suite de Crotcb, a l'apporté à cette espèce 
Velongatus Lee; mais, d'après M. Reitter, ce dernier serait 
identique au peruvianus Lap., tandisque le D. pulcher 
Lec, serait probablement le vrai dicolor F. — C'est une 
synonymie à vérifier, 

(Cf. Reitler, Ent. MonatsU., 1880, II, 86),] 

Anlhrenus museorum L. 

[D'après M. Reitter, l'A. castaneœ Melsh. différerait assez du 
vrai museorum L., auquel M. Hamilton le réunit, à 
l'exemple de Crotcli. 
(Cf. Reilt., Z. c, 87.)] 

Orphilus niger Rossi, 

[L'O. ater Er. serait, d'après M. Reitter, une espèce distincte 

du niger. 
(Gf, Reitt,, ?, c.).] 

Revue d' Entomologie. — Juin 1^89. 13 



174 



LATHRIDIID^. 

Cartodere ruficolUs Marsh. 

Ajoutez à la synonymie : atripennis Mots. 

Corlicaria serraia Payk. 

Ajoutez à la synonymie : denticulata Kirby, Lee. 

Melanophthalma distingiienda Com. 

Ajoutez à la synonymie : morsa Lee, suhangulafa Mots. 
Californie [Le Conte), Alabama [MotschuU-ky). 

[493, M. transversalls Gyll. 

Amérique du Nord; commune (i^ei^fgr). — Cosmopolite; 
originaire de l'Europe tempérée. Selon M. Reitter [Eut. 
Monatsbl.^ 1880, II, 86) la villosa Zimm. se rapporte, 
d'après la description, soit à la distinguenda, soit à la 
transversalls, qu'il déclare toutes deux communes dans 
l'Amérique du Nord.] 

[494. M. similata Gyll. [subimpressa Zimm.). 

Amérique du Nord {Zimmerrnann). — Europe, Sibérie. — 

Colombie (Reitter). — Peut-être cosmopolite ; originaire de 

l'Europe tempérée, 
(Cf. Reitt., l. c.)] 



GURGULIONID^, 

[49.5, Lorytomus œthiops Fabr. [rufipes Mois., morioManu.). 
Alaska [Mannerheim). — Nord de l'Asie et de l'Europe 

jusque dans l'Allemagne du Nord, 
(Cf. Faust, Bull. Soc. Nat. Moscou, 1882, 420).] 



— 175 — 
RECTIFICATIONS 

âU 

CATALOGUS COLEOPTERORUM EUROPE 
ET CAUCASI 

(Suite) 
Par Albert FAUVEL. 



ADDENDA. 

1 col. 3 Ad Cicindela germanica L. syn. obscurior Schreber. 

2 1 Ad Cychrus œneus Fisch. v. Ballioni Retows. Ca. 

» I) Ad Calosoma sycophanta L. v. Habelmanni Schils. G. 

« 2 Ad Procrustes v. rugosus Dej. syn. proximus Reitt. 

« » B V. punctulatus Reiche syn. sphodrinus Gaut. 

p> 3 Ad Plectes Boeberi Ad. v. Heydenianus Starck. Ca. 

!> )) » obtusus Gangl. v, Adelaidas Starck. Ca. 

3 1 » Riedeli Mén. v. convalliura Starck. Ca. 

» 3 Ad Megodontus 7-carinatus Mots. v. subexaratus 

Reitt. Ca. 
« i> Ad Pachystus trojanus Dej. v. Œrtzeni Gangl. Gr. 

6 2 Nebria Schusteri Gangl. St. pr. castanea. 

» n I) austriaca Gangl. A. pr. Schusteri. 

B » )i bosnica Gangl. Bosn. pr. taygetana. 

y 1 Ad Bembidion nigropiceum Marsh, syn. depressum 

Shuckard. 
» D » (Pseudolimnaeum Kr.) inustum Duv. syn. 

Eichhoffi Kr. 
)) » « iricolor Bed. syn. subfenestratum Stepii. 

(part.). 
» 3 Ad Perigona nigriceps Dej. syn. umbripennis Lee. 

Jansoniana \Voll. 
atriceps Fairm. 
japonica Bâtes. 
Beccarii Putz. 
discalis Chaud. 
10 1 Ad Trechus strigipennis Ksw. syn. ocreatus Heer. 

1) 3 Trechus obtusiusculus Gangl. Bosn. pr. 4-strialus. 

13 1 CosciniaDej. (Graniger Mots.) pr. Siagona. 

» D » transcaucasica Chaud. Gft. 

n u y) Semelederi Chaud. Ca. 

algirina Mots. 



- 176 — 

Page 13 col. 2 Ad Chlsenius circumscriptus Duft. syn. Crsesus Serv. 
» » » Borgise Dej. syn. cinctus 01. (non F.). 

geniculatus Mots, 
velutinus auct. 
». K festivus Panz. syn. zonatus Panz. 

velutinus Duft. 
» » variegatus Fourc. syn. festivus Duft. 

» 3 Licinus segyptiacus Dej. Gr. pr. punctatulus. 

hierichonticus Reiche. 
44 » Scybalicus femoralis Coq. Hi. mcl. pr. cordicoUis. 

carteroides Fairm. 
Olcesei Fairm. 

15 2 Harpalus ibericus Pantel Hi. md. pr. punctatipennis. 

16 1 Ad Harp. luteicornis Duft. syn.? nubilus Latr. 

» 2 » anxius Duft. syn. ambigenus Reiche. 

littoralis Mots. 

D D Harp. simulans Sahlb. L. pr. picipennis. 

» 3 Harpalodema Reitt. n. g. pr. Dichirotrichus. 

» « » lutescens Reitt. R. m. 

» » • Fausti Reitt. R. m. 

17 1 Ad Stenolophus dorsalis F. syn. elegans Lac. 

18 2 Amara fervida Coq. Hi. S. pr. sabulosa. 

Henoni Fairm. 
n 3 » sollicita Pantel Hi. md. pr. arenaria. 

19 2 Molops bosnicus Gangl. Bosn. pr. dalmatinus. 
» )) Ad Mol. alpestris Dej. syn. grsecus Chaud. 

B » » ovipennis Chaud, syn. Cotteli Schaum {part.). 

» » Mol, austriacus Gangl. A. Ti. pr. ovipennis. 

ovipennis Kr. 

mêlas Kr. 

ovalipennis Heyd. 
» » Ad Mol. v. médius Chaud, syn. Cotteli Redt. 

» » Mol. grandiceps Gangl. Cro. pr. promissus. 

» » Ad Mol. Heydeni Kr. syn. dilatatus Chaud. 

20 1 Ad Pterostichus Ziegleri Duft. v. femoratus Schils. Cr. 
» 2 Pter. Reiseri Gangl. Bosn. pr. Brucki. 

D « corax Gangl. Gr. pr. Merkli. 

21 1 Ad Melanius Bon. syn. Pseudomaseus Chaud. 
» B Ad Argutor Steph. syn. Phonias Gozis. 

» 3 Tapinopterus insularis Gangl. Gr. pr. laticornis. 

» » « a^tolicus Gangl. Gr. pr. thessahcus. 

» » Aphaonus pseudopercus Reitt. Ca. pr. Starckianus. 

23 » Ad Platyderus Steph. syn. Lissotarsus Chaud. 

25 1 Ad Platynus 4-punctatus Deg. syn. ambiguus Maîkl. 

» 2 Ad OUsthopus Dej. syn. Odontonyx Steph. [char. fais.). 

» 3 Ad Lebia cyanocephala L. v. caeruleocephala Mots. Si. 

26 » Ad Dromius 4-notatus Panz. v. biplagiatus Heyd. 

27 1 Ad Metabletus Ramburi BruU. syn. Myrmidon Reitt. 
b 2 Ad Aptinus pyrenseus Latr. Dej . syn. cordicoUis Chaud. 



— 177 — 

Page 27 col. 3 Ad Brachynus psophia Serv. syn. elegans Chaud, 

u D » incertus BruU. syn. nigricornis Serv. 

28 n Ad Bidessus Goudoti Lap. syn. pumilus Redt. 

D D » minutissimus Germ. syn. trifasciatus Woll. 

30 1 Ad Hydroporus cantabricus Sharp syn. celatus Bedel. 
B B » nigrita F. v. convexior Seidl. 

2 D nivalis Heer syn. morio Heer. 

• 3 » longulus Mais. syn. melanarius Fairm. 

31 1 Ad Agabus unguicularis Thoms. syn. affinis Schaum. 
n 2 » bipustulatus L. syn. eeneus Razoum. 

» 3 Ad Ilybius meridionalis Aube syn.? ciliatus 01. Ga.m. 

D » Ad Rhantus suturalis Lac. v. Ç vermicularis Fvl. 

notatus Aube var. fig. 

32 » Ad Gyrinus bicolor F. syn. celox Schiœdt. 

M » D colymbus Er. v. striolatus Fowler. 

33 2 Ad Hydrsena Kug. syn. Amphibolus Waterh. 

B ') Ad Helophorus porculus Bedel syn. aper Kuw. 

>' » nubilus F. syn. meridionalis Mots. 

» 3 » tuberculatus Gyll. syn. scaber Lee. ' 

» B il alternans Gêné syn. griseus Bru lié. 

D .) Slulsanti Rye syn. fulgidicollis Rey. 

» » B nivalis Giraud syn. semicostatus Rey. 

34 1 Ad Berosus guttalis Rey syn. spinosus Heer, Duval. 
)) 2 Paracymus Schneider! Kuw. Ca. pr. nigroaeneus. 

» B Anacsena globuloides Kuw. Si. pr. scutellaris. 

B n Ad Philydrus politus Ki'ist. syn. sahariensis Fairm. 

» B Phil. nitidulus Kuw. Ca. pr. Morense. 

B » » Lederi Kuw. Ca. pr. testaceus. 

■) » hispanicus Kuw. Hi. Lu. pr. bicolor. 

)) » » caspius Kuw. Ca. pr. hispanicus. 

B » labiatus Rey. R. m. pr. caspius. 

» » vultur Kuw. R. m. pr. labiatus. 

8 11 » segmentinotatus Kuw. T. Gr. pr. vultur. 

» atricornis Kuw. Hi. pr. segmentinotatus. 

1) » » Sahlbergi Kuw. {non Fauv. — nom. mutand.) 

R. b. pr. atricornis. 

i> B » unguidebilis Kuw. R. m. pr. Sahlbergi Kuw. 

)i » » sternospina Kuw. E. m. pr. unguidebilis. 

» I) » salinus Kuw. Ga. m. pr. halophilus. 

)i » Ad Phil. Sahlbergi Fvl. syn. nigricans Kuw. (non Zett.). 

» 3 Phil. Ragusce Kuw. Si. pr. affmis. 

35 2 Ad Cercyon Leach syn. Paracercyon Seidl. 
n 3 Cerc. agnatus Kiiw. Si. pr. lugubris. 

36 1 Ad Ulimnius tuberculatus Miill. syn. fuscipes Reiciie. 

interruptus Fairm. 

37 3 Sipalia proxima Reitt. Ca. pr. analis. 

« 8 » Œrtzeni Epp. Gr. pr. fuliginosa. 

B t f) asperata Epp. Gr. pr. Œrtzeni. 

B 11 » FauveU Epp. fa. pr.caucasica. 



— 178 - 

38 col. 1 Sipalia impennisEpp. //. /. Alp. mar. pr. punctulata. 
I) 2 Thiasophila Sauteri Seidl. G. b. pr. angulata. 

3 Aleochara caucasica Epp. Ca. pr. erythroptera. 

» » » luteipennis Epp. T. pr. caucasica. 

39 2 » leptocera Epp. T. pr. cuniculorum. 

40 1 Ocalea ruficoUis Epp. Gr. pr. brevicornis. 

41 » Falagria (subg. n. Stenagria Sharp) longipes Woll. 

Ga. m. 1. 
fovea Sharp, 
currax Sharp. 
» 2 Homalota subœnescens Epp. Corf. pr. gregaria. 

42 « » subplana Sahlb. L. pr. grammicola. 

» « Ad Homal. granigera Ksw. syn. rnicans Rey V- 

43 3 Homal. Schneider! Epp. I. pr. palustris. 

44 1 » Œrtzeni Epp. Gr. pr. circellaris. 
» » • Korbi Epp. Hi. pr. tabida. 

45 » Thectura graeca Epp. Gr. pr. plana. 

46 i; Oxypoda Ulyssis Epp. Gr. pr. rugatipennis. 
3 Ocyusa longicoUis Epp. /. pr. picta. 

47 1 Ad Gyropluena i'asciata Marsh, syn. carpini Rey. 

» » bihamata Thoms. syn. fasciata ^Vat.?Bielz. 

ruficornis Rey. 

48 » Tachinus Starcki Epp. Ca. pr. proximus. 

49 2 Mycetoporus confusus Epp. Ca. pr. picipennis. ■ 

50 1 Ad Quedius brevicornis Thoms. syn. pectinator Seidl. 

EppelsheiuQi Seidl ol. 
» Qued. Ragusœ Epp. Si. pr. ochripennis. 

» » Ad Oued, vulneratus Gemm. Har. syn. plagifer Epp. 

Il 2 Qued. obliqueseriatus Epp. Ca. pr. transsylvanicus. 

» » » gemellus Epp. Ca. pr. lirnbatus. 

51 » Ad Staphylinus fulvipes Scop. syn. normannicus 

Cuvier. 
» » » macrocephalus Grav. syn. Ormayi Reitt. 

Seidl. 
» 3 » edentulus Block syn. giganteus Cuvier. 

52 » Philonthus dentipes Epp. Hi. pr. pisciformis. 

53 1 » Reitteri Epp. Ca. pr. vernalis. 

» 3 Ad Othnis punctulatus Goeze syn. deceptivus Cuvier. 

54 » Achenium quadriceps Epp. Ca. pr. humile. 

» Lathrobium furcatum Czwal. Hu. Bosn. Ca. pr. elon- 

gatum. 
" 'Ad Lathr. boréale llochh. syn. ripicola Czwal. 

n longulum Grav. syn. hamatum Czwal. Ca. 

(verisim.). 
.55 1 Lalhr. Eppelsheimi Czwal. Ca. pr. palUduni. 

.55 l Lathr. bosnicum Reitt. Bosn. pr. cœcum. 

» » Reitteri Czwal. Ca. Balk. pr. multipunctum. 

» 2 Scimbalium minimum Epp. Gr. pr. pubipenne. 

» • Medon sparsiventris Epp. Ca. pr. fusculus. 



- 179 — 

Page 55 col. 3 Medon cephalicus Epp. Crim. pr. nigritulus. 

56 1 Scopaeus microphtalmus Epp. Gr. pr. sulcicollis. 

» 8 A.d Œdichirus ppederinus Er. syn. Quedenfeldti Schfs. 

57 » Ad Stenus cautus Er. syn. opacus Rey. 

58 2 Sten. lineola Epp. Ca. pr. Erichsoni. 

59 1 Blediu-s heterocerus Epp. Cro. pr. dissimilis. 

60 3 Thinobius angusticeps Fvl. Alp. Ga. Bav. 

major Fvl. ol. Rey. 

» » » diversicornis Fvl. Gel. .4. pr. major. 

» » » heterogaster Fvl. A. Hi. pr. delicatulus. 

» » quâdricoUis Epp. Ca. pr. heterogaster. 

61 2 Ad Anthophagus bicornis Block v. nigrinus Epp. H. 
i> 3 Lesteva curvipes Rey. Alp. Ga. P. pr. luctuosa. 

62 » Homalium falsum Epp. Ca. pr. exiguum. 

63 1 Ad Homal. cassum Grav. syn. rugatuni Rey. 

» p » cephalotes Epp. syn. affine Seidl. (non 

Gerhardt) . 

» » Homal. curticoUe Epp. Albania. pr. vile. 

» ' 2 Ad Homal. rufulum Er. syn. distincticorne Rey. 

» 3 Ad Anthobium florale Panz. syn. sorbi Grimm. 

» » « alpinum Heer syn. subjectum Rey. 

64 1 i. montivagum Heer syn. c" sparsum Rey. 

9 macropterum Rey. 
» » sparsum Fvl. syn. cf macropterum Rey. 

65 2 Batrisus qiiadriceps Baudi 7. pr. venustus. 

66 1 Ad Bythinus Baudueri Reitt. d* spissipes Groiss. 
» 2 Byth. dimorphus Reitt. Ca. pr. clat?ipes. 

» f> » Lederi Reitt. Ca. pr. dimorphus. 

» B .) tscherkessicus Reitt. Ca. pr. Lederi. 

» » y> argiolus Reitt. Ca. pr. rostratus. 

67 l Tychus olbiensis Guillb. Ga. m. pr. Fournieri. 

» 2 Pygoxyon bythiniforme Reitt. Ca. pr. scydmseni- 

forme . 

» 3 Euplectus Abeillei Guillb. Ga. or. pr. corsicus. 

» 1' pnncticeps Reitt. Ca. pr. punctatus. 

» » B Delhermi Guillb. Ga. m. pr. ambiguus. 

>) » » aculeatus Guillb. Ga. m. pr. minutissimus. 

68 u Cephennium austriacum Reitt. A. pr. thoracicum. 
)' » Ad Geodytes Saulcy syn. Eudesis Reitt. 

» » Ad Cephennium cœcum Saule, syn. îaglenum Reitt. I. 

6'J 1 Neuraphes saucius Reitt. Ca. pr. antennalis. 

I' 1) » Vulcanus Reitt. Ca. pr. elongatulus. 

» » », imperiahs Reitt. Ca. pr. i-egalis. 

» » » satyrus Reitt. Ca. pr. delphinus. 

» » » conifer Fvl. Arvern. pr. Emonje. 

<) 2 Scydmtenus circassicus Reitt. Ca. pr. cribrum. 

» » successor Reitt. Ca. pr. circassicus. 

70 3 Leptodirus cylindricoUis Apfelb. Bosn. pr. Hohen- 

.warti- 



— 180 — 

Page 70 col. 3 Leptodirus pygmseus Apfb. Bosn. pr. cylindricoUis . 
D ^) D Hœrmauni Apfb. Bosn. pr. pygmseus 

» » Pholeuon nudum Apfb. Bosn. pr. Merkli. 

D » » Reitteri Apfb. Bosn. pr. nudum. 

71 2 Ad Bathyscia pumilio Reitt. syn. Murialdii Balbi. 

» » Ad Leptinus testaceus Mùll. syn. americanus Lee. 

» 3 Catopomorphus angustus Reitt. La. pr. arenarius. 

■• » » colchicus Reitt. Ca. pr. angustus. 

» funebris Reitt. Gr. pr. colchicus. 
» ■) Ad Choleva Sturmi Bris. syn. angustata Reitter. 

72 » Œceoptoma trituberculatk Kirby L. pr. sinuata. 

sagax Mann . 
baicalica Mots. 

73 2 AdXecrophorusvespilloidesHrbstsyn.pygma^us Kirby 

hebes Kirby. 

defodiensMann. 
» » Ad Spheerites glabratus F. syn. politus Mann. 

» D Anisotoma angulicoUis Reitt. Bau. pr. rugosa. 

» !• » subglobosa Reitt. G. pr. dubia. 

75 1 Ptenidium turgidulum Flach Ca. pr. formicetorum. 
» 2 )^ attenuatum Matth. /. pr. cœcum. 

» » Actidium Reitteri Flach. Ga. m. pr. concolor. 

» » Ptilium vexans Flach C. pr. affine. 

» or incognitum Matth. Br. pr. vexans. 

» » » obcœcatum Matth. Gr. pr. Œrtzeni. 

76 1 Trichopteryx caucasica Flach Ca. pr. lata. 
» » • B brevicornis Mots. Br. pr. atomaria. 
» » » soror Flach fo. pr. brevicornis. 

» » •> caucasica Matth. (nom. prœocc). Ca. pr. ma- 

ritima. 
B (' « hellenica Matth. Gr. pr. caucasica. 

B D » angusta Matth. Br. pr. hellenica. 

77 i; Ad Phalacrus maxhnus Fairm. v. Reitteri Flach Hi. 
» » » fimetarius F. m.? Dœbneri Flach. 

o » Phal. hybridus Flach Tr. pr. flmetarius. 

» » » incoramodus Flach. Crim. pr. hybridus. 

» » Tolyphus syriacus Reitt. Corfu. pr. granulatus. 

» « Ad Olibrus corticahs Panz. v. adustus Flach. Ca. 

» ■> Olibr. Demaisoni Flach Hi. pr. tenescens. 

» » » Koltzei Flach Ca. pr. œneus. 

» » coccinella Flach K. m. pr. bicolor. 

B » » Stierlini Flach E. »i. pr. coccinella. 

1» >) » Gerhardti Flach G. b. pr. Stierlini. 

B h y> Baudii Flach Si. //i. pr. Gerhardti. 

» » Ad OlLbr. flavicornis Stm. v. perfidus Flach 1. 

^' 2 1) affmis Stm. V. corcyrensis Flach Gr. 

V. Lederi Flach Hi . 

V. aratus Gozis Ga. met. m. 



— 181 — 

Page 77 col. 2 Olibr. Baudueri Flach i? . m. pr. millefolii. 
?ulicis Hochh. 
D 11 Ad Olibr. particeps Muls. v.? fallax Flach A. Ga, m. 

» » Olibr. Reitteri Flach Cro. pr. particeps. 

» » » castaneus Baudi £". tn. pr. Reitteri. 

)■> 1) » Seidlitzi Flach R. m. pr. castaneus. 

» » » Heydeni Flach jgtf. R. m. pr. Seidlitzi. 

78 » Ad Clemnys Hampe syn. Clemnus Redt. 

79 1 Cryptophagus posticus Reitt. Hu. pr. fumatus. 

80 2 Ad Ephistemus globulus Payk. v. dubius Fowler. Br. 
» 3 Holoparamecus atomus Ragusa Si. pr. niger. 

81 1 Lathridius subnudus Reitt. Ca. pr. variolosus. 

» » Ad Lathr. Pandellei Bris. syn. angusticoUis Mann. 

» 2 Lathr. Belonianus Reitt. Ca. pr. alternans. 

» 3 Ad Gartodere ruficoUis Marsh, syn. atripennis Mots. 

82 2 Ad Melanophthalma distinguenda Com. syn. suban- 

gulata Mots. 

complanata Mots. 

pilosella Mots. 

russula Mots. 

angulicoUis Mots. 

retroculis Mots. 
» » » sirailata Gyll. syn. subimpressa Zimni. 

1) • Ad Corticaria ferruginea Gyll. syn. fenestralis auct. 

» Ad Melanophthalma Mots. syn. Corticarina Reitt. 

85 3 Ad Pityophagus Shuck. syn. Librodor Gozis. 

87 1 Cicones undatus Guér. Ga. b. pr. variegatus. 
» 2 Esarcus Baudii Seidl. Alp. mar. pr. Abeillei. 
» 3 Rhysodes Lederi Lewis. Ca. 

1) 1) Clinidium marginicolle Reitt. fa. pr. canaliculatum. 

88 » Silvanus mercator Fvl. x E. pr. surinamensis. 
80 1 Ad Dermestes carnivorus F. syn. mucoreus Lee. 

1) 1) Derm. fasciiventris Reitt. R. m. pr. sibiricus. 

» » Ad Der.ii, cadaverinus F. syn. chinensis Mots. 

» 2 » V. domesticus Gebl. syn. rufofuscus Sol. 

» » D peruvianus Lap. syn. elongatus Hoppe. 

>» » Ad Attagenus obtusus Gyll. v. dispar Redt. 

r. 3 Ad Trogoderma versicolor Creutz. syn. grande Thunb. 

90 1 Ad Anthrenus scrofulariee L. syn. variegatus Scop. 

» » » molitor Aube syn. ochraceus Muls. 

» » B verbasci L. syn. tomentosus Thunb. 

B 3 Byrrhus Starcki Reitt. Ca. pr. pustutatus. 

92 1 Sternocœlis fusculus Schmdt. And. pr. incisus. 

» 2 Saprinus brunnensis Fieisch G. pr. lautus. 

94 D Ad Onthophagus cœnobita Hrbst syn. 9 meleagris 

Razoum. 

95 3 Aphodius pectoralis Guillb. Ga. m. pr. prodromus. 

96 1 Mendidius Harold (n. g.) rufescens Reitt. R. m. pr. 

Oxyomus. 



- 182 - 

Page 96 col. 2 Ad Psammobius sabulosus Muls. syn. ovipennis Desbr. 

(Pleuroph.j. 

98 » Homaloplia labrata Burm. Batk. pr. erythroptera. 

99 » Anoxia asiatica Desbr. Gr. pr. crelica. 

» 3 Ad Melolontha hippocastani F. v. SchwarziKr. G. 

100 2 Ad Anisoplia villosa Gœze v. simplicifrons Reitt. I. 
n Anisopl. Erichsoni Reitt. Ca. pr. villosa. 

» » neapolitana Reitt. f. pr. monticola. 

» " » limbata Kr. Ca. pr. valida. 

a 1) y clypealis Reitt. Ca. pr. bœtica. 

» » » Brenskei Reitt. K. pr. bromicola. 

» » )) balcanica Reitt. l?ai/c. pr. Brenskei. 

» » » signata Fald. Ca. pr. Faldermanni. 

» » » agnata Reiit. Ca. pr. parva. 

» » sicula Reitt. Si. pr, tempestiva. 

» » Ad Anisopl. dispar Er. syn. morio Kr. 

» « Anisopl. thessalica Kr. Gr. pr. deserticola. 

» » Ad Phyllopertha lineolata Fisch. v. nigripennis 

Reitt. Ca. 

» » Phyll. caucasica Reitt. Ca. pr, arenicola. 

101 « Ad Epicometis hirta Poda syn. senicula Mén. 
» 3 Cetonia subpilosa Desbr. Gr. pr. metallica. 
B » Ad Ceton. aurata L. v. funeraria Gory Gr. 

asiatica Gory. 
Œrtzeni Reitt. 

102 1 Julodis Œrtzeni Gangl. Gr. pr. pubescens. 

» 3 Pœcilonota dives Guillb. Ga. m. C. A.Ca. pr. deci- 

piens. 
» modesta Guillb. Ga. Alp. pr. dives. 
lO't 2 Acmœodera Œrtzeni Gangl. Gr. pr. modesta. 

I) 3 Ad Sphenoptera chrysostoma Lap. syn. Pharao Mars. 

105 D Cylindromorphus strigatulus Rey. Ga.m. pr.gallicus. 

» » B bifrons Rey. Boh. pr. strigatulus. 

.1 n Trachys Goberti Gozis Ga. m. pr. pumila. 

lOG 1 Throscus corsicus Reitt. C. pr. asiaticus. 

» » Ad Thr. elateroides Heer v. Bonvouloiri Desbr. Hv.. 

Tr. Ca. 
107 2 Elater Lederi Reitt. Ca. pr. elegantulus. 

109 3 Ad Ludius (Gorynib.'jv. ochropterus Steph. syn. tes- 

taceus Schils. 

110 1 » impressus F. v. rufipes Schils. 

') . 2 .Steatoderus Montandoni Buyss. Ruman. pr. ferru- 

gineus. 
112 1) Euanonia Reitt. (n. g.) Starcki Reitt. Ca. pr. Homa- 

lisus. 
115 1 Malcliinus pseudorhagonycha Reitt. Gr. pr.demissus. 

» » I) circassicus Reitt. Ca. pr. sinuaticollis. 

» B » holonielas Fairm. BuIq. pr. tunicatus. 

» » " gibbiceps lleitt. Ca. pr. nigrinus. 



— 183 — 

Page 115 col. 1 Podistra circassicola Reitt. Ca. pr. rupicola. 

» » Ad Malthinus balteatus Suffr. syn. fasciatus Thoms. 

a 2 Ad Mallhodes minimus L. syn. sanguinicollis Fall. 

1 1S ). Ad Dasytes bipustulatus F. v. ater Schils. 

iiy 3 Ad Trichoceble fulvohirta Bris, syn.memnonia Weise. 

120 » Ad Glerus mutillarius F. syn. fasciatus Fourc. 
» » » formicarius L. syn. id. var. A. 

• » n V. femoralis Zett. syn. substriatus Stm. 

» » » rufipes Brahm v. nigricollis Seidl. Hi. 

» » » 4-maculatus Schall. syn. maculatus Fourc. 

« » Trichodes suturaiis Seidl. Hi. pr. apiarius. 

121 2 Ad Gibbium psylliodes Czensp. syn. apterum Fourc. 
» 3 Niptus lusitanus Fieitt. Lu. pr. minimus. 

» » Ptinus Œrtzeni Reitt. Gr. pr. lichenum. 

» D » leucaspis Reitt. Gr. pr. Œrtzeni. 

» » subroseus Reitt. Gr. pr. Aubei. 

122 1 » calcarifer Reitt. Gr. pr. tarsalis. 

B » Ad Ptin. raptor Stm. syn. bidens Kiesw. 

» 2 Priobium Eichhoffi Seidl. G. occ. pr. castaneum. 

?castaneum Gyll. 

» 3 Ad Gastralluft immarginatus MûU. syn. exilis Gyll. 

123 2 Ad Ernobius fuscus Rey syn. nigrinus Thoms. 
» » Ad Ptilinus pectinicornis L. syn. fuscus Fourc. 
» 3 Ochina hirsuta Seidl. And. pr. hederee. 

» » Xyletinussareptanus Kiesw. R. m. pr. laticoUis. 

124 2 Ad Dorcatoma chrysomelina Stm. syn. flavicornis 

Thoms . 

125 1 Ad Xylopertha puncticollis Kiesw. syn. elongata 

Striib 

126 3 Calyptopsis emarginata Reitt. Ca. pr. pulchella. 

130 1 Pimelia Perezi Sénac Hi. pr. maura. 

" » 2 » Villanovge Sénac Fi. pr. intégra. 

131 » Dendarus elongatus Muls. adsubg.Paroderus iMuls.ref. 

133 3 Ad Tribolium confusum Duv. syn. ferrugineum Muls. 

134 1 Ad Gnathocerus Thunb. syn. Uloma Steph. 
» 2 Alphitobius ovatus Herbst. £,'. pr. piceus. 

diaperinus Muls. (no^iPanz.). 
137 1 Ad Cistela ovulum Ksw. syn. acuminata Fairm. 

139 2 Trotonimidea Reitt. (n. g.) Salonœ Reitt. D. pr. 

Steropes. 

140 1 Formicomus tinctus Reitt. Ca. pr. nobilis. 

142 2 Ad Aaaspis variegata Power syn. Garneysi Fowler. 

143 1 Ad Meloe proscarabœus L. v. o' simplicicornis Es- 

cherich Ca 
» » autunmalis 01. V. punctipennis Eschr.S.r.Cct. 

cribripeanis Eschr. 
V. Heydeni Eschr. Si. 
» 2 >i maialis L. v. maculifrons Lucas Hi. 

» » Meloe Reitteri Eschr. R. m. pr. uralensis. 



— 184.- 

Pagel43 col. 2 Meloe splendens Eschr. G. pr. brevicoUis. 

» » Ad Cerocoma SchsefTeri L. syn. cerocoma Sulz. 

144 i Mylabris Lichtensteini Gorriz Hi. pr. IS-punctata. 

145 » Sitarobrachys Reitt. (n. g.) brevipennis Reitt. Balk. 

pr. Sitaris.. 

146 2 Ad Rhinosimus Latr. syn. Temnocerus Thunb. 

» » » ruficollis L. syn. casruleocephalus Latr. 

147 » Ad Brachyrrhinus concinnus Gyll. v. steppensis 

Faust. R.m. 

I) B Brach. koracensis Slierl. Gr. pr. lanuginosus. 

» 3 » Carcelloides Stierl. Gr. pr. Carcelli. 

» » '> longiusculus Stierl. Hi. pr. chrysomus. 

» » » infensus Faust Grim. pr. rubiginosus. 

148 \ n rhilensis Stierl. Bulg. pr. Stussineri. 
B 2 )> punctifrons Stierl. St. pr. brevicornis. 
i> » » pretiosus Stierl. Gr. pr. lavandus. 

» 3 » opertosus Reitt. Ca. pr. elegantulus. 

n B » Kœnigi Faust Ca. pr. globus. 

» » » Heinzeli Reitt. Ca. pr. signatipennis. 

» » » Marthas Reitt. C'a. pr. Felicitanse. 

» n B fia voguttatus Stierl. Gr. pr. obesus. 

149 1 B fischtensis Reitt. Ca. pr. EdithaB. 

D » crassicornis Stierl. Gr. pr. graecus. 

1) » )) rugosogranulatus Stierl. Bosn, pr. peregrinus. 

» » » nefandus Faust Crim. pr. prolixus. 

» 3 » bosniens Stierl. Bosn. pr. alpicola. 

B » Ganglbaueri Stierl. Rumel. pr. rugifrons. 

150 1 » scabripes Stierl. Gr. pr. expansus. 

» » » abagoensis Reitt. Ca. pr. semigranulatus. 

B B s impressiceps Reitt. Ca. pr. Œrtzeni. 

» DO lœvipennis Stierl. Cret. pr. foveicollis. 

» !) B magnicoUis Stierl. Gr. pr. grandicoUis. 

» » >i kubanensis Reitt. Ca. pr. tomentifer. 

» » B Adelaidae Reitt. Ca. pr. Raddei. 

B » )) Sieversi Faust Ca. pr. scopularis. 

» 2 Ad Brach. brachialis Boh. v. dentitibia Reitt. Ca. 

» » Brach. Schamylianus Reitt. Ca. pr. dispar. 

» » )) circassicus Reitt. Ca. pr. nasutus. 

151 1 Peritelus grandis Desbr. Si. pr. hirticornis. 
» » I) juniperi Desbr. S. pr. grandis. 

" 2 » (Meira) Seidlitzi Desbr. S. pr. Pfisteri, 

» « B ( » ) sassariensis Desbr. S. pr. latiscrobs. 

B » Nastus Fausti Reitt. Ca. pr. trapezicoUis. 

» » c Lederi îîeitt. Ca. pr. Fausti. 

B B circassicus Reitt. Ca. pr. Lederi. 

» 3 Phyllobius circassicus Reitt. Ca. pr. calcaratus. 

)^ 8 » Dey rollei Tourn. Ca. pr. circassicus. 

» B Ad Phyll. fulvagoides Reitt. v. marginalis Faust Gr. 

152 1 Phyll. Ballioni Starck Ca. pr. contemptus. 



— 185 — 

Pagel52 col. 1 Phyll. mediatus Reitt. Ca. pr. argentatus. 
» » Ad Phyll. oblongus L. v. biformis Reitt. Ca. 

» -2 Phyll. creticus Faust. Cret. pr. taygetanus. 

i' 3 Polydrosus Starcki Reitt. Ca. pr. chrysomela. 

153 1 Conocetus femoratus Stierl. Gr. pr. angustus. 

» 3 Brachysomus kubanensis Reitt. Ca. pr. caucasicus. 

" » » Œrtzeni Faust Gi\ pr. kubanensis. 

"> » Foucartia bella Faust Gr. pr. ptochoides. 

154 1 Exomias grœcus Stierl. Gr. pr. scydmsenoides. 
» » Omias georgicus Reitt. Ca. pr. strigifrons. 

« >' D mingrelicus Reitt. Ca. pr. georgicus. 

" " » circassicus Reitt. Ca. pr. mingrelicus. 

» 2 Strophosomus Stussineri Stierl. Gr. pr. sagitta. 

» 3 Strophomorphus obsoletehispidus Luc. Cref. pr. al- 

barius . 
» » » Œrtzeni Faust Gr. pr. obsoletehispidus. 

» » creticus Faust Cret. pr. Œrtzeni, 
156 2 Ad Liophlœus tessellatus MûU. v. pictus Stierl. G. 

V? Heydeni Stierl. Hi. 
» » Liophl, ophthalmicus Stierl. Carn. pr. tessellatus. 

" » » Kiesenwetteri Stierl. Bnhj. pr. gibbus. 

>. Ad Psallidium spinimanum Reiche v. Kiesenwetteri 

Faust Gr. 
Psall. Reichei Faust Gr. pr. spinimanum. 
'> » Levrati Reiche G»-, pr. Reichei. 

V. rugicoUe Faust. 
" » cumulatum Faust Gr. pr. Levrati. 
>' û » auxiliare Faust Gr. pr. cumulatum. 

» » creticum Faust Cret. pr. auxiliare. 
» 3 » parnassicum Faust Gr. pr. creticum. 

158 2 Minyops planicollis Stierl. Gr. pr. lutosus. 

159 1 Alophus asturiensis Stierl. Hi. pr. singularis. 
» » » Kaufmanni Stierl. Hu. pr. Stierlini. 

» » Hypera circassicola Reitt. Ca. pr. tessellata. 

" 2 B noscidia Faust Gr. pr. Brucki. 

1G2 1 Lixus salicornite Faust Casp. pr. brevipes. 

n n Linnei Faust R. m. pr. ascanii. 
" ■> " amœnus Faust Casp. pr. Linnei. 

3 .. perplexus Faust Crim. pr. pacatus. 
n Larinus syriacus GylL Crim. pr. flavescens. 
sericatus Boh. 

163 » Meleus Starcki Faust Ca. pr. granulosus. 

3 Ad Mel. dolosus Faust v. im munis Faust ^a. 
» » Mel. squamosus Reitt. Ca. pr. dolosus. 

" » « alternans Reitt. Ca. pr. Fausti. 

164 2 Echinomorphus Fvl. n. g. (Echinodes Jacquet, non 

Lee.) Ravouxi Jacq. Ga. m. pr. Microcopes. 
» » Trachodes oblongus Reitt. Ca. pr. ovatus. 

" » » elongatus Reitt. Ca. pr. oblongus. 



— 186 - 

Page 164 col. '2 Lepyrus Ganglbaueri Faust Ca. pr. palustris. 
» 3 Curculio longicollis Tourn. (Marocc. err.) ? Ca. 

» » Ad Pissodes Hercyniai Hrbst syn. interstitiosus Sahlb. 

>i » Ad Dorytomus cethiops F. syn. rufipes Mots. 

morio Mann. 

V. lapponicus Faust.L. 

165 2 Smicronyx kubanicus Reilt. Ca. pr. Erichsoni. 

166 1 Echinocnemus confusus Faust Gr. pr. pugnax. 
» 3 Acalles horridulus Reitt. Ca. pr. Capiomonti. 

167 1 Torneuma Grouvellei Desbr. Alp. mar. Pe. pr. Ray- 

mondi. 
n » » sardeum Desbr. S. pr. Grouvellei. 

168 » Sibinia (Tych.) discicoUis Faust Ca. pr. Schneideri. 
B » I) Œrtzeni Faust Gr. pr. discicoUis. 

M 2 Ad Sib. sericata Tourn. syn. denominanda Faust. 

» 3 Sibin. sericella Faust Gr. pr. meliloti. 

» » sericans Faust Gr. pr. sericella. 

» » exigua Faust Gr. pr. pusilla. 

169 1 » subtriangulifera Desbr. C. pr. phalerata. 

» 3 Mecinus (Gymn.) carinatus Jacobsen Ban. pr. hse- 

morrhous. 

170 1 Cionus caucasicus Reitt. Ca. pr. hortulanus. 
» 3 Ad Orchestes fagi L. v. geniculatus Reitt. Ca. 

V. sanguinipennis Reitt. Ca. 
471 1 Ceutorrbynchus (Allod.) Weisei Reitt. Ca. pr. aspe- 

ratus. 
» 2 n (Cœliod.) siniulans Faust Gr. pr. ruber. 

1) » B » tener Reitt. Gr. pr. congener. 

» » (Rhytid.) filirostris Reitt. Ca. pr. Reitteri. 

172 3 » stachydis Faust /. Ca. pr. viduatus. 

173 » » (Pooph.) subnudus Reitt. Ca. pr. nasturtii. 

174 1 Limnobaris scutellaris Reitt. Ca. pr. T-album. 
)) » » Bedeli Reitt. Ca. pr. scutellaris. 

175 2 Apion phocopus Epp. Gr. pr. flavimanum. 

B 3 n macrorhyiicbum Epp. Gr. pr. penetrans. 

176 2 » longitubus Desbr. //i. pr. seniculus. 

177 » )) provinciale Desbr. Ga. m. pr. vorax. 

» » » andalusiacum Desbr. And. pr. provinciale. 

)i 3 » Fausti Desbr. Ca. pr. simum. 

» RU bipartirostre Desbr. R. m. pr. Fausti. 

» » » distans Desbr. R. m. pr. bipartirostre. 

» n » angustissimum Desbr. Ca. pr. distans. 

» » Auletes Emgei Stierl. Gr. pr. politus. 

178 1 Ad Rhynchites Schnd. syn. Dicranognathus Redt. 

Merhynchites Sharp, 
s » » olivaceus Gyll. syn. pauciseta ^Yasmann. 

» 3 Ad Tropideres albirostris Hrbst syn. planirostris Piller. 

181 1 Ad Tomicus (Hylast.) linearis Er. syn. clavus WoU. 

n M » glabratus Zett. syn. pinifex Fitch. 



— 187 — 

Page 181 col. 3 Ad Crypturgus pusillus Gyll. syn. atomus Lee. 

18'2 1 Cryphalops Reitt. (n. subg.) Lederi Reitt. Ca. pr. 

Taenioglyptes. 
B 2 Ad Ips (Tomic.) austriaeus Wachtl syn. elongatus 

Lœwendal [verisim.). 
» 3 Ad Dryocœtes Eichh. syn. Lymantor Lœwend. 

» » D coryli Perris syn. sepicola Lœwend. (uemim.). 

183 1 Prionus vicinus Jakow.? Ca. pr. coriarius. 

» D Ad Prion. asiaticus Fald. syn. Schaufussi Jak. 

d* Henkei Schfs. 
» » Ad Ergates faber L. syn. opifex Mais. 

» 2 Ad Rhagium inquisitor L. syn. lineatum 01. 

184 1 Ad Brachyta clathrata F. syn. semicincta Drapiez. 
» 2 Ad Cortodera alpina Mén. v. Starcki Reitt. Ca. 

» » Ad Grammoptera ustulata SchalL v. geniculata Kr. 

Hi. m. 
» » Leptura Heydeni GangL T. pr. palUdipennis. 

ustulata Heyd. 
» 3 Ad Lept. V. ochracea Rey syn. Reyi Heyd. 

185 1 Ad Ctenoptera Thoms. syn. Heliomanes Newm. (nom. 

prseocc.) 
» 3 Saphanus Ganglbaueri Brancs. D. pr. piceus. 

» » « Starcki Gangl. Ca. pr. Truquii. 

186 1 Ad Hesperophanes griseus F. syn. senex WoU. 

B 2 Ad Callidium lividum Rossi syn. asperipennis Fairm. 

» » I) alni L. syn. biarcuatum Piller. 

187 1 Ad Clytus clavicornis Reiche syn. crassicornis Muls. 

188 » Ad Acanthocinus Steph. syn. Graphisurus Kirby 

{non Lee). 
» » » costatus F. syn. reticulatus Razoum.(/'o>-/è). 

» Acanth.? hirsutulus Fald. Ca. pr. xanthoneurus. 

» » Ad Liopus nebulosus L. v. dissimilis Pic ^rct. md. 

B )) Liop. caucasicus Gangl. Ca. pr. nebulosus. 

» » >> pachymerus Gangl. Ca. pr. femoratus. 

B B Ad Exocentrus lusitanus L. syn. Stierlini Gangl. 

» Ad Acanthoderes Serv. syn. Psapharochrus Thoms. 
» » Acanthod. modestus Gyll. signo? X notand. 

» 2 Ad Pogonochserus Gemm. syn. Pogonocerus Zett. 

{non Fisch.). 
» Pogon. Plasoni Gangl. Gr. pr. hispidus. 

Il 3 Dorcadion hybridum Gangl. Balk. pr. œthiops. 

» D Ad Dore, fulvum Scop. v. cylindraceum Pieitt. Ca. 

» » » sulcipenne Kiist. syn. basais Kr. 

B Dore, pilosellum Kr. Gr. pr. nigritarse. 

» » » funestum Gangl. Gr. pr. pilosellum. 

189 1 Ad Dore, divisum Germ. v. mytilinense Kr. Gr. 

V. dissimile Gangl. T. 
» » striolatum Kr. syn. obesum Tourn. 

» B Dore. MniszechiKr. Ca, pr. nitidum. 



— 188 — 

Page 189 col. 1 Ad Dore, scabricolle Daim, v? modestum Toiirn. Ca. 
3 Neodorcadion calabricum Reitt. /. pr. Virleti. 

« Lamia? Gennadii Buquet Gr. 

190 1 Ad Iloplosia fennica Payk. syn. punctulata Muls. 

B 3 Ad Tetrops prseusta L. v. Muhlfeidi Muls. Alp. Pe. 

n » Ad Oberea erythrocephala Schrk. v?cinctaGebl.iî.m. 

» » Ad Phytœcia affinis Harr. v. Starcki Reitt. Ca. 

V. circassica Reitt. Ça. 

u n Phyt. pretiosa Fald . Ça. pr. humeralis. 

» » » Merkli Gangl.?r. (Asm?) pr. balcanica, 

» » » speciosa Friv. Ca. pr. Merkli. 

» u .) Boeberi Gangl. Ca. pr. speciosa. 
flavipes Gangl. 

191 1 Ad Oxylia Duponcheli BruU. syn. argentata Mén. 

» 2 Ad Pilemia hirsutula Frœhl. syn. holosericea Fald. 

» » Conizonia alboliiieata Hampe Ca. pr. detrita. 

» » Coptosia compacta Fald. Ca. 

192 3 Labidostomis Œrtzeni Weise Gr. pr. rufa. 

193 2 Clythra laticoUis Weise Gr. pr. Iseviuscula. 

19i 3 Cryptocephalus praticola Weise Crim. Ca. pr. hypo- 

chsericîis. 

195 1 » tardus Weise MR. pr. pini. 

n 3 Ad Crypt. pusillus F. v. viduus Weise G. 

197 1 Pseudocolaspis setosa Schfs. Cret. pr. rubripes. 

198 . 3 Ad Chrysomela v. Gaubili Luc. syn. palliata Suffr. 
.' » » caraifex F. v. Konowi Weise G. 

1. )> • V. depressaFairm. syn. succincta Rob.-Desv. 

199 » Ad Orina cacalite Schrk. v. bohemica Weise. 

200 2 Phyllodecta polaris Schneid. J. Sahlb. Norv. pr. vi- 

tellinte . 

201 1 Luperus cous Weise Gr. pr. Rottenbergi. 
» 2 Ad Lup. niger Gœze syn. luperus Sulz. 

202 1 Galeruca circassica Reitt. Ca. pr. tanaceti. 
. « AdGaler. l'omonoî Scop. v. cretica Weise. 

» 3 Ad Orestia alpina Germ. syn. Grimmeri Grimm. 

203 2 Psylliodes valida Weise Ca. pr. subœnea. 

204 3 Longitarsus Lederi Weise Ca. pr. Linnei. 

206 1 Argopus punctatus Schfs. Ca. pr. brevis. 

207 3 Ad Coccinella 5-punctata L. v. Elberti Flach G. 



CORRIGENDA. 



2 Cicindela literata Sulz. (lege literatus). = arenaria 

Fiissl. 1775. 

1 Cychrus Starcki Reitt. = asneus Fisch. var. 

2 Procrustes Hopffgarteni Kr. z= coriaceus L. var. 
B » Foudrasi Dej. et syn. ^ id. var. 



— 189 — 

Page 2 col. 3 Hydrocarabus v. brevis Dej. = v. complanatus Dej. 
» » » helluo Dej. (dele Bon.) = , id. 

7 » Bembidion velox Er. {non L.) = v. properans Steph. 

14-striatum Thoms. 

8 2 » stomoides Dej. = atroviolaceum Dufour, 

9 3 Perigona WoU. pr. Microus (p. 25) transf . 
» » » fimicola Woll. = nigriceps Dej . 

10 1 Trechus Lallemanti lege Fairm. Pand. 

11 2 Aphsenops Brisouti Ab. = Chaudoiri Bris. 

13 u Chlaenius Borgiae Dej. E. m. sp. pr. 
» » auricollis Gêné. = Borgias Dej . 

» » » viridipunctatus Gceze. = ? vestitus Payk. 

14 3 Anisodactylus pseudoaeneus Dej. =pœciloides Steph. 
(I » » virens Dej. = id. var. 

16 1 Harpalus ovalis Reiche. Th. sp. pr. 
n 3 Dichirotrichus Duv. gen. pr, 

» » Bradycellus ustulatus (dele Gebl. lege Dej.).= obso- 

letus Dej. 

17 1 Stenolophus luridus lege Dej. Er. E. sp. pr. 
n exiguus Dej. = luridus Dej. Er. var. 

» » » luteatus Duft. = ? id. 

19 2 Molops croaticus Rr. = simplex Chaud. 

i« » » alpestris Dej. et syn. A. Gr. sp. pr. 

» » » mêlas Stm. = elatus F. 

D » )> médius Chaud. = ovipennis Chaud, var. 

» 1. » Hopffgarteni Heyd. = V. médius Chaud. 

)) » » promissus Heyd. sp. pr. 

20 1 Pterostichus planiusculus Chaud. =:Peirolerii Heer. 
» » » platypterus Fairm. r= cri status Dufour var. 

» B )i phseopus Ciiaud. et syn. sp. pr. 

» 2 D rebellis Reiche et syn. = ïapinopterus. 

» 3 » creticus Friv. et syn. = id. 

n » » ovicollis Reitt. =i id. 

21 2 » cognatus Dej. et syn. i= id. 
» » D placidus Bosh. = id. 
» » Crisimus Habelm. = id. 

» B Pterost. arcticus Sahlb. et syn. =: arcticola Chaud. 

» 3 Pterotapinus Heyd. cephalates Gaut. et syn. = Ta- 

pinopterus. 

22 1 Adelosia nivicola Mén. et syn. =: Pterostichus (Arach- 

nidius). 

23 2 Laîmostenus amethyslinus Dej. = janthinus Duft. 
H D » Sturmi Schfs. /l. sp. pr.? 

2i n Calathus peltatus Kol. = ? mollis Marsh. 

» » Taphria Dej . lege Latr. 

25 1 Platynus alpestris Heer. = MiUleri Hrbst. var. 

26 • Lebia holomera Chaud. E. m. = m. humeralis Dej. 
» 2 Cymindis acutangula Chaud. = coadunata Dej. 

» » » limbatella Chaud. = id. 

Revue d'Entomologie. — Juillet 1889. 14 



— 190 — 

Page 2G col. 2 Cymindis ÂubeiTourn. = coadunata Dej. 

homagi'ica Fairm. var. c, 
.) D u Chevrolati Perez. = monticola Chevr. 

3 Dromius Ramburi Brul. et syn. =^ Metabletus. 

28 2 Nolerus crassicornis MûU. et syn.=: clavicornisDeg. 
n » M semipunctatusEr. (dele F.). ^sparsus Marsh. 

E. sp. pr. 
» 3 Bidessus coxalis Sharp. = saucius Desbr. 

B )( » dehcatulus Schaum. ■:== minutissimus Germ. 

29 1 Cœlambus iiigrolineatusKunze. r= parallelogrammus 

Ahr. var. Ç. 
D 2 Deronectes Fairmairei Lepr. et syn. sp. pr. 

» D « bombycinus Lepr. = Fairmairei Lepr. 

» 3 Hydroporus 4-strialus Eschs. = griseostriatus Deg. 

(reclè.). 

30 1 Ad Hydr. bimaculatus Duf. syn. dorsoplagiatus 

Fairm. {non Seidl.). 
» n Hydr. insularis Sharp. = memnonius Nie. var. 

n )) » ReveliereiSh. = V. insularis Sh. 

» D i. neuter Fairm. = nivalis Heer. 

» » B melanocephalus Marsh. ^pubescensGyll.(/'ûJ'<e). 

n ï B maurus Sh. = discretus Fairm. 

» 2 i> nigriceps Schamii. = planus F. var. 

B » B venator Sh. sp. pr. 

» s n pyrenaeus Wehnck. =: morio Gemm. Har. 

s )) n morio Gemm. Har. E. h. P. sp. pr. 

B » >. atricepsCrolch. = morio Gemm. Har. Sh. 

» » » geniculatus Thoms. = tartaricus Lee. 

nigellus Mann. 
» » )) opacus Wehnck. = tartaricus Lee. var. Ç 

{verisim.). 
» 1. » vittulaEr. et syn. sp. pr. 

)i 8 ionicus Miller et syn. sp. pr. 

)) )) B derelictus Clark. = erythrocephalus L. 

)) » » estrellensis Schfs. = palustris L . 

n 3 » celatus Clark. Seidl. = longulus Muls. Seidl. 

(deleRey). 
» » » nevadensis Sh. = id. 

31 » Rhantus Grapei Gyll. ad subg. Colymbetes Seidl. 

{non Clairv.)ref. 

32 1 Cymatopterus groenlandicus Aube. = dolabratus 

Payk. var. 
» i> » striatus Aub. lege 01. Aube. 

)- ». Dytiscus V. 9 circumductus Serv. r= v. conformis 

Kunze. 
Il » "> circumscriptus Lac. =circumcinctus Ahr, v. 9. 

B » » dubius Gyll. = v. 9 circumscriptus Lac. 

» » » v. 9 perplexus Lac. =:v. $ dubius Serv. 

» 2 Graphoderes Eschs. = Hydaticus Leach (sectio). 



— 191 — 

Page 32 col. 2 Hydaticus zonatus Hoppe. = cinereus L. var. 

B » u Sahlbergi Seidl. — zonatus Hoppe subvar. 

» n » verrucifer Sahlb. = id. subvar. ^ ■ 

» 3 Gyrinus dele Geoffr. lege MûUer. 

» » » striatus Aube lege Lac. Aube. 

') » » bi(folor dele Payk. lege F. 

» » angustatus Aube. = elongatus Aube. 
)) » opacus Sahlb. = marinus Gyll. 
» » Hydrochus sibiricus Mots. = elongatus Schall. var. 

33 1 » kirgisicus Mots. ;= angustatus Germ. var. 
» » • bicolor Rey. = angustatus Germ. 

» I) » impressus Rey. =nitidicollis Muls. 

" » Ochthebius fuscipalpis Rey. r= metallescens Rosh. 

» » » meridionalis Rey. = marinus Payk. 

" 2 Hydrajua subdeficiens Rey. = riparia Kug. 

» » » emarginata Rey. = gracilis Germ. var. 

» » » monticola Rey. =i gracilis Germ. 

» » Helophorus pyrenaîus Kuw. = rufipes Bosc. 

» 3 » frigidus Graells E. = aquaticus L. var. 

1) 1) » œqualis Thoms. =i v. frigidus Graells. 

» » » Milleri Kuw. r= aquaticus L. var. (Œrtzen). 

villosus Kûst. 

» 1) M Mulsanti Rye. sp. pr. 

dorsalis Muls. 

D » » Erichsoni Bach. ^= minutus 01. 

» » » affinis Marsh. = id. 

») » crenatus Rey. Ga. G. sp. pr. 

» » B asperatus Rey. = crenatus Rey. 

» 1) » obscurus Muls. (var.) lege seneipennis ïhoms. 

;) » arcuatus Muls. = id. 

» » » 4-signatus Bach. = dorsalis Marsh. 

)i 1) » Demoulini Mathieu. = feneipennis Th. 

)i » » discrepans Rey. = granularis L. 

B ). " nivalis Th. lege Th. Rey. 

)) » pallidulus Th. =: nanus Stm. 

34 1 Berosus fulvusKuvv. = spinosus Stev. 

'j 3 Helochares nielanophthalmus Muls. lege? Hi. 

35 1 Limnobius oblongus Rey. = picinus Marsh. 
» i> B punctillatus Rey. = myrmidon Rey. 
n 2 Cercyon arenarius Rey. Md. sp. pr. 

36 1 Parnus Fabr. = Dryops 01. (rectè). 

» B UryopsLeach. = Pomatinus Stm. {id.). 

» )y Parnus auriculatus Fourc. 01. = auritus Gœze. 

o » Limnius Mûll. — - Helmis Latr. 

.) B Limnius auct. = Ulimnius Gozis. 

n 2 Lareynia lege Lareyniea. 

» Latelmis Reitt. — Dupophilus Muls. 
)i D Esolus subparallelus Fairm. = Ulimnius tuberculatus 

Mûll. 



— 192 - 

36 col. 2 Dupophilus insigais Reitt. = brevis Muls. 

37 1 Heterocerus minimus Kiesw, dele Ga. lege Ca. 

39 3 Dinarda dele Lac. lege Steph. 

D » Myrmedonia Er. — Zyras Steph. 
Pella Steph. 

40 u Chilopora Kr. = Ischnopodâ Steph. 

41 "2 Homalota planifrons Wat. — debiUcornis Er. 
D >• » microptera Th. = micàns Rey 2 • 

» ») 1 crassicornisGyll. Th. (non F.).=granigeraKsw. 

» » » Letzneri Epp. = micans Rey. 

» » » micans Rey. H. Ga. sp. pr. 

» » » silvicola Fu.ss et syn. = hypnorum Ksw. 

» » » hypnorum Th. = id. 

44 1 Sipalia Thoms. = Usipalia Gozis. 

Pseudosipalia Seidl. 

45 » Thectura polita Rosh. sp. pr. 

D » » sericophila Baudi et syn. = polita Rosh. 

» 3 Ox}'poda picea Maekl. = Homalota pygmeea Grav. 

46 i » prœcellens Epp. =z rufa Kr. 

» 2 :. subrugosa J. Sahlb. =fusculaRey. 

47 1 Gyrophœna bihamata Thoms. E. Ca. sp. pr, 
11 » Brachida notha Er. = exigua Heer. 

» 2 Microcera dele Thoms. lege Mann. 

4S » Tachyporus tlavipes Meekl. = formosus Matth. 

*' =» » ruficeps Kr. et syn. =-■ abdominalis Fabr. Gyll. 

Er. 

B 3 Bolitobius lunulatus dele Gyll. lege Mann. 

50 1 Quedius punctatellus Heer Alp. sp. pr. 

53 ,) Philonthus politus F. (non L.). lege fuscipennisMann. 

55 » Lathrobium lusitanicum dele Gr. lege Er. 

» 2 Aledon oppidanus Kr. = dilutus Er. (SeidlUz). 

>' » Kellneri Kr. =ripicola Kr. 

" '^ » castanopterus Kr. = nigritulus Er. 

» « • politus Quedf. (non Sharp). = Quedenfeldti 

2 Sunius neglectus Mserk. — gracilis Payk. var. 
» » misellus Rey. = v. neglectus Mcerk. 

» 3 Paîderus gregarius Scop. = riparius L. 

59 1 Bledius erythropterus Kr. = m. fracticornis Payk. 
» 3 Oxytelus rugosus dele Gr. lege F. 

60 1 Carpalimus dele Steph. lege Thoms. Rey. 

» 3 Thinobius brevicollis Rey. = major Kr. (non Rey). 

• » » bi'unneipennis Kr. m hnearis Kr. var. 

61 1 Compsochilus Kr. := Planeustomus Duv. 
» » Syntomiura dele Er. lege Curtis. ' 

62 » Olophrum alpestre Er. = alpinum Heer. 

63 » Xylodromus Heer lege Thoms. 

» » Etheothassa Thoms. = Xylodromus Heer. 

» 2 Homalium subrugatum Rey. = distincticorne Baudi. 



56 



— 193 — 

Page G3 col. 3 Anthobium angustatum lege angustum, 

64 2 Olisthaerus Er. lege Olistherus Heer. 

65 1 Batrisus dele Aube lege Laporte. 

» B y> Delaportei lege Laportei. 

» 2 Bryaxis Guillemardi Saule, sp. pr. 

D . » gibbera Baudi. = paludosa Peyron (Baudi). 

a 3 I) longispina Reitt. È. m.=z Helferi Schmdt. var. 

» » » tuberiventrisRaffr..etsyn. = hsematicaReichb. 

{Raffray). 

66 B Bythinus blandus Reitt. = latebrosus Reitt. 

67 1 Tychus colchicus Saule, sp. pr. 

D n » dichrous Schmdt. et syn. =: niger Payk. var. 

» 2 Aphiliops Schmidti Mserk. r= Trimium. 

68 l Faronus telonensis Fairm. — Lafertei Aube :•. 

» 3 Euthi'a linearis Muls. Rey. £r. Ga. G. Hu. sp. pr. 

» D 1) clavata Reitt. =r linearis Muls. Rey. 

y> » Megaladerus lege Megaloderus. 

D D Cepiiennium maritimum Reitt. --^ niceeense Reitt. 

[Baudi). 

B » Nanophthalmus Mots. gen. pr. 

69 2 Neuraphes latitans Saule, dele Bi. m. lege Hu. Tr. 
» B Scydmsenus Raudii Reitt. = Kunzei Gêné var. 

» 3 Euconnus alcides lege Alcides. 

70 1 I) Pandellei Fairm. = oblongus Stnn. 
B 2 Ma.stigus pilifer Kr. = Heydeni Rott. v. cf. 

71 3 Ad Catopomorphus arenarius Hampe syn. colchicus 

Weise (err. Lederi Weise). 
» • Catop. Marqueti Fairm. ad n. g. Attiscurra Gozis réf. 

» n Choleva Sturmi Bris. sp. pr. 

72 » Phosphuga polita Sulz {rectè). 

« )) Xylodrepa 4-punctata dele L. lege Schreber. 

76 2 Neuglenes (Ptin.) testaceus Heer. = limbatus Heer. 
B • Clypeaster Latr. (nom. praeocc). = Parmulus Gund- 

lach. 
B » Parmulus rhenanus Reitt. =: nanus Muls. [Rey). 

» 3 Gleosoma lege Glaeosoma. 

77 1 Phalacrus coruscus (dele Payk. lege Panz.). — fime- 

tarius F. 
» » » Brisouti Rye. = fimetarius F. var.? 

» >i B intermedius Hochh. =: id. var. 

» B Olibrus flavicornis Stm. E. md. m. sp. pr. 

B 2 » discoideus Kûst. = affinis Stm. 

» » » helveticus Rye. = flavicornis Stm. 

» » Lnberogosmus Pieitt. gen. pr. (fasciatus Kol.). 

I) » Triplax melanocephala Lac. {)wn Latr.). := Marseuli 

Bedel. 

78 1 Hylsea dalmatina Kaufm. et syn. = rubricoDis Germ. 
» 2 Symbiotes Redt. — Microchondrus WoU. 

» w Âlexia Steph. = Hygrotopliila Champion. 



— 194 — 

Page 78 col. 3 Alexia hellenica Reitt. = corcyrea Reitt. var. 
80 » Holoparamecus i. sp. lege Calyptobium Aube. 

» Calyptobium Aube (Villa i>i litt.) lege Holoparamecus 

i. sp. 

82 1 Corticaria angusta Aube et syn. sp. pr. 
» 2 D ferruginea dele Marsh, lege Gyll. 

» 3 » truncatella Mann. =; fulvipes Com. var. 

D )) Litargus bifasciatus F. = connexus Fourc. 

83 1 Anomaeocera dele Shuk. lege Shuck. 

» 3 Epuraîa (Omos.) Skalitzkyi Reitt. = limbata F. var. 

» » » laricina Mots. sp. pr. 

84 1 » carpatlîica Reitt. sp. pr. 

» » » suturalis Reitt. sp. pr. pr. longula Er. transf. 

» » Nitidula bipustulata L. = bipunctata L. 1758. 

1) » » flexuosa dele F. lege Oliv. 

» 3 Meligethes anthracinus Reilt. = anthracinus Bris. 

» » moraviacus Reitt. sp. pr. 

85 l '> morosus Er. sp. pr. 

B D » œstimabilis Reitt. sp. pr. 

i> 3 Cychramus fungicola Heer. = 9 luteus F. (Sharp). 

» B Librodor dele Gozis lege Reitter. 

86 1 Rhizophagus Gyllenhali Th. = parallelicoUis Gyll. 

(Sahlb.). 
» » Nemosoma corsicum Reitt. = elongatum L. var. 

87 3 Rhysodes sulcatus F. et syn. ad n. g. Epiglymmius 

Lewis réf. 
i> » Clinidium trisulcatum Germ. = canaliculatum Costa. 

88 2 Psammœchus lege Psammœcus. 

« 3 Nausibius dentatus Marsh. = clavicornis Kug. 1794 

(Cucuj.). 

89 » Hadrotoma sicula Allard. = variegata Kiist. 
a » Tiresias Steph. — Ctesias Steph. 

90 1 Anthrenus albidoflavus Reitt. = minor WoU. 

claviger ^Voll. (non Er.). 

91 » Hololepta plana dele Fuessl. lege Sulzer. 

92 D Carcinops minimus Aube. = picipes 01. 

» Hetserius grandis Reitt. et cset. sp. (except. sesqui- 

cornis) ad n. g. Sternocœlis Lewis refer. 

.; o » ferrugineusOl. legesesquicornis Preyssl. etsyn. 

93 2 Lucanus v. capreolus dele Sulz. lege Fuessl. 

94 1 Gymnopleurus GeoPfroyi dele Sulz. lege Fuessl. 

100 2 Anisoplia scytha Mots. sp. pr. 
» » » lanuginosa Er. sp. pr. 

" B » armeniaca Kr. = Faldermanni Reitt. 

» 3 Anoniala vagans Er. = 4-punctata 01. 

» » Pentodon subdilatatus Mots, et syn. sp. pr. 

101 1 Oxythyrea Muls. = Leucocelis Burm. 

» » Leucocelis longula Desbr. = cinctella Schaum. 

1) » Heterocnemis Albers gen. pr. 

» Paleira Reiche gen. pr. 

» 2 Epicometis Burm. gen. pr. 

» ■ B )) squalidaScop. (dele L.). = hirta Poda var. 



— 195 — 

Page 101 col. 2 Epicometis crinita Charp. Gr. Lu. sp. pr. 
Reyi Muls. 
» » Getonia (^Eth.) squamosa Lefebv. (dele Gory). I. m. 

pr. hungarica transf. 
» n » opacaF.etsyn.adsubg. Pachnoda Burm. refer. 

» •> » sibirica Gebl. E. or. = squamosa Lefebv. var. 

" • sardoa Gory pr. squamosa Lefebv. transf. 

" 3 . trojana Gory Gr. = squamosa Lefebv. var. 

" a )> Godeti Gory. =: v. sibirica Gebl. 

» » » sternohirta Seidl. -- metallica Hrbst. var. 

104 1 Acmseodera postverta lege postversa. 

» » » cylindrica auct. (dele F.). = convolvuli Waltl. 

» » " acuminipennis Lap. = id. 

» » » 18-guttata Piller. — degener Scop. (Eiat.). 

» » » dermestoides Friv. =:farinosa Reiche sp. pr. 

105 3 Trachys triangularis dele Lac. lege Mars. 

106 1 B triangularis Lac. {rectô). 

Pandellei Fairm. 
» » Throscus modestus Weise. = v. Bonvouloiri Desbr. 

» » Drapetes mordelloides Host. =: biguttatus Piller. 

» 2 Hylochares unicolor Latr. — dubius Piller. 

107 3 Betarmon bisbimaculatus Schh. = 4-maculatus F. 

» » Cryptohypnus lege Latr. Eschs. — Hypnoidus Steph. 

» » Hypnoidus gracilis Muls. et syn. =: maritimus Curt. 

108 1 Cardiophorus curtulus Muls. = ebeninus Germ. 

109 » Athous sylvaticus Muls. = laîvistriatus Dufour. 

110 » Tactocomus Kiesw. == Prosternon Latr. 

» 2 Agriotes brevis Cand. = sputator L. var. 

112 D Eubria dele Redt. lege Latr. 

113 1 Luciûla pedemontana lege Bon. Mots. 

" 2 Podabrus obscuripes J. Sahlb. = lapponicus Gyll.var. 

" » Telephorus lege Thelephorus. 

3 Cantharis fibulata Mœrk. = albomarginata Mssrk. 

» » maculicollis Steph. = v. liturata Fallen. 

114 1 » franciana lege Franciana. 

)) » » ha3morrhoidalis Thoms. = ? figurata Mann. 

» » Hhagonycha angularis Sahlb. = v. rufotestacea Letzn. 

') 2 femoralis Brull. dele Redt. 

1) » » fugaxMann. F. G. b. sp. pr. 

femoralis Redt. 

115 1 Apodistrus Reitt. == Podistrina Fairm. 

» » Malthinus facialis Thoms. = glabellus Kiesw. var. 

1) 1' Malthodes sanguinolentus dele Fall. lege Gyll. 

.) » « distans Tlioms. = fibulatus Kiesw. 

116 3 Malachius cœruleus Er. = abdominalis F. var. 
119 1 Pseudodasytes Muls. = Hapalogluta Tiioms. 

» Psilothrixnobilis Kiesw. (dele IlL). =^ cyaneus 01. 
2 Haplocnemus rufitarsis Sahlb. = tarsalis Sahlb. 
« I) chlorosomaLuc. = cupreus Luc. 



— 196 - 

Page 119 col. 3 Julistus Kiesw. — Trichoceble Thoms. 

120 1 Danacea lege Danacsea. 

2 Tillus rubrofasciatus Kol. = Opilo taeniatus Klug. 

» 3 Cleroides Scha^fï. = Clerus MûUer. 

« n Clerus Geoffr. lege Trichodes Herbst. 

121 1 Trichodes ammios F. sp. pr. 

1» » » atticus Chevr. j= sipylus L. 

» » » flavocinctus Spin. = ? id. 

» » Opetiopalpus hybridus Baudi. = bicolor Lap. 

» ^) Dermestoides Schgeff. lege Orthopleura Spin. 

» 2 Elateroides Schasff. lege Hylecœtus Latr. 

» 3 Niptus crenatus F. et syn. E. sp. pr. 

12-2 1 Ptinus sycophanta 111. = ? bldens 01. 

» 2 Episernus thoracicus dele Muls. lege Gozis. 

3 3 Anobium denticolle Thoms. lege Sahlb. Thoms. 

D » » fulvicorne Thoms. — fulvicorne Stra. 

123 1 Anobium Reyi Bris, et syn. = Oligomerus. 
» » Xestobium tessellatum dele F. lege 01. 

11 » Ernobius explanatus Mann. sp. pr. 

» B » frigidus Thoms. = explanatus Mann. 

» 2 » consimilis Rey (dele Muls.). = mollis L. 

» » » tarsatus Kr. et syn. = id. 

D » 1) parvicoUis Rey (dele Muls.). sp. pr. 

» » » microtomiis J. Sahlb. = longicornis Stm. 

)> D Ptilinus dele GeofTr. lege Millier. 

» 3 Trachelobrachys Gemm. = Xyletinus Latr. (sectio). 

a B Calypterus (lege Muls.God.). = id. (id.). 

1. .( Xyletinus ornatus Germ. et syn. pr. bucephalus 111. 

transf. 

» 1) D oblongulus Rey (err. oblongus). = laticollis 

Duft. (verisim.). 

» » D flavipes Lap. = laticollis Duft. 

» » n holosericeus Dufour. =: id. 

124 i> Apate Fabr. = Ligniperda Pallas. 

125 2 Gis hispidus Gyll. (non Payk.). = hirtus Fvl. 
127 1 Tentyria gaditana dele Sol. lege Rosh. 

» 2 » oblonga Tausch. dele Hi. lege Ca. 

12H 1 Helenophorus lege Elenophorus. 

129 2 Asida pygmtea lege Ramb. Rosh. 

» » » hesperica lege Ramb. Perez. 

h » » oblonga lege Ramb. AU. 

n » » elongata lege Ramb. Perez. 

• 1) » Reichei AU. ^Cardonas Perez. 

D 1) » cincta lege Ramb. Rosh. 

» 3 » liebes Rosii. = minuta Ramb. 

» » D inquinata lege Ramb. Rosh. 

n » » marginicollis lege Ramb. Rosh. 

» » » Clementei Perez. = Solieri Ramb. 

» I) » dubia lege Ramb. Ail. 

» » D gaditana Ramb. dele in litt. 



- 197 — 

Page129 col. 3 Asida crassicollis Fairm. = Moree Ferez. 

•130 1 Pimelia angusticoUis Sol. = PayraudiSol. var. 

D s 1) distincta Sol. = bcetica Sol. var. 

» 2 D cribra legs cribrata. 

» » » hispanica Sol. =: rotundata Sol. 

131 » Dendarus nevadensis Pioch. = elongatus Muls. 

133 3 PhyletuslegePhylethus. 

D » Alphitophagus 4-pustulatus Steph. et syn. = bifascia- 

tus Say. 

I3't 1 Corliceus ferrugineus Creutz. E. sp. pr. 

» s I) piniPanz. = ferrugineus Creutz. Muls. 

D » ■ rufulus Rosh. et syn. = id. (minor). 

» 2 Alphitobius diaperinus Panz. = piceus 01. 

137 s Eryx Steph. (nom. prfeocc.). = Prionychus Sol. 

13S I) Mycetoma suturalis Panz. = boleti Scop (Tenebr.). 

140 3 Anthicus fumosus Lucas. =^ bicolor Lucas. 

141 '2 Pyrochroa purpurata Mûll. = serraticornis Scop. 
» i> Mordella perlata dele Sulz. lege Fûssl. 

143 1 Meloe hiemalis Gredl. = autumnalis 01. 

» » D carnicus Katter. = id. var. 

I» 2 » prolifericornis Mots. =• violaceus Marsh, var. 

» » Cerocoma dele Geoffr. lege MûUer. 

» » » obscuripes Mots. = Dahli Kr. var. 

\W 1) Salpingus auct. (non Gyll.). = Sphteriestes Steph. 

» D Sphœriestes viridipennis lege Latr. Steph. 

1.50 B Brachyrrhinus pimelioides 01. = morio F. 

» B D lirus Schh. et syn. = id. 

151 » Peritelus (Meira) Damryi Tourn. = latiscrobs Desbr. 
» ■>■> B » distinguendus Tourn. = id. 

» » Holcorrhinus metallicus Desbr. z= Omias indutus 

Ksw. (non SeidL). 

» » Mylacus indutus Ksw. = Omias pr. metallescens. 

152 » Metacinops illustris Stierl. — rhinomacer Kr. var. 
» B Polydrosus tibiellus Desbr. =^ armipes BruU. var. 

153 1 » gracilicornis Kiesw. = Conocetus bardus Gyll. 
» » Conocetus grsecus Stierl. = id. 

)) D » gracilis Stierl. = marcidus Ksw. (Polydr.). 

154 » Omias inflatus KoI. = strigifrons Gyll. 
» » » rugifrons Hochh. = id. 

» 3 Strophosomus (Nelioc.) Danieli Stierl. = Barypithes 

subnudus Fairm. 

155 2 ijitona hirsutus Desbr. C. sp. pr. 

laticeps Stierl. 

156 1 Trachyphlœus maritimus Rye sp. pr. 

» 2 Liophlœus hungaricus Tourn. = ? v. pulverulentus 

Gyll. 

» » » quadricoUis Tourn. =:: tessellatus Mûll. var. 

» o » robusticornis Tourn. = v. ovipennis Fairm. 

» » B laticoihs Tourn. =■ v. chrysopterus Boh. 



— 198 - 

Pagel56 col. 2 Liophlœus Herbsti Gyll. = gibbus Boh. 
» » » obsequiosus Gyll. =r ici. 

» I) D lentus Germ. =: id. var. 

» » •' Kirschi Tourn. — Nastus nubeculosus Schh. 

» » » nubeculosus Schh. ::= Nastus pr. humatus. 

■> » Psallidium lege Psalidium. 

-158 3 Dichotrachelus v. ? arbutus lege Tourn. Seidl. 

160 2 Myorrhinus lepidus BruU. et syn. ad n. g. Haptomerus 

Faust refer. 
» » Schneider! Kirsch. id. 

162 1 Lixus inops dele Boh. lege Schh. 

» » » subulipennis Boh. pr. pacatus transf. 

" » « ascanii lege Ascanii. 

» 2 » cribricoUis Boh. pr. perplexus transf. 

» 3 Ileomus Schh. = Lixus Fabr. (sectio). 

163 1 Larinus morio Gyll. — brevis Herbst (verisim.). 
n B . » leuzea3 Fabre sp. pr. pr. jacese. 

» )) ursusF. = vittatus F. 1781. 

2 Anisorrhynchus bajulus 01. = barbatus Rossi. 
» 3 Trysibius Schh. = Liparus 01. 

» » » grsecus BruU. sp. pr. 

" » » punctipennis BruU. ^ greecus BruU. var. 

« " » intermedius Waltl. = grsecus BruU. (ver/*i m.). 

» " • » Olivieri Boh. = id. 

>) Meleus difticilis Faust C'a. sp. pr. 

Schneider! Reitt. 
» D B grusinus Reitt. =:= caucasiens Desbr. var. 

164 » Pissodes Harcyniœ lege Hercyniœ. 

165 1 Eteophilus lege Iteophilus (5erf<3i). 

167 » Torneuma sardeum lege sardoum. 

» )) Magdalis cœruleipennis Desbr! = ? violacea L. 

» M I) cyanea Seidl. = .' violacea L. 

168 u Sibinia (Tych.) trivirgata Desbr. =: astragali Becker. 
" 2 » carinicollis Tourn. := Morawitzi Becker. 

169 3 Mecinus (Gymn.) carinatus Jacobsen. = m. pascuo- 

rum Gyll. 

171 2 Ceuthorrhynchus (Cœl.) Hoffmann! Weise. — pudicus 

Rott . 

172 1 c Crotchi Bris. = quercicola Payk. var. 

173 3 Baris nitens F. = timida Uossi. 

177 1 Apion melancholicum Wenck. =hydropicum Wenck. 

hadrops Thoms. 
» 2 » distinctirostre Desbr. := cruentatum Walton 

(verisim.) 
I) 3 Auletes basilaris Gyll. ^= nigrocyaneus Waltl. 

» » Tessoni Muls. = id. 

180 » Mylabris bipunctatus Sulz. = pisorum L. (verisi>'i.). 

181 1 Polygraphus grandiclava Thoms. = polygraphus L. 

182 2 Thamnurgus euphorbia?. dele Kïist. lege llandschuch. 

183 1 Prionus dele Fabr. lege MliUer. 

» 2 Tragosoma depsarium lege depsarius. 

» 3 Oxymirus testaceus Gredl. = V. VerneuUi Muls. (err. 

Verneuh). 
» » Stenocorus dele Geoff. lege Stenochorus MiiU . 



— 199 — 

Page 183 col. 3 Stenocorus insitivus dele Fald. lege Germ. 
» » « quercus dele Gœze lege Gœtz. 

184 2 Leptura 6-guttata dele Scfhall. lege F. 

» » litigiosa Muls. =: Steveni Sperk, 
» biscarinata lege bicarinata. 
» I) » hybrida Rey Ga. h. À. P. sp. pr. 

>. )) u V. unipunctata Heyd. lege v. impunctata Heyd. 

I, » » picticornis Reitt. = pallens Brull. 

» » " pallidipennis Tourn. sp. pr. 

11 D ustulata Mén. = ? fulva Deg. var. 

Menetriesi Gangl. 
» 3 » oblongomaculata dele Hi. lege Si. 

» » Alosterna (lege Allosterna.) = Grammoptera Serv. 

1) n » chrysomeloides Schrk. = tabacicolor Deg. 

» I. D V. subvittata Reitt. = V. bivittis Mots. 

11 11 talyschensis Reitt. =- scapularis Heyd. var. 

u » Strangalia auct. lege Ser ville. 

185 1 Molorchus F. 1792. = Necydalis L. 
» » Necydalis ulmi Chevr. 1838. sp. pr. 

» » » Panzeri Har. et syn. = ulmi Chevr. 

B » Molorchus auct. = Csenoptera Th. (err. Cœnoptera). 

» 2 Ctenoptera v. Schmidti Gangl. = KiesenwetterUMuls. 

var. 
» » Stenoplerus dele Oliv. lege Steph. 

» 1) 1) prseustus F. = ater L. cf. 

Il 3 Leptidea miniata lege minuta. 

B » Saphanus Truquii dele C«. 

180 i Criocephalus polonicus Mots. =? férus Kr. 

I) » I) epibata Schioîdt. 1864. — férus Kr. 1863. 

a » Tetropium auct. = Criomorphus Muls. 

I) 2 Galiidium v. Sellœ Kr. ^=: v. melanocephaluni Ponza. 

I) I) » abdominale Bon. = pusillum F. 

» • » unifasciatLim 01. = fasciatum Villers. 

Il » Rhopalopus caucasiens Desbr. = ? clavipes F. 

" 3 « Fischeri Kryn. = hungaricus Hrbst. 

« . • insubricus Germ. et syn. sp. pr. 
I) » Semanotus coriaceus Payk. et syn. = Galiidium. 

187 1 Clytus gazella F. — arietis L. (rectè). 

» » Anthobacus lege Anthoboscus. 

« Clytus nigrofasciatus Gœze. = varius Millier. 

verbasci L. Muls. 
» • Herbsti Brahm. E. sp. pr. 

verbasci Thoms . 
sulfureus Schaum. 
v. Faldermanni Fald. 
» ■> » legyptiacus Lap. = aîgyptiacus F. 

)> Il )) Irifasciatus F. E. m. sp. pr. 

)) Il » massiliensis L. 1767. i=: sarlor Millier 1766. 

)' » » Pelletieri lege l.epeletieri. 

» 2 Anaglyptus caucasiens Mots, et syn. = 6-guttatus 

Adams . 



— 200 — 

Pagel87 col. 3 Purpuricenus ephippium Stev. R. m. sp. pr. 

» • 1) budensis dele Goeze lege Gœtz. 

» » » Desfontainesi F. ad subg. Slenioplistes Guér. 

réf. 

» » Cerambyx nodulosus Germ. = miles Bon. 

1» » » nodicornis Kûst. E. m. or. sp. pr. 

nodulosus Gangl. 

» » » intricatus Fairm. = dux Fald. 

» » » nodosus Muls. = id. 

188 2 Pogonochaarus dele Latr. lege Gemming. 

» ') » bidentatus Thoms. -= hispidulus Piller. 

)/ » Parmena dele Latr. lege Serville. 

» i> D pilosa BruU. = pubescens Daim. var. 

« » » bicincta Kûst. sp. pr. 

» I) » algirica Luc. = pubescens Daim. var. 

« D » Solieri Muls. et syn. sp. pr. 

^1 » Dorcadion dele Dalman lege Fischer. 

» 3 D Kraatzi Tourn. = v. axillare Kiisl. 

» .) » V. Brenskei Gangl. dele G. lege Gr. 

189 i » Krïiperi Gangl. T. sp. pr. 

» I) » Parnassi Kr. = minutum Kr. var. 

» » >) granigerum Gangl. = divisum Germ. var. 

» 3 » annulicorne Chevr. = Chevrolati Gangl. 

n » » nudum Kixst. pr. lugubre transf. 

» 1) Heropbila Muls. = Dorcatypus Thoms. 

» " Moiiochammus dele Latr. lege Steph. 

» » u Rosenmûlleri Ced. = sartor F. var. 

190 l Mesosa Serv. = Haplocnemia Steph . 

Aphelocnemia Steph. 

» » Haplocnemia nubila dele 01. lege Gmel. 

)> » Calamobius gracihs Creutz. = filum Rossi. 

» » Agapanthia acutipennis Muls. — villosoviridescens 

Deg. var. 

» D » pyrensea Bris. = villosoviridescens Deg. 

» 2 » lineaticoUis Don. = id. 

» 1) » annularis dele Muls. lege 01. 

» :• » cjanea Hrbst. lege violacea F. 1775. 

» » » cyanea Daim, lege cyanelia. 

D 3 Oberea bipunctata Panz. dele H. lege A. 

n Phytœcia Argus Frœl. J. Hu. sp. pr. 

» « a V. Blessigi Moraw. = Faldermanni Fald. var. 

191 1 I) virescens F. = cserulescens Scop. 
» » » flavicans Muls. = tlavescens Muls. 
B 3 Ilœmonia zosterse F. = mutica F. (Rhag.). 

192 2 LemaFabr. = Crioceris Miïll. 
» » Lema auct. = Ulema Gozis. 

» » Crioceris dele Geoffr. lege Millier. 

193 3 Coptocephala 5-notata Lef. = Scopolina L. var. 
» » >) floralis 01. = Macrolenes ruficoUis F. 



— 201 — 

Page 193 col. 3 Coptocephala bistrimaculata Kûst. Hi. sp. pr. 
floralis Lac. 

194 1 Cryptocephalus dele GeofTr. lege Mûller. 

195 3 » raphaelensis Gautier. = pusillus F. 

199 2 Chrysomela margarita 01. (err. Margarita).=:? varians 

Schall. 
201 1 Luperus^dele Geoffr. lege Mûller. 

203 3 Haltica indigacea Steph, (err. 111.). = lythri Aube. 

208 2 Halyzia v. nigra Croiss. = Coccinella v.impustulataL. 

209 1 Chilomenes (dele Chevr. lege Muls.). = Cydonia Muls. 



DELENDA. 



17 1 Stenolophus Chevrolati Gaubil (fais, insect. seu fais. 

patria) . 

26 » Lebia v. Poupillieri Chevr. (ex Algiria) . 

27 3 Brachynus v. obscuricornis Godet (uom. ined.). 

30 2 Hydroporus v. piceus Stm. (= fuscipennis Scliaum). 

31 » Platambus Seidlitzi Fvl. et syn.(eTurcia asiat. Merkl). 
34 » Crenophilus Mots, (descript. nuUa). 

41 1 Ischnopoda Steph. (false citât.). 

50 t> Quedius pediculus Nordm. (— capucinus Grav. sp. 

amer.), 

61 3 Phlœopterus Mots. (nom. ined.). 

71 » Gholeva angustata F. (sp. incert.). 

77 2 Stilbus Baudueri Tourn. (nom. ined.). 
» » hispanicus Tourn. (id.). 

» » Triplax cyanescens Bedel (e Barbaria). 

78 3 Alexiapilosissima Friv. (sp. pr. ex Asiamin.). 
82 2 Corticaria fenestralis L. (sp. incert.). 

86 1 Temnochila (Trog.) v. tristis Muls. {Si. err. — sp. 

Amer, centr.). 

» 2 Leperina Er. (gen. pr. exot.), 

89 » Attagenus sericeus Guér. (unifasciatus Fairm. — ywn 
lobatus Rosh.) (ex Africa sept.). 

92 1 Hetgerius ferrugineus 01. (sp. dub. non Hetaerius). 

100 2 Anisoplia pallidipennis Gyll. (ex Algiria). 
» » D tenebralis Burm. (ex Asia min.). 

» » Phyllopertha Ganglbaueri Reitt. (incert. patr. — ? Asia 

min.). 

101 » Cetonia funebris Gory (e Persia) . 

114 1 Rhagonycha barbara F. (ex Algiria, SeidlUz). 

120 3 Clerus substrlatus Gebler (e Sibiria). 

121 » Niptus griseofuscus Deg. (nom. fais. cit.). 

126 » Pachychilagranatensis Pioch. (nom. ined.) 

127 » Stenosis Webbi Guér. (e Barbaria occ). 

128 1 Morica 8-costata Sol. sp. pr. (ex Afric. or.). 
130 » Pimelia angulata F. et syn. (ex ^Egypto), 

» » » Latreillei Sol. et syn. (ibid.) 

» » » balearica Sol. (=sericea 01.) (ibid.). 



— 202 - 

PagelSO col. 1 Pimelia Mittrei Sol. (e Syria). 

D 2 » verrucosa Fisch. (ex Asia occ). 

» D » oblongiuscula Mots. (ibid.). 

B » Podhoraala suturalis Sol. et syn. (ibid.). 

B » Pachyscelis crinita Sol. et var. (e Syria). 

» 3 Sepidium tricuspidatum F. (ex ^gypt.). 

145 1 Ctenopus abdominalis Mots, (descript. nuUa). 

155 2 Sitona laticeps Tourn. (nom. ined. ). 

156 » PsalUdiura interstitiale Boh. (ex Asia). 
u 3 » anatolicum Boh. (ex Asia min.). 

168 2 Sibinia (Tycb.) longiuscula Tourn. 

173 1 Ceuthorrhyncbus nigroterminalus Woll. (eMader.). 

18ÎÎ » Prionus persicus Redt. (besicanus Jak.) sp. pr. (ex 

Asia). 

s » » brachypterus Gebl. et syn. (ex Asia centr.). 

» 2 Apatophysis tomentosus Gebl. et syn. (ibid.) 

» 3 Stenocorus persicus Fald. (e Persia). 

185 1 Strangalia Serv. 

186 2 Pœcilobrium Horn (gen. amer.). 

187 1 Clytus capricornis Geljl. (ex Altai). 

» 2 Neoclytuserythrocephalus(dele01.1egeF.);exAmer.). 

» 3 Cerambyx orientalis Kûst. (ex Asia min.) 

» » » Thirki Kïist. (ibid.) 

189 1 Dorcadion Saulcyi Thoms. (e Syria). 
» » » nobile Hampe (ex Arnienia). 
» » » dimidiatum Mots. (ibid.). 

190 » Monochammus peregrinus Gradl(sp. exot.). 
B 3 Phytœcia scapulata Muls. (sp. pr. e Syria). 

207 1 Adonia 9-notata Scop. (nom. fais.). 



Nous ajouterons seulement trois remarques : 

1° Dans ['Histoire naturelle des Coléoptères de France par 
Mulsant et Rey, les familles suivantes, publiées sous les noms de 
ces deux auteurs, ont été traitées par M. Rey seul : 

Térédiles. — Fossipèdes et BrévicoUes. — Vésiculifères. — Gibbi- 
colles. — Floricoles. — Brévipeniies. 

T'ius les noms génériques ou spécifiques créés dans ces familles 
el attribués à Mulsant par le Calalogus de MM. Heyden, Reitter et 
Weise, doivent donc être reportés à M. Rey. 

2° Dans le journal VÉchange, notre savant président a publié 
une série de Remarques en x>assa'nt, où sont indiqués de nou- 
veaux noms d'espèces; mais faute de description, ces noms provi- 
soires ne peuvent avoir droit de cité et je ne crois pas être désap- 
prouvé, même par l'auteur, en les considérant comme inédits. 

3* M. Tournier vient de publier (1889), sous le titre de VEnto- 



- 203 — 

iiiologiste genevois, 3 numéi'us d'un journal, qui ne contient que 
ses travaux particuliers et semble plutôt destiné à des amis qu'au 
public entomologique. Nous y trouvons les premièr^'s pages d'une 
monographie des Plialacrides d'Europe el circa, où sont décrites de 
nouvelles espèces sans référence à la révision récente (1888) des 
Plialacrides de M. Flach, dont l'auteur ii^nore môme l'existence. 
Il nous a paru impossible de tenir compte de ces descriptions, avant, 
de savoir si le journal a un nombre de souscripteurs sufiisant pour 
n'être plus considéré comme un simple opuscule d'intérêt privé, ne 
laissant aux « sp. Tourn. » d'autre valeur que celle d'étiquettes 
in litt. et coll. Quant à l'appréciation en elle-même des derniers 
travaux de M. Tournier, je renvoie le lecteur à l'opinion de son 
compatriote, M. le D'' Stierlin {Soc. Ent. Suisse, 1889, 78) et à 
celle de M. Reitter {M'ien. Ent. Zeit., 1889, 216), me bornant à 
rappeler que, sur 14 Liophlceus décrits par lui, pas un seul n'est 
reconnu valable aujourd'hui. Ce sera mon excuse, si besoin est, pour 
la mise en quarantaine de ses nouveautés, jusqu'à ce qu'elles aient 
été admises à la libre pratique sur le vu d'une autorité compétente. 



DESCRIPTION D'UN TRACHYS DE FRANCE 

Par M. DES GOZIS, 



Puisque le travail de M. fiuillebeau sur les Lampra m'a fait ou- 
vrir mes cartons de Buprestides, je vais en profiter pour donner la 
description d'une espèce encore inédite, quoique déjà bien connue 
des collectionneurs français. 

Depuis la monographie de M. de Marseul publiée en 1865, le 
genre Trachys, de la famille des Buprestides, a vu le nombre de 
ses espèces frniiçaises augmenter de trois déjà, par la description des 
quercicola Mars., Marseuli Bris, et fragariœ Bris. — Celle dont 
je veux parler aujourd'hui, bien que figurant dans les collections 
de beaucoup d'entomologistes, bien qu'elle ait été même inscrite 
dans certains catalogues, n'a vu encore sa description paraître nulle 
part à ma connaissance: c'est le Goherti, du midi de la France. Je 
pense qu'il est temps de consacrer définitivement l'existence et le 
baptême de ce charmant petit insecte, et personne ne paraissant y 
songer, je me décide à en donner le signalement suivant : 



204 



Trachys Goberti (Bauduer m litt.). 

En triangle curviligne, assez convexe. Pubescent de blanc, la pu- 
hescence formant chez les individus frais des apparences de bandes 
Iransverses vagues sur les étuis. D'un bronzé obscur, avec les étuis 
(l'un vert obscur assez pur; dessous du corfis presque noir. Tète 
sillonnée au milieu, fortement excavée sur le front, marquée de 
points tins, tous entourés d'un cercle imprimé en forme de large 
maille ronde. Corselet très court, marqué de points très tins, tous 
cerclés comme ceux de la tête, même sur le milieu du disque, mais 
le cercle de ceux de cette région plus léger, presque etfacé en avant, 
bien enfoncé au contraire en arrière. Étuis élargis sous l'épaule, 
atténués par derrière en pointe obtuse, marqués de points larges, 
mais peu profonds, assez espacés. Prosternum parallèle ou faible- 
ment et graduellement élargi en arrière, en tout cas nullement ré- 
tréci au milieu. - Long., 2 1/3 à 3 mill. 

Le 2'. Goberti est très voisin du troglodytes. 11 en a à peu près 
la couleur, tout à fait la forme, et tous deux sont les seuls parmi 
les Trachys gallo-rhénans quipossèdent la structure de prosternum 
décrite ci-dessus. Toutes les autres espèces ont cette pièce évidée, 
rétrécir au milieu, élargie en avant et en arrière d'une façon très 
distincte et très caractéristique. Mais Goberti s'éloigne de troglo- 
dytes : 1° par la présence de la pubescence, qui fait complètement 
défaut chez le second ; 2° par le cercle qui entoure les points de la 
tête et du milieu du disque du corselet. Ces mêmes points chez 
troglodytes sont simples, fins, sans aucun limbe, et ceux-là seuls 
des côtés ou du pourtour en présentent des traces plus ou moins 
distinctes. 

D'après l'examen des formes voisines que j'ai pu faire dans la 
collection de notre savant collègue, M. de Marseul, je constate encore 
les ditïérences suivantes : 

1» Le major Perris est très voisin du Goberti par la taille, la pu 
bescence et la couleur, ainsi que par les points limbes du corselet et 
de la tête, mais moins convexe, et surtout nettement séparé par la 
forme du prosternum rétréci dans son milieu (quoique moins que 
chez minuta). La couleur est aussi plutôt bronzée, moins verdâtre. 
M. de Marseul, dans sa Monographie, le range dans une division 
autre que celle du troglodytes, auprès duquel au contraire se 
place Goberti. 

2'^ Le quercicola Mars, appartient par sa taillle et sa couleur 
noire au groupe de purnila, fragariœ, etc.; mais il est plus lui- 



— 205 — 

sant et surtout plus allongé, plus étroit, plus acuminé en arrière, 
distinct par conséquent de Goberii jjar la taille beaucoup plus 
faible, la couleur noire luisante, la forme plus étroite, plus acu- 
niinée, les points de la tête et du disque antérieur du corselet non 
limbes, etc. — Le prusteruum est assez large, et un peu rétréci au 
milieu, ce qui n'a pas lieu chez Goherti, où il est bien parallèle. 

3° L'hipponensis Mars, est distinct du Goherti par la taille plus 
faible, Içi couleur noire, la forme bien différente. Il y a peu d'ana- 
logie entre ces deux espèces. 

En somme, c'est au major que le Goherti ressemble le plus ; 
mais le prosternum les range dans deux sections dilférentes. 

J'ai vu cet insecte de Toulouse, où il a élé pris en certain nombre 
par M. H. du Buysson, qui a bien voulu m'en céder deux exem- 
plaires. Je l'ai également vu dans la collection de M. Gavoy qui le 
capture à Carcassonne. M. Fauvel m'informe qu'il le possède de 
Nîmes. 



QUELQUES MOTS SUR LE GENRE THINOBIUS 

Par le D' Ed. EPPELSHEIM. 



M. Fauvel a publié dans le n° 3 de la Revue une très intéres- 
sante révision des espèces européo-caucasiques du genre Thinobius, 
à laquelle je désire ajouter quelques remarques. 

M. Fauvel dit, en parlant du Thinobius nodicornis Epp., du 
Caucase, que la description, outre qu'elle est insuffisante, est pro- 
bablement inexacte en ce qui concerne le 4<= article des antennes que 
j'ai indiqué comme beaucoup plus large que les contigus, ce qui 
serait en contradiction avec les autres espèces dont les articles 4 à 6 
varient de grosseur. Mais notre collègue se trompe sur ce point et 
sa remarque ne s'explique que par ce qu'il n'a consulté que la courte 
diagnose latine que j'ai donnée de l'espèce dans les Mémoires de la 
Société d'histoire naturelle de Briïnn, tandis que la description dé- 
taillée parue dans l'ouvrage de Raddc : Die Fauna uiid Flora 
des sudioestlicheri Caspi-Gehietes (Leipzig, 1886) lui est restée 
inconnue (1). Comme il est à croire que l'ouvrage de Hadde est 

(1) L'impression de cet ouvrage ayant subi quelques années de retard, M Reit- 
ter, qui voulait prendre date pour la publication des espèces nouvelles, en a in- 
séré les diagnoses latines provisoires en 1883, dans les Mémoires de la Société de 
Brûnn. 

Revue d' Entomologie. — Juillet 1889. 15 



- 206 — 

pi'u répandu, je vais reproduire la description complète qui fera 
bien connaître l'espèce, en supprimant la diagnose latine déjà donnée 
dans le travail de M. Fauvel. 



Thinobius (Thinophilus) nodicornis Epp. 
Radde, Faim, und Flor. Caspi-Geb., 188G, 196. 

Forme allongée, étroite, parallèle, déprimée ; taille du Th. 
micros, mais plus grêle, très remarquable par sa couleur, sa tête 
allongée et surtout ses antennes renflées-noueuses au milieu. Tête 
et corselet brunâtres, élytres, base des antennes et pattes testacées, 
abdomen noir; avant-corps à pubescence serrée, fine, caduque, et à 
ponctuation invisible ; abdomen offrant une ponctuation et une pu- 
bescence uniformes, très fines, mais visibles. Tête subcarrée, prfSijue 
plus longue que large, aussi large que le corselet, largement déprimée 
sur le disque ; bouche et palpes testacés. Antennes robustes, épaisses, 
atteignant le bord postérieur du corselet, peu renflées vers le som- 
met et presque aussi larges avant le milieu qu'à l'extrémité ; l*^"^ 
article le plus long, cylindrique, 2" et 3*= brièvement en forme de 
quille renversée, 2' aussi long, 3^ plus court que large au sommet, 
4"^ moitié plus large que le 3"= et moitié plus large que long, S'* for- 
tement transverse, plus de moitié plus petit que le 4*^, 6^ le plus 
petit de tous, n'ayant qu' 1/3 de la grosseur des deux contigus, T^ 
et 8*^ aussi grands et aussi larges que le 5°, les 3 suivants plus larges 
que les précédents, le dernier moins de moitié plus long que le pé- 
nultième, brusquement acuminé. Corselet aussi large que la têle et 
les élytres, [)as tout à fait moitié plus large que long, tronqué droit 
en avant, subcirculaireiuent arqué à la base, à angles postérieurs 
obtusément arrondis, déprimé en dessus avec le milieu du disque 
largement impressionné. Elytres moitié plus longues que le corselet, 
d'un testacé pâle, largement déprimées derrière la base de cliaque 
côté de la suture. Abdomen noir, atténué en arrière. Pattes d'un 
testacé clair. 

Je n'en possède qu'un exemplaire du Lenkoran, reçu de M. Leder. 

Il est remarquable que, à l'inverse de beaucoup d'autres Thino- 
bius qui ont le 4"^ article des antennes plus petit que le 5", chez le 
nodicornis le 4<^ est plus gros et plus large que les contigus, pres- 
que aussi large que le lO''. 

Sa place dans le tableau cité plus haut de M. Fauvel est entre 
Ligeris A ni te us. 



- 207 — 
Une espèce nouvelle, également du Caucase, est le : 

Thinobius (Thinophilus) quadricoUis Epp. 

Elongatus, linearis, depressus, subopacus, capite thoraceque qua- 
dratis fuscis, elylris, antennaruin basi pedibusque testaceis, illis 
thorace vix duplo longioribus, abdomine nigro, sericeo-suboiicante, 
segmentis apice longius albido-ciliatis. — Long., 4/5 lin. 

Allongé, parallèle, déprimé, distinct de toutes les espèces con- 
nues par son corselet carré, pas plus large que long, et par la pu- 
bescence particulière de l'abdomen, paraissant ne pouvoir se rap- 
procher, d'après la description, que du Th. diver^icornis. Tète et 
corselet d'un brunâtre foncé, élytres et pattes d'un testacé clair, an- 
tennes brunes, un peu plus claires à la base, l'avant-corps peu bril- 
lant, à pubescence extrêmement fine, pruineuse, ot ponctuation invi- 
sible, l'iibilomen noir mat à reflet soyeux. Tète presque comme celle 
du delicatulus, subcarrée, à peine plus étroite que le corselet, front 
déprimé. Antennes plus longues que la tète et le corselet, peu ren- 
flées vers le sommet, 1"" article le plus long, cylindrique, les deux 
suivants subégaux, en forme de quille renversée, un peu plus longs 
que leur plus grande largeur en avant, 4*= le plus petit, moitié plus 
étroit que le 3% légèrement transverse, un peu plus petit que le 6« 
qui est presque aussi long que large, S" plus gros que les deux con- 
tigus, presque aussi gros que le 7"= et le 8'^ qui sont un peu plus 
larges que longs, les 2 suivants plus gros que les autres, un peu 
plus larges que longs, le 11<= à peine plus long que le 10", brus- 
quement acuminé à l'extrémité. Corselet aussi large que la tête, 
aussi large que long, à côtés presque droits, à peine visiblement 
arrondis en avant et en arrière avec les angles obtus mais visible- 
ment saillants, tronqué droit au sommet et à la base, disque un peu 
inégal. Élytres à peine plus larges et à peine moitié plus longues 
que le corselet. Abdomen un peu plus étroit que les élytres, long, 
parallèle, noir, à reflet soyeux d'un gris mat comme chez Th. hete- 
rogaster, à ponctuation et pubescence invisibles, le bord postérieur 
des 5 premiers segments seulement cilié de poils blancs, longs et 
serrés, dirigés en arrière ; 6'' segment dépourvu de cette pubescence, 
simplement limbe de blanchâtre au sommet. Pattes d'un testacé 
clair. 

Je n'en possède qu'un exemplaire trouvé par M. Leder près de 
Mich.iilowo (Vlont Suram, Caucase). 



— 208 — 

Celle espèce se place dans le tableau de M. Fauvel entre delica- 
tulus et heterogaster. 

Une troisième espèce, paraissant également spéciale au Caucase, 
est la 



Thinobius (Thinophilus) obscurus Epp. 

Elougatus, sublinearis, nitidulus, capite oblongo-subquadrato 
abdomineque nigris, thorace transverso obscure fusco, antenuis, 
elytris thoraceplus duplo longioribus pedibusque testaceis ; antennis 
articule ultimo prœcedente fere duplo lougiore, abdominis segraento 
6° supra cœteris nitidiore. — Long , 1/2 lin. 

Extrêmement voisin du Th. Ligeris^ \\n peu plus court, plus 
large avec la tête de forme difierente elles antennes plus épaisses et 
plus courtes. Tête et et abdomen noirs, corselet d'un brun foncé, 
élytres et pattes d'un testacé clair, antennes brunâtres à base plus 
claire. Tête presque un peu plus longue que large, aussi large que 
le corselet, arrondie aux angles postérieurs, légèrement mais visi- 
blement rétrécie en avant, brièvement suboviforme ; front légère- 
ment impressionné au milieu. Antennes un peu plus longues que la 
tête et le corselet, grossissant légèrement vers l'extrémité; l®"" ar- 
ticle le plus long, cylindrique, 2*= un peu plus étroit que lel'"', un 
peu plus long que large, légèrement rétréci à la base, 3'^ seulement 
de moitié aussi long et un peu plus étroit que le 2", légèrement 
ti'ansversal, de la grandeur du 5«, 4'= et 6"^ égaux, beaucoup plus 
courts et plus petits que lescontigus, 1'^ un peu plus gros que le b^, 
les suivants graduellement encore un peu plus gros, tous nettement 
plus larges que longs, le dernier plus d'une fois et demie aussi long 
que le 10'=, obtusément acuminé au sommet. Corselet transverse, 
pas tout à fait moitié plus large que long, rétréci en arrière, tronqué 
droit au sommet, faiblement arrondi en arc à la base, à angles pos- 
térieurs obtusément arrondis, avec le disque plus ou moins visible- 
ment impressionné. Élytres un peu plus larges et environ moitié 
plus longues que le corselet. Avant-corps à pubescence extrêmement 
tine et caduque, légèrement brillant, non visiblement ponctué, l'ab- 
domen noir à ponctuation et pubescence extrêmement tines, mais 
bien plus visibles qu'à l'avant-corps, 6" segment plus brillant que les 
autres. 

M. Leder en a trouvé quelques exemplaires dans la vallée de 
l'Araxes. 

Celle espèce se place entre les l'h. Ligeris et nitens. 



— 209 — 

Je termine par l'indicilion de quelques nouvelles localités de 
ThinoMus : 

Th. angusticeps. J'en possède un exemplaire de Moosburg 
(Hiiite-Bavière), trouvé ui bord de Tlsar par feu le notaire v. Son- 
nenbur^'. 

Th. major. Je le possède de la même, localité et en outre de 
Trient dans le Tyrol méridional [Bertolini) et du I.enkoran [Lecler). 

Th. clelicatulus . De Moosburg et de Croatie. 

Th. atomus. Du Lenkoran {Lecler). 



NOTE 

Au sujet des observations de M, des Gozis 

SUR 

LES Ijamjtra decipiens , dives et modesta 

Par F. GUILLEBEAU. 



Dans le numéro 3 de la Revue d'Eatoiitologie de la présente 
année, M. des Gozis donne, sur les Lampra que j'ai décrites dans 
le premier numéro de la Revue susdite, des indications qui nécessi- 
tent quelques rectifications. Il estime que la Lampra que j'ai 
donnée sous le nom de dives est la decipiens de Mannerheim, 
et pour justitier cette opinion, il cite la description incomplète de 
Redtenbacher, qui passe sous silence un caractère important du 
dives. Or ce n'est pas Redtenbacher qui, dans le cas présent, doit 
faire autorité, mais bien Mannerheim, qui le premier a décrit cZeci- 
piens. 

Dejean, dans son Catalogue des Coléoptères, édition de 1837, 
appelle une Lampra decipiens, et Mannerheim, dans le Bul- 
letin de la Société des Naturalistes de Moscou, 1852, p. i80, 
donne la description de Pœcilonota decipiens, comme étant la 
même que celle du Catalogue de Dejean et comme habitant la 
Russie méridionale. 

M. des Gozis ne dit pas qu'il ait vu des types de Dejean ou de 
Mannerheim, ce qui trancherait la question. Je suppose qu'il ne 
pourrait pas non plus affirmer que Mannerheim n'a pas confondu 
dives et decipiens, ce qui n'est pas improbable, car elles habitent 
toutes deux la Russie méridionale et je les ai vues confondues dans 
plusieurs collections sous le nom de decipiens. 



- 210 — 

En attemlant qu'il nous soit donné de voir des type» qui niellent 
tin à toute incertitude, voici la description de de Mannerheim : 



Pœcilonota decipiens Dej. 

« Oblongri, subconvpxa, punctatissima ; supra smaragdineo-senea 
« cyanescens ; sublus splendide viridi-metallica. Antennis articulis 
'< 4-11 brevius serratis, mediis dilatntis ; verlice lineola Isevigala ca- 
" naliculata ; tliorace lateribus inaurato, anle médium sinuato, 
« liuca longitudinali média angustissima et areis aliquot difformi- 
« bus utrinque lœvigatis, cum disco concoloribus, postice utritique 
« imprpssioni^ obliqua irregulari impunctata ; scutello transverso 
« semicirculari, œquali, postice in medio subacuminato ; elyti'is 
« striatis, interstitiis maculis nigro-violaceis lœvigatis, intra mar- 
« ginem laie inauratis, margine acute serrato, apicc rotundato, 
« denticulis aculissimis armafo. — Long., 5 1/2 lin. — Lat. 2 1/3. 

" Lampra decipiens Dej., Cat., 3® édit., p. 89. 

« Pœcilonota limhata Mannh., Bulletin de Moscou, 1837, 
« VIII, p. 59, 3. 

« Buprestis Unihata Gory elLapoite, Hlst. nat. et Icon., IV, 
« p. 115, lab. XX, tig. 113. 

« Habitat in Kossia meridionali ajtud Sareplam. 

« Ditïert a sei]iifnle [rutilans) thorace lalefilius ante médium 
« versus apicem angustato, pone médium leeviter siiuiato, margine 
« baud crenato, dorso in medio creberrime et non in illo remotius 
« punctato, impressionihus ejus impunctatis, elytrisque angus- 
« tioribus, minus « convexis, margine evidentius serratis et a[»ice 
« acutius deuliculatis. » 

Ces dernières observations s'appliquent exactement au mâle de la 
Lampra que je donne comme decipiens. Quant à la description, 
quelque imparfaite qu'elle soit, il me paraît évident qu'elle s'ap- 
plique beaucoup moins à dives qu'à decipiens. Dives n'est pas 
moins, mais pbis convexe que rutilans. Decipiens, au contraire, 
est évidemment plus déprimée que rutilans ; son corselet est 
plus évidemment sJuué au-devant des angles postérieurs; les côtés 
du corselet sont conformés de même dans rutilans et dives. La 
couleur de decipiens est plus bleue, et rex|»ression : scutello 
semicirculari., s'applique encore moins à dives qu'à decipiens. 

Enfin ou lit dans la préface de la Monographie des Bupres- 
tidès, [>ar M. de Marseiil : « C'est dans de semblables cuconstances 
« qu'une bonne fortune m'a mis sous la main la riche collection de 
" M. le comte G. de Mniszech, qui contient les types de Gory, ceuoo 
« de Dejean et des auteurs russes . » 



— 211 — 

Il est bieu évident que la Lamj^ra déciite comme decipiens (mr 
M. de Marseiil est la même que j'ai décrite sous ce non). Le nom 
de clives doit donc être maintenu à IVspècu ainsi nom née par moi. 

Malgré ces présomptions je veux bien admettre que pour pou- 
voir se prononcer avec sûreté, la vue des types venant de Dejean ou 
de Mannerheim est nécessaire, et je serais fort reconnaissant à ceux 
de nos collègues, qui, possédant ces types, voudrai(-nt bien me les 
communiquer. 

Quant à Lampra nwdesta, dont M. des Gozis fait une hybride 
de dives, je le prie de remarquer que j'ai fait une division spéciale 
pour dives, fondée sur ce que la ponctuation des interstries dor- 
saux se confond avec les points des stries, ce qui n'a lieu dans au- 
cune des autres Lampra que j'ai décrites. Si donc mndesia est 
une liybride, ce n'est pas à dives qu'elle peut être rapportée, et je 
ne vois pas davantage qu'on puisse l'attribuer à une autre espèce. 
— La Lampra co;umuniquée à M. des Gozis par M. Gabillot ne 
vient pas de moi; je ne l'ai pas vue. Je ne saurais donc dire si c'est 
une dives ou une modesta, ou même une autre esiièce. 



RECTIFICATION A LA REVISION DES SILE^IS 
da Bassin de la Méditerranée 

Pai- W. DU BUYSSON. 



Depuis le travail que j'ai donné en 1887, dans la Revue d'Ento- 
nioloyie, VI, p. 140-145, j'ai reçu en communication deux variétés 
intéressantes du Silesis corduhensis Heyd., et le tableau que j'ai 
dressé doit être complété et moditié comme suit: 

]i. Écussou rouge testacé; tout le dessous du corps 
entièrement d'un rougeàtre testacé clair ; forme 
plus convexe, surtout sur le prothorax, plus pa- 
rallèle; pubescence soulevée, grosse, épaisse, don- 
nant un aspect grisâtre prononcé. — Taille, 6,5- 
1,9 mill. 

X Tète noire; élytres ornées au sommet d'une ta- 
che noire, occupant généralement la moitié de 
leur longueur, remontant sur les cotés et le 

long de la suture corduhensis 

XX Tète noire; élytres entièrement d'un rouge te.s- 



— 212 — 

tacé clair ; prothorax étroitement bordé de 

noir-brun en avant v. a. 

XXX Tête d'un rougeâtre lestacé ainsi que tout le 
reste du corps ; bord antérieur du prothorax 
non rembruni v. b. omissus. 

Viir. a. avec le typo. Espagne {Aheille de Perrin). 
Var. h. Syrie {Abeille de Perrin). Maroc: Tanger {Desbro- 
chers des Loges^ ma collection). 

Obs. L'exemplaire de Tanger [Desbrochers] que je rapportais au 
S. concolor Yieshr. avait été frotté et en partie écrasé; sa forme ainsi 
modifiée m'avait induit en erreur et il faut le rapporter au S. cordu- 
bensis var. b. 



Comme on pourrait en outre confondre cette dernière variété avec 
le S. concolor Desbr., il convient d'ajouter : 

C. En entier en dessus et en dessous d'un rougeâtre 
testacé clair ; de forme moins parallèle, moins 
convexe, surtout sur le prothorax; pubescence cou- 
chée, plus fine, ne modifiant pas l'aspect de la co- 
loration. — Taille : 4,5-1,2 mill concolor. 

Obs. Au point B. (l. c.) retranchez : tête noire et au point a. ajoutez: 
tête noire, élytres enfumées à leur extrémité. Le tableau sera ainsi 
convenablement rectifié. 



MŒURS ET METAMORPHOSES D'INSECTES 

Par V. XAMBEU. 

Phlœotribus oleœ Fabr. 

Dans h" midi de la France, il n'est pas rare de voir, de mars à lia 
mai, les rameaux de l'olivier se flétrir, les feuilles jaunir, puis le 
rameau se dessécher entièrement et mourir; la cause de cernai, 
qui certaines années prend des proportions inquiétantes, est due à un 
petit Guléoptèrc de la trilni îles Scoly tiens, le Phlœotribus oleœ 
Fabr., dont nous allons passer en revue les différentes phases de la 
vie évolutive. 



- 213 — 

CEuf. — Après l'accouplement, la femelle préoccupée de la régé- 
nération de l'espèce, cherche un milieu convenable pour y déposer 
sa ponte ; elle creuse d'abord un premier trou en entamant i'écorce 
de l'olivier au-dessus du pétiole de la feuille, y dépose un premier 
œuf. creuse un autre trou au-dessous d'une autre feuille, y dépose 
un autre œuf, ce travail se continuant ainsi jusqu'à la fin de la 
ponte. L'œuf est d'abord de couleur claire et transparente; plus ap- 
proche l'époque de l'éclosion, plus la teinte devient sombre ; quel- 
ques jours après la ponte, l'œuf éclôt, doanant naissance à la larve. 

Larve. — Longueur, 3-3 1/2 millimètres. — Corps mou, blanc ; 
tèl(^ arrondie snbcarrée, rétrécie à sa partie antérieure, lisse et lui- 
sante, sans trace de poils, bord antérieur ferrugineux, creusé d'un 
lé^er sillon médian, bord postérieur de moitié moins large que le 
premier segment thoracique ; pas de trace d'yeux ni d'ocelles; 
épistome trapézoïdal, ferrugineux, les deux traits correspondant au 
sillon médian plus fortement colorés ; labre noirâtre ; mandibules 
ferrugineuses à extrémité noirâtre, très peu arquées, se croisant à 
peine, très fortement carrées ; mâchoires très rapprochées de la 
lèvre inférieure, portant deux palpes paraissant cylindriques, com- 
posés chacun de deux articles autant qu'on peut le distinguer avec 
une forte loupe, les unes et les autres roussâtres ou ferrugineux ; 
lèvre inférieure en forme de triangle, creusée de deux fossettes por- 
tant deux palpes labiaux ferrugineux, paraissant formés de deux 
articles ; antennes peu saillanti's, par suite peu visibles, de trois ar- 
ticles ferrugineux, le basilaire gros, le deuxième un peu moins, le 
dernier peu apparent et terminé en pointe. 

Corps courbé en forme d'arc, charnu, de 12 segments se rétrécis- 
sant graduellement de la tête à l'extrémité, sillonnés de plis nom- 
breux qui rendent le point il'intersection peu distinct ; premier 
segment aussi long et large que les deux suivants réunis, tous trois 
composant les serments thoraciques ; pas de trace de pattes, des 
bourrrelets très accentués, charnus, en tiennent la place ; les seg- 
ments abdominaux au nombre de neuf, plus étroits que les seg- 
ments thoraciques, recouverts comme eux de téguments mous, sont 
presque égaux tout en se rétrécissant vers l'extrémilé, le dernier est 
traversé par un trait. 

Vu à la loupe, le corps est glabre, les stigmates peu apparents, à 
peine marqués par une teinte légèrement rougeàtre. 

La larve creuse des galeries circulaires peu profondes en détrui- 
sant l'aubier, c'est du tronc vers l'extrémité des rameaux qu'elle 
chemine en contournant la branche ; tant qu'elle est jeune, ses d^ 
gâts sont peu sensibles, un œil exercé a de la peine à les aftercevoir, 
plus lard le mal devient plus apparent ; en avril et en mai on peut 
s'en rendre un compte exact en suivant les traces de la larve dans 



— 214 - 

les rameaux ; dès qu'approche le moment de la nymphose, elle se 
creuse dans le bois une cellule où elle accomplira sa deuxième évo- 
lution. 

L'instinct qui conduit la larve à creuser ses galeries autour de la 
branche est U mèrae que celui qu'emploient les larves lignivores 
attaquant les arbres en pleine vigueur ; il faut empêcher la sève 
d'affluer dans la loge qui doit servir de berceau à la nymphe ; il n'y 
a qu'un moyen, faire l'ablation des téguments conducteurs tout en 
respectant l'ècorce ; c'est à ce prix que gît sa sécurité, c'est ce qui 
constitue pour It^s oléiculteurs la cause du mal dont l'effet se tra- 
duit par la perle des récoltes d'abord, puis par celle des arbres ; c'est 
ce moyen qu'emploie la larve. 

Royer de Fonscolorabe, dans les Annales de la Société ento- 
mologique de France, 1840; Campanyo, dans \^is Annales de la 
Société Agricole des Pyrénées Orientales, 1858 ; Peragallo, 
dans so:i travail sur les Insectes nuisibles à l'olivier. 4882, se 
sont occupés des dégâts causés par la larve, sans la décrire; nous 
comblons aujourd'imi cette lacune. A la description de la larve nous 
ajouterons celle de la nymphe. 

Nymphe. — Loni,nieur 2 1/2 à 3 millimètres. 

Sauf les yeux qui apparaissent comme de petits points noirs, le 
corps di- la nymphe est mou et blanc, toutes les parties du corps 
qui doivent constituer l'insecte à l'état parfait, y sont parfaitement 
représentées et bien dessinées ; les élytres et les ailes ne sont encore 
qu'à l'éliit rudimentaire, les points et les stries des élytres apparais- 
sent déjà, -deux pointes divergentes à extrémité brunâtre terminent 
le dernier segment ; tête, pattes, antennes et élytres rassemblées 
sous le thorax, l'extrémité du bord latéral des derniers segments 
porte un léger bourrelet qui existe aussi au-dessus et sur la ligne 
médiane de chaque segment abdominal. 

Environ quinze jours après la nymphose, l'insecte se débarasse de 
si's langes, sort de sa cellule par un petit trou rond très apparent 
>ur 11 tige, et prend son essor. 

Insecte parfait. — Goureau, dans sou travail sur les Insectes nui- 
sibles aux arbres fruitiers, 1862, eu donne la description; la 
Revue d'Entomologie, 1883, la doune aussi ; ou la trouve encore 
dans Peragallo, travail précité. 

Nous ajouterons que le Phlœotribus oleœ attaque non-seule- 
ment les oliviers affaiblis, mais aussi les arbres en pleine vigueur ; 
c'est donc un insecte très nuisiltle, difticile à détruire en raison de 
s.i petite taille, en raison aussi des soins minutieux à donner aux 
arbres atteints. 



- 215 — 

Nous connaissons un petit Hyraénoptère, qui à l'état de larve se 
nourrit des tissus adipeux de la larve du Phlœotrihus, dont il oc- 
casionne ainsi la mort : précieux auxiliaire dont nous suivons les di- 
verses phases d'existence. 



Phytœcia affinis Panzer. 

Larve. — Longueur, 20 à 22 niill.; largeur, 7 à 8 mill. 

Corps d'un bfau jaune d'ocre, allongé, parallèle, légèrement vil- 
leiix, poils brunâtres, sans trace de pattes. Tète étroite, parallèle, 
rétractile, plane en dessus, légèrement bombée en dessous, moitié 
moins large que le protborax, subcarrée, jaunâtre luisante, extré- 
mité d'abord brune, puis ferrugineuse, longitudinalement marquée 
d'un sillon à l'extrémité duquel naissent deux légers traits blan- 
châtres partant de la base des antennes et venant en forme de V se 
rejoindre au bord médian du prothorax ; bord antérieur sinué dans 
son parcours, quelques fossettes bien marquées du fond desquelles 
parlent des poils. Épistome transversal, en forme de trapèze, plus 
de la moitié moins large que la tête. Labre pâle flavescent, semi- 
elliptique, base cornée, ferrugineuse. Mandibules bien développées, 
ferrugineuses au milieu, fortement dentées, une petite fossette k la 
base de la dent, légèrement rebordées à la base inférieure. Mâchoires 
droites, peu distinctes. Palpes maxillaires coniques, de trois articles, 
le [iremier gros, le deuxième un peu moins, le dernier terminé en 
pointe. Menton transversal, rond, de sa base émergent deux palpes 
labiaux subconiques, composés de deux articles. Antennes courtes, 
paraissant composées de trois articles diminuant de la base au som- 
met, lequel est terminé en pointe mousse ; un peu au-dessous et à 
droite de l'insertion antennaire est un petit point noir corné, pro- 
bablement un ocelle. 

Prothorax deux fois plus large que la tète et aussi large que les 
deux segments s\iivants réunis, fortement corné, granuleux à son 
e.xtrémité inférieure, bord antérieur à teinte jaune plus foncée, 
laquelle teinte se continue sur les côtés pour se perdre dans un 
sillon profond et oblique, Mesothorax et metathorax de dimensions 
analogues, légèrement ciliés à leurs côtés, avec ampoules ambula- 
toires en dessous. 

Segments abdominaux de forme égale, les sept premiers renflés 
en dessus comme en dessous ainsi que sur les côtés, les mamelons 
dorsaux el abdominaux séparés par un léger sillon, le huitième 
segment ne porte que les replis latéraux, le neuvième et dernier e>t 
marqiié en dessous de trois sillons divergents au centre desquels est 
l'anus. 

Pattes nulles. 



— 216 — 

Stigmates bruns à périmètre plus clair, au nouibre de neuf paires, 
insérés de chaque côté des segments; la première paire entre le 
prothorax et le mesothorox, les huit suivantes au milieu du rebord 
latéral des liuit premiers segments abdominaux. 

On trouve cette larve sur le Laserpitium laiifolium Linné, à 
partir du mois de septembre ; la femelle pond un œuf^ quelque fois 
deux, à mi-tige: la larve en descendant ronge la partie médullaire ; 
arrivée au collet, ce qui a lieu en automne, elle fait l'ablation de la 
partie ligneuse de la tige, en rompt ainsi la consistance; il suffit en- 
suite du moindre coup de vent, pour que cette tige casse et dispa- 
raisse ; moyen ingénieux pour dépister la trace de la larve qui à ce 
moment s'est logée dans la partie souterraine de la plante, c'est-à- 
dire dans la racine. Ce travail d'ablation fait, la larve se façonne 
une loge ilont elle bouche l'issue en employant des débris de bois, 
se retourne dans cette loge où elle devra passer l'hiver, la tête dirigée 
vers l'extérieur, puis un travail intérieur se fait en elle ; en juin 
suivant a lieu la nymphose. 

Nymphe.— Longueur, 16 mill.; largeur, 5 à 6 mill. 

Corps d'un beau jaune d'ocre. 

Tête penchée, toutes les parties qui doivent constituer l'insecte à 
l'étiit parfait y sont plaquées, les antennes longent les deux pre- 
mières paires de pattes, se recourbent ensuite pour prendre la di- 
rection de la tête, les pattes sont repliées, les tarses se louchant 
pre.sque ; [trotliorax bombé, tuberculeux sur les côtés, mesotliorax 
et metathorax transversalement striés, de leur bord latéral font issue 
les élytres et les ailes qui ne sont qu'à l'état rudimentaire ; segments 
abdominaux légèrement granuleux k leur base inférieure, chaque 
gi-anule surmonté il'une petite épine, s'élargissant jusqu'au 6" pour 
diminuer jusqu'au dernier, lequel est terminé par un léger rebord 
surmonté de cils bruns ; dessous des segments abdominaux comme 
en dessus, moins les granules et les épines qui manquent, l'anus 
paraît logé entre trois petits tubercules, dont le dernier transversal 
est dirigé en sens inverse des autres. 

Après un travail d'élaboration intérieure qui dure un mois en- 
viron, la nymphe se dégage de ses langes, donne jour à un insecte, 
mou d'abord, incapable du moindre effort, jiuis ses téguments se 
durcissent, la porte de sa [)rison s'ouvie sous ses efforts, et vienne 
un rayon de soleil, il s'envole n'ayant pour toute préoccupation que 
Il régénération de l'espèce. 

Insecte parfait. — Mulsant dans sa deuxième édition des Longi- 
cornes de France, 186"2, page 407, donne la description de cette 
espèce, que l'on trouve aussi décrite dans la Revue d'Entomologie, 
1884, pageg233. 



- 217 - 

J'ajouterai seulement que de lin juin à mi-août, l'insecte se tient 
durant le jour dans les fleurs du Laserpitium latifolium, plante 
qui n'est pas rare aux environs de Ria ; pendant la nuit on le trouve 
contre la tige de la plante. 

La Phytœcia affinis est un longicorne du grand groupe des 
Lamiides ; comme tous ses congénères il doit être classé parmi les 
insectes nuisibles. 



HYMÉNOPTÈRES NOUVEAUX 
APPARTENANT AU GROUPE DES FO RM ICI DE S 

Par Ernest ANDRÉ. 



Camponotus bituberculatus nov. sp. 

Ouvrière. Tête un peu plus longue que large, un peu rétrécie en 
avant, son bord postérieur presque rectiligne avec les angles posté- 
rieurs fortement arrondis. Épistome trapézoïdal, convexe, non 
caréné, faiblement avancé en courbe légère à son extrémité anté- 
rieure, Scape très aplati et très élargi, surtout sur sa dernière 
moitié. Thorax large en avant, étroit en arrière, déprimé sur le dos; 
son profil dorsal légèrement et régulièrement arqué d'avant en ar- 
rière, non interrompu enti^e le mesonotum et le metanotum. Pro- 
notum beaucoup plus large que long, fortement arrondi en avant; 
mesonotum très rétréci d'avant en arrière, à peu près aussi long 
qu'il est large à son bord antérieur ; face basaie du metanotum 
étroite, plus de deux fois aussi longue que large, à bords latéraux 
parallèles ; lace déclive un peu plus longue que la précédente et lé- 
gèrement concave; la réunion des deux faces a lieu sous un angle 
presque droit dont le so.nmet, fortement arrondi au milieu, laisse 
saillir de chaque côté une courte arête obtuse, terminée par un tu- 
bercule mousse. Écaille large, arrondie, peu épaisse, amincie sur 
les bords, légèrement échancrée supérieurement. Tibias des quatre 
pattes postérieures prismatiques, cannelés sur leiir face externe. 

Tout le corps d'un noir mat ; pattes et mandibules plus luisantes, 
extrémité de ces dernières et articles apicaux des tarses rougeâtres. 
Mandibules finement et longitudinaleraent striées et marquées de 
gros points enfoncés. Le corps, y compris les pattes, est entièrement 



- 218 - 

et densément réticulé-ponctiié, celte sculpture particulièrement fine 
et serrée sur l'abdomen. Une pubescence blanchâtre, très courte et 
extrêmement flne, est éparse sur tout le corps, mais n'est visible 
qu'à la loupe. Quelques grosses soies noires ou d'un brun foncé sont 
disséminées çà et là. Les quatre tibias postérieurs et le premier ar- 
ticle de leurs tarses sont garnis à leur bord interne de piquants 
bruns et obliques. - Long., 9mill. 

Cette espèce, dont je ne connais qu'un seul exemplaire provenant 
de Dakar (Sénégal) (1), semble appartenir au groupe du forami- 
nosus Forel. 



Camponotus compressiscapus nov. sp. 

Ouvrière. Ressemble beaucoup à l'espèce précédiute dont elle 
offre l'aspect général et les caractères principaux, avec les différences 
suivantes: 

L'ét)islome est obtusément caréné, un pi'u tectiforme; le scape 
des antennes est encore plus aplati et plus brusquement dilaté en 
ovale allongé dans sa seconde moitié, ce qui lui donne tout à fait 
l'apparence d'une foliole, l.e pronotum n'est pas plus long que large 
et est plus anguleusement rétréci en avant; le mesonotum est aussi 
plus étroit antérieurement, ce qui le rend plus long qu'il n'est large 
en avant; la face basale du metanotura rejoint sa face déclive par 
une surface arquée, sans arêtes saillantes et sans tubercules. 
I.'écaille est bien plus étroite, plus épaisse, plus convexe en avant 
et plus rélrécie au sommet qui est acuminé. Couleur et sculpture 
comme chez l'espèce précédente, sauf que les mandibules en entier 
et la base du scape sont rougeâtres. Tout le corps est parsemé d'une 
pubescence jaunâtre, plus longue et moins fine que chez le h'Uu- 
herculatus. Les grosses soies noires sont plus longues, plus abon- 
dantes et plus obtuses. — Long., 8 mill. 

Un seul exemplaire de Sierra-Leone. 



Polyrhachis concava nov. sp. 

Ouvrière. Voisine du P. gagates Sm. dont elle reproduit la 
forme générale. Dos du thorax longitudinalement concave d'avant 

(1) Toutes les l'ourmis africaines décrilos dans ce mémoiie proviennent des 
chasses de M. Mocquerys fils dans l'Afrique occidentale. 



— 219 — 

en arrière, ce qui rend ses bords latéraux très tranchants ; vu de 
côté, il est très peu arqué. Le pronotum est armé en devant, comme 
chez le gagates^ de deux longues épines divergentes, et le meta- 
notum porte en arrière deux petites dents relevées. Le raesonotum. 
est plus large que long et seulement un peu plus court que la face 
basale du metanotnm qui elle-mèriie est légèrement plus courte que 
la face déclive. Écaille du pétiole armée, de chaque côté de son 
bord supérieur, de deux longues épines divergentes et fortement 
incliuées en arrière où elles viennent presque s'appliquer sur l'ab- 
domen. En dessous de chacune des épines Técaille est pourvue d'une 
dent latérale aigtïe et un peu dirigée en haut. Mandibules densé- 
ment striées et parsemées de gros points enfoncés. Tète, thorax et 
écaille superficiellement ridés-réticulés, cette sculpture très effacée 
sur l'épistorae qui est presque lisse et luisant. Abdomen également 
presque lisse et très luisant. 

Corps entièrement noir, sauf les palpes qui sont rougeâtres. Tête, 
thorax et écaille recouverts d'une pubescence dorée, très line et très 
éparse sur l'épistome et le devant de la tète, plus serrée en arrière 
et entre les arêtes frontales, très dense et très soyeuse sur le thorax 
et le devant de l'écaillé où elle cache presque entièrement la couleur 
foncière. Sur l'abdomen la pubescence est extrêmement fine, éparse, 
et ne modifie en rien l'apparence des téguments. Pilosité tout à fait 
nulle. - Long,, 6 1/2 mill. 

Un seul exemplaire de Sierra-Leone. 

Facile à distinguer du gagates par sa taille plus petite, parla 
concavité et la dimension relative des segments du thorax, par sa 
sculpture beaucoup plus superficielle, par la vestiture dorée de son 
thorax et .par la direction rétrograde des épines supérieures de 
l'écaillé. 



Polyrhachis deceuidentata nov. sp. 

Ouvrière. Tête courte, à peine plus longue que large; épistome 
caréné; arêtes frontales assez distantes l'une de l'autre, médiocre- 
ment élevées ; yeux situés en arrière du milieu de la tête. Thorax 
court; tous ses segments à peu près deux fois aussi larges que longs, 
tranchants sur leurs bords et séparés l'un de l'autre par de fortes 
échancrures latérales. Angles antérieurs du pronotum terminés par 
deux dents triangulaires, spiniformes, à peu près aussi longues 
qu'elles sont larges à leur base. Face basale du metanotum beau- 
coup plus courte que sa face déclive et terminée en arrière par deux 
dents spiniformes, relevées, un peu plus courtes que celles du pro- 



— 220 - 

notum, Écaille assez épaisse, plus convexe en avant qu'en arrière, 
armée, de chaque côté de son bord supérieur, de deux épines 
courtes, fortement divergentes, entre It^squelles se trouvent deux 
dents aiguës et verticales; en arrière et un peu en dessous des 
épines latérales se voient deux autres épines plus petites, insérées 
sur la face postérieure de l'écaillé ; la situation de ces dernières 
épines est telle que, lorsque l'écaillé est examinée en devant, elles 
sont cachées par lés épines latérales et que l'écaillé paraît alors seu- 
lement quadridentée. Antennes et pattes relativement courtes et 
robustes. 

Corps entièrement noir, peu luisant. Mandibules densémenl et 
longitudinalement striées avec quelques points enfoncés. Épistome 
et airefronlale irrégulièrement rugueux ; tète et thorax couverts de 
rides longitudinales fortes et serrées; les côtés du thorax et l'écaillé 
sont plus faiblement et plus irrégulièrement ridés ; abdomen 
mat, ti'ès densément, finement et irrégulièrement ridé -réticulé. 
Pubescence rare. Tout le corps, y compris le scape des antennes 
et les pattes, hérissé de poils jaunâtres assez épars. — Long., 5 1/2 
mill. 

Un seul exemplaire provenant de Sierra-!. eone. 

Cette espèce, qui appartient au groupe du P. relucens, est très 
distincte de toutes ses congénères africaines par son écaille armée 
de six dents ou épines. 



Lasius latipes Walsh. 
(Mayr) Verh. k. k. zool. bot. Ges. Wien, 1866, p. 



Ouvrière, l/ouvrière de cette espèce, dont j'ai reçu du Colorado 
quelques exemplaires accompagnés d'une femelle, ne présente pas 
aux pattes le caractère si remarquable qui distingue la femelle, mais 
elle ressemble extrêmement, pour l'aspect général ainsi que pour la 
couleur, à l'ouvrière du Lasius claviger Hoger, avec laquelle elle 
a été probablement confondue jusqu'à ce jour. Elle se distingue 
cependant d'une façon très nette de toutes les espèces voisines par 
la conformation de son écaille qui est assez étroite, épaisse, abords 
arrondis, ni amincie, ni échancrée au sommet. 

J'ajouterai qu'elle s'éloigne encore du L. claviger par sa pu- 
bescence un peu plus abondante, ce qui la rend moins luisante. 
Tout son corps est hérissé d'une pilosité assez copieuse, mais les 
antennes et les pattes en sont dépourvues, sauf toutefois les cuisses 
qui sont ciliées en dessous. Ses antennes, insensiblement épaissies 



— 221 — 

de la base au sommet, sont aussi moins claviformes et ne rappellent 
pas la forme courte et robuste de celles de la femelle. — Long., 
3 1/2-4 mill. 



Anochetus (Stenomyrmex) inermis nov. sp. 

Ouvrière. Tête un peu plus étroite mais de même forme que 
chez l'A africanus Mayr, c'est-à-dire médiocrement rétrécie en 
arrière, à peine plus longue que large au niveau des yeux et forte- 
ment échancrée à son bord postérieur. Mandibules tridentées au 
sommet, tout à fait inermes le long de leur bord interne. Antennes 
grêles, tous les articles du funicule allongés, y compris le second qui 
est à peine plus court que le troisième. Metanotum muni en arrière 
de deux petits tubercules presque indistincts. Écaille étroite, élevée, 
faiblement échancrée au sommet. Front et vertex finement et den- 
sément ridés-granulés, mats, sans apparence de stries longitudi- 
nales ; épistome et côtés de la tête presque lisses et luisants. Thorax 
plus grossièrement et entièrement ridé-granulé, mat. Écaille et ab- 
domen lisses ou presque lisses et luisants. Tête, antennes et thorax 
d'un rougeâtre sombre ; mandibules, pattes, écaille et abdomen d'un 
jaune rougeâtre. — Long, (y compris les mandibules), 5 mill. 

Trinidad (Petites Antilles); un seul exemplaire. 

Cette espèce est extrêmement voisine de l'A. africanus Mayr, 
originaire de l'Afrique tropicale, mais elle s'en distingue par sa 
taille plus petite, par sa forme un peu plus grêle et surtout par la 
sculpture différente de sa tête et de son thorax. 



Ectatomma (Rhytidoponera) numeense nov. sp. 

Ouvrière. D'un brun marron foncé ; mandibules, antennes 
et pattes d'un rougeâtre clair. Tête un peu plus longue que large, 
non distinctement tronquée en arrière, sans arête'ni tubercules sur 
le vertex. Mandibules finement et densément striées, avec quelques 
points enfoncés ; leur bord terminal très finement denticulé. Épis- 
tome anguleusement mais médiocrement avancé entre les mandi- 
bules, chargé de rides longitudinales très grossières entre lesquelles 
il est plus finement strié. Toute la tête est d'ailleurs fortement et 
longitudinalement ridée et marquée en outre de grosses fossettes 
allongées. Thorax et écaille très grossièrement ridés-réticulés, cette 
réticulation tout à fait irrégulière, n'affectant pas sur le prothorax 

Revue d'Entomologie. — Août 1889. 16 



— 222 — 

une direction transversale ; face déclive du metanotum transversa- 
lement ridée. Premier segment de l'abdomen couvert de stries se- 
niicirculaires fines et serrées, et marqué en outre de nombreuses 
fossettes allongées, plus profondes à leur partie antérieure qu'en 
arrière ; second segment abdominal présentant la même sculpture 
mais beaucoup plus effacée, les fossettes étant notamment beau- 
coup plus petites et plus superficielles. Tout le corps assez luisant, 
hérissé, ainsi que les antennes et les pattes, d'une pilosité jaunâtre, 
médiocrement abondante. — Long., 5-5 1/2 mil). 

Patrie: Nouméa (Nouvelle-Calédonie). 

Cette espèce est voisine de l'E. fulgens Em., mais s'en éloigne 
par sa taille plus petite, sa couleur différente, la sculpture non 
transversale de son prothorax, et surtout parles grosses fossettes al- 
longées de son premier segment abdominal. 



Lobopelta aspera nov. sp. 

Ouvrière. Noire, assez luisante ; mandibules, scape des antennes, 
cuisses et tibias d'un brun-rouge foncé; funicule, tarses el extré- 
mité de l'abdomen d'un rougeâtre plus clair. Pilosité éparse; scape 
et tibias avec des poils fins et obliques. Second article du funicule 
deux fois aussi long que le premier. Mandibules longues, très 
étroites, à bord terminal peu distinctement séparé du bord interne, 
faiblement et irrégulièrement denté ; elles sont luisantes, presque 
lisses et marquées de quelques points enfoncés. Épistome tecti- 
forme, nettement et fortement caréné, triangulairement avancé 
entre les mandibules, ni crénelé, ni échancré, et se terminant anté- 
rieurement en pointe arrondie. Sa surface est nettement et longitu- 
dinalement striée ainsi que les joues et la partie du front comprise 
entre les arêtes frontales et les yeux ; le reste du front, le vertex et 
l'occiput sont densément couverts de rides transversales irrégu- 
lières et bien accentuées. Suture pro-mésonotale distincte; suture 
méso-métanotale à peine marquée par une faible dépression. Toute 
la surface du thorax grossièrement et irrégulièrement rugueuse, 
les rugosités aftectant sur la face basale du metanotum une appa- 
rence réticulée par suite de l'existence de grosses fossettes qui se 
mélangent aux rides ; face déclive du metanotum transversalement 
ridée. Pétiole surmonté d'un nœud cylindro-cubique, pas plus long 
qu'il est large en arrière ; sa surface ainsi que celle du premier seg- 
ment de l'abdomen est grossièrement rugueuse, avec de grandes 
fossettes qui donnent à ces parties im aspect encore plus nettement 



— 223 — 

réticulé que sur le metanotura. Deuxième segment abdominal offrant 
sur ses deux tiers antérieurs une sculpture analogue mais affaiblie ; 
le reste du segment et les suivants sont lisses et très luisants. — 
Long., 6 3/4 mill. 

Hué(Annam); un seul individu. 

Par l'ensemble de ses caractères et notamment par la forte sculp- 
ture de la majeure partie de ses téguments, ^cette espèce ne res- 
semble à aucune de ses congénères. 



Eciton cristatum nov. sp. 



Ouvrière. Tète arrondie et non échancrée en arrière, ses angles 
postérieurs légèrement dentiformes de chaque côté du trou occi- 
pital. Mandibules en triangle allongé, finement, densément et lon- 
gitudinalement striées, avec le bord terminal à peu près inerme. 
Arêtes frontales très rapprochées l'une de l'autre, divergentes en 
avant, non dentées. Antennes robustes; scape épaissi de la base au 
sommet, dépassant en arrière le bord postérieur de la tête ; les six 
premiers articles du funicule à peine plus longs que larges, les sui- 
vants presque aussi larges que longs, le dernier ovale et à peu près 
aussi long que les deux précédents réunis. Yeux ponctiformes mais 
distincts. Pronotum muni, derrière son bord antérieur, d'une arête 
transversale comme chez VE. legionis Sm.; son disque est plan et 
sa face dorsale est séparée de ses faces latérales par un bord net et 
tranchant qui est même très superficiellement crénelé. Mesonotum 
formant une éminence au milieu du thorax ; il est relié au prono- 
tum par une pente insensible, mais descend en déclivité abrupte du 
côté du metanotum qu'il domine de toute sa hauteur ; son disque 
est traversé par deux arêtes longitudinales crénelées, assez rappro- 
chées l'une de l'autre. Metanotum avec la face basale plane, bordée 
et légèrement crénelée latéralement, rejoignant sa face déclive sous 
un angle obtusément arrondi. Premier article du pétiole sensible- 
ment plus long que large, sa face antérieure plane et bordée laté- 
ralement ; second article un peu plus long que large, plus étroit en 
avant qu'eu arrière. Ongles des tarses simples. 

D'un rouge marron foncé, pétiole et abdomen plus clairs, derrière 
de la tête rembruni, pattes testacées. Tête et thorax densément ré- 
ticulés-ponclués et mats; pétiole superficiellement rugueux, assez 
luisant ; abdomen lisse et luisant. — Long., 3 3/4 mill. 

Cette espèce, dont je ne possède qu'un seul exemplaire provenant 



-:^ 224 — 

de l'Amérique du Sud, est voisiue du legionis Sm., mais s'en dis- 
tingue facilement par la sculpture de sa tête et par la forme de son 
thorax. 



Genre Macromischa Roger. 
[Berl. Ent. Zeits., 1863, p. 184, ouvrière.) 

Femelle. Tout à fait semblable aux femelles de Myrmica sauf 
les points suivants : la tige articulaire du premier article du pétiole 
est très allongée, les quatre tibias postérieurs sont dépourvus d'épe- 
rons, et les ailes ne présentent qu'une seule cellule cubitale et une 
cellule discoïdale assez petite ; la nervure transverse s'unit à la ner- 
vure cubitale à son point de division. 

Ce genre, dont l'ouvrière était seule connue jusqu'à ce jour, est 
très voisin des Myrmica auxquelles certains auteurs ont proposé 
de le réunir. La nervulation des ailes étant toute différente, je pense 
que ce caractère joint à ceux déjà indiqués pour l'ouvrière, doit faire 
maintenir cette coupe générique qui me paraît mieux assise que 
beaucoup d'autres qui devront sans doute disparaître quand lès pro- 
grès de la science permettront d'opérer une révision sérieuse des 
Myrmicides. 



Macromischa aculeata Mayr ? 
{Sitzber d. k. Akad. d. Wiss. Wien, 1866, p. 507,, ouvrière.) 

,. Femelle. Les deux individus que j'ai reçus de ce sexe n'étant 
pas accompagnés de leurs ouvrières, ce n'est qu'avec doute que je 
les l'apporte à la M. aculeata Mayr, de préférence à la M. af ricana 
Mayr, décrites toutes deux sur des ouvrières de la Côte-d'Or. 

b'un brun rougeâlre avec la massue des antennes, les articula- 
tions des pattes, les tarses, la tige articulaire du premier article du 
pétiole et la base de l'abdomen d'un jaune rougeûtre. Pilosité longue 
.et assez abondante, même sur le scape des antennes et les pattes. 
Antennes grêles ; scape arqué à la base, dépassant de beaucoup en 
arriére le bord postérieur de la tête ; massue du funicule de trois 
articles. Mandibules presque lisses, avec quelques stries longitudi- 
nales superticielles, et marquées de petits points enfoncés assez épars 
dont une série se voit le long du bord terminal, Épistome presque 
lisse et luisant en son milieu, longitudinalement ridé sur les côtés. 
Tête et thorax grossièrement et longitudinalement ridés; metanotum 
armé de deux longues épines légèrement divergentes et un peu ar- 



— 225 — 

qiiées en dedans ; il est presque lisse et luisant entre les épines. 
Nœuds du pétiole longitudinalement ridés ; abdomen lisse et luisant. 
Ailes presque hyalines, stigraa brun, nervures pâles. — Long., 
5-5 3/4 mill. 

Sierra-Leone. , 



Podomyrma caledonica nov. sp. 

Ouvrière. Ferrugineuse, luisante; dents des mandibules, bord 
antérieur de la tête, cuisses, tibias et les deux tiers postérieurs de 
l'abdomen, parfois aussi le dessus de la tête avec le scape, plus ou 
moins bruns. Mandibules presque lisses et luisantes avec quelques 
points très épars ; leur bord termiual est armé de trois dents en 
avant et est indistinctement denticulé en arrière. Tête (sans les 
mandibules) à peu [)rès aussi longue que large, un peu rétrécie en 
avant, fortement arrondie à ses angles postérieurs. Joues en avant 
des yeux, ainsi que l'espace compris entre l'œil et les arêtes fron- 
tales, longitudinalement ridés, les rides devenant semicirculaires 
autour de l'articulation des antennes ; le reste de la tête, ainsi que 
l'épistome et l'aire frontale, lisses et très luisants. Antennes de 12 
articles; les articles 2 à 7 du funicule transversaux. Thorax avec de 
grosses rides transversales en dessus, longitudinales sur les côtés, 
cette sculpture assez eifacée sur le disque du pronotum et sur la 
face déclive du metanotiim. Pronolum convexe, inerrau en dessus ; 
son bord inférieur, très relevé au-dessus de l'arliculatron des hanches 
antérieures, se termine en avant par un denticulé mousse. Un pro- 
fond étranglement entre le mesonotum et le metanotum ; ce dei'- 
nier, très étroit en dessus, se termine, à la jonction de ses faces ba- 
sale et déclive, par deux fortes dents aiguës, très divergentes et 
dirigées en haut. Premier article du pétiole surmonté d'un cône 
aigu, incliné en avant; second article transversal, muni d'un petit 
tubercule dentiforme à ses angles antérieurs; le premier article est 
transversalement ridé en dessus ; le second est presque lisse, sauf 
en arrière où se voient quelques rides plus ou moins effacées. Ab- 
domen lisse et très luisant. Hanches très globuleuses ; cuisses peu 
sensiblement renflées ; pas d'éperons aux quatre tibias postérieurs. 
Tout le corps hérissé, ainsi que le scape des antennes et les pattes, 
d'une pilosité jaunâtre, longue, fine et médiocrement abondante. — 
Long., 4 1/2-5 mill. 

Nouméa (Nouvelle Galédonie). 



- 226 — 

Cette espèce s'éloigne de toutes les autres par ses antennes de 12 
articles, par son pronotum inerrae en dessus et par ses cuisses non 
claviformes. 



Genre Atopomyrmex nov. gen. 

Ouvrière. Tête à peine plus longue que large, assez convexe en 
dessus, ressemblant beaucoup pour la forme à celle d'un Cremas- 
togaster ; elle est presque carrée, fort peu rétrécie en avant, avec 
les bords latéraux légèrement arqués et les angles postérieurs for- 
tement arrondis. Épistome grand, triangulaire, plan sur son disque, 
légèrement sinué au milieu de son bord antérieur. Arêtes frontales 
courtes et peu saillantes. Aire frontale triangulaire, distincte ainsi 
que le sillon frontal. Yeux de grandeur moyenne, situés un peu 
derrière le milieu des côtés de la tête. Pas d'ocelles. Mandibules ro- 
bustes, assez étroites, avec le bord terminal court, obtusément denté 
cbez les grands individus; chez les petits exemplaires les dents sont 
plus accentuées, plus aigiies et la dent antérieure est bien ])lus 
grande que les autres. Antennes de 12 articles; scape robuste, n'at- 
teignant pas en arrière le bord postérieur de la tête ; premier ar- 
ticle du fiinicule de la longueur des deux ou trois suivants réunis, 
les autres courts, transversaux, grandissant insensiblement jusqu'aux 
septième et buitième qui sont presque carrés, les trois derniers plus 
grands et plus robustes, formant une massue un peu moins longue 
que le reste du funicule et dont le dernier article est à peu près 
aussi long que les deux précédents réunis. Thorax de conformation 
particulière : le prothorax porte en avant une partie articulaire ré- 
trécie comme une sorte de cou en arrière duquel le pronotum est 
brusquement élargi et bordé antérieurement avec les épaules sail- 
lantes ; il est plan en dessus, se retrécit'fortement en arrière et est 
obtusément bordé sur les côtés. Le mesonotum est beaucoup plus 
étroit que le pronotum dont il est séparé par une dépression semi- 
circulaire large et bien distincte ; en arrière il est chargé de deux 
gros tubercules latéraux, assez saillants. Le metanotum est séparé 
du segment précédent par un fort étranglement en arrière duquel 
il présente sur les côtés deux gros tubercules situés en face de ceux 
du mesonotum ; le metanotum s'incline ensuite obliquement en 
arrière et est armé de chaque côté, vers le milieu de sa déclivité, de 
deux longues épines, aiguës, divergentes, dirigées en arrière et lé- 
gèrement arquées vers le bas. Premier article du pétiole plan en 
dessus, cunéiforme vu de côté. Examiné d'en haut, il est un peu 
plus long que large, semicirculairement ou un peu anguleusement 



_ 227 — 

élargi sur les côtés, et terminé en arrière par deux fortes épines 
divergentes dont la situation et la direction sont en prolongement 
de la face plane supérieure du pétiole. Second article transversal, 
arrondi en dessus, légèrement dilaté à ses angles antérieurs. Abdo- 
men ovale, tronqué à la base de son premier segment qui forme 
près des trois quarts de sa longueur totale. Pattes robustes, sans 
éperons aux quatre tibias postérieurs. 

Ce genre curieux parait avoir quelques rapports lointains avec les 
Cremastogaster, dont il ne reproduit en aucune façon d'ailleurs le 
mode particulier d'attache du pétiole à l'abdomen. La conformation 
de son thorax et de son pétiole le dislingue à première vue de tous 
les autres genres de Myrmicides. 



Atopomyrmex Mocquerysi nov. sp. 

Ouvrière. Tête et thorax ferrugineux avec le contour de l'épis- 
tome, les arêtes frontales, le bord terminal des mandibules, les an- 
tennes, les arêtes et les parties saillantes du thorax plus ou moins 
rembrunis; pétiole et pattes d'un brun rougeâtre ; abdomen d'un 
brun foncé. Mandibules superficiellement striées et finement ponc- 
tuées, cette sculpture s'accenluant chez les grandes ouvrières. Épis- 
tome, aire frontale, front et côtés de la tête ridés-striés longitudina- 
lement avec les intervalles finement réticulés-ponctnés, ce qui rend 
ces parties presque mates ; vertex plus lisse, luisant et parsemé de 
gros points enfoncés. Chez les grandes ouvrières les rides s'accen- 
tuent et deviennent caréniformes sur l'épistome et dans l'intervalle 
des arêtes frontales; il existe chez ces mêmes individus une dépres- 
sion longitudinale qui prolonge en arrière les fossettes antennaires 
et où les rides disparaissent pour ne laisser voir qu'une ponctuation 
réticulée. Les petites ouvrières ne présentent aucune trace de cette 
dépression. Partie antérieure réli'écie du prolhorax réticulée-ponc- 
tuée, sa face dorsale longitudinalement ridée et finement réticulée 
ainsi que le raesonotum; tubercules de ce dernier lisses et luisants. 
Chez les grandes ouvrières, la sculpture du pronotum et du meso- 
notum s'efface, devient plus irrégulière, et les téguments sont en 
conséquence plus luisants. Metanotum denséraent réticulé-ponctué, 
mat. Premier article du pétiole très superficiellement réticulé^ 
presque lisse et luisant ; second article avec une réticulation un peu 
plus forte. Abdomen très finement réticulé à la base, presque lisse 
sur le reste de sa surface qui est très luisante. Pubescence très fine 
et très éparse ; pilosité à peu près nulle. — Long., 5-7 miU. 

Dakar (Sénégal). 



— 228 — 



Cremastogaster gambiensis nov. sp. 

Ouvrière. Tête plus large que longue. Antennes de M ar- 
ticles (1) avec la massue de 3 arlichis ; scape court, n'atteignant pas 
le bord postérieur de la tête. Yeux situés au milieu des côtés de la 
tête. Mandibules nettement et longitudinalement striées. Épistome 
et devant de la tête avec des stries longitudinales, très superficielles 
sur l'épistome ; le reste de la tèle lisse et très luisant. Pronotum et 
mesonotum faiblement bordés sur les côtés ; pronotum peu déprimé, 
très arrondi aux épaules; mesonotum sans carène médiants séparé 
du pronotum par une simple dépression peu marquée ; un profond 
sillon transverse sépare le mesonotum du metanotum ; ce dernier es 
armé en arrière de deux épines courtes, robustes, peu aigùes, fai 
blement divergentes et moins longues que l'intervalle de leur base 
Le thorax est presque lisse et très luisant, sauf les côtés des meso 
et metanotum et la face basale de ce dernier qui sont longitudinale 
ment ridés. Premier article du pétiole plus long que large, tra 
pézoïdal, un peu plus large en avant qu'en arrière, avec les angles 
antérieurs émoussés; second article en ovale transverse, ni sillonné, 
ni échancré en dessus. Les deux nœuds sont superficiellement ridés 
et luisants. Abdomen lisse et très luisant. Pubescence fine, courte et 
très éparse, à peu près nulle sur la tête, un peu plus abondante sur 
l'abdomen. Scapes et tibias sans poils dressés. Variant du ferrugi- 
neux au rouge-brun avec les pattes souvent plus claires; abdomen 
d'un brun-noir, souvent rougeâtre à la base, — Long., 3 1/2-4 J/2 
mill. 

Gambie. 

Par sa taille, sa forme générale, sa couleur et la faible sculpture 
de ses téguments, cette espèce ressemble beaucoup au senegalensis 
Roger, mais elle s'en distingue facilement par le scape de ses an- 
tennes plus court, par ses yeux situés au milieu et non en arrière 
des bords latéraux de la tête, par^ sa pubescence beaucoup plus 
éparse et surtout par le second ncêud de son pétiole non sillonné 
en dessus. 



(1) C'est par suite d'un lapsus calami que, dans ma description du C. mada- 
gascariensis {Revue d'Ent., 1887, p. 297), j'ai dit que les antennes avaient 12 ar- 
ticles, tandis qu'elles n'en ont en réalité que 11, comme presque toutes les 
espèces du genre Cremastogaster. 



229 



Gremastogaster mandibularis nov. sp. 

Femelle. Tête rectangulaire, plus longue que large, ses bords 
latéraux rectilignes, ses angles postérieurs arrondis. Antennes de 
11 articles, insensiblement épaissies de la base au sommet, sans 
massue nettement limitée. Mandibules grandes, fortement échan- 
crées en arc concave à If ur bord terminal, de sorte que, lorsqu'elles 
sont fermées et même croisées, elles laissent en leur milieu un es- 
pace libre plus ou moins accentué. Le bord terminal est muni à sa 
base d'un très gros lobe denliforrae suivi de quelques dents courtes 
et irrègulières, un peu plus prononcées à l'extrémité de la mandi- 
bule qui se termine par une dent longue et aigûe. La surface des 
mandibules est irrégulièrement, peu densément et longitudinale- 
ment ridée, avec d'assez nombreux points enfoncés. Épistome et 
joues superficiellement ridés, couverts, ainsi que le reste de la tête 
qui est luisante, d'une ponctuation fine, irrégulière et médiocre- 
ment serrée. Ocelles non saillants, émergeant de trois petites fos- 
settes assez profondes. Thorax en ovale allongé; metanotum inerme. 
Mesonotum lisse et luisant en dessus, très finement et très éparse- 
ment pointillé ; metanotum très superficiellement rugueux. Premier 
article du pétiole trapézoïdal, un peu plus long que large, rétréci 
en arrière, ses bords latéraux droits, ses angles antérieurs fortement 
arrondis. Second article ovale, à peine plus large que long, non sil- 
lonné en dessus, présentant tout au plus une impression longitu- 
dinale à peine distincte. Le pétiole est finement et assez densément 
pointillé, luisant. Abdomen peu luisant, superficiellement ridé-réti- 
culé et couvert en outre de petits points piligères assez serrés. Ailes 
légèrement teintées de jaunâtre ; stigma et nervures testacés ; la ner- 
vure transverse s'unit au rameau cubital externe très près de son 
origine. Corps entièrement d'un noir brun, mandibules d'un brun- 
rouge, antennes et pattes d'un rougeâtre plus clair. Pubescence 
longue, jaunâtre et assez abondante surtout sur l'abdomen. Pilosité 
très rare, nulle sur les antennes et les pattes, — Long., 9 1/2-10 1)2 
mill. 

Sierra-Leone. 

Cette espèce, dont l'ouvrière m'est inconnue, est très remarquable 
par la conformation particulière de ses mandibules. 

Gataulacus Mocquerysi nov. sp. 
Ouvrière. Tête à peu près aussi longue que large, rétrécie en 



^ 230 - 

avant, excavée sur l'occiput et faiblement échancrée en arc à son 
bord postérieur ; ses bords latéraux sont un peu crénelés en arrière 
des yeux et ses angles postérieurs se terminent par une petite dent 
aigûe. Épistome grand, mais presque indistinctement séparé du 
reste de la tête par une suture semicirculaire très tine et très super- 
ficielle ; il est faiblement échancré au milieu de son bord antérieur 
et muni d'une petite dent à chacun de ses angles antérieurs qui 
prolongent les arêtes frontales. Ces dernières sont sinueuses et mu- 
nies d'un denticule latéral un peu en avant du bord antérieur des 
yeux. Fossettes antennaires prolongées en sillon au-dessous des 
yeux. Mandibules triangulaires, à bord terminal paraissant inerme. 
Antennes de H articles; scape arqué, très dilaté sur sa seconde 
moitié ; articles deux et suivants du funicule courts, transversaux, 
les trois ou quatre derniers formant une massue épaisse. Thorax 
court, plus large aux épaules que long sur sa ligne médiane, sans 
sutures entre ses divers segments ; il est irrégulièrement trapé- 
zoïdal, beaucoup plus large en avant qu'en arrière; à sa partie an- 
térieure la plus élargie ses bords latéraux sont irrégulièrement den- 
telés, et sur leur seconde moitié se voient deux autres dents plus 
fortes dont la dernière est au point de jonction des faces basale et 
déclive du metanotum. Premier article du pétiole pentagonal avec 
une apparence cordiforme; il est large, aplati et même un peu 
concave en dessus, légèrement échancré à son bord antérieur ; ses 
bords latéraux, d'abord rectilignes et un peu convergents en avant, 
obliquent brusquement en arrière pour rejoindre l'articulation. 11 
port»! en dessous un fort appendice composé d'une partie large et 
courte dirigée en bas et un peu en avant, laquelle se termine en- 
dessous par une assez longue épine s'avançant presque horizonta- 
lement en arrière; l'ensemble de cet appendice, vu de profil, simule 
une sorte de pied. Second article du pétiole de même forme mais 
plus large que le premier, plus nettement cordiforme et plus de 
deux fois aussi large que long. Abdomen en ovale court avec le bord 
antérieur presque droit. 

Corps entièrement noir, mal ; scape des anteimes, articulations 
des pattes, tibias et tarses rougeâtres. Tête et thorax avec des rides 
longitudinales sinueuses, se réunissant pour former des mailles 
larges et irrégulières dont le fond est couvert d'une réliculation su- 
perficielle, fine et serrée. Face déclive du metanotum concave, très 
superficiellement rugueuse et un peu luisante. Pétiole avec des 
rides longitudinales plus fortes, plus régulières, non confluentes, 
entre lesquelles il est très finement et très densément ridé-réticulé. 
Abdomen densément et finement réticulé-ponctué et parcouru sur 
sa première moitié par des rides irrégulières superficielles et con- 
fiuentes. Tout le corps, y compris les antennes et les pattes, est 



— 231 — 

hérissé de soies jaunâtres, courtes, obtuses à l'extrémité et médio- 
crement abondantes. — Long., 5 mill. 

Un seul exemplaire de Sierra-Leone. 

Cette espèce est distincte de toutes .ses congénères par la- forme 
particulière des articles de son pétiole. 



Meranoplus Leveillei Emery. 
{Bull. Soc. Ent. Ital, 1883, p. 151, ouvrière). 

Mâle. Tête arrondie; mandibules assez étroites; épistome bien 
dessiné, longitudinalement concave en son milieu, sa concavité 
limitée de chaque côté par une faible carène obtuse faisant suite 
aux arêtes frontales qui sont courtes et peu saillantes. Aire frontale 
distincte, suivie en arrière d'un petit tubercule arrondi. Yeux assez 
gros ; ocelles peu saillants ; l'antérieur situé derrière une fossette 
triangulaire assez profonde. Antennes robustes, de 13 articles; 
scape court, de la longueur des trois premiers articles du funicule; 
premier article du funicule très court ; les suivants plus longs que 
larges et tous sensiblement de même longueur, sauf le dernier qui 
est plus long que le précédent. Thorax court ; pronotum bien visible 
en dessus, avec les épaules nettement anguleuses ; mesonotum et 
metanotum inermes, ce dernier muni seulement, de cliaque côté, 
d'un léger tubercule dentiforme. Premier article du pétiole bas et 
assez allongé ; second article en forme de nœud transverse. Ailes 
avec une cellule discoïdale et une seule cellule cubitale ; la cellule 
radiale est courte et la nervure transverse s'unit à la nervure cubi- 
tale à son point de division. 

Tête, thorax et pétiole d'un noir-brun ; mandibules, antennes et 
pattes d'un brun rougeâtre ; abdomen testacé. Tête et thorax gros- 
sièrement et irrégulièrement ridés-réticulés; pétiole avec de grosses 
rides longitudinales ; abdomen lisse et luisant. Ailes enfumées. Tout 
le corps hérissé, ainsi que les pattes, d'une pilosité blanchâtre, 
longue, fine et assez abondante ; sur les antennes la pilosité est plus 
courte, plus serrée et plus oblique. — Long., i 1/2 mill. 

Un seul individu reçu avec quelques ouvrières de Nouméa (Nou- 
velle Calédouie). 



232 



NOUVELLES 



LES INSECTES DU GUY. 

L'an dernier, j'ai décrit deux Capsides nouveaux trouvés sur le 
guy par M. le D"" Marmottan,dans les environs de Paris. Cette décou- 
verte a donné l'idée de rechercher ces insectes, et prolitant de la 
visite amicale du D'^ Horvath, j'ai été explorer un vieux pommier 
chargé de guy que j'avais remarqué dans les environs de Remire- 
niont dans mes promenades antérieures, et nous avons eu la satis- 
faction de retrouver ainsi, le 18 septembre dernier, le Lygus visci- 
cola^ dont nous avons pu récolter chacun une dixaine d'exemplaires; 
je dis nous, mais la vérité m'oblige à avouer que c'est le U'' Horvath, 
qui plus agile que moi, a pu grimper sur l'arbre et faire une récolte 
que nous nous sommes partagée. 

Une dizaine de jours plus tard, j'ai exploré dans une localité plus 
élevée (700 m.), des pommiers viscifères plus accessibles, mais je 
n'y ai rien trouvé qu'un Pogonocherus dentatus, insecte qui vit 
sur le guy et sur le houx. J'y ai remarqué aussi un Psocus, que 
j'ai eu le tort de ne pas récolter pour en faire part à un spécialiste. 

Je viens d'apprendre enfin que le Lygus viscicola a élé retrouvé 
aussi en Angleterre par M. Chapman, à Hereford. 

Le Sthenarus visci n'a pas encore été retrouvé à ma connais- 
sance. 

Pour compléter l'énumération des insectes du guy, il faut citer la 
Psylla visci, indiquée d'Angleterre et d'Autriche, et signaler un 
Anthocoris probablement nouveau, que M. Douglas compte décrire 
prochainement. 

D'' A. PUTON. 



233 



ESSAI SUR L'ENTOMOLOGIE DE LA HAUTE-AUVERGNE 

( MONT-DORE ET PLOMB-DU-CANTAL) 

SUPPLÉMENT (i) 

Par Albert FAUVEL. 



COLÉOPTÈRES. 



Carahus v. consitus Panz. Pny Mary (variété violette). 
Bemhidion cantalicurii Fvl. Plomb-du-Cantal. — Un exem- 
plaire. 
« V. tricolor F. [conforme Dej. — Erichsoni Duv.). M.-D. 
Obs. Cette capture confirme la citation des Annales Ent. Fr., 
1859, p. 671. 
Tachys nigrifrons Fvl. St-Flonr. 

Obs. Le Trechus sculptus Schaum (ampUcollis Fairm. ) n'a pas 
été signalé en lUyrie, comme nous l'avons indiqué à tort 
dans notre Essai (p. 272), mais bien en Moravie et Transyl- 
vanie. 
Trechus cantalicus Fvl. — C'est l'espèce citée par nous (p. 272) 
sous le nom de latehricola Ksw. et décrite depuis dans 
cette Revue. 
» quadristriatus Schrk. Lio. 
Amara eurynota Panz. Plomb-du-Cantal. 
Platyderus ruficolUs Marsh. St-Flour. 
Lionychus quadrillum Duft. St-Flour. 
Metahletus foveatus Fourc. [foveolatus Gyll.). Lio. 

D niinutulus Gœze [glahratus Duft.). Lio. 
Brachynus explodens Duft. St-Flour. 
Haliplus lineaticollis Marsh. Lio. 
Cœlanihus confluens F. St-Flour. 

Obs. Le Deronectes semirufus Germ., signalé dans notre Essai 
(p. 275}, est YAubei Muls. 



(<) La première partie de ce travail a paru dans les années 1886 e( 18S7 de la 
Bévue. 



Hydroporus bilineatus Stm. Sl-Flour. 
» tnarginatus Diift. Lio. 
» celatus Clark, {longulus Rey). La Planèze. 
» V. $ castaneus Aube. St. Flour. 
» ferrugineus Steph. Lio. 
Agabus nitidiis F. Lio. (Régimbart). 
Hydrœna atricapilla Wat. Cantal {Guédel). 
Anacœna linibata F. St-Flour. 
Laccobius sinuatus Mots. St-Flour. 
Limnobius truncatellus Thunb. St-Flour. 
Sphœridium bipustulatum F. St-Flour. 
Cyelonotum orblculare F. St-Flour. 
Cercyon v. erythropterus Kùst. M.-D. 

» melanocephalus L. Lio. 
Dryops lurida Et. St-Flour. 
Protinus brachypterus F. St-Flour. 
Anthobium sparsum Fvl. M.-D. (Rey). 
Coryphium angusticolle Steph. Lio. — Dans les mousses. 
Olophrum assimile Payk. St-Flour. 
Deleaster dichroiis Grav . Lio. 
Oxylelus sculpturatus Grav. Lio. 
Platystethus arenarius Fourc. Lio. 
Stenus lustrator Er. Lio. — Dans les mousses. 
Medon obsoletus Nordm. St-Flour, 
Lathrobium lœvipenne Eeer. St-Flour. 
Othius lœviusculus Steph. St-Flour. 
Xantholinus distans Rey. Lio. 
Actobius sig aaticornis Rey. St-Flour. 
Philonthus œneus Rossi. Lio. 

» debilis Grav. St-Flour. 

» montivagus Heer. Lio. 

» varius Gyll. Lio. 

» micans Grav. St-Flour. 

» exiguus Nordm. St-Flour. 
Quedius lucidulus Er. Lio. — St-Flour. 
Euryporus picipes Payk. Labro près St-Flour. 
Mycetoporus Brucki Pand. Lio. — En septembre. 

» rufescens Steph. St-Flour. 

» hrunneus Marsh. St-Flour. 
Tachinus fimetarius Grav. St-Flour. 
Tachyporus chryso^nelinus L. St-Flour. 

') hypnoruni F. St-Flour. 

» tersus Er. St-Flour. 

» ruficollis Grav. St-Flour. 



— 235 - 

Tachyporus tiitidulus F. St-Flour. 
Homalota parva Sahlb. Lio. 

» aterrhna Grav. I,io. 

» livida Rey. Lio. — Assez rare dans les mousses. 

» zosterœ Thoms, Lio. 

» cadaverina Bris. Lio. 

» spatula Fvl.. Lio. — Un seul d*, dans les mousses. Espèce 
pyrénéenne. 

» atomaria Kr. Lio, — Deux exemplaires (o*9), dans les 
mousses. 

» divisa Mœrk. Lio. 

» analis Grav. Lio. 

» nitidula Kr. Lio. 

«■ granigera Kiesw. Lio. 
Euryusa laticolUs Heer. Lio. — Dans les mousses. 
Aleochara crassicornis Lac. {lateralis Heer). St-Flour. 

» lygcea Kr. Lio. 

T nitida Grav. St-Flour. 
Bythinus hulhifer Reichb. Lio. 

» Burrelli Denny. Lio. 
Tychus niger Payk. Lio. 
Bihloporiis bicolor Denny. Lio. 
Pselaphus Eelsei Herbst. St-Flour. 
Euplectus teaehrosus Reitt. St-Flour. 
Neuraphes conifer Fvl. (1) Lio. — Dans les mousses, comme les 

deux suivants. 
Scydmœnus scutellaris MùU. Lio. 
Euconnus nanus Schaum. Lio. 
Choleva cisteloides Frohl. St-Flour. 
Ptomaphagus picipes F. St-Flour. 
Colon latus Kr. Lio. — Un seul exemplaire. 
Anisotoma distinguenda Fairm. Lio. — Dans les mousses; un 

seul exemplaire. 
Liodes castanea Herbst. Lio. 
Agathidium piceicm Er. Lio. 

» mandibulare Stm. Lio. 
Cryptophagus saginatus Stm. St-Flour. 

n rfe>^to^W5 Herbst. St-Fiour. 
Atomaria contaminata Er. Lio. 

» analis Er. St-Flour. 

8 ruficornis Marsh. St-Flour. 
Gorticaria fenestralis L. Lio. 



(1) Voir la description à la fin de ce travail. 



— 236 — 

Melanophthalma fulvipes Gom. St-Flour. 
Epurœa obsoleta F. St-Flour. 

» angustula Er. Lio. 

» pusilla 111. Lio. 
Thalycra fervida 01. Lio. 

Pityophagus 4-pustulatus L. Plomb-du-Cantal . 
Rhizophagus depressus F. St-Flour. 
Anthrenus museorum L. St-Flour. 
Cyiilus varius F. Lio. 
Simplocarla semistriala F. Lio. 
Acritus rhenanus Fuss. Lio. — Un seul exemplaire, dans les 

mousses. 
Systenocerus caraboides L. M.-D. 
Sinodendron cylindricum L. M.-D. 
Aphodius inquinatus Herbst. St-Flour. 

» luridus V. g agates Mùll. Sl-FIour. 
Trox pèrlatus Gœze. St-Flour. 
Gnorimus variahilis L. M.-D. 
Agrilus viridis L. Plomb-du-Canlal. 

» angv.stuius 111. Plomb-du-Cantal. 
Limonius œneoniger Deg. Lio. 
Agriotes ustulatus Schall. Plomb-du-Cantal. 

» sordidus 111. St-Flour. 
Dictyopterus minutus F. Cantal [Latreille). 

» nigroruher Deg. St-Flour. 
Lampyris noctiluca L. Sl-Flour. 
Cantharis pellucida F. Plomb-du-Cantal. 
Malachius dimorphus Ab. M.-D. [Bourgeois). 
Dasytes fusculus 111. Plomb-du-Cantal. 
Haplocnemus nigricornls F. St-Flour. 
Lanncœa pallipes Pauz. Lio. 
Oi^iZo domestlcus Stm. St-Flour. 
Niptus griseofuscus Deg. St-Flour. 
Anobium domesticum Fourc. St-Flour. 

» paniceum L, Lio. — St-Flour, 
Asida Jurinei Sol. Lio. — St-Flour. 
Corticeus pini Panz. St-Flour. 
Mordellistena abdominalis F. M.-D. 
Salpingus œneus Stepb. Lio. 

» castaneus Panz. St-Flour. 
Brachyrrhinns hungaricus Germ. {lugdunensis Bob.). l'iomb- 
du-Cantal. 

» uncinatus Germ. Sl-Flour. 
Sciaphilus asperatus Bonsd. Lio. 



— 237 — 

Polydrosus mollis Strœm [micans V.). M.-L>. — Plomb-du- 

Cantal. 
Phyllobius argentatus L. Lio. 
Barynotus murinus Mùll. M.-D. — St-Flour. 
Tropiphorus cucullatus Fvl. M.-D. (base du pic du Capucin, 

Du Buysson). — Sous les feuilles radicales de cirse 
Sitona suturalis Steph. M.-D. — Bourb. — St-Flour. 

» puncticollis Steph. liio. 

)) hispidulus F. Lio. — St-Flour. 

>> sulcifrons Thunb. St-Flour. 
Mecaspis crinipes Fâhr. St-Flour, 
Orthochœtes setiger Beck. St-Flour. 
Smicronyx jungerrnanniœ Reicli. St-Flour. 

» cœcus Reich. St-Flour. 
Anthonomus varians v. obesior Desbr. Lio. — Lesciire {Daudé). 
Magdalis violacea L. St-Flour. 
Acalles pyrœneus Boh. Lio. 

Obs. Le Cionus thapsus F., cité du Lioran, dans notre Essai 
(p. 305), est V horlulanus Fourc. 
Ceuthorrhynchus euphorbice Bris. Lio. 

» floralis Payk. Sl-Fiour. 

» atomus Boh. St-Flour. 

» contractus Marsh. ^Lio. 

» ericce Gyll. Lio. 
Amalus pericarpius L. St-Flour. 
Apion varipes Germ. St-Flour. 

» nigritarse Kirby. M.-D. 

» atomarium Kirby. St-Flour. 

» subulatum Kirby. Auvergne! 

Obs. L'opeticum Bach, cité dans notre Essai (p. 306), est à rayer: 
il s'agit d'ochi'opus ç . 

» sanguineum Deg. Lio. 

9 hce»iatodes Kirby. Lio. 
Hylastes palliatus Gyll. St-Flour. 
Pityophthorus macrographus Eichh. M.-D. 
Bruchus loti Payk. St-Flour. 
Spondylis buprestoides L. St-FIour. 
Brachyta interrogationis L. Lio. 
Leptura cerambyciforrais Schrk.jM.-D. 
Criocephalus rusticus L. M.-D. (bois du Capucin). 

.. férus Kr. St-Flour. 
Clytus arietis L. M.-D. 

Agapanthia lineaticolUs Don. Plomb-du-Cantal. 
Phytœcia virescens F. Plomb-du-CantaL 

Revue l'Entomologie. - Août 1889. 17 



—.238 — 

Gryplocephalus flavipes F. M.-l). 
Chrysomela gypsophilœ Kûst. M.-D. 
Orina v. venusta Suffr. Plomb-du-Cantal. 
Phytodecta olivacea Forst. St-Flour. 
Psylliodes napi Koch. St-Flour. 

» hyosciami L. St-Flour. 
Phyllotreta nigripes F. St-Flour. 
Longitarsus pulex Schrk. St-Flour. 
Apteropeda glohosa 111. Lio. 
Cassida v. lucida Suffr. M.-D. 
Chilocorus bipustulatus L. Lio. 



ESPÈCE NOUVELLE. 



Neuraphes conifer*. 

Faciès, taille, forme, brillant, pubescence et coloration des exem- 
plaires roussâtres de Velongatulus MûU., mais appartenant à un 
autre groupe par l'absence de fossettes intraventaires ; très distinct 
dans le genre par sa tête déprimée en travers sur tout le disque 
avec l'occiput triangulairement relevé au-dessus du sommet du cor- 
selet en ua petit tubercule denliforme court et conique. Différent 
encore d'elongatulus par ses antennes un peu plus minces, le cor- 
selet un peu plus long, plus étroit, obconique, bien moins large au 
premier tiers, lisse, à carène médiane antéscutellaire fine, courte, 
n'atteignant ni la base, ni le milieu du disque, la fossette juxtacari- 
nale et l'externe moins profondes, la marge plus finement relevée en 
carlnule de chaque côté; élytres dilatées et sculptées comme celles 
d'elongatulus, mais à ponctuation invisible et déprimées sur le 
dernier quart de la suture. — Long., 1 1/2 mill. 

Le Lioran (Cantal), dans les mousses, en juillet. — Un seul exem- 
plaire [Fauconnet). 

Ce remarquable Neuraphes se place près de VEmonœ Reitt., 
dans le tableau de M. Reitter {Best. — Tabell., X, p. 27). 

Vue de profil, la saillie occipitale rappelle un peu, avec des di- 
mensions moindres, celle des Outhophagus fî^acticornis d' k corne 
très réduite. 



— 239 



HYMÉNOPTÈRES. 



Ichneumouidse . 

Exetastes lœvigator Grav. (1). 
Alomya ovator Grav. 
Glypta flavolineata Grav. 
Ephialtes tiiherculatus Grav. 
Amhlyteles litigiosus Grav. 
Pyracmon fumipennis Grav. 
Hahrocryptus assertorius Grav. 
Ichneumon ohsessor Wesm. 

:> caloscelis Wesm. 
Acanthocryptus quadrispinics Grav. 
Pezomachus atricapillus Grav. 
Mesoleptus typhœ Grav. 
Angitia rufipes Grav. 
Colpognathus celerator Grav. 
Lissonota hellator Grav. 
Polyhlastus pratensis Grav. 
Mesoleius multicolor Grav. 
Tryphon incesUis Illgr. 
Stylocryptus vagabundus Grav. 



DEUX COLEOPTERES NOUVEAUX 

DES PYRÉNÉES ORIENTALES 

Par le capilaine XAMBEU. 



Euplectus Guillebeaui Xambeu. 

Taille: 1 mill. 8/10. ~ Entièrement ferrugineux assez foncé, coii- 

(1) Toutes ces espèces ont été trouvées au Mont-Dore, en juillet, par M des 
Gozis et déterminée^ par M. S. Rrauns, de Schwerin. 



— 240 — 

vert d'une pubescence jaune assez longue, plus apparente sur l'ab- 
domen et sur les élytres qui sont finement pointillées. 

Tête aussi large que longue, yeux compris, convexe sur le disque 
qui est large, le sillon latéral partant de la fovéole antennaire et ré- 
gnant sur tout le bord antérieur de la tête, le disque presque lisse, 
les bords finement pointillés ; yeux très petits. 

Antennes épaisses, longuement pilosellées, premier article plus 
long et plus large que le deuxième, celui-ci plus long, plus large et 
bien plus épais que les suivants, S" conique, 4° à 8" transverses, ar- 
rondis, Qe et 10« courts, fortement transverses, H® aussi long que les 
trois précédents i-eunis. 

Corselet aussi large que long, fortement rétréci en arrière, aussi 
large que la tète, convexe, brillant, à peine pointillé, le sillon mé- 
dian allant du bord antérieur au bord postérieur, les fossettes laté- 
rales de la base fortes, le sillon transverse profond. 

Élylresplus courtes que leur largeur totale au sommet, arrondies 
sur les côtés, deux fois aussi larges au sommet qu'à la base, la strie 
dorsale n'atteignant pas le milieu. 

Abdomen avec cinq segments dorsaux visibles, le l*"" avec deux 
sillons dorsaux très courts ; les trois premiers segments grands, 
brillants, graduellement plus courts, le 3» avec une très fine carène 
médiane au sommet, le 4^ aussi long que le 3^, le 5* très petit et 
très court. 

Métasternum sillonné et déprimé dans sa seconde moitié ; abdo- 
men finement pointillé avec une pubescence jaune, brillante, 2* seg- 
ment ventral aussi long que les deux suivants réunis, le 3* deux 
fois aussi long que le 4«, le 5® un peu plus court que le 4^, le 6^ 
presque aussi long que les deux précédents réunis. 

Pattes pubescentes. 

Cette espèce, avec VE. sulciveniris, forme une série intermé- 
diaire entre les Euplectus qui n'ont pas du tout de sillons dorsaux 
sur l'abdomen et ceux qui ont des sillons dorsaux sur les deux pre- 
miers segments. Au reste elle est plus grande, plus convexe, plus 
pubescente que sulciveniris, le corselet est plus étranglé en ar- 
rière; enfin le sillon médian de ce dernier va d'une extrémité à 
l'autre. 

Je n'ai pris qu'une femelle, en mars, aux environs de Collioure 
(Pyrénées-Orientales) . 

Je me fais un plaisir de dédier cette nouvelle espèce à mon maître 
et ami, M, Guillebeau. 



— 241 



Euconnus pyrenaeus Xambeu. 



Taille: à peine 3/4 mill. — Forme et coloration de \' Euconnus 
inirusus, mais beaucoup plus petit. 

Noir, antennes et pattes d'un testacé ferrugineux. 

Tête aussi large que longue, cou non compris, moins large que le 
corselet, un peu déprimée entre les antennes qui sont écartées et 
placées sur la partie antérieure de la tête, avec la massue de trois 
articles bien tranchée; yeux très petits. 

Corselet à peu près aussi long que large, plus étroit en arrière, 
assez convexe sur le disque antérieur, avec deux fovéoles rondes au 
devant du bord postérieur qui est déprimé; à côtés arrondis; cou- 
vert d'une pubescence jaune dressée, longue et fournie. 

Elytres à peine plus larges que le corselet à leur base, assez for- 
tement élargies au milieu, subacuminées en arrière, avec de très 
petits points rares et à peine visibles, et de petits poils fins, écartés, 
jiunes, disposés presque en lignes; marquées à la base de deux 
fovéoles moins profondes que celles de namis, également distantes, 
l'intérieure plus longue, dirigée vers la suture. 

Dans les individus immatures, le corselet et le disque des élytres 
sont plus ou moins testacés. 

Sa place est entre E. in trustes et E. nanus ; il est facile à sé- 
parer du nanus par sa forme plus large et plus convexe et sa taille 
plus forte ; de Vintrusus par sa taille plus petite ; de tous deux 
par les fossettes de la base des élytres. et l'abondante et longue 
villosité du corselet. 

J'ai pris cette nouvelle espèce dans les Pyrénées-Orientales, aux 
environs de Ria, où elle paraît rare ; on la trouve au printemps sur 
les coteaux arides et bien ensoleillés. 



ERRATUM AU PRECEDENT MExMOIRE. 



Page 213, ligne 4. Au lieu de : au-dessus du pétiole, lire : au-dessous. 
— 215, —10. — : subcarrée, lire: subcornée. 



LES COLÉOPTÈRES DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE 

ET DÉPENDANCES 

AVEC DESCRIPTIONS, NOTES ET SYNONYMIES NOUVELLES (H 

(Suite) 

Par Albert FAUVEL. 



STAPHYLINIDES. 



Tribu i*IESTIXM. 



ELEUSIS Laporte. 

Les Eleusis vivent sous les écorces et sont répandus presque par 
tout le globe, surtout dans les régions chaudes ; dans l'Ancien- 
Monde ils ne dépassent pas au nord le Cap-Vert et le Japon, mais 
dans le Nouveau ils s'avancent jusqu'au Canada ; les collections en 
renferment une cinquantaine d'espèces. 

1. brevipennis*. 

$. In génère rainiraa ; maxime depressa, gracilis, pilis aureis bre 
vissimis parcissimis ornata, rufotestacea, nitidissima, capite,prcEser- 
tim inter oculos, vix infuscato, elytris prœter tertiam partem basalem 
fuscis, ore, frontis margine antico pedibusque testaceis ; antennis 
capitis thoracisque longitudine, articulo 3'^ 2° graciliore, vix breviore, 
sequentibus moniliformibus, 11" ovato ; capite suborbiculari, post 
oculos médiocres arcualo, collo sat anguslo ; fronte ab' antennis dis- 
cum versus oblique longius utrinque impressa, disco medio puncto 
minimo majore; caîterum capite toto oculo fortis^ime armato vix 
longitudinaliter strigosello, punctis aliquot minutissimis notato; 
thorace antice capitis cum oculis latitudine, trapézoïdal!, margine 
antico truncato, utrinque iatus angulos oblusos breviter vix im- 
presso, angulis posticis rolundatis ; elytris thorace quarta parte tan- 
tum longioribus et latioribus, subparallelis; abdomine circa médium 
paulo latiore, paulo longius piloso, dorso vix infuscato; d* latet, — 
L., 1 1/2 mil!. 

Nouvelle-Calédonie [Bougier). 

(1) Voy. Revue d'Ent., 1882, 217, 241, 265 ; 1883, 335. 



— 243 — 

Obs. Cet Eleusis microscopique est voisin du virgula, de la Nou- 
velle-Zélande (1) ; mais il s'en distingue réellement par sa taille encore 
plus petite, ses antennes plus minces, plus courtes, d'un testacé 
rougeàtre, sa tête plus petite, son corselet subtriangulaire, ses élytres 
bien plus courtes, plus étroites, autrement colorées, sa courte pilo- 
sité, etc. Le d" a sans doute une tète plus grande et plus large ; il m'est 
inconnu. [L'espèce diffère encore du myrmidon, du Chili, par ses élytres 
non testacées en entier, ses entennes plus fines, moins pileuses, à ar- 
ticles moniliformes, son corselet dépourvu de deux profondes impres- 
sions longitudinales, etc.; il doit prendre place entre ce dernier et le 
virgula. 

ANC^US FauveL 

Ce genre' compte six espèces dans l'Amérique équatoriale (dont 
une remonte jusqu'à l'Alabama), une en Abyssinie, une autre à Ma- 
dagascar. Celle de la Nouvelle-Calédonie s'avance jusqu'à Sumatra. 

1. aruensis* Fauv., Ann. Mus. Civ. Genova, 1878, XII, 200; 1879, 
XV, 75. 

Nouméa, sous les écorces pourries, octobre {Deplanche). 
Aussi en Nouvelle-Guinée, aux îles Aru, aux Moluques et à Su- 
matra. 

Obs. Les exemplaires de Sumatra m'ont été envoyés par M. A. Grou- 
velle, qui les a trouvés dans des tabacs de cette provenance. 



LISPINUS Erichson. 

Genre très nombreux (une centaine d'espèces) et subcosmopolite, 
mais répandu surtout dans les régions intertropicales. Dans l'Ancien 
Monde il remonte jusqu'au Japon, et dans le Nouveau jusqu'au 
New-Hampshire ; mais il est étranger à la faune paléarctique. 



(1) Voici la diagaose comparative de cette espèce encore inédite : 

Eleusis virgula *. 

Ab E. brevipenni magnitudine majore, pilis aureis iongioribus, tota omnium subtilis-' 
sime slrigclla, aiiteonis loogioi'ibus et robustioribus, articulo 3" lougiore, eirca apiceni 
parum incrassatis, prêter articulos 1-4 fuscis, capite thorace latiore (etiam in Ç), disco 
punctis 2 interocularibus, oculis tertia pirle majoribus; thorace elytiis duplo circiter 
angnstiore, obovato, antice truucalo, lateribus et augulis magis rotiindatis, disco punctis 
4 minulissimis vix perspicuis notato, scuteilo majore, elytris thorace duplo fere Iongio- 
ribus, ad latera circa médium preesertim infuscatis, ocuio fortissime armato subtilissime 
parce punctulatis; cf capite multo majore, orbiculato. — L., 1 1/2-2 mill. 

Nouvelle-Zélande : Auckland [Broun), Greymouth (Helms); commun. 



— 244 — 
1, caledonieus'^ Fauv., Ann. Mus. Civ. Genova, 1878, XIII, 481. 

Iles des Pins (Bougier); Mont Kogi, sous les écorces pourries, 
mai; Yahoué, octobre {S av es). 



THORACOPHORUS Motschulsky. 

Insectes curieux par leur corps sculpté el caréné, qui rappelle les 
Mlcropeplus. Dans les limites où M. Sharp (5ioZ. Centr.-Amer. 
Staph., 725) a récemment circonscrit les Thoracophorus , une 
espèce habile l'Europe moyenne et méridionale, tandisque les 
autres, décrites ou inédites, se trouvent au Japon (1), à La Réu- 
nion (1), aux îles Hawaï (2), dans l'Amérique du Nord (2) et du Sud 
(une douzaine au moins). Celles décrites par nous de Bornéo, et des 
îles Key et Aru paraissent appartenir plutôt à un genre spécial. 

1. brevipennis*. 

Magnitudine tertia parte vel dimidio minore, forma gracili, anlen- 
nis tenuibus, clava distincta, 5-articulata, capite subtriangulari, 
thorace breviore, elytronmi fere latitudine, elytris hoc non longio- 
ribus, abdomine prseter segmentorum basin haud strigosulo, cor- 
poris cœterum sculptura omnino alia primo visu a Th. corticino 
Mots, (europseo) distinctus. Subopacus, piceus, ore, antennis, ca- 
pite antice, segmentorum anticorum marginibus, penullimi margine 
latius, ano pedibusque rufis ; anlennis articulo 1» sat parvo, trian- 
gulari, 2» angustiore et breviore, subgloboso, 3° etiam breviore, 
duplo angustiore, pyriformi, 4-6 vix perspicue angustioribus, inter 
se aequalibus, vix transversis, 7" latiore et duplo fere longiore, 8-10 
sensim latioribus, fortiter transversis, ultimo prsecedente parum an- 
gustiore, duplo longiore, globoso, flavo, apice obtuso ; capite thorace 
paulo angustiore, parum transverso, utrinque carinulis 2, altéra 
marginali, altéra interiore,postice interrupta, vertice quadricarinato, 
carinis 2 intermediis longioribus, obliquis, 2 exterioribus, basi sitis, 
brevibus, oblusis ; angulis posticis capitis parum dentatis; thorace 
parum rugosulo, lateribus medio subrectis, antice et postice profunde 
emarginalis, incisura postica obliqua, tertiam partem occupante, 
angulis posticis nullis, margine explanato intus carinato, disco elevato 
4-carinato, carinis sinuatis, antice arcuatim divergentibus, carinula 
basali média vix perspicua, brevissima ; elytris transversis, a basi ad 
apicera vix ampliatis, utroque 4-carinato, carinis 2 internis apice 
conjiinctis. S-"* postice abbrevictt i, carinula addita parum ptM'spicua, 



— 245 — 

sublili, inter duas primas sita, sutura parum elevata ; abdoniine 
opaco, 'alutaceo, elytris vix angusliore, segmenlis 3 primis ulrinque 
arcuatim marginato-reflexis, l" porspicuo basi transversim in for- 
mam — sulcalo, duobus sequentibus basi lalius et crenatim im- 
pressis, 4° minus profunde crenulalo, 3 ultimis pilis brevissimis 
aureolis parce irroralis. — Long., 2-2 1/4 mill. 

Yaboué, févrit:r; rare (Savés). 



HOLOTROCHUS Erichson. 

Ce genre, qui doit être rapproché des Lispinns^ renferme une 
trentaine d'espèces dans l'Amérique du Sud et du Centre jusqu'à 
rillinois, deux à Madagascar, une dans les Iles de la Sonde et la 
Nouvelle-Guinée, quatre à la Nouvelle-Zélande. 

1. Caledoniae*. 

Parallelus, convexus, glaberrimas, nitidissimus, rufus, ore, an- 
tennis, ano pedibusque diiulioribus; antennis capite thoraceque vix 
brevioribus, arliculis 2-5 lenuibus, 6-10 latioribus, 7" contiguis lon- 
giore, 8-10 transversis, ultimo sat parvo, obconico ; capite tborace 
sat angusliore, antice arcuato, parum dense subtilissime punclulato; 
oculis parvis; thorace transverso, a basi ad apicem vix angustato, 
lateribus tenuissinie marginato, angulis anticis magis, posticis vix, 
obtusis, basi vis arcuato, aeque ac caput punclulato, foveola parva 
obsolela longe aute basin medio inj[)ressa; sculello subarcuato, 
punctis aliquot basalibus ; elytris thorace vix latioribus, quadratis, 
paulo fortins punctatis, stria suturali intégra, sat profunde im- 
pressa, apice suturam versus arcuata ; abdomine elytris sat angus- 
tiore, dorso seque punctato, punctis laleralibus profundioribus. — 
Long., 3 mill. 

Nouvelle-Calédonie (Deplanche). — Un seul exemplaire. 



Tribu HOMtMLtiWi. 



HOMALIUM Gravenhorst. 



Genre cosmopolite, mais plus nombreux dans les régions tempé- 
Hevue d'EnloiHologie. - Septembre 1889, 18 



— 246 — 

rées du globe. Les Homalium comptent au moins 150 ^espèces 
(décrites on inédites), parmi lesquelles une vingtaine appartiennent 
à la faune de la Nouvelle-Zélande et des Iles Auckland; par contre 
ils semblent à peine représentés en Australie. 

1. singniarc* Kraatz, Wiegm. Archiv., 1859, 1, 181. 

Kanala {Bougier). 

Aussi à Gélèbes, Sumatra el Ceylan, 

Ohs. Les exemplaires néo-calédoniens sont un peu moins densément 
ponctués que ceux de Ceylan et de Sumatra ; mais leur identité spéci- 
fique est certaine, d'après l'examen d'un type de Ceylan que M. Kraatz 
a eu la complaisance de m'oiïrir. 



T»iI»M OXtTELiXI. 



OSORIUS Latreille. 



Genre très nombreux (plus de 60 espèces), répandu dans les ré- 
gions chaudes du globe, surtout dans les faunes néolropicale et 
indo-australienne. Une espèce s'avance jusqu'en Egypte et trois 
jusqu'au Japon ; on n'en trouve que trois dans l'Amérique du iNord, 
dont une [latipes Grav.) remonte jusqu'en Pennsylvanie. 

1. fuinator*. 

Minimus, nitidus, juceus elytris rufulis, vel rufescens, abdomine 
nigricante, ore, antennis, segmentoruni margiuibus anguslissime, 
ano pedibusque plus minusve dilutioribus, ali(]uando flavescenlibus, 
antenuarum articulis 1, 2 et il dilutis, corpore anlico pilis llavis 
sparsis, abdomine densioribus obtectus ; inter ceeteros magiiitudine 
minore, capite parvo thoraceque basi ante angiilos posticos forliter 
constricto-emarginato insignis ; antennis capitis tboracisque loiigi- 
tudine, paruni incrassatis, articulo 1*^ brevi, 2° hoc tertia parte an- 
gustiore, parum hreviore, 3» 2° etiam angustiore et vix breviore, 
4-10 moniliformibus, 4" minore, angustiore, sequenlibus sensim jta- 
rum lalioribus, fortiter transversis, il" duobus prœcedentihus lon- 
giore, obconico ; capite haud perspicue alutaceo^ thorace sat angus- 
tiore, parallelo, ociilis parvis, fronte anlica parce sat profunde 



— 247 — 

pnnctata, punctorum plaga alla inter oculos et discum, serieqne 
distiucta ante collnm vix alutaceum sitis ; tliorace fortiter transverso, 
a tertia parte postica ad apicem pariim angustato, iude ad angulos 
posticos rectos fortiter strangulato-sinnato, parce œque ac capiit 
punclato, spatio medio sat lato, vix perspicue elevato, longitudi- 
naliler leevi, fovea utrinque ante angulos posticos profiinda,abnipta, 
Isevi; scutello antice omnium siibtiïissime aspernlo ; elytris Ihorace 
parum latioribns, paulo longioribus quam latioribns, a[)ice plus 
minusve obscure fiiscis, œque ac tborax punctatis, stria sutnrali bene 
impressa, densius punctulata; abdomine a basi ad apicem parum 
ampliato, densius subtiliusque punctato, — Long., 2 1/3-2 1/2 mill. 

Bourail {Beplanché). — Sumatra. 

Je n'en possède qu'un exemplaire de Nouvelle-Calédonie et deux 
autres de couleur plus foncée trouvés dans des tabacs provenant de 
Sumatra par M. Grouvelle. 

L'espèce est bien distincte à première vue par sa taille, sa petite 
tête et l'échancrure basilaire des côtés du corselet; par ce double 
caractère elle se place dans un groupe spécial auquel je rapporte 
deux autres espèces bien distinctes, mais inédites, de ma collection, 
l'une de Bornéo, l'autre des Indes-Orientales ; le microps Sbarp, 
du Japon, paraît aussi rentrer dans ce groupe, d'après la descrip- 
tion. 



TROGOPHLŒUS Mannerlieim. 

Ce genre, extrêmement nombreux (peut-être deux cents espèces 
décrites ou inédites) offre une assez grande variété de formes et est 
répandu par tout le globe ; plusieurs ont une extension géogra- 
phique très grande et quelques-uns sont même cosmopolites. 

A. Corselet fortement transverse, quadrifovéolé sur le disque. 

a. Yeux très gros ; tempes nulles ; articles 6 à 8 des antennes plus 

longs que larges ; taille moyenne , indicits. 

b. Yeux moyens,; tempes assez larges ; articles 6 à 8 des antennes 
transverses ; taille petite duplex. 

B. Corselet aussi long que large, sans fovéoles visibles ; articles 6 à 8 

des antennes transverses ; taille polile ; faciès de Bleclius. . . . exigims. 

1. indicus* Kraatz, Wiegm. Archiv, 1859, 1, 179. 

ïonghoué; Anse Vata, dans les marais ; janvier {Savés}. 
Aussi à Célèbes, Java, Manille, Tonkin, Anaani; Indes-Orientales 
et Ceylan. 



— 248 — 

Obs. La ponctuation des élytres est un peu moins dense et moins 
fine chez les exemplaires calédoniens, bien que l'identité spécifique 
soit certaine. Sous ce rapport, le type calédonien se rapproche du 
memnonius Er. (d'Europe et circa, Madère, Cap- Vert et Amérique), et 
il est très probable que Vindicus n'est qu'une variété de ce dernier, 
difi'érente seulement par son corselet plus court et plus large, à an- 
gles antérieurs et côtés plus arrondis. 



2. diiple.iL*. 

Minimis exemplariis Tr. corUcini Grav. magnitudine œqualis, 
facie et coloria sahsitnilis, s-^d capite adhuc latiore et breviore, ocu- 
lis majoribus, antennis brevioribiis et lenuioribus, articiilis 6-9 
transversis, \0° breviore, fera etiam transverso, tliorace breviore, 
fortins transverso, antice magis rotundalini angustato, disco foveis 
4 fortiter impressis, duabus anticis arcualim coufluealibus, olytris 
adhuc sublilius puactulatis, abdomine haud perspicue punctato bene 
distinctus. — Long., 1 3/4 miU. 

Tonghoué, novembre {Savés). — Un seul exemplaire. 



3. exiguus Er., Kcef. Mark, I, 604. — Fanv., Fn. gall.-rhén.,Ul, 
157 et syn. 

Anse Vata, vase sèche des marais, avril; baie Coudeloup, sur les 
sables et sous les algues, mai; rare (Savés). 

Aussi en Euro|te et Circa, Caucase, îles Atlantides, Zanguebar, 
Japon, Java, Sumatra et Australie. 

Obs. Les exemplaires calédoniens sont généralement plus petits 
que ceux d'Australie, 



OXYTELUS Gravenhorst. 

Genre cosmopolite, dont on connaît environ 150 espèces, répan- 
dues surtout dans les régions chaudes des deux hémisphères. 

A. Yeux très gros ; tempes nulles ; taille et faciès du sciilpltis. . . untennalii. 

B. Yeux moyens ou petits ; tempes très grandes. 

a. Taille assez grande ; antennes très longues, noirâtres, à arlicles 

2, 3, 4 et 11 rougeàtres piciicovnis. 

b. Taille très petite ; antennes courtes. 

I Très brillant, avanl-oorps éparsement, nettement ponctué. . sparsus. 

77 Mat ; avant-corps ruguleux coriaceus. 



- 249 — 

1. aiiteuitalis*. 

Facie Ox. sculplum Grav. simulans, sed panlo- minor, nitidior, 
cnpitp piceo, Ihorace elytrisque riitis, his circa scutellum et vix sc- 
cimdiîm sutnram infuscatis, abdomine squalide piceo-testaceo, an- 
tennis obscure nifis, pedibus flavis, femoribus albidis; capite la- 
tiorf, ]):trcius piinciato, fronle antica nitidula, oculis majoribus; 
aiiteiinis lirevioiibus, tmilto crassioribiis, articulis 3-10 transversis; 
tliorace minore, angtistiure, capite vix hitiore, lateribus multo minus 
rotnndatis, disco trisulcato, sulcis angustis, duobns externis ad 
b.isin yirolongalis, snlcorum inlervallis minus punctatis, impres- 
sione laterali iitrinque parce fortiter puuctata, haud strigosa; elytris 
sat dense fortiter punctatis, strigis niulto fortioribus, sed multo mi- 
nus numerosis; abdomine baud perspicue punctato, vix alutaceo 
optinie distinguendus. — t^ong.., 3 2/3 mill. 

Yahoiié, février ; Tonglioué, novembre ; rare (Savés). 

2. pictieornis'. 

Ab omnibus maxime diversns et insignis. Nigro-piceus, nitidulus, 
elytris nigris, opacis, palporum articulis 2 ulliniis, antennarum ar- 
ticulis 2, 3, 4 et 11, callis antennariis, elytrorum summa basi pra;- 
sertini ad luimeros, pedibusque dilute rutis, femoribus anlicis latins, 
intermediis vix basi, fuscis; mandibulis magnis, porrectis, rufulis ; 
antennis elytrorum niediam parlc^m circiter altingentibus, articulo 
loprselongo, rhopaliformi, rufo-piceo, 2-4 elongalis, sensim brevio- 
ribus, 5" moniliformi, 6-8 subœqualibus, baud transversis, 9-10 lon- 
gioribus, inter se œqualibus, 11*' elongato, subacuminato ; capite 
maximo, fortiter transverso, tliorace paulo latiore, subtilissime 
punctulato-strigosello, lateribus parallelis, angulis posticis fortiter 
rotnndatis, fronte profonde biexcavata, medio antice nitida, lœvi- 
gata, inler excavationes opacas postice producta sulcataque, tuber- 
culis antennariis vaiidis,lœvibus, inius sinuatim prolongatis, elevatis, 
vertice triangulariter sulcato-impresso, oculis parvis, temporibus 
intus post oculos tenuiter et oblique carinulatis et extus carinulam 
sulcatis ; thorace fortiter transverso, ab angulis anticis obtusis ad 
angulos posticos etiam obtusos sat angustato, antice supra collum 
medio producto, profonde trisulcato, cariuis externis abbrevialis, 
sulcis et impressionibus lateralibus opacis, tertia parte postica late- 
rum haud inipressa, partibus elevatis et basi subtilissime strigo- 
sel lis ; elytris transversis, prope scutellum et intra humeros ultra 
médium late impressis, subtilissime longitudinaliter strigosis, strigis 
subhumeralibus niagis elevatis ; abdomine alutaceo, parce vix pers- 



— 250 — 

picue asperato, margiiiibus elevatis pailim anoqiie summo obscure 
rulis ; Ç htet. - Long., 3 2/3 luill. 

St-Loui?, au bord d'un ruisseau, décembre (Savés). — Un seuld*. 

Je ne connais aucune espèce qui se rapproche de celle-ci. La lon- 
gueur des antennes et la grosseur de la lêle lui donnent iin peu le 
faciès de certains d* de Plalyslhetus. 

3. sparsns'^ Fauv., Ann. Mus. Civ. Genova, 1877, X, 203; 1878, 
XIII, 493. 

Nouméa, sous les écorces, décembre {Deplanche). 
Aussi en Nouvelle-Zélande (Auckland), Australie, Java et Su- 
matra. 

Obs. Cette espèce appartient au groupe du nitidulus Grav., dont 
elle est d'ailleurs extrêmement distincte. Les exemplaires de Nouvelle- 
Calédonie sont des 9 de taille un peu plus petite avec les yeux un 
peu plus gros que ceux des cf; le disque du corselet est légèrement 
et assez largement sillonné de chaque côté du sillon médian et plus 
impressionné vers les côtés surtout en avant. 

Le seul individu que je possède de Sumatra a été trouvé par M. A. 
Grouvelle dans des tabacs de cette provenance. 

4. coriaceus*. 

Magnitudine et forma Oj?. tetracarinati 9 (europœi), sed prse- 
sertim sculptura omnino diversus ; ferrugineo-rufus, glaber,opacus, 
abdominis disco nilidulo; ore, antennis prœter médium, tuberculis 
anlfunariis, ano pedibusque plus miuusve rufotestaceis ; antenuis 
quani in telracarinato validioribus, articulis 5 10 multo minus 
transversis, 11° majore, prfesertim longiore ; capite minus trans- 
verso, quadrato, angulis posticis fortiter rntundatis, oculis niagis 
proeminentibus, intus et e.-itus carinula tenui brevi postice nrolon- 
gata sublimitatis, fronte impressa, antice sulco arcnato, limitata, 
alutacea, tuberculis antennariis elevatis, vertice vix triimpresso, toto 
alutaceo subtiliter strigosulo-asperulo ; thorace capitis latitudine, 
fortiter transverso, eeque ac vertex sculplurato, angulis posticis 
bene indicatis, disco trisulcato, sulco medio tenui, integro, externis 
impressionibusque sublateralibus sat obsoletis ; elytris transversis, 
thorace sat latioribus, sutura elevata, disco usque ad humeros im- 
presso, sculptura fortiore strigosulo-asperata ; abdomine alutaceo. — 
Long., 2 milL 

Tonghoué, novembre {Savés). — Un seul exentplaire. 



— 251 - 

Obs. Une cinquième espèce d'Oxytelns, du mênae groupe que le 
coi'iaceus, mais très distincte, notamment par son abdomen râpeux, 
a été trouvée à Tonglioué avec ce dernier ; mais son mauvais état de 
conservation ne permet pas de la décria. 



BLEDIUS Mannerheim. 

Ce genre renferme au moins 170 espèces, répandues par tout le 
globe, mais nombreuses surtout dans l'Amérique du Nord. La faune 
néotropicale n'en compte guère qu'une vingtaine dans les colleclions, 
et ils semblent également peu représentés dans les faunes éthio- 
pienne, orientale et australienne. 

A. Élydes brunes, à tache flave arquée, apicale, et à pubescenco 

sétuleiise ; taille moyenne circitlaris. 

B. Avant-corps noir, pruineux ; taille très petite fossiventris. 

1. circularis*. 

Ad sectionem Bl. unlcornis Germ. (ni fallor) referendus, ha- 
mifero Fauv. (australiensi) vicinus, capite opaculo abdomineque 
sat nitido nigris, thorace nitidulo obscure piceo, ore, antennis, 
elytris, ano suramo pedibusque rufoteslaceis, elytris sat nitidis plaga 
brunnea commun! epipleurorum dimidiam partem anticam occu- 
pante, dorso inlus arcuata (unde semicircularis videtur) suturœ quin- 
tam partem apicalera altingente ; antennis sat tenuibus, articuiis 5 
parum, 6-iO fortiter transversis, 11° obtuso, oculis proemineutibus; 
capile inter tuberculos antennarios rufos profunde transversim sul- 
cato, sulco etiam transverso post oculos minus profundo, in quo 
fovea profuuda antice sulco parura impresso ad sulcum transversum 
anticum prolongato; thorace convexo, longiore quam latiore, basi 
longe constricto-angustato, dense sat fortiter punctato, sulco longi- 
tudinali profundo, intugro ; elytris thorace paulo longioribus, sat 
latioribiis, dense forlius punctatis. sat longe flavo pubescentibus, 
circa suturam et minus intra humeros depressis ; abdomine parce 
piloso, segmentis praeler basim parce punctulatis. — Long., 3 1/2 
mill. 

Koné {Depïanche). — Un exemplaire. 

Obs. Le o de cette espèce m'est inconnu; mais il doit avoir la tête 
et le corselet armés d'épines, comme unicomis, hamifer, etc. 



2. fossîvcnipîs*. 

Bl. tihiall Heer vîcimis, sed dimidio minor, palpis piceis, anten- 
nisrulis, brevioribus et toniiioribtis, arliciilis 3-10 (pra;sertim 4-8) 
Iransversis, oculis rainoribus, capite convexiiisculo, utrinqne yïx 
porspiciie imprcsso, œqiie ac thorax dfnse subtilisàiine asperulo 
denseque sul)lilissime priiinoso, tborace semicirculari, vix perspiciie 
sulcatulo, elytris paulo brevioribus, densiiis siibliliusque pruiiiosis, 
deiisissime subasperiilo-piuictulalis, abdomitie singiilari, albido pi- 
loso, subliUter punctulalo, segmenlis 2 basalibus transversim vix 
coriaceis, 3-4 in d* aiigustioribns, ulrinque laie fovealis, S° basi 
etiam impresso. — Long., 21/4 raill. 

Nouméa, sous les détritus et sur le sable humide, à l'embou- 
chure d'un ruisseau d'eau saumâtre près de la mer ; septembre ; 
rare (Savés). 

Obs. Les différences de sexe que présente l'abdomen sont uniques 
dans le ^enre. 



r**(6u STEXiXi. 



SïENUS Latreille. 

Les insectes de ce genre, un des plus naturels dans la famille des 
Slaphylidides, sont agiles et de forme élégante, vivant surtout au 
bord des eaux, ils sont répandus surtout dans les régions tempé- 
rées et montagneuses du globe et, quoiqu'ils sont moins nombreux 
dans la faune australienne, il est remarqtiable qu'on n'en ait signalé 
aucun à la Nouvelle-Zélande, f^e nombre des espèces décrites est de 
500 environ, mais il en existe proliableraent un nombre égal iné- 
dites ou inconnues. 

A. Abdomen marginé ; corps mat ; antennes et paltes flaves . . . . Thioni. 

B. Abdomen immarginé ; corps noir, assez mat, ; palpes, antennes et 

pattes d'un testacé plus ou moins clair; 1" article des antennes 

d'un brun noir ; genoux largement rembrunis planiceps. 

1. Thioni Montr., Aim. Soc. Linn. Lyon, 1864, 89. — Fauv., Ann. 
Ent. Fr., 1874, 433. 

Elongatus, niger, opacus, anlennis pedibusque tlavis, capile 
transverso, elytris quadialis, coriaceis, abdomitie margiiiato, cylin- 



— 253 — 

drico, sensim attenuato, apice acuto ; tarsis arliculo 4» bilobo. — 
Long., 4 mill. 

Kaiiala, sous les Jélrilus de végétaux {Montrousier). 

Obs. Je ne connais pas cet insecte, dont je n'ai pu que traduire la 
diagnose originale. Le type doit être au Musée de Montpellier, dans la 
collection de l'auteur. 



2. planifron»*. 

MHgnitndine et forma St. punctato Er. (americano) vicinus, scd 
omnino alius ; niger, subopacus, pilis omnium brevissimis squaoïu- 
latis, vis perspicuis, aureolis, undique sparsis, licel caducis, palpis, 
antennis, prccter articulum primum nigropiceum clavamque infus- 
catam, pedibusque rufotestaceis, genubus Lite tibiisque apice parum 
fuscis ; capite insigni, depresso, exacte piano, nisi juxta oculos re- 
levato, crebre subtiliter rugosule punctato; thorace angusto, capite 
tertia parte angustiore, oblongo, capite vix fortius punctato-rugu- 
loso ; elytriô thorace vix longioribus, dujjlo latioribus, ulrinque 
prope scutellum leviler torulosis, intra humeros basi depressis. 
eeque ac thorax sed paulo fortius sculpluratis ; abdomine dense sub- 
tiliter, apice vix minus profunde punctato, immarginato ; tarsoruu\ 
articulo 4" bilobo, lobis angustis ; d* latet, — Long., 3 1/3-3 1/2 
mill. 

Nouméa, sous les écorces ; Yahoué, sous les mousses au bord des 
chemins, novembre (Savés). — Trois exemplaires Ç, 
Aussi à Gélèbes, 



Tfibu PMDERilMi. 



ŒDICHIRUS Erichson. 

Ce beau genre compte déjà 20 espèces décrites, dont cinq appar- 
tiennent à la faune méditerranéenne, quatre à la faune éthiopienne; 
trois autres se trouvent dans l'Inde et à Ceylan, deux au Japon, 
quatre en Australie et deux seulement au Brésil ; mais j'en possède 
sept autres inédites, dont trois d'Abyssiuie, trois de Zanzibar et une 
de Bornéo. 



— 254 — 

1. Sedilloli^ 

Nigei', nilidui, [»arce flavo-setosus, mandibulis, ttil)eiciilis an- 
leuniiriis spinisque duabus analibus rutis, palpis, antennarum bnsi 
podibusqiie pallide testaceis, illis cœteruin infuscalis, articulo 11° les- 
taceo, aliquando elytris, segmentis abdoininalibiis utrinque plagia- 
tim (anlicis latins), 6» apice 7°qiie fere toto rufescenlibus ; capile 
fortiter Iransversim ovali, sat dense fortiter punctato, spalio niimito 
verlicis lœvi ; Ihorace capite vix latiore, regulariter ovato, lateribus 
a inedio ad basin fortiter anguslatis, grosse œqualiter punctato, 
linea média longitudinali vix perspicua ; elytris brevibns, thorace 
tertia parte brevioribus, basi thoracis basin parum superantibiis, 
inde fere ad médium oblique ampliatis, a medio ad apicem subpa- 
rallelis, apice arcuatiin profunde emarginatis, dorso thorace fortius 
et parcius, lateribus densius et subtilius punctatis, liumeris vix cal- 
iosis, laevibus; abdominis segmentis 4 primis capite densius et sub- 
tilius confuse, 5-6 cœteris etiam subtilius punctatis, spinis analibus 
vix perspicue arcuatis, sat approximatis. — l^ong., 6 3/4 mill. 

Environs de Nouméa (Savés). — Deux exemplaires. 
Collection Sédillot et la mienne. 



ASTENUS Stephens. 

Ce genre, qui comprend les anciens Sunius des auteurs, ren- 
ferme une centaine d'espèces assez également dispersées par tout le 
globe. 

A. Tête relalivenneni énorme ; élj'tres chacune avec une tache noi- 

râtre ; taille grande . capilalis. 

B. Tète petite; élytres rousses, bordées de leslacé au sommet ; taille 

petite rclicollis. 

1. oapiialls*. 

Ast. {Mecognath.) chimœra Woll. facie vicinus, sed major, 
nitidus, haud alutaceus, lee.te rufus,elylrorum raaculisabdominisque 
cingulo nigris, corpore aiilico prœler capitis latera glabro, abdo- 
mine parce fusco setosello, i»unctura oniuino alla, capitis thoracis- 
que forti, umbilicata, in fronte antica tantum continente; capite 
maximo, elongato, sup irallelo, postice rotundato, elytris duplo lon- 
giore et latiore, auriculis siib antennarum basim magiiis, dilatatis, 
oculis raajoribus, fronte antica iutcr oculos vix impressa; antennis 
gracillimis, multo longioribus, prtjeter basim vix infuscalis, articulo 



- 255 — 

2° 3° diiplo longiore, 4-9 et -11 prtplongis, aeqiialibus, 10° vix conli- 
giiis breviore; Ihorace capile angustiore, ovato, fortius punctato, 
piinctis umbilicatis, confluentibus ; elylris parvis, a basi ad apicem 
dilatatis, paulo longioribus quam latioribus, dense fortiter punc- 
tatis, punctis haud confluentibus, utroque macula nigritnla sat 
magna ab humeris disco et versus suturam ampliata ; abdoniine va- 
lido, rhopaliformi, nitidissimo, segmente 6" praeler apicem niger- 
rimo, segmentis 2-5 transversira et sinualim sat fortiter dense 
punctato-subcrenulatis, punctis in 6° et 1" sublilioribus; pedibus 
robustis, pallide teslaceis. — Long., 5 rail). 

Yahoué, sous les pierres au bord d'un ruisseau, octobre (Savés). 
— Un seul exemplaire. 

Unique par tous ses caractères, notamment la grandeur inusitée 
de la tête. 

2. reticollis*. 

Minutus, breviusculus, laele rufus, palpis, antennis, elytrorum 
margine apicali pedibusque tlavis ; capile mediocri, vix nitido, tertia 
parte longiore quam latiore, fronte sat fortiter intricatim, vertice 
subtilius umbilicato-punctato, angulis posticis rotundatis, setis 
lateralibus aliquot nigris ; oculis sat magnis ; antennis capite tbo- 
raceque brevioribus, tenuibus, articulis elongatis; thorace capite eu m 
oculis vix angustiore, parum longiore quam latiore, antice fortiter, 
postice minus angustato, nilidiore, convexo, fortiter reticulatim 
umbilicato-punctato, linea média tenuissime carinulata antice inter- 
rupta, lateribus eeque ac elytra longe nigro-setosis ; elytris minutie, 
basi angustis, inde ad apicem ampliatis, thorace angustioribus et 
tertia parte brevioribus, sat convexis, nitidis, parce fortiter punc- 
tatis, prseter apicem rufo-fuscis ; abdoniine robusto, convexo, rho- 
paliformi, nitidissimo, parce nigro-setoso, densius multo subtilius, 
apice vage, punctato, segmento 6" cingulonigerrimo dimidiam par- 
tem basalem occupante; pedibus robustis, brevibus. — Long., 
3 1/3 mill. 

Yahoué, novembre {Savés). — Un seul exemplaire. 



SCOPiEUS Erichson. 

Genre nombreux et cosmopolite, dont on a décrit déjà plus de 
cent espèces ; leur distribution géographique paraît assez uniforme 
par tout le globe. 



— 256 •— 

1. unifasciatus*. 

Se. suhfascialo Kr, (indico) viciiius, riifus, palpis, antennaruin 
bisi et apice pedibnsque flavis, elytrorum cingulo medio, sulurain 
noa altingente, nigro, corpore anticn nitide, abdoraine piceo, parnm 
opaco, inarginibiis lateralibns partim, seginentisque dnobus ultirnis 
ajucB sat laie et squalide nif'ulis ; a suhfascialo colore, pubes- 
centia tenui, densiore, abdomiiie multo minus nitido, pubescentia 
stibtili grisea dense vestito, antennis medio parum iufuscalis, 
capite piceo, disco toto rufo, fronte sublilissifne sat dense punctu- 
lata, thorace et elytris minus nitidis, liis dense snbtilissime sub- 
asperatim ptmctidatis, latins macnlatis, abdomine aliter colorato, 
omnium densissime punctulato facillime dislinguendus. — Long,, 
2 3/4 mill. 

Marais de l'Anse Vata, sur la vase desséchée, avril ; Tongho\ié, 
sous les pierres au bord des ruisseaux, novembre [Savés). 



MEDON Stephens. 

Ce genre ne compte pas moins de 200 espèces, assez également 
réparties dans les diverses régions fauniques ; plusieurs sont plus 
ou moins cosmopolites. 

A. Anteanes longues, à arlicles allongés. 

a. Taille très grande; têle, corselet et abdomen foncés ; ély(res 

rousses kaimk. 

b. Taille moyenne ; fête noire ; le reste du corps plus ou moins 

roussâtre clair ou enfumé. ocliracetis. 

B. Antennes très courtes, flaves, à arlicles 5-9 transverses ; tête, 

corselet et abdomen rougeàtres ; le reste du corps testacé ; 

taille très petite dcbilicornis. 



1. kanak.*. 

Facie M. castaneo Grav. (europaeo) sat similis, adhuc major, 
capite depresso, subopaco, thorace minus nitido, colore et punctura 
prsecipue dislinctus ; nigricans, ore, antennis circa apicem et articule 
utroque basi et apice, elytris, segmentonim marginibus, 6° 7° que 
latins, pedibusque plus minusve squalide riitis; palporum articulo pe- 
niiltimo medio libiisque sœpius paruiu infuscatis ; antennis longio- 
ribuset crassioribus, magis pilosis, articulo ultirao fere tolo obscure 
testaceo; capite latiore, inter oculos et basin quadrato, sat dense 
pubescenti, oculis duplo majoribus, creborrime subtiliter rugosnle 



— 257 — 

piinctato, fionte inter antennas sat nilida, parcius punclulita, 
aiii^ulis poilicis minus l'otiindalis ; thoracp circa basin minus 
aiii^iistalo, niiniis convexo, ])aulo longiore, margine basali luedio 
et circa ang\i!os anlicos obscure riifulo, omnium creberrime snbli- 
lissinie punctulato, densissime subtilissime tlavo vel fusco pubescenti, 
linea média vix el«vala tenui laevi ; sculello elytrisque sicut caput 
piinctalis, dense subtiliter fulvo pubescenlibus, lertia parte longio- 
ribus quani latioribus ; abJomine paulo magis acuminato, cselerum 
ut in castaneo punclato et pubescenti. — Long., 6 1/2 mill. 

St-Louis, sous les écorces de bananier, août; Yaboué, février 
[Savés); Ile Nou ; Kanala (Deplanche); assez rare. 

Très distinct par tous ses caractères des autres Medon calédoniens, 
il se place auprès du diniicliatus Mots, {spectahllis Kr.), de la 
faune indo-malaise, dont il olfre la taille et le faciès, et, à ce titre, 
il rentre dans le oroupe des Charichirns Sbarp {Ann. Mag. 
Nat. Hist., 1880, 111, 263). 

2. oi'hraceus Grav., Micr., 59. — Er., Gen., 623 et sijn. — Fauv., 
Fn. gallo-rhén., III, 320, pi. 4, fig. 7 et syn. ; Ann. Mus. Civ. Genova, 
1878, XII, 234 e< syn. 

Nouméa ; Thio (Savés). 

Obs. Espèce cosmopolite. 



3. dftbilîeopnîs* WolL, Cat. Col. Mader., 1857, 194; Col. Sanct. 
Hehn., 34 el nyn. — Fauv., Fn. gall.-rhén., III, 322, pi. 4, fig. 8 et syn ; 
Ann. Mua. du. Genova, 1878, XIII, 515. — rufulus* Lynch Arrib., 
Bolet. Ac. Ci. Cordoba, 1885, VII, 259 {Chloëcharis). 

Kanala (Cosle). 

Aussi en Australie, à Siam, au Japon, en Perse, en Egypte, Bar- 
birie, Italie, France, aux Açores, à Madère, aux Canaries, au Cap- 
Vert, à Ste-llélène, dans l'Amérique du Nord (Caroline du Sud, 
Texas), à la Guadeloupe et dans la République Argentine. 

Obs. Cette espèce paraît également cosmopolite. 
P^DERUS Fabricius. 

Une centaine d'espèces rentre dans ce genre, un des plus distincts 
parmi les Stiijdiylinides. On les trouve pu' tout le globe, mais elles 
.semblent [tins nombreuses dans les régions intertropicales. 



— 258 — 

A. Noir, corselet rouge, élytres bleues ou vertes, abdomen annelé 

de rouge-orangé. . , crtieiiticollis. 

B. Rouge ; élytres cuivreuses ou d'un cuivreux bleuâtre .... Lacorctairei. 



4. eruentleollis' Germ., Lmn.£'n<., 1848, III, 174. — Fvl , Ann.Mus. 
Civ. Genova, 1877, X, 223; 1878, X[II. 516. — (var.) cingulalus' Mac 
Leay, Tmns. Ent. Soc. New S. Wales, 1871, II, 146. 

Ile des Pins (Deplaaché); Nouméa, sous les pierres, aoûl, rare 
{Savés). 
Aussi en Tasmanie et Australie. 

Obs. Les exemplaires calédoniens appartiennent tous à la forme 
ailée de l'espèce et offrent la ceinture abdominale rouge-orangée 
(v. cingulatHs). Mais on trouve en Australie tous les passages entre 
cette forme et le type de Germar à abdomen noir. 



2. Lacordairei* Perroud, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1864, 88. — FvL, 
Ann. Ent.Fi\,\Sli, 433. 

Ile des Pins {Bougier); Bourail, juin [Lècard); Koné (A thinson); 
Kanala, sous les pierres des ruisseaux {Montrousier). 

Obs. 1. Tous les exemplaires de Koné ont les élytres d'un bleu 
violacé. 

Obs. 2. Très distincte par sa couleur, cette espèce se place dans le 
groupe de l'uslus Lee, de l'Amérique septentrionale et centrale. 



NUMEA Fauvel. 

Ce genre, propre à la Nouvelle-Calédonie, ne compte qu'une es- 
pèce constituant par tous ses caractères, notamment par la disposi- 
tion de ses yeux non latéraux, mais placés au-dessus de la tète, un 
des types les plus étranges de la famille. Sa place est auprès des 
Ophites, de l'Amérique du Sud. 

1. serpens* Fvl., Ann. Eut. Fr., 1874, 43i, pi. 10, fig II. 

Mont Mu près Nouméa [Bavay). — Un d* et une Ç. 

Obs. Cet insecte n'a pas été repris par les récents explorateurs de 
la colonie ; peut-être est-il propre aux hautes régions montagneuses 
que personne ne paraît avoir visitées depuis MM. Deplanche et Bavay. 



— 259 — 



Tfibu STAPHI'LiXiXi. 



PACHYCORINUS Motschulsky. 

Ce genre, voisin mais bien distinct des Lepiacinus, comprend 
cinq espèces, l'nne qui étend son habitat des Indes orientales à la 
Nouvelle-Guinée, la 2" propre à cette dernière île, les trois autres à 
Tonga-Tabou, à la Nouvelle-Calédonie et à la Nouvelle-Zélande; 
celle de cette dernière contrée {P. climorphus Fvl.) est remar- 
quable par son type dimorphe. M. Sharp en a décrit une 6*^ des 
lies Havvai ; mais il est douteux qu'elle rentre dans ce genre. 

1. calndonieiis* Fvl., Ann. Mus. Civ. Genova, 1878, XIII, 536. 
Ile des Pins {Deplanche). — Un seul exemplaire. 

LEPTACINUS Erichson. 

Ce genre renferme une trentaine d'espèces, réparties assez égale- 
ment dans les diverses régions du globe. Celle de la Nouvelle-Calé- 
donie y a été importée et paraît cosmopolite. 

\. parumpunetalus Gyll., 7ns. Suec, IV, 481. — Fvl.. Fn. galL- 
rhcn., III, 374 et sxjn. ; Ann. Mus. Civ. Genova, 1878, XIII, 537. 

Yahoué {Savés); Kanala (Deplanche). 

Aussi en Australie, Abyssinie, Caucase, Asie Mineure, bassin delà 
Méditerranée, Europe, Madère, Cap-Vert, Amérique du Nord et 
Cuba. 

Obs. Le type calédonien a le corselet rougeâtre et les élytres flaves 
à suture trlangulairement brune, coloration qu'on retrouve identique 
chez les exemplaires d'Egypte et de Sicile. Il est très probable que le 
pallidipennis Mots, {tricolor Kr.), des Indes Orientales et de Ceylan, 
n'est autre que ce parumpunclalus à coloration claire; car le seul 
exemplaire indien que j'en possède s'en distingue uniquement par une 
tête un peu plus triangulaire et des élytres plus finement et densément 
ponctuées en dehors et près de la suture: caractères bien insuffisants 
dans un genre si variable et peut-être même accidentels chez l'individu 
que j'ai sous les yeux. 



— 260 



METOPONCUS Kraalz. 



Cegpnre renferme une trentaine d'espèces répandues dans toutes 
les régions fauniques, mais plus nombreuses dans les zones inter- 
tropicales. Deux seulement se rencontrent en Europe. Celles de la 
Nouvelle-Calédonie sont remarquables par leur coloration vive et 
variée. 

A. Taille très grande ; élytves à peine rougeàtres à la base ; 5° seg- 
ment abdominal noir variegatus. 

B, TaUle très petite ; élylres très largement à la base et 5' segment 

testacés pulcIieUus. 

1. variegatus* Fvl., Ann. Ent. Fr., 1874, 435. 

Nouvelle-Calédonie [Bavay). 
Collections Sharp, Gambey et la mienne. 

Obs. C'est la plus grande espèce décrite. 

2. pulebellus* Perr., Ann. Soc. Liun. Lyon, 1864^ 83. — Fvl., Ann. 
Ent. Fr., 1874, 435. 

Kanala (Montrousier). 
Collection Perroud et la mienne. 

06s. Contrairement à l'indication de Perroud, la taille de cette 
espèce, dont je possède deux types, ne dépasse pas 5 millimètres. 



XàNTHOLINUS Serville. 

Ce genre compte actuellement près de deux cents espèces et se 
rencontre par tout le globe, bien que plus nombreux également 
dans les régions intertropicales. 

A. Tête et corselet imponetués sur leur disque ; celui des élytres avec 
une série de points dans un sillon oblique ; abdomen cuivreux, 

très fortement ponctué ; antennes foncées holomelas, 

B. Ponctuation rare sur le disque de la tête, bisériée sur celui du 

corselet, confuse et éparse aux élytres, très fine à l'abdomen ; 
celui-ci d'un noir de poix à peine irisé ; antennes testacées-rou- 
geâtres kmalensis. 



— 261 — 

i. holoinelas* Perroud, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1864, 84. — Fvl., 
Ann. Ent. Fr., 1874, 436; Ann. Mus. Civ. Genova, 1877, X, 244. 

Kanala, sous les végétaux décomposés {Montrousier). 
Aussi aux Iles Tonga et Samoa, en Australie, à la Nouvelle-Guinée 
et aux îles Aru. 
De diverses collections. 

Obs. Du même groupe que les chloropterus, cyanopterus et chal- 
copterus, d'Australie et Tasmanie. 



2. k« 



Xanth. erythroptero Er. (australiensi) proximus, sed aliter co- 
loratus, capite tlioracequeconvexioribus,oculismajoribus, capitesub- 
tiliuspaulodensius punclato, subtus utrinque haud longitudinaliter 
elevato-plicato, nitidiore, thorace aliquando nigro-piceo, angulis om- 
nibus magis rotundatis, disco utrinque série (compléta) punctoriim 
6 notato, elytris aigris, aliquando prope suturam obscure picescen- 
tibus, convexioribus, evidenter longioribus, fortius minus dense 
punclatis, abdoraine nigro-piceo, vix irideo, segmento 6° apice tan- 
tum, 7" dimidia parte apicali minus dilute rutis, pedibus obscure 
ruiis, poslicis piceo infuscatis. — Long., 12 mill. 

Kanhia {Deplanche); Yahoué, sous les pierres des ruisseaux, oc- 
tobre {Savés). 



EMUS Curtis. 

Ce genre, en y comprenant les Creophilus , ne renferme que dix 
espèces, dont une largement répandue dans l'hémisphère boréal, 
une en Europe, une autre propre à Madagascar et à la Réunion, une 
de la région orientale, une de l'Amérique du Sud, les autres appar- 
tenant à la région australienne. 

1. erythroeephalus Fabr., Syst.lEni., 265. — OIW., Ent., 111,42, 
12, pi. 2, fig. 9. — Er., Gen., 351 et syn. — Fvl., Ann. Ent. Fr., 1874, 
436; Tidjschr. Nederl. Ent. Vereen., 1875, XVIII, 56; Ann. Mus. Civ. 
Cenova, 1877, X, 249. 

Ile Nou {Bavay). 

Aussi aux lies Tonga, à Taïti, en Australie et Tasmanie. 

Espèce répandue dans les collections. 

Obs. D'après M. Vesco, qui a observé cet insecte à Taïti, il se trouve 
Revue d'Entomologie. — Septembre 1!^89. 19 



— 262 — 

dans les grandes coquilles en putréfaction, sous les cadavres de porcs 
et les bouses de ruminants. 



CAFIUS Stephens. 

Quarante espèces environ rentrent dans ce genre exclusivement 
maritime, le plus grand nombre habitant l'Amérique du Nord et la 
région australienne. 

A. Corselet très densément et rugueusement ponctué, avec une ligne 
longitudinale lisse plus ou moins carénée ; tête et corselet presque 

mats ; taille grande ». nauticus. 

B. Corselet avec deux lignes discoïdales de points très nettes, mais 

se confondant en avant et en arrière avec la ponctuation latérale ; 

tète et corselet brillants ; taille très petite corallicola, 

1. nauticus* Fairm., Rev. Mag. Zool., 1849, 288. — FvL, Ann. Ent. 
Fr., 1874, 438 ; Ann. Mus. Civ. Genova, 1877, X, 258. 

Nouméa, sur la plage sablonneuse, sous les détritus, septembre 
(Savés). 
Aussi à Taïti. 



2. corallicola* Fairm., Rev. Mag. Zool., 1849, 289. — Fvl., \nn. 
Mus. Civ. Ge)iova,1877,X,256. 

Nouméa, baie Coudeloup, sous les algues et les détritus du rivage 
sablonneux ; mai, août, septembre {Savés). 
Aussi à Taïti. 

Obs. A Taïti, M. Vesco a pris ces deux espèces sous les débris de 
madrépores ou de végétaux putréfiés. 



HESPERUS Fauvel. 

Ce genre compte une espèce en Europe, deux au Japon, deux 
dans l'Amérique du Nord, deux au Congo et à Libéria, et six dans 
la région australienne. 

A. Tête et corselet ponctués en dehors d'un espace lisse médian. 

a. Ponctuation de la tête et du corselet forte, simple, peu serrée; 
corjis noir, ôlytres d'un bleu subviolacé, à ponctuation 

simple indigaceus. 

b. Ponctuation de l'avant-corps forte, très serrée, scabreuse ; 



— 263 — 

corps' d'un bronzé cuivreux ; antennes et pattes plus ou 

moins rousses ancliova. 

B, Tête lisse sur tout le disque ; corselet n'ofirant que 3 points 
discoïdaux en série et quelques autres latéraux ; élytres 
ponctuées-scabreuses specutifrons. 

1. indigaceus* Fvl., Ann. Mus. Civ. Genova, 4878, XIII, 544. 
Ile des Pins [Deplanche). — Une seule 9. 

2. anchora*' Fvl., Ann. Mus. Civ. Genova, 1877, X, 258. 
Kanala {Deplanche). — Deux cf. 

3. speeulifrons' Fvl., Ann. Mus. Civ. Genova, 1877, X, 259. 

Mont Kogi, sous les feuilles humides ; Yahoué, St-Louis, sous les 
pierres, au bord des ruisseaux, février, octobre à. décembre [Savés); 
Koné {Atkinson); Bourail (Bougier); Kanala [Coste). 

Obs. Les segments 2 à 5 de l'abdomen en dessous ont chacun trois 
rangs successifs de strioles courtes, serrées, râpeuses. Le cf offre au 
sommet du 7« segment une incision assez large, subobtuse et pro- 
fonde; ses élytres sont aussi plus inégales. 

Cette espèce et la précédente doivent être distraites des Ca/his et 
placées dans le genre actuel. 



DIPLOSTICTUS Fauvel. 

La seule espèce de ce genre est propre à la faune calédonienne. 
Elle se distingue de tous les Staphyliniens par la forme élargie et 
déprimée des tarses. 



1. Chenuî* Perroud, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1864, 86. — Fvl., Ann. 
Ent. Fr., 1874, 437. 

Kanala {Montrons ier); Mont Mu près Nouméa {Bavay). — 
Deux cf et une $. 

Ohs. Ce bel insecte n'est connu encore que par les trois exem- 
plaires de ma collection ; son faciès rappelle un peu celui des Philon- 
tkus splendens et proximus ^ , d'Europe. 



264 — 



PHILONTHUS Curtis. 

Genre cosmopolite et extrêmement nombreux (peut-être 500 es- 
pèces). Un certain nombre sont cosmopolites, parmi lesquelles trois 
se rencontrent en Nouvelle-Calédonie. 

A. Corselet ofErant de chaque côté du disque une série de 3 
points (1); élytres d'un vert brgnzé ; antennes et pattes d'un 

brun noirâtre ; taille moyenne kanalentis. 

B. Corselet à séries discoïdales de 4 points. 

a. Corselet d'un brun de poix ; 1" article des antennes et pattes 
d'un testacô rougeâtre ; articles 4 à 6 de celles-ci carrés ; 

taille assez petite venlralis. 

b. Corselet noir. 

t Elytres d'un vert bronzé, densément ponctuées; articles 4 à 

6 des antennes bien plus longs que larges ; taille assez petite, quisquiliarius. 
f t Elytres d'un rouge sanguin obscur, noirâtres au calus hu- 
merai et très largement à l'angle apical externe, éparse- 
ment ponctuées ; articles 4 à 6 des antennes carrés ; taille 

très petite sanguinosus. 

Ift Elytres noirâtres ou d'un brun de poix, densément ponc- 
tuées ; articles 4 à 6 des antennes bien plus longs que 
larges ; taille moyenne longieornis . 

C. Corselet d'un rouge vif, à séries discoïdales de 5 points ; taille 

petite sanguinicollis. 



1. kanalenatis*. 

Magnitudine et facie Ph. umbratili Grav. (europseo) subsimilis, 
sed latior et nitidior, niger, pube nigritula raulto parciore, pedibus 
nigro fuscis, tarsis anticis rufulis, elytris virescentibus ; antennis 
longioribus, arliculis 6 primis prgesertim multo longioribus ; capite 
latiore, utrinque post oculos dense subtiliter punctulato, oculis mi- 
noribus ; tliorace angusliore et longiore, capitis latitudine, punctis 
fortioribus, lateribus parallelis ; elytris dimidio fere parcius puncta- 
tis ; abdomine nitidissimo, vix cyanesceute, segmentis basi sat dense, 
circa apicem vix, subtiliter punctulatis, circa basim profundius de- 
pressis, ultimo parum picescente; a* segmente 6° apice late paru m 
emarginato, 7° sat late profundeque inciso, incisura basi arcuata, 
depressione triangulari parva postice continuata ; $ latet. — Long., 
6 1/2 mill. 

Kanala [Deplanche) . — Un seul d*. 

(1) Je rappelle que dans ce nombre n'est pas compris le point placé près du 
bord au sommet du corselet, derrière le côté du cou, quoique les auteurs l'aient 
admis jusqu'à présent comme faisant partie de la série dorsale. 



— 265 — 

2. ventralîs Grav., Micr., ili. ~Fvl., Fn. gall.-rhén., III, 453 et 
syn. 

Tonghoué, janvier {Savés). 

Aussi en Nouvelle-Zélande, Australie, Zanzibar, Caucase, Asie 
Mineure, bassin de la Méditerranée, Europe, Açores, Madère, Cana- 
ries, Cap-Vert, Amérique du Nord, île St-Vincent, Cayenne. 

06s. Paraît cosmopolite. 



3. quisquiliarins Gyll., 7ns. Suec, II, 335. — Fvl., Fn. gall.-rhén., 
III, 463 et syn. — chalceipemiis* Fvl., Ami. Mus. Civ. Genova, 1878, 
XIU, Ml . — quadricollis' Horn, Trans. Amer. Ent. Soc, 1884, XI, 
194. 

Nouméa, sous les algues des plages sablonneuses ; août (Savés); 
Kanala (Deplanche). 

Aussi à Siam, au Japon, en Chine, Sibérie, Turkestan, Caucase, 
Asie Mineure, Europe, bassin de la Méditerranée, Abyssinie, Zanzi- 
bar, Angola, Côte-d'Or, Ashantis et Amérique du Nord. 

Obs. Paraît également cosmopolite. 



4. san^uinoflUB*. 

Forma Ph. nigritulo Grav. (europ?eo) sat vicinus; jiarviis, 
niger, nitidus, palpis femoribusque posticis obscure rufis, antenna- 
rum articulis 2 primis pedibusqiie testaceis, elytris sat obscure san- 
guineis, eiytrorum bumeris, basi usque ad scutellum maculaque a 
medio extus ad angulum suturalem fere, parum determinata, nigri- 
tulis; antennis sat brevibus, prteter basin piceis, articulo 3° rufo- 
piceo; capite transversim orbiculato, punctis aliquot inlra et post 
oculos sparsis ; thorace parum longiore quam lafiore, capite parum 
laliore, subparallelo, seriebus dorsalibus 4-punctatis, profundis; 
elytris paulo iongioribus quam latioribus, parce sat profunde punc- 
tatis, parce fiisco pubescentibus ; abdomine densius pubescenti, seg- 
mentis prseler apicem fere impunctatum danse subiiliter punctatis, 
2-4 circa basin sat fortiter transversim depressis ; d* segmento 6° apice 
late vix angulalira emarginato, 7° late profundeque triangulariter 
inciso, incisura basi acuta, depressione triangulari magna, basi 
acuta etprofundius impressa, pootice continuata; Ç latet. — Long., 
4 1/2mill. 



— 266 — 

Marais de l'Anse Vata, janvier [Deplanche). — Un seul cj». 

Voisin du macellus Fvl., d'Australie, mais bien distinct notam- 
ment par sa couleur, surtout celle des élytres, la ponctuation plus 
forte et moitié plus écartée de celles-ci, les antennes à articles plus 
courts, etc. 



5. lon^icornis Steph., III. Brit., V, 237. - Fvl., Fn. gall.-rhén., 
111,480 et syn.; Ann. Mus. Civ. Genova, 1877, X, 264. 

Ile des Pins (Bougier). 
Cosmopolite. 

6. sangaînîcollis*Fvl., Ànn. Mus. Civ. Genova, 1877, X, 265. 

Nouméa {Deplanche). — Un exemplaire. 

Aussi en Australie. 

Cette espèce est très distincte à première vue par son corselet d'un 
rouge vif, à séries discoïdales de 5 points, ses élytres marginées de 
testacé obscur au sommet et parfois sur une partie de la suture, etc. 



Twihw TACnrPORIXI. 



CILEA Duval. 
Erchomus Mots. — Coproporus Kraatz. 

Les CiZett, y compris les Erchomus, comptent actuellement plus 
de cent espèces décrites ou inédites dans les collections. Très nom- 
breuses et assez également réparties dans toutes les régions chaudes 
du globe, elles n'ont que deux représentants en Kurope. 

A. Élytres à canal latéral très 'net, profond. 

a. Antennes enfumées, sauf les articles 1, 2, 3 et 11 testacés ; tête 
enfumée ; ponctuation des élytres et de l'abdomen nette, très 

dense ; corps large. densata. 

b. Antennes d'un brun'de poix, sauf les 3 ou 4 premiei-s articles 
testacés, le dernier brunâtre ; tête noirâtre ; élytres et abdomen 

à ponctuation très obsolète, assez rare ; corps étroit cxul. 

B. Élylres à canal latéral nul et à ponctuation très rare, effacée, ■ 
brunes avec la suture et les marges externe et apicale rouges ; 

antennes fiaves ; corps étroit cinclipennis. 



— 267 - 

1. densata*. 

Lata, brevis, minus nitida, rufotestacea, antennis articulis 4-10 
capiteque infuscatis ; illis sat elongatis, articulo 3° 3" angustiore, 
non breviore, 4" vix longiore quam latiore, 5-10 latioribus, aequa- 
libus, vix transversis, 11° majore, elongato, apice acuminato ; capile 
omnium subtilissime densissirae transversim strigosello ; oculis me- 
diocribus ; thorace basi capite diiplo latiore et duplo latiore quam 
longiore, a quinta parte postica ad apicem fortiter angustato, inde 
ad angulos posticos subrotundatos etiam fortiter angustato, lateribus 
elevato-marginatis, basi utrinque parum sinuata, caiterum uudique 
subtilissime alutaceo, punctis sparsis vix perspicuis ; elytris thorace 
terlia parte fere longioribus, dorso dense subtiliter, circa latera sub- 
tilius punctulatis, sulco laterali profundo, antice usque' ad callum 
hiimeralem producto ; abdoraine sat; dense subtilissime punctulato, 
lateribus elevatis seta nigra postica munitis, 7" supra 4-laciniato, laci- 
niis duabus intermediis incisura basi arcuata divisis, acutis,duabus 
externis bis multo brevioribus. — Long., 1 2/3 mill. 

Kanala {Deplanche) . — Deux exemplaires. 

2. exul*. 

Prœcedente dimidio fere minor et multo angustior ; angustula, 
nitidula, rufotestacea, capite scutelloque nigro-piceis, labro rufo, 
antennis articulis 5-11 piceis, 4° testaceo-fusco, 11° circa apicem ru- 
fulo, 3* 2" angustiore et breviore, 4° suhquadrato, 5-10 sat fortiter 
transversis, 11" apice parum acuminato; capite omnium subtilissime 
alutaceo; oculis mediocribus; thorace basi capite tertia parte circiler 
latiore, a sexla parte postica ad apicem sat angustato, ante angulos 
posticos obtusos parum angustato, lateribus vix perspicue margi- 
natis; elytris thor^ace tertia parte longioribus, dorso vage parum 
dense, lateribus subtilissime punctulalis, sulco laterali sat profundo, 
ad quartam partem anticam evauescente; abdomine subtilissime 
alutaceo, vage vix perspicue punctulato, lateribus elevatis seta 
nigra postica munitis, 7" supra 4-laciniato, laciniis intermediis in- 
cisura angusta basi arcuata divisis, minus acutis, duabus externis 
his parum brevioribus. — Long., 1 1/4 mill. 

Nouméa, sous une écorce, octobre {Deplanche). — Un seul 
exemplaire. 

3. cinctipennîs*. 

Convexior, angustula, nitida, lœte rufa, antennis llavis, multo 



% 



— 268 ~ 

brevioribus, elytris piceis, basi circa sculellura, sutura, limbo api- 
cali et latius marginibus rufis ; antennis arliculis 2 primis inflatis, 
3° 2° duplo angustiore, parum breviore, rainuto, 4° minimo, parum 
transverso, 5-10 fortiter transversis, 11° apice breviler attennato; 
capite laevi, vix prœsertim circa oculos médiocres infuscato; thorace 
longiore, licet transverso, a basi ad apicem parum attenuato, an- 
gulis posticis subrotundatis, lateribus subtilissime marginatis, basi 
fere recte truncata ; elytris thorace quarta parte longioribus, bujus 
basi latitudine, vage vix perspicue punclulatis, lateribus haud ca- 
naliculatis late pariira depressis ; abdomine parce subtilissime punc- 
tulato, lateribus elevatis seta nigra postica raunitis, 7° supra subti- 
liter 4-laciniato, laciniis intermediis parvis, incisura angustiore basi 
acuta divisis, duabus externis bis parum brevioribus. — Long., 1 2/3 
niiil. 

Mont Kogi, sous une écorce pourrie, mai [Savés). — Un seul 
exemplaire. 



CONURUS Stephens. 

Les Conurus ne l'enferment pas moins d'une centaine d'espèces 
déjà connues. Ils sont répandus par tout le globe, mais paraissent 
plus nombreux dans les régions australienne et néotropicale. 

A. Antennes flaves ; angles postérieurs du corselet très saillants 
en ari'ière et aigus ; élytres d'un noir de poix, à épipleures et 

liseré apical rougeâtres acutus. 

B. Antennes à articles 1 à 5 flaves, 6 à 9 noirs, 10 et H blanchâ- 
tres ; angles postérieurs du corselet non saillants, obtus ; élytres 

rougeâtres pulchricornis. 



1. acutus*. 

C. pediculario Grav. (europaeo) paulo major, robustior, griseo- 
pubescens, nigropiceus, ore antennisque fïavis, fronte antica, capitis 
lateribus post oculos, thoracis limbo basali, elylrorum summa basi 
obscurius, epipleuris, limbo apicali, angulis posticis externis, sutura 
vix, sogmentorum 2-4 tertia parte apicali, caîteris segmentis totis 
pedibusque rutis ; antennis longioribus, articulis omnibus tertia 
parte longioribus; oculis minoribiis, fronle subtilissime punctulata; 
tliorace multo longiore, obconico, basi utrinque poslice fortiter ar- 
cuato, angulis posticis retrorsiim maxime productis, acutissirais, 
cseterum dense subtilissime pnnctulato; elytris longioribus, thorace 
parum brevioribus, apice conjunctim magis emarginatis, subtilius 



— 269 — 

deiisiusque punctulatis, tarsis multo longioribus primo visu dis- 
linclus. - Long., 2 2/3 mill. 

Nouvelle Calédonie {Bougier). —Un seul exemplaire. 
2. pulchrlcornîs*. 

Inter omnes insignis. Magnitudine et forma C. bipunctati Grav. 
(europsei), convexior, nitidulus, thorace nitidissimo capiteque ni- 
eropiceis, palpis antennarumque articulis 5 primis flavis, aiticulis 
6-9 nigris, 10 et 11 albidis, fronte, thorace lateribus latius, basi 
summa angiiste, elytris prœter basim dilutiorem, abdominis seg- 
mentis 3 apicalibus, 5° obscurius, pedibusque rufis ; pube pilosella, 
parca, griseo-fulva indutus, in elytrorum lertia parte basali et apicali 
auréola ; antennis fusco pilosellis, elytrorum abdominisque lateribus 
et apice nigro-setosis; antennis brevibus, sat incrassatis, articulo 5° 
paulo longiore quam latiore, 6-10 fortiter transversis, 11° duobus 
prœcedentibus sequali, apice sublriincalo; oculis majoribus; capite 
thoraceque parce vix perspicue punctulatis ; thorace tertia parte la- 
tiore quam longiore, antice sat attenuato, a medio ad basim vix 
ampliato, angulis posticis oblusis, basi utrinque vix sinuata; elytris 
thorace tertia parte longioribus, a basi ad apicem parum attenuatis, 
parce vix asperatim punctatis ; segmentorum abdominalium parte 
apicali Isevigata ; tarsis sat brevibus. — Long., 2 1/3 mill. 

Tonghoné, sons une écorce, juillet {Savés). — Un exemplaire. 

Obs. La coloration, surtout celle des antennes, rend cette espèce 
des plus remarquables dans le genre. 



Tribu MLEOCBARMMi. 



MYLL^NA Erichson. 



Ce genre renferme une trentaine d'espèces plus particulières aux 
régions tempérées du globe. Celle de la Nouvelle-Calédonie y a 
peut-être été introduite d'Europe, de même qu'en Australie, où elle 
se retrouve. 



— 270 — 

1. iatermedia Er., Kœf. Mark, I. 383. — Fvl., Fn. gall.-rhén., III, 
625 et syn.; Ann. Mus. Çiv. Genova, 1878, XIII, 568. 

Marais de TAnse Vata, juiri: (Savés). — Ua exemplaire un peu 
immature. 
Aussi en Australie, Algérie, Maroc, Syrie, Caucase et Europe. 



BRAGHIDA Rey. 

Les Brachicla comptent actuellement 35 espèces décrites ou iné- 
dites, dont une seule européenne, les autres étant répandues sur- 
tout dans les régions chaudes du globe. 

1. elevata*. 

Minima, magnitudiiie et forma Oligotam simulans, nitidula, 
parcius sat longe, abdomine longius fulvo pubescens, rufotestacea, 
antennarum articulis 2 ultimis, abdorainis segmentis 4-5 elytrisque 
aliquando, fusculis ; antennis brevibus, articulis 4-10 fortiter trans- 
versis, sensim incrassatis, 11" magno, duobus prœcedentibus lon- 
giore, apice obtuso ; eapite glabro, nitido, vix perspicue punctulato; 
oculis magnis, proeminentibus ; tborace convexo, sequali, basi duplo 
latiore quam longiore, lateribus ab apice usque ultra médium for- 
titer ampliatis, inde ad basim minus fortiter angustatis, crebre vix 
asperatim punctato, basi tenuiter marginata, utrinque profunde 
sinuata, angulis posticis obtusis ; scutello brevi, lato, apice rotundato- 
marginato, thoracis basi operto ; elytris minus convexis, thorace 
parum latioribus et lougioribus, lateribus parum a basi ad apicem 
rotundato-ampliatis, paulo parcius sat fortiter asperatim punctatis, 
apice conjunctim sat profunde emarginatis; abdomine basi elytris 
angustiore, obconico, feque ac tliorax punctato ; cf sutura fortiter 
arcuatim elevato-carinata ; segmento 7" supra medio sublriangula- 
riter inciso. — Long., 1 mill. 

Nouméa, dans les champignons, mars [Savés). 

OLIGOTA Mannerheim. 

Ce geni'e, remarquable par ses antennes de 10 articles seulement, 
est représenté par tout le globe, surtout dans les régions tempérées; 
il compte une trentaine d'espèces, dont plusieurs paraissent cosmo- 
polites. 

A. Antennes flaves, à massue forte, brune, de i articles ; abdomen à 
ponctuation rare, réticulée ; corps l)run; les 2 derniers segments de 
l'abdomen flaves venlralis. 



— 271 — 

B. Antennes d'un testaeé rougeàtre, à massue forte, de 4 articles ; ab- 
domen à ponctuation assez dense, réticulée ; corps noir ; anus rou- 
geàtre. granaria. 

C. Antennes ftaves, à dernier article obscur ; massue fine, très peu 
marquée, de 3 articles ; avant-corps roux ; abdomen brun, à cari- 
nules râpeuses, écartées, les 2 derniers segments presque entière- 
ment d'un testaeé rougeàtre rudella, 

1. ventralis*. 

01. granariœ Er. vicina, sed dimidto minor et omnino aliter 
punctata et colorata ; brunnea, palpis, antennis prseter clavam, ab- 
dominis segraentis duobus apicalibus pedibusque flavis ; antennis 
articulis 3-6 subtilibus, brevibus, clava lata, robusta, brunnea, 
4-articulata, articulis fortiter transversis, prœter ullimuni apice ob- 
tusura; tliorace sat dense snbtiliter punctulato, vix asperulo,basi non 
marginato ; elytris thorace sat longioribus, miilto fortins transver- 
sim asperulo-pnnctatis ; abdomine reticulatim parciiis sat fortiter 
puuctato. — Long., 1 mill. 

KanAla (Deplanche). — Un exemplaire. 



2. granaria* Er., Kœf. Mark, I, 364. — Fvl., Fn. gall.-rhén., III, 
657 et syn. 

Kanala (Deplanche). — Un exemplaire. 
Aussi en Europe. 

Obs. Sans doute importée dans la colonie. 

3. rudella*. 

In génère sculptura insignis ; obscure rufa, abdomine prteter api- 
cempiceo,nitida, parce longius fiilvo-pubescens, ore, antennis préeter 
articulum ultimuin vix obscurum, abdominis segmentis duobus ul- 
limis praeter summani basin penultimi, pedibusque flavidis ; an- 
teimis tenuibus, clava 3-articulata, gradaiim parum incrassata, arti- 
culis 8-9 parum transversis, lO^ sat elongato, apice obtuso ; thorace 
brevissimo, oculo forlissime armato vix perspicue punctulato, basi 
summa subtiliter marginata; elytris transversis, thorace quarla 
parte longioribus, parce fortiter asperatim punctatis ; abdomine ob- 
conico, singulari sculptura, segmentis quasi carinellis subtilissimis 
(in utroque 12circiter) longitudinaliter asperulis, duobus apicalibus 
haud perspicue sculpturatis. — Long., 3/4 mill. 

Kanala (Deplanche). — Un exemplaire, 



- 272 — 
MŒURS ET MÉTAMORPHOSES D'INSECTES 

Par le capitaine XAMBEU. 



Silpha sinuata Fabr. 

Larve: longueur, 16 millimètres; largeur, 10 millimètres. 

Corps hexapode, oblong, un peu convexe, finement granuleux, 
d'un brun noir ; dessous glabre, brun terne, quelques soies raides 
sur les côtés. 

Tète noire, cornée, finement chagrinée, transverse, bien détachée 
du prothorax, un tiers plus petite que lui ; vertex noir ; front légè- 
rement bituberculeux, creusé d'un léger sillon médian; labre noir à 
extrémité ferrugineuse, en forme de trapèze; mandibules à base fer- 
rugineuse, à sommet noir, cornées, lisses; palpes maxillaires bien 
saillants, bruns à exlffîmité testacée, composés de 4 articles, premier 
et deuxième gros, courts, troisième aussi long que les deux précé- 
dents, terminé par un faible tubercule surmonté d'une légère soie à 
son bord extérieur, quatrième petit, terminé en pointe ; en arrière 
des antennes et un peu au-dessous de leur insertion est un groupe 
de quatre ocelles arrondis, deux à la même hauteur au-dessous de 
l'insertion antennaire, petits, les deux autres en arrière des pre- 
miers et un peu plus gros; antennes noires, de 4 articles, à extré- 
mité bruVie, premier en forme de tubercule, deuxième long, cylin- 
drique, légèrement cilié, troisième un peu moins long que le 
précédent, subcylindrique avec quelques cils, quatrième petit, plus 
fortement cilié, terminé eu pointe mousse. 

Prothorax noir, fortement i)onctué sur les côtés, lesquels sont 
ferrugineux, traversé par un sillon longitudinal médian qni se con- 
tinue sur le mesothorax et sur le metathorax, légèrement arrondi à 
son bord antérieur, à bord postérieur un peu plus large et arrondi 
aussi ; quatre soies partent des bords, les deux premières dirigées 
vers la tête, les deux autres à direction inverse ; les deux segments 
thoraciques suivants sont d'un brun noir et en forme de trapèze, 
leur plus grande largeur sise au milieu du segment dont les bords 
sont légèrement ferrugineux, ciliés de poils raides, ceux de la pre- 
mière moitié dirigés en avant, les autres en arrière ; transversale- 
ment sillonnés à leur bord antérieur et postérieur, finement cha- 
grinés au milieu, foL'teiuent pouctués sur les côtés. 

Segments abdominaux brun-noir, finement chagrinés, semblables 



— 273 — 

comme forme, mais diminuant vers l'extrémité, convexes, terminés 
à leur bord postérieur par une saillie dentiforme à extrémité ferru- 
gineuse, ciliée, la saillie du dernier segment moins prononcée, le- 
quel segment se termine par deux appendices bi-;)rticulés, le pre- 
mier article très long, cylindrique, armé de fortes épines sur les 
côtés, le deuxième un tiers moins long, terminé en pointe mousse, 
tous deux bruns à extrémité plus pâle. 

Dessous du corps d'un brun terne, plus pâle aux parties corres- 
pondantes aux segments thoraciques, avec de petites aspérités 
noires ; l'extrémité de chaque segment abdominal terminée comme 
le dessus par une légère saillie dentiforme ciliée; chaque anneau 
porte une forte impression latérale à teinte plus accentuée, formant 
une sorte de sillon de chaque côté du segment, le dernier anneau 
en est dépourvu ; stigmates noirs, peu apparents. 

Pattes brunes, longues, bien développées, hanches grandes, forte- 
ment accusées, cuisses longues, subcylindriques, tibia plus long, ter 
miné par un fort crochet muni d'une épine en dessous. 

C'est dans une mâchoire d'âne, en voie de décomposition, que je 
trouvai dans un pré et que j'apportai chez moi, que j'ai observé 
une vingtaine de ces larves; du 13 avril au 10 mai, elles absorbèrent 
toutes les parties charnues attenant aux cavités de l'ossature; à partir 
du dl mai, elles se sont abstenues de toute nourriture, elles ont creusé 
une loge dans du sable sur lequel reposait la mâchoire, puis un travail 
intérieur d'élaboration a commencé, à la suite duquel a eu lieu la 
nymphose ; une première nymphe revêtait le 45 mai son état plastique. 

Nymphe: longueur, 11 à 12 millimètres ; largeur, 8 millimètres. 

Corps, blanc mat, arrondi au sommet, accuminé vers l'extrémité; 
tête inclinée ; yeux saillants et noirs ; appareil de manducation bien 
visible et détaché ; pattes contractées vers le corps et ramassées, les 
tarses se touchant presque ; élytres et ailes rudimentaires, enchâssées 
entre la 2° et la 3'= paire de pattes ; prothorax en forme de bouclier, 
rond antérieurement, bisinué postérieurement, fortement cilié en 
particulier à la périphérie, deux groupes formés de deux cils longs 
bruns rayonnant autour des yeux, mesothorax en forme d'écusson 
fortement pointu, de sa base partent les élytres, metathorax pa- 
rallèle donnant naissance aux ailes ; les six premiers segments 
abdominaux trapézoïdaux, égaux, avec bourrelet latéral renflé, sur- 
monté d'un long cil brun à direction latérale, septième et huitième 
segments bien plus longs que les précédents, mais moins larges, avec 
bourrelet et cil, neuvième beaucoup plus petit, avec bourrelet moins 
accentué et cils dirigés en arrière. 

Dessous du corselet voilé par les pattes et par l'appareil alaire, 



— 274 — 

segments abdominaux comme en dessus, les bourrelets du dernier 
segment plus accentués qu'en dessus, au centre l'anus fait saillie, 
deux petits appendices coniques sont plaqués contre sa base. 

Les segments abdominaux sont doués d'une grande mobilité ; 
lorsque la nymphe est inquiétée, elle leur imprime des mouve- 
ments de rotation d'arrière en avant. 

La nymphose dure trois semaines, au bout desquelles l'insecte 
accomplit sa dernière métamorphose. 

Insecte parfait. Ou trouve la Silpha sinuata sur les cadavres et 
sous les matières en putréfaction ; Fabricius et divers auteurs en ont 
donné la description, que l'on trouve aussi dans la Faune entomo- 
logique Française de Fairmaire et Laboulbène, 1854, page 294. 



Hypoborus ficus Erichson. 

Larve: longueur, 1 1/2 à 2 millimètres. 

Corps subc}ilindriquej charnu, à fond blanc mat, à pubescence 
légère, rousse, courbé en forme d'arc. 

Tête globuleuse, épistome transverse, roux, tour de la bouche 
ferrugineux; mandibules triangulaires, fortes, ferrugineuses à extré- 
mité noirâtre, taillées en biseau, bidentées à l'extrémité. 

Mâchoires, antennes, palpes et yeux ne sont pas suffisamment ap- 
parents pour pouvoir être l'objet d'un examen détaillé. 

Segments thoraciques doubles des segments abdominaux, tous 
trois égaux, avec bourrelets très prononcés, servant à la reptation de 
la larve ; pas de trace de pattes. 

Segments abdominaux égaux, mais diminuant insensiblement 
vers l'extrémité, les six premiers avec replis et bourrelets, les 
septième et huitième un peu moins gros, neuvième beaucoup plus 
petit, arrondi, terminé par une petite pointe obtuse ; les bourrelets 
des six premiers segments aident à la progression de la larve ; une 
ligne longitudinale médiane, transparente, parcourt la région dor- 
sale. Stigmates peu apparents, à périmètre roux. 

Après le rapprochement des deux sexes, le couple se creuse un 
trou dans la tige du figuier et y pénètre ; l'insecte choisit de préfé- 
rence les pieds affaiblis et languissants, sans toutefois dédaigner les 
tiges bien saines de certains de ces arbres ; mâle et femelle mus par 
un même mobile, travaillent ensuite en sens contraire à ouvrir, 
mi-partie dans le liber, mi-partie dans l'aubier, une galerie circu- 
laire dont les deux extrémités arrivent à presque se toucher dans 
une tige de grosseur moyenne ; la circulation de la sève se trouve, 



— 275 — 

dès lors, interrompue par l'ablation du liber et la larve pourra ainsi 
travailler sans avoir à craindre un afflux du liquide végétal. Lorsque 
le couloir est suffisamment élargi, la femelle dépose un œuf tantôtà 
droite, tantôt à gauche de la galerie circulaire ; ces œufs sont très 
rapprochés, mais cependant assez espacés pour que les larves, dans 
leur travail de cheminement, ne puissent se rencontrer.— Après une 
durée de quinze jours environ, chaque œuf éclôt, donne naissance à 
une larve qui attaque aussitôt l'aubier en rongeant perpendiculaire- 
ment à la galerie circulaire, aussi bien celles dont le travail se fait 
dans la direction de la tige, que celles dont la direction va vers le 
sol ; les tranchées creusées par ces larves sont parallèles, un rien 
les sépare ; aussi l'écorce de certaines tiges arrive à être désagrégée 
au point qu'il suffit du moindre contact pour que toute la partie 
subéreuse touibe. 

Tant que dure l'état vermiforme, la larve raine les parties déli- 
cates de l'écorce et du bois; aux approches de la nymphose, elle se 
creuse une cellule en élargissant l'extrémité de son trou de mine et 
plus particulièrement dans l'aubier, puis elle se prépare à sa nou- 
velle transformation. 

Le développement des larves est si rapide que les générations se 
succèdent presque sans interruption durant la belle saison ; les in- 
sectes de la dernière venue passent l'hiver dans la cellule qui a 
servi de berceau à la nymphe. 

Nymphe: longueur, 1 à 1 1/2 millimètre. 

Corps à fond blanc de lait^ quelques poils épars sur la stirface, 
tête fortement penchée contre le dessous des segments thoraciques; 
antennes relevées et dirigées sur le thorax ; élytres rayées, striées, 
triangulaires, très développées, atteignant presque le dernier seg- 
ment abdominal, Jequel se termine en pointe bifide obtuse ; l'examen 
de cette nymphe au microscope, offrirait peut-être quelque autre 
particularité ; quoiqu'il en soit, les détails que j'en donne suffisent 
pour la caractériser. 

Après un travail d'élaboration intérieure dont la durée dépend de 
l'activité de la température, la nymphe se débarrasse de ses langes et 
donne naissance à un petit insecte brun roux, à téguments mous ; 
insensiblement ces téguments prennent de la consistance, puis l'in- 
secte se fait jour en trouant la partie subéreuse de l'écorce qui cor- 
respond à la cellule de la nymphe. 

Insecte parfait. L'Hy/xjhorus ficus est nocturne et, ce (pii le 
prouve, c'est que l'on trouve souvent le matin, criblés de trous 
d'entrée, des figuiers qui la veille, n'offraient pas de trace d'inva- 



— 276 - 

sion. C'est un Xylopliage de la tribu des Scolytiens ; on en trouve la 
description dans Goureau, Insectes nuisibles aux arbres frui- 
tiers, 1862, p. 25; la Revue d'Entomologie, année 1863, pages 
107, 109, 132, pi. 3, lig. 18. et année 1889, p. 72, en donne les 
caractères et cite ses localités; Perris {Larves de Coléoptères, 
1877, p. 415), n'a parlé que des galeries de ponte, qu'il dit « assez 
larges et transversales comme celles de l'-H". raori. » L'Hypoborus 
ficus doit être rangé dans la catégorie des insectes nuisibles, comme 
le sont tous ses congénères ; les larves et les nymphes de VH. ficus 
deviennent la proie du Nernosoma elongatum Linné, qui les 
recherche aussi bien sous ces états qu'à l'état d'insecte parfait; il s'en 
suit que le Nernosoma est un auxiliaire très utile. 



NÉCROLOGIE. 



M. J.-B. Géhin vient de mourir, le 2 décembre 1889, à l'âge de 
73 ans, à Remiremont, sa ville natale, qu'il était venu habiter à la 
suite de la guerre. L'un des fondateurs de la Société française d'En- 
tomologie, M. Géhin n'y compte que des amis. Ses principaux tra- 
vaux entomologiques sont un Catalogue des Coléoptères de la 
Moselle, un volumineux mémoire sur les insectes nuisibles au poi- 
rier, des lettres sur les Carabides et un Catalogue synonymique et 
raisonné des Carabides. 

Sa magnifique collection de Carabus et genres voisins, la plus 
riche que l'on connaisse, avait été vendue, en août dernier, à 
M. Oberthur, parce que la maladie ne lui laissait plus la force de s'en 
occuper. Ses amis seront heureux de savoir que cette collection 
est restée en France. 



Nous apprenons la mort du U"" Franz Lœw, décédé à Vienne, le 
22 novembre, k l'âge de 61 ans, après une longue et douloureuse 
maladie. Le D"" Lœw, dont cette Revue a publié plusieurs articles 
très intéressants, était l'entomologiste qui connaissait le mieux les 
insectes gallicoles et les Psyllides; il a publié sur ces insectes de 
nombreux et importants travaux dans les Mémoires de la Société 
I. R. zoologique et botanique de Vienne, C'est une perte 
cruelle et irréparable pour l'entomologie et pour ses nombreux 
amis. Espérons pourtant que son frère, M. Paul Lœw, continuera ses 
travaux et ses publications. D'' A. Puton. 



— 277 — 

LES COLÉOPTÈRES DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE 

ET DÉPENDANCES 

AVEC DESCRIPTIONS, NOTES ET SYNONYMIES NOUVELLES 

(Suite) 

Par Albert F AU V EL. 



PLACUSA Erichson. 

Ce genre cosmopolite est représenté en Nouvelle-Calédonie par 
une espèce probablement nouvelle, mais dont je n'ai vu qu'un 
exemplaire trop incomplet pour être utilement décrit ; je me borne 
à la diagnose suivante : 

Species brunnca, elytris abdomineque squalide testaceis, thorace 
maxime transverso; cf abdominis segmento 7° supra medio spina 
parva et utrinque altéra subtili, elongata, subobliqua, armato. 

Kanala (collection Bougie}^). 



THECTURA Thomson. 

Genre assez nombreux et cosmopolite; l'unique espèce que je 
connais de la Nouvelle-Calédonie rentre dans le groupe de la cuspi- 
dataEv. 

1. varieolop*. 

Thect. cuspidata Er. (europsea) dimidio minor et angustior, 
elongata, parallela, sat nitida, flava, antennis prœter articulos 3 vel 
4 primos, fronte, capitis marginibus, abdominis segmento 5° toto, 
6" basi tantum, fusco piceis; eljtris vix obscuris, sat dense subti- 
lissime, capite vix, thorace parcius, flavo pubescentibus ; antennis 
brevissimis, maxima clavatis, articulis 2 primis crassis, 3" subtrian- 
gulari, fere transverso, 4-10 omnium brevissimis, fortiter sensim 
incrassatis, 11" ovato ; oculis magnis, nigris; capite quadrato, piano, 

Revue d'Entomologie. — Octobre 1889. 20 



— 278 — 

subtilissime alutaceo, medio longitudinaliter sulcatul^utrinque sat 
fortiter paru m dense punctulato, fronte antica, sulcmo et vertice 
summo impunctatis ; thorace capitis latitudine, subquadrato, parum 
transverso, subdepresso, parce subtilissime punctulato, sulco parvo 
antice posticeque profundiore, basin et apicem liaud attingente, im- 
presso, angulis omaibus obtusis ; elytris thorace tertia parle lougio- 
ribus, sat dense subtiliter punclatis ; abdoraine nitidiore, vix alu- 
taceo, basi vage vis perspicue, apice fere haud punctulato ; o* seg- 
mente 7° apice supra truncato, truncatura utrinque spina tenuissima , 
sat brevi armata. — Long., 1 mill. 

Kanala {Deplanche). — Un seul cf, peut-être légèrement imma- 
ture. 

Par sa taille microscopique et ses antennes très courtes et très 
rhopaliformes, cette espèce a un peu le faciès de certaines Homalotes 
du groupe des Meotica ; mais sa tête plane et fortement ponctuée 
de chaque côté, et tous ses autres caractères la rapprochent de Thec- 
tura cuspidata Er, et de quelques espèces voisines. 



OXYPODA Mannerheim. 

Les espèces de ce grand genre (peut-être 200) sont répandues dans 
toutes les régions fauniques, mais paraissent surtout nombreuses 
dans les zones tempérées ou froides de l'hémisphère nord. 

1. antipodum*. 

Prope Oxyp. exiguam Er. (europaeam) collocanda, sed colore 
formosœ Kraatz. In génère minutissima, fuscula Rey dimidio 
minor, rufotestacea, antennis prœter articules 4 primes infuscatis, 
capite, elytris, abdomiuis segmentis 4-5 sextoque summa basi pi- 
ceolis ; subnitida, corpore antico sat dense subtiliter, abdomine par- 
cius longius fulvo pubescenti ; antennis parvis, brevibus, sat incras- 
satis, articulis 2 primis magnis, elongatis, 3° tenui, auguste, longiore 
qiiam latiere, 4" parum, 5-10 fortiter transversis, ll°.magne, obtuse, 
fertiter deplanate-impresse ; capite indistincte, thorace vix perspicue, 
elytris crebre subtiliter vix asperatim, abdoraine parcius subtilissime, 
punctalis ; capite fertiter transverse, œquali ; thorace œquali, capite 
multo latiere, brevissime, basi plus duplo longiore quam latiere, 
summa basi angustissime marginale, a basi ad apicem sat fertiter 
angustate, angulis anticis parum, posticis œagis obtusis ; elytris 
f_ierace tertia parte longioribus, transversim subquadratis, tertia 



- 279 - 

parte basali obscure rufulis ; abdomine a basi ad apicem sat atte- 
nuato. — ^Long., 1 2/5 mill. 

Yahoué, novembre {Savés). — Un exemplaire. 



ALEOCHÂRA Gravenhorst. 

Ce genre très naturel ne compte pas moins de 200 espèces, dé- 
crites ou inédites, et se trouve par tout Le globe, bien que plus nom- 
breux dans les faunes paléarctique et américaine. 



i. vaga* Er., Gen., 172. — puberula* Klug, Ins. Madag., 139. — Er., 
l. c, 165. — Fairm., Fn. Fr., l, 450. — Kraatz, Wiegm. Arc/i., 1859, 1, 
16. — Woll., Col. Sanct. Helen., 23 et sijn. - Rey, Brévip., 1874, 60. 
— Fauv., An». Mus. Civ. Gcnova, 1877, X, 222. — decorata* Aube, 
Ann. Eut. Fr., 1850, 3\l. — Armilagei' WolL, Ins. Mader., 559. — 
dubia* Fauv., Ann. Ent. Fr., 1863, 428. 

Nouméa [Deplanche); Kanala (Coste). 

Aussi en Australie, aux Philippines, à Sumatra, au Japon, en Chine, 
Tonkin, Birmanie, Ceylan, Madagascar, Bourbon, Zanzibar, Cafre- 
rie. Cap, La Guadeloupe, Cuba, Madère, Amérique du Nord, Europe 
moyenne et méridionale et bassin de la Méditerranée. 

06s. Espèce sans doute cosmopoUte. 



SIPALIA Rey. 
Xenomma Woll. — Halmœusa Kiesenwetter. 

Les Sipalia comptent nue centaine d'espèces, répandues dans les 
zones froides ou tempérées ; en dehors de l'Europe, du nord de l'Asie 
et de l'Amérique septentrionale, on n'en trouve que des représen- 
tants isolés dans le nord de l'Afrique, les îles Atlantides, l'Inde et 
les îles Auckland. 



1. ealedonica* Fvl, /Inn. Mus. Civ. Genova, 1878, XIII, 591. 

Ile des Pins {Deplanche). 

Obs. Je n'ai vu qu'un exemplaire de cet insecte, qui, par son cor- 



- 280 - 

selet élargi rappelle assez les Euryusa d'Europe, et par son abdomen 
subclaviforme, les Gastrorhopalus du Chili et des Pampas. Peut-être 
devra-t-il former un genre nouveau ; toutefois ses principaux carac- 
tères permettent de le ranger provisoirement parmi les Sipalia, dont 
certains types ne manquent pas d'un faciès analogue. 



BOLITOCHARA. Mannerheim. 

Ce genre ne renferme guère qu'une trentaine d'espèces répandues 
dans les régions poléarctique et néarctique et offrant quelques, re- 
préseatants isolés au Chili, dans l'Inde, la Malaisie et l'Australie. 

1. numeensis*. 

In genei'e rainima. Colore insignis, nitida, corpore antico parum 
dense subtiliter fusco-pubescenti, capite, thorace scutelloque nigerri- 
mis, atitennis articulis 4-10 maculaque subtriangulari in utroque 
elytro extus a tertia parte antlca ad angulum externum et fere ad an- 
gulumsuturalem extensa, piceolis; abdomine apice pedibusque rufo- 
testaceis; antennisbrevibus,clavatis, articulo 4oparura, 8-10 maxime 
transversis, H" magno, acumiuato; capile sat dense distincte punc- 
lato; thoi'ace capite parum latiore, tcrtia parte latiore quam lon- 
giore, circa basim vix angustato, antice forliter rotundato, angulis 
anticis rolundis, posticis indicatis, basi tenuissime marginato, csete- 
rum convexo, punctura vaga, inconspicua, impressione antescutel- 
lari sat magna, transversa, profunda, quasi bifoveolata, ulrinque 
discum versus sœpevix continuata, sulco medio antico post collum 
brevi; elytris thorace tertia parte latioribus, parum longioribus, con- 
vexis, parum dense subtiliter punctalis ; abdomine segmentis 2-4 
basi transversim impressis, disco declivis, impressione basali lœvi, 
cœterum vage subtilissime punctulalis, 5° basi etiam transversim 
impresso, impressione crenata, 6° apice truncato ; d* 7° apice supra 
medio spinulis 5 minutissimis aureolis et utrinque spinulis 2 minutis 
armato. — Long., 1 3/4-2 mill. 

Nouméa, sous les écorces, octobre ; Yahoué, mars ; rare {Savés); 
Kanala [Deplanche). 



— 281 — 



DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE. 



La faune néo-calédonienne ne compte encore que 64 espèces con- 
nues de Stapliylinides, appartenant à 37 genres et 8 tribus ; mais 
cette famille étant peu recherchée et renfermant une majorité de 
très petits Coléoptères, nous devons attendre d'explorations futures 
un contingent notable de découvertes. 

Deux tribus paraissent faire défaut: les Phlœocharini et Pro- 
tinini. Quant aux genres, deux seulement (Numea et Diplos- 
tictus) sont spéciaux à la colonie, six appartiennent surtout à la 
faune intertropicale [Eleusis, Ancœus, Lispinus, Holotrochus, 
Osorius et Pachycorlnus), tandis que tous les autres (29) ont en 
Europe des représentants plus ou moins nombreux; le caractère 
générique de la faune est donc ici en très grande partie paléarc- 
tique. 

Dans cette famille, comme dans les Garabiques, les relations avec 
la Nouvelle-Zélande sont presque nulles, n'étant indiquées que par 
la présence d'une espèce également australienne et malaise [Oxyte- 
lus sparsus); au contraire, elles s'accentuent avec l'Australie, la 
Nouvelle-Guinée et l'InJo-Malaisie [Ancœus aruensis, Homalium 
singulare, Osorius fumatoï\ Trogophlœus indiens, Stenus 
planifrons, Pœderus cruenticollis, XanthoUnus holo)jielas, 
Emus erythrocephalus et Philonthus sanguinicoUAs). Comme 
toujours, les rapports avec les petites îles de la Polynésir, très pau- 
vres en insectes, sont ici à peine notables et se réduisent à quatre 
espèces {Xanlhohium holomelas, qui s'étend aux Tonga et 
Samoa, Emus erythrocephalus^ aux Tonga et à Tuïti, Cafius 
nauticus et corallicola, à Taîti); encore les deux premières ne 
sont pas spéciales à la faune polynésienne. EnQn, si on retranche 
les types plus ou moins cosmopolites ou évidemment importés, au 
nombre de dix [Trogophlœus exiguus^ Medon ochraceus, dehi- 
licornis, Leptacinus paru)npunctatus, Philonthus ventraUs, 
quisquiliarius, longicornis, Myllœna intermedia, Oligota 
granaria, Aleochara vaga), il reste 41 espèces propres à la Nou- 
velle-Calédonie, soit les deux tiers de son contingent total en Sta- 
pbylinides. 



— 282 



CATALOGUE DES STAPHYLINIDES. 



1. Eleusis brevipennis Fauv. 

2. Ancaeus aruensis Fauv. 

3. Lispinus caledonicus Fauv. 

4. Thoracophorus brevipennis 

Fauv. 

5. Holotrochus Galedonise Fauv. 

6. Homalium singulare Kr. 

7. Osorius fumator Fauv. 

8. Trogophlœus indicus Kr. 

9. I) duplex Fauv. 

10. » exiguus Er. 

11. Oxytelus antennalis Fauv. 

12. » picticornis Fauv. 

13. » sparsus Fauv. 

14. 1) coriaceus Fauv. 

15. » sp. 

16. Bledius circularis Fauv. 

17. » fossiventris Fauv. 

18. Stenus Thioni Montr. 

19. » planifrons Fauv. 

20. Œdichi"us Sedilloti Fauv. 

21. Astenus capitalis Fauv. 

22. » reticollis Fauv. 

23. Scopseus unifasciatus Fauv. 

24. Medon kanak Fauv. 

25. i> ochraceus Grav. 

26. » debilicornis WoU. 

27. Pasderus cruenticollis Germ. 

28. « Lacordairei Perr. 

29. Numea serpens Fauv. 

30. Pachycorinus caledonicus Fauv. 

31. Leptacinus parumpunctatus 

Gyll. 



Metoponcus variegatus Fauv. 

n pulchellus Perr. 
Xantliolinus holornelas Perr. 

» kanalônsis Fauv. 
Emus erythrocephalus Fabr. 
Cafius nauticus Fairm. 

corallicola Fairm. 
Hesperus indigaceus Fauv. 

» anchora Fauv. 

» speculifrons Fauv. 
Diplostictus Clienui Perr. 
Philonthus kanalensis Fauv. 

D veritralis Grav. 

1) quisquiliarius Gyll. 

» sanguinosus Fauv. 

» longicornis Steph. 

» sanguinicoUis Fauv. 
Cilea densata Fauv. 

>i exul Fauv. 

» cinctipennis Fauv. 
Conurus acutusFauv. 

pulchricornis Fauv. 
Myllaîna intermedia Er. 
Brachida elevata Fauv. 
Oligota ventralis Fauv. 

» granaria Er. 

» rudella Fauv. 
Placusa sp. 

Thectura varicolor Fauv. 
Oxypoda antipodum Fauv. 
Aleochara vaga Er, 
Sipalia caledonica Fauv. 
Bolitochara numeensis Fauv. 



Obs. Les Isotnalus prœuslus Perroud et Isomalus? ustulatipennis 
Perr. (An)i. Soc. Linn. Lyon, 1864, 90, 91) sont des Cucujides et non 
des Staphylinides. Le premier est i'Ino macularis Grouvelle, et le se- 
cond appartient au genre Diagrypnodes Waterhouse. 



- 283 - 



SCYDMiENIDES. 



EUCONNUS Thoms. 



Genre nombreux et cosmopolite, répandu surtout dans les régions 
tempérées du globe. 

1. «rinitns*. 

S. rut ilipenni MûW. magtiitudine et colore vicinus, nilidus,.con- 
vexus, rufus, capite piceo, thorace prteter basim nigro, ore pedibus- 
que testaceis; antennis robustis, brevioribus, articulis 1-7 Jatis 
robuslis, connatis, 3" 2° duplo fere breviore, 3, 4, 6 subeequalibus 
5, 7 bis longioribiis, 8-11 clavam distinctam formantibus, 8-10 for 
titer traiisversiS; 11" mapno, obovato ; ociilis convesis, proeminen 
libus; capite thox'aceque dense pilis grossis brunneis et aureis setosis 
tborace capite vix latiore, tertia parte longiore, antice fortiter, circa 
basim vix angustato, utrinque medio ante basim foveolato; elytris 
ovatis, basi truncatis, ibique intra humeros elevatos late impressis, 
ad médium tborace duplo latioribus, longe aiireo pilosis, circa la- 
tera et apicem punctis grossis parce irregulariter parum profunde 
impressis ; tibiis posticis subsinuatis. — Long., 1 1/3 mill. 

Tonghoué, sous les écorces ; juillet {Deplanche). — Unique. 

Obs. A. placer auprès du denticornis, d'Europe, mais très différent 
pour tous les caractères énoncés. 



EUMICRUS Laporte. 

Deux espèces calédoniennes rentrent dans ce genre cosmopolite 
et très nombreux (peut-être 100 espèces). 

A. Les trois derniers articles des antennes très grands, les 9" et 11» 
plus de moitié, le 10° environ moitié plus longs que larges ; tête 
transverse, subquadrangulaire, à front fossulé et sillon du vertcx 
profond gigantetis. 



— 284 — 

B. Los trois derniers articles des antennes ordinaires, les 9* et 10* 
subtî-ansverses, lo 11= égal aux deux précédents réunis ; tête 
transverse orbiculalre, à front égal et sillon du vertex obsolète. ali'oruftis , 



1. gigantens*. 

Magiiitudine maxima inter omnes'.insignis, atrornfo duplo major, 
similiter coloralus et pubcscens, licet abdoraine dilutiore, nifo, an- 
tennarum capilisque structura pra^cipue distinctus ; antennis longio- 
ribus et mullo crassioribus, articulo 3" 1° longitudine eequali, 
4° lerlia parte breviore, 5° 3" paulo longiore, 6° 4» vix breviore, 
1° paulo longiore quam longiore, 8" subquadrato, 9° 5» longiore, 
10° 9° vix breviore, sed latiore, extus arcuatim sat fortiter dilatato, 
11" raaxiiBO, a medio ad apicem actiminato ; palpis longioribns ; 
capite transversira subquadrato, ab oculis usque ad basin oblique 
parumanguslato, angulis posticis indicatis, licet obtusis, fronte tota 
inter antennas fossulata, vertice sulco foveolato triangulariter pro- 
funde impresso ; thorace multo robustiore et ampliore, ante médium 
latiore, inde ad apicem multo magis attenuato ; metatboracis epi- 
meris utrinque elytrorum basin siiperantibus, bene perspicuis, ni- 
gris ; elytris corpore antico liaud longioribns, ante médium latiori- 
bus, inde ad basin et apicem fere fequaliter angustatis, minus 
subtiliter punctatis ; pedibus maxime robustis, femoribus incrassatis, 
posticis apice fortiter clavatis, tarsis anticis articulis3 primis, 1° for- 
titer, 2° 3°que gradatim minus, dilatatis, — Long., 4 mill. 

Yaboué, février (Savés). — Un seul exemplaire. 

Obs. Cette espèce et la suivante sont remarquables par leur grande 
taille, la coloration noire à l'avant-corps et rouge aux élytres et à 
l'abdomen, la longueur insolite de la tète et du corselet par rapport 
aux èlytres, etc. Le gigauteus surtout est d'une grandeur exceptionnelle 
dans le genre. 



2. a<roFufu8*, 

E. tarsato MûU, triplo major, maxime convenus, nitidus, elytris 
brevibus, ovatis insignis ; niger, ore, antennis pedibusque rufis, 
abdomine rufo picescente ; antice fulvo, elytris aureo longius dense 
pilosus ; antennis robustis, articulo 2° breviore, 3-4 œqualibus, 5-6 
longioribns, inter se etiara aequalibus, 7° brevi, intus oblique trun- 
cato, 8" paru m transverso, 9-11 clavatis, 11° pyriformi ; capite tho- 
raceque simul elytris paulo vel non longioribns, parce vix perspicue 
punctulatis; capite transversim orbiculato ; thorace longo, ovato, 



— 285 — 

hoc lertia parte latiore, antice fortius quam postice angustato, an- 
gulis posticis obtiisis ; elytris navicularibus, rufotestaceis, parum 
dense snbtiliter punctulatis ; tibiis posterioribus parum bisinuatis. 
— Long., 3-3 l/3mill. 

Mont Kogi, sous les feuilles mortes, à 200 mètres d'altitude; no- 
vembre ; rare (Savés). 
Collection Sédillot et la mienne. 



DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. 



Le très petit nombre de Scydmsenides trouvés jusqu'ici en Nou- 
velle-Calédonie ne permet pas de faire de remarques spéciales sur 
leur répartition géographique. Les genres auxquels ils appartiennent 
sont cosmopolites ; mais, tandis que YEuconnus criniius rappelle 
les types européens, les deux Eumicrus ont un faciès exotique des 
plus remarquables. 



CATALOGUE DES SCYDM^NIDES. 



1. Euconnus crinitus Fauv. 3. Eumicrus atrorufus Fauv. 

2. Eumicrus gicanteus Fauv. 



NOTE SUR LE GENRE POBUS WESTW. 

Par Albert FAUVEL. 



Le genre Parus, voisin des Myrmedonia, a été créé et figuré 
par Westwood (in Royle, Illustr. Himalay. Mount., 1839, Ent., 
54, pi. 9, fig. 10) et bien défini par M. Kraatz {Linn. Entom., 1857, 
21, pi. 1, fig. 19), qui lui attribue deux espèces : l'une {ochraceus 
Westw.) du Nepaul, l'autre {ferrugineus Kraatz), du Soudan. 

Aucun de ces auteurs, pas plus qu'Erichson, qui a décrit l'oc^ra- 
ceus {Gen.Sp. Staph., 43), n'a signalé les différences sexuelles des 



cf, et c'est à tort que M. Kraatz (l. c.) a cru les reconnaître dans une 
granulation plus distincte des 6» et 7« segments de l'abdomen. 

Parracquisition de la collection Javet et des uniques de l'ancienne 
collection E. Deyrolle, et grâce aux riches envois d'Abyssinie de 
mon ami et savant collègue, M. Achille Raffray. qui veut bien me 
réserver toutes ses captures en Staphylinides, je possède aujourd'hui 
les deux sexes des Porus ochraceus et ferrugineus et je puis 
résoudre la question de leur validité spéciûque. 

Or, quoique ces deux prétendues espèces appartiennent à des 
faunes très distinctes et n'offrant que par exception des types com- 
mtins, il est certain que le ferrugineus n'est qu'une variété éthio- 
pienne de Yochraceus de l'Inde. Le fait est d'autant plus remar- 
quable qu'il s'agit ici de Coléoptères sans doute myrmécophiles (si 
on en juge par leur grande affinité avec les Myrmedonia), et dont 
l'aire géographique de dispersion est habituellement restreinte, ou 
au moins ne s'étend pas à deux régions fauoiques aussi différ-enles 
que celles-ci. 

Le d* de Vochraceus se distingue par le 2® segment de l'abdomen 
armé en dessus de chaque côté, près de la marge, d'une épine assez 
forte, oblique, plus ou moins recourbée de haut en bas, tantôt attei- 
gnant par sa pointe l'extrémité du 3" segment, tantôt notalilement 
raccourcie, variation ordinaire d'ailleurs aux Mgrniedonia avmée? 
d'épines abdomuiales. Les segments apicaux n'olfrent pas de diffé- 
rence dans les deux sexes. 

J'ajoute seulement aux caractères énoncés par les auteurs, que le 
vertex du o* et de la Ç présente un sillon transversal fin, entier, très 
sinué et dirigé en arrière de chaque côté, et un autre en arrière de 
celui-ci, interrompu dans son milieu et en grande partie cacbé laté- 
ralement sous le bord antérieur du corselet; enfin que ce même 
corselet offre souvent un sillon longitudinal plus ou moins obsolète 
sur son disque. 

La variété ferrvgineus se distingue à peine et uniquement par 
la ponctuation des élytres un peu moins serrée que celle du type. 

Vochraceus habite le Nepaul, l'Assam et le Bengale (Moradabad); 
mes exemplaires viennent des deux dernières provinces. 

La variété ferrvgineus se trouve au Soudan orientai (notamment 
dans le Kordofan) et en Abyssinie, où M. Raffray l'a prise à Keren, 
dans le Bogos, à une altitude de 1500 mètres, en juin, juillet et 
août. 



— 287 — 
LYGJÎIDES NOUVEAUX 

IDE LA iH^AXJlSrK I>A3L.ÉA.RCTIQ1JHi 

Par A.-L. MONTANDON. 



Stygnocoris mandibularis. 

Dessous du corps noir, assez brillant, tinement ponctué, à pubes- 
cence flave, courte, plus dense et un peu'ijlus longue sur l'extré- 
mité des segments de l'abdomen ; propleures, metapleures et seg- 
ment génital ferrugineux. Cuisses, tibias, tarses, rostre et antennes 
d'un flave clair ; 1'='' et 4^ articles des antennes subégaux, le 3'= un 
peu plus long que le 4^ et de 1/4 plus court que le 2'=. Crocbets des 
tnrses noirs. Tête noire, très inclinée, brillante, à peine velue, joues 
notablement avancées au delà de l'épistome en avant duquel elles 
restent séparées et font saillie comme de petites mandibules entre- 
ouvertes. Yeux très saillants. Pronotum rétréci graduellement 
d'arrière en avant, d'un brun foncé sur sa partie antérieure, testacé 
postérieurement, finement et densément ponctué, à pubescence 
flave assez longue mriis peu serrée; très étroitement rebordé sur les 
côtés latéraux qui sont presque droits ou imperceptiblement arqués, 
munis d'une très petite expansion lamellaire au niveau de l'étran- 
glement. Écusson densément ponctué, noir ou brun de poix, avec 
deux larges traits testacés de chaque côté près de l'extrémité qu'ils 
envahissent plus ou moins. Élytres testacées avec quelques taches 
rembrunies sur le disque et le long du clavus, finement ponctuées 
sur le disque, plus fortement le long du clavus et sur les côtés, un 
peu opaques, à pubescence flave et rare comme sur le pronotum ; 
clavus à 4 séries de points comme chez les autres espèces du genre. 
Membrane légèrement enfumée. — Long., 4-4 1/2 ; larg., 2-2 1/4 
min. 

Oran {M. L. Moisson). 

Ce Stygnocoris ne saurait être confondu avec aucune des espèces 
connues du genre, qui sont toutes de taille bien iYiférieure ; car 
il est plus robuste, plus large et plus convexe que les plus' gros 
exemplaires du rusticus Fall. La forme de sa tête avec ses joues 
proéminentes et sa teinte plusclaire le feront facilement reconnaître. 
Ses fémurs antérieurs, sans être dentés, possèdent cependant sur 



— 288 — 

leur tranche inférieure 3 ou 4 légers tubercules surmontés d'un cil 
qui en fait le prolongement ; ce caractère s'observe aussi chez le 
rusticus. 

Lasiocoris antennatus. 

Tête et dessous du corps d'un noir légèrement bronzé brillant, 
abdomen recouvert d'une pubescence cendrée très courte. Antennes 
avec les trois premiers articles très renflés, le A^ grêle, beaucoup 
plus mince que les précédents, de même longueur que le 3« qui est 
lui-même de 1/3 plus court que le second, longuement poilues ainsi 
que les pattes, la tête et le pronotum. Pattes noires^ 1" article des 
tarses plus clair à la base. Rostre noir, dépassant les hanches inter- 
médiaires, à premier jarticle atteignant le niveau du milieu du 
disque de l'œil, le 2" les hanches antérieures. Partie antérieure du 
pronotum noire ainsi que les angles huméraux et l'extrême bord 
postérieur ; le lobe postérieur en avant ainsi que les bourrelets la- 
téraux du bord antérieur très étroitement flaves-grisâtres ou rou- 
geâtres. Écusson noir avec l'extrême sommet flave ou rougeâtre. 
Élytres flaves-grisâtres ou rougeâtres, ponctuées de noir avec une 
grande tache noire arrondie assez régulière sur le disque au niveau 
de l'angle interne. Membrane noire à limbe enfumé à peine visible. 
— Long., 7-7 1/4 mill. 

Demindje Keuy, Bosphore (M. Alléon-, ma collection); Parnasse. 
(Collection de M. Puton). 

Mes exemplaires sont flaves-grisâtres; celui que j'ai vu de M. le 
D"" Puton est rougeâtre. 

Cet insecte diffère de Lasiocoris anonialus Kol., dont il est très 
voisin, par la taille un peu plus faible et par la forme des antennes 
beaucoup plus épaisses; il ne peut pas être rapporté à Z. cras,9i- 
cornis Luc, dont le A^ article des antennes est plus long que le 3^ 
et tout aussi épais (Cf. Lucas, Explor. se. de V Algérie, pi. II, 
fig. 3, 3 «, 3 &, 3 c); le bec de cette dernière espèce est aussi plus 
court; d'après la gravure au trait des détails anatomiques (loc.cit.), 
le premier article n'atteint pas la base du tubercule antennifère, 
tandis qu'il arrive au niveau du milieu de l'œil chez antennatxis. 
De même le 1«'' article des tarses postérieurs à peine plus long que 
les deux derniers réunis chez l'espèce de Lucas, est presque double 
de la longueur des deux suivants dans l'espèce que je viens de dé- 
crire. La coloration diffère aussi sur le pronotum, dont le disque 
antérieur noir est entièrement bordé d'un large liseré rouge chez 
crassicornis Luc, quia encore l'écusson plus largement rouge à 
l'extrémité. 



— 289 



Pezocoris Reuteri. 

Noir, brillant, très légèrement métallique sur tout le dessous du 
corps, la tête et le pronotum, et recouvert d'une légère pubescence 
fauve, entremêlée de poils plus longs sur toutes les parties du corps. 
Abdomen très tinement ponctué de même que le dessus de la tête ; 
disque antérieur du pronotum légèrement bombé, presque lisse, 
côtés latéraux du pronotum non entièrement droits, mais un peu 
sinués en dedans, rappelant bien la forme du pronotum des vrais 
Lasiocoris ; avec la partie postérieure densément ponctuée et les 
angles buméraux seuls jaunâtres. Écusson entièrement noir, à points 
espacés sur le disque qui est brillant, à ponctuation plus dense vers 
l'extrémité, avec quelques cils assez longs, fauves et coucbés, espacés 
s>ur toute sa surface. Élytres entièrement d'un fauve uniforme, avec 
une tache noire oblongue, longitudinale, près de l'angle interne de 
la corie; la ponctuation des cories est concolore, sauf sur la moitié 
postérieure de la suture du clavus, où les points sont noirs et parais- 
sent former deux petites lignes noires mal définies. Membrane noire 
avec une tache blanche triangulaire à l'extrémité, qui ne recouvre 
pas le sommet de l'abdomen. Premier article du bec noir, deuxième 
jaunâtre. Antennes grêles et assez longues, à villosité assez longue, 
mais très fine, très claire et peu visible ; 1«' article noir sur ses 2/3 
basilaires, le sommet jaune ainsi que les 2® et 3^ articles, le A^ rem- 
bruni; 2^ article ayant plus de deux fois la longueur du premier et 
environ 1 2/3 du S*', lequel est subégal au 4^. Fémurs noirs, les 
antérieurs assez fortement dentés près de l'extrémité ; genoux, 
tibias et tarses en grande partie jaunâtres. — I-ong., 5 3/4-6 mill. 

Montagnes du Pamir ; Turkestau. 

Le genre Pezocoris que j'adopte pour cette forme àe Lasiocoris 
a certainement sa raison d'être. Il a été créé en 1875 par M. Jakow- 
leff, en faveur d'une espèce {villosus Jak,), déjà décrite par Costa 
en 1852, sous le nom de Pachymerus ap ici macula, et réunie plus 
tard au genre Lasiocoris. Ces insectes, en effet, bien que répon- 
dant aux caractères généraux des Lasiocoris tels que Fieber les a 
compris, s'en distinguent au premier coup d'œil ; leurs pattes bien 
moins développées leur donnent un faciès tout différent. Chez les 
vrais Lasiocoris les fémurs postérieurs atteignent l'extrémité de 
l'abdomen, tandis que chez les Pezocoris, ils sont beaucoup plus 
courts que l'abdomen, ce que M. Jakowleff a très bien signalé dans 
sa diagnose du genre par cette indication peut-être un peu sommaire : 
Hinterfuss kurz. 



- 290 - 

Peritrechus ambiguus Horv., var. pallipes. 

Le type de cette espèce se rencontre assez fréquemment dans les 
environs de Bucarest, je l'ai aussi récolté près de Baba-Dagh en Do- 
broudja. La couleur claire de la base des fémurs peut s'étendre plus 
ou moins de manière à n'être plus qu'un simple anneau noir à 
l'extrémité de ceux-ci. Dans la variété que je signale sous le nom de 
pallipes, le noir des cuisses a complètement disparu, de sorte que 
les pattes sont entièrement d'un jaune pâle. Je n'en ai pris encore 
qu'un seul exemplaire. 

Bucarest. 



Graptopeltus angustatus. 

Oblong allongé, noir. Tête et disque antérieur du pronotum noirs, 
presque lisses, partie postérieure du pronotum flave, densément par- 
semée de points noirs laissant une ligne étroite longitudinale sur le 
milieu, flave et imponctuée ; marges du pronotum flaves avec quel- 
ques points foncés épars sur la tranche, surtout postérieurement. 
Écusson noir, presque lisse, avec deux lignes assez fines de chaque 
côlé, sur la partie postérieure, et l'extrême sommet flaves. Élj-tres 
flaves, fortement et densément ponctuées de points obscurs, ponc- 
tuation formant des hgnes foncées, accentuées le long des nervures ; 
extrémité de la mesocorie à peu près lisse avec une petite tache noire 
allongée obliquement, le long de la nervure interne de la mesocorie; 
celte tache atteint le bord externe deTélyti-e ou bien elle est raccour- 
cie et laisse avant le bord postérieur un petit espace plus pâle par- 
semé de gros points noirs. Marge élytrale pâle avec une ligne de 
joints noirs irréguliers le long du bord extérieur. Clavus ponctué de 
deux lignes irrégulières de points noirs sur son disque, c'est-à-dire 
sur j'espace compris entre les deux séries parallèles • de la marge 
extérieure d'une part et la série unique de la marge scuteliaire 
d'autre part. Membrane noire avec quelques petites taches fauves 
épai'ses. Dessous du ventre très tiuement ponctué, recouvert d'une 
t-'ès courte pubescence grise-dorée. Poitrine noire avec les bords 
posLécieurs des pro, meso et metasthetium ainsi qu'une tache sur 
coacune de ces parties au côté extérieur des hanches., flaves. Pattes 
noires, genoux, tibias antérieurs et intermédiaires plus ou moins 
fer?ugineux, fémurs postérieurs faiblement denticulés-ciliés sur leur 
tranche inférieure, fémurs antérieurs avec une seule dent assez forte 
avant l'extrémité. Antennes noires, très étroitement ferrugineuses à 



— 291 - 

le jonction des articles lia et deux. —Long., 6 1/2-7 raill.; larg., 
2-2 1/4 mill. 

Amour. 

Cet insecte est assez voisin de G. adspersus M. et R., mais il s'en 
distingue aisément par sa teinte générale plus foncée, les points des 
marges dupronolum et des élytres, par les cils de ses fémurs posté- 
rieurs et entin par sa forme étroite, allongée, parallèle, qui ne per- 
met de le confondre avec aucune autre espèce. 



Graptopeltus validus Horv. var. Lethierryi. 

Entièrement noir, un peu brillant, tête et pronolura tinement et 
densément ponctués, à ponctuation très légère sur le disque anté- 
rieur du proûotum qui est presque lisse ; marges latérales dilatées 
du pronotum noires et ponctuées presque jusqu'au bord extérieur 
qui est à peine bordé de brun de poix à sa partie antérieure ; quel- 
ques toutes petites taches fauves à peine visibles, parsemées sur le 
disque postérieur du pronotum. Écusson finement et densément 
ponctué surtout dans sa partie médiane, qui est bordée de chaque 
côté en arrière, par les deux lignes fauves qui sont un des caractères 
distlnclifs du sons- ^&nv& Graptopeltus {i); ces deux lignes sont ce- 
pendant moins visibles que chez les espèces voisines. Élytres noires 
avec les nervures brunes près de la base, densément ponctuées avec 
une grande tache lisse, brillante, près del'angle interne à l'extrémité 
de la mésocorie. Disque du clavus avec trois rangées de points irré- 
guliers entre les, deux séries parallèles extérieures et la série de la 
marge scutellaire. Membrane noire avec une petite tache blanche à 
l'extrémité. Dessous du corps noie, dessous de la marge élytrale en 
grande partie, extrême bord postérieur du prostethiura, dessous des 
marges latérales du pronotum en avant, brunâtres, ces dernières 
avec une tache flave au niveau du sillon des hanches antérieures. 
Pattes noires, genoux et tibias antérieurs sur les deux tiers basilaires 
de leur tranche supérieure, fulcres et extrémité du premier article 
des tarses ferrugineux. Fémurs antérieurs avec quelques petites 
dents très faibles et une plus forte près de l'extrémité sur la tranche 
inférieure interne ; fémurs intermédiaires et postérieurs avec de 
petits denticules ciliés et espacés. — Long., 9 mill.; larg., 3 3/4 iniil. 

(1) Ce caractère est commun aux sous-genres Graplopellus Stàl et Liolobus 
Reuter, très voisins l'un de l'autre. On ne connaît encore qu'une espèce euro- 
péenne de Liolobas décrite de Malte par Samiders, et qui a été retrouvée plus au 
Nord sur les bords de l'Adriatique par M. le D' Hensch, à Neum-sur-Mer (Her- 
zégovine). 



- 292 — 

Gorfou (M. L. Lethierry). 

J'avais d'abord eu l'intention de créer une espèce en faveur de cet 
insecte, qui semble faire le passage entre les Micro toniicleus et les 
Graptopeltus; mais après l'examen de deux types de validus Horv., 
de Hongrie, et d'ime variété très foncée de Syrie, obligeamment 
communiqués par MM. Puton et Horvath, je ne trouve de différence 
que dans la couleur tournant presque entièrement au noir, sans 
trace de traits pâles bordant la tache noire de l'extrémité de la mé- 
socorie et dans l'aspect général plus brillant de l'insecte surtout sur 
le pronotum, l'écusson, le clavus et le dessous du corps ; or ces 
différences trop subtiles peuvent aussi provenir du plus ou moins de 
fraîcheur de l'insecte et ne constituent pas de caractères valables 
pour la création d'une bonne espèce. 



Beosus luscus Fabr. var. Buyssoni. 

Contrairement à la variété sphragidimium Am., les taches 
noires, au lieu de s'agrandir, tendent à disparaître; les trois premiers 
articles des antennes sont entièrement pâles sauf l'extrême sommet 
du 3'=. Les fémurs antérieurs et intermédiaires sont pâles avec une 
petite tacbe noire sur la tranche supérieure avant l'extrémité. La 
tache noire de la corie est reléguée entièrement près de l'angle in- 
terne sur la mesocorie et est à peu près rhomboïdale, ce qui donne 
à cette variété l'aspect d'un Aphamis satiirnius ou quadratus ; 
cette tache ne s'étend, pas sur l'exocorie. La tache apicale blanche 
de la membrane envahit presque ou même entièrement toute la sur- 
face de celle-ci, ne laissant qu'une petite bordure noire au bord 
de chaque côté. La taille de cette variété est un peu plus faible que 
celle du type. 

J'en ai reçu deux exemplaires de M. H. du Buysson, l'un de Brout- 
Vernet (Allier), l'autre de Toulouse. 



— 293 — 
EXCURSIONS HÉMIPTÉROLOGIQUES 

A TÉNÉRIFFE ET A lyCADÈRE 

Par MADIIICE NOUALHIER 

AVEC l'ÉNUMÉRATION DES ESPÈCES RÉCOLTÉES ET LA DESCRIPTION 
DES ESPÈCES NOUVELLES 

Par le D' A. PUTON. 



Au cours d'un voyage entrepris durant l'hiver de 1887, j'ai récolté 
un certain nombre d'insectes à Ténériffe, à Madère et en Algérie. 
Mes recherches ont porté surtout sur les Hémiptères-Hétcroptères, 
qui font l'objet du travail suivant, du h la plume autorisée du 
D' Puton. Je saisis avec empressement l'occasion qui m'est otFerte 
de lui adresser ici le témoignage de ma profonde gratitude. 

Voici sur la géographie de Ténériffe et de Madère quelques re- 
marques qui m'ont paru devoir intéresser les lecteurs de la Revue. 

Ténériffe, située sous le ''28'^ de latitude Nord et par IQ*^ de longi- 
tude Ouest, est une île triangulaire ayant environ 80 kilomètres de 
long sur 45 de base. C'est une des plus importantes de l'archipel des 
Canaries et la plus connue, grâce au port de Santa-Cruz, escale des 
paquebots du Sénégal et de l'Amérique du Sud et aussi grâce à son 
fameux Pic (3,715 m.), que les Canariens nomment le Teyde, et qui 
s'élève au centre géométrique de l'île. Le sol est montagneux et 
rocailleux, les trachytes qui le composent affleurant presque par- 
tout. On y rencontre, étagées sur les flancs du Pic, toutes les végéta- 
tions, depuis les cactus, euphorbes, palmiers et bananiers des pays 
tropicaux, jusqu'aux bruyères, rétamas et conifères des contrées po- 
laires. La température, rafraîchie par les brumes et les brises de 
l'Océan, n'est étoufTante que quinze jours par an ; encore n'est-ce 
vrai que pour la zone littorale. 11 suffit, selon l'époque de Tannée, de 
monter ou de descendre quelques mètres, pour se trouver dans un 
printemps perpétuel. Cette circonstance explique le nombre assez 
considérable d'espèces, pour une faune insulaire, qu'il m'a été donné 
de rencontrer, vu la mauvaise saison (février) où j'y étais. 

Malgré la proximité (lOOkilom. environ) du continent africain, la 
faune hémiptérologique des Canaries est entièrement paléarctique. 
Les rares espèces non paléarctiques ne se retrouvent à ma connais- 

Revue d'Entomologie, — Octobre 1889. 21 



— 294 — 

sancc nulle part en Afrique au sud du Maroc, et sont propres aux 
îles. WoUaston a con?taté que les formes méridionales des Coléop- 
tères qu'il y rencontra se rapprochent bien plus de celles habitant le 
Portugal et la zone méditerranéenne que de leurs congénères séné- 
galais. 

Je consigne ici quelques noms vulgaires d'insectes canariens : les 
Blattes, fort communes dans les habitations, au nombre de trois es- 
pèces, se nomment Cucas ou Cucarachas ; les Mantes et Erapuses 
portent le nom de Teresa. Enûn, la gamins (muchachos) dn paj's, 
que je tâchais d'intéresser à mes recherches, m'apportaient toujours 
de pleins ilacons de 5^«H-A>?ioH/o {Pyrrhocoris œgyptius). 

Je ne puis o\iblier, en pariant des Canaries dans un journal ento- 
niologique, de signaler la Cochenille {Coccics cacti), qui a fait, il y 
a 80 ou 100 ans la richesse de ce pays. Importée du Mexique, elle y 
a admirablement prospéré, et on l'y ciiitive encore, quoique le prix 
de vente ait diminué d'au moins 80 "/o. Les Canariens la nourrissent 
sur une sorte de cactus sans épine {Opuntia cocclnellifera Mill.), 
qu'ils nomment Tunera et dont ils mangent aussi les fruits {xjitas). 
Rien de curieux comme les champs de ces cactus qui entourent 
Santa-Cruz, lorsque chaque feuille de l'arbuste est entourée, d'une 
bande de toile blanche, que les Canariens y fixent pour protéger le 
jeune âge de leurs microscopiques élèves. 

Pour l'intelligence des localités, je dirai que Santa-Cruz est dans 
la zone littorale sur la côte méridionale ; Orotava se trouve sur le 
versant nord, à la limite inférieure des forêts. Enfin la forêt d'Agua- 
Mansa fait partie de la zone sylvatique (lauriers, cytises, cistes et 
Pinus canariensis),èi une altitude d'environ 1,500 à 1,800 aièlres. 

Je n'ai séjourné à Madère que quatre jours, attendant un paquebot 
qui devait me ramener en Europe, et des pluies continuelles m'ont 
empêché de profiter de ce court séjour. Néammoins j'ai pu récolter 
un assez grand nombre de Coléoptères et une quinzaine d'espèces 
d'Hémiptères, et cela sans sortir des merveilleux jardins dont se 
compose la ville de Funchal, ou de quelques bois de pins avoisinants. 
La saison était bien moins avancée qu'à TénérifTe, quoique j'y fusse 
uu mois et demi plus tard. L'aspect est aussi tout autre, et n'étaient 
les champs de canne à sucre et la vigne luxuriante qui couvrent la 
banlieue de Funchal, je me serais plutôt cru sur les derniers con- 
treforts de nos Alpes maritimes ou des Pyrénées-Orientales, pays 
avee lesquels Madère a une certaine ressemblance, grâce à ses larges 
croupes gazonnées entremêlées de massifs boisés. 

Enfin je suis rentré en France en traversant une partie 'de l'Al- 
gérie. J'ai chassé quelques jours aux environs d'Oran et quelques 
heures à Perrégaux, au milieu de la riche plaine de l'Habra. Puis 
j'ai été passer deux jours àSaïda, station de la ligne d'Arzew à Me- 



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cheria, sur les hauts plateaux, au bord de ce que l'on nomme la mer 
d'Alfa. Knfin je suis rentré à Alger par Blidah et les gorges pitto- 
resques de la Chiffah, sur la route d'Alger à Laghouat. 



ESPÈCES RÉCOLTÉES A TÉNÉRIFFE. 

i . Macroscytus hrunneus F. — Santa-Cruz. 

2. Ochelostetlius nanus H. -S. — Un peu partout, mais surtout 
commun à Orotava et dans la zone sylvalique, sous les pierres, 
en compagnie de nombreux Tarphius. 

3. Sciocoris iiiaculatusYieh. {sideriticlis WoWasi.). 

4. Sciocoris angularis nov. sp. — Sous les pierres, localisé à 
la forêt d'Agua-Mansa. 

5. Nezara viridula Linn. — Santa-Ca'uz, peut-être sur les eu- 
phorbes. 

6. Piezculorus punctipes nov. sp. — Santa-Cruz, probablement 
sur les euphorbes. 

7. Eolcogaster fihulata Germ. 

8. Yerlusia sinuata Fieb. 

9. Pseuclophlœus WaltUi H. -S. 

10. Ceraleptus squalidus Costa. 

11. Corizus crassicornis L. Variété à côtes discoïdalesdesélytres 
transparentes et immaculées. 

12. Berytus hirticornis BruUé. 

13. Lygœus punctatoguttatus F., type à pattes noires. — Dans 
les tiges sèches et cariées d'Eiq)horbia canariensis (Cierge), 
sorte de plante grasse à grosse tige quadrangulaire très com- 
mune près Santa-Cruz. 

14. Lygaeus militaris F. 

15. Lygaeosoma reticitlatuniU.-S. 

16. Nysius stalianus Horv. ined. {graminicoîa Stâl, Put., nec 
Kolen.). — Santa-Cruz, sur des plantes basses dans un barranco 
(ravin). 

17. IschnorhynchKS geminatus Fieb. var. grisescens Put. — 
Agua-Mansa, sur la bruyère et le tea [Pinus canariensis), à 
1.800 mètres d'altitude. 

18. Geocoris limidus Put. {verisimiliter). Un peu moins pubes- 
cent que le type de Biskra. 

19. Heterogaster urticœ F. 

20. Heterogaster arternisiœ Schill. 

21. Macroplax vicinanov. sp. 



— 296 — 

22. Oxycarenus lavaterœF. — Piierta de la Orolava. 

23. Noualhieria coracipennis iiov. gen. et sp. — Santa-Cruz, 
sous une pierre d'une falaise sèche et très cliaude. 

24. Proderus suherylhropus Costa. 

25. Tropistelhus seminitens nov. i]}. 

26. Lamproclema maurum F.{broch.). 

27. Plinthisus angulatus Horv. var. — Espèce de Syrie et de 
Perse. 

28. Rhyparochromus punclicolUs Luc, var. nigrofemoratus 
Put. 

29. Stygnus sxibglaber nov. sp. 

30. Eyalochilus mediterraneus Ferr. — Cette espèce, séparée 
par M. Ferrari en 1888 du H. ovatulus Costa, est en réalité 
l'espèce commune en Italie, en Espagne, dans le midi de la 
France, en Algérie et même à Ténériffe; c'est je crois à elle 
qu'aurait dû être atlrihué le nom de Costa. Uovatulus Ferr. 
ne m'est connu que de la Grèce et de la Dalmatie. Malgré cela 
je pense qu'il vaux mieux ne pas changer les noms de M. Fer- 
rari. 

31. Aplianus pedestris Pz. var. ficnereus Put. 

32. Beosus luseiis F. var. sphragidimium Fieb. 

33. Emhlethis verhasci F. 

34. Scolopostethus adjunctus Dgl. S. 

35. Pyrrhocoris œgypHus L. 

36. Monanthia cardui L. 

37. Monanthia nassata Put, 

38. Gerris thoracica Schum, 

39. Pasira dasiptera Stâl. — Santa-Cruz. 

40. Coranus œgyptius F. 

41 . Oncocephahis (larves). 

42. Pirates (larves), — Santa-Cruz. 

43. Cerascopiis grassator Put. — Santa-Cruz. 

44. Anthocoris alienusV,\xç.h. — Variété à l^^'" et 2° articles des an- 
tennes entièrement roux, 

45. Cardiastethus nazarenus Reut. 

46. Triplileps maderensis Reut. 

47. Calocoris hipunctalus F. 

48. Calocoris instahilis Fieb. 

49. Carnptohrochis punctulala Fall. 

50. Orthops cervinus H. -S. — Variété plus foncée, avec l'extré- 
mité des cories et la base du cuneus lavées de rouge, nervures 
de la membrane rouges, 

51. Orthotylus favosparsus Sahlb. 
b2. Cyrtopellis geniculata Fieb. 



— 297 — 

53. Maerolophus nubilus H.-S. 

54. Macrotylus nigricornis Fieb. 

55. Conostethus venustus Fieb. — Santa-Grux, sur les tamarix. 

56. Plagiognathus arhustorum F. var. — Cette variété res- 
semble à la var. y de Reuter, mais les cuisses ne sont pas 
bordées mais plus marbrées de noir, les tibias sont à points 
noirs plus grands, presque annelés. 

57. Psallus puiicticolUs Fieb. ? Cet exemplaire a les cories or- 
nées d'une facie Iransverse, brune, vague, un peu avant le 
sommet. 

58. Tiiponia tamaricis Perris. 

59. Tuponia Mppophaes Fieb. 

60. Tuponia rubella nov. sp. — Ces trois espèces sur les tamarix, 
à Santa-Cruz. 

61 . Corixa hieroglyphica Duf. 



ESPECES KEGOLTEES A MADERE. 

1 . Nezara viridiila Linn. 

2. Piezodorus incarnatus Germ. 

3. Lygœus militaris F. 

4. Nysius stalianus Horv. 

5. Tropistethus seminitens Put. (brach.). 

6. Slygnus aretiarius Hahn. 

7. Calyptonotus Rolandri L. 

8. Drymus lathridioïdes nov. sp. 

9. Microvelia nilicola Costa? (larves). 

10. Ploiaria brevispina nov. sp. — En battant des pins 

11 . [.arves de Reduvides. 

12. Brachysleles obesulus WolL — En battant des pins. 

13. Brachysleles WoUastoniV^hiie. — Id. 

14. Psallus Wollastoni Reut. 

15. Psallus proleiis noY. sp. 

16. Maurodactylus Ihnhatellus nov. sp. 



DESCRIPTION DES ESPECES NOUVELLES 



1. Sciocoris angularis Put. 

Déprimé en dessus, assez large, brunâtre, mat, à ponctuation 
assez forte et très serrée sur la tête, le pronotum et l'écusson, plus 
espacée sur les cories ; tête en triangle assez allongé; yeux mé- 
diocres, fortement enchâssés. Antennes obscures avec les deux der- 
niers articles d'un testacé très pâle, l'extrême base du 4" brune, le 
troisième article d'un tiers plus court que le second. Pronotum 
ponctué de noir jusqu'au bord, le sommet de l'angle antérieur seul 
est très étroitement testacé. Écusson légèrement déprimé de chaque 
côté de la ligne médiane. Angle postero-externe de la corie aigu et 
plus prolongé en arrière que le sommet de l'écusson. Membrane 
marbrée de brun, un peu plus longue que l'abdomen. Connexivum 
à taches noires sur les intersections. Ventre avec deux très larges 
bandes noires sur les flancs et une grande tache noire sur le milieu 
du sixième segment; bord externe des metapleures noir. Tibias à 
épines très faibles. — Long., 7 1/2-8 mill. 

Ténériffe, forêt d'Agua-Mansa. 

Cette espèce, qui par la coloration de l'abdomen rappelle le S. Hel- 
feri Fieb., en diffère par sa forme plus large, plus déprimée, le 
pronotum sans bordure pâle, la ponctuation plus forte ; elle a plutôt 
l'aspect du S. homalonotus Fieb., mais elle en diffère par la cou- 
leur du ventre, les yeux plus fortement enchâssés, les cories plus 
longues, etc. 



2. Piezodorus punctipes Put. 

Voisin du P. incarnalus Germ., mais bien distinct par les carac- 
tères suivants: à peine plus grand, sensiblement plus large ; cou- 
leur d'un rouge vineux uniforme, même sur le connexivum et le 
ventre, le bord externe de l'exocorie seul flavescent ; pattes testacées, 
très fortement ponctuées de nob\ Pronotum à côtés non droits 
mais légèrement arrondis, bord latéral tranchant, non épaissi en 
bourrelet ; disque avec une ligne médiane longitudinale très légère- 
ment élevée en carène très obsolète et visible seulement sous un 



— 299 - 

certain jour. Pointe ventrale plus longue, atteignant presque les 
hanches antérieures. Antennes avec les deux derniers articles noirs, 
les 2«' et 3° subégaux. 

Ténériffe, Santa-Cruz, probablement sur les euphorbes. 



3. Ischnorhynchus geminatus Fieb., var. grisescens Put. 

Cette variété est d'un aspect très différent du type ; je crois cepen- 
dant que ce n'est qu'une race locale parceque son habitat sur la 
bruyère arborescente est le même que dans le type. Dans cette va- 
riété toutes les portions rousses dans le type sont noirâtres et les por- 
tions testacées sont blanchâtres : ce qui lui donne un aspect grisâtre; 
le fond des points est noir ; les taches noires du disque et de 
l'extrémité de la corie sont plus grandes et plus apparentes; le dos 
de l'abdomen est noir avec une grande tache carrée blanche de 
chaque côté du dernier segment au sommet ; le ventre est noir, les 
côtés de la poitrine blanchâtres à points noirs ; antennes et pattes 
roussâtres. 

Ténériffe, Agua-Mansa, sur la bruyère et le Pinus canariensis. 



4. Macroplax vicina PuJ;. 

Extrêmement voisin du M. fasciata H. -S., mais un peu plus 
petit et différent par les caractères suivants : le clavus présente 
quaire séries de points à fond noir, tandis que le fasciata n'en a 
que trois à fond concolore ; les cories blanchâtres à la base ne pré- 
sentent pas une fascie brunâtre aussi nettement transversale, mais 
leur disque est plus brunâtre dans le sens longitudinal, jusqu'à 
l'extrémité surtout sur les deux côles internes et le bord apical. La 
membrane ne présente pas un dessin aussi net et elle est plutôt for- 
tement marbrée de brun sur et entre les nervures. Le ventre est en- 
tièrement noir et sans bordure blanchâtre à l'extrémité des seg- 
ments, le bord postérieur des raétapleures est beaucoup moins 
largement blanc. 

Le M. Pveyssleri Fieb. a une seule rangée de points régulière, 
l'externe, au clavus ; les deux rangées internes très irrégulières et 
confondues n'ont qu'un bien plus faible nombre de points. La colo- 
ration des élytres est différente et la membrane est plus courte. 

Ténériffe; un seul exemplaire. 



— 300 — 



Noualhieria Put. nov. gen. 

Forme allongée comme dans les Plociomerus, mais plus élargie 
en arrière, plus atténuée en avant; pattes et antennes plus grêles. 
Tête longue, létrécie en forme de cou derrière les yeux, qui sont 
globuleux, très saillants, très éloignés du bord antérieur du prono- 
tum; lylus plus saillant que les joues, séparé de celles-ci par un 
très fort sillon ; verlex peu bombé ; ocelles rapprochés des yeux, au 
niveau de leur bord postérieur. Rostre grêle, atteignant le milieu 
des hanches postérieures, le premier article plus épais, moins long 
que le dessous de la tête dont il atteint le niveau du bord postérieur 
des yeux, deuxième article prolongé jusqu'aux hanches antérieures. 
Antennes très longues et grêles, le premier article peu renflé, un 
peu arqué en dehors, dépasse le sommet delà tête des trois quart de 
de sa longueur ; les suivants filiformes, le deuxième d'un quai't plus 
long que le troisième, le quatrième subégal au troisième, Pronotum 
trapézoïdal, brillant comme la tète et l'écusson, son lobe postérieur 
plan, criblé de gros points ; son lobe antérieur transversalement et 
fortement convexe ; côtés légèrement sinués au" milieu, assez forte- 
ment mais obtusément carénés, cette carène non visible d'en haut, 
mais très visible en dessous. Élytres mates, veloutées, comme dans 
Microtoma atrala. Membrane écourtée. Fémurs antérieurs fusi- 
formes, peu renflés, feurs tiers apical avec quatre dents médiocres, 
subégales, les deux apicales réunies par la base; tibias antérieurs 
droits, même chez le mâle, très légèrement dilatés au sommet. 
Pattes postérieures très longues, les tibias avi^c quelques poils courts, 
spiniforines, espacés sur l'arête externe et une frange de poils 
mous, très fins, serai-couchés sur l'arête interne. Premier article du 
tarse postérieur au moins trois fois aussi long que les suivants 
réunis. Dessous du corps brillant avec une plaque odorifique mate, 
très grande. 

Ce genre remarquable, que je dédie à mon ami M. Maurice Noual- 
hier, qui l'a découvert, doit se placer dans le voisinage des Plocio- 
7nerus, dont il difiere cependant beaucoup par la forme de son 
pronotum sans bourrelet antérieur et la carène de ses côtés. Tout en 
considérant et en décrivant comme type de ce genre nouveau l'es- 
pèce découverte par M. Noualhier, j'y rapporte cependant une espèce 
décrite antérieurement mais trop sommairement par Brullé ; elle 
n'en diffère génériquement que par la carène latérale de son pro- 
notum un peu moins forte, mais ses autres caractères et notamment 
la denticulation des cuisses antérieures sont les mêmes, 



301 



5. Noualhieria coracipennis Put. 

D'un beau noir brillant , glabre , excepté les élytres et la mem- 
brane qui sont veloutées, maltes. Articulations des genoux, des 
hanches et du premier article des antennes très étroitement jau- 
nâtres, épipleures des élytres très étroitement et confusément rous- 
sâtres. Antennes sans longues soies. Tête finement coriacée. I.obe 
antérieur du pronotum fortement ponctué au bord antérieur même 
qui est déclive, ensuite son disque fortement convexe, lisse, sauf 
quelques gros points, dont une double série sur le milieu déter- 
mine une sorte de léger sillon longitudinal médian (caractère qui 
se retrouve dans le N. quadripunctata) ; lobe postérieur presque 
plan, criblé de très gros points. Écusson plan, fortement ponctué. 
Élytres et membrane mattes, veloutées, d'un noir à reflet légère- 
ment bleuâtre comme à^n?, Micro tout a alrata; sous ce velouté, on 
aperçoit difticileaient une ponctuation assez forte, surtout sur le 
clavus. Membrane laissant à découvert l'extrémité de l'abdomen, 
arrondie , développée surtout en dedans et ne dépassant pas en 
dehors l'extrémité de la corie. Dessous du corps brillant; côtés de 
la poitrine très fortement ponctués ; orifices odorifiques formant 
un long canal saillant et entourés d'une large plaque matte. Abdo- 
men très finement ridé en travers à la base, son sommet avec quel- 
ques longues soies. Tarses avec une pubescence roussâtre très 
courte. — Long., 7 1/2 mill. 

Ténériffe : Santa-Cruz, sous une pierre. 



0. Noualhieria quadripunctata Brullé. 
BruUé, /ns. Canaries, p. 80, pi. III fig. 2, 1838? [Aphanus). 

Un peu plus petit et un peu plus étroit que le précédent ; d'un 
noir passant au brunâtre sur le lobe postérieur du pronotum et 
sur les élytres , celles-ci avec deux taches blanchâtres arrondies le 
long du bord externe, l'antérieure un peu après la base, étendue 
jusqu'au clavus, l'autre un peu avant l'angle apical ; membrane 
noirâtre de même forme et longueur que diins l'espèce précédente. 
Mon exemplaire vieux et tourné au gras n'a pas les élytres velou- 
tées, ce ijui tient peut-être à sa vétusté; leur ponctuation est assez 
forte , surtout sur le clavus où elle forme quatre séries assez 
régulières. Tête et pronotum à peu près comme dans l'espèce 
précédente, mais carène latérnle moins forte. — Long,, 6 3/4 mill. 

Revue d'Entomologie. — Novembre 1889. 22 



— 302 — 

La description et la ligure de Brullé sont Uès imparfaites et 
faites sans doute sur un exemplaire plus brun et plus pâle. I>e 
mien provient dr la collection Fii-ber et portait sur une étiquette 
de la main de Meyer-Dùr les mots quaclrlpunctatus Heer, et la 
localité Planzanotte, sans doute pour Lanzarotte, et il est probable 
que Heer n'a jamais décrit cette espèce , mais il est à remarqui'r 
que le nom est le même que celui de Brullé. 

7. Rhyparochromus puncticollis Luc. 
var. nigrofemoratus Put. 

Diffère du type par tous les fémurs noirs ; sa taille est à peine 
plus grande. 

8. Tropistethus seminitens Put. 

Noir, ovale allongé ; rostre, tibias et cotyles d'un testacé roussâtre, 
bord postérieur du pronotum assez largement d'un roux ferru- 
gineux obscur. Tète et lobe antérieur du pronotum très brillants, 
glabres, le lobe postérieur et l'écusson veloutés, mats. Cories d'un 
jaunâtre obscur, avec quelques nébulosités plus brunes vers l'angle 
et le bord postérieurs ; membrane complète, jaunâtre. Quelques 
longues soies, très fines sur les côtés et l'extrémité du ventre. 
Antennes assez grêles ; le deuxième article d'un quart plus long 
que le troisiènîe. Fémurs antérieurs du mâle sans angle dentiforme 
au milieu, leur moitié apicale denticulée sur l'arête inférieure. 

Ténériffe. 

Celte espèce diffère du T. holosericeus Schl. par sa taille un peu 
plus faible, sa forme moins parallèle, plus atténuée en avant et en 
arrière, les antennes plus grêles, la tête et le lobe antérieur du 
pronotum très brillants, ce dernier à ponctuation imperceptible au 
milieu, plus forte sur les côtés, le sillon transverse plus profond, 
ce qui rend les côtés plus sinués ; la bordure rousse du bord pos- 
térieur du pronotum plus large, l'absence de grande dent aux 
cuisses antérieures. — Elle diffère dn T. nitidicolUs Put. par 
plusieurs des caractères ci-dessus et en outre le lobe postérieur du 
pronotum mat et roux en arrière, le deuxième article des antennes 
moins long. 

Je rapporte à la même espèce un exemplaire bracbyptère de 
Madère, plus parallèle, ce qui résulte de l'effacement des épaules; 
ses cories laissent à découvert les trois derniers segments de l'ab- 
domen, elles se terminent en pointe arrondie et n'ont qu'un rudi- 
ment de membrane au côte interne. 



303 



9. Stygnus subglaber Put. 

Oviilaire, un peu élargi en arrière ; noirâtre, brillant, sans duvet 
velouté, presque glabre avec seulement quelques soies jaunâtres 
très courtes, couchées et très clairsemées au côté externe des élytres 
el sur le pronotum. Tète courte, très large, densément ponctuée ; 
yeux très saillants, débordant fortement le bord antérieur du pro- 
notum, joues plus saillantes que le clypeus, ce qui rend la tète 
bifide en avant. Antennes presque noires, le premier article assez 
prolongé au delà du clypeus, le deuxième deux fois plus long que 
le troisième (le quatrième manque). Pronotum trapézoïde, peu 
rétréci en avant, si ce n'est brusquement en arrivant à l'angle 
antérieur; ses côtés sans sinuosité latérale, munis d'une carène plus 
accentuée et plus aiguë que ses congénères, formant même un 
étroit rebord trancliant ; disque fortement et assez densément 
ponctué, noirâtre avec le lobe postérieur roussâtre ; celui-ci à peine 
plus déprimé et d'un tiers plus court que l'antérieur qui a, à sa 
partie postérieure, le commencement d'un sillon ou fossette longi- 
tudinale. Écusson noirâtre, densément et fortement ponctué. Élytres 
écourtées, laissant à découvert les deux derniers segments de l'ab- 
domen, brunes avec quelques petites taches plus pâles et vagues; 
corie densément et fortement ponctuée sur toute sa surface ; clavus 
avec quatre rangées de points, l'interne et l'externe bien régulières, 
les deux intermédiaires réunies en une seule à la base sont irré- 
gulières au sommet. Membrane petite, d'un noir brillant. Dessous 
du corps noir; pattes et segment génital (9) d'un roux foncé; 
cuisses antérieures avec quelques tubercules dentiformes très faibles ; 
tibias sans soies spiniformes , les antérieurs droits. — Long., 
3 1/2 mill. 

TenérifFe, un seul exemplaire. 

Cette espèce a un aspect particulier, brillant, qui l'éloigné de 
tous ses congénères, ainsi que sa tête plus large, son pronotum à 
côtés droits, munis d'une carène bien plus saillante et tranchante. 



10. Drymus lathridioïdes Put. 

Ovalaire, rétréci en avant, mat, glabre, densément, fortement el 
uniformément ponctué de brun en dessus, d'un jaunâtre foncé à 
taches brunes vaguement limitées. Tête noire, un peu plus étroite 
que le bord antérieur du pronotum ; yeux globuleux, saillants. 



— 304 — 

Anlennes noirâtres, non séliileuses ; le premier article dépassant 
IV'pistoine de la moitié de sa longueur, le deuxième presque d.^ux 
fois aussi long que le troisième. Rostre roux, le premier article de 
la longueur du dessous de la tête, le deuxième atteignant les 
hanches antérieures. Pronotum tranverse, notablement plus 
étroit que la base des élytres ; ses côtés droits, non sinués, un peu 
rétrécis en avant, carène line, aiguë; son disque légèrement (4 
uniformément convexe, plus brun sur le lobe antérieur, qui ne se 
dislingne du postérieur plus court que par la couleur plus jaunâtre 
de ce dernier. Elytres sans membrane, laissant à découvert les deux 
derniers segments abdominaux, leur sommet arrondi, leur siirface 
à taches brunes vagues; clavus à trois lignes de gros points, la 
médiane plus irrégulière, visible seulement aux deux tiers apicaux. 
Dessous du corps noir, extrémité de l'abdomen roussâtre, cotyles et 
bord postérieur des métaplenres plus pâles ; poitrine très fortement 
ponctuée ; ventre finement rugueux. Cuisses noires, les antérieures 
très obsolètemeut denticulées, l'un de ces donticules cependant plus 
apparent ; tibias roux, les antérieurs droits un peu dilatés vers le 
sommet. — Long., 2 1/2 mill. 

Madère, un seul exemplaire. 

Cette espèce diffère <le toutes les autres par son pronotum plus 
étroit que les élytres, à côtés droits, ses fémurs antérieiirs sans 
grande dent. Elle est même un peu anormale dans ce genre; en 
effet, les taches mattes du quatrième segment ventral, très appa- 
rentes en forme de grosses fossettes, occupent une position ambigiie, 
un peu intermédiaire entre celles qui caractérisent les deux groupes 
Rhyparochromaria et Dry maria; la postérieure est entre le 
bord postérieur du segment et li tache antérieure ; par conséquent, 
un peu plus éloignée de celle-ci que dans les Drymus^ en outre les 
fémurs antérieurs sont moins fortement dentés. Malgré ces diffé- 
rences, je préfère ranger cette espèce dans les Drymus à cause de 
son aspect mat, fortement ponctué et de son faciès, qui est plutôt 
celui d'un Drymus que d'un Styynus. 



11. Ploiaria brevispina Put. 

Cette espèce ne diflere de la P. Baerensprunyi Dohrn que par 
les caractères suivants : 

Baerensprungi brevispina 

Épine du bord postérieur du — Cette épine très courte, en 

pronotum assez longue, subcy- cône court, large à la base, 
lindrique, droite, érigée. 



— 305 — 

Premier article des antennes à — Premier article à huit an- 

six anneaux noirs plus larges que neaux noirs égaux aux blancs. 
les blancs qui sont très courts. 

Deuxième article noir avec seu- —Deuxième article avec six 

lement deux très courts anneaux ou sept petits anneaux blancs, 
blancs à la base. 

Fémur intermédiaire avec sept — Fémur intermédiaire avec 

anneaux noirs plus larges que les huit anneaux noirs égaux aux 

blancs. blancs ( ou plus courts dans 
l'exemplaire d'Alger). 

Fémur postérieur avec huit an- — Fémur postérieur avec douze 

neaux noirs plus larges que les anneaux noirs égaux aux blancs 

blancs. (ou plus courts dans l'exemplaire 
d'Alger). 

Hanches antérieures entière- — Hanches antérieures mar- 

ment blanches. quées d'une grosse tache noire 
un peu avant le sommet. 

Fémur antérieur noir avec deux — Fémur antérieur blanc avec 

courts anneaux blancs. quatre anneaux noirs courts. 

Connexivum noir à peine ma- — Connexivum à grandes ta- 

culé de jaunâtre. ches jaunâtres, quadrangulaires. 

Madère, sur le pin. J'en possède un exemplaire d'Alger, que 
j'avais à tort réuni dans mon catalogue à la Baerensprungi , 
espèce qui paraît n'avoir encore été trouvée que dans le nord de 
l'Allemagne. 

12. Psallus Proteus Put. 

Je réunis sous ce nom quatre exemplaires de Madère, de colora- 
tions extrêmement différentes, qui me paraissent appartenir à une 
même espèce, très variable et très voisine du P. lepidus Fieb. 

L'un, le plus foncé, a la tête et le pronoturn jaunâtres, l'écusson 
et les élytres d'un noir brunâtre, avec la base du clavus, l'extrême 
base et l'extrême sommet de la corie rouges , le cuneus très pâle 
avec le sommet noirâtre. 

Un deuxième semblable au précédent, mais sans mélange de 
rouge qui est remplacé par une teinte d'un lestacé livide très 
pâle. 

Le troisième est en dessus d'un teslacé livide très pâle, avec 
seulement l'écusson et le milieu des cories brunâtres ; le cuneus 
très pâle, presque blanchâtre, n'a que l'extrême sommet un peu 
plus foncé. 

Enfin, le quatrième (Ç) , est d'un beau rouge . peu foncé et 
uniforme en dessus ; le cuneus est blanchâtre avec les bords 
rouges. 



- 306 - 

Tous ces exemplaires ont le dessous du corps assez pâle, les 
antennes et pâlies d'un testacé très pâle ; tous les fémurs avec un 
gros point noir sétigère avant le genoux en avant, les postérieurs 
marqués de quelques gros points noirs très peu nombreux en des- 
sous, les tibias très pâles avec une double série de points noirs por- 
tant chacun une épine noire et longue. 

En somme, cette espèce ressemble beaucoup au P. lepidus , 
mais elle nie parait en difTérer par sa forme plus étroite, par le 
deuxième article des antennes plus long, les fémurs postérieurs 
moins densément ponctués de noir, même chez les exemplaires les 
plus fortement colorés , les intermédiaires presque imponctués et 
surtout par le cuneus bien plus largeuient décoloré à la base et au 
centre. La membrane moins foncée n'a, vers rextrémité du cuneus, 
qu'une petite tache blanche à peine apparente. 

Madère. 

13. Maurodactylus limbatellus Put. 

Ovale, très allongé, dessus du corps assez brillant, avec quelques 
poils noirs ; d'un rougeâtre assez pâle. Tête rougeâtre, devenant 
blanchâtre vers le bord postérieur, plus large que longue, clypeus 
pas plus saillant que les joues, mais bien limité par un sillon de 
chaque côté. Antennes presque aussi longues que le corps, d'un 
flavescent pâle. Pronotum très court, d'un rougeâtre pâle; son 
bord antérieur subsinué, son bord postérieur légèrement blan- 
châtre. Écusson et élytres d'un rougeâti'e assez pâle, la ligne mé- 
diane de l'écusson, tous les bords du clavus, la base, le bord ex- 
terne du cuneus blanchâtres. Membrane grisâtre, les nervures rou- 
geâtres, plus pâles à la base. Poitrine noirâtre , ventre rougeâtre 
foncé; fémurs d'un rougeâtre uniforme, plus foncé sur les posté- 
rieurs; hanches blanchâtres, tarses et tibias très pâles , ces der- 
niers avec d'assez nombreuses épines noires très fortes et longues, 
paraissant naître d'un petit point noir pas plus grand que la base 
même de l'épine.-— Long,, à peine 3 mill. 

Madère. 

Cet iusecte ressemble un peu à la Tuponia ruhella Put , de 
TénérifTe, mais il est un peu plus grand, sa tête est plus courte et 
plus large, ses ongles sont plus courts et ses tibias ont de très fortes 
épines noires, bien plus fortes que dans les M. hicolor et aluta- 
ceus qui ne lui ressemblent en rien. 



807 — 



14. Tuponia ? rubella Put. 

Oblong, étroit, peu brillant, d'un rougeâtre très pâle, l;ivé de 
blanchâtre, à pubescence jaunâtre, couchée , fugace et sans poils 
noirs. Tête d'un rouge pâle, lavée de blanchâtre sur le vertex , en 
triangle assez allongé, clypeus bien distinct des joues. Premier ar- 
ticle des antennes d'un rougeâtre assez foncé , les suivants plus 
pâtes, le deuxième cylindrique, assez épais. Rostre blanchâtre, son 
sommet noir atteint les hanches postérieures. Pronotum très rétréci 
en avant, blancliâlre lavé de rougeâtre. Écusson rougeâtre. Élytres 
d'un rougeâtre pâle, devenant blanchâtres sur le clavus, la base et 
le bord externe de la corie et du cuneus. Membrane grisâtre , ses 
nervures d'un testacé légèrement rougeâtre. Abdomen rougeâtre 
pâle en dessus et en dessous, ainsi que la poitrine. Fémurs inter- 
médiaires et surtout postérieurs d'un rouge vineux assez foncé, 
mais sans points noirs ; tibias blanchâtres, à fine pubescence et avec 
quelques soies plus grandes, mais concolores. — Long., 2 1/2 mill. 

Ce n'est qu'avec doute que je place ce joli petit insecte dans le 
genre Tuponia, car il a la tète un peu plus étroite et les yeux 
moins grands que les espèces de ce genre. La forme de la tète con- 
viendrait mieux au genre Plagiognalhus , mais les fémurs et les 
tibias sont immaculés, et les ongles paraissent assez longs. 



ESPECES D ALGERIE. 

Eurydema consobrinum Put. 
var. uniforme Put. 

Diffère du type par l'écusson uniformément vert bleuâtre, sans 
tache apicale. 

Oran. 

Velia Noualhieri Put. 

luette espèce ne diffère de la Velia currens brachyptère que par 
les caractères suivants : 

Taille beaucoup plus petite, 4 1/4 à 4 3/4 luill. au lieu de 6 1/4 
à 6 1/2. Pronotum plus roux, moins fortement ponctué. Antennes 
plus courtes, elles n'atteignent pas comme la V. currens Textré- 
inité du processus du pronotum et les deux derniers articles sont 



- 308 - 

un peuplas robustes proporlionnellement. Connexivuin plus faible- 
ment taché de noir. Enfin chez le raâle, les cuisses postérieures, au 
lieu d'avoir leur bord inférieur denticulé avec deux grandes dents, 
sont très obsolètement denticnlées et n'ont qu'une seule dent un peu 
plus forte vers le tiers apical. 

La Ghiffah. 



COMPLEMENT BIBLIOGRAPHIQUE. 

Pour compléter nos connaissances sur la faune des Hémiptères 
des Canaries et de Madère, il nous reste à faire connaître les travaux 
antérieurs qui sont peu importants et se bornent à ceux de deux 
auteurs : 

1° BniWé. A7iimaux articulés recueillis aux Canaries par 
MM. Weeh et Berthelot : Hémiptères par Brullé (1838 ?). 

Dans ce mémoire, complètement ignoré des Hémipléristes, tels 
que Stâl, Sigrioret, Reuter, etc., l'auteur, comme son collaborateur 
Macquart pour les Diptères, constate que la faune des Canaries 
présente la plus grande analogie avec celle du bassin de la Méditer- 
rannée et très peu avec celle du Sénégal. 11 énumére 47 espèces 
d'Hémiptères, parmi lesquels 9 nouvelles y sont décrites ; mais ces 
descriptions sont extrêmement imparfaites et il ne m'a été possible 
d'en reconnaître que quatre. Voici les espèces énumérées par 
Brullé; dans cette liste, je note d'une astérisque celles retrouvées par 
M. Noualhier : 

Coriooa punctata Burm. 

Notonecta 7iivea F. 

Yelia rivulorum F. 

Yelia currens F, 

*Gerris thoracica Schura. 

Hydrometra stagnorum L. 

Reduvius personatus L. 

' Reduvius œgijptiics L. 

Nabis viridis Brullé. La description permet de reconnaître le 

M. viridulus Spin. 
Nabis angusta Brullé (Il y a Akyîx, wn Nahis angustus ^]\\xi., 

1837, de Bombay). 
Corizus prateasis F. 
Pseudoplœus Falleaii Schil. 
Coreus hirticornis F. 
'Cor eus quadratus F. 



— 309 — 

Coreus sulcicornis F. 

Cor eus spiniger F. 

Coreus elegans Brullé, pi. III, fig. 1. D'après la ligure, cet insecte 
est un très joli Centrocoris vert sans taches. 

Coreus obtusus Brullé. Cet insecte, d'après l'auteur, se trouve 
aussi en Sicile et dans le midi de la France. 

Anisoscelis niemhranacea F. 

Anisoscelis geranii Duf. 

Stenocephalus nugacc F. 

Astemma clavimana F. — Insecte du raidi de l'Europe, dit 
Brullé, mais je ne sais ce que c'est. 

*Lygœus militaris F. 

Cymus erlcœ Schill. — Probablement le Nysius Stalianus, 
trouvé par M. Noualhier. 

Aphanus marginepunctatus Hah. 

'Aphanus urticœ F. 

* Aphanus Rolandri F. 

'Aphanus pedestris Pr. 

Aphanus quadripunctatus Brullé, pi. III, fig. 2. = Noiial- 
hieria Put. 

'Pentatoma smaragdulaY. 

Pentatoma nigricornis F. 

Pentatoma Mccarum L. 

Pentatoma vernalis Wollf. 

Pentatoma ornata F. 

Pentatoma festiva F. 

Cydnus tristis F. 

Cydnus albomarginellus F. 

'Cydnus brunneus F. 

Cydnus curtusBtnM.~Le [y^Q, dont je viens d'obtenir commu- 
nication du Muséum de Paris, est V Amaurocoris laticeps 
Stâl. L'espèce devra donc prendre le nom d'A. curtus Brullé, 
qui a l'antériorité. 

Cydnus ceneus Brullé. — ;La description permet du reconnaître le 
Crocistethus ^yaUlu Fieb. 

Scufellera hottentota F. 

Scutellera semipunctata F. 

Scutellera caudata Burm. 

Scutellera alhoUneata R. 

'M iris bipunctata F. 

Miris fuscicornls Brullé. 

Miris parvula Brullé. 

2'^ WoUaston.— Cet auteur, dans les Anw. nat, hist., série III, 



— 310 - 

1, 1858, a décrit. 6 espèct^s de Madère, dont 2 sont rostét-s inconnues 

aux auteurs récents : 

Pirates >ié(7er.— Probablement strepitans Rarab. 

Sciocoris sideriticlis = maculatus Fieb. 

Rhyparochromus maderensis = Eremocoris maderensis 

Horv. 
Phytocoris ? Whitei.—\nQ,onu\\. 
Capsus? obesiilus — Brachysteles obesulus Heut. 
Tlngis indigena — Monanthia indigena Stâl. 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE ALGERIENNE 
LISTE DES HÉMIPTÈRES 

Recueillis par M. Desbrochers des Loges 

ET DESCHIPTION DES ESPÈCES NOUVELLES 
Par L. LETlilERRY. 



Depuis rénumération et la description des Hémiptères d'Algérie 
données par M. Lucas {Exploration de l'Algérie), les espèces de 
ce pays ont été recherchées avec soin par beaucoup d'entomolo- 
gistes, et bon nombre de listes partielles en ont été publiées. 

En avril, mai et juin, M. J. Desbrochers des Loges a parcouru 
plusieurs localités des provinces de Constanline, d'Alger et d'Oran, 
et y a récolté un grand nombre d'Hémiptères; je crois faire œuvre 
utile en en publiant une liste qui , avec les précédentes , pourra 
servir plus tard de document pour la rédaction d'un Catalogue gé- 
néral des Hémiptères d'Algérie. 

J'ai adopté la classitication et les noms du Catalogue de 
M. Puton, édition de 1886. 



HETEROPTERES. 



Solenosthedium lynceum. — Hussein-Dey; Philippeville; L'Aibn 
Psacasta cerinthe. — L'Arba. 

» Marmottani Huton. — Sidi-bel-Abbès, 



— 311 - 

Eurygaster maura.—'feniet. 

» hottentota. — IVniet. 
Corimelœna scarahœoides. — Hussein-Dey. 
Trigonosoma œruginosiDn.—L'Avha. 
Ancyrosotna alboîineatian. —Temei. 
Graphosoma semipunctatum. — Camp des Chênes. 

» Uneatuni. — Camp des Cliènes. 
Geotomus punctulatus. — Biskra ; Misserghin. 

» var, lœvicollis. — Misserghin. 

» elongatus. — Misserghin. 
Brachypelta a^errijwa.— Hussein-Dey. 
Sehirus Mcolor. — Teniet. 

» duhius. — Ova.n. 
Crocistethus Tr«ZfZ/.-Sidi-hel-Abbès. 

» var. 'basalis. —Qvsin. 
Ochetostethus nanus. — Teniet. 
Sciocoris maculatus. — Oran; Hussein-Dey; Teniet. 

» var. Grave^ihorsti. — Hussein-Dey. 

» sulcatus.—l emei. 
Dyroderes margrina^Ms. — Hussein-Dey. 
^EUa acuminata. — Oran. 
Stagonomus hipunctatus . — Teniel. 
Eusarcoris raelanocephalus . — Edough. 
Staria lunata. — Tt^niet. 
Holcosthetus analis. — ^Wàah. 
Carpocoris fuscipinus. —Teniet. 

" haccarurn. — Oran 
Paloraena angulata.—Te.niel. 
Nezara Heegeri. -Biskra. 

I) viridula. — Oran. 
Rhaphigaster grisea. —Hussein- Dey. 

Holcogaster fibulata. — Camp des Chênes, sur les genévriers 
Eurydema consobrinu)n. — Teniel ; Sidi-bel-Abbès. 
Picromerus nigridens .—lem^l . 
Centrocoris spiniger. — Oran. 

» variegatics. —Oran. 
Spathocera lobu ta.— Teniet. 
Enoplops bos — Teniet; Sidi-ljel-Abbès. 
Ve7^lusia rhombea v. sinuata. — Teniel. 

» sulcicornis. - Blidah. 
Gonocerus insidiator. — Teniet. 
Ceraleplus gracilicornis. — Teniet. 
Loxocnemis dentator. — Teniet. 
Coreus denticulatus . — Biskra, 



— 312 — 

Coreus a/finis. — Teniet ; Camp des Chênes. 

Strohilotoma typhœcornis. — Teniet, 

Camptopus lateralis. — Oran. 

Therapha hyosciami. — Teniet. 

Corizus crassicornis var. abutilon. — Oran ; Bône, 

» hyalinus. — Edougli ; Teniet ; Oran. 

» capitatus. — Hussein-Dey. 

» ru fus var. lepidus. — Teniet ; Oran. 
Maccevelhus errans. — Teniet. 
Neides aduncus. — Hussein-Dey. 
Lygœus equestris. — Teniet. 

1) saxatilis vav. Lusitanicus. — Teniet. 

» viilitaris. — Bône, bord de la nier; Teniet ; 

» puyictatoguttatus . — Oran ; Teniet ; Alger. 

» gibhlcoUis. — Teniet. 
Apterola pedestris. — Teniet, très commun. 
Lygœosoma reticulatum. — Teniet. 
Cœnocoris nerii. — La Ghiffa ; Blidah. 
Nysius senecionis. — Teniet ; Edough. 
Cymus glayidicolor. — Teniet. 
Ischnodemus Genei. — Oran. 
Eenetaris laticeps. — Bône ; Oran. 
Geocoris luridus (larve). — Biskra. 
Artheneis foveolata. — Bône: Hussein -Dey, sur les taniarix. 

» alutacea. — Biskra. 
Heterogaster affinis. — Teniet ; Oran. 

» artemisiœ. — Teuiet. 

« urticœ. — Blidah. 
Platyplax inermis. — Teniet. 
Microplax inten^upta. — Oran. 
Oxycarenus lavaterœ. — Oran, commun. 

» collaris. — Biskra. 
Macroplax fasciata. — Biskra; Teniet. 
Piezoscelis staphylinus. — St-Gharles, près Philippeville. 
Tropistethus holosericeus. — Oran. 
Laniprodema maurwni. — Oran. 
Plinthisus Putoni. — St-Charles. 
Acompus rufipes. — La Chififa ; Teniet. 
Peritrechus gracilicornis. — Oran ; Teniet. 

» nuhilus. — Blidah. 

» luniger. — Teniet ; Hussein-Dey. 
Hyalochilus ovatulus. — Blidah ; Teniet. 
Trapezonotus TJllrichi. — Edough. 
Aphanus saturnhis. — Oran. 



— 313 - 

Aphanus pineti. — Teniet. 

Beosus luscus var. sphragldiniium. -- Blidah, 

Scolopostethus decoratus . — Blidah. 

NotocMlus contractas. — Sidi-Bel-Abbès ; Hussein-Dey. 

» nervosus. — El-Briard, près Alger. 

» marginicollis. — Teniet; Oran. 
Plesma maculata. — Oran. 
Dictyonota marmorea. — Edough- 
Kalama Putoni. — Teniet. 
Eurycera teucrii. — Teniet. 
Monanthia cardui. — Teniet; Edough. 

>i auriculata, 

» geniculata. — Teniet. 

') angusticollis. 

» Kiesenivetteri. — Teniet; Alger. 

» Wolfft,. — Teniel; Hussein-Dey. 

» nassata. — L'Arba. 
Monosteira ^<Hico5toto.— Sidi-bel-Abbès. 
Pyrrhocoris œgyptius, — Sidi-bel-Abbès. 

» apter us. — Oiditt. 
Phymata moiistrosa.—'E.ào\x^\i. 
Gerris cinerea. — Biskra, 

» lacustiHs.—Ten'ieL 
Velia currens. — Teniet. 
Oncocephalus pilicornis. — Teniet. 

» curtipennis (larve). — Teniet. 

» squalidus (larve). — Teniet. 
Pasira basiptera. — Teniet. 
Pirates hybridus. — Teniet. 
Harpactor lividigaster var. atripes Puton. 

» erytïiropus.—lemQi. 
Coranus œgyptius (larves). 
Prostemma g uttula.— TQm%i. 
Nabis lativentris.— Oran; Blidah. 

» férus. — Ovan. 

>> viridulus. — Hiissein-Dey, sur les taniarix. 
Salda saZte^oria.— Misserghin. 
Leptopus ec/iinops. — lîdough, Teniet. 
Lyctocoris campestris. — Hussein-Dey; Blidah. 
Anthocoris nenioralis . — Camp des Chênes. 

» var. austriacus. — Hussein-Dey. 
Triphleps niger. —Sidi-bel-Abbès. 

» var. Ullrichi. — Bône. 
Cardiastethus fasciiventris.— Oran. 



- 814 — 

Mlcropkysa nigritula Putoii.— Teniet, forêt de cèJres. 

Pithanus Mœrheli. — Bône. 

Miris lœvigatus. — Oraii ; Teniet. 

Lopus vittiventrHs. — Teniet ; Edough. 

Phytocoris hrachyraerus. — Teniet. 

Calocoris sexpunctatus . — Oran. 

» var. nanhineus et thoraciciis. — Edough ; El-Biar. 

» trivialis. — V\-^'\a.v. 

" instabilis.—Ovan. 
Horaodemus roseomaculalus.— Teniet. 
Lygus pralensis. — Hussein-Dey ; Biskra. 

» hrachycneniis. — Teniet. 
Dychrooscytus valesianus.— Teniet. 
Camptohrochis puyictulata .—Teniet. 

— lutescens. — Teniet. 
Capsus punctum — Edoug. - . 

Cyphodema Instabile. — Edo'i^g. 
Strongylocoris cicadifrons. — Misserghin. 
Labops sallalor. — Biskra. 

» cor a cinus.— Teniet; Edough. 

» signalus.— Misserghin ; Teniet. 

» minor. — Oran ; Teniet. 
Dicyphus errans. — Edough. 
Campyloneura virgvla. — Edowgh. 
Helerocordylus tibiaUs. — Oran; Blidah. 
Conostethus venustus .—Misserghin ; Hussein-Dey. 
Thermocoris Munierl. — Hussein-Dey ; Blidah. 
Macrocoleus Krûperi. — Teniet. 
Macrotylus nigiHcornls . — Ovun ; Sidi-bcd-Abbès. 
Harpocera thoracica. — Teniet ; Hussein-Dey. 
P.uillus punctulatus.—)\nssein-\)e^; Teniet. 
Slhenarus Roseri var. saliceticola. — Teniet. 
Auchenocrepis albdscutellata . — Biskva, sur les tamarix. 
Megalodactylus inacula-rubra.—WnsseinA^ey ; Teniet. 
Tuponia Lethierryl. — Biskra. 

» hippophaes.— Teniet. 

» concinna Heuter. — Biskra. 
Myionima Fieberl. — Edough. 
Notonecta glauca. — Teniet. 
Corioca Geoffroy i. — Teniet. 

» hieroglyphica. — Teniet. 

» prœustal Teniet. 



315 



HOMOPTERES. 

Cicadetta cantans. — 1,'Arba. 
^ » iniisiva. — Biskra, sur les lamarix. 
^Ornienis bishrensis, nov. sp. — Biskra, sur les tamarix. 
Oliarus concolor. — Biskra. 

à Hyalesthes productus, nov. sp. — Edougli, sur le chène-liège. 
"^ O Diciyophara unicolor Sigtioret. — Biskra, sur les tamarix. 

L'insecte décrit par Signoret {Annales de la Société Entomo- 
logique de France, -1860, p. 184), provenant de Madagascar, me 
paraît pouvoir se rapporter à res[)èce prise à Biskra par M. Des- 
brochers ; cependant, celle-ci a sur le disque du pronotum deux 
bandes orangées bien marquées, dont il n'est fait nulle mention dans 
la description ; peut-être n'est-ce là qu'une variété de coloration. 
^ i^ictyophara obtusiceps, nov. sp. — Biskra, sur les tamarix. 
'^ O Orgerius conspersus, l'uton. — Oran. 
<^Issus coleoplralus. — El-Briard. 
d » acuminatus. -- Hussein-Dey; Blidah. 
^' Hysteropterum nervosurn. — Blidab. 
^ » algiricum, Lucas. — Blidah. 
<^ » apterum. — Biskra; Teniet; Hussein-Dey. 
c Delphacinus Putoni. — Bône, au bord de la mer. 
Metropis lalifrons. — Teniet. 
Tettigo?netra afra. — Misserghin ; Oran ; Teniet. 
& » virescens var. Inculor. — Teniet. 
c » picla. — Edougl). 
» obliqua, — Teniet. 
o » costulata. — Teniet. 
Û Triecphora numida. — Teniet, forêts de cèdres. 
ÇfPtyelus lineatus, Linné. — Oran. 
o » spumarius. — Oran. 

cj » var. leucocephalus et palUdus. — Edough-; Bône. 

k Idioceius tœniops. — Hlidah. 
^ Agallia venosa. — Oran. 

Acocephalus striatus. — Edough. 

» assimilis. — Edough ; Bône ; Oran. 
Cicadula sexnotata. — Teniet. 
Thamnotettix Desbrochersi, nov. sp.— Oran, Misserghin; Teniet; 

Bône. 
O » paryphantus. — Biskra ; Edough. 
"^>) vitripennis. — Teniet. 
O » algiricus. ~ Biskra ; Hussein-Dey. 



— 316 — 

OAthysanus stactogala. — Hussein-Dey ; Teniet. 
•nOsciUellaris. — Oran. 
^OPallasi. - Biskra. 
» OpalUatus Lelhieny. — Biskra. 
n^ohscurellus. — L'Arba; Teniet. 
■»'^variegatus. — Blidah. 
OQoniagnathus brevis. — Edough ; Teniet. 
^Jassus miûctus. — Edough. 
ODeltocephalus slrialus. — Edough; Teniet. 
_^_ ^> Minki. — Oran. 

Aphalara aliéna Lôw. — Biskra. 
Blaphorina Putoni. — Teniet. 
Psylla cytisi. — Oran ; La Ghiffa. 
Trioza galil. — Edough, 



<-' Ormenis biskrensis. 

Entièrement d'un testacé pâle, avec les ongles des tarses noirs. 
Front très légèrement convexe, presque plan, un peu plus long que 
large, sensiblement élargi en avant, et un peu rétréci vers le 
vertex, avec une seule carène médiane, peu saillante et n'atteignant 
pas le vertex. Pronotum avec une seule carène saillante. Écusson 
triangulaire, plus de trois fois plus long que le pronoluni, muni en 
avant d'une très courte carène, moins saillante que celle du pro- 
notum ; sur le disque de l'écusson, une dépression concave bien 
visible, arrondie en avant et atteignant la base des honiélytres. 
Angle postérieur externe des homélytres obtus, presque arrondi, 
l'interne tout à fait arrondi el projeté en haut notablement au- 
dessus de la pointe du clavus ; clavus triangulaire, divisé en deux 
par une nervure médiane, la partie située entre cette nervure et la 
suture couverte sur sa moitié basale de granules très distincts; le 
disque des homélytres avec quelques nervures plus ou moins 
obliques, non reliées entre elles par des nervures transversales, est 
muni un peu avant le milieu de six à huit granules rapprochés ; à 
partir du milieu des honiélytres les nervures sont reliées entre elles 
par de nombreuses nervures transversales formant une réticulalion 
irréguliére; un peu avant l'extrémité, une nervure transverse régu- 
lière suit les contours de Textrémilé apicale ; à partir de cette 
nervure transverse jusqu'à l'extrémité, on voit de nombreuses 
nervures longitudinales, celles du milieu simples, celles qui sont 
voisines des angles interne et externe, fourchues; la bordure laté- 
rale est couverte de nervures transverses, obsolètes et peu marquées 



— 317 — 

jusqu'au milieu, plus foiies et plus marquées à partir du milieu Ç. 
— Long., 8 mill. 

Biskra, sur les tamarix. 

Forme et taille de VOrmenis madagascariensis Signoret ; 
couleur différente et nervures du disque des homélytres beaucoup 
moins nombreuses. 



Hyalesthes productus. 

Ressemble à VEyalesthes obsoletus, mais un peu plus grand. 
Noir, avec les carènes latérales du vertex et du front, le prothorax, 
le sommet des cuisses, la tranche latérale des tibias , les tarses et le 
sommet des segments de l'abdomen d'un blanc jaunâtre. Tête pro- 
longée en avant notablement au-delà des yeux ; vertex une fois plus 
long que large; les carènes latérales du front fortes, foliacées, blan- 
ches, Ja carène médiane moins forte, non foliacée, un peu jaunâtre 
sur une partie de son parcours. Homélytres hyalines, un peu enfu- 
mées, les nervures brunes et lisses , excepté quelques-unes avant 
l'extrémité qui sont très légèrement granulées ; leur bord marginal 
d'un jaune blanchâtre, Stigma noir, blanc à sa base. Tibias posté- 
rieurs mutiques. cf. — Long., 6 mill. 

Mont Edougli, près de Bône, sur le chêne-liège. 
Bien différent des espèces européennes par son vertex plus long, 
dépassant notablement le niveau des yeux. 

'' ^ Dictyophora obtusiceps. 

Entièrement d'un vert très pâle, à l'exception du sommet des 
épines des tibias et des tarses qui est noir. Vertex en angle obtus 
en avant, presque aussi large que long, prolongé un peu en avant 
au-delà des yeux de la longueur à peu près du diamètre de 
l'œil, avec une carène médiane. Front avec trois carènes, se rejoi- 
gnant en-dessous de la suture du vertex, et une marge latérale bien 
saillante, tranchante. Pronotum avec une seule carène. Écusson tri- 
caréné. Homélytres un peu élargies à partir du milieu , arrondies 
chacune séparément à l'extrémité. Clavus avec deux nervures dis- 
coïdales, se joignant au milieu pour n'en former qu'une seule; le 
reste des homélytres avec des nervures d'un vert plus vif que le 
fond, couvert dès le milieu de nombreuses nervures transversales 
formant avec les longitudinales une réticulation à mailles serrées, 
la plupart plus larges que longues , les unes rectangulaires, les 

Revue d' Entomologie. — Novembre 1889. 23 



— 318 — 

mitres triangulaires. Stigma nul. Tibias postérieurs avec cinq petites 
épines, et, à leur extrémité, deux éperons terminés, l'interne par 
quatre petites épines, l'externe par trois, cf.— Long., 8 raill. 

Biskra, sur les tamarix. 

Remarquable par les ailes supérieures ou homélytres dépourvues 
de stigma ; peut-être cette espèce devrait-elle faire partie d'un 
geni'e nouveau, 



Thamnotettix Desbrochersi. 

Testacé. Verlex anguleux en avant, aussi long en son milieu que 
large entre les yeux, d'un tiers plus long en son milieu que le pro- 
notum. En avant du vertex et près de son sommet, deux petits 
traits angulairement arqués, bruns ou orangés, et sur le disque deux 
petites taches de même couleur de chaque côté, l'une avant le mi- 
lieu, l'autre près de la base, traits et taches qui disparaissent quel- 
quefois. Front avec de petites lignes brunes transversales peu mar- 
quées. Homélytres un peu coriaces, coupées obliquement à Textré- 
mité, d'un tiers plus courtes à l'angle suturai qu'à l'angle externe, 
cet angle externe arrondi ; elles ne recouvrent que les premiers 
segments de l'abdomen, laissant à découvert en dessous de l'angle 
externe , les quatre derniers segments, et en dessous de l'aiigle 
suturai au moins six segments; les nervures sont ou de la cou- 
leur du fond , ou plus pâles. Ailes inférieures rudimentaires. 
Abdomen en dessus avec les, deux derniers segments plus longs 
que les autres, le dernier ou segment génital de même longueur 
que le précédent, finement marginé de noir à sa base. Ces deux 
derniers segments sont quelquefois ornés d'une petite ligne mé- 
diane brune; les autres segments sont couverts sur leur disque 
d'une rangée transversale irrégulière de très petits points bruns 
qui disparaissent quelquefois. Ventre ordinairement noirâtre en 
son milieu, le segment génital garni le plus souvent de soies jau- 
nâtres, lu tarière ne dépassant pas les valves. Cuisses parsemées de 
petits traits ou taches brunes ou orangées. Tibias postérieurs avec 
de nombreuses et fortes épines dont les points d'insertion sont 
bruns. $. — Long,, 4 mill. 

Oran ; Misserghin ; Teniet-el-Haad ; Bône. Huit exemplaires, tous 
pareils pour la forme et la brièveté des homélytres. 

Ressemble un peu auQr. marUirnus Perris ; couleur différente, 
et homélytres coupées obliquement au bout au lieu d'être ar- 
rondies. 



319 



NOTE SUR LE GENRE HENSCHIELLA HORV, 

Par le D^ E. BERGROTH. 



Dans la Revue cV Entomologie, 1888, p. 169, M. Horvath a publié 
la description d'an genre remarquable d'Hémiptères sous le nom 
de Henschiella. Ce genre n'est pas nouveau ; il est identique avec 
genre HenicocephaUis Westw.; mais la découverte d'un Henico- 
cephalus en Europe est fort intéressante. M. Horvath le place 
dans la famille des Ceratocombides. Je partage cependant l'opinion 
de Stâl, qui a établi {Rio Jan. Hem., I, p. 81 et Hem. Afr., III, 
p. 165) sur ces insectes une famille particulière, iZ'e>u"cocep/ia^id'<:6', 
dont la place systématique, d'après Stâl, est entre les Reduviides et 
les Hydrométrides. Ce genre synthétique, reste des temps passés, 
ayant déjà plusieurs synonymes, je donne ci-dessous une liste 
des espèces décrites y appartenant avec leur habitat ; il manque dans 
VEnumeratio de Stal. 



Gen. Henicocephalus Westw. (1837). 

(Syn. Systelloderus Blanch., 1852, OncijlocoHs Stâl, 1855,- 
Henschiella, Horv., 1888). 

1. fulvescens "Westw. {nasalis Hope). — Fossile (gomme 
animée). 

2. tasmanicus Westw. — Tasmanie. 

3. hasalis Westw. — Indes orient. 

4. nasutus Stal. — Afrique mérid. 

5. pelluci dus Eor\. — Europe mérid. 

6. suhanlarclicus Berg. — Terre de Feu. 

7. moschatus Blanch. — Chili. 

8. spurculus Stâl. — Brésil. 

9. rhyparus Stâl. — Brésil. 

10. flavicollis Westh. ~ lie St-Vincent. 

Je possède de ce genre deux espèces nouvelles, que je décrirai 
dans mon travail sur les Hémiptères récoltés au Venezuela par 
M. E. Simon. 



320 



DESCRIPTION DE DEUX LARVES DE CARABIQUES 

Par le capilainc XAMBEU. 



1. Nebria Lafresnayei Sei'v. Dej. 

Longueur, 24 mill. de l'extrémité du dernier article des palpes 
maxillaires au bout de l'appendice caudal. Largeur, 4 à 5 mill. 

Forme de larve de Carabe. Corps allongé, effilé vers la partie anté- 
rieure, légèrement convexe, glabre, noir, brillant, avec une ligne 
longitudinale médiane enfoncée, parcourant les segments thoraciques 
et les segments abdominaux. 

Tête presque carrée, moitié moins longue que le premier segment 
tlioracique, avec fines riiles transverses; épislome sinuéet chagriné, 
le milieu concave, marqué et orné de deux points rougeâtres, 
terminé par deux petits tubercules ; labre peu apparent ; mandibules 
falciformes, longues et effilées, se croisant entre elles, terminées 
en pointe acérée, rougeâtres, sans points ni arêtes ; mâchoires 
épaisses, portant deux palpes maxillaires très accusés, adaptés sur 
un très gros tubercule à pubescence longue, allongée, rougeâtre, 
sur lequel est d'abord un palpe de quatre articles, le premier 
court, brunâtre à la base, testacé intérieurement, le deuxième 
obconique, aussi long que le premier et le troisième réunis, 
le troisième de même couleur que le précédent, moitié plus petit, 
le quatrième entièrement brun, légèrement ombré à sa base, 
terminé en pointe mousse ; ce même tubercule porte un deuxième 
palpe de deux articles dirigé vers l'intérieur et en forme de croissant, 
premier article court, noir, épais, conique, annelé de brun à l'ex- 
trémité, deuxième article l'ougeâtre, terminé en pointe ; touchant 
à ce palpe est un lobe conique, rougeâtre, d'une seule pièce, terminé 
par un poil effilé ; palpes labiaux épais, de deux articles, premier 
conique, brun, avec renflement testacé au bout, deuxième même 
forme, brun, légère.ment ombré à l'extrémité, dont la pointe est 
mousse ; antennes de quatre articles portés par un pédoncule très 
gros et très conique, premier article court, épais, noir, annelé de 
testacé à son point de jonction avec le 2% lequel est plus grêle, 
deux fois plus long que le 1'='', dont il participe quant à la couleur; 
3*^ bien plus grêle, conique, brun à la base, rougeâtre à l'extré- 
mité ; i^ rougeâtre, à bout effilé ; la base et le point de jonction 
de ces 4 articles sont garnis de soies brunâtres, longues. • 



— 321 — 

Yeux situés au-dessous de la base des antennes, placés sur un 
tubercule noir, corné, lisse, de forme ovale, composés chacun de 
six ocelles noirs, luisants, disposés en cercle autour du tubercule. 

Segments thoraciques noirs, lisses, relevés à leur bord par une 
arête semi-circulaire tranchante, traversés à leur milieu par un 
fort sillon longitudinal ; entre ce sillon et l'arête est un enfon- 
cement en forme de croissant, moins accentué an premier segment, 
lequel segment est arrondi à ses deux extrémités, plus étroit vers 
la tête et plus long que les deux suivants ; les bords antérieurs du 
deuxième segment s'avancent pour enchâsser la base du premier, 
son bord est creusé d'une forte ride légèrement sinueuse quoique 
parallèle au bord, la forme de ce segment comme celle du troisième 
est celle d'un rectangle, tous deux sont noirs et lisses, les bords 
antérieurs du 3*5 segment sont moins accentués que ceux du 2". 

Segments abdominaux noirs, lisses, de forme rectangulaire, les 
sept premiers égaux comme forme et comme dimension, le hui- 
tième un peu plus long et moins large, tous traversés par un sillon 
longitudinale médian et profond ; leur rebord latéral est courbe, 
rek'vé en forme de carène jusqu'à l'extrémité, laquelle se termine 
en pointe mousse ; une petite soie rougeâtre est implantée sur le 
rebord latéral antérieur et postérieur de ces huit premiers segments, 
et chacun d'eux porte entre le rebord et le sillon longitudinal deux 
fortes impressions dont l'intérieure est moitié plus courte ; neuvième 
segment d'un noir profond, moitié moins large que les précédents, 
la carène latérale plus relevée et se terminant en pointe vers l'ex- 
trémité ; un prolongement bifide, granuleux, pubescent, légèrement 
aplati en forme do lame, part du centre pour se terminer vers le 
milieu de sa tige en une pointe noire dirigée en dedans, une 
deuxième pointe de même couleur, à direction extérieure, part du 
deuxième tiers de la tige laquelle finit par une troisième pointe; 
au-dessous de ce prolongement trifide est le tube anal, noir, très 
conique, légèrement pubescent et à prolongement bien accentué. 

Dessous du corps glabre, avec plaques brillantes, présentant les 
caractères suivants : 

Tête d'un brun de poix, convexe, lisse, bilobée, avec une forte im- 
pression longitudinale médiane; premier segment flaveavec la partie 
antérieure cornée et en forme d'écusson ; deuxième et troisième seg- 
ments flaves aussi, avec point noir à la partie antérieure médiane ; 
huit premiers segments abdominaux flaves avec plaques noirâtres 
disposées de la manière suivante : deux rangées latérales en foi'me de 
lames, une troisième rangée plus petite et de forme carrée, plus une 
plaque médiane lenticulaire suivie d'une autre plus petite divisée 
dans son milieu par une légère impression longitudinale; le pénul- 
tième anneau abdominal ne porte qu'une plaque, ainsi que le 



— 322 - 

dernier que termine le lube anal, lequel est légèrement pubescent, 
corné au bout et bifide. 

Stigmates apparents, ombiliqués, à bord noir et chagriné. Pattes 
très allongées, de couleur brune-noirâtre, composées de cinq parties 
bien détachées et légèrement pubescentes, terminées chacune par un 
léger renflement, la dernière par un ongle acéré, bifide, recourbé. 

Habite avec l'insecte parfois les lieux fr?is et humides, en parti- 
culier, le dessous des amas de pierres dont {.le pied est baigné par 
les eaux de neige; paraît en juillet et en août. 



2. Garabus rutilans Dej- 

Longueur, 35 mill. Largeur, 7 à 8 mill. 

Corps large, allongé, convexe, entièrement noir à l'exception de 
la tête et du dernier segment, glabre, chagriné, avec un léger sillon 
longitudinal médian. 

Tète rouge en dessus comme en-dessous, plane, concave au centre, 
fortement chagrinée, sinus relevé; épislome rougeâtre au milieu, à 
bords noirs, tridentè, les deux dents extrêmes surmontées d'un long 
poil à la base, terminées en pointe mousse, la médiane triangu- 
laire ; une petite carène partant du milieu de l'épistome correspond 
à la dent médiane; labre invisible; mandibules rouges, falciformes, 
à extrémité très acérée, avec une forte dent recourbée à la base, 
rougeâtre; mâchoires noires, épaisses; palpes maxillaires insérés 
sur un petit mamelon brun rougeâtre, au nombre de deux, le pre- 
mier bi-arliculé, brun, acuminé ; le deuxième de 4 articles bruns, 
testacés à l'extrémité, 1°'' court, gros, cylindrique, 2^ et 3*^ plus 
larges, renfiés à l'extrémité, i" aussi long qne le 2*^ et terminé en 
pointe ; palpes labiaux épais, rougeâtres, de deux articles, l*^"" court, 
épais, 2" terminé par un empâtement en forme de cupule, double; 
yeux situés au-dessous de l'insertion antennaire , formés de 
6 ocelles implantés sur une protubérance noire, cornée, chagrinée, 
dont ils circonscrivent le pourtour ; antennes de quatre articles, 
les 3 premiers noirs à extrémité annelée de brun, le 4.^ brun rou- 
geâtre. le premier émergeant d'une petite protubérance à base 
testacée, court, épais, glabre ; 2® et S'' un peu plus longs avec de 
petites soies rousses à l'extrémité; 4*= brun rougeâtre, terminé en 
une pointe d'où émergent deux soies, l'extérieure plus longue; 
dessous de la télé rouge vif, bilobé, un petit point enfoncé à la 
partie la plus élevée de chaque lobe, le trait de division noir. 

Segments thoraciques noirs, lisses, chagrinés, avec une forte ca- 
rène qui les reborde, premier plus étroit en avant qu'en arrière, de 



— 323 - 

moitié plus large que chacun des suivants, lesquels sont aussi noirs, 
lisses, chagrinés, tous trois traversés en dessus dans leur millieu 
par une forte impression longitudinale; le rebord latéral se termine 
en pointe mousse au 1'^'' segment, et cette saillie, un peu moins ac- 
,centuée au 2<= segment, est à peine perceptible au 3«. 

Segments abdominaux légèrement convexes à la partie médiane, 
un peu moins vers les côtés dont le rebord est caréné, noirs, bril- 
lants, chagrinés, les huit premiers traversés par un profond sillon 
médian ; une impression chagrinée oblique est marquée à chacun 
de ces segments dont l'extrémité postérieure émoussée avance un 
peu sur le segment suivant ; les sept premiers égaux ou à peu près 
en longueur et en largeur, le huitième un peu moins large est plus 
long, à trait intermédiaire plus accusé, le neuvième fortement gra- 
nuleux est plus court que les précédents, son rebord latéral se 
termine en pointe mousse ; de la base du sillon longitudinal partent 
deux appendices en forme de crochets, ciliés dans toute leur lon- 
gueur, noirs, à extrémité rougeâtre, à pointe recourbée, et dont la 
larve se sert pour se défendre, le premier de moitié plus long que 
le deuxième, lequel porte au premier tiers de sa longueur une 
petite épine noirâtre, surmontée d'un cil brun très long. 

Dessous des Si^gments tUoraciques et des segments abdominaux 
d'un noir brillant, diminuant d'intensité jusqu'à l'extrémité anale, 
laaquelle se termine en forme de tube court, conique, chagriné et 
légèrement cilié, de couleur brun noir ; les six premiers segments 
abdominaux portent une double plaque lisse, noire, en forme de 
parallélogramme, la deuxième interrompue au quart de sa largeur 
pour former une troisième petite plaque carrée, deux aiitres plaques 
en forme de chaîne bordent latéralement chacun de ces six seg- 
ments, le 7*^ offre une plaque simple et une chaîne double moins 
accentuées, le -huitième offre plecpie et chaîne simples, le neuvième 
sans plaque porte le tube anal qui est tronqué à son extrémité 
et en forme de ventouse. 

Stigmates flaves à périmètre noir. Pattes noires, de S parties bien 
distinctes, hanches grandes, canaliculées à leur partie extérieure, 
fortement pointillées, aimelées de brun à l'extrémité, cuisses et 
jambes armées de fortes épines a leur partie intérieure, à extrémité 
testacée; ongles garnis d'une arête intérieure, terminés par un 
crochet bifide, rougeâtre, à pointe recourbée en dedans. 

Cette larve est vive et alerte ; on la trouve en automne et au 
printemps, sous les pierres pendant le jour et courant à la re- 
cherche de sa proie pendant la nuit ; elle fait la chasse aux vers de 
terre, aux jeunes limaçons et aux escargots du genre Hélix : c'est 
donc un utile auxiliaire pour l'agriculture ; les crochets qu'elle 



— 324 — 

porte à son extrémité anale et (ju'elle redresse à volonté, joints à 
ses mandibules longues et effilées, constituent pour elle des armes 
défensives dont elle se sert contre ses ennemis; on la trouve quel- 
quefois se déplaçant pendant le jour ; le tube anal lui sert de point 
d'appui pour sa marche. 

Lorsque la larve veut changer de peau, elle se contracte forte- 
ment vers sa partie antérieure, la peau se fend, après quelques 
efforts, sur la ligne médiane des trois segments thoraciques, la tête 
glisse, laissant en place la vieille peau, qui reste intacte même dans 
les plus petits détails des parties buccales ; enfin elle sort par l'ou- 
verture devenue béante et le corps se dégage, laissant après lui la 
dépouille complète des téguments extérieurs. 



J'ajoute au travail de M. Xambeu les notes suivantes, que je con- 
serve depuis longtemps, sur les premiers états encore inconnus 
d'une autre espèce de Carahus^ le catenulatus Scopoli. 

J'ai trouvé la larve de ce Carabe à la fin de mars, sous la mousse 
au pied d'un hêtre, dans la forêt de Cerisy (Calvados). Elle est longue 
de 25 mil!, environ, d'un noir chagriné assez mat en dessus, sur- 
tout vers la marge des segments abdominaux qui est finement 
rebordée en bourrelet, le segment anal est anguleux de chaque côté 
en dessous et oft're eu dessus deux épines divergentes, courtes, ro- 
bustes, très finement granuleuses, divisées à leur base par une 
échancrure en arc surmontée de deux petites fossettes ; chaque épine 
porte en dessus un peu avant son milieu deux autres petites épines 
divergentes et un peu recourbées en haut à leur sommet comme les 
épines principales. 

Le seul exemplaire de cette larve que j'ai recueili s'est transformé 
en nymphe vers le 15 mai et l'insecte est éclos dans les premiers 
jours de juin. Cette nymphe, longue de 20 mill. environ, est blanche 
avec les yeux noirs; toutes les parties sont bien séparées, les pattes 
postérieures dépassant très notablement l'abdomen dont les seg- 
ments, sauf les apicaux, sont garnis sur le dos de cils noirâtres en 
séries transversales ; on en observe de pareils de chaque côté du 
segment thoraciqne en avant. 

A. Fauvel, 



325 



NOTES SYNONYMIQUES ET GÉOGRAPHIQUES 

SUR 

LES HÉMIPTÈRES PALÉARCTIQUES 

Par le D' G. HORVATH. 



1. — NOTES SYNONYMIQUES. 

1. Promecoeoris Stschurovskii Osch.. 1871 [Psacastà). 
Pro7necocoris pictus Jak., 1887. 

2. Psacastà neglecta H.-Sch., 1839 {Tetyra). 
Psacastà rugulosa Horv., 1883. 

3. Bolhocoris reticulalus Dali., 1851, 
Byhowskyia iissurensis Jak., 1876. 

4. Tholagmus hreviceps Jak., 1883, sp. dislincta. — Je le 

coasidère comme une espèce distincte^du Th. flavolineatus 
Fabr. non-seulement par la tête plus courte, mais aussi 
par la pouctuation» incolore du dessus, les antennes noires 
(sauf le premier article), les^carènes du pronotum entière- 
ment disparues, etc. 

5. Graphosoma semipunctatum Fabr. 
var, Wilsoni Wliite, 1839. 

var. persica Ferr., 1874. 

6. Gnathoconus trigultulus Motsch., 1866 (Sehirus). 
Sehirus Iriguttatus Scott, 1874. 

7. Sciocoris macrocephalus Fieb.,1851. 
Sciocoris liiieolus Fieb..^l861. 

8. Mustha serrata Fabr. [Lygœus). — C'est, d'après Fabri- 

cius, une espèce américaitie, qui doit être rayée par consé- 
quent de la liste des Hémiptères paléarctiques. 

9. Œstopis acuta Sign., 1880. 
Carenoplistus Fixent Jak., 1881. 

10. Carhula Putoni Jak., 1876 {Eusarcoris). 
Carbula amurensis Reut., 1881. 

11. Menicla muslva Jak., 1876 {Stroinatocoris). 
Menida japonica Dist., 1883. 

Revue d'Entomologie. — Décembre 1889. 24 



- 326 - 

12. Bagrada pœcilaKlug, 184K {Gimex). 
Slrachia amœnula \Walk., 1878, 
Bagrada Aheiltel Put., 1881. 

13. Dinorhynchus Dyhoioskyi Jak., 1876. 
Neoglypsiis viridicatus Dist., 1881. 

14. Phyllomorpha lacerata H.-Scli., 1835 
Phyllomorpha persica Westw., 1845. 

15. Ceraleptus squalidus Costa, 1847. 
Arenocoris ? cegyptius Westw., 1842, foi'te. 

16. Megalomerium méridionale Costa, 1838 (Metacanihus). 
Cardopostethus fulvus Jak., 1875. 

17. Arocatus melanostoma Scott, 1874. 
Arocatus niaculifrons Jack., 1881. 

18. Henestaris halophilus Burm., 1835 {Cymus). 
Henestaris geocoriceps Antess., 1888. — M. G. Breddin a 

bien voulu examiner le type de Burmeister conservé au 
.Musée de l'Université de Halle, et il a trouvé qu'il est tout 
à fait identique au H. geocoriceps, que je lui ai envoyé. 
M. Breddin m'informe aussi que c'est l'unique espèce qui 
se trouve dans les terrains salés de l'Allemagne centrale et 
notamment sur les bords du lac salé d'Eisleben, localilé 
d'où Burmeister avait décrit son espèce. 

19. Pachygrontha antenna Uhler, 1860 [Peliosoma). 
Pachygrontha nigriventris Keut., 1881. 

20. Metopoplax Origani Kol., 1845 {Cynms). 
var. fuscinervis Stal, 1872. 

var. cingulata Horv., 1881. 

21. Pyrrliocoris tihialis Stâl, 1874. 
Pyrrhocoris coriaceus Scott, 1874. 
Pyrrhocoris dispar Jak., 1880. 

22. Zosmenus quadratus Fieb., 1844. 
Zosmenus dilatatus Jak., 1874 = f. brachypt. 

23. Zosmenus Kochice Beck., 1867. 
Zosmenus Fieberi Jak., 1874 = f.\macropt. 

24. Monanthia scapularis Fieb., 1844, sp. distincta. — Celte 

espèce, confondue déjà par Fieber avec le siniplex H.-Sch., 
en diffère par la taille plus convexe et en général un peu 
plus faible, la couleur du dessus brunâtre, le 3" article des 
antennes plus court, les élytres parés de taches d'un blanc 
grisâtre et surtout par la marge des élytres costiforme, non 
aréolée, — unisériée seulement vers l'extrémité. 

25. Monanthia symphyti Vallot, 1829 [Tingis). 
Monanthia vesiculifera Fieb., 1844. 

20. Pirates (Cleptocoris) hrachypterus Horv., 1879. 






— 327 — 

Pirates conqplor Jak., 1881. 

Pirates {Cleptocoris) mœstus Reut., 1881. 

27. Harpactor bipuslulatus Fieb., 1801. 
Harpactor signiceps Walk., 1870. 

28. Harpactor leucospil us %[ïx\, \.^^\){Rediw lus). £^ \J 
Harpactor Fieheri Nowick, 186. V /^ 

29. Montancloniella clacica Put., 1888. l'ji jj } 
Ectemnus magicornis Jak., 1889 = f. hrachypt. u, \^ 

30. Halticus pusillus \\.-'Sch.,i^'ib {Capsus). Q *^ 
Haïtiens Henschii Reut., 1888. ^ . 

31. Strongylocoris niger U.Sch., 1835 {( apsus). ^ Q^ 
Gapsus nigerrimus H.-Sch , 1835. 

Stiphrosoma atrocœruleuyu Fieb., 1864. ^i 

32. Piezocranutn simulans Horv.,1877. 

Labops (Orthocephalus) punctatipennis Reut., 1881 =$. 



II. — NOTES GEOGRAPHIQUKS. 

Eurygaster integriceps Put. — Perse se|)lentrionale (Mus. de 
G('nes). Aussi uu exemplaire entièrement noir. 

Eurygaster dilaticollis Dohrn. — Ligiirie: Voltri {Mus. Gen.) 
Sternodontus affiais Westw, — Hongrie centrale : Martonkata 
{Pavel). 

Byrsinus fossor M. R. — Hongrie centrale; Kecskemet !. 
Horgos ! 

Chilocoris piceus Sign. — Sibérie orientale, Wladiwostok {Chris 
toph). Genre de Cydniens nouveau pour la faune paléarctiipie. 

Sciocoris Helferi Fieb. — Perse. {Mus. Gen.) 

Eusarcoris inconspicuus H.-Sch. var. simplex Put. — Dal- 
matie ; Lésina [Novak). 

Dolycoris varicornis Jak. — Hongrie centrale : Dorosma, sur 
les bords d'un étang salé ; Russie méridionale : Sarepta {Christoph)\ 
Turkestan {Oschanin). 

Agatharchus lakoioleffi Reut. — Asie mineure [Mus. Hung.), 
Spec. typ. 

Nezara viridnla L. — La forme typique de cette espèce, earnc- 
lérisée par le dessus du corps d'un jaune de paille avec quelques 
taches vertes de la tête, du pronotum, de l'écusson et des cories, est 
propre aux régions tropicales ; mais le Musée de Budapest en pos- 
sède un exemplaire aussi de l'île de Crête. 

Menida violacea Motsch. — Sibérie Orientale : Wladiwostok, 
Raddefka [Christoph). Espèce nouvelle pour la faune paléarcfique. 



— 328 — 

Euryclenia spectabile Horv, — Crimée : Sudak , Dwuch- 
lakornij {RetoicsJii). — Je persiste à considérer cet insecte comme 
une espèce bonne et bien distincte et ne puis pas accepter l'opinion 
de notre honoré confrère, M. Montandon, qui le croit seulement une 
forme maritime el orientale de Vornaium. (V. Revue d'Ent., 
Y, p. 259.) 

Bagrada picta Fabr, — Mésopotamie : Bagdad (Pfei/fer). 
Espèce nouvelle pour la faunejpaléarctique. 

Cercinthus Lehmanni Kol. — Turcomanie (Z)'" Sievers). 

Spathocera tuberculata Horv. — Dalmatie : Domanovich 
(Z)r Hensch). 

Spathocera tenuicornis Iak. — Perse [Mus. Gen) 

Coreus scapha Fabr., var. Illyrlcus Horv. — Ligurie : Gênes, 
Serravalle, Molassana. {Mus. Gen.) 

Homococerus dilatatus Horv. — [Sibérie orientale : Wladi 
wostok (Christoph). Genre de Coréides nouveau pour la faune 
paléarctique. 

Goraleptus s qualidiis Costa. — Egypte : Kamleh, près Alexan- 
drie (!)'■ 0. Schneider). 

Bothrostethus elevatus Fieb. — Crimée : Sudak, Balaklava 
{Retoîoshi). 

Lygœus fulvipes Dali. — Perse [Mufi. Gen.). 

Lyyœus Tristrami Dgl. Se. — Hongrie : Orsova!; Grèce 
[Reitter); Perse {Mus. Gen.). 

Caenocoris Nerii Germ. — Perse [Mus.'fien.). 

Cymus obliquus Horv. — Italie septentrionale : Turin, Stazzano 
{Mus. Gen.). M. Montandon me l'indique aussi de la France 
(Uoubs) et de la Roumanie (Brosteni). 

Henestaris halophilus Riirm. — Allemagne : Eisleben , 
Sûlldorf, près Magdebourg, Artern, près Nordhausen, etc. {Breddin). 

Geocoris grylloidcs L. — Mon ami le D'' C. Ghyzer en a pris le 
14 juillet 1889 dans la Hongrie centrale à Kecskemél une femelle 
macroptère. C'est le deuxième exemplaire raacroptère connu de 
cette espèce ; il répond exactement à la description que M. Fokker 
a faite du premier exemplaire macroptère, aussi une Ç, trouvé 
en 1886 en Hollande. (V. Tijdschr. vnor Entomologie, vol. XXX.). 

Geocoris collaris Put. — Egypte : Caire {Mus. Gen.). 

Eolcocranum Saturejae Kol. — Hongrie: Kalocsa {Thal- 
hammer). 

Plociomerus calcaratus Put. — Syrie : Caïffa {Reitter). 

Rhyparochrormis colon Put. — Corfou {Reitter); Turcomanie 
{Leder) . 

Aoploscelis hivirgatus Costa. — Herzégovine : Domanovich 
(D' Hensch). 



— 329 — 

Stygnocoris faiistus Horv. — Ligurie : Gènes, Serravalle, 
Stazzano (Mus. Gen.). M. Montandon possède cette espèce méri- 
dionale aussi de Carcassonne, d'Hyères et de Gorice. 

Stygnocoris pygmœus Sahlb. — Hongrie : Budapest ! Simon- 
tornya ! ; Autriche Gloggnitz {P. Loeio) ; Saxe : Elster (D'' 0. 
Schneider). 

Stygnocoris Mayeli Put. — Caucase (Lecler); Syrie: Caïffa 
(Reitter). 

Trapezonotus anorus Flor. — Bosnie : Sarajevo (Apfelbeck). 

Calyptonotiis œthiops Dgl. Se. — Egypte : Caire (Mus. Gen.). 

Aphanus moerens Reut. — Perse {Mus. Gen.). 

Aphamis consors Horv. — Perse [Mus. Gen.). — La variété 
noire {morio Meut.) a été recueillie par le D"" Hensch à Dobricévo 
en Herzégovine. 

Aphanus ^YalheriS:<^\\xlà. — Dalmatie : Pridworje (Reitter). 

Beosus quaclripunctatus Muell. {erythropterus Brull.). — 
Sibérie orientale : Martagan (Christoph). 

Lrymus pilipes Fieb. — Crimée : Theodosia (Retotaski). 

Notochilus ohscurior Rey. — Hongrie, répandu dans tout le 
pays ! ; Caucase (Lecler). 

Notochilus Damryi Put. — Dalmatie : Lésina (Novak). 

Pyrrhocoris Forsteri Fabr, — Perse (Mus. Gen.). 

Serenthia atricapilla Spin. — Hongrie méridionale : Belo- 
Brdo ! 

Acalypta hellenica Reut. — Toscane : Florence, Vincigliata 
(Mus. Flor.) ; Crimée : Theodosia (Retowshi). 

Monanthia hellenica Put. — Syrie : Caïffa (Reitter). 

Monanthia ragusana Fieb. — Hongrie septentrionale : Csicsva ! 
Istrie : Pyrano (Postl). 

Monanthia Horvathi Put. — Autriche : Bruhl, sur Eryngium 
campestre (P. Lœio). 

Aradus Brenshei Reut. — Sicile, Sardaigne (Mus. Gen.). 

Aradosyrtis Ghilianii Costa. — Syrie : Caïffa (Reitter). 

Rhagovelia nigrHcans Burm. » » 

Ploiaria Xambeui Mont. — Hevrégovine : Domanovich (/)•' 
Ilensch). 

Stenolemus Novaki Horv. — Notre honore collègue, M. Fer- 
rari, a décrit (Ann. Mus. civ. di Genova, 1874, p. 194), de 
Stazzano en Ligurie les nymphes d'un Émesien qu'il a rapportées, 
mais avec beaucoup de réserve, au mystérieux Ploiaria amhigua 
Natale. Or, j'ai examiné ces nymphes de Stazzano, conservées au 
Musée de Gènes, et je les ai bientôt reconnues pour celles du raris- 



- 330 — 

sime Stenolemus Novahi dont on ne connaît jusqu'à présent ([n'uri 
seul exemplaire parfait de Dalmatie (1). 

Ptjfjolaytipis hidentata Fourcr. -g Sibérie orientale : Wladi- 
wostok {Chris toph). 

Ectomocoris (2) melanogaster Fieb. —Syrie: Cfiïffa {Reilter). 

Ectomocoris quadrimacidatics Serv. — Caucase : Derbent 
(Christoph). Espèce nouvelle pour la faune paléarctiqiie. 

Harpactor leucospilus Stâl. — Transcaucasie : Cap Apcheron 
{Chris toph). 

Nagusta Goedelii Kol. — Herzégovine : Domanovich {D^ 
Heyisch). 

Anthocoris pilosus !ak. — Crimée : Karassubasar, Friedenthal 
{Retoipslii). 

AnUiocnrislimliains Fieb. — Hongrie septentrionale : Lucski! 

Triphïeps laticollis Re\it. — Herzégovine : Domanovich (Z)'' 
Hensch). 

Brachysleles rufescens Costa. — Hongrie : Kalocsa {TJial- 
hammer). 

Gryllocoris angusticollis Bîer. — Sibérie orientale : Nikolsk 
(Christoph). 

Teratocoris antennatus Bob. — Turcomanie : Askhabad (7?(^ï7- 
ier). 

Lopus bicolor Fieb. — Sibérie orientale: Martagan {Christoph). 

Phytocoris Signoreti Perr. —Hongrie : Simontornya! 

Galocoris Reuteri Horv. — Serbie: Belgrad, smv Ligustrum 
vulgare {Spasojevich\. 

Pycnopterna pulchra H. -Sch. —Hongrie orientale: Toplicza 
(Chyzer). 

Cremnorhinus hasalis Reut. — Herzégovine: Domatiovicii 
(£)■■ Hensch). 

Orthotylus ridridus Fieb. Put. — Hongrie orientale: Szamos- 
falva!, F.-Bajom! 

Reuteria Marqueti Put. — Hongrie: Simontornya, cbênes ! 

Cavapylomma simillima .Iak, — Hongrie centrale: Budapest ! 
Kecskemet!, sur Populus alha. 

Sthenarus ocularis M. R. -- Ddmatie: Lésina (iVovr/A'). 

MyiommaFieberiPiiL—ïlerzégovme: Domanovich {D'^ Hensch) 
Q Peltonotellus quadrivittatus Fieb. — Hongrie méridionale: 
Fin me! 

(1) Un oxemplaire de cet insecte vient d'être découvert à La Pape près Lyon 
par M. Sonthonnax. ( Vofe du D' l'utun). 

(2) Ectomocoris Mayr, 1865. — Eumet-ttx Klug, 1830. Le nom de Klug est donc 
plus ancien ; mais, comme il a été occapé déjà antérieurement (1 822) par Meigen 
pour un genre de Diptères, il nous faut conserver le nom plus récent de Mayr. 



- 331 — 

Anoterosteiama [vanofftLeih. — Hongrie orientale : Szamos- 
falva ! 

Stegelytra Putoni R^y. — Dalmatie: [.esina (Novah). 
^ Parabolocralus glaueescens Fieb. — J^Hongrie centrale : Do- 
rosma!; Turcomanie : Askliabad (i?ei^^6r). 

Platymetopms alboli)ndatns Kb. — Dalmatie : Lésina {Novali}. 

Chlorita frontalis Leth. — Ginrnée: Friedenthal (Retoioski). 

Zygina bisignataM. R. — Dalmatie-. f^esina (iVoyrt/;). 

Psyllopsis discrepans Flor. — Hongine : Kolozsvar, sur Fraxi- 
nus excebior ! 

Bactericera Perrisii Put. — Hongrie: Budapest! 

Trioza velutina Frst. — Serbie : Belgrad 1 



MELOMELIE TARSALE CHEZ UN CARABIDE 

( HARPALUS RUBRIPES) 



Par Albert FAUVEL. 



Je rappelle que la mélomélie est une forme de monstruosité carac- 
térisée par l'insertion d'un ou plusieurs membres accessoires sur 
un ou plusieurs membres normaux, ou, en d'autres termes, par le 
dédoublement ou la multiplication des membres. 

La mélomélie tnrsale, chez les insectes, ne paraît pas comnume, 
et le Coléoptère qui fait l'objet de cette note, est seulement le troi- 
sième chez qui je l'aie observée. 

Lh premier était un Histéride, VHister cadaverinus; je le 
donnai à feu Mocquerys père, de Rouen, qui l'a décrit et figuré 
dans son Recueil de Coléoptères anormaux (édition Bourgeois, 
p. 59) ; il portait deux tarses sui'uuuiéraires complets à la jambe 
antérieure droite. 

Le second était un Stapbylinide, le Philonthus ventralis^ pris 
à Limoges, et appartenant à notre collègue, M. Bleuse, de Rennes ; 
il offrait au tarse postérieur droit un tarse supplémentaire incomplet, 
c'est-à-dire formé de 3 articles (au lieu de 5), et inséré à la base 
du 3" article normal; en outre, les crochets de ce tarse anormal 
étaient au nombre de 4 (au lieu de 2) superposés deux à deux. J'en 
ai donné la description et la figure dans cette Revue (1883, p. 93, 
pi. Il, n° 2). 

La monstruosité actuelle concerne un Carabide, VHarpalus 



— 332 — 

rubripes Duft., trouvé à Rerairemont, par notre savant collègue, 
M. le D^ A. Puton, qui a bien voulu me l'envoyer pour le décrire. 

(]liez cet Earpalus, le tibia postérieur gauche est fortement 
dilaté au sommet, où s'insèrent trois tarses de 5 articles chacun. 
Les deux tarses surnuméraires sont placés en dehors du tarse nor- 
mal, au sommet de la tranche externe du tibia. Leur premier 
article est très large et soudé de façon à n'en former qu'un seul. 
Le tarse surnuméraire interne qui se détache de cet article a ses 
articles 2 à 5 conformés comme ceux du tarse normal ; mais chez 
le troisième tarse (ou surnuméraire externe), les articles 2 à 4 sont 
plus courts que les normaux, sans en différer d'ailleurs autrement. 
Les crochets des trois tarses sont semblables et régulièrement con- 
formés. 

L'insecte est une ç à pattes rouges {rubripes type). 



DESCRIPTION DE DEUX LARVES DE COLEOPTERES 

Par le Capitaine XAMBEU. 



[. Chennium bituberculatum Latr. 

Larve : Long., 5 mill. 4/2; larg., à peine 1 mill. 

Corps allongé, blanc mat sale en entier, légèrement transparent 
à la partie antérieure. 

Tête presque carrée, fortement garnie de longs cils bruns émer- 
geant chacun d'une petite aspérité, diversement implantés sur toute 
la surface et à directions différentes ; bords antérieurs fortement 
terminés en pointe, teintés de ferrugineux, bords postérieurs en 
ovale, marqués à leur milieu inférieur de deux petits points cornés 
de couleur ferrugineuse ; épistome transverse ; labre saillant, qua- 
dridenté, l'extrémité de chaque dent de couleur brune; mandibules 
grandes, falciformes, à extrémité acérée; mâchoires libres; palpes 
maxillaires de couleur plus claire que le fond, coudés à leur milieu, 
formés de quatre article, l'^'obconique, court, 2^ de même forme, un 
peu plus long, 3*^ conique, aussi long que les deux précédents, 
4"^ grêle, aussi long que le 3«, terminé en pointe dirigée vers l'in- 
térieur; palpes labiaux bi-articulés, l'''" article sphérique, 2*^ en 
cône tronqué ; languette saillante, arrondie, légèrement ciliée à son 
rebord antérieur ; antennes de quatre articles (peut-être cinq) sub- 
cylindriques, le dernier terminé en pointe mousse, de l'extrémité 
du 3° part un long cil à direction intérieure ; ocelles d'un brun rouge, 



— 333 — 

au nombre de cinq, très petits, sis en arrière de l'insertion anten- 
naire et près du rebord latéral de la tête. 

Segments thoraciques : le premier est séparé de la tête par un 
long col, sa partie antérieure atténuée est moitié moins large que 
le bord postérieur, son rebord latéral est légèrement denté ; ce 
segment est hérissé de longs poils sur tout son'pourtour ; les2*' et 3<' 
segments sont rectangulaires et portent des cils comme le premier. 

Segments abdominaux : l*"" aussi large que l'anneau précédent, 
les huit suivants diminuant de volume jusqu'au dernier, lequel se 
termine par deux faisceaux de poils longs sortant d'un prolon- 
gement charnu en forme de tube; au centre, l'anus faisant légè- 
rement saillie, est en forme de cône tronqué ; le bord postérieur de 
chacun des huit premiers anneaux, ainsi que leur rebord latéral, 
est terminé par une rangée de longs cils de couleur brune, et le 
rebord de ces anneaux est plus terne que la couleur du fond. 

Le dessous n'offre rien de particulier, si ce n'est que les segments 
abdominaux portent de petits cils : pattes longues, de 4 parties bien 
développées, la dernière terminée par un onglet très effilé. 

Stigmates : même à un fort grossissement, on n'aperçoit pas de 
traces de stigmates ; leur place est probablement cachée par le 
rebord latéral, ainsi que par les cils qui le terminent. 

J'ai trouvé cette larve, qui a la forme des larves de Staphylinides, 
avec l'insecte parfait, le 25 avril, aux environs de Ria (Pyrénées 
Orientales), dans le nid d'une petite fourmi brune {For mica cœs 
pitum Linné), assez commune avec l'insecte sur les coteaux bien 
ensoleillés. Ainsi que l'insecte, la larve est très lente dans ses mou- 
vements de progression. 



2. Catopomorphus pilosus Muls. 

Larve : Long.. .5 mill., larg., 1 mil). 

Corps allongé, en entier d'un brun terne, se rapprochant comme 
forme des larves du genre Silpha. 

Tête fortement bombée, pubescente, verruqueuse, d'un brun 
terne très accentué, avec tache triangulaire plus claire à l'occiput; 
épistome trapézoïdal, transverse, avec deux traits noirs aux deux 
tiers du bord postérieur, traits que l'on serait tenté de prendre pour 
de petites granulations ocellaires, s'ils n'étaient situés si en avant; 
labre pubescent, à pourtour rond ; mandibules cornées, d'un brun 
fortement accusé, légèrement acérées à leurs extrémités qui se 
rejoignent, intérieurement évidées à leur milieu ; mâchoires libres, 
en forme de lobe arrondi au bout ; palpes maxillaires de 3 articles, 



— 334 — 

i^^ court, c;ros, conique, S*' deux fois plus long que le l'^'", le 3° 
brun plus foncé, à extrémité déliée; languette saillante; palpes 
labiaux de deux articles peu appar<ints ; antennes placées très 
en arrière, sur les côtés de la tête, la tige dirigée vers le 
corps, comprenant cinq articles, 1rs trois premiers courts, moni- 
liformes, 4^ deux fois plus long que les trois précéilents réunis, 
très renflé vers l'extrémité postérieure, cilié, un long cil termine 
cet article, qui est annelé de blanc à l'extrémité; 5<' court, co- 
nique, terminé par nn faisceau de cils; pas de trace d'yeux ni 
d'ocelles autres que celles signalées ci-dessus. 

Segments thoraciques larges, légèrement pubescents, le premier 
cordiforme, une fois plus large que la tête, le deuxième un peu 
moins cordiforme, le troisième simplpment arrondi à ses bords laté- 
raux, tous trois égaux comme dimension; un long cil noir part du 
milieu du rebord latéral de chacun de ces trois segmeuts, lequel 
milieu est légèrement renflé en forme de tubercule. 

Segments abdominaux diminuant de largeur de la base à l'extré- 
mité, traversés dans leur milieu par un sillon plus pâle que la cou- 
leur du fond, les trois premiers fortement bombés, les suivants de 
form-e analogue mais plus allonges; toiis fortement ciliés, eu parti- 
culier sur le rebord latéral dont les cils sont bien plus allongés ; 
l'extrémité de chacun de ces rebords dépasse en forme de pointe le 
bord antérieur de l'anneau suivant; le rebord latéral du 9" segment 
se termine de chaque côté par un prolongement charnu en forme de 
tube; entre ces deux prolongements il en existe un troisième deux 
fois et demie aussi long que l'anneau qui le porte, à l'extrémité du- 
quel est l'anus. 

Dessous de la couleur du fond, légèrement pubescent, en partie 
verruqueux; les segments thoraciques et abdominaux plats et de 
dimensions analogues à celles du dessus; pattes allongées, de trois 
parties bien distinctes, jambes avec une double rangée de cils bruns, 
tarses terminés par un ont-let très acéré et teinté de ferrugineux. 

Stigmates peu apparents, à péritrème nettement ombré de roux. 

J'ai pris cette larve avec l'insecte parfait à Argelès-sur-Mer (Pyré- 
nées-Orientales), sur les berges d'un torrent très raviné, sous une 
pierre qui recouvrait le nid de l'Aita structor Latr., fourrai d'un 
noir-brun, et contre la paroi inférieure. 

Au milieu de la fourmilière et sous la même pierre se tenaient des 
Catopomorphus pllosus immatures: preuvt' évidente de l'évolution 
complète de l'insecte dans le nid de VAtla structor. Autant l'insecte 
est vif et agile, autant la larve est agitée et remuante ; il ne faut pas 
perdre de temps à s'en emparer. 



— 335 — 
NOTE SUR LES BEROSUS SPINOSUS ET G UT TA LIS 

far Albert FAUVEL. 



Plusieurs de aos collègues m'ayant fait part de leurs incertitudes 
au sujet des Berosus splnosus Steven et guttalis Rey, j'ai dressé 
le tableau suivant de leiii-s principaux caractères distinctifs: 

A. Abdomen feutré-velouté, alutacé ; labre noirâtre ; 2' interstrie 
des élytres unisérié ; cf 5« segment simple ; 9 mate, à sommet 

suturai divariqué et arqué en dehors spinosi/s. 

B. Abdomen ponctué, non feutré, un peu brillant ; labre testacé ; 
2* interstrie élytral confusément ponctué ; cf 5= segment écban- 
cré-bidenté au sommet ; Ç brillante, à sommet de la suture et 
son épino convergents (un peu entrecroisés, quand les élytres 

sont bien fermées) guttalis. 

1. spinosus Steven, Kuwert, Rey (fulvus Kuw.). 

Eaux saumâtres. 

Dunes de Calais (Cussac); l.oire-Inférieure, salines de Bourgneuf, 
très commun ! Ile de Ré ! — Hongrie ! Grèce ! Caucase! 

Obs. M. Rey iPalpic, 135) le cite encore des environs de Montpel- 
lier et d'Hyères, mais ces localités devront être vérifiées ; les exem- 
plaires qu'il indique de Suisse (Guillebeau) et que j'ai eus sous les 
yeux, sont des guttalis. M. Fairmaire (Fn. Fr., I, -231) le note à tort de 
Dieuze, comme je m'en suis assuré sur un exemplaire que M. Le- 
prieur a bien voulu m'offrir et sur d'autres que j'ai examinés dans sa 
collection. 



2. guttalis Rey (spinosus Heer, Duval). 

Eaux douces ou saumâtres. 

Dieuze [Leprieur); Valais, Guercet! Milliaud près Nîmes {Rey). 
— Suisse ! Allemagne ! Hongrie ! 

Obs. M. Rey le cite encore de Montpellier et d'Alsace; mais je n'en 
ai pas vu de ces deux localités. 



Page 96, lignes 4 et, 20, au lieu de : III, lire : I. 

211, ligae 28. Au lieu de : B. Écusson.. ., lire : b. Écusson. . 
215, ligne 10. Au lieu de : subcarrée, lire : subcomée. 
238, ligne 17. Au lieu de: iatraventaires, lire: intraoculaires. 
283, ligne 22. Au lieu de: pour, lire : par. 
322 ligne 7, Au lieu de : parfois, lire : parfait . 



COMPTE DES RECETTES ET DEPENSES POUR 1888. 



I, RECETTES. 

1. Cotisations de 1888 et cotisations arriérées. . . 2.387 fr. 20 

2. Vente de la Revue et annonces (remise déduite). 60 10 

3. Vente du Catalogue Puton 184 » 

2.631 frrâÔ 

II. DÉJPENSES. 

1. Impression des 400 exemplaires de la Revue, des 
tirages à part gratuits, circulaires, etc. (mémoire du 
l'imprimeur) 2.087 fr.75 

2. Gravure et tirage des planches ( mémoire du 

graveur) 59 10 

3. Suscnption des bandes, affranchissement de la 

Revue, des circulaires, tirages à part, etc 241 20 

4. Dépenses du secrétaire, du trésorier et du biblio- 
thécaire 90 » 

5. Loyer du local pour le dépôt de la Revue. . . 40 » 

6. Achat du tome I de la Wiener Zeitung pour 
compléter cette publication 10 » 

2.5-28 fr. 05 
BALANCE. 

Recettes 2.631 fr. 30 

Dépenses - . . 2.528 05 

Excédant de recettes 103 fr. 25 

Heliquat de 1887 1,261 »» 

Reste en caisse au 31 décembre 1888, I.364fr. 25 

Reste à recouvrer sur les cotisations 228 fr. 

Le Trésorier, A, Osmont. 

Vu et approuvé le compte ci-dessus, dont il est donné décharge 
au trésorier. 

Les Délégués régionaux, désignés par le bureau de la Société : 

Charles Brisout de Barneville, Louis Pandellé, 
Auguste PuTON, E. Abeille de Perrin. 



STATUTS 



Approuvés par la Société dans sa séance générale, à Lyon, 
le 25 juin 1882. 



1. La Société prend le titre de Société Française cVEntonio- 
logie. Son but est de concourir aux progrès et aux applications de 
cette science. 

2. Le nombre des membres est illimité ; celui des honoraires est 
de dix. 

3. Le bureau se compose : d'un président, d'un secrétaire, d'un 
trésorier et d'un bibliothécaire ; ils sont nommés pour deux ans et 
rééligibles. 

4. [^e secrétaire dirige les publications. 

5. La Société est représentée dans chaque région par un délégué 
nommé pour deux ans. Ce délégué correspond avec le bureau et a 
voix délibérative. 11 centralise et favorise les recherches dans sa 
région, — 11 y a quatre délégués choisis dans autant de régions 
ditïérenles. 

6. Toutes les fonctions sont gratuites. 

7. Chaque membre paie une cotisation de 12 fr. et reçoit les 
publications. Celte cotisation est payée en janvier ; sinon, le recou- 
vrement en est fait par la poste, en février, aux frais du retar- 
dataire. 

8. [>a réserve sociale ne pourra provisoirement dépasser 2,000 fr., 
tous les fonds ordinaires disponibles devant être employés à des 
publications. 

9. La Société publie une Revue d'Entoviologie en 12 numéros 
par an, comprenant notamment : des mémoires sur l'Entomologie 
européenne ou exotique; des notices et nouvelles, listes d'échanges, 
demandes de renseignements, annonces, etc. Les insertions des 
associés, pour leurs publications, avis, échanges, etc., sont gra- 
tuites; les annonces commerciales sont payées 3 fr. par quart de 
page. 

10. Les travaux présentés ne sont admis qu'après rapport favo- 
rable de deux membres désignés par le bureau. 

11. Chaque auteur d'un travail déplus d'une feuille d'impression 



— 339 — 

a droit à un tirage gratuit de 20 exemplaires. Le prix des tirages 
ordinaires est de 7 c. la feuille de 16 pages. 

12. I>a Société forme une bibliothèque. Chaque membre a droit, 
sous sa responsabilité et à ses frais, au prêt des ouvrages, sauf 
ceux très rares ou hors du commerce. Il ne peut être prêté plus de 
quatre volumes à la fois et le prêt est fait pour un mois. 

'13, La Société formera une collection dès que ses ressources le 
permettront. 

14. La Société institue un Comité d'études pour aider les associés 
à déterminer leurs insectes. Les noms des membres du comité sont 
publiés dans la Revue avec la spécialité de chacun. Les associés 
s'entendent directement avec eux. Les espèces intéressantes sont 
publiées dans la Reçue avec le nom de l'associé, 

15, 11 est tenu chaque année une session dans une région choisit; 
par le bureau, d'accord avec les délégués. Avis en est donné dans la 
Revue, qui publie le programme de la session (séances et excur- 
sions). Le secrétaire organise ces réunions, y assiste et rend compte 
de leurs résultats dans la Revue. 

16. L'élection du bureau, des délégués, des nouveaux membres 
et des membres honoraires a lieu dans une séance de la session. Tous 
les associés y prennent part en personne ou par correspondance. 

17, Le budget de la Société est arrêté par le bureau et les délé- 
gués. L'état des recf^ttes et dépenses est publié dans la Revue. 

18. La Société s'occupera immédiatement de la publication d'une 
Faune synoptique et d'un Catalogue des Insectes de la France. 

19, En cas de dissolution de la Société, tous les membres sont 
appelés à décider l'emploi de ses propriétés. 



LISTE DES MEMBRES 

DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE d'eNTOMOLOGIE 



Abeille de Perrin (Elzéar), avocat, place des Palmiers, H, à Hyères 
(Var). — Coléoptères et Hyménoptères d'Europe. 

AcHON (H. d'), rue S t- Eu ver te , 33, à Orléans. —Coléoptères de 
France. 

AizE II, professeur libre, rue Gaponière, 18, à Gaen. — Entomo- 
logie générale. 

Allard (Ernest), chef de bureau au chemin de fer d'Orléans, rue 
Paradis-Poissonnière, 2, à ^av'x?.. — Coléoptères d'Europe. 

Alluaud (Charles), rue de Commaille, 2, à Paris (actuellement aux 
Canaries). — Coléoptères et Hémiptères d'Afrique, surtout 
occidentale. 

Amblard (Dr Louis), rue Paulin, 14 bis, àAgen. — Hyménoptères. 

Ancey (Th.) Il, avocat, administrateur civil, à Berrouaghia (Alger). 
— Coléoptères. 

André (Ed.), ingénieur, boulevard Bretonnière, 21, à Beaune (Côte- 
d'Or).— Hyménoptères. 

André (Ernest), notaire, rue des Promenades, 17, à Cray (Haute- 
Saône). — CoZéo^j^ére.^ d'Europe; Hémiptères de France; 
Formicides. 

Antessanty (l'abbé Gabriel d'), aumônier du lycée, à Troyes.— Co- 
léoptères et Hé)niptères de France. 

Argod (André-Albert), à Cresl {\)vbme). — Coléoptères. 

Argod (Louis), à Crest. — ifé»up^ére5, Orthoptères et Névrop- 
tères. 

Atkinson (E-.T.) , comptable général, The Treasury, à Calcutta 
(Inile Britannique). — Hémiptères. 

AuBERT (Maurice), ancien médecin de la Marine, agent comptable 
des hôpitaux maritimes, cours Lafayette , 56, à Toulon. — Coléop- 
tères. 



— 341 — 

AuTRAN (Eugène), chalet des Charmilles près Genève (Suisse). — 
Hémiptères. 

AuvERT (Georges), à St-Denis-en-Val , par Orléans. — Coléoptères 
de France. 

Barthe (E.), professeur au collège, boulevard Marre-Desmarais , à 
Montélimar. — Coléoptères de France. 

Beauchène (Ferdinand de), lieutenant au IIS^ de ligne, rue Natio- 
nale, 65, à Mamers. — Coléoptères de France. 

Baudi de Selve (chevalier Flaminio) , via Baretti, 18, à Turin. — 
Coléoptères d'Europe et circa. 

Beckers (G.), professeur au séminaire de Rheydt (Prusse rhénane). 
— Coléoptères. 

Bedei. (Louis), rue de l'Odéon, 20, à Paris. — Coléoptères d'Eu- 
rope et circa. 

Béguin-Billecocq (Louis), attaché au Ministère des affaires étran- 
gères, rue de Boulainvilliers,43,à ?&n?,.— Coléoptères de France. 

Bei.on (Paul-Marie-Joseph), professeur de théologie, rue du Plat, 25, 
à Lyon. — Coléoptères d'Europe et circa; Lathridiens et 
Ceramhycides exotiques. 

Benoit (Georges), étudiant eu médecine, rue de la Charité, 50 , à 
Ljon.— Coléoptères, Hémiptères . 

Bérard (Charles) ^, capitaine en retraite, percepteur, à St-Fort-sur- 
Gironde (Charente-Inférieure), —CoZeop^ère* d'Europe. 

Berg (D'' Carlos), professeur de zoologie à l'Uuiversité, Casilla 169, à 
Buenos-Ayres (République Argentine).— £'/2io^«oZo^ie^é/i<'/raZe, 
surtout Lépidoptères . 

Bergroth (E.), à Forssa {V[n\d^i\dL(i'R\y?,=,\Q).— Coléoptères , Hé) a ip- 
tères. 

Bertaux (Jules), rue des Halles, 7, à Paris. — Coléoptères de 
France. 

Bertholey, notaire, à Mornant (Rhône). — Coléoptères d'Europe. 

Béthune (A.), notaire, à Tours-sur-Marne (Marne). — Coléoptères 
de France. 

BiAL DE Bellerade (Ch.), place Henri IV, 1, à Bordeaux. — CoZéop- 
tères de France ; Phytophages d'Europe ; Chrysomélides 
exotiques. 

Blanc (Edouard) p >^, inspecteur-adjoint des forêts, rue de Bour- 
gogne, 52, à Psivis.— Entomologie générale, surtout Coléop- 
tères d'Europe et d'Afrique. 
Blanchard (l'Yédérick), Eightstreet, 21, à Lowell, Mass. (États-Unis). 

— Coléoptères de l'Amérique du Nord. 
Blanchard (Louis), rue St-Basile, 19, à Marseille.— CoZe'opïére^ de 
France. 

Revue d'Entomologie. — Décembre 1889. 25 



— 342 — 

IjLatch (William-Gabriel), Greon Lane, 214, Smallheath, à Ririnin- 
ghani [Augleievre). — Coléoptères cV Europe. 

Bleuse (Léon), quai du Mail-d'Ouges, 125, à Rennes. — Coléop- 
tères cVEurope. 

Blondel(E.) notaire, rue de i'École-de-Droit, 2, à Dijon, — Co- 
léoptères de France. 

BoBEUF (Henry), notaire, à Marie {K^np) . — Coléoptères d'Europe. 

Bolivar (Ignacio), professeur d'entomologie à l'Université, Museode 
Historia natural, et rue d'Alcala, 11, à }i\aAv\à. — Coléoptères et 
Orthoptères d Europe. 

Bonnaire (baron (Achille), rue St-Merry, 114, à Fontainebleau. — 
'Coléoptères d'Europe et d'Algérie. 

BoNVoULOiR (comte Henri ue), l'été, avenue de l'Aluia, 10,à Paris; 
l'hiver, à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).— Coléoptères. 

BoNY (vicomte Gaston-Louis de), au château de Bujaleuf (Haute- 
Vienne).— Coléoptères d'Europe. 

BoucARD (Adolphe), naturaliste, rue Gny-de-la-Brosse, 13, à Paris. 
— Coléoptères. 

Bourgeois (Jules), ^^, rue de l'Échiquier, 38, à Paris. — Coléop- 
tères d'Europe ; Malacodermes exotiques. 

BoYENVAL i}^, directeur de la manufacture des tabacs, à Dijon. — 
Coléoptères d'Europe. 

liRABANT (Edouard), à Escaudœuvres par Cambrai (Nord). — Lépi- 
doptères d'Europe. 

Braud (F.-V.), pei'cepteur, à Monthois (Ardennes). — Coléoptères 
de France. 

Brcsout de Barneville (Charles), rue de Poissy, 75, à St-Germain- 
en-Laye (Seine-et-Oise). — Coléoptères d'Europe et circa. 

Brossay (CmRON du), inspecteur des domaines, à Laval. — Coléop- 
tères d'Europe. 

BuGNiON (D"" Edouard), professeur d'analomie, à Souvenir, Lau- 
sanne (Suisse). — Coléoptères d'Europe; Analoniie et mœurs 
des Insectes, 

BuscH (G.), rue Beaurepaire, 62, à Boulogne-sur-Mer. — Coléop- 
tères et Lépidoptères européens et exotiques. 

BuYSSON (comte Robert du), au château du Vernet, par Brout Vernet 
{k\\w.v).—Hy)Héyioptères, surtout Chrysldes. 

BuYSSON (marquis Henry du), au château du Vernet, par Brout- 
Vernet (Allier); l'hiver, rue de Rémusat, 38, à Toulouse, — Co- 
léoptères d'Europe. 

Caillol (Henri), avocat, rue Papère, 8, à Marseille. — Coléoptères 
de France. 

Garret (l'abbé A.), aumônier à l'institution des Chartreux, à Lyon. 
— Coléoptères d'Europe. 



— 343 - 

Cartier (Félix), à Buxy (Saône-et-Loire). — Coléoptères d'Eu- 
rope. 

Carvalho Monteiro (Antonio-Auguslo de), docteur en droit et es 
sciences naturelles, rua do Alecriai, 72, à Lisbonne. —Lépidop- 
tères du globe. 

Gasey (Thomas L.), lieutenant du génie, Army Building, à New- 
York (États-Unis). — Coléoptères de l'Amérique du Nord. 

Castillon (Gérard de), au château de Parron, par Mézin (Lot-et- 
Garonne). — Coléoptères de France. 

Gaulle (Pierre), percepteur, rue Berchet, 3, à Sedan (Ardennesj.— 
Coléoptères de France. 

Gayol (Marins) ►J*, rédacteur au Ministère de l'Agriculture, rue des 
Moines, 50, aux Batignolles, Paris. — Coléoptères d'Europe. 

Champenois (Amèdée), inspecteur des forêts, à Autun (Saône-et- 
Loire). — Entomologie générale et appliquée, surtout 
Coléoptères d'Europe. 

Chanrion (l'abbé), rue du Vernay, 36, à Saint-Étienne. — Coléop- 
tères de France. 

Chardon (Gabriel), commis principal des postes et télégraphes, à 
Bône. — Coléoptères de France et d'Algérie. 

Chobaut (D'^), rue Dorée, A, k Xsigwon. — Coléoptères de France. 

Cosso (Cypnen,, rue de Goustantine, 28, à Alger. — Coléoptères. 

Costa (Achille), directeur du Museo zoologico, via Santa-Antouia 
alla Vicaria, 5, à Naples. — Entomologie générale. 

Croissandeau (Jules), négociant, rue du Bourdon-Blanc, 15, à Or- 
léans. — Coléoptères de France. 

Cuny-Gaudier, négociant, à Gérardraer (Vosges). — Coléoptères de 
France. 

Daude (Pierre), trésorier de la Caisse d'épargne, place du Palais, à 
Saint-Flour. — Coléoptères de France. 

David (Guerry) >^, avocat, rue de l'Arsenal, 58, à Angoulême. — 
Coléoptères de France. 

Degœne-Racouchot (Alfred), aux Antoines, par Luzy (Nièvre). -— 
Coléoptères d'Europe ; Entomologie appliquée. 

Degors (Alfred), receveur de l'enregistrement, au Blanc (Indre). — 
Coléoptères de France. 

Delaby (lidmond), rue de rAmiral-Courbet, 10, à Amiens. — Co- 
léoptères de la Somme. 

Delamare (Aristide), hôtel du Lion-d'Ur, rue d'Alençon, à Bernay, 
(Eure). — Coléoptères de France. 

DÉLUGiN (A.), l'hiver, rue du Pont-Sl-Mcolas, 7, à Périgueux ; l'été, 
au château de Marouatte, par Monlagrier (Dordogne). — Coléop- 
ter es de France. 



— 344 — 

Desbordes (Henry), nie de Hennés, 121, à Paris. — Coléoptères de 

France. 
Desbrochers des Loges (Jules), rue de Boisdénier, 23, à Tours. — 

Coléoptères d'Europe et circa. 
Deseilligny (Jules), au cliàteau de Mont-d'Arnaud, par Autun 

(Saône-et-Loire). — Coléoptères d'Europe. 
Desmé (K.), clerc de notaire, à St-Loup-sur-Thouet (Deux-Sèvres). 

— Coléoptères de France. 

Devaulx de Ghambord (Ernest), avenue de Paris, 30, à Millau 

(Aveyron). — Coléoptères de France. 
Devaulx de Chambord (René), ibid. — Coléoptères de France. 
DoDERO DE GiusTiNo (A^osliuo), à Gênes (Italie). — Coléoptères 

d'Europe). 
DoLLÉ (Maurice), ancien ofticier d'infanterie, photographe, rue des 

Chenizelles, 2, à Laon. — Coléoptères. 
Driancourt (Victor), distillateur, rue de Paris, 119, à St-Denis 

(Seine). — Coléoptères. 
Dubois (Albert), rue Richaud, 14, à Versailles. — Coléoptères 

d'Europe. 
Dubourgais (A.), directeur de l'école primaire supérieure, rue 

Guilbert, 15, à Caen. — Coléoptères de France. 
Duchalais [i.), inspecteur des forêts, aux Montils (Loir-et-Cher). — 

Coléoptères d'Europe. 
DuvERGER (Joseph-Alexandre), à Dax (Landes). — Coléoptères, 

surtout Lamellicornes et Longicornes, Libellulides, Ortho 

ptères, Hémiptères et Lépidoptères d'Europe. 
Ebrard (Sylvain), employé aux aciéries, à Unieux (Loire). — Lépi- 
doptères d'Euy^ope. 
Eppelsheim (D'' Eduard), à Germersheim, Pfalz (IJavière-Rhénane), 

— Coléoptères d'Europe ; Staphylinides exotiques. 
EsMiOL, chez M, Prulière, naturaliste, rue Coutellerie, 4, à Mar- 
seille. — Coléoptères des France. 

EvERTS (D'' Eduard), professeur à l'Ecole moyenne, Stationsweg, 79, 

à La Haye. — Coléoptères d'Europe. 
Fabry (Joseph de), rue Tournefort, 2, à Nantes. — Coléoptères de 

France. 
Fairmâire (Léon), rue du Dragon, 21, à Paris. — Coléoptères^ 

Hémiptères, Hyménoptères. 
Eallou (G.), quai de Marne, 25, à Thorigny-Lagny (Seine-et-Marne). 

— Hémiptères. 

Fauconnet (Mary-Louis) , à La Frette , Autun (Saône-et-Loire). — 

Coléoptères d'Europe. 
Fauvel (Charles-Albert) >^ Q, avocat, rue d'Auge , 16 , à Caen. — 

Coléoptères gallo-rhénans; Lépidoptères de Normandie ; 



— 845 — 

Staphylinides exotiques ; Coléoptères de la Nouvelle-Calé- 
donie. 

Favarcq (L.), rue du Vernet, 4, à St-Étienne. — Coléoptères de 
France. 

Ferdinand, prince de Fîulgarie (Son Altesse Royale), à SoGa. — En- 
tomologie générale, surtout Lépidoptères. 

FiNOT (Adrien), ^, capitaine d'état-major, en retraite , l'ue St-Ho- 
noré, 27, à Fontainebleau (Seine-et-Marne). — Entomologie 
générale, surtout Orthoptères. 

Flacourt (Henri-M. de), au Canal, près St-Pierre (La Réunion). — 
Coléoptères de France et de la Réunion. 

Fleutiaux (Edmond), rue Malus, 1 , à Paris. — Coléoptères de 
France. 

FoKKER (D"" A.-J.-F.), avocat, à Zierikzee (Pays-Bas). — Hémiptères. 

FowLER (Rév. W. W.), Tbe School house, à Lincoln (Angleterre). — 
Coléoptères d'Europe. 

Fradin (Paul), avoué au tribunal civil, rue St-Prançois, à Parthenay 
{[)%viji-'èèvvç?) .—Coléoptères de France. 

Gadeau de KERvnj.E (Henri), rue Dupont, 7, à Rouen. — Entomo- 
logie générale, surtout Mgriopodes. 

Gallois (Joseph), inspecteur du service des enfants assistés, rue du 
Canal, 16, à Angers.— Coléoptères. 

Ga>'xat (Claude), capitaine au IS'' bataillon d'artillerie de forteresse, 
à St-Servan (lile-et- Vilaine). — CoZéop^ére^ de France. 

Gavoy (Louis), rue de la Préfecture, 5 bis , à Carcassonne. — Co- 
léoptères d'Europe. 

GoBERT (D"" Emile), ►î^ €1^ , rue Victor Hngo, 53, à Mont-de- 
Marsaii. — Diptères. 

GouRGUEGHON (Paul), routs de Toulouse, 186, à Bordeaux. — Co- 
léoptères de France. 

Gozis (Maurice des) i^ , avocat , place de l'Hôtel-de-Ville, à Mont- 
luçon (Allier). — Entomologie générale française, surtout 
Coléoptères, Hémiptères et Hyménoptères. 

Grenier (D'' A.), à Bagnèresde-Biirorre (Hautes-Pyrénées), et rue 
de Vaugirard, 55, à Paris. — Coléoptères d'Europe. 

Grouvelle (Antoine) ^, à la manufacture des tabacs de Paris- 
Reuilly, rue de Charenton, à Paris. — Coléoptères de France: 
Gucujides . 

Grouvelle (Jules), ingénieur civil, rue des Écoles, 26, à Paris. — 
Coléoptères d'Europe. 

duÈDE (J.-P.), ^, directeur des constructions navales, en retraite, 
boulevard de Port-Royal, 85, à Paris. — Coléoptères de France. 

Guédel (D' V.), cours Berriat, 68, à Grenoble. — Coléoptères de 
France. 



— 346 — 

GuERPEL (Henry de), an châtefiu de Carville, pat- Le Bény-Bocige. — 
Coléoptères de France. 

GuiLLEBEAU fFrancisque), au Plantay, par Marlieux (Mn).— Coléop- 
tères d'Europe. 

GuYON (Henri), rue des Bourdonnais, 20, à Paris. — Entomologie 
générale. 

Henry, inspecteur-adjoint des forêts, quai Claude-le-Lorrain, 8 bis, 
à Nancy. — Coléoptères de France ; Entomologie appliquée. 

Hervé (Ernest), ancien notaire, place Tliiers, H, à Morlaix (Finis- 
tère). — Coléoptères et Hémiptères d'Eiirope. 

Heyden (D"" Lucas von), :^, major en retraite, Schlosèstrasse, 54. à 
Bockenheini,près Francfort-sur-Mein (Allemagne). — Entomo- 
logie générale, surtout Coléoptères. 

Holmberg (D' Eduardo L.), Galle Cerrito, 416, à Buenos-Aires (Ré- 
publique Argentine). — Entomologie générale.. 

HoRN (D'" Georges-Henry), North-Fourth street. 874, à Philadelphie 
(Pennsylvanie, États-Unis). — Coléoptères^ surtout des États- 
Unis. 

HoRVATH (Dï" G. de), Délibab-nlcza, 15, à Buda-Pest (Hongrie). - 
Hémiptères. 

Jakowleff (W.), réviseiir en flief du contrôle de l'État, à Irkoutsk 
(Sibérie-Russie). — Coléoptères et Hémiptères. 

Jalouzy (Léon), pharmacie Peyrusson, place Dauphine, 10, à Li- 
mnge.ï. — Coléoptères de France. 

Jourdheuille (Camille), juge honoraire, à Lusigny (Aube) ; l'hiver, 
rue de Rennes, 101, à Paris. — Lépidoptères d'Europe., sur- 
tout Micros. 

KiLLiAs (D"^ Éduard), à Chur (Grisons, Suisse). — Coléoptères d'Eu- 
rope. 

Kraatz (D'' Gustav), Linkstrasse. 28, à Berlin. - Coléoptères. 

Kunckel-d'Herculais (Jules), 0, aide-naturaliste d'entomologie 
au Muséum, avenue du Bois de Boulogne, 56, villa Saïd, 20, à 
Paris. — Entomologie générale ; Anatomie. 

Lajoye (Abel). courtier, rue Ruinart-de-Brimont, 9, à Reims 
(Marne). — Coléoptères d'Europe. 

Lamey (Adolphe), conservateur des forêts, en retraite, cité des 
Fleurs, 22, aux Batignolles-Paris. — Coléoptères d'Europe et 
circa. 

Laplanche (Maurice de), au château de Laplanche, par Luzy 
(Nièvre). — Coléoptères de France. 

Lapouge (G. Vacher de), professeur à l'Université, rue de la Loge, 
à Montpellier. — Anatomie des Insectes. 

Larclause (R. Savin de), au château de Montlouis, par Sl-Julien- 
l'Ars (Vienne). — Coléoptères de France. 



— 347 — 

Lassère (Ernest) ^, linilenarit de vaisseau, rue de Chahannes, 4, 

à Toulon. — Coléoptères. 
La Touché (Roumain de), officier d'administration, en retraite, 

rued'Anti'ain, 1, à Rennes. — Coléoptères et Lépidoptères. 
Laverdet (Louis), rue de la Paix, 32, à Troyes. — Coléoptères de 

France. 
Le Danois (Edmond), ancien référendaire, rue Hippolyte-Lebas, 1, à 

Paris. — Entomologie générale. 
Leesberg (A. F. A.), avocat notaire, Jan Hendrik straat, 9, à La 

Haye. — Coléoptères d'Europe. 
Lefèvre (Edouard), rédacteur au ministère des Travaux publics, 

rue du Bac, 112, à Paris. — Coléoptères d'Europe; Clythrides 

et Eumolpides exotiques. 
Lelong (l'ahbé), aumônier militaire, rue David, 44, à Reims (Marne). 

— Coléoptères d'Europe. 

Le Pileur (D"" Louis), rue de l'Arcade, 15, à Paris. Entomologie 
générale. 

Leprieur (G.-E.), *, pharmacien principal de l'"^ classe de l'ar- 
mée, en retraite, rue des Écoles, 38, à Paris. — Coléoptères 
d'Europe, d'Algérie et d'Eg^jpte. 

Leséleug (D"" A. de), rue Voltaire, 40, à Brest. — Coléoptères. 

Lethierry (Lucien), rue Blanche, 46, à St-Maurice-lès-Lille. — Co- 
léoptères, Hémiptères. 

Levoiturier (J.-A.), à Orival, par Elbeuf (Seine-Inférieure). — 
d'Europe. / 

LoHOT DE La Barre, inspecteur de la ligne K.-L,.-iVl., à Cbambéry. 

— Coléoptères de France. 

Lynch-âbribalzaga (Félix), à Cbacabuco (prov. de Bueiios-Aires, 
République- Argentine). — CoZeop^ères, Hémiptères, Hyménop- 
tères de l'Amérique du Sud. 

Mag-Lachlan (Robert), Weslview, Clarendon Road, Lev^isham, à 
Londres. — Névroptères. 

Madon(E.), ancien président de chambre, boulevard de Strasbourg, 
70, à Toulon. — Coléoptères de France. 

Manuel de Locatel (comte Alfred de), au château de Conflans, à 
Albertville (Savoie). — Coléoptères d'Europe. 

Marchi (Léopold de), capitaine d'infanterie, en retraite, via délie 
Rosine, 13, à Turin. — Coléoptères d'Europe. 

Marmottan (D'), rue Desbordes- Valmore, 31, à Paris-Passy. — Co- 
léoptères d'Europe. 

Marseul (l'abbé S.-A. de), bo\jlevard Pereire, 271, aux Ternes- 
Paris. — Coléoptères d'Europe et circa ; Histérides et Hété- 
romères exotiques. 

Martin (René), avocat, au Blanc (Indre). — Névroptères d'Europe, 
surtout Odonates ; Coléoptères de France. 



- 348 - 

Martinkz y Saez (Francisco), professeur au Musée d'histoire natu- 
relle, plaza Ministerios, 5, 3« étage, à Madrid. — Coléoptères. 

Mason (Philip B.), membre de la Société Linnéenne de Londres, à 
Burton-on-Treiit (Angleterre). — Coléoptères. 

Mathieu (A.), ^, conservateur des forêts, en retraite, faubourg 
St-Je;in, 21, à Nancy, — Coléoptères de France; Entomologie 
appliquée. 

Mauppin (Alfred), boulevard St-Gerinain, 155, à Paris. — Coléop- 
tères d'Europe. 

Mayet (Valéry), professeur à l'École d'agriculture, rue de Boutonriet, 
4, à Montpellier. — Coléoptères d'Europe et circa ; Mœurs 
des Insectes; Entomologie appliquée. 

Mayr (Rev. Matthews), professeur au Gymnase, à Hall (Tyrol.) — 
Hémiptères ; Cicadines. 

Mège (J.), curé de Villeneuve, près Blaye (Gironde). — Coléoptères 
et Lépidoptères de France. 

Mesmin (Louis), chez M. Cabillaud, à St-Barbant, par Bussière-Poi. 
tevine (Haute-Vienne). — Coléoptères d'Europe et Lépidop. 
ter es du centre de la France. 

MiNSMER (J.-J.), capitaine au 142'= régiment d'infanterie, à Mende. 

— Coléoptères de France. 

MoNNOT (Edouard), sous-économe au lycée, rue Thiers, 56, à Troyes. 

— Coléoptères d'Europe. 

Montandon (Arnold-L.), directepr- .le la fabrique Mandrea, strada 
Viilor, a Filarete-Bucarest (Boumanie). — Entomologie géné- 
rale, surtout Hémiptères hétéroptères. 

Neervoort van DE PooL (J. R. H.), Heerengracht, 476, à Amsterdam 
(Hollande). — Entomologie générale, surtout Coléoptères. 

Nicolas (André), ancien magistral, rue Jean-Réveil, 36, à Pau 
(Basses-Pyrénées). — Carabides et Longicornes d^ Europe; Ca- 
rahus et Dorcadion du globe. 

Noualhier (Maurice), à Puymaud, près Nieul (Haute-Yienne). — 
Hémiptères d'Europe . 

Oliveira (Manoel Paulino de), professeur à l'Université, à Coimbra 
(Portugal). — Entomologie générale, surtout Coléoptères. 

Olivier (Ernest), cours de la Préfecture, 10, à Moulins. — Coléop- 
tères d'Europe et circa ; Hémiptères et Hyménoptères d'Europe. 

OsMONT (Auguste), contrôleur des douanes, rue de l'Oratoire, 26, à 
Caen. — Lépidoptères ; groupe des Carabides. 

Pacton (l'abbé P.), rue de Vaugirard, 74, à Paris. — Coléoptères de 
France. 

Pandellé (Louis), rue du Pradeau, 1, à Tarbes. — Coléoptères, 
Hémiptères el Hyménoptères d'Europe. 

Pauli (Hugo), Stefansplatz, 8, à Wien (Autriche). — Coléoptères et 
Hémiptères d'Europe. 



— 349 - 

Paux (D"" p. D.), place de la Nouvelle- Aventure, 34, à Lille. — Lê- 
pidoptères, surtout Micros. 

Pavesi (Pietro), professeur à l'Université royale, à Pavie (Italie). — 
Entomologie générale. 

PÉRiNGUEY (Louis), sous-dirpcteur du Muséum, à Cape-Town (colo- 
nie du Cap). — Coléoptères tV Afrique. 

Pic (Maurice), à Digoin (Saône-et-Loire). — Coléoptères de France. 

PiERSON (Henri), rue de la Poterie, 6, à Paris. — Orthoptères et 
Névr opter es. 

Planet (Victor), notaire, à Entre-Deux-Guiers, par les Echelles (Sa- 
voie). — Coléoptères de France. 

PoLLE DE ViERMES (Léon), rue du Faubourg-St-Honoré, 225, à Paris. 
— Coléoptères de France. 

PoRïiKR (Paul), à Bar-sur-Seine [Aube).— Lépidoptères de France. 

PouzET, à Partheuay (Deux-Sèvres). — Coléoptères d'Europe. 

PuTOx\ (D^ Auguste), à Remiremont (Vosges). - Coléoptères, Hé- 
miptères et Hyménoptères. 

Pyot (Victor), ancien contrôleur des contributions directes, à Gien 
(l>oiret). — Coléoptères de France. 

Raffray (Achille) ^, consul de France, à Singapore, — Coléoptères 
d'Afrique ; Psélaphides exotiques. 

Ragusa (Enrico), via Stabile, 89, à Paierme (Sicile). — Coléoptères 
d'Europe. 

Ravoux (Alfred), pharmacien, à Nyons (Drôme). — Coléoptères et 
Lépidoptères de France. 

Régimbart (D^" Maurice), rue de la Petite-Cité, 4, à Évreux. — Co- 
léoptères d'Europe. Dytiscides, Gyrinides et Hydrophi- 
lides du globe). 

Reiber (Ferdinand), faubourg de Saverne, 8, à Strasbourg. — 
Coléoptères et Hémiptères d'Europe. 

Reuter(D'' 0. M.), Brunnsparken, Baduset, à Helsingfors (Finlande- 
Russie). — ffémiptères-Hétéroptères paléarctiques ; Podurides. 

Rey (Claudius), C^', naturaliste, place Saint-Jean, 4, à Lyon; l'été, 
chemin du I5iit, à Saint-Cenis-Laval (Rhône). — Coléoptères et 
LLémiplères d'Europe. 

RoRLOFS (Piiul J.), rue Delin, 56, à Anvers (Belgique). — Coléoptè- 
res d'Europe. 

RoGG (Alfred), boulevard du Musée, 23, à Marseille. — Coléoptères 
de France. 

RoMANOFF (Son Altesse Impériale le graud-duc Nicolas Michaïlo- 
witch), à Saint-Pétersbourg. — Entomologie générale, surtout 
Lépidoptères. 

RouAST (Georges), rue du Plat, 32, à Lyon. — Lépidoptères d'Eu- 
rope, surtout Psychides. 



- 350 - 

RouLLRT (Ausone), rue de l'Évêché, 14, à Angoulême. — Coléop- 
tères de France. 

Sabran (comte Edmond de), au château de Magnanne, par Château- 
Gontier (Mayenne). — Coléoptères de France. 

Sahlberg (John), professeur d'Entomologie à l'Université, Alberts- 
gatan, 32, à Helsingfors (Finlande-Russie). — Coléoptères et Hé- 
miptères. 

Sainte-Claire-Deville (J.), avenue de Villiers, 85, à Paris. — Co- 
léoptères de France. 

Salle (Auguste), naturaliste, rue Guy-de-la-Brosse, 13, à Paris. — 
Coléoptères d'Amérique. 

Sédillot (Maurice), ^, avocat, rue de l'Odéon, 20, à Paris. — Co- 
léoptères. 

Seidlitz (D'' Georg), assistant à l'Institut anatomique de l'Université . 
Hintertragheini, 4, à Kônigsbnrg (Prusse). — Coléoptères. 

Sénac ([)'■ Hippoiyte), rue de Verneuil, 11, à Paris; Tété, h Ussel, 
par Chantelle (Allier). — Coléoptères. 

Sharp (David), Wilraington, à Dartford (Kent-Angleterre). — Co- 
léoptères. 

Sicard (D>' a.), médecin aide-major au 143" de ligne, à Albi.— Co- 
léoptères de France. 

Simonot-Revol, à Semur (Côte-d'Or). —Coléoptères de France. 

Société d'Histoire naturelle de Metz (Lorraine), rue de l'Évêché, 25. 

Staudinger (D'" Otto), villa Diana, 3, Blasewilz, Dresden (Saxe). — 
Lépidoptères. 

Strgk (Théodore), assistant au Muséum zoologique, à Berne (Suisse), 
— Entomologie générale. 

Testout (Ch.), greffier à la Cour d'appel, cours Berriat, 112, à 
Grenoble, — Coléoptères et Lépidoptères de France. 

Vachal (Joseph), à Argentat (Gorrèze), et à Paris, boulevard Mont- 
parnasse, 163. — Hyménoptères et Diptères (Syrphides) gallo- 
rhénans. 

Vauloger de Beaupré (Marcel), lieutenant au 144^ de ligne, rue 
Jean-Burguet, 34, à Bordeaux. — Coléoptères de France. 

Verriet-Litardière (D'" Charles), à Mazières-en-Gatine (Deux-Sè- 
vres). — Coléoptères de France. 

Warnier (Adolphe), rue de Gernay, 3, à Reims (Marne). — Coléop- 
tères de France. 

Wasmann (E.), S. J., à Exaeten, près Roennond (Limbourg- Hol- 
lande). — Coléoptères, surtout myrmécophiles. 

Wouilt (F. de), boulevard Malesherbes, 162, h Paris ; l'été, au châ- 
teau de Pompierre, par Chantenay (Loire Inférieure). — Coléop- 
tères de France. 

Xambeu (Vincent), capitaine adjudant-major, eu retraite, à Ria, par 



— 351 — 

Prades (Pyrénées-Orientales). — Entomologie générale, surtout 

Insectes de France. 
YvER (P.i, à Briare (l.oiret). — Coléoptères de France. 
ZuRGHER (Charles), chimiste, maison Boeringer; Zurcher et C, rue 

Thiers, 9, à Épinal. — Coléoptères de France. 

225 



COMPOSITION DU BUREAU DE LA SOCIÉTÉ POUR 1889-1890 



Président: M. Clau'lins Rey, place Saint-Jean, 4, à Lyon. 
Secrétaire: M. Albert Fauvel, avocat, rue d'Auge, 16, à Caen. 
Trésorier et Bibliothécaire : M. Auguste Osmûnt, rue de l'Oratoire, 
26, à Caen. 



DELEGUES REGIONAUX 

MM. Charles Brisout de Barneville, rue de Poissy, 75, à Saint- 
Germain- en-Laye. 
D"" Auguste PuTON, à Remiremont. 
Louis Pandellé, rue du Pradeau, 1, à Tarbes. 
Elzéar Abeille de Perrin, place des Palmiers, 11, à Hyères. 



352 — 



TABLE ALPHABETIQUE DES ESPECES NOUVELLES. 



COLÉOPTÈRES. 

Astenus capitalis Fvl. 254. 

» reticoUis Fvl. 255. 

Bledius circularis Fvi. 251. 

» fossiventris Fvl. 252. 
Bolitochara numeensis Fvl. 280. 
Brachida elevata Fvl. 270. 
Cilea densata Fvl. 2G7. 
« cinctipennis Fvl. 267. 
» exul Fvl. 267. 
Conurus acutus Fvl. 268. 

» pulchricornis Fvl. 269. 
Eleusis brevipennis Fvl. 242. 

)' virgula Fvl. 243. 
Euconnus crinitus Fvl. 283. 

» pyrenseus Xamb. 241. 
Eumicrus giganteus Fvl. 284. 

» alrorufus Fvl. 284. 
Euplectus Guillebeaui Xamb. 239. 
Holotrochus Caledoniee Fvl. 245. 
Lampra dives GUb. 7. 

« modesta GUb. 5. 
vicina GUb. 3. 
Medon kanak Fvl. 256. 
Neuraphes conifer Fvl. 238. 
Œdichirus Sedilloti Fvl. 254. 
Oligota rudeUa Fvl. 271. 

)) ventralis Fvl. 271 
Osorius fumator Fvl. 246. 
Oxypoda antipodum Fvl. 278. 
Oxytelus antennalis Fvl. 249. 
coriaceus Fvl. 250. 

» picticornis Fvl. 249. 
Philonthus kanalensis Fvl. 264. 

« sanguinosus Fvl. 265. 
Rhantus v. vermicularis Fvl. 82. 
Scopaeus unifasciatiis Fvl. 256. 
Stenus planifrons Fvl. 253. 
Thectura varicolor Fvl. 277. 



Thinobius angusticeps Fvl. 84. 

Il diversicornis Fvl. 86. 

)i heterogaster Fvl. 87. 

» nodicornis Epp. 206. 

» obscurus Epp. 208. 

» quadricoUis Epp. 207. 
Thoracophorus brevipennis Fvl. 

244. 
Trachys Goberti Goz. 203. 
Trogophlœus duplex Fvl. 268. 
Xantholinus kanalensis Fvl. 261. 

HÉMIPTÈRES 

Beosus V. Buyssoni Mont. 292. 
Deltocephalus alboniger Leth. 81. 

» marginivalvis Leth. 82. 
Dictyophoraobtusiceps Leth. 317. 
Drymus lathridioides Put. 303. 
Eurydema v. uniforme Put. 307. 
Graptopeltus angustatus Mont. 290 

» V. Lethierryi Mont. 291. 
Hyalesihes productus Leth. 317. 
Ischnorhynchusv.grisescensPut. 

299. 
Lasiocoris antennatus Mont. 288. 
Macroplax vicina Put. 299. 
Maurodactylus limbatellus Put. 

306. 
Noualhieria (n. g.) coracipennis 

Put. 300. 
Ormenis biskrensis Leth. 316. 
Peritrechus v. pallipesMont. 290. 
Pezocoris Heuteri Mont. 289. 
Piezodorus punctipes Put. 298. 
Ploiaria brevispina Put. 304. 
Psallus Proteus Put. 305. 
Rhyparochromus v. nigrofemo- 

ratus Put. 302. 
Sciocoris angularis Put. 298. 



353 



Stygnocoris"[mandibularis Mont. 

287. 
Stygnus subglaber Put. 303. 
Thamnotettix Desbrochersi Leth . 

318. 
Trigonosoma cribrosum Horv. 39. 

u V. reflexum Horv. 43. 

» V. archivum Horv. 44. 

» ceriferum Horv. 45. 

» Oschanini Horv. 47. 

» v. Martini Horv. 48. 

» oblongum Horv. 49. 
Tropistethus seminitens Put. 302. 
Tuponia rubella Put. 307. 
Velia Noualhieri Put. 307. 

HYMÉNOPTÈRES. 

Anochetus inermis Anclr. 221 . 



Atopomyrmex (n. g.) Mocquerysii 

And. 227. 
Componotus compressiscapus 

And. 218. 
Componotus bituberculatus And. 

217. 
Cataulacus Mocquerysii And. 229. 
Grematogaster gambiensis And. 

228. 
Grematogaster mandibularis And. 

229. 
Eciton cristatum And. 223. 
Ectatomma numeense And. 221. 
Lobopelta aspera And. 222. 
Podomyrma caledonica And. 225. 
Polyrhachis concava And. 218. 
decemdentata And. 219. 



TABLE ALPHABETIQUE PAR NOMS D'AUTEURS. 



-h- 



André (Ern.). Hyménoptères nouveaux appartenant au groupe 

des Forniicides. 217. 

Belon. Les Lalhridiens dans la Fauna transsylvanica du 

Dr Seidlitz. 50. 

Bergroth. Note sur le genre Henschiella Horv. 319. 

BuYSSON (H. du). Rectification à la révision des Silesis du bassin de 
la Méditerranée. 211. 

Croissandeau. Note sur les liythinns Baudueri, latebrosus et 
blandus. \-2. 

Eppelsheim. Quelques mots sur le genre Thinobius. 20.5. 

Fauvel. Catalogue des Coléoptères gallo-rhénans. Pagina- 

tion spéciale, 17 à 32. 

— Catalogo de los Coleopteros de Chile, por Federico 

Philippi. Remarques sur les Staphylinides. 60. 

— Voir Lewis. (31. 

— Sur la Falagria fovea Sh., du Japon, trouvée en 

France et en Italie. 66. 

— Deuxième supplément aux Xylophages d'Europe.68. 

— Supplément aux Histérides gallo-rhénans. 77. 

— Sur une forme inédite du Rhanlus suluralis Lac. 82. 

— Révision des Thinobius d'Europe et description de 

deux espèces nouvelles. 83. 

— Liste des Coléoptères communs à l'Europe et à 

l'Amérique du Nord, d'après le Catalogue de 
M. Ilamilton, avec remarques et additions. 92. 

— Rectifications au Catalogus Coleopterorum Europœ 

et Caucasi (suite). 175. 

— Essai sur l'entomologie de la Haute-Auvergne 

(supplément). 233. 

— Les Coléoptères de la Nouvelle-Calédonie et dépen- 

dances avec descriptions, notes et synonymies 
nouvelles (suite). 242. 277. 

— Note sur le genre Parus Westw. 285. 
Description de la larve du Carabus catenulatus.Sii. 

— Mésomélie tarsale chez un Carabide, 331 . 

— Note sur les Bercsus spinosus et guttalis. 335. 

m — Faune gallo-rhénane: Carabides (suite). Pagina- 

tion spéciale, 197 à 212. 

Flach. Voir des Gozis. 

Gozis (des). Les Plialacrides d'Europe, tableaux traduits et 

abrégés de l'allemand de K. Flach. 13. 

— Note sur la synonymie des Lampra décrites par 

M. Guillebeau. 89. 

— Description d'un Trachijs de France. 203. 



355 



GUILLEBEAU. 



Hamilton. 

HORVATH. 



Lethierry. 



Lewis. 

montandon. 
noualhier. 

PUTON. 



Xambeu. 



Révision du sous-genre Lampra Eschs. 1. 

Note au sujet des observations de M. des Gozis sur 
les Lampra decipiens, dives et modesta. 209. 

Voir Fauvel, 92. 

Essai monographique sur le genre Trigonosoma. 3^5. 

Notes synonymiques et géographiques sur les Hé- 
miptères paléarctiques. 325. 

Description de deux Homoptères nouveaux d'Ir- 
koutsk. 81. 

Contribution à la faune algérienne. Liste des 
Hémiptères recueillis par M. Desbrochers des 
Loges et description des espèces nouvelles. 310. 

Sur la chasse des Histérides myrmécophiles (tra- 
duction Fauvel). (il. 

Lygœides nouveaux de la faune paléarctique. 287. 

Voir Puton. 293. 

Nouvelles : Les insectes du gui. 232. 

Nécrologie: J.-B. Géhin. -D' F. Lœw. 276. 

Excursions hemiptérologiques à Ténériffe et à Ma- 
dère par M. Noualhier, avec l'énumération des 
espèces récoltées et la description des espèces 
nouvelles. 293. 

Mœurs et métamorphoses d'insectes. 212. 272. 

Deux Coléoptères nouveaux des Pyrénées-Orien- 
tales. 239. 

Description de deux larves de Carabiques. 320. 

Description de deux larves de Coléoptères. 332. 



Errata. 336. 

Compte du Trésorier pour l'année 1888. 337. 

Statuts. 338. 

Liste des Membres de la Société (1889). 340. 

Tables alphabétiques. 352. 



EN VENTE AU BUREAU DE LA BEVUE 



D>" A. PUTON. 



Catalogue des Hémiptères (Hétéroptères, CicacUnes et 
Psyllides) de la Faune paléarctique. 100 [»Mg. 
Édition sur 2 colonnes : 3 fr. 
— sur 1 colonne : 5 fr. 

ALBERT FAUVEL. 

1. Faune gallo-rhénane. Coléoptères. 

Tome I 'livraisons 1 et 2) et supplément ; 322 pages, 4 pi. n. et 
col. (Introduction). Complet. 

Tome II (livraison?). Cicindèlides, Garabides, etc. 1S6 pages 
(En publication). 

Tome 111 (livraisons 3, 4, 5 et 6). Staphylinides. 738 pages ; Sup- 
plément, 82 pages, et Catalogue, xxxvni pages ; avec 4 pi. n. 
(En publication). 

Prix franco de chaque livraison pour la France: 3 fr. 75. 

2. Notices Entomologiques. 

V^ Série. Parties 1 à 8. Contenant notamment des éludes sur les 
Staphylinides de l'Amérique centrale, du Chili, de La Réunion, 
du nord de l'Afrique, de l'Amérique du Nord, de la Nouvelle- 
Calédonie, l'Énumération des Insectes de Savoie et Dauphiné, 
le catalogue des Coléoptères de la Nouvelle-Calédonie et la 
faune des Coléoptères de ce pays (jusqu'aux Clavicornes), des 
notes synonymiques, etc., avec pi. n. 
Prix : 20 fr. 

2* Série. Parties 1 à 4. Contenant les Staphyliniiles de l'Australie 
et de la Polynésie, des Mohiques et de la ISouvelle-Guinée, avec 
caries et pi. n. et col. 

Prix : 22 fr. 
Chacune de ces Notices peut être fournie séparément. 

3. Annuaires entomologiques 1873 à 1883. 

Prix chacun : 1 fr. 50. 

4. Les Lépidoptères du Calvados. Diurnes et crépusculaires. 
75 pages. 

Prix: 3 fr. 



Caen, imp. Henri Delcsqiies 




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